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Impact du MAEP sur Politiques Gabonaises

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MEMOIRE DE STAGE PROFESSIONNEL DE FIN DE CYCLE

MASTER 2 en Sciences Politiques

Option : Conseil et Expertise en Action Publique

Thème :

Stage effectué du 21 juin au 21 octobre 2021


À la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques

Présenté et Soutenu par :


Mlle. ATOUROU EKANG Darlyce Lowen

Encadreur Pédagogique : Tuteur du Stage


Pr. Raymond MAYER Mme. Sarah Hortense NDICKO
Co-directeur du Master CEAP MBOUMBA
Toulouse
Directeur du Suivi de la Mise en Œuvre des
Politiques Publiques

Libreville, Année académique 2020-2021


SOMMAIRE
Dédicace

Remerciements
Sigles et abréviations

Avant-propos

INTRODUCTION

PARTIE I: LA STRUCTURE D’ACCEUIL.

Section 1: Historique et création.

Section 2 : Missions et activités

Section 3 : localisation,organisation,fonctionnement et organigramme

PARTIE II: DEROULEMENT DU STAGE

Section1 : Integration au sein de la structure

Section 2: Les taches effectuées

Section 3: Bilan du stage

PARTIE III: Le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs et son Impact sur les
Politiques Publiques au Gabon.

Section 1 : Approche historique, et Implémentation du MAEP au Gabon

Section 2: Evaluation de l’Impact du MAEP dans les Politiques Publiques du Gabon.

Section 3 : Recommandations

Conclusion
Références bibliographiques
Annexes
Table des matières

2
DEDICACE

Rien n’est aussi beau à offrir que le fruit d’un labeur qu’on dédie du fond du cœur à ceux qu’on aime
et qu’on remercie en exprimant la gratitude et la reconnaissance durant toute notre existence. Je dédie ce travail
A Dieu tout puissant
A ma mère ZAME ZOGO Rébecca épouse ONIANE
A ma grand-mère ZAME MOTHO Marcelline

MERCI !!!

Remerciements
Au seuil de la réflexion menée sur « le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs et son Impact sur les
Politiques Publiques au Gabon. » dans le cadre du présent mémoire, nous voulons adresser nos remerciements
Au président de l’Université Franco-Gabonaise Saint-Exupéry, Monsieur Raymond MAYER, pour sa rigueur dans
le choix du corps enseignant afin de nous offrir la meilleure des formations. Nous pensons également à l’ensemble
du corps professoral et administratif de L’UFGSE ainsi que celle de L’Institut d’Etude Politique de Toulouse. A
monsieur Nandrot MARAT ABYLA ABALA, Directeur Général de l’Evaluation des Politiques Publiques pour
m’avoir intégré au sein de la structure dont il a la lourde charge de diriger, structure dans laquelle j’ai passé un
excellent stage.

A notre encadreur professionnel, madame NDICKO Sarah-Hortense, Directrice du Suivi et de la


Mise en Œuvre des politiques publiques pour sa patience, sa disponibilité, sa gentillesse et surtout ses
précieux conseils qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

A monsieur MEZEME MBA Russel, Directeur Général adjoint à la DGAJI au Ministère des
affaires étrangères et professeur à l’UFGSE pour son immense aide dans l’acquisition de la
documentation, l’élaboration d’un bon canevas de travail, et le suivi permanent de la rédaction de ce
modeste mémoire.

A Madame MEKINA Prisca, chef de la scolarité, assistante du secrétariat général de


l’UFGSE pour ses multiples orientations et conseils à mon égard.

A Mbini Israël clair prissilin pour tout le soutien indéfectible et pour tous les encouragements à ne
jamais abandonner.

Enfin mes remerciements s’adressent à tous ceux qui de près ou de loin ont participé à
étoffer ce travail d’une manière ou d’une autre je pense à toute l’équipe managériale et à mes
collègues stagiaires de la DGEPP.

Liste des abréviations

DGEPP: Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques

DGAJI: Direction Générale des affaires juridiques internationales


MAEP: Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs

PSGE: Plan stratégique Gabon émergent


CNG : Commission nationale de gouvernance
AGASA: Agence Gabonaise de Sécurité alimentaire
OSC : Organisations de la société civile
Avant-propos

Ce rapport de stage s’inscrit dans le cadre de l’obtention du diplôme de Master


professionnel en Sciences Politiques, option Conseil Expertise en Action Publique. C’est ainsi
que la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques dans le souci
d’accompagner et de compléter la formation des jeunes citoyens gabonais, nous a offert
l’opportunité de passer un stage d’étude de (4) mois, allant du 21 juin au 21 Octobre 2021, au
service du Suivi et de la mise en œuvre des Politiques Publiques .

Ce stage a eu pour but de permettre aux étudiants stagiaires que nous sommes de
mettre en pratique les connaissances acquises pendant la formation et de nous aider à affiner
nos capacités professionnelles.

Par ailleurs, l’intérêt que nous avons porté à la Direction Générale de l’Evaluation des
Politiques Publiques est né suite à un cours sur l’évaluation des Politiques Publiques qui nous
avait été dispensé par monsieur Steve Jacob, professeur canadien qui intervient à l’UFGSE.
En effet, ce cours cadre avec la volonté des autorités gabonaises actuelles de faire de
l’évaluation des Politiques Publiques un outil et une aide indispensable dans la modernisation
mais surtout la rationalisation de l’action publique. De ce fait, nous avons voulu comprendre
les enjeux de cette notion de façon pratique avant de découvrir que le Gabon avait depuis très
longtemps adhéré à un mécanisme d’évaluation par les pairs ce qui nous emmené à nous
questionner sur l’impact qu’à finalement eu ce dernier sur les Politiques Publiques du
Gabon.
INTRODUCTION

En 2009, le gouvernement gabonais a émis une stratégie de Politique Publique susceptible de rehausser
l’état socio-économique et Politique du pays, avec pour dénomination « Programme stratégique Gabon
émergent » (PSGE). Celui-ci avait pour ambition de hisser le Gabon au rang de pays émergent.

Ce projet a en perspective de relever trois (3) défis majeurs que sont : réduire la pauvreté et les
inégalités sociales, assurer une gestion durable des ressources pour les générations futures et accélérer la
croissance économique en diversifiant les richesses du pays. Seulement, de 2009 à 2021 voilà 12 ans
aujourd’hui que le bilan reste peu plausible et reluisant a en croire les critiques récurrentes liées aux
problématiques d’une fonction publique étoffée, couteuse, avec une qualité de services aux citoyens et aux
entreprises insuffisantes, des procédures peu formalisées, une gestion peu dynamique des ressources
humaines, une faiblesse des systèmes d’information et une absence de culture de résultats. A la suite de ces
problématiques répertoriées et diagnostiqué par le PSGE, plusieurs leviers d’actions ont été identifiés. Le
gouvernement s’est attelé à élaborer et à mettre une réforme entière de l’action publique articulé
aujourd’hui autour de l’audit de la fonction publique, du nouveau système de rémunération et de
l’évaluation de la performance d’où son adhésion à des mécanismes tels que le Mécanisme Africain
d’Evaluation par les Pairs (MAEP). En effet, l’évaluation, cet outil que le Gabon entend exploiter avec la
dernière énergie afin de parvenir à une meilleure gouvernance est un instrument au service de la réforme
d’un Etat. C’est une activité qui consiste pour une institution politique, à mesurer les effets d’une politique
menée afin d’éclairer la décision.

Par ailleurs, force est de constater que l’adhésion du Gabon au MAEP qui est une agence spécialisée de
l’union africaine et le principal outil d’auto surveillance et d’évaluation par les Pairs du continent pour la
promotion de la bonne gouvernance ne date pas de 2009 mais plutôt de 2005.

Dès lors, c’est tout un ensemble d’interrogations qui se pose à savoir quel a été l’impact du MAEP dans le
processus de rationalisation de l’action publique au Gabon, comment le MAEP en tant que mécanisme
d’évaluation externe bien qu’africain, peut objectivement évaluer la gouvernance d’un Etat sans affriander
les notions de souveraineté d’Etat tout en prévalant celle de la responsabilité internationale. Enfin,
comment le MAEP et la DGEPP peuvent articuler une analyse pertinente autour d’une administration
gabonaise fragile et en pleine essor. Autant d’interrogations qui constitueront la trame de notre modeste
travail.

Pour structurer et mener à bien notre analyse, nous avons opté pour un plan tripartite notamment : la
description de la structure ou nous avons passé notre stage dans une première partie, ensuite nous allons
dresser un bilan sommaire du déroulement dudit stage en seconde partie avant d’entrer dans l’analyse
effective du dossier qui a suscité en nous un intérêt particulier.
Partie I 

GENERALITES SUR LA STRUCTURE D’ACCUEIL


Dans cette partie, il sera question de faire une présentation générale de notre structure d’accueil à savoir :
la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques dont le logo est représenté ci-dessous.

Composé de la cartographie du GABON et d’une loupe lumineuse, il symbolise la volonté de la plus Haute
Autorité à moderniser et rationnaliser l’Action Publique au sein de l’Administration Gabonaise.

La présentation de cette structure se fera en trois sections notamment :

Section 1 : présentation de la structure (historique et création)

Section 2 : missions et activités de la structure

Section 3 : localisation, mode de fonctionnement et organigramme


Section 1 : présentation de la structure d’accueil

1.1historique

La question de l’évaluation des politiques publiques au Gabon trouve son origine en 1983, nous sommes là
dans la première période de l’évaluation des politiques publiques au Gabon.

a) Décret du 31 mai 1983

En effet, le décret n°718/PR/MPAT du 31 mai 1983 portant attribution et organisation du Ministère de la


planification et de l’aménagement du territoire, en son troisième chapitre, stipulait que :

«  Le commissariat général du plan et au développement (CGPD) avait en charge le suivi et l’évaluation


des projets, programme de développement, de la mise en place d’un système de suivi-évaluation des
projets et programmes publics ».

