0 évaluation0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 791 vues74 pagesD. Dubois-La Pratique de L'électricité Moto-ETAI (1999)
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TA Revue
OU e eer ee Cn cg TLE TD Mo)
CUP eta aes Technique
885969
782726SONINAIRE
1° PARTIE : LES CIRCUITS ELECTRIQUES
1.Les mystares de l'électricité
‘Comment nat etic
Les coractéistiques du courant
Tension, intent, rstance puissance
Création aun ict simple
Lecture du schéma ; décodage du chemin électrique, le b-a-ba
Code des couleurs ds fils
2. La batterie
La véaction chimique -
La recharge
Les caractristiques
B.labougie ........ es
Comment ait Fiaele 3 la bougie
Ade tremplacement des bouges
La one bougie
Femantage précis
4. Le circuit d'éclairage et de signalisation
Uédairage
Structure des lampes
Lampe halogéne
Application : elas électromagnétique pour lampe halogen
La signalisation visuelle, applications.
Le circuit de stop
Le iui de cigratans
"antique" centile élecrothermique
ta centrale & relat condensateur
La centrale électronique
Lavertisseur sonore
Les avertsseurs de motos
Application : elas élactromagnétique pour avertssourspuissants
10
10
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10
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Fr
a
2
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26
26
5. Le circuit de démarrage
Moteur électrique, relais de démarreur
Principe du moteur électrique
Principe simple, ralisation complexe
Deux familes de démarreurs
Relais de démarreur
6. Les secrets de I'électronique
Le cre
q
de charge ‘
ton : force slectromotriceinduite, altemateur
tion de induction électromagnétique
Le volant magnétique
Volant magnétique monophasé et altermateurtriphasé
‘Amant permanent ou rotor excitation
Redresser du courant monaphasé
Redresser du courant tiphasé
te ragulateur de tension
Le circuit d'allumage
La bobine haute tension
Valkumage & rupteur
Vavance automatique 8 allumage
Le capteur eallumage électronique
Le apteur& impulsion magnétique
Le capteur effet Hall
Lecapteur eptique
Allurage 8 écharye de condensateur COL
‘Alumage TC}
Caleulateur analogique,calculateur numérique
Linjection électronique
1
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28
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31
31
31
af
en
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40
a
4B2° PARTIE : RECHERCHE ET DIAGNOSTIC
1. Les appareils de controle :
Pannes classiques du circuit de charge, méthodes de recherche
“neo
méthodes de recherche d'une panne électrique 46 (alterateuy, régulateur-redresseur, cAblage-connexions) 58
Circuit de charge 55
Lampe témoin et shunt a 46 Contre de alterateur 58
Multimetre , 46 Contre du reckesseur-égulateur 55
2. Inventaire des panes avec symptémes : Deémarreut, elais 57
causes possibles -remédes 4B Cireuit de commande 37
Premier contre: le relas 57
‘Allumage (bougie, antiparaste fil et bobine haute tension, capteur, Démontage du démarreur 58
boitier électronique) 48 Contes. 2 58
Bougie,antiparasite 48 Le démarreur type “automobile” BMW et Guzzi 0
Fils de la bobine haute tension 49
Bobine haute tension 49 Ventilateur du radiateur eau (moteur, thermostat, reais) 0
CCapteuréallumage électronique 49 Témoin de température d'eau défallant 61
Boitiercfallumage électronique -50 Fusible qui saute a répétition, courtcircult- 61
Allumage srupteur ont 31 Eclarage 2
écapitulatif de recherche de panne dallumage 53 Probleme de mauve masse 62
Clgnotants 82
Batterie (mauvaise masse, ne tient plus la charge fcairage défaillant 64
‘ou ne prend plus la recharge, fuite de courant) 54
Durée deve oun batterie 54 Faisceau électrique endommagé .........5 . oA
Mauvaise masse 54
Conirde dlectrique 154 Contacteur de béquille latérale 66
1.Les instruments de mesures 70 2.Les chargeurs de batterie... n
Lampe téncin et shunt 70 ‘Chargeur prév pour les batteries de voture n
Le shunt 70 CChargeur prévo pour ls batteries de motos 2
Le testeur de chaige a
Le multietre 71 3. Les connexions électriques 2B
Le sertssage B
Lasoudure 3 étain « BPREFACE
Acquérir des connaissances en électricité
moto est un plaisir enrichissant 8 condition de
ne pas séparer la théorie de la pratique. En les
associant systématiquement, on s’y intéresse
immédiatement par des éléments concrets. De
simple utilisateur on devient connaisseur et
maitre des nécessités de l'entretien électrique de
prévoyance ainsi que des dysfonctionnements et
pannes pouvant survenir. U’électricité reste mys-
térieuse pour beaucoup,
étant 4 90 % invisible de
fonctionnement. Ses
effets et fonctions sont
pourtant utilisés au quo-
tidien par n‘importe quel
conducteur. Mettre le
contact fait jaillir des
informations lumineuses
au tableau de bord
Actionner le démarreur
permet de lancer le
moteur. Le premier orga-
ne, que personne n‘igno-
re, s'est manifesté : la
batterie qui fournit
l'électricité dont a besoin la moto pour
s'ébrouer. La batterie est capable aussi d’alimen-
ter le circuit d/allumage du moteur, autrement
dit de créer les étincelles aux bougies qui
enflamment le mélange airfessence. Elle est aussi
la source pour tout I’éclairage et la signalisation
indispensables pour notre regard et ceux des
autres. Des que le moteur tourne, il génére Iui-
méme du courant électrique dont un des pre-
miers réles est de relayer celui de |a batterie.
Simultanément, il en profite pour la recharger
afin qu'elle puisse assumer les prochains démar-
rages. Ualternateur, entrainé par la rotation du
moteur, engendre un courant qui est redressé et
régulé pour la batterie et la consommation
d’électricité de toute la moto, y compris le
moteur lui-méme. De
fait, celui-ci continue a
en absorber par ses bou-
gies d'allumage tout en
étant créateur de cou-
rant par son mouvement.
Dans la famille électrici-
té, nous avons l’électro-
nique, indissociable de
Vere moderne. Un peu
comme les mathéma-
tiques, son domaine d’ef-
ficacité a su gagner ses
amateurs tout en laissant
sur le pas de la porte une
majorité silencieuse et
méme allergique. L’électronique a pourtant
envahi presque toute la moto depuis longtemps,
tournant la page de I'électromécanique. Ses el
ments magiques tels que diodes et diodes Zener
sont les princes du régulateuriredresseur du cir-
cuit de charge de la batterie. L’allumage ne
serait pas aussi puissant, fiable et indéréglable,sans les minuscules thyristors et transistors. Le
boitier d’allumage électronique est devenu un
veritable petit calculateur qui améliore le rende-
ment du moteur, économise le carburant, réduit
la pollution. Ses capacités prennent de I'ampleur
en pilotant le systéme d’injection qui porte bien
son nom en remplacement des traditionnels car-
burateurs.
Assimiler les principes de I’électricité permet
de transformer sa jungle en parc paysagiste, sans
efforts, surtout dans le domaine de recherche et
de diagnostic des pannes. Utiliser la lampe
témoin et méme le multimétre devient un jeu
méthodique pour recréer une belle étincelle a la
bougie ou bénéficier d'une batterie toujours
bien chargée. Le démarreur ne pourra plus se
permettre de ne pas faire rugir le moteur en
appuyant simplement sur son bouton. Les
caprices de vos éclairages et signalisations ne
rabaisseront plus votre sécurité et celle des
autres, Un inventaire des pannes électriques, lis-
tant leurs symptomes, causes possibles et
remédes, est concu pour vous guider en vous
épargnant le tatonnement exaspérant et la
perte de temps.1° PARTIE
LES CIRCUITS ELECTRIQUES1 PARTIE
1. LES MYSTERES DE L’ELECTRICITE
Comment nait I’électricité
Les caractéristiques du courant
Pour un motard bricoleur, les pannes élec
triques, qui se produisent méme sur des motos
récentes, deviennent rapidement un casse-téte
décourageant. Nignorons pas qu'une proportion
de mécaniciens professionnels "pataugent™ par-
fois aussi, Bref, les phénoménes électriques sont
auréolés de mystéres pour le “motardus vulga-
ris". Avant de se lancer dans la résolution d'un
probleme, il vaut mieux maitriser un minimum les
bases de la logique “comment ca marche". Le
courant électrique vient de la structure de la
matiére elle-méme, o& peuvent se balader des
petites bétes baptisées “électrons”. Vatome,
structure élémentaire de toute matiére, posséde
ces fameux électrons. Certains corps les conser
vent jalousement. ce sont les isolants, D'autres les
laissert plus ou moins volontiers se promener, is
seront plus ou moins conducteurs. Pourquoi se
proménentils ? Par exemple sous l'effet d’une
réaction chimique, des corps se transforment
mutuellement et ont besoin de prendre des élec:
trons a leurs voisins. Cet échange domestiqué est
exactement ce qui se passe dans une batterie
création d’un passage continu d’électrons entre
le “plus” et le “moins”. Une autre source de
‘mouvement de ces particules est provoquée par
la variation d'un champ magnétique C'est la
base : en faisant bouger repidement un vulgaire
aimant, les électrons d'un corps conducteur
proximité (pas par hasard un bobinage de fil de
Cuivre) vont répondre a cet appel invisible et se
mettre bouger. C'est ce qu’ils font dans un
alternateur en rotation
Tension, intensité,
résistance, puissance
Le volume d’échange d'électrons d@ aux forces
en présence peut varier de faible & fort. Imaginez
la difference entre une pile de poche et une batie-
rie de camion, Cest la tension du systéme, symbole
U, en volt, qui est dirigée par la source : le généra~
teur. Maintenant si ces élecirons découvrent une
voie royale (un bon fil conducteun, ils vont sy ruer
instantanément sils ne rencontrent pas d'obstacle,
leur “debit” peut étre énorme. Ce débit se mesure
en ampere, c'est Hintensité, symbole I Le cas parti-
culier d'échange violent est baptisé court-circuit.
