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Théorème des bornes atteintes en analyse

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Exo7

Continuité (étude globale). Diverses fonctions

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur www.maths-france.fr

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

Exercice 1 **I
Soit A une partie non vide de R. Pour x réel, on pose f (x) = d(x, A) = Inf{|y − x|, y ∈ A}. Montrer que f est
Lipschitzienne.
Correction H [005392]

Exercice 2 **I
Soit f continue sur [a, b] à valeurs dans [a, b]. Montrer que f a un point fixe.
Correction H [005393]

Exercice 3 **I
f (x)
Soit f définie sur [0, +∞[ à valeurs dans [0, +∞[, continue sur [0, +∞[ telle que x a une limite réelle ` ∈ [0, 1[
quand x tend vers +∞. Montrer que f a un point fixe.
Correction H [005394]

Exercice 4 ***
Soit f croissante de [a, b] dans lui-même. Montrer que f a un point fixe.
Correction H [005395]

Exercice 5 ****
Soit f croissante sur [a, b] telle que f ([a, b]) = [ f (a), f (b)]. Montrer que f est continue sur [a, b].
Correction H [005396]

Exercice 6 ***
Soit f continue sur R+ telle que, pour tout réel positif x, on ait f (x2 ) = f (x). Montrer que f est constante sur
R+ . Trouver un exemple où f n’est pas constante.
Correction H [005397]

Exercice 7 ***IT
Soit f continue sur R+ à valeurs dans R admettant une limite réelle quand x tend vers +∞. Montrer que f est
uniformément continue sur R+ .
Correction H [005398]

Exercice 8 ***I
Trouver tous les morphismes continus de (R, +).
Correction H [005399]

Exercice 9 ***

1
S
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b. Montrer que k>1 ]ka, kb[ contient un intervalle de la forme ]A, +∞[
puis déterminer la plus petite valeur possible de A.
Correction H [005400]

Exercice 10 ***
Soit f périodique et continue sur R. Montrer que f est bornée et uniformément continue sur R.
Correction H [005401]

Exercice 11 *** Théorème d’homéomorphie


Soit f une application continue sur un intervalle I de R à valeurs dans R. Montrer que f est injective si et
seulement si f est strictement monotone et que dans ce cas f (I) est un intervalle de même nature que I (ouvert,
semi-ouvert, fermé).
Correction H [005402]

Exercice 12 ***
Trouver un exemple de fonction pèriodique dont le groupe des pèriodes est dense dans R mais pas R.
Correction H [005403]

Exercice 13 **
Soit f de [0, 1] dans lui-même telle que ∀(x, y) ∈ ([0, 1])2 , | f (y) − f (x)| > |x − y|. Montrer que f = Id ou
f = 1 − Id.
Correction H [005404]

Exercice 14 ***
Trouver les fonctions bijectives de [0, 1] sur lui-même vérifiant ∀x ∈ [0, 1], f (2x − f (x)) = x.
Correction H [005405]

Exercice 15 ***I
Soit f une application de [0, 1] dans R, continue sur [0, 1] et vérifiant f (0) = f (1).
1. Soit n un entier naturel non nul et soit a = n1 . Montrer que l’équation f (x + a) = f (x) admet au moins
une solution.
2. Montrer (en fournissant une fonction précise) que, si a est un réel de ]0, 1[ qui n’est pas de la forme
précédente, il est possible que l’équation f (x + a) = f (x) n’ait pas de solution.
3. Application. Un cycliste parcourt 20 km en une heure.
(a) Montrer qu’il existe au moins un intervalle de temps de durée une demi-heure pendant lequel il a
parcouru 10 km.
(b) Montrer qu’il existe au moins un intervalle de temps de durée 3 min pendant lequel il a parcouru 1
km.
(c) Montrer qu’il n’existe pas nécessairement un intervalle de temps de durée 45 min pendant lequel il
a parcouru 15 km.
Correction H [005406]

2
Correction de l’exercice 1 N
Voir la correction de l’exercice ??.

Correction de l’exercice 2 N
Pour x ∈ [a, b], posons g(x) = f (x) − x. g est continue sur [a, b] puisque f l’est. De plus, g(a) = f (a) − a > 0 et
g(b) = f (b) − b 6 0. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, g s’annule au moins une fois sur [a, b] ou
encore, l’équation f (x) = x admet au moins une solution dans [a, b].