Le commissariat général au plan et au développement (CGPD) organisait des missions de contrôle


ponctuelles qui consistaient à faire ressortir la situation réelle de l’exécution physique des projets et
programmes publics. Seulement, cette pratique était totalement différente de l’évaluation des Politiques
Publiques. Le personnel dédié à cette mission confondait ces contrôles ponctuels à l’évaluation qui est
une aide à la décision, et qui s’efforce à aboutir à des informations permettant une prise de décision. De
plus, ces pratiques de contrôle de la (CGPD) se faisaient dans aucun cadre légal et règlementaire
instituant les principes de contrôle, de même que les mécanismes et modalités y afférents. Aussi, il faut
noter qu’il y’avait une absence significative d’un dispositif institutionnel sans omettre la faible culture
de l’évaluation au niveau administratif.

b) Le Gabon et la déclaration de Paris

La seconde période de l’évaluation des politiques publiques est marquée par l’adhésion du Gabon à la
déclaration de Paris en 2005. Le Gabon, en même temps que plusieurs autres Etats avait reconnu la
nécessité de mener des activités de suivi-évaluation afin d’intégrer une gestion axée sur les résultats. Il est
noté dans cet engagement que le Gabon n’avait pas développé un cadre d’évaluation orienté vers les
résultats. Il avait donc été recommandé au Gabon de «  développer à un cout abordable un cadre
d’évaluation orienté vers les résultats, et les partenaires technique et financiers devaient, de leur côté
s’engager à utiliser ces cadres et à harmoniser leurs exigences en la matière ».

c) La création d’un Ministère dédié à l’évaluation des politiques publiques

Le 13 février 2019, un ministère dédié à l’évaluation des politiques publiques a été créé dans le but de
rationaliser la gestion publique. Cependant, il convient de préciser que son fonctionnement n’était pas
effectif car, il n’y avait que le ministre à cette époque et les membres de son cabinet qui y étaient et
travaillaient tant bien que mal. N’étant donc doté d’aucun équipement en service de fonctionnement, ce
ministère avait été dissout pour finalement devenir une Direction ajoutée au portefeuille de l’actuel
ministère dédié à la Promotion de la bonne Gouvernance et à la Lutte contre la Corruption.

1.2 Création

Placé sous la tutelle du Ministère de la Promotion de la Bonne Gouvernance et de la Lutte contre la


Corruption dont le ministre est monsieur NKEA NDZIGUE Francis, la création de la Direction Générale
de l’Evaluation des politiques publiques émane du décret n°000168/PR/MPPBGLCCEPP du 15 juin 2020
portant création et organisation de ladite Direction. Mise en place depuis une année, elle a été créé dans un
contexte où le Président de la République Gabonaise dans son Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE)
manifeste le désir de Moderniser mais surtout Rationnaliser l’Action Publique.

Section 2 : Missions et activités de la structure

1.3 Missions / Activités

La Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques assure l’exécution de la politique du


Gouvernement en matière d’évaluation des politiques publiques, en liaison avec les autres administrations
concernées.

A ce titre, elle est notamment chargée :

 De définir les outils de pilotage et d’évaluation des politiques publiques ;


 De veiller à la collecte des données utiles à l’évaluation des politiques publiques ;
 D’élaborer des rapports sectoriels d’évaluation des politiques publiques, en collaboration avec les
autres administrations compétentes ;
 D’élaborer des évaluations périodiques ou à mi-parcours des performances des politiques
publiques ; en collaboration avec les autres administrations compétentes ;
 D’élaborer des revues sectorielles, à mi-parcours et annuelles de mise en œuvre des politiques
sectorielles ;

 De produire un rapport général annuel d’évaluation des politiques publiques ; en collaboration avec
les autres administrations compétentes ;
 De représenter l’Etat aux travaux des organismes sous régionaux et internationaux traitant des
questions relatives à l’évaluation des politiques publiques ;
 De conduire les réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques et des passations de
marchés publics, en collaboration avec les administrations compétentes.
Section 3 : localisation, organisation, fonctionnement et organigramme

 1.4 Localisation.

La Direction Générale de l’Evaluation des politiques publiques est située dans le 2eme arrondissement de
Libreville sise au quartier Louis à la rue la PAYOTTE n°175.

Source : Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques.


1.5 Organisation

L’organisation de la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques est déclinée dans le
chapitre 3 du Décret et comprend :

 Les services d’appui ;


 Les services centraux ;
 Les services territoriaux.

Section 1 : Des services d’appui


Les services d’appui comprennent notamment :

 Le service Ressources Humaines et Moyens ;


 Le service Planification et Programmation des Equipements ;
 Le service Administratif, Financier et Juridique ;
 Le service Courrier, Accueil, Archives et Documentation.

Le service Ressources Humaines et Moyens est chargé, en liaison avec la Direction Centrale
compétente :
De suivre la gestion des Ressources Humaines de la Direction Générale ;
De participer à l’élaboration du plan de recrutement des personnels et d’en assurer la mise
en œuvre ;
De participer à l’élaboration de la politique de formation et de perfectionnement du
personnel.

Le service Planification et Programmation des équipements est notamment chargé, en liaison avec
la direction centrale compétente :

D’exécuter les plans et programmes d’équipements ;


D’effectuer tout diagnostic et toute et toute recherche pertinente à l’amélioration des
conditions de travail du personnel ;
De faire l’état de besoins en matériels et équipements ;
De procéder à la distribution du matériel et équipements
D’établir un profil de besoins au sein de l’administration
De tenir la comptabilité matière.

Le service Administratif, Financier et Juridique est chargé, en liaison avec la direction centrale
compétente :
De tenir les comptes administratifs et financiers de la Direction Générale ;
De proposer le budget de la direction générale et d’en suivre l’exécution ;
De participer à la rédaction des textes législatifs et règlementaire en rapport avec les
politiques publiques ;
De participer à l’élaboration et à la mise à jour d’un recueil des textes législatifs et
règlementaires en rapport avec les politiques publiques ;
D’assurer la veille juridique au sein de la direction générale.

Le service Courrier, Accueil, Archives et Documentation est chargé, en liaison avec la


direction centrale compétente :
D’accueillir et orienter les usagers ;
De recevoir et ventiler le courrier ;
De gérer et conserver les archives ;
De collecter et mettre à disposition toute documentation relative à l’évaluation des
politiques publiques
De créer et gérer une bibliothèque au sein de la Direction Générale.

Section 2 : Des services centraux

Les services centraux comprennent :

 La Direction du Suivi de la Mise en Œuvre des Politiques Publiques ;


 Et la Direction de l’Evaluation des Politiques Publiques.
La Direction du Suivi de la Mise en Œuvre des Politiques Publiques est chargée :

De préparer les enquêtes relatives à la mise en œuvre des Politiques Publiques ;


De conduire les opérations de collecte des données utiles à l’évaluation des politiques publiques ;
De collecter les données utiles à la mise en œuvre des politiques publiques ;
De préparer les rapports de synthèses d’enquête ;
De conduire une banque de données des enquêtes.

La Direction du Suivi de la Mise en Œuvre des Politiques Publiques comprend :

 Le Service Suivi de la Mise en Œuvre ;


 Le Service Documentation et Gestion des Données.

Le Service Suivi de la Mise en Œuvre est chargé :

De conduire les enquêtes relatives à la mise en œuvre des politiques publiques et d’en établir les
rapports de synthèse, en collaboration avec les autres administrations compétentes ;
De procéder à la collecte des données utiles à l’évaluation des politiques publiques.

Le Service Documentation et Gestion des Données est chargé :

De participer à la constitution d’une banque de données des enquêtes, en collaboration avec les
autres administrations compétentes ;
Assurer la collecte des données utiles à la mise en œuvre de la promotion de la bonne
gouvernance.

La Direction de l’Evaluation des Politiques Publiques est chargée :

D’assurer la mise en œuvre des outils de pilotage et d’évaluation des politiques publiques ;
D’évaluer l’impact économique et social des politiques publiques ;
De procéder à la collecte des données utiles à l’évaluation des politiques publiques ;
De proposer des évaluations périodiques ou à mi-parcours des performances des politiques
publiques ;
D’organiser des séminaires ou conférences sur l’évaluation des politiques publiques ;
De produire un rapport général annuel d’évaluation des politiques publiques
De publier des revues sectorielles à mi-parcours et annuelles de mise en œuvre de politiques
publiques.
La Direction de l’Evaluation des Politiques Publiques comprend :
 Le Service Evaluations ;
 Le Service Rapports et Revues.

Le Service Evaluations est chargé :

De participer à la définition des outils de pilotage et d’évaluation des politiques publiques ;


De participer à l’évaluation de l’impact économique et social des politiques publiques ;
De préparer l’organisation des séminaires ou conférences sur l’évaluation des politiques publiques,
en collaboration avec les autres administrations compétentes.

Le Service Rapports et Revues est chargé :

De participer à l’élaboration du rapport général d’évaluation des politiques publiques ;


De participer à la production des revues sectorielles à mi-parcours et annuelles de mise en œuvre
des Politiques Publiques.

Section 3 : Des services territoriaux


Les directions provinciales assurent à l’intérieur du territoire national, les activités de la Direction
Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques.

L’organisation et le fonctionnement des directions provinciales sont fixés par des textes particuliers.

NB : La Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques est placée sous l’autorité d’un
Directeur Général nommé par décret pris en conseil des Ministres sur proposition du Ministre
chargé des évaluations des politiques publiques, parmi les agents publics permanents ou
contractuels de la première catégorie ,justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans.

Le Directeur Général est assisté de chargés d’études nommés conformément aux dispositions des
textes en vigueur

1.6 Fonctionnement
Pour atteindre ses missions, la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques fonctionne
avec des moyens Humains, Financiers et Matériels.

S’agissant des ressources humaines, l’effectif de la Direction oscille autour de cinq principaux Directeurs
qui constituent l’équipe managériale. Leurs profils sont divers et variés, on y retrouve des administrateurs
mais aussi des techniciens. Ce faible effectif est due au fait que la Direction est jeune et date d’à peine un
an. Tous les postes susmentionnés dans l’organisation sont donc à pourvoir.
Concernant les finances, le budget de la Direction émane essentiellement de la Programmation Budgétaire
de l’Etat. L’Etat dote la Direction d’un budget de fonctionnement qui sert toute l’année à pouvoir acheter
des équipements utile au déroulement du travail et de certaines activités qui alimente la Direction. Le
budget d’investissement est quant à lui attribué afin de financer tous les programmes publiques, les
projets, les missions inscrit dans les programmes annuels de la Direction .Par ailleurs, la Direction peut
également avoir des partenaires financiers et techniques. Sur le plan matériel, l’Etat octroi également un
ensemble d’équipements, notamment les fournitures de bureaux (ordinateurs, papiers, imprimante,
photocopieurs, etc.) mais aussi, l’espace de travail (bâtiment, immeuble, meubles etc.).

1.7 Organigramme de la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques


PARTIE II 

DEROULEMENT DU STAGE
Dans cette seconde partie, c’est pour nous l’occasion de présenter le déroulement de notre stage, aussi
bien de par les différentes missions et tâches qui nous ont été attribuées, que par la réalisation d’un bilan
dudit stage. Pour ce faire, nous allons à travers une analyse objective de l’environnement de travail dans
lequel nous avons été ; préconiser des pistes de solutions en vue de participer à l’amélioration du
fonctionnement de la structure qui d’ailleurs est jeune et en plein essor.