Dans le cas général, le flux rencontre des obstacles,
bref une résistance, symbole R. Ainsi on peut le
forcer & passer dans un mince fil conducteur d'une
certaine résistance. Le fil va étre porté & incandes-
cence par le mouvement des électrons, cest le
phénomene discipliné dans une lampe. La résistan-
ce des matiéres se mesure en ohm. Une résistance
minuscule d’un bon conducteur peut induire un
court-circut en cas drerreur de branchement, Une
résistance enorme tend vers isolant. La tension
‘est donc le resultat de Ia résistance multipliée par
Vintensité : U=Rx
Autre fait qui a son importance : la résistance
peut varier avec la température. Plus il fait froid,
plus la résistance augmente,
La pulssance électrique, symbole P, est liée au
travail des électrons. Le principe est simple : i] 2
eag-s
&t€ décidé que la puissance est le résultat de la
tension multipliée par 'intensité. Le watt =le volt
multiplié par 'ampere. P= Ux.
La earactéristique de la nature est foneamen-
tale dans cette histoire : les métaux sont bons
conducteurs mais leurs oxydes sont trés mrauvais
conducteurs jusqu’a isolants !
Création d’un circuit simple
Un circuit électrique répond toujous a la
méme structure simple : le générateur alimante le
consommateur. Une batterie fait jaillir la |umiére
dans une lampe. Un contacteur de commande
permet de l'allumer et de 'éteindre. Le courant
part du “plus” de la batterie pour se rendre au
contacteur. Des la sortie de la batterie et avant le
contacteur, un fusible est mis en place pour proté-
ger l'installation des courts-circuits. Du contacteur,
le fil part alimenter le “plus” de la lampe. Le fila~
ment qui est porté & incandescence par le passage
2 3 4
thee
Principe d'un circuit électrique
1 et 6- Masses. 2~ Batterie
3- fusible. 4- Contacteur. 5 - Lampe
5
6LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Le schéma électrique de la moto est le guide indispensable pour tout controle et verification.
="4,—1 PARTIE
du courant est raccordé au “moins” de la batterie.
Ce “moins” de la batterie est toujours raccordé
Ia masse métallique de la moto. Il suffit donc de
relier le “moins” de la lampe 2 la masse de la
moto, et le tour est jous.
Exemple : la lampe est de 21 watts, la batterie
de 12 volts. La loi P = U x | nous permet de calcu-
ler Vintensité | =P: U=21
Un fusible de 5 ampéres est donc installé par
sécurité. Le fusible est constitué d'un fil conduc.
teur tres mince qui fondra instantanément s'il est
victime d'un courant dintensité plus forte. Nous
pouvons aussi caleuler la résistance de la lampe.
U=Rx|,doncR =U:1=12V: 1,75 A= 6,86 ohims,
Si une connexion électrique de la lampe est victi-
L75 amperes.
ib
me d'un point d'oxydation, ce point mauvais
conducteur va Introduire une résistance supplé-
mentaire en série dans le passage du courant. La
tension restant la méme, lintensité va donc bais-
ser entrainant la baisse de puissance Iumineuse
de la lampe. Si l'oxydation est importante, le
métal conducteur devient isolant et la lampe ne
svallume plus.
rosman, code phare
Ampoues dectarage wa Sg cay Soa pre
aeder aaa oe a eee
orroybon ePpNesS
Dada
Ampoule p6/y-S>o8r- avtallgge
+ abinroed fat nes ,
. Feeds. Soe o ES |
oupescircull dalumage capac 2 er
as a aieons
; a * Oe = Oe
ot ' ‘Commande Z
8 oh, —* Goria. anpas oe c i
an OFFLocK. “OFF/LOCK oybon
rH, "tie
aes Siiaedteeg cagsstr | 8 |e
If ine e “| Eon
4” eo mm on
‘Schéma électrique simple.
—2—Lecture du schéma : décodage
du chemin électrique, le b-a-ba
Lensemble du cablage électrique d'une moto
Indique tous les instruments et consommateurs
d'électricité, leurs cablages avec leurs connexions
regroupant la portion du faisceau concerné, par
exemple le commodo droit au guidon est raccordé
par un connecteur de 7 fils. Les connecteurs sont
souvent baptisés “sucres" dans les ateliers, par
allusion a leur forme de parallélépipede et leur
couleur blanche. Les couleurs permettent d'identi-
fier chaque fil et sa fonction. Pour ne pas se trom~
er en observant votre circuit, nettoye2 le fil au
chiffon pour bien voir sa couleur. Par exemple,
votre lampe témoin de point mort au tableau de
bord "N* est raccordée jusqu’a l'interrupteur de
‘témoin du reutre sur la boite de vitesses par un fil
bleu sur cet exemple de schéma,
Pour vous faciliter le déchiffrage d’un schéma
électrique, faites-en une photocopie agrandie au
maximum et repérez dessus au feutre de couleur,
type Stabilo, branchements et circuits qui concer-
ent votre panne, et tout devient limpide.
Lorsque vous avez un schéma de ce type, les
fonctions “off-on” des commandes sont
détaillées dans le petit dessin de chaque contac-
teur. Par exemple, l'interrupteur d’éclairage pos-
séde trois positions : éteint, veilleuse et
code/phare, et trois fils d'alimentation : un fil +
diarrivée, une sortie veillouse et une sortio vers
la commande code/phare au quidon. Si vous
lisez, vous voyez que sur "off" tout est coupé,
sur S le + est raccordé au fil G de veilleuse, sur
“on” le + est raccordé au fil YIW de code/phare.
Code des couleurs des fils
Sur les schémas électriques, les abréviations
des couleurs sont simplement notées en anglais,
dont voici la traduction
B ou Bk : noir - BI : bleu - Br ; marron - Ch
brun foneé - Dg : vert foncé - G : vert - Gy : gris -
Lb : bleu clair - Lg : vert clair - © : orange - P
rose - Pu: violet - R : rouge - Sbl: bleu ciel - W
blanc ¥ :jaune.
Notons que les fils peuvent étre de deux cou-
leurs, exemple : noir et filet jaune. Sur le schéma,
‘lest note BY.
Les Japonais ont largement normalisé leurs
branchements. Un rouge est toujours un "+
— 13 —
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
direct, Les fils B ou B/W, noir ou no'tiblanc sont
des raccordements & la masse. Les clignotants
gauches sont alimentés par un fil Ch ow Br, brun.
foncé ou marron, les clignotants droits par un fil
Dg ou La, vert foncé ou vert clair. Bref, marron
gauche, vert a droite,
Pour les Harley-Davidson, quelques particulari-
tes
BE : bleu - 8N ; brun - GN : vert - PK
TN: havane -V: violet
rose -
Pour les motos allemandes, telles les BMW,
Cest de allemand
BL: bleu - BR : brun - GE : jaune - GN : vert -
GR: gris- RT : rouge - SW: noir - VI: violet - WS
blanc - TR : transparent.
Pour les motos italiennes, il n'y @ pas forcé-
ment des codes mais le nom de la couleur, alors
traduction
Arancio > orange - Azzurro : bleu - Bianco
blanc - Giallo : jaune - Grigio : gris» Marrone =
marron - Nero : noir - Rosa : rose - Rosso : rouge:
Verde : vert - Viola : violet=F
APPRENEZ LES SYMBOLES
Standard OW,
Standards japonais
anglais
Courant contin,
Courant Aternatit,
Alternat righasé,
rh
Batter.
avec Nb déments
en norme DI,
ALE
Fils 2 croisant.
‘Aver connexion,
Masse,
=
+
=
CContactaur: cawert.
Ferme,
SS
Résistance: Fixe.
