SYNTAXE I
M27 P2
Introduction Générale
AMAL OUSSIKOUM
Université Sultan Moulay Slimane
Faculté Des Lettres et Des Sciences Humaines Beni Mellal
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Amal OUSSIKOUM SYNTAXE FLSHBM
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La grammaire générative et transformationnelle est apparue à la fin des années à la fin
des années 50 aux états Unis alors que la discipline est dominée par le structuralisme.
Une des grandes nouveautés de cette conception a été de remettre en cause les
théories behavioristes sur l’acquisition du langage et la méthodologie empiriste en
linguistique .
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Cette grammaire proposée par Noam Chomsky a pour particularité d’être à la fois
générative et transformationnelle ; ces deux propriétés ne sont pas nécessairement
ensemble. Harris par exemple a conçu un modèle transformationnel non génératif,
par opposition à certains formalismes récents des grammaires génératives non
transformationnelles.
Le modèle de Chomsky a connu de nombreuses versions successives depuis ses
débuts vers la fin des années 50 (théorie préstandard, théorie standard, théorie
standard étendue, Gouvernement et liage…) .
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Son objectif est de bâtir une théorie des structures linguistiques qu’il appelle
grammaire et dont la base est le composant syntaxique. La syntaxe pour lui appartient
à un niveau spécifique et autonome, distinct d’une part, de la morphologie et de la
phonologie et d’autre part, de la sémantique puisqu’une phrase bien formée peut être
dépourvue de signification.
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La grammaire générative et transformationnelle est apparue à la fin des années à la fin
des années 50 aux états Unis alors que la discipline est dominée par le structuralisme.
Une des grandes nouveautés de cette conception a été de remettre en cause les
théories behavioristes sur l’acquisition du langage et la méthodologie empiriste en
linguistique .
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La grammaire générative fait depuis, l’objet de nombreux travaux de recherches,
d’hypothèses sans cesse revues et améliorées, et a permis de mettre au jour des
réalités du langage humain jusqu’alors ignorées. C’est un tournant majeur dans la
manière d’étudier la structure des langues, elle remet en cause certaines idées de la
linguistique traditionnelle mais aussi d’autres disciplines notamment la psychologie et les
neuro- sciences.
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Les générativistes tendent à exprimer au moyen des schéma catégoriel les opérations
mentales par lesquelles une phrase est générée au moment de la parole. L’objectif
étant de formuler les règles qui permettent de dire qu’une structure P appartient ou non
à la langue. Cette théorie est venue comme une rupture avec le structuralisme
américain en particulier le structuralisme américain de Bloomfield qui parle d’une
psychologie du comportement (psychologie est à l’extérieur de l’homme et non à son
intérieur) et d’un apprentissage de la langue par répétition .
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Dans ce sens, Chomsky se met contre la méthodologie inductive proposée par les
structuralistes et propose une méthode hypothético-déductive.
« La méthode inductive consiste, en linguistique, à recueillir un corpus d’énoncés et à en
tirer, par segmentation et substitution, des classes (ou listes) d'éléments et de règles qui
permettent de rendre compte de toutes les phrases ».
Chomsky s’interroge sur la notion de corpus défini comme un ensemble fermé de
données. Autrement dit, le corpus ne peut jamais être représentatif de la totalité des
énoncés grammaticaux possibles dans une langue.
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De ce fait, l’objectif de la théorie générative est de :
1- décrire les faits connus
2- expliquer les faits observés
3-permettre de prédire d’autres faits
La théorie générative est venue, selon Chomsky, pour combler cette lacune dans
l’approche des structuralistes dont la méthode consiste à décrire le système d’une
langue, à l’observer, à l’analyser de façon à obtenir une classification ou une taxinomie
des éléments constitutifs sans pour autant donner une explication.
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« Une bonne grammaire doit être capable de « projeter le corpus fini et toujours plus ou
moins aléatoire des énoncés observés sur l’ensemble qu’on présuppose infini, des
phrases grammaticales » Chomsky, Noam, Structures Syntaxiques 195, p : 15
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Plusieurs points de vue se présentent lorsqu’on décide de
prendre le langage comme objet d’étude. La diversité des
langues conduit à des types de grammaire comparée qui
permettrait à partir de, à partir de catégories et de processus
quasi-universel (verbes, noms, proposition, inversion, etc.) de
rendre compte des propriétés individuelles d’une langue
donnée. On ne rend donc que des différences entre les
langues et non de ce qu’elles ont en commun.