Pour ce faire, nous allons également procéder en sections à savoir :

Section 1 : Intégration au sein de la structure

Section 2 : les tâches effectuées

Section 3 : Bilan du stage


Section 1 : Intégration au sein de la structure.
Notre premier jour de stage au sein de la Direction Générale de l’Evaluation a été consacré aux entretiens
avec certains responsables de la structure notamment : la Directrice du Suivi et de la Mise en œuvre des
Politiques Publiques Mme NDICKO MBOUMBA Sarah Hortense et le Directeur Général de
l’Evaluation des Politiques Publiques monsieur Nandrot MARATBYLA ABALA.

L’importance de ces entretiens est de mise car elle permet aux responsables de la structure de faire la
connaissance du stagiaire et de s’assurer de sa bonne moralité, de ses domaines de compétences, de sa
capacité à s’intégrer facilement dans un environnement professionnel tout en lui prodiguant des conseils
nécessaires pour la bonne marche de son stage.

Section 2 : les tâches effectuées


Durant notre période de stage, nous avons eu l’honneur d’assister et de participer à plusieurs réunions,
formations et ateliers auprès de nos responsables et relatives aux activités d’évaluations. Nous avons par
exemple pris part à la formation sur les règles et procédures de gestion financière et comptable de
l’UNICEF. c’est au sortir principalement de ce genre d’assises que nos différents responsables nous
attribuaient des tâches à faire dans le but non seulement de nous former dans la rédaction des documents
administratifs, mais aussi nous faire connaitre et pratiquer les différentes manières et méthodes de procéder
aux évaluations, mais surtout dans l’optique de nous faire maitriser les rouages de l’Administration.

Concernant les réunions internes, nous étions souvent appelés à :

Participer à des corrections de lettres administratives ;


Répondre à des courriers arrivés ;
Faire des accusés de réception ;
Aider dans la conception et l’élaboration des activités de la structure.

Et pour ce qui est des rencontres en externes, il a souvent principalement été question de :

Faire des rapports ;


Des comptes rendus ;
Ou encore de s’occuper de l’accueil et la réception des usagers.
Section 3 : Bilan du stage

1.8 Les points forts du stage


Le principal point fort de notre stage émane de la bonne volonté de l’équipe managériale à impliquer les
stagiaires dans la quasi-totalité des activités menées au sein de la structure.

En effet, contrairement aux autres structures nous avons été épargnés des réalités auxquelles sont souvent
confrontés les stagiaires à savoir l’ennui, le manque d’activité et le non implication dans les activités de la
structure. Tout au contraire, le fait d’avoir été des acteurs et non des spectateurs nous a permis d’acquérir
une certaine expérience.

1.9 Les acquis obtenus


A l’issu de ce stage, nous sommes aujourd’hui à même de rédiger convenablement des documents
administratifs, nous savons quel type de comportement adopter au sein de l’Administration, de la
hiérarchie et envers les usagers mais de surcroit nous avons eu un regard plus pratique de la notion
d’Evaluation sur le terrain et dans les faits contrairement à celle reçue de façon un peu plus théorique à
l’université.

1.10 Les points à améliorer


La Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques est une jeune Direction qui date d’une
année à peine comme nous l’avions mentionné plus haut. De ce fait, il serait maladroit de parler déjà de
points à améliorer mais en revanche il serait plus judicieux de faire certaines propositions qui pourront
dans une certaine mesure rendre la Direction plus efficace et efficiente dans ses actions.

1.11 Suggestions
La première suggestion que nous pouvons donc faire est sur le plan fonctionnel. En effet, comme le
prévoit le décret n°000168/PR/MPPBGLCCEPP du 15 juin 2020 portant création, attributions et
organisation de la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques, il doit avoir au sein de la
Direction plusieurs services afin de faciliter la rapidité d’exécution des tâches dans la structure. Hors
jusqu’à ce jour, la Direction n’est tenue que par une équipe de 5 personnes qui s’attèlent comme elles
peuvent à exécuter toutes les tâches. Il est donc plus que nécessaire que la tutelle de cette Direction
Générale se penche sur cette question.
En second lieu, il est aussi important que sur le plan matériel il puisse avoir un renforcement d’espace
dans la mesure où il arrivait que l’espace qui nous avait été dédié à nous les stagiaires c’est à dire la salle
de réunion venait à être occupée de temps à autre ; ce qui nous mettaient malheureusement dans une
posture inconfortable où il fallait perturber nos différents Directeurs en allant nous joindre à eux dans leurs
bureaux respectifs.

PARTIE III 

Le Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs et son impact dans les
Politiques Publiques au Gabon
Dans cette troisième et dernière partie, nous allons procéder à la présentation mais aussi à l’analyse du
dossier relatif au Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs et son impact dans les politiques
publiques du Gabon. C’est en effet, au cours d’un entretien et d’une activité lors de notre stage avec les
personnes travaillant pour ce mécanisme au niveau national qu’un ensemble d’interrogations est né en
nous. Pour ce faire, nous avons choisi de porter notre analyse sur l’impact qu’a le Mécanisme Africain
d’Evaluation par les Pairs dans les Politiques Publiques au Gabon depuis l’adhésion de celui-ci au
processus dudit Mécanisme.

Pour mener à bien notre analyse, nous avons optés pour un plan tripartite subdivisé en trois sections
principales à savoir :

Section 1 : Approche historique

Section 2 : Evaluation de l’Impact du MAEP dans les Politiques Publiques du Gabon

Section 3 : Recommandations


Section 1 : Approche Historique.

A- Rappel historique et Présentation Générale du MAEP


L’histoire africaine moderne se caractérise par l’existence de trois forces externes puissantes, dont l’impact
et les dommages sur les sociétés et économies africaines continuent d’inspirer la détermination, la
résolution et l’engagement des dirigeants africains dans leur action collective et résolue visant à : guérir les
humiliations passées, réhabiliter la personnalité africaine, affirmer sa dignité, souligner la contribution de
l’Afrique et des Africains à l’existence des civilisations anciennes ; et permettre aux Africains d’être
indépendants, à même de protéger, de promouvoir leurs intérêts ,de modeler et gérer leur destinée. C’est
sur cette volonté forte et revendicatrice de sa capacité à prendre soin d’elle même que l’Afrique ou plutôt
les élus africains ont décidés de mettre sur pieds un certains nombres d’assises chargées exclusivement de
réfléchir à comment pallier aux problèmes de l’Afrique à l’exemple du MAEP dont nous nous intéressons
aujourd’hui.

L’origine du MAEP remonte à la création de l’Union Africaine et au lancement du NEPAD (le


Nouveau Partenariat pour le Développement).

En juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud, l’Union africaine a adopté la Déclaration sur la Gouvernance
démocratique, politique, économique et des entreprises. Dans cette déclaration, on peut lire :

« L’Afrique est confronté à d’énormes défis, dont les plus urgents sont l’éradication de la pauvreté et la
promotion du développement socioéconomique, en particulier grâce à la démocratie et à la bonne
gouvernance ».

La Déclaration s’achève avec l’engagement suivant :

«  Nous sommes convenus, individuellement, de mettre sur pied un Mécanisme Africain d’Evaluation
entre pairs (MAEP), sur la base d’une adhésion volontaire. Le mécanisme a pour but de promouvoir
l’adhésion aux engagements pris dans la présente Déclaration et leur respect. Il définit les institutions et
processus qui guideront les évaluations futures entre pairs, sur la base des codes et des normes de
gouvernance démocratique, politique et des entreprises, convenus d’un commun accord. »

La vision de ces chefs d’Etats s’est révélée juste car de mars 2003 à juillet 2009, trente pays africains ont
adhéré au MAEP ; ces pays totalisent près des 75% de la population du continent.
Découvrons le MAEP

Le MAEP c’est donc le Mécanisme Africain d’Evaluation (de la gouvernance, de la gestion des politiques
publiques) par les ‘Pairs’. Les pairs ici, ce sont des personnes qui exercent des responsabilités semblables
ailleurs, dans un autre pays africain. Ils sont mieux placés pour comprendre les situations et formuler des
propositions utiles.

Comment le MAEP est-il organisé ?

Nous trouvons des structures du MAEP aux niveaux continental et national ; une charte précise le rôle et le
fonctionnement ces différentes structures.

Au niveau continental

Le Forum des chefs d’Etat l’organe suprême du MAEP. Il est composé par les présidents et les premiers
ministres des Etats participants au MAEP. Il se réunit deux fois par an, souvent à l’occasion des sommets
de l’Union Africaine.

Le Panel est un groupe de personnalités africaines éminentes (des personnes reconnues aux niveaux
national, régional, et international). Ces personnalités sont choisies dans divers pays africains par le Forum
des chefs d’Etat. C’est ce Panel qui nomme et contrôle les équipes chargées d’évaluer les Etats ; il assume
la direction des missions d’évaluation et il rédige les recommandations inclues dans le rapport final
d’évaluation.

Le secrétariat continental du MAEP ; son siège se trouve à Midland, en Afrique du Sud ; son Directeur
est nommé par le Forum des chefs d’Etat, après consultation avec le Panel des personnalités africaines
éminentes et le Secrétariat du NEPAD. Le secrétariat continental du MAEP établit et tient à jour une base
de données sur la situation politique et économique de chacun des Etats membres. Il rassemble la
documentation pour les équipes d’évaluation. Il propose des indicateurs de performance et suit les
performances de chaque pays.

Le Groupe des experts indépendants ; ce groupe comprend 15 à 20 experts africains, choisis sur la base
de leurs compétences. Pour les évaluations ; ces experts indépendants travaillent avec les personnes
suivantes :
Un membre du Panel des éminentes personnalités africaines qui est le chef de l’équipe
d’évaluation ;
Un chargé de mission du Secrétariat continental du MAEP ;
Un observateur de chaque institution partenaire ayant participé aux travaux préparatoires ;
Deux observateurs venant d’un autre pays que celui dans lequel se fait l’évaluation.

Cette composition permet à l’équipe d’évaluation de faire son travail en toute liberté t indépendance.

Les Institutions partenaires ; plusieurs partenaires techniques appuient le MAEP, notamment la Banque
africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)
et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Au niveau national

Chaque Etat membre, doit mettre en place un point focal du MAEP. Au niveau national, le point focal est
le répondant du Secrétariat continental, il comprend généralement un ou plusieurs fonctionnaire(s)
appartenant à un ministère. Le point focal joue un rôle central dans la coordination du processus. Le point
focal fait le lien entre le secrétariat continental et son pays ; il collabore avec la commission nationale de
gouvernance, pour organiser les ateliers de préparation et d’information qui précèdent la venue des équipes
d’évaluation.

La Commission nationale de gouvernance (CNG) est composée de représentants de l’Etat, du secteur


privé et de la société civile. Souvent elle est présidée par une personnalité de la société civile. C’est la
CNG qui réalise le travail essentiel du MAEP ; c’est-à-dire l’auto-évaluation et la production du plan
d’action national. La société civile doit veiller à être bien représentée, en nombre et en qualité dans la
CNG.

