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1cnc Maths2 MP 2016c1

Ce document présente la correction d'un concours de mathématiques. Il contient plusieurs parties traitant de propriétés de l'application trace, d'endomorphismes et d'espaces vectoriels. Le document est long et détaille de nombreux concepts mathématiques.

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C ONCOURS N ATIONAL COMMUN - S ESSION 2016 - F ILIÈRE MP

Épreuve de mathématiques II
Correction

Partie I
Étude de quelques propriétés de l’application trace
1. (a) ∀A, B ∈ E, ∀λ ∈ R, on a tr(A + λB) = tr(A) + λ tr(B), donc l’application tr est linéaire.
n
X
(b) Posons A = (aij )1≤i,j≤n , B = (bij )1≤i,j≤n et C = AB = (cij )1≤i,j≤n avec cij = aik bkj . On a
k=1
n
X n X
X n n X
X n
tr(AB) = cii = aik bki = bki aik = tr(BA).
i=1 i=1 k=1 k=1 i=1

D’autre part, il est clair que tr(t A) = tr(A), donc tr(AB) = tr t (AB) = tr t Bt A = tr(t At B).
 

D’où l’égalité demandée.


(c) tr est une forme linéaire non nulle puisque tr(In ) = n 6= 0, donc ker(tr) est un hyperplan de
E, d’où :
dim ker tr = dim E − 1 = n2 − 1.
(d) In ∈
/ ker(tr), donc ker(tr) et Vect(In ) sont deux sous-espaces supplémentaires de E, d’où :

E = ker(tr) ⊕ Vect(In ).

6 j sont
(e) Les matrices élémentaires Eij avec i = toutes éléments de ker(tr) et par combinaison
linéaire la matrice  
0 1 0 ... 0
0 0 1 . . . 0
 
M =  ... ... .. . . .. 

 . . .
0 0 0 . . . 1
1 0 0 ... 0
appartient à ker(tr). M est inversible, car par exemple égale à la matrice de passage de la base
canonique (e1 , e2 , ..., en ) de Rn à la base (en , e1 , ..., en−1 ).
2. (a) Il est clair que ϕ est un endomorphisme de E, de plus si ϕ(M ) = 0, alors M = − tr(M )In donc
mij = 0 pour i 6= j et ∀i, mii = − tr(M ), d’où tr(M ) = −n tr(M ) ou encore tr(M ) = 0 = mii
et ceci pour tout i.
Finalement M = 0 et par conséquent ϕ est endomorphisme injectif, donc est un automor-
phisme de E.
(b) i. ϕ(M ) = M si, et seulement si, tr(M ) = 0, donc E1 (ϕ) = ker(tr).
tr M
ii. ϕ(M ) = (n + 1)M si, et seulement si, tr(M )In = nM ou encore M = In donc mij = 0
n
tr M
pour i 6= j et mii = , donc nécessairement m11 = m22 = ... = mnn pour tout i. D’où
n
M = λIn avec λ ∈ R. Donc En+1 (ϕ) ⊂ Vect(In ). L’inclusion réciproque est évidente. D’où
En+1 (ϕ) = Vect(In ).
iii. D’après les deux questions précédentes 1 et n + 1 sont des valeurs propres de ϕ dont
les sous-espaces propres sont E1 (ϕ) et En+1 (ϕ) et comme E1 (ϕ) = ker(tr) et En+1 (ϕ) =
Vect(In ), alors les sous-espaces propres sont supplémentaires ( la question 1. d) de la
partie I ), donc ϕ est diagonalisable.

CNC 2016 1/6 Prof: Mohamed TARQI


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3. (a) Pour tout M ∈ E, on a :

ψ 2 (M ) = ψ(M )+tr(M )ψ(J) = M +tr(M )J+tr(M )J+tr(M ) tr(J)J = ψ(M )+tr(M )J = 2ψ(M )−M,

donc X 2 − 2X + 1 est un polynôme annulateur de ψ.


(b) Puisque ψ 6= IdE , le polynôme annulateur X 2 − 2X + 1 = (X − 1)2 est le polynôme minimal
de ψ. Donc 1 est l’unique valeur propre de ψ.
(c) C’est un résultat du cours : le polynôme minimal de ψ admet une racine double, donc ψ n’est
pas diagonalisable.

