GM 63294
GM 63294
GUIDE D'EVALUATION DES GISEMENTS D'OR - TOME 3 - CLASSIFICATION DES RESERVES ET DES
RESSOURCES
CENTRE DE RECHERCHES MINÉRALES
Service de la Géoinformation
GUIDE D'ÉVALUATION DES
GISEMENTS D'OR
Tome 3
Classification des réserves
et des ressources
pour le
Centre de recherches minérales
GÉOCONSEIL
MARCEL VALLÉE INC. ROCIHIE
Ltée Groupe-conseil
Publié et diffusé par
le Centre de recherches minérales
Ministère de l'Energie et des Ressources
2700, rue Einstein
SAINTE-FOY (Québec)
G1P 3W8
Le Centre de recherches minérales est heureux de vous présenter ce Guide d' évaluation des
gisements d'or destiné aux professionnels et aux responsables de l'évaluation des aspects
relatifs àla géologie, l'ingénierie et l'économie des gisements d'or. Ce guide sera utile autant
pour les compagnies minières ou d'exploration que pour les différents organismes financiers,
de réglementation et gouvernementaux impliqués dans le domaine minier.
Les deux principaux objectifs poursuivis dans ce document sont de fournir des procédures
et des outils appropriés d'évaluation des gisements d'or et d'établir des définitions des
réserves plus cohérentes et plus pertinentes que celles utilisées présentement. Le guide
d'évaluation des gisements d'or contient aussi une description complète du processus de
développement minier.
Ce document s'inscrit dans la liste des guides que le Centre de recherches minérales met à
la disposition de ceux qui oeuvrent dans le secteur minéral.
Le directeur général
du Centre de recherches minérales,
SOMMAIRE
SUMMARY
The key elements follow current trends. The term reserve shall
only be used in an operating mine or in a project where information in all
axes of knowledge is adequate to insure the feasibility of the mining project.
At earlier stages of deposit development, when quantitative knowledge is
available mainly in the geological axis, the terms delimited mineralised
resource or delimited mineral deposit should be used, in accord with the
recommendations of the Australasian Code (1988). Both Proven and
Probable reserves will be subdivided in two classes to better express the many
steps of mineral valuation; similar divisions will be used for the delimited
deposits (or mineralisations). In addition, the category of Possible reserves
should be replaced by Inferred mineralisations (or resources); this conforms
to SEC regulations and to the recommendations of the Australasian Code.
Use of the margin of error at the 90% confidence level is proposed by the
Guide to establish the precision of the estimates and help distinguish between
the proposed categories and classes.
SOMMAIRE
SUMMARY
3.4 COMPARAISONS 56
RÉFÉRENCES 61
CHAPITRE I
PRÉSENTATION
DES CLASSIFICATIONS
EXISTANTES
TOME III
Il n'y a pas lieu de revoir et d'étudier dans le détail toutes les classifications existantes.
Les définitions acceptées dans le contexte nord-américain et anglo-saxon se regroupent essen-
tiellement en deux classes. Ce sont, d'une part, les définitions du United States Geological
Survey pour les Ressources/Réserves et, d'autre part, les définitions des organismes de régle-
mentation, avec lesquelles se regroupent les normes qu'un comité de l'Association of Professional
Engineers of Ontario a révisées en 1986. Notre revue portera de plus sur le Système canadien
de classification des gisements de charbon, sur le Code australasien et sur quelques définitions
européennes.
Les systèmes de classification des réserves utilisent l'une ou l'autre de deux séquences
de termes: la suite dite "probabiliste" avec les catégories Prouvé/Assuré, Probable et Possible,
et la suite dite "quantitative" avec les termes Mesuré, Indiqué et Inféré.
Au début du siècle, dans le contexte nord-américain, la pratique était influencée par les
conditions minières de l'exploitation de gisements de type filonien ou de type tabulaire, sous
terre, et par le contexte d'une valorisation axée sur les travaux miniers beaucoup plus que sur
les sondages. L'élément subjectif était de plus marqué accentué dans l'estimation, malgré des
critères concrets de développement. Voici des définitions types de l'époque oh le mot "Ore" ou
"Minerai" était le mot clé:
Positive Ore or Ore Developed: ore exposed on 4 sides in blocks of a prescribed size;
Ore Blocked Out: ore exposed on 3 sides within a reasonable distance of each other.
Possible Ore or Ore Expectant • ore in whole or in part below or beyond the range of vision.
étroites des travaux de valorisation sous-terre et des règles empiriques citées pour axer les
définitions sur l'appréciation du contexte géologique et des perspectives de continuité.
PROBABLE ORE: ore where there is some risk, yet warrantable justification for assumption
of continuity.
PROSPECTIVE ORE: ore which cannot be included in the above classes, nor definitely
known or stated in any terms of tonnage.
Un soin particulier doit être porté d l'emploi du mot "minerai". Le terme est défini
comme suit dans les plus récents règlements adoptés en vertu de la Loi de l'Ontario:
b) Un "minerai pr uvé" est un amas particulier pour lequel un tonnage a été calculé
d'après ses dimensions relevées soit par affleurements ou tranchées, soit par des
travaux souterrains ou par des forages et dont la teneur est calculée à partir d'un
échantillonnage adéquat. La localisation des travaux de mise en valeur,
l'échantillonnage, les caractéristiques géologiques et les autres mesures sont telles que
les dimensions de l'amas ainsi que sa forme sont bien définies et la teneur est estimée
dans les limites d'une marge d'erreur qui doit être indiquée11.
L'on doit aussi mentionner si le tonnage prouvé est un tonnage en place ou un tonnage
exploitable avec un facteur de dilution connu et indiquer les raisons qui sont d la base du
calcul de ce facteur de dilution;
c) Le "minerai probable" est un amas particulier pour lequel le tonnage et la teneur ont
été calculés partiellement d partir des mesures spécifiques d'échantillonnage ou de
données de production et partiellement d partir de projections d'évidences géologiques
d des distances raisonnables. Le minerai est de même "probable" lorsque la
corrélation des indices examinés, les mesures prélevées et l'échantillonnage en général
indiquent qu'il est difficile et inapproprié d'établir de façon certaine la teneur et la
forme de la minéralisation;
d) le "minerai possible" est un amas pour lequel les calculs quantitatifs sont largement
basés sur une connaissance générale des caractères géologiques de la région et pour
lequel il y a très peu, ou pas, d'échantillonnage ou de mesures. Les calculs sont basés
sur une continuité ou sur une répétition présumée des caractéristiques pour lesquelles
il y a des indications géologiques valables; ces indications peuvent comprendre des
comparaisons avec des dépôts similaires. Les amas qui sont complètement dissimulés
peuvent être inclus dans ces calculs, d condition qu'il y ait une évidence marquée de
leur présence.
"Les termes minerai et réserve sont ceux qui influencent le plus l'épargnant; ils sont
souvent utilisés d'une façon abusive.
....Le terme minerai est relié d la notion de profit et ne doit jamais être utilisé sans qu'une
étude de rentabilité ait démontré que la minéralisation en question peut être exploitée d
profit.
Lorsque des réserves sont présentées dans un rapport, l'auteur doit présenter les
critères utilisés pour estimer ces dernières et la description précise du type de réserve dont
il est question. L'auteur doit aussi décrire la nature et la densité de l'échantillonnage et
indiquer le degré de certitude acquis.
Il faut indiquer pour les réserves prouvées et les réserves probables si un facteur de
dilution a été utilisé et quelles sont les raisons d la base du choix du facteur utilisé. Un
facteur de dilution est inapproprié pour les réserves possibles.