Variable,
ia
Bobine
Bobine aver noyau
|
|
Bobine df alumage.
i
Transistor.
o
Ql
==
reese
Tr =
Diode Zee. ac
Condensateur. eee
Fos, a
a —@—
[canoe tienen, | <= 2
i ;
Bouse. Se | ae Ht
I —-
DDémarreur len shut == } ®
Dynamo (Cl, On OL
Altenateur manaphass| om eS @
‘Alternateur triphasé |
Cees o Q
Valin & =a
Rupteur. _¥o. d =
‘verse, be 3S So.
73 re
Contacteurde stop. |) Fp @ @ € ss
Relais Q
Feed pets, fi a@ 6 cI
wud ybLES CIRCUITS ELECTRIQUES
La réaction chimique _
Pour rester simple, la réaction chimique
entre des plaques de plomb et de dioxyde de
plomb baignant dans un mélange d'eau et d’aci-
de sulfurique, baptisé électrolyte, provogue un
échange d’électrons continuel. Le sens du cou-
rant a été défini comme allant du “plus” vers le
"moins", alors qu’en réalité les électrons vont
dans l'autre sens,
Premiére évidence : il faut que le bain recouvre
Jes plaques, sinon une partie de la réaction ne se
fait pas. A mesure que se produit le courant
électrique, les matiéres des plaques, de composi-
tions différentes au départ, vont progressive-
Principe d'une batterie
1- Plaque de diaxyde de plomb, 2~ Sens du courant.
3 Plaque dle plomb.
44> Hlectrolyte eau + acide sulfurique).
2. LA BATTERIE
ment devenir semblables. Quand elles le sont, la
réaction chimique s'arr@te tout naturellement.
Schématiquement, le composant “sulfurique”
est passé du bain aux plaques, le bain n’est plus
que de l'eau. La batterie est déchargée, mais un
passage d’électrons en sens contraire va redé-
marrer la réaction chimique en linversant. Les
Composition d'une batterie classique
1 - Plaque positive
2- Tapis de verre
3 Séparateur
4 Plaque negative
5 Bouchons de remplissage
6- Borne
2- Reniflard
8+ Prise du tube de trop-plein
—
plaques vont retourner vers leur état dorigine
en “fabriquant” de l'acide dans l'eau, la rechar-
ge s‘effectue. Il est donc inutile de rajouter de
Vacide dans une batterie déchargée. Celul-ci
Stant plus dense que l'eau, le degré de charge
s‘évalue avec un densimétre ou “2ése-acide”
(plus c'est dense, mieux les boules flottent)
Composition d'une batterie dite
“sans entratien”
1 Plaque positive
2+ Séparateur
3+ Plaque négative
4- Orfices de remplissage scellés
5- Event de sécurité
6-Filtro1 PARTIE
La recharge
Le courant de charge ne doit pas étre trop
fort, sinon la réaction chimique est violente =
température trap élevée, bouillonnement du
bain, déformation des plaques, durée de vie
réduite. La plupart des chargeurs automatiques
prévus pour les automobiles sont méchants pour
les petites batteries de motos. Leur intensité,
‘Les deux types de batteries: traditionnelle (8 gauche)
‘et “ sans entretien “(a droite), Si cette derniére
comporte des bouchons, cest uniquement pour le
remplissage la premiére mise en service,
Une fois installés, ces bouchons ne doivent en aucun
‘as étre retires.
3 ou 4 amperes, fait que si vous n’avez pas le
choix, vous devrez surveiller votre batterie pour
qu'elle ne chauffe pas. II existe des petits char-
geurs pour motos (pas chers) ou des réglables
plus sophistiqués (mais chers), |e mieux étant de
techarger le plus lentement possible. Exempl
pour moto ils peuvent etre calibrés a 1 ampere,
donc une batterie d'une capacité de 14 Ah aura
Ge petit chargeur est spécialement étudié pour
‘maintenir en forme les batteries "sans entretien *
théoriquement besoin de 14 heures de charge.
En principe, 'ampérage de charge ne doit pas
dépasser le dixie de la capacité. Si le courant
est fort, par précaution il vaut mieux enlever les
petits bouchons de remplissage en raison du
dégagement gazeux important. Evitez les
flammes et les étincelles & proximité & cause du
risque d’explosion par le dégagement gazeux
d'oxygene et d'hydrogéne. N‘ouvrez jamais les
bouchons des batteries dites "sans entretien",
car vous romprez le recyclage intérieur qui
épargne le controle des niveaux. Ces batteries
sont facilement reconnaissables par le principe
des bouchons qui ne sont plus individuels, vissés
‘ou emmanchés, mais tous ensemble sur une
plaque capotée et peu aisée a défaire. Diautre
part, les batteries sans entretien n'ont pas de
sortie de tuyau d’écoulement pour le dégage-
ment gazeux. Une batterie sans entretien com-
plétement déchargée peut refuser de reprendre
— 16 —
la charge. Avant de déduire qu’elle est morte,
vous pouvez tenter de faire renaitre |a réaction
chimique en augmentant le tension de charge
quand le chargeur dont yous disposez en est
capable par son équipement. Surveillez ettenti
vement pendant quelques dizaines de minutes si
elle accepte la recharge sous plus forte tension
(exemple 24 V), puis revenez a 12 V pour éviter
la surtension prolongée destructrice. Pour les
batteries classiques, refaites le niveau, qui doit
se situer entre mini et maxi inscrits sur son bac,
avec de l'eau déminéralisée. Votre batterie vous
remercie de l'absence de calcaire et de minéraux
en vivant plus longtemps.
action du chargeur de batterie (2)
dégage un mélange gazeux oxygene (1)
et hydrogene (3), explosif en cas
de flamme ou a'étincele # proximita
Les caractéristiques
La tension en volt se reconnait au premier
coup d'eeil par le nombre de bouchons de rem-
plissage qui indiquent celui des compartments
séparés qui font chacun 2 volts, donc 3 ou 6 font
6 V ou 12 V, le 24 V ne se rencontre que sur lescamions. Les bornes “plus” et “moins” sont indi-
quées, inverser leur branchement provoquera
un malaise avec le circuit de charge et les equi:
pements électroniques, pas d'erreur ! Retenez,
pour les néophytes que le rouge c'est le “plus”,
le noir le "moins". La capacité d'une batterie est
la quantite d’électricité qu'elle peut fournir,
exprimée en ampéresheure (Ah). Exemple =
Les batteries conventionnelles sont
‘munies d'un tube de mise alr libre
des elements qui dott exre
parfaitement branché et passer
‘canvenablement dans les guides
prévus sur la moto.
14 Ah signifie qu’elle peut théoriquement main
tenir une intensité de 14 A pendant 1h, ou
1,4 A pendant 10h, ou 28 Aen 1/2 h, ete, A
prendre en compte, donc, pour la recharger. Sur
les batteries plus pulssantes (plus souvent pour
les "quatre roues") est indiquée intensité de
“demarrage”, exemple 200 A, qui correspond au
maximum qu'elle peut fournir sans dommage &
Laccessibilité
dune batterie
rest pas
toujours aussi
alsée,
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Les constructeurs n’hésitent pas
8 user des avancées technologiques comme
c'est fe cas pour les batteries aites
“sans entretien " qui peuvent tre inclinées
‘grace 3 leur parfaite étanchets.
basse température au démarreur. Au remplace-
ment d'une batterie, n'achetez pas n/importe
laquelle, les dimensions ou I'emplacement des
bornes risquent de vous rendre le montage
impossible. La capacité (Ah) peut étre supérieu
te sans danger, mais jamais inférieure sous peine
de difficultés de démarrage (donc de vie courte),
Ne soyez pas tentés de remplacer une batterie
de type sans entretien par une batterie clas-
sique, méme par souci d'économie, Le systeme
de regulation de tension de lalternateur n’a pas
les memes caracterstiques, ce qui peut entrainer
tun probleme de recharge. Les dimensions exte-
rieures des deux types de batterie ne sont pas
aux memes normes, done pas evident a installer.
Et une batterie classique a besoin d'un tuyau
c'écoulement pour éviter que Facice ne corrode
la moto, alors qu'une moto prévue 2our recevoir
une batterie sans entretien n‘en posséce pas1 PARTIE
3. LA BOUGIE
Comment jaillit I'étincelle
ala bougie
La combustion du mélange air/essence est
déclenchée par le jaillissement d'un arc élec:
trique entre les électrodes de la bougie. Cet atc,
baptisé couramment étincelle, est un train
d'électrons qui est capable de faire ce saut sans
fil conducteur parce qu'il est soumis a une haute
‘tension fabriquée par la bobine d'allumage, jus-
qu’ 30 000 V en électronique. Cette tension arri-
ve dans la bougie par I’électrode centrale et
saute a I’électrode de masse qui est soudée au
culot fileté de ls bougie. L’électrode centrale
doit donc étre parfaitement isolée de la masse
Coupe simplifiée
‘une bougie
1-(solateur
2- Hlectrode
centrale
3+ Culot
4 Joint infériour
5- Electrode de
par sa céramique. De méme, le fil d’alimentation
en haute tension est isolé par son caoutchouc
protecteur, Point de départ de la combustion, la
bougie doit fonctionner entre une température
de 300 *C et 800 °C. En dessous elle s'encrasse
par les dépots de combustion qui finissent par
provoquer un court-circuit. La haute tension
passe par cet encrassement plutdt que de sauter
entre les électrodes, Au-dessus, la température
des électrodes peut enflammer d’elle-méme le
mélange gazeux sans I'étincelle. A sa températu-
re de fonctionnement normale, la bougie est
capable de se nettoyer en brilant elle-méme les
résidus de combustion. C'est la forme et la struc-
ture de la bougie qui détermine son degré ther-
mique adapté chaque type de moteur.
