Rapport National Habitat III Guinée 2016
Rapport National Habitat III Guinée 2016
Février 2016
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION .................................................................................................................................. 3
I. INFORMATIONS GENERALES SUR LA GUINEE ........................................................................ 4
I.1 Caractéristiques géographiques .................................................................................................... 4
1.2 Caractéristiques démographiques ................................................................................................ 5
1.3 Organisation territoriale ............................................................................................................... 5
1.4 Contexte économique et politique ............................................................................................... 5
1.5 Stratégie de réduction de la pauvreté et politique nationale de l’habitat ...................................... 6
II. DEMOGRAPHIE URBAINE - ENJEUX ET DEFIS ........................................................................ 7
2.1 Gestion de l’urbanisation rapide ................................................................................................. 7
2.2 Gestion des relations milieu rural-milieu urbain .......................................................................... 7
2.3 Répondre aux besoins des jeunes en milieu urbain ...................................................................... 8
2.4 Réponses aux besoins des personnes âgées ................................................................................. 9
2.5 Difficultés rencontrées ................................................................................................................. 9
2.6. Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain ............... 11
III. L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET LA PLANIFICATION URBAINE ........................ 14
3.1 La planification et l’aménagement durables des villes .............................................................. 14
3.2 Amélioration de la production alimentaire urbaine et périurbaine ............................................. 14
3.3 Mobilité urbaine – congestion du trafic automobile .................................................................. 15
3.4 Renforcement des capacités de planification et de gestion des villes ........................................ 16
3.5 Difficultés rencontrées ............................................................................................................... 17
3.6 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain ............... 18
IV. ENVIRONNEMENT ET URBANISATION ................................................................................. 21
4.1 Le changement climatique ......................................................................................................... 21
4.2 La réduction des risques de désastres ........................................................................................ 21
4.3 La réduction de la pollution urbaine .......................................................................................... 22
4.3 Difficultés rencontrées ............................................................................................................... 23
4.4 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain ............... 23
CHAPITRE V. GOUVERNANCE URBAINE ET LEGISLATION ................................................... 26
5.1 Amélioration de la législation urbaine ....................................................................................... 26
5.2 Décentralisation et renforcement des autorités locales .............................................................. 26
5.3 Amélioration de la participation et des droits humains et inclusion sociale et équité ................ 27
5.4 Les difficultés ............................................................................................................................ 27
5.5 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain ............... 28
VI. ECONOMIE URBAINE – PROBLEMES ET DEFIS FUTURS ................................................... 30
6.1 Amélioration du financement municipal .................................................................................. 30
6.2 Soutien au développement de l’économie locale ....................................................................... 31
6.3 Les difficultés ............................................................................................................................ 31
6.4 Les défis et enjeux dans ces domaines pour le nouvel Agenda urbain. ..................................... 32
VII. HABITAT ET ACCES AUX SERVICES SOCIAUX DE BASE ................................................ 34
7.1 Les acquis en matière d’accès aux services sociaux de base ..................................................... 34
7.2 Difficultés .................................................................................................................................. 34
7.3 Les défis et enjeux dans ces domaines pour le nouvel Agenda urbain ...................................... 37
INTRODUCTION
Le présent rapport est élaboré après une large concertation avec tous les acteurs concernés,
dans la perspective de la tenue prochaine de la troisième conférence des Nations-Unies sur les
établissements humains (Habitat III) prévue en 2016 à Quito (Equateur). Il fait le point sur la
mise en œuvre, au plan national, du Programme d’Habitat II adopté lors de la deuxième
conférence des Nations-Unies sur les établissements humains tenue à Istanbul (Turquie) en
1996. En outre il définit les défis et les enjeux pour les vingt prochaines années dans le cadre
du développement durable des villes de la République de Guinée.
Le rapport prend en compte les directives données aux pays par les Nations Unies, en vue de
la préparation de la prochaine conférence et s’articule autour des points suivants :
I. INFORMATIONS GENERALES SUR LA GUINEE
La Guinée est située entre 7°05' et 12°51' de latitude nord et 7°30' et 15°10 de longitude ouest
et couvre une superficie de 245 857 km². Le pays qui se localise sur la côte ouest de l’Afrique
Occidentale, est frontalier avec six États1, et comprend quatre grandes régions naturelles :
la Guinée Maritime, d’une superficie d’environ 47 518 km², possède 300 km de littoral
et s’étend sur une bande côtière large de 100 à 150 km, comprenant des formations de
mangrove, un ensemble de plaines continentales et des plateaux à l’Est. Traversée par
de nombreux cours d’eau, la région reçoit plus de 1 500 mm de pluie par an, le
maximum atteignant 4 m au niveau de Conakry ;
la Moyenne Guinée, qui s’étend sur environ 52 944 km², est la région la plus
montagneuse du pays. Son altitude est partout supérieure à 750 mètres et dépasse 1
200 mètres en certains endroits. Elle a une pluviométrie qui varie entre 1 300 mm au
nord et légèrement plus de 2 000 mm au sud. Cette région fait de la Guinée le château
d’Afrique en donnant naissance à la plupart des cours d’eau qui y coulent.
la Guinée Forestière, avec 45 963 km², a un relief tourmenté qui culmine à 1 752
mètres, au Mont Nimba. Cette région jouit d’une couverture forestière abondante et
d’un climat caractérisé par une saison des pluies variant entre sept et neuf mois et une
pluviosité moyenne annuelle de l’ordre de 2 500 mm.
1
Guinée Bissau, Sierra Leone, Libéria, Mali, Cote d’Ivoire, Sénégal.
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1.2 Caractéristiques démographiques
La population de la Guinée qui était de 10,8 millions d’habitants en 2010 devait selon les
estimations, atteindre 12 millions d’habitants en 2015 et 13,7 millions en 2020. Le temps de
doublement de la population qui était de moins de 23 ans en 1996 sera de 24 ans environ en
2020. S’agissant de la population urbaine, comme c’était le cas en 1996 elle représente
toujours environ 30% la population totale, mais son effectif qui était de 2.117 600 environ en
1996 est estimé à 3 580 800 en 2015 et 4 119 900 en 2020. L’effectif de la population
féminine en âge de procréer sera multiplié par 1,4 entre 2010 et 2020 pour atteindre 3,21
millions.
Le trait le plus marquant de l’évolution prévue de la population est son extrême jeunesse
malgré une régression de 2.6 points. En effet, la population âgée de moins de 15 ans qui était
de 45,6 % en 1996, est estimée à 43% en 2015. Le poids de la population âgée (65 ans ou
plus) n’a pas connu beaucoup de changements en termes de proportion. Par contre, son
effectif qui était de 321 557 en 1996 et 480 831 en 2002 est estimé à 406 000 en 2015 et
devrait atteindre 492 000 en 2020. Enfin, la population en âge de travailler (15-64 ans) dont le
poids est actuellement estimé à 54% représentera toujours plus de la moitié de la population
totale. Ces effectifs importants pourraient poser des défis énormes en termes de prise en
charge, si les performances économiques ne sont optimisées.
La mise en œuvre de l’agenda d’Habitat II 1996 s’est effectuée dans un contexte global
caractérisé par la faiblesse de ressources nécessaires pour financer le développement et un
contexte politique et sécuritaire peu favorable. En effet le contexte économique guinéen a été
marqué jusqu’en 2012 par la faible mobilisation de ressources internes et le manque ou la
baisse drastique de l’Aide Publique au Développement et une forte inflation atteignant 29,7%
en glissement annuel, toutes choses qui ont contribué à la forte dépréciation du Franc
Guinéen, et la chute vertigineuse des capacités d’investissement de l’Etat.
Cette situation s’est traduite entre autres par des pénuries régulières dans la fourniture de l’eau
et de l’électricité qui ont affecté négativement le développement des activités des PME/PMI,
les possibilités de création de richesses et d’emplois et la dégradation du pouvoir d’achat des
ménages, rendant leurs conditions de vie encore plus précaires.
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Aussi, la Guinée a subi des agressions rebelles répétées en 2000, et les effets néfastes des
guerres qui ont ravagé le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire et
récemment le Mali. Le pays a enregistré la présence de centaines de milliers de réfugiés. Ceci
a représenté pour la Guinée un prix énorme en termes d’équilibre social, financier et
environnemental.
Sur le plan politique, il faut noter que la mise en œuvre du Programme habitat 1996 a débuté à
une période de grandes réformes découlant du remplacement du système socialiste par le
libéralisme économique et l’amorce du processus de la décentralisation. En effet les premières
élections pluripartites ont été tenues en 1993 et de nombreuses réformes politiques,
institutionnelles et économiques ont été engagées.
