2012
2012
Introduction 11
Première Partie
16
Performances du Portefeuille Public
1 - Indicateurs financiers, économiques et d’activités 20
1.1 - Exploitation et résultats 20
1.1.1 - Chiffre d’affaires 20
1.1.2 - Valeur ajoutée 20
1.1.3 - Charges d’exploitation 21
1.1.4 - Charges financières 21
1.1.5 - Résultats d’exploitation 22
1.1.6 - Résultats courants 22
1.1.7 - Résultats nets 23
1.1.8 - Rendement du portefeuille public 23
2.1 - Effectifs 27
Deuxième Partie
2 - Programmes spécifiques 37
4.1 - Logistique 44
4.2 - Transport ferroviaire 44
4.3 - Transport autoroutier 46
4.4 - Secteur portuaire 47
4.5 - Secteur aéroportuaire et aérien 48
4.6 - Poste 50
4.7 - Télécommunications 51
4.8 - Audiovisuel 51
5.1 - ONE 53
5.2 - Moroccan Agency for Solar Energy (MASEN) 55
5.3 - Programme national éolien 55
5.4 - Sociétés d'Investissements Energétiques (SIE) 56
5.5 - Agence Nationale pour le Développement des Energies
56
Renouvelables et de l'Efficacité Energétiques (ADEREE)
5.6 - ONEP 56
5.7 - Projet de regroupement de l’ONE et de l’ONEP 58
5.8 - Régies de distribution 58
5.9 - Hydrocarbures et Mines 59
6 - Phosphates 59
7 - Agriculture 60
7.3 - SONACOS 62
8 - Pêche 63
9 - Secteurs socio-éducatifs 65
10 - Habitat et urbanisme 73
11 - Promotion économique 76
11.1 - Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) 77
11.2 - Office National Marocain du Tourisme (ONMT) 78
11.3 - Agence Marocaine de Développement des Investissements (AMDI) 79
11.4 - Centre Marocain de Promotion des Exportations (CMPE) 80
12.1 - Aménagement 81
12.1.1 - Agence pour l’Aménagement de la Vallée du Bou Regreg 81
12.1.2 - Société du Tramway de Rabat – Salé 82
12.1.3 - Aménagement du site de la lagune de Marchica 83
12.1.4 - Société Casablanca Aménagements 83
12.1.5 - Tramway de Casablanca 83
12.1.6 - Société Nationale de Réalisation et de Gestion des Stades 84
12.1.7 - Agence de Dédensification et de Réhabilitation de la Médina 84
de Fès
13 - Finance 86
Troisième Partie 89
Quatrième Partie
95
Cession des Participations de l'Etat
INTRODUCTION
L’année 2011 a connu l’adoption par le Maroc d’une nouvelle Constitution qui vise
notamment la consolidation de l’Etat de droit, la consécration des principes de séparation
des pouvoirs, le renforcement de la bonne gouvernance et la corrélation entre la
responsabilité publique et la reddition des comptes. Cette Constitution offre également le
cadre idoine pour impulser davantage la dynamique économique et accélérer le rythme de
modernisation et de développement humain et territorial du pays.
Dans ce cadre, les Entreprises Publiques (EP) jouent un rôle de premier choix dans le
processus de développement à travers leurs contributions dans la mise en œuvre des
politiques publiques, la fourniture des services de base, la réalisation des infrastructures
nécessaires à l’accroissement des initiatives du secteur privé et la contribution à
l’aménagement du territoire. Ces Entreprises sont également interpellées par les
exigences accrues en matière de transparence, d’éthique et de performance.
A cet égard, les EP ont affiché dans leur ensemble, durant l’année 2011, de bonnes
performances en termes d’activité, de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée et de résultats
nets, confirmant celles enregistrées en 2010.
De même, les réalisations en matière d’investissement des EP, confirmant leur trend
haussier sur les dernières années, sont passées de 157 milliards de dirhams sur la période
2006-2008 à 208 milliards de dirhams sur la période 2009-2011, soit un accroissement
remarquable de 33%. Pour l’année 2012, cet effort sera poursuivi avec une enveloppe
globale d’investissement de 123 milliards de dirhams, consolidant ainsi le rôle de levier
que joue l’investissement public dans le maintien du rythme de croissance à un niveau
élevé.
A cet égard, les années 2011 et 2010 sont marquées par la concrétisation, par les EP, de
plusieurs projets d’envergure dont, en ce qui concerne le secteur des infrastructures, le
premier schéma d’armature autoroutière nationale avec la mise en service du tronçon Fès-
Oujda, le lancement des travaux de la Ligne à Très Grande Vitesse entre Casablanca et
Tanger et l’entrée en service du tramway Rabat-Salé.
Concernant le secteur des phosphates et sous l’effet conjoint d’une reprise du commerce
mondial et des cours de la roche et des engrais d’une part et d’une vision stratégique plus
active d’autre part, l’OCP a enregistré des performances commerciales remarquables
(chiffre d’affaires dépassant le seuil de 50 milliards de dirhams en 2011) avec une hausse
importante de ses exportations, induisant la consolidation de sa situation financière et des
retombées positives sur la balance des paiements. La nouvelle stratégie de l’OCP vise
également l’augmentation de sa capacité de production et l’attrait des investisseurs
d’envergure mondiale pour capter les extensions futures du marché des phosphates.
Cet effort d’impulsion et d’accompagnement des EP s’inscrit dans le cadre d’une vision
globale des Pouvoirs Publics, fondée sur l’accompagnement stratégique de ces
organismes et l’amélioration de leurs performances d’une part, et sur l’évolution
qualitative de leur performance et de leur dispositif de contrôle et de gouvernance d’autre
part. Ceci est soutenu par des actions continues de réforme, de restructuration et
d’assainissement. De même, des mesures volontaristes sont entreprises pour mener à bien
de nouvelles réformes et restructurations plus ambitieuses, dans un contexte imposant des
standards, des normes et des pratiques de plus en plus exigeants en termes d’efficacité et
de performance et également en matière d’éthique et de lutte contre la corruption.
A cet égard, un Code de bonnes pratiques de gouvernance des EP a été adopté de façon
participative et vise à promouvoir davantage les valeurs de transparence et d’information
et à ancrer la culture de reddition des comptes.
---------------------------------------------------------------------
PREMIERE PARTIE
- 246 Etablissements publics et organismes contrôlés dont 52% opèrent dans les secteurs
productifs et 39% dans le social ;
- 42 sociétés à participation directe du Trésor dont 39% interviennent dans les secteurs
productifs et 21% dans le domaine des infrastructures.
La répartition dudit portefeuille par catégorie et par secteur d’activité se présente comme suit :
Services Finances
Finances Infrastructures 3 6
6 17 Social 7% 14%
2% 8
Social 7%
19%
97
39%
Infrastructures
9
21%
Productif
126 Productif
52% 16
39%
Certains desdits établissements et sociétés détiennent des filiales et participations au nombre total
de 476 dont 11 sont cotées en Bourse et 53 agissant à l’international.
Ainsi, trois grands Holdings Publics en l’occurrence la CDG, l’OCP SA et la BCP détiennent
61% desdites filiales et participation. La répartition des sociétés formant le portefeuille public,
par Holding Public en 2011, se présente comme suit :
182
(45 à 100%) Répartition des sociétés par holding public (Année 2011)
59 (5)
51 (10)
24 (8)
15 (2) 14 (14) 11 (4) 11 (3) 10 (1) 10 (2) 8 (1) 6 (1) 5 (2)
CDG BCP OCP RAM CAM HAO TMSA ONCF ONHYM IAM SNTL ONE AAVBR
Concernant le déploiement géographique du portefeuille public, l’on observe qu’en plus des EP
relevant de l’Etat et agissant sur l’ensemble du territoire (RAM, ADM, ONDA, Groupe OCP,
ONCF, ONE, ONEP, HAO, BAM, ANCFCC, ONHYM…), d’autres EP relevant des
Collectivités Locales ou de l’Etat agissent dans un territoire géographique déterminé.
Ainsi, le portefeuille comporte 31 entités qui sont l’émanation des Collectivités Locales dont 15
Etablissements Publics et 16 sociétés à participation directe. Les Etablissements publics relevant
des Collectivités Locales sont les Régies autonomes opérant dans les domaines de la distribution
d’eau et d’électricité (12), du transport urbain (2) et des activités frigorifiques (1).
Par ailleurs, ce portefeuille comprend 117 entités agissant au niveau local en 2011. Il s’agit de :
- 87 Etablissements Publics agissant dans un territoire allant du centre urbain à plusieurs
Régions dont : 9 Agences de Bassins Hydrauliques, 3 Agences de Développement
Régional, 16 AREF, 15 Universités, 26 Agences Urbaines, 4 Centres Hospitaliers et 9
ORMVA ;
- 30 sociétés jouant un rôle important à l’échelon local dont : TMSA (Tanger), Marchica
Med (Nador), sociétés d’aménagement Al Omrane (14 sociétés couvrant toutes les
régions) et société d’aménagement du port de Tanger (SAPT).
******
Probabilités de clôture
Malgré un contexte marqué par la crise économique et financière mondiale, les perturbations des
cours des matières premières et les événements géopolitiques, les EP ont enregistré dans leur
ensemble, durant les années 2010 et 2011, de bonnes performances en termes d’activité, de
chiffre d’affaires, de valeur ajoutée et de résultats. Leur situation financière s’est également
améliorée. Cette évolution positive intervient après le recul enregistré en 2009 en relation avec
les baisses significatives des indicateurs du Groupe OCP.
A cet égard, les performances du Groupe OCP, inscrites dans un trend haussier durant les années
2010 et 2011, ont tiré à la hausse les indicateurs économiques, financiers et d’activité du
portefeuille public.
Le chiffre d’affaires réalisé en 2011 s’élève à 177,5 Chiffre d'affaire s de s Entre prises
MMDH enregistrant une hausse de 4,8% par Publiques
rapport à 2010 (169,3 MMDH soit +19,1% par
rapport à 2009). 170 000
l’ANCFCC (3,5 MMDH). CA en MDH 175 014 142 211 169 322 177 477
A fin 2011, la valeur ajoutée s’est établie à 76,3 MMDH en progression de 9,2% par rapport à
2010 (69,9 MMDH soit + 34,7% par rapport à 2009). Une part de 40% de cette richesse est le
fait du Groupe OCP dont le montant a atteint 30,4 MMDH.
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000
20 000 2008 2009 2010 2011
1
Cf. Annexes
2
Analyse sur la base des probabilités de clôture disponibles au titre de l’année 2011
3
Cf. Annexe
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 20
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
L’accroissement de la valeur ajoutée des EP à fin 2011 est principalement le fait du Groupe OCP
(+35% avec 30,5 MMDH), de l’ANCFCC (+6,6% avec 3,2 MMDH), de l’ONCF (+13,7% avec
2,7 MMDH), de l’ONEP (+3,4% avec 2,6 MMDH) et de l’ONDA (+2,3% avec 2,2 MMDH).
Ces 5 organismes produisent, avec l’ONE (4,9 MMDH) plus de 60% de la valeur ajoutée totale
en 2011.
Par rapport au PIB, la valeur ajoutée des EP a représenté 9,1% en 2011 et près de 9% en 2010.
Ces charges ont atteint 147,3 MMDH en Charges d'exploitation des Entreprises Publiques
Charges en MDH 131 453 125 081 135 134 147 310
Dans ce cadre, il y a lieu de signaler les mesures de rationalisation prises par le Gouvernement au
cours de l’exercice 2011 incitant les EP à la maîtrise de leurs charges d’exploitation à travers la
rationalisation des dépenses de fonctionnement et la maîtrise de leur train de vie.
4
Le Fonds Hassan II comptabilise, en tant que charges financières, les subventions et avances non remboursables
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 21
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Les résultats d’exploitation ont atteint 28,9 MMDH, enregistrant une amélioration de 67% par
rapport à 2009 expliquée, essentiellement, par le quadruplement des résultats du Groupe OCP et
par l’amélioration des résultats de la CNSS (+1,3%), du CAM (+7,2%) et du Groupe CDG
(+61,7%).
Les résultats d’exploitation bénéficiaires (31,3 MMDH contre seulement 18,1 MMDH en
2009) sont le fait principalement des EP ci-après qui ont la particularité d’avoir toutes dépassé,
individuellement, le seuil de 1 milliard de dirhams de bénéfice : Groupe OCP (14.420 MDH),
CNSS (4.029 MDH), CAM (2.271 MDH), CMR (1.251 MDH), Groupe CDG (1.037 MDH) et
ONE (1.030 MDH). Il y a lieu de relever tout particulièrement la performance du Groupe OCP
(+305%), du Groupe CDG (+61,7%) et de l’ONE, ce dernier affichant un résultat d’exploitation
bénéficiaire de 1.030 MDH en 2010 contre 120 MDH en 2009 et après un résultat d’exploitation
déficitaire de 4.210 MDH en 2008.
Les résultats d’exploitation déficitaires (-2,5 MMDH contre -0,8 MMDH en 2009) sont
principalement le fait des EP suivantes : RAM (-492 MDH), Barid Al Maghrib (-282 MDH) et
ONHYM (-154 MDH).
45 000
35 000
25 000
15 000
5 000
2008 2009 2010
Charges en MDH 39 182 17 345 28 963
Les résultats courants du secteur des EP s’élèvent à 31,0 MMDH en 2010, en forte hausse de
73,3% par rapport à 2009 sous l’effet notamment de l’augmentation des résultats bénéficiaires du
Groupe OCP et du Groupe CDG.
Le total des résultats courants bénéficiaires s’élève à 34,5 MMDH en 2010 contre 18,2
MMDH en 2009. La hausse des résultats courants bénéficiaires résulte notamment de celle des
EP suivantes : Groupe OCP (+331% avec 14.887 MDH), CNSS (+1,4% avec 5.231 MDH),
CMR (+14,9% avec 4.792 MDH) et Groupe CDG (+190% avec 2.769 MDH).
Le total des résultats courants déficitaires a connu une stagnation (-3,7 MMDH en 2010 contre
-3,9 MMDH en 2009). Les principales EP affichant ces résultats sont : ADM (-1.076 MDH),
RAM (-598 MDH), ONCF (-129 MDH), ORMVAL (-94 MDH), ONHYM (-92 MDH) et
ORMVAH (-84 MDH).
Sur la base des probabilités de clôture à fin 2011, les résultats nets ont atteint 26,4 MMDH, en
hausse de 18% par rapport à 2010. Plus de 50% de ce montant est le fait du Groupe OCP (15,2
MMDH) dont le résultat net a augmenté de 71% par rapport à 2010. Aussi, le Groupe TMSA et
l’ONCF ont-il affiché une amélioration de leurs résultats respectivement de 1003% (3,3 MMDH
contre 295 MDH en 2010) et de 237% (295 MDH contre -215 MDH en 2010). En revanche, ces
performances ont été atténuées par une aggravation des pertes au niveau de certaines EP : ONE
(-3.612 MDH contre -452 MDH en 2010), Groupe RAM (-1.552 MDH contre -929 MDH en
2010), ADM (-1.120 MDH contre -1.056 MDH en 2010) et ONHYM (-206 MDH contre -38
MDH en 2010).
Pour l’année 2010, ces résultats nets ont atteint 22,4 MMDH, en progression de 76,2% par
rapport à 2009. A cet égard, le total des résultats nets bénéficiaires s’élève à 26 MMDH en 2010
contre 15,6 MMDH en 2009 tandis que le total des résultats nets déficitaires a atteint 3,7
MMDH en 2010 contre 4,2 MMDH l’année d’avant, confirmant ainsi l’amélioration continue
enregistrée par le portefeuille public sur les plans d’activité et financier.
- la hausse des bénéfices des EP suivantes : Groupe OCP (+590% avec 8.850 MDH), CMR
(+15,3% avec 4.807 MDH) et Groupe CDG (+162% avec 1.914 MDH). Cette hausse a été
toutefois atténuée par un recul des bénéfices de la CNSS (-2,1% avec 4.793 MDH), du
Groupe HAO (-49% avec 297 MDH) et de l’ONDA (-45% avec 271 MDH) ;
- les résultats déficitaires notamment de ADM (perte de 1.056 contre une perte de 311 MDH
en 2009), de la RAM (perte de 929 MDH contre une perte de 851 MDH en 2009), de l’ONE
(perte de 452 MDH contre une perte de 1.164 MDH en 2009) et de l’ONCF (perte de 215
MDH contre une perte de 357 MDH en 2009).
30 000
22 500
15 000
7 500
0
2008 2009 2010 2011
Résultats en MDH 33 290 12 693 22 365 26 410
Si l’on tient compte des résultats nets de la société IAM, le résultat net global du secteur atteint
31,6 MMDH en 2010 contre 21,7 MMDH en 2009.
5
Résultats nets = Résultats nets bénéficiaires + Résultats nets déficitaires
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 23
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ainsi, le ratio de Rendement Financier a atteint 8,5% en 2010 contre 5,5% en 2009 et le ratio
de Rendement Commercial s’est situé, quant à lui, à 13,2% en 2010 contre 8,9% en 2009.
Les principales EP qui ont impacté les évolutions enregistrées par ces ratios en 2010 sont la
CMR, la CNSS, le Groupe CDG, l’OFPPT et l’ALEM avec une nette amélioration du rendement
financier du Groupe OCP (36,3% en 2010).
1.2.1 - ACTIFS6
A fin 2010, le total des bilans des EP s’élève à 872,5 MMDH enregistrant une appréciation de
9,7% par rapport à l’année précédente et ce, en relation avec la consolidation de la structure
financière de ces organismes. L’augmentation a concerné la quasi-totalité des EP et 56% des
actifs sont le fait des six entités suivantes ayant toutes dépassé, individuellement, les 60 MMDH
d’actifs : Groupe CDG, ONE, CMR, CAM, Groupe OCP et CNSS.
1.2.3 - ENDETTEMENT8
6
Cf. Annexe
7
Cf. Annexe
8
Cf. Annexe
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 24
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
En 2010, ces dettes étaient de 148,9 MMDH marquant un accroissement de 10% par rapport à
2009 qui résulte de :
- mouvements à la hausse touchant notamment : ADM (+36,8% avec 26,7 MMDH), l’ONEP
(+21,9% avec 13,3 MMDH) et TMSA (+32% avec 6,6 MMDH) ;
- mouvements à la baisse concernant en particulier : le Groupe OCP (-10,2% avec 10,4
MMDH), la RAM (-4,2% avec 5,7 MMDH) et l’ORMVAD (-2% avec 1,5 MMDH).
Près de 79% des dettes en 2010 sont le fait de 7 entités qui sont l’ONE, ADM, l’ONCF, l’ONEP,
le CAM, le Groupe OCP et TMSA, impliquées toutes dans la réalisation de grands projets
structurants.
En 2010, les dettes des EP ont représenté l’équivalent de 17,1% du total des actifs (17% en
2009) et 57% des fonds propres (59% en 2009). L’ensemble de ces indicateurs dénote de la
bonne situation financière du portefeuille malgré la hausse de l’endettement.
Force est de rappeler que durant la période 2008-2011, le montant global des investissements des
EP a atteint 275 MMDH tandis que l’augmentation de l’endettement sur cette période ne dépasse
pas 13% de ces investissements, confirmant ainsi la solidité financière de ces EP.