Un Secrétariat national du MAEP à ne pas confondre avec la commission nationale de gouvernance,


existe dans certains pays ; il fournit un soutien administratif à la CNG.

Les Institutions techniques de recherches (ITR) sont choisies sur la base d’un appel à candidature qui
identifie les meilleures institutions capables de conduire les recherches dans au moins un des quatre
domaines du MAEP. Les ITR ont pour mission de mener toutes les recherches nécessaires à la production
du rapport d’évaluation et du plan d’action. Elles collectent et analysent les réponses du sondage
d’opinions effectué auprès de la population du pays ; elles font la synthèse des réponses au questionnaire
d’évaluation ; elles participent à la rédaction du rapport d’auto-évaluation. Ces institutions sont les garants
de la qualité scientifique de l’auto-évaluation.
D’autres acteurs peuvent également contribuer au succès des évaluations : la presse et les bulletins
d’information spécialisée dans les questions de gouvernance, les parlementaires, le Conseil économique et
Social, le pouvoir judiciaire etc.

La Presse est un levier essentiel pour la diffusion de l’information. Les Parlementaires sont choisis par la
population ; il leur revient de tirer les leçons des évaluations.

Le pouvoir judiciaire doit être prêt à intervenir si l’évaluation met en évidence des cas de mauvaise
gouvernance.

Quels domaines de la Gouvernance le MAEP évalue-t-il ?

Le MAEP évalue quatre domaines essentiels de la gouvernance d’un pays.*

La Gouvernance politique et démocratique

Pour les promoteurs du MAEP, la démocratie et la bonne gouvernance sont les conditions indispensables
qui favorisent la réduction de la pauvreté et le développement. L’objectif principal du Mécanisme est donc
de contribuer à la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance dans les pays africains.

L’évaluation examine avec une grande attention la participation de la population et l’égalité de tous. La
place laissée à la société civile est également soigneusement évaluée.

La Gouvernance économique

Ici, l’évaluation porte essentiellement sur la transparence de la gestion financière du pays : contrôle du
gaspillage, correction de la passation des marchés, condition favorisant les flux de capitaux vers le secteur
privé.

Elle examine avec une attention particulière les politiques économiques. Sont-elles orientées vers un
développement durable ? L’évaluation porte aussi sur la transparence, la prévision, la gestion saine, la lutte
contre la corruption, l’intégration régionale.

La Gouvernance des Entreprises

Ici le MAEP examine la gestion et le contrôle des entreprises des secteurs public et privé dans le cadre des
partenariats public/privé que l’Etat entretient souvent avec des entreprises privées. Il étudie la discipline,
la transparence, l’indépendance, l’obligation de rendre compte, l’équité et la responsabilité sociale.

Les Politiques de développement socio-économique


L’évaluation considère ce qui est fait pour améliorer le niveau de vie de la population. Elle examine les
services offerts à cette population : éducation, santé, en particulier lutte contre le VIH-Sida, accès) à l’eau,
équité dans le domaine du genre, etc. 

Comment le MAEP réalise-t-il ces évaluations ?

Les évaluations sont réalisées en cinq étapes principales .voici l’essentiel de la démarche.

L’évaluation est préparée

Lorsqu’un pays adhère au MAEP, il doit être évalué dans les deux années qui suivent cette adhésion. La
décision est prise après des négociations entre les responsables de ce pays et le secrétariat continental du
MAEP. Ce secrétariat fait alors une mission pour aider le pays à établir les termes de références de
l’évaluation.

Les deux parties signent un mémorandum d’entente qui définit le travail à accomplir.

Le pays met alors en place le Point focal national du MAEP et la Commission nationale de gouvernance
(CNG). Le succès de l’évaluation dépend du bon choix des membres de la CNG.

L’équilibre entre les secteurs publics, le secteur privé et la société civile est très important, pour réussir une
bonne évaluation.

La CNG réalise l’auto-évaluation nationale

La Commission nationale de gouvernance coordonne tout le processus d’auto-évaluation. Elle choisit des
institutions de recherche qui mènent des enquêtes auprès des populations, en se servant d’un questionnaire
proposé par le Secrétariat continental du MAEP. Ce questionnaire comprend près de 300 questions et
couvre les quatre domaines de gouvernance retenus par le MAEP. Il permet de mettre en évidence les
points forts et les faiblesses de cette gouvernance. La CNG produit un rapport d’auto-évaluation qui pose
le premier diagnostic, sur la bonne gouvernance politique, économique, des entreprises et sur
l’environnement de développement socio-économique dans les pays.

A partir de ce rapport, le pays rédige un Programme d’Action national (PAN). Ce programme recense les
Politiques et les Plans de développement en cours ; il propose également un ensemble de mesures pour
répondre aux faiblesses identifiées.

Dans le même temps, le Secrétariat national du MAEP prépare une étude comprenant l’historique et toutes
les informations pertinentes sur le pays.
A partir des trois documents cités ci-dessus, le Secrétariat établit une liste des problèmes à résoudre, et de
bonnes pratiques identifiées. Cette liste sert de guide pour la visite de la mission africaine d’évaluation.

Une mission d’évaluation africaine confirme le travail fait

Sous la supervision du Panel des personnalités éminentes, un groupe d’experts africains indépendants
visite le pays pour contrôler la validité et l’actualité des informations données dans le rapport d’auto-
évaluation, produit par la CNG.

Cette mission discute avec le gouvernement, les parties politiques, les parlementaires, les organisations de
la société Civile, la presse, les milieux universitaires, les syndicats, les milieux d’affaires etc. Elle peut
ainsi avoir leurs points de vue sur les différents aspects de la gouvernance traités dans le rapport d’auto-
évaluation, produit par la CNG.

Cette mission discute avec le gouvernement, les partis politiques, les parlementaires, les organisations de
la société civile, la presse, les milieux universitaires, les syndicats, les milieux d’affaires, etc. Elle peut
ainsi avoir leurs points de vue sur les différents aspects de la gouvernance traités dans le rapport d’auto-
évaluation national.

La mission peut également entreprendre des recherches et des consultations sur des sujets que la CNG
avait négligés ou minimisés.

A la fin de cette visite, la mission rédige un rapport qui complète l’auto-évaluation et le plan d’action du
pays.

Le rapport d’évaluation final est rédigé

Le Secrétariat continental du MAEP et le Panel des personnalités africaines éminentes reçoivent le rapport
d’auto-évaluation, le Programme ou Plan d’action national et le rapport de la mission d’évaluation. A
partir de tous ces documents, ils rédigent le rapport d’évaluation nationale, le REN. Ce REN examine
entre autres les engagements pris dans le PAN (programme d’Action national) ; il relève les éventuelles
faiblesses de ces engagements. Des recommandations sont faites sur les actions à intégrer au PAN.

Ce rapport final est examiné et discuté avec le gouvernement du pays concerné. Les réactions et
commentaires du gouvernement sont joints en annexe au rapport dont le contenu n’est pas modifié.

A ce stade, le pays doit rédiger la version finale de son Programme d’Action, en tenant compte des
recommandations du rapport de la mission d’évaluation.
Le rapport est soumis aux Pairs

Le Secrétariat continental soumet le rapport d’évaluation national et le Programme d’Action aux pairs :
les chefs d’Etat et de gouvernement. Le Forum des chefs d’Etat et de gouvernement examine ces
documents au cours d’une des deux réunions annuelles du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du
MAEP.

Le pays évalué peut recevoir l’assistance nécessaire pour rectifier les faiblesses identifiées. Dans tous les
cas, l’évaluation par les pairs permet aux Etats participants d’engager un dialogue constructif entre pairs et
avec les acteurs nationaux à tous les niveaux. Ce dialogue s’engage sans la menace de mesures coercitives
de quelque nature que ce soit.

Présentation et publication officielle du rapport

Six mois après la discussion en Forum, le rapport est présenté officiellement aux structures régionales et
sous régionales d’Afrique.il devient public.

Ce cycle d’évaluation doit être répété assez régulièrement. Le Secrétariat continental doit assurer un suivi
continu de la progression de la mise en œuvre des Programmes d’Action.

B-Implémentation du MAEP au Gabon

 Le Cadre juridique et l’organisation du Secrétariat Permanent du MAEP


GABON

L’implémentation du MAEP au Gabon s’est faite conformément aux textes et lois juridiques décrétés par
les plus hautes instances Gabonaises.
Par ailleurs, le MAEP Gabon a entre-temps vu certains de ses textes être modifiés ou abrogés afin
d’améliorer l’organisation, renforcer les attributions ou encore redynamiser le fonctionnement.
Ainsi, on peut lire ce qui suit :
Vu la Constitution ;
Vu le Mémorandum d’Entente du 21 octobre 2011 sur les missions d’évaluation entre le Gouvernement de
la République Gabonaise et le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) ;
Vu la loi n°3/2001 du 26 janvier 2001 autorisant la ratification de l’Acte constitutif de l’Union Africaine ;
Vu la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des
services de l’Etat ;
Vu la loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction Publique ;
Vu la loi n°3/88 du 31 juillet 1990 fixant les conditions générales d’emploi des agents contractuels de
l’Etat ;
Vu le décret n°652/PR/MAECF du 21 mai 2003 portant attributions et organisation du Ministère des
Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Francophonie ;
Vu le décret n°000235/PR/MCDIN du 26 juillet 2006 portant création, attributions, et fonctionnement de
la Commission Nationale pour le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs dénommée Gabon-
MAEP2006 ;
Vu le décret n°0916/PR/MRPICIRNDH du 29 décembre 2010 modifiant et abrogeant certaines
dispositions du décret n°000235/PR/MCDIN du 26 juillet 2006 portant création, attributions, organisation
et fonctionnement de la Commission Nationale pour le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs
dénommée Gabon-MAEP2006 ;
Vu le décret n°00412/PR/PM modifiant le décret n°00228/PR/PM du 17 juillet 2020 portant
réaménagement du Gouvernement de la République ;
Le Conseil d’Etat consulté ;
Le Conseil des Ministres entendu ;

DECRETE :

Article 1er : Le présent décret, pris en application de l’article 51 de la Constitution, porte modification et
abrogation de certaines dispositions du décret n°0916/PR/MRPICIRNDH du 29 décembre 2010 susvisé.