A partir de 2009, le pays a connu l’avènement de régimes militaires avec une suspension de la
constitution et la mise en place d’un Conseil National de la Transition (CNT) en Février 2010.
Cette situation prendra fin avec l’élection démocratique et l’investiture du Président de la
République, le Professeur Alpha CONDE en décembre 2010, et la mise en place d’une
Assemblée Nationale suite aux législatives de 2013.
C’est dans ces différents contextes que le Programme National Habitat II a été réalisé. Il faut
ajouter qu’avec la troisième République, le pays a fait des progrès appréciables dans ses
efforts de création de conditions socio économiques favorables à un avenir meilleur pour les
populations guinéennes. Malheureusement, cet élan a été ébranlé par l’épidémie de fièvre à
virus Ébola qui sévit en Guinée depuis le premier trimestre 2014. Cette crise de santé a
entrainé d’importantes pertes en vie et des impacts négatifs sur tous les secteurs de
l’économie. Entre autres, des projets d’études et de travaux négociés avec les partenaires ont
été reportés ; le trafic de conteneurs dans le port de Conakry a baissé d’un tiers ; deux tiers des
vols sur l’aéroport de Conakry ont été annulés ; les exportations de fruits et légumes vers les
pays voisins ont chuté de 90 pour cent dans le nord-ouest du pays. Les secteurs agricole et
minier ont été durement touchés également.
II. DEMOGRAPHIE URBAINE - ENJEUX ET DEFIS
De nombreuses actions ont été réalisées depuis deux décennies afin d’améliorer la gestion des
relations entre le monde rural et les centres urbains dans le sens de la maitrise des flux
démographiques. En effet un certain nombre de programmes de développement local et
participatif, ont entrainé l’amélioration des conditions de vie au niveau local en général et du
cadre villageois en particulier :
Le programme national de micro - réalisations réalisé dans les années 1990 par le
Secrétariat d’Etat à la Décentralisation (SED) en vue de satisfaire des besoins ressentis par
les populations elles-mêmes ;
Le programme d’appui aux Initiatives de base (PAIB) lancé à partir de 1994 et qui avait
pour objectif le renforcement de la capacité d’auto - promotion des communautés de base
et des collaborations avec les structures nationales et organisations non gouvernementales
(ONG) impliquées dans le développement local participatif ;
Le programme d’Appui aux Communautés Villageoises (PACV) qui a permis le
renforcement du processus de décentralisation au niveau politique, administratif et fiscal
ainsi qu’au renforcement des capacités des communautés rurales de développement à se
prendre en charge.
Les autorités des collectivités décentralisées qui ont bénéficié de ces projets parviennent à
assumer des activités de planification, de passation de marché et même d’investissement
public, dans les secteurs prioritaires en matière de construction, entretien et amélioration,
des infrastructures socio-économiques, assainissement, etc. Les diverses interventions ont
contribué aussi à l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations
notamment en milieu rural et favorisé la promotion du mouvement associatif et
l’émergence de partenariat entre différents acteurs .
Face à cette situation les autorités publiques ont soutenu depuis 1996, les organisations de
jeunes, la création d’emplois et des actions en matière de développement des infrastructures.
∗
Enquête intégrée de base pour l’évaluation de la pauvreté
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Le Fonds national d’insertion des jeunes (FONIJ) soutient les initiatives à l’esprit
d’entreprise, les projets générateurs de revenus et d’emplois pour les jeunes en vue de
favoriser leur intégration dans le processus de développement socioéconomique du pays
En Guinée, selon la définition établie par le Ministère des Affaires Sociales, de la Promotion
Féminine et de l’Enfance2 , sont considérées comme personnes âgées, tous les individus dont
∗
l’âge est supérieur ou égal à 65 ans. Jusqu’à un passé récent, la société guinéenne, comme
presque toutes les sociétés africaines, fonctionnait essentiellement sur une base
gérontocratique. Les personnes âgées jouissaient d’un statut social privilégié qui leur était
reconnu en raison de leur rôle important dans le système de parenté élargi. Elles étaient
dépositaires des valeurs ancestrales (pouvoir spirituel) et détenteurs des principaux moyens de
production (pouvoir économique).
Cependant, depuis quelques années, on observe des changements dans les structures
familiales et sociales sous l’effet combiné de l’urbanisation et de la modernisation
(l’apparition de la famille nucléaire, l’exode rural, le chômage et la crise économique). Ces
phénomènes qui sont inhérents au développement économique ont affecté sérieusement le
tissu social et le rôle de la famille dans l’encadrement de ses membres. Cette évolution sociale
fait que les personnes âgées sont entrain de perdre les privilèges auxquels elles avaient droit
autrefois, ce qui les met du coup, dans une situation de vulnérabilité.
Face à cette situation le pays ne s’est pas doté d’une politique spécifique des personnes âgées.
Mais la politique de la famille et de la protection sociale intègre des mesures en faveur de
cette couche vulnérable à travers les objectifs de : (i) renforcement et d’extension du système
contributif d'assurance sociale fiable et économiquement viable prenant en compte la
vieillesse (pensions de retraite); (ii) prévention de l'indigence et du renforcement du capital
humain des personnes les plus vulnérables et de la facilitation de leur accès aux services
sociaux de base.
En dépit des efforts déployés par les pouvoirs publics pour une meilleure gestion de
l’urbanisation rapide, des relations milieu rural-milieu urbain, des problèmes des jeunes en
milieu urbain, des personnes âgées et pour l’intégration des questions de genre en matière de
développement urbain de nombreuses contraintes subsistent. Il s’agit de :
∗
Etude sur les groupes marginaux en Guinée, 2012-2013
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 9
2.5.1 En matière de gestion de l’urbanisation :
2.5.2 En ce qui concerne la gestion des relations milieu urbain – milieu rural :
la faible densité et la dégradation des routes interurbaines et des pistes rurales et donc les
difficultés d’échanges et de transport des populations et des marchandises entre les deux
milieux ;
la faiblesse de l’accès à l’électrification au niveau des campagnes et de la qualité et de
l’efficacité des services publics en général ;
l’insuffisance des performances des collectivités due à l’insuffisance des ressources
humaines, financières et matérielles pour assurer leur fonctionnement et des
investissements.
2.5.3 S’agissant des réponses aux besoins des jeunes en milieu urbain
2.5.4 En matière de prise en compte des besoins des personnes âgées et des questions de
genre
La faible prise en charge des problèmes des personnes âgées à cause de l’absence
d’une politique nationale en la matière;
la faiblesse des pensions des retraités des services publics et parapublics;
l’absence d’appui pour leur accès à des services de base et pour satisfaire leur besoin
spécifique ;
l’analphabétisme ou le faible niveau d’instruction;
le poids des responsabilités sociales et familiales;
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la faiblesse des capacités économiques des femmes ;
l’insuffisance de centres de prises en charge des enfants en difficultés et des handicapés ;
le taux d’abandon élevé de l’école par les jeunes filles.
2.6. Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain
Globalement, les défis communs à toutes ces thématiques sont : la mobilisation des ressources
financières et le renforcement des compétences techniques des services centraux et décentralisés
et le suivi-évaluation des politiques et programmes.
2.6.3 En ce qui concerne l’amélioration des relations milieu urbain – milieu rural, les
propositions sont les suivantes :
∗
∗
Source Plan national de développement agricole
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2.6.4 En matière de prise en charge des besoins des jeunes, les recommandations ci- après ∗
2.6.5 Concernant la prise en charge des besoins des personnes âgées, le programme
Habitat III devra intégrer :
2.6.6 Pour le plein épanouissement des femmes, et des personnes handicapées, les
recommandations relèvent du renforcement des capacités techniques et financières. Il s’agit
∗
principalement de :
l’application des conventions internationales relatives aux femmes, aux handicapés et aux
personnes âgées notamment;
le renforcement des capacités d'intervention en vue de la mise en œuvre de la Politique
Nationale Genre ;
∗
Source : Plan de Développement de la Jeunesse
∗
Source : Politique Nationale du Genre, et la politique de la famille et de la protection sociale
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la finalisation de la construction des centres sociaux des jeunes aveugles de Kankan et la
construction de centres orthopédiques ;
la création des centres d’insertion et de formation des enfants en difficulté et des
handicapés ;
l’encouragement et la promotion de l’orientation et du maintien des filles dans les séries
techniques pour leur meilleure participation aux projets d’amélioration des établissements
humains ;
l’appui aux femmes dans les activités génératrices de revenus qu’elles développent au sein
de l’habitat précaire ;
l’appui à la construction de marchés, aménagement des lieux de séchage de poisson,
construction de bâtiments de stockage ;
l’appui à l’accès des femmes et des personnes handicapées au logement social et au crédit
pour le logement.
