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Façades de villas à Blida, Algérie

Ce document présente une introduction à une étude sur l'architecture domestique française dans la ville de Blida en Algérie. Il présente le contexte historique de la colonisation française et de l'aménagement des villes algériennes, ainsi que la problématique et les objectifs de l'étude de cas sur une avenue principale de Blida.

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Façades de villas à Blida, Algérie

Ce document présente une introduction à une étude sur l'architecture domestique française dans la ville de Blida en Algérie. Il présente le contexte historique de la colonisation française et de l'aménagement des villes algériennes, ainsi que la problématique et les objectifs de l'étude de cas sur une avenue principale de Blida.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SAAD DAHLEB – BLIDA 01 –
INSTITUT D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME

DEPARTEMENT PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET URBAIN


(DPAU)

MEMOIRE DE MASTER
ARCHITECTURE ET PATRIMOINE

LES CARACTERISTIQUES STYLISTIQUES DE L’ARCHITECTURE


DOMESTIQUE FRANÇAISE

CAS D’ETUDE : AVENUE KRITLI MOKHTAR A BLIDA

Présentée par : DOUMER SOUMEYA

Sous la Direction de

Dr. MERZELKAD. RYM

Soutenue le : 01 Octobre 2018

Membres De Jury : Grade Institution


Dr NECISSA YAMINA MCB Institut D’architecture Et
D’urbanisme
Dr HOUGLAOUENE DALILA MCA Institut D’architecture Et
D’urbanisme

Année Universitaire : 2017/2018


Remercîment
Je remercie Dieu de m’avoir donné le courage et la volonté de mener à bien ce travail.

Je tiens tout d'abord à remercier madame Merzelkad Rym, mon encadreur de mémoire de
recherche, pour ses corrections, ses orientations, ses appréciations pédagogiques, et ses
encouragements.

Je remercie Mme Foufa, la responsable de master architecture et patrimoine à l’université


Saad Dahleb, département d’architecture, également à Mme Zerarka chef d’atelier au même
département pour sa patience et ses orientations.

Je tiens à remercier tout le personnel de la bibliothèque de l’université de Saad Dahleb,


département d’architecture, et ceux de l’EPAU (Ecole Polytechnique d’Architecture et
d’Urbanisme) à Alger, leurs aides nous a été d’un grand apport.

Ainsi que le personnel du service d’urbanisme de la wilaya de Blida, pour leur orientation et
serviabilité et exceptionnellement Mr Lasar Radwene pour ses orientations.

Sans oublier mes enseignants et camarades en master académique année 2018 et toutes les
personnes qui, de près ou de loin, ont participé à l’élaboration de ce mémoire.

Dédicace

Je dédie ce modeste travail en signe de respect, de connaissance et de gratitude à :

A mes parents pour leurs prières, leurs encouragements et soutient tout le long de mes études
ainsi que mon frère et ma sœur.

A mon mari qui ne cesse de m’encourager pour achever ce travail et ma fille adorable Aya
que je la souhaite le bonheur et la réussite dans sa vie.

A toute ma famille et ma belle famille.

Sans oublier mes amis (e) et les gents qui m’ont soutenu pour compléter se mémoire.

II
Résumé :

Le patrimoine architectural Français en Algérie a fait l’intérêt de plusieurs recherches


scientifiques, dans le but d’avoir une intention de connaissance puis une reconnaissance de ce
bâti. Exposé quotidiennement a plusieurs facteurs contribuant à sa détérioration, dont le plus
vulnérable c’est bien l’habitat. Les autorités Françaises ont restructuré les villes algériennes,
en implantant les groupements résidentiels selon une logique délibérée, ces derniers se sont
propagés durant la période fin 19ème siècle et début 20ème siècle, se qui a produit une nouvelle
image manifestée par les façades principales donnantes sur les grands boulevards et axes
structurants des villes.

L’objet principal de cette recherche est d’étudier l’habitat français dans le tissu urbain de la
ville de Blida, par rapport à la logique d’implantation des groupements résidentiels. Analyser
les caractéristiques stylistiques des habitations individuelles construites au début du 20 ème
siècle, sur l’un des axes majeurs de cette ville, qui est l’avenue Kritli Mokhtar, et de voir si
les styles architecturaux développés durant cette période, ont existé dans d’autres villes de
l’Algérie pour souligner la valeur de cet héritage encore méconnu.

III
Table des matières :

Remercîment…………………………………………………………...………II

Dédicace………………………………………………………………..……….II

Résumé…………………………………………………………………..…….. III

CHAPITRE I : INTRODUCTION GÉNÉRALE

1-1 Introduction………………………………………………………………………….01
1-2 Problématique…………………………………………………………………….….01
1-3 Hypothèses…………………………………………………………………………..01
1-4 Objectifs de la recherche……………………………………………………………02
1-5 Méthodologie…………………………………………………………………………02
1-6 Structure du mémoire……………………………………………………………….03

CHAPITRE II : L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE SUR LES


VILLES ALGERIENNES.
Introduction………………………………………………………………………………….04

2-1 Définition des éléments de réflexion……………………………………………….04


2-2 -1 L’espace urbain……………………………………………………………………..04
2-1-1-1 Lotissement et ilot…………………………………………………………………..05
2-1-1-2 La rue………………………………………………………………………………..05
2-1-1-3 L’avenue……………………………………………………………………………..06
2-1-2 La notion d’habitat……………………………………………………………..….06
2-1-3 L’architecture domestique…………………………………………………………06
2-1-4 La façade…………………………………………………………………………….07
2-1-5 Le style architectural……………………………………………………………….09
2-2 L’impact de la logique urbaine Française sur les villes Algériennes……………09
2-2-1 L’évolution de la façade à travers les styles architecturaux (entre le 19 ème et le
20ème siècle) ; l’image des villes Algériennes durant la colonisation……….…….13
2-2-1-1 Le style néoclassique………………………………………………………….…….13
2-2-1-2 Le style art nouveau………………………………………………………………..14
2-2-1-3 Le style néo mauresque…………………………………………………………….15
2-2-1-4 Le style art déco…………………………………………………………………….16

V
2-2-1-5 Le mouvement moderne……………………………………………………………17
2-3 Analyse d’exemple (Avenue Ho Chi Minh à Alger)………………………………19
2-3-1 Justification du choix……………………………………………………………….19
2-3-2 Les échantillons d’étude (la maison N° 175, les deux bâtisses 174 et 176, la
maison N° 3, la maison N° 304, les trois maisons N° 208, 209, 210 de l’avenue Ho
Chi Minh)………………………………………………………………………….…20
2-4 Synthèse……………………………………………………………………………....29

CHAPITRE III : ANALYSE DU CAS D’ETUDE ; L’AVENUE KRITLI


MOKHTAR

3-1 Justifications du choix…………………………………………………………......30


3-2 La vile de Blida ; architecture domestique coloniale…………………………….30
3-2-1 Présentation de la ville de Blida…………………………………………………...30
3-2-2 Historique de la ville de Blida……………………………………………………..31
3-2-2-1 La période pré ottomane (avant 1535)……………………………………………31
3-2-2-2 La période ottomane (1535-1830)…………………………………………………32
3-2-2-3 La période coloniale (1830- 1962)………………………………………………....33
3-2-2 Evolution de l’habitat colonial à Blida……………………………………………35
3-3 Présentation du cas d’étude ; l’avenue Kritli Mokhtar………………………….41
3-3-1 Les échantillons d’études…………………………………………………………..43

3-3-1-1 La maison N° 31, Avenue Kritli Mokhtar…………………………………………44


3-3-1-2 La maison N° 27, avenue Kritli mokhtar………………………………………….47
3-3-1-3 La maison N° 16, avenue Kritli Mokhtar…………………………………………51
3-3-1-4 La maison N° 30, avenue Kritli Mokhtar…………………………………………54
3-3-1-5 La maison N° 38, avenue Kritli Mokhtar…………………………………………58
3-4 Questionnaire……………………………………………………………………….60
3 4-1 Premières catégories……………………………………………………………….60
3 4-2 Deuxièmes catégories………………………………………………………………60
3-5 Synthèse……………………………………………………………………………..61
3-6 Conclusion Générale……………………………………………………………….62

Bibliographie………………………………………………………………………………...64

Annexe.

VI
CHAPITRE I INTRODUCTION GÉNÉRALE

CHAPITRE I : INTRODUCTION GÉNÉRALE

1-1 Introduction :

Les villes algériennes durant les différentes périodes historiques se sont constituées à la
fois une référence à la modernité et à la civilisation à travers un héritage urbain important de
part sa consistance quantitative et qualitative. 1

La ville de Blida, comme toutes les villes algériennes abrite un patrimoine digne d’intérêt ;
exceptionnellement l’architecture française celle qui règne dans la ville coloniale dont on peut
l’apprécier à travers les différents édifices, monuments, places qui constituent l’essentiel des
recherches menées sur le patrimoine contrairement à l’architecture domestique française qui
est devenue l’abri d’une grande partie de la communauté Blidéenne. Cet héritage bâti légué
par les Français a constitué la base d’un nouveau cadre de vie de la société mais n’a toujours
pas reçu la place qu’il mérite en matière de préservation et de mise en valeur. 2

1-2 Problématique :

En Algérie le cadre bâti Français fait partie intégrale du paysage urbain des villes dont
Les groupements résidentiels coloniaux ont occupés des emplacements stratégiques en
dominant les rues principales et les grands boulevards de leur noyau historique contrairement
à la population locale distribuée à la périphérie. Dans ce contexte ; cette recherche présente
les potentialités patrimoniales de l’habitat Français (fin du 19 ème siècle et début du 20ème
siècle) à Blida et propose une lecture d’une avenue majeure de la ville. L’avenue Kritli
Mokhtar (ex Rue Maréchal Foch) qui relie le noyau historique Blidéen avec ces alentours
dont la variété des styles architecturaux est importante.

Au cours de ce travail nous tenterons de répondre à plusieurs questions à savoir :

1. Quels sont les facteurs qui ont permis l’implantation des groupements résidentiels
Français à Blida ?
2. Quels sont les caractéristiques stylistiques des habitations françaises individuelles à
l’avenue kritli Mokhtar ?

1
- Aleth Picard, « Architecture et urbanisme en Algérie. D'une rive à l'autre (1830-1962) » [article], revue des
mondes musulmans et de la méditerranée, France 1994. P: 03, 04.
2
- Oulebsir Nabila, « Les Usages du patrimoine. Monuments, musées et politique coloniale en Algérie (1830-
1930)», éd maison des sciences de l’homme, Paris 2004. P : 03.

1
CHAPITRE I INTRODUCTION GÉNÉRALE

1-3 Hypothèses :

1. En partant des éléments de réflexion, nous supposant que Les groupements


résidentiels Français à Blida ont occupé des lieux stratégiques pour raison de sécurité.
2. La variété des composantes des façades des habitations Françaises de l’avenue Kritli
Mokhtar nous permettra de mettre en évidence les styles architecturaux développés au
début du 20ème siècle, en supposant qu’ils reflètent le mode de vie des utilisateurs et
la gestion du gouverneur Français.

1-4 Objectifs de la recherche :

L’objectif de notre recherche est de :

1. Mettre en exergue la qualité architecturale et urbaine de l’habitat Français et ses


potentialités patrimoniales qui méritent une connaissance puis une reconnaissance.
2. Traitement des dimensions formelles pour quelques bâtisses sur l’avenue Kritli
Mokhtar à travers une lecture analytique des façades et leur ornementation.

1-5 Méthodologie :

En premier lieu, nous allons entamer notre recherche par l’approche théorique sur
l’Avenue Kritli Mokhtar à fin de définir les styles architecturaux et l’ornementation des
façades par le biais d’une recherche bibliographique.

En second lieu nous allons effectuer une analyse typo morphologique, pour situer
l’Avenue dans son contexte historique et urbain dans la ville de Blida.3

3
- La typo-morphologie est une méthode d’analyse apparue dans l’école d’architecture italienne des années 60
(S. Muratori, A. Rossi, C. Aymonino, G. Caniggia). Il s’agit d’une combinaison entre l’étude de la morphologie
urbaine et celle de la typologie architecturale, à la jonction des deux disciplines que sont l’architecture et
l’urbanisme. Cette approche typo-morphologique s’intéresse non seulement aux formes bâties les plus largement
répandues mais aussi à celles plus exceptionnelles, elle met l’accent sur la revalorisation des tissus urbains
anciens, et rejette l’urbanisme moderne. « Approfondissement théorique : l’analyse typo-morphologique » cour à
l’université Nice Sophia Antipolis, faculté espaces et cultures, site internet : http://unt.unice.fr/uoh/espaces-
publics-places/approfondissement-theorique-lanalyse-typo-morphologique/.

2
CHAPITRE I INTRODUCTION GÉNÉRALE

En dernier lieu, on propose une analyse typologique pour cinq habitations de l’Avenue Kritli
Mokhtar à fin d’analyser l’ornementation de leurs façades ; on organise cette étape comme
suit :

 Une investigation in situ accompli par un travail sur les archives à fin de constituer le
document graphique et le reportage photographique.
 Un questionnaire avec les habitants des maisons françaises situées sur l’Avenue Kritli
Mokhtar.
 Un entretien avec les spécialistes dans le domaine de réhabilitation et restauration des
bâtiments ancien.

