Régulation PI d'une enceinte climatique
Régulation PI d'une enceinte climatique
Semestre 3
AUTOMATIQUE
Série 2
2020 – 2021
Deuxième série 2020-2021
A7
REGULATION PAR PI D'UNE ENCEINTE
CLIMATIQUE INDUSTRIELLE
1 - But
L'objectif est de déterminer les paramètres de réglage du régulateur de l’enceinte
climatique industrielle dont l'étude faite au TP A1 de la 1ère série a permis de donner une fonction
de transfert. Une expérimentation sera réalisée afin d’évaluer les performances des réglages
effectués sur le régulateur.
2 – Présentation du matériel
Sa capacité est 30 litres et la température peut varier de –40°C à +150 °C, il est piloté par
un régulateur industriel et comporte au-dessus de la porte du caisson:
3 – Régulateur Eurotherm
3.1 - Définition
La fonction du régulateur est de calculer un signal de commande u(t) à partir de l'erreur t
entre la sortie s(t) et la consigne e(t).
1
Le calcul de u(t) est réalisé au moyen de la relation suivante u (t ) K .( (t ) (t )dt )
Ti
3.2 - Généralités
a) Le clavier
Il comporte six touches qui sont dans l'ordre de gauche à droite sur la photo de la figure 2 :
b) L'afficheur
Lors de la mise sous tension le régulateur indique sur la partie centrale (afficheurs 7 segments de
grande taille) son modèle 902S pendant un court instant puis ensuite la température mesurée m en
°C à l'intérieur du caisson.
2
Régulation par PI d'une enceinte climatique industrielle. A7
Sur la partie de gauche en dessous apparaît la lettre (W) suivie de la température de consigne C en
°C (afficheurs 7 segments de petite taille) réglée au moyen des touches de diminution,
augmentation et de défilement rapide.
A l'aide de la touche de scrutation on fait apparaître la lettre (Y) qui indique la puissance de
commande entre + ou - 100%.
Descendre dans le menu principal par appui maintenu pendant 1s sur la touche de
scrutation.
Choisir le menu rEGL (REGLEUR) par appuis successifs sur la touche de scrutation
Ne jamais intervenir sur les autres menus
Définition :
3
Régulation par PI d'une enceinte climatique industrielle. A7
Nota: La durée de l'affichage est de 15s, si aucune touche n'a été activée le menu principal
réapparaît.
e . p
G ( p ) Gsys.
1.p
On considèrera par la suite que les valeurs numériques des paramètres de cette fonction de
transfert sont les suivants.
Gsys = 1,5
= 40 s
= 3600 s;
Grâce au logiciel Matlab et au script décrit dans le sujet du TP A1, il est possible d’obtenir
les diagrammes de Bode de la fonction de transfert G(p).
Il s'agit de calculer les paramètres d’un correcteur P.I., dont la réponse fréquentielle en
pulsation réduite est fournie en annexe 1, selon la méthode vue en TD.
Soit 0, la pulsation pour laquelle la boucle ouverte corrigée présente un module égale à 1.
Pour cette pulsation, on fixe l'argument du correcteur PI à -20°.
On souhaite obtenir une marge de phase = 45°.
Déterminer la fonction de transfert du correcteur C(p).
4
Régulation par PI d'une enceinte climatique industrielle. A7
6 - Manipulation
Après que la température ait atteint la valeur de 95 °C, c'est à dire environ 15 min :
Pour lancer la détermination automatique des paramètres par l’utilisation de l’algorithme auto-
réglant
- fermer le V. I. Labview utilisé dans la première partie ;
- laisser NON sur la valeur de Td ;
- lancer la phase de calcul automatique, en se reportant à la méthode décrite en annexe 3.
- à la fin du calcul, relever les nouveaux paramètres Pb et Ti et les comparer aux valeurs
précédentes.
__________________________
5
Régulation par PI d'une enceinte climatique industrielle. A7
Pb
6
A8 & A9
ANALYSE TEMPORELLE ET FREQUENTIELLE
D’UN MODELE DE SUSPENSION DE VEHICULE
SOUS MATLAB
Prérequis :
‐ Équation différentielle linéaire
‐ Transformée de Laplace
‐ Analyse fréquentielle (diagramme de Bode)
Objectifs :
Sur un système de suspension de voiture, on souhaite :
‐ Réaliser l’analyse temporelle et fréquentielle pour des profils types de routes
‐ Réaliser un asservissement simple de ce système (suspension active)
I. Présentation de la suspension
La suspension d’un véhicule est composée de quatre systèmes identiques entre le châssis
d’un véhicule et chaque arbre de roue, se référer à la Fig. 1. Il permet d’assurer deux fonctions
principales :
‐ Assurer l’adhérence permanente des roues sur le sol pour assurer la stabilité du
véhicule et la stabilité directionnelle de ce dernier en toutes circonstances. Il faut que
les efforts moteurs, directionnels ou de freinage soient correctement transmis.