III. L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET LA PLANIFICATION URBAINE
Ce n’est qu’à partir de 1986, que la Guinée s’est dotée d’outils de planification et de gestion
spatiale : le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), quatre Schémas
Régionaux d’Aménagement et de Développement, le plan de développement urbain de
Conakry, et dix Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme des villes secondaires,
les Plans Urbains de Référence. Pour compléter ce dispositif, le Code Foncier et Domanial et
le Code de l’Urbanisme ont été adoptés. Ces outils ont permis l’amélioration de la
fonctionnalité et de la salubrité des villes, la mobilisation des ressources à partir du foncier,
l’augmentation substantielle de l’accès à la propriété, l’augmentation des investissements
publics et privés dans l’immobilier, etc.
En ce qui concerne l’élevage, l’activité occupe une grande place dans la production
alimentaire en milieu urbain et périurbain. Il reste un potentiel important pour satisfaire les
besoins alimentaires de la population. Dans ce domaine l’objectif de sécurité alimentaire vise
l’augmentation significative du cheptel, de la production de la viande, de lait et des œufs.
Par ailleurs la pêche, et l’aquaculture, est un segment économique contribuant
considérablement à la réduction de la pauvreté en milieu urbain (dans les villes situées le long
de la mer, des bras de mer et des fleuves notamment) et à la sécurité alimentaire par la
satisfaction des besoins en protéines animales à base de poissons.
Tableau Répartition (en %) des ménages selon le temps nécessaire (en minutes) pour
atteindre les transports publics les plus proches
Répartition (en %) des ménages selon le temps nécessaire (en minutes) pour
atteindre la route praticable la plus proche
< 15 15 à 29 30 à 44 45 à 59 60+ Total
Ensemble 65,5 9,0 4,7 2,7 18,1 100,0
Milieu de résidence
Rural 58,0 8,2 5,1 3,4 25,4 100,0
Rural pauvre 57,4 7,9 5,3 3,3 26,1 100,0
Urbain 82,0 10,9 3,7 1,3 2,0 100,0
Milieu urbain pauvre 77,5 12,2 4,9 1,9 3,6 100,0
Enquête Légère pour l’Evaluation de la Pauvreté – 2012
3.4 Renforcement des capacités de planification et de gestion des villes
Le programme a obtenu des résultats probants tant au niveau central que local, mais n’a pu
voir son terme, faute de financement.
financiers. Ces audits ont permis de mettre en œuvre des actions de renforcement des
capacités par la formation, la construction de sièges des communes et leur équipement,
l’amélioration des grandes infrastructures urbaines de Conakry et des principales villes
secondaires.
Malgré les efforts déployés par le Gouvernement pour améliorer l’impact de la planification et
des capacités de gestion urbaine, l’agriculture périurbaine et la mobilité urbaine,
d’importantes difficultés persistent notamment en ce qui concerne la mobilisation des
ressources. Ce sont :
3.6 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain
3.6.1 Globalement, les défis communs à toutes ces thématiques concernent la mobilisation des
ressources financières et le renforcement des compétences techniques des services centraux et
décentralisés et le suivi-évaluation de la mise en œuvre des politiques et programmes.
Secteur de l’agriculture :
la construction des barrages de retenue d’eau pour l’irrigation ou à but multiple ;
la mise en place des périmètres avec maîtrise totale de l’eau pour l’accroissement de la
productivité agricole et la préservation durable de l’écosystème et du potentiel agricole ;
l’augmentation de la productivité de l’exploitation agricole par des aménagements
adéquats et l’amélioration de la fertilité des sols ;
l’amélioration de l’accès aux facteurs et moyens de production : terre, intrants,
technologies, etc.
la promotion des cultures horticoles et de leur commercialisation : haricot vert, tomate
cerise, melon, petit piment, ananas, mangue, etc. ;
l’amélioration de l’équipement des producteurs (dessouchage, sous-solage, matériels
d’irrigation).
Secteur de l’élevage :
la promotion et l’appui de l’introduction dans les fermes des espèces animales à haut
rendement pour accroître la production et le rendement des individus issus des différentes
méthodes de reproduction (croisement- métissage, etc.).
la vulgarisation du code pastoral.
Secteur de la pêche:
3.6.5 Renforcement des capacités de planification et de gestion des villes
En vue d’instaurer une gestion harmonisée, efficace et efficiente des différents acteurs du
secteur urbain, les actions et mesures proposées sont : ∗
∗
Source : Politique Nationale de l’Habitat
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IV. ENVIRONNEMENT ET URBANISATION
Cette communication a déterminé les gaz à effet de serre émis et absorbés en Guinée et
répertorié des mesures d’atténuation. En particulier elle a permis de mettre en évidence les
risques d’immersion de nombreuses îles habitées et même des villes continentales, la
destruction des infrastructures situés sur le littoral et des problèmes d’inondation accentués
par l’inadéquation des infrastructures urbaines de drainage pour ne citer que ces contraintes.
Face à cette situation, des stratégies globales d’adaptation ont été déterminées et ont fait
l’objet d’un Plan National d’Adaptation au changement climatique (PANA) qui se fixe
comme but d’exposer les mesures urgentes et immédiates à entreprendre pour s’adapter aux
effets néfastes des changements climatiques. Ces projets traitent de l’amélioration de la
desserte en eau pour les divers besoins, la protection de la zone côtière (villes, faune, flore,
etc.), l’amélioration des rendements agricoles et d’élevage, la sauvegarde des formations
forestières, la promotion de l’information, de l’éducation et de la communication, etc. En
2012 le Gouvernement et ses partenaires ont démarré des actions ciblant le secteur de
l’urbanisme à travers le Projet « Renforcement de la Résilience et Adaptation aux impacts
négatifs du Changement Climatique des Zones Côtières vulnérables de la Guinée (RAZC).
De façon générale, les villes guinéennes sont vulnérables à cause de plusieurs facteurs parmi
lesquels : la faible couverture en caniveaux et ouvrages d’assainissement; l’absence de plans
d’occupation, le déboisement massif des flancs des coteaux, l’implantation anarchique des
constructions et qui sont souvent érigées dans des zones à risques (fortes pentes, marais et
terres basse, aire de crues des cours d’eau, front de mer etc.). Cette situation qui induit des
problèmes importants d’inondation et d’éboulement, découle de la faible application du code
de l’urbanisme, du code foncier et du code de la construction et de l’habitation.
En 2009, 4781 habitations ont été détruites par l’inondation dans 13 villes de la Guinée : 1498
à Guéckédou, 614 à Conakry ; 348 à Siguiri, etc. Ceci a entraîné le déplacement de 6700
personnes environ dont 4315 à Mamou, 1512 à Dabola et 876 à Guéckédou. Entre 2010 et
2011, ce sont 10 828 personnes qui ont été affectées par l’inondation.
Plusieurs glissements de terrains de grande envergure ont été enregistrés dans les villes de la
Guinée. La ville de Coyah par exemple en a enregistré trois* : (i) le premier à Kouria au Mont
Kakoulima (1007 m); (ii) les deux autres dans la commune urbaine au Mont Balan. La
topographie du site, relativement variée, comporte des zones aux versants escarpés,
généralement caractérisés par des inclinaisons supérieures à 5%. Ces versants peuvent induire
une instabilité des sols entraînant des glissements de terrain et des chutes de blocs.
Par ailleurs, la zone côtière de la Guinée n’est pas à l’abri de certaines catastrophes
océaniques comme le tsunami qui est la manifestation de séisme en mer ou de raz de marée.
Aussi les villes sont exposées aux risques d’incendie du fait de la faible structuration de
l’espace.
Pour améliorer cette situation, le Plan National d’Action Environnemental (PNAE) a été
élaboré et a permis des améliorations substantielles. Aussi les trois projets urbains et le
troisième Projet Eau et Assainissement ont permis d’améliorer la collecte d’eaux usées au
niveau de la Commune de Kaloum, des bassins versants de Landréah dans la commune de
Dixinn et ceux de Sobragui, de Moussoudougou et Madina dans la Commune de Matam.
4.3 Difficultés rencontrées
Malgré les projets et programmes mis en ouvre le pays connait des problèmes importants liés
à l’impact du changement climatique, La réduction des risques de désastres, la réduction de la
pollution urbaine.
4.4 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain
La connaissance des impacts climatiques sur les tissus urbains, les infrastructures et la
cartographie et l’inventaire des écosystèmes intégrant les espaces verts et boisés, les terres
agricoles, les couloirs biologiques de faunes et de flores, les cours d’eau, les lacs et les
espaces de débordement en période de crue ;
La conduite d’une étude géologique et géophysique des zones sismiques antérieurement
répertoriées et des éventuels rebondissements des secousses sismiques et des glissements
de terrain dans les villes.