1-6 Structure du mémoire

Le présent mémoire comporte trois chapitres essentiels :

 Le premier chapitre présente une introduction générale, dans lequel on explique


l'intérêt du thème principal de ce travail de recherche. La problématique qui a motivé
l’intitulé de recherche avec nos hypothèses suggérées. Par la suite, Les objectifs
soulignés sur le court et le long terme, et la méthodologique adoptée pour effectuer ce
travail de recherche.
 Le deuxième chapitre est constitué par l’état de l’art, dont on définit les notions
fondamentales (l’habitat, la façade, le style architectural et l’ornementation des
façades), l’analyse de l’histoire architecturale de Blida à travers l’identification des
substances et en montrant la logique d’évolution de l’habitat Français à fin de choisir
les échantillons d’analyse.
 Le troisième chapitre est constitué de l’analyse de cas d’étude. Comme il a déjà été dit,
la méthode typo-morphologique est la méthode de travail adoptée pour identifier,
organiser et analyser les bâtisses sélectionnées selon des fiches de lecture.

3
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

CHAPITRE II : L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE SUR


LES VILLES ALGERIENNES

Introduction :

« L’on ne peut circuler en Algérie sans être frappé par la non concordance entre certains
traits de l’espace actuel, et la société qu’il porte : village en damier, immensité des vignobles,
fortes densités montagnardes….Cet espace est dans une large mesure la création de deux
sociétés, la société précoloniale et la société coloniale. Les forces d’inerties ont été telles que
des pans entiers de l’espace actuel en restant marqués ».1

L’espace urbain en Algérie a subi des transformations importantes dés la colonisation


Française jusqu’à nos jours, d’abord par l’intervention des français sur l’espace déjà existant,
puis l’extension qui a fini par rupture dans l’organisation spatiale.2

Dans ce chapitre, en premier lieu, on va définir les éléments de réflexion permettant de


mieux comprendre le thème de recherche. En deuxième lieu, nous abordera l’impact de la
logique urbaine française sur les villes algériennes à fin de déterminer les facteurs
d’implantation des communautés françaises

2-1 Définition des éléments de réflexion :

2-1-1 L’espace urbain :

L’espace urbain est l’ensemble, d’un seul tenant, de plusieurs aires urbaines et des
communes multi polarisées qui s’y rattachent. Dans l’espace urbain multipolaire, les aires
urbaines sont soit contigües, soit reliées entre elles par des communes multi polarisées.

Cet espace forme un ensemble complexe. Un espace urbain composé d’une seule aire
urbaine est dit mono polaire3

1
- Marc Cote, « l’Algérie ou l’espace retourné », éd Flammarion, coll, France 1988. P : 43.
2
- Bezriche, Bouhired, Boumagjmagj, Boumezoued et hammach, « Algérie l’espace colonial et post colonial »,
exposé présenté à université Abderrahmane mira, Bejaia, site internet : https : //fr.calameon.com/read/.

4
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

L’espace public c’est la partie du domaine public non bâtis, affectée à des usages publics,
l’habitat et les lieux de travail-étrangers l’un à l’autre dessinent en creux les lieux d’activités
banalisées, le domaine de « l’homme de la rue ». En tant que composé d’espaces ouverts, ou
extérieurs, l’espace public s’oppose, au sein du domaine public, aux édifices publics, mais il
comporte aussi bien des espaces minéraux (rue, places, boulevards, passages couverts) que
des espaces verts (parc, jardins publics, squares, cimetières…) ou des espaces plantés
(cours.)4

La structure générale de l’agglomération ou de la ville est désignée à la fois par un plan qui
représente une expression graphique d’un schéma d’organisation tandis que les grandes lignes
de cette structure sont distinguées par un maillage générale qui est l’élément de la forme
urbaine constitué par les voiries, les réseaux de voies.5

2-1-1-1 Lotissement et ilot :

Le système du tracé des rues dans les villes détermine un découpage, une unité spatiale de
taille variable, les mailles et les îlots qui représentent le négatif du maillage. Ils accueillent
différents types d’usage du sol qu’ils peuvent conditionner. La taille des mailles est
inversement proportionnelle à la densité du maillage. Elle augmente du centre vers la
périphérie avec la divergence des voies radiales et l’usage plus extensif de l’espace. Selon
Alex Oliveira, l’ilot est un paquet de parcelles cerné par des rues, il désigne un groupe de
maisons, d’immeubles délimité par des rues dans une ville.

Le lotissement est un partage du sol, « une division de propriété en vue de l’implantation


des bâtiments ayant pour objet de porter à plus de deux le nombre de parcelles
constructibles ».6

3
- Alex Oliveira, « Analyse morphologique : des systèmes urbains à l’architecture de la ville » cour à l’université
Marne La Ville. Site : (http://maxence94.free.fr/Cours/Architecture/L2.MUrb.module3.pdf).
4
- Bellahsene Farah, Duberte Neyla et Koudache Sabrina, « Espace urbain- espace public », exposé présenté à
Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme. Site : https://archiguelma.blogspot.com/2016/10/expose-
espace-urbain-espace-public.html).
5
- Alex Oliveira, OP CIT.
6
- Ministère de l’urbanisme et de la construction, « L’aménagement des lotissements, recommandations",
collection d’architecture et d’urbanisme, éd office des publications universitaires 2014. P : 03.

5
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

2-1-1-2 La rue :

La rue et la place symbolisent la fonction première de la ville, l’interaction et l’urbanité. Ces


intervalles entre les constructions donnent un sens au tissu urbain. La rue est à la fois la
réalité urbaine la plus évidente et la plus difficile à définir.8

2-1-1-3 L’avenue :

L’avenue est plus grande par rapport à la rue et par définition bordée par des arbres "même
s'il peut exister des avenues sans arbres"7. En Algérie les avenues font office de borne de
croissance à la ville puis il devient un axe générateur d’une nouvelle croissance.8

2-1-2 La notion d’habitat :

Dans l’approche sociologique, l’habitat est considéré comme « la projection de la société


dans l’espace », et constitué à cet égard un excellent indicateur des transformations qui
affectent une société.9

Selon george (1972,p67) « L’habitat est la forme de groupement des individus défini par
rapport au cadre naturel et fonctionnel qui supporte et environne ce groupement. Il définit à la
fois par un chiffre, donc par rapport au nombre et par un lieu ou une forme de lieu, donc par
rapport à l’espace et à un espace qualifié » . l’habitat se présente sous trois typologies ;
l’habitat collectif en premier lieu qui comporte plusieurs logements locatif ou en accession à
la propriété dans un même immeuble, en deuxième lieu, on a l’habitat intermédiaire, et en
dernier lieu l’habitat individuel où ne réside qu'une seule famille, située dans un espace
privatif 10

7
- Mr Mercier.M, « Avenue, rue, boulevard, chaussée... Quelle différence ? » Article publié à LIBRE.be. Site
internet : www.lalibre.be.
8
- Mouloua Feriel, « La variété des styles architecturaux du patrimoine colonial, Cas d’étude le boulevard EL
ARBI TEBESSI à BLIDA » mémoire de master architecture et patrimoine, université Saad Dahleb. P : 05.
9
- Sriti Leila, « Architecture domestique en devenir. Formes, usage et représentations » le cas de Biskra,
mémoire de doctorat en sciences en architecture, université Mohamed Khider. P : 23.
10
- Site internet : https://fr.scribd.com/document/355160688/L-Habitat-pdf.

6
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

2-1-2-1 L’architecture domestique :

L’adjectif « domestique » renvoie à ce qui concerne la vie de la famille, quelle que soit la
réalité recouverte par ce terme. L'architecture domestique recouvre donc ce qui a trait à la
maison d'habitation, ou le cadre bâti de la vie quotidienne du groupe "familial.11 L’espace
domestique est un espace privé, celui du chez-soi. Domaine inviolable de lintime et de
l’ecoulement de la vie privée à l’abri des intrusions extérieurs. Ce qui doit être vu ou caché, le
traitement des limites avec l’espace public.12

2-1-3 La façade :

« Pas d'espace sans surfaces. Pas d'intérieur sans extérieur. Expression bi- et
tridimensionnelle de la créativité architecturale, elle offre un espace de liberté permettant
d'accentuer et de faire la différence».13
Dans sa définition générale, la façade se décrit comme « chacune des faces extérieures d’un
bâtiment… Face d’un bâtiment sur laquelle s’ouvre l’entrée, donnant sur la rue ou le chemin
d’accès ».14
La notion de façade est employée à deux échelles, urbaine et architecturale.
L’échelle du tissu urbain : la façade urbaine est comme la ville ; elle comporte les façades
de chaque édifice et autres composantes physiques et naturelles tel que : les voies, les
parcelles, la trame verte, etc. qui caractérisent les différentes périodes de développement de la
ville.
L’échelle du bâtiment : Présente la partie extérieure d’un bâtiment où s’ouvre l’entrée
principale, dont le plus souvent sur la rue, c’est un espace de transition par rapport au
logement, ainsi qu’un espace de paroi par rapport à la pièce. «La façade est l’élévation de tous
les points compris dans un mur extérieur du plan. Sur des génératrices élevées de ces points,
on porte à différentes hauteurs par rapport à une ligne de base (le sol), les différents éléments
de la façade. La façade a affirmé de tous temps la personnalité de celui qu’elle abrite »
Mereau (1989).
11
- Bramer Frank, « l’architecture domestique du levant à l’âge du fer », Recherche sur les civilisations, Paris
1982. P : 07.
12
- Sriti Leila, op. cit. P : 34.
13
- Prospekt, « De la surface à la façade. La qualité de vie comme principe fondamental », site internet :
(https://docplayer.fr/14014490-La-facade-swisspearl-esthetique-espace-vital-fonctionnalite-le-visage-de-l-
architecture.html.
14
- Site internet : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/façade/32560?q=façade#32472.

7
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

La façade architecturale se compose essentiellement du mur et des ouvertures ;


Le mur : Le mur c’est l’élément fondamental de la façade qui supporte les deux autres
composantes (ouvertures et décor). C’est la limite à partir de laquelle l’édifice inaugure sa
présence.
Le concept de mur n’est pas difficile à définir, les nombreuses définitions sont présentées
dans les textes sur le mur par Flusser (1973 et 1999), Mallgrave (1985), Nguyen (1997),
Thiis-Evensen (1989) et Unwin (2000). Moffet (1994) définit le mur comme suit «Le mur
est un archétype le plus simple, et tous les espaces seront réalisés à partir des murs.
Ils sont les éléments fondamentaux d’une construction, ils restent là car la raison pour
laquelle sa forme et sa nature devraient être le sujet de l'expérimentation intense et diverse
dans cette décennie moderne». Le mur n’est pas un plan vertical, mais un espace de transition
par rapport au logement, à la pièce. Ces espaces se trouvent dans le mur de façade qui
interprète le rapport entre l’intérieur et l’extérieur de maison.15
Les ouvertures : La fenêtre et la porte sont deux types principaux d’ouvertures, qui
fonctionnent très différemment dans la relation avec l'intérieur et l’extérieur d’une façade. La
différence de base est que la fenêtre permet de regarder à travers et d’admettre la pénétration
de la lumière, tandis que la porte est principalement traversée, selon Flusser (1973), les murs
sont opaques, mais on peut diminuer cette opacité à l’aide de portes et de fenêtres. C’est une
raison importante de la formation originale des portes et des fenêtres sur le mur. « Les
ouvertures, et les fenêtres en particulier, jouent un rôle essentiel dans la physionomie de la
façade, en lui imprimant par le nombre des ouvertures, leurs dimensions leur forme, leur
disposition et leurs accessoires, un caractère propre au lieu et à l’époque. »16

15
- Lê Minh NGÔ, « Les murs de façade des maisons du quartier bui thi xuan à Hanoi: relations entre les
organisations constructives, formelles et spatiales et les modes d’appropriation de la façade » mémoire présenté à
la faculté des études supérieures de l’Université Laval. P : 23,24.
16
- Mme Meddahi-Bidari Kahina, « le système de l’encadrement ornemental des baies, Cas de la rue Ben m’hidi,
Alger » mémoire de magister en architecture présentée à l’Université Mouloud Mammeri De Tizi-Ouzou,
soutenue le : 13 Novembre 2014. Page : 18.

8
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 01 : la forme de fenêtres. Figure 02 : les formes 01, 02, 03 et 04.


Source : Thiis-Evensen, 1989. Source : Thiis-Evensen, 1989.

- Forme 1: la forme aiguë déchire le mur; l’arc aigu réduit le mur au-dessus, parce qu’il
semble que la ligne verticale ne finit pas en haut de la fenêtre.
- Forme 2: la forme circulaire cause la descente du mur et indique un mouvement plus
composé que l’arc aigu.
- Forme 3: la forme carrée représente un effet neutre.
- Forme 4: la forme représente la descente du mur.17

2-1-4 Le style architectural :

Le style architectural est étroitement lié à l’histoire d’architecture. En effet, le style


détermine la répartition périodique de cette dernière. Néanmoins, vouloir figer le style dans
cette étroite rubrique ou définition, c’est vouloir réduire le champ de cette notion polysémique
et complexe. En effet, pour cette notion vague et très confuse, les professionnels du domaine
architectural, en l’occurrence architectes, entrepreneurs, et esthètes professionnels, ne
s’accordent jamais sur une même définition décrivant un style. Mais au même temps, la
notion de style est utilisée généralement pour le classement des édifices semblables en
apparence, en structure en matériaux ou période historique. Ainsi les édifices ayant plusieurs
caractéristiques communes sont dits de même style. Ces caractéristiques permettant ce
classement sont entre autre, la forme et le matériau du toit, le gabarit et le nombre d’étages, la
taille, la forme et l’emplacement des ouvertures, détails d’ornementation, matériaux de
construction, période historique et autres. Prise dans une conception globale, les précédentes

17
- Lê Minh NGÔ, op. cit. P : 42, 43.