[Link] - TRESORERIE
A fin 2011, la trésorerie des EP a atteint 25,4 Trésorerie des Entreprises Publiques
MMDH contre 33,2 MMDH une année
auparavant. 40 000
35 000
Les principales EP dont la trésorerie est 30 000
excédentaire sont l’ANCFCC (2,9 MMDH), 25 000
les Régies de Distribution (2,8 MMDH),
20 000
l’OFPPT (2,4 MMDH), les AREF (2
15 000
MMDH), l’ONEP (1,6 MMDH), les
10 000
Universités (1,3 MMDH), ADM (1,2 2008 2009 2010 2011
[Link] - PLACEMENTS
A fin 2010, le montant des placements des EP s’est établi à 177,1 MMDH contre 153,4 MMDH
en 2009. Une part de 95% de ce montant correspond aux placements des EP suivantes :
Les indicateurs d’activité des EP, baromètres de l’économie nationale, montrent que la majorité
de ces entreprises a enregistré une croissance soutenue de leurs activités notamment celles
opérant dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, du transport, des télécommunications et de
l’habitat.
A ce titre, les évolutions suivantes ont été enregistrées entre septembre 2010 et fin septembre
2011 :
- les ventes d’énergie électrique se sont accrues de 7,5% pour s’établir à 19.121 GWH ;
- les ventes d’eau de l’ONEP ont augmenté de 2,6% pour atteindre 596 millions m3 ;
- le mouvement des avions et le mouvement des passagers au niveau des aéroports se sont
accrus respectivement de 0,7% et 4,4% ;
- le nombre de voyageurs transportés par l’ONCF a connu une hausse de 11,4% ;
- le trafic autoroutier s’est accru de 30,9% pour atteindre 16,6 millions véhicules-km ;
- les indicateurs du secteur des télécommunications font ressortir des augmentations atteignant
75% pour le nombre d’abonnés Internet sachant que pour la même période, le nombre des
abonnés GSM a progressé de 18,5% ;
- les unités d’habitat produites par le Groupe HAO ont augmenté de 36,6% atteignant 81.191
unités et le nombre de titres fonciers créés a accru de 26,7% (26.664 titres) ;
- les inscriptions des droits réels (420.567 unités) et les certificats de propriété (626.526
certificats) recensés par l’ANCFCC ont augmenté respectivement de 11,5% et 8,2% à fin
septembre 2011.
Le chantier de la Régionalisation avancée appelle les EP, acteurs contribuant à la mise en œuvre
des politiques publiques, à renforcer leur action sur le plan régional à travers notamment,
l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des partenariats et de la contractualisation
ainsi que la modernisation du contrôle.
Ainsi, les principaux indicateurs des EP relevant des Collectivités Locales ou de l’Etat et agissant
dans un territoire géographique déterminé, ont évolué comme suit :
9
Détail de l’exercice 2010 en Annexe
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 26
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
2009 2010
SIGLE
Charges Charges de Charges Charges de
CA (MDH) Exploitation personnel Effectif (unité) Invest. (MDH) CA (MDH) Exploitation personnel Effectif (unité) Invest. (MDH)
(MDH) (MDH) (MDH) (MDH)
(1) % (4) 3,99% 8,64% 7,38% 11,61% 36,06% 3,93% 8,98% 7,73% 12,50% 31,79%
(2) % (4) 4,39% 3,83% 3,87% 6,32% 3,26% 4,10% 3,93% 3,77% 7,00% 5,99%
Total (3) 11 917 15 602 2 803 22 048 26 638 13 598 17 447 3 093 24 189 26 825
Total Secteur EEP (4) 142 211 125 081 24 931 122 942 67 656 169 322 135 134 26 895 124 049 71 011
(3) % (4) 8,38% 12,47% 11,24% 17,93% 39,37% 8,03% 12,91% 11,50% 19,50% 37,78%
A l’étude de ces données, il s’avère que le poids des EP agissant sur les plans local et régional
demeure important comparativement à l’ensemble du secteur des EP et ce, en termes de chiffre
d’affaires et d’investissements.
En matière d’investissement, les EP agissant sur les plans local et régional ont réalisé près de
38% de l’investissement du secteur des EP en 2010 avec 26,8 MMDH.
2 - RESSOURCES HUMAINES10
2.1 - EFFECTIFS
A fin 2010, l’effectif total du personnel des EP11 a atteint 128.500 agents, enregistrant une
hausse de 3% par rapport à 2009, due essentiellement à la prise en charge par le Centre
Hospitalier Ibn Sina des charges afférentes à son personnel (4.466 agents) qui émargeaient
auparavant sur le Budget Général de l’Etat.
L’effectif total des EP en 2010 se décompose en 126.461 agents permanents et 2.039 agents
occasionnels.
Parmi les 126.461 agents permanents, on recense 37.168 cadres, 44.060 agents de maîtrise et
45.233 agents d’exécution. Le taux d’encadrement du personnel permanent a baissé en passant
de 32% en 2009 à 29,4% en 2010 alors qu’il était de 27% en 2008. Ceci étant, l’option
volontariste de doter les EP de ressources humaines qualifiées constitue une des priorités de ces
entités et ce, pour la bonne conduite de leurs programmes d’action.
EXECUTION
CADRES
35,8%
29,4%
MAITRISE
34,8%
10
Cf. Annexe
11
Compte non tenu du personnel de certains EP qui émarge sur le Budget Général de l’Etat
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 27
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ces charges12 se sont élevées en 2010 à 26,9 MMDH en hausse de 7,9% par rapport à 2009. Plus
de la moitié de ces charges est le fait de cinq grandes EP qui sont le Groupe OCP, la RAM,
l’ONE, le Groupe CDG et l’OFPPT qui ont la particularité de dépasser, individuellement, le seuil
d’un milliard de dirhams.
En 2011, ces charges se sont accrues de 5,7% pour atteindre 28,4 MMDH et ce, sous l’effet
notamment des mesures liées au dialogue social dont l’impact financier avoisine 1 MMDH.
Rapportées au chiffre d’affaires, les charges de personnel des EP ont représenté 16% en 2011
contre 15,9% en 2010 et 17,5% en 2009.
Parmi les plans sociaux réalisés en 2011, figurent ceux concernant la RAM (1.087 agents), la
Régie de Transport Urbain de Fès (75 agents), l’ONHYM (37 agents) et l’Office des Changes (8
agents).
Il est prévu la réalisation d’opérations de départ en 2012 par la SNRT( 350 agents), l’ANP ( 80
agents), la SOREAD-2M (75 agents) et l’OCE ( 5 agents).
Au titre de l’année 2011, les transferts aux EP Transferts budgétairs de l'Etat aux Entreprises
demeurent orientés vers des secteurs Publiques
prioritaires (enseignement, santé, agriculture,
25 000
infrastructures et services publics de base) et
ont atteint 16.817 MDH, soit une baisse de 20 000
22% par rapport à 2010. Cette réduction des
15 000
déblocages est liée à l’usage en priorité des
fonds de trésorerie disponibles au niveau des 10 000
EEP concernés. 5 000 2008 2009 2010 2011
L’examen de la structure des transferts montre qu’elle a enregistré, en 2011, une diminution de la
part des subventions de fonctionnement et de l’équipement contre une hausse au niveau des
augmentations de capital comme cela ressort du tableau ci-après13 :
Outre les transferts directs précités, certaines EP bénéficient de ressources constituées de taxes
parafiscales14 dont le montant totalise plus de 2.800 MDH en 2010 contre 2.666 MDH en 2009
provenant notamment de la taxe sur la formation professionnelle, la taxe pour la promotion du
paysage audiovisuel national, la taxe de promotion touristique et les taxes parafiscales à
l’importation.
Les réalisations au titre des produits Produits provenant des Entreprises Publiques
provenant des EP ont atteint, au 31
décembre 2011, un montant de 10.483 12 000
MDH, soit un taux de réalisation de
103% par rapport à des prévisions 10 000
en 2010.
13
Détail en Annexe.
14
Ces taxes sont comprises dans les produits d’exploitation des EP concernées.
15
Détail en Annexe.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 29
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
OCP SA : 3.000 MDH au titre des dividendes contre 1.000 MDH en 2010 ;
Maroc Telecom : 2.611 MDH (contre 2.447 MDH en 2010) dont 2.511 MDH au
titre des dividendes et 100 MDH au titre de la redevance
domaniale ;
Conservation Foncière : 2.000 MDH au titre des produits de monopole contre 1.800
MDH en 2010 ;
Bank Al Maghrib : 1.140 MDH contre 2.033 MDH en 2010, dont 833 MDH au titre
des dividendes et 307 MDH au titre de la commission de
change ;
CDG : 540 MDH au titre des parts de bénéfices contre 200 MDH en
2010 ;
Office des Changes : 200 MDH qui a été réalisé également en 2010.
Au titre de l’année 2012, les produits provenant des EP sont estimés à 11.380 MDH, soit une
hausse de 8,6% par rapport à l’année 2011.
En 2010, le montant dû par les EP au titre de l’IS a I m pôt s sur l e s soc i é t é s de s Ent r e pr i se s P ubl i que s
8 887
2009
3 697
2010
4 887
2011
5 918
ISen MDH
soit une hausse de 21% par rapport à 2010.
Pour l’exercice 2010 et si l’on tient compte de l’IS versé par la société IAM (3.667 MDH) et par
Bank Al Maghrib (1.078 MDH), l’IS global dû par le secteur des EEP atteint 9.632 MDH (contre
9.022 MDH en 2009).
2 000
Cette évolution s’explique notamment par
1500
l’augmentation des versements du Groupe OCP
1000
(+14,4%), du Groupe HAO (+7,1%) et de l’ONE
500
(+3,8%).
0
2008 2009 2010
-------------------------------------------------------------------
DEUXIEME PARTIE
-------------------------------------------------------------------
Les Entreprises Publiques sont un acteur important dans le développement du pays à travers leurs
contributions diversifiées à la mise en œuvre des politiques publiques, à la fourniture des services
de base, à la réalisation des infrastructures nécessaires à l’accroissement des initiatives du secteur
privé et à l’aménagement du territoire.
Les réalisations en matière d’investissement des EP, inscrites dans le cadre de plans pluriannuels,
confirment le trend haussier observé sur les dernières années et la migration vers un nouveau
palier pour la période 2009-2011 avec un bond remarquable de 33% par rapport à la période
2006-2008.
En termes de prévisions, le volume d’investissement à réaliser par les EP au titre de l’année 2011
s’élève à 114,4 milliards de dirhams. Pour l’année 2012, cet effort sera poursuivi avec une
enveloppe globale d’investissement de 122,8 milliards de dirhams, consolidant ainsi le rôle
moteur de l’investissement public dans le maintien d’une croissance soutenue.
Cet effort d’investissement des EP est adossé, dans la plupart des cas, à des restructurations
institutionnelles et stratégiques, dictées par la volonté des Pouvoirs Publics, portant sur des
secteurs névralgiques tels que les transports, la poste, l’audiovisuel, l’habitat, le social,
l’agriculture, l’énergie, l’eau et permettant de renforcer la capacité d’investissement des EP et
leurs performances.
En 2011, les investissements des EP16 ont atteint 70,2 MMDH17, soit plus de deux fois
l’investissement réalisé en 2005, confirmant ainsi le maintien de l’investissement des EP à des
niveaux élevés en comparaison avec la période précédente comme cela ressort du graphique ci-
après :
Investissements réalisés par les
Entreprises Publiques en MDH
75 000 71 011 70 244
66 450 67 656
65 000
55 000 49 451
45 000 40 898
32 266
35 000
28065
25 000
15 000
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Il est à signaler que les données de clôture relatives à l’année 2011 affichent un taux de
réalisation des investissements de 61% par rapport aux prévisions (114.441 MDH). L’analyse
des réalisations en matière d’investissement, au titre de l’année 2011, par EP intervenant dans
des secteurs stratégiques fait ressortir ce qui suit :
- le Groupe CDG : réalisation de 10.148 MDH sur des prévisions initiales de 14.635 MDH,
soit un taux de réalisation de 69% ;
- le Groupe HAO : réalisation de 6.426 MDH sur des prévisions initiales de 8.000 MDH, soit
un taux de réalisation de 80% ;
- la société ADM : 6.331 MDH sur des prévisions de 6.957 MDH, soit un taux de 91% ;
- l’ONEP : 3.463 MDH sur des prévisions de 4.810 MDH, soit un taux de 72% ;
- l’ONCF : 3.386 MDH sur des prévisions de 6.271 MDH, soit un taux de 54% ;
- TMSA : 3.222 MDH sur des prévisions de 4.791 MDH, soit un taux de 67%
- l’ONDA : 1.888 MDH sur des prévisions de 1.988 MDH, soit un taux de 95%.
32
28
24
20
16
12
8
4
0 2008 2009 2010 2011
16
Déduction faite des investissements du Fonds Hassan II pour éviter le double emploi lors du calcul de l’investissement public
17
En termes de paiements.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 34
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
la capacité d’autofinancement (CAF) des EP a atteint 45,8 MMDH en 2011 affichant une
hausse de 41,3% par rapport à 2010 (32,4 MMDH ; +9,3% par rapport à 2009). Cette hausse
résulte de l’accroissement de la CAF du Groupe OCP (25.000 MDH ; +188,4%), qui
représente 55% du montant total de la CAF.
47 000
40 000
33 000
26 000
19 000
12 000
en faveur de ces organismes pour un montant total de 11.628 MDH en 2011 contre 14.131
MDH en 2010 et 14.009 MDH en 2009.
l’endettement des EP aussi bien sur le marché intérieur qu’auprès des organismes
internationaux contribue au financement des investissements. A ce titre, l’endettement total
des EP a atteint 154.886 MDH en 2011 contre 148.925 MDH à fin 2010, enregistrant une
variation nette positive de 5.961 MDH (+4%). Cette variation représente moins de 9% de
l’investissement global des EP réalisé en 2011.
Emprunts et autres
18%
Ainsi, ces prévisions sont de 122,8 MMDH pour 2012 contre 114,4 MMDH en 2011 comme cela
ressort du graphique ci-après :
50 000
30 000
2008 2009 2010 2011 2012
18
Cf. Partie suivante pour de plus amples détails sur les interventions du Fonds Hassan II.
19
Détails en Annexe
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 36
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Les développements qui suivent sont consacrés à l’analyse des programmes d’investissement des
principales EP et des stratégies et plans d’action qui les sous-tendent.
2 - PROGRAMMES SPECIFIQUES
Le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social, alimenté par 50% des recettes
de privatisation, demeure un important levier de l’investissement productif et un instrument
privilégié de développement économique et social.
Dans ce cadre, l’activité du Fonds a été marquée, durant l’année 2010, par la signature de six
nouvelles conventions pour un engagement global s’élevant à 6.720 MDH, portant ainsi ses
engagements cumulés, au 31 décembre 2010, à 32.425 MDH. Ces engagements sont composés de
contributions financières non remboursables (34,4%), d’avances remboursables et prêts (25,9%) et
de prises de participations financières (39,7%).
Les principaux projets, objet des nouvelles conventions signées en 2010, concernent :
- la réalisation du Grand Théâtre de Rabat avec une contribution financière de 400 MDH. Ce
projet, d’un coût estimé à 1.350 MDH, s’inscrit dans le cadre de la politique d’aménagement
du pays en infrastructures culturelles et leur renforcement à travers le Royaume ;
- l’aménagement et le développement de la Plateforme Industrielle Intégrée de Kénitra avec
une contribution destinée à financer les équipements hors-site en eau potable, électricité et
infrastructures d’accès dans la limite d’un montant total de 70 MDH.
Les décaissements effectués par le Fonds en 2010 s’élèvent à 1.546 MDH dont les principaux
bénéficiaires sont le projet de TGV Tanger-Casablanca (200 MDH), le « plan Maroc Vert » (200
MDH), le projet de protection de la zone industrielle MGHOGHA à Tanger (60 MDH) et la
société d’aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger-Ville ( 56 MDH).
Les décaissements cumulés du Fonds se sont élevés, au 31 décembre 2010, à 19.399 MDH, soit
60% des engagements cumulés à cette date.
A fin 2010, 50 projets sont achevés d’un coût global de 25.155 MDH et ayant bénéficié de
contributions financières du Fonds Hassan II d’un montant total de 6.968 MDH, soit 21,4% des
engagements cumulés.
Il est à rappeler qu’à fin 2010, les ressources cumulées par le Fonds s’élèvent à 42.347 MDH
dont 35.858 MDH correspondant à sa quote-part dans les recettes de privatisation.
- les investissements totaux attendus de la réalisation des projets financés qui sont estimés, à
fin 2010, à plus de 380 MMDH, soit un effet de levier moyen de 12 fois ;
- les emplois directs et indirects estimés à plus de 900.000 emplois devant être créés à l’issue
de la réalisation des différents projets.
Le nouveau complexe portuaire Tanger Med, dont le développement s’étalera jusqu’à l’horizon
2015-2016, correspond à un investissement global de l'ordre de 35 MMDH comprenant les ports
Tanger Med I, Tanger Med II, le nouveau port passagers et roulier ainsi que les infrastructures,
les superstructures et les équipements de l’ensemble des terminaux. Cet investissement se réalise
dans le cadre d’un schéma de partenariat rapproché entre secteurs publics et privés.
L’investissement des opérateurs privés dans les terminaux et activités portuaires devra
avoisiner près de la moitié de l’investissement global.
Les ouvrages de base du port Tanger Med I sont pratiquement achevés. Quant à Tanger Med II,
les travaux de construction des infrastructures portuaires ont été lancés à la fin du mois de mai
2010.
En termes d’exploitation, le trafic de conteneurs s’est établi à 1,24 millions EVP au titre du
premier semestre 2011, marquant une progression de 43% par rapport à la même période de
l’année 2010. Ce trafic est porté essentiellement par trois routes maritimes majeures : les lignes
Asie-Europe, celles reliant l’Europe du Nord à l’Amérique du Sud et celles en provenance et à
destination des ports d’Afrique Atlantique. Quant au trafic domestique de conteneurs, il a été
multiplié par trois et a concerné 60.983 EVP en transbordement sur le port de Casablanca et
30.713 EVP en import/export traités au port de Tanger Med.
Le trafic du Transport International Routier (TIR) a connu un rythme soutenu compte tenu du
transfert de la totalité du trafic TIR au port de Tanger Med Passagers en mai 2010 (95.764 unités
TIR). Le trafic import/Export de TIR a connu une progression de 12% au cours de la même
période.
Le nombre des passagers ayant transité au 30 juin 2011 a atteint 590.390 passagers. Le chiffre
d’affaires de l’autorité portuaire de Tanger Med est estimé à 493 MDH au 30 juin 2011, soit une
progression de 96% par rapport à la même période de 2010.