‐ Assurer le confort des occupants du véhicule en permettant aux roues de suivre les
inégalités du sol, tout en atténuant des déplacements trop importants au niveau du
châssis.
Fig. 1 : Illustration des éléments constituant une suspension de véhicule
Le modèle cinématique d’une suspension de voiture est alors présenté en Fig.2. Chacun des
quatre éléments (identiques) constitutifs de la suspension est donné comme suit :
‐ Pneu avec son amortisseur (caoutchouc du pneu)
‐ Ressort hélicoïdal de suspension
‐ Amortisseur de suspension tubulaire à piston à huile
Fig. 2 : Modèle cinématique d’une suspension de véhicule
Afin de simplifier l’étude, nous étudierons uniquement le modèle d’un quart de la suspension
du véhicule (soit 1 seul ensemble roue/amortisseur), en se limitant au déplacement vertical
subi par ce dernier. Ainsi, les couplages dynamiques entre les quatre amortisseurs ne seront
pas considérés dans cette étude.
II. Modélisation d’un quart de suspension
a. Modèle suspension amortisseur‐pneu
Le modèle est constitué d’une masse suspendue représentant le châssis du véhicule,
qui repose, au travers d’une suspension, sur la masse de la roue qui est en contact avec le sol
par l’intermédiaire du pneu, se référer à la Fig. 3. La suspension est modélisée par un système
ressort/amortisseur monté en parallèle. La roue (incluant le pneu et ses déformations) est
aussi modélisée par un ensemble ressort/amortisseur en parallèle dont les valeurs de la
raideur du ressort et du coefficient d’amortissement sont bien plus élevées que ceux de la
suspension.
Fig. 3 : Modèle de quart de suspension amortisseur‐pneu
Par application du principe fondamental de la dynamique (en translation), le modèle est décrit
par les équations différentielles suivantes :
𝑑 𝑧 𝑑𝑧 𝑑𝑧
𝑚 𝑘 𝑧 𝑧 𝜇 1
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑 𝑧 𝑑𝑧 𝑑𝑧
𝑚 𝑘 𝑧 𝑧 𝜇 𝑘 𝑧 𝑧 𝐹 2
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
où
‐ 𝑧 : Hauteur de la caisse par rapport à la position au repos
‐ 𝑧 : Hauteur de la roue par rapport à la position de repos
‐ 𝑧 : Hauteur du sol
‐ 𝑚 : Quart de la masse de la caisse du véhicule
‐ 𝑚 : Masse d’une roue
‐ 𝑘 : Raideur du ressort de l’amortisseur
‐ 𝜇 : Coefficient d’amortissement visqueux (ou frottement visqueux)
‐ 𝑘 : Raideur équivalente du pneu
‐ 𝐹 : Force équivalente d’amortissement du pneu
Pour la suite, de l’étude, on posera la relation 𝐹 0.
b. Modèle simplifiée d’un amortisseur seulement
Étant donné que la roue possède des valeurs de raideur du ressort et du coefficient
d’amortissement bien plus élevées que ceux de la suspension, on considère un second modèle
décrivant uniquement le comportement du châssis et de l’amortisseur associé (Fig.4).
Fig. 4 : Modèle de quart de suspension avec amortisseur seulement
En appliquant le principe fondamental de la dynamique en translation, l’équation
différentielle du modèle décrivant les variations de la hauteur de caisse du châssis (zc) en
fonction du niveau du sol (zs) est donné comme suit :
𝑑 𝑧 𝑑𝑧 𝑑𝑧
𝑚 𝑘 𝑧 𝑧 𝜇 3
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Réaliser une suspension de voiture revient donc à isoler la caisse du véhicule en filtrant les
sollicitations vibratoires amenées par le profil de route, tout en assurant que les efforts
moteurs, directionnels ou de freinage soient correctement transmis. Toutefois, d’autres
paramètres sont également à respecter comme le comportement vibratoire associé au
comportement physiologique humain, notamment en limitant au maximum l’accélération
verticale pour certaines fréquences afin de maintenir un bon niveau de confort.
