0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
311 vues73 pages

GM 63294

Transféré par

Oumar Kone
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
311 vues73 pages

GM 63294

Transféré par

Oumar Kone
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

GM 63294

GUIDE D'EVALUATION DES GISEMENTS D'OR - TOME 3 - CLASSIFICATION DES RESERVES ET DES
RESSOURCES
CENTRE DE RECHERCHES MINÉRALES

GUIDE D'ÉVALUATION DES


GISEMENTS D'OR
Tome 3
Classification des réserves
et des ressources

ta eturStlA nilurnlloa pt kouno, quebec

Service de la Géoinformation
GUIDE D'ÉVALUATION DES
GISEMENTS D'OR
Tome 3
Classification des réserves
et des ressources

pour le
Centre de recherches minérales

POUR CONSUi 1--•^-.1 S`PJLEMENT


MINISTÈRE DE TT 2,7 L2OURCES
DIVISION DES DON:
5700,4e AVENUE _ A_201
CHARLESBOURG (CI

Tous droits réservés. ©

GÉOCONSEIL
MARCEL VALLÉE INC. ROCIHIE
Ltée Groupe-conseil
Publié et diffusé par
le Centre de recherches minérales
Ministère de l'Energie et des Ressources
2700, rue Einstein
SAINTE-FOY (Québec)
G1P 3W8

Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec


4e trimestre 1990

ISBN: 2-551-12472-7 (série complète)


ISBN: 2-551-12475-1 (tome III)
PRÉAMBULE

Le Centre de recherches minérales est heureux de vous présenter ce Guide d' évaluation des
gisements d'or destiné aux professionnels et aux responsables de l'évaluation des aspects
relatifs àla géologie, l'ingénierie et l'économie des gisements d'or. Ce guide sera utile autant
pour les compagnies minières ou d'exploration que pour les différents organismes financiers,
de réglementation et gouvernementaux impliqués dans le domaine minier.

La rédaction du guide a été confiée au cours du printemps 1989 au consortium Géoconseil


Marcel Vallée inc. - Roche ltée, Groupe Conseil: Plusieurs organismes ont participé au
financement et au suivi des travaux de rédaction :

• Association minière du Québec inc. (AMQ)


• Association professionnelle des géologues et des géophysiciens du
Québec (APGGQ)
• Association des prospecteurs du Québec (APQ)
• Bourse de Montréal
• Cambior inc.
• Centre de recherches minérales (CRM) (commanditaire principal)
• Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ)
• Géophysique GPR International inc.
• Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ)
• Unité de recherche et de service en technologie minière de l'Abitibi-
Témiscamingue (URSTM).

Les deux principaux objectifs poursuivis dans ce document sont de fournir des procédures
et des outils appropriés d'évaluation des gisements d'or et d'établir des définitions des
réserves plus cohérentes et plus pertinentes que celles utilisées présentement. Le guide
d'évaluation des gisements d'or contient aussi une description complète du processus de
développement minier.

Ce document s'inscrit dans la liste des guides que le Centre de recherches minérales met à
la disposition de ceux qui oeuvrent dans le secteur minéral.

Le directeur général
du Centre de recherches minérales,

Jacques Saint-Cyr, ing.


Réserves / Ressources

SOMMAIRE

La classification des réserves et des ressources minérales comporte


des problèmes qui perdurent, c'est pourquoi le Guide y consacre ce
troisième Tome. Il est apparu en effet que les difficultés d'inventaire et
de classification sont reliées aux problèmes de méthodologie d'évaluation
étudiés par le Guide au Tome II. L'objectif du Guide est ici de fournir
un système de classsification des réserves et des ressources mieux
intégré, qui contribue autant à la métholologie de l'évaluation des
gisements qu'à l'information des dirigeants, des administrateurs et aussi
des investisseurs.

Au premier chapitre, une revue comparative des systèmes déjà


établis pour l'estimation et la classification des ressources et des réserves
minérales, montrera l'évolution des concepts et des définitions depuis le
début du siècle. En deuxième étape (chapitre 2), le Guide fera ressortir
les éléments et les critères essentiels à ces définitions, ainsi que les
faiblesses, contradictions et problèmes pratiques rencontrés. Ce travail
est nécessaire pour établir le cadre de référence général sur lequel
s'articulera la classification revisée des ressources et des réserves
proposée au chapitre 3.

Le Guide propose que, selon l'usage déjà établi, le terme


réserve ne soit utilisé que dans une mine en exploitation commerciale ou
que dans un projet où les connaissances dans tous les axes permettent
d'établir la rentabilité d'un projet d'exploitation. Aux stades de la
définition du gisement et de la mise en valeur, où la connaissance est
surtout d'ordre géologique, les termes gisement délimité ou ressource
minérale délimitée seront utilisés, selon la proposition du Code
australasien. La classe des réserves possibles/potentielles/inférées sera
éliminée et remplacée par celle des minéralisations inférées.

Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

SUMMARY

Proper appraisal of mineral deposits at all stages of mineral


development is essential to insure the efficiency of the mineral development
process as well as satisfactory economic returns of these activities to the
investors. An appropriate system of reserve classification is a key element
in order to improve the accuracy of the estimates and reduce the risks of
financial losses that are tied to investment decisions in the mining sector.

Tome III, Classification des réserves et des ressources first


presents the various systems used for ore, reserve and resource classifications
since the start of the century (chap. 1) and makes a critical review of the
main problems encountered, in particular with uses of the terms ore, reserves
and categories such as possible reserves (also potential or inferred) (chap. 2).
A revised system for mineral inventory and reserve classification is proposed:
this new system aims to integrate the significant features of the existing ones
(chap. 3).

The key elements follow current trends. The term reserve shall
only be used in an operating mine or in a project where information in all
axes of knowledge is adequate to insure the feasibility of the mining project.
At earlier stages of deposit development, when quantitative knowledge is
available mainly in the geological axis, the terms delimited mineralised
resource or delimited mineral deposit should be used, in accord with the
recommendations of the Australasian Code (1988). Both Proven and
Probable reserves will be subdivided in two classes to better express the many
steps of mineral valuation; similar divisions will be used for the delimited
deposits (or mineralisations). In addition, the category of Possible reserves
should be replaced by Inferred mineralisations (or resources); this conforms
to SEC regulations and to the recommendations of the Australasian Code.
Use of the margin of error at the 90% confidence level is proposed by the
Guide to establish the precision of the estimates and help distinguish between
the proposed categories and classes.

Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLE DES MATIÈRES

SOMMAIRE

SUMMARY

1. PRÉSENTATION DES CLASSIFICATIONS EXISTANTES 3

1.1 LA CLASSIFICATION DE H. C. HOOVER 3

1.2 LES NORMES DES COMMISSIONS DE VALEURS MOBILIERES 4


1.2.1 L'ENONCÉ DE POLITIQUE NATIONALE 2A 4
1.2.2 L'INSTRUCTION GÉNÉRALE Q-23 6

1.3 SECURITY AND EXCHANGE COMMISSION 7


1.3.1 LES PRINCIPES DIRECTEURS 7
1.3.2 LES DÉFINITIONS DES RÉSERVES 8

1.4 LA CLASSIFICATION DU USGS 10


1.4.1 LES OBJECTIFS 10
1.4.2 LES DÉFINITIONS DU USGS 10

1.5 LES DÉFINITIONS de l'APEO (1986) 15


1.5.1 LE MANDAT 15
1.5.2 LES PRINCIPES DIRECTEURS 15
1.5.3 LES NOUVELLES DÉFINITIONS 15

1.6 LES NORMES CANADIENNES 16


1.6.1 LA CLASSIFICATION DES RESSOURCES 16
1.6.2 LES GISEMENTS CANADIENS DE CHARBON 16

1.7 LE SYSTEME EXXON 18

1.8 LE CODE AUSTRALASIEN 19

1.9 AUTRES CLASSIFICATIONS 21


1.9.1 LA CLASSIFICATION EUROPÉENNE • 21
1.9.2 LA CLASSIFICATION DES NATIONS UNIES 21

2. REVUE CRITIQUE DES CLASSIFICATIONS 25


2.1 LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS 25

2.2 LES AXES DE RÉFÉRENCE DES SYSTEMES 26

2.3 MINERAI, RÉSERVE ET RESSOURCE 28


2.3.1 L'USAGE DE MINERAI 28

Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

2.3.1 L'USAGE DE MINERAI 28


2.3.2 L'USAGE DE "RÉSERVE 29
2.3.3 L'USAGE DE RESSOURCE 30

2.4 LES CLASSES UTILISÉES 32


2.4.1 RÉSERVES MESURÉES 1 PROUVÉES 32
2.4.2 RÉSERVES INDIQUÉES / PROBABLES 33
2.4.3 RÉSERVES INFÉRÉES / POSSIBLES 33
2.4.4 CLASSES ET SUBDIVISIONS 34

2.5 CONTEXTE ET OBJECTIFS 35


2.5.1 OBJECTIFS 35
2.5.2 EXPLORATION ET MISE EN VALEUR 35
2.5.3 EXPLOITATION MINIÈRE 36

2.6 L'ASPECT QUANTITATIF 36


2.6.1 LE RAPPORT DE L'APEO 36
2.6.2 STATISTIQUE ET GÉOSTATISTIQUE 37

2.7 SOLUTIONS ENVISAGÉES 37


2.7.1 CLASSES ET SUBDIVISIONS 37
2.7.2 QUANTIFICATION 38

3. CLASSIFICATION RÉVISÉE DES RÉSERVES / RESSOURCES 41


3.1 LES PRINCIPES DIRECTEURS 41
3.1.1 LES APPORTS DES SYSTEMES EXISTANTS 42
3.1.2 LES INNOVATIONS DU GUIDE 43

3.2 DÉFINITIONS DES RÉSERVES/RESSOURCES 43


3.2.1 RÉSERVE 44
3.2.2 RESSOURCES MINÉRALES IDENTIFIÉES 46

3.3 LES PRINCIPES D'APPLICATION 47


3.3.1 SUBDIVISIONS EN CLASSES 47
3.3.2 PRÉCISION / MARGE D'ERREUR 47
3.3.3 MARGES D'ERREUR GLOBALE OU DE BLOCS 49

3.4 COMPARAISONS 56

3.5 CAS TYPES D'APPLICATION 56


3.5.1 LA MINE NIOBEC 56
3.5.2 LA MINE LOUVEM 57
3.5.3 LA DIVISION OPÉMISKA 57

RÉFÉRENCES 61

Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

LISTE DES FIGURES

C 1-1 Source des ressources minérales 12


C 1-2 Classification des ressources minérales 13
C 1-3 Terminologie du Code australasien 20

C 2-1 Évolution des ressources vers les réserves 27


C 2-2 Pratiques de l'industrie de l'exploration minière 31

C 3-1 Classification des réserves et des ressources / stades 45

LISTE DES TABLEAUX

C 1-1 SystBme européen de classification des réserves 22

C 3-1 Marges d'erreur des classes des réserves 49


C 3-2 Classsification des réserves et des ressources 51
C 3-3 Définitions des réserves 52
C 3-4 Définitions des ressources identifiées 53
C 3-5 Définitions des gisements délimités 54
C 3-6 Ressources non découvertes 55
C 3-7 Comparaison des classifications 56
C-3-8 Comparaison- classification traditionnelle/nouvelle 59

Guide d'évaluation des gisements d'or III. v


Réserves / Ressources

CHAPITRE I

PRÉSENTATION

DES CLASSIFICATIONS

EXISTANTES

Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TOME III

1. PRÉSENTATION DES CLASSIFICATIONS EXISTANTES

Il n'y a pas lieu de revoir et d'étudier dans le détail toutes les classifications existantes.
Les définitions acceptées dans le contexte nord-américain et anglo-saxon se regroupent essen-
tiellement en deux classes. Ce sont, d'une part, les définitions du United States Geological
Survey pour les Ressources/Réserves et, d'autre part, les définitions des organismes de régle-
mentation, avec lesquelles se regroupent les normes qu'un comité de l'Association of Professional
Engineers of Ontario a révisées en 1986. Notre revue portera de plus sur le Système canadien
de classification des gisements de charbon, sur le Code australasien et sur quelques définitions
européennes.

Les systèmes de classification des réserves utilisent l'une ou l'autre de deux séquences
de termes: la suite dite "probabiliste" avec les catégories Prouvé/Assuré, Probable et Possible,
et la suite dite "quantitative" avec les termes Mesuré, Indiqué et Inféré.

1.1 LA CLASSIFICATION DE H. C. HOOVER

Au début du siècle, dans le contexte nord-américain, la pratique était influencée par les
conditions minières de l'exploitation de gisements de type filonien ou de type tabulaire, sous
terre, et par le contexte d'une valorisation axée sur les travaux miniers beaucoup plus que sur
les sondages. L'élément subjectif était de plus marqué accentué dans l'estimation, malgré des
critères concrets de développement. Voici des définitions types de l'époque oh le mot "Ore" ou
"Minerai" était le mot clé:

Positive Ore or Ore Developed: ore exposed on 4 sides in blocks of a prescribed size;

Ore Blocked Out: ore exposed on 3 sides within a reasonable distance of each other.

Probable Ore or Ore Developing: ore exposed on two sides.


Possible Ore or Ore Expectant • ore in whole or in part below or beyond the range of vision.

Dans le contexte nord-américain, la pratique du siècle courant a été fortement


influencée par Herbert C. Hoover dans son livre de 1909, Principles of Mining 1. Les
définitions proposées par Hoover élargissent les perspectives en s'éloignant des descriptions

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 3


Réserves / Ressources

étroites des travaux de valorisation sous-terre et des règles empiriques citées pour axer les
définitions sur l'appréciation du contexte géologique et des perspectives de continuité.

PROVEN ORE: ore where there is practically no risk in failure of continuity;

PROBABLE ORE: ore where there is some risk, yet warrantable justification for assumption
of continuity.

PROSPECTIVE ORE: ore which cannot be included in the above classes, nor definitely
known or stated in any terms of tonnage.

1.2 LES NORMES DES COMMISSIONS DE VALEURS MOBILIÈRES

Les exigences de la Commission des valeurs mobilières du Québec se situent


essentiellement dans la continuité des définitions de H.C. Hoover. Elles sont présentées dans
l'Enoncé de politique nationale 2A, adopté conjointement par les diverses Commissions à travers
le Canada. Ce document est complété par des documents promulgués par les organismes
provinciaux: au Québec particulièrement, dans l'Instruction générale Q-23 qui amplifie certaines
exigences de l'Enoncé 2A.