Le zonage systématique des sites à risques importants : Toutes les villes doivent être
dotées de schémas d’urbanisme comportant la délimitation des zones vulnérables et des
mesures règlementaires selon les niveaux d’exposition et les types de risques. Le
règlement doit comporter des dispositions relatives aux occupations du sol permises,
interdites ou permises avec restrictions ; les nouvelles catégories de zonage que doivent
inclure les schémas doivent concerner les sites inondables, les trames bleue et verte, les
zones à risques sismiques et de glissements de terrain, les sources et nappes phréatiques.
La révision du code de l’architecture, de la construction et de l’habitation pour intégrer
des règles parasismiques pour les constructions des grandes infrastructures et des
bâtiments. Les grandes lignes de ces règles de construction parasismique concernent entre
autres l’interdiction absolue ou l’autorisation seulement de constructions légères au niveau
des sites à risques, le choix des matériaux utilisés conformément à leur degré de résistance
et déformabilité ; les précautions d’assemblage des différents éléments qui composent le
bâtiment (chaînages), bref la bonne exécution des travaux.
La mise en place d’une politique de réduction des gaz a effet de serre en application des
recommandations de la cop 21.
La construction des digues de protection favorisant une diminution de l’attaque des houles
frontales et l’aménagement des espaces naturels tampon entre les façades maritimes et la
mer, ainsi que de la construction des digues aux endroits les plus vulnérables.
La création et ou la conservation des trames vertes dans les espaces urbains et périurbains.
La délocalisation des villages (îles) menacés de disparition vers des sites plus adaptés à
l’installation d’habitat permanent.
La protection et ou le reboisement des têtes de source et les rives de cours d’eau ainsi que
la réalisation des ouvrages anti érosifs et de protection des berges pur freiner
l’ensablement et l’éboulement des berges des cours d’eau.
La restauration/ sauvegarde des corridors écologiques interrompus ou en voie de l’être
(notamment par l’urbanisation), le reboisement et la naturalisation des rives, la plantation
d’arbres sur les bordures des rues, la création de zones de fraîcheur et de zones
ombragées, la protection ou la création d’habitats fauniques.
La mise en défens et/ou le reboisement des montagnes et monts en général, et des flancs
en particulier pour éviter et freiner les éboulements.
En matière de la pollution
l’élaboration de plans d’occupation des sols et le respect des utilisations des sols et de
règlements définis par ces plans ;
la conduite d’études d’impact environnemental des interventions ;
la construction de décharges ;
la promotion de techniques et technologies appropriées de traitement, recyclage des eaux
usées et des déchets solides ;
la construction de latrines améliorées, d’ouvrages semi collectifs et de stations d’épuration
en évitant la pollution des eaux souterraines ;
l’équipement des hôpitaux en incinérateurs ;
le Renforcement des capacités d’intervention de tous les acteurs : administration centrale
et déconcentrée, collectivités locales, société civile.
V. GOUVERNANCE URBAINE ET LEGISLATION
En outre le Code de l’Urbanisme adopté en 1998, a permis dans une certaine mesure de guider
les actions relatives à l’occupation du sol, à la gestion foncière et aux opérations
d’aménagement et d’instaurer une concertation entre les différents acteurs impliqués, que sont
les ayants droit fonciers coutumiers, les autorités administratives et la société civile.
Le Code des Collectivités locales quant à lui adopté en 2006, donne aux collectivités locales
d’importants pouvoirs, en matière domaniale et foncière. Ainsi, en partage avec l’État, elles
exercent la responsabilité et la prérogative de la gestion urbaine et de l’aménagement du
territoire. Elles peuvent établir ou faire établir, conformément aux lois et règlements en
vigueur, les documents et plans d’urbanisme et de zonage nécessaires au développement
harmonieux et durable de leur territoire. Elles ont aussi la responsabilité propre d’assurer leur
mise à jour et leur modification afin de les maintenir appropriés à l’évolution des conditions
existantes sur leur territoire.
Les collectivités décentralisées ont été mises en place de 1986 à 1992 mais le processus de
décentralisation a connu un recul de 1992 à 2009. Les instances n’ont pas été renouvelées
durant cette période et beaucoup d’élus ont perdu en légitimité en étant remplacé par des
personnes nommées par l’administration. Ce n’est qu’à partir de 2006 avec l’adoption du
Code des Collectivités, qu’un nouveau souffle a été insufflé à la décentralisation. Le code
donne aux collectivités locales une large autonomie financière et de larges prérogatives. Le
système fiscal leur octroie la jouissance de nombreuses taxes et impôts locaux.
∗
Source d’information : Lettre de Politique de la Décentralisation et du Développement Local
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 26
S’agissant des ressources humaines, l’Etat a fait un effort en mettant à la disposition des
collectivités des secrétaires communautaires, des secrétaires généraux et des receveurs
communautaires. D’autres agents sont détachés notamment pour l’éducation et le
développement rural.
L’approche participative est une réalité en matière de planification urbaine, les audits urbains
qui ont permis la réalisation des plans locaux d’urbanisme des communes a suivi un processus
participatif qui a impliqué tous les acteurs.
la faible vulgarisation et application des textes par l’Etat, les privés et les ménages ;
l’existence de conflits de compétence récurrents entre les secteurs et entre les acteurs;
la faiblesse des capacités institutionnelles et le manque de systèmes d’information ;
l’absence de crédit foncier ;
le faible accès des ménages notamment pauvres à la sécurité de la propriété ;
une meilleure prise en compte des pratiques coutumières et l’implication effective dans la
gestion foncière, dans le cadre d’un partenariat bien défini, des acteurs et autres
bénéficiaires ;
la faiblesse des revenus tirés du foncier.
l’inadéquation entre les ressources des Collectivités Locales et les missions qui leur sont
dévolues ;
l’absence de subvention par l’Etat en dehors des indemnités des maires et présidents des
CRD et des salaires des agents mis à disposition. ;
la faible exploitation du potentiel fiscal local : difficultés de recouvrement ; complexité du
système fiscal ;
le déficit de ressources humaines, le faible niveau de formation des élus ;
la faible fonctionnalité des organes délibérants et la prédominance de l’exécutif au niveau
local ;
l’absence d’une fonction publique territoriale : cette situation a joué négativement sur le
recrutement de personnel qualifié pour les collectivités territoriales du fait des conditions
non attractives.
5.4.3 Amélioration de la participation et les droits de l'homme dans le développement
urbain
5.5 Défis et enjeux futurs à inscrire dans le futur Programme de développement urbain
Pour augmenter l’impact des textes règlementaires sur le cadre de vie des populations
urbaines les priorités doivent consister en :
∗
une meilleure prise en compte des pratiques coutumières et l’implication effective dans la
gestion foncière, dans le cadre d’un partenariat bien défini, des acteurs et autres
bénéficiaires ; et
la mise en place de mécanismes appropriés spécialisés et efficaces dans la résolution des
conflits.
∗
Source : Politique Nationale de l’Habitat – Vision Habitat 2021
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 28
5.5.2 La Décentralisation et renforcement des autorités locales ∗
le renforcement des capacités de tous les acteurs (institutions étatiques et non étatiques)
intervenant dans le domaine des droits de l’homme et sur des thématiques telles que le
contrôle citoyen
la création d’un bureau de défense des droits de l’Homme ;
la mise en place des programmes d’initiation aux principes des droits de l’homme à
l’intention des femmes et des jeunes filles ;
l’introduction de l’enseignement des principes des droits de l’Homme, de gestion des
conflits et de consolidation de la paix dans les programmes scolaires;
la promotion de l’égalité des sexes devant la loi notamment en ce qui concerne les droits
de propriété, les conditions de travail ;
la lutte contre les violences basées sur le genre ;
la construction de prisons selon les normes pour l’amélioration des conditions carcérales
de tous les détenus notamment des femmes et des enfants mineurs;
le plaidoyer pour l’accès de tous les guinéens à un logement décent et aux autres services
de base ;
la mise en œuvre de la Convention Internationale sur les Droits de l’Homme et le respect
des engagements internationaux de l’Etat Guinéen.
∗
Source d’information : Lettre de Politique de la Décentralisation et du Développement Local
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 29
VI. ECONOMIE URBAINE – PROBLEMES ET DEFIS FUTURS
Le Gouvernement de la République de Guinée s’est doté en 2005 de la Loi portant Code des
Collectivités Locales en République de Guinée et en 2010 de sa Lettre de Politique Nationale
de Décentralisation et de Développement Local. Ces outils donnent aux collectivités des
responsabilités immenses en termes d’investissement qui nécessitent des besoins conséquent
en fonctionnement. Ainsi par exemple la loi consacre aux collectivités locales l’autonomie
financière. En outre tout transfert de compétences effectué de l’État vers les collectivités
locales est accompagné du transfert concomitant par l’État aux collectivités locales
concernées, des ressources nécessaires.