Partie II
Un premier résultat préliminaire
1. Il est clair que v est linéaire, de plus si x ∈ F1 tel que v(x) = 0, alors u(x) = 0, donc x ∈ ker u ∩ F1 =
{0}, donc x = 0. D’autre part dim F1 = dim Im(u), donc v est un isomorphisme.
2. (a) Puisque v est un isomorphisme la famille (ε1 , ..., εr ) est une base de Im(u). D’après le théo-
rème de la base incomplète, il existe des vecteurs (εr+1 , ..., εn ) telle que la famille (ε1 , ..., εr , εr+1 , ..., εm )
soit une base de G.
(b) Relativement aux bases précédentes, la matrice de u est de la forme :
 
Ir 0
MatB,C (u) = .
0 0

3. Notons u l’endomorphisme canoniquement associé à M . D’après ce qui précède il existe une base
B de Rp et une base C de Rm telles que
 
Ir 0
MatB,C (u) = .
0 0

Désignons par S la matrice de passage de la base canonique de Rp à la base B et T la matrice de


passage de la base canonique de Rm à la base C, alors S et T sont inversibles et on a la formule de
changement de bases M = SMatB,C (u)T −1 = SJm,p,r T −1 .
 
I
4. • Si 0 < r = p < m, Jm,p,r = r .
0

• Si 0 < r = m < p, Jm,p,r = Ir 0 .
• Si 0 < r = p = m, Jm,p,r = Ir .

Partie III
Un deuxième résultat préliminaire
s
X s
X
1. Soit λ1 , λ2 , ..., λn des scalaires réels tels que λi li∗ = 0, donc ∀j ∈ [[1, s]], 0 = λi li∗ (lj ) = λj ,
i=1 i=1
donc la famille (l1∗ , l2∗ , ..., ls∗ ) est libre.
 
s
X s
X
2. Par linéarité, ∀k ∈ [[1, s]], lk (x) = lk∗  xj lj  = xj lk∗ (lj ) = xk .
j=1 j=1

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s
X
3. Soit l une forme linéaire et x = xi li un élément de L. On a :
i=1

s
X s
X s
X
l(x) = xi l(li ) = li∗ (x)l(li ) = αi li∗ (x)
i=1 i=1 i=1

en posant αi = l(li ). Nous voyons donc que les s formes linéaires l1∗ , l2∗ , ..., ls∗ engendrent L∗ et
comme elles sont libres, ces formes linéaires décrivent une base de L∗ .
4. D’après ce qui précède, L∗ = Vect(l1∗ , l2∗ , ..., ls∗ ), d’où dim L∗ = s = dim L.

Partie IV
Une caractérisation d’une forme linéaire sur E
1. L’application φA est clairement linéaire, c’est une conséquence de la linéarité de l’application trace..
2. (a) Soient A et B de E et λ ∈ R. Pour tout M ∈ E, on a :

h(A + λB)(M ) = tr((A + λB)M ) = tr(AM ) + λ tr(BM ) = h(A)(M ) + λh(B)(M ).

Donc h est bien linéaire.


(b) i. On vérifie facilement que φA (Eij ) = aji .
ii. Si h(A) = 0, alors, en particulier φA (Eij ) = aji = 0 et ceci pour tout (i, j), donc A = 0 et
par conséquent h est injective.
(c) Les espaces Mn (R) et Mn (R)∗ sont de même dimension finie. Donc l’injectivité de h est équi-
valente à la bijectivité.

Partie V
Tout hyperplan de E contient au moins une matrice
inversible
1. Soit ϕ une forme linéaire non nulle telle que H = ker ϕ. Il suffit donc de montrer que les deux sous-
espaces H et Vect(A) sont supplémentaires puisque la somme des dimensions est égale celle de E.
Soit M ∈ H ∩ Vect(A), alors il existe λ ∈ R tel que M = λA et ϕ(M ) = 0. D’où ϕ(λA) = λϕ(A) = 0,
comme ϕ(A) 6= 0, donc λ = 0 et par conséquent M = 0.
2. Il existe une matrice B telle que pour toute matrice M , on ait ϕ(M ) = tr(BM ) = φB (M ) ( d’après
la question 2.c) de la partie IV ). Donc H = ker ϕ = ker(φB ).
3. (a) P1 est inversible, c’est la matrice de passage de la base canonique (e1 , e2 , ..., en ) de Rn à la base
(e2 , e3 , ..., en , e1 ).
(b) On vérifie facilement que tr(Rr P1 ) = 0 ( Rr P1 a sa diagonale nulle ).
4. B est équivalente à Rr : P BQ = Rr , où P et Q sont inversibles. On a donc, pour toute matrice M ,