Outre l’achèvement total de l’ensemble des travaux du port de Tanger, du projet Tétouan Shore
et de la nouvelle zone franche dédiée à l’automobile (Tanger Automative City) pour un budget
de 8 MMDH, l’exercice 2011 connaîtra :
L’intensification du palmier dattier en oasis se poursuit sur 19 000 ha. En outre, ces projets
ont été renforcés par la mise en place de mécanismes contribuant au financement d’unités de
trituration d’olives afin de permettre d’augmenter la valeur ajoutée des projets d’arboriculture
fruitière ;
- le domaine de la pêche artisanale : des avancées concrètes ont été accomplies à travers les
constructions de la tranche pilote composée du Point de Débarquement Aménagé (PDA) de
Tifnit, d’infrastructures dans le port de Tan Tan et du marché de gros de Beni Mellal. Les
contrats de travaux dans les sites du port de Sidi Ifni, des marchés de gros de Meknès et
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 39
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Marrakech, des PDA de Bhibeh, Sidi Abed et Tafedna sont en cours de signature. Par
ailleurs, l’activité de réorganisation des marchands ambulants dans les villes d’Oujda et
Meknès recense actuellement 200 bénéficiaires ;
De plus, 2.332 artisans ont bénéficié de formations relatives à l’utilisation desdits fours
incluant les techniques de production, le marketing, le design et l’hygiène et la sécurité. Pour
le volet « Promotion », la mise en œuvre d’actions de communication pour la promotion des
mono artisans et PME, du label national et des circuits touristiques des Médinas de Fès et
Marrakech, est en cours de préparation ;
- concernant les services financiers, le Fonds Jaïda a pu élargir sa clientèle suite au versement
d’un montant de 19 millions $US sur les 25 millions $US relevant du prêt subordonné
octroyé à ce Fonds destiné notamment à faciliter le financement des institutions de micro
finance en vue d’améliorer l’accès aux crédits pour les micro-entrepreneurs au Maroc et à
favoriser le développement institutionnel de ces Institutions. 3.000 agents de crédit
bénéficient actuellement d’une première phase de formation sur les normes
environnementales et sociales ;
Par ailleurs, l’état d’avancement du programme MCA a fait l’objet d’une évaluation à mi-
parcours qui a confirmé la pertinence dudit programme et le caractère durable de ses effets et
impacts du fait que la pérennité des résultats a été prise en compte dès sa conception.
Les principales réalisations enregistrées dans ce cadre ont trait à l’amélioration de l’accès à
l’électricité, à l’eau potable et aux services de télécommunications et de poste ainsi qu’au
désenclavement des contrées éloignées.
Durant l’année 2010, le PERG a permis l’électrification de 1.143 villages permettant à 39.848
foyers de bénéficier de l’électricité. Ainsi, le taux d’électrification rurale a atteint 96,8% en 2010
contre 22% en 1996. Le tableau, ci-après, retrace l’évolution 2009-2010 :
Pour la période 2011-2013, l’ONE prévoit un investissement global de 3.824 MDH visant
l’achèvement des travaux en cours dans le cadre du PERG.
20
Financement PERG : ONE (55%), Collectivités locales concernées (20%) et bénéficiaires (25%)
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 41
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ainsi, à la fin de l’année 2010, le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural a atteint 91%.
Ainsi, la progression du taux d’accès à l’eau potable en milieu rural a été continue :
100
Taux d’accès à l’eau potable en milieu rural (%)
90
80
70
60
50
40
30
02 03 04 05 06 07 08 09 10
20 20 20 20 20 20 20 20 20
Pour l’année 2012, l’ONEP prévoit un programme d’investissement de 1.168 MDH au titre du
PAGER.
A fin 2011, le taux d’accessibilité aux routes rurales cumulé a atteint 73% contre 70% en 2010.
21
Financement PAGER : BGE (80%), Collectivités locales concernées (15%) et bénéficiaires (5%)
22
L’ONEP a été désigné depuis janvier 2004 comme seul opérateur pour la réalisation du PAGER
23
Le nouveau montage financier fixé pour le PNRR2, objet du protocole d’accord signé le signé le 17 juillet 2009, est assuré à hauteur de 31%
par le Fonds Spécial Routier et le Budget Général de l’Etat, 54% par des emprunts contractés par la CFR et 15% par les Collectivités Locales.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 42
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
80
70
60
50
40
30
20
10
0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Emprunt s
54%
A cet effet, le programme « PACTE », approuvé par le Comité de Gestion du Service Universel
des Télécommunications en 2007, vise la généralisation de l’accès aux télécommunications à
l’ensemble des zones rurales du Maroc sur la période 2008-2011. Ce programme, dont le coût est
estimé à 1.443 MDH, porte sur 9.263 localités rurales (appelées « zones blanches »), pour une
population de 2 millions d’habitants. En 2010, une enveloppe de 381 MDH a été consacrée à
l’équipement de 2.110 localités. Au titre de la 4ème phase, 1.671 localités sont programmées en
2011 pour un coût de 132 MDH.
3.4.2 - Services postaux : le réseau de Barid Al- Maghrib (BAM) compte 1.161 agences en
milieu rural, soit 65% du nombre total des agences en 2010 (1.784 agences), Au titre de chaque
exercice, BAM prévoit une enveloppe budgétaire importante pour effectuer des travaux de
réaménagement des agences relevant de son réseau rural. BAM réserve également une enveloppe
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 43
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
budgétaire pour l’entretien et le réaménagement des locaux ne faisant pas partie de son
patrimoine et abritant des agences postales rurales (830 agences) permettant ainsi d’assurer le
service dans ces zones. En 2010, le programme de réaménagement a concerné 13 agences rurales
pour un coût de 32 MDH.
D’une manière générale, les EP concernés jouent un rôle de premier plan dans la mise en œuvre
des politiques publiques destinées à accélérer le rythme de réalisation des infrastructures de
qualité répondant aux besoins de développement équilibré et harmonieux du pays et la création
de conditions favorables pour améliorer la compétitivité de l’économie nationale et attirer les
investisseurs nationaux et étrangers. Ainsi, des avancées remarquables ont été enregistrées
concernant les infrastructures ferroviaire, autoroutière, portuaire, aéroportuaire et de la logistique
et ce, grâce à la mobilisation des EP concernés dans le cadre de visions stratégiques et en
s’appuyant sur des modèles de financement et de développement innovants faisant appel
notamment au partenariat avec le secteur privé.
4.1 - LOGISTIQUE
- la réduction des coûts logistiques de 20% du PIB actuellement à 15% à l’horizon 2015 ;
- l’accélération de la croissance du PIB par l’augmentation de la valeur ajoutée induite par la
baisse des coûts logistiques ;
- la contribution du secteur logistique au développement durable du pays.
L’ONCF exécute son programme d’action dans le cadre de contrat de programme pour la période
2010-2015, conclu avec l’Etat en février 2010 et prévoyant un programme d’investissement de
32,8 MMDH dont 12,8 MMDH pour le programme général et 20 MMDH pour la Ligne à
Grande Vitesse (LGV). Ledit programme vise les objectifs de modernisation du réseau
ferroviaire, le développement des services y afférents et l’amélioration des prestations de
l’ONCF.
Dans ce cadre, l’ONCF a enregistré en 2010 une hausse de près de 5% du trafic voyageurs avec
31 millions de voyageurs pour des recettes réalisées de 1.179 MDH, en accroissement de 7,5%.
Cette évolution résulte d’une amélioration soutenue de l’offre de transport, à travers
l’augmentation du nombre de trains, la généralisation progressive de l’horaire cadencé sur toutes
les lignes, la mise en place d’un système de tarification basé sur des offres multiples et
diversifiées, l’amélioration du confort à bord et également la mise en service de nouvelles gares
(Rabat-ville et quatre gares sur la ligne de Tanger-Sidi Kacem).
Quant au transport de marchandises, l’année 2010 a connu une reprise importante de l’activité
fret dépassant 30% par rapport à 2009 et un chiffre d’affaires de l’ordre de 403 MDH. Cette
amélioration intervient grâce essentiellement aux éléments suivants :
En MDH En MDH
800
Chiffre d'affaires
700
600 3 500
500 3 000
400
300 2 500
200 2 000
100
0 1 500
-100 2008 2009 2010 2011 1 000
-200
500
-300
-400 0
-500 2008 2009 2010 2011
Résultat net Résultat d'exploitation
L’année 2010 a été caractérisée par l’achèvement du montage financier du LGV, la conclusion
de marchés relatifs notamment à l’acquisition des rames et le traitement des zones compressibles
ainsi que le lancement des travaux de réalisation d’autres composantes du projet. Les
engagements financiers relatifs au projet s’élèvent à fin 2010 à 4.891 MDH, soit 24,5% du coût
global. Les investissements réalisés par l’ONCF en 2010 et en 2011 ont atteint respectivement
3.397 MDH et 3.386 MDH.
En 2012, les investissements prévus portent sur une enveloppe de 7.469 MDH traduisant ainsi la
volonté de doter le pays d’infrastructures ferroviaires développées. Les principaux projets
composant le programme général et dont le démarrage a eu lieu en 2010 sont :
A rappeler que l’autoroute Fès - Oujda a été mise en service le 26/07/2011 pour un coût total de
10,8 MMDH. Il s’agit d’un maillon important du réseau autoroutier national, permettant de
former un grand axe structurant Est-Ouest. En effet, désormais, le trajet Oujda-Agadir est assuré
par le réseau autoroutier et cela constitue aussi un tronçon important de l’Autoroute Maghrébine
qui prend son origine à Nouakchott et dessert les principales métropoles de l’UMA pour arriver à
Tobrouk en Libye.
Pour les années 2010 et 2011, ADM a réalisé des montants d’investissement respectivement de
7.479 MDH et 6.331 MDH. Les prévisions au titre de l’exercice 2012 sont de 6.917 MDH. Les
projets en cours concernent le triplement de Casablanca-Rabat (57,3 Km), le contournement de
Rabat (41 Km) et le tronçon Berrechid-Beni Mellal (172 Km) tandis que les projets programmés
portent sur les tronçons Tit Mellil-Berrechid (31 Km) et El Jadida-Safi (140 Km).
Les réalisations 2002-2011 et les prévisions 2012-2015 en matière de réseau autoroutier mis en
service sont retracées dans le graphique ci-après :
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
En MDH En MDH
Chiffre d'affaires
200 2 000
1 800
0 1 600
1 400
20
20
20
20
-200 08 1 200
09
10
11
1 000
-400 800
600
-600 400
200
0
-800
2008 2009 2010 2011
-1 000
La concrétisation de la vision stratégique des pouvoirs publics dans ce secteur se poursuit suite à
la mise en œuvre de la réforme portuaire à partir de 2007.
Dans ce cadre, l’ANP conduit des projets d’investissement structurants portant, notamment, sur
l’augmentation de la capacité et le développement des ports, en particulier celui de Casablanca.
De même, la SODEP conduit des projets de modernisation des ports où elle opère et ce, outre la
mise en place des moyens nécessaires au développement du terminal multi-utilisateurs au port de
Tanger Med en vertu de la convention de concession signée en juin 2009 avec TMSA pour une
durée de 30 ans.
4.4.1 - ANP
- l’extension de la desserte Nord et des viaducs du port de Casablanca (650 MDH en 2011) ;
- la réalisation d’un port sec à Zenata dans le cadre du plan national de développement de la
logistique pour un coût global estimé à 750 MDH étalé sur 5 ans (200 MDH en 2011 et 170
MDH en 2012) ;
- la construction d’un épi d’arrêt de sable au port de Sidi Ifni (60 MDH en 2011).
En MDH En MDH
600
Chiffre d'affaires
500
1 300
1 250
400
1 200
300 1 150
200 1 100
1 050
100
2008 2009 2010 2011 1 000
Résultat net Résultat d'exploitation 2008 2009 2010 2011
Par ailleurs, la Société poursuit, à travers sa filiale créée à cet effet, la concrétisation du projet du
terminal multi-utilisateurs au port de Tanger Med, objet de la convention de concession signée en
2009 avec TMSA et ce, pour un investissement de 2,2 MMDH. A cet effet, l’année 2010 a connu
le lancement des études d’avant-projet détaillé pour la définition du schéma d’exploitation, le
dimensionnement des superstructures et des équipements. La mise en service dudit terminal est
prévue pour 2014.
Coût total du
Désignation projet 2011 2012
en MDH
Réaménagement du Terminal 1 de l’aéroport Mohammed V 987 310 300
Réalisation du nouveau terminal 3 à l’aéroport de Marrakech 755 245 350
Extension des installations terminales de l’aéroport de Fès 585 100 100
Extension du terminal 1 et la construction d’une nouvelle zone 563 45 40
terminale à l’aéroport de Rabat Salé
Réalisation des travaux de grosses réparations des aéroports 1.140 360 375
Programme de sûreté et sécurité 800 120 100
Mise en place du système intégré de gestion aéroportuaire 400 60 50
Les investissements réalisés par l’ONDA au titre de l’exercice 2010 ont atteint 1.905 MDH. Les
plateformes aéroportuaires ont bénéficié d’un montant de 1,2 MMDH notamment au niveau de
l’aéroport d’Oujda-Angad avec 423 MDH, l’aéroport de Benslimane avec 175 MDH et
l’aéroport de Casablanca Mohamed V avec 128 MDH. Les investissements réalisés en 2011 ont
atteint 1.888 MDH et ceux prévus au titre de 2012 s’élèvent à 2.007 MDH.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 48
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ainsi, grâce auxdits efforts d’investissement, l’ONDA a enregistré des performances en termes
d’exploitation et de chiffre d’affaires :
En MDH En MDH
900
Chiffre d'affaires
800
3 000
700
600
2 500
500 2 000
400
1 500
300
1 000
200
100 500
2008 2009 2010
0
Résultat net Résultat d'exploitation
2008 2009 2010 2011
Afin de permettre à la RAM de faire face à cette situation, un contrat programme Etat-RAM
2011-2016 a été signé en septembre 2011 visant la mise en œuvre :
- dans un premier temps, d’un plan de restructuration pour 2011-2013 en vue de rétablir les
fondamentaux économiques de la Compagnie, de renforcer sa compétitivité et de garantir sa
viabilité ;
- au delà de 2014, d’un plan de développement prenant en compte la pérennité de l’entreprise et
le respect de sa vocation conformément aux orientations définies par l’Etat.
Ce contrat prévoit un programme d’investissement que RAM s’est engagée à réaliser durant la
période 2011-2016 d’une enveloppe de 9,3 MMDH dont 8,2 MMDH pour les achats d’avions.
Durant la période 2008-2011, les principaux indicateurs de la RAM ont évolué comme suit :
En MDH En MDH
450 Chiffre d'affaires
350 13 000
250
150
50
-50
-150 2008 2009 2010
-250 12 000
-350
-450
-550
-650
-750
-850 11 000
-950 2008 2009 2010 2011
Résultat net Résultat d'exploitation
4.6 - POSTE
En MDH En MDH
Chiffre d'affaires
1 600
400
300 1 200
200 800
100 400
0 0
2008 2009 2010 2008 2009 2010 2011
-100
-200 INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010
Nombre de comptes CCP
-300 1000 225 365 287
ouverts
-400 Nombre de comptes CCP
1000 1 460 1 826 2 021
existants
Résultat net Résultat d'exploitation Avoir global CCP des
MDH 13 056 13 966 16 159
déposants
Etablissements postaux U 1 765 1 754 1 784
4.7 - TELECOMMUNICATIONS
Les années 2011 et 2012 enregistrent la consécration des mesures préconisées par la note
d’orientations générales pour le secteur des télécommunications pour la période 2009-2013. Ces
orientations s’articulent autour des axes suivants :
- le soutien de la poursuite de l’investissement dans le secteur des télécommunications
considéré comme un levier important du développement global de l’économie nationale et sa
modernisation ;
- le déploiement d’infrastructures adaptées répondant à l’évolution des usages et traduisant la
détermination du gouvernement de réduire la fracture numérique ;
- l’élargissement de l’accessibilité aux services des télécommunications par la mise en place
des conditions à même de stimuler une baisse significative des prix ;
- la poursuite de la croissance des différents segments du marché par l’activation de leviers de
régulation à même de développer une concurrence entre les différents acteurs.
Lesdites orientations visent d’atteindre, à l’horizon 2013, un parc fixe et mobile de 34 millions
d’abonnés, un parc de 2 millions d’abonnés à Internet et un chiffre d’affaires global de l’ordre de
40 milliards de dirhams.
Dans ce cadre, les principaux indicateurs de Maroc Telecom, opérateur à participation publique,
ont évolué comme suit :
Durant l’année 2010, Maroc Telecom a maintenu sa position de leader malgré l’arrivée d’un
troisième opérateur mobile. Ainsi, le chiffre d’affaires de l’activité mobile, généré au Maroc, a
atteint un total de 16,7 MMDH, en progression de 4,3% par rapport à 2009, grâce à la hausse
continue du parc de clients (+10,6%) et à la stimulation des usagers.
De même, IAM déploie des activités à l’international à travers le développement d’activité et des
opérations dans de nombreux pays africains lui permettant de créer de nouveaux relais de
croissance.
Dans ce cadre, il a été procédé à l’attribution des licences satellitaires (VSAT, GMPCS) et à
l’octroi à de nouveaux opérateurs des autorisations pour des chaînes privées de radio et
télévision.
Par ailleurs, et parallèlement à ces réformes, l’exécution des contrats de programmes Etat-SNRT
et Etat-SOREAD-2M, signés respectivement en 2009 et 2010, se poursuit. Ces contrats de
programmes ont permis de donner plus de synergie aux actions communes de ces deux sociétés
qui forment le pôle public de l’audiovisuel.
Le Chiffre d’affaires global réalisé lors de l’exercice 2010 s’établit à 306 MDH pour des
prévisions de 330 MDH, soit un taux de réalisation de 92 % constitué à hauteur de 88% par le
produit des ventes d’espaces publicitaires (267 MDH).Le reste étant constitué des produits de
vente des prestations techniques et de droits sportifs (39 MDH).
Concernant SOREAD 2M, un contrat programme la liant à l’Etat pour la période 2010-2012
a été signé le 11 juin 2010, visant l’amélioration de la gouvernance de cette société, la
rationalisation de sa gestion et de ses ressources humaines et la réalisation d’un programme
d’investissement de 170 MDH et ce, pour mettre en œuvre notamment :
Les prévisions budgétaires au titre de l’exercice 2011 sont celles figurant au niveau du contrat
programme Etat-SOREAD 2M pour la période 2010-2012 avec le report de l’opération de départ
volontaire de 2010 à 2011 pour un coût de 60 MDH. Les produits et les charges s’élèvent,
respectivement à 691 MDH et 685 MDH. L’investissement prévu au titre de 2011 est de 60
MDH.
En vue de faire face aux effets d’une conjoncture marquée par le renchérissement rapide des prix
des produits énergétiques et l’accroissement soutenu de la demande d’énergie, le Gouvernement
a adopté, en 2008, une stratégie pour le secteur énergétique ayant pour objectif d’assurer la
sécurisation de l’approvisionnement du pays et l’accès généralisé à l’énergie à des prix
compétitifs à travers la diversification des sources énergétiques, la planification maîtrisée des
capacités de production, l’optimisation du bouquet électrique par la promotion des énergies
renouvelables, notamment dans les domaines du solaire et de l’éolien ainsi que le renforcement
de l’efficacité et de l’économie énergétique.