Des efforts importants sont déployés à travers la mise en œuvre de la politique nationale de la
décentralisation et du développement locale pour l’application du code des CL avec la
décentralisation sectorielle et l’opérationnalisation des transferts ; la territorialisation des
politiques publiques avec une déconcentration effective de moyens aux services déconcentrés,
la construction de la capacité tant au niveau des administrations communales et
communautaires que de l’administration territoriale et des services techniques déconcentrés,
et l’allocation des ressources publiques afin de contribuer à l’adéquation des ressources
financières des CL avec leurs missions.
Malgré ces avancées force est de reconnaître que les besoins restent immenses vue
l’importance des investissements à consacrer pour une amélioration substantielle des
conditions de vie des populations.
∗
Source d’information : Loi des collectivités Locales et Lettre de Politique de la Décentralisation et
du Développement Local
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 30
6.2 Soutien au développement de l’économie locale
L’économie locale est générée par les activités du secteur privé, les fiscalités et le secteur
informel qui a un poids prépondérant dans l’économie nationale, en tant que premier
fournisseur d’emploi surtout aux jeunes non scolarises.
Le Gouvernement a mis en place de nombreuses mesures pour encadrer le développement
économique de la Guinée en général et créer de l’emploi. Ces structures et institutions d’appui
et de promotion des entreprises sont entre autres : l’Office de Promotion des Investissements
Privés (OPIP), la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat, les chambres d’agriculture,
des mines, la chambre d’arbitrage, le conseil du patronat, etc.
Au niveau local, le Gouvernement met en œuvre à travers sa politique de décentralisation et
de développement local des activités visant l’organisation et la stimulation du développement
économique à la base, à savoir : l’amélioration de la mobilisation et de la productivité des
recettes fiscales ; la création des conditions d’un développement économique local, favorisant
les échanges, la valorisation des filières potentielles, l’accès aux marchés ; l’encouragement
de partenariats entre secteur public et secteur privé pour stimuler la création d’emplois
productifs ; le renforcement des petites et micro – entreprises ; la promotion d’un
aménagement urbain qui met l’accent sur la création d’infrastructures et d’équipements
économiques.
6.3 Les difficultés
6.4 Les défis et enjeux dans ces domaines pour le nouvel Agenda urbain.
Le Gouvernement met en œuvre et/ou envisage une série de stratégies pour lever les
tendances décrites ci avant et ainsi améliorer les capacités de financement des
collectivités.
∗
Source d’information : Lettre de Politique de la Décentralisation et du Développement Local
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 32
règlementations en vigueur que sont le code des investissements, le code des marchés
publics, le code foncier et domanial ; le code de l’urbanisme, la Loi bancaire, etc.
l’amélioration des ressources et recettes locales et extérieures;
la mise en place de mesures de facilitation pour l’émergence et le développement des
PME par la création des zones industrielles et artisanales viabilisées, de centres
d’incubateurs d’entreprises ;
le renforcement des actions de formation des entrepreneurs, organisations
professionnelles pour une gestion efficiente de leur structure et l’instauration de
dialogues productifs entre les différents partenaires ;
la formulation et mise en œuvre d’un programme de vulgarisation de l’information
relative aux procédures à l’accès au financement et à la technologie ;
l’appui à la valorisation du secteur informel ;
l’appui aux activités génératrices de revenus par la construction des infrastructures
économiques et promotion des opérations des travaux à Haute Intensité de Main
d’Œuvre.
VII. HABITAT ET ACCES AUX SERVICES SOCIAUX DE BASE
En ce qui concerne l’assainissement, les acquis depuis 1997 sont : (i) l’émergence de
prestataires locaux de services d’assainissement, (ii) le raccordement à des réseaux
d’assainissement collectif et semi - collectif de plus de 700.000 résidents de Conakry, (iii) la
mise à disposition de services de traitement des matières de vidange au bénéfice de plus de
1.000.000 habitants des banlieues de Conakry et (iv) la réalisation d’ouvrages
d’assainissement autonome au bénéfice de plus de 18.000 personnes de ménages défavorisés
et d’environ 22.000 personnes fréquentant quotidiennement les lieux publics : gares routières,
écoles, marchés, lieux de culte, etc.
7.2 Difficultés
l’urbanisation accélérée du fait de l’exode rural et la faible application des plans et
schémas urbains ;
la faible mobilisation de ressources financières et la quasi absence d’opérations
d’aménagement;
l’inexistence de logements sociaux pour les couches défavorisées et l’insuffisance
d’infrastructures et équipements collectifs socio économiques
En conséquence la forte proportion de ménages érige avec des moyens limités des abris pour
le logement, l’assainissement et les activités économiques et ainsi contribue à la formation des
taudis et à l’atteinte de l’intégrité des écosystèmes naturels.
En milieu urbain, l’accès à l’eau potable est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG).
Tandis qu’en milieu périurbain et zone rurale, c’est le Service national des Points d’Eau qui
s’en occupe. Les forages constituent la première source d’approvisionnement des ménages en
eau de boisson surtout en milieu rural (42,3%). Le robinet est la principale source
d’approvisionnement en eau des ménages de Conakry (plus de 85%) et dans les villes
secondaires (environ 42 %). Seulement 42,3% de la population rurale ont accès dans un rayon
de moins d’un km, à un point d’eau moderne pour une dotation moyenne journalière de
10l/jour/habitant.
Malgré les efforts consentis par le Gouvernement avec l’appui de ses partenaires, ce sous-
secteur reste encore marqué par :
la mauvaise gestion des ressources du sous-secteur ;
l’accroissement progressif de la demande face à une capacité limitée de production,
l’insuffisance de la desserte en eau potable suite à l’urbanisation accélérée et mal
contrôlée. ;
la vétusté des installations, l’abandon des bornes fontaines pour la desserte
communautaire à cause de l’indisponibilité de la ressource en eau,
le refus de payer et/ou l’insolvabilité de la majorité des ménages.
L’ensemble de ces facteurs a freiné considérablement les progrès entrepris pour le maintien
du service public de distribution de l’eau potable aussi bien à Conakry que dans les villes de
l’intérieur du pays.
La Guinée a mis en œuvre plusieurs projets urbains qui ont permis d’améliorer la
fonctionnalité et l’environnement des villes. Mais la situation de l’assainissement reste
critique en Guinée, surtout dans la ville de Conakry.
L’évacuation inadéquate des eaux usées sont des facteurs importants de transmission
de maladies telles que le choléra, la fièvre typhoïde, le paludisme ou la polio. Il ya un
manque considérable de latrines et toilettes dans les ménages, et les équipements
collectifs tels que les écoles, les équipements marchands, etc. De manière générale,
l’utilisation des toilettes hygiéniques (toilettes avec chasse d’eau et latrines couvertes
ou améliorées) s’est dégradée aussi bien en milieu rural où le niveau est faible (18,4%
en 2007 contre 14,5% en 2012) qu’en milieu urbain (67,6% en 2007 contre 64,7% en
2012).
En matière de drainage des eaux, les villes guinéennes en général enregistrent un
important déficit. Ainsi elles sont exposées à des risques considérables d’inondation.