Le corps humain peut tolérer des sollicitations verticales à différentes fréquences de la
marche, comme décrit en Fig. 5 par la norme AFNOR E90‐400. Il existe une zone de mal des
transports (zone A) et une zone d’inconfort vibratoire (zone B). Ces zones grisées dépendent
de la durée du voyage : les limites pour 30 min, 2h et 8h sont indiquées en pointillés.
Fig. 5 : Tolérance humaine aux vibrations verticales Norme AFNOR E90‐400
III. Analyse temporelle et fréquentielle de la suspension
a. Analyse du modèle de suspension
Pour la suite, en supposant les conditions initiales nulles, on pourra écrire les équations
différentielles (1), (2) et (3) dans le domaine de Laplace, en posant 𝑍 𝑝 ℒ 𝑧 𝑝 , 𝑍 𝑝
ℒ 𝑧 𝑝 et 𝑍 𝑝 ℒ 𝑧 𝑝 et en déduire :
‐ Pour le cas de la suspension « amortisseur‐pneu :
𝑍 𝑝 𝑎 𝑎 𝑝
𝐻 𝑝 4
𝑍 𝑝 𝑏 𝑏𝑝 𝑏 𝑝 𝑏 𝑝 𝑏 𝑝
où chaque paramètre de la fonction de transfert 𝑎 , 𝑏 où 𝑖 𝜖 0,1 , 𝑗 𝜖 0, … ,4 , sera exprimé
.
en fonction des paramètres du système (𝑚 , 𝑘, 𝜇, 𝑚 , 𝑘 tels que 𝑎 𝑘 ,𝑎 ,𝑏
𝑘 ,𝑏 𝜇, 𝑏 𝑚 ,𝑏 𝑚 𝑚 ,𝑏 .
‐ Pour le cas de la suspension « amortisseur seul » :
2𝜁
𝑍 𝑝 1 𝑝
𝜔
𝐻 𝑝 5
𝑍 𝑝 2𝜁 𝑝
1 𝑝
𝜔 𝜔
où chaque paramètre est donné comme suit :
𝜔 𝑘
𝑚
𝜇 𝜇
𝜁 𝜔
2𝑘 2 𝑘𝑚
𝜇 2 𝑘𝑚 𝜁
Compte tenu de la complexité de la fonction de transfert 𝐻 𝑝 , on utilisera plutôt la fonction
de transfert 𝐻 𝑝 pour la suite de l’étude.
Les paramètres suivants seront considérés pour la suite :
𝑚 250𝑘𝑔, 𝑚 35𝑘𝑔, 𝑘 15000𝑁. 𝑚 , 𝑘 175000𝑁. 𝑚
Q1 : Sous Matlab, dans un nouveau script au format .m, programmer
‐ L’ensemble des valeurs des paramètres exprimés dans 𝐻 et 𝐻
‐ Les deux fonctions de transfert 𝐻 et 𝐻 à l’aide de la fonction Matlab « tf »
‐ Le tracé des deux diagrammes de Bode de 𝐻 et 𝐻 sur un même graphique, à l’aide
de la fonction « bode »
Q2 :
a) Sur le tracé des deux diagrammes de Bode obtenus, sur quelles plages de fréquences
les deux modèles sont‐ils suffisamment proches et traduisent‐ils un comportement
relativement similaire ?
b) Quelle hypothèse est alors émise si l’on conserve le modèle avec la fonction de
transfert 𝐻 ?
c) Quelle est la pulsation de résonance et le gain d’amplification associé ? (donner les
valeurs obtenues pour H1 et H2 et comparer)
N.B : il faudra toujours conserver à l’esprit qu’un modèle n’est qu’une approximation
conceptuelle simplifiée de la réalité.
Q3 : Comment vont évoluer les tracés du diagramme de Bode dans le cas où la suspension de
voiture est usée avec le paramètre à présent fixé à μ 1,8. 10 N.s.m‐1 ? Qu’est‐ce que cela
implique comme conséquence sur le comportement du véhicule ?
Q4 : Comment vont évoluer les tracés du diagramme de Bode dans le cas où la voiture est très
chargée avec 4 occupants et leurs bagages associés avec le paramètre à présent fixé à m
325kg ?
b. Réponse de la suspension pour plusieurs profils de route
On souhaite simuler le passage sur une élévation de 5cm de hauteur du niveau de la route
(type « marche »), comme décrit en Fig. 6.
Fig. 6 : Franchissement d’une marche par la suspension
Q5 : Quel type de signal permettrait de générer le profil de route associé ?