5.1- ONE
Compte tenu de la dynamique économique enregistrée, l’énergie nette appelée à fin 2010 a
atteint 26.531 GWH en augmentation de 6,1% par rapport à 2009. En vue de satisfaire cette
demande, l’ONE a mobilisé les sources d’énergie ci-après : achats auprès du parc de production
privée (45,1%), production ONE (38,3%) et interconnexion avec l’Espagne et l’Algérie (16,7%).
En 2010, la production totale des centrales de l’ONE a atteint 10.534 GWh (+ 31,1% par rapport
à 2009), permettant ainsi de satisfaire 39,7% de la demande d’énergie. Cette hausse s’explique
notamment par l’augmentation de la production hydraulique (+23%), de la production éolienne
ONE (+68,4%) et de la production de la centrale Ain Beni Mathar (+ 286%).
La production du parc privé d’électricité a atteint, en 2010, 12.166 GWh, soit une baisse de 4,8%
par rapport à l’année 2009 due principalement à la baisse de la production du Cycle Combiné de
Tahaddart suite à l’insuffisance des dotations du gaz de redevance durant l’année 2010.
De même, l’ONE a poursuivi, en 2010, la réalisation des projets de Turbine à gaz de Kénitra
(2.319 MDH), de la Centrale Diesel de Tiznit (749 MDH) et des réseaux de transport (3.434
MDH) pour raccordement des unités de production privée d’électricité prévues à Safi (centrale à
charbon) et Tarfaya (éolien).
Pour l’année 2011, l’Office a réalisé un montant d’investissement de 5.241 MDH. Son
programme prévisionnel, au titre de l’année 2012 s’élève à 7.417 MDH y compris la composante
PERG. Ce programme comprend, outre la poursuite des travaux des projets précités, le
lancement des nouveaux projets suivants : Projet hydroélectrique de M’dez El Menzel de 200
MW (2.873 MDH), l’extension des infrastructures du port de Jorf pour les unités 5 et 6 (1.095
MDH), la construction du poste 400/225 KV à Anjra (568 MDH) et la réalisation du réseau de
transport pour raccordement de la future centrale solaire d’Ouarzazate (545 MDH).
Le montant global des investissements de production privée d’électricité sous régime de garantie
d’achat par l’ONE, pour la même période susvisée, s’élève à 58 MMDH et comprend les projets
de la centrale à charbon de Safi (2x660 MW), les unités 5 et 6 de Jorf Lasfar (2x330 MW), la
parc éolien de Tarfaya (300 MW) et le programme national éolien de 1000 MW.
Quant à la situation financière de l’ONE, elle reste fragile eu égard à la flambée des prix des
combustibles et d’achat d’électricité conjugués à une demande en électricité sans cesse croissante
impliquant un programme d’investissement d’envergure pour les activités de production et de
transport d’électricité.
Ainsi, le résultat net de l’ONE en 2010, tout en étant négatif (-452 MDH), a enregistré une
amélioration par rapport à 2009 (-1.164 MDH).
En MDH En MDH
800 Chiffre d'affaires
-200 22 000
21 000
-1 200
20
20
20
20
20 000
08
09
10
11
-2 200 19 000
-3 200
18 000
17 000
-4 200
16 000
-5 200 15 000
Résultat net Résultat d'exploitation Résultat financier Résultat non courant 2008 2009 2010 2011
Les sites retenus sont au nombre de 5 : Ouarzazate (500 MW), Ain Beni Mathar (400 MW),
Foum Al Oued (500 MW), Boujdour (100 MW), Sabkhat Tah (500 MW), devant permettre
ensemble une production annuelle globale de 4.500 GWh.
Outre le programme solaire, la stratégie énergétique nationale vise un mix électrique diversifié
devant atteindre à l’horizon 2020, une capacité installée de 42% en énergies renouvelables,
répartie à parts égales entre le solaire, l’éolien et l’hydraulique.
La capacité éolienne installée en 2011 est de 280 MW en rappelant que les principaux projets
éoliens déjà réalisés sont : le parc d’Essaouira (60 MW), le parc éolien de Tanger (140 MW dont
107 déjà en service) et le Complexe éolien de Détroit (50 MW).
Le programme de production intégrée de l’énergie électrique éolienne vise la réalisation, à
l’horizon 2020, d’une capacité éolienne de 2.000 MW dont 1 300 MW sera réalisée par l’ONE
dans le cadre du partenariat public-privé avec garantie d’achat et 700 MW directement par les
opérateurs privés dans le cadre de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables qui ouvre l’accès au
réseau de transport national en faveur de la production privée d’électricité en énergies
renouvelables.
Les projets éoliens en cours concernent les parcs éoliens de Tarfaya (300 MW) et un programme
de 5 projets de 1.000 MW (Taza, Tanger, Tétouan, Tiskrad – Laâyoune et Boujdour) ainsi que
les projets éoliens à réaliser dans le cadre de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables (420
MW).
Ce programme vise, outre la production d’électricité, la promotion de la création d’une industrie
éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche-développement de
sorte à permettre au Maroc de maîtriser cette filière à fort potentiel.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 55
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Il convient de rappeler, par ailleurs, qu’une étude a été lancée en 2010 pour définir le schéma
national de régulation du secteur électrique visant l’ouverture de la commercialisation des
Energies Renouvelables (ENR) aux clients consommateurs THT/HT, la réorganisation des
activités de l’ONE (Production, Transport et Distribution) et la création d’une Autorité Nationale
de Régulation des activités de production et de transport. L’achèvement de cette étude est prévu
avant la fin de l’année 2011.
De même, les démarches sont en cours pour la création d’un Fonds d’Investissement dédié aux
projets de production d’électricité à partir des Energies Renouvelables, notamment, l’éolien.
L’année 2010 a été marquée par la promulgation de la loi n°16-09 portant transformation du
Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) en l’Agence Nationale pour le
Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ADEREE) en vue de
dynamiser le rôle de cette Agence et de recentrer ses missions sur les actions de développement
des énergies renouvelables et de renforcement de l’efficacité énergétique et ce, conformément
aux objectifs de la stratégie gouvernementale du secteur énergétique.
Il y a lieu de souligner que les opérateurs concernés ont poursuivi en 2011 l’exécution des
actions prévues dans le cadre du Plan National d’Actions prioritaires (PNAP) pour le secteur
électrique qui a pour objectif principal l’adéquation entre l’offre et la demande d’énergie
électrique, à travers notamment, les actions de rationalisation de la consommation d’électricité
qui concernent essentiellement : (i) la mise en œuvre de la tarification incitative et sociale
(modèle -20/-20) et (ii) la généralisation des lampes à base consommation (LBC) visant un
objectif de 22 millions de LBC installées. La mise en application du système de tarification
incitative et sociale, financée par le Compte d’Affectation Spéciale intitulé « Fonds pour le
Développement Energétique » pour un montant de 310 MDH, a permis une réduction de la
consommation d’électricité de 1.742 GWH en trois ans.
5.6- ONEP
Concernant l’année 2011, l’Office a réalisé une enveloppe d’investissement atteignant 3.463
MDH. Les principaux projets d’investissement engagés en 2011 visent :
- amenée d’eau potable (AEP) urbaine : 12,4 MMDH afin d’équiper 14 m3/s supplémentaires
à travers la réalisation de 19 nouvelles stations de traitement d’eau potable, des conduites
d’amenée et 5 stations de dessalement ou de déminéralisation nouvelles ;
- assainissement liquide : 6 MMDH afin de traiter un débit supplémentaire d’eaux usées de
200.000 m3/j et d’intervenir dans 60 nouvelles municipalités pour une population
additionnelle de 1,6 millions d’habitants ;
- généralisation de l’accès à l’eau : 5 MMDH qui permettra d’atteindre un taux d’accès à l’eau
potable en milieu rural de 95% et d’intervenir dans 89 nouveaux centres ruraux.
Quant à sa situation financière, l’année 2010 a été marquée pour l’ONEP par une consolidation
de ses indicateurs financiers (résultat net de 137,9 MDH).
En MDH En MDH
550
3 600
450
350 3 400
250
150 3 200
50
2008 2009 2010 3 000
Résultat net Résultat d'exploitation
2008 2009 2010 2011
600
5 000
4 000
500
3 000
400
2 000
300
1 000
200
2008 2009 2010 0
Résultat net Résultat d'exploitation 2008 2009 2010 2011
24
Dahir n° 1-11-160 du 29 septembre 2011, B.O. n° 5996 du 17 novembre 2011.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 58
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
6 - PHOSPHATES
L’OCP a enregistré de bonnes performances en 2010. En effet, les ventes en volume se sont
accrues pour l’activité minière de 43% (26,2 MT) et pour l’activité chimique de 44% (4,2 MT).
S’agissant des cours, ils ont augmenté pour la roche de 22% (856 DH/T) et pour les produits
dérivés de 21% (8 441 DH/T).
De même, les parts de marché de l’OCP de phosphate brut et de produits dérivés ont progressé,
respectivement, de 6 points et de 4 points en 2010 par rapport à 2009 (parts de marché OCP de
phosphate brut de 37% et de produits dérivés de 25%).
Quant aux performances financières de l’OCP, ils ont également enregistré une évolution
positive. Le chiffre d’affaires et l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) ont progressé,
respectivement, de 72% et de 609% par rapport à 2009 pour s’établir à 43,5 MMDH et 15,1
MMDH. Quant à la structure financière, les fonds propres (24,3 MMDH) ont progressé de 45%
en 2010.
- à une position dominante en termes de capacité de production tous produits confondus par la
mise en place d’une politique basée sur l’augmentation des capacités de production via des
investissements propres et des Investissements Directs Etrangers (IDE) et ce, afin de capter
la croissance future du marché ;
- à un leadership sur les coûts de production et une optimisation des performances techniques
de l’outil industriel avec l’instauration d’une culture d’amélioration continue des
performances à tous les niveaux de l’entreprise ;
- au lancement de grands projets de développement (Slurry pipeline, Jorf Phosphate Hub :
plateforme mondiale de la chimie des phosphates destinée à accueillir des IDE).
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, l’OCP a réalisé, en 2010 et en 2011, un
important programme d’investissement respectivement de 4.165 MDH et de 6.034 MDH, qui a
porté sur les principaux projets ci-après : une laverie à Khouribga, le projet Slurry pipeline
Khouribga-Jorf et deux nouvelles unités de granulation d’engrais.
Concernant 2012, les investissements prévus s’élèvent à 24,9 MMDH. Ce programme s’inscrit
dans le cadre du plan de développement global du Groupe OCP au titre de la période 2010-2020
pour un montant total de 114 MMDH et qui vise l’objectif d’une capacité installée de production
de 50 MT/an. Les principaux projets prévus, à cet effet, concernent ce qui suit :
- projets d’infrastructure de Jorf Phosphate Hub – JPH à travers l’installation de 10 IDE sur le
site de Jorf pour un coût global de 8.313 MDH et une mise en exploitation dès 2012/2013 ;
- augmentation de la capacité d’extraction d’environ 20 millions de tonnes (MT) : Mine Oulad
Farès (6 MT), Mine Helassa (5,5 MT), Mine Extension zone centrale nord (6 MT) et Mine
Benguerir (2,2 MT) ;
- construction de 4 laveries pour une capacité de 44 MT : Merah Lahrech (12 MT), Oulad
Farès (14 MT), Helassa (12 MT) et Benguerir (6 MT) ;
- construction du pipeline qui permettra le transport de la production du phosphate de
Khouribga vers le site de Jorf Lasfar (235 km) ;
- dessalement de l’eau de mer à Jorf Lasfar pour la couverture des besoins de la plateforme
Jorf qui est de 25 Mm3 en eau douce en 2015 et 75 Mm3 à l’horizon 2020 ;
- Maroc Central – adduction d’eau à partir du barrage d’Aît Messouad pour Khouribga.
Par ailleurs, l’OCP conduit de nombreux projets dans le cadre de partenariats avec des opérateurs
internationaux de renom. Ces partenariats ont été renforcés par de nouveaux projets industriels et
commerciaux.
7 – AGRICULTURE
L’année 2011 est caractérisée par la poursuite de la réalisation du Plan Maroc Vert (2008-2020),
lancé en avril 2008 et qui vise le développement du secteur agricole et sa modernisation, le
renforcement de son rôle de moteur dans la croissance économique du pays ainsi que
l’amélioration des revenus des agriculteurs.
Ce plan s’articule autour de deux piliers : le développement accéléré d’une agriculture moderne
et compétitive et l’accompagnement solidaire de la petite agriculture vivrière.
- la génération d’un PIB se situant entre 100 et 174 MMDH par an à l’horizon 2020 ;
- la réalisation de près de 193 MMDH d’investissement à l’horizon 2020 (pilier I : 121
MMDH, pilier II : 20 MMDH et actions transverses : 52 MMDH) ;
- la création de 455 millions de journées de travail.
Ledit plan est décliné en 16 plans agricoles régionaux concernant 1.506 projets dont 961 projets
au titre du pilier I et 545 projets pour le pilier II, bénéficiant à 1.400.000 agriculteurs. La gestion
du plan a été confiée à l’Agence de Développement Agricole (ADA), créée en 2009.
L’ADA est chargée de proposer aux autorités gouvernementales les plans d’action relatifs au
soutien des deux piliers du Plan Maroc Vert (PMV) à savoir :
- les filières agricoles à forte valeur ajoutée dans une perspective d’amélioration de la
productivité ;
- l’agriculture solidaire à travers la promotion et la mise en œuvre de projets économiquement
viables en vue d’améliorer le revenu des agriculteurs.
S’agissant des partenariats public-privé autour des terres agricoles, l’ADA a assuré en 2010 et en
2011, la conduite de l’opération de la 3ème tranche de la location des terres agricoles dans le cadre
de la mobilisation du foncier nécessaire aux projets du PMV.
A rappeler que les deux premières tranches de cette opération ont été conduites par SODEA
respectivement en 2005 et 2007, au titre desquelles, l’Etat a mis à la disposition des investisseurs
privés un patrimoine total de 79.171 ha.
La 3ème tranche de l’opération a été lancée par l’ADA en mars 2010 et a porté sur 21.240 ha
concernant 290 projets répartis en 3 catégories : 57 grands projets (13.342 ha), 139 moyens
projets (6.677 ha) et 94 petits projets (1.221 ha).
Dans ce cadre, 1.900 propositions de projets ont été reçues et analysées et les résultats des
évaluations ont été rendus publics le 14 juillet 2011. Les principaux résultats de cette 3ème
tranche sont l’attribution de 257 projets pour un investissement estimé à 9.721 MDH et la
création de 24.464 emplois.
L’activité de ces Offices, au nombre de 9, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan
Maroc Vert. Ainsi, dans le cadre de l’exploitation des ouvrages publics d’irrigation, les ORMVA
ont irrigué, durant l’année 2010, une superficie de 480.995 hectares. A cet effet, le volume d’eau
lâchée est de 2.639 Mm3 et le volume d’eau facturée aux agriculteurs est de 1.662 Mm3.
Les investissements des ORMVA ont atteint 1.497 MDH en 2010 et 2.627 MDH en 2011 et
totalisent 2.611 MDH en 2012.
L’année 2011 est également marquée par les Instructions Royales d’exonérer les petits
agriculteurs des frais d’eau d’irrigation au titre des campagnes antérieures à 2008 à concurrence
de 10.000 DH avec l’abandon des intérêts et le rééchelonnement des créances dépassant ce
montant sur une période de sept ans. Cette opération concerne environ 62.000 agriculteurs qui
ont bénéficié de l’exonération de 218 MDH et le rééchelonnement de 166 MDH.
Par ailleurs, des études de restructuration ont été achevées en 2011, pour activer la mise en
gestion déléguée de l’eau d’irrigation notamment, dans les périmètres de Loukkos, du Tadla et
des Doukkala. Ces opérations de partenariat public-privé visent les principaux objectifs suivants :
7.3 - SONACOS
Afin d’atteindre les objectifs fixés par le Plan Maroc Vert en matière d’amélioration du taux
d’utilisation des semences certifiées et en vue de sécuriser l’approvisionnement du marché
national ces semences, un protocole d’investissement relatif à la mise à niveau des
infrastructures et de l’organisation de la SONACOS et portant sur une durée de trois années, a
été signé le 26 février 2010, entre l’Etat et cette société. Ce protocole d’investissement porte sur
un montant de 150 MDH qui sera financé à raison de 120 MDH par l’Etat et 30 MDH par la
SONACOS.
Ainsi, les réalisations au titre des deux premiers exercices concernés par ce protocole
d’investissement sont les suivantes :
- la construction d’un centre régional à Meknès (30 MDH), l’extension du centre de Khémiss-
Zmamra (21 MDH) et l’aménagement d’autres centres régionaux (12 MDH) ;
- le renforcement de la capacité de conditionnement et de traitement de la société (30 MDH).
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 62
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
En MDH En MDH
60 Chiffre d'affaires
1 000
50
950
40
30
900
20 850
10 800
0 750
2009/2010 2010/2011 2011/2012
2009/2010 2010/2011 2011/2012
Résultat net Résultat d'exploitation
8 – PECHE
Le secteur de la pêche connaît de profondes mutations et ce, suite aux actions majeures initiées
conformément aux Hautes Orientations Royales pour la promotion et le développement de ce
secteur et le renforcement des équipements portuaires y afférents à travers la mise en œuvre du
Plan Halieutis.
Le Plan Halieutis est une stratégie intégrée qui vise la mise à niveau et la modernisation des
différents segments du secteur de la pêche ainsi que l'amélioration de sa compétitivité et de sa
performance. Les retombées attendues de cette stratégie sont nombreuses :
- augmenter la part de marché mondial du Maroc sur les produits de la mer pour passer de
3,3% à 5,4% en 2020 ;
- tripler le PIB du secteur pour atteindre 22 milliards de DH à l’horizon 2020 ;
- augmenter le nombre des emplois directs à terre à 115.000 contre 61.650 actuellement ;
- accroître la valeur des exportations des produits de la mer à plus de 3,1 milliards de dollars
contre 1,2 milliards en 2007.
Durant l’année 2010, la production nationale de la pêche côtière et artisanale s’est élevée à
1.086.081 tonnes pour une valeur de 4.220 MDH. Par rapport à la même période de l’année
2009, les débarquements ont connu une augmentation en volume de 2% et une légère diminution
en valeur de 1%.
L’augmentation en volume est due particulièrement, à l’importance des débarquements de la
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 63
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
flottille côtière sardinière au niveau du port de Dakhla, qui sont passés de 25.039 T en 2009 à
137.619 T en 2010.
Durant l’année 2010, l’ONP a continué à assurer sa contribution en vue d’une meilleure
valorisation de la production et du renforcement de la compétitivité du secteur. Des conventions
de partenariat ont été signées entre les départements ministériels concernés et plusieurs acteurs
institutionnels portant sur la promotion des activités de la pêche et le développement des
infrastructures.
Au titre de 2011 et 2012, plusieurs projets et actions sont programmés concernant, notamment :
- l’organisation de la commercialisation : mise à niveau, modernisation et extension du réseau
commercial et introduction graduelle de nouveaux modes de gestion en vue d’assurer une
maîtrise et une plus grande transparence des transactions commerciales ;
- le développement de la pêche artisanale et côtière : appui à la mise à niveau et la
modernisation de la flotte de pêche, encadrement et appui à la pêche artisanale,
restructuration du mareyage et promotion de la consommation interne.