1.2.1 L'ENONCÉ DE POLITIQUE NATIONALE 2A

Ce document traite de façon générale de la préparation des rapports de qualification aux


Commissions. Une section traite plus particulièrement des estimés de minerai mais sans que le
mot réserves n'y soit utilisé, car le terme minerai y sert pour exprimer la faisabilité et la renta-
bilité. Le mot gisement est à peu près absent de ce texte.

Un soin particulier doit être porté d l'emploi du mot "minerai". Le terme est défini
comme suit dans les plus récents règlements adoptés en vertu de la Loi de l'Ontario:

a) Un "minerai" est un agrégat naturel d'un ou plusieurs minéraux qui, en un temps et


un endroit déterminés, peut être exploité, concentré et vendu à profit, ou duquel
quelque partie peut être séparée à profit;

b) Un "minerai pr uvé" est un amas particulier pour lequel un tonnage a été calculé
d'après ses dimensions relevées soit par affleurements ou tranchées, soit par des
travaux souterrains ou par des forages et dont la teneur est calculée à partir d'un
échantillonnage adéquat. La localisation des travaux de mise en valeur,
l'échantillonnage, les caractéristiques géologiques et les autres mesures sont telles que

III. 4 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

les dimensions de l'amas ainsi que sa forme sont bien définies et la teneur est estimée
dans les limites d'une marge d'erreur qui doit être indiquée11.

L'on doit aussi mentionner si le tonnage prouvé est un tonnage en place ou un tonnage
exploitable avec un facteur de dilution connu et indiquer les raisons qui sont d la base du
calcul de ce facteur de dilution;

c) Le "minerai probable" est un amas particulier pour lequel le tonnage et la teneur ont
été calculés partiellement d partir des mesures spécifiques d'échantillonnage ou de
données de production et partiellement d partir de projections d'évidences géologiques
d des distances raisonnables. Le minerai est de même "probable" lorsque la
corrélation des indices examinés, les mesures prélevées et l'échantillonnage en général
indiquent qu'il est difficile et inapproprié d'établir de façon certaine la teneur et la
forme de la minéralisation;

d) le "minerai possible" est un amas pour lequel les calculs quantitatifs sont largement
basés sur une connaissance générale des caractères géologiques de la région et pour
lequel il y a très peu, ou pas, d'échantillonnage ou de mesures. Les calculs sont basés
sur une continuité ou sur une répétition présumée des caractéristiques pour lesquelles
il y a des indications géologiques valables; ces indications peuvent comprendre des
comparaisons avec des dépôts similaires. Les amas qui sont complètement dissimulés
peuvent être inclus dans ces calculs, d condition qu'il y ait une évidence marquée de
leur présence.

La mention de "minerai possible" doit être accompagnée d'une description des


conditions géologiques dans lesquelles il se trouve.

Dans un "minerai possible" la moyenne arithmétique de la teneur des


échantillons n'est pas nécessairement représentative, d moins que la distribution des valeurs
et le nombre d'échantillons soient pris en considération d'une façon appropriée. Il doit être
bien indiqué de quelle façon les échantillons ont été prélevés et, si la minéralisation est
erratique, la méthode de traiter ces valeurs doit être indiquée dans le texte du rapport.

Quand le terme "minerai" ne peut être correctement employé, on devra employer


les termes "minéralisation", "amas minéralisé" ou "concentration" etc. _

Minéralisation: Une description de la minéralisation rencontrée sur la propriété


doit être donnée en détaillant sa longueur, sa largeur et sa continuité, en indiquant la base

Souligné par le Guide.

Guide dévaluation des gisements d'or III. 5


Réserves / Ressources

de mesures utilisée, ainsi qu'une description du type, du caractère et de la distribution de


la minéralisation. Les mentions en rapport avec les teneurs doivent être appuyées par des
analyses et être accompagnées de plans et de sections montrant les valeurs analysées.
.... La méthode d'échantillonnage utilisée doit être décrite...

1.2.2 L'INSTRUCTION GÉNÉRALE Q-23

L'Instruction générale Q-23, de la Commission des valeurs mobilières du Québec,


publiée en 1987, explicite ou modifie certains aspects de l'Enoncé de politique nationale 2A
traitant de la préparation des rapports de qualification des financements pour l'exploration
minière. En voici les extraits pertinents à l'estimation des gisements; on y voit que le mot réserve
est passé dans l'usage courant, mais sans beaucoup de rigueur.

"Les termes minerai et réserve sont ceux qui influencent le plus l'épargnant; ils sont
souvent utilisés d'une façon abusive.

....Le terme minerai est relié d la notion de profit et ne doit jamais être utilisé sans qu'une
étude de rentabilité ait démontré que la minéralisation en question peut être exploitée d
profit.

Lorsque des réserves sont présentées dans un rapport, l'auteur doit présenter les
critères utilisés pour estimer ces dernières et la description précise du type de réserve dont
il est question. L'auteur doit aussi décrire la nature et la densité de l'échantillonnage et
indiquer le degré de certitude acquis.

Il faut indiquer pour les réserves prouvées et les réserves probables si un facteur de
dilution a été utilisé et quelles sont les raisons d la base du choix du facteur utilisé. Un
facteur de dilution est inapproprié pour les réserves possibles.

Lorsque plusieurs lentilles minéralisées sont présentées, les réserves de chacune d'elles
doivent être rapportées séparément. On doit indiquer la largeur moyenne de chacune des
lentilles.

Les réserves possibles ne peuvent être ajoutées d celles d'autres types; elles doivent être
rapportées séparément. Elles ne peuvent être utilisées dans une étude de rentabilité.

On ne peut rapporter comme réserve du tonnage qui apparaît physiquement non


exploitable comme, par exemple, un pilier de surface situé au dessus de chantiers ouverts.

III. 6 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

Avant de calculer des réserves, il faut suffisamment d'intersections pour indiquer la


continuité de la minéralisation. Il est inacceptable de délimiter un bloc de réserves autour
d'une (seule) intersection."

Une autre section de l'Instruction Q-23 traite sommairement des études de rentabilité
et des études de préfaisabilité:

"L'étude de rentabilité en vue de décider de l'opportunité de mettre un gisement en


exploitation doit prendre en considération diverses hypothèses raisonnables concernant les
facteurs pertinents, tels les variations possibles des teneurs, du taux de recouvrement en
usine, des colts d'exploitation et du cours des métaux exploités.

1.3 SECURITY AND EXCHANGE COMMISSION

Les normes de la Security and Exchange Commission des USA (SEC) sont axées sur
les objectifs de cet organisme de réglementation. Le principe fondamental est "la présentation
complète au public investisseur du caractère réel de l'investissement proposé" (2.

1.3.1 LES PRINCIPES DIRECTEURS

Les principes directeurs de l'action de la SEC dans le domaine minéral sont explicités
dans un texte de D. M. Abbott, Jr, 1985 2 . Ce sont les suivants:

1) Reserves are that part of a natural resource occurrence which can be economically and
legally extracted at a profit at the time of the reserve determination.

2) The determination that reserves exist requires a high degree of assurance concerning the
deposit's geological character and an economic analysis of process and costs, production
rates and methods, etc.

3) These principles can be applied to any type of natural resource.

4) The differences between reserve categories for mining and (those for) oil and gas reflect
differences in the degree of geological assurance- with which the reserves are known to
exist, and are thus consistent with the general principles.

"full disclosure about the character of investments to the general investing public"

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 7


Réserves / Ressources

Abbott applique aux réserves minérales le commentaire suivant du SEC qui a été rédigé
d'abord pour les réserves d'hydrocarbures:

"Estimations of[reserves] are, in the final analysis, expressions off udgement predicated
upon knowledge and experience. An estimation of [reserve], however, purports to be more
than an arbitrary determination- it seeks to attach value as a consequence of method. No
specific method of estimation [of reserves] is required, but the method used must be an
orthodox method, in accordance with orthodox definition of terms, and the one best adapted
to the making of reliable estimations of [reserves]for the property in question."
(SEC, Schedules A and C).

1.3.2 LES DÉFINITIONS DES RÉSERVES

Les exigences de la Security and Exchange Commission des USA concernant les
financements miniers sont contenus dans la Section 17 (Item 17a) de "Form 18,
REGISTRATION STATEMENT UNDER THE SECURITIES ACT OF 1933 et dans le SEC
Release 33-6299.

Les exigences dans l'ensemble correspondent à celles de l'Enoncé de politique nationale


2A, mais en diffèrent sur plusieurs points spécifiquesdont l'absence des réserves possibles et le
sens économique étroit donné à "reserve" qui remplace le terme minerai des définitions de
Hoover. L'exigence fondamentale de "disclosure" est explicitée et même soulignée en plusieurs
endroits.

A) Les réserves

RESERVE: That part of a mineral deposit which could be economically and legally extracted
or produced at the time of the reserve determination. Note: Reserves are customarily stated
in terms of "ore" when dealing with metalliferous minerals; when other materials such as
coal, oil shales, tar sands, limestone, etc, are involved, an appropriate term such as reco-
verable coal may be substituted.

PROVEN (MEASURED) RESERVES: Reserves for which (a) quantity is computed from dim-
ensions revealed in outcrops, trenches, workings, or drill holes; grade and / or quality are
computed from results of detailed sampling and (b) sites for inspection, sampling, and meas-
urement are so closely spaced and the geologic character is so well defined that size, shape,
depth, and mineral content of the reserves are well-established.

PROBABLE (INDICATED) RESERVES: Reserves for which quantity and grade and /or
quality are computed from information similar to that for proven (measured) reserves, but
the sites for inspection, sampling, and measurements are farther apart or are otherwise less

M. 8 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

adequately spaced. The degree of assurance, although lower than for proven (measured) re-
serves, is high enough to assume continuity between points of observation.

La catégorie Réserve possible n'est pas acceptée dans ces définitions, "n'étant pas
appuyée sur suffisamment d'informations géologiques" (Abbott, 1985,2. Le Form 18 spécifie
de plus dans une Instruction explicite:

Estimates other than proven (measured) and probable (indicated) ore reserves, and any es-
timated values of such reserves shall not be disclosed unless such information is required
to be disclosed by foreign or state laws; provided however, that where such estimates prev-
iously have been provided to a person (or any of its affiliates) that is offering to acquire,
merge or consolidate with, the registrant or otherwise acquire the registrant 's securities,
such estimates may be included.

B) Les stades des propriétés

La Form 18, section 4, du SEC définit trois stades d'exploration:

1) Exploration Stage - includes all issuers engaged in the search for mineral deposits
(reserves) which are not in either the development or production stage.

2) Development Stage - includes all issuers engages in the preparation of an established


commercially mineable deposit (reserve) for its extraction which are not in the
production stage.

3) Production Stage - includes all issuers engaged in the exploitation of a mineral deposit
(reserve).
Instruction: Mining companies in the exploration stage should not refer to themselves
as development stage companies in the financial statements, even though such
companies should comply with FASB Statement No. 7, if applicable.

Il faut souligner ici que le "Development Stage" du SEC correspondrait à nos stades
8 et 9, non à nos stades 4 à 7 puisqu'on y parle d'un established commercial deposit

Il faut noter ici que le schéma de classification des réserves du SEC est axé sur les
situations de production et de mise en production. Ce système apparaît donc peu adapté aux
situations initiales suivant la découverte et la définition d'un gisement. Le schéma ne contient
que le qualitatif "well established", et aucun élément de quantification.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 9


Réserves / Ressources

l'inventaire des ressources des gisements de phosphate de caractère sédimentaire des USA, dans
le USGS Circular 882, 1982 4 .

1.4.1 LES OBJECTIFS

L'introduction du texte cité résume très bien les objectifs du système proposé. Les
termes de référence qui y sont établis englobent toute la perspective des inventaires géologiques
et minéraux, l'évaluation des ressources autant que celle des réserves.

" Long term public and commercial planning must be based on the probability of
discovering new deposits, on developing economic extraction processes for currently
unworkable deposits and on knowing which resources are immediately available....

.. To best serve these planning needs, known resources should be classified from two
standpoints: 1) purely geologic or physical/chemical characteristics -such as grade quality,
tonnage, thickness, and depth- of the material in place: and 2) profitability analysis based
on costs or extracting and marketing the material in a given economy at a given time.

.. The system can be used to report the status of mineral and energy fuel resources for
the Nation or for speck areas.

1.4.2 LES DÉFINITIONS DU USGS

Nous présenterons ici les principales définitions de ce système; les définitions et les
principes directeurs sont explicités dans les tableaux ci-joints tirés du même travail. Les tableaux
R1.1 et R1.2 montrent deux volets de cette classification.

RESOURCE
A concentration of naturally occurring solid, liquid, or gaseous material in or on the Earth's
crust in such form and amount that economic extraction of a commodity from the concentration
is currently or potentially feasible.

IDENTIFIED RESOURCE

"Resources whose location, grade quality, and quantity are known or estimated from specific
geologic evidence. Identified resources include economic, marginally economic and sub-
economic components. To reflect varying degrees of geologic certainty, these economic
divisions can be divided into measured, indicated, and inferred."

Identified resources are divided into Demonstrated and Inferred: the Demonstrated is
subdivided into the Measured and Indicated subdivisions.

M. 10 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

MEASURED - Quantity is computed from dimensions revealed in outcrops, trenches,


workings, or drill holes; grade or quality are computed from the results of detailed
sampling. The sites for inspection, sampling and measurement are spaced so closely
and the geologic character is so well defined that size, shape, depth, and mineral
content of the resource are well established.

INDICATED - Quantity and grade and(or) quality are computed from information
similar to that for measured resources, but the sites for inspection, sampling, and
measurement are farther apart or are otherwise less adequately spaced. The degree or
assurance, although lower than that for measured resources, is high enough to assume
continuity between points of observation.

INFERRED RESOURCES - Estimates are based on an assumed continuity beyond


measured and(or) indicated resources, for which there is geologic evidence. Inferred
resources may or may not be supported by samples or measurements. ...Inferred reserves
and the inferred reserve base category are postulated extensions of reserves and of the
reserve base.

RESERVE BASE
That part of an identified resource that meets specified minimum physical and chemical criteria
related to current mining and production including those for grade, quality, thickness, and depth.
...in place demonstrated resource (measured and indicated) from which reserves are
estimated
The reserve base includes those resources that are currently economic (reserves), some that are
marginally economic (marginal reserves), and some of those that are currently sub-economic
(sub-economic resources).
The RESERVE BASE is an encompassing resource category delineated by physical and chemical
criteria. A major purpose for its recognition is to help in long range public and commercial
planning.
...The intention is to "define" a quantity of in place material, any part of which may become
economic, depending on the extraction plans and economic assumptions finally used.
...criteria for the reserve base will be established for each commodity.