Q6 : Dans l’environnement Simulink, programmer et paramétrer la simulation temporelle de
la suspension en réponse au profil de route comme suit :
Les paramètres suivants seront adoptés :
‐ L’élévation du niveau de la route a lieu à 1s après le début de la simulation et un
horizon de temps de simulation de 3s est adopté
‐ Un pas d’échantillonnage fixe de 0.001s est considéré et le « solver » utilisé est la
méthode Runge Kutta d’ordre 4 (menu Simulation / Model Configuration Parameters)
‐ Une structure de type « array » pour l’option d’enregistrement de format pour les
blocs « To Workspace » est considérée pour t, u, y1, y2.
Q7 : Tracer sur un même graphique l’entrée et la sortie des fonctions de transfert 𝐻 , 𝐻 .
Déterminer également le temps de réponse à 5% et le taux de premier dépassement.
Q8 : Évaluer les pôles des fonctions de transfert à l’aide de la fonction « pole » sous Matlab
pour les fonctions de transfert 𝐻 , 𝐻 . Tracer les pôles dans le repère complexe à l’aide de la
fonction « pzmap » sous Matlab. Les fonctions de transfert sont‐elles stables ? Quelle est
selon vous l’influence de la partie imaginaire des pôles sur la réponse temporelle de la
suspension ?
Q9 : Refaire les questions Q6‐Q7 pour les deux cas énoncés dans les questions Q5 et Q6.
Q10 : En recalculant la valeur du coefficient μ 2 km ζ pour ζ 1 et ζ 1.5, refaire les
questions précédentes ? Superposer l’ensemble des résultats sur un même graphique. Que
pouvez‐vous en conclure ?
A présent, on souhaite soumettre le véhicule, roulant à une vitesse constante 𝑉 dans la
direction 𝑥⃗ horizontale, à un profil de route modélisé par une entrée sinusoïdale variant dans
le temps de la forme
𝑧 𝑡 𝐴𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑡 𝐴𝑐𝑜𝑠 𝑤𝑡 (6)
où 𝜆 désigne la distance entre deux maxima du profil de route ondulé.
Une illustration est donnée à la figure 7.
Fig. 7 : Suspension soumise à un profil de route périodique
La réponse de la suspension au profil de route périodique s’écrit alors :
𝑧 𝑡 𝐴|𝐻 𝑗𝑤 |cos 𝑤𝑡 𝑎𝑟𝑔 𝐻 𝑗𝑤 (7)
où |𝐻 𝑗𝑤 | et 𝑎𝑟𝑔 𝐻 𝑗𝑤 correspondent au module (attention le module n’est pas en dB!)
et à la phase de la fonction de transfert 𝐻 𝑗𝑤 .
Q11.a) Déterminer l’expression de 𝑧 𝑡 .
b) Étant donné que A = 5cm et que la fonction cosinus peut être majorée par une
constante, en déduire l’expression de la valeur absolue de l’amplitude maximum
d’accélération verticale 𝑧 subie par les passagers du véhicule.
c) A l’aide de Matlab et du code ci‐dessous que vous commenterez ligne par ligne, calculer
les valeurs de l’accélération maximale pour une plage de fréquences (attention, ici en Hertz)
comprises de 0.1Hz à 10.1Hz.
A=0.05 ;
f=0.1: 1:10.1 ;
w=2*pi*f ;
[mag,phase,wout]=bode(H2,w) ;
for k=1:length(mag)
temp_mag(k)=mag(1,1,k);
end
acc_max=(w.^2).*A.*temp_mag;
[f’ acc_max’]
d) En vous référant à la figure 5 et en supposant que les usagers du véhicule parcourent
le profil de route ondulé étudié, est‐ce que les performances en termes d’amortissement de
l’accélération verticale sont‐elles satisfaisantes pour un voyage de 2h ?
Afin d’améliorer les performances de la suspension, on se propose d’étudier une suspension
active. Pour la suite, on conservera la valeur initialement fixée à 𝜁 0.707.
c. Analyse de la suspension active
Une suspension active nécessite de monter un accéléromètre vertical sur le châssis, comme
décrit sur la figure 8. Cette mesure obtenue du châssis, notée 𝑦 𝑡 , est utilisée en entrée
d’un régulateur (ou calculateur), afin de fournir une loi de commande 𝑢 𝑡 . Par rapport à une
suspension classique pour laquelle le seul combiné ressort + amortisseur conduirait à une
position du châssis notée 𝑧 𝑡 , la suspension active superpose une modification de la
position du châssis, notée 𝑧 𝑡 . Cette modification résulte de l’application d’une force
supplémentaire obtenue à l’aide d’un actionneur positionné à cet effet et commandé
par 𝑢 𝑡 . La position 𝑧 𝑡 du châssis actif (avec la suspension active) résulte donc de la
superposition des deux contributions décrites précédemment : 𝑧 𝑡 𝑧 𝑡 𝑧 𝑡 dans
le domaine temporel.