Correction de l’exercice 3 N
Puisque f (x) f (x) `+1
x tend vers ` ∈ [0, 1[, il existe A > 0 tel que pour x > A, x 6 2 < 1. Mais alors, f (A) < A (et
f (0) > 0) ce qui ramène à la situation de l’exercice 2 : pour x ∈ [0, A], soit g(x) = f (x) − x...

Correction de l’exercice 4 N
Soit E = {x ∈ [a, b]/ f (x) > x}. E est une partie non vide de R (car a est dans E) et majorée (par b). Donc, E
admet une borne supèrieure c vérifiant a 6 c 6 b.
Montrons que f (c) = c.
Si c = b, alors ∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ E/ b − n1 < xn 6 b. Puisque f est à valeurs dans [a, b] et que les xn sont dans E,
pour tout entier naturel non nul n, on a

xn 6 f (xn ) 6 b (∗).
Quand n tend vers +∞, la suite (xn ) tend vers b (théorème des gendarmes) et donc, f étant croissante sur [a, b],
la suite ( f (xn )) tend vers f (b− ) 6 f (b). Par passage à la limite quand n tend vers +∞ dans (∗), on obtient alors
b 6 f (b− ) 6 f (b) 6 b et donc f (b) = b. Finalement, dans ce cas, b est un point fixe de f .
Si c ∈ [a, b[, par définition de c, pour x dans ]c, b], f (x) < x (car x n’est pas dans E) et par passage à la limite
quand x tend vers c par valeurs supérieures et d’après les propriétés usuelles des fonctions croissantes, on
obtient : f (c)(6 f (c+)) 6 c.
D’autre part, ∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ E/ c − 1n < xn 6 c. xn étant dans E, on a f (xn ) > xn . Quand n tend vers +∞, on
obtient : f (c) > f (c− ) > c. Finalement, f (c) = c et dans tous les cas, f admet au moins un point fixe.

Correction de l’exercice 5 N
Puisque f est croissante sur [a, b], on sait que f admet en tout point x0 de ]a, b[ une limite à gauche et une
limite à droite réelles vérifiant f (x0− ) 6 f (x0 ) 6 f (x0+ ) puis une limite à droite en a élément de [ f (a), +∞[ et
une limite à gauche en b élément de ] − ∞, f (b)].
Si f est discontinue en un x0 de ]a, b[, alors on a f (x0− ) < f (x0 ) ou f (x0 ) < f (x0+ ). Mais, si par exemple
f (x0− ) < f (x0 ) alors, ∀x ∈ [a, x0 [ (6= 0),
/ f (x) 6 f (x0 −) et ∀x ∈ [x0 , b], f (x) > f (x0 ).
Donc ] f (x0 ), f (x0 )[∩ f ([a, b]) = 0/ ce qui est exclu puisque d’autre part ] f (x0− ), f (x0 )[6= 0/ et ] f (x0− ), f (x0 )[⊂

[ f (a), f (b)] (la démarche est identique si f (x0+ ) > f (x0 )). Donc, f est continue sur ]a, b[. Par une démarche
analogue, f est aussi continue en a ou b et donc sur [a, b].

Correction de l’exercice 6 N
√ n n
Soit x > 0. Pour tout naturel n, f (x) = f ( x) = f (x1/4 ) = ... = f (x1/2 ). Or, à x fixé, limn→+∞ x1/2 = 1 et, f
étant continue en 1, on a :
n
∀x > 0, f (x) = lim f (x1/2 ) = f (1).
n→+∞

f est donc constante sur ]0, +∞[, puis sur [0, +∞[ par continuité de f en 0.
Pour x > 0, posons f (x) = 0 si x 6= 1 et f (x) = 1 si x = 1. Pour x > 0, on a x2 = 1 ⇔ x = 1. f vérifie donc : ∀x >
0, f (x2 ) = f (x), mais f n’est pas constante sur R+ .

