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Analyse de l'organisation Carrefour

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SAE :

SITUER UNE ORIGANISATION DANS


SON ENVIRONNEMENT

Réalisateurs : Boutajar Nordine, Amine Chakhoum


Sommaire :
Table des matières
I) Introduction générale .................................................................................................................3
II) Présentation économique ..........................................................................................................4
A) Secteur d’activité et place dans la comptabilité nationale........................................................4
B) Analyse concurrentielle du marché..........................................................................................4
C) Données économiques et calcul des ratios caractéristiques habituels ......................................5
D) Défaillances de marché ...........................................................................................................7
III) Présentation juridique ............................................................................................................7
A) Forme juridique et organes de direction ..................................................................................7
B) Problème de droit rencontré par l’organisation ..................................................................... 10
C) Description d’une pièce juridique interne à l’organisation ..................................................... 13
IV) Présentation sociologique .................................................................................................... 14
A) Introduction et représentation de nous-mêmes .................................................................... 14
B) Relations avec les acteurs ...................................................................................................... 15
1) Organisation formelle et informelle .................................................................................. 15
C) Ses représentations sur son métier........................................................................................ 15
1) Ses représentations sur les différents acteurs .................................................................. 16
2) Sa motivation au travail .................................................................................................... 16
D) La dynamique identitaire....................................................................................................... 17
1) Analyse sociométrique...................................................................................................... 17
1) La grille de Balès ............................................................................................................... 18
V) Annexes .................................................................................................................................... 20
A) Extrait K-Bis : ......................................................................................................................... 20
B) Fiche de paie : ....................................................................................................................... 21

2
I) Introduction générale

Le groupe Carrefour, fondé en 1959, est aujourd’hui leader européen de la grande distribution.
Carrefour est un groupe français de la grande distribution. Il est le leader européen du secteur et le
deuxième groupe mondial derrière l’américain Wal-Mart. Il est coté à la bourse de Paris depuis 1970
et entre dans la composition de l’indice CAC 40.
Ce groupe présent en Europe, en Amérique du Sud et en Asie, est le neuvième employeur privé
mondial, avec plus de 410.000 collaborateurs fin 2011. Il est le premier employeur privé en France.
Son chiffre d'affaires TTC commercial s’est élevé à 102,694 milliards d'euros en 2011.
Présent dans plus de 30 pays, le groupe réalise plus de 56% de son chiffre d’affaires hors de France.
Le groupe compte à ce jour plus de 9500 magasins exploités en propre ou en franchise.

L’hypermarché Carrefour qui porte sur notre représentation est situé en ile de France plus précisément
dans les Hauts de Seine. Il est localisé à Villeneuve la Garenne dont le numéro de département est le
92390 et est situé en bordure de Paris à 15 minutes du quartier d’affaire de la Défense. Cet
hypermarché est implanté dans le centre commercial QWARTZ à Villeneuve la garenne qui regroupe
près de 119 boutiques et dont la surface est estimée à près de 86 000 m².
L’adresse de l’hypermarché est la suivante : 2 boulevard Gallieni, 92390 Villeneuve la Garenne.
La surface de l’hypermarché Carrefour est estimé à 12 000 m² et est le plus grand Carrefour des Hauts
de Seine.
L’établissement est actif depuis le 1er janvier 2014 donc depuis 7 ans.
Son numéro de SIRET est le suivant : 48759616500158
Son secteur d’activité est celui de la grande distribution.
Son effectif est compris entre 250 à 499 salariés.

L’hypermarché Carrefour est un établissement secondaire de la société des nouveaux hypermarchés


dont cette dernière est une société par actions simplifiée (SAS), et est en activité depuis 15 ans. La
société des nouveaux hypermarchés a localisé son établissement principal (siège social) au 1 rue Jean
Mermoz à Evry Courcouronnes dans le 91000 et est spécialisé dans le secteur d’activité des
hypermarchés. C'est l'établissement où sont centralisées l'administration et la direction effective de
l'entreprise Carrefour. Elle recense 16 établissements dont l’hypermarché Carrefour de Villeneuve la
Garenne. Ces établissements sont des lieux d'exploitation ou de production individualisés mais
dépendants juridiquement de l'entreprise.
Le président de la société des nouveaux hypermarchés est Bruno Lebon. L’effectif de la société des
nouveaux hypermarchés est compris entre 1000 et 1999 salariés.
La société a été immatriculée au RCS le 22 décembre 2005 et a été enregistré à l’INSEE le 1er septembre
2006. Son numéro SIREN est le suivant : 487596165.

L’hypermarché Carrefour est une société commerciale spécialisé dans le commerce de détail.

Sur l'année 2020 elle réalise un chiffre d'affaires de 441 747 500,00 €. Le montant du capital social de
la société s’élève à 156 700 de 2014 à aujourd’hui.
L’équipe dirigeante de Carrefour est constituée d’Alexandre Bompard, président et directeur général.,
Rami Baitieh, directeur exécutif et Pierre Jean Raoult, directeur régional.