Lorsque plusieurs lentilles minéralisées sont présentées, les réserves de chacune d'elles
doivent être rapportées séparément. On doit indiquer la largeur moyenne de chacune des
lentilles.
Les réserves possibles ne peuvent être ajoutées d celles d'autres types; elles doivent être
rapportées séparément. Elles ne peuvent être utilisées dans une étude de rentabilité.
Une autre section de l'Instruction Q-23 traite sommairement des études de rentabilité
et des études de préfaisabilité:
Les normes de la Security and Exchange Commission des USA (SEC) sont axées sur
les objectifs de cet organisme de réglementation. Le principe fondamental est "la présentation
complète au public investisseur du caractère réel de l'investissement proposé" (2.
Les principes directeurs de l'action de la SEC dans le domaine minéral sont explicités
dans un texte de D. M. Abbott, Jr, 1985 2 . Ce sont les suivants:
1) Reserves are that part of a natural resource occurrence which can be economically and
legally extracted at a profit at the time of the reserve determination.
2) The determination that reserves exist requires a high degree of assurance concerning the
deposit's geological character and an economic analysis of process and costs, production
rates and methods, etc.
4) The differences between reserve categories for mining and (those for) oil and gas reflect
differences in the degree of geological assurance- with which the reserves are known to
exist, and are thus consistent with the general principles.
"full disclosure about the character of investments to the general investing public"
Abbott applique aux réserves minérales le commentaire suivant du SEC qui a été rédigé
d'abord pour les réserves d'hydrocarbures:
"Estimations of[reserves] are, in the final analysis, expressions off udgement predicated
upon knowledge and experience. An estimation of [reserve], however, purports to be more
than an arbitrary determination- it seeks to attach value as a consequence of method. No
specific method of estimation [of reserves] is required, but the method used must be an
orthodox method, in accordance with orthodox definition of terms, and the one best adapted
to the making of reliable estimations of [reserves]for the property in question."
(SEC, Schedules A and C).
Les exigences de la Security and Exchange Commission des USA concernant les
financements miniers sont contenus dans la Section 17 (Item 17a) de "Form 18,
REGISTRATION STATEMENT UNDER THE SECURITIES ACT OF 1933 et dans le SEC
Release 33-6299.
A) Les réserves
RESERVE: That part of a mineral deposit which could be economically and legally extracted
or produced at the time of the reserve determination. Note: Reserves are customarily stated
in terms of "ore" when dealing with metalliferous minerals; when other materials such as
coal, oil shales, tar sands, limestone, etc, are involved, an appropriate term such as reco-
verable coal may be substituted.
PROVEN (MEASURED) RESERVES: Reserves for which (a) quantity is computed from dim-
ensions revealed in outcrops, trenches, workings, or drill holes; grade and / or quality are
computed from results of detailed sampling and (b) sites for inspection, sampling, and meas-
urement are so closely spaced and the geologic character is so well defined that size, shape,
depth, and mineral content of the reserves are well-established.
PROBABLE (INDICATED) RESERVES: Reserves for which quantity and grade and /or
quality are computed from information similar to that for proven (measured) reserves, but
the sites for inspection, sampling, and measurements are farther apart or are otherwise less
adequately spaced. The degree of assurance, although lower than for proven (measured) re-
serves, is high enough to assume continuity between points of observation.
La catégorie Réserve possible n'est pas acceptée dans ces définitions, "n'étant pas
appuyée sur suffisamment d'informations géologiques" (Abbott, 1985,2. Le Form 18 spécifie
de plus dans une Instruction explicite:
Estimates other than proven (measured) and probable (indicated) ore reserves, and any es-
timated values of such reserves shall not be disclosed unless such information is required
to be disclosed by foreign or state laws; provided however, that where such estimates prev-
iously have been provided to a person (or any of its affiliates) that is offering to acquire,
merge or consolidate with, the registrant or otherwise acquire the registrant 's securities,
such estimates may be included.
1) Exploration Stage - includes all issuers engaged in the search for mineral deposits
(reserves) which are not in either the development or production stage.
3) Production Stage - includes all issuers engaged in the exploitation of a mineral deposit
(reserve).
Instruction: Mining companies in the exploration stage should not refer to themselves
as development stage companies in the financial statements, even though such
companies should comply with FASB Statement No. 7, if applicable.
Il faut souligner ici que le "Development Stage" du SEC correspondrait à nos stades
8 et 9, non à nos stades 4 à 7 puisqu'on y parle d'un established commercial deposit
•
Il faut noter ici que le schéma de classification des réserves du SEC est axé sur les
situations de production et de mise en production. Ce système apparaît donc peu adapté aux
situations initiales suivant la découverte et la définition d'un gisement. Le schéma ne contient
que le qualitatif "well established", et aucun élément de quantification.
l'inventaire des ressources des gisements de phosphate de caractère sédimentaire des USA, dans
le USGS Circular 882, 1982 4 .
L'introduction du texte cité résume très bien les objectifs du système proposé. Les
termes de référence qui y sont établis englobent toute la perspective des inventaires géologiques
et minéraux, l'évaluation des ressources autant que celle des réserves.
" Long term public and commercial planning must be based on the probability of
discovering new deposits, on developing economic extraction processes for currently
unworkable deposits and on knowing which resources are immediately available....
.. To best serve these planning needs, known resources should be classified from two
standpoints: 1) purely geologic or physical/chemical characteristics -such as grade quality,
tonnage, thickness, and depth- of the material in place: and 2) profitability analysis based
on costs or extracting and marketing the material in a given economy at a given time.
.. The system can be used to report the status of mineral and energy fuel resources for
the Nation or for speck areas.
Nous présenterons ici les principales définitions de ce système; les définitions et les
principes directeurs sont explicités dans les tableaux ci-joints tirés du même travail. Les tableaux
R1.1 et R1.2 montrent deux volets de cette classification.
RESOURCE
A concentration of naturally occurring solid, liquid, or gaseous material in or on the Earth's
crust in such form and amount that economic extraction of a commodity from the concentration
is currently or potentially feasible.
IDENTIFIED RESOURCE
"Resources whose location, grade quality, and quantity are known or estimated from specific
geologic evidence. Identified resources include economic, marginally economic and sub-
economic components. To reflect varying degrees of geologic certainty, these economic
divisions can be divided into measured, indicated, and inferred."
Identified resources are divided into Demonstrated and Inferred: the Demonstrated is
subdivided into the Measured and Indicated subdivisions.
INDICATED - Quantity and grade and(or) quality are computed from information
similar to that for measured resources, but the sites for inspection, sampling, and
measurement are farther apart or are otherwise less adequately spaced. The degree or
assurance, although lower than that for measured resources, is high enough to assume
continuity between points of observation.
RESERVE BASE
That part of an identified resource that meets specified minimum physical and chemical criteria
related to current mining and production including those for grade, quality, thickness, and depth.
...in place demonstrated resource (measured and indicated) from which reserves are
estimated
The reserve base includes those resources that are currently economic (reserves), some that are
marginally economic (marginal reserves), and some of those that are currently sub-economic
(sub-economic resources).
The RESERVE BASE is an encompassing resource category delineated by physical and chemical
criteria. A major purpose for its recognition is to help in long range public and commercial
planning.
...The intention is to "define" a quantity of in place material, any part of which may become
economic, depending on the extraction plans and economic assumptions finally used.
...criteria for the reserve base will be established for each commodity.