Article 2 : Les articles 4, 2 nouveau, 3 nouveau, 9 nouveau, 9 quarter nouveau, 10 nouveau, 13 nouveau
du décret susvisé sont modifiés et se lisent désormais comme suit :

CHAPITRE I : DE LA CREATION, DES MISSIONS ET ATTRIBUTIONS

« Article 3 Il est créé et placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères, une Commission
Nationale pour le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs dénommée MAEP-GABON. Le Ministre
des Affaires Etrangères en est le Point Focal conformément aux Statuts du Mécanisme Africain
d’Evaluation par les Pairs (MAEP). A cet effet, il est garant des relations entre le Secrétariat Permanent,
organe technique et administratif du MAEP-GABON, et le Chef de l’Etat, les Institutions
constitutionnelles, le Gouvernement et la société civile.

Le Secrétariat Permanent du MAEP-GABON a son siège dans l’enceinte du Ministère des Affaires
Etrangères.

Il assiste le Ministre dans le choix des options techniques de sa mission relative au processus du
MAEP. ».

« Article 4 : Le MAEP-GABON conduit tout le processus d’évaluation de la bonne gouvernance de la


République gabonaise sous la tutelle du Ministre des Affaires Etrangères.

A ce titre, il est notamment chargé de :

• étudier et proposer toutes mesures permettant l’évaluation optimale du Gabon ; • vulgariser


les principes, les processus, les objectifs et les actions du MAEP, en vue de leur appropriation par
les différents acteurs du développement ;
• sensibiliser l’opinion nationale sur les enjeux et défis du MAEP ;
• veiller au rayonnement du Gabon sur la scène internationale à travers la mise en œuvre du
processus du MAEP ;
• définir les axes fondamentaux du Programme d’Action Nationale dans le cadre du MAEP ;
• promouvoir une meilleure intégration des actions nationales s’inscrivant dans le cadre du
MAEP ;
• produire périodiquement des rapports sur l’évolution de la mise en œuvre du processus du
MAEP.
• définir les méthodologies envisagées dans le cadre de l’autoévaluation ;
• évaluer la stratégie de riposte de l’Etat face aux catastrophes sanitaires ;
• produire le Rapport National d’Autoévaluation et le Programme d’Action Nationale. ».

CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION

Article5: Le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs Gabon compte trois (03) organes :

• le Point Focal ;
• la Commission Nationale de Gouvernance;
• le Secrétariat Permanent.
Article 6 : Les Conseillers, les Chefs de départements et les Chargés d’études sont nommés par décret pris
en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre des Affaires Etrangères, parmi les agents de l’Etat de
la catégorie A, hiérarchie A1, reconnus pour leurs compétences dans les domaines concernés et justifiant
d’une expérience professionnelle de cinq ans au moins, et/ou toute personne non fonctionnaire jugée
compétente.

« Article 7 le Secrétariat Permanent MAEP-GABON comprend les composantes suivantes :

• Cabinet du Secrétaire Permanent ;


• Département Support ;
• Départements Opérationnels. ».

Cabinet du Secrétaire Permanent :


• Secrétaire particulière ;
• Chargé d’études ;
• Conseiller juridique ;
• Conseiller en communication ;
• Conseiller technique ;

Département Support (Direction Administrative et Financière):


• Directeur Administratif et Financier ;
• Service juridique et contentieux ;
• Service comptabilité ;
• Service ressources humaines ;
• Service de la communication et de la documentation ;
• Chargés d’études ;
• Agents de liaison ;
• Techniciennes de surface ;

Départements Opérationnels :
• cinq (5) Chefs de Départements chargés chacun d’un domaine de gouvernance spécifique à
savoir :
- un (1) Chef de Département Démocratie et Gouvernance Politique ;
- un (1) Chef de Département Gouvernance Economique ;
- un (1) Chef de Département Gouvernance Socio-économique ;
- un (1) Chef de Département Gouvernance des Entreprises ;
- un (1) Chef de Département Résilience des Etats face aux Catastrophes Sanitaires ;
• deux (2) Chargés d’études ou plus par Département;
• trois (3) Agents de gouvernance ou plus par Département, et ayant rang et prérogatives
d’agents d’administrations publiques. ».

CHAPITRE III : DES MODES DE RECRUTEMENT ET DE LA GESTION

« Article 8: Le Secrétariat Permanent est placé sous l’autorité d’un Secrétaire Permanent choisi parmi les
agents de l’Etat de catégorie A, hiérarchie A1.

Il est nommé par décret du Président de la République.

Le Secrétariat Permanent comprend un personnel nommé en Conseil des Ministres et/ou recruté sur
la base de leurs compétences par appel à candidatures pour les fonctions spécifiques de Chefs de
départements, de Chargés d’études et d’Agents techniques de gouvernance.

Les secrétaires et les chauffeurs sont nommés par arrêté du Ministre des Affaires Etrangères sur
proposition du Secrétaire Permanent. ».

« Article 9: Le MAEP-GABON peut solliciter les services de toute personne physique ou morale
reconnue pour ses compétences.
Les membres du MAEP-GABON en général, et le personnel du Secrétariat Permanent en
particulier, peuvent être amenés à bénéficier des formations, passer des stages ou à effectuer des missions
à l’intérieur et à l’extérieur du pays sur instruction du Ministre des Affaires Etrangères. ».

« Article 10 : Les ressources de son fonctionnement permanent sont les suivantes :


• subventions de l’Etat gabonais inscrites dans la Loi des finances en tant que programme à part
entière de la mission du Ministère des Affaires Etrangères;
• contributions des partenaires au développement ;
• dons et legs. ».

CHAPITRE IV : DES TRAITEMENTS ET AVANTAGES

Article 11 : Le personnel du Secrétariat Permanent bénéficie d’une rémunération mensuelle prélevée sur le
budget de fonctionnement du MAEP-GABON tel que prévu dans la loi des finances comme mission à part
entière du Ministère des Affaires Etrangères.

Une décision prise par le Ministre en charge des Affaires Etrangères, Point Focal du MAEP-
GABON, précise les modalités de ce traitement salarial.

Article 12: Le personnel du Secrétariat Permanent du MAEP-GABON jouit des avantages sociaux tels que
prévu par les textes qui régissent le Ministère dont il dépend.

CHAPITRE V : DES DISPOSITIONS DIVERSES

« Article 13: Les membres de la Commission Nationale de Gouvernance ainsi que les agents du
Secrétariat Permanent du MAEP-GABON sont soumis à l’obligation de réserve et de confidentialité.

Ils ne peuvent être poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés pour les opinions exprimées
dans l’exercice de leurs fonctions. ».

Article 14: Des textes réglementaires déterminent, en tant que de besoin, les dispositions de toutes natures
nécessaires à l’application du présent décret.

Article15 : Le présent décret qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires, sera enregistré,
publié selon la procédure d’urgence et communiqué partout où besoin sera.

Fait à Libreville, le Par le Président de la République,

Le Chef de l’Etat

Ali BONGO ONDIMBA


Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA
Le Ministre d’Etat, Ministre des Relations
Avec les Institutions Constitutionnelles
Et les Autorités Administratives Indépendantes
Organigramme du Secrétariat Permanent du MAEP Gabon

SECRETARIAT PERMANENT

Secrétaire
particulière Cabinet du Secrétaire Permanent

Chargé
Conseiller Conseiller Conseiller
d’études
Juridique Communication Technique

DEPARTEMENTS OPERATIONNELS DEPARTEMENT SUPPORT

Démocratie & Gouvernance Développement Gouvernance Résilience face aux


Administratif &
Catastrophes
Gouv Politique Economique Socio-Economique des Entreprises Sanitaires financier

Chargés Chargés Chargés d’études Chargés Chargés Service juridique Service Service ressources Service
& contentieux humaines documentation
d’études d’études d’études d’études comptable

Agents de Agents de Agents de Agents de Agents de Chargés Chargés Chargés Chargés


gouvernance gouvernance gouvernance gouvernance gouvernance d’études d’études d’études d’études

Agents de liaison Techniciennes de


surface
Section 2 : Evaluation de l’Impact du MAEP dans les Politiques Publiques du Gabon

I-Le cadre logique

L’objectif fondamental que veut atteindre le Gabon avec l’aide du MAEP est celui de mettre en place un
ensemble de Politiques ,normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance
économique élevée ,un développement durable et une intégration économique accélérée grâce au partage
des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et acquis. Pour y arriver, le Gabon compte
également procéder à l’identification des lacunes et à l’évaluation des besoins dans le domaine du
renforcement des capacités. Seulement, après enquête et analyse de l’auto-évaluation faite par la
commission du MAEP Gabon, les données y relatives montre un fossé entre les objectifs et les résultats
actuelles. Le tableau ci-dessous, détaille la logique d’intervention que veut adopter le MAEP Gabon afin
d’atteindre les résultats suscités. Par ailleurs rappelons-le, un cadre ou encore un modèle logique permet de
réfléchir à l’articulation d’un programme (différentes étapes pour parvenir aux buts) et à en documenter la
réalisation. Il permet également d’avoir une vue synthétique du programme et un point de référence aux fins
d’évaluations de mi-parcours et de fin de programme, menés à l’interne ou à l’externe.
FINALITE GENERALE EXTRANTS INTRANTS INDICATEURS SOURCES DE SUPPOSITIONS HYPOTHESES
OBJECTIVEMENT VERIFICATION CRITIQUES
VERIFIABLES
OBJECTIF Amélioration Restructuration du Elaboration d’un Recueil des données auprès Si l’objectif global est atteint,
GLOBAL/IMPACT de la conseil national de formulaire national de tous les différents alors le MAEP aura un impact
démocratie et démocratie. de collecte de services et responsables de positif et reluisant sur les
de la Implantation d’un donnée soumis aux ces services chargés de politiques publiques au Gabon.
gouvernance système permanent acteurs de l’évaluation de la
politique ; de d’assise et de l’évaluation et planification et même du
la gouvernance dialogue avec la renseignant sur la suivi du programme exécuté.
et de la gestion société civile. qualité la quantité
économique ; Mise en place d’un et le respect des Recueil auprès des
de la comité de contrôle délais de la mise en institutions locales dont les
gouvernance de performance œuvre du missions exclusives sont de
d’entreprise et d’entreprise et programme. traiter des questions
du création d’une d’évaluation (ex : la
développement agence de Direction Générale de
socio- traitement des l’Evaluation des Politiques
économique données relatives Publiques).
du Gabon. aux déterminants
responsables des
différents déficits
constatés.
OBJECTIFS l’action Mise en œuvre d’un Consultation, Recueil des données requises Si les intrants (moyens,
SPECIFIQUES/OUTCOME publique est système d’audit, de prélèvement et pour mesurer auprès des ressources et activités) sont
rationnalisée ; contrôle et évaluation des collectivités locales ; effectivement mis en œuvre
les d’évaluation des indicateurs récoltés Des agents responsables de alors les extrants (réalisations
organisations politiques auprès des groupes suivi des cellules concrètes, les produits à
de la société publiques. cibles afin d’évaluation fournir) seront produits.
civile sont Elaboration d’une d’évaluer les délais
incluses dans budgétisation et mesurer la
la réalisation conséquente de quantité, et la
du processus ; l’évaluation des qualité des
les problèmes Politiques programmes qui ont
liés à la Publiques. été exécutés
mauvaise Sensibilisation de
gestion des tous les acteurs de
ressources sont l’évaluation ; des
identifiés, un collectivités locales
plan national pour une politique
d’action qui participative et
est efficace, inclusive de toutes
efficient, les populations etc.
pertinent est Renforcement des
mis en œuvre ressources :
en vue de humaines,
palier aux matériels ; et
maux qui surtout financiers
minent les au regard du coût
citoyens que représente la
gabonais, et mise en œuvre d’un
qui constituent programme aussi
un frein pour vaste avec des
la croissance enjeux décisifs.
économique et
le
développement
du Gabon.
RESULTATS Une action S’il Ya des intrants, alors les
ATTENDUS/OUTPUTS publique extrants seront produits.
productive,
une
rationalisation
effective de
celle-ci, une
démocratie
réelle, une
bonne
gouvernance
d’entreprise,
politique, un
développement
socio-
économique
améliorée et
perceptible ;
enfin une
gestion
économique
rationnelle
équitable et
partagée.
ACTIVITES/INPUTS Organiser une
assemblée
générale ; un
séminaire
d’information
et de
sensibilisation
sur la culture
de l’évaluation
et le MAEP au
Gabon ; mise
en place des
ateliers et
assises avec
tous les acteurs
d’évaluation
national et
collecte des
données
relatives aux
recensements
de tous les
indicateurs
déterminant
les problèmes
à résoudre.
II -THEORIE DU CHANGEMENT