3
II) Présentation économique
A) Secteur d’activité et place dans la comptabilité nationale

L’hypermarché Carrefour à Villeneuve la Garenne est située au 2 boulevard Gallieni dans le 92390 est
une société non financière (SNF). En effet, son but principal est de produire des biens marchands qui
vont être ensuite vendu dans l’hypermarché aux tiers. Son secteur d’activité est le secteur de la grande
distribution puisque c’est une grande surface.
Sa contribution au PIB est mesurée en additionnant la somme des valeurs ajoutées (VA) car elle vend
des produits marchands. Dans une SNF (société non financière), le PIB représente alors la production
de l’hypermarché.
On peut ainsi évaluer la production marchande de l’hypermarché en multipliant le prix des biens par
la quantité vendue de biens.
L’hypermarché Carre four est un établissement secondaire de la société des nouveaux hypermarchés
dont le secteur d’activité est les hypermarchés : C'est l'établissement où sont centralisées
l'administration et la direction effective de l'entreprise Carrefour.

B) Analyse concurrentielle du marché

A propos de la concurrence sur le marché, des grosses sociétés sont en concurrence avec Carrefour.
C’est le cas de Carrefour de Gennevilliers (92), Leclerc de Gennevilliers, Leclerc de Clichy (93), Carrefour
de Saint Denis (93) et Auchan Villetaneuse (93). Toutes ces entreprises sont en concurrence sur le
marché et constituent des sociétés commerciales et produisent chacun des biens marchands. Toutes
ces enseignes sont situés à moins de 8 kilomètres les unes des autres.
On peut alors affirmer que Carrefour est en situation de concurrence pure et parfaite :
- Des enseignes du même secteur d’activité sont en concurrence avec Carrefour : un grand
nombre de concurrents qui vendent les mêmes produits empêche la hausse des prix parmi les
entreprises. Ainsi, les producteurs proposent leurs produits à un prix moyen pour rester sur le
marché (produits low-costs).
- Les mêmes produits sont proposés : les enseignes produisent des biens similaires, comme
Carrefour et Leclerc. Par conséquent, il est difficile pour les clients de faire la distinction entre
les différentes marques. C’est pourquoi ils peuvent facilement changer la marque du produit
dont ils ont besoin sans surpayer.
- Ils ont une même part de marché : Étant donné que les entreprises ne peuvent pas rivaliser
sur le marché en raison de prix similaires, elles ont toutes une part de marché égale. Ainsi, si
une enseigne décide de baisser ses prix, elle subira des pertes. En revanche, si une enseigne
décide d'augmenter ses prix, elle perdra des clients, car les autres enseignes proposeront le
même produit à un prix inférieur.
- Les acheteurs ont des informations complètes : Un consommateur sait que l'une des enseignes
peut vendre le produit à un prix inférieur. Ainsi, les enseignes ne sont pas disposées à
augmenter les prix avant leurs concurrents. Pour gagner plus de profit, certaines enseignes

4
décident de produire des biens de moindre qualité pour diminuer le prix du produit (par
exemple la marque Carrefour Discount) Cependant, les consommateurs qui possèdent des
informations n’achèteront pas de tels produits, car ils sont conscients que leur qualité est
inférieure à celle de leurs concurrents.
- Les enseignes peuvent facilement entrer et sortir du marché : les enseignes peuvent entrer sur
le marché sans dépenser beaucoup d'argent, de temps et de recherche. La même situation se
produit lorsqu'un vendeur souhaite quitter le marché. Il n’est pas tenu de payer des frais
importants

On peut bien affirmer que Carrefour est en situation de concurrence pure et parfaite avec les
enseignes que nous avons précédemment évoqué notamment en mobilisant les critères de la
concurrence pure et parfaite :
- Offreurs nombreux : l’offre et la demande sont composées d’une grande multitude d’agents,
si bien qu’un seul agent n’est pas en mesure d’influencer l’une ou l’autre c’est le cas du secteur
de la grande distribution comme Carrefour …
- Biens ou services substituables : un marché vaut pour un produit, tous sont jugés identiques
et interchangeables en termes de qualité ou de caractéristiques. Tout produit différent
constitue un nouveau marché. Seul le prix est donc susceptible de modifier le comportement
de l’agent.
- Libre circulation des produits et des facteurs de production : (le travail et le capital), qui
peuvent se déplacer et aller là où ils sont le mieux rémunérés. La main d’œuvre est
logiquement attirée là où il y a une demande de travail supérieure à l’offre. La libre circulation
suppose l’absence à la fois de coûts et de délais de transport.
- Libre entrée/sortie sur le marché : tous les offreurs et les demandeurs qui le souhaitent
peuvent librement entrer sur le marché et ainsi concurrencer ceux qui s'y trouvent déjà. Par
exemple l’hypermarché Carrefour de Villeneuve la Garenne qui est entré sur le marché en
2014 bien après l’enseigne Leclerc de Gennevilliers.
- Information parfaite : tous les acteurs disposent au même moment de toutes les informations
disponibles concernant le marché. Tout agent sait tout ce qu’il se passe sur le marché dans
lequel il se situe, l’information est gratuite et immédiate, notamment celle portant sur les prix
n’importe où sur le marché. Il n’y a aucune asymétrie d’information.

C) Données économiques et calcul des ratios caractéristiques


habituels
L’établissement Carrefour qui et un établissement secondaire et qui appartient à la société des
nouveaux hypermarchés présente les données économiques suivantes : ces données sont relatives à
l’exercice du 31 Mars 2020.