tr(BM ) = tr(P −1 Rr Q−1 M ) = tr(Rr QM P ).

Si on trouve Y inversible telle que tr(Rr Y ) soit de trace nulle, on a gagné (on pose M = Q−1 Y P −1
qui reste à la fois dans GLn (R) et dans l’hyperplan H ). Pour cela, on peut par exemple poser
Y = P1 .

CNC 2016 3/6 Prof: Mohamed TARQI


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Partie VI
Tout hyperplan de E contient au moins une matrice
orthogonale
n
X n
X
1. (a) Posons C = tAB = (cij )1≤i,j≤n avec cij = aki bkj . D’où (A|B) = tr(tAB) = cii =
k=1 i=1
n X
X n
aki bkj .
i=1 k=1
(b) Soit H un hyperplan de E, donc il existe une matrice B telle que H = ker(φB ), donc il suffit
de prendre Y = tB.
(c) On peut vérifier facilement que ∀P1 , P2 ∈ E et ∀λ ∈ R, on a :
θN (λP1 + P2 ) = λθN (P1 ) + θN (P2 ),
et
θN (P1 P2 ) = θN (P1 )θN (P2 ),
de plus
θN (In ) = tN In N = In .
Enfin, θN (P ) = tN P N = 0 si, et seulement si, P = 0, car N est inversible.
En conclusion, θN est un automorphisme d’algèbres.
(d) On a, pour tout P ∈ E, θN1 ◦ θN2 (P ) = θN1 (tN2 P N2 ) = tN1 (tN2 P N2 )N1 = t(N2 N1 )P (N2 N1 ) =
θN2 N1 (P ) donc θN1 ◦ θN2 = θN2 N1 . En particulier, θN1 ◦ θtN1 = θtN1 N1 = θIn = IdE , donc
(θN1 )−1 = θtN1 .
2. Soit P une matrice orthogonale. On a :
(θN (P ))−1 = (tN P N )−1
= N P −1 N
t

t
= N tP N
t
= (θN (P ))
et donc θN (P ) est orthogonale. De plus θN (P ) = P 0 est équivalent à θtN (P 0 ) = P , il en résulte que
θN est une bijection de On sur lui-même .
3. Soit P une matrice symétrique. On a :
t tt
(θN (P )) = ( NPN)
t
= N tP N
t
= NPN
= θN (P )
et donc θN (P ) est symétrique. De plus θN (P ) = P 0 est équivalent à θtN (P 0 ) = P , il en résulte que
θN est une bijection de Sn sur lui-même .
4. On a
(θN (Y )|θN (P )) = tr(t(tN Y N )(tN P N ))
= tr(tN tY N tN P N )
= tr(tN tY P N )
= tr(tY P )
= (Y |P )

CNC 2016 4/6 Prof: Mohamed TARQI


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Donc (θN (Y )|θN (P )) = 0 si, et seulement si, (Y |P ) = 0, c’est-à-dire P ∈ HY si, et seulement si,
θN (P ) ∈ HθN (Y ) .
5. (a) Soit M ∈ On ∩ Sn . Puisque M est symétrique, on a les égalités :

(Y |M ) = (tY |tM ) = (tY |M )


 
1
Donc, si M ∈ HY , les produits scalaires (Y |M ) et (tY |M ) sont nuls. Il en résulte que (Y + tY )|M =
2
0, on en déduit que M ∈ HYs .  
1
Réciproquement, si M ∈ HYs , alors (Y + tY )|M = 0, donc
2

(Y |M ) = −(tY |M )

et puisque M est symétrique,


(Y |M ) = −(tY |tM )
ou encore
(Y |M ) = −(Y |M ).
On en déduit que (Y |M ) = 0, et que M ∈ HY .
On conclusion, on a l’égalité :

On ∩ Sn ∩ HY = On ∩ Sn ∩ HYs .