Fig. 8 : Suspension active
Pour la suite, on utilisera l’ensemble des fonctions de transfert comme suit :
𝑍 𝑝 𝑍 𝑝 𝑍 𝑝
𝑍 𝑝
𝐻 𝑝
𝑍 𝑝
𝑍 𝑝
𝐻 𝑝
𝑈 𝑝
𝑈 𝑝 𝑈 𝑝
𝐶 𝑝
𝑌 𝑝 𝐸 𝑝
𝑌 𝑝
𝐷 𝑝
𝑍 𝑝
Un schéma‐bloc décrivant la suspension active est alors donné ci‐après :
𝐻 𝑝
𝑧
𝑦 0 𝑒 𝑢 𝑧 + 𝑧 𝑧 𝑦
+ 𝐶 𝑝 𝐻 𝑝 + 𝐷 𝑝
-
Q12 :
a) Rappeler ce à quoi correspond chaque bloc du schéma de l’asservissement de la
suspension.
b) Donner l’expression de la fonction de transfert en boucle fermée 𝐺 𝑝 de la
suspension active.
c) Interpréter physiquement le choix d’une consigne 𝑦 égale à 0.
Q13 :
a) Donner l’expression de la fonction de transfert 𝐷 𝑝 , sachant que la sortie correspond
à la mesure supposée non bruitée de l’accélération du châssis et que l’entrée est la
position du châssis corrigée.
b) b) Le schéma bloc du régulateur est donné sur la figure 8 (ci‐après). Donner l’expression
de la fonction de transfert 𝐶 𝑝 . Quelle structure classique de correcteur reconnaissez‐
vous ?
𝐸 𝑝 1 + 𝑈 𝑝
𝐶 +
𝑝
Fig. 8 : Schéma bloc du régulateur 𝐶 𝑝
c) En supposant
2𝜁
1 𝑝
𝜔
𝐻 𝑝
2𝜁 𝑝
1 𝑝
𝜔 𝜔
1
𝐻 𝑝
2𝜁 𝑝
1 𝑝
𝜔 𝜔
Montrer que l’expression littérale de la fonction de transfert en boucle fermée peut
s’écrire comme étant :
2𝜁
𝑍 𝑝 1 𝑝
𝜔
𝐹 𝑝
𝑍 𝑝 2𝜁 1
1 𝐶 𝑝 𝐶 𝑝
𝜔 𝜔
d) En supposant que la fonction de transfert obtenue puisse s’écrire sous une forme
canonique comme suit
2𝜁
𝑍 𝑝 1 𝑝
𝜔
𝑍 𝑝 2𝜁 1
1 𝑝 𝑝
𝜔 𝜔
où 𝜔 et 𝜁 correspondent à la pulsation propre et au facteur d’amortissement du
système corrigé, montrer que
1 1
𝐶
𝜔 𝜔
2 𝜁 𝜁
𝐶
𝜔
e) A l’aide de Matlab, déterminer les valeurs numériques de 𝐶 et 𝑑𝑒 𝐶 sachant que l’on
souhaite obtenir 𝜔 5𝑟𝑎𝑑/𝑠 et 𝜁 1.
f) Sous Matlab Simulink, faire évoluer le schéma bloc de façon à simuler en un seul bloc
« Transfer Fcn » l’asservissement de la suspension pour une élévation de 5cm du
niveau de la route. Comparer les résultats obtenus entre la suspension active et la
suspension passive. Conclure.
Q14 : Faire varier 𝜔 et 𝜁 pour différentes valeurs et observer le comportement de la
suspension active associée. Superposer l’ensemble des résultats sur un même graphique.
Conclure.
Q15 : Implémenter à nouveau dans Simulink la suspension active, non plus en un seul bloc
"Transfer Fcn" comme en Q13f, mais en reproduisant le schéma‐bloc de la question Q12 avec
un modèle de l'accéléromètre incluant désormais une limitation de la bande passante du
capteur:
𝑠
𝐷 𝑠
1 𝜏𝑠
avec 𝜏 =1ms (noter que la fonction transfert D(s) devient alors "réalisable"). Comparer
les réponses temporelles issues des deux modèles de la suspension active et conclure.
g) Comparer sous Matlab les diagrammes de Bode de la suspension passive étudiée en
II.a et la suspension active. Quelle est l’influence de la boucle fermée sur la pulsation
propre ? Quelles fréquences sont amplifiées dans la suspension active ? Conclure.