Total des produits d’exploitation : 447 972 626 €


Total des charges d’exploitation : 460 819 775 €
Résultat financier : -114 506 €
Résultat exceptionnel : -15 412 €
Participation des salariés aux résultats de l’entreprise : 295 084 €
Capital social : 156 700 €

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Compte d’actif Compte de Passif

Actif immobilisé net : 39 719 400 Capitaux propres 19 004 400


- Immobilisations incorporelles 5 494 100 Écarts, réserves et autres fonds propres.
- Immobilisations corporelles 34 219 900 Provisions 17 748 000
- Immobilisations financières 5 400 Dettes : 69 701 400
(Amortissements et provisions)
- Dettes financières et emprunts 73 400
Actif circulant net : 65 820 400
- Dettes fournisseurs 44 935 200
- Stocks et en-cours 36 883 900
- Dettes fiscales et sociales 14 852 100
- Créances 24 895 900
- Disponibilités : trésorerie 4 040 700 - Autres dettes 9 840 800
(Provisions) Compte de régularisation passif 3 700
Total actif 106 457 600 Total passif 106 457 600

Compte de résultat

Chiffre d'affaires 441 747 500

Dont export 0

Production * 38 466 400

Valeur ajoutée (VA) 48 389 700

Charges de personnel

Excédent d'exploitation (EBE) -7 801 000

Résultat d'exploitation -12 847 100

RCAI -12 961 700

Impôts (IS) 70 183

Résultat net -13 342 300

On peut ainsi calculer le partage de la valeur ajoutée en faisant la soustraction suivante :


Production – Consommation intermédiaires (C.I) ce qui équivaut à 48 389 700.

Calcul des ratios :


Part des salariés = Rémunération Salarié / VA donc :
Taux de marge = EBE / VA donc : -7 801 000/48 389 700 = -0.17
Taux d’investissement = FBCF / VA donc : 156 700/48 389 700 = 0.003
Taux d’auto-financement = Epargne / FBCF donc :

6
D) Défaillances de marché

A propos des défaillances de marché, Carrefour produit des externalités positives. En effet, en prenant
en compte la biodiversité, l’entreprise produit aussi des externalités positives en améliorant le cadre
de vie, le bien-être et l’alimentation de l’ensemble de ses parties prenantes.
De plus, elle produit une multitude bien pour les clients en produisant des produits substituables ou
bien low-cost.
De plus, en produisant des produits bio, elle émet des externalités positives que le client peut
bénéficier.
Cependant, en exploitant les ressources halieutiques auprès de ses fournisseurs, Carrefour émet des
externalités négatives car comme nous le savons, les ressources halieutiques ne sont pas illimitées.
Il existe une défaillance de marché dans le sens où tous les gains potentiels de l’échange ne sont pas
extraits par le mécanisme de marché décentralisé : les consommateurs ayant des goûts majoritaires,
d’un certain type, ne cherchent jamais sur le marché, et achètent parfois chez un vendeur d’une autre
catégorie.

III) Présentation juridique


A) Forme juridique et organes de direction

Tout d’abord, l’entreprise que nous avons choisie est Carrefour et est situé au 2 boulevard Gallieni à
Gennevilliers.
Carrefour est une entreprise principalement axée dans le domaine du commerce. Elle est située dans
le domaine de la grande distribution.

Maintenant, identifions la forme juridique de l’entreprise.


L’établissement Carrefour est situé au 2 boulevard Gallieni est un établissement secondaire de
l'entreprise « Société des nouveaux hypermarchés ». L’entreprise a été créer le 1er janvier 2014. Son
activité principale est les hypermarchés. De plus, c’est une société commerciale qui produit des produis
marchands dans le secteur de la grande distribution destiné à la revente.
Cet hypermarché n’est pas une franchise de Carrefour car elle appartient à la société des nouveaux
hypermarchés (SDNH) et n’appartient pas à des établissements indépendants. Ainsi, SDNH exploite
plusieurs sociétés dont Carrefour. C’est une forme d’exploitation directe (voir annexe).

Carrefour appartient à l’organisation et est une filiale de « société des nouveaux hypermarchés »
autrement dit « SDNH ».

7
La maison mère SDNH est une SAS, société par action simplifié. Le capital social de la société des
nouveaux hypermarchés était de 156 700,00 euros.
L’entreprise Carrefour comporte une tranche de 250 à 499 salariés. Elle est une société commerciale
car c’est une société qui exerce une activité commerciale situé dans la grande distribution (vendre des
produits).
L’entreprise Carrefour est un établissement secondaire de la société des nouveaux hypermarchés.
L’établissement principal est situé à Evry Courcouronnes, et c’est aussi le siège social de l’entreprise
où sont centralisées l'administration et la direction effective de l'entreprise Carrefour. Quant à la prise
de décision, les pouvoirs sont répartis entre les dirigeants et l’Assemblée des associés. Quant à la
direction le président est Bruno Lebon c’est une personne physique et les associés déterminent dans
les statuts les règles de fonctionnement de la société. Le président dispose des pouvoirs les plus
étendus pour agir au nom de la société avec les tiers.
L'établissement secondaire bénéficie d'une certaine autonomie quant à sa gestion et peut ainsi
notamment contracter avec la clientèle. Il n'a cependant pas de personnalité juridique propre. La
société et ses établissements sont une seule et même personne morale.
La société des nouveaux hypermarchés est actuellement dirigée par un mandataire social : un
président. Le mandataire social de la société des nouveaux hypermarchés est responsable de la totalité
de ses actes qui sont ainsi susceptibles d'engager des responsabilités civiles voire pénales des
établissements rattachés à la société dont Carrefour. Le dirigeant mandataire doit aussi rendre compte
de la gestion de la SDNH devant ses mandants qui sont souvent les actionnaires de SDNH. La personne
morale est la société des nouveaux hypermarchés, comme nous l’avons vu c’est une SAS, donc les
dirigeants sont assimilés aux salariés.