Guide d'évaluation des gisements d'or


RESSOURCES MINÉRALES
REGION : ( mine , district , états , etc. )
UNITÉS:( tonnes , barils , onces , etc. )

RESSOURCES IDENTIFIÉES RESSOURCES NON DÉCOUVERTES


PRODUCTION
DÉMONTRÉES ORDRE PROBABILITÉ
CUMUL. INFÉRÉES
MESURÉES INDIQUÉES HYPOTHÉTIQUES SPÉCULATIVES

ÉCONOMIQUE
SOURCES SOURCES
DE
ÉCONOMIE DE
RÉSERVES
MARGINALE
RÉSERVES INFÉRÉES
NON - - ------------ ---_
RENTABLE

AUTRES
MATIÈRES NON CONVENTIONNELLES ET DE BASSE TENEUR
OCCURRENCES

Source: (U.S. GEOLOGICAL SURVEY CIRCULAR 831)

CLASSIFICATION DES CATÉGORIES SOURCES DE RÉSERVES ET


SOURCES DE RÉSERVES INFÉRÉES

Fig.C1.1

GUIDE D'ÉVALUATION CLASSIFICATION


RESSOURCES MINÉRALES
RÉGION : ( mine , district , états , etc. )
UNITÉS : ( tonnes , barils , onces , etc. )

RESSOURCES IDENTIFIÉES RESSOURCES NON DÉCOUVERTES


PRODUCTION
DÉMONTRÉES ORDRE PROBABILITÉ
CUMUL. INFÉRÉES
MESURÉES INDIQUÉES HYPOTHÉTIQUES SPÉCULATIVES

' RÉSERVES
ÉCONOMIQUE RÉSERVES INFÉRÉES

RÉSERVES
ÉCONOMIE RÉSERVES MARGINALES MARGINALES
MARGINALE INFÉRÉES
RESSOURCES RESSOURCES
NON- NON - RENTABLES
NON - RENTABLES
RENTABLE INFÉRÉES
DÉMONTRÉES

AUTRES
OCCURRENCES MATIÈRES NON CONVENTIONNELLES ET DE BASSE TENEUR

Source: (U.S. GEOLOGICAL SURVEY CIRCULAR 831)

ÉLÉMENTS MAJEURS DE LA CLASSIFICATION DES RESSOURCES MINÉRALES EN


EXCLUANT LES NOTIONS DE SOURCES DES RÉSERVES ET SOURCES DES RÉSERVES INFÉRÉES

Fig.C1.2

GUIDE D'ÉVALUATION
ÉLÉMENTS DE LA CLASSIFICATION }
Réserves / Ressources

RESERVES
That part of the RESERVE BASE which could be economically extracted or produced at the
time of determination. The term RESERVES need not signs that extraction facilities are
in place and operative. RESERVES include only recoverable material. ... When the term
RESERVE is used alone, without a modifting adjective such as indicated, marginal or
inferred, it is to be considered synonymous with the demonstrated-economic category
implies that profitable extraction or production under defined investment assumptions
has been established, analytically demonstrated, or assumed with reasonable certainty.

MARGINAL RESERVES
That part of the reserve base which at the time of determination borders on being
economically producible. Its essential characteristic is economic uncertainty.

Les termes suivants sont valides surtout pour l'inventaire des ressources, cependant les
descriptions des niveaux de connaissance sont d'intérêt dans le contexte d'exploration minérale.

UNDISCOVERED RESOURCE
Resources, the existence of which are only postulated, comprising deposits that are separate
from identified resources.... not based on reserve/reserve/base extensions, but rather on
geologic inference alone...

HYPOTHETICAL RESOURCE
Undiscovered resources that are similar to known mineral bodies and that may be
reasonably expected to exist in the same producing district or region under analogous
conditions....

SPECULATIVE RESOURCE
Undiscovered resources that may occur either in known types of deposits in favourable
geologic settings where mineral discovet of the resource are well established.

INDICATED - Quantity and grade and(or) quality are computed from information
similar to that for measures resources, but the sites for inspection, sampling, and
measurement are farther apart or are otherwise less adequately spaced. The degree or
assurance, although lower than that for measured rèso.urces, is high enough to assume
continuity between points of observation.

INFERRED - Estimates are based on an assumed continuity beyond measured and(or)


indicated resources, for which there is geologic evidence. Inferred resources may or may
not be supported by samples or measurements. ...Inferred reserves and the inferred reserve
base category are postulated extensions of reserves and of the reserve base.

III. 14 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

1.5 LES DÉFINITIONS de l'APEO (1986)

1.5.1 LE MANDAT

Un Comité interne de l'APEO a été formé pour réviser les définitions associées à
l'estimation des réserves; l'essentiel du rapport de ce Comité a été présenté par Leigh S . Le
mandat comportait une révision des normes établies par cet organisme en 1976, normes qui
étaient similaires aux énoncés de politique des organismes canadiens de réglementation. Les
recommandations du comité se situent dans la continuité des définitions de Hoover, tout en
essayant d'intégrer dans ce cadre les principes de la classification du USGS.

1.5.2 LES PRINCIPES DIRECTEURS.

Le rapport APEO 1986 s'inspire des principes directeurs suivants, sur lesquels un
rapport d'évaluation des réserves devrait s'appuyer de façon prioritaire (non exclusive):

1) a description of all relevant geological, mineralogical and structural characteristics of


the deposit;
2) a description of the sampling and assaying procedures used, and of the sample and
assay distribution identified;
3) a description of the geostatistical methodology and of the geological constraints applied
to the reserve estimation;
4) plans and sections or the geology and reserves;
5) classification of the reserves into categories consistent with APEO definitions.
6) compatibility with APEO "Guidelines To Standards of Practice for the Use of
Computers in Engineering" (1976).

1.53 LES NOUVELLES DÉFINITIONS

Les définitions suivantes sont proposées par le Comité APEO comme nouveau standard:

PROVEN RESERVES" or MEASURES RESERVES" are those materials for which tonnage
is computed from dimensions revealed in outcrops or mine workings and/or drill holes and
for which the grade is computed from the results of adequate sampling. The sites for
inspection, sampling, and measurements are so spaced and the geological character so well
defined that the size, shape, and minera! content are established. It should be stated
whether the tonnage and grade of "PROVEN" or "MEASURED" reserves are in situ or
extractable. Dilution factors and cut-off grades, if used, should be clearly explained and
the vertical and horizontal projections from intersections or sample points should be given.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 15


Réserves / Ressources

"PROBABLE RESERVE" or "INDICATED RESERVE" > > ORE< < are those materials
for which tonnage and grade are computed partly from specific measurements, samples, or
production data, and partly from projection for a reasonable distance on geological
evidence. The sites available for inspection, measurements, and sampling are too widely
or otherwise inappropriately spaced to outline the material completely or to establish its
grade throughout. It should be stated whether the tonnage and grade of "PROBABLE" or
"INDICATED" reserves are in situ or extractable. Dilution factors and cut-off grades, if
used, should be clearly explained and the vertical and horizontal projections from
intersections or sample points should be given.

"POSSIBLE RESERVES" or "INFERRED RESERVES" are those materials for which


quantitative estimates are based largely on broad knowledge of the geological character of
the deposit and for which there are few samples or measurements. The estimates are based
on an assumed continuity or repetition fro which there are reasonable geological
indications. Bodies that are concealed may be included if there is specific evidence of their
presence.

1.6 LES NORMES CANADIENNES

1.6.1 LA CLASSIFICATION DES RESSOURCES

Les principes de base du système USGS ont été repris dans divers travaux d'inventaires
du Ministère de l'Energie, des Mines et des Ressources du Canada. Zwartendyk 6 a exposé une
terminologie appropriée à l'application des principes de base du système proposé par le USGS
aux travaux canadiens de classification des ressources. Notons que cette application du système
du USGS aux divers travaux du Ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources n'a
cependant pas été transposée explicitement dans la pratique de l'industrie minière canadienne,
ni dans celle des organismes de réglementations.

1.6.2 LES GISEMENTS CANADIENS DE CHARBON

Nous présenterons sommairement, à cause de son grand intérêt méthodologique, le


système développé et utilisé pour l'évaluation des ressources./ réserves de charbon. Ce système,
qui a été développé par un comité de la Coal Associition of Canada, de la Commission
géologique du Canada et de divers organismes gouvernementaux et industriels 7, regroupe à
l'intérieur d'un système intégré et unique l'inventaire des ressources et réserves de charbon.
Même si ce système n'est pas, pour des raisons évidentes, directement applicable aux gisements
d'or, il est utile d'en exposer les principes et les modalités d'application, à cause de sa contri-
bution à la méthodologie de l'estimation des réserves.

III. 16 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

Dans ce système, la définition des ressources et des réserves se fait de façon similaire
au système du USGS; mais en fonction de trois axes au lieu de deux. Ces axes sont l'assurance
géologique, la faisabilité technique et économique et finalement le besoin et les marchés. Ce
système est ensuite appliqué de façon plus détaillée dans des contextes particuliers, tels les
gisements exploitables à partir de la surface ou encore la classification des gisements en fonction
de l'épaisseur minimum des bandes.

A) Les types géologiques des gisements

On considère quatre types de gisements pour tenir compte des degrés de complexité
(sédimentaires ou tectoniques) des lits à l'intérieur de secteurs spécifiques. Dans cette
perspective de complexité des conditions, on utilise les termes suivants: "Low" (subdivisé en
types A, B, C), "Moderate", "Complex" et "Severe". Chaque division et subdivision est établie
à partir de la description de gisements types.

B) Les types miniers des gisements

Les types de gisements sont établis en fonction de la méthode d'extraction envisagée


ou plausible pour un gisement ou un secteur... "as mining method in many instances dictates the
manner of calculating quantification parameters such as seam thickness. " Les catégories de
gisements proposées sont les gisements "de surface", "sous-terre", "non conventionnels", et
"exclus" ("Sterilized"). Cette dernière catégorie est constituée des gisements non disponibles
pour l'extraction à cause de restrictions législatives, environnementales, ou autres.

C) Les Réserves

Les définition suivantes sont utilisées pour les réserves canadiennes de charbon:

Reserves are coal quantities that are anticipated to be mineable, based on the
completion of feasibility studies, with existing technology under prevailing economic
conditions, and which have no legal impediment to mining.
Reserves would meet "immediate interest feasibility criteria".. and measured and or
indicated assurance of existence criteria.
Two primary categories of reserves are proposed:,..
..reserves within the boundary of active mines.
..reserves not within active mining areas.

Coal quantities are further subdivided into coal in mineable seams, recoverable coal,
and saleable coal. ... Saleable coal is the quantity of coal that can be delivered to the
point of use, and therefore includes all losses in preparation and shipping.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 17


Réserves / Ressources

D) Commentaires

Le système de classification des gisements de charbon a été élaboré pour tenir compte
des conditions géologiques particulières de ce matériel. La condition primordiale de ces
gisements est la continuité géologique des unités et lits de charbon dans un contexte géologique
sédimentaire et stratiforme. Cette continuité géologique n'exclut pas, cependant, les variations
d'épaisseur, de teneur et les discontinuités des lits causées par les phénomènes structuraux. La
classification tient également compte des variations dans l'exploitation de ces lits qu'amènera la
méthode minière utilisée, autant dans la quantité recouvrable que pour les paramètres
quantifiables de l'exploitation.

Dans les estimés des volumes et des teneurs, la quantification se fait en fonction du
critère de distance au point d'échantillonnage le plus rapproché. Les techniques géostatistiques
d'estimation ont aussi été utilisées, mais il arrive que le nombre de points d'échantillonnage soit
trop faible pour l'utilisation de ces méthodes ( <50 ), ce qui souligne l'importance que prend
la continuité géologique dans l'estimation de ces gisements.

L'utilisation du terme réserve n'est pas étroitement réservée à l'exploitation actuelle ou


directement planifiée: on utilise le terme "exploitation anticipée", et on définit des réserves "dans
les secteurs d'exploitation" et "hors des secteurs d'exploitation active".

1.7 LE SYS l'EME EXXON

La société Exxon Minerals Company utilise un système de classification qui se distingue


de celui du USGS et du CGC/AMCC par les axes de connaissance utilisés. Ce système décrit
par Harrisson 8, 1983, s'appuie sur trois axes d'assurance (ou de certitude) qui sont nommés
l'axe "géologique", l'axe "recouvrement (ingénierie)", l'axe "commercial" (économique). Ces
facteurs comportent certains liens entre eux, comme celui des teneurs de coupure. Cette
classification est appliquée aux projets de développement par Exxon à partir du stade de
faisabilité, lorsque la nécessité de calculs précis s'impose.

Le système utilisé par Exxon est basé sur la distinction entre ressources et réserves, et
endosse donc l'usage restreint de ce dernier terme. Harrison propose une nomenclature des
réserves, encore expérimentale, qui comporte, au lieu des termes prouvé/mesuré/assuré,
probable/indiqué, des classes numériques indiquant l'ordre croissant de certitude géologique.
On utilisera 40% d'erreur pour la classe III, 20% pour la classe II et 10% pour la classe I
(standard error of the geostatistical estimate of the mean grade of the recoverable resource).
Cette classification n'est basée, pour l'instant, que sur les niveaux de confiance des facteurs
géologiques qui ont été quantifiés; on espère y intégrer plus tard des niveaux de confiance pour
les facteurs de récupération (ingénierie) et les facteurs commerciaux (économique).

III. i8 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

1.8 LE CODE AUSTRALASIEN

Ce Code est le résultat du travail d'un Comité conjoint de l'Australasian Institute of


Mining and Metallurgy et de l'Australian Mining Industry Council. La version révisée proposée
en 1988 9 est la quatrième depuis 1972.

Les principes suivants guident le Code proposé:

"..link the reporting of mineral resources with the reporting of ore reserves as shown ....
" (Figure C1-3)

" ..define a mineral resource and then outline the process by which it may be upgraded to
an ore reserve through consideration of technical and economic merits and data including
mining, metallurgy and marketing."

Ces principes s'expriment selon les modalités suivantes:

"* define and distinguish between mineral resources and ore reserves:

* subdivide identified mineral resources into categories of inferred, indicated and measured:

* subdivide ore reserves into categories of probable and proven; and

*discard the use of the terms in situ reserves and possible ore."

Les définitions suivantes sont établies pour les termes ressource et réserve:

" A RESOURCE is an (identified) in situ (meaning as it occurs on surface or underground)


mineral occurrence quantified on the basis of geological data and a geological cut-off grade
only.

... excludes "Pre-Resource Mineralization", from which valuable or useful minerals may be
recovered.

The term ORE RESERVE will only be used if a study:of technical and economic criteria and
data relating to the RESOURCE has been carried out and it will be stated in terms of
mineable tonnes or volume and grade.