9
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

caractéristiques définissent la forme et la connivence de ce qui est appelé communément la


façade. Dans ce qui suit nous allons justement, aborder cette notion durant le période du 18ème
et le 20ème siècle.18

2-2 L’impact de la logique urbaine coloniale Française sur les villes


Algériennes :

Dans le but de s’approprier les espaces urbains, les politiques coloniales françaises ont eu
recours à des transformations profondes, voir à des destructions, reconstructions du tissu
autochtone. L’urbanisme colonial en Algérie fut au tour début militaire ; les ingénieurs du
génie avaient la liberté d’agir sur les villes en fonction de leur besoin et dans le seul souci
d’atteindre leurs objectifs de sécurité.19

Au début, l’action militaire devait se limiter dans un premier temps aux grandes villes du
nord Algérien, dés la fin du 19ème siècle la colonisation a introduit des modes de vie
différents et des méthodes marquées par la révolution industrielle en Europe (entre 1848 et
1928) dont 475 villages ont été édifiés pour abriter les nouveaux colons.20

L’occupation française des villes est passée par deux étapes :

- L’occupation intramuros : récupération de la structure déjà existante à l’intérieure des


remparts, par l’expropriation des autochtones de leurs biens, c’étaient une reconversions
fonctionnelles et occupation des éléments structurants des médinas, par un plan de dissection
élaboré selon une trame en damier, pour une appropriation totale de l’espace de la médina
dans l’esprit haussmannien dont l’administration coloniale étaient installée sur les sites
fonctionnels et symboliques et implantation de la population civile européenne dans une série
de lotissement au moment où la population autochtone dépossédée de ses biens.22

18
- Boulmerdj Rekia, Boutata Lydia et Chabouni Sofian , « La lecture typologique de la façade coloniale du
XIXème et début des XXème siècles Cas d’étude la rue Larbi Ben m’hidi », Mémoire pour l’obtention du
diplôme de Master II en Architecture, université Abderrahmane Mira, Bejaia. P 14, 15.
19
- Berkat Sarah et Boujemaa Ahlem, « Les villes coloniales au Maghreb » exposé présenté à université Saad
Dahleb à Blida. Site internet : http://slideplayer.fr/.
20
- Bezriche, Bouhired, Boumagjmagj, Boumezoued et hammach, op. cit. P : 4,5 et 6.

10
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

L’enceinte de la ville

Les portes de la ville

Les places de la ville

Les grands axes de la


ville
Figure 03 : carte de la ville de Blida en 1903.
Source : http : //profburp.free.fr/carte/

Sur la figure 03 nous avons un plan de la ville coloniale de Blida en 1903 dont les actions
menées sont :

• Le découpage morphologique selon une hiérarchie de la trame urbaine dont


l’organisation générale de l’ilot suit cette hiérarchie.
• Les rues articulent les voies entre elles (principales et secondaires) et les acheminent
vers les places.

- Occupation extramuros : par l’extension et la création d’un nouveau tissu à l’extérieur


des remparts d’où les limites des villes deviennent des moments d’articulation après leur
franchissement et la direction de la croissance des villes à l’extérieur de ces remparts est
dictée par le relief de ces dernières ainsi que la notion du centre et périphérie est apparue (au
lieu de dedans et dehors).21

21
- Bezriche, Bouhired, Boumagjmagj, Boumezoued et hammach, op. cit. P : 4,5 et 6.

11
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

L’ancienne muraille de la ville


Figure 04 : carte de la ville de Blida en 1934.
Source : http : //profburp.free.fr/carte/

Sur la figure 04 nous avons un plan de la ville coloniale de Blida en 1934 dont on a une
extension et création d’un nouveau tissu à l’extérieur de l’enceinte de la ville ainsi que les
portes sont remplacées par des places.

L’occupant Français a toujours considéré l’Algérie comme une colonie de peuplement dont
l’implantation de la communauté européenne civile était primordiale et là, la procédure
d’acquisition des terrains était à la base de développer les villes algériennes.
Selon la vision du gouverneur Français ; la préfecture, et en coordination avec les services
communaux a proposé des parcelles de terrains pour les intégrer dans le périmètre urbain,
soit par la force ou par le biais d’achat des autochtones, pour plusieurs objectifs, on site ; la
création des lotissements pour l’habitat individuel résidentiel 22
en premier lieu, et pour

22
- Mme Sahraoui Zerarka Leila , « Les potentialités patrimoniales de l’habitat individuel dans les lotissements
coloniaux :Cas de la ville de Blida. », P 3 et 4. Site internet : http://docplayer.fr/69376862-Les-potentialites-
patrimoniales-de-l-habitat-individuel-dans-les-lotissements-coloniaux-de-la-ville-de-blida.html. (A la suite de
l’occupation coloniale, les villes précoloniales Algériennes vont connaître à des degrés différents, une série de
transformations dues aux plans d’alignement et d’aménagement et des extensions sans précédent, notamment
après la destruction des remparts. En Algérie, la politique en matière d’urbanisme se référait à l’appareil
législatif appliqué en France depuis 1919, avec quelques adaptations aux conditions du pays. Sous l’effet de la
loi du 14 mars 1919, les premières opérations de lotissements individuels réglementées sont lancées dans toute la
commune de Blida. Les autorités en place, permettaient aussi bien aux Français qu’aux Algériens d’acquérir des
lots de terrain dans le but d’en faire des lotissements d’habitat individuel. Les lotissements coloniaux sont situés
à la périphérie immédiate de la ville, en majorité sur les axes structurants au nord ouest et au nord est de la ville.

12
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

permettre à la commune d’édifier des édifices publics par rapport à leur besoins (mairie,
école, hôpital et habitat collectif …..) en deuxième lieu. Cette évolution urbaine rapide (fin
19ème et début 20ème siècle) a engendré une nouvelle image des villes, des villages Algériens
d’où l’apparition de nouveaux styles architecturaux, de façades d’immeuble européens sur les
voies tracées.

2-2-1 Evolution de la façade à travers les styles architecturaux (entre 19 ème


et 20ème siècle) ; L’image des villes Algériennes durant la colonisation

Nombreux sont les tendances et les styles architecturaux23 ayant marqués les façades de
cette période. Dans un ordre chronologique nous présentons ci-dessous les principaux
courants.

2-2-1-1 Le style néoclassique :

L’architecture néo-classique est un courant architectural procédant du néo-classicisme de la


seconde moitié du 17ème siècle et du début du 19ème siècle. Succédant au classicisme, à
l’architecture baroque et rococo, l'architecture néo-classique utilise les éléments gréco-
romains (colonnes, fronton, proportions harmonieuses, portique) et se met au service du
politique. La découverte et les fouilles de sites de Pompéi et Herculanum remirent au goût du
jour les formes antiques24. Ces principales caractéristiques sont :

➢ Les constructions sont de forme parallélépipédique, presque cubiques, avec des


ouvertures larges et régulières sur toutes les façades ; il s’agit, soit de grandes
fenêtres, soit de balcons qui font parfois, le tour de deux façades

Le choix précis de leur localisation leur procure un certain degré d’équipement, d’animation, de vie urbaine et
suscite souvent la qualité de leur paysage urbain.).

23
- « L’occupant français avait enclenché tout un ensemble de dogmes urbanistiques et architecturaux,
transformant le paysage de nos médinas et ksour à l’image des villes occidentales, qui se produisaient en Europe,
depuis le siècle des lumières. Au fils des décennies du 19 ème siècle, des changements de régimes politiques en
France (impériaux puis républicains) avaient imposé à l’Algérie sous la colonisation, des langages et des styles
architecturaux, importés de la métropole, qui étaient à consonances, tantôt classicisante, tantôt arabisante. » Mr
HORRA Badr El-Mounir, « Pour un classement stylistique de l’architecture officielle française à l’époque
coloniale en Algérie : de 1830 à 1930 », « identité architecturale », journée scientifique à l’Ecole Nationale
Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme. Site internet : http://www.epau-alger.edu.dz/index.php/labo-de-
recherche/l-v-a-p/evenements/133-journee-scientifique.
24
- « Le style néoclassique » cour HCA à l’Université MOHAMED KHIDER /BISKRA. Site internet :
https://archiguelma.blogspot.com/2017/01/cours-n2-style-neo-classique-3eme-annee.html.

13
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

➢ La symétrie, la rythmicité des ouvertures, ouvertures en hauteur


➢ Les RDC, bordant les places ou avenues et rues importantes sont réservées à des
commerces et souvent en retrait sous des arcades.
➢ L'emploi des colonnes et des ordres, le fronton triangulaire ou segmentaire,
balustres et corniches, bas reliefs floraux, portique extérieur (entrée).
➢ Les matériaux de construction varient de la pierre taillée au béton avec des
décorations en fer forgé, en plâtre, marbre et stuc (imitation du marbre). Les toits
sont en tuiles et les rares terrasses sont inaccessibles.
➢ Les niveaux varient de deux à trois étages, rarement quatre
➢ Les motifs de décoration sont très variés et participent à l’animation de la façade.
Le principal motif est le balcon surchargé de décors (fantaisie), C’est à ce niveau
que sont traitées les fenêtres, la ferronnerie et les encorbellements (consoles).25
Jusqu’à la fin du XIX è. siècle le néoclassique français sera le style dominant en Algérie, et à
l’image des model français, les principales implantations coloniales dans les villes algériennes
seront de type Haussmannien. L’aménagement du front de mer d’Alger, en 1865 par
l’architecte Frédéric Chassériau sera l’une des images les plus représentatives de cette
tendance.26

2-2-1-2 Le style Art Nouveau :

L’art nouveau est un mouvement artistique, de la fin du 19ème et début 20ème. Né en Europe,
c'est un courant artistique qui ne dura qu’une vingtaine d'années (1890-1910), mais qui
connaîtra un développement international. C'est l'art de la Belle Epoque (avant la 1ère guerre
mondiale), dont il était le courant essentiel des années 1900, l'Art Nouveau propose un style
ornemental, proche du baroque, inspiré par la nature, en faisant référence au règne végétal et
animal et rendant hommage à la femme, faisant ainsi de l'Art Nouveau un Art Total. Si au
Maghreb, l'Art Nouveau est à rechercher à Tunis où il y est extrêmement présent, l'Algérie en
possède quelques édifices qui n'en sont pas moins surprenant.27

25
- Site internet : http://architous.1fr1.net/t417-les-styles-architecturaux-en-algerie-de-1830-a-1962.
26
- Site internet : http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1927667.
27
- Site internet : https://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1927667.

14
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 05 : immeuble urbain à Alger, Figure 06 : immeuble urbain à Alger


style art nouveau. avec une ornementation de style art
Source photos: SSCA section Algiers. nouveau. Source photos: SSCA section
Algiers.

2-2-1-3 Le style néo mauresque :

« Le style néo-mauresque se décompose en deux parties en deux occurrences, le préfixe


"Néo" : marquant un renouveau dans le cadre d'un ordre ancien. D’ou les expressions : néo-
classique, néo-mauresque, néobaroque, préexistantes qui intègrent de nouvelles données. La
deuxième particule "Mauresque”: vient de I ‘adjectif maure qui d'après les Romains, désignait
ce qui appartenait à la Mauritanie ancienne (actuellement le Maghreb) ».28

Avec la nomination de Charles Célestin Jonnart au poste de gouverneur général, pour lui la
réussite de la colonisation Française passe avant tout par un rapprochement avec les
autochtones, et ce rapprochement se doit d’être avant tout culturel et religieux. Pour ce faire,
le gouverneur général publie une série de circulaires à fin d’imposer un certain style
architectural aux constructions publiques. Les architectes Français ont puisé dans le
vocabulaire traditionnel maghrébin jusqu’à un point incroyable.

Cette quête de formes et de décors traditionnels n’est pas isolée en fait, elle est les résultat de
tout un mouvement orientaliste développé en Europe à partir de la fin du 18ème siècle, pour
atteindre son apogée pendant la 20ème moitié du 19ème siècle avec les travaux des peintres
orientalistes, les récits de voyageurs, la photographie orientaliste et l’architecture arabe
développée dans les grandes capitales européennes.

28
- Boulbene-Mouadji Ines Feriel, « Le Style Néo-Mauresque En Algérie, Fondement-Portée-Réception »,
mémoire pour l’obtention du diplôme de magistère option : patrimoine, présenté à l’université montouri-
constantine. P : 17.

15
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Le savoir constitué vers la fin du 19ème siècle sur l’architecture mauresque de l’Algérie,
notamment à travers les travaux d’Edmond Duthoit, disciple de Viollet le Duc envoyé en
1872 en mission à Tlemcen pour étudier les monuments dignes d’intérêt de monuments
historiques de l’Algérie avait permis d’approfondir les connaissances autour du langage
formel de cette architecture en proposant une analyse raisonnée de ses éléments : le minaret,
la coupole, la balustrade sculptée, le moucharabieh, la calligraphie, le décor de faïence.

La réflexion a privilégié la filiation avec l’Espagne musulmane où se trouvent les


monuments les plus représentatifs de l’art arabe mais dans celui de l’art mauresque.29
Les éléments de référence mauresque sont :

➢ Les portes monumentales


➢ L’emploi des arcs outrepassés, à lambrequin, en stalactite…
➢ La boiserie de balcons, encorbellements.
➢ Des colonnes à fûts cylindriques ou cannelés en torsades.
➢ Les chapiteaux à corbeilles simples, les balustrades de boiseries ajourées.
➢ Présence de la coupole, des merlons et pinacles.
➢ Le soubassement des murs en carreaux de faïence.
➢ L’encadrement des baies sont revêtus de carreaux de céramique aux motifs très variés
de fleurs et d’arabesques.
➢ Les écoinçons sont traités avec des carreaux de faïence polychromés.

L’utilisation de l'élément minaret dans les édifices publics Exemple: la préfecture et la


grande poste d’Alger, l’hôtel Cirta et la Medersa à Constantine.