Voir extrait K-bis en annexe

Cela signifie qu'en cas de difficultés, comme la mise en cause de la responsabilité de l'établissement
secondaire, on ne peut pas dissocier celui-ci du siège social. Ce sera donc bien la société qui pourra
voir sa responsabilité engagée pour des faits commis par l'établissement secondaire.

Une fois l'ensemble des démarches réalisées, l'établissement secondaire est immatriculé au registre
du commerce et des sociétés (RCS). Il apparaît alors sur le K-bis de la société, comme tous les autres
établissements.

Correctement enregistré, il se voit attribuer un numéro SIRET (Système d'identification du répertoire


des établissements) propre, qui comprend les 9 chiffres du numéro SIREN (Système d'identification du
répertoire des entreprises) de la société. Ce numéro est le suivant : 48759616500158

Société des nouveaux hypermarchés

Etablissement secondaire 1 :
Carrefour Villeneuve la garenne + 15 autres établissements

8
A propos des organes de direction, l’organisation Carrefour est composé de plusieurs membres :
 L’équipe dirigeante est composée de :
- Alexandre Bompard, directeur général de Carrefour de Villeneuve la Garenne
- Rami Baitieh, directeur général exécutif de Carrefour
- Bruno Lebon, directeur exécutif des Hypermarchés France
- Pierre Jean Raoult, directeur régional de la région ile de France Nord-Est
- Benoit Carbe, directeur du magasin

 Les responsables de pôles sont composés de :


- Anne Marie Cassol, responsable de pôles animation relation client et service (ACRS).
- Mehdi Tabtab, responsable de pôles alimentaire et non alimentaire.

 Les mangers de l’organisation sont composés de :


- Guy Franc, manager du secteur épicerie et liquide
- Thomas Bordier, manager du secteur boulangerie et pâtisserie
- Gérald Voindort, manager du secteur boucherie
- Hugo Montesinos, manger du secteur fruits, légumes et poissonnerie
- Branislav Mitic, manager du secteur bazar
- Ghalia Redjdal, manageuse du secteur droguerie, parfumerie et hygiène
- Hamidz Bendelkacem, manageuse du secteur traiteur et charcuterie
- Clémence Tesnier, manageuse du secteur produit libre-service (PLS)
- Myriam Dufraisse manageuse du secteur textile
- Franck Gillet, manager du secteur jouet et bricolage automobile

 Les membres responsables du service du magasin sont :


- Angélique Tang, responsable de la performance financière
- Virginie Kerbastard, responsable des ressources humaines
- Abdessamad Yabi, responsable de la sécurité et de la technique
- Cristophe Frackiewick, responsable du service réception

Sous forme de schéma l’équipe dirigeante est :

Bruno Lebon

Rami Baitie Benoit Carbe Alexandre Bompard

Pierre Jean Raoult

9
Pour auditer ses comptes annuels, SDNH a mandaté un commissaire aux comptes assistés par un
commissaire aux comptes suppléant. Ces mandataires CAC sont inscrits sur la liste établie par le Haut
Conseil du Commissariat aux Comptes (H3C) et sont donc habilités à certifier la régularité et la sincérité
des bilans et compte de résultats déposés par SDNH pour l’ensemble de ses établissements. Le
commissaire aux comptes est Deloitte Associes.

B) Problème de droit rencontré par l’organisation

Durant ces années, madame X (salarié que nous avons interviewer, voir présentation sociologique) a
été mis au courant de problème au sein de l’organisation et en a même été témoin à certains moments.
Au sein de l’organisation, il y a eu plusieurs litiges entre des salariés ou bien des salariés et employeurs.
Cependant, nous allons nous focaliser sur un problème de droit dont madame X était témoin.
Ce problème de droit repose sur le licenciement abusif pendant la crise sanitaire de 2020. Un salarié a
vu sa période d’essai se rompre à cause de la pandémie.
On peut situer ce problème de droit dans la branche du droit privé. Pour être plus précis, on peut le
situer dans le droit du travail car cela concerne un salarié et un employeur à propos de contrat de
travail et de licenciement.

Faits : Au cours du mois d’avril 2020 durant la crise sanitaire, Monsieur Pas de chance avait conclu son
contrat de travail en tant qu’employé de rayon de deux mois avec Monsieur Organisation au sein de
l’établissement Carrefour. Son contrat de travail prévoyait une période d’essai de deux mois. Le 30 du
mois suivant, le contrat de travail a été renouvelé. Cependant, 1 mois plus tard monsieur Organisation
décidait de rompre son contrat de travail. Le salarié a souhaité intenter une action devant le conseil
de prud’hommes compétent afin d’obtenir des dommages et intérêts pour licenciement sans cause
réelle et sérieuse.

Problème de droit : À quelles conditions une période d’essai peut-elle être imposée au salarié ?

Majeure : L’article L. 1221-23 du Code du travail précise que la période d’essai et la possibilité de la
renouveler ne doit pas se prétendre. Elles sont énoncées dans la lettre d’engagement ou le contrat de
travail.
La Cour de cassation ajoute que la période d’essai doit être fixée dans son principe et sa durée par une
clause écrite. Elle ne peut pas être implicite.