ÉCONOMIQUE
SOURCES SOURCES
DE
ÉCONOMIE DE
RÉSERVES
MARGINALE
RÉSERVES INFÉRÉES
NON - - ------------ ---_
RENTABLE
AUTRES
MATIÈRES NON CONVENTIONNELLES ET DE BASSE TENEUR
OCCURRENCES
Fig.C1.1
' RÉSERVES
ÉCONOMIQUE RÉSERVES INFÉRÉES
RÉSERVES
ÉCONOMIE RÉSERVES MARGINALES MARGINALES
MARGINALE INFÉRÉES
RESSOURCES RESSOURCES
NON- NON - RENTABLES
NON - RENTABLES
RENTABLE INFÉRÉES
DÉMONTRÉES
AUTRES
OCCURRENCES MATIÈRES NON CONVENTIONNELLES ET DE BASSE TENEUR
Fig.C1.2
GUIDE D'ÉVALUATION
ÉLÉMENTS DE LA CLASSIFICATION }
Réserves / Ressources
RESERVES
That part of the RESERVE BASE which could be economically extracted or produced at the
time of determination. The term RESERVES need not signs that extraction facilities are
in place and operative. RESERVES include only recoverable material. ... When the term
RESERVE is used alone, without a modifting adjective such as indicated, marginal or
inferred, it is to be considered synonymous with the demonstrated-economic category
implies that profitable extraction or production under defined investment assumptions
has been established, analytically demonstrated, or assumed with reasonable certainty.
MARGINAL RESERVES
That part of the reserve base which at the time of determination borders on being
economically producible. Its essential characteristic is economic uncertainty.
Les termes suivants sont valides surtout pour l'inventaire des ressources, cependant les
descriptions des niveaux de connaissance sont d'intérêt dans le contexte d'exploration minérale.
UNDISCOVERED RESOURCE
Resources, the existence of which are only postulated, comprising deposits that are separate
from identified resources.... not based on reserve/reserve/base extensions, but rather on
geologic inference alone...
HYPOTHETICAL RESOURCE
Undiscovered resources that are similar to known mineral bodies and that may be
reasonably expected to exist in the same producing district or region under analogous
conditions....
SPECULATIVE RESOURCE
Undiscovered resources that may occur either in known types of deposits in favourable
geologic settings where mineral discovet of the resource are well established.
INDICATED - Quantity and grade and(or) quality are computed from information
similar to that for measures resources, but the sites for inspection, sampling, and
measurement are farther apart or are otherwise less adequately spaced. The degree or
assurance, although lower than that for measured rèso.urces, is high enough to assume
continuity between points of observation.
1.5.1 LE MANDAT
Un Comité interne de l'APEO a été formé pour réviser les définitions associées à
l'estimation des réserves; l'essentiel du rapport de ce Comité a été présenté par Leigh S . Le
mandat comportait une révision des normes établies par cet organisme en 1976, normes qui
étaient similaires aux énoncés de politique des organismes canadiens de réglementation. Les
recommandations du comité se situent dans la continuité des définitions de Hoover, tout en
essayant d'intégrer dans ce cadre les principes de la classification du USGS.
Le rapport APEO 1986 s'inspire des principes directeurs suivants, sur lesquels un
rapport d'évaluation des réserves devrait s'appuyer de façon prioritaire (non exclusive):
Les définitions suivantes sont proposées par le Comité APEO comme nouveau standard:
PROVEN RESERVES" or MEASURES RESERVES" are those materials for which tonnage
is computed from dimensions revealed in outcrops or mine workings and/or drill holes and
for which the grade is computed from the results of adequate sampling. The sites for
inspection, sampling, and measurements are so spaced and the geological character so well
defined that the size, shape, and minera! content are established. It should be stated
whether the tonnage and grade of "PROVEN" or "MEASURED" reserves are in situ or
extractable. Dilution factors and cut-off grades, if used, should be clearly explained and
the vertical and horizontal projections from intersections or sample points should be given.
"PROBABLE RESERVE" or "INDICATED RESERVE" > > ORE< < are those materials
for which tonnage and grade are computed partly from specific measurements, samples, or
production data, and partly from projection for a reasonable distance on geological
evidence. The sites available for inspection, measurements, and sampling are too widely
or otherwise inappropriately spaced to outline the material completely or to establish its
grade throughout. It should be stated whether the tonnage and grade of "PROBABLE" or
"INDICATED" reserves are in situ or extractable. Dilution factors and cut-off grades, if
used, should be clearly explained and the vertical and horizontal projections from
intersections or sample points should be given.
Les principes de base du système USGS ont été repris dans divers travaux d'inventaires
du Ministère de l'Energie, des Mines et des Ressources du Canada. Zwartendyk 6 a exposé une
terminologie appropriée à l'application des principes de base du système proposé par le USGS
aux travaux canadiens de classification des ressources. Notons que cette application du système
du USGS aux divers travaux du Ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources n'a
cependant pas été transposée explicitement dans la pratique de l'industrie minière canadienne,
ni dans celle des organismes de réglementations.
Dans ce système, la définition des ressources et des réserves se fait de façon similaire
au système du USGS; mais en fonction de trois axes au lieu de deux. Ces axes sont l'assurance
géologique, la faisabilité technique et économique et finalement le besoin et les marchés. Ce
système est ensuite appliqué de façon plus détaillée dans des contextes particuliers, tels les
gisements exploitables à partir de la surface ou encore la classification des gisements en fonction
de l'épaisseur minimum des bandes.
On considère quatre types de gisements pour tenir compte des degrés de complexité
(sédimentaires ou tectoniques) des lits à l'intérieur de secteurs spécifiques. Dans cette
perspective de complexité des conditions, on utilise les termes suivants: "Low" (subdivisé en
types A, B, C), "Moderate", "Complex" et "Severe". Chaque division et subdivision est établie
à partir de la description de gisements types.
C) Les Réserves
Les définition suivantes sont utilisées pour les réserves canadiennes de charbon:
Reserves are coal quantities that are anticipated to be mineable, based on the
completion of feasibility studies, with existing technology under prevailing economic
conditions, and which have no legal impediment to mining.
Reserves would meet "immediate interest feasibility criteria".. and measured and or
indicated assurance of existence criteria.
Two primary categories of reserves are proposed:,..
..reserves within the boundary of active mines.
..reserves not within active mining areas.
Coal quantities are further subdivided into coal in mineable seams, recoverable coal,
and saleable coal. ... Saleable coal is the quantity of coal that can be delivered to the
point of use, and therefore includes all losses in preparation and shipping.
D) Commentaires
Le système de classification des gisements de charbon a été élaboré pour tenir compte
des conditions géologiques particulières de ce matériel. La condition primordiale de ces
gisements est la continuité géologique des unités et lits de charbon dans un contexte géologique
sédimentaire et stratiforme. Cette continuité géologique n'exclut pas, cependant, les variations
d'épaisseur, de teneur et les discontinuités des lits causées par les phénomènes structuraux. La
classification tient également compte des variations dans l'exploitation de ces lits qu'amènera la
méthode minière utilisée, autant dans la quantité recouvrable que pour les paramètres
quantifiables de l'exploitation.
Dans les estimés des volumes et des teneurs, la quantification se fait en fonction du
critère de distance au point d'échantillonnage le plus rapproché. Les techniques géostatistiques
d'estimation ont aussi été utilisées, mais il arrive que le nombre de points d'échantillonnage soit
trop faible pour l'utilisation de ces méthodes ( <50 ), ce qui souligne l'importance que prend
la continuité géologique dans l'estimation de ces gisements.
Le système utilisé par Exxon est basé sur la distinction entre ressources et réserves, et
endosse donc l'usage restreint de ce dernier terme. Harrison propose une nomenclature des
réserves, encore expérimentale, qui comporte, au lieu des termes prouvé/mesuré/assuré,
probable/indiqué, des classes numériques indiquant l'ordre croissant de certitude géologique.