Dans la perspective du système de classification du US Geological Survey, cette


recommandation se situe dans la catégorie des ressources minérales identifiées, entre les estimés
des réserves et les estimés des ressources hypothétiques et des ressources spéculatives.
Guide d'évaluation des gisements d'or III. 19
RESSOURCES RÉSERVES
MINÉRALES DE MINERAI
IDENTIFIÉES
( in situ ( minières )

Niveau de
connaissance
géologique et INFÉRÉES
de confiance
croissant

INDIQUÉES
PROBABLES

Prise en considération
des aspects économiques,
miniers, métallurgiques,
commercialisation, d'envi-
ronnement et des facteurs
sociaux et gouvernementaux.

MESURÉES

PROUVÉES

Tiré du, Austra los au code ...IS88

Fig.0 1.3

TERMINOLOGIE RECOMMANDE
GUIDE DEVALUATION CODE AUSTRALIEN 1
Réserves / Ressources

1.9 AUTRES CLASSIFICATIONS

1.9.1 LA CLASSIFICATION EUROPÉENNE

Pour compléter les perspectives sur les classifications des réserves, il est opportun de
citer les principaux éléments des classifications européennes. Le système de classification qui
suit a été proposé par le Gesellschaft Deutscher Metallhütten- und Erzbergleute" en 1959 (Jahn,
1959 10). On notera que le niveau de certitude est établi sur la base des statistiques convention-
nelles, ce qui augmente la valeur calculée pour l'erreur. En effet cette méthode statistiques ne
tient pas compte de la régionalisation des variables, comme le fait la géostatistique. Un système
similaire serait utilisé en URSS.

1.9.2 LA CLASSIFICATION DES NATIONS UNIES

La classification des réserves des Nations Unies est essentiellement une classification
des ressources en place (Shanz, 1980 11). Les réserves minières au sens strict n'en sont qu'une
subdivision. Le tableau C 1-1 résume cette classification dont voici les principales définitions.

Ressources R-1
Ressources en place dans des gisements qui ont été examinés avec suffisamment de détail
pour établir leurs mode d'occurence, leurs dimensions et leurs qualités dans des gisements
spécifiques. Les caractéristiques minières et minéralurgiques des gisements sont connues
par des observations directes avec certaines extrapolations géologiques, géophysiques et
géochimiques. L'assurance de la connaissance est d un niveau élevé, quoique dans certains
cas on admettrait une erreur d'estimation sur les réserves de catégorie R-1, qui pourrait
atteindre 50%. Les ressources R-1 sont subdivisées en Economiques et Subéconomiques.

Ressource R-2
Ressources associées avec des gisements connus, mais dont les estimés sont basés sur les
connaissances géologiques et quelques points d'échantillonnages. L'erreur d'estimation peut
être plus élevée que 50%.

Ressource R-3
Ressources non découvertes mais que l'on présume exister dans des gisements à découvrir,
de types reconnus. L'existence et la dimension de tels gisements sont spéculatives.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 21


Réserves / Ressources

Tableau C1-1
SYSTEME EUROPÉEN DE CLASSIFICATION DES RÉSERVES

A-Réserve Le contour des réserves est connu, malgré certaines lacunes, ou les corrélations sont
établies par un réseau d'information suffisamment dense.
Marge d'erreur: ± 10%, Degré d'exactitude: 90%,
Level of confidence: Aussagesicherheit, related to standard statistics.

B- Réserve Le contour des réserves est connu avec des lacunes (gaps) et les relations avec les
réserves prouvées est établie par des forages exploratoires suffisamment rapprochés
pour une certitude de 70%.
Marge d'erreur: 10% ; Degré d'assurance: 70%;

C1-Reserve La réserve est connue par des forages (prospecting) sur des mailles plus larges ou a été
établie au moyen d'informations géophysiques fiables.
Marge d'erreur ± 30%; Degré d'assurance: 70-50%;

C2- Reserve La réserve a été explorée par des forages isolés, ou son existence est assumée sur la
base de sa position géologique.

III. 22 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

CHAPITRE 2

REVUE CRITIQUE DES CLASSIFICATIONS

Guide d'évaluation des gisements d'or III, 23


Réserves / Ressources

2. REVUE CRITIQUE DES CLASSIFICATIONS

"Ce que nous ne nommons pas émerge rarement d notre conscience".


Cayrol et de St-Pierre, Programmation Neuro-Linguistique et
Communication, 1988.

Le Guide dégagera d'abord les divers éléments d'ambiguïté des définitions et normes
actuelles ainsi que les limitations et problèmes inhérents à cette situation. Il situera ensuite les
besoins des divers intervenants selon leur rôle et selon les stades du développement minéral dans
lesquels se situe leur action. Dans une dernière étape, le Guide identifiera les éléments et
critères pratiques qui guideront la formulation des nouvelles définitions et normes qui seront
proposées au chapitre 3.

2.1 LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS

Une première analyse des définitions existantes devra faire ressortir les éléments
essentiels suivants:

1- les caractéristiques générales des systèmes de classification et les lacunes des définitions
existantes, en particulier quant au nombre des classes et quant à leurs limites;

2- l'usage des termes réserve, minerai et ressource;

3- les caractéristiques des classes actuellement utilisées;

4- la pertinence des systèmes quant à l'évolution des objectifs et des méthodes, de la


découverte du gisement minéral au stade 4 jusqu'à l'étude de faisabilité du Stade 8, passant
ensuite à la mise en production et à l'exploitation minière.

5- le problème de la quantification de la marge d'erreur des estimés: ce problème a rarement


été attaqué directement, malgré des objectifs explicites de plusieurs systèmes et malgré
l'évolution quantitative des dossiers de développement minéral;

Ces sujets seront discutés dans la perspective de la formulation d'un nouveau système
de classification. Le Tome II du Guide touche également ces sujets, particulièrement les
chapitres 2, 7 (Estimation des volumes, masses et teneurs) et le chapitre 11 (Aspects
Économiques) qui fournissent des repères conceptuels et quantitatifs pour le système proposé.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 25


Réserves / Ressources

2.2 LES AXES DE RÉFÉRENCE DES SYSTÈMES

L'analyse du Guide visera d'abord les caractéristiques des systèmes existants de


classification des réserves et des ressources, en relation avec les axes de référence des
classifications et selon les classes et subdivisions des systèmes.

Le système des Stades de développement minéral proposé ne comporte qu'un seul axe
explicite, regroupant les diverses composantes d'un projet de développement minéral pour en
caractériser le progrès. Les systèmes traditionnels de classification des réserves partagent cette
caractéristique mais sans partager l'aspect évolutif et synthétique de ce système de stades.

Le système de classification du USGS se caractérise par l'utilisation explicite de deux


axes de référence pour la définition des Ressources minérales (Identified Resources). Ce sont
l'information géologique et l'information de caractère technico-économique. On y distingue
entre l'inventaire minéral proprement dit et l'évaluation d'autres aspects. Cette caractéristique
constitue le progrès majeur de la classification du USGS, et a influencé les autres schémas de
classification tels ceux du SEC et du Comité APEO de 1986.

Le Code australasien (1988), comme celui du USGS, s'appuie sur deux axes, l'axe de
la connaissance géologique et l'axe technico-économique. Le Code reconnaît dans l'axe
géologique les divisions habituelles et distingue entre ressources et réserves de minerai dans
l'axe technico-économique.

Le système canadien de classification des ressources et réserves de charbon (1988)


développe et explicite sur trois dimensions la problématique du développement des ressources
et des réserves (figure C1-2). Ces axes sont l'assurance géologique, l'économique (qui inclut la
faisabilité technique), et le besoin et les marchés. En comparaison, dans le système du USGS,
le système australasien et le système canadien proposé par Zwartendyk, l'axe de la demande /
des marchés n'est pas explicité, étant inclus dans l'axe faisabilité / économique. Aucun de ces
systèmes ne comporte de critère quantitatif.

Le système Exxon distingue dans ses trois axes la certitude géologique, celle de la
récupération (ingénierie) et la certitude économique. Cette grille d'analyse montre un progrès
sur les systèmes qui l'ont précédée et le Guide utilisera cette. division, en développant certains
aspects. Le système proposé par Harrisson comporte égalerrient des critères de quantification,
qui seront discutés dans la section 2.5.

III. 26 Guide d'évaluation des gisements d'or


RESSOURCES GLOBALES

RESSOURCES
IDENTIFIÉES
DÉCOUVERTE

vr/
RÉSERVES r- - -- -_/ /
MINÉRALES T* /

GÉOLOGIE i i-^ •
► ~ ► RÉSERVES
DE MINERAI

POTENTIEL
RECONNU
CAPACITÉ
ACTUELLE

INSPIRE DE : A Standardized coal resource /


reserve reporting system by
the Coal Association of Canada
and the Geological Survey
of Canada'

Fig.0 2.1

EVOLUTION DS RESSOURCES
GUIDE D'ÉVALUATION VERS LES RESERVES
Réserves / Ressources

2.3 MINERAI, RÉSERVE ET RESSOURCE

Nous avons vu que l'utilisation des termes minerai, réserve et ressource a fait l'objet
de nombre de définitions et spécifications. A partir des définitions de minerai de Hoover, la
réglementation et la pratique ont graduellement réduit l'usage du terme minerai pour
utiliser le terme réserve, dans le but d'éviter les ambiguïtés reliées au premier terme: en a-t-
il résulté moins d'ambiguïté et de confusion? Une brève analyse critique s'impose.

2.3.1 L'USAGE DE MINERAI

A) Les définitions

A l'origine, le mot minerai (ore) a toujours eu le sens de substance minérale d'intérêt


économique, tel que l'indiquent les définitions suivantes:

"A native mineral containing a precious or useful metal in such quantity, etc, as to make
its extraction profitable". Dictionnaire Oxford.

"Tout minéral qui contient, à l'état pur ou sous forme de mélange, une ou plusieurs
substances chimiques déterminées, en proportions telles qu'on puisse les isoler industriel-
lement." Dictionnaire Robert.

Le mot minerai est la source de plusieurs controverses et difficultés, étant donné


l'implication de valeur qui lui est attachée. En effet, l'usage du terme minerai dans la publicité
et même les rapport techniques, dans le but d'amener le public à investir dans l'exploration,
conduit fréquemment à des abus. De telles situations ne datent pas d'hier, à témoin le conseil
d'Agricola sur ce sujet (3.

Les normes des réglementations canadiennes 2A et Q-23 au Québec, demeurent sur la


position traditionnelle et voudraient restreindre l'application du terme minerai aux seules
minéralisations d'intérêt économique. Le terme minerai (ore) n'est pas utilisé par le USGS.
Le rapport de l'APEO (Leight, 1986) veut réduire sinon éliminer l'usage du mot minerai en
l'enlevant de l'entête des définitions des réserves des catégories prouvées et probables.

' "Un propriétaire prudent, avant d'acheter une participation, devrait visiter la mine
et examiner attentivement la nature de la veine, car il est très important qu'il soit sur ses
gardes pour ne pas être la victime de vendeurs d'actions fraudeurs qui chercheraient à le tromper.
Agricola 1531.

III. 28 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

Cependant, ces diverses restrictions appliquées à l'usage d'un mot du dictionnaire, n'ont
obtenu qu'un succès mitigé, en partie parce que le terme minerai est demeuré dans la pratique
courante. Quelques extraits de Taylor,1986 12 , décritont bien cette problématique:

"Ore is the valuable solid mineral that is sought and later extracted from the workings of
a mine; for the hoped or expected (though not always achieved) advantage of the mine
operator or for the greater good of the community. " The unhelpful rigidity that tries to
restrict the general industry usage is a requirement in some form or another that "ore" be
mineable at either an assumed or achieved "profit". The resulting difficulties grow from
three roots:

1) A continuing failure to define profit from the several relevant mining viewpoints;
2) The impossibility of advance assurance and, to some extent, retrospective
confirmation of 'profit', however defined;
3) The persistence in defining "ore" as though its only use were in the single narrow
field of 'reserves'; first ignoring all other applications and usages, and then trying
sometimes to miss-apply the definition to those wider fields."

" ....the real essence of "ore" comes from the hope, expectation, intention or action of
mining and treating it. Simply "ore" is mineral that may be. is or has been mined".

2.3.2 L'USAGE DE "RÉSERVE"

L'usage du mot "réserve" dans le sens restrictif qu'on lui applique maintenant s'est
développé progressivement depuis quelques générations. L'Énoncé de politique nationale 2A
n'utilise pas ce substantif. Il semble que le système d'inventaire du USGS a contribué à
consacrer cet usage depuis une génération, tout en contribuant à une certaine confusion. Il s'agit
d'éliminer de l'usage le terme minerai et d'utiliser le terme réserve pour décrire une masse
minéralisée dont les caractéristiques géologiques et technico-économiques permettent d'établir la
rentabilité. Par contre, le terme "reserve base", introduit par le USGS, a une connotation
générale qui entraîne à un usage imprécis du terme réserve, et il contribue à engendrer une
certaine confusion. On utilise ainsi l'expression "réserve base" pour exprimer le potentiel au lieu
de l'acquis (fig. C 2-2). De même le terme réserve inférée (ou possible ou potentielle) porte à
plus grande confusion encore, puisqu'il est formé de mots contradictoires.

La réglementation de la Security and Exchange Commission (SEC), transpose également


sur le terme réserve, en plus de la connotation d'assurance de la présence et de la connaissance
physique, la connotation économique qui était précédemment attribuée au terme minerai. Les
normes du SEC n'excluent cependant pas le terme minerai pour les éléments métalliques mais
placent l'accent sur le terme réserve: Reserves are that part of a mineral deposit which could be
economically and legally extracted or produced at the time of the reserve determination"

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 29


Réserves / Ressources

(SEC, Form S-18). Le Comité de 1'APEO de 1985 a endossé dans ses recommandations cette
philosophie qui diffère de la réglementation actuelle des Commissions des valeurs mobilières au
Canada.

L'usage de l'industrie a évolué selon diverses tendances. On observe l'usage exclusif


du terme réserve, tandis que l'usage concurrent des termes réserve et minerai, qui conserve
certains appuis (Vallée13, 1986 , Grace14, 1986, Code Autralasien, 1988). Par contre, le
Système canadien de qualification des gisements de charbon (1988), malgré la connotation
économique directe qu'il y rattache, ne donne cependant pas un sens strict de faisabilité et de
rentabilité au terme réserve, puisque les réserves se trouvent "within the boundary of active
mines" ou encore "not within active mining areas"( voir la section A-I.3 B). D'autre part
certains parleront, selon la définition du minerai prouvé dans de l'Énoncé de Politique nationale
2A, de "réserves in situ" et de "réserves récupérables" sans apparamment se soucier des
contradictions dans les termes: réserve impliquerait, par définition, récupération. Le chapitre
9 du Tome II discute ces termes dans le contexte de la planification minière.