10
Mineure : En l’espèce, la période d’essai est bien prévue par le contrat de travail conclu par l’employé,
une condition est bien remplie. On énonce par ailleurs qu’elle est fixée dans sa durée par une clause
écrite.

Conclusion : La période d’essai de monsieur Pas de chance est valable.

2ème problème de droit : Une période d’essai de deux mois annoncée à l’égard d’un futur salarié dont
la qualification professionnelle est celle d’employé de rayon est-elle valable ?

Majeure : L’employeur encadre la période d’essai en prévoyant des durées maximales qui dépendent
de la classification professionnelle du salarié.
Selon l’article L1221-19 du Code du travail, la période d’essai ne peut dépasser :
2 mois pour les ouvriers et les employés
3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens
4 mois pour les cadres

Mineure : Le contrat de travail énonçait que la période d’essai de Monsieur Pas de Chance était d’une
durée de deux mois.
Pour la catégorie professionnel « employé », les textes précisent que la période d’essai initiale est
normalement d’une durée de deux mois. Dans des conditions normales.
En l’espèce, Monsieur Pas de Chance, en tant qu’employé de rayon », fait sans doute partie de la
catégorie professionnelle « employé ». La durée de la période d’essai de monsieur pas de chance de
deux mois est valable.

Problème de droit : Une période d’essai de deux mois peut-elle faire l’objet d’un renouvellement pour
la même durée ?

Majeure : La période d’essai initiale peut faire l’objet d’un renouvellement selon l’article L. 1221-21 du
code du travail.
Le but est de permettre à un employeur, qui estime que les compétences du salarié ne sont pas
satisfaisantes, de lui laisser une dernière chance afin de ne pas rompre sa période d’essai.
Plusieurs conditions doivent être toutefois respectées :
D’abord, la période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois (article L. 1221-21).
Ensuite, le renouvellement n’est possible que si « un accord de branche étendu le prévoit » (article L.
1221-21).
La possibilité de renouveler la période d’essai ne se présume pas. Elle est énoncée dans le contrat de
travail (article L. 1221-23 du code du travail).
La Cour de cassation décide que le renouvellement de la période d'essai doit résulter d'un accord des
parties et exige une manifestation de volonté et ne peut résulter d’une seule signature sur un
document fourni par l'employeur.

Mineure : La première condition qui consiste à ne pouvoir renouveler qu’une seule fois la période
d’essai est vérifié car la période d’essai de monsieur pas de chance a été renouvelée une fois soit 1
mois plus tard soit au mois de mai.

11
Un accord des parties prévoit bien la possibilité de renouveler la période d’essai. Cependant, aucune
information n’a été donnée quant au caractère « étendu » de cette convention collective.
Donc, le contrat de travail a bien prévu la possibilité de renouveler la période d’essai.
Cependant, la condition tenant au renouvellement de la période d’essai par accord des parties, au
cours de la période initiale, n’est pas satisfaite puisqu’aucun accord des parties n’est intervenu,
l’employeur ayant unilatéralement décidé de renouveler la période d’essai.

Conclusion : Le renouvellement de la période d’essai n’est pas valable et monsieur pas de chance peut
contester la rupture de son contrat de travail.

Problème de droit : La rupture du contrat de travail hors période d’essai est-elle une cause permettant
au salarié de demander des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ?

Majeure : Le droit du licenciement ne s’applique pas à la rupture de la période d’essai (mais les autres
dispositions du Code du travail continuent de s’appliquer) :
« Ces dispositions ne sont pas applicables pendant la période d'essai » article L1231-1).
Ainsi, durant la période d'essai, chacune des parties salarié et employeur dispose en principe d'un droit
de résiliation unilatéral, sans avoir à évoquer les motifs de la résiliation.
Lorsque le renouvellement de la période d’essai n’est pas valide, à défaut d’accord exprès entre le
salarié et l’employeur au cours de la période initiale, la Cour de cassation juge que « la rupture est
intervenue postérieurement à l'expiration de la période d'essai ».
Ainsi, l'employeur ne peut rompre le contrat qu'en respectant la procédure de licenciement, et la
rupture intervenue, le cas échéant, c’est un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse le salarié peut demander une indemnité pour
licenciement sans cause réelle et sérieuse sur le fondement de l’article L1235-3 du Code du travail

Mineure : En l’espèce, Monsieur Pas de Chance n’a pas donné son accord exprès au renouvellement
de sa période d’essai donc le contrat n’était pas valide. Son contrat de travail était donc assuré après
la fin de sa période d’essai.

Conclusion : La rupture du contrat de travail sera détenue par les juges qui sera considéré comme un
licenciement sans cause réelle et sérieuse et Monsieur Pas de Chance pourra demander une indemnité
pour licenciement sans cause réelle et sérieuse à son employeur. Le montant de son indemnité sera
établi en fonction de la durée de son ancienneté selon l’article L1235-3 du Code du travail.