On utilisera 40% d'erreur pour la classe III, 20% pour la classe II et 10% pour la classe I
(standard error of the geostatistical estimate of the mean grade of the recoverable resource).
Cette classification n'est basée, pour l'instant, que sur les niveaux de confiance des facteurs
géologiques qui ont été quantifiés; on espère y intégrer plus tard des niveaux de confiance pour
les facteurs de récupération (ingénierie) et les facteurs commerciaux (économique).
"..link the reporting of mineral resources with the reporting of ore reserves as shown ....
" (Figure C1-3)
" ..define a mineral resource and then outline the process by which it may be upgraded to
an ore reserve through consideration of technical and economic merits and data including
mining, metallurgy and marketing."
"* define and distinguish between mineral resources and ore reserves:
* subdivide identified mineral resources into categories of inferred, indicated and measured:
*discard the use of the terms in situ reserves and possible ore."
Les définitions suivantes sont établies pour les termes ressource et réserve:
... excludes "Pre-Resource Mineralization", from which valuable or useful minerals may be
recovered.
The term ORE RESERVE will only be used if a study:of technical and economic criteria and
data relating to the RESOURCE has been carried out and it will be stated in terms of
mineable tonnes or volume and grade.
Niveau de
connaissance
géologique et INFÉRÉES
de confiance
croissant
INDIQUÉES
PROBABLES
Prise en considération
des aspects économiques,
miniers, métallurgiques,
commercialisation, d'envi-
ronnement et des facteurs
sociaux et gouvernementaux.
MESURÉES
PROUVÉES
Fig.0 1.3
TERMINOLOGIE RECOMMANDE
GUIDE DEVALUATION CODE AUSTRALIEN 1
Réserves / Ressources
Pour compléter les perspectives sur les classifications des réserves, il est opportun de
citer les principaux éléments des classifications européennes. Le système de classification qui
suit a été proposé par le Gesellschaft Deutscher Metallhütten- und Erzbergleute" en 1959 (Jahn,
1959 10). On notera que le niveau de certitude est établi sur la base des statistiques convention-
nelles, ce qui augmente la valeur calculée pour l'erreur. En effet cette méthode statistiques ne
tient pas compte de la régionalisation des variables, comme le fait la géostatistique. Un système
similaire serait utilisé en URSS.
La classification des réserves des Nations Unies est essentiellement une classification
des ressources en place (Shanz, 1980 11). Les réserves minières au sens strict n'en sont qu'une
subdivision. Le tableau C 1-1 résume cette classification dont voici les principales définitions.
Ressources R-1
Ressources en place dans des gisements qui ont été examinés avec suffisamment de détail
pour établir leurs mode d'occurence, leurs dimensions et leurs qualités dans des gisements
spécifiques. Les caractéristiques minières et minéralurgiques des gisements sont connues
par des observations directes avec certaines extrapolations géologiques, géophysiques et
géochimiques. L'assurance de la connaissance est d un niveau élevé, quoique dans certains
cas on admettrait une erreur d'estimation sur les réserves de catégorie R-1, qui pourrait
atteindre 50%. Les ressources R-1 sont subdivisées en Economiques et Subéconomiques.
Ressource R-2
Ressources associées avec des gisements connus, mais dont les estimés sont basés sur les
connaissances géologiques et quelques points d'échantillonnages. L'erreur d'estimation peut
être plus élevée que 50%.
Ressource R-3
Ressources non découvertes mais que l'on présume exister dans des gisements à découvrir,
de types reconnus. L'existence et la dimension de tels gisements sont spéculatives.
Tableau C1-1
SYSTEME EUROPÉEN DE CLASSIFICATION DES RÉSERVES
A-Réserve Le contour des réserves est connu, malgré certaines lacunes, ou les corrélations sont
établies par un réseau d'information suffisamment dense.
Marge d'erreur: ± 10%, Degré d'exactitude: 90%,
Level of confidence: Aussagesicherheit, related to standard statistics.
B- Réserve Le contour des réserves est connu avec des lacunes (gaps) et les relations avec les
réserves prouvées est établie par des forages exploratoires suffisamment rapprochés
pour une certitude de 70%.
Marge d'erreur: 10% ; Degré d'assurance: 70%;
C1-Reserve La réserve est connue par des forages (prospecting) sur des mailles plus larges ou a été
établie au moyen d'informations géophysiques fiables.
Marge d'erreur ± 30%; Degré d'assurance: 70-50%;
C2- Reserve La réserve a été explorée par des forages isolés, ou son existence est assumée sur la
base de sa position géologique.
CHAPITRE 2
Le Guide dégagera d'abord les divers éléments d'ambiguïté des définitions et normes
actuelles ainsi que les limitations et problèmes inhérents à cette situation. Il situera ensuite les
besoins des divers intervenants selon leur rôle et selon les stades du développement minéral dans
lesquels se situe leur action. Dans une dernière étape, le Guide identifiera les éléments et
critères pratiques qui guideront la formulation des nouvelles définitions et normes qui seront
proposées au chapitre 3.
Une première analyse des définitions existantes devra faire ressortir les éléments
essentiels suivants:
1- les caractéristiques générales des systèmes de classification et les lacunes des définitions
existantes, en particulier quant au nombre des classes et quant à leurs limites;
Ces sujets seront discutés dans la perspective de la formulation d'un nouveau système
de classification. Le Tome II du Guide touche également ces sujets, particulièrement les
chapitres 2, 7 (Estimation des volumes, masses et teneurs) et le chapitre 11 (Aspects
Économiques) qui fournissent des repères conceptuels et quantitatifs pour le système proposé.
Le système des Stades de développement minéral proposé ne comporte qu'un seul axe
explicite, regroupant les diverses composantes d'un projet de développement minéral pour en
caractériser le progrès. Les systèmes traditionnels de classification des réserves partagent cette
caractéristique mais sans partager l'aspect évolutif et synthétique de ce système de stades.
Le Code australasien (1988), comme celui du USGS, s'appuie sur deux axes, l'axe de
la connaissance géologique et l'axe technico-économique. Le Code reconnaît dans l'axe
géologique les divisions habituelles et distingue entre ressources et réserves de minerai dans
l'axe technico-économique.
Le système Exxon distingue dans ses trois axes la certitude géologique, celle de la
récupération (ingénierie) et la certitude économique. Cette grille d'analyse montre un progrès
sur les systèmes qui l'ont précédée et le Guide utilisera cette. division, en développant certains
aspects. Le système proposé par Harrisson comporte égalerrient des critères de quantification,
qui seront discutés dans la section 2.5.
RESSOURCES
IDENTIFIÉES
DÉCOUVERTE
vr/
RÉSERVES r- - -- -_/ /
MINÉRALES T* /
GÉOLOGIE i i-^ •
► ~ ► RÉSERVES
DE MINERAI
POTENTIEL
RECONNU
CAPACITÉ
ACTUELLE
Fig.0 2.1
EVOLUTION DS RESSOURCES
GUIDE D'ÉVALUATION VERS LES RESERVES
Réserves / Ressources
Nous avons vu que l'utilisation des termes minerai, réserve et ressource a fait l'objet
de nombre de définitions et spécifications. A partir des définitions de minerai de Hoover, la
réglementation et la pratique ont graduellement réduit l'usage du terme minerai pour
utiliser le terme réserve, dans le but d'éviter les ambiguïtés reliées au premier terme: en a-t-
il résulté moins d'ambiguïté et de confusion? Une brève analyse critique s'impose.