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Ainsi, on peut à partir du groupe article + nom et d’une phrase
contenant ce GN, construire une relative en juxtaposant les
deux et en remplaçant le GN dans la phrase par un pronom
relatif convenable.
GN : l’homme
P : je vois l’homme.
Relative : L’homme que je vois.
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La grammaire permet de déterminer les particularités de chaque langue vis-à-vis de
cette construction. Autrement-dit la grammaire déterminera entre autres la position du
pronom relatif, sa forme morphologique, sa fonction (en français COD). Cependant, on
pourrait ajouter que, par opposition au français, la présence du relatif objet en anglais
n’est pas obligatoire.
The woman who(m) I see.
The woman that I see the woman I see.
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Ces mêmes grammaires ne mentionnent pas que la relative obtenue à partir du GN la
femme et de la phrase Je vois la femme et l’homme, *la femme que je vois et l’homme,
est une phrase mal formée.
L’extraction du pronom relatif à partir d’une structure coordonnée est impossible aussi
en anglais.
the woman that I see and the man.
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La grammaire dite universelle permet de parler d’une conception où apparaissent des
notions analogues à celle de structure de surface d’une phrase (découpage en unité
phonétique, en mots, en constituants appartenant à certaines catégorie, avec flexion et
celle de structure profonde (forme abstraite représentant les relations fonctionnelles
logiques et pratiquement indépendantes de la langue particulière envisagée).
Ce sont les structuralistes qui ont affirmé que le langage peut être étudié en tant que
système formel observé indépendamment du sens des phrases.
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La grammaire générative est, comme le suggère Chomsky, un effort de synthèse de la
grammaire traditionnelle et de la linguistique structurale.
Découvrir ce que les langues ont en commun c’est-à-dire ce qui caractérisent les
langues naturelles parmi tous les langages possibles reviendra à expliciter les propriétés
formelles caractéristiques des systèmes de réécriture correspondants i.e. de leurs
grammaires.
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Donc la grammaire particulière d’une langue serait la formulation de façon explicite des
règles particulières d’un système de réécriture qui engendre cette langue(entant que
langage formel).
Dumarsais 1729 affirme en comparant les langues à l’ensemble des systèmes formels
possibles qu’:
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« il y a dans la grammaire des observations qui conviennent à toutes les langues : ces
observations forment ce qu’on appelle la grammaire générale (…). Outre ces
observations générales, il existe d’autres qui ne sont propres qu’à une langue
particulières et c’est ce que forment les grammaires particulières de chaque langue » C.-
Ch. Du Marsais, Les véritables principes de la grammaire et autres textes , Fayard,
1987, p. 61-62.
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Le système de réécriture qui engendre un langage donné n’est pas unique. Il existe de
nombreuses solutions formelles qui soient en général possibles, qui n’éclaire en rien
sur ce qui peut être conçu comme « structure » du langage.
La grammaire générative a pour but de refléter les propriétés structurales des phrases
identiques de façon non rigoureuses par les grammaires traditionnelles. Parmi ces
aspects, on cite :
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a- L’analyse intuitive de structure:
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L’ambiguïté syntaxique :
Pierre aime mieux Paul que Jean
(que Jean n’aime Paul/ qu’il n’aime Jean)
Le magistrat juge les enfants coupables
(que les enfants sont coupables/les enfants qui sont coupables).
L’ambiguïté syntaxique est plus délicate ; le fait de déterminer la structure de la
structure de phrase suffit pour la résoudre
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La relation affirmatif/négatif qui varie superficiellement
J’ai vu un monstre/Je n’ai pas vu de monstre
J’ai vu quelque chose/je n’ai rien vu
La grammaire générative et transformationnelle s’oppose à la linguistique structurale par
les principes de base même si elle intègre certains de ses aspects. Il est question, en
effet, que tout sujet parlant peut émettre ou comprendre un nombre indéfini de phrases
inédites.
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La grammaire serait donc construire un modèle capable d’engendrer et d’expliciter
toutes les phrases d’une langue. L’objectif d’une grammaire ne serait donc pas de
décrire uniquement les phrases du corpus mais de permettre la production ou la
génération de phrases correctes quoique non observées dans le corpus. Son second
objectif est celui de rendre compte des jugements que porte un locuteur1 sur
l’ensemble des productions verbales tels celui de l’agrammaticalité.
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« le locuteur natif peut dire si une phrase fait des mots de sa langue est bien formée au
regard des règles de la grammaire qu’il a en commun avec tous les autres sujets
parlants cette langue »
Cf. Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, entrée (grammaticalité).