La citation de Taylor (1986) a bien décrit la situation confuse qu'amène la décision


d'utiliser à des fins particulières et restreintes un terme commun tel minerai. L'expérience
montre de fait que l'utilisation du terme réserve comme qualificatif unique pour l'inventaire d'un
gisement rentable n'a pas eu d'heureux résultats, ni à l'exploitation, ni aux stades antérieurs.
Abbott, 1985 et Vallée, 1986 soulignent que, quelles que soient les définitions, il y aura
toujours dans le contexte promotionnel de l'exploration minière, des personnes qui
chercheront à utiliser les termes proposés de façon prématurée, inappropriée ou abusive.

23.3 L'USAGE DE RESSOURCE

Le système de classification du USGS attribue au terme ressources (minérales) un sens


global/large qui inclut à la fois les réserves (ressources démontrées), les réserves inférées, et les
ressources non découvertes. L'utilisation aussi vaste d'un même mot peut également avoir
contribué à maintenir le climat d'imprécision.

Le Code australasien utilise le terme ressource de façon plus qualifiée, en décrivant


l'évolution des ressources minérales vers les réserves et en qualifiant ce terme:
"..define a mineral resource and then outline the process by which it may be upgraded to
an ore reserve through consideration of technical and economic merits and data including
mining, metallurgy and marketing.'

".. define and distinguish between mineral resources and ore reserves:

".. subdivide identified mineral resources into categories of inferred, indicated and
measured:

III. 30 Guide d'évaluation des gisements d'or


RESERVES DE MINÉRALISATION
ET DE MINERAI

R. POTENTIELLES R. INFÉRÉES R. DE MINERAI


R. R. R.
géolog!ques minières économiques

EXPLORATION MISE EN VALEUR AMÉNAGEMENT


,
1 2 3 4 5 ` 6 7 i 8 9 10
Reconnaissance Prospection Vérification
Découverte
Délimitation
du gîte
' Ingénierie Économique
du projet
Fslsabillté
Décision
Développement
minier
Exploitation
minière
régionale d'anomalies d'Indices du projet

Réserves
Selon dégrée de certitude. inférées, Réserves inférées Réserves de minerai
Présence physique présumées, probables ou prouvées probables ou prouvées
possibles,

Économie Réserves de minerai


Réserves i n fé r é es margi na l es
marginale marginales

Fig.0 2.2

PRATIQUES ACTUELLES DE
~ GUIDE D'ÉVALUATION L'INDUSTRIE MINIÈRE
Réserves / Ressources

Le Code australasien de 1988 propose, pour les premiers estimés quantitatifs des
minéralisations identifiées, d'utiliser le terme ressource avec le qualificatif délimitée "lorsque
cette quantification est faite sur la base de données, de critères et de coupures géologiques".

Cet organisme distingue ainsi l'étape de la découverte, de l'identification et de la


délimitation de la ressource minérale (essentiellement nos stades 4, 5, 6 et 7), de l'étape
faisabilité et décision de développement minier dans un nouveau projet ou dans une mine déjà
établie (les stades 8 à 10). C'est cette dernière étape qui donne le statut de réserve au gisement
minéral délimité.

2.4 LES CLASSES UTILISÉES

Les termes Prouvé, Probable, et Possible ne sont pas utilisés dans la classification du
USGS qui n'emploie que les termes équivalents Mesuré, Indiqué, et Inféré. Cette dernière
terminologie a été adoptée par nombre d'organismes, tandis que plusieurs ont gardé la première.
Le choix de l'une ou l'autre séquence comporte un élément d'arbitraire ou de choix plutôt
subjectif. Soulignons que le SEC accepte les deux terminologies.

Le Code australasien, pour différencier les estimés des ressources minérales délimitées
(aux stades 4 à 7) de ceux des réserves (aux stades 8 à 10), prescrit l'usage de la suite Prouvé/-
Probable (d'allure probabiliste) aux réserves, tandis qu'il réserve la suite Mesuré/Indiqué/Inféré
(d'allure plus quantitative) aux ressources minéralisées. Le Guide retiendra cette orientation qui
exprime la plus grande complexité des situations minières par rapport au contexte plus simple
de la délimitation des gisements.

2.4.1 RÉSERVES MESURÉES / PROUVÉES

Les définitions des réserves prouvées sont caractérisées par l'importance des
échantillonnages, par le haut niveau de connaissance des teneurs, de la dimension et des autres
caractéristiques de(s) l'amas. Cependant, ces exigences ne sont pas accompagnées, sauf dans le
cas de l'Énoncé de politique nationale 2A, d'exigences explicites de quantification: " les
dimensions de l'amas ainsi que sa forme sont bien définies et la teneur est estimée dans les
limites d'une marge d'erreur qui doit être indiquée." Le rapport de l'APEO (1986) contient des
principes directeurs quant aux normes de travail mais retraite par rapport à cette exigence
d'expliciter les marges d'erreur. La section 2.5 discutera de la quantification de la marge
d'erreur des estimés des réserves.

M. 32 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

2.4.2 RÉSERVES INDIQUÉES / PROBABLES

Les caractéristiques de cette classe sont similaires dans toutes les classifications.
Essentiellement, les réserves indiquées ou probables se distinguent des réserves mesurées ou
prouvées par l'accent mis sur l'assurance de continuité géologique malgré une maille
d'information moins dense:

"The degree or assurance, although lower than that for measured resources, is high enough
to assume continuity between points of observation. (USGS) "

Nous en tirons la norme explicite que l'auteur de l'évaluation doit être convaincu de
la continuité de la structure minéralisée, même si l'échantillonnage se situe sur une maille trop
large ou trop irrégulière pour que la minéralisation soit considérée comme étant mesurée ou
prouvée.

Il demeure qu'un grand nombre de situations sont regroupées à l'intérieur d'une seule
unité de classification, sans critères d'application. Notre expérience du contexte de réglemen-
tation est que les intervenants de formation légale insistent sur la conformité étroite au texte du
règlement et s'objectent aux initiatives individuelles des compagnies ou des consultants telles la
création de subdivisions ou sous-classes, même si de telles subdivisions sont justifiées
techniquement. Il est donc essentiel que de telles subdivisions soient intégrées aux normes.

2.4.3 RÉSERVES INFÉRÉES / POSSIBLES

La catégorie des réserves inférées / possibles est celle qui présente le plus de difficultés
à l'application. Ceci pour plusieurs raisons. Tout d'abord, cette expression est constituée de
termes contradictoires. Réserve implique acquis, assurance à l'inverse des mots inférés/possible.
Selon la définition initiale de Hoover (ore which cannot be included in the above classes, nor
definitely known or stated in any terms of tonnage) et la majorité des définitions qui l'ont
suivie, les estimés de `réserves possibles' définissent essentiellement des extensions des minéra-
lisations au delà du champ des échantillonnages, pour lesquelles l'information n'est pas
suffisante pour des évaluations quantitatives.

Le terme "réserve possible", selon cette définition qui correspond à l'usage le plus
répandu, est essentiellement prospectif et qualitatif. Ce teime ne respecte donc pas l'exigence de
connaissance objective et quantitative qui est à la base de la définition des réserves. On doit
donc exclure la classe Réserve possible des études économiques et même de l'usage courant, à
l'image des pratiques du SEC. Carlier 15 a été le premier à placer un chiffre sur la probabilité
de ces estimés; selon lui les réserves possibles sont connues avec une approximation de plus ou
moins 100%.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 33


Réserves / Ressources

Une fois engagée, la perspective prospective et qualitative entraine parfois trop loin.
Par exemple, il apparaît ambigu sinon contradictoire d'écrire (dans une des définitions citées plus
haut), qu'une "masse minéralisée complètement cachée" peut être considérée comme réserve
possible si elle "montre des évidences spécifiques". Comment peut-on avoir des "évidences
spécifiques" d'une masse "complètement cachée"? Le système proposé devra donc contenir
les définitions et termes appropriés pour décrire cette réalité géologique, tout en éliminant
l'usage du terme "réserve possible".

La définition proposée par le Code pour les ressources ou minéralisations inférées


correspond aux définitions traditionnelles des réserves possibles, pour des estimés d'ordre
qualitatif (inferred) et pourrait permettre d'éviter la confusion reliée à ce terme:

"an estimate, inferred from geoscientific evidence, drill hole, underground openings, or
other sampling procedures and before testing and sampling information is sufficient to allow
a more reliable and systematic estimation."

2.4.4 CLASSES ET SUBDIVISIONS

Le nombre trop restreint de classes et/ou subdivisions explicites constitue un problème


majeur pour l'application des systèmes existants dans la pratique de l'industrie minière. Un
important problème connexe est celui de l'absence de critères suffisamment clairs pour établir
les limites entres ces classes.

En effet, il est impossible de classer adéquatement dans les deux classes Prouvé ou
Mesuré et Probable ou Indiqué toutes les situations rencontrées dans les stades 4 à 10 du
développement minéral, ainsi que dans la réalité minière des exploitations. La disponibilité de
ces deux seules catégories contraste avec la multiplicité des situations de développement minéral,
et avec la longue progression des projets d'exploration, de la découverte du gisement, (stade 4
jusqu'à la faisabilité minière (stade 8). Ces définitions ne laissent pas suffisamment de souplesse
ni de possibilités de discrimination.

La première conséquence de cette situation est que plusieurs organisations minières


tendent à utiliser les termes possible ou inféré pour établir une subdivision moins bien
échantillonnée du terme probable. A l'inverse, les promoteurs/entrepreneurs en exploration
minière tendent à faire passer pour réserves minières les réserves possibles qui ne sont que des
extensions interprétées. non calculées, hors du champ des échantillonnages, selon les définitions
actuelles. Ce problème d'absence de subdivisions adéquates était déjà présent dans l'évaluation
des métaux usuels, et il est encore plus crucial dans l'évaluation des gisements d'or.

III. 34 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

2.5 CONTEXTE ET OBJECTIFS

2.5.1 OBJECTIFS

Il faut donc examiner dans une plus large perspective les conditions d'utilisation de ces
systèmes de classification, aux étapes successives du développement minéral. Ainsi, l'on a pu
observer ces dernières années que le terme réserve est utilisé par les promoteurs et dans la presse
de la même façon promotionnelle que le terme minerai. L'usage abusif de l'expression "world
class deposit", pour qualifier toute nouvelle découverte qui pourrait être d'importance, est un
autre exemple de cette tendance humaine, tendance contre laquelle le Northern Miner 16
s'élève dans un éditorial récent.

La priorité du Guide est donc d'établir un système qui réponde aux besoins des divers
stades du développement minéral. Si un tel système est bien structuré, bien caractérisé et
complet, il sera moins facile de le subvertir à des fins particulières. La figure C 2-2 (en page
31) résume la situation actuelle en illustrant l'utilisation généralisée et à toutes les sauces du mot
RÉSERVES qui a remplacé le mot minerai comme terme universel de valorisation des résultats
de l'exploration.

2.5.2 EXPLORATION ET MISE EN VALEUR

Le contexte de l'exploration varie selon la nature des intervenants. A l'intérieur d'une


organisation minière, la gestion de l'exploration et le financement des nouvelles phases des
projets s'accomplissent dans un contexte technique, entre spécialistes, ce qui n'est pas habituelle-
ment le cas pour les sociétés juniors. Il faut également reconnaître que l'entrepreneur et le
promoteur en exploration minière ont à vendre un produit au public non technique, afin d'assurer
le financement de l'exploration et de la mise en valeur des découvertes. Pour une société junior,
le développement d'un projet d'exploration en projet de mise en valeur et jusqu'au projet minier
est caractérisé par le chevauchement des situations d'exploration, de promotion, même de
spéculation, avec les activités d'ingénierie et d'investissement.

Mieux reconnaître les contingences auxquelles sont soumis l'entrepreneur et le


promoteur minier pourrait aider à optimiser le système dè l'exploration minière: il faudrait donc
voir à ce que ces agents disposent d'un vocabulaire plus approprié aux situations rencontrées,
sinon ils utiliseront ce qui est disponible, surtout si cela avantage leur produit.

L'emphase placée sur le sens de faisabilité technique et économique du mot "réserve",


et précédemment du mot "minerai", crée un vacuum terminologique aux stades précédents. La
proposition du Code australasien d'utiliser les termes ressources minérales délimitée ou inférée
pourrait constituer, en l'adaptant, une façon de fournir aux sociétés de développement minéral

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 35


Réserves / Ressources

et aux sociétés minières une nomenclature plus appropriée pour la caractérisation de leurs
résultats et pour la planification de leurs activités.

2.53 EXPLOITATION MINIÈRE

Il faut d'autre part que le système de classification des réserves/ressources soit


également approprié aux conditions d'exploitation des sociétés minières, et puisse servir à la
gestion des inventaires minéraux, réserves ou minéralisations, de ces sociétés. En effet, dans
une exploitation minière les conditions économiques affectent, par le biais des variations des prix
des métaux/minéraux et des variations du coût de revient du minéral, la teneur de coupure, donc
les limites, la quantité et la qualité des réserves rentables.

La portion des réserves "temporairement" non rentable demeure aussi bien connue,
aussi accessible que celle qui est exploitée et elle est souvent susceptible de redevenir exploitable
économiquement, à court ou moyen terme. Le système d'inventaire et de classification des
"réserves" doit donc tenir compte de cette situation: ces catégories de matériel ne doivent pas
disparaître dans les "limbes", pour réapparaître à la prochaine hausse des prix.

De fait, il est apparu souvent qu'une telle situation, appuyée sur l'application non-
éclairée de règles formulées surtout pour les cas de mise en valeur et de décision, avait un effet
négatif sur la planification des activités d'exploitation des sociétés minières. Ainsi, faute d'une
terminologie et de catégories appropriées, nombre d'exploitations n'ont pas à leur
disposition un inventaire adéquat de leur principal actif.

2.6 L'ASPECT QUANTITATIF

Aucun des systèmes de classification actuellement en vigueur en Amérique du Nord et


en Australie ne comporte de normes appropriées quant à la quantification de la précision des
estimés, malgré les intentions explicites de plusieurs d'entre eux.

2.6.1 LE RAPPORT DE L'APEO

Le rapport du Comité de l'APEO innove en proposant l'acceptation des estimés de


réserves basés sur les techniques géostatistiques, en autant qu'ils rencontrent les même
exigences géologiques et minières quant leur préparation, que les estimés faits par les
méthodes conventionnelles. Malheureusement, cette proposition n'est appuyée sur aucun critère
quantitatif. Ce document ajoute, pour les réserves prouvées et probables, l'exigence de spécifier
la teneur limite utilisée et également d'expliciter les projections utilisées à partir des points
d'échantillonnages pour les réserves prouvées autant que pour les réserves probables, ce qui
apparaît très valable.