Correction de l’exercice 7 N

3
Posons ` = limx→+∞ f (x).
Soit ε > 0. ∃A > 0/ ∀x ∈ R+ , (x > A ⇒ | f (x) − `| < ε3 .
Soit (x, y) ∈ [A, +∞[2 . Alors, | f (x) − f (y)| 6 | f (x) − `| + |` − f (y)| < 2ε3 (< ε). D’autre part, f est continue
sur le segment [0, A] et donc est uniformément continue sur ce segment d’après le théorème de H EINE. Donc,
∃α > 0/ ∀(x, y) ∈ [0, A]2 , |x − y| < α ⇒ | f (x) − f (y)| < ε3 (< ε).
Résumons. α > 0 étant ainsi fourni, soient x et y deux réels de [0, +∞[ vérifiant |x − y| < α.
Si (x, y) ∈ [0, A]2 , on a | f (x) − f (y)| < ε3 < ε.
Si (x, y) ∈ [A, +∞[2 , on a | f (x) − f (y)| < 2ε3 < ε.
Si enfin on a x 6 A 6 y, alors, puisque |A − x| 6 |x − y| < α, on a | f (x) − f (A)| < ε3 et puisque A et y sont dans
[A, +∞[, on a | f (y) − f (A)| < 2ε3 . Mais alors,

ε 2ε
| f (x) − f (y)| 6 | f (x) − f (A)| + | f (y) − f (A)| < + = ε.
3 3
On a montré que ∀ε > 0, ∃α > 0/ ∀(x, y) ∈ [0, +∞[2 , (|x − y| < α ⇒ | f (x) − f (y)| < ε). f est donc uniformé-
ment continue sur [0, +∞[.

Correction de l’exercice 8 N
Soit f un morphisme de (R, +), c’est-à-dire que f est une application de R dans R vérifiant

∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).

On sait déjà f (0) = f (0 + 0) = f (0) + f (0) et donc f (0) = 0. Puis, pour x réel donné, f (−x) + f (x) = f (−x +
x) = f (0) = 0 et donc, pour tout réel x, f (−x) = − f (x) ( f est donc impaire). On a aussi n ∈ N∗ et x ∈ R,
f (nx) = f (x) + ... + f (x) = n f (x). De ce qui précède, on déduit :

∀x ∈ R, ∀n ∈ Z, f (nx) = n f (x).
Soit a = f (1). D’après ce qui précède, ∀n ∈ Z, f (n) = f (n.1) = n f (1) = an.
Puis, pour n ∈ N∗ , n f ( n1 ) = f (n n1 ) = f (1) = a et donc ∀n ∈ N∗ , f ( n1 ) = a 1n .
Puis, pour p ∈ Z et q ∈ N∗ , f ( qp ) = p f ( 1q ) = pa 1q = a qp .
Finalement,

∀r ∈ Q, f (r) = ar.
Maintenant, si l’on n’a pas l’hypothèse de continuité, on ne peut aller plus loin. Supposons de plus que f soit
continue sur R.
Soit x un réel. Puisque Q est dense dans R, il existe une suite (rn )n∈N de rationnels, convergente de limite x.
f étant continue en x, on a :

f (x) = f ( lim rn ) = lim f (rn ) = lim arn = ax.


n→+∞ n→+∞ n→+∞

Donc, si f est un morphisme continu de (R, +), f est une application linéaire de R dans R. Réciproquement,
les applications linéaires conviennent.

Correction de l’exercice 9 N
Soient a et b deux réels fixés tels que 0 < a < b. Trouvons les entiers naturels non nuls k tels que ]ka, kb[∩](k +
/ Pour k dans N∗ , posons Ik =]ka, kb[.
1)a, (k + 1)b[6= 0.
a a
Ik ∩ Ik+1 6= 0/ ⇔ ka < (k + 1)a < kb < (k + 1)b ⇔ k > ⇔ k > E( ) + 1.
b−a b−a
[
a
Posons k0 = E( b−a ) + 1. Pour k > k0 , on a donc Ik ∩ Ik+1 6= 0/ et donc ]ka, kb[=]k0 a, +∞[.
k>k0

4
[ [ 0 −1
k[
Maintenant, si k0 = 1, ]ka, kb[=]a, +∞[ et si k0 > 1, ]ka, kb[= ( ]ka, kb[)∪]k0 a, +∞[. Mais, si x est
k>k0 k>k0 k=1
0 −1
k[ 0 −1
k[
dans ]ka, kb[, alors x < (k0 − 1)b < k0 a et donc, ( ]ka, kb[)∩]k0 a, +∞[= 0.
/ La plus petite valeur de A est
k=1 k=1
a
donc (E( b−a ) + 1)a.