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Cette aptitude ne dépend ni de la culture ni du groupe social du locuteur, elle appartient
plutôt à la compétence des sujets parlants. Donc, une phrase est dite agrammaticale
lorsqu’elle est incompatible avec les règles qui régissent la structure et le fondement de
la langue où elle est émise.
Ainsi, la grammaire devrait expliquer le fait qu’une phrase telle :
*le danger redoute les soldats.
Est jugée agrammaticale par un sujet parlant le français.
Cette grammaire devrait, de même, rendre compte du fait que le verbe « aller »,
employé comme auxiliaire, ne peut être utilisés ni au futur ni au subjonctif.
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Sont donc jugées agrammaticales des phrases comme 1 et 2 alors que d’autres du type 3
et 4 sont dites grammaticales
*Il faut que j’aille venir.
*Il ira venir.
Il faut qu’il aille chercher un taxi.
Il ira chercher un taxi.
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Si deux locuteurs natifs n’émettent pas le même jugement sur la grammaticalité d’une
phrase, c’est que leurs compétences (grammaires) sont des variantes du même
système. Cependant, il ne faut pas confondre phrase grammaticale et phrase correcte.
La grammaticalité dans la grammaire traditionnelle concerne largement les jugements
normatifs c’est -à-dire des fautes, des incorrections du fait que la langue est un système
régi par des exigences internes.
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La notion de grammaticalité en grammaire générative est l’ensemble des lois qui
régissent la compétence des sujets parlants. Elle n’a rien à voir avec la notion de
norme, de correction ou de fréquence statistique dans la grammaire traditionnelle.
Effectivement, une phrase comme « Je l’ai pas vu » est dite grammaticale pour un
certain type de français « correct » et non pour une grammaire normative. La notion
donc de grammaticalité n’a aucun rapport avec un jugement de valeur.
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Chomsky tend par ceci à créer une théorie de l’infinité des phrases grammaticales
possibles. Mais il ne possède aucune procédure lui permettant de présenter une
grammaire adéquate à sa langue. C’est à l’intuition que le linguiste fait appel pour
déterminer si les phrases produites sont grammaticales ou agrammaticales.
- je n’ai pas apporté le petit déjeuné à ma femme dans sa chambre.
-Phrase Douteuse ? Je ne le lui y ai pas apporté.
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Il se trouve qu’une phrase non recevable pour un locuteur natif soit simplement
inacceptable puisqu’elle présente un degré de complexité globale qui en rend difficile
le déchiffrage. Toutefois, il ne faut pas confondre phrase grammaticale et phrase
correcte. On parle de degré de grammaticalité lorsque le jugement ne se limite pas à
rejeter ou à accepter.
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Il existe des degrés de grammaticalité qui peuvent être évalués par la nature de la règle
violée. une phrase comme « je l’ai pas vu » est dite grammaticale par un certain type
de français car il existe une grammaire du français quotidien qui peut en rendre compte
par contre « je l’ai vu pas » est exclue aussi bien d’une grammaire du français
« correct » que d’une grammaire du français courant.
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Ces deux phrases seraient incorrectes pour la grammaire normative. De ce fait, la notion
de grammaticalité n’a aucun rapport avec un jugement de valeur. Il se trouve qu’une
phrase non recevable pour un locuteur natif soit simplement inacceptable puisqu’elle
présente un degré de complexité globale qui en rend difficile le déchiffrage.
?Le Piéton que la voiture que l’homme qui était sourd conduisait a renversé est mort.
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La grammaire générative est une théorie qui rend compte des phrases uniquement
grammaticales ; il s’agit d’une machine ou d’un mécanisme qui permet d’engendrer des
phrases grammaticales. Dans ce sens, la grammaticalité est opposée à l’interprétabilité.
Le père du cousin de l’oncle du grand-père du voisin de la sœur aînée de la seconde
femme du notaire est venu me voir hier .
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Cette phrase est incompréhensible ou plus encore ininterprétable mais elle est
grammaticale et obéit à l’une des règles qui sous-tendent la compétence . Quatre types
de phrases sont à distinguer :
Pierre aime beaucoup les filles brunes : grammaticales et interprétables
Pierre, dont l’ami dont le frère est ivre a cassé son téléphone portable : grammaticale
et ininterprétable
Aimer jouets enfants les : agrammaticale et interprétable
Pierre chat cuisiner soleil bon : agrammaticale et ininterprétable
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Lorsqu’on parle de grammaticalité, on ne parle pas de signification car il existe des
phrases qui soient grammaticales mais non interprétable sinon métaphoriquement.