III. 36 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

Par contre, dans la définition des réserves prouvées proposée par ce Comité, il y a un
recul marqué par rapport aux exigences antérieures de quantification. En effet, on élimine ici
l'exigence "d'indiquer la marge d'erreur" dans les calculs des réserves prouvées, sous prétexte
que les auteurs des rapports respectaient peu souvent cette exigence. Cette position apparaît
comme un recul, et elle semble contradictoire avec les nouvelles exigences de ce rapport
concernant les projections utilisées dans les estimations, autant qu'avec l'acceptation nouvelle des
méthodes géostatistiques.

2.6.2 STATISTIQUE ET GÉOSTATISTIQUE

Le recul du Comité de l'APEO quant à l'expression du "degré de certitude acquise"


s'explique par l'absence d'une méthodologie appropriée, pour quantifier les notions communes
de certitude et de précision ou leur corrollaire qu'est la marge d'erreur. Pour ce faire, il faudra
recourir à la méthodologie statistique et géostatistique. La procédure fondamentale en statistique
consiste à établir une marge d'erreur probable à un niveau de confiance donné: c'est l'écart type.

Le système européen présenté à la section 1.9 du Tome III comporte l'application de


marges d'erreur et de niveaux de certitude appuyés sur la statistique traditionnelle; les repères
utilisés, les marges d'erreur et les niveau de confiance varient tous les deux, le niveau de
confiance passant de 90% à 50%.

Le système de classification proposé par Harrisson de Exxon comporte trois classes


auxquelles on attribue 40% d'erreur pour la classe III, 20% pour la classe II et 10% pour la
classe I. Cette erreur est qualifiée de "standard error of the geostatistical estimate of the mean
grade of the recoverable resource".

2.7 SOLUTIONS ENVISAGÉES

2.7.1 CLASSES ET SUBDIVISIONS

Il est nécessaire, pour accroître la pertinence des systèmes de classification des réserves
et ressources, d'augmenter le nombre de classes ou de subdivisions. Le Guide propose d'adopter
la proposition du Code australasien qui est de distinguer explicitement la phase d'identification
et de définition de la ressource minérale (définition du-gisement) de la détermination des
réserves. Le Guide souscrit aux principes de ce schéma proposé par le Code autralasien et
l'incorporera dans le système revisé présenté au chapitre 3. Le Guide propose d'utiliser en
français les terme gisement délimité ou (ressource minérale délimitée) et minéralisation inférée
(ou ressource minérale inférée) plutôt que ceux de ressources delimitées et ressources inférées
qui sont trop peu spécifiques pour les exigences de la langue française.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 37


Réserves / Ressources

Par ailleurs, pour éviter la prolifération des termes et la confusion entre les classes, il
y a lieu de subdiviser les termes déjà établis selon des normes explicites qui permettront de
développer des crithres explicites de quantification adaptées aux conditions des gisements. La
proposition a été faite par Vallée, 1986, de subdiviser les classes Mesuré / Prouvé et Indiqué /
Probable chacune en deux sous classes, afin de mieux correspondre aux conditions de mise en
valeur et d'exploitation des gisements. En corollaire, le Guide propose d'éliminer la catégorie
des réserves possibles, selon l'usage de la Securities and Exchange Commission (SEC) des USA
et la recommandation du Code Australasien.

2.7.2 QUANTIFICATION

Le Guide s'inspirera des propositions antérieures pour la quantification de la précision


des estimés pour formuler une nouvelle proposition. Le Guide veut être plus systématique, et
appuyer une méthode de quantification sur le niveau de confiance et la marge d'erreur tirées de
l'estimation géostatistique. La statistique conventionnelle, ne tenant pas compte de la
régionalisation des données analytiques, a tendance à exagerer les marges d'erreur.

Le Guide recommandera, pour éviter les abus, de fixer un niveau de confiance


approprié, à partir duquel on calculera les marges d'erreur. Le prochain chapitre propose
l'application de marges d'erreur appropriées aux diverses catégories et classes des réserves et des
ressources minérales. Les marges d'erreur sont soit globales, s'appliquant aux blocs d'estimation
constiutés de l'ensemble du gisement ou de la lentille, soit plus restreintes, s'appliquant à des
blocs d'estimation de dimension appropriée. Le chapitre 7 du Tome II traite de ce sujet de façon
élaborée; les marges d'erreur globales et celles des blocs d'estimation plus restreints sont
également discutées. Ces marges d'erreur seront exprimées en pourcentage, correspondant pour
une distribution normale, au rapport écart type / moyenne obtenu pour les blocs calculés.

III. 38 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

CHAPITRE 3

CLASSIFICATION REVISÉE

DES RÉSERVES ET DES RESSOURCES

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 39


Réserves / Ressources

3. CLASSIFICATION RÉVISÉE DES RÉSERVES / RESSOURCES

"..Les mots veulent dire ce que je veux dire quand je les utilise. " La Reine à Alice,
dans Alice in Wonderland par Lewis Carrol.

"Un problème majeur de la définition des termes, l'usage inconsistant de termes


familiers, est une manifestation superficielle du fait fondamental que les ressources
sont subdivisées en nombreuses catégories pour des fins différentes, par des
personnes dont les perspectives sont fort divergentes. De plus, nombre de
personnes qui utilisent ces termes ne se sont jamais astreints d une analyse critique
des frontières entre les catégories de ressources qu'elles utilisent. En conséquence,
les critères pour spécifier les limites de ces catégories demeurent essentiellement
vagues et indéfinis." Zwartendyk, 1978 (4.

3.1 LES PRINCIPES DIRECTEURS

L'objectif du Guide est d'établir un système intégré et systématique de classification,


avec définitions, normes et suffisamment de catégories pour rencontrer les besoins autant des
entrepreneurs en exploration minière, que des exploitants. Ce nouveau système, qui intégrera
les éléments clés des systèmes existants, proposera les modalités complémentaires requises pour
répondre aux besoins. Il comportera toutes les modalités requises pour en permettre son appli-
cation aux divers stades du développement minéral et en faire un outil adapté à la planification
des exploitations minières. La classification des réserves et des gisements minéraux délimités
s'appuiera d'abord sur des informations factuelles: les mailles d'information, les données géolo-
giques, les données des échantillonnages et essais en vrac(5, et sera complétée par
l'interprétation et la modélisation géologiques.

L'élaboration de cette nouvelle classification s'appuie sur la revue critique des


caractéristiques des divers systèmes établis dans les contextes nord-américain et australasien
depuis le début du siècle, ainsi que sur quelques éléments européens.

` "A major problem in terminology, the inconsistent use of familiar terms, is largely a surface
manifestation of the underlying fact that resources are subdivided into many different categories
for various purposes by people with widely differing perspectives. Moreover, many people who use
resource terms have never had reason to analyze critically the boundaries of the resource
categories to which they refer. As a result, criteria for setting limits to these categories
remain largely unarticulated and vague."

La définition de la nature et de la représentativité des échantillons ayant servi à de tels essais


est essentielle (Voir au chapitres 4, 5 et 9 du tome II du Guide.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 41


Réserves / Ressources

3.1.1 LES APPORTS DES SYSTÈMES EXISTANTS

Le système de classification proposé s'appuie sur les grandes lignes des systèmes
suivants de classification et s'efforce d'intégrer, de coordonner et de concilier leurs éléments
clés:

a) Les définitions existantes de l'Énoncé de politique nationale 2A et de l'instruction


générale Q-23;

b) Les règlements de la "Security and Exchange Commission" des USA concernant


l'utilisation du terme réserve;

c) Le système du United States Geological Survey, qu'il spécifie et complète de plusieurs


façons pour le rendre plus applicable aux situations concrètes d'une exploitation
minière;

d) Les trois axes de connaissance explicités dans le système proposé par Exxon, soit l'axe
géologique, l'axe ingénierie, l'axe économique et l'échelle des dix stades du
développement minéral;

e) Les deux catégories principales formulées dans le Code australasien, celle des
Ressources minérales identifiées (stades 4 à 6) et celle des Réserves de Minerai (stades
7 à 10). Le Guide propose d'utiliser l'expression gisement délimité au lieu de
ressource délimitée.

f) Selon l'exemple du Système du USGS, du Système canadien de classification des


réserves de charbon, des règlements du US Security and Exchange Commission et du
Code australasien, le terme réserve aura la connotation multiple de faisabilité dans les
axes de géologie, d'ingénierie et d'économique et de rentabilité. Le terme réserve ne
sera donc pas utilisé aux stades initiaux, où seule l'information géologique est d'ordre
quantitatif, tandis que l'information dans les autres axes est encore de caractère
qualitatif ou semi-quantitatif. Le terme gisement minéral délimité le remplacera dans
ces cas.

g) A l'exemple des règlements du Security and Exahange Commission, et du Code


australasien, les expressions "réserve possible", "réserve potentielle", "réserve inférée"
seront complètement bannies du système de classification, de la présentation des estimés
des réserves et de la présentation des résultats de l'exploration. Le terme
minéralisations inférées y suppléera, dans les cas appropriés.

III. 42 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

3.1.2 LES INNOVATIONS DU GUIDE

Le Guide d'évaluation des gisements d'or propose les éléments nouveaux suivants pour
répondre aux besoins perçus:

a) Chacune des deux catégories principales du système (réserve et gisement minéral


délimité) comportera au moins quatre paliers, c'est à dire deux divisions principales et
deux subdivisions, pour chacune des divisions principales.

b) La présentation des estimés des réserves et de l'inventaire des gisements minéraux


délimités incluera l'établissement de la fiabilité des chiffres fournis. Le Guide
recommande que la marge d'erreur soit estimée pour un intervalle de confiance de
90%. Une marge d'erreur appropriée sera proposée pour chaque catégorie des estimés.

c) Le terme réserve ne sera pas réservé exclusivement aux gisements en exploitation ou


dont la rentabilité est établie dans une étude de faisabilité positive (réserve de minerai).
Le terme réserve marginale sera utilisé pour répondre aux besoins des société minières
dans le contexte minier, pour les cas où l'information géologique, d'ingénierie et
d'économique est appropriée, mais où l'économique est marginale ou le marché
temporairement non accessible. (6

d) La classification s'appuyera sur les calculs géostatistiques pour établir l'intervalle de


confiance et la marge d'erreur dans l'estimation et la présentation des réserves de
minerai et des inventaires des minéralisations identifiées (7.

3.2 DÉFINITIONS DES RÉSERVES/RESSOURCES

"L'existence humaine, c'est de NOMMER le monde, de le modifier. Une


fois NOMMÉ, le monde réapparaît comme un problème et requiert de
l'intervenant un nouveau NOM. el" Paulo Friere.

La figure C3.1 présente de façon synthétique d'ensemble de la classification proposée


en relation avec l'échelle des stades. Les éléments essentiels de cette classification ainsi que la
base des définitions seront élaborées dans la présente section.

Selon la pratique suivie par te Système Canadien de classification des gisements de charbon.

Ces questions font également l'objet de la section 7.4 du tome II du Guide.

"To exist humanly is to NAME the world, to change it. Once named, the world in its turn reappears
to the namers as a problem and requires of them a new NAMING."

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 43


Réserves / Ressources

3.2.1 RÉSERVE

Une réserve est constituée d'un gisement minéral dont la masse, la teneur en certains
éléments d'intérêt, la minéralogie, la dimension, les limites, la distribution, la variabilité et les
autres caractéristiques pertinentes (telle la densité spécifique) sont connues et établies dans une
étude formelle de faisabilité; le niveau de connaissance est explicité et il est approprié pour
établir la rentabilité. Cette étude de faisabilité implique des connaissances quantitatives
suffisantes pour justifier les investissements bancaires nécessaires à une exploitation de type
industriel.

Dans l'axe géologique, ces études s'appuieront sur un système spécifique d'études
géologiques, de sondages et d'échantillonnages. Dans l'axe ingénierie, elles s'établiront en
relation à des essais en laboratoire et en usine pilote et à des plans détaillés et réalisables
d'extraction minière, minéralurgique et métallurgique. Dans l'axe économique, ces études
devront établir les coûts, les revenus anticipés en relation à un plan de commercialisation des
produits de l'exploitation projetée. La marge d'erreur des résultats de ces études doit être
étroite, étant donné le caractère de projet industriel et d'investissements rentables de ce stade.

A) Réserve de minerai

Le minerai est constitué d'un minéral ou roche qui est exploité actuellement, ou qui
pourrait être extrait et vendu à profit, selon des plans couramment établis par une étude formelle
de faisabilité.
Les réserves de minerai sont les réserves établies pour une exploitation minière en cours
ou pour un gisement sur lequel une exploitation est envisagée et établie comme rentable, dans
le cadre d'une étude de la faisabilité d'un développement minier. Les réserves de minerai sont
par définition des réserves minières et des réserves récupérables et vice-versa. Le terme
"réserve in situ" doit donc être banni, dans cette perspective.

B) Réserve marginale

Les réserves marginales sont celles qui montrent une rentabilité marginale ou
légèrement déficitaire aux conditions actuelles, soit dans une exploitation en cours, soit dans un
nouveau projet minier appuyé par une étude de faisabilité• visant à une décision de mise en
exploitation. Ce peut être le cas des portions d'un gisement pour lequelles la connaissance des
paramètres géologiques, de l'ingénierie, et les paramètres économiques est adéquate pour une
mise en production, mais qui, aux cours actuels des métaux, montrent une rentabilité marginale
qui ne permet pas une décision d'exploitation commerciale immédiate.

III. 44 Guide d'évaluation des gisements d'or


RESSOURCES RÉSERVES

RESSOURCES RESSOURCES IDENTIFIÉES RÉSERVES


NON - DÉCOUVERTES
Spéculatives Hypothétiques Inf. I Délimitées DÉMONTRÉES

EXPLORATION MISE EN VALEUR EXPLOITATION

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Définition Ingénierie Économique Faisabilité Dévoiopponient Exploitation
Reconnaissance Prospection Vérification Découverte
du gisement du projet du projet Décision minier minière
régionale d'anomalies d'Indices Délimitation

RESERVES
Économique Gisements délimités Prouvée II , I
Probables II , 2
. Inf.
Marginal Indiqué IL , 2 Mesuré 11,1 RÉSERVES MARGINALES
Non
GISEMENTS DÉLIMITÉS
Économique

Fig,C3.1

CLASSIFICATION PROPOSÉE
GUIDE DÉVA L UATION PAR LE GUIDE ~
Réserves / Ressources

3.2.2 RESSOURCES MINÉRALES IDENTIFIÉES

Les ressources minérales identifiées se divisent en deux catégories distinctes. Ce sont


d'une part les gisements délimités et, d'autre part, les minéralisations (ressources minérales)
inférées (Tableau C3-3).