La situation financière de l’ONP à fin 2010, s’est soldée par un déficit de 23,6 MDH qui
s’explique par la diminution des recettes de 4% et la hausse de 30% des charges et ce, dans un
contexte caractérisé par la poursuite d’un rythme soutenu des investissements.
En MDH En MDH
20
Investissement (MDH)
10
0
200 2008 2009 2010 2011
-10
160
-20
120
-30
80
-40
40
-50
0 -60
2008 2009 2010 2011
Résultat net Résultat d'exploitation
9 - SECTEURS SOCIO-EDUCATIFS
Sur le plan institutionnel et opérationnel, les EP jouent un rôle de premier plan dans la mise en
oeuvre des stratégies du gouvernement dans l’action sociale, destinées à améliorer les conditions
de vie des populations, à lutter contre la pauvreté et créer les conditions nécessaires pour assurer
un développement équilibré et durable.
L’objectif de cette réforme étant d’améliorer les taux de scolarisation à tous les niveaux de
l’enseignement scolaire (préscolaire, primaire, secondaire collégial et qualifiant), en général et
ceux de la fille en milieu rural en particulier. Ainsi, il s’agit de faciliter l’accès des élèves à
l’éducation par l’augmentation des capacités d’accueil et la multiplication d’établissements
scolaires satisfaisant aux normes de qualité et de mettre en place un encadrement adéquat et une
formation du corps enseignant.
Le Plan d’urgence, dont le coût global s’élève à près de 44 milliards de dirhams sur la période
2009-2012, s’articule autour de 4 espaces, eux-mêmes, déclinés en 26 projets.
Dans ce cadre, l’Etat fournit des efforts financiers importants pour assurer la réussite de la
réforme de l’éducation scolaire, érigée en priorité nationale. L’investissement des AREF au titre
de l’année 2010 a atteint 5.123 MDH. Ces entités prévoient des investissements de 4.612 MDH
en 2011 et 2.115 MDH en 2012.
Quant aux principales réalisations du Plan d’Urgence, deux années après sa mise en œuvre, elles
se présentent comme suit :
- 499 nouveaux établissements scolaires construits ;
- 4.820 nouvelles salles construites ;
- 5 internats de lycées construits et 26 en cours de construction ;
- 10 internats des lycées par extension construits et 19 en cours de construction.
9.1.2 - UNIVERSITES
Dans le domaine de la recherche, une politique nationale a été mise en place pour mobiliser tous
les intervenants et les partenaires concernés dans l’objectif :
- d’identifier des priorités en matière de recherche - développement et financement de
programme de recherche ;
- mettre en réseau les acteurs institutionnels de la recherche impliquant des établissements
d’enseignement et de recherche autour de thèmes communs.
Les années 2010 et 2011 sont marquées par la poursuite de la mise en œuvre des Contrats de
Développement du secteur universitaire dont les principaux objectifs sont :
La formation professionnelle au Maroc constitue une priorité nationale pour accompagner les
besoins de l’ensemble des chantiers ouverts et des stratégies sectorielles et ce, dans le but
d’accélérer le rythme de croissance, de relever le défi de la compétitivité de l’économie nationale
et de la création d’emploi.
Les objectifs arrêtés par les pouvoirs publics dans le cadre du plan de développement 2008-2013,
visant la formation de 650.000 stagiaires par l’OFPPT, démontre que la formation
professionnelle est devenue une composante essentielle du processus de développement
économique et social du pays.
En vue d’accompagner les programmes de développement économique et social lancés par l’Etat
dont notamment le Pacte National pour l’Emergence industrielle et la stratégie intégrée pour le
développement des secteurs structurants, l’année 2011 est marquée par le démarrage effectif du
plan de développement 2010-2016 visant la formation de 1.000.000 stagiaires à l’horizon
2016 ainsi que par :
93 000 90 000
2008 2009 2010 2008 2009 2010
Les réalisations de l’ANAPEC, au cours des années 2010 et 2011, ont concerné
particulièrement :
65 000
60 000
55 000
50 000
45 000
40 000
35 000
30 000
2009 2010 2011
Le budget global de l’Agence en 2011 s’élève à 389 MDH, financés par les subventions de
l’Etat, la dotation dédiée aux « Initiatives Emplois » étant fixée à 427 MDH.
Afin de répondre aux besoins des populations en situation de précarité, l’EN poursuit ses
activités consistant, principalement, à dispenser l’aide et l’assistance sous toutes ses formes et ce,
en partenariat avec les acteurs sociaux, notamment, l’INDH, les Collectivités Locales et les
ONG.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 69
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
En 2010, l’activité de l’EN a été marquée par l’augmentation significative du nombre de centres
et établissements de l’EN surtout les établissements de protection sociale, les centres d’éducation
et de formation et les jardins d’enfants. Ce nombre est passé de 2.755 en 2009 à 3.114 en 2010
(+13%) avec une augmentation du nombre des bénéficiaires qui a atteint 243.116 contre 225.884
en 2009 (+7,6%).
De même, la capacité d’accueil des Etablissements de Protection Sociale s’est renforcée puisque
leur nombre a atteint 1.073 en 2010 contre 925 en 2009 (+16%), bénéficiant à 80.027 résidents
contre 67.860 en 2009 (+18%).
Au titre de l’exercice 2011, il est prévu de porter le nombre des Etablissements de Protection
Sociale à 1.088 (+1,4%) pour un nombre de bénéficiaires de 83.546 (+4,4%) et le nombre de
l’ensemble des centres et établissements (établissements de protection sociale, centre d’éducation
et de formation, jardins d’enfants...) à 3.263 (+5%) pour un nombre de bénéficiaires de 251.195
personnes (3,3%).
Au cours de l’année 2010, l’ADS a poursuivi ses actions relatives à l’appui financier et technique
pour le développement des projets locaux et le renforcement des capacités des acteurs à travers la
mobilisation d’une enveloppe budgétaire de 162 MDH y compris les contributions des
partenaires de l’Agence. Le montant engagé au titre du même exercice est de 122 MDH. Il s’agit
notamment de :
Les principaux indicateurs de l’activité de la Caisse pour 2009-2011 se présentent comme suit :
(En MDH)
Désignation 2009 2010 2011
(Prévisions)
Recettes des régimes 17.147 18 061 18 030
Dépenses des régimes 15.779 16 704 17 896
Solde technique 1.368 1 357 134
Résultat financier 2.803 3.556 3.126
Charges de gestion (fonctionnement et équipement) 122 141 155
Les dépenses relatives à la gestion au titre de l’exercice 2010 s’élèvent à 141 MDH dont 114 DH
au titre de l’exploitation et 26 MDH pour l’investissement.
Quant aux réserves financières de la CMR, elles ont atteint 70.443 MDH à fin 2010 et 72.717
MDH à fin juillet 2011.
Concernant la réforme des régimes de retraite à l’échelle nationale, les travaux sont en cours de
validation au niveau de la commission nationale sachant que les ajustements paramétriques
proposés du régime des retraites civiles se présentent comme suit :
Par ailleurs, un nouveau Contrat programme Etat-CMR pour la période 2011-2013 a été signé en
juillet 2011, visant l’amélioration de la gouvernance de la Caisse. Les principaux objectifs du
Contrat-Programme consistent à :
- assurer une veille permanente à la pérennité des régimes de retraite gérés par la Caisse ;
- renforcer le système de gouvernance de la Caisse ;
- optimiser les placements des réserves financières des régimes de retraite ;
- améliorer la qualité des services offerts aux allocataires sur la base du renforcement de la
déconcentration.
80 000
440 000
430 000 60 000
420 000 40 000
410 000
400 000 20 000
390 000 0
2008 2009 2010 2008 2009 2010
Les différents axes de la stratégie de la CNSS, en fonction des régimes gérés, se présentent
comme suit :
Quant aux réalisations financières de la CNSS, elles peuvent être appréciées à travers l’évolution
des principaux indicateurs suivants :
(En MMDH)
DESIGNATION 2008 2009 2010 2011
Régime AMO Régime AMO Régime AMO Régime AMO
Général Général Général Général
Cotisations 10,25 2,46 12,05 2,78 11,91 2,77 13,00 3,01
Prestations 8,47 0,57 10,08 0,73 10,01 1,25 10,72 1,84
Solde technique 1,51 1,89 1,97 2,05 1,9 1,52 2,28 1,17
Frais de gestion (*) 0,887 0,082 0,969 0,115 0,862 0,118 1,086 0,150
Résultat financier 1.088 68,4 1.046 186 1.004 195 1.240 201
Résultat net de gestion 2.622 1.826 2.857 2.053 2.935 1.879 3.217 1.260
(*) Fonctionnement et équipement
Les réalisations en matière d’investissement ont atteint 123 MDH en 2010. Les investissements
programmés en 2011 sont de 192 MDH.
Par ailleurs, la CNSS dispose de trois Fonds de réserve et d’un Fonds Commun de Placement
auprès de la CDG qui totalisent, à fin 2010, un montant de 23.220 MDH contre 21.897 MDH à
fin 2009. Ces réserves ont connu une augmentation de 6.670 MDH pour atteindre 29.890 MDH
et ce, suite au transfert de fonds effectué par la CNSS entre avril et juillet 2011 en application de
l’article 30 du Dahir portant loi n°1-72-184 relatif au régime de sécurité sociale.
Sur un autre plan, le panier de soins AMO a été étendu aux soins ambulatoires. Suite à cette
extension, la CNSS rembourse une palette de soins encore plus large qui couvre tous les soins
médicaux courants, à savoir les actes médicaux effectués chez les médecins, opticiens et
établissements de soins, les actes paramédicaux, les actes de biologie, de radiologie et
d’imagerie, les médicaments prescrits par les médecins traitant et délivrés par les pharmaciens
ainsi que l’appareillage médical. .
En vue d’une meilleure prise en charge de l’extension de la couverture médicale aux soins
ambulatoires, la CNSS a poursuivi l’adaptation de son système d’information pour le traitement
des dossiers de remboursement en ligne qui ont enregistré une importante évolution en passant
en moyenne de 2.000 à 6.600 dossiers par jour en 2010.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 72
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
10 - HABITAT ET URBANISME
La stratégie sectorielle en matière de l’habitat vise la lutte contre les bidonvilles et les quartiers
sous équipés, la satisfaction des besoins des ménages à moyen et faible revenu ainsi que la
réalisation d’une offre adéquate avec les revenus des populations à travers la création de zones
nouvelles d’habitat.
Le programme « Villes Sans Bidonvilles » (VSB) qui concerne plus de 85 villes devra mobiliser
un investissement de près de 25 MMDH avec un appui public de 10 MMDH. A fin 2010, le
nombre de villes déclarées villes sans bidonvilles était de 42 contre 38 à fin 2009. Les 4
nouvelles villes sans bidonvilles sont : Boujdour, Dakhla, Hattane et Khenifra.
Dans le cadre du Partenariat Public-Privé (PPP), le HAO a lancé, au cours de l’année 2010, les
travaux de construction de 45.000 logements et l’achèvement des travaux de 42.600 logements
ayant fait l’objet de 385 conventions de partenariat. La consistance globale de ces conventions
permettra la réalisation à terme de près de 180.000 logements dont 43.000 de faible VIT.
Pour ce qui est du programme « logements à 140.000 DH », l’année 2010 été marquée par le
lacement de 13.581 unités dont 9.295 en partenariat avec le secteur privé, portant ainsi le nombre
de logements engagés à 57.632 unités se répartissant comme suit :
- 35.884 unités lancées dans le cadre de partenariat avec les promoteurs privés ;
- 21.781 unités lancées dans le cadre des opérations propres.
En MDH En MDH
800
Chiffre d'affaires
700 5 400
600
5 200
5 000
500
4 800
400
4 600
300 4 400
200
4 200
2008 2009 2010 4 000
Résultat net Résultat d'exploitation 2008 2009 2010 2011
Les investissements réalisés en 2011 ont atteint 3 MMDH. Ils sont estimés à 4 MMDH pour
l’année 2012.
Les principaux indicateurs de cette société qui a pour mission de mener les actions permettant
l’aménagement et l’intégration des quartiers insalubres et sous équipés dans la Région du Grand
Casablanca, se présentent comme suit :
Le plan d’action de la société Idmaj Sakan au titre de 2011 comporte les principales actions
suivantes :
Les investissements réalisés en 2010 sont de 220 MDH. Les investissements prévus pour 2011 et
2012 sont respectivement de 321 MDH et 400 MDH.
La stratégie actuelle d’intervention des Agences Urbaines est basée sur le nouveau concept de
l'autorité, de l'administration citoyenne et moderne, de la politique de proximité, de la bonne
gouvernance et du renforcement de la déconcentration. Cette stratégie fait état également de
l'extension du cercle de la qualité pour englober l’ensemble des agences urbaines du pays et leurs
partenaires dans la gestion de l'espace à travers les outils de planification et de gestion urbaines
en vue d'améliorer la qualité des services et produits en matière d'urbanisme.
En vertu de leurs textes de création, les Agences Urbaines sont, principalement, chargées de :
Concernant la gestion urbaine, les Agences Urbaines, au nombre de 26, ont instruit 97.112
dossiers dont 70 899 ont reçu un avis favorable, soit 73% et ce, en progression de 19% par
rapport à l’exercice 2009. En matière du contrôle, 17.509 chantiers ont été visités donnant lieu au
constat de 11.151 infractions.
Dans le cadre de la politique de déconcentration, 7 nouveaux guichets uniques ont été créés en
2010 soit un total de 96 guichets, couvrant 70,2% des communes urbaines et 56,8% des
communes rurales et visant la simplification des procédures d’octroi d’autorisation de construire,
de lotir et de morceler en concertation avec les communes et les autorités locales et ce, dans
l’objectif de délivrer les autorisations en 24 heures.
En 2010, les Agences Urbaines ont investi 479 MDH. Les investissements prévus en 2011 et
2012 sont respectivement de l’ordre 729 MDH et 1.195 MDH.
11 - PROMOTION ECONOMIQUE
Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision 2020, la SMIT exécute son plan d’action
pluriannuel 2011 - 2013 s’articulant autour des principaux axes ci-après :
En 2010, la société a investi 35,5 MDH. Les principales réalisations de la SMIT dans le cadre du
programme « Tourisme de Resort » au titre de l’exercice 2010 concernent ce qui suit :
En termes de capacité d’hébergement, le nombre de lits est passé de 164.612 en 2009 à 174.180
lits en 2010. Il sera porté à 256.400 lits en 2015 et à 372.300 à l’horizon 2020.
Les investissements prévus par la SMIT en 2011 et 2012 sont de 156 MDH et 118 MDH
respectivement.
Créé sous forme de société anonyme d’un capital social initial de 1,5 MMDH souscrit par l’Etat
(1 MMDH) et le Fonds Hassan II (500 MDH), le FMDT investira sous forme de prise de
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 77
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
participations, soit directement dans des structures ad hoc qui auront la charge de réaliser des
projets touristiques, soit dans des fonds d’investissement qui, à leur tour, réaliseront des
programmes intéressant le secteur.
Les principales actions en cours de réalisation par l’ONMT dans le cadre de la mise en œuvre de
la Vision 2020 peuvent être résumées comme suit :
- la mise en place de la stratégie de communication en maintenant la campagne institutionnelle
sur les marchés prioritaires, le développement du tourisme responsable qui traite de
l’environnement, de la culture et patrimoine, et du tourisme interne qui constitue 20 % des
nuitées, 30% des arrivées hôtels et 5% de croissance annuelle moyenne au cours des 10
dernières années ;
- le développement du marketing direct, du co-marketing en favorisant le partenariat avec les
principaux Tours opérateurs et voyagistes, en vue de les préparer au démarrage de nouvelles
destinations balnéaires, la promotion de nouvelles capacités notamment de Marrakech et le
développement du point à point touristique ;
- la participation de l’ONMT à 66 manifestations à l’étranger et le lancement de campagnes
internationales de relations presse et publiques pour favoriser l’essor de nouveaux marchés et
de produits balnéaires ;
- le développement du partenariat institutionnel avec les Conseils Régionaux du Tourisme ;
53
10
51
49
5
47
45 0
2008 2009 2010 2008 2009 2010
A fin octobre 2011, les indicateurs du secteur ont connu, malgré la conjoncture internationale,
une évolution favorable :
Le Plan « Emergence », qui définit la stratégie industrielle du Maroc, vise à favoriser l’essor de
six secteurs porteurs appelés à jouer le rôle de locomotives économiques du pays, à savoir
l'Offshoring, l'électronique, l'automobile, l'aéronautique et le spatial, l'agroalimentaire et les
produits de la mer, le textile et le cuir.
Ledit plan vise la mise à niveau du secteur industriel, sa modernisation et la consolidation de sa
compétitivité. A cet égard, il s’appuie sur deux piliers : un ciblage volontariste mais non exclusif
sur les moteurs de croissance et une modernisation compétitive du tissu industriel existant. En
termes d’impacts attendus, il s’agit de :
- créer, sur dix ans, plus de 440.000 emplois directs et indirects ;
- accroître de 1,6 point par an le PIB, soit plus de 90 MMDH additionnel sur la période de 10
ans ;
- réduire de 50% le déficit commercial.
Sur sa lancée, en 2006, le Gouvernement a, par ailleurs, doublé le plan « Emergence » par le Plan
« Envol » qui prolonge les axes stratégiques de développement à la microélectronique, aux
biotechnologies et aux nanotechnologies.
En févier 2009, un Contrat programme 2009-2015 relatif au Pacte national pour l’émergence
industrielle a été signé entre l’Etat et le secteur privé. Ce programme qui vient enrichir et
consolider le Plan Emergence, permettra à l’horizon 2015, de :
Ce Contrat programme nécessite des fonds de l’ordre de 12,4 milliards DH dont 34 % dédiés à la
formation et aux ressources humaines et 24 % à l'incitation à l'investissement.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 79
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Pour les métiers orientés Investissements directs étrangers (Offshoring, automobile, aéronautique
et électronique), le programme prévoit la création de 16 plates-formes industrielles intégrées
(P2I) qui sont des sites d’accueil pour les investisseurs et qui seront dotées de guichets uniques
complets. Quant aux métiers traditionnels (textile-cuir et agroalimentaire), il est prévu un appui à
la commercialisation au niveau international.
En 2010, 90 projets ont été approuvés par la Commission des Investissements pour un montant
global de plus de 60 MMDH permettant la création de 22.000 emplois. La part des
investissements nationaux représente 71% avec 43 Milliards DH. Les investisseurs d’origine
arabe représentent 10% avec 6 milliards DH et le reste est constitué d’autres investisseurs
étrangers. Les principaux secteurs concernés sont l’énergie (37%), le tourisme (29%), les
infrastructures (19%).
Par ailleurs, les dépenses d’investissement de l’AMDI, programmées au titre de 2011 et 2012,
sont de 100 MDH par an.
Le plan Maroc export plus (2008-2018) lancé en mai 2009, vise la promotion des exportations et
le positionnement progressif du Maroc dans plusieurs marchés stratégiques. Les impacts attendus
de ce plan à l’horizon 2018 sont :
- un triplement des exportations pour passer de 114 MMDH en 2008 à 327 MMDH ;
- un PIB additionnel de 85 MMDH ;
- un emploi additionnel de 380.000 postes.