Cette notion se distingue aussi de la notion de vérité ou de la conformité à l’expérience
générale d’une communauté. Dans ce sens, on peut rencontrer des phrases
grammaticales mais fausses ou contradictoires ou peu probables.
- Le corbeau est un oiseau blanc.
- Mon chat suivait le film avec beaucoup d’intérêt.
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-les maris renversent le chien noir : les catégories proprement sémantiques des termes sont
mutuellement compatibles mais ce sont les données référentielles qui donnent une
étrangeté à l’énoncé1.
Une grammaire doit également être capables de rendre compte du phénomène de
l’ambiguïté c’est-à-dire que la structure d’une phrase réalisée peut correspondre, suivant la
situation ou la décision du locuteur, à deux interprétations sémantiques différentes.
1-« Les anomalies sémantiques » in Langages 1966
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On a jugé les ouvriers coupables
Une telle phrase correspond à deux interprétations différentes : on a jugé les ouvriers
en tant que coupables /on a décidé de condamner les ouvriers
Les théoriciens distinguent aussi les phrases réalisées des structures qui les sous-
tendent.
L’exemple précédent sous-tend donc les structures suivantes
On a jugé les ouvriers qui étaient coupables.
On a jugé que les ouvriers sont coupables.
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Le modèle génératif et transformationnel est basé sur la dichotomie
compétence/performance qui reprend l’opposition saussurienne langue/parole sous la
forme d’une dichotomie compétence /performance. La première consiste en l’ensemble de
règles qui permettent d’expliciter les règles de la grammaire de la langue alors que la
seconde désigne l’ensemble des facteurs qui définissent le sujet psychologique et la
situation à savoir la mémoire, l’attention, les facteurs sociaux et historiques, etc.
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La grammaire générative est une grammaire ou un modèle de compétence. L’étude
qu’elle fait est synchronique et fait abstraction du passé, de l’histoire de la langue et de
son évolution pour s’occuper du seul système de règles qui permet d’engendrer une
infinité de phrases grammaticales. Elle est synchronique car les compétences ne
peuvent être situées qu’à un moment déterminé dans le temps et dans l’évolution du
langage.
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La Compétence : un savoir implicite, indépendant des facteurs qui peuvent intervenir
dans l’acte concret de parole tels que la mémoire, l’attention, l’humeur du sujet.
« La compétence est le système de règles intériorisé́ par les sujets parlants et
constituant leur savoir linguistique, grâce auquel ils sont capables de prononcer ou de
comprendre un nombre infini de phrases inédites. » Dictionnaire de Linguistique 2002 :
p158
La Performance : l’activité réel d’un locuteur ou d’un sujet parlant, qui peut
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s’interrompre au milieu d’une phrase, bégayer, refuser des phrases longues ou
complexes.
« En grammaire générative, la performance est la manifestation de la compétence des
sujets parlants dans leurs multiples actes de parole. (…) Les performances linguistiques
des sujets parlants sont les phrases réalisées dans les situations diverses de
communication : elles forment les données observables qui constituent le corpus de
l’analyse linguistique. La performance, concept de la grammaire générative, correspond
partiellement au concept de parole' de la linguistique structurale »
Dictionnaire de Linguistique et des Sciences du langage 2002 : 399.
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l’opposition acceptabilité/inacceptabilité est attachée au modèle de performance alors
que celui de la grammaticalité est lié l’étude de la compétence. En fait, l’acceptabilité
est lié au fait qu’une phrase est grammaticale est facilement comprise ou naturellement
émise par le sujet parlant.
Autrement dit, l’acceptabilité est liée à la conformité aux règles de la grammaire et à
celles définies par la situation ou par les propriétés psychologiques du locuteur. C’est
ainsi qu’une phrase grammaticale devient inacceptable à partir d’une certaine longueur
et ceci varie selon qu’il s’agit du locuteur ou de l’interlocuteur.
?La soirée que Paul que Jean que tu as rencontré, donnait, était une réussite.
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Cette grammaire est à présenter sous forme d’un schéma avec une entrée (input) à qui
l’on donnerait des instructions avec diverses étapes pour la construction des phrases et
avec une sortie (out put) qui donnerait les phrases réalisées à partir des instructions.
Si les langues obéissent chacune à des lois particulières, elles sont soumises
également à des lois communes, universelles ou ce que Chomsky appelle « Les
Universaux de langage. Ce sont des traits convergents de l’évolution du langage qui
sont apparus, selon Chomsky, spontanément et indépendamment dans chaque
langue au cours de son évolution.