A) Les définitions
"A native mineral containing a precious or useful metal in such quantity, etc, as to make
its extraction profitable". Dictionnaire Oxford.
"Tout minéral qui contient, à l'état pur ou sous forme de mélange, une ou plusieurs
substances chimiques déterminées, en proportions telles qu'on puisse les isoler industriel-
lement." Dictionnaire Robert.
' "Un propriétaire prudent, avant d'acheter une participation, devrait visiter la mine
et examiner attentivement la nature de la veine, car il est très important qu'il soit sur ses
gardes pour ne pas être la victime de vendeurs d'actions fraudeurs qui chercheraient à le tromper.
Agricola 1531.
Cependant, ces diverses restrictions appliquées à l'usage d'un mot du dictionnaire, n'ont
obtenu qu'un succès mitigé, en partie parce que le terme minerai est demeuré dans la pratique
courante. Quelques extraits de Taylor,1986 12 , décritont bien cette problématique:
"Ore is the valuable solid mineral that is sought and later extracted from the workings of
a mine; for the hoped or expected (though not always achieved) advantage of the mine
operator or for the greater good of the community. " The unhelpful rigidity that tries to
restrict the general industry usage is a requirement in some form or another that "ore" be
mineable at either an assumed or achieved "profit". The resulting difficulties grow from
three roots:
1) A continuing failure to define profit from the several relevant mining viewpoints;
2) The impossibility of advance assurance and, to some extent, retrospective
confirmation of 'profit', however defined;
3) The persistence in defining "ore" as though its only use were in the single narrow
field of 'reserves'; first ignoring all other applications and usages, and then trying
sometimes to miss-apply the definition to those wider fields."
" ....the real essence of "ore" comes from the hope, expectation, intention or action of
mining and treating it. Simply "ore" is mineral that may be. is or has been mined".
L'usage du mot "réserve" dans le sens restrictif qu'on lui applique maintenant s'est
développé progressivement depuis quelques générations. L'Énoncé de politique nationale 2A
n'utilise pas ce substantif. Il semble que le système d'inventaire du USGS a contribué à
consacrer cet usage depuis une génération, tout en contribuant à une certaine confusion. Il s'agit
d'éliminer de l'usage le terme minerai et d'utiliser le terme réserve pour décrire une masse
minéralisée dont les caractéristiques géologiques et technico-économiques permettent d'établir la
rentabilité. Par contre, le terme "reserve base", introduit par le USGS, a une connotation
générale qui entraîne à un usage imprécis du terme réserve, et il contribue à engendrer une
certaine confusion. On utilise ainsi l'expression "réserve base" pour exprimer le potentiel au lieu
de l'acquis (fig. C 2-2). De même le terme réserve inférée (ou possible ou potentielle) porte à
plus grande confusion encore, puisqu'il est formé de mots contradictoires.
(SEC, Form S-18). Le Comité de 1'APEO de 1985 a endossé dans ses recommandations cette
philosophie qui diffère de la réglementation actuelle des Commissions des valeurs mobilières au
Canada.
".. define and distinguish between mineral resources and ore reserves:
".. subdivide identified mineral resources into categories of inferred, indicated and
measured:
Réserves
Selon dégrée de certitude. inférées, Réserves inférées Réserves de minerai
Présence physique présumées, probables ou prouvées probables ou prouvées
possibles,
Fig.0 2.2
PRATIQUES ACTUELLES DE
~ GUIDE D'ÉVALUATION L'INDUSTRIE MINIÈRE
Réserves / Ressources
Le Code australasien de 1988 propose, pour les premiers estimés quantitatifs des
minéralisations identifiées, d'utiliser le terme ressource avec le qualificatif délimitée "lorsque
cette quantification est faite sur la base de données, de critères et de coupures géologiques".
Les termes Prouvé, Probable, et Possible ne sont pas utilisés dans la classification du
USGS qui n'emploie que les termes équivalents Mesuré, Indiqué, et Inféré. Cette dernière
terminologie a été adoptée par nombre d'organismes, tandis que plusieurs ont gardé la première.
Le choix de l'une ou l'autre séquence comporte un élément d'arbitraire ou de choix plutôt
subjectif. Soulignons que le SEC accepte les deux terminologies.
Le Code australasien, pour différencier les estimés des ressources minérales délimitées
(aux stades 4 à 7) de ceux des réserves (aux stades 8 à 10), prescrit l'usage de la suite Prouvé/-
Probable (d'allure probabiliste) aux réserves, tandis qu'il réserve la suite Mesuré/Indiqué/Inféré
(d'allure plus quantitative) aux ressources minéralisées. Le Guide retiendra cette orientation qui
exprime la plus grande complexité des situations minières par rapport au contexte plus simple
de la délimitation des gisements.
Les définitions des réserves prouvées sont caractérisées par l'importance des
échantillonnages, par le haut niveau de connaissance des teneurs, de la dimension et des autres
caractéristiques de(s) l'amas. Cependant, ces exigences ne sont pas accompagnées, sauf dans le
cas de l'Énoncé de politique nationale 2A, d'exigences explicites de quantification: " les
dimensions de l'amas ainsi que sa forme sont bien définies et la teneur est estimée dans les
limites d'une marge d'erreur qui doit être indiquée." Le rapport de l'APEO (1986) contient des
principes directeurs quant aux normes de travail mais retraite par rapport à cette exigence
d'expliciter les marges d'erreur. La section 2.5 discutera de la quantification de la marge
d'erreur des estimés des réserves.
Les caractéristiques de cette classe sont similaires dans toutes les classifications.
Essentiellement, les réserves indiquées ou probables se distinguent des réserves mesurées ou
prouvées par l'accent mis sur l'assurance de continuité géologique malgré une maille
d'information moins dense:
"The degree or assurance, although lower than that for measured resources, is high enough
to assume continuity between points of observation. (USGS) "
Nous en tirons la norme explicite que l'auteur de l'évaluation doit être convaincu de
la continuité de la structure minéralisée, même si l'échantillonnage se situe sur une maille trop
large ou trop irrégulière pour que la minéralisation soit considérée comme étant mesurée ou
prouvée.
Il demeure qu'un grand nombre de situations sont regroupées à l'intérieur d'une seule
unité de classification, sans critères d'application. Notre expérience du contexte de réglemen-
tation est que les intervenants de formation légale insistent sur la conformité étroite au texte du
règlement et s'objectent aux initiatives individuelles des compagnies ou des consultants telles la
création de subdivisions ou sous-classes, même si de telles subdivisions sont justifiées
techniquement. Il est donc essentiel que de telles subdivisions soient intégrées aux normes.
La catégorie des réserves inférées / possibles est celle qui présente le plus de difficultés
à l'application. Ceci pour plusieurs raisons. Tout d'abord, cette expression est constituée de
termes contradictoires. Réserve implique acquis, assurance à l'inverse des mots inférés/possible.
Selon la définition initiale de Hoover (ore which cannot be included in the above classes, nor
definitely known or stated in any terms of tonnage) et la majorité des définitions qui l'ont
suivie, les estimés de `réserves possibles' définissent essentiellement des extensions des minéra-
lisations au delà du champ des échantillonnages, pour lesquelles l'information n'est pas
suffisante pour des évaluations quantitatives.
Le terme "réserve possible", selon cette définition qui correspond à l'usage le plus
répandu, est essentiellement prospectif et qualitatif. Ce teime ne respecte donc pas l'exigence de
connaissance objective et quantitative qui est à la base de la définition des réserves. On doit
donc exclure la classe Réserve possible des études économiques et même de l'usage courant, à
l'image des pratiques du SEC. Carlier 15 a été le premier à placer un chiffre sur la probabilité
de ces estimés; selon lui les réserves possibles sont connues avec une approximation de plus ou
moins 100%.