Correction de l’exercice 10 N
Soit T une pèriode strictement positive de f . f est continue sur le segment [0, T ] et donc est bornée sur ce
segment. f est par suite bornée sur R par T -périodicité.
Soit ε > 0.
f est continue sur le segment [0, T ] et donc, d’après le théorème de H EINE, f est uniformément continue sur ce
segment. Donc,
ε
∃α ∈]0, T [/ ∀(x, y) ∈ [0, T ], (|x − y| < α ⇒ | f (x) − f (y)| < .
2
Soient x et y deux réels tels que |x − y| < α. Si il existe un entier naturel k tel que (x, y) ∈ [kT, (k + 1)T ], alors
x − kT ∈ [0, T ], y − kT ∈ [0, T ], puis |(x − kT ) − (y − kT )| = |y − x| < α et donc | f (x) − f (y)| < ε2 < ε.
Sinon, en supposant par exemple que x 6 y, puisque l’on a choisi α < T ,

∃k ∈ Z/ (k − 1)T 6 x 6 kT 6 y 6 (k + 1)T.
Mais alors, |x − kT | = |y − x| < α et |y − kT | 6 |y − x| < α. Par suite,
ε ε
| f (x) − f (y)| 6 | f (x) − f (kT )| + | f (y) − f (kT )| < + = ε.
2 2
Dans tous les cas, si |x − y| < α, alors | f (x) − f (y)| < ε. On a montré que

∀ε > 0, ∃α > 0/ ∀(x, y) ∈ R2 , (|x − y| < α ⇒ | f (x) − f (y)| < ε).


f est donc uniformément continue sur R.

Correction de l’exercice 11 N
Si f est strictement monotone sur I, on sait que f est injective.
Réciproquement, supposons f injective et continue sur I et montrons que f est strictement monotone.
Supposons par l’absurde que f n’est pas strictement monotone. On peut alors trouver trois réels a, b et c dans
l’intervalle I tels que

a < b < c et (( f (b) > f (a) et f (b) > f (c)) ou ( f (b) 6 f (a) et f (b) 6 f (c))).
Quitte à remplacer f par − f , on supposera que a < b < c et f (b) > f (a) et f (b) > f (c).
Puisque f est injective, on a même a < b < c et f (b) > f (a) et f (b) > f (c). Soit M = Max{ f (a), f (c)}.
On a M < f (b). M est élément de [ f (a), f (b)] et, puisque f est continue sur [a, b], le théorème des valeurs
intermédiaires permet d’affirmer qu’il existe α ∈ [a, b] tel que f (α) = M. De plus, on ne peut avoir α = b car
f (α) = M 6= f (b) (et f injective). Donc,

∃α ∈ [a, b[/ f (α) = M.


De même, puisque M est élément de [ f (c), f (b)], ∃β ∈]b, c]/ f (β ) = M. Ainsi, on a trouvé dans I deux réels α
et β vérifiant α 6= β et f (α) = f (β ) ce qui contredit l’injectivité de f .
Donc, f est strictement monotone sur I.

Correction de l’exercice 12 N
Soit f la fonction caractéristique de Q. Le groupe des périodes de f est Q. En effet,

5
∀x ∈ R, ∀r ∈ Q, x + r ∈ Q ⇔ x ∈ Q,
et donc
∀x ∈ R, ∀r ∈ Q, f (x + r) = f (x). Mais on a aussi

∀x ∈ R, ∀r ∈ (R \ Q), x + r ∈ Q, ⇔ x ∈
/ Q,

et donc ∀x ∈ R, ∀r ∈ (R \ Q), f (x + r) 6= f (x).

Correction de l’exercice 13 N
On a 0 6 f (0) 6 1 et 0 6 f (1) 6 1. Donc | f (1) − f (0)| 6 1. Mais, par hypothèse, | f (1) − f (0)| > 1. Par suite,
| f (1) − f (0)| = 1 et nécessairement, ( f (0), f (1)) ∈ {(0, 1), (1, 0)}.
Supposons que f (0) = 0 et f (1) = 1 et montrons que ∀x ∈ [0, 1], f (x) = x.
Soit x ∈ [0, 1]. On a | f (x) − f (0)| > |x − 0| ce qui fournit f (x) > x. On a aussi | f (x) − f (1)| = |x − 1| ce qui
fournit 1 − f (x) > 1 − x et donc f (x) 6 x. Finalement, ∀x ∈ [0, 1], f (x) = x et f = Id.
Si f (0) = 1 et f (1) = 0, posons pour x ∈ [0, 1], g(x) = 1 − f (x). Alors, g(0) = 0, g(1) = 1 puis, pour x ∈ [0, 1],
g(x) ∈ [0, 1]. Enfin,

∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |g(y) − g(x)| = | f (y) − f (x)| > |y − x|.