2-2-1-4 Le style art déco :

Après la première guerre mondiale, des destructions matérielles considérables et une


situation financière très critique ont engendré la lenteur pour la reprise de la construction
privée. En France, l’état réalise un certain nombre de constructions adoptant un nouveau style
« l’art déco », c’est un style qui s’est développé à partir des années 192030, il constitue l’étape

29
- Abdessemed. A, « les origines du style néo mauresque en Algérie », site internet : http://marine-ancienne-
ahla.yoo7.com/t210-topic.
30
- Chabi Ghalia, « Contribution a la lecture des façades du patrimoine colonial 19ème et début 20ème siècles,
cas d’étude: quartier Didouche Mourad a Alger », Mémoire de magister présentée à l’université Mouloud
Mammeri de Tizi Ouzou, soutenu le 22/10/2012. P : 14, 15.

16
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

de transition vers le mouvement moderne. L’innovation essentielle de ce style est la droite, la


décoration est toujours présente mais reste très simple, souvent géométrique, toujours située à
des endroits précis de la façade. Les sculptures et les bas reliefs dans la manière de bandes
sont beaucoup plus rares et toujours réservées à l’habitat de luxe.

Après l’exposition des arts décoratifs à Paris le 28 avril le 1925 où ya eu la révélation


mondiale de style art déco, une diffusion sur la scène algérienne de beaucoup d’œuvres
architecturales a joué un rôle important pour la définition de l’image d’Alger.31 C’est un
nouveau vocabulaire architectural adopté en Algérie pour quelques immeubles, c’est un
langage esthétique qui atteste des relations des architectes avec le milieu artistique et même
avec le répertoire local arabo musulman, comme le style néo mauresque.32

Figure 7 : façade immeuble 45 A rue Didouche Mourad du style art déco à Alger.
Source : Mémoire de magister « Contribution a la lecture des façades du patrimoine
colonial 19ème et début 20ème siècles», présentée par: Chabi Ghalia. .P 14.

2-2-1-5 Le Mouvement moderne :

Les concepts du Corbusier concernant l’architecture moderne ont inauguré la façade dite «
libre », ceci signifie que les façades ne sont plus que des cloisons légères de murs isolants ou
de fenêtre, et où les fenêtres peuvent être disposées sans contrainte structurelles. Il explique le
concept de façade libre comme suit : « les poteaux en retrait des façades, a l’intérieure de la
maison. Le plancher se poursuit en porte à faux. Les façades ne sont plus que des membres

- Aiche Boussad « l’art déco et les prémisses de l’architecture moderne à Alger », éd Bellaterra, Barcelone
31

2008. P : 267.

17
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

légères de murs isolants ou de fenêtre, la façade est libre, les fenêtres sans être interrompues,
peuvent courir d’un bout à l’autre de la façade ».32
Cette façade considérée comme une membrane légère est caractérisée par :
- Forme simple et pure ;
- Transparence avec l’utilisation du verre ;
- Asymétrie équilibrée pour rompre avec la symétrie ;
- Absence d’ornementation ;
- Le pluralisme (toutes les façades sont de même importance) ;
- Le rationalisme (devenu symbole de progrès et de liberté).
Ce mouvement moderne adopte les façades à cour ouverte, pour les hygiénistes la cour
intérieure depuis Hausmann qui était la règle est très sombre. Avec cette typologie, le nombre
de pièces donnant sur la rue va être augmenté.33
Avec la célébration du centenaire de l’Algérie, l’occasion pour un nouveau style de
promouvoir, cela se manifeste par la réalisation des monuments commémoratifs. C'est
l’occasion de donner une nouvelle image de la colonie jeune et moderne.34

Figure 8 : l’Aéro-habitat Alger 1954 (Arch.


Emery, Miquel et Bourlier).
Source : école d’archi, Grenoble, 2003)

A partir de 1930 l’Algérie devient un vaste champ d’expérimentation d’idées nouvelles, la


naissance de l’architecture moderne et son émergence va faire l’objet d’un grand nombre
d’articles dans plusieurs revues : chantiers Nord Africains, Alegria…..etc.35

32
- Benevolo Leonardo, « Histoire de l’architecture moderne, la révolution industrielle », éd Dunod, Paris, 1988.
P : 190.
33
- Chabi Ghalia, op. cit. P : 15.
34
- Oulebsir Nabila, op. cit. P : 261-268.

18
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

2-3 Analyse d’exemple ; Avenue Ho Chi Minh à Alger :

Au cour de ce travail, nous avons pris le choix d’une avenue qui regorge de belles maisons
individuelles françaises édifiées entre 1900 et 1962. Cette période (début 20ème siècle) a
connue une propagation de lotissement d’habitat individuel dans tous le territoire Algérien.

Dans ce qui suit, on va essayer de déterminer les styles architecturaux des maisons
individuelles françaises dans cette avenue ; Ho Chi Minh.

2-3-1 Justification du choix :

L’avenue Ho Chi Minh ressemble à l’avenue Kritli Mokhtar notamment qu’elle relie le
centre de la ville d’Alger avec les faubourgs de l’ouest, ces derniers se sont densifiés qu’au
début du 20ème siècle où la population Européenne s’est implantée stratégiquement aux
bonnes parcelles de terrains fertiles, sur la route et au bord de la mer. D’où l’apparition des
villas et lotissements coloniaux ce qui est apparent sur les deux figure 11 et 12, dont la carte
des Bains Romains en 1873 montre des villages à côté de la route non densifiés contrairement
à la carte de 1958 où les groupements résidentiels se sont propagés.

Figure 09 : la carte d’Algérie. Figure 10 : la carte d’Alger, situation de la commune El


Source :https://fr.mapsofworld.co Hammamet.
m/afrique/algerie/ Source : http://www.forum-algerie.com/

- Semmoud Nora, « les stratégies d’appropriation de l’espace à Alger » éditions l’Harmattan, histoire et
35

perspectives méditerranéenne, Paris 2001, p63.

19
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 11 : la pointe pescade en 1873.


Source.http://www.bainsromains.com

Figure 12 : la carte de la RN11 (de Malakoff à Bainem). Guide Vert Michelin 1958.
Source. http://alger-roi.fr/Alger/bains_romains/bains_romains.htm

2-3-2 Echantillons d’étude :

Nous allons traiter quatre maisons coloniales construites durant l’époque (1920 à 1960) ; la
maison N° 175, les deux bâtisses N° 174, 175, la maison N° 3, la maison N° 304 de l’avenue
Ho Chi Minh à Alger.

04

03

02

01
Figure 13 : carte représentative de la situation des échantillons.
Source : Google Earth.

20
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

N° Désignation Situation
fiche
01 La maison N° 175, construite en 1940 La maison se situe à Bains Romains sur la
l’avenue Ho Chi Minh, N° 175

Figure 14 : la maison N° 175, avenue


ho Chi Minh. Figure 15 : plan de situation de la
Source : auteur. villa 01. Source : Google earth.

Description et particularités
La maison est implantée selon une typologie d’implantation coloniale française, avec
un espace de recul utilisé comme jardin. La façade principale est caractérisée par :

Figure 16 : la façade principale de la Figure 17 : croquis du jeu de volumes de


villa 01. Source : auteur. la villa N° 175. Source : auteur.

- Absence d’ornementation sculptée dont le jeu de volume apparent constitue sa


particularité, l’observateur distingue trois parties de la façade : une partie inférieure
en arcade de pierre, alignée avec la partie supérieure coupé par un escalier droit
d’accès principal et un troisième partie décalée se qui produise des terrasses, ce qu’on
appelle «une surélévation sur pilotis ».
- une asymétrie non opposée à l’harmonie de l’ensemble.
- La partie inférieure constituée des arcades en pierres avec des colonnes
cylindriques qui casse le rythme droit de la partie centrale de la façade en
introduisant une harmonie de couleurs des matériaux différents de construction,
l’impression d’une partie en retrait par rapport à l’autre.
- les ouvertures :
- sont rythmées, d’une forme rectangulaire.

21
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 18 : les ouvertures de la maison


N°175. Source : auteur.

Figure 19 : les ouvertures de la maison Figure 20 : croquis de la baie vitrée en 1


N°175. Source : auteur er étage. Source : auteur.

- La partie supérieure trompée par une baie vitrée cadrée par deux colonnes
cylindriques ; la rigidité et la transparence se coïncident.
- toitures et terrasses : des toitures inclinées avec des terrasses dégagées.

Figure 21 : toiture inclinée avec terrasses


de la villa 01. Source : auteur

Le gabarit est de R+3 (un rez de chaussée avec deux étages supérieurs).
Les matériaux de construction : utilisation de la pierre de taille pour la partie
inferieure. du béton armé, de la brique. Les toitures sont faites en tuile

22
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 22 : la façade principale de Figure 23 : croquis ; la rigidité et la


la villa 01. Source : auteur. transparence se conicident. Source : auteur.

Le style : le mouvement moderne dont les façades se caractérisent par :


- les grandes ouvertures.
- le jeu de volume.
- une simplicité d’ornementation.
-une asymétrie avec un rythme harmonieux.


Désignation Situation
fiche
02 Les bâtisses N°174, 176. Trois bâtisses avec deux accès se
La date de construction en1954 et 1956, situent à Bains Romains sur la
selon des témoins l’architecte est une jeune l’avenue Ho Chi Minh, N° 174, 176.
architecte femme.

Figure 24 : vue général sur les villas


ile de France. Source : auteur.

Figure 25 : plan de situation de l’ile


de France. Source : Google Earth.

Description et particularités

Une implantation sur un terrain en pente dont la façade principale se caractérise par :

- une symétrie parfaite qui assure l’équilibre.

23
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Un Module répétitif

Figure 26 : façade principale de la villa. Figure 27 : croquis ; l’implantation de la


Source auteur. villa ile de France. Source : auteur.

- une belle simplicité matérialisée par les formes des fenêtres rectangulaires et
cylindriques qui métamorphise le bateau d’une part et d’autre part par la peinture
blanche et quelques retouches en bleu qui font référence à l’air marin.

Figure 28 : les ouvertures de la façade Figure 29 : croquis des ouvertures de la


principale. Source : auteur. façade principale. Source : auteur.

Le gabarit est de R+1 avec un sous sol et une cave.

Figure 30 : la façade postérieure des


villas ile de France. Source : auteur.

Les matériaux de construction : c’est des matériaux récents, la structure porteuse est
en panneaux sandwich. Selon les habitants de l’ile de France, y’a une satisfaction à
propos de la bonne isolation thermique et phonique malgré l’impact de l’air marin ;
c’est un défi réussi.

Le style : le mouvement du style moderne matérialisé par :


- La simplicité de la façade, la simplicité d’ornementation.
- Le toit plat.
- L’utilisation des matériaux nouveaux (béton armé).
- Les ouvertures de formes rectangulaire et circulaire.

24
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES


Désignation Situation
fiche
03 La villa N° 3, construite en 1930. La villa se situe sur la rue des Frères
Mahrez N°3

Figure 32 : plan de situation de la


maison. Source : Google Earth.

Figure 31 : la maison N°3, rue frères


Mahrez. Source : auteur.

Accès de la villa

Figure 33 : accès de la maison.


Source : Google Earth

Description et particularités

La typologie d’implantation : la villa occupe le centre de la parcelle située à l’angle


dont elle bénéfice des quatre façades.

Figure 34 : croquis de l’implantation de la villa. Source :


auteur.

25
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

La façade principale qui donne sur la rue des frères Mahrez se caractérise par :
_ Absence d’ornementation sculptée sauf un simple cadrage des fenêtres.
_ les ouvertures sont rectangulaires cadrées entre deux colonnes cylindriques,
quelques fenêtres sont en arc en plein cintre, utilisation de panneaux ajourés perforés
pour la décoration.

Figure 35 : les fenêtres de la maison. Source : auteur.

Figure 36 : croquis des panneaux ajourés de la maison.


Source : auteur.

Le gabarit : le gabarit de la villa est de R+1


La toiture est inclinée couverte en tuile.

Figure 37 : la façade postérieure de la villa. Source : auteur.

Couronnement

Corps de la façade

Soubassement

Figure 38 : les deux façades de la villa. Source : auteur.

26
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Figure 37 : les deux façades de la villa.


Source : auteur.
Figure 39 : croquis ; les trois parties de la façade. Source : auteur.

Le style : l’Art Déco matérialisé par :


Utilisation de la pierre et de la brique comme matériaux de construction, toitures
inclinées couvertes en tuiles et ouvertures ornementées.


Désignation Situation
fiche
04 La villa N° 304, la rue alkaram, construite La villa se situe sur l’avenue Ho Chi
en 1911. Minh. Appelée la villa noctambule

Figure 40 : la maison des noctambules Figure 41 : la maison N°304 la rue


.source : Auteur. al Karam. Source : Google Earth.

Figure 42 : situation de la maison


N° 304. Source : Google Earth.

27
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

Description et particularités
La villa fut construite en deux temps, la première partie a commencé en 1911, c’est
la partie inferieure de la villa avec de la pierre et de l’argile (mur de commande),
plus tard la partie surélevée était faite avec des matériaux récents.

Figure 43 : la façade principale et la façade postérieure de la maison des noctambules


.source : Auteur.

La façade principale est caractérisée par :


- Des fenêtres verticales

Figure 44 : les ouvertures de la villa. Source : auteur.

- Des bandes d’ornementation en 1 er étage de 20 cm horizontales, verticales et


longitudinales.
-

Figure 45 : les bandes d’ornementation. Source : auteur.

Figure 46 : croquis des bandes d’ornementation (20 cm).


Source : auteur.