12
C) Description d’une pièce juridique interne à l’organisation

Fiche de paie de la salariée que nous avons interrogée : (voir annexe)

Nous avons obtenu la fiche de paie de la salariée de Carrefour que nous avons anonymisé.
Ce document est une fiche de paie qui date d’octobre 2020. La fiche de paie (ou bulletin de paie) est
un justificatif de paiement que l'employeur doit fournir à l'employé. Les mentions qui y figurent sont
fixées par la loi. Une fiche de paie émane du doit privé, plus précisément du droit travail car cela
concerne un employeur et un salarié. Tout salarié doit recevoir un bulletin de paie lors du paiement
du salaire, quels que soient le nombre d'employeurs, le montant et la nature de ses rémunérations, la
forme ou la validité de son contrat (article L. 3243-1 du Code du travail). C’est à l’employeur, débiteur
de l’obligation, de rapporter la preuve du paiement des salaires.
Sur la fiche de paie y figure le nom de l’établissement dont dépend le salarié (Société des nouveaux
hypermarchés, Carrefour Villeneuve la Garenne), le numéro de Siret de l’entreprise (48759616500158)
et le numéro du code Naf. (Le code Naf permet de définir l’activité principale exercée par chaque
entreprise (dans le cas de Carrefour une société commerciale) et de préciser la convention collective
qu’elle doit appliquer à ses employés (CCN commerce de détail). Le numéro APE est 4711F, il est donné
par l'Insee lors de l'immatriculation ou la déclaration d'activité de l'entreprise et en fonction de
l'activité principale déclarée et réellement exercée. Il permet d'identifier la branche d'activité
principale de l'entreprise ou du travailleur indépendant, d’où la nécessité de sa mention sur le bulletin
de salaire. Il y a le numéro de sécurité sociale du titulaire du bulletin. Sur le bulletin y figure aussi le
nom du salarié, son emploi (employé commercial) et son type de contrat (Contrat à temps complet) le
salaire horaire (qui est de 10.80 euros), les horaires de la salariée par semaine (35 heures) et son salaire
mensuel (1638.36). On peut aussi apercevoir le montant des cotisations patronales (55394 euros), le
salaire net à payer avant impôt sur le revenu (1393,92 euros) la période et le nombre d’heures
exécutées, le montant des cotisations patronales, le montant net à payer avant impôt sur le revenu
par l’employeur et le salaire mensuel de référence.
On peut ainsi voir que c’est une preuve juridique du travail effectué par le salarié et précise la
contrepartie monétaire de ce travail.

13
IV) Présentation sociologique
A) Introduction et représentation de nous-mêmes

L’environnement qui nous intéresse est le rayon boulangerie de Carrefour. C’est dans ce rayon que va
s’appuyer principalement notre observation.
La salariée que nous avons interrogée est une employée à temps complet ayant un contrat de 35h par
semaine en CDI. Cette dernière travaille principalement dans le rayon boulangerie.

Nous avons choisi d’interroger cette salariée, car c’est une salariée plutôt autoritaire contrairement à
ce que l’on pourrait penser. Nous approfondirons ce cas plus particulièrement dans la suite de
l’observation.

Avant d’interroger cette personne nous nous sommes fait une représentation sur elle et de son métier
qui est celui d’employée de rayon dans le secteur de la boulangerie.
Les résultats que nous nous sommes faits sont particulièrement différent de ceux que l’on attendait
après l’avoir questionné sur ses différentes représentations et la personne qu’elle est.
Avant l’entretien, nous avons plutôt eu l’impression d’une personne stressante, qui exécute les ordres
qu’on lui donne à la lettre, sans dire un mot.
Cependant, nos attentes ne s’étaient pas révéler comme attendus, nous développerons cet aspect par
la suite de notre analyse.

Avant de réaliser l’entretien, nous avons observé le rayon boulangerie au sein de cette organisation
pour nous faire une représentation de ce qui se passe avant d’en savoir un peu plus sur les différentes
interactions entre les différents acteurs de cette organisation.
Après avoir identifié les différents acteurs au sein du rayon boulangerie nous en avons tiré une
conclusion.

En effet, nous avons observé des salariés notamment des employées de rayon qui s’occupe plus
particulièrement d’approvisionner les rayons auquel ils sont associés. Ils sont beaucoup en relation
avec les clients : en effet, ils conseillent beaucoup les clients sur les produits nécessaires pour eux, les
renseigne sur la qualité des produits. Ils doivent répondre aux attentes des différents clients en les
orientant et en les informant. Il y a une relation plutôt professionnelle entre les employés de rayon et
les clients.
Concernant les relations entre les employés entre eux, nous avons observé un comportement plutôt
amical, peu professionnel. Leur relation reste cependant professionnelle, cependant leurs interactions
ne sont pas les mêmes comme avec le client. Il y a ici un comportement plus amical entre eux.
Cependant, nous avons aussi observé qu’il y a des chefs de rayons qui encadre leurs équipes de
vendeurs pour que tous les produits soient bien approvisionnés. Le chef de rayon (manager de rayon)
donne l’ordre et conseille mais encadre surtout son équipe. Il y a plutôt une relation hiérarchique entre
eux et les employés et les vendeurs, le manager donne les ordres et les employés, vendeurs
l’exécutent.
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B) Relations avec les acteurs
Maintenant, après s’être fait une représentation des interactions entre les différents acteurs de
l’organisation, nous allons commencer à développer notre analyse que nous avons fait auprès de cette
employée de rayon que nous appellerons « Madame X ».
Madame X, exerçant le métier d’employée de rayon est en relation avec plusieurs acteurs au sein de
cette organisation, comme nous l’avons observé auparavant.
En effet, après s’être fait une représentation de nous-même, nous allons vérifier nos représentations
à travers la salariée que nous avons interrogé.
Tout d’abord, Madame X est constamment en relation avec les clients de l’organisation, comme nous
l’avons vu précédemment, elle conseille le client, l’informe, et lui propose des produits selon l’envie
de son client.
De plus, elle est aussi en relation avec les managers du secteur boulangerie, qui donnent des
instructions aux salariés sur les différentes tâches à exécuter et les encadre.
Madame x est aussi en interaction avec les supérieurs comme les directeurs ou les supérieurs qui eux,
ont une relation plutôt distante aux salariés par rapport aux managers par exemple.