Ce plan repose sur 3 axes stratégiques complémentaires : le ciblage des secteurs et des produits,
le ciblage des marchés et l’accompagnement des acteurs.
Il vise 3 catégories de marchés stratégiques à savoir les pays susceptibles d'accueillir de grandes
quantités de produits marocains exportés, les marchés voisins et les marchés limités spécialisés
Des mesures ont été prises pour renforcer les capacités exportatrices des acteurs notamment
l'audit des entreprises et la veille stratégique qui sera supervisée par le Centre Marocain de
Promotion des Exportations (CMPE).
Dans ce cadre, l’année 2010 a été marquée essentiellement par une forte dynamique dans le
cadre de la mise en place de la stratégie « Maroc Export Plus ».
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 80
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ainsi, le programme des manifestations à l’étranger s’est intensifié avec l’organisation, durant
cette année, par le CMPE (Maroc Export), de 98 actions promotionnelles (contre 57 en 2009)
dont 31 Salons et expositions, 41 missions de démarchage et prospection et 26 actions de
communication.
En termes d’impact de la politique de promotion mise en œuvre par Maroc Export, les
exportations marocaines ont porté sur 147.948 MDH en 2010 contre 113.020 MDH en 2009,
enregistrant ainsi une progression de 30,9%. En volume, elles ont augmenté de 46% en 2010. Les
principaux secteurs exportateurs ayant enregistré les meilleures performances sont :
- les vêtements confectionnés : 11.792 MDH à fin juillet 2011 contre 10.852 MDH à fin juillet
2010, soit +8,7% ;
- les articles de bonneterie : 4.317 MDH contre 3.951 MDH, soit +9,2% ;
- les fils et câbles pour l’électricité : 8.893,3MDH contre 7.297,3MDH, soit +21,9% ;
- les composants électroniques : 3.069,7 MDH contre 2.894 MDH, soit +6,1%.
Les réalisations budgétaires relatives aux actions promotionnelles du CMPE s’élèvent à 175
MDH en 2010. Les prévisions au titre de 2011 et 2012 s’élèvent à 318,5 MDH et 307 MDH
respectivement.
12.1 - AMENAGEMENT
Ledit projet s’étale sur une superficie de près de 5.000 hectares pour un coût estimé à 8,5
MMDH.
L’achèvement et la mise en service de grands projets ont eu lieu en 2010, à savoir le pont
Moulay El Hassan, le Tunnel des Oudayas et le Tramway.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 81
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Les investissements réalisés en 2010 et 2011 s’élèvent respectivement à 1,22 MMDH et 1,1
MMDH. Les investissements prévus au titre de 2012 sont de 1,6 MMDH.
Le projet du Tramway Rabat-Salé dont la mise en service a eu lieu en juin 2011, a été porté
initialement par l’AAVBR jusqu’à la création de la société du Tramway Rabat –Salé (STRS) en
janvier 2009.
Le projet est caractérisé par un réseau de 19 km et 31 stations ainsi que 25 rames de 30 m. La
vitesse commerciale du tramway est de 40 km/h avec une fréquence moyenne entre rames de 10
min.
Le coût total du projet s’élève à 3.740 MDH. Son financement a été assuré à parts égales par les
fonds propres et par les ressources d’emprunt (AFD-BEI-RPE).
L’exploitation de cette infrastructure a été confiée à une société spécialisée suite à un appel
d’offres pour une période de 6 ans.
Les investissements prévus au titre de 2011 et 2012 sont respectivement de 487 MDH et 100
MDH destinés essentiellement à l’achèvement du projet.
L’année 2010 a été marquée par la création de l’Agence pour l’Aménagement du Site de la
Lagune Marchica (AASLM), qui a pour mission d’élaborer l’ensemble des études, d’établir un
plan d’aménagement spécial du site, de contribuer à la recherche et à la mobilisation des
financements du programme d’aménagement et de réaliser les travaux nécessaires au
développement et à l’urbanisation du site.
Le projet de la Cité d’Atalayoun (452.820 m²) dont les travaux d’aménagement ont été lancés en
2009 pour être achevés en 2013, est porté par la société « Atalayoun Golf Resort S.A » filiale de
Marchica Med créée le 9 septembre 2009 avec un capital de 255 MDH. Le coût prévisionnel des
équipements et d’aménagement de la cité est estimé à 1.062 MDH.
L’année 2010 a enregistré le lancement des travaux d’aménagement de l’Académie de Golf de la
cité d’Atalayoun par la signature de la convention relative à la dépollution de la lagune de
Marchica et l’établissement des études urbaines et techniques relatives au projet de la cité des
deux mers.
Concernant l’année 2011, l’Agence prévoit des investissements de 126 MDH et 150 MDH pour
l’année 2012.
La société Marchica Med et sa filiale ont investi 270 MDH en 2010. L’investissement prévu
pour 2011 et 2012 s’élève à 387 MDH et 550 MDH respectivement pour l’aménagement et le
développement des sites d’Attalayoun et des deux mers.
La Société Casablanca Aménagement dispose d’un important potentiel d'affaires dont le plus
important est le programme d'aménagement intégré de la zone Sindibad qui nécessite un
investissement global de près de 3 MMDH pour la réalisation des trois composantes suivantes :
L’année 2010 a été marquée par la signature de la convention d’investissement relative au projet
d’aménagement intégré de la zone SINDIBAD par un groupement de trois entreprises choisi
suite à un appel à manifestation d'intérêt international.
Par ailleurs, la société s’est vue confier la réalisation de nouveaux projets portant sur
l’aménagement et la valorisation de 100 ha à sidi Moumen et sur le site des carrières centrales
(35 ha) ainsi que la réalisation en tant que maître d’ouvrage délégué du grand théâtre de
Casablanca dont le coût est estimé à 1.440 MDH. La réalisation de ces projets sera entamée en
2011.
Pour renforcer ses capacités financières, il a été procédé à une augmentation du capital de la
société qui est passé de 40 à 140 MDH.
En 2010, la société Casa Transport, créée à cet effet en 2009, a réalisé un investissement de 313
MDH et prévoit des investissements de 2.434 MDH en 2011 et de 3.396 MDH en 2012.
L’année 2010 a enregistré la réalisation des travaux topographiques et des relevés géotechniques
ainsi que des travaux de déviation des réseaux sur les Boulevards Mekka, Okba, Abdelmoulmen
et Ba Hmad.
L’activité de SONARGES, au titre de l’année 2010, a été marquée par l’achèvement des travaux
et l’inauguration des stades de Tanger et de Marrakech.
Concernant le projet de stade d’Agadir, l’état d’avancement des travaux au titre de 2010 affiche
un taux de réalisation physique d’environ 85%.
En 2010, la SONARGES a réalisé une étude portant sur la définition du cadre institutionnel de la
société. Les résultats de cette étude ont abouti à un Business modèle, s’articulant autour de sept
bonnes pratiques à l’international et qui constituent les axes stratégiques d’intervention de la
SONARGES.
Concernant cette Agence, l’année 2010 a été marquée par l’adoption par le Conseil
d’Administration d’un plan de réorientation stratégique et dont les principaux axes se résument
comme suit :
Afin de permettre l’implémentation dudit plan, il a été décidé de procéder à une augmentation du
capital de la société portant sur un montant de 19 MDH, dont 10 MDH provenant du Budget de
l’Etat et 9 MDH par la capitalisation de la subvention d’exploitation accordée à l’ADER par le
Ministère de l’Intérieur.
Pour les exercices 2011 et 2012, l’ADER poursuivra son intervention pour la réalisation du
projet Artisanat- Médina de Fès et la réhabilitation du bâti ancien et du menaçant ruine mené en
partenariat entre le Département de l’Habitat et la Commune de Fès.
Les investissements réalisés par les trois Agences en 2010 s’élèvent à un montant global de
1.754 MDH. Pour 2011 et 2012, les prévisions de l’investissement global de ces Agences portent
respectivement sur 1.738 MDH et 1.395 MDH.
Au titre de la période 2007-2010, l’Agence a réalisé 215 projets soit 59% de son programme
d’intervention qui porte sur 366 projets pour un coût global de 12,1 MMDH. L’Agence a pu
mobilisé, pour la même période, un montant de 3,8 MMDH dont 3,4 MMDH au titre de
versements des différents partenaires.
Dans le but d’assurer un développement cohérent, les projets relatifs aux trois premiers axes
seront réalisés suivant une approche de contractualisation avec les communes concernées.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 85
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Le plan pluriannuel de l’APDS pour la période 2010-2014 vise le développement des provinces
de sud et leur mise à niveau à travers des actions portant notamment sur la mise à niveau urbaine,
l’assainissement, la réalisation d’équipements collectifs, le programme de sauvegarde et de
développement des Oasis du Sud, le projet de valorisation du Cactus, l’initiative pour la
promotion de l’emploi et le développement régional de l’industrie artisanale, le développement
touristique des provinces du sud et l’appui à l’élevage camelin.
Le coût global de ce plan qui comprend 2.057 projets s’élève à 8.518 MDH dont un montant
d’investissement s’élevant à 997 MDH réalisé en 2010. Pour 2011 et 2012, les prévisions
d’investissement portent respectivement sur 1.298 MDH et 866 MDH.
Le plan d’action 2008-2010 de l’APDO porte sur 138 projets pour une enveloppe globale de 8,8
MMDH dont 1,4 MMDH à la charge de l’Agence, le reste étant financé par des partenaires
nationaux et internationaux. L’année 2010 a enregistré un investissement de 172 MDH consacrés
notamment à des projets concernant la stratégie de développement régional, l’appui au
développement sectoriel et territorial ainsi que la promotion du partenariat. Le budget
d’investissement de 2011 porte sur 250 MDH. En 2012, l’investissement prévisionnel est de 299
MDH.
Le nouveau plan d’action 2011-2014, accompagnant les grands projets structurants prévus pour
amplifier la dynamique de développement de l’Oriental (Technopole d’Oujda, Agropole de
Berkane, Techno Park Industriel de Selouane, Marchica,…), prévoit le développement de
l’action de proximité et de solidarité, l’appui à la création de filières de formation et à la
généralisation de l’électrification, aux énergies renouvelables et à l’accès à l’eau potable.
13- FINANCE
Par ailleurs, l’année 2010 a été marquée par la poursuite de la mise en place de certains chantiers
structurants qui concernent notamment :
- l’étude sur l’optimisation du contrôle interne du groupe CDG, dont l’une des résultantes est
l’établissement de la Charte de Contrôle Interne du Groupe ;
- l’achèvement de la mission relative à l’organisation des missions de la fonction conformité et
son plan de déploiement à travers la filière Conformité du groupe.
Durant l’année 2011, les actions en cours de réalisation portent sur des projets transverses et
concernent principalement ce qui suit :
- la mise en place des recommandations de l’étude relative à son plan stratégique de
développement 2008-2012. Dans ce cadre, il est envisagé, que la CDG adopte, courant 2011,
un projet de Déclaration de Politique Générale d’Investissement (DPGI) ;
150
En MDH
8 000 Total bilan (MDH)
7 000 140
6 000
5 000 130
4 000
3 000 120
2 000
1 000 110
2008 2009 2010
100
Investissement Chiffre d'affaires 2008 2009 2010
8 000
7 000
6 000
5 000 1 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0 0
2008 2009 2010 2008 2009 2010
d'un coût global de 7,4 MMDH dont une contribution de 2 MMDH sera apportée par les
bénéficiaires desdits projets.
13.3 - FONDS D’EQUIPEMENT COMMUNAL (FEC)
Le FEC a approuvé au cours de l’année 2010 des prêts concernant 110 projets portant sur un
volume de prêts de l’ordre de 2,1 MMDH contre respectivement 119 projets et 1,8 MMDH en
2009. Ces projets concernent essentiellement les domaines des aménagements urbains, des
services de base et des équipements commerciaux.
Le FEC a également approuvé, en 2010, 5 lignes de crédits devant engendrer un montant cumulé
de prêts d’environ 2,3 MMDH.
Au cours de l’exercice 2010, les principaux indicateurs d’activité du FEC ont connu les évolutions
suivantes :
- léger recul du produit net bancaire de 1,4% passant de 336 MDH en 2009 à 331 MDH en 2010;
- baisse de 18% du résultat net qui s’est situé à 195 MDH en 2010 contre 238 MDH en 2009,
expliquée notamment par les reprises nettes des provisions sur les créances en souffrance ;
- régression des charges générales d’exploitation de 14% par rapport au niveau enregistré en
2009 en se situant à près de 54 MDH ;
- forte baisse des créances en souffrance qui se sont situées à 45 MDH à fin 2010 contre 82
MDH en 2009. Créances constituées, pour l’essentiel, de retards de paiement régularisés par la
suite ;
- hausse du total bilan de 5% pour atteindre 10,6 MMDH en 2010 contre 10,1 MMDH en 2009.
Par ailleurs et dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte National pour l’Emergence
Industrielle, l’Etat a mis en place le fonds « Emergence Invest » dont la gestion est confiée à la
CCG et ayant pour objet la participation dans deux fonds de capital investissement en partenariat
avec des opérateurs.
---------------------------------------------------------------------
TROISIEME PARTIE
---------------------------------------------------------------------
Ce code, établi sur la base des meilleurs standards internationaux et conçu par des praticiens des
secteurs public et privé, vise à asseoir les meilleurs standards de gouvernance des EP, à
promouvoir les valeurs et les pratiques de transparence et de communication et à ancrer la culture
de reddition des comptes. Il comprend des recommandations, des règles et des pratiques visant
notamment :
– la clarification des rôles de l’Etat en opérant une distinction claire entre ses différentes
missions de stratège, de contrôleur et d’actionnaire ;
– le renforcement du rôle et des responsabilités de l’Organe de Gouvernance consacrant ses
missions de pilotage stratégique, de surveillance des performances et suivi de la gestion de la
Direction, tout en améliorant la professionnalisation des administrateurs et l’évaluation
périodique de leurs interventions ;
– le renforcement de l’éthique et de la transparence par la diffusion régulière d’informations
significatives, financières et non financières, sur les EP, la dématérialisation des procédures
et leur affichage pour un service de qualité, l’application stricte des principes de passation
des marchés et l’élaboration et la diffusion de chartes d’éthique des Organes de
Gouvernance ;
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 89
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
– le traitement équitable des partenaires et des opérateurs économiques traitant avec l’EP.
Ledit code fera l’objet d’un plan de communication et de sensibilisation pour assurer son
déploiement au profit de l’ensemble des EP et pour favoriser son implémentation auprès des
bénéficiaires. Il fera également l’objet d’un suivi et d’une évaluation en vue de son appropriation
par les EP concernées et de son adaptation en fonction des évolutions des standards et des
normes en la matière.
2 - CONTROLE FINANCIER DE L’ETAT SUR LES EP
Tout en poursuivant la mise en œuvre des instruments de gestion prévus par la loi n° 69-00
relative au contrôle financier de l’Etat sur les EP et autres organismes, des chantiers ont été
lancés pour améliorer qualitativement le dispositif de contrôle financier sur ces organismes. De
même, la loi n° 69-00 susvisée a fait l’objet d’un amendement visant à étendre l’application du
projet de décret relatif aux marchés publics à certains Etablissements publics en tenant compte de
leurs spécificités.
La généralisation des instruments de gestion prévus par la loi n° 69-00 relative au contrôle
financier de l’Etat sur les EP et autres organismes, a été accélérée depuis fin 2010. Ainsi, les
principales mesures entreprises en 2010 et au cours du 1er semestre 2011 ont porté sur :
la mise en en œuvre :
L’année 2011 est également marquée par le dialogue social ayant abouti à des revalorisations
salariales et à des amendements, en conséquence, des statuts du personnel des EP.
Les principales conclusions de ces chantiers ont démontré que l’exercice du contrôle financier de
l’Etat sur les EEP devrait être amélioré notamment en ce qui concerne le dispositif de mise en
œuvre des différents types de contrôle, la normalisation de certaines procédures, la qualité des
instruments mis en place et leur impact et les ressources humaines dédiées à l’exercice de ce
contrôle.
A cet effet, plusieurs actions ont été entreprises notamment la généralisation progressive des
Comités d’Audits au sein des EP soumis au contrôle financier afin de contribuer à l’amélioration
de la gestion et au suivi de l’activité de ces entreprises et l’élaboration de manuels et guides pour
l’harmonisation et l’uniformisation des méthodes de travail des Contrôleurs d’Etat et des
Trésoriers Payeurs auprès des EP.
Dans un contexte de plus en plus marqué par les exigences accrues en matière de transparence et
de reddition des comptes, les audits externes des EP, diligentés par le ministre chargé des
Finances après accord du Chef de Gouvernement, sont appelés à s’intensifier et à être réorientés
vers des préoccupations dépassant les considérations financières, opérationnelles ou de gestion
vers celles ayant trait aux sphères stratégique et institutionnelle.
Dans ce cadre, les opérations menées en la matière, en 2010 et courant 2011, concernent
plusieurs EP, à savoir : ANAPEC, ANP, AREF de Marrakech, OFEC, ONHYM et ORMVAG.
Le suivi de la mise en œuvre des recommandations des auditeurs externes et l’évaluation de
leur impact sur l’amélioration de la gouvernance des EEP concernées ont porté sur plusieurs
organismes dont la CMR, l’Office des changes, l’EACCE et le CNESTEN.
La promotion de la contractualisation des relations entre l’Etat et les EP constitue l’un des axes
importants de l’amélioration de la gestion du portefeuille public au regard à ses apports en termes
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 91
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
Ainsi, les années 2010 et 2011 ont enregistré une accélération des travaux en la matière ayant
abouti à la conclusion de six (06) nouveaux Contrats entre l’Etat et les EP suivantes : Groupe
RAM, CMR, Barid Al Maghrib, RADEEMA, SOREAD 2M et ONCF.
Office National des Chemins 2010-2015 01 février 2010 - Réalisation du projet de Train à Grande Vitesse (TGV)
de Fer (ONCF) sur la ligne Tanger-Casablanca (20 MMDH) ;
- Consolidation et modernisation du réseau ferroviaire
existant (13 MMDH).
Universités (15), CNRST et 2009-2012 06 octobre 2009 Permettre le développement des universités marocaines en
ONOUSC vue d’assurer leur rayonnement.
Office National des Pêches 2009-2012 29 septembre 2009 Développement et modernisation de la pêche marocaine à
(ONP) travers l’intégration de ses différentes filières.
Office du Développement de 2009-2012 29 juillet 2009 Promotion du secteur coopératif en vue de sa meilleure
la Coopération (ODCO) contribution au développement national et à la lutte contre
la pauvreté et la précarité.
Société Nationale des 2008-2015 02 juillet 2008 Achèvement du premier schéma d’armature autoroutier de
Autoroutes du Maroc (ADM) 1.416 Km et initiation du programme additionnel de
384 Km.
Par ailleurs, d’autres Contrats particuliers qui disposent d’un mode de suivi spécifique sont en
cours d’exécution avec les EP suivantes : AAVBR, ANPME, CAM et Distributeurs d’électricité.