Une fois engagée, la perspective prospective et qualitative entraine parfois trop loin.
Par exemple, il apparaît ambigu sinon contradictoire d'écrire (dans une des définitions citées plus
haut), qu'une "masse minéralisée complètement cachée" peut être considérée comme réserve
possible si elle "montre des évidences spécifiques". Comment peut-on avoir des "évidences
spécifiques" d'une masse "complètement cachée"? Le système proposé devra donc contenir
les définitions et termes appropriés pour décrire cette réalité géologique, tout en éliminant
l'usage du terme "réserve possible".
"an estimate, inferred from geoscientific evidence, drill hole, underground openings, or
other sampling procedures and before testing and sampling information is sufficient to allow
a more reliable and systematic estimation."
En effet, il est impossible de classer adéquatement dans les deux classes Prouvé ou
Mesuré et Probable ou Indiqué toutes les situations rencontrées dans les stades 4 à 10 du
développement minéral, ainsi que dans la réalité minière des exploitations. La disponibilité de
ces deux seules catégories contraste avec la multiplicité des situations de développement minéral,
et avec la longue progression des projets d'exploration, de la découverte du gisement, (stade 4
jusqu'à la faisabilité minière (stade 8). Ces définitions ne laissent pas suffisamment de souplesse
ni de possibilités de discrimination.
2.5.1 OBJECTIFS
Il faut donc examiner dans une plus large perspective les conditions d'utilisation de ces
systèmes de classification, aux étapes successives du développement minéral. Ainsi, l'on a pu
observer ces dernières années que le terme réserve est utilisé par les promoteurs et dans la presse
de la même façon promotionnelle que le terme minerai. L'usage abusif de l'expression "world
class deposit", pour qualifier toute nouvelle découverte qui pourrait être d'importance, est un
autre exemple de cette tendance humaine, tendance contre laquelle le Northern Miner 16
s'élève dans un éditorial récent.
La priorité du Guide est donc d'établir un système qui réponde aux besoins des divers
stades du développement minéral. Si un tel système est bien structuré, bien caractérisé et
complet, il sera moins facile de le subvertir à des fins particulières. La figure C 2-2 (en page
31) résume la situation actuelle en illustrant l'utilisation généralisée et à toutes les sauces du mot
RÉSERVES qui a remplacé le mot minerai comme terme universel de valorisation des résultats
de l'exploration.
et aux sociétés minières une nomenclature plus appropriée pour la caractérisation de leurs
résultats et pour la planification de leurs activités.
La portion des réserves "temporairement" non rentable demeure aussi bien connue,
aussi accessible que celle qui est exploitée et elle est souvent susceptible de redevenir exploitable
économiquement, à court ou moyen terme. Le système d'inventaire et de classification des
"réserves" doit donc tenir compte de cette situation: ces catégories de matériel ne doivent pas
disparaître dans les "limbes", pour réapparaître à la prochaine hausse des prix.
De fait, il est apparu souvent qu'une telle situation, appuyée sur l'application non-
éclairée de règles formulées surtout pour les cas de mise en valeur et de décision, avait un effet
négatif sur la planification des activités d'exploitation des sociétés minières. Ainsi, faute d'une
terminologie et de catégories appropriées, nombre d'exploitations n'ont pas à leur
disposition un inventaire adéquat de leur principal actif.
Par contre, dans la définition des réserves prouvées proposée par ce Comité, il y a un
recul marqué par rapport aux exigences antérieures de quantification. En effet, on élimine ici
l'exigence "d'indiquer la marge d'erreur" dans les calculs des réserves prouvées, sous prétexte
que les auteurs des rapports respectaient peu souvent cette exigence. Cette position apparaît
comme un recul, et elle semble contradictoire avec les nouvelles exigences de ce rapport
concernant les projections utilisées dans les estimations, autant qu'avec l'acceptation nouvelle des
méthodes géostatistiques.
Il est nécessaire, pour accroître la pertinence des systèmes de classification des réserves
et ressources, d'augmenter le nombre de classes ou de subdivisions. Le Guide propose d'adopter
la proposition du Code australasien qui est de distinguer explicitement la phase d'identification
et de définition de la ressource minérale (définition du-gisement) de la détermination des
réserves. Le Guide souscrit aux principes de ce schéma proposé par le Code autralasien et
l'incorporera dans le système revisé présenté au chapitre 3. Le Guide propose d'utiliser en
français les terme gisement délimité ou (ressource minérale délimitée) et minéralisation inférée
(ou ressource minérale inférée) plutôt que ceux de ressources delimitées et ressources inférées
qui sont trop peu spécifiques pour les exigences de la langue française.
Par ailleurs, pour éviter la prolifération des termes et la confusion entre les classes, il
y a lieu de subdiviser les termes déjà établis selon des normes explicites qui permettront de
développer des crithres explicites de quantification adaptées aux conditions des gisements. La
proposition a été faite par Vallée, 1986, de subdiviser les classes Mesuré / Prouvé et Indiqué /
Probable chacune en deux sous classes, afin de mieux correspondre aux conditions de mise en
valeur et d'exploitation des gisements. En corollaire, le Guide propose d'éliminer la catégorie
des réserves possibles, selon l'usage de la Securities and Exchange Commission (SEC) des USA
et la recommandation du Code Australasien.
2.7.2 QUANTIFICATION
CHAPITRE 3
CLASSIFICATION REVISÉE
"..Les mots veulent dire ce que je veux dire quand je les utilise. " La Reine à Alice,
dans Alice in Wonderland par Lewis Carrol.
` "A major problem in terminology, the inconsistent use of familiar terms, is largely a surface
manifestation of the underlying fact that resources are subdivided into many different categories
for various purposes by people with widely differing perspectives. Moreover, many people who use
resource terms have never had reason to analyze critically the boundaries of the resource
categories to which they refer. As a result, criteria for setting limits to these categories
remain largely unarticulated and vague."
Le système de classification proposé s'appuie sur les grandes lignes des systèmes
suivants de classification et s'efforce d'intégrer, de coordonner et de concilier leurs éléments
clés:
d) Les trois axes de connaissance explicités dans le système proposé par Exxon, soit l'axe
géologique, l'axe ingénierie, l'axe économique et l'échelle des dix stades du
développement minéral;
e) Les deux catégories principales formulées dans le Code australasien, celle des
Ressources minérales identifiées (stades 4 à 6) et celle des Réserves de Minerai (stades
7 à 10). Le Guide propose d'utiliser l'expression gisement délimité au lieu de
ressource délimitée.
Le Guide d'évaluation des gisements d'or propose les éléments nouveaux suivants pour
répondre aux besoins perçus:
Selon la pratique suivie par te Système Canadien de classification des gisements de charbon.
"To exist humanly is to NAME the world, to change it. Once named, the world in its turn reappears
to the namers as a problem and requires of them a new NAMING."
3.2.1 RÉSERVE
Une réserve est constituée d'un gisement minéral dont la masse, la teneur en certains
éléments d'intérêt, la minéralogie, la dimension, les limites, la distribution, la variabilité et les
autres caractéristiques pertinentes (telle la densité spécifique) sont connues et établies dans une
étude formelle de faisabilité; le niveau de connaissance est explicité et il est approprié pour
établir la rentabilité. Cette étude de faisabilité implique des connaissances quantitatives
suffisantes pour justifier les investissements bancaires nécessaires à une exploitation de type
industriel.