1) Organisation formelle et informelle

Pour ce qui est de l’organisation formelle de l’organisation, il y a une relation professionnelle avec le
client, il faut rester courtois avec ces derniers et être à l’écoute, les conseiller, être aimable et souriant
envers eux pour leur donner une bonne image. Il y a une forme de relation commerciale et plutôt
autoritaire de la part de la hiérarchie envers les salariés.

Pour ce qui est de l’organisation informelle, il y a une relation plutôt amicale entre les salariés qui est
basé plus sur l’amitié en quelque sorte avec certains salariés. Il y a des moments des détente, de
rigolade entre eux pendant les pauses déjeuner ou pause-café par exemple. Cependant il faut toujours
garder cet aspect professionnel même en privé.
La relation est plutôt bien elle est tous les jours avec les mêmes personne, relation de familiale,
cependant il peut avoir des conflits, des désaccords sur certains aspects du travail.

Cette relation n’est pas comme celle avec les clients ou bien la hiérarchie, car l’aspect autoritaire de la
hiérarchie invoque un professionnalisme, les moments de détente, rigolade ne sont pas permis.

C) Ses représentations sur son métier


A propos de ses propres représentations sur son métier, Madame X travaille beaucoup en groupe, car
elle est beaucoup en relation avec les autres salariés du secteur boulangerie. Elle voit son métier
comme un métier qui demande beaucoup d’autonomie car le dimanche parfois elle se retrouve seul
avec qu’un salarié. Ils doivent approvisionner et gérer la demande des clients à eux seuls.

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De plus, elle souligne le fait que ce métier demande aussi un sens du relationnel car il y’a une équipe
et dans une équipe il y a beaucoup de communication. Il faut savoir travailler en groupe avec les autres
salariés tout en gardant cet aspect d’autonomie.
Elle affirme le fait que ‘est un métier dans lequel il faut beaucoup être en contact notamment avec les
clients ce qui n’est pas toujours si simple lorsqu’on n’a pas cette capacité à communiquer avec les
autres.
Cependant, cette dernière souligne le fait que ce métier n’est pas un métier facile car il faut se lever
tôt le matin afin d’approvisionner les rayons avant l’ouverture. Madame X se lève tous les jours de
lundi à dimanche à 5 heures du matin pour être au lieu de travail à 6 heures.
Elle affirme aussi que ce métier est beaucoup exigeant, car elle se ramène souvent à porter des
marchandises (stocks) qui pèsent lourds. Ce métier génère aussi beaucoup de stress puisqu’il faut
toujours approvisionner les rayons au bon moment, ce qui induit une certaine pression avant
l’ouverture du magasin : tout doit être mis en place et prêts avant l’ouverture.
Elles affirment que c’est un métier mixte, il y a autant de femmes que d’hommes dans l’organisation
même si certains émettent des préjugés dans lequel il faut être fort, viril pour porter des choses
lourdes. Enfin, la charge de travail est aussi un facteur explicatif de la difficulté du métier
(réapprovisionner les rayons, être à disposition du client, gestion des stocks…) comme nous l’avons vu
précédemment.

1) Ses représentations sur les différents acteurs

Pour ce qui est de ses représentations sur les différents acteurs auxquelles elle est en interaction,
Madame X souligne le fait que les chefs de rayons ou managers sont plutôt autoritaires lorsqu’ils
donnent des taches à effectuer, cependant ces derniers sont plutôt de bonne foi. Cette dernière
préfère un style de management participatif plutôt qu’autoritaire car cela génère un peu de pression.
Elle n’a pas de réflexions sur leur manière de manager une équipe. Ils exercent plutôt bien leur rôle de
manager. Pour ce qui est des salariés, elle estime que le travail n’est pas toujours celui qui est attendu
car à quelque moment ils peuvent se lâcher en quelque sorte (petit moment de rigolade entre eux,
inattention particulière…) cependant, lorsqu’ils veulent être sérieux, le travail est toujours qualitatif. A
propos des clients, ils sont très importants, c’est eux qui achètent et soutiennent la demande, il y a
donc une forme de responsabilité avec ces derniers.

2) Sa motivation au travail

Ce qui motive Madame X à exercer son travail et de se lever tous les jours sauf le lundi à 5 heures du
matin est avant tout la relation avec le client. En effet, elle affirme que c’est une personne qui
communique beaucoup et aime beaucoup le sens relationnel que le métier offre. Elle apprécie le fait
de satisfaire les différents clients qui viennent faire leurs achats, les aider à trouver leurs produits qu’ils
souhaitent, lui proposer des bons produits de qualité et des produits frais. Elle essaye de les satisfaire
au maximum, car elle estime que la satisfaction des clients représente avant tout un grand enjeu.
De plus, ce qui la motive encore est le travail en groupe, car elle souligne le fait que le travail en groupe
est un aspect indispensable pour atteindre un objectif commun. Cependant, elle aime bien répartir les
taches avec les autres, c’est une salariée plutôt autoritaire qui aime bien que les taches soient bien

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exécutées. La vie de groupe est plutôt positive il y a une bonne entente, une bonne cohésion de
groupe. Il y a de l’entraide, quand quelque chose ne va pas.