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Un universal du langage est un trait commun à plusieurs langues et dont l’existence
paraît douteuse. Dubois définit les universaux du langage comme étant
« les similarités existant dans toutes les langues du monde. Certains universaux
relèvent de la psycholinguistique, pour autant qu'ils dépendent du rapport entre langue
et pensée humaine ; d’autres relèvent de l’ethnolinguistique, pour autant qu’ils
dépendent du rapport entre langue et culture »
Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, 2002.
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Les travaux dans le cadre de la grammaire génératives attestent l’existence d’un
fonctionnement régulier des langues et par la suite d’universaux du langage. Il est vrai
que les langues sont systématiques mais chacune l’est de manière distincte. Ceci est
dû au fait que chaque langue est le résultat d’un ensemble de facteurs qui relèvent du
mode de vie, des habitudes de chaque communauté.
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On distingue dans ce sens des universaux de forme et des universaux de substance.
Les premiers sont les traits communs aux diverses langues du monde pour
l’organisation de la substance de la langue.
Verbe /Nom existent dans la structure de toutes les langues
Les universaux de substance sont les combinaisons par lesquelles la substance
linguistique se manifeste. On peut citer dans ce sens les catégories/les fonctions/ les
relations grammaticales.
Hockett z
en parle dans « The Problem of Universals in Language », in Greenberg 1963,
pp. 1-22. Il avance que l’on peut distinguer dans toutes les langues des noms et des
verbes, des déictiques (des pronoms que « lui », « elle », « ceci », « cela », etc.), ou
encore des noms propres. La plupart sinon la totalité des universaux que propose
Hockett1 apparaissent comme des universaux substantiels au sens de Chomsky.
1-Hockett inclut parmi la liste des propriétés universelles des langues humaines ce qu’il
appelle les « design features » du langage. Il pense donc que « toutes les langues
humaines sont productives », ou encore « toutes les langues humaines sont
apprenables » (Hockett C.,The Problem of Universals in Language’, in Greenberg ,1963,
pp. 1-22.).
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Les universaux de substance dont parle Chomsky concerne les généralisations portant
sur les unités phonologiques, morphologiques, syntaxiques ou sémantiques. Ceux-ci
seraient les éléments constitutifs de n’importe quelle langue humaine.
-La double articulation du langage humain est l’un des caractères que partagent toutes
les langues : une articulation non significative de la chaîne parlée
- Les traits distinctifs de Jakobson en phonologie : chaque langue peut être
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caractérisée par un inventaire fini et universel de traits articulatoires. Dans ce sens, « la
phonologie de toutes les langues humaines parlées peut être représentée à partir du
même ensemble universel de traits »
Les oppositions sourd/sonore par exemple ne se retrouve pas forcément dans toutes
les consonnes. En français, le [R] n’a pas d’équivalent sourd.
Nasal/oral ne se réalise pas non plus pour toutes les voyelles en français, on rencontre
seulement [ɑ̃]/, [ɛ]̃ , [ɔ̃]et parfois [œ̃].
Les universaux phonologiques, grammaticaux et sémantiques concerne un aspect
seulement du signe le signifié ou le signifiant.
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On peut distinguer aussi des universaux symboliques qui concerne les rapports
signifiant /Signifié : le mot désignant la mère comporte dans un grand nombre de
langue une consonne nasale.
Les universaux diachroniques correspondent aux types de changements, aux règles
d’évolution qui peuvent sembler communes à l’ensemble des langues.
Le passage de la structure profonde à la structure de surface s’avère difficile : une
structure profonde qui peut être simple et régulière par opposition à la structure de
surface qui reste extrêmement variées.
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Par exemples le français et l’anglais qui sont des langues assez voisines divergent en
ce qui concerne leurs structures superficielles. On peut constater aussi d’autres
différence notamment la distribution des adverbes, le traitement de la négation mais
aussi celui de l’interrogation.
Structure profonde /Structure de surface est une autre opposition sur laquelle se base
la grammaire universelle.
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La structure profonde : forme abstraite représentant les relations fonctionnelles
logiques et pratiquement indépendantes de la langue particulière envisagées. La forme
abstraite est formée de symboles les plus généraux : syntagme nominal (SN),
Syntagme Verbal (SV), Syntagme prépositionnel (SP), syntagme adjectival (SA).
La structure de surface : C’est le découpage d’une phrase en unités phonétiques en
mots, en constituants appartenant à certaines catégories avec flexions. Elle est en
grammaire générative « l’organisation syntaxique de la phrase réalisée, produite par
l’application des transformations à la structure profonde. »
Dictionnaire de linguistique 2002 :458
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