Dans l'axe géologique, ces études s'appuieront sur un système spécifique d'études
géologiques, de sondages et d'échantillonnages. Dans l'axe ingénierie, elles s'établiront en
relation à des essais en laboratoire et en usine pilote et à des plans détaillés et réalisables
d'extraction minière, minéralurgique et métallurgique. Dans l'axe économique, ces études
devront établir les coûts, les revenus anticipés en relation à un plan de commercialisation des
produits de l'exploitation projetée. La marge d'erreur des résultats de ces études doit être
étroite, étant donné le caractère de projet industriel et d'investissements rentables de ce stade.
A) Réserve de minerai
Le minerai est constitué d'un minéral ou roche qui est exploité actuellement, ou qui
pourrait être extrait et vendu à profit, selon des plans couramment établis par une étude formelle
de faisabilité.
Les réserves de minerai sont les réserves établies pour une exploitation minière en cours
ou pour un gisement sur lequel une exploitation est envisagée et établie comme rentable, dans
le cadre d'une étude de la faisabilité d'un développement minier. Les réserves de minerai sont
par définition des réserves minières et des réserves récupérables et vice-versa. Le terme
"réserve in situ" doit donc être banni, dans cette perspective.
B) Réserve marginale
Les réserves marginales sont celles qui montrent une rentabilité marginale ou
légèrement déficitaire aux conditions actuelles, soit dans une exploitation en cours, soit dans un
nouveau projet minier appuyé par une étude de faisabilité• visant à une décision de mise en
exploitation. Ce peut être le cas des portions d'un gisement pour lequelles la connaissance des
paramètres géologiques, de l'ingénierie, et les paramètres économiques est adéquate pour une
mise en production, mais qui, aux cours actuels des métaux, montrent une rentabilité marginale
qui ne permet pas une décision d'exploitation commerciale immédiate.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Définition Ingénierie Économique Faisabilité Dévoiopponient Exploitation
Reconnaissance Prospection Vérification Découverte
du gisement du projet du projet Décision minier minière
régionale d'anomalies d'Indices Délimitation
RESERVES
Économique Gisements délimités Prouvée II , I
Probables II , 2
. Inf.
Marginal Indiqué IL , 2 Mesuré 11,1 RÉSERVES MARGINALES
Non
GISEMENTS DÉLIMITÉS
Économique
Fig,C3.1
CLASSIFICATION PROPOSÉE
GUIDE DÉVA L UATION PAR LE GUIDE ~
Réserves / Ressources
Le terme gisement délimité est préféré à celui de ressource (minérale) délimitée, car
ce dernier, proposé par le Code australasien, semble peu approprié, selon le jugement des
intervenants du secteur de l'exploration minière au Québec, quant aux possibilités de capter
l'intérêt du public investisseur pour un projet de développement minéral. De plus, en français,
le terme ressource utilisé seul n'est pas assez spécifique.
La connaissance des gisements minéraux délimités est quantifiée sur la base des
connaissances d'ordre géologique et des divers échantillonnages, à partir d'une connaissance
d'abord conceptuelle des aspects d'ingénierie et d'économique. On regroupera également dans
les gisements délimités les estimés de minéralisations bien connues dans les axes de la géologie,
de l'ingénierie et de l'économique, mais dont la faisabilité technique ou financière n'a pu être
établie.
B) Minéralisations inférées
L'usage du terme gisement est évité ici pour les mêmes raisons que l'usage de "réserves
possibles". Il est à souligner que, de par leurs définitions et leurs caractéristiques, aucun des
estimés des minéralisations inférées ne peut être assimilé aux réserves ou aux gisements
délimités, ni inclus dans aucun estimé de réserves ou de gisements délimités, ni dans des calculs
économiques, ni annoncé comme tel.
L'établissement de la précision des estimés des réserves et des gisements délimités est
un objectif explicite dans plusieurs des classifications antérieures. Le Guide endosse cet objectif
et de plus, veut fournir un schéma directeur et des repères concrets pour permettre de cheminer
vers cet objectif.
Dans un contexte traditionnel d'estimation, plusieurs sociétés minières ont établi des
subdivisions des réserves auxquelles on a attribué une marge d'erreur à partir des mailles
d'échantillonnages alliées à l'expérience empirique des exploitations. Ces pratiques, qui
dépendent du type et de la dimension du gisement et stirtout de l'expérience accumulée, sont
décrites à la section 7.4 du Tome II du Guide.
Pour clarifier les concepts, le Guide propose de parler de marge d'erreur plutôt que de
précision, étant donné que ce dernier terme n'est pas à proprement parler de nature statistique.
Pour calculer les marges d'erreur et les probabilités qui s'y rattachent dans le contexte des
gisements et des variables régionalisées, l'application de la géostatistique est recommandée. En
l'absence de ces méthodes ou d'autres méthodes quantitatives, la subdivision en classes aura un
caractère semi-quantitatif. Dans tous les cas, les critères de classification appliqués devront etre
explicités par le responsable de l'évaluation et du calcul des réserves.
La marge d'erreur relative (qui est de fait l'inverse de la précision) est définie comme
la différence entre l'estimé et sa valeur limite inférieure (l'erreur à la hausse des teneurs n'est
pas considérée comme une erreur). La valeur limite inférieure est celle pour laquelle on est sûr
à 90% que la valeur moyenne visée sera au moins égale à cette valeur. Les variations de la
marge d'erreur relative seront utilisées comme l'un des critères dans la classification des réserves
prouvées et probables et des gisements délimités Mesurés et Indiqués.
La marge d'erreur sera représentée, pour une distribution lognormale, par l'écart-type
logarithmique aL. La teneur minimum assurée sera alors à 90% de certitude égale à t- l • 28 cl" (ou
t est la teneur calculée et et correspond à une certitude de 94%) pour le bloc calculé. Ces
marges d'erreur seront exprimées en pourcentages correspondant au rapport écart type /
moyenne. Le tableau C3-1 contient les marges d'erreur proposées pour les diverses classes.
Dans une mine polymétallique, il sera nécessaire de calculer la marge d'erreur pour chaque métal
contenu. Pour simplifier la présentation de la précision d'ensemble, on pourra utiliser une valeur
composite, exprimée soit en dollars, soit en l'équivalent teneur de l'un des métaux.
TABLEAU C3-1
MARGES D'ERREUR DES CLASSES
RÉSERVES / GISEMENTS DÉLIMITÉS
Dans le système proposé, les Réserves Probables seront caractérisées par la précision
globale, ou la marge d'erreur sur la teneur moyenne globale attribuée aux zones minéralisées
avec la maille et la qualité d'information disponible (en tenant compte des considérations
d'ingénierie et d'économique). Les Réserves Probables seront subdivisées selon la marge d'erreur
en Classe I (< 30%) et Classe II (< 40%), (et les autres considérations d'ingénierie et
d'économique). Les connaissances ne sont pas suffisantes pour estimer des blocs restreints du
gisement avec des marges d'erreur utilisables. Des critères équivalents s'appliquent pour les
Gisements délimités des catégories Indiqué Classe I et II, (mais d'après les marges d'erreur
seulement).
Les Réserves Prouvées sont caractérisées par des marges d'erreurs plus restreintes sur
les teneurs globales que celles qui caractérisent les Réserves probables. De plus, l'objectif de
réalisation minière qui est explicite lorsqu'on utilise le terme réserve, exige de pouvoir quantifier
les marges d'erreur des blocs d'estimation. Dans le contexte minier, le Guide propose d'utiliser
un bloc maximum dont la masse ne dépassera pas trois mois de production au taux envisagé.