Les problèmes sont liés :
§ à la topographie des sites (pentes abruptes ou très faibles pentes) ;
§ au caractère fort et orageux des pluies tel que c’est le cas à Conakry;
§ à la faible couverture en réseaux et souvent à leur sous dimensionnement et
fonctionnement déficient ; ou
§ aux implantations informelles des constructions et à la gestion
inadéquate des déchets solides en traînant l’encombrement les voies
naturelles d’écoulement des eaux et les réseaux de drainage.
le faible accès aux énergies propres : les ménages n’utilisent que très peu les énergies
propres (gaz et électricité) en raison principalement de leurs revenus ;
l’utilisation prédominante du bois et à ses dérivés : plus de 74% des ménages (ELEP
2012) ont recours au bois de chauffe pour la cuisson et plus d’un ménage sur cinq
(23,9%) au charbon de bois ;
∗
Enquête Légère Evaluation de la Pauvreté 2012, Ministère du Plan
CONFERENCE INTERNATIONALE HABITAT 3 –QUITO 2016 Page 36
la dégradation des ressources en raison notamment de la forte pression des populations
pauvres dont la vie quotidienne en dépend et la dégradation et le déclin de la fertilité des
sols et donc la baisse de la productivité agricole ;
la dégradation des ressources résident dans la baisse de la pluviosité et la détérioration du
régime hydrologique avec pour effet le tarissement ou des étiages très des cours d’eau et
leur ensablement ;
l’utilisation de l’électricité comme source d’éclairage concerne un ménage sur cinq au
niveau national, principalement les ménages urbains, le service étant quasi indisponible
pour les ménages ruraux ;
la faible exploitation de l’important potentiel hydroélectrique (environ 6 000 MW) ; le
thermique joue toujours un rôle important car il représente 61% de la capacité totale
installée du pays (y compris les miniers) et 25% de la production de l’EDG ;
les difficultés financières et techniques sont importantes et se traduisent par une mauvaise
desserte et une mauvaise qualité de services : seulement 50% de la demande est satisfaite
et les ménages raccordés disposent de moins de 12 heures d’électricité par jour à
Conakry ;
7.3 Les défis et enjeux dans ces domaines pour le nouvel Agenda urbain
La stratégie définie par la politique nationale de l’habitat « Vision Habitat 2021 » pour
améliorer l’habitat précaire est l’éradication des taudis et autres habitats insalubres des centres
urbains, par la restructuration et la rénovation urbaines, l’équipement ainsi que la
régularisation foncière. A cet effet le défis à court, moyen et long termes est la mise en œuvre
de programmes d’équipements dans la perspective de parvenir, dans deux décennies, à des
villes sans bidonvilles par la réalisation d’un programme pilote à Conakry et dans les grandes
villes de l’intérieur à croissance rapide ; ensuite d’un programme national de villes sans
bidonvilles. L’objectif serait de résorber complètement les taudis à Conakry, d’ici 2021 et de
réduire de 50 % les quartiers irréguliers dans les grandes villes. Ces programmes
s’articuleront autour de :
7.3.2 Amélioration de l’accès à un logement convenable - accès au crédit au logement
des besoins en logement décents de tous les Guinéens à travers des partenariats de l’ensemble
des opérateurs (État, secteur privé de l’habitat et de l’urbanisme, en particulier) selon des
conditions financières adaptées. Les deux problématiques de l’accès au logement sont
l’absence de mécanismes de financement appropriés et le faible accès des ménages à faible
revenu à des logements économiques. Pour répondre à chacune d’elles, les programmes
doivent s’articuler autour des axes suivants :
baisser les coûts de production du logement, tout en favorisant un développement des
industries de matériaux de construction de l’habitat à travers le territoire national, dans les
centres urbains comme en milieu rural où l’utilisation de matériaux locaux souffre encore
de l’absence d’un accompagnement technique poussé.
L’objectif du Gouvernement est d’assurer une meilleure évacuation des eaux usées et
pluviales afin de réduire les dégâts matériels et humains enregistrés chaque année dans la ville
de Conakry . Ainsi les populations des zones ciblées et leurs biens seront protégés des
∗
inondations ; l’impact des maladies d’origine hydrique sera réduit ; et les revenus seront
améliorés du fait de la création d’emplois, d’économies en coûts de reconstruction suite aux
inondations et de coûts des soins de santé.
la construction pour chacune des 304 communes rurales d’une unité électrique par le
renforcement des capacités du Bureau d’Electrification Rurale Décentralisée (BERD) ;
la promotion de l’initiative privée dans le secteur et l’exploration de sources d’énergie
complémentaires, notamment les énergies propres ou non polluantes.
l’augmentation de la satisfaction des besoins énergétiques par la biomasse et les énergies
renouvelables, par :
§ l'exploitation rationnelle des ressources forestières avec la responsabilisation des
collectivités locales ;
§ la poursuite du programme de foyers améliorés et la promotion des énergies
renouvelables de substitution (gaz butane, biogaz et solaire) avec un objectif de
30% d’énergie dans le mite énergétique en 2030;
§ l’exploration des possibilités complémentaires comme les hydrocarbures à usage
domestique en vue de diminuer la pression sur la biomasse.
8. LES INDICATEURS
9. ETUDE DE CAS
L'étude décrit les étapes qui ont permis la définition de la politique de l’habitat de la Guinée dont
le but était de proposer des mesures et actions permettant au Gouvernement et ses partenaires de
répondre aux défis urbains complexes et de mieux exploiter les avantages de l'urbanisation.
9.1 Contexte national et évolution de la politique au fil du temps
La préparation de la politique nationale due l’habitat a commencé en 2009 par la mise en place du
cadre institutionnel de l'étude qui a été réalisée sous la supervision du Ministère en charge de
l'urbanisme et du l’habitat aujourd’hui appelée Ministère de la Ville et de l’Aménagement du
Territoire.
Le Ministère a mis en place une unité de gestion du processus d’élaboration de la politique qui a
assuré le recrutement des consultants nationaux, la production des rapports sur l'avancement du
projet; la diffusion des résultats du projet vers le Comité de Pilotage de l’étude et le PNUD.
L’unité a également veillé au respect du planning d’exécution de l’étude.
Le Bureau du PNUD en Guinée qui a fourni un appui principalement sur les paiements directs, le
recrutement des consultants internationaux et l'achat de biens et services, examinait
trimestriellement l’avancée de la mise en œuvre du projet pour en mesurer les performances et
sur cette base, en fin d’année il validait le plan de travail de l’année suivante.
consultants recrutés ont effectué des missions de recherche sur un échantillon de 12 villes sur les
34 centres urbains du pays et ont élaboré un draft sur le diagnostic de la situation à partir des
résultats de ces enquêtes et de l'analyse de la situation. Cette étape s’est achevée par
l’amendement du document de diagnostic par le comité de pilotage et sa validation par les
principaux acteurs à travers trois ateliers organisés au niveau des régions.
Ensuite, la vision, les stratégies et les plans d’action de la politique ont été définis sur la base des
problèmes majeurs identifiés par le diagnostic de la situation. Il s’agit :
du développement déséquilibré des régions et des villes, le faible accès à des droits garantis de
propriété et maîtrise de la gestion des réserves de l’Etat;
de la faiblesse de l'offre et la pénurie de logements adéquats et l’insuffisance de ressources
financières ;
de l’ampleur de la présence des bidonvilles et autres habitats précaires, et des questions de
financement du développement urbain;
de la faiblesse des capacités de gouvernance urbaine.
La politique a été définie par toutes les parties prenantes, avec le soutien de l'équipe
pluridisciplinaire de consultants à travers quatre ateliers thématiques (chacun traitant un enjeu
majeur) et un atelier inclusif qui a permis de consolider les résultats des ateliers thématiques et de
rédiger la première version de la politique. Pendant les ateliers, il avait été mis en place des
groupes de travail constitués selon les critères suivants: être un professionnel de l’administration
centrale ou des collectivités locales, un expert, une personne-ressource, un élu ou un membre de
la société civile.
La première version de la politique ainsi élaborée a été amendée et validée au cours de la tenue
d’un atelier national et ensuite approuvée par Décret par le Gouvernement de la Troisième
République en 2011.
Enfin, une réunion des partenaires au développement a été organisée en Novembre 2011 en vue
de présenter et de mobiliser les appuis et ressources nécessaires à la mise en œuvre des
recommandations de la politique.
9.3.1 Principes
La politique nationale du l’habitat repose essentiellement sur les principes directeurs suivants:
l’anticipation qui vise à appréhender, par des analyses prospectives, l’évolution et les
mutations socio-économiques de l’espace national, afin d’accompagner les dynamiques
souhaitables et d’infléchir les évolutions non désirées ;
la solidarité et l’équité nationales, qui visent à assurer la cohésion sociale par un appui aux
couches les plus démunies, à travers le développement de l’habitat social et l’équilibre entre
toutes les composantes de la nation ; et
la facilitation de la part de l’État, qui n’est pas chargé de la production directe des logements,
mais l’encourage par la mise en place de leviers fonciers, financiers, fiscaux, réglementaires,
etc.
9.3.2 Objectif et stratégies globales
Fort de ces principes et de la vision de développement durable de l’habitat, le Gouvernement
poursuit l'objectif stratégique de planifier, de construire et d'équiper l'espace national et urbain, en
mettant en œuvre des actions cohérentes en partenariat avec la société civile en général et le
secteur privé spécialement. Ceci afin de faciliter l'accès de la majorité des Guinéens à un logement
décent dans un contexte d'urbanisation maîtrisée. Quatre axes stratégiques sont définis pour
atteindre cet objectif.
a. la maîtrise de la planification urbaine et de la gestion foncière
L’orientation stratégique en matière de développement spatial et foncier, s’articule autour de la
mise en place d’une armature de centres urbains et ruraux équilibrée, et le renforcement du
pouvoir de régulation du système foncier par l’État et les collectivités locales pour mieux
conduire le développement spatial des territoires. La mise en œuvre de cette orientation
stratégique sera sous-tendue par les actions suivantes :
Dans ce domaine, l’orientation majeure est la mise en place de mécanismes synergiques adaptés à
la production, à grande échelle, de logements décents à des coûts maîtrisés, pour en faciliter
l’accès au plus grand nombre de Guinéens. Il s’agit notamment d’encourager la production locale
de matériaux à moindre coût, de promouvoir la mise en place de circuits de financement adaptés
à la production de logements sociaux, et de procéder à la bonification des crédits acquéreurs et à
leur consolidation sur des durées plus longues. Les financements doivent d’avantage être orientés
vers l’aménagement de trames d’accueil.