D’après l’étude du premier cas, g = Id et donc f = 1−Id. Réciproquement, Id et 1−Id sont bien bien solutions
du problème.

Correction de l’exercice 14 N
Id est solution.
Réciproquement, soit f une bijection de [0, 1] sur lui-même vérifiant ∀x ∈ [0, 1], f (2x − f (x)) = x. Nécessaire-
ment, ∀x ∈ [0, 1], 0 6 2x − f (x) 6 1 et donc ∀x ∈ [0, 1], 2x − 1 6 f (x) 6 2x.
Soit f −1 la réciproque de f .

∀x ∈ [0, 1], f (2x − f (x)) = x ⇔ ∀x ∈ [0, 1], 2x − f (x) = f −1 (x)


⇔ ∀y ∈ [0, 1], f ( f (y)) − 2 f (y) + y = 0 (car ∀x ∈ [0, 1], ∃!y [0, 1]/ x = f (y))

Soit y ∈ [0, 1] et u0 = y. En posant ∀n ∈ N, un+1 = f (un ), on définit une suite de réels de [0, 1] (car [0, 1] est
stable par f ). La condition ∀y ∈ [0, 1], f ( f (y))−2 f (y)+y = 0 fournit ∀n ∈ N, un+2 −2un+1 +un = 0, ou encore
∀n ∈ N, un+2 − un+1 = un+1 − un . La suite (un+1 − un )n∈N est constante ou encore u est arithmétique. Mais, u
est également bornée et donc u est constante.
En particulier, u1 = u0 ce qui fournit f (y) = y. On a montré que ∀y ∈ [0, 1], f (y) = y et donc f = Id.

Correction de l’exercice 15 N
1. Soit n un entier naturel non nul donné. Pour x élément de [0, 1 − 1n ], posons g(x) = f (x + n1 ) − f (x).
g est définie et continue sur [0, 1 − 1n ]. De plus,

n−1 n−1
k k+1 k
∑ n ∑ ( f ( n ) − f ( n )) = f (1) − f (0) = 0.
g( ) =
k=0 k=0

Maintenant, s’il existe un entier k élément de {0, ..., n − 1} tel que g( nk ) = 0, on a trouvé un réel x de
[0, 1] tel que f (x + 1n ) = f (x) (à savoir x = nk ).
Sinon, tous les g( nk ) sont non nuls et, étant de somme nulle, il existe deux valeurs de la variable en
lesquels g prend des valeurs de signes contraires. Puisque g est continue sur [0, 1 − 1n ], le théorème des
valeurs intermédiares permet d’affirmer que g s’annule au moins une fois dans cet intervalle ce qui
fournit de nouveau une solution à l’équation f (x + 1n ) = f (x).

6
/ N∗ . Soit, pour x ∈ [0, 1], f (x) = | sin πx
2. Soit a ∈]0, 1[ tel que a1 ∈ π
a | − x| sin a |. f est continue sur [0, 1],
f (0) = f (1) = 0 mais,

π(x + a) πx π π
∀x ∈ R, f (x + a) − f (x) = (| sin | − | sin |) − ((x + a) − x)| sin | = −a| sin | 6= 0.
a a a a

3. (a) et b)) Soit g(t) la distance, exprimée en kilomètres, parcourue par le cycliste à l’instant t exprimé en
heures, 0 6 t 6 1, puis, pour t ∈ [0, 1], f (t) = g(t) − 20t. f est continue sur [0, 1] (si le cycliste reste un
tant soit peu cohérent) et vérife f (0) = f (1) = 0.
D’après 1), ∃t1 ∈ [0, 21 ], ∃t2 ∈ [0, 19 1 1
20 ] tels que f (t1 + 2 ) = f (t1 ) et f (t2 + 20 ) = f (t2 ) ce qui s’écrit encore
1 1
g(t1 + 2 ) − g(t1 ) = 10 et g(t2 + 20 ) − g(t2 ) = 1.
√ √
t 3 3
c) Posons pour 0 6 t 6 1, f (t) = | sin 4πt 4πt
3 | − 2 et donc, g(t) = | sin 3 | + (20 − 2 )t. ∀t ∈ [0, 14 ],
3 3
f (t + 4 ) − f (t) 6= 0 ou encore g(t + 4 ) − g(t) 6= 15.

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