Réle et remplacement des bougies
Quelle est la durée de vie des bougies ?
Parfois difficiles & remplacer, \'utilisateur les
oublie, ce qu’elles pardonnent rarement. Les
bougies vieillissent en travaillant. Les conditions
de travail étant plus ou moins dures selon I'ar-
chitecture du moteur, la préconisation construc
‘teur du replacement de bougie va de tous les
6 000 km sur une grosse cylindrée unitaire
refroidie par air jusqu’é 24 000 km pour les mul-
tigylindres a refroidissement liquide (exemple
Honda). Quand on roule avec un petit monocy-
lindre deux temps, on a intérét 8 toujours en
avoir une neuve en réserve,.. Plusieurs choses les
font souffrir : l'encrassement des résidus de
combustion, importance des chocs thermiques
qu’elles subissent, la corrosion et I'électroéro-
— 2 —
Si Faccessiblité de la bougie est trés bonne sur
‘un monocylindre, if est autrement lorsque le nombre
ide cylindres augmente,
sion des électrodes. Ces phénomenes sont plus
important sur un 27 que sur un 4T, sur un refroi-
dissement par air que sur un “liquide”.
Lécartement des Electrodes augmente et |'etin-
celle finit par avoir des difficultés a "sauter” cor-
rectement de l'une a l'autre. Trop souvent, le
motard peu soucieux de I'entretien va songer &
les remplacer ou, a tout le moins, a les nettoyer
et a régler l'écartement, quand les difficultés de
démarrage surviennent ou quand le moteur
refuse de fonctionner normalement.
Généralement, la clé 8 bougle de la trousse
de bord suffit pour procéder a leur démentage.
Celui-ci peut prendre quelques instants quand la
bougie vous tend les bras ou plus d’une heure
selon les motos. II faut parfois déposer caréna-
ge. réservoir, méme radiateur d'eau pour les
atteindre. Ces difficultés peuvent amener &s‘acheter une clé saphistiquée et plus efficace de
maniement. Attention & en prendre une de la
bonne dimension en prenant comme référence
celle diorgine pour sa longueur, done simple-
ment une de vos bougies. La diversité des tailles
de culot est importante aujourd'hui
La bonne bougi
Le choix des nouvelles bougies doit impérati
vement se faire en respectant scrupuleusement
les préconisations du constructeur de la moto ou
ddu fabricant de la bougie, leque! munit toujours
ses détaillants d'un cahier de reférences par
marque et par modale. Une bougie d‘indice
thermique inadapté peut provoquer une casse
moteur, tout comme une vieillissante encrassée
diailleurs. Elle chauffe et fait “chalumeau", pro-
voquant l'auto-allumage destructeur de piston
(trou) et de téte de bielle. Lindice thermique
fait "sclertifique", mais vous entendrez souvent
les mecaniciens parler plutét de bougie "chau-
de” ou "froide*, Cela signifie simplement que la
premiére évacue moins vite ses calories que la
seconde. En compétition ou en usage tres inten-
sif, des bougies plus froides sont done montées,
ce qui ne sert & rien en usage courant. Cela
nfapporte pas le plus petit cheval supplémentai-
Ditflérentes sortes de bougies spécales,
{ype compétition (8 gauche),
8 doux électrodes (au centre),
4 electrodes en platine (4 droite) (documents NGK).
f@ et provoque méme un encrassement préma-
turé. La pauvrette n’arrive pas a atteindre sa
température dite d’auto-nettoyage ot elle est
capable de briler elle-méme la majeure partie
des résidus de combustion qui se déposent sur la
partie entourant I’électrode centrale.
Lécartement des électrades est lui aussi fixe par
le fabricant. Une fois la bonne bougie détinie
pour le remplacement, il faut se méfier de
pidges classiques pour I'effectuer. Avant de
démonter, il faut prendre garde sur certaines
motos, en fonction de orientation et de la pro-
fondeur du puits de bougie, a la présence de
crasse, notamment de gravillons qu'il faut chas-
ser (’air comprimé est alors bien pratique). Ces
saletés peuvent empécher d'installer correcte-
ment la clé dans un premier temps, Elles peu-
vent ensuite en profiter lachement pour tomber
dans la chambre de combustion une fois la bou-
gie dtée, entrainant des dégats. Inspection : si
les électrodes sont trés sales, trop écartées, visl-
ie
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Dans une bougle froide (dessin
de gauche}, la chaleur est rapidement
‘évacuée. Dans une bougie chaudle
(dessin de droite), la chaleur est
‘beaucoup plus longue 3 se disperser.
Pour nettoyer fa bougie,
utilisez une bonne brosse i fils de laton.
blement usées par le phénomene d’électrogro-
sion : poubelle. Si elle n‘a pas ('air fatiguée et
qu'elle est facile 4 changer, on peut toujours la
prolonger en la nettoyant soigreusement et
doucement avec une brosse spéciae 8 bougie et
non pas nimporte quelle brosse métallique &
“poils” trop durs qui peuvent faire des
8 la ceramique de I'électrode centrale.=10,7 20,8 mm
‘Exemple décartement délectrodes.
Souvent les constructeurs conseillent d'ins-
pecter les bougies, non de les nettoyer, certains
Vinterdisent méme. Ensuite, il faut vérifier
I'écartement des électrodes selon les préconisa-
tions fabricants a l'aide d'un jeu de cales en
tapotant doucement sur la seule “réglable”
celle de masse cui dépasse. Si on les resserre
trop, un tournevis mince permet de faire levier
pour retrouver le bon écart. Brossez aussi soi-
gneusement son filetage pour qu'il glisse
Il faut également en profiter pour redonner sa
blancheur virginale a la céramique extérieure
exposée aux intempéries. Elle vous le rendra
quand il fait humide en réduisant le risque de
fuite du courant haute tension. Si par maladres-
se, il vous arrive de laisser tomber une bougie
au sol, vous avez une chance pour que la céra-
mique soit fendue et qu'elle refuse le service
ds la premiére occasion.
Remontage précis
Deux écoles existent : le remontage du fileta-
ge a sec, bien propre, s‘oppose a celui avec la
graisse spéciale haute température, graphitée
ou au bisulfure de molybdene, repérable par sa
couleur grise ou noire (pas de graisse ordinaire,
pas d’huile).
Le plus important : engager toujours la bou-
gie dans ses premiers filets tout en douceur, @ la
main quand c'est possible. Une resistance des le
début révéle que la bougie est entrée de tra-
vers, risquant de foirer le filetage de la culasse,
danger ! Pas question de continuer 8 forcer. La
remise en état demandera la compétence et le
matériel d'un professionnel, entrainant parfols
jusqu‘au démontage de la culasse selon sa dispo-
a
sition dans le cadre, opération couteuse. La
force ne doit s'exercer qu’en fin de visage.
Celle-ci doit s‘exercer sur la clé sans y ajouter de
rallonge. Son bras de levier est suffisant pour
une force humaine normale. Souvent le manuel
du propriétaire précise le couple de serrage que
Von doit exercer a la clé dynamométrique, que
tous les bricoleurs ne possédent pas. Il existe
méme de telles clés, spéciales bougies, aréré.
glées. Ordinairement, le principe consiste 4 ame
ner la bougie au contact ferme de son pian de
joint, puis d'effectuer un demi-tour & deux tiers
de tour supplémentaire.