Q16 : Pour les valeurs retenues de 𝜔 et 𝜁 en QE, superposer l’ensemble des diagrammes de
Bode de la suspension active et passive sur un même graphique. Conclure.
Conclure votre TP en synthétisant les éléments méthodologiques nécessaires :
‐ Pour réaliser l’analyse temporelle et fréquentielle d’un système comme la suspension
‐ Pour réaliser l’asservissement de la suspension
Annexe 1 : Transformées de Laplace
I.U.T. GE II Bordeaux 2éme Année
T.P. d’AUTOMATIQUE (AU3)
A10
ASSERVISSEMENT PI DE VITESSE SUR
FEEDBACK
Potentiomètre
rotatif
Frein
magnétique
Arbre de
sortie
Génératrice
tachymétrique
Réducteur
2. Pré-requis
Avant de commencer la séance, il est indispensable d’avoir relu et travaillé le polycopié de
cours (partie conception de régulateurs – Régulateurs P et PI) et les notes prises en cours.
3. Partie théorique
Voir la partie théorique dans le cahier de TD.
i
U
E1 (entrée non
o inverseuse)
Amplificateur Réglage offset
de différence Ampli
Potentiomètre
E2 (entrée
P1
inverseuse)
Potentiomètre
P3
Par ailleurs, plusieurs tensions peuvent être appliquées comme consignes d’entrée (voir en bas
à gauche sous le potentiomètre P3) :
Tension continue de 10 v pouvant être réduite à l’aide du potentiomètre P3,
2/5
Tension rectangulaire d’amplitude 10 v pouvant elle aussi être réduite à l’aide du
potentiomètre P3.
Tension triangulaire, non utilisée dans ce TP.
i o
i Mech Unit
Error amp
-
- 1
1
gain tacho
- E1
P1 P2
E2
Controller
derivative derivative
P3 P4
proportional
+
1
integral
integral
P5
4.1 Commande en boucle fermée avec un correcteur proportionnel (P) – Etude statique
3/5
7. On introduit un couple de freinage en abaissant le levier du frein électromagnétique, ce qui
revient à agir sur la perturbation c(t) de la figure 3. Refaire les mesures précédentes (Q.1.b, 2
et 3) dans chacun des 2 cas P1 à 50% et P1 à 100%. Conclure.
L’entrée de consigne fixe est maintenant remplacée par une entrée variable en créneaux. Après
avoir relevé le levier du frein magnétique, câbler, par l’intermédiaire du potentiomètre P3 l’entrée
de consigne du comparateur à la sortie du générateur de signaux carrés. Régler la fréquence à 0,1
Hz, et l’amplitude à ± 2 V.
8. Pour P1 = 50%, visualiser sur l’oscilloscope les signaux de consigne r(t) et de vitesse (V2) et
imprimer les courbes. Mesurer le temps d’établissement à 10% de la réponse finale.
11. Câbler le correcteur selon le schéma de la figure 6. Régler le gain du comparateur « error
amp. » à -1 (remplacer la résistance de 1 M par une résistance de 100 k en contre-
réaction de l’amplificateur opérationnel). Câbler la sortie du comparateur à l’entrée du
correcteur, par l’intermédiaire du potentiomètre de réglage de gain P1 fixé à 100%. Câbler la
sortie du correcteur à l’entrée de l’amplificateur de puissance E2. P5 est fixé à 100%.
a. Evaluer les paramètres du régulateur PI ainsi obtenu.
12. Comme dans Q1.a, régler la consigne r(t) à 2v. En absence de frein, mesurer :
a. la vitesse de rotation (t) (voir figure 3) sur l’afficheur digital en « RPM » (tr/mn).
4/5
b. l’erreur (t) de la figure 3.
14. Après avoir relevé le levier du frein magnétique, remplacer l’entrée de consigne fixe par une
entrée variable en créneaux d’amplitude 1 volt et de fréquence 0.1hz.
15. Visualiser simultanément sur l’oscilloscope les signaux de consigne r(t) et de vitesse
mesurée v2(t). Conclure.