A) Gisement minéral délimité

Le terme gisement délimité est préféré à celui de ressource (minérale) délimitée, car
ce dernier, proposé par le Code australasien, semble peu approprié, selon le jugement des
intervenants du secteur de l'exploration minière au Québec, quant aux possibilités de capter
l'intérêt du public investisseur pour un projet de développement minéral. De plus, en français,
le terme ressource utilisé seul n'est pas assez spécifique.

La connaissance des gisements minéraux délimités est quantifiée sur la base des
connaissances d'ordre géologique et des divers échantillonnages, à partir d'une connaissance
d'abord conceptuelle des aspects d'ingénierie et d'économique. On regroupera également dans
les gisements délimités les estimés de minéralisations bien connues dans les axes de la géologie,
de l'ingénierie et de l'économique, mais dont la faisabilité technique ou financière n'a pu être
établie.

B) Minéralisations inférées

La deuxième division des ressources identifiées consiste en minéralisations inférées


ou "ressources inférées", selon l'appellation du Code australasien. Ici, comme dans la
définition originale de Hoover et comme pour la majorité des définitions s'appliquant à des
"réserves possibles/inférées", l'accent est mis l'interprétation et l'inférence, par opposition au
caractère quantitatif et mesuré des réserves et des gisements délimités. L'usage du terme "gîte"
n'est pas proposé, à cause de l'utilisation interchangeable que l'on fait des mots "gîte" et
"gisement", malgré les nettes différences étymologiques (gîte: site, lieu, présence; gisement:
situation, forme, contour).

L'usage du terme gisement est évité ici pour les mêmes raisons que l'usage de "réserves
possibles". Il est à souligner que, de par leurs définitions et leurs caractéristiques, aucun des
estimés des minéralisations inférées ne peut être assimilé aux réserves ou aux gisements
délimités, ni inclus dans aucun estimé de réserves ou de gisements délimités, ni dans des calculs
économiques, ni annoncé comme tel.

III. 46 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

3.3 LES PRINCIPES D'APPLICATION

La classification des réserves de minerai ou réserves minières et des gisements délimités


demande l'explicitation des mailles et des méthodes d'échantillonnage, des paramètres
d'interprétation de la géologie et du minerai, des paramètres de calcul des inventaires.

3.3.1 SUBDIVISIONS EN CLASSES

Les termes suivants sont traditionnellement considérés de caractère équivalent:


PROUVÉ et MESURÉ d'une part, PROBABLE ou INDIQUÉ d'autre part. Cependant, dans le
système que le Guide propose, les termes PROUVÉ ET PROBABLE seront appliqués aux
Réserves, tandis que les termes Mesuré et Indiqué seront appliqués aux Gisements délimités, pour
aider à distinguer entre ces deux catégories. Ce choix du Guide s'appuie sur une recomman-
dation similaire du Code australasien.

Chacune de ces catégories peut être subdivisée en plusieurs sous-catégories ou classes,


telles que: PROBABLE Classe I, ou Classe II (Tableaux C3-2 et C3-3). Ces subdivisions seront
plus facilement applicables dans le contexte d'un projet avancé ou d'une exploitation minière,
que dans le contexte de l'exploration. Les limites de confiance et les marges d'erreur sur
lesquelles s'appuie la classification des gisements sont présentées sommairement aux tableaux C3-
2 et C3-4. Elles sont discutées de façon plus élaborée au chapitre 7 du Tome II.

3.3.2 PRÉCISION / MARGE D'ERREUR

L'établissement de la précision des estimés des réserves et des gisements délimités est
un objectif explicite dans plusieurs des classifications antérieures. Le Guide endosse cet objectif
et de plus, veut fournir un schéma directeur et des repères concrets pour permettre de cheminer
vers cet objectif.

Dans un contexte traditionnel d'estimation, plusieurs sociétés minières ont établi des
subdivisions des réserves auxquelles on a attribué une marge d'erreur à partir des mailles
d'échantillonnages alliées à l'expérience empirique des exploitations. Ces pratiques, qui
dépendent du type et de la dimension du gisement et stirtout de l'expérience accumulée, sont
décrites à la section 7.4 du Tome II du Guide.

Pour clarifier les concepts, le Guide propose de parler de marge d'erreur plutôt que de
précision, étant donné que ce dernier terme n'est pas à proprement parler de nature statistique.
Pour calculer les marges d'erreur et les probabilités qui s'y rattachent dans le contexte des
gisements et des variables régionalisées, l'application de la géostatistique est recommandée. En
l'absence de ces méthodes ou d'autres méthodes quantitatives, la subdivision en classes aura un

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 47


Réserves / Ressources

caractère semi-quantitatif. Dans tous les cas, les critères de classification appliqués devront etre
explicités par le responsable de l'évaluation et du calcul des réserves.

La procédure fondamentale en statistique consiste à établir une marge d'erreur probable


à un niveau de confiance donné: c'est l'écart-type. Le Guide recommande d'utiliser, pour
l'expression de la marge d'erreur relative, le niveau de confiance de 90%, qui mène à des
marges d'erreur réalistes dans le contexte minier, plutôt que celui de 68% de confiance qui
correspond à un écart type/ ou celui de 94% qui correspond à deux écarts types.

La marge d'erreur relative (qui est de fait l'inverse de la précision) est définie comme
la différence entre l'estimé et sa valeur limite inférieure (l'erreur à la hausse des teneurs n'est
pas considérée comme une erreur). La valeur limite inférieure est celle pour laquelle on est sûr
à 90% que la valeur moyenne visée sera au moins égale à cette valeur. Les variations de la
marge d'erreur relative seront utilisées comme l'un des critères dans la classification des réserves
prouvées et probables et des gisements délimités Mesurés et Indiqués.

La marge d'erreur sera représentée, pour une distribution lognormale, par l'écart-type
logarithmique aL. La teneur minimum assurée sera alors à 90% de certitude égale à t- l • 28 cl" (ou
t est la teneur calculée et et correspond à une certitude de 94%) pour le bloc calculé. Ces
marges d'erreur seront exprimées en pourcentages correspondant au rapport écart type /
moyenne. Le tableau C3-1 contient les marges d'erreur proposées pour les diverses classes.
Dans une mine polymétallique, il sera nécessaire de calculer la marge d'erreur pour chaque métal
contenu. Pour simplifier la présentation de la précision d'ensemble, on pourra utiliser une valeur
composite, exprimée soit en dollars, soit en l'équivalent teneur de l'un des métaux.

III. 48 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-1
MARGES D'ERREUR DES CLASSES
RÉSERVES / GISEMENTS DÉLIMITÉS

CATÉGORIE MARGE D'ERREUR


Globale Des blocs
Prouvé / Mesuré Classe I < 10% < 25%
Classe II < 20% < 50%

Probable / Indiqué Classe I < 30% > 50%


Classe II < 40% Excessive

3.3.3 MARGES D'ERREUR GLOBALE OU DE BLOCS

Dans le système proposé, les Réserves Probables seront caractérisées par la précision
globale, ou la marge d'erreur sur la teneur moyenne globale attribuée aux zones minéralisées
avec la maille et la qualité d'information disponible (en tenant compte des considérations
d'ingénierie et d'économique). Les Réserves Probables seront subdivisées selon la marge d'erreur
en Classe I (< 30%) et Classe II (< 40%), (et les autres considérations d'ingénierie et
d'économique). Les connaissances ne sont pas suffisantes pour estimer des blocs restreints du
gisement avec des marges d'erreur utilisables. Des critères équivalents s'appliquent pour les
Gisements délimités des catégories Indiqué Classe I et II, (mais d'après les marges d'erreur
seulement).

Les Réserves Prouvées sont caractérisées par des marges d'erreurs plus restreintes sur
les teneurs globales que celles qui caractérisent les Réserves probables. De plus, l'objectif de
réalisation minière qui est explicite lorsqu'on utilise le terme réserve, exige de pouvoir quantifier
les marges d'erreur des blocs d'estimation. Dans le contexte minier, le Guide propose d'utiliser
un bloc maximum dont la masse ne dépassera pas trois mois de production au taux envisagé.
Pour les réserves Prouvées Classe I, la marge d'erreur globale est de moins de 10% et celle des
blocs d'estimation est suffisamment basse pour garantir la sélection minière recherchée dans la
méthode d'exploitation utilisée. Pour les réserves Prouvées Classe II, la marge d'erreur globale
est plus forte et la marge d'erreur des teneurs des blocs d'estimation est suffisante pour assurer
la faisabilité d'exploitation, compte tenu de la méthode d'exploitation proposée. Des critères
équivalents s'appliquent (dans l'axe géologique seulement) pour les Gisements Mesurés des

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 49


Réserves / Ressources

Classes I et II. La structure et les définitions de la classification proposée des Réserves et des
Ressources sont regroupées et présentées sous forme de tableaux (C3-2 à C3-6).

Il va sans dire que le schéma détaillé de classification appuyé sur la géostatistique


que le Guide propose est pour l'instant un prototype à appliquer. Il y beaucoup de travail
à faire en relation avec les marges d'erreur des blocs d'estimation et les méthodes minières. La
subdivision des catégories en classes et l'application de marges d'erreur n'en dépendent pas
nécessairement, puisque ces mesures ont déjà été appliquées à partir des mailles
d'échantillonnage et de l'expérience acquise, comme le démontrent divers cas types décrits
dans le Guide. Des études spécialisées et des cas types bien documentés seront nécessaires pour
développer l'expérience requise pour l'application de ces critères de quantification.

M. 50 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-2
CLASSIFICATION DES RESSOURCES ET DES RÉSERVES

STADES DU DÉVELOPPEMENT MINIER ET DE L'EXPLOITATION (8 à 10)

RÉSERVE Le terme Réserve s'applique à des zones minéralisées pour lesquelles sont
disponibles des connaissances appropriées dans les axes de la géologie, de
l'ingénierie, de l'économique et qui sont suffisantes pour établir la faisabilité
d'exploitation et la rentabilité. Les réserves sont Prouvées ou Probables.

RÉSERVE de MINERAI Les réserves de minérai sont celles dont l'exploitation en cours est rentable
ou dont la rentabilité a été établie par une étude de faisabilité de mise en
production d'un nouveau projet minier.

RÉSERVE MARGINALE Les réserves marginales sont celles qui montrent une rentabilité marginale
aux conditions actuelles, soit dans une exploitation en cours, soit dans un
nouveau projet minier dont la rentabilité est déjà établie dans une étude de
faisabilité.

STADES DE LA DÉCOUVERTE ET DE LA MISE EN VALEUR (4 à 7)

RESSOURCES MINÉRALES IDENTIFIÉES

GISEMENT DÉLIMITÉ Un gisement délimité est connu de facon quantitative, dans l'axe géologi-
que surtout. En général, les connaissances ne sont pas suffisantes dans les
axes de l'ingénierie et de l'économique pour établir la faisabilité ou, si
elles le sont, la rentabilité n'a pu être établie. (Mesurés ou Indiqués).

MINÉRALISATIONS INFÉRÉES Les minéralisations inférées, ou ressources minérales inférées, sont


interprétées sur un site donné, dans les prolongements des zones
connues actuellement, ou à partir d'échantillonnages sporadiques.

STADES DES INVENTAIRES GÉOLOGIQUES ET MÉTALLOGÉNIQUES (1 à 3)

RESSOURCES NON DÉCOUVERTES


HYPOTHÉTIQUES Les ressources minérales hypothétiques sont considérées comme possibles


d'après les connaissances géologiques ou métallogéniques dans un district
donné: elles s'appuient sur les indices minéralisés et les anomalies.

SPÉCULATIVES Les ressources minérales spéculatives sont postulées sans référence à des
ressources déjà découvertes ou à des types de gisements connus.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 51


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-3

SUBDIVISIONS DES RÉSERVES

CATÉGORIE Marge d'erreur (à 90% de confiance)


SUBDIVISION Globale Des Blocs

PROUVÉ - CLASSE I < 10% < 25%


Minéralisation dont le volume et les limites, la masse et les teneurs d'intérêt sont connues de
façon détaillée par des sondages et échantillonnages sur mailles régulières et rapprochées, et
par des travaux miniers et des échantillonnages systématiques, détaillés et en vrac. L'accès au
minerai et les connaissances sont à un niveau suffisant pour permettre la planification minière
détaillée, (mais pas nécessairement tout le contrôle de la qualité à l'exploitation).
C'est le "Prouvé-développé" de certaines mines.

PROUVÉ - CLASSE II < 20% < 50%


Minéralisation dont le volume et les limites, la masse et les teneurs d'intérêt sont connus de
façon détaillée par des sondages et échantillonnages, et par des travaux miniers et des échantil-
lonnages systématiques et en vrac moins élaborés que dans le cas du "Prouvé Classe I".
L'information est suffisante pour la planification minière des chantiers mais pas pour la
planification détaillée de l'exploitation. (C'est le "Prouvé par sondages" de certaines mines).

PROBABLE - CLASSE I < 30% > 50%


Minéralisation dont la continuité est assurée et démontrée par des sondages et échantillonnages
sur une maille relativement large, mais régulière. La densité de la maille permet d'établir le
volume et les limites, la masse et les teneurs avec une précision suffisante pour une
planification minière de caractère préliminaire. La connaissance d'ingénierie et d'économique
des réserves probables s'appuie en majeure partie sur celle des réserves prouvées.

PROBABLE - CLASSE II < 40% + Extrême


Minéralisation dont la continuité est établie par des sondages et échantillonnages sur une maille
large et irrégulière. La maille d'information permet d'établir les volumes et les limites, la
masse, et les teneurs avec des marges d'erreur correspondant à à une planification minière de
caractère conceptuel. La connaissance d'ingénierie et d'économique des réserves probables
s'appuie en majeure partie sur celle des réserves prouvées.

III. 52 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-4

DÉFINITIONS DES RESSOURCES IDENTIFIÉES

Le terme ressources identifiées caractérise un palier de connaissance concrète, essentiel-


lement d'ordre géologique, entre les réserves et les ressources minérales prospectives non
encore découvertes. Il comprent les gisements délimités et les minéralisations inférées.