Si un doute subsiste sur le bon serrage, la
desserrer immediatement permet de se rendre
compte de Iefficacité de son blocage, il suffit
alors de recommencer l'opération. Enfin, le der-
rier piége qui attend le bricoleur consiste 8 faire
la salade avec les branchements des fils haute
tension en capotant les bougies. En principe, fa
longueur de ces fils et leur numérotation rédur-
sent ce risque, mais précisons tout de méme le
branchement qui subit le plus souvent ce genre
derreur : le quatre cylindres en ligne. Les deux
bougies des cylindres extérieurs sont raccordées
a la méme bobine haute tension, les deus inté-
rieures le sont a l'autre bobine, simple a vérifier.LES CIRCUITS ELECTRIQUES
4. LE CIRCUIT D‘ECLAIRAGE ET DE SIGNALISATION
Léclairage
Structure des lampes
Lampes de feux de position, de croisement, de
route ou témoin au tableau de bord, toutes util
sent le méme principe. Un filament enfermé a lin-
‘érieur du ballon de verre est porté & incandescence
par le passage de 'électricité, L'alimentation "+",
protégée par un fusible, autorise le passage du cou-
rant par la commande manuelle. Ualimentation "-"
est raccordée & la masse, soit directement, soit par
tn fil conducteur. Commencons par la premiére
famille de lampes & puissance modeste : lampe
‘témoin, velleuse, stop, clignotant. Quielles soient &
simple ou double filament (exemple veilleuse-stop),
celui-ci est relié directement & a masse métallique
du culot de la lampe, laquelle est en contact avec la
masse de ls moto. Sur les lampes d'éclairage plus
puissantes les filaments ne sont pas raccordés au
‘A= projecteur route.
Code européen
1 Masse
2-Gode
3 Route
4+ Coupelle
'5-Ampoule en verre
6. Collerette
7 Culot
— 21 —
culot mais ant leur propre fiche de sortie isolée et
raccordée a la masse par fil
Dans le langage courant, une lampe est sou-
vent baptisée “ampoule” du nom de son globe
de verre. Tout le mande vous comprendra si vous
parlez d'une ampoule, mais le vrai terme est
“lampe",
Lampe halogéne
Dans une lampe classique, le filament en.
tungsténe de feux de croisement est installé
devant celui de feux de route. Cet emplacement1 PARTIE
12 6 8 9
‘Les optiques de phare ronds sont fréquemment
utilisées sur les modéles ” Roadster ”
comme cest ie cas de la Yamaha XIR 1200,
permet d'utiliser la réflexion du foyer du miroir
paraholique afin d'avoir une longue portée en
route et une plus courte et plus large en croise-
ment. Le filament de craisement est masqué par
lune coupelle qui fait un angle de 195* pour obte-
nir leffet code “européen” afin de ne pas éblouir
les véhicules venant en face et éclairer plus haut
simultanément sur la partie droite de a chaussée.
Lampe Ha
1 Masse
2: Code
3 -Route
4- Colot
5-Collerette
6 Route
7- Code
8 Coupelle
3 Ampoule en verre
10- Verre de slice
Les motos carénées récentes sont équipées d’optiques
‘do phare qui spousent la forme du nez de carénage,
‘Dans exemple de la Honda CER 1100 XX,
se sont deus optiques superposés avec cuvelages
‘3 surface complexe.
Enfermé dans son ampoule de gaz neutre, le tung-
sténe porté a incandescence se vaporise lentement
mais sOrement. il est donc obligatoire de ne pas le
Porter a trop haute temperature pour ne pas le
5.25
Lampe H7,
détruire vite. Cela limite la puissance d’éclairage.
Pour pouvoir augmenter la température, donc
éclairage, le cycle halogéne a été mis au point. Le
verre de silice de I'ampoule enferme des gaz parti-
culiers : krypton et un mélange halogene iode,
brame, fluor. Le secrat de la réaction chimique est
la. Sous action de la chaleur, les particules de
‘tungsténe s'échappent et se recombinent avec les
halogenes pour retourner se déposer sur le fila
ment, retardant sa destruction. La puissance élec-
‘trique de la lampe passe de 40/45 W en classique &
55/60 W en halogene, dite HA. La relative augmen-
tation de la consommation électrique permet de
doubler la puissance lumineuse. Impérat f : ne
jamais toucher le verre d'une lampe halogene. Si
elle vient d'étre allumée, elle vous brole. Méme
ftoide, le déo6t que laisse votre peau brilera et
ternira lampe et miroir. Les culots des lampes halo-
genes sont différents de ceux des lampes clas-
siques, car elles ne doivent pas étre accueilfes par
la méme optique de phare, Les capacités de
réflexion lumineuse ot les stries de l'optique halo-
gene sont étudiées pour ne pas provoquer
d'éblouissement violent. A noter qu'il existe désor-
mais des lampes halogénes 40/45 W homologuéespar |a réglementation. Leur culot est celui des
‘optiques classiques pour code européen, le gain
diéclairage est de 25 %. Par contre, non homolo-
guées pour des raisons de risque c’éblouissement,
il existe des lampes “pirates” sceurs jumelles de la
H4 dont Ia puissance passe 8 80/100 W. Les
motards équipés d'une simple optique sont bien
‘tentés de les monter pour retrouver une puissance
diéclairage digne d'une voiture. Elles sont vendues
dans le commerce avec "interdit sur la voie
publique” noté sur I'emballage. Elles sont réser~
vvées a la competition, Quand on en installe une, ce
qui ne nécessite aucune autre modification, il faut,
verifier que le débit de I'alternateur soit suttisant
pour que la consommation électrique ne conduise
pas a vider la batterie, Par exemple, l'alternateur
dabite 17 4 sous 14 V a 5 000 tr/min selon les
chiffres corstructeur, ce qui donne: P=Ux!= 14x
17 = 238 Vi. La consommation étant augmentée
de 40 W en plein phare, il reste 138 W pour les
‘autres consommateurs, dont la recharge batterie,
ce qui laisse une grande marge. Ce calcul est
valable austi si vous décidez de rajouter un éclaira-
ge longue portée a votre H4 d'origine.
Signe des temps, es feux arviére s‘intégrent
parfsitement dans le ligne des motos, méme sportives
‘comme c'est le cas, ii pour la Yamaha YZF-R6.
La derniére née des lampes halogéne, la H7,
est dite a "décharge”. Elle n’utilise plus un fila
ment a incandescence mais un arc électrique &
rintérieur d'un brileur en quartz, augmentant
la puissance lumineuse tout en réduisant fa cha
leur dégagée. Elle peut donc etre installée dans
une optique en materiau synthétique. Elle rem-
place la H1 pour la fonction longue portée sur
des motos récentes a double optique.
Application :
relais électromagnétique
pour lampe halogéne
Les lampes halogenes sont toujours installées
dans le circuit électrique avec pour alimentation
un relais électromagnétique entre elles et la
batterie. Rappelez-vous le principe “puissance
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
égale intensité multipliée par la tension”. La
tension étant fixe, quand on augmente Ia puis-
sance, lintensité croit de mame. Faites une
experience, allumez une lampe H4 directement
sur une batterie avec un bout de fil comme
contacteur, vous verrez les étincelles que cela
provoque. Le principe du relais es: simple : le
passage du courant principal d'alimentation de
forte intensité se fait par des contacts comman:
dés par un électroaimant qui ne demande qu'un,
courant de faible Intensité pour s‘actionner. La
mise en action des forces électromagnétiques
étant incomparablement plus rapide qu'un
pouce méme trés muscié, les étincelles ne
détruisent pas les contacts, le “clac* est percep-
tible, facon simple de savoir si un relais fonc-
tionne. Sans relais, les contacts de la commande
au guidon seraient rapidement brilés et ne lais-
seraient plus passer le courant
Création du champ
‘magnétique par
tun aimant et par
tun solénoide,1 PARTIE
Le relais posséde done deux circuits électriques
indépendants. Celui de commande, de faible inten
sité, alimente lélectro-aimant Le "+" arrive & votre
guidon puis repart sous votre action donner I'im-
pulsion 2 télectroaimant qui ferme les contacts du
Circuit principal c’alimentation de la lampe halog’-
ne. Les fils sont dailleurs de section plus grosse
pour ce circuit de puissance (1 4 1,5 mm? afin de
ne pas chauffer sous intensité importante,
Le relais est utilisé pour commander les
consommateurs électriques de puissance tels les
avertisseurs sonores et surtout les démarreurs
6lectriques, nous y reviendrons dans ces chapitres.
La signalisation visuelle,
applications :
La signalisation visuelle de vos manceuvres
concerne deux damaines qui ont chacun leur cir-
cult : fe stop lorsque vous freinez et les clignotants
lorsque vous prévenez de votre changement de
direction.
1 Commande dinverseur code/phare
2- Commande de phare longue portée
3 Relais Slectromagnétique
4- Lampe code
5- Lampe phare
6 - Lampe longue portée
Le circuit de stop
est simple de construction
Un “+” arrive aux interrupteurs de comman-
de au frein avant et au frein arritre. Lorsque
aus actionne: le lever, le courant passe et ali
mente le “4° de la lampe stop de 21 W, laquelle
comporte le deuxiéme filament de veilleuse de
5 W. Certaines matos sont équipées de deux
lames stop, ce qui est un mieux pour leur per-
ception des véhicules suiveurs.
Pour la sécurite, cela évite de se retrowver
sans cette signalisation quand une lampe grille
La particularite du circut stop est d'avoir une
double commande : levier de frein avant et
pédale de frein. Sur le levier de frein avant, la
commande peut étre un contacteur mécanique
integre au quidon ou un contacteur installa sur
Un capteur de pression du circuit hydraulique
de freinage. I suffit de veiller 3 ce que chacune
de ces commandes déclenche bien le stop. La
percussion arriére est encore moins drdle en
mote qu'en voiture.