Pour les réserves Prouvées Classe I, la marge d'erreur globale est de moins de 10% et celle des
blocs d'estimation est suffisamment basse pour garantir la sélection minière recherchée dans la
méthode d'exploitation utilisée. Pour les réserves Prouvées Classe II, la marge d'erreur globale
est plus forte et la marge d'erreur des teneurs des blocs d'estimation est suffisante pour assurer
la faisabilité d'exploitation, compte tenu de la méthode d'exploitation proposée. Des critères
équivalents s'appliquent (dans l'axe géologique seulement) pour les Gisements Mesurés des
Classes I et II. La structure et les définitions de la classification proposée des Réserves et des
Ressources sont regroupées et présentées sous forme de tableaux (C3-2 à C3-6).
TABLEAU C3-2
CLASSIFICATION DES RESSOURCES ET DES RÉSERVES
RÉSERVE Le terme Réserve s'applique à des zones minéralisées pour lesquelles sont
disponibles des connaissances appropriées dans les axes de la géologie, de
l'ingénierie, de l'économique et qui sont suffisantes pour établir la faisabilité
d'exploitation et la rentabilité. Les réserves sont Prouvées ou Probables.
RÉSERVE de MINERAI Les réserves de minérai sont celles dont l'exploitation en cours est rentable
ou dont la rentabilité a été établie par une étude de faisabilité de mise en
production d'un nouveau projet minier.
RÉSERVE MARGINALE Les réserves marginales sont celles qui montrent une rentabilité marginale
aux conditions actuelles, soit dans une exploitation en cours, soit dans un
nouveau projet minier dont la rentabilité est déjà établie dans une étude de
faisabilité.
GISEMENT DÉLIMITÉ Un gisement délimité est connu de facon quantitative, dans l'axe géologi-
que surtout. En général, les connaissances ne sont pas suffisantes dans les
axes de l'ingénierie et de l'économique pour établir la faisabilité ou, si
elles le sont, la rentabilité n'a pu être établie. (Mesurés ou Indiqués).
SPÉCULATIVES Les ressources minérales spéculatives sont postulées sans référence à des
ressources déjà découvertes ou à des types de gisements connus.
TABLEAU C3-3
TABLEAU C3-4
GISEMENT DÉLIMITÉ
MINÉRALISATIONS INFÉRÉES
TABLEAU C3-5
Un gisement délimité est connu quantitativement dans l'axe géologique surtout. Les connaissances
ne sont en général pas suffisantes dans les axes de l'ingénierie et de l'économique pour établir la
faisabilité. Dans les cas oà les connaissances d'ingénierie et d'économique sont appropriées, elles
ne laissent entrevoir la rentabilité éventuelle qu'à moyen ou long terme.
MESURÉ
CLASSE I < 10% <25%
Zone minéralisée dont le volume et les limites, la masse et les teneurs d'intérêt sont
connus de façon détaillée par des sondages et des échantillonnages sur mailles régulières
et rapprochées et par des échantillonnages systématiques, détaillés et en vrac.
INDIQUÉ
CLASSE I < 30% > 50%
Zone minéralisée dont la continuité est assurée et démontrée par des sondages et échantil-
lonnages sur une maille régulière, mais relativement large; la marge d'erreur sur le volume
et les limites, la masse et les teneurs est importante. La connaissance de l'ingénierie et de
l'économique est surtout de caractère conceptuel.
TABLEAU C3-6
RESSOURCES Hypothétiques Ces estimés de ressources non découvertes s'appuient sur les
connaissances géologiques et métallogéniques, dont les indices
minéralisés et anomalies, dans un district donné. Les aspects
analogiques priment dans la préparation de tels estimés.
Spéculatives Ces estimés de ressources non découvertes portent sur des types
de gisements non connus, ou pouvent se rencontrer dans des
conditions géologiques non encore établies comme porteuses
(absence d'indices minéralisés ou d'anomalies). Les aspects
spéculatifs priment dans la préparation de tels estimés.
3.4 COMPARAISONS
Le Guide présente, à titre comparatif au tableau C3-7 une comparaison des classifications
nord américaines traditionnelles, de la classification européenne et de celle des Nations Unies.
TABLEAU C3-7
COMPARAISON DES CLASSIFICATIONS DES RÉSERVES-RESSOURCES
Ressources
Ressource R-3 Ressources
Hypothétiques Hypothétiques
Spéculatives Spéculatives
Ces cas types concernent divers types de gisements. Ils montrent que le systeme de
classification par catégories et par classes a déjà été appliqué dans des exploitations minières, dans
divers métaux. Les exemples présentés ne vont pas cependant jusqu'à l'application du niveau de
confiance et de la marge d'erreur pour le classement. C'est:une expérience nouvelle à développer
dans les années à venir.
Les spécifications actuelles des réserves sont les suivantes; Probable Classe II, maille de
60m, Classe I, maille de 30m. Prouvé Classe II, maille de 15m, Prouvé Classe I, après
développement des zones par coupes horizontales pour chantiers longs trous, et forages sur maille
7.5 m dans les extrémités des zones seulement. Règle générale, on applique une correction teneur
de -4% aux chiffres des sondages pour la teneur des zones.
La mine Louvem, située près de Val d'Or, a exploité plusieurs gisements volcanogènes
de cuivre, zinc, cuivre-zinc entre 1970 et 1980. Ces gisements ont été d'abord explorés à partir
de la surface par sondages. Les dimensions horizontales des zones exploitées variaient entre 30 et
80 mètres, les dimensions verticales entre 50 m et 300 m, et la largeur de 5 m à 25 m.
Les réserves de minerai (au 1er juillet 1989) de la division Opémiska de Minnova Inc.
ont été reclassifiées suivant le système que propose le Guide. Ce travail a été fait en adaptant les
classifications et les divisions proposées par le Guide aux .méthodes traditionnelles de mise en
valeur et de calcul des réserves, déjà en place pour les mines Springer et Perry. L'interprétation,
Ies calculs des volumes et des teneurs des zones et des chantiers individuels n'ont pas été modifiés
ou révisés, ni aucun calcul géostatistique exécuté. Les zones minéralisées sont de type veine et
sont étroites (60-75 cm).
Cet exemple montre que le système proposé par le Guide est adaptable à un système
traditionnel de calcul des réserves, à partir des mailles et de la probation par les travaux miniers.
Le tableau C3-8 compare les chiffres compilés selon les deux méthodes.
Mai 1990.
TABLEAU C3-8
COMPARAISON - CLASSIFICATION TRADITIONNELLE / NOUVELLE
Tonnes courtes
X Cuivre / once Au par tonne courte
RÉFÉRENCES
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disclosure", Abstract and text of conference presented at the AIME convention.
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Metallurgy and the Australian Mining Industry Council.
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Bd XII, 1959, H.5 und H.7.
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Methods, Models and Reality.
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of 1986 CIM Symposium on "Ore Reserve Estimation: Methods, Models and Reality".
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Rapport CEA - R 2332, Commissariat à l'énergie atomique, Paris, France.
16. "World Class?", Editorial, The Northern Miner, April 10, 1989.
Mai 1990
000
GÉOLOGIE
Information
Interprétation
Calculs
Modélisation
O 00000000000000000C
Pertes de Dilution
minéralisation minière
0000 00000000
ENGEINERPE
Méthode d'exploitation
Taux de production
Teneur de coupure
Plan d'exploitation
O 000000000000000000
ÉCONOM11QUE
Prix
Demande Profits
Coûts
O 00000000000000000C
tEXPLOFTATON
Mine
Concentrateur
Grillage / Affinage
O 00000000000000000C