(b) La matrice Ys étant symétrique réelle, donc elle est diagonalisable dans une base orthonormée
( théorème spectral ), autrement dit il existe une matrice orthogonale U telle que tU Ys U =
θU (Ys ) = Y 0 soit diagonale.
n X
X n
(c) Il est clair que Q est orthogonale et symétrique, de plus (Q|Y 0 ) = (Q)ij (Y 0 )ij = 0 ( les
i=1 j=1
deux diagonales de Q et de Y 0 ne se coupent pas, car n est pair ), donc

Q ∈ On ∩ Sn ∩ HY 0 .

(d) On a Q ∈ On ∩ Sn ∩ HθU (Ys ) , donc

0 = (tU Ys U |Q) = (Ys |U QtU )

et par conséquent U QtU ∈ On ∩Sn ∩HYs = On ∩Sn ∩HY , c’est-à-dire θtU (Q) ∈ On ∩Sn ∩HY .
(e) La matrice θtU (Q) répond à la question.
(a) Soit f l’endomorphisme canoniquement associé à Y ( Y donc la matrice de f dans la base
canonique de Rn ). Donc, si U est une matrice orthogonale, θU (Y ) est la matrice de f dans une
autre base orthonormée. Donc pour trouver une telle matrice U il suffit de faire un change-
ment des éléments de la base en permutant les vecteurs de la base de tel manière à avoir

|d1,1 ≤ |d2,2 | ≤ ... ≤ |dn,n |.

(b) Si dn,n = 0, alors tous les éléments diagonaux de U sont nuls, dans ce cas on peut prendre la
matrice In qui est orthogonale.
(c) i. On a t 0  0 
t P 0 P 0
Pα Pα = tA = In .
0 α 0 Aα
Donc Pα est orthogonale.

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ii.
2p−1
X
(Pα |D) = (−1)k εk dkk + (ε2p d2p,2p + ε2p+1 d2p+1,2p+1 ) cos α
k=1
+(ε2p+1 d2p+1,2p − ε2p d2p,2p+1 ) sin α
2p−1
X
= (−1)k |dkk | + (|d2p,2p | + |d2p+1,2p+1 |) cos α
k=1
+(ε2p+1 d2p+1,2p − ε2p d2p,2p+1 ) sin α

Il suffit donc de prendre a = |d2p,2p | + |d2p+1,2p+1 | > 0, b = ε2p+1 d2p+1,2p − ε2p d2p,2p+1 et
2p−1
X
c= (−1)k |dkk |.
k=1
√ c
iii. Si |c| ≤ a, alors nécessairement |c| ≤ a2 + b2 , et donc l’équation sin (α + β) = √
a2 + b2
en α admet des solutions dans R.
iv. Montrons la propriété par récurrence sur p. Pour p = 1, l’inégalité devient

a1 ≤ a2 + a3

ce qui est bien vérifie, car (an )n est positive et croissante. Supposons la propriété vraie à
l’ordre p. Alors
2p+1
X 2p−1
X
k−1
(−1) ak = (−1)k−1 ak − a2p + a2p+1
k=1 k=1
≤ a2p + a2p+1 − a2p + a2p+1
≤ 2a2p+1
≤ a2p+2 + a2p+3

donc l’inégalité est vraie à l’ordre p + 1. Elle est donc vraie pour tout p ∈ N∗ .
v. D’après la question iii.
2p−1
X
|c| = (−1)k |dkk | ≤ |d2p,2p | + |d2p+1,2p+1 | = |a|
k=1

donc la condition d’existence de α0 est assurée. D’où (Pα0 |D) = 0.


vi. On a Pα0 ∈ On ∩ HD , et comme D = θU (Y ), alors θtU (Pα0 ) ∈ On ∩ HY .
vii. Si det(θtU (Pα0 )) = −1, alors det(−θtU (Pα0 )) = 1 ( n est impair ), et donc une des deux
matrices θtU (Pα0 )) ou θtU (Pα0 )) est dans HY et positive.
•••••••• •

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