Pour le financement du logement, le secteur de l’habitat sera inscrit dans les priorités budgétaires.
L’État devra jouer un rôle central de veille et de régulation, en servant d’interface dans les
relations contractuelles entre les ménages et les organismes prêteurs, pour tout ce qui concerne le
logement social. Pour l’habitat neuf ainsi que pour le financement de sa réalisation et de son
acquisition, les actions se focaliseront sur les actions suivantes :
l'institution d'un cadre réglementaire approprié et des supports divers (des incitations
financières, l'accès aux sites viabilisés) pour l’implication effective du secteur privé et des
autres parties prenantes;
le renforcement des ressources et du fonctionnement du Fonds National de l’Urbanisme et
de l’Habitat ; la création d’une banque spécialisée dans le financement de l’habitat ; et la mise
en place des réseaux de micro – crédit spécialisé dans le financement de l’habitat ;
l’encadrement de l’habitat auto produit ; et le
développement des industries de construction et diversification des matériaux de
construction.
L’ensemble des opérations initiées dans ce sens devrait permettre de résorber l’habitat précaire à
Conakry d’ici à 2021, et de réduire de 50 % les quartiers irréguliers dans les autres villes.
Les actions pour la mise en œuvre de cette orientation, sont les suivantes :
la formation des acteurs publics et privés, des artisans aux techniques et technologies
appropriées de construction et de gestion des ouvrages autonomes d’assainissement ;
d) Amélioration de la gouvernance urbaine
Pour la concrétisation des orientations stratégiques ci- dessus, la politique recommande les quatre
plans opérationnels présentés dans les tableaux suivants. Les financements nécessaires pour la
mise en œuvre de ces plans viendront de diverses sources : le budget national et des collectivités,
le secteur privé guinéen et extérieur, les bénéficiaires, et l’aide publique.
Plan opérationnel n° 1. le développement spatial équilibré et l’accès à la sécurité foncière
Durée
Objectifs Projets Coût USD Institutions Responsables
(mois)
1.1 Actualisation du Schéma national et élaboration de Ministère de la Ville et de
1 500 000 18
directives territoriales d’Aménagement l’Aménagement du Territoire, le
1.2 Actualisation des Schémas Directeurs d’Aménagement et Ministère en charge de la
Eliminer à travers des 6 000 000 60 Décentralisation, les collectivités
d’Urbanisme des capitales régionales (7)
approches concertées le locales.
désordre dans le 1.3 Actualisation des Plan de Développement de Conakry 500 000 12
développement spatial et Ministère de la Ville et de
1.4 Création d’un mécanisme de financement de
favoriser l’intégration du 25 000 2 l’Aménagement du Territoire,
l’aménagement régional et du territoire
développent urbain dans Ministère Economie et Finances
processus global de Ministère de la Ville et de
développement national l’Aménagement du Territoire, le
1.5 Construction d’infrastructures dans les capitales
15 000 000 36 Ministère en charge de la
régionales et les villes moyennes
Décentralisation, les collectivités
locales, secteur privé.
1.6 Creation of a land tenure information system 150 000 12
Elaboration de plans d’occupation des sols et de plan
1 500 000
fonciers (production of photos aériennes, acquisition 12
d’images satellites, enquêtes ; élaboration de plans, etc.)
Accès à la sécurité des Ministère de la Ville et de
droits de propriété et à des 1.7 Constitution de réserves foncières appartenant à l’Etat 100 000 6 l’Aménagement du Territoire (Bureau
parcelles assainis pour lutter 1.8 Actualisation du Code Foncier et Domanial, du Code de de la Conservation foncière, Direction
contre les conflits et les 100 000 12 des Domaines et du cadastre),
l’Urbanisme par l’élaboration des textes d’application
spéculations foncières Ministère en charge de la
Décentralisation, les collectivités,
1.9 Vulgarisation des codes y compris le code des collectivités 150 000 12 secteur privé.
Plan opérationnel n°2 : Promotion de la production de l’habitat neuf
Durée
Objectifs Projets Coût USD Institutions Responsables
(mois)
2.1 . Etude pour la mobilisation des
ressources devant alimenter le Fond 50 000 2 Ministère de la Ville et de l’Aménagement
National de l’Habitat du Territoire, Ministère Economie et
2.2 . Étude institutionnelle, étude Finances; les banques
financière et étude technique pour la 50 000 3 .
création d’une banque de l’habitat
2.3 Aménagement préalable par les
pouvoirs publics des espaces pour l’auto 15 000 000 60
Ministère de la Ville et de l’Aménagement
Appuyer l’accès au logement neuf, production
du Territoire, Ministère Economie et
encadrer l’habitat auto construit, 2.4 Promotion des coopératives de Finances, le secteur privé, les ONG
promouvoir les partenariats public 150 000 24
construction du logement
– privé et création d’industries et
diversification des matériaux de 2.5 . Élaboration d’une réglementation de
construction la promotion immobilière avec des
50 000 3
dispositions incitatives pour le secteur Ministère de la Ville et de l’Aménagement
privé du Territoire, Ministère Economie et
2.6 Mise en œuvre d’opération de Finances, le secteur privé
construction de logement à travers des 50 000 000 24
conventions de partenariat public - privé
2.7 Organisation et développement de la
filière de production des matériaux 100 000 12 Ministère de la Ville et de l’Aménagement
locaux de construction du Territoire, le secteur privé et les
2.8 Recherche appliquée de valorisation
150 000 24
universités
des pratiques rurales de construction
Plan opérationnel n° 3 : Amélioration de l’habitat précaire
Durée
Objectifs Projets Coût USD Institutions Responsables
(mois)
3.1 Construction des infrastructures de Ministères en charge de l’Hydraulique
PM
base (routes, eau, électricité, éducation, santé) et Energie, de l’Education, la Santé
Ministère de la Ville Aménagement
3.2 Construction d’équipements marchands à du Territoire, Ministère Economie et
3 500 000 36
Conakry et dans les capitales régionales Finances, Ministère du,
Commerce, le Secteur Privé
3.3 . Extension du réseau d’égouts de Kaloum
15 000 000 36
dans la ville de Conakry
3.4 Construction et réhabilitation
d’infrastructures semi collectives de traitement
PM
Promotion des programmes des eaux usées au niveau des grands équipements
ambitieux d’équipement de l’habitat publics
spontané et sous équipé dans les villes, 3.5 Construction de latrines pour les ménages de PM
dont un programme d’urgence de cinq Conakry vivant en dessous du seuil de la pauvreté
ans renouvelable pour Conakry 3.6 Construction et réhabilitation d’ouvrages Ministère de la Ville et de
d’assainissement individuels pour ménages autres l’Aménagement du Territoire,
PM
centres urbains vivant en dessous du seuil de la Ministère en charge de
pauvreté
l’Environnement, Ministère de
3.7 Construction et réhabilitation d’ouvrages l’Economie et des Finances, le
PM
d’assainissement pour ménages ruraux
Secteur Privé, les ONG
3.8 . Définition des normes de rejets et d’une
50 000 4
réglementation de la gestion des déchets
3.9 Construction de décharges contrôlées PM
3. Promotion des actions de récupération, de
150 000 12
recyclage et de compostage
Résorber complètement les taudis à 3.10 . Cartographie des bidonvilles et des taudis 100 000 8
Conakry, d’ici 2021 et réduire de 50 %
les quartiers irréguliers dans les 3.11 Rénovation de l’habitat dégradé des
PM
grandes villes du pays. communes de Kaloum
Plan opérationnel n°4 : Amélioration de la gouvernance urbaine
Durée
Objectifs Projets Coût USD Institutions Responsables
(mois)
4.1. Mise en place d’un Comité Ministère de la Ville Aménagement
interministériel de toilettage des différents 20 000 2 du Territoire, Ministère en charge de
textes la Décentralisation
4.2 Formation post universitaire,
Ministère de la Ville Aménagement
universitaire et professionnelle en
**** du Territoire, Ministère en charge de
conception des projets, suivi - évaluation
l’Education
de leur exécution (urbanisme, architecture)
4.3 Construction des sièges du Ministère
de la Ville et de l’aménagement du 3 500 000 24 Ministère de la Ville Aménagement
Territoire et des services déconcentrés du Territoire, Ministère en charge de
4.4 Équipement des services de l’Economie et des Finances, le
Développement d’une gestion harmonisée,
l’Urbanisme et de l’Habitat et intégration 1 600 000 24 secteur privé et les Communes
efficace et efficiente des différentes
des NTIC
composantes de l’architecture
institutionnelle Ministère de la Ville Aménagement
4.5 Mise en place d’un Système
1 250 000 12 du Territoire et les Communes
d’Information urbaine (SIU)
9.4 LEÇONS APPRISES
L'approche participative a révélé qu'il existait un besoin urgent et une forte demande de la part
des élus locaux et des populations, concernant la croissance urbaine incontrôlée, le manque
d'infrastructures, l’éloignement des services publics, l'état avancé de détérioration de leur
environnement et des ressources naturelles. Malgré les efforts des populations pour satisfaire leur
besoin en services de base (eau, assainissement…) la qualité de vie dans les villes est souvent
critique.