Schéme de principe du circuit de feu stop
1-Lampe stop
2 Commande au levier de frein
3+ Commande & la pédale de frein
Le circuit de clignotants est moins
simple par les éléments qu'il relie
Ce circuit est composé de la centrale clignotan-
te, nommée aussi relais de clignotants, de la com-
mande au guidon, des 4 lampes latérales e: de la
(ou des lampes témoins au tableau de bord. Un +"
arrive 4 la centrale clignotante, son mécenisme
interne est relié 3 la masse, et |e "+" ressort de la
centrale sous forme d'impulsions bréves lorsque le
courant passe. Ce passage du courant est décidé
par la commande au guidon qui envoie le courant
dans les lampes de clignotants reliées a la masse
Rien en position centrale, deux clignotants § drat
‘te ou deux dlignotants @ gauche. Cest done de Ia
commande au guidon que repartent les fs “+”
qui vont alimenter les lampes de clignotants par
até, Selon la moto, une lampe témoin s‘allume au
tableau de bord pour chacun des ctés ou pour les
deux ala fois.
Les différentes centrales qui existent ont donc
toutes la méme fonction, Les centrales é ectro-
thermiques ou a relais et condensateur sont
concurrencées par les centrales électroniques,Lt
Schéma technotogique.
F=/ilchauffant, E = reas, [=
umpe témoin. Lg = lampe gauche.
lampe droite. Ct, C2, C3, C4 = contacts,
“V’antique” centrale électro-
thermique porte bien son nom
Effectivement, elle repose sur le principe de
Vintensité du courant qui échaufe le metal. Un
contacteur laissant passer le courant est consti-
tué d'une double lame de deux métaux diffé-
rents, Leurs dilatations différentes font se tordre
légérement le “bilame” qui décalle les contacts,
coupant I'électricité. Le bilame se refroidit aussi-
t6t et refait contact. Le courant repasse, chauf-
fe, et ainsi de suite ca clignote.
Pour obtenir un clignotement plus précis, la
centrale électronique a relais utilise un fil cali-
bré qui chauffe, donc s‘allonge sous lintensité
Son allongement ferme le contact permettant
Schéma de centrale 8 relas et condensateur
‘ot 8 = elas. C= condensateur
Lt lampe témoin, Lg = lampe gauche.
td =lampe droite.
d’alimenter un relais électro-aimant, son
champ magnétique ferme instantanément le
contact, allumant les clignotants. Le fil refroidi
et se rétracte, I'électro-aimant n'est plus ali-
menté, et éteint les lampes. Cette centrale est
reconnaissable a l'oreille : clac-clac-clac du
relais. Cette centrale clignote a un rythme pré:
cis & condition qu'elle alimente un nombre pré-
cis de lampes de puissance calibrée. Monter
une lampe plus ou moins puissante modifie ou
annule son rythme.
La centrale a relais et condensateur
se passe de la chaleur
Un condensateur est chargé par l'arrivée du
courant. Dés qu'il atteint sa capacité maximale, il
se décharge dans l'électro-aimant qui ferme le
contact, allumant les lampes, Une fois décharaé,
le contact s‘ouvre, les lampes s‘éteignent, le
condensateur se recharge et le cycle recommence.
Le rythme de clignoterient est cette fois indépen-
dant du nombre de lampes et de leur puissance.
Figgas
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
La centrale électronique garde
le principe de la charge et décharge
de condensateur
Mais cette fois par Vintermédiaire de trancis-
tors. ils sont passants ou bloquants du courant
au rythme de la valeur des condensateurs, com-
mandant la fréquence du clignotement. La cen~
wale électronique peut elle aussi étre équipée
d'un relais électromagnétique aux mémes fonc:
‘tions de contacts instantanés,
Remarquons que certaines centrales électro-
niques possédent la fonction feux de détresse
ou “warning”, trés utile pour la sécurité dans la
circulation. Matheureusement, seuls quelques
modéles haut de gamme sont équipés d'origine
de cette fonction, Sans doute un soucl d’écono-
mie du constructeur pour les autres modéles.
Cest d’autant plus frustrant lorsque l'on consta-
te que des motos sont équipées d'une centrale
clignotante pouvant faire le warning, mais que
le circuit et la commande au guidon n’existent
pas. Dans une autre perception, le buzzeur
sonore accompagnant le déclenchement des cli
gnotants a disparu aujourd'hui. BMW avait ins
tallé ce “bip-bip” sur ses flat-twins il y a une
vingtaine d'années, mais ce bruit agacait pas
mal de clients qui le faisaient débrancher chez
leur motociste. Cette bonne idée est passée de
Centrate cfignotente.
La moto équipée de
cette centrale
‘lignotante
Tonction feux de
dotrasse n'a pas le
‘circuit de commande
utilisant cette
possibitite.” PARTIE
mode aujourd'hui alors qu'elle est bien utile
pour se faire entendre discrétement dans la circula-
tion encombrée, par les automobilistes et les pie
tons distraits. Ceci dit, le buzzeur existe en matériel
adaptable, tout comme la centrale warning,
avertisseur sonore
Les avertisseurs sonores de motos
sont simples et peu encombrants
Le son est ure vibration de |'air, engendrée
OUF nos avertisseurs sonares par une membrane
élastique, selon le méme principe que les
enceintes musicales. La membrane souple est
mise en vibration sous Maction d'une armature
métallique. Le déplacement de cette armature
métallique est commandé par un électro-aimant.
La ruse consiste & installer Jes contacts alimentant,
relectro-aimant au déplacement de armature,
Le contact mobile est fixé & celle-ci, Dés qu'elle
recule, lélectro-aimant qui I'a attirée est coupé,
donc elle avance et remet le contact qui recom:
mence, et ca vibre. La quantite d'étincelles jailis-
sant au contact est énorme et rapide, donc pour
éviter de briler leurs surfaces, un condensateur,
petit emmagasineur d’énergie, est raccordé a
chaque contact. Lamplitude vibratoire de I'armatu-
re, donc la fréquence du son, est réglable par un
petit systme vis-Ecrou sur presque tous ces avertis
seurs. En fonction de la puissance électrique du
Klaxon, un relais élactro-aimant est installé sur le
circuit de commande pour éviter de briler les
contacts au guidon. Les puissants avertisseurs 3
compresseur, encombrants et lourds, ne sont jamais
montés d'origine sur les motos. A noter que leur
moteur électrique a toujours besoin d'un relais
dialimentation. Les avertisseurs sonores sont cou-
Avertsseur 8 membrane
1 Eiectrosimant. 2- Rupteur
3 Armature. 4 Membrane.
ramment nommés "Klaxons", du nom d'une firme
américaine, Cest un nom propre devenu nom com:
mun, comme "Carter, “Durit” ou "
Application :
relais électromagnétique pour
avertisseurs puissants
Lavertisseur d'origine est souvent symbolique,
avec un son apte a ne pas provequer de ciise car-
diaque aux vénérables qui traversent la chaussée
sans précautions. Le montage de Klaxons additifs
plus puissants nécessite un relais électromagnétique
pour éviter de briler les contacts du commoda,
comme n'importe quel élément qui consomme
beaucoup d’électricité : lampe H4, moteur élec-
trique, etc
Deux exempies de montages
avertisseur sonore en remplacement
‘de Maquipement d'origine qui est
souvent trop faible.antag hinreehmseoaa le te
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
1 Avertisseur d’origine
2- Commande davertisseur
Cerigine par a masse
3 - Commande davertisseur
drorigine positive
208
Lyes+tav
‘Vous trouverez facilement dans les magasins
taccessoires automobiles des kts de klaxon mal-
heureusement incomplets, qu’ils soient a compres-
seur ou électroacoustiques (préférez ces derniers,
leur puissance est suffisante et leur encombrement
facilite l'implantation sur une moto). I vous faudra
racheter des osses et du fil électrique de section 1 8
4,5 mm’ pour realiser le circuit ¢'alimentation.
