100% ont trouvé ce document utile (2 votes)
693 vues7 pages

Quantique Serie02b Corrige

Transféré par

Walid Zizi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (2 votes)
693 vues7 pages

Quantique Serie02b Corrige

Transféré par

Walid Zizi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mécanique quantique II Série 2 Correction

Exercice 1 Addition de deux moments cinétiques – Clebsch-Gordan

Lorsque l’on considère un système de 2 moments cinétiques J1 et J2 , on peut toujours


regarder ses états de 2 façons différentes :
• dans la base B1 , comme un produit tensoriel entre l’état |j1 m1 i du premier moment
cinétique et l’état |j2 m2 i du second moment cinétique; cet état sera appelé après
nôtre nouvelle convention comme [m1 m2 i.
Ici la notation [m1 m2 i indique les états de la base B1 des vecteurs propres communs
aux opérateurs J21 , J22 , J1z , J2z selon

J21 [m1 m2 i = h̄2 j1 (j1 + 1) [m1 m2 i ,


J22 [m1 m2 i = h̄2 j2 (j2 + 1) [m1 m2 i ,
J1z [m1 m2 i = h̄m1 [m1 m2 i ,
J2z [m1 m2 i = h̄m2 [m1 m2 i ,
où J21 2 2 2
= J1x + J1y + J1z et J22 = J2x 2 + J2y 2 + J2z 2 .
• dans la base B2 écrits comme {j mi dans notre convention et vecteurs propres com-
muns aux opérateurs J21 , J22 , J2 , Jz . Cette base est mieux indiquée pour étudier les
propriétés du système total des deux moments cinétiques. Les valeurs propres pour
ces opérateurs sont
J21 {j mi = h̄2 j1 (j1 + 1) {j mi ,
J22 {j mi = h̄2 j2 (j2 + 1) {j mi ,
J2 {j mi = h̄2 j(j + 1) {j mi ,
Jz {j mi = h̄m {j mi ,
où J2 = (J1 + J2 )2 et Jz = J1z + J2z .
Les coefficients de Clebsch-Gordan hm1 m2 ] {j mi, que nous allons calculer ici per-
mettent de passer d’une représentation à l’autre: elles nous permettent d’exprimer les
éléments de la base B2 comme combinaison linéaire des éléments de la base B1 .

1. Pour le moment cinétique J1 = 1, on a (2 j1 + 1) = 2 × 1 + 1 = 3 états indépendants


caractérisés par m1 = −1, 0, 1; la dimension du sous-espace de Hilbert relatif à J1
est 3 aussi.
Pour le moment cinétique J2 = 23 on a pareillement (2 j2 + 1) = (2 × 23 + 1) = 4 états
indépendants avec m2 = − 32 , − 12 , 12 , 32 ; la dimension de ce sous-espace de Hilbert est
4.
La dimension de l’espace de Hilbert total pour ce système est égale à
(2 j1 + 1)(2 j2 + 1) = 12
et on a donc besoin de 12 états indépendants pour décrire l’état du système total.
2. D’après le cours, les valeurs du moment cinétique total j, que l’on peut obtenir en
faisant l’addition de J1 et J2 sont données par

|J1 − J2 | ≤ j ≤ J1 + J2 ,

donc j ne peut être que j = 12 , j = 23 , j = 52 , chacun avec ses valeurs pour m compris
entre −j et j.

m2
(−L1,L2) (L1,L2)
3/2

1/2
−1 0 1
m1
−1/2
m=1/2
−3/2
(−L1,−L2) (L1,−L2)

3. La figure représente l’ensemble des 12 états de la base B1 dans le plan (m1 , m2 ).


Chaque point correspond à un vecteur du type [m1 m2 i. Les points (et donc les
états) appartenant à la même droite de pente −1 sont caracterisés par la même
valeur de m = m1 + m2 . En rouge la ligne pour m = 21 est tracée. Il y aura d’autres
en haut pour m = 32 , m = 52 et en bas pour m = − 21 , m = − 32 , m = − 52 .