A l’instar des exercices précédents, et en vertu des dispositions du Code des Juridictions
Financières et notamment ses articles 85 et 147, la Cour des Comptes et les Cours Régionales des
Comptes ont transmis, en 2011, au Ministère de l’Economie et des Finances 22 rapports
particuliers portant sur le contrôle de la gestion des EP concernant 20 organismes.
- apprécier la qualité de la gestion et formuler des suggestions sur les moyens d’en améliorer les méthodes et
d’accroître l’efficacité et le rendement ;
- vérifier la sincérité et la régularité des opérations réalisées ainsi que la réalité des prestations fournies et des
travaux effectués ;
Au total, le nombre des EEP ayant fait l’objet de ce type de contrôle depuis 2006 est de 107 dont
15 au titre de l’exercice 2006, 25 au titre de l’exercice 2007, 26 au titre de 2008, 21 au titre de
l’exercice 2009 et 20 au titre de l’exercice 2010.
Au titre de 2010, les organismes qui ont été contrôlés relèvent de plusieurs secteurs d’activité
économique et sociale. C’est le cas du secteur social (Centre Hospitalier Ibn Sina avec deux
rapports particuliers, la CNSS avec deux rapports particuliers dont l’un concerne les Unités
médicales, les Universités Mohammed V Rabat Agdal et Hassan II Ain Chock et l’AREF de
Chaouia-Ouardigha), l’urbanisme (Agence Urbaine d’Agadir et Agence Urbaine de Casablanca),
l’eau et l’énergie (ONEP, CNESTEN et RADEEL), les exportations (CMPE, OCE et EACCE),
le secteur financier (CDVM, CCG et Office des Changes), le transport aérien (RAM),
l’infrastructure portuaire (ANP) et l’artisanat (Chambre d’Artisanat de Marrakech et Chambre
d’Artisanat de Safi).
Les travaux réalisés par les Juridictions financières ont fait ressortir globalement un certain
nombre d’observations et des recommandations concernant aussi bien les aspects stratégiques et
métiers que les différents volets afférents à la gouvernance.
- certaines missions prévues par les textes de création ne sont pas assurées alors que
d’autres ne le sont que partiellement (CNESTEN, AU d’Agadir, Chambres d’Artisanat de
Marrakech et de Safi) ;
- missions et cadre juridique dépassées (Office des Changes) ;
- nature des missions réalisées non prévues par les textes (EACCE pour la mission de
coordination) ;
- absence de stratégie et d’objectifs clairs (CNESTEN, AU d’Agadir, EACCE et Office des
Changes) ;
- absence de stratégie commerciale (RADEEL) ;
- absence de plans d’actions annuels (Chambres d’Artisanat de Marrakech et de Safi).
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 93
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
4.1.2- GOUVERNANCE
- non régularité de la périodicité des réunions des Conseils d’Administration et des autres
organes délibérants et non respect des délais y afférents (CNESTEN, AU d’Agadir, CH
Ibn Sina et AREF de Chaouia-Ouardigha) ;
- fort absentéisme de certains membres (CMPE) ;
- non fonctionnement ou insuffisance au niveau du fonctionnement de certains comités ou
commissions (RAM, CDVM, CH Ibn Sina, AREF de Chaouia-Ouardigha et RADEEL) ;
- absence de suivi et de mise en œuvre des recommandations des Conseils
d’Administration (CH Ibn Sina et CMPE) ;
- non présentation des états financiers au Conseil d’Administration en vue de leur arrêté
dans les délais possibles (Université Mohammed V Rabat Agdal et Université Hassan II
Ain Chock).
4.2.1 - ORGANISATION
- confusion entre les tâches de certaines structures ainsi que des chevauchements
d’attribution et des attributions non assurées par certaines structures, existence de
dispersion, de cloisonnement et manque de coordination entre services (CNESTEN et CH
Ibn Sina) ;
- absence d’un organigramme officiel (RADEEL, Chambres d’artisanat de Marrakech et de
Safi, Université Hassan II Ain Chock) ;
- existence d’une organisation ne respectant pas la décision qui l’autorise et modifications
au niveau des missions prévues par ladite décision (CNSS).
- insuffisance au niveau des procédures de recrutement pour les agents statutaires et non
respect de la réglementation pour les agents contractuels (CNESTEN) ;
- existence d’une multitude de statuts au sein d’un même établissement et manque d’un
référentiel des emplois et des compétences et que d’un plan de formation du personnel
(Université Hassan II-Ain Chok) ;
- le système de rémunération n’est pas basé sur une étude fiable et une comparaison avec le
marché et le personnel contractuel a été reversé dans le nouveau statut sans l’autorisation
du Conseil d’Administration (CDVM) ;
- forte augmentation des primes en l’absence d’un système d’évaluation adéquat et
(CDVM) ;
- augmentation salariale importante qui peut créer un décalage avec la rémunération servie
par les autres organismes de service public (CCG) ;
- recrutement de certains agents après l’opération de départ volontaire et octroi de prime
sans relation avec les performances de l’organisme (OCE) ;
- recrutement de certains agents entaché d’irrégularités (CMPE).
---------------------------------------------------------------------
QUATRIEME PARTIE
---------------------------------------------------------------------
Tout en renforçant l’intervention des EP dans les secteurs d’infrastructures et de services publics,
le Gouvernement encourage le développement de l’initiative privée via la privatisation et la
promotion des partenariats Public-Privé et ce, en vue de rechercher des alliances stratégiques, de
dynamiser le marché boursier et de drainer davantage d’investissements privés nationaux ou
étrangers.
Depuis le début du programme des transferts en 2003 et à fin août 2011, le montant total des
recettes des opérations de cession des participations publiques dans les entreprises publiques ou
d’octroi de licences Télécom s’élève à près de 107,2 MMDH ainsi répartis :
- opérations de cession des participations publiques régies par la loi n° 39-89 : 88,2
MMDH ;
- opérations de transfert régies par des textes spécifiques et d’octroi de licences Télécom :
19 MMDH25.
Au titre de l’année 2011, deux opérations de cession ont été réalisées pour un montant global de
6 milliards de DH. La première porte sur la cession de 20% du capital de la BCP aux Banques
Populaires Régionales et la deuxième concerne la cession de la totalité du capital de la Société
des Sels de Mohammedia (SSM) au profit d’un groupe marocain.
L’opération relative à la BCP a été réalisée conformément à l’article 17 de la loi n° 12-96 portant
réforme du Crédit Populaire du Maroc (CPM). Elle vise à permettre aux Banques populaires
Régionales de renforcer leur part dans le capital de la BCP et partant renforcer le caractère
mutualiste du CPM et consolider l’interdépendance fonctionnelle et organisationnelle entre les
organismes du groupe.
Quant à la cession de la SSM, société inscrite sur la liste des entreprises privatisables depuis
2003, elle vise l’augmentation de sa capacité de production et de commercialisation aussi bien
sur le marché national qu’à l’export et la prospection de nouveaux débouchés à travers son
adossement à un opérateur national de renom. Le produit de cession de SSM a été directement
versé, concomitamment à son encaissement, à parts égales entre le Fonds Hassan II pour le
Développement Economique et Social et le nouveau Fonds National de Soutien des
Investissements, créé par la loi de finances n° 43-10 pour l'année budgétaire 2011, en vue de
promouvoir les investissements en partenariat avec le secteur privé.
25
Cf. annexes.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 95
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
L’évolution des recettes de cession des participations publiques régies par la loi n° 39-89 se
présente comme suit26 :
20000
15000 14 181
13 798
10000 8 897
6 081
5 923
4 658
5000
3 705
2 406
2 217 1 510
532 78 655
270 70
19
0
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2010 2011
26
Les recettes de la cession des parts de capital de la BCP sont non comprises puisque la privatisation de cette banque est régie par une loi ad
hoc, à savoir la loi n° 12-96 portant réforme du Crédit Populaire du Maroc.
RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 96
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2012
ANNEXES
99
Annexe 1
LISTE DES ETABLISSEMENTS PUBLICS (241) 2/2
AU 31/12/2010
100
Annexe 2
LISTE DES SOCIETES ANONYMES (*)
A PARTICIPATION DIRECTE DU TRESOR (44)
AU 31/12/2010
Participation Participation
Sigle Raison sociale
Directe % Publique %
ADER AGENCE DE DEDENSIFICATION ET DE REHABILITATION DE LA MEDINA DE FES 100,00 100,00
ADM SOCIETE NATIONALE DES AUTOROUTES DU MAROC 50,55 98,19
AGA INGENIERIE SOCIETE POUR L'INGENIERIE DES INDUSTRIES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES 24,27 24,27
ASMA INVEST ASMA INVEST 50,00 50,00
BAM BARID AL MAGHRIB 100,00 100,00
BCP BANQUE CENTRALE POPULAIRE 40,23 46,61
BIOPHARMA SOCIETE DE PRODUCTIONS BIOLOGIQUES ET PHARMACEUTIQUES VETERINAIRES 100,00 100,00
CAM CREDIT AGRICOLE DU MAROC 75,00 87,00
CASA TRANSPORTS SOCIETE CASABLANCA TRANSPORTS SA 82,38 98,64
DIYAR AL MADINA DIYAR AL MADINA 16,00 99,71
HAO HOLDING D'AMENAGEMENT AL OMRANE 100,00 100,00
IAM ITISSALAT AL-MAGHRIB 30,00 30,00
IDMAJ SAKAN IDMAJ SAKAN 55,00 89,65
JZN JARDIN ZOOLOGIQUE NATIONAL SA 100,00 100,00
LABOMETAL LABORATOIRE METALLURGIQUE D'ETUDES ET DE CONTROLE 7,50 10,59
MARCHICA MED SOCIETE DE DEVELOPPEMENT DE LA LAGUNE DE MARCHICA MED 50,00 100,00
MAROCLEAR MAROCLEAR 25,00 59,38
MASEN MOROCCAN AGENCY FOR SOLAR ENERGY 25,00 100,00
MIRADOR SOCIETE ANONYME DU MIRADOR 25,00 25,00
MJS LA MAROCAINE DES JEUX ET DES SPORTS 90,00 100,00
OCP OFFICE CHERIFIEN DES PHOSPHATES 94,12 96,86
RAM COMPAGNIE NATIONALE DE TRANSPORT AERIEN ROYAL AIR MAROC 96,80 96,80
SALIMA HOLDING SOCIETE ARABE LIBYO-MAROCAINE HOLDING 24,26 24,26
SAPT SOCIETE D'AMENAGEMENT POUR LA RECONVERSION DE LA ZONE PORTUAIRE DE TANGER VILLE 50,00 100,00
SAR SOCIETE D'AMENAGEMENT RYAD 100,00 100,00
SERECAF SOCIETE D'ETUDE ET DE REALISATION DE LA CHAINE DE FROID AU MAROC 25,00 99,65
SIE SOCIETE D'INVESTISSEMENT ENERGETIQUES 71,00 100,00
SMAEX SOCIETE MAROCAINE D'ASSURANCE A L'EXPORTATION 34,98 45,72
SMIT SOCIETE MAROCAINE D'INGÉNIERIE TOURISTIQUE 77,94 99,99
SNED SOCIETE NATIONALE D'ETUDES DU DETROIT DE GIBRALTAR 99,96 99,96
SNRT SOCIETE NATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TELEVISION 100,00 100,00
SNTL SOCIETE NATIONALE DES TRANSPORTS ET DE LA LOGISTIQUE 100,00 100,00
SODEA SOCIETE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE 100,00 100,00
SODEP SOCIETE D'EXPLOITATION DES PORTS 100,00 100,00
SOGETA SOCIETE DE GESTION DES TERRES AGRICOLES 94,31 100,00
SOMED SOCIETE MAROC-EMIRATS ARABES UNIS DE DEVELOPPEMENT 33,24 33,24
SONACOS SOCIETE NATIONALE DE COMMERCIALISATION DE SEMENCES 80,00 97,74
SONADAC SOCIETE NATIONALE D'AMENAGEMENT COMMUNAL 32,52 97,61
SONARGES SOCIETE NATIONALE DE REALISATION ET DE GESTION DES STADES 100,00 100,00
SOREAD SOCIETE D'ETUDES ET DE REALISATIONS AUDIOVISUELLES "SOREAD" SA 71,72 71,94
SOREC SOCIETE ROYALE D'ENCOURAGEMENT DU CHEVAL 99,75 99,75
SOTADEC SOCIETE TANGEROISE D'EXPLOITATIONS COMMERCIALES 40,00 40,00
TM2 TANGER MED 2 99,97 100,00
TMSA AGENCE SPECIALE TANGER MEDITERRANEE 8,19 100,00
(*) : HORS FILIALES, PARTICIPATIONS ET EN COURS DE LIQUIDATION
101
Annexe 3
GSPAS GROUPEMENT DE SOCIETES POUR LA PROMOTION DES ACTIVITES SOCIALES, SPORTIVES ET CULTURELLES
SOGIP SOGIP
SODIP SODIP
102
Annexe 4
Investissement
Holding Dénomination Objet Principal Capital Social Taux de participation
Projeté (MDH)
MARRAKECH SHORE OFFSHORING 300.000 DH 100 2257
Maroc Numeric Fund et MITC Capital Nouvelles Technologies de l’Information 100 MDH 20 120
CDG
SNI-ONA Finance --- 2,7 -
BACB : 8,26
UBAF : 4,99
AIBR, UBAF, BACB et UBAC Activité bancaire - -
AIBR : 4,66
UBAC : 6,73
BCP Maroc Numeric Fund et MITC Capital Nouvelles Technologies de l’Information 100 MDH 20 120
OCP OCP DE ARGENTINA S.A Commercialisation des produits phosphatés 2,25 MDH 100% -
Société d’Aménagement et de
SMIT Développement de Taghazout (SADETA)
Aménagement 100 MDH 5 6000
103
Annexe 5
Evolution
Indicateurs 2008 2009 2010
2010 / 2009
Chiffre d'Affaires 175 014 422 142 210 695 169 321 591 19,1%
Charges d'Exploitation (*) 131 453 147 125 081 444 135 133 697 8,0%
dont Charges de Personnel 25 108 551 24 930 706 26 895 124 7,9%
Impôt sur les Sociétés 8 886 651 3 697 184 4 886 873 32,2%
Fonds Propres 215 266 077 230 155 761 262 981 495 14,3%
Total du bilan 744 992 881 795 498 908 872 520 470 9,7%
104
Annexe 6
1/3
Transferts de l'Etat aux EP : Réalisations 2010 et 2011 (En MDH)
REALISATIONS 2010 REALISATIONS 2011
EP
Equipement Fonctionnt Autres * Total Equipement Fonctionnt Autres * Total
105
Annexe 6
2/3
Transferts de l'Etat aux EP : Réalisations 2010 et 2011 (En MDH)
REALISATIONS 2010 REALISATIONS 2011
EP
Equipement Fonctionnt Autres * Total Equipement Fonctionnt Autres * Total
106
Annexe 7
Redevances pour l'occupation du domaine public provenant d'IAM 100,00 100,00 100,00 100,00
107
INVESTISSEMENT DES EP : CLASSEMENT PAR MINISTERE DE TUTELLE (2010-2012) Annexe 8
1/5
INVESTISSEMENT EN MILLIERS DE DHS
Prévisions
MINISTERE DE TUTELLE EP Réalisations Estimations Pourcentage
Budgétaires
2010 2011 2012 2011 2012
FONDATION MVI 174 401 190 055 293 700 0,17% 0,24%
COUR ROYALE IRCAM 4 380 4 080 3 500 0,00% 0,00%
TOTAL 178 781 194 135 297 200 0,17% 0,24%
AASLM 0 126 000 800 000 0,11% 0,65%
ALEM 3 900 000 4 860 000 4 000 000 4,25% 3,26%
ANRT 50 380 95 242 100 000 0,08% 0,08%
APDN 585 000 190 000 230 000 0,17% 0,19%
APDO 172 000 250 000 298 700 0,22% 0,24%
APDS 997 000 1 298 000 866 000 1,13% 0,70%
CC 503 700 700 0,00% 0,00%
CHEF DU GOUVERNEMENT
FDSHII 1 900 3 000 2 500 0,00% 0,00%
ISA 290 870 90 000 0,00% 0,07%
MARCHICA MED/ATALAYOUN 270 000 386 862 550 000 0,34% 0,45%
SAPT - - 204 000 - 0,17%
STRS 1 854 000 487 000 97 500 0,43% 0,08%
TMSA 2 892 105 4 092 058 5 983 000 3,58% 4,87%
TOTAL 10 723 178 11 789 732 13 222 400 10,30% 10,76%