Le bilan de la première adhésion du Gabon au MAEP en 2005 n’a pas été fructueux si l’on se réfère à la
sortie du pays de ce mécanisme. Nombreuses sont les raisons qui peuvent justifier cette sortie mais la plus
évidente est toujours relative au manque de volonté politique ou à la prévalence de la souveraineté de
l’Etat. Si ce n’est qu’en juin 2020 que le Gabon a réaffirmé son appartenance au MAEP, il a par
conséquent crée une théorie de changement axée d’abord sur l’abrogation et le réajustement de la majorité
des textes qui portaient sur organisation, fonctionnement et attributions du MAEP Gabon.

De plus, après avoir pris part au 30ème Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement du jeudi 25 mars
2021 consacré au mécanisme africain d’évaluation par les pairs, madame le premier ministre Rose
Ossouka Raponda en remplacement du président de la République monsieur Ali BONGO ONDIMBA
empêché à déclarer avec l’appui de la commission du MAEP Gabon qu’il sera organisé dans le cadre de
son programme annuel, une assemblée générale ,un séminaire d’information et de sensibilisation ainsi que
l’arrivée du MAEP continental en République Gabonaise afin d’effectivement procéder aux évaluations et
aboutir enfin à un programme national d’action en vue de traiter les problèmes identifiés au Gabon.
III- Le triangle des acteurs ou stratégie de participation des intervenants

Le Parlement
Le MAEP
Le Gouvernement ;
Les Instituts de
formations ;
Hypothèse d’intervention : La société civile ;
Si le MAEP Gabon réussit à travailler en Les Partenaires techniques
symbiose avec le gouvernement et la société et Financiers
civile afin de d’entrer au cœur même des Problème public :
besoins du quotidien des citoyens gabonais ce La mauvaise Gouvernance
sera la première étape d’un processus
productif.

Tiers
Groupe cibles profiteurs :
tous les L’administra
citoyens Bénéficiaire tion
Tiers lésés : gaboanis : fiscaux : publiquex
Les personnes vivantes Les familles
en périphérie

Hypothèse causale :
Si le MAEP veut résorber aux problèmes de
gouvernance et démocratie au Gabon, il
faut commencer par communiquer et faire
connaitre le MAEP.
IV-La méthodologie pour collecter les données

Dans notre objectif de recueil des informations sur le MAEP, nous avons eu l’opportunité d’échanger avec
le Directeur Adjoint des Affaires Juridiques Internationales qui a été un acteur actif dans la rédaction des
nouveaux textes juridiques qui régissent le MAEP Gabon et les attributs de sa commission. Il s’agit
notamment de Monsieur MEZEME MBA Russel. Par ailleurs, nous avons procédé à des entretiens avec
des agents travaillant au niveau du MAEP sise dans l’enceinte du Ministère des Affaires Etrangères qui
nous ont renseignés par exemple sur les difficultés de l’évaluation au Gabon à savoir :

 L’opacité de la démocratie comme facteur de l’absence de la pratique de

l’évaluation des politiques publiques


Un rapport de Patrick viveret rédiger à l’intention de Rocard, montre comment un contexte
démocratique facilite la pratique de l’évaluation. En effet, il stipule que : « la garantie d’indépendance,
garantie de compétence et rigueur, garantie de transparence, la garantie du pluralisme et de droit de
saisine citoyenne, stimule l’évaluation. » En d’autres termes, lorsque ces critères sont garantis,
l’évaluation des politiques publiques ne souffre d’aucun frein. Notre enquête nous a permis de constater
une opacité quant à la pratique de ces critères. Les résultats des rapports portant sur la gouvernance au
Gabon, ne font pas l’objet de publication. Les administrations Gabonaises se caractérisent par la logique
du flou et de fermeture. Il est quasi impossible de trouver un document public. Les canaux officiels
comme les sites internet des ministères ou encore le journal officiel qu’est l’union, ne dispose pas des
données portant sur la gestion ou les résultats d’une politique publique. Mme Ogoulinguendé affirme
par exemple que : « Il Ya une absence au Gabon de loi à l’accès à l’information. Comment le citoyen
peut ’il inter agir avec le gouvernement s’il Ya une absence de transparence dans l’information ?»
Ces propos, illustre la pratique de la privatisation de l’information qui est une manifestation de l’opacité
de la démocratie. Comment peut-on évaluer l’action publique en l’absence des données ? Si la
connaissance produite ne contribue pas au partage démocratique, du savoir et du pouvoir, mais plutôt au
renforcement de la concentration technocratique, l’évaluation n’aura pas des bases empiriques. On peut
définir deux impératifs, portant sur le rapport que les évaluations entretiennent avec leur destinataire,
destinataires qui ne saurait se limiter au pouvoir exécutif :

-Il importe que les résultats issus de la pratique de l’évaluation soient mis à la disposition des citoyens,
et de leurs représentants, sous une forme et selon les modalités qui leur permettent de se les approprier
activement.

47
Il importe également que les évaluations faites ne préemptent pas les choix politiques, mais
plutôt qu’ils apportent aux citoyens-décideurs et à ceux qui les représentent une pluralité d’information
leur permettant d’adopter (grâce aux évaluations ex-ante) et juger (grâce à l’évaluation ex-post) une
politique en connaissance de cause. « La démocratie doit être capable de nourrir l’évaluation. Les
acteurs politiques entretiennent des rapports conflictuels avec la pratique de l’évaluation des politiques
publiques dont ils ont la charge, car la pratique de ce dernier participe à l’amélioration de la
démocratie. Une démocratie améliorée induit une prise de conscience en rapport avec les enjeux
sociaux. Et les acteurs politiques ne gagneraient à ce que cette situation soit ainsi. Si l’on veut
démocratiser la gestion publique, il faut que les gouvernants tiennent compte des citoyens.» Autrement
dit, il ne faut pas se contenter de communiquer les résultats obtenus, il faut également œuvrer à ce que
Pierre Rosanvallon appelle « l’exigence de « lisibilité » du gouvernement. Qu’il distingue de la simple «
visibilité » de son action. Une action publique n’est réellement « lisible » que s’il existe un langage
commun aux différents acteurs permettant d’en décrire les enjeux, que les citoyens peuvent se
réapproprier pour la commenter, la discuter, et faire vivre le débat.» C’est en déployant cette culture
institutionnelle et civique de l’évaluation que les citoyens pourront y trouver de l’intérêt et y prendre
gout. Et c’est sans doute, sous la pression de citoyens familiarisés avec l’évaluation que sera mieux
accepter la conduite sur le terrain de nombreuses expérimentations des recommandations émises par le
MAEP par exemple .

 La non budgétisation de l’évaluation


Un des critères importants de l’évaluation des politiques publiques est l’efficience c’est- à-dire le
rapport entre la politique publique et son coût. Les données collectées durant notre enquête montrent que
le financement de l’évaluation n’a pas été défini. Les opérateurs des politiques publiques ont peu
d’orientations sur l’adéquation entre la taille de la politique publique mise en œuvre et le pourcentage du
budget qu’ils devraient affectés à l’évaluation de celles-ci. De plus, « les différents guides et manuels
financiers restent muets sur la méthodologie qui détermine les fourchettes budgétaires de l’évaluation ».
Il est à noter que la détermination de cette fourchette financière dépend des facteurs suivants : le cahier
des charges et la taille de la politique publique ; les types d’évaluations envisagés ; et le rôle de la
fonction d’évaluation dans l’institutionnalisation de l’évaluation et au temps consacré à cet exercice.
C’est ce qu’affirme M. Lambert Ovono par les propos suivants : « pour pratiquer l’évaluation, il faut
des commanditaires d’évaluation. Et le plus grand commanditaire ne peut être que l’Etat, car c’est lui
qui dispose du budget. Mais si aucun budget n’est prévu dans le budget annuel, comment voulez-vous
que la pratique de l’évaluation des politiques publiques soit effective ? » Ces propos montrent que

48
sans financement de la fonction évaluative, la pratique de l’évaluation au Gabon reste fortement limitée.
La mise en œuvre des évaluations est soumise à la mobilisation d’une fourchette de financement. Elle
nécessite un personnel, un travail de collète de données qui mobilise des enquêteurs dans différents
domaines, et enfin, du matériel. Tout cela a un coût financier, qu’il faut prendre en compte. Dans la
même logique, Bernard Perret affirme que « l’analyse logique d’un projet ou d’un programme, mobilise
les outputs qui correspondent notamment au biens et services fournis par l’administration permettant la
pratique de l’évaluation » en l’absence de la mobilisation d’un financement pour la pratique de cet outil,
l’évaluation des politiques publiques aura du mal à s’émouvoir au Gabon. Nasser Mansouri-Guilami,
asserte à cet effet que : « la question des moyens doit être mis en adéquation avec l’importance sociale
et budgétaire des politiques publiques afin de permettre la réussite de l’évaluation. L’idée de prévoir
dans chaque loi les moyens est déjà présente. Mais celle du financement de l’évaluation des politiques
publique reste encore imprécise. L’lorsqu’on dépense des milliers de milliards pour une politique
publique année après année, sans s’interroger sur l’utilité ou leur correct ciblage, il n’Ya pas lieux de
douter à la nécessité d’investir dans l’évaluation. Prendre en compte la pratique de l’évaluation dans le
budget, inciterait davantage à la rationalisation de l’action publique et de permettre une gouvernance
basée sur les résultats.» Au Gabon, le financement de cette pratique est encore marginalisé par les
acteurs politiques mais des efforts sont en train d’être consentis et pour cela, nous pouvons justement
louer la création de la DGEPP en juin 2020 qui justement est budgétisé et reçoit des financements de
fonctionnement et parfois d’investissement conformément à leurs différents objectifs de programmes.