Remarque
Il est facile de le redémontrer. Soit un état [m1 m2 i à 2 moments cinétiques avec
m la valeur propre de l’opérateur Jz associée. Par définition,

Jz [m1 m2 i = (J1z + J2z ) [m1 m2 i

D’où
m [m1 m2 i = (m1 + m2 ) [m1 m2 i
C’est-à-dire
m = m1 + m2
Ainsi si l’on fixe m, on trouve la relation m2 = −m1 + m qui est bien l’équation
d’une droite de pente -1 dans le plan (m1 , m2 ).

4. La dimension du sous-espace à m fixé est donnée par le nombre de points qui sont
sur une même droite de pente −1.
On a donc seulement un point (ou état) qui correspond à m = 25 , deux points à
m = 23 , trois points à m = 21 , trois points à m = − 12 , deux points à m = − 23 , et
finalement un point à m = − 25 .

5. Dans cette question, on veut calculer les états j = 52 m de



 5 la5 base B2 en fonction
des états de la base B1 . Commençons par le plus simple : 2 2 . En effet, cet état
a par définition une valeur de m = 52 . Or d’après
 3 la question précédente, le seul état
5
de B1 ayant m = m1 + m2 = 2 est l’état 1 2 , représenté par le point au sommet

2
supérieur droit du diagramme. Donc on peut identifier les deux vecteurs (le choix
de la phase est arbitraire)
   
5 5 3
= 1 (1)
2 2 2

Passons à 25 23 . Comme m = 32 , d’après la question précédente, sur la figure, il n’y



3
a que 2 points sur la droite correspondant
 3  1 à m = 2 . On en déduit que cet état est
une combinaison linéaire de 0 2 et 1 2 .
Pour trouver laquelle, on applique l’opérateur d’échelle J − à l’état 25 25 pour dimin-


uer la valeur de m d’une unité. On effectuera le calcul dans les deux bases B2 et B1
séparément en utilisant les formules

J − {j mi = h̄ j(j + 1) − m(m − 1) {j m − 1i
p
(2)

pour B2 et, vu que J − = J1− + J2− , on a dans la base B1

(J1− + J2− ) [m1 m2 i = h̄ j1 (j1 + 1) − m1 (m1 − 1) [m1 − 1 m2 i


p
p
+ h̄ j2 (j2 + 1) − m2 (m2 − 1) [m1 m2 − 1i . (3)

Maintenant on peut appliquer (??) sur le membre


 3 de gauche de (??) et (??) à droite
5 3
pour trouver l’état 2 2 en fonction de 0 2 et 1 2 . Pour j = m = 52 on a à
1

gauche

   
5 5 5 3
J− = 5h̄ . (4)
2 2 2 2

À droite avec j1 = m1 = 1, j2 = m2 = 32 on trouve


√ √
     
− − 3 3 1
(J1 + J2 ) 1 = 2h̄ 0 + 3h̄ 1 (5)
2 2 2

Au final, en utilisant l’égalité entre (??) et (??), on obtient pour 25 3



2
  r   r  
5 3 2 3 3 1
= 0 + 1 (6)
2 2 5 2 5 2

où les nombres


r  
2 3 5 3
=0 (7)
5 2 2 2
r   
3 1 5 3
= 1 (8)
5 2 2 2

sont les coefficients de Clebsch-Gordan recherchés.


En continuant le même processus avec les opérateurs d’échelle, nous obtiendrons
tous les coefficients
 5 1 pour les vecteurs du− multiplet avec j = 5/2.
Pour trouver 2 2 nous faisons agir J à gauche et à droite de l’éq. (??).
À gauche avec j = 25 , m = 32 dans l’éq.(??)

   
5 3 5 1
J− = h̄ 8 (9)
2 2 2 2

3
À droite de l’éq. (??) avec j1 = 1, m1 = 0, j2 = m2 = 23 pour le premier vecteur et
j1 = m1 = 1, j2 = 32 , m2 = 12 pour le second on trouve
r   r  !   r  
− − 2 3 3 1 2 3 6 1
(J1 + J2 ) 0 + 1 = h̄ √ −1 + h̄ 0
5 2 5 2 5 2 5 2
r   r  
6 1 3 1
+ h̄ 0 + 2h̄ 1 − .
5 2 5 2
(10)
De l’égalité des éqs. (??) et (??), nous obtenons
    r   r  
5 1 1 3 3 1 3 1
= √ −1 + 0 + 1− . (11)
2 2 10 2 5 2 10 2
Nous obtenons ainsi les trois coefficients de Clebsch-Gordan
  