AMDI 108 300 100 000 100 000 0,09% 0,08%
ANPME 8 771 17 420 3 000 0,02% 0,00%
MINISTERE DE L'INDUSTRIE, DU
BAM 496 037 726 400 785 000 0,63% 0,64%
COMMERCE, ET DES NOUVELLES
TECHNOLOGIES ISCAE 3 010 12 130 13 000 0,01% 0,01%
OMPIC 8 500 19 380 20 250 0,02% 0,02%
TOTAL 624 618 875 330 921 250 0,76% 0,75%
ADM 7 479 000 6 956 931 6 917 000 6,08% 5,63%
ANP 446 300 1 194 660 875 000 1,04% 0,71%
CFR 1 772 000 2 279 030 1 875 000 1,99% 1,53%
CNPAC 1 450 33 000 26 700 0,03% 0,02%
EHTP 4 830 67 070 70 000 0,06% 0,06%
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET LPEE 44 913 49 966 50 000 0,04% 0,04%
DU TRANSPORT ONCF 3 397 000 6 271 000 7 469 000 5,48% 6,08%
ONDA 1 905 000 1 987 800 2 007 000 1,74% 1,63%
SNTL 330 000 168 210 181 200 0,15% 0,15%
SODEP 397 000 508 000 458 000 0,44% 0,37%
RAM Groupe 1 021 000 1 873 000 1 570 000 1,64% 1,28%
TOTAL 16 798 493 21 388 667 21 498 900 18,69% 17,50%
ADA 20 258 30 000 34 000 0,03% 0,03%
ANCFCC 126 000 2 233 342 1 624 100 1,95% 1,32%
ANDA - - 15 000 - 0,01%
ANDZOA - - 30 000 - 0,02%
BIOPHARMA 3 000 8 440 20 000 0,01% 0,02%
CAM 240 000 240 000 290 780 0,21% 0,24%
CT 50 000 98 261 103 000 0,09% 0,08%
EACCE 35 691 109 648 39 800 0,10% 0,03%
ENAM 6 280 29 240 30 000 0,03% 0,02%
IAV 39 000 79 760 80 000 0,07% 0,07%
MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE INRA 85 000 53 000 101 000 0,05% 0,08%
LA PECHE MARITIME INRH 52 848 98 842 83 000 0,09% 0,07%
ITPSMGEA 3 380 11 430 11 500 0,01% 0,01%
LOARC 200 3 250 5 250 0,00% 0,00%
ONICL 4 893 10 170 11 800 0,01% 0,01%
ONP 147 048 477 673 484 000 0,42% 0,39%
ONSSA 159 100 280 000 294 000 0,24% 0,24%
ORMVAs 1 496 504 2 866 734 2 611 320 2,50% 2,13%
SONACOS 65 200 130 363 99 880 0,11% 0,08%
SOREC 29 743 84 000 145 000 0,07% 0,12%
SOSIPO 4 381 11 452 26 600 0,01% 0,02%
TOTAL 2 568 526 6 855 605 6 140 030 5,99% 5,00%
AAVBR 1 219 000 1 802 869 1 643 000 1,58% 1,34%
ADER 1 650 570 8 900 0,00% 0,01%
AU CASABLANCA 319 500 484 002 951 000 0,42% 0,77%
CASA AMENAGEMENT 30 200 54 700 50 000 0,05% 0,04%
CASA TRANSPORT 313 000 2 433 907 3 395 800 2,13% 2,76%
MINISTERE DE L'INTERIEUR
FEC 6 786 3 900 3 900 0,00% 0,00%
REGIES DE DISTRIBUTION 2 668 802 3 780 122 4 242 000 3,30% 3,45%
REGIES DE TRANSPORT 44 800 49 270 40 800 0,04% 0,03%
RAFC 890 11 630 13 300 0,01% 0,01%
TOTAL 4 604 628 8 620 970 10 348 700 7,53% 8,42%
HAO groupe 7 509 400 8 000 000 8 000 000 6,99% 6,51%
MINISTERE CHARGE DE L'HABITAT, DE AUs (hors AUC) 159 255 245 068 243 888 0,21% 0,20%
L'URBANISME ET DE L'AMENAGEMENT IDMAJ SAKAN 220 000 320 750 400 000 0,28% 0,33%
DE L'ESPACE SAR 33 000 188 000 180 000 0,16% 0,15%
108
INVESTISSEMENT DES EP : CLASSEMENT PAR MINISTERE DE TUTELLE (2010-2012) Annexe 8
2/5
INVESTISSEMENT EN MILLIERS DE DHS
Prévisions
MINISTERE DE TUTELLE EP Réalisations Estimations Pourcentage
Budgétaires
2010 2011 2012 2011 2012
TOTAL 7 921 655 8 753 818 8 823 888 7,65% 7,18%
CMPE 175 000 318 500 307 000 0,28% 0,25%
OCE 1 724 4 450 4 700 0,00% 0,00%
MINISTERE DU COMMERCE EXTERIEUR
OFEC 90 1 500 8 000 0,00% 0,01%
TOTAL 176 814 324 450 319 700 0,28% 0,26%
AREFs 5 123 087 4 611 876 2 114 770 4,03% 1,72%
MINISTERE DE L'EDUCATION CNESTEN 87 720 98 920 76 000 0,09% 0,06%
NATIONALE, DE L'ENSEIGNEMENT
CNRST 25 930 158 940 154 000 0,14% 0,13%
SUPERIEUR, DE LA FORMATION DES
CADRES ET DE LA RECHERCHE ONOUSC 2 410 311 050 480 000 0,27% 0,39%
SCIENTIFIQUE UNIVERSITES 1 270 411 2 739 420 915 957 2,39% 0,75%
TOTAL 6 509 558 7 920 206 3 740 727 6,92% 3,05%
ABHs 323 375 532 634 329 590 0,47% 0,27%
CADETAF 520 1 000 1 000 0,00% 0,00%
ADEREE 20 520 30 000 30 000 0,03% 0,02%
ENIM 11 880 28 160 30 000 0,02% 0,02%
FFPIEM 100 100 0 0,00% 0,00%
MASEN 59 958 312 400 1 615 000 0,27% 1,31%
MINISTERE DE L'ENERGIE, DES MINES,
DE L'EAU ET DE L'ENVIRONNEMENT
OCP Groupe 4 165 000 24 260 000 24 930 000 21,20% 20,29%
ONE 3 778 000 6 000 000 7 417 000 5,24% 6,04%
ONEP 4 635 000 4 810 362 5 640 000 4,20% 4,59%
ONHYM 155 000 394 000 279 000 0,34% 0,23%
SIE - - 635 000 - 0,52%
SSM 9 601 7 620 0 0,01% 0,00%
TOTAL 13 158 954 36 063 876 40 906 590 31,51% 33,30%
CCG 200 7 000 3 400 0,01% 0,00%
CDVM 1 800 126 400 128 000 0,11% 0,10%
CMR 13 630 33 610 61 000 0,03% 0,05%
MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES
FINANCES
CDG Groupe 5 900 000 7 500 000 13 068 264 6,55% 10,64%
OC 4 500 140 995 149 000 0,12% 0,12%
SGLN 512 2 050 2 400 0,00% 0,00%
TOTAL 5 920 642 7 810 055 13 412 064 6,82% 10,92%
ANAM 23 087 27 930 23 000 0,02% 0,02%
CHUs 150 000 103 800 103 800 0,09% 0,08%
MINISTERE DE LA SANTE CNOPS 30 914 34 850 48 000 0,03% 0,04%
IPM 2 900 16 910 10 000 0,01% 0,01%
TOTAL 206 901 183 490 184 800 0,16% 0,15%
CAR 16 250 122 000 100 000 0,11% 0,08%
FMDT 730 000 0,59%
MDA 97 600 165 200 141 600 0,14% 0,12%
MINISTERE DU TOURISME ET DE
L'ARTISANAT
ODCO 2 942 5 007 5 000 0,00% 0,00%
ONMT 456 330 1 290 436 584 000 1,13% 0,48%
SMIT 35 500 155 588 117 530 0,14% 0,10%
TOTAL 608 622 1 738 231 1 678 130 1,52% 1,37%
ARCHIVES DU MAROC - - 2 000 - 0,00%
BNRM 11 680 19 153 23 000 0,02% 0,02%
MINISTERE DE LA CULTURE CCM 5 500 6 814 54 000 0,01% 0,04%
TNMV 1 931 10 684 15 000 0,01% 0,01%
TOTAL 19 111 36 651 94 000 0,03% 0,08%
MAP 7 269 51 796 34 000 0,05% 0,03%
SNRT 93 577 190 000 260 000 0,17% 0,21%
MINISTERE DE LA COMMUNICATION
SOREAD 15 990 60 000 40 000 0,05% 0,03%
TOTAL 116 836 301 796 334 000 0,26% 0,27%
ANAPEC 42 600 147 250 14 500 0,13% 0,01%
MINISTERE DE L'EMPLOI ET DE LA CNSS 122 747 192 342 209 000 0,17% 0,17%
FORMATION PROFESSIONNELLE OFPPT 435 800 650 640 542 000 0,57% 0,44%
TOTAL 601 147 990 232 765 500 0,87% 0,62%
ISM 1 030 14 760 15 000 0,01% 0,01%
MINISTERE DE LA JUSTICE
TOTAL 1 030 14 760 15 000 0,01% 0,01%
MJS 2 800 6 900 6 670 0,01% 0,01%
MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES
SPORTS
SONARGES 16 000 300 000 6 700 0,26% 0,01%
TOTAL 18 800 306 900 13 370 0,27% 0,01%
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT ADS 136 953 72 882 73 000 0,06% 0,06%
SOCIAL, DE LA FAMILLE ET DE LA EN 42 203 156 737 40 000 0,14% 0,03%
SOLIDARITE TOTAL 179 156 229 619 113 000 0,20% 0,09%
HAUT COMMISSARIAT AUX EAUX ET JZN 73 978 42 910 15 200 0,04% 0,01%
FORÊTS TOTAL 73 978 42 910 15 200 0,04% 0,01%
TOTAL GENERAL 71 011 428 114 441 433 122 844 449 100% 100%
109
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008 - 2010
CAPITAL SOCIAL MILLIERS DE DH 10 015 629 ﺃﻻﻑ ﺍﻝﺩﺭﺍﻫﻡ ﺭﺃﺱ ﺍﻝﻤﺎل ﺍﻷﺠﺘﻤﺎﻋﻲ
DATE DE CREATION 12/06/1989 ﺘﺎﺭﻴﺦ ﺍﻝﺘﺄﺴﻴﺱ
STATUT JURIDIQUE Filiale Publique ﺸﺭﻜﺔ ﺘﺎﺒﻌﺔ ﻋﺎﻤﺔ ﺍﻝﻁﺒﻴﻌﺔ ﺍﻝﻘﺎﻨﻭﻨﻴﺔ
ﺘﺠﻬﻴﺯ ﻭ ﺇﺴﺘﻐﻼل ﺍﻝﺒﻨﻴﺔ ﺍﻝﺘﺤﺘﻴﺔ ﻝﻠﻨﻘل ﺍﻝﻁﺭﻗﻲ ﻨﺸﺎﻁ ﺍﻝﻤﺅﺴﺴﺔ
ACTIVITE CONSTRUCTION ET EXPLOITATION DES AUTOROUTES
400 000
-1 000 000 200 000
200 000
-1 200 000 0
2010 2009 2008 2010 2009 2008 0
2010 2009 2008
110
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
111
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
112
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
CAPITAL SOCIAL MILLIERS DE DH 10 702 940 ﺃﻻﻑ ﺍﻝﺩﺭﺍﻫﻡ ﺭﺃﺱ ﺍﻝﻤﺎل ﺍﻷﺠﺘﻤﺎﻋﻲ
DATE DE CREATION 10/02/1959 ﺘﺎﺭﻴﺦ ﺍﻝﺘﺄﺴﻴﺱ
STATUT JURIDIQUE Etablissement Public ﻤﺅﺴﺴﺔ ﻋﺎﻤﺔ ﺍﻝﻁﺒﻴﻌﺔ ﺍﻝﻘﺎﻨﻭﻨﻴﺔ
ﻤﺅﺴﺴﺔ ﺒﻨﻜﻴﺔ ﻨﺸﺎﻁ ﺍﻝﻤﺅﺴﺴﺔ
ACTIVITE BANCAIRE
0 0 0
2010 2009 2008 2010 2009 2008
2010 2009 2008
113
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
114
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
1 500 000
16 000 000
1 000 000 1 200 000
15 500 000
500 000
115
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
0 0 4 860 000
2010 2009 2008 2010 2009 2008 2010 2009 2008
116
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
40 000 000
60 000 000
20 000 000
35 000 000
50 000 000
30 000 000
15 000 000
25 000 000 40 000 000
20 000 000
10 000 000 30 000 000
15 000 000
20 000 000
5 000 000 10 000 000
0 0 0
2010 2009 2008 2010 2009 2008 2010 2009 2008
117
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
CAPITAL SOCIAL MILLIERS DE DH 3 979 433 ﺃﻻﻑ ﺍﻝﺩﺭﺍﻫﻡ ﺭﺃﺱ ﺍﻝﻤﺎل ﺍﻷﺠﺘﻤﺎﻋﻲ
DATE DE CREATION 01/05/1974 ﺘﺎﺭﻴﺦ ﺍﻝﺘﺄﺴﻴﺱ
STATUT JURIDIQUE Etablissement Public ﻤﺅﺴﺴﺔ ﻋﺎﻤﺔ ﺍﻝﻁﺒﻴﻌﺔ ﺍﻝﻘﺎﻨﻭﻨﻴﺔ
ﺘﻨﻤﻴﺔ ﺍﻝﺘﻜﻭﻴﻥ ﺍﻝﻤﻬﻨﻲ ﻨﺸﺎﻁ ﺍﻝﻤﺅﺴﺴﺔ
ACTIVITE DEVELOPPEMENT DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
0 0 0
2010 2009 2008 2010 2009 2008
2010 2009 2008
118
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
-250 000
1 000 000
-300 000 500 000
500 000
-350 000
-400 000 0 0
2010 2009 2008 2010 2009 2008 2010 2009 2008
119
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
0 1 700 000
2 150 000
2010 2009 2008
2010 2009 2008 2010 2009 2008
120
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
121
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
3 450 000
80 000
2 350 000 3 400 000
60 000 3 350 000
2 300 000
3 300 000
40 000
2 250 000 3 250 000
20 000 3 200 000
2 200 000 3 150 000
0 2010 2009 2008
2010 2009 2008 2010 2009 2008
122
Annexe 9
FICHE SIGNALETIQUE DES PRINCIPALES EP : REALISATION 2008-2010
CAPITAL SOCIAL MILLIERS DE DH 2 021 984 ﺃﻻﻑ ﺍﻝﺩﺭﺍﻫﻡ ﺭﺃﺱ ﺍﻝﻤﺎل ﺍﻷﺠﺘﻤﺎﻋﻲ
DATE DE CREATION 18/06/1957 ﺘﺎﺭﻴﺦ ﺍﻝﺘﺄﺴﻴﺱ
STATUT JURIDIQUE Filiale Publique ﺸﺭﻜﺔ ﺘﺎﺒﻌﺔ ﻋﺎﻤﺔ ﺍﻝﻁﺒﻴﻌﺔ ﺍﻝﻘﺎﻨﻭﻨﻴﺔ
ﺍﻝﻨﻘل ﺍﻝﺠﻭﻱ ﻨﺸﺎﻁ ﺍﻝﻤﺅﺴﺴﺔ
ACTIVITE TRANSPORT AERIEN
123
Annexe 10
EN MILLIONS DE DHS
BM 2,9%
124
Annexe 11
INDICATEURS TECHNIQUES DES PRINCIPALES EP : REALISATIONS 2008-2010 1/5
400
35 000
30 000
25 000
TRAFIC UNITE 2008 2009 2010 20 000
15 000
Vrac solide (en tonnes) 1000 32 200 25 500 28 700 10 000
5 000
Vrac liquide (en tonnes) 1000 15 700 14 600 17 400
0
Unitarisé (en tonnes) 1000 10 700 10 800 7 900 2008 2009 2010
Passagers 1000 4 000 4 200 3 600
Vrac solide (en tonnes) Vrac liquide (en tonnes)
Unitarisé (en tonnes) Passagers
35 000
30 000
25 000
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 20 000
15 000
Voyageurs-Km 1000 3 836 4 189 4 398 10 000
5 000
Tonnage-Km 1000 4 958 4 111 5 572 0
Nbre voyageurs 1000 27 530 29 560 30 230 2008 2009 2010
2 500
1 000
Tonnage kilométrique Million 1 082 729 987
500
0
2008 2009 2010
14 000
12 000
10 000
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 8 000
6 000
Réseau exploité KM 853 916 1 096
4 000
Volume de circulation 2 000
Km*véhicule/jour
1000 9 968 11 055 13 068
0
2008 2009 2010
Réseau exploité Volume de circulation Km*véhicule/jour
125
Annexe 11
INDICATEURS TECHNIQUES DES PRINCIPALES EP : REALISATIONS 2008-2010 2/5
30 000
25 000
20 000
ENERGIE UNITE 2008 2009 2010
15 000
Energie appelée nette GWH 24 004 25 016 26 531 10 000
Achats GWH 17 450 17 629 16 900 5 000
760
2010
Vente Vente
REGIES DE DISTRIBUTION
1 600
1 400
1 200
1 000
800
600
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 400
200
Abonné Electricité 1000 863 901 985 0
2008 2009 2010
Abonné Eau 1000 1 241 1 316 1 452
Abonné Electricité Abonné Eau
Volume eau amené Mm3 330 340 362
* Produit Mm3 71 81 80 400 4 000
350 3 500
* Acheté Mm3 224 159 282
300 3 000
Volume eau distribué Mm3 223 231 256 250 2 500
200 2 000
Volume énergie acheté Gwh 2 961 3 109 3 508
150 1 500
Volume énergie distribué Gwh 2 788 2 901 3 314 100 1 000
50 500
0 0
2008 2009 2010
Volume eau amené Volume eau distribué
Volume énergie acheté Volume énergie distribué
12 000
Exportations phosphate brut 1000 T 11 824 5 825 10 221
10 000
Exportations des dérivés 1000 T 3 104 4 185 5 802
8 000
* Acide marchand 1000 T 1 531 1 833 2 245 6 000
126
Annexe 11
INDICATEURS TECHNIQUES DES PRINCIPALES EP : REALISATIONS 2008-2010 3/5
TOURISME (ONMT)
60
50
20
Nombre Touristes Million 8 8 9
10
Nombre de nuitées Million 16 16 17
0
2008 2009 2010
POSTE (BAM)
1 500
Nbre de comptes CCP existants 1000 1 460 1 826 2 021
1 000
Avoir global CCP des déposants MDH 13 056 13 966 16 159
500
TELECOMMUNICATIONS (ANRT)
35 000
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 30 000
Abonnés GSM 1000 22 816 25 311 31 982 25 000
20 000
Abonnés fixe 1000 2 991 3 516 3 749 15 000
Abonnés Internet 100 7 570 11 869 18 670 10 000
5 000
0
2008 2009 2010
Abonnés GSM Abonnés fixe
Abonnés Internet
200 000
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 150 000
Trafic passagers 100 128 660 133 500 154 000 100 000
Survol U 163 643 162 761 176 859 2008 2009 2010
5 000
Lignes 1000 5 001 5 385 5 921
4 000
* régulières 1000 4 960 5 239 5 856
3 000
* supplémentaires 1000 41 62 65 2 000
0
2008 2009 2010
Lignes Transports passagers
127
Annexe 11
INDICATEURS TECHNIQUES DES PRINCIPALES EP : REALISATIONS 2008-2010 4/5
800
600
Volume d'eau facturé (en m3) Million 1 634 1 965 1 662 Superficies équipées (en Ha) Superficies irriguées (en Ha)
0
2008 2009 2010
Nbre d'éléves Nbre Etab. scolaires publics
Nbre d'enseignants
RETRAITE (CMR)
1 000
128
Annexe 11
INDICATEURS TECHNIQUES DES PRINCIPALES EP : REALISATIONS 2008-2010 5/5
16 000 2 400
2 300
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 2 200
Cotisations reçues MDH 12 639 14 329 12 005 12 000 2 100
2 000
Salariés immatriculés 1000 2 040 2 191 2 360
1 900
Prestations servies MDH 9 041 9 166 10 008 8 000 1 800
2008 2009 2010
CENTRES HOSPITALIERS
30 000
25 000
15 000
Capacité litière U 6 319 6 552 5 976
10 000
Admissions 10 22 940 27 080 25 571
5 000
Journées d'hospitalisation 1000 1 622 1 579 1 607
0
HABITAT (OPH)
36
2010
130
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010
Unités achevées 1000 134 172 130 34
2009
172
Unités commercialisées 1000 48 34 36
48
2008
134
BOURSE (CDVM )
268
INDICATEURS UNITE 2008 2009 2010 2010
579
Capitalisation boursière MMDH 532 509 579
156
Volume global des transactions MMDH 218 156 268 2009
509
218
2008
532
129
LISTE DES ENTREPRISES PUBLIQUES SOUMISES AU CONTROLE FINANCIER DE L'ETAT Annexe 12
CLASSEES PAR TYPE DE CONTROLE A FIN 2011
130
Annexe 12
131
Annexe 12
LISTE DES ENTREPRISES PUBLIQUES SOUMISES AU CONTROLE FINANCIER DE L'ETAT
CLASSEES PAR TYPE DE CONTROLE A FIN 2011
132
Annexe 12
LISTE DES ENTREPRISES PUBLIQUES SOUMISES AU CONTROLE FINANCIER DE L'ETAT
CLASSEES PAR TYPE DE CONTROLE A FIN 2011
APDS AGENCE POUR LA PROMOTION ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DES PROVINCES DU SUD
FONDATION MVI FONDATION MOHAMMED VI POUR LA PROMOTION DES OEUVRES SOCIALES DE L'EDUCATION-FORMATION
133