5. Conclure
5/5
I.U.T. GE II Bordeaux 2éme Année
T.P. d’AUTOMATIQUE (AU3)
A11
ASSERVISSEMENT PI DE POSITION
SUR FEEDBACK
Potentiomètre
rotatif : c
Frein
magnétique
Arbre de
sortie :
Génératrice
tachymétrique
Réducteur
Consigne de position c
Tension de consigne : Vc
Position angulaire de l’arbre de sortie :
Tension de sortie du potentiomètre de mesure de position : V
Tension d’erreur :
Tension de commande (entrée de l’ampli de puissance) : U
Tension d’offset : d
Vitesse angulaire du moteur :
Tension de sortie de la dynamo tachymétrique : V
Vc d
c U
K 1
kc C(p) k
1 p p red
-
V
ktachy
V
kmes
Vc
V
U (entrée non
V inverseuse)
Potentiomètre -U (entrée
P1 inverseuse)
Potentiomètre
P3
Potentiomètre Partie
P5 contrôleur
Figure 5 - Photographie de l’unité analogique de la platine d’essai
Q6 – Vérifier que la fonction de transfert du circuit entre l’entrée du potentiomètre P1
et la sortie du dernier amplificateur opérationnel de la figure 4 est :
P
C p P11 5 .
RiCi p
Q7 – Trouver les valeurs de P1, P5 et Ci , mais également les valeurs des résistances
associées à la partie « amplificateur de différence » de l’unité analogique pour obtenir
le correcteur de la question 5.
2. Essais temporels
a) - Essais statiques.
L’entrée de consigne fixe est maintenant remplacée par une entrée variable en
créneaux.
Après avoir réglé la tension d’offset de l'amplificateur à zéro (potentiomètre en
position médiane) :
• câbler, par l’intermédiaire du potentiomètre P3 l’entrée de consigne du
comparateur à la sortie du générateur de signaux carrés.
• Régler la fréquence au minimum et l’amplitude à ± 2 V.
4. Conclusion
A12
REGULATION PI D’UN PROCESSUS
HYDRAULIQUE
1 - Préparation
Avant de commencer la séance, il est indispensable d’avoir relu et travaillé le polycopié de
cours (pp. 74 à la fin) et les notes prises en cours.
Le processus étudié dans le cadre de ce TD/TP a déjà été modélisé au TP A02 (première
série). Comme l’illustre le schéma de la figure 1, il est constitué d’une partie opérative et d’une
partie commande / supervision.
PC et logiciel Régulateur
Intouch Liaison Eurotherm 2408f
Profibus DP
Capteur de
niveau Interfaces de Interfaces de
mesure puissance
Cuve
Vanne
Réservoir
Pompe P101
Capteur de
débit Partie opérative
Figure 1 – Schéma du processus
Comme l’indique le schéma de la figure 1, les composants de la partie opérative utilisés dans le
TP sont :
La partie opérative est pilotée par le logiciel Labview via un régulateur industriel de marque
Eurotherm et de type 2408f. La communication entre le régulateur et le PC est réalisée selon le
protocole Profibus DP et au moyen d’une carte Applicom. Les interfaces de puissances servent ici à
alimenter le moteur à courant continu qui entraine la pompe et l’électrovanne. L’interface de
mesure sert à mettre en forme les informations provenant du capteur de niveau à ultrasons et du
capteur de débit pour les rendre exploitables.
Au cours du TP A02, il a été mis en évidence que le processus précédemment décrit est
modélisable par l’équation différentielle :
dht
S Qe t Qs t , (1)
dt
où
S désigne la section de la cuve,
Qe(t) désigne le débit rentrant dans la cuve,
Qs(t) désigne le débit sortant de la cuve.
Il a également été démontré que le débit rentrant et le débit sortant du bac 1 sont
caractérisables par les relations :
avec
h : hauteur d’eau dans la cuve,
a : coefficient déterminé dans le précédent TP,
: coefficient déterminé dans le précédent TP,
Q(U) : débit pour h = 0 en régime établi.
En regroupant les relations (1) et (2), on obtient alors le modèle liant le débit Q(U) à la
hauteur d’eau dans le bac 1, soit :
dh t
S QU ah(t) h(t) , (3)
dt
Du fait de la présence du terme ht , l’équation différentielle (3) est non linéaire en h(t).
Pour linéariser cette équation, on va supposer que la hauteur d’eau reste voisine de h0 de sorte que
l’on peut écrire que :
2/9
ht h0 H t avec H t h0
et que le débit de la pompe reste voisin de QU 0 (débit pour une commande U0 qui conduit à une
hauteur d’eau h0), soit
d h0 H t
S QU 0 q t ah0 H t h0 H t .
dt
x
Sachant que 1 x 1 pour x 1 , on a alors :
2
d h0 H t H t
S QU 0 qt ah0 H t h0 1
dt 2h0
ou
d h0 H t H t
S QU 0 qt ah0 H t h0
dt 2 h0
ou encore
dH t H t
S qt aH t (4)
dt 2 h0
étant donné qu’à l’équilibre 0 QU 0 ah0 h0 (ce qui traduit que le débit entrant compense
le débit sortant).