28
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

- Une symétrie parfaite qui assure l’équilibre


Axe de symétrie

Figure 47 : symétrie de la façade. Figure 48 : croquis de la façade


Source : auteur. principale ; une symétrie qui assure
l’équilibre. Source : auteur

La toiture est inclinée couverte en tuile.


Le gabarit : est de R+1

Le couronnement

Le corps de la
façade

Le soubassement

Figure 49 : la façade postérieure de la


villa. Source : auteur.

Le style de la villa est Art Déco matérialisé par :


- une symétrie parfaite de la façade principale.
- utilisation de la pierre pour les soubassements.
- ornementation en utilisant des formes géométriques.
- toit couvert en tuile.
- ouvertures en longueur.

29
CHAPITRE II L’IMPACT DE L’ŒUVRE FRANÇAISE
SUR LES VILLES ALGERIENNES

2-4 Synthèse :

Ce que nous avons abordé à propos de l’impact de la logique urbaine française sur les villes
algériennes, nous a fait comprendre les facteurs qui ont permis l’implantation des
groupements résidentiels coloniaux. La structuration des villes algériennes, s’est adaptée aux
exigences du control militaire d’une part et d’autre part aux exigences démographiques, ces
derniers ont produit une extension du tissu urbain concrétisée par l’apparition de lotissements
implantés sur les axes structurants ; c’est une nouvelle image. Le cas de plusieurs avenues en
Algérie.

A travers le constat d’étude typologique des habitations individuelles de l’avenue Ho Chi


Minh à Alger durant la période du 1900 jusqu’au 1962, on a définit deux styles architecturaux
développés qui sont l’art déco et le mouvement du style moderne. C’est une logique de
combinaison des styles ; vraiment un style qui constitue l’étape de transition à l’autre.

L’art déco dans les façades des maisons individuelles de l’avenue Ho Chi Minh est
matérialisé par une simple ornementation des façades, souvent sous formes de bandes
géométriques, et un volume rigide équilibré par une symétrie parfaite. Le mouvement du
style moderne s’exprime par des façades libres dégagées d’ornementation, avec de grandes
ouvertures. Ainsi qu’un jeu de volumes asymétrique bien équilibré.

Dans ce qui suit de notre recherche, on va essayer de définir les caractéristiques stylistiques
des habitations individuelles de l’avenue Kritli Mokhtar à Blida, pour vérifier s’il y’a une
logique de styles dans les deux villes.

30
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Chapitre III : ANALYSE DU CAS D’ETUDE AVENUE KRITLI


MOKHTAR

Dans l’ensemble de l’analyse du cas d’étude, nous tenterons de définir les différentes
composantes de la façade comme indice de lecture ainsi que les lois d’assemblage reliant ces
derniers telles que ; la proportion, l’équilibre…donnant en finalité le style. Comme instrument
de lecture, on utilisera le relevé architectural qui est le plus fidèle aux proportions
dimensionnelles et structurelles.1

3-1 Justification du choix :

L’avenue Kritli Mokhtar présente un héritage français important en termes d’habitat


individuel, propagé en début du 20ème siècle. On pourra receler plusieurs styles architecturaux
développés par l’étude des caractéristiques stylistiques de ces habitations.

3-2 La ville de Blida ; Architecture domestique coloniale

3-2-1 Présentation de la ville de Blida :

La ville de Blida se trouve au pied du versant nord de l’Atlas tellien et s’étale jusqu’à la
lisière sud de la plaine de la Mitidja. Elle se situe au Sud-ouest d’Alger et à 50km de la
capitale. Dans sa croissance urbaine, la ville de Blida a vu se succéder plusieurs formes
d’urbanisation et la ville actuelle se présente comme le résultat de son évolution historique.
Elle se distingue par trois périodes d’urbanisation importantes : Précoloniale, coloniale et post
coloniale. Chaque période présente un espace particulier avec ses caractéristiques
morphologiques spécifiques.2
La ville de Blida est une commune de la wilaya de Blida, dont elle est le chef-lieu. Située au
contact de l'Atlas blidéen et de la Mitidja, Blida est fondée au XVIe siècle pour accueillir des
immigrés andalous. Elle est distante de 50 km de la capitale algérienne, à 22 km de la mer et
de 260 MD attitude au pied- mont de la chaine montagneuse de Cherea.
Le territoire de la ville de Blida est d’une superficie de 7208 HEC.39

1
- Chabi Ghalia, op. cit. p 28.
2
- Ouadah Sofiane, « Requalification du quartier ramoule a Blida et conception d’une gare multimodale
élaboré », mémoire fin d’étude option architecture et aménagement urbain ; université de Blida ; 2013 – 2014 ;
Page 6/7.

30
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

La wilaya de Blida est située dans le Tell central, elle est délimitée :
- au NORD, par les wilayas d'ALGER et de TIPAZA ;
- à L’EST, par les wilayas de BOUMERDES et de BOUIRA;
- à l’OUEST, par la wilaya d'Ain Defla ; au SUD, par la wilaya de Médéa

Figure 50 : la situation géographique de la ville de Blida.


Source : « Espaces publiques et parois architecturales, Cas d'étude : place du 1er
novembre - Blida – (ex place d’arme) » mémoire de master présentée par : Aroun
Abd Elsselem. P : 17.

3-2-2 Historique de la ville de Blida :

3-2-2-1 La période pré ottomane (avant 1535) :

D’après le colonel Trumelet3 dans le voisinage de Blida vivaient des tribus berbères dont
les plus importantes étaient : les Beni Khelil à la plaine (au nord) et Les Beni Salah dans la

3
- Corneille Trumelet, est un officier colonial et historien militaire français. Engagé dans l'infanterie légère en
1839, officié en 1848, il sert en Algérie de 1851 à 1875, notamment dans les Tirailleurs algériens. Il achève sa

31
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

montagne au sud. Dans le territoire de la ville actuelle n’existe que deux villages. Des
fractions de la tribu de Benikhélil, dont Hadjer sidi Ali au Nord, et celui des Ouled Soltane
plus au Sud. Blida a été fondée par l’ingénieur hydraulicien dit marabout, Sidi Mohamed El
Kebir, qui vint s’installer en 1519 aux rives de l’oued Taberkachent appelé aujourd’hui Oued
Sidi El Kebir, puis sa était suivi d’un hammam (bain) et une boulangerie. En 1533 ; un
groupe de maures andalous chassé d’Espagne s’installe a Blida avec la protection de Sid el
Kebir et le soutien du pacha Khair-Eddine.4

3-2-2-2 La période ottomane (1535-1830)

La ville s’étend vers le NORD en forme d’éventail, avec l’apparition du premier mur
d’enceinte (rempart) avec les premières portes : Bab Errahba, Bab El Sebt, Bab Khouikha,
avec les cimetières et le marché a l’extérieur des remparts.5 L’extension des murs s’est faite
après 1535 avec l’apparition d’autre portes Bab El Dzair, Bab Elkebour, Bab Ezzaouia, puis la
construction, D’une casbah (citadelle de défense) dans Le SUD –OUEST de la ville par les
ottomans, pour leurs protections contre les tribus de la région (BENISALAH).6

Figure 51 : carte pré turque Figure 52 : carte période turque après


avant 1519. 1535.
Source. APC Ouled Aiche. Source : APC ouled aich.

carrière au commandement du 1er régiment de cette arme. Lors de son départ à la retraite, il se fixe d'abord à
Boufarik avant de rentrer en métropole. Site internet : https://biponetochild.firebaseapp.com/B00DXNW63U.pdf
4
- Ouadah Sofiane, op. cit. P : 14/21.
5
- Mouloua Ferial, op. cit. P 24,25.
6
- PDAU de BLIDA ; juillet 1993 ; phase diagnostique URBAB ; APC DE OULED AICH.

32
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Le 5 mars 1825, la ville a connue un grand séisme qui en détruisit une grande partie. Le
colonel Trumelet estima que 3000 Blidèens ont péris durent cette catastrophe. Yahia Agha,
que le pacha avait envoyé sur les lieux du sinistre, encouragea les rescapés à reconstruire leur
ville sur un autre emplacement. Ce fut « Blad Eldjadida » (la nouvelle ville), située à deux
Kilomètres au nord de l’ancienne ville.
On traça l’enceinte de la nouvelle ville, ses murailles s’élevèrent sur un rectangle dont les
petits côtés avaient 1100 couds (317m) D’après encore le colonel Trumelet: « La tache était
difficile aux maçons d’édifier cette ville et ceci est du à l’ébranlement incessant du sol » La
population n’était pas enthousiasmée par ce projet et il fut abandonné. Certains habitats ont
préfère se loger dans des tanneries situées près de Bab Ezzaouia, formant ainsi le quartier de
la Zaouïa. Les mosquées ont été restaurées en 1827, engendrant beaucoup de vides et
l’apparition des fragments d’îlots.7

3-2-2-3 La période coloniale (1830-1962):

La colonisation entourée la ville pendant neuf ans (1830-1839) sans l’avoir prise elle a mis
en place plusieurs installations militaires, qui vont avoir une grande influence par la suite sur
l’espace urbain actuelle. En 1836, La construction de la caserne Dalmatie à l’est, et au sud les
deux forts Minich et Misraoui. En 1838, Fortification des zones militaire en ajoutant les
camps: Supérieur de Joinville au nord-ouest, inférieur de Montpensier au nord-est, plus ceux
de Chiffa et de Beni Mered. Après 1842, L’emprise générale était définitive, et les colons
ont pris la ville comme une base militaire pour se propager vers d’autres villes et régions.
Durant la période de 1842 jusqu’à 1866 les autorités françaises ont restructuré les espaces
urbains de la ville, en superposant une nouvelle trame sur l’ancienne trame labyrinthique,
toutes en cadrant dans le quartier d’El Djoun la population autochtone.7

Le changement de quelques espaces urbains, comme le marché Européen prés du quartier


Européen au nord, et le marché Arabe prés du quartier Arabe d’El Djoun au sud, et la vie
quotidienne des deux communautés s’organisait autour des deux marchés. En 1916, les
quartiers se sont développés à l’extérieur des murs près des portes, sur des parcours qui

7
- Site internet : https://web.facebook.com/notes/blida-architecture-10/evolution-historique-de-la-ville-de
blida/140437419341433/?_rdc=1&_rdr

33
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

mènent vers la cité Bois Sacré de la porte Bisot, du quartier Moulin près de Bab Errahba, et le
quartier de la gare le long du parcours vers la gare (Blida-Kolèa).
L’extension de la ville continue très rapidement vers le nord, le long des canaux
d’irrigations de l’époque Turque, qui ont joués un rôle majeur dans l’urbanisation de la ville,
En 1926 c’était la démolition du rempart et son replacement par des boulevards qui entourent
la ville intra-muros.
Dans la période de 1930 jusqu’à 1962 la ville à connue une croissance très rapide dirigée
vers les axes principaux (la croissance urbaine c’est développé suivant les tracés des seguias
devenues des chemins de dessertes par densification).8

Figure 53 : carte période coloniale 1842.


Source : APC Ouled Aich.

Dans les premières années après l’indépendance, trois facteurs essentielles ont contribues à
la mise en place d’une nouvelle phase d’urbanisme :
- Le mouvement de descente montagne plaine.
- Le départ de la colonie étrangère a fait que la population libérée a pris d’assaut leurs
habitations.
- L’insuffisance de structures, et l’absence des compétences susceptible de continuer la
planification.45

8
- Site internet : https://web.facebook.com/notes/blida-architecture-10/evolution-historique-de-la-ville-de
blida/140437419341433/?_rdc=1&_rdr.

34
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Figure 54 : l’évolution historique du cadre bâti à Blida


Source : « Espaces publiques et parois architecturales, Cas d'étude : place du 1er novembre - Blida
– (ex place d’arme) » mémoire de master présentée par : Aroun Abd Elsselem. P : 25.

3-2-3 Evolution de l’habitat colonial à Blida :

L’extension du périmètre urbain de la ville coloniale s’est faite en deux temps :


➢ Première extension du périmètre urbain :
- D’abord hors du périmètre primitif : 1838-1842 l’édification des camps fortifiés ; plu tard
des terrains furent pris sur les cimetières musulmans et les orangeries pour la construction du
quartier militaire, les casernes à l’Ouest, et l’hôpital militaire à l’Est.
- A l’intérieur du périmètre urbain : 1916-1925 L’établissement colonial dans le périmètre
urbain s’est manifesté par un ensemble de travaux de réalignement et de réaménagement qui
devaient adapter la structure de la ville aux exigences du contrôle militaire et aux nécessités
logistiques de l’armée.9

9
- Mme Zerarka Sahraoui, op. cit. P: 3.

35
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Figure 55 : extrait carte Michelin Algérie Tunisie n°172 de


1958.
Source.http://michelgast.mathieu.free.fr/algerie/laba_045/car
te_mm015.html

La ville de Blida représente un point qui relie l’est algérien avec l’ouest (figure 44) ce qui a
conduit les autorités coloniales françaises à garder les murailles de la ville et implanter
plusieurs installations militaires (forteresses Dalmatie,..) à fin de contrôler tous les accès vers
l’extérieur des remparts.

Les actions urbaines menées par les autorités coloniales française sur la ville de Blida
(1838-1842) A se sont limités à la restructuration du tissu urbain de la ville intra muros selon
les exigences de sécurité. (Figure 45 et 46).

36
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Figure 56 : la ville de Blida (1860, 1900). Figure 57 : la ville de Blida en 1866.