 La réticence des hommes politiques face à l’évaluation


Les données récoltées sur le terrain et les lectures faites, nous montrent une réticence des hommes
politiques face à la pratique des évaluations de l’action publique. En effet, ils appréhendent l’évaluation
comme une sorte de gendarmerie que l’on mettrait derrière eux afin d’inspecter sur les détournements
des fonds publics qu’ils auraient fait pire encore lorsqu’il s’agit d’exposer un rapport de ces évaluations
non pas uniquement sur le territoire national mais international la réticence est encore plus forte. Par
conséquent, ils produisent des stratégies d’opposition à la pratique de l’évaluation en ne mettant pas les
informations permettant d’avoir une lisibilité claire sur les projets et programmes qu’ils ont géré. Nous
pouvons l’illustrer par les propos de M. Hervé, qui avance que « (…) ils ne veulent pas qu’on évalue
pour qu’on ne sache pas ce qu’ils ont fait de l’argent publique. Beaucoup ont tellement fait dans la
malversation financière qu’ils sont obligé d’être un frein à la gestion axée sur les résultats ». Cette
illustration montre bien le caractère réticent des acteurs publiques face à l’évaluation. Ils y voient une
technique pour mettre sur la face publique leur mauvaise gouvernance. Dans cette optique, Bernard
Perret affirme que : « l’évaluation des politiques publiques se heurte à la difficulté de mesurer ses
résultats et aux réticences des pouvoirs à se soumettre à ce qui parait comme une forme de jugement».

49
En saisissant l’Etat sous les lunettes de l’évaluation de sa gouvernance, nous levons un coin du voile
d’ignorance sur la boite noire de l’appareil administratif. Les gouvernants ne veulent pas qu’on découvre
la nudité de l’Etat, car cela va fragiliser leur autorité, le mythe de leur gouvernance. C’est ce qui
emmène d’ailleurs R. ARON à affirmer que : « la vocation du questionnement de l’action publique, est
inconditionnellement la vérité, et le métier de politicien ne le tolère pas toujours ». L’évaluation permet
de lever les incohérences du management public. Contrairement au simple contrôle financier, budgétaire
ou administratif, l’évaluation engage ostensiblement les responsabilités politiques gouvernantes et par
conséquent leur légitimité. « Se soumettre à la pratique de l’évaluation suppose aller à l’intérieur de la
boite noire de la gouvernance publique. Or beaucoup ont du mal à justifier leur gouvernance, à rendre
des comptes aux populations de telle sorte qu’ils savent comment les gouvernants ont gérer l’argent
publique et quels sont les effets de cette gestion. Les hommes politiques ont plus de facilité à produire
des discours qui présente une réalité de bonne gouvernance. Mais ils ont du mal à produire des
résultats factuels permettant de comparer les ressources mis à leur disposition aux résultats produits
par leur gestion. Par conséquent, ils couvrent ce déficit par les discours 172 ». C’est ce que rapporte Mme
Marlène lorsqu’elle dit : « ils sont toujours dans les discours, mais les données visibles de ces belles
paroles sont invisibles.173 ». Ces propos illustrent la stratégie des hommes politiques pour camoufler les
carences de leur gestion. Le discours devient ainsi, l’instrument de remplacement des résultats de
l’action publique, transformant ainsi les populations en consommateurs des discours, et n’ont des
résultats.

 L’absence d’un personnel formé à la pratique de l’évaluation


Les données récoltées sur le terrain durant notre enquête, montrent qu’il existe très peu de compétences en
matière d’évaluation au Gabon. Cette réalité, nous avons pu la constater au cours d’un atelier de
vulgarisation de la pratique de la planification du Suivi et Evaluation organisé par la DGEPP qui dans une
vision participative a bien voulu que nous également en tant que stagiaire travaillions à leurs côtés les 04 et
05 aout 2021. Au sortir de cet atelier, plusieurs échanges ont été entrepris entre la DGEPP qui est rappelons
le, la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques au Gabon et les représentants des
différents sectoriels (ministères etc.) .Ces échanges ont révélés en effet que la pratique de l’évaluation de la
planification ou du suivi évaluation reste essentiellement quasi inexistante, elle est pratiqué maladroitement
sans maitrise approfondie de la notion d’évaluation ou tout simplement pas utilisé suite à plusieurs raisons
évoquées par certains participants. Nous avons répertoriés ces échanges entre l’équipe managériale de la
DGEPP (rouge) et les représentants des différents sectoriels (en vert) dans un tableau comme suit :

50
QUESTIONS REPONSES

M. Axel Junior KOMBILA Première intervention : Mme


KOMBILA à tous les AMBOUNDA Nathalie,
sectoriels : Comment Ministère de la santé :
procédez-vous à l’évaluation au pratique pas toujours engagée
sein de vos Ministères et que ce soit financièrement ou
quelles sont les difficultés sur le plan des ressources
rencontrées ? humaines. On fait de la
planification, ont mène les
activités mais dans le suivi et la
riposte cela n’a jamais été le
cas. Ont fait des évaluations
internes qui n’ont pas d’impact
en termes de riposte ou de
changement.
Deuxième intervention : Mme
BARRY Aïssatou épse
MINKO, AGASA :
Nous avons un service de
l’exploitation de la production
dédié au suivi et évaluation.
Nous faisons des inspections au
sein des établissements.
Cependant, notre difficulté
réside dans le fait que nous
n’avons pas de retour de ce qui
a été fait avant, c’est un
problème d’archivage.

Troisième intervention : M.
MEDANG MEYE, Ministère
de l’agriculture : la Direction
Générale du développement
rural a deux missions :
l’aménagement du territoire et
l’organisation du monde
rural.la Direction tient un
registre de coopérative. C’est ce
registre que la Direction suit,

51
puis un certificat est délivré
après enregistrement c’est
l’agrément. Le seul élément qui
sert de suivi c’est le registre et
quand la coopérative n’exerce
pas l’agrément est retiré.la
seule difficulté est que nous
n’avons pas la possibilité nous
même à la Direction de pouvoir
aller sur le terrain pour vérifier
si la coopérative exerce ou non.

Quatrième intervention : M.
Jacques KOUMBA,
Ministère de l’Education
Nationale : au niveau de
l’Education nationale il y a un
véritable suivi et évaluation sur
tout ce qui se fait sur le
territoire national. Il y a un
appui financier extérieur
(Banque Africaine de
Développement) qui
accompagne l’enseignement
technique et l’éducation
nationale dans la réhabilitation
des établissements,
l’acquisition des équipements
et dans la formation des
enseignants et des encadreurs.
Dans le cadre de ces
financements il y a toujours des
rapports d’évaluations dans le
cycle de vie du projet présenté,
la préparation, l’identification,
la signature du contrat et sa
mise en œuvre. La BOP a prévu
des documents de suivi et
évaluation dans l’élaboration de
la mise en œuvre d’une
politique publique.

Mme BARRY Aïssatou épse


MINKO, Le but visé est
d’améliorer les conditions
d’hygiène. Sa permet de mettre

52
en place des formations pour
les opérateurs afin de mettre en
place des partenariats
d’accompagnement ; celles-ci
visant la santé des
consommateurs.

M. Pascal DISSELE AKAMBA (DGEPP


à l’AGASA) : quel est le but visé de ces
inspections ?

Mme BARRY Aïssatou épse


MINKO,
En 2019, il y a eu une mise en
place de l’implémentation de
nouvelles méthodologies de
systèmes. L’AGASA a
également mis l’accent sur la
communication ; il y a des
numéros sur lesquels les
populations peuvent appeler ou
écrire pour signaler certains
manquements au niveau d’un
Mme NDICKO Sarah- établissement. Nous répondons
Hortense (DGEPP à et les inspections s’en suivent.
l’AGASA) : est-ce que vous En 2020, il y a eu quelques
mesurez l’impact de ces retours positifs des populations.
inspections sur les
populations ? est-ce que cela
produit un effet après la
formation vu que celle-ci est
mise en place depuis 2019 ? M. MEDANG MEYE,
Est-ce qu’il Ya une
amélioration au niveau des Ministère de l’agriculture :
consommateurs ? l’administration du Ministère
est déconcentrée. Elle est dans
tous les départements du Gabon
et elle a ce que l’on appel des
chefs de secteurs, des
responsables de centre qui font
le constat que tel ou tel
coopérative n’exerce pas au
chef de service provinciale ;
celui remonte au Directeur
Mme NDICKO Sarah-Hortense (DGEPP provincial et ainsi de suite
jusqu’au Ministère. Il y a une

53
au Ministère de l’agriculture) : par quels difficulté au niveau du
moyens obtenez-vous les informations sur ministère, l’information qui
les coopératives qui n’exercent pas ? vient du chef de secteur n’est
pas toujours juste car celui-ci
vivant les réalités a parfois des
soucis avec telle ou telle
coopérative ou association.
Donc quand l’info descend il
n’est pas facile pour le DG de
vérifier l’info.

Mme NDICKO Sarah-


Hortense (DGEPP) : oui
même si elle n’est pas
pleinement perceptible.
Cependant, de façon générale,
le contrôle financier est fait par
la Cour des Comptes et il y a
des sanctions.

M. Jacques KOUMBA à la DGEPP : nous Mme NDICKO Sarah-


constatons que les ressources humaines Hortense (DGEPP) : oui la
existent mais il y a un souci en ressources cible diffère de la population
financières. Est-ce que l’inspection cible, la cible est la population
financière existe toujours ? que l’on souhaite toucher lors
d’une action. Elle est incluse
dans la population cible qui elle
est la population totale pour
laquelle on a besoin des
informations.

Mme BARRY Aïssatou épse MINKO,


(AGASA) : on met en place un tableau de
bord et l’enquête peut se faire
Dr AMBOUNDA Nathalie à hebdomadairement. Les inspections hors
la DGEPP : la cible diffère-t- pêches sont réalisées deux à trois jours dans

54
elle de la population cible ? la semaine et à la fin de celle-ci on a un
tableau de bord qui précise le pourcentage
réalisé. Ensuite au bureau technique, ils ont
des détails qui préciseront qui a été inspecté
de qui ne l’a pas été. Cela permet de faire un
suivi.