D) La dynamique identitaire

A propos de la dynamique identitaire, la salariée n’est plus la même au moment où elle est arrivée et
aujourd’hui. Lors de sa venue elle se positionnait en tant que simple salarié de Carrefour. Plus les
années se sont écoulés, puis elle se sentait comme en quelque sorte « membre d’une famille », même
si elle se considère toujours comme un salarié.
De plus, elle a adopté un comportement plutôt dominant depuis qu’elle est salarié chez Carrefour, ce
qui n’était pas le cas avant sa venue. Elle est devenue plus perfectionniste et a davantage adopté un
rôle de « leader » en donnant beaucoup d’instructions même si on le rappel, ce n’est qu’un salarié.
De plus, madame X a rencontré son mari la première année où elle travaillait dans cette organisation.
Par la suite, ils ont décidé de se marier. Elle souligne le fait qu’elle a amélioré ses relations avec autrui,
à développer sa capacité à communiquer même si toutefois ces aspects ne sont pas visibles dans la vie
de tous les jours.

Pour ce qui est de son positionnement, elle est plutôt dominante, veut que les choses soit bien faite,
donne des instructions pour que le travail soit bien réalisé.

Outils de sociologue permettant de mesurer les relations au sein du groupe :

1) Analyse sociométrique

Nous avons utilisé la technique de l’analyse sociométrique afin de mesurer les relations
interpersonnelles au sein du groupe en posant à chacun des individus les questions suivantes :
1) Avec qui vous souhaitez travailler ?
2) Avec qui vous ne souhaitez pas travailler ?
3) Quelles sont les personnes qui souhaitent travailler avec vous ?
4) Quelles sont celles qui ne souhaitent pas travailler avec vous ?

Les salariés ont décidé de rester anonyme à ce sujet, nous les renommerons salarié A, salarié B…

Composition du groupe : salarié A, salarié B, Manager T, salarié D, salarié E, salarié X, salarié G, salarié
H, salarié X (personne que nous avons interviewer).

Après avoir rassembler les éléments de réponse, on peut ainsi en déduire du sociogramme suivant :

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Salarié A
Salarié D

Salarié C

Salarié B
Manager T
Salarié E

Salarié G

Salarié H
Salarié X

Nous pouvons voir qu’il y a des salariés qui n’aiment pas travailler avec certains salariés et vice versa.
Par exemple, Madame X aime bien travailler avec le salarié D mais n’aime pas travailler avec le salarié
G. Elle a plus d’affinité avec certains collègues que d’autre.

On peut voir avec ce schéma qu’il y a des gens qui n’aiment pas travailler avec elle cependant il y a des
gens qui aiment travailler avec elle. Cependant ils restent professionnels malgré qu’il y a des relations
interpersonnelles et des rejets les uns des autres.
Il y a des sous-groupes au sein du groupe qui se constituent car ils ne partagent pas les mêmes valeurs
que d’autre et les affinités de tout le groupe. Par exemple, madame X souligne le fait qu’elle est
souvent avec le salarié B et E car ils s’entendent plutôt bien ensemble.

1) La grille de Balès

Il y a des salariés qui adoptent plutôt des comportements opératoires concentrer sur l’objectif à
atteindre, et d’autres plutôt socio-affectifs axés sur la dimension sociale du groupe. Certains sont en
désaccord sur certains aspects et plutôt des tensions existent.
En utilisant la grille de Bales nous avons analysé les différentes interactions au sein du groupe, analyser
les relations socio-affectives et les comportements orientés vers le travail (la tache) :

A propos du domaine émotionnel positif, le salarié D a adopté un comportement de solidarité envers


le salarié C.
Le salarié E adopte plutôt des comportements de détente et se montre toujours souriant et fait rire
les autres.

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A propos du domaine de la tâche, le salarié X donne des suggestions, contrôle partiellement les taches
à exécuter.
Manager T donne des orientations, adopte des comportements de « contrôle » envers les autres
salariés.
Le salarié A, demandes des orientations à propos des taches à réaliser et est plutôt concentré sur les
objectifs du groupe tout comme le salarié F et X.
Le salarié G a tendance a demandé des suggestions, sur les taches qu’il doit réaliser. Lui aussi est plutôt
concentrer sur les objectifs.
Le salarié H quant à lui, donne son opinion sur les différents objectifs et les taches à réaliser. Il évalue
la production du groupe.
A propos du domaine émotionnel négatif, le salarié B est plutôt en désaccord avec certains salariés sur
les objectifs à atteindre.
Le salarié C quant à lui, a plutôt tendance à demander des opinions auprès de ses collègues pour
vérifier si le travail demandé est bien celui-là.
Les comportements au sein du groupe du secteur de la boulangerie sont plutôt axés sur les objectifs à
atteindre plutôt que sur la dimension sociale du groupe, même si bien évidemment, ce sont des
collègues et que certains ont des relations d’amitié.

Pour conclure, nous avons demandé au salarié du secteur boulangerie que nous avons nommé
« salarié X » pour préserver l’anonymat de nous décrire à qui elle doit rendre des comptes et quel est
son futur professionnel envisagé.
Elle affirme envisager d’être plus tard une chef de rayon si les conditions le permettent car elle aime
l’aspect autoritaire du métier, et apprécie le fait de contrôler et de donner des instructions aux autres.

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V) Annexes
A) Extrait K-Bis :

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B) Fiche de paie :

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