Source. http://michelgast.mathieu.free.fr/algerie/ Source : /michelgast.mathieu.free.fr/algerie/

« L'organisation des villes coloniales est un exemple parfait de la projection spatiale d'une
conception centralisée du pouvoir : damier régulier. Ce plan est défini par le tracé de
l'enceinte, les règles de fortification, l'emplacement des portes et l'implantation des
établissements militaires en intégrant des éléments majeurs de composition: la régularité, le
traitement de l'espace public, et les relations entre les différents quartiers, la répartition de
l'espace public privé ainsi que le réseau viaire et le découpage en lots. La ville coloniale est
parfois suréquipée par rapport aux cités équivalentes en métropole. Les rues sont pavées,
plantées et munies de trottoirs, la liste des équipements est complète ; la mairie, la préfecture,
les écoles ou le tribunal, s'ajoutent le musée, le théâtre ou le kiosque à musique. De cette
manière, les Européens retrouvent les éléments de la vie sociale à laquelle ils se sont
habitués. »10

« En 1843, Le changement de quelques espaces urbains, comme le marché Européen prés


du quartier Européen au nord, et le marché Arabe prés du quartier Arabe d’El Djoun au sud, et
la vie quotidienne des deux communautés s’organisait autour des deux marchés »11

10
- Chaouche Salah, « L’impact de l’urbanisme colonial sur la fabrique de la ville algérienne », (article), sciences
et technologies, revue semestrielle de l’université Frères Mentouri, Constantine.
11
- Site internet : https://web.facebook.com/notes/blida-architecture-10/evolution-historique-de-la-ville-de-blida/

37
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Zone occupée par la population locale

Zone occupée par la population Française

Figure 58 : la ville de Blida en 1903, plan PTT.


Source michelgast.mathieu.free.fr/algerie/

La partie nord de la ville (figure 47) était occupée par la population européenne dite quartier
européen desservie d’l’infrastructure religieuses, culturelles, et de loisirs, (l’église la Vigerie
et sa place en 1863, théâtre, banque, cafétérias, la place d’arme…etc. .) , tandis que la partie
sud était pour la population autochtone. L’emplacement des groupements résidentiels
Européen était stratégique, au prés des portes conduisant aux avenues et rues structurantes (la
rue d’Alger, l’avenue de la gare…), mais aussi ils servent à contrôler ceux de la population
dite locale éloignée des portes de la ville et encerclée par les points de sécurité (caserne...Etc.)

➢ Deuxième extension du périmètre urbain :

En 1926-1940 Le tissu urbain étant saturé, l’extension urbaine se fera dans la périphérie
immédiate du centre historique. Les remparts furent abattus en 1926 et remplacés par les
boulevards de ceinture. Un déplacement de la population Arabe vers le quartier Oueds-
Soltane qui se densifie au sud, quant aux Européens, ils s’installent autour des boulevards qui
ceinturent la ville par le morcellement d’une multitude de propriétés foncières. C’est le début
des opérations de lotissements notamment sous l’effet de la loi de 1919. La croissance urbaine
s’est développée suivant le tracé des anciennes seguias, en forme de réseau rayonnant qui se
développait à partir des boulevards de ceinture constituant le support de l’extension. Comme
dans toute ville Française moyenne, Blida a vu se multiplier le long de ses axes rayonnants,

38
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

des lotissements d’habitat pavillonnaire. Ces derniers, se développèrent jusqu’aux années 60


sur les dernières orangeries de la ville.12

Durant cette période l’enceinte de la ville s’est remplacée par une ceinture de boulevard
(boulevard Malakoff, Beau prêtre...et) figure 48, acheminées avec une série de voies qui
relient le centre avec la périphérie sur lesquels la population Européenne s’est implantés
servie des équipements d’éducation, de santé, de loisirs...Etc. au prés des terrains agricoles à
fin d’avoir plus de gains économique contrairement à la population indigène regroupée au sud
sur les ravins des montagnes et encerclée par les points de control (Dalmatie et la caserne
Bizot).

Zone d’extension occupée par la population locale.

Zone d’extension occupée par la population Française.

Voies qui relient le centre colonial avec la périphérie.

Figure 59 : plan de Blida 1934.


Source : (http://michelgast.mathieu.free.fr/algerie/laba_045/blida-
plan_1934.html)

- Mme Sahraoui Zerarka Leila, op. cit. P : 03. (Selon les références ; Plan d’urbanisme de Blida établit par
12

TONY SOCARD 1953.J. La Bruyère Deluz, ‘Blida le centre ville’1975).

39
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Figure 60 : plan de Blida 1956 Figure 61 : plan de la région de Blida 1957.


Source.http://michelgast.mathieu.free.fr/alger Source.http://michelgast.mathieu.free.fr/algerie/
ie/laba_045/blida-plan1956.html laba_045/blidaplan_1957.html

Les lotissements coloniaux sont situés à la périphérie immédiate de la ville, en majorité sur
les axes structurants au nord ouest et au nord est de la ville. Le choix précis de leur
localisation leur procure un certain degré d’équipement, d’animation, de vie urbaine et suscite
souvent la qualité de leur paysage urbain13.

L’extension urbaine à Blida se fait progressivement de 1934 à 1957, d’où l’apparition de


rues et avenues tel que la route nationale N°1 qui mène vers Alger (figure 50, 53).

Cette rue est une création Française, juste après la destruction des murailles de la ville
remplacée par des boulevards, en reliant le centre ville avec la périphérie, la route nationale
donne une façade mixte d’habitat individuel colonial, d’équipement éducatif..Etc. vers l’an
1956 (figure 49) la route se densifie de plus et portera une nouvelle appellation « avenue
Maréchal Foch » l’avenue qui fera notre objet de cas d’étude.

3-3 Présentation du cas d’étude : l’avenue Kritli Mokhtar :

L’analyse historique de la ville de Blida avec l’évolution de son habitat colonial nous a
permis de savoir comment l’avenue Kritli Mokhtar (ex rue Maréchal Foch) s’est apparue.

13
- Mme Sahraoui Zerarka Leila, op. cit. P : 4.

40
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Au début de la fondation de la ville de Blida (figure 42), qui se limitait au noyau historique
l’avenue Kritli Mokhtar n’a pas existé, après la colonisation Française en 1830, elle était
tracée comme une voie vers la capitale Alger (figure 45) dont elle a pris l’appellation de la
route d’Alger.

Au début du 20ème siècle la communauté européenne a occupé quelques grandes parcelles


fertiles bien irriguées, comme fermes en implantant leurs villas. La densification était timide
lorsque la zone a représenté un faubourg (figure52). Lors le remplacement des murailles de la
ville par une ceinture de boulevards en 1926 48
, la route d’Alger a connu une extension
urbaine, voir l’augmentation de la population européenne, et a pris l’appellation de la rue
Maréchal Foch (figure 49). Après l’indépendance la rue Maréchal Foch a pris le nom de
l’avenue Kritli Mokhtar, quelques villas coloniales ont été vendues aux propriétaires
Algériens, par l’achat direct des colons durant les dernières années de l’occupation françaises.
Les autres justes après l’indépendance sont faits parties des biens d’état Algérien. Cette voie a
toujours gardé son importance, par son emplacement stratégique d’une part, d’autre part par
ses belles façades de villas (période de 1900 à 1962).

Avenue Kritli
Mokhtar à Blida.

Figure 62 : situation de l’avenue krtili Mokhtar à Blida.


Source : Google Earth.

41
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Figure 63 : carte de la commune de Blida, la route d’Alger en 1916.


Source : les archives du service d’urbanisme de la wilaya de Blida.

Figure 64 : le plan de la ville de Blida en 1942.


Source : carte publiée par le War Office en 1942 (University Of Texas Libraries).
Site net : http://alger-roi.fr/Alger/blida/pages_liees/0_plan_blida_petit_texas.htm

Une partie de
l’Avenue K. Mokhtar
(la zone d’étude)

Figure 65 : la route d’Alger (le plan de la ville de Blida en 1942.)


Source : carte publiée par le War Office en 1942 (University Of Texas Libraries).
Site net : http://alger-roi.fr/Alger/blida/pages_liees/0_plan_blida_petit_texas.htm

42
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1 Les échantillons d’étude :


Nous avons choisi des maisons individuelles coloniales construites dans la période du fin
19ème, début 20ème siècle situées à l’avenue Kritli mokhtar.
1- La maison N° 31, Avenue Kritli Mokhtar.
2- La maison N° 27, Avenue kritli Mokhtar.
3- La maison N° 16, Avenue Kritli Mokhtar.
4- La maison N° 30, Avenue Kritli Mokhtar.
5- La maison N° 38, Avenue Kritli Mokhtar.
On a appliqués quatre méthodes d’analyse ; le relevé photographique, le relevé métrique 14
;
la reproduction de croquis et une enquête sociale.

La figure 66 : carte représentative de la situation des échantillons. Source : Google Earth.

14
- Visite des lieux et Prise de cotes, mesurage et inscription des chiffres de cote, il consiste a relevé les
dimensions de l’ouvrage, ses hauteurs, ses largeur, les dimensions des porte et des fenêtres, utilisant les
instruments rudimentaire, un décamètre et double mètre ruban métallique. Ce schéma comporte des lignes de
cote permettant la mise en propre du dessin. « Relevé d’ouvrage ». P : 01. Site : www.lycee-
pierreadrienparis.org/IMG/pdf/cours_releve_d_ouvrages.pdf.

43
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1-1 La fiche N° 01. La maison N° 31, avenue Kritli Mokhtar.

Description de la maison Situation Le style

C’est une maison jumelée avec l’autre Les deux villas donnent sur Le mouvement moderne.
qui se situe dans le tracé régulier de l’avenue Kritli Mokhtar, La façade se caractérise
l’avenue Kritli Mokhtar, d’un gabarit de délimitées au Nord par une par :
R+1. habitation, à l’est par la rue de - une continuité assurée
La façade principale est ouverte sur l’hôpital Faubourg, à l’Ouest par par un jeu de volume.
l’avenue Kritli Mokhtar tandis que les une ruelle et au sud par l’avenue - Un élément central sur
façades latérales donnent sur des voies. Kritli Mokhtar. pilotis.
l’édification de la bâtisse s’est faite - des ouvertures rythmées
environ les années 1930. d’une forme rectangulaire
et circulaire.
- un décor minimal sous
forme de formes
géométriques simples.
- utilisation des nouveaux
Figure 69 : Plan de situation des matériaux de construction
deux villas. Source : Google telle que le béton armé.
Earth.

Figure 67 : La façade principale des deux


villas. Source : auteur.

Chaque villa est symétrique par rapport à


l’autre (jumelées).

Figure 70 : Plan de situation des


deux villas. Source : Google
Maps.

Figure 68 : Plan de masse des villas bateau.


Source : auteur
Et l’accès principal de chacune est sous
forme d’un volume central arrondit moins
44
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

élevé sur pilotis, mais avec une absence


de la symétrie. C’est un jeu de volume
bien équilibré.

Figure 71 : élément central de chaque villa.


Source : auteur.

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade


Ornement :
Proportion et échelle : L’ornementation est simple, se
Un volume moins élevé sur l’angle droit résume en formes géométriques
des deux autres plus élevés. Ces volumes entre les fenêtres répétées ;
se simplifient dans leur apparence se qui façade rythmée.
offre un jeu de terrasse.

Figure 74 : l’ornement
géométrique de la façade
principale. Source : auteur Figure 76 : détail
d’ornement. Source : auteur.
Ouvertures :

Figure 72 : le volume central. Source :


auteur

Figure 77 : la porte
principale. Source :
auteur.

Figure 73 : les volumes rythmés. Source :


auteur
Figure 75 : ornementation des
façades, (20 cm * 20 cm). Source :
auteur

45
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Terrasses et balcons : Carrelage :


- utilisations de poutrelles en
béton sous forme de pergola.
- les gardes corps des terrasses
sont en béton armé en bas et une
petite élévation en acier.

Figure 78 : la porte de la façade Figure 85 : carrelage du


postérieure. Source : auteur. hall d’entrée. Source :
auteur.
Les matériaux de
constructions :
C’est des matériaux
nouveaux dont la structure
porteuse est en béton
armé.
Figure 81 : un balcon de la façade (système de poteaux
latérale. poutre)

Figure 79 : la façade latérale (fenêtre


circulaire avec un encadrement en
hauteur).source : auteur.
Figure 82 : détail du garde corps Figure 86 : poteau d’une
de la terrasse. Source : auteur. section circulaire en béton
armé. Source : auteur.

Figure 83 : terrasses et balcons


de la façade postérieure. Source : Figure 87 : poutrelles en
Figure 80 : fenêtre rectangulaire de la béton et un garde corps de
auteur.
façade principale. Source : auteur. la terrasse en acier.
Source : auteur.

Figure 84 : balcon de la façade


postérieure. Source : auteur. Figure 88 : bac à fleur en
béton. Source : auteur.

46
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1-2 La fiche N° 02. La maison 27, avenue Kritli Mokhtar

Description de la maison La situation Le style

La maison se situe sur l’avenue Kritli La maison donne sur l’avenue Le style : est un mélange
Mokhtar, N° 27 d’un gabarit de R+1 Kritli Mokhtar au Sud, délimitée entre l’art déco et le
avec une terrasse accessible. La au Nord et à l’Est par des mouvement moderne. La
maison est édifiée vers les années habitations et à l’Ouest par une façade se caractérise par :
1930. La façade principale est ruelle. - un traitement d’angle d’où
ouverte sur l’avenue. le gabarit et le décrochement
de ce volume souligne son
apparence.
- un décor timide marqué par
une bande d’ornementation
qui couronne les poteaux
cylindriques.
- des fenêtres rythmées.
- couverture en charpente.
- utilisation des anciens
matériaux (mur porteur en
Figure 89 : la façade principale de la pierre de 51 cm et mur de
maison Mont Riant. Source : auteur. séparation de 10 cm en
Figure 90 : plan de situation de la brique).
villa. Source : Google Earth.