Mme NDICKO Sarah-Hortense (DGEPP


à l’AGASA) : dans le cadre de vos
inspections quels sont les outils que vous
utilisés pour pouvoir suivre la montée des
informations ? est-ce un tableau de bord, des
agents de tablette ou un logiciel ?

Section 3 : Recommandations

Après avoir procédé à l’évaluation de l’impact qu’à le MAEP sur les Politiques Publiques du Gabon ou
plutôt celle qu’elle pourrait avoir si jamais la commission nationale du Gabon-MAEP en collaboration avec
le gouvernement exécutait scrupuleusement le plan inscrit dans le cadre logique susmentionné tout en tenant
compte des problèmes répertoriés, nous avons jugé judicieux de préconiser tout de même un certains
nombres de pistes de solutions qui modestement pourraient permettre au MAEP d’impacter efficacement les
politiques publiques du Gabon pilotés par les décideurs en charge de mené la gouvernance dudit Pays.
Par ailleurs, nous recommandations vont à l’endroit non seulement du Gouvernement gabonais afin d’utiliser
le processus du MAEP à bon escient mais elles s’adressent également au MAEP qui dans le fond doit revoir
et renforcer un certains nombres de dispositifs afin d’asseoir de façon effective son ambition de voir tous les
pays Africains pratiquer au travers des modalités indiquées une excellente Gouvernance qui mettra

55
relativement un frein aux maux dont les Etats membres font face.
Pour ce faire, et pour un impact reluisant du MAEP sur les politiques publiques du Gabon, il est important
pour le gouvernement de mettre en place des méthodes qui permettront d’optimiser :
Les Ressources Humaines ;
L’organisation des financements ;
Les ressources matérielles ;
L’institutionnalisation des mécanismes adéquats ; et
L’implantation d’un système de communication inter-relié.
Pour optimiser les Ressources Humaines, le Gouvernement gabonais doit nécessairement opter pour la
formation du personnel administratif mais aussi pour la formation des jeunes étudiants depuis les écoles et
universités afin que s’installe une culture de l’évaluation.
En effet, la réticence de certains hommes politiques et de la plupart des administratifs gabonais face à
l’évaluation est due au fait que ces derniers apparente l’évaluation à l’audit ou au contrôle à cause de
l’ignorance. Comment espérez dès lors que ces derniers divulgue leurs bases de données afin qu’ils soient
évalués. Si nous saluons déjà l’effort que mène la DGEPP en procédant à une sensibilisation massive sur la
notion d’évaluation, il demeure toutefois indispensable qu’il puisse y avoir un renforcement de capacités et
des formations relatives à la maitrise de l’évaluation.
Par ailleurs, il est également important que le gouvernement gabonais engage les autres acteurs dans le
processus du MAEP.
Compte tenu de la nature du MAEP, il faut qu’une large composante de la société civile, par exemple les
coalitions nationales ou les plateformes, porte les efforts des OSC. Dans l’idéal, ce sont ces regroupements
qui doivent en assurer le leadership ou alors, des OSC capables de mobiliser les acteurs les plus significatifs
car en réalité aucune entité de la société civile ne peut mener exclusivement le travail au nom de toute la
société civile.
Articuler le MAEP aux autres mécanismes existants est également très important. Au Gabon, le MAEP a
trouvé d’autres initiatives de gouvernance et de développement. L’Etat gabonais a procédé par exemple à la
création d’un ministère en charge de la Promotion de la Bonne Gouvernance, de la lutte de Contre la
Corruption sans omettre la Direction Générale de l’évaluation des Politiques Publiques. Cette institution par
exemple est par essence l’acteur gouvernemental par excellence dont les missions sont en quelques sortes
similaires à ceux du MAEP. Il faut donc réussir à concilier et faire articuler les objectifs du MAEP à ceux
des institutions nationales surtout quand on sait que l’avantage pourrait assurément être celui de rationaliser
les ressources et de renforcer les acquis.
Pour ce qui concerne les financements, nous proposons que le gouvernement mette en place un système de
financement à l’intérieur duquel seront éjectés directement de l’argent aux politiques publiques non

56
seulement qui ont été évaluées et inscrit dans le Plan National d’Action mais qui surtout permettront de
pallier aux problèmes les plus urgents qui seront jugés prioritaires par le MAEP, la DGEPP, la Société
Civile les institutions en charge de l’économie et du budget de l’Etat et même les personnes en charge du
Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) qui est une Taske force déployé pour mettre en œuvre des
Politiques Publiques suivant trois principaux pivots : le pivot social , économique et transversal.
Par ailleurs, le MAEP est une institution Supranational. Ce caractère du MAEP pourrait aisément permettre
au  Gabon de solliciter des appuis financiers aux organismes tels que la BAD par exemple dans l’optique où
l’un des buts du MAEP est justement de favoriser l’intégration économique des Etats membres dans la
région et le continent.
Ensuite, nous avons les ressources matérielles. Les ressources humaines et financières réunies, il faut du
matérielle de sorte que tout ce qui a été conçu et financé puisse être tangible et concret. Pour ce faire, nous
recommandons au gouvernement d’attacher également du prix à l’achat des matériaux nécessaires à la
réalisation des différentes Politiques Publiques y afférentes. S’il s’agit par exemple de mettre en place une
politique d’eau potable dans tout le Gabon, il est nécessaire d’avoir des équipements performants (engins,
des véhicules tout terrain, etc.)
Enfin, l’implantation d’un système de communication inter relié est de mise.
En recommandant un tel système, nous préconisons qu’il soit implanté à l’intérieur de chaque institution
publique centralisé ou décentralisé ainsi que des organisations travaillant en collaboration ou sous la tutelle
de l’Etat, des cellules d’évaluation et de suivi évaluation qui seront en communication permanente avec la
commission nationale du MAEP et les acteurs gouvernementaux et inversement ; dans le but d’établir un
échange d’informations, de bases de données permettant d’éclairer d’analyser et aider les décideurs
politiques à prendre les bonnes décisions.

Les réalisations du MAEP sont très encourageantes à ce jour. Il a responsabilisé les citoyens et démystifié
les gouvernements, en les rendant plus facilement abordables, plus accessibles et plus réactifs. Il a dégagé et
responsabilisé le «  citoyen-petit poucet » face aux contraintes et diktats de «  l’Etat-ogre-autoritaire » c’est
du moins le constat fait dans les pays qui ont déjà achevé le processus. Mais au-delà des dix-huit (18) années
d’expérience que compte le MAEP, et surtout après analyse et réflexion, nous avons répertoriés quelques
défis auxquelles le MAEP reste confronté dont celui de traiter définitivement et en priorité le manque
structurel de ressources financières pour assurer le fonctionnement régulier du MAEP. Pour cela, nous
recommandons au MAEP d’exiger le paiement régulier des cotisations aux Etats membres qui s’élève à
100 000 dollars par an.
Le second défi est celui de généraliser l’exercice d’autoévaluation de la gouvernance à tout le continent
et pour cela nous recommandons que le MAEP réunisse tous les Etats membres à discuter des défis

57
auxquelles ils sont confrontés afin de trouver des solutions à tous les niveaux (continental, national, sous
régional et local) avec une implication effective des gouvernements, du secteur privé, des organisations de la
société civile et des médias. Cela permettra de redynamiser les processus d’auto-évaluation de ceux qui
avaient perdu le momentum à l’exemple du Gabon dont il est question aujourd’hui dans ce mémoire. Ce
faisant, nous préconisons l’adhésion de tous les Etats membres de l’UA au mécanisme car cela rendrait plus
aisé l’harmonisation des Politiques économiques et sociales et faciliterait l’intégration régionale de l’Afrique
entière pour l’éradication de l’extrême pauvreté.
Le MAEP n’est pas un mécanisme très connu, cela constitue une faiblesse dans l’impact qu’il doit avoir sur
la gouvernance en générale de ses Etats membres nous pensons donc qu’il doit accroitre sa visibilité en
Afrique et dans le monde grâce à un par exemple à des partenariats avec les médias et les OSC. Cela
permettra un maillage systématique du continent Africain dont les morceaux de territoires seraient alloués à
des éléments de la société civile ainsi qu’aux média pour relayer l’information sur le MAEP jusqu’au niveau
administratif décentralisé le plus bas. La coopération avec d’autres organisations régionales et Onusiennes
par exemple permettra de promouvoir l’image de l’Afrique et accroitre la visibilité.
Pour finir, nous pensons que le MAEP doit relever le défi de promouvoir la bonne gouvernance
institutionnelle, politique, économique et sociale. Nous pensons qu’en devenant la propriété collective
revendiquée, le MAEP serait en passe de gagner ainsi son pari à savoir celui de la bonne gouvernance qu’il
doit continuer de promouvoir ainsi que les grands principes qui l’encadrent dans ses déclinaisons.

CONCLUSION

58
Références bibliographiques

1- Sources Ecrites
-
-
-
-
2- Sources Orales
-
-
-
-
3- Sources Sitographiques

59
-
-
-
-
-
-
-
-

60
ANNEXES

61
Annexes

Annexe 1 : Décret de la Direction Générale de l’Evaluation des Politiques Publiques

62
Annexes

Annexe 2 : Décret portant abrogation et modification de la Commission Nationale du


Gabon-MAEP

63
Annexes

Annexe 3 : processus schématique de l’évaluation du MAEP

64
Annexes

Annexe 4 : Atelier d’élaboration des outils de collecte de données relatives à la mise en


œuvre des Politiques Publiques

65
Annexes

Annexe 5 : Séance de travail entre l’UNICEF et la DGEPP pour un renforcement de


capacités sur les procédures de gestion financière et comptable de l’UNICEF 

66
Annexes

Annexe de 6 : Atelier de vulgarisation de la pratique de l’évaluation des politiques


publiques auprès des Responsables des Programmes et Projets de l’Administration
centrale

TABLE DES MATIERES


SOMMAIRE

DEDICACE

REMERCIEMENTS

LISTE DES ABREVIATIONS

67
AVANT-PROPOS

INTRODUCTION 7

PARTIE I : Généralités sur la structure d’accueil

Section 1 : présentation de la structure d’accueil 11


Section 2 : Missions et activités de la structure 12
Section 3 : localisation, organisation, fonctionnement et organigramme 14

PARTIE II : DEROULEMENT DU STAGE

Section 1 : intégration au sein de la structure 22


Section 2 : les taches effectuées 23
Section 3 : Bilan du stage 24
PARTIE III : le Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs et son impact sur les politiques
publiques du Gabon

Section 1 : Approche historique 28


Section 2 : Evaluation de l’impact du mécanisme africain d’évaluation par les pairs dans les politiques
publiques du Gabon 41
Section 3 : Recommandations 56
CONCLUSION 60

Références bibliographiques  61
Annexes 62

68

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