GISEMENT DÉLIMITÉ

Le gisement minéral délimité consiste en un amas minéralisé défini à partir de sondages


et d'échantillonnages qui permettent l'estimation de la masse, des limites et du contenu métal
d'un gisement. Les connaissances se situent dans l'axe géologique, sans référence autre que
conceptuelle à des paramètres d'ingénierie ou d'économique, ou si les connaissances dans ces
axes sont appropriées, celles-ci ne permettent que d'entrevoir une rentabilité à moyen ou à
long terme, ce qui ne permet pas de considérer le gisement comme réserve.

L'interprétation doit être faite à partir de critères géologiques, et de repères conceptuels


miniers et économiques réalistes, dont les teneurs de coupures, tels qu'utilisés dans des exploi-
tations sur des gisements de type similaire. Des critères similaires à ceux des estimés des
réserves s'appliquent quant à la fiabilité des estimés et à l'utilisation de sous-classes. Les
classes Mesuré et Indiqué seront utilisées pour les estimés des Ressources identifiées, avec des
critères d'application similaires à ceux des réserves prouvées et probables.

MINÉRALISATIONS INFÉRÉES

es minéralisations inférées (ou ressources minérales inférées) sont interprétées sur un


site spécifique, sur la base d'une continuité présumée de minéralisations ou minerais déjà bien
connus. Le volume, les limites, la masse et les teneur des zones inférées ne sont, au mieux, que
suggérés par quelques sondages ou échantillons ou encore, s'appuient sur une répétition présumée
de caractéristiques géologiques, géophysiques et gitologiques.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 53


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-5

SUBDIVISIONS DES GISEMENTS DÉLIMITÉS

CATÉGORIE Subdivision Marge d'erreur (à 90% de confiance)


Globale Blocs

Un gisement délimité est connu quantitativement dans l'axe géologique surtout. Les connaissances
ne sont en général pas suffisantes dans les axes de l'ingénierie et de l'économique pour établir la
faisabilité. Dans les cas oà les connaissances d'ingénierie et d'économique sont appropriées, elles
ne laissent entrevoir la rentabilité éventuelle qu'à moyen ou long terme.

MESURÉ
CLASSE I < 10% <25%
Zone minéralisée dont le volume et les limites, la masse et les teneurs d'intérêt sont
connus de façon détaillée par des sondages et des échantillonnages sur mailles régulières
et rapprochées et par des échantillonnages systématiques, détaillés et en vrac.

CLASSE II <20% <50%


Zone minéralisée dont le volume et les limites, la masse et les teneurs d'intérêt sont connus
de façon détaillée par des sondages et échantillonnages systématiques et rapprochés et
possiblement par quelques échantillonnages miniers.

INDIQUÉ
CLASSE I < 30% > 50%
Zone minéralisée dont la continuité est assurée et démontrée par des sondages et échantil-
lonnages sur une maille régulière, mais relativement large; la marge d'erreur sur le volume
et les limites, la masse et les teneurs est importante. La connaissance de l'ingénierie et de
l'économique est surtout de caractère conceptuel.

CLASSE II < 40% Extrême


Zone minéralisée dont la continuité est établie par des sondages et des échantillonnages sur
une maille irrégulière et large; la marge d'erreur sur le volume et les limites, la masse et les
teneurs et la masse est très forte. La connaissance de l'ingénierie et de l'économique est
surtout de caractère conceptuel.

III. 54 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-6

RESSOURCES NON IDENTIFIÉES (NON DÉCOUVERTES)

La classification des ressources non identifiées ou non découvertes est celle du US


Geological Survey.

RESSOURCES Hypothétiques Ces estimés de ressources non découvertes s'appuient sur les
connaissances géologiques et métallogéniques, dont les indices
minéralisés et anomalies, dans un district donné. Les aspects
analogiques priment dans la préparation de tels estimés.

Spéculatives Ces estimés de ressources non découvertes portent sur des types
de gisements non connus, ou pouvent se rencontrer dans des
conditions géologiques non encore établies comme porteuses
(absence d'indices minéralisés ou d'anomalies). Les aspects
spéculatifs priment dans la préparation de tels estimés.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 55


Réserves / Ressources

3.4 COMPARAISONS

Le Guide présente, à titre comparatif au tableau C3-7 une comparaison des classifications
nord américaines traditionnelles, de la classification européenne et de celle des Nations Unies.

TABLEAU C3-7
COMPARAISON DES CLASSIFICATIONS DES RÉSERVES-RESSOURCES

Amérique du Nord Europe Nations Unies Guide d'évaluation

Réserve Prouvée A- Réserve Réserve Prouvée


Gisement délimité Mesuré

B- Réserve Ressource R-1 Réserve Probable


Réserve Probable Gisement délimité Indiqué
C1-Reserve
Minéralisations Inférées
Réserve Possible C2-Reserve Ressource R-2

Ressources
Ressource R-3 Ressources
Hypothétiques Hypothétiques
Spéculatives Spéculatives

3.5 CAS TYPES D'APPLICATION

Ces cas types concernent divers types de gisements. Ils montrent que le systeme de
classification par catégories et par classes a déjà été appliqué dans des exploitations minières, dans
divers métaux. Les exemples présentés ne vont pas cependant jusqu'à l'application du niveau de
confiance et de la marge d'erreur pour le classement. C'est:une expérience nouvelle à développer
dans les années à venir.

III. 56 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

3.5.1 LA MINE NIOBEC

Cette exploitation minière utilise, depuis une dizaine d'années, un système de


classification des réserves minières qui comprend les catégories Prouvé et Probable, chacune
subdivisée en deux classes. On reconnaît également une catégorie de "Réserves Possibles", pour
les extensions des zones hors du champ des échantillonnages. Ce sont des gisements lenticulaires
multiples, irréguliers, d'allongement vertical sur 80 à 300 mètres, de 60 à 250 mètres d'allon-
gement horizontal, de largeur variant entre 30 et 250 mètres. La minéralisation d'intérêt consiste
en pyrochlore disséminé et titre entre 0.6 et 0.7% Nb205 en moyenne. L'exploration et la mise
en valeur des zones se font par forages au diamant de calibre BQ et AQ.

Les spécifications actuelles des réserves sont les suivantes; Probable Classe II, maille de
60m, Classe I, maille de 30m. Prouvé Classe II, maille de 15m, Prouvé Classe I, après
développement des zones par coupes horizontales pour chantiers longs trous, et forages sur maille
7.5 m dans les extrémités des zones seulement. Règle générale, on applique une correction teneur
de -4% aux chiffres des sondages pour la teneur des zones.

3.5.2 LA MINE LOUVEM

La mine Louvem, située près de Val d'Or, a exploité plusieurs gisements volcanogènes
de cuivre, zinc, cuivre-zinc entre 1970 et 1980. Ces gisements ont été d'abord explorés à partir
de la surface par sondages. Les dimensions horizontales des zones exploitées variaient entre 30 et
80 mètres, les dimensions verticales entre 50 m et 300 m, et la largeur de 5 m à 25 m.

La maille de probation pour le minerai Probable Classe II était de 30 m, de 15 m pour


le Probable Classe I. La catégorie Prouvé comportait le Prouvé Classe II sur maille de 7.5 m.,
tandis que le minerai passait à la classe Prouvé Classe I après le développement minier, soient les
coupes horizontales avec cartographie et échantillonnages et les monteries d'ouverture.

3.5.3 LA DIVISION OPÉMISKA

Les réserves de minerai (au 1er juillet 1989) de la division Opémiska de Minnova Inc.
ont été reclassifiées suivant le système que propose le Guide. Ce travail a été fait en adaptant les
classifications et les divisions proposées par le Guide aux .méthodes traditionnelles de mise en
valeur et de calcul des réserves, déjà en place pour les mines Springer et Perry. L'interprétation,
Ies calculs des volumes et des teneurs des zones et des chantiers individuels n'ont pas été modifiés
ou révisés, ni aucun calcul géostatistique exécuté. Les zones minéralisées sont de type veine et
sont étroites (60-75 cm).

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 57


Réserves / Ressources

Le système antérieurement en vigueur comportait les catégories Assuré / Indiqué 1


Potentiel. L'exploration et la mise en valeur se font d'abord au moyen de forages au diamant sur
mailles de 30 m et de 15 m, ce qui établit la catégorie Indiqué. La probation au niveau Assuré est
faite à partir des échantillonnages miniers des galeries par rainurage et par la cartographie. Ces
normes ont été adaptées aux catégories plus nombreuses et aux définitions du Guide. On constatera
sur le tableau 3-6, que ces catégories correspondent grosso modo à celles de Prouvé Classe I et II
et Probable Classe I du Guide. Il apparaît qu'en pratique les méthodes d'interprétation et les
classes disponibles ne permettaient pas d'estimer des minéralisations correspondant aux catégories
Probable Classe II et aux Minéralisations Inférés du Guide.

Cet exemple montre que le système proposé par le Guide est adaptable à un système
traditionnel de calcul des réserves, à partir des mailles et de la probation par les travaux miniers.
Le tableau C3-8 compare les chiffres compilés selon les deux méthodes.

Mai 1990.

III. 58 Guide d'évaluation des gisements d'or


Réserves / Ressources

TABLEAU C3-8
COMPARAISON - CLASSIFICATION TRADITIONNELLE / NOUVELLE

DIVISION OPtMISIUI, MINNOVA INC.


RÉSERVES AU 1" JUILLET 1989

COMPARAISON DES RÉSERVES - MINE SPRINGER


Tonnes courtes
X Cuivre / once Au par tonne courte

ASSURÉ INDIQUÉ SOUS-TOTAL POTENTIEL TOTAL


RÉSERVE
Traditionnelle 427,700 229,300 657,000 1,779,300 2,436,300
1.82/0.054 2.10/0.045 1.92/0/051 1.50/0.057 1.67/0.055

RÉSERVE RÉVISÉE PROUVÉ I PROUVÉ II SOUS-TOTAL Probable I Probable II TOTAL

MINERAI 511,100 261,400 772,500 1,120,900 104,100 1.097,500


1.76/0.056 1.92/0.045 1.01/0.052 1.62/0.064 1.05/0.086 1.64/0.062

MINÉRALISATION 83,600 41,700 125,300 147,000 65,400 337,700


2.29/0.020 1.65/0.016 2.00/0.019 1.60/0.026 1.07/0.015 1.86/0.021

GRAND TOTAL 2,335,200


1.67/0.056

COMPARAISON DES RÉSERVES - MINE PERRY

Tonnes courtes
X Cuivre / once Au par tonne courte

ASSURÉ INDIQUÉ SOUS-TOTAL POTENTIEL TOTAL


RÉSERVE
Traditionnelle 233,200 314,600 547,800 664,400 1,212,200
2.16/0.008 2.44/0.009 2.32/0.008 1.50/0.057 2.42/0.009

RÉSERVE RÉVISÉE PROUVÉ I PROUVÉ II SOUS-TOTAL PROBABLE I PROBABLE II TOTAL

MINERAI 225,300 281,800 507,100 419,300 96,700 1,023.200


2.20/0.009 2.57/0.009 2.41/0.009 2.46/0.011 3.18/0.007 2.50/0.010

MINERALISATION 52,200 32,000 84,200 .105,300 9,800 199,200


1.01/0.006 2.11/0.007 1.92/0.006 2.00/0.005 1.52/0.005 1.94/0.006

GRAND TOTAL 1,222,400


2.41/0.009

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 59


Réserves / Ressources

RÉFÉRENCES

1. Hoover, H.C., 1909,"Principles of Mining. New York. McGraw-Hill Book Co. 199p.

2. Abbott, D. 1985, "SEC Reserve Definitions - Principles and Practice", Colorado


Professional Geologist, v. 15, no. 1.

3. USGS, 1980, Principle of a Resource/Reserve Classification for Minerals, Geological


Survey Circular 831.

4. USGS, 1982, "Sedimentary Phosphate Resource Classification System", USGS


Geological Survey Circular 882, United States Bureau of Mines/United States
Geological Survey.

5. Leigh, O. E., 1986, "Reporting on Reserves - A Regulatory Perspective, Procedings


of 1986 CIM Symposium, "Ore Reserve Estimation: Methods, Models and Reality".

6. Zwartendyk, J. 1976, "Resource Classification and Terminology": Presentation at the


International Group Meeting on Evaluation of Uranium Resources, Rome, Italy.

7. Hugues, J. D., Klatzel-Mudry, L., Nokols, D.J., 1988, "A standardized Coal
Resource/Reserve Reporting System for Canada", Coal Association of Canada and
Geological Survey of Canada.

8. Harrisson, E. 1983, "A Schema for Classifying and reporting Mineral Resources:
Rationalizing the Needs for Consistency and Accuracy with the demands for
disclosure", Abstract and text of conference presented at the AIME convention.

9. 1988, "Australasian Code for Reporting of Identified Mineral Resources and Ore
Reserves", Report of the Joint Committee of the Australasian Institute of Mining and
Metallurgy and the Australian Mining Industry Council.

10. Jahns, 1959, "Die Assagesicherheit der Vorratsangaben von Lagerstitten", Erzmetall
Bd XII, 1959, H.5 und H.7.

11. Shanz, J. J. jr, 1980, "The United Nations' Endeavour to Standardize Mineral Resource
Classification" Natural Resources Forum 4, p. 307-313.

12. Taylor, H.K., "The War Against 'Ore' - Let's End It"; Proceedings of CIM
Symposium on "Ore Reserve: Methods, Models and Reality, pp. 32-45.

13. Vallée, M. 1986, "Mineral inventory. From Resource Reconnaissance and Evaluation
to Ore Reserve", Proceedings on 1986 CIM Symposium on "Ore Reserve Estimation:
Methods, Models and Reality.

Guide d'évaluation des gisements d'or III. 61


Réserves / Ressources

14. Grace, K. A., 1986, "Ore Reserve Reporting, What do Numbers Means?", Proceedings
of 1986 CIM Symposium on "Ore Reserve Estimation: Methods, Models and Reality".

15. Carlier A., 1963, "Contribution aux méthodes d'estimation des gisements d'uranium";
Rapport CEA - R 2332, Commissariat à l'énergie atomique, Paris, France.

16. "World Class?", Editorial, The Northern Miner, April 10, 1989.

Mai 1990

000

III. 62 Guide d'évaluation des gisements d'or


GISEMENT
Volume / Limites
Teneur / Distribution
Ressource Réserve
C00000000000000000C

GÉOLOGIE
Information
Interprétation
Calculs
Modélisation
O 00000000000000000C
Pertes de Dilution
minéralisation minière
0000 00000000
ENGEINERPE
Méthode d'exploitation
Taux de production
Teneur de coupure
Plan d'exploitation
O 000000000000000000

ÉCONOM11QUE
Prix
Demande Profits
Coûts
O 00000000000000000C

tEXPLOFTATON
Mine
Concentrateur
Grillage / Affinage
O 00000000000000000C

Vous aimerez peut-être aussi