Figure 91 : plan de masse de la


maison (état des lieux) élaboré
par un architecte agrée. Source :
la propriétaire (dossier
graphique).

47
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade


Proportion et échelle : Ornement :
Une construction est d’une forme Un ornement simple et
carrée avec un gabarit de R+1 dont géométrique sous forme d’un
l’accès principal se fait à l’angle couronnement des colonnes
ainsi que l’escalier. L’angle est cylindriques ainsi que des
décroché par rapport aux deux autres carreaux de céramique pour
volumes avec un gabarit plus décorer les ouvertures.
important.
Figure 97 : ornementation en
carreaux de céramique de
l’escalier qui donne sur la
façade latérale. Source :
auteur.

Figure 94 : l’ornementation de la
façade principale. Source : auteur.
Figure 92 : l’escalier, un volume
décroché c’est le traitement
d’angle. Source : auteur.

Figure 98 : la fenêtre de
l’escalier qui donne sur
Figure 95 : éléments décoratifs l’avenue Kritli mokhtar entre
Figure 93 : croquis de la façade des fenêtres de la façade latérales. deux colonnes blanches et une
principale où le volume de Source : auteur. bande d’ornementation en
l’escalier a subit un traitement mosaïque en dessus. Source :
harmonieux. Source : auteur. auteur.

Figure 96: l’ornementation de la


Figure 99 : croquis dune
façade latérale. Source : auteur.
fenêtre ornementée. Source :
auteur.

48
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

Figure 107 : les deux balcons de


Figure 100 : détail d’ornementation
la façade latérale. Source :
de la façade latérale en carreaux de
Figure 104 : élément décoratif au (dossier graphique de la villa).
mosaïque. Source : auteur.
dessus de la porte principale.
Source : auteur.

Figure 101 : croquis ; le carreau de Figure 108 : les deux balcons de


Figure 105 : la fenêtre d’escalier
mosaïque. Source : auteur la façade latérale, les balcons
côté latéral. La fenêtre a un forme
ont une forme de mi cercle.
Ouvertures : rectangulaire avec un bac à fleur..
Source : auteur.
Source : propriétaire (dossier
graphique de la villa).

Figure 102 : le graphisme de la


porte principale de la villa Figure 109: la façade principale
apparue dans le plan de la façade de la villa ; balcons et terrasses.
principale. Source : propriétaire Source : Propriétaire (dossier
(dossier graphique de la villa). graphique de la villa).

Figure 106 : les fenêtres de


l’escalier côté principal de la
façade. Source : propriétaire
(dossier graphique de la villa).
Figure 103 : la fenêtre de l’escalier
côté principal. Source : auteur.

49
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

La Toiture : la charpente est en bois Les matériaux de construction :


couverte en tuile. La structure porteuse est en
pierre, c’est des murs porteurs de
51 cm et les murs de séparation
sont en briques de 10cm.

Figure 115 : carreaux de


Figure 110 : la charpente en coupe. céramique pour l’ornementation
Source : Propriétaire (dossier des façades. Source : auteur.
graphique de la villa).

Figure 111 : la charpente couverte


en tuile. Source : auteur.

Figure 113 : les plans des étages


courants de la villa qui nous
montre que les murs sont
porteurs de 51 cm d’épaisseur..
Source : Propriétaire (dossier
Figure 112 : la charpente couverte graphique de la villa).
en tuile. Source : auteur.

Figure 114 : le garde corps des


balcons en fer forgé. Source :
auteur.

50
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1-3 La fiche N° 03. La maison N°16 Avenue Kritli Mokhtar, Blida.

Description de la maison La situation Le style


La villa N°16 se situe dans le tracé régulier de La villa est ouverte sur l’avenue Le style :
l’Avenue Kritli Mokhtar, d’un gabarit de Kritli Mokhtar au Nord, et Art déco, la façade est
RDC. La maison est édifiée environ les délimitée à l’Est par l’Avenue caractérisée par :
années 1900, sur une parcelle irriguée. Yousfi Abdelkader, au sud et à - une symétrie
l’Ouest par des habitations. parfaite qui assure
l’équilibre de la
façade
- les ouvertures sont
en longueur.
- la façade principale
est rythmée par un
élément central
arrondit qui fait l’objet
d’un axe de symétrie.
Figure 116 : le tracé d’une seguia. - l’ornementation en
Source : auteur. Figure 118 : le plan de situation céramique et
de la villa. sculpture.
La façade principale est devisée en trois Source : Google Earth.
parties distinctes.

Figure 117 : la façade principale.


Source : auteur.

51
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade


Proportion et échelle : L’ornement :
La construction est en L dont
l’angle est traité comme un
arrondit et représente un axe de
symétrie.

Figure 122 : carreaux de Figure 125 : ornementation


céramique; ornementation symbolique. Source : auteur.
florale.
Source : auteur.
Figure 119 : la conception
symétrique de la villa. Source :
auteur
Axe de symétrie

Figure 123: croquis ; carreaux


de céramique. Source : auteur.
Figure 126 : entrée principale
Figure 120 : la façade principale.
symbolisée par des arcs de 3.8m
Source : auteur
de hauteur et de 1.6m de largeur.
Source : auteur.

Ouvertures :

Figure 121 : croquis ; volumes


symétriques équilibrés. Source :
auteur. Figure 124 : ornementation des
ouvertures. Source : auteur.
La façade est bien proportionnée Figure 127 : la porte d’entrée en
par une progression géométrique bois avec une décoration en fer
forgé pour la partie haute.
Source : auteur.

52
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade


Ornementation identique.

Ornementation
Figure 128 : une fenêtre en modifiée.
longueur avec une symétrie
Figure 132 : charpente en bois.
parfaite dont l’ouverture du
Source : auteur.
milieu est d’une forme centrée.
Source : auteur.

Figure 130 : les terrasses


inaccessibles de la villa. Source :
auteur.

Les matériaux :
Figure 129 : une fenêtre sous - murs porteurs en pierre de 60cm
forme d’un arc dans la partie - utilisation de la chaux comme
haute (le couronnement) pour mortier et enduit.
avoir plus de lumière.
Source : auteur.
Figure 133 : main courante en
fer forgé. Source : auteur.
Toiture : les terrasses sont
inaccessibles, on a deux
symétriques et une troisième plus
élevée.

Figure 131 : soubassement en pierre


(mur de commande).
Source : auteur.

Figure 134 : carrelage sous


forme de pièces hexagonale
colorées. Source : auteur.

53
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1-4 La fiche N°04 : la maison N° 30, Avenue Kritli Mokhtar.

Description de la maison Situation Le style


Le style : un mélange entre
La villa N°30 se situe sur le tracé La villa est délimitée au Nord par l’art déco et le mouvement
régulier de l’avenue Kritli Mokhtar l’avenue Kritli mokhtar, à l’Est et moderne.
avec un recul de jardin, est conçue en au Sud par des habitations La façade se caractérise
1930 par l’architecte L. Rippert. La coloniales et à l’Ouest par une voie par :
façade principale est ouverte sur mécanique. - les ouvertures sont en
l’avenue et fait face à l’hôpital longueur.
Faubourg (hôpital militaire durant la - ornementation des façades
période coloniale) avec un gabarit de (sculpture, céramique)
R+1. - escalier hélicoïdal qui
marque la façade principale.
- une toiture inclinée
couverte en tuile
- une harmonie matérialisée
par un jeu de volumes et une
absence de symétrie.
- utilisation de la pierre et de
la chaux comme matériaux
Figure 137 : la situation de la de construction.
maison. Source : Google Earth .

Figure 135 : le cartouche du dossier


graphique de la villa. Source:
archives du service d’urbanisme de
Blida.

Durant la colonisation la villa était


occupée par un docteur appelé
Dreyfus dont la consultation des
patients (militants) se fait au RDC
tandis que le 1er étage servit
d’habitation.

Figure 136 : la façade principale de


la villa. Source : auteur

54
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade


Proportion et échelle :
La villa par son gabarit de R+1 est
bien proportionnée par rapport
aux maisons mitoyennes.

Figure 141 : la façade principale


de la villa. Source : auteur.
Figure 138: Le gabarit bien Ornement :
respecté par rapport à l’ensemble L’ornementation marque les Figure 143 : croquis des deux
des maisons mitoyennes. Source : façades de la villa. poteaux cylindriques. Source :
auteur auteur.
Les façades sont divisées en trois
parties distinctes.

Le couronnement

Le corps de la façade

Le soubassement

Figure 139 : la façade principale


de la villa .source : archive du
service d’urbanisme de la wilaya Figure 144 : une bande de
de Blida. décoration florale en plâtre.
Source : auteur.
Le couronnement

Le corps de la façade

Le soubassement

Figure 140 : la façade latérale de


la villa .source : archive du Figure 145 : les carreaux de
service d’urbanisme de la wilaya Figure 142 : deux poteaux décoration en céramique. Source :
de Blida. cylindriques couverts en carreaux auteur.
de céramique avec un carré de
Le volume du sas d’entrée est carrelage pour marquer l’escalier.
imbriqué dans le grand volume Sources : auteur. Archive de du
carré de la maison en continuité service d’urbanisme de Blida
avec l’escalier hélicoïdal.

55
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

Figure 150 : cadrage de la porte


d’entrée. Source : auteur.

Figure 146 : bandes


d’ornementation verticales et
horizontales sur la façade
latérale. Source : auteur. Archive
de du service d’urbanisme de
Blida.

Figure 151 : cadrage des fenêtres.


Source : auteur.
Figure 148 : éléments porteurs en Ouvertures :
plâtre sculpté. Sources : auteur.
Archive de du service d’urbanisme
de Blida.
Figure 147 : croquis des bandes
d’ornementations (20cm * 100
cm). Source : auteur.

Figure 152 : la porte d’entrée de


Figure 149 : croquis d’une porte à la villa. Source : auteur.
faux sculptée. Source : auteur.

56
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

Figure 154 : la toiture de la villa.


Source : auteur.

Figure 158 : utilisation du


Les matériaux de construction : marbre pour les marches de
l’escalier. Source : auteur.
Figure 155 : une coupe de la maison où
apparaisse la charpente en bois avec une
couverture en tuile. Source : Plans des
archives du service d’urbanisme de la
wilaya de Blida.
Figure 159 : carreaux de
Les murs sont porteurs en pierre de 60 carrelage coloré. Source :
cm. auteur.

Figure 156 : le plan d’étage de la villa ;


Figure 160 : utilisation de
source : Plans des archives du service
la céramique. Source :
d’urbanisme de la wilaya de Blida.
auteur.
Figure 153 : les fenêtres et les Utilisation du bois pour la charpente
portes fenêtres des différentes
façades de la maison, fenêtres
rythmées en longueur. Source : les
plans d’archives du service
Figure 161 : élément
d’urbanisme de la wilaya de Blida.
porteur en plâtre sculpté.
Source : auteur.
Toiture et terrasses :
La toiture est en charpente Figure 157 : charpente en bois.
couverte par des tuiles. Source : auteur.

57
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-3-1-5 La fiche N° 5 : la maison N° 38, avenue Kritli Mokhtar, Blida.


Description de la maison Situation Le style

La maison se situe dans le tracé La façade est ouverte sur Le style Art déco. La façade se
régulier de l’Avenue Kritli l’Avenue kritli mokhtar au caractérise par :
Mokhtar. Elle est conçue en 1931 Nord. La maison est délimitée - une symétrie parfaite qui
d’un gabarit de RDC. par des habitations à l’est, au assure l’équilibre.
sud et à l’Ouest. - les fenêtres sont en longueur.
- ornementation (sculpture et
bandes géométrique).
- la toiture est inclinée couverte
en tuile.

Figure 162 : la façade principale


de la villa N° 38. Source : auteur.

Figure 163 : la situation de la


villa. Source : Google Earth.

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

Proportion et échelle : La façade principale est Ornement :


la façade est divisée en trois parties caractérisée par une symétrie
distinctes. parfaite.
Axe de symétrie.

Le couronnement

Le corps de la façade

Le soubassement
Figure 165 : la façade principale
symétrique. Source : auteur.
Figure 164 : la façade principale.
Source : auteur. Figure 166 : l’ornementation de
la porte d’entrée. Source :
auteur.

58
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Composants de la façade Composants de la façade Composants de la façade

Figure 167 : ornementation des Figure 171 : les fenêtres de la


fenêtres. Source : auteur. façade latérale. Source : auteur.

La toiture : est couverte en tuile


sur une charpente en bois.

Figure 174 : une partie du plan


RDC de la maison. Source : les
plans d’archives du service
d’urbanisme de la wilaya de
Figure 168 : croquis des bandes Blida.
d’ornementation des ouvertures.
Source : auteur.
Ouvertures :
La porte principale est en bois. Figure 172 : la toiture en coupe.
Source : les plans d’archives du
service d’urbanisme de la wilaya
de Blida. Figure 175 : cheminé en brique.
Source : auteur.

Figure 169 : la porte d’entrée.


Source : auteur.
Figure 176 : charpente en bois.
Source : auteur.
Figure 173 : la toiture de la
maison. Source : auteur.

Matériaux de construction :
La est construite en pierre et en
Figure 170 : fenêtre en longueur de brique, les murs extérieurs sont Figure 177 : carreaux de carrelage
la façade principale. Source : auteur. des murs porteurs en pierre de en mosaïque. Source : auteur.
60 cm.

59
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

3-4 Questionnaire :

Un questionnaire : Étant une liste de question méthodiquement posé en vue d’une enquête15,
pour notre recherche et a fin d’atteindre le maximum d’information et les différents avis nous
avons ciblé deux catégories d’interrogés :
Les habitants des maisons c’est les usagers qui ont des liens très étroits avec les lieux.
Les spécialistes (architectes, ingénieurs, urbanistes …..) qui peuvent nous aider à décoder les
valeurs sémantiques dans le patrimoine à Blida.