Les collectivités locales ne mobilisant pas assez de ressources pour faire face à cette situation,
elles ont mis l’accent pendant le processus d’élaboration de la politique, sur le renforcement de
leurs capacités de planification et de gestion et sur la collaboration entre les sphères du
gouvernement et les autres intervenants pour répondre à la demande croissante des
infrastructures et services de base créée par la croissance de la population urbaine accélérée et de
l'étalement urbain.
52
ANNEXE : LIGNES DIRECTRICES ET FORMAT POUR LA PRÉPARATION DES
RAPPORTS NATIONAUX HABITAT III.
ÉTAPES RECOMMANDÉES
Étape 2: Recueillir et analyser l'information/ Il est recommandé que les comités nationaux
d'Habitat initient la collecte et l'analyse des indicateurs, des meilleures pratiques, des études
de cas, de bonnes politiques, des plans d'action et autres informations. Exemples de plans
d'action nationaux et locaux incluent : national Habitat II rapports, politiques urbaines
nationales (lorsqu'ils existent) des stratégies nationales de développement urbain etc.
Etape 3: Organiser un atelier national pour examiner les plans d'action : Il est
recommandé que le Comité National de l'Habitat organise un atelier national pour examiner
les plans d'action nationaux et locaux et leur mise en oeuvre depuis 1996 et à évaluer les
progrès réalisés et les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre du Programme pour
l'Habitat. Il est suggéré que cela soit organisé sous la forme d'une discussion ouverte et
inclusive avec un groupe large et équilibrée des parties prenantes.
Étape 4: S'accorder sur les priorités, les enjeux et les défis pour un nouvel agenda
urbain
Dans la quatrième étape de la présentation des rapports, il est recommandé que partenaires
identifient les priorités, les enjeux et les défis pour un Nouvel Agenda Urbain.
Étape 5: Préparer un rapport National de l’Habitat III : il est suggéré que les comités
nationaux d'Habitat préparent et diffusent largement leurs rapports de pays.
Le rapport National ne doit pas dépasser 25 000 mots, ou 50 pages. C'est y compris les
tableaux et illustrations. Le rapport doit être préparé à l'aide de MS Word, interligne simple et
taille de police 12 et doit être soumis, à l'Habitat III Secrétariat <
[Link]@[Link] >.
Le rapport devrait être empirique et illustré avec des données actuelles, ainsi que les
politiques et les programmes pertinents et devrait également être tourné vers l'avenir. Les
sources d'information, bibliographie et personnes contactées dans la préparation du rapport
devraient être fournis à la fin du document.
53
Le rapport National doit suivre la structure fournie dans l'esquisse ci-dessous :
Décrire également les difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines, ainsi
que les enjeux et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouvel Agenda
urbain.
Décrire ce que votre gouvernement Central, les autorités locales (y compris les grandes
villes) et les autres autorités gouvernementales infranationales, en partenariat avec les
intervenants ont réalisé, dans le cadre de l’Agenda pour l'Habitat, dans les domaines
énumérés ci-dessous.
Décrire également les difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines, ainsi
que les enjeux et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouvel Agenda
urbain.
Décrire ce que votre gouvernement Central, les autorités locales (y compris les grandes
villes) et les autres autorités gouvernementales infranationales, en partenariat avec les
54
intervenants ont réalisé, dans le cadre de l’Agenda pour l'Habitat, dans les domaines
énumérés ci-dessous.
Décrire également les difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines, ainsi
que les enjeux et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouvel Agenda
urbain.
15. Faire face au changement climatique (540 mots)
16. La réduction des risques (540 mots)
17. Réduire la congestion du trafic (540 mots)
18. La pollution atmosphérique (540 mots)
19. Difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines (15-17) (700 mots)
20. Les défis et enjeux dans ces domaines (15-17) qui pourraient être abordés par un nouvel
Agenda urbain (700 mots)
IV. Gouvernance Urbaine et législation : enjeux et défis pour un nouvel Agenda urbain
(Maximum de 4160 mots y compris les tableaux et illustrations).
Décrire ce que votre gouvernement Central, les autorités locales (y compris les grandes
villes) et les autres autorités gouvernementales infranationales, en partenariat avec les
intervenants ont réalisé, dans le cadre de l’Agenda pour l'Habitat, dans les domaines
énumérés ci-dessous.
Décrire également les difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines, ainsi
que les enjeux et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouvel Agenda
urbain.
21. Amélioration de la législation urbaine (540 mots)
22. La décentralisation et le renforcement des capacités des autorités locales (540 mots)
23. Amélioration de la participation et les droits de l'homme dans le développement urbain
(540 mots)
24. Renforcement de la sécurité et la sureté urbaine (540 mots)
25. Améliorer l'inclusion sociale et l'équité (540 mots).
26. Difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines (20-24) (730 mots)
27. Les défis et enjeux dans ces domaines (20-24) qui pourraient être abordés par un nouvel
Agenda urbain (730 mots)
Décrire ce que votre gouvernement Central, les autorités locales (y compris le capital ou
les grandes villes) et les autres autorités gouvernementales infranationales, en
partenariat avec les intervenants, ont obtenu, par le biais de l'habitat, dans les domaines
énumérés ci-dessous.
Décrire également les défis expérimentés et leçons tirées dans ces zones, comme les
questions et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouveau
programme urbain.
55
32. L'intégration de l'économie urbaine dans la politique nationale de développement (540
mots)
33. Difficultés rencontrées et les leçons tirées dans ces domaines (27-31) (730 mots)
34. Les défis et enjeux dans ces domaines (27-31) qui pourraient être abordés par un nouvel
Agenda urbain (730 mots).
VI. Logement et services urbains de base : enjeux et défis pour un nouvel Agenda
urbain
(Maximum 4800 mots y compris les tableaux et illustrations)
Décrire ce que votre gouvernement Central, les autorités locales (y compris le capital ou
les grandes villes) et les autres autorités gouvernementales infranationales, en
partenariat avec les intervenants, ont obtenu, par le biais de l'habitat, dans les domaines
énumérés ci-dessous.
Décrire également les défis expérimentés et leçons tirées dans ces zones, comme les
questions et les défis futurs qui pourraient être abordés à travers un nouveau
programme urbain.
Fournir des données pour votre pays pour les indicateurs urbains suivants. Données devraient
être pour 1996, 2006 et 2013, lorsque possible ventilée selon le sexe.
56
ix. le pourcentage de la ville, les autorités régionales et nationales qui ont mis en place des
politiques urbaines de développement économique local et la création d'emplois décents et
des moyens de subsistance
x. pourcentage de la ville et les autorités régionales qui ont adopté ou mis en oeuvre des
stratégies ou des politiques de sécurité et de la sécurité urbaines
xi. pourcentage de la ville et les autorités régionales qui ont mis en place des plans et des
dessins pour des villes durables et résistants qui sont inclusives et répondent adéquatement à
la croissance de la population urbaine
xii. la part du produit national brut (PIB) qui est produit dans les zones urbaines
xiii. toute autre urbaine donnée utile au rapport National.
Les pays sont encouragés à soumettre des études de cas, des plans d'action et des documents
de politique etc. sur des approches réussies à la mise en œuvre du programme pour l'Habitat.
Ces documents doivent être illustratifs des réalisations mentionnées dans le rapport national
de l'Habitat III. Cependant, ces documents ne doivent pas être soumis dans le cadre du
rapport national, mais comme éléments additionnel.
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