H p 1
. (5)
q p
Sp a
2 h0
q p K1
. (6)
U p 1 p
En complétant cette analyse par plusieurs expériences permettant d’évaluer les paramètres a,
, Kp et , on montre alors (voir TP A02) que le processus hydraulique est caractérisable, autour
d’un niveau donné, par une fonction de transfert de la forme :
H p
G p
K1
U p
p 1 Sp a
2 h0
2 – Manipulation
L’objectif du TP est triple, à savoir
- comparer les performances obtenues à partir d’un régulateur proportionnel puis proportionnel et
intégral,
- mettre en œuvre un régulateur industriel de panneau,
- étudier une fonctionnalité particulière des régulateurs industriels : l’adaptation des paramètres
du régulateur au point de fonctionnement (Gain Scheduling en anglais).
Pour alimenter la partie opérative et lancer les logiciels de supervision, se référer à l’annexe 1.
Le régulateur industriel en place sur la partie opérative permet la mise en œuvre d’un
régulateur proportionnel de gain Kc en imposant le paramètre Ti à 0 et le paramètre Pb (appelé
bande proportionnelle) à la valeur 100/Kc.
2.1.2 Manipulation
Question 1 - Appliquer une consigne de hauteur d’eau de 190 mm. Quand le niveau est
stabilisé, appliquer une consigne de hauteur d’eau de 210 mm et relever l’évolution du niveau dans
le bac 1.
Vérifier que la consigne a bien été envoyée au régulateur sachant que la face avant du
régulateur est décrite à la figure 3.
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Mesure
250
200 Consigne
Imposer ensuite, Pb1=Pb2=2 et appliquer une consigne de hauteur d’eau de 180mm. Relever
l’évolution du niveau dans le bac 1.
2.2 – Régulation PI
2.2.1 Manipulation
Question 4 -Imposer une consigne de hauteur d’eau de 190 mm. Lorsque le régime
permanent est atteint, appliquer une consigne de 210 mm et relever l’évolution de la hauteur d’eau
dans le bac 1.
Sur la réponse obtenue, faire apparaitre l’erreur statique et quantifier la valeur du premier
dépassement (exprimé en %) et du temps de réponse à ± 5%.
Question 6 - Comparer les réponses mesurées avec les courbes et analyses obtenues en
simulation dans la partie TD et conclure notamment sur l’intérêt d’un correcteur PI.
Question 7 - Saisir les paramètres du régulateur PI calculés dans la partie préparation pour
les coefficients Pb1, Ti1 (coefficient obtenus en considérant le procédé représenté par la fonction de
transfert G50(p)) et Pb2, Ti2 (coefficient obtenus en considérant le procédé représenté par la fonction
de transfert G200(p)). Imposer la valeur du « seuil régulateur » à 100mm.
Appliquer une consigne de hauteur d’eau de 50 mm. Lorsque le régime permanent est
atteint, appliquer une consigne de 60 mm et relever l’évolution de la hauteur d’eau dans le bac 1.
Appliquer ensuite une consigne de hauteur d’eau de 190 mm. Lorsque le régime permanent
est atteint, appliquer une consigne de 200 mm et relever l’évolution de la hauteur d’eau dans le bac
1.
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Annexe 1 – Mise en route de la partie opérative et du système
de supervision
- Allumer le PC
Login : festo
Mot de passe : Fest/01
Domaine : GEII – Autom6
Le schéma de l’installation est reproduit dans la fenêtre « Cuve ». Les fenêtres graphiques
permettent de visualiser l’état de la vanne créant la fuite, le niveau de commande de la pompe (en
%), la consigne de niveau et le niveau de l’eau dans le bac 1 (en l/mn), l’erreur entre le niveau d’eau
et la consigne (en mm)
L’état de la vanne qui commande la fuite peut être contrôlé directement dans la fenêtre en
déplaçant le levier rouge.
Les paramètres des régulateurs PI1 et PI2 peuvent modifiés à partir des champs de la partie
« Régulateur ».
Le seuil fixant la limite de fonctionnement des régulateurs PI1 et PI2 peut quant à lui être
modifié directement à partie du champ « seuil régulateur ».
Passer l’automate en mode Run si ce n’est pas déjà le cas. Après un temps d’initialisation seules les
LED vertes « Run » et « DCV » doivent rester allumées.
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