3-4-1 La première catégorie : Les habitants des maisons françaises de l’avenue Kritli
Mokhtar.
Nous avons établis des questions avec les habitants des maisons françaises (une vingtaine
de personnes dont la catégorie d’âge est entre 25 et 75 ans) concernant les matériaux utilisés ;
l’ornementation, les éléments significatif s de la façade ; et aussi par rapport a la préservation
de ces maisons coloniales.
1. Le matériau est il un signifiant dans l’architecture domestique du début 20ème
siècle?
Les habitants des maisons coloniales de l’avenue Kritli Mokhtar considèrent que les
matériaux utilisés dans la construction de leurs maisons sont solides et durables notamment la
pierre, ces matériaux leur offrent un bon confort thermique et phonique.
2. Signification des ornementations sur la façade :
Les habitants considèrent que l’ornementation des façades se spécifie par la simplicité et la
beauté au même temps, les carreaux de céramique, la sculpture florale ont une valeur
esthétique et historique. Les éléments les plus signifiants des façades des maisons françaises
de l’avenue Kritli Mokhtar selon les habitants se résument à l’ornementation décorative, les
grandes ouvertures et l’échelle harmonieuse, pour cela la majorité deus ne veut pas
abandonner leurs maisons qui occupent un lieu stratégique au profit des offres attractives des
promoteurs immobiliers.
3-4-2 La deuxième catégorie : Les spécialistes (architectes et ingénieurs spécialisés
dans la réhabilitation du patrimoine).

15
- Ben M’barek, « Le bâti ancien en méditerranée » échange entre artisans région corse- région de Marrakech,
Tensift, el Haouz, architecture et façade, école d’Avignon en France. www.réhabimed.com

60
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

Nous avons établis un questionnaire par rapport aux caractéristiques stylistiques des
habitations coloniales à l’avenue kritli Mokhtar, aux styles architecturaux qui existé dans la
ville de Blida durant la période coloniale, et aussi par rapport aux opérations de réhabilitation
de ces maisons.
1- Quels sont les différents styles architecturaux des maisons coloniales qu’on peut
trouver dans la ville de Blida durant la période du fin 19ème et début 20ème siècle
et sont ils existants ailleurs en Algérie?
Les spécialistes trouvent que la ville de Blida se caractérise par une richesse architecturale ;
synthétise les différents styles architecturaux. D’après les résultats et les vérifications de
quelque document d’archive ; les habitations françaises individuelles à Blida durant la période
de fin 19ème siècle et début 20ème siècle se caractérisent par une variété des styles
architecturaux tels que le néo mauresque, le mouvement moderne et l’art déco qui est le plus
immergé.
Ces styles sont existants dans les différentes villes algériennes mais les caractéristiques de
chaque site à une influence remarquable sur l’ornementation des façades.
2- Quelles sont Les opérations de préservations et de réhabilitation par rapport à
l’avenue Kritli Mokhtar ?
Les spécialistes confirment qu’il n’existe aucune initiative pour la préservation et la
réhabilitation des habitations individuelles coloniales au niveau de la wilaya de Blida ce qui
pose un problème notamment que le propriétaire n’est pas liés par les conditions requises pour
appeler des techniciens et des experts à fin de restaurer son domicile ; et que la conversion
des façades et les modifications y sont contenues, cela expose l’originalité de cet héritage
patrimonial à la perte.

3-5 Synthèse :
Ce que nous avons traité à propos de l’évolution de l’habitat Français à Blida, nous confirme
que les exigences du control militaire et les motivations économiques, étaient derrière
l’emplacement stratégique des groupements résidentiels français. Ces derniers ont été
propagés dans une période précise, qui est de 1900 à 1962 dont le tissu urbain s’est densifié
par rapport à la croissance démographique.

Le constat des caractéristiques stylistiques des différentes habitations individuelles


françaises, de l’avenue Kritli Mokhtar durant la période de 1900 jusqu’au 1962. Et en utilisant
plusieurs méthodes d’analyse tel que le relevé photographique, le relevé métrique, la

61
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

reproduction des croquis et la consultation des archives, nous a permis de définir les différents
styles architecturaux développés , qui sont ; l’art déco et le mouvement du style moderne.

Les maisons individuelles de l’avenue Kritli Mokhtar sont bien proportionnées par rapport
au gabarit qui est de R, R+1 et à l’harmonie de la façade.

Le style art déco s’est manifesté par des caractéristiques stylistiques, apparentes sur les
éléments architectoniques tels que la décoration simple avec des tracés géométriques et la
sculpture florale. La rigidité du volume équilibré par la symétrie.

Le style du mouvement moderne se matérialise par des caractéristiques stylistiques


enchainées par celles de l’art déco. La façade libre, le jeu de volume la fluidité entre
l’intérieur et l’extérieur sont présent à l’avenue Kritli Mokhtar.

Entre Alger et Blida, les maisons individuelles françaises construites dans la même période
(début 20ème siècle), nous confirme que la logique du style est présente. Un style qui ouvre la
porte à l’autre tout en respectant l’intégration au site. A côté de la mer, des façades blanches
avec une ornementation géométrique, des ouvertures arrondies. A Blida, l’influence des
montagnes et l’histoire de la ville s’expriment dans la décoration en sculpture florale, en
mosaïques et même dans la rigidité du volume.

A travers le questionnaire établi avec les habitants et les spécialistes, nous avons déduit que
l’avenue Kritli Mokhtar contient un héritage architectural digne d’intérêt avec des
caractéristiques stylistiques signifiantes qui nécessite une collaboration des spécialistes et des
techniciens pour une préservation.

3-6 Conclusion générale : discutions des résultats

Notre recherche est un apport ajouté aux résultats de recherche menée sur l’architecture
domestique coloniale du début du 20ème siècle en Algérie. Cette belle architecture constitue
une partie indissociable de l’identité Algérienne.

Dans la partie théorique ; on a définit les éléments de réflexion à savoir ; la notion de la


façade, l’habitat et les styles architecturaux, ainsi qu’on a essayé de comprendre les facteurs
d’implantation stratégique des groupements résidentiels coloniaux à Blida. L’opération
d’acquisition des terrains menée par les autorités françaises a contribué à la structuration de la
ville de Blida ; au début de la colonisation c’est les exigences du control militaire qui l’ont

62
Chapitre III ANALYSE DU CAS D’ETUDE
AVENUE KRITLI MOKHTAR

géré. Et suite à l’augmentation de la population européenne, la loi 1909 a était prise ce qui a
conduit le tissu urbain à s’étendre en extra muros accompagné d’apparition de lotissements
sur les axes structurants, en occupant les parcelles fertiles bien irriguée à fin d’avoir plus de
gains économiques. C’est la période du début du 20ème siècle (de 1900 à 1962) qui a connu
une propagation de l’habitat individuel français à Blida et en Algérie.

Durant cette époque on a essayé de déterminer les styles architecturaux des habitations
individuelles coloniales à Blida particulièrement à l’avenue Kritli Mokhtar ; c’est notre partie
pratique de recherche. Les deux styles immergés sont l’art déco et le mouvement du style
moderne chose qu’on a observé à une autre avenue que son développement s’est fait dans la
même période de recherche précisée, c’est l’avenue Ho Chi Minh à Alger.

A travers les différentes méthodes de relevé on a compris les raisons de propagation de ces
deux styles architecturaux :

- Les autorités Française veulent importer l’image de France en Algérie.

- Les architectes européens en Algérie essayent de s’inspirer du mouvement du modernisme


dans le monde pour que le citoyen Européen retrouve ces traces en Algérie.

- L’ornementation des façades des maisons coloniales s’est mariée avec celles des
autochtones par l’utilisation des sculptures florales, carreaux de céramiques.

D’après ce modeste travail, on a observé que les deux styles architecturaux des maisons de
l’avenue Kritli Mokhtar se sont propagés dans toute la ville de Blida. La combinaison entre
ces deux styles marque l’exception de l’avenue Kritli Mokhtar, chaque maison arrache
l’ornementation, la rigidité de l’art déco et tenir au même temps la beauté du mouvement
moderne. Chaque œuvre a pu sauvegarder ces particularités spécifiques, malgré toutes les
ressemblances des caractéristiques stylistiques existantes. Un grand respect au génie des
architectes qui ont inspiré des styles généralisés à l’époque, ont respecté la culture des
autochtones et ont mis leur touche personnelle pour élaborer des œuvres marquées.

Nous constatons enfin que l’architecture domestique Française en Algérie laisse ses traces
dans la mémoire collective dont elle constitue l’espace le plus occupé par les habitants dans
leur vécu quotidien depuis presque une cinquantaine d’années ce qui expose le cadre bâti à la
dégradation et participe à la disparition de leurs repères, pour cela des solutions efficaces
doivent être trouver à fin de préserver cet héritage encore méconnue.
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Bibliographie :

Ouvrage :

1- N.Oulebsir, « Les usages du patrimoine. Monuments, musées et politique coloniale en


Algérie (1830-1930) », édition : maison des sciences de l’homme, Paris 2004.
2- Marc Cote, « l’Algérie ou l’espace retourné », édition : Flammarion, coll., France
1988.
3- Frank Bramer, « l’architecture domestique du levant à l’âge du fer », édition :
Recherche sur les civilisations, Paris 1982.
4- Leonardo Benevolo, « Histoire de l’architecture moderne, la révolution industrielle »,
édition : Dunod, Paris, 1988.
5- Aiche Boussad « l’art déco et les prémisses de l’architecture moderne à Alger »,
édition : Bellaterra, Barcelone 2008.
6- Semmoud Nora « les stratégies d’appropriation de l’espace à Alger » éditions
l’Harmattan, histoire et perspectives méditerranéenne, Paris 2001.

Articles et revues :

7- Aleth Picard , « Architecture et urbanisme en Algérie. D'une rive à l'autre (1830-1962)


», revue des mondes musulmans et de la méditerranée, France 1994.
8- Mr M. Mercier, « Avenue, rue, boulevard, chaussée... Quelle différence ? » Article
publié à LIBRE.be.
9- Chaouche Salah, « L’impact de l’urbanisme colonial sur la fabrique de la ville
algérienne », revue des sciences et technologies, revue semestrielle de l’université
Frères Mentouri, Constantine.

Thèses et mémoires :

10- « La variété des styles architecturaux du patrimoine colonial, Cas d’étude le boulevard
EL ARBI TEBESSI à BLIDA » mémoire de master architecture et patrimoine,
université Saad Dahleb, présentée par Mouloua Feriel.
11- « architecture domestique en devenir. Formes, usage et représentations » le cas de
Biskra, mémoire de doctorat en siences en architecture, Université Mohamed Khider à
Biskra, présentée par Sriti Leila.

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12- « Les murs de façade des maisons du quartier bui thi xuan à Hanoi: relations entre les
organisations constructives, formelles et spatiales et les modes d’appropriation de la
façade » mémoire présenté par Lê Minh NGÔ, à la faculté des études supérieures de
l’Université Laval.
13- « La lecture typologique de la façade coloniale du XIXème et début du XXème
siècles Cas d’étude la rue Larbi Ben M’hidi » par BOULMERDJ Rekia, BOUTATA
Lydia, CHABOUNI Sofian, Mémoire pour l’obtention du diplôme de Master II en
Architecture, université Abderrahmane Mira, Bejaia.
14- « Contribution a la lecture des façades du patrimoine colonial 19ème et début 20ème
siècles, cas d’étude: quartier Didouche Mourad a Alger », Mémoire de magister
présentée par: Chabi Ghalia à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, soutenu
le 22/10/2012.
15- « requalification du quartier ramoule a Blida et conception d’une gare multimodale »
élaboré ; mémoire fin d’étude option architecture et aménagement urbain ; université
de Blida ; 2013 – 2014, présenté par : Mr OUADAH SOFIANE.
16- « LE SYSTEME DE L’ENCADREMENT ORNEMENTAL DES BAIES Cas de la
rue Ben M’hidi, Alger » mémoire de magister en architecture présentée par : Mme
Meddahi-Bidari Kahina, à l’Université Mouloud Mammeri De Tizi-Ouzou, soutenue
le : 13 Novembre 2014.
17- « la variété des styles architecturaux du patrimoine colonial, cas d’étude le Boulevard
El Arbi Tebessi A Blida » mémoire de master en architecture et patrimoine, présentée
par : Mouloua Ferial.

Références web graphique :

18- https://fr.calameo.com/read/000899869b80ad22d1a4d.
19- http://unt.unice.fr/uoh/espaces-publics-places/approfondissement-theorique-lanalyse-
typo-morphologique/.
20- (http://maxence94.free.fr/Cours/Architecture/L2.MUrb.module3.pdf).
21- https://archiguelma.blogspot.com/2016/10/expose-espace-urbain-espace-public.html.
22- https://fr.scribd.com/document/355160688/L-Habitat-pdf.
23- Prospekt, « De la surface à la façade. La qualité de vie comme principe fondamental »,
site internet : (https://docplayer.fr/14014490-La-facade-swisspearl-esthetique-espace-
vital-fonctionnalite-le-visage-de-l-architecture.html.

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24- http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/façade/32560?q=façade#32472.
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dans-les-lotissements-coloniaux-de-la-ville-de-blida.html.
28- http://www.epau-alger.edu.dz/index.php/labo-de-recherche/l-v-a-p/evenements/133-
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29- https://archiguelma.blogspot.com/2017/01/cours-n2-style-neo-classique-3eme-
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de-blida/.
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de blida/140437419341433/?_rdc=1&_rdr.
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