Munissez-vous d'une pince a sertir et 4 dénuder
pour faire du travail propre. Les petites notices
accompagnant ces kits étant parfois traduites d'une
langue étrangére par les étrangers euxemémes, ce
ne sont pas vos facultes qui seront @ mettre en
Siles avertisseurs sonores "3 compresseur ” Se
doute en cas d‘incompréhension. ‘ont eu leur heure de gloire, is ont é¢8 rapidement joes eee eee
Dans tous les cas, protéger I'alimentation du cir- ‘remplacés par des modéles électro-acoustiques
cuit de puissance di rola par un fusible. Aver cos ‘beaucoup moins volumineux.
deux schémas, vous avez les deux cas de figures
possibles: sot le commodo au guidon est un pous-
Soir classique dalitnentation “plus”, soit cest un
bouton de mise & la masse. Le plus simple est caller
se raccorder avec une fiche volante sur les cosses de
bbranchement de 'avertisseur d'origine.1 PARTIE
5. LE CIRCUIT DE DEMARRAGE
Moteur électrique,
relais de démarreur
Principe du moteur électrique
Un moteur électrique, qu‘il serve de demar-
reur ou pour entrainer tout accessoire (pompe a
essence, etc,), fonctionne toujours sur le méme
principe : la force des champs magnétiques qui
Sattirent et se repoussent. Pour des raisons de
pollution galopante dans les villes, on voit de
plus en plus de réalisations de véhicules propulsés
par un moteur électrique. En deux-roues, nous
avons |e scooter Peugeot, qui surprend dailleurs
les piétons par son silence de fonctionnement : ils
ne I'entendent pas venir. Oui, des champs magné-
tiques qui sattirent et se repoussent, ca ne fait
pas de bruit, on n’entend guére que le chant des
balais et des roulements, Qui n'a jamais joué avec
des aimants ? Dun c6té ils s‘attirent, comme ils
attirent tous les métaux ferreux, de l'autre ils se
repoussent fortement. Ce phenomene definit la
polarisation : nord-sud, ¢a colle, nord-nord ou
sud-sud, allergie compléte, On sait créer un
champ magnétique avec un noyau de fer doux
entouré d'un bobinage de fil électrique. Le passa-
ge de électricité polarise I’électro-aimant, exac-
tement comme l'aimant “naturel”
Principe simple,
réalisation complexe
Pour créer le moteur électrique de base, des
Glectro-aimants sont installés sur le corps cylin
drique fixe, afin de créer un champ magnétique
fixe, Ce sont les inducteurs. Sur \'arbre moteur
on installe aussi un champ magnétique orienté,
en forme de spire, pour qu'il se fasse repousser
en rotation dés qu'll regoit du courant : c'est
Vinduit, Probléme ; une fois que les deux
champs magnétiquies se sont "accordés", lindnit
ayant tourné pour se soumettre a la force de
Vinducteut, le mouvement s'arréte, Pour obtenir
un mouvement perpétuel, le principe est simple
Plusieurs circuits électriques indépendants les
uns des autres sont disposés sur I’induit. Chaque
circuit est alimenté par des “balais" fixes qui
— 28 —
Principe de base de Yarchitecture d'un
‘moteur électrique
Dans lo réalization matériele ily 2
“simplement” beaucoup plus de spires.
1-Balais +
2- Balais-
lis sont appolés aussi couramment
“charbons” bien quis soient ta plupart
du temps & base de graphite,
3 - Collecteur
4- Inducteur: électroaimant fixe,
bboptisé aussi stator
5 Indult : électroaimant de
arbre moteur, baptisé aussi rotor
6 Spires
ent sur des lames conductrices religes &
chaque circuit, et isolées entre elles, Das que
induit tourne, les balais alimentent chacun leur
tour les circuits électriques successifs qui leur
passent devant, done le champ magnétique
généré est toujours orienté de facon a étre sou-
mis aux forces de l'autre champ magnétique
fixe, et ca tourne | Par contre, la réalisation
technique, c'est une autre paire de manches.
Pour un démarreur, le nombre de champs
magnétiques fixes peut étre augmenté, de bipo
laire passer 2 quadripolaire pour un cain de
puissance, De meme, on peut installer unedouble alimentation des circuits de l'induit avec
‘quatre balais au lieu de deux. Ne parions pas de
la forme tortueuse et de la complexité de la dis-
position de ces fameux circuits d'induits.
Deux familles de démarreurs
Deux familles de démarreurs électriques exis-
tent sur les motos, présentant des caracteristiques
différentes. II s'agit du démarreur type automobi-
le et du démarreur dit “a la japonaise”
Le démarreur n'est rien d'autre qu'un moteur
électrique cui sert & lancer le moteur & combus-
tion interne. Cest le plus gros consommateur
diélectricité des véhicules, cest d'ailleurs pour
cette raison quien moto deux familles de démar-
reurs existent, Les démarreurs puissants, type
automobile, qui sont montés sur les flat-twins
EM et les Guzzi, réclament une grosse batterie,
et n‘ont qu’un seul couple de pignons qui les
relient a V'arbre moteur. Sur les démarreurs “a la
Japonaise” qui sont peu pulssants et se contentent
d'une petite batterie, la démuttiplication de l'et
fort qu'ils doivent fournir est réalisée par plu-
Démarreur électrique aft “a (a japonaise”.
sieurs trains de pignons successifs. Un petit pignon
entraine un grand, lequel est solidaire d'un petit
qui entraine un grand, etc. Cest le principe du
réducteur, Le petit moteur électrique tourne tres
vite mais n'a pas de couple, A la fin de la cascade
de pignons, |a rotation est beaucoup plus lente et
le couple suffisant est |. Exactement comme un
‘moteur sur la premiere vitesse, ca arrache,
Sura plupart des motos, le demarreur électrique
transmet son mouvement au vilebrequin via un pignon
‘elals qui engréne sur le pignon de fa rove libre,
elle méme fixée a l'ariére dy rotor d'slternateur
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LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Démarreur électrique “A la japonsise™
1 Démarreur complet. 2 - Stator (inducteur).
3+ Vis d'assemblage, 4 - Flasque. 5 - Rotor. 6 Joints.
7 - Support des balais. 8- Pignon. 9- Circlp.
10 - Joint torique. 11 -Jeux de rondelles de calage.
12- Ensemble de borne dalimentation.
932 15- Cable d'simentation,
‘ache en caoutchouc et écrous spéciaur,
16-- Vis de fixation diamétre 6 x 25 mm.1” PARTIE
Sur certaines machines, Vemplacement du
démarreur ou le choix de sa transmission, en
particulier quand il s'agit d'une chaine, fait que
on installe un réducteur bien particulier a I'in-
térieur du démerreur : le train épicycloidal. Sur
le dessin du démarreur, les petits pignons “satel-
lites" qui s‘engrénent sur le rotor sont visibles.
La transmission s‘effectue par le plateau porte-
satellite. A part cette particularité, le démarreur
"a la japonaise” reste plus simple que le démar-
reur classique type automobile. Celuici posséde
un systeme de lanceur pour engrener son pignon
sur celui du moteur, situé sur la couronne de
embrayage. En appuyant sur le bouton de com-
mande, on alimente en électricité un électro~
aimant noyau plongeur. | commande une
“fourchette" articulée qui fait avancer le pignon
pour quill s'engréne. L’lectro-aimant sert aussi
de contact pour laisser passer I'énorme intensité
que dévore le démarreur, il agit comme un relais
électromagnétique. Un démarreur de Guzzi a
Démarreur électrique, type automobile
1-Fil 'aimentation
2- Vis d’assemblage
43 -Ner du démarreur
4> Contacteur du solénoide
5- Vis de fixation
6- Fourchette engagement
7- Resort
'8- Plongeur du contacteur du
solenoid
9 Girdip
10- Planon d'engrénement
11- Couverce
12- Porte-balais
12 Ressorts dos balais
14- Balais
15-Filcourt
ne puissance de 1 200 watts, en 12 volts cela
donne une intensité de 100 ampares !
Avec un démarreur type automobile, le pignon
vient s'engrener sur la couronne, il ne fest done pas
fen permanence comme sur un démarreur & la japo-
raise. Chacun a sa roue libre évitant d'entrainer le
démarreur a des vitesses de rotation tres élevées
dés que le moteur tourne et que l'on accélére.
Particularité du type japonais : la roue est en fonc-
tion permanente quand le moteur tourne alors
qu'elle ne lest plus avec le recul du pignon en type
‘automobile, Le probléme peut venir avec l'usure et
la fatigue de cette roue libre quand elle se met &
paatiner dans les deux sens. C'est surtout son implan-
‘ation dans le moteur qui joue un mauvais tour. Ce
est plus du domaine de I'électricite mais de celui
‘du mecanicien : pour changer une roue libre sur des
‘modéles tels que Yamaha F) 1200, Honda CBR 1000,
il faut sortir le moteur du cadre, Vouvrir en deux,
‘ar entrainement est au centre de la mécanique.
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Schéma du ctcuit de démarreur
1 Routon de démarreur 2 - Contact au tableau de bord.
3- Contact ce Valimentation du démarreur
4- Electroaimant. 5 - Neyu plongeur. 6 Inducteur
7- Balai. 8 Indult.
Relais & solénoide
Un courant de faible puissance alimente
{Pélectroaimant 1, commande le passage d'un courant
de forte puissance entre les bores 6 par les contacts
fixes 7 et mobiles 2. Ces derniers sont lies au
mouvement du noyau plongeur 3 rappelé par les
ressorts 4 et 5.Relais de démarreur
Les démarreurs "a la japonaise” sont environ
trois fois moins puissants, mals cela fait quand
méme plus de 30 ampéres. intensité coquette qui
explique pourquo’ les fils d’alimentation de la bat-
terie sont aussi gros, sinon ils fondraient. Le relais
électromagnétique, extérieur au démarreur pour
cette famille "3 la japonaise", est donc indispen-
sable pour ne pas brOler les contacts. I est bati
selon le méme principe que les relais pour lampe
H4 qu klaxon puissant. Sa taille est plus importan-
te, notamment celle de son électro-aimant et des
contacts capables de supporter la forte intensité de
démarrage, C'est un relais 4 “salénoide” : le passa-
ge du courant dans le bobinage crée un champ
magnétique qui pousse l'axe plac# en son centre,
baptisé noyau plongeur. D’autre part, il est tres
souvent équipé de son propre fusible, une plaquet:
te simple vissée bien 8 I'abri
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Relais de démarreur
Ce relais de démarreur
[a particularité d'etre
‘ani de sa propre
plaquette fusible de 30 A.
6. LES SECRETS DE L’ELECTRONIQUE
Le circuit de charge
Création : force électromotrice
induite, alternateur
(volant magnétique)
Volant magnétique, alternateur, meme mis
sion : créer du courant électrique pour les
besoins de la moto. Le principe de base est
simple. Presque toutes les motos daujourd'hul
sont équipées d'une batterie, mais le générateur
principal fournisseur d’électricite n'est pas celle-
i, Elle ne sert qu’au démarrage du moteur (sauf
pour les motos & kick et volant magnétique) et
aussi parfois au ralenti. C'est I'alterateur qui a
la tache de fournir I'électricité 4 tous les
“consommateurs” installés sur la moto
lumisres, tlaxon, recharge de la batterie, allu-
mage... Certains vont dire qu’lls r’ont qu'un
volant magnétique. Définition : un alternateur
doit son nom au fait gu’il produit du courant,
altematif. Le volant magnétique fournit lui auss
de Valternatif, il fait donc partie de la famille
Les antiques dynamos créatrices de courant
continu ont disparu il y a plus de vingt ans. Les
batteries fabriquent du courant continu par
réaction chimique : les électrons sont échangés,
entre les différentes plaques d’oxydes de plomb
plongées dans l'acide, toujours dans le meme
sens. C'est la definition méme du courant conti-
nu. Avec laiternatif, les électrons sont animes
d'un infernal mouvement de va-et-vient
Premiére conclusion, pour recharger une batte.
je, il ui faut une charge de courant continu,
que l'on fait passer dans le sens contraire & celui
de la décharge. Il faut donc redresser le courant
a
de l'alternateur pour la batterie, les aller et
retour des électrons doivent cesser, ils doivent
tous défiler dans le méme sens.
Définition de "induction
électromagnétique
Le mouvement de ces particules, baptisées
électrons, est provoqué par la variation d'un
champ magnétique. En faisant bouger rapide-
ment un vulgaire aimant, les électrons d'un corps
conducteur proximité (un bobinage de fil de
cuivre placé judicieusement) vont répandre 4 cet,
appel invisible et se mettre bouger. C'est ce
quills font dans un alternateur en rotation
Noublions pas qu'un champ magnétique est
orienté, Qui n’a jamais joue avec deux aimants,1 PARTIE
les faisant se repousser ou s‘attirer selon leur
polarité ? Quand les aimants du rotar défilent
devant le ou les oobinages du stator, les polarités
nord-sud des champs successifs s'inversent sans
esse, Ainsi est céée une variation maximum de
flux magnétique et clest justement ce phénome-
he qui provoque inévitablement les inversions
perpétuelles du courant ainsi “induit”
amplitude de flux magnétique changeant de
sens, les électrans aussi. Le courant électrique
induit est alternatif. D'autre part, plus la rotation
est rapide, plus les variations le sont et donc plus
fort est le courant induit. Il ne faut pas quill le
devienne trop pour ne pas griller les €quipements
@lectriques de la moto, on doit done réguler la
tension de notrealternateur,
Nous avons décrit le role de nos trois éléments
indispensables : alternateur, redresseur, régulateur,
Le volant magnétique
Du plus simple au plus compliqué, volci la des-
cription des trois familles d’alternateurs que l'on,
rencontre sur les matos. Le volant magnétique
est de le famille, il est difference, car, bien qu’ap~
Création de induction
électromagnétique dans
Valternateur,
Le rotor est une succession
d'aimants qui en rotation,
ceréent un courant alternatif
dans les bobinages fixes
(stator). Entre position
*a" et “b’, en 116 de tour
Ja polarité des champs
‘magnétiques s'est
complétement Inversée.
Volant magnétique avec bobines séparées on étoile
1 Babine haute tension extérioure.
2 Volant magnétique en étolle. 3 - Bobine dallumage.
4 Bobine clignotants. 5- Bobine clignotants.
6- Bobine avertisseur et stop. 7 - Bobine d'éclarage.
'@- Rupteur -condensateur.
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paremment plus simple que les autres alterna-
Xeurs, ses fonctions sont multiples. Celle d'un
alternateur est unique, tous les bobinages sont
couplés entre eux pour fournir du courant alter-
natif, lequel sera redressé et régulé pour etre uti
lis8. Les bobinages d'un volant magnétique sont
utilises indépendamment les uns des autres. Une
bobine sert a l'allumage, une autre 4 l’éclairage
pour les modéles les plus simples (exemple cyclo-
moteur et quelques 125 cm? utilitaires). Das que
la batterie apparait, un bobinage est ajou-é pour
assurer sa recharge par I'intermédiaire d'un
redresseur, D’autres bobinages peuvent étre pré=
sents pour les fonctions complementaires (ex cl
notants, kiaxon) afin de préserver la puissance
éclairage. Lorsque les bobines sont en nombre,
elles sont montées en étoile face au rotor,
construisant l'ensemble.
Volant magnétique monophasé
et alternateur triphasé
Sur un simple volant, un bobinage fournit du
courant alternatif pour la lumiére. On percoit
facilement la modulation de la puissance d’éclai-
rage du phare quand le volant magnétique débi-
te, moteur tournant au ralenti. Vinstallation
d'une batterie impose de transformer ce courant
alternatif en courant continu pour pouvoir la
recharger. Il s'agit d'empécher les électrons de
retourner en arriére, ce qui produit un courant
sous forme d'impulsion. Une seule “phase” du
courant est redressée, Les alternateurs plus puis-
sants he peuvent pas se permettre de fenction-
ner ainsi, on sen doute. Les bobinages vont étre
reliés entre eux en trois circuits distincts dont les
phases sont décalées de 120°, triphasés done.
Pendant la rotation du volant, les impulsions
vont done se suivre a intervalles régulie's. Celapermet, une fois que l'on a redressé chacune
dielles, d’obtenir un courant continu régulier:
Aimant permanent
ou rotor a excitation
La puissance électrique fournie par un alter-
nateur dont le rotor est un aimant permanent
est un peu limitée. Pour laugmenter, on a créé
pour le rotor un champ magnétique plus puis-
sant, sous la forme o’électro-aimants alimentés
par la batterie. Un courant d'excitation est done
envoyé, que l'on peut moduler pour réduire ou
augmenter la puissance selon les besoins. La
nous avons deux sous-familles. Pour Itune, le
bobinage d'excitation est fixe, il magnétise les
masses du rotor qui tournent autour de lui, les
bobines créatrices d’électricité sont disposées &
Vextérieur. autre solution, que l'on retrouve
aussi sur les autos et gui donne l'alternateur le
plus puissant, consiste a exciter un bobinage ins
tallé sur le rotor dont la forme est particullere
("en griffe”). Pour 'alimenter, des balais (ou
charbons") appuient sur des pistes circulaires
relies & chaque extremité du bobinage.
Redresser du courant monophasé
Redresser le courant alternatif est une néces-
sité pour la recharge de la batterie. Les diodes
assurent (e rOle. La présence des petits schémas
qui illustrent ce theme 2 dd dérouter plus d'un
lecteur, pourtant I’électronique a ce niveau n'est
vraiment pas complexe, presque un jeu. La
diode est un composant électronique qui laisse
passer le courant dans un sens mais pas dans
autre. Si une diode est installée 3 la sortie d'un
bobinage de volant magnétique, elle va jouer le
LES CIRCUITS ELECTRIQUES
Exemple dalternateur avec
rotor aimantation permanente
1 -Alternateur complet
2 Stator
3-Rotor
4 Vis du rotor
Type dalternateur avec rotor 8
excitation et redresseur régulateur
integré.
T-Joint a livre
2- Joint torique
3 Gareasse avec enroulement
induit (stator)
4- Goujon
5- Rondelle
6- Roulement
7 Tele de maintien
8 Rotor
9- Rondelle
10- Roulement
i1- Cache
12-- Partie intermédiaire de carcasse
13- Redresseur
14 Regutateur
15+ Porte-bornes du redresseur
16 - Porte-balais
12 Balais
19 Couvercle
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