1 3 5 1
√ = −1 (12)
10 2 2 2
r   
3 1 5 1
= 0 (13)
5 2 2 2
r   
3 1 5 1
= 1 − (14)
10 2 2 2
supplémentaires.
Pour obtenir les expressions des états | 25 mi avec m négatif (m = − 12 , − 23 , − 52 ), on
peut continuer de la même manière ou penser à utiliser les symétries.

Remarque
Symétrie ou antisymétrie par la transformation m → −m :
Pour chaque couple (j, m), il existe une phase αjm telle que pour tout m1 , m2 ,

hm1 m2 ] {j mi = eiαjm h−m1 − m2 ] {j − mi . (15)

(preuve : si cette égalité est vérifiée et que {j mi est bien vecteur propre pour
les opérateurs J2 et J z avec les valeurs propres correspondant à j et m, alors
{j − mi l’est aussi pour les valeurs propres correspondant à j et −m). Comme
tous les coefficients de Clebsch-Gordan sont réels, eiαjm = ±1.
Cette phase ne dépend pas de m mais uniquement de j car dans la formule
p
h̄ j(j + 1) − m(m − 1) {j m − 1i ,

on trouve le même coefficient que dans la formule


p
J + {j − mi = h̄ j(j + 1) − m(m − 1) {j − m + 1i .

Le plus difficile est maintenant de savoir si αj = ±1 : c’est au cas par cas (nous
en verrons deux).

Ici, les coefficients de Clebsch-Gordan sont symétriques par rapport au changement


m → −m : par récurrence, on voit que les coefficients de Clebsch-Gordan sont tous
positifs pour j = 52 .

4
Ainsi pour les vecteurs avec m négatif il est suffisant d’envoyer m1 → −m1 et
m2 → m2 dans les éqs. (??), (??), (??)
5 5
= −1 − 23

2 − 2
5 q  q3 
3 2 3 1

2 − 2 = 5 0 − 2 + 5 −1 − 2 (16)
5 q q q
1 1 3 3 1 3 1
  
2 − 2 = 10 1 − 2 + 5 0 − 2 + 10 −1 2

6. Nous avons exprimé tous les 6 états du multiplet 25 m dans la base B2 en fonction


3
 3 de B1 . Passons maintenant au multiplet avec moment
des vecteurs
3 1 1
cinétique total
3
j = 2 , 2 m , qui contient  3 les
3
4 états correspondant à m = 2 , 2 , − 2 , − 2 .
Prenons en considŕation 2 2 pour commençer. Comme cet état correspond à une
valeur de m = m1 + m2 = 32 , d’après la question 5 3

4, il est (comme l’état 2 2 )
1
 3
une combinaison linéaire des deux états 1 2 et 0 2 . L’idée de cette question est
d’utiliser le fait qu’à partir de ces 2 mêmes vecteurs, on ne peut construire que deux
vecteurs
 3 3 (à une phase près) qui soient orthonormés entre eux. Ainsi  5 3on
doit trouver
2 2  en imposant qu’il soit (à une phase près) orthonormal à 2 2 . On exprime
donc 32 32 en fonction des 2 états de B1 correspondant à m = 23

     
3 3 3 1
=α 0 +β 1 .
2 2 2 2

et on impose que le produit scalaire de 32 23 et 52 23 soit nul. Comme on connaı̂t


 

ce dernier état, on trouve


   r r
5 3 3 3 2 3
=0= α+ β ,
2 2 2 2 5 5
q
α
ce qui donne β = − 32 . En appliquant la condition de normalisation pour l’état
3 3 2 2
2 2 , |α| + |β| = 1, et fixant la phase de α à 0, nous obtenons
  r   r  
3 3 3 3 2 1
= 0 − 1 .
2 2 5 2 5 2

Remarque
Nous aurions pu choisir une autre phase, par exemple
  r   r  
3 3 3 3 2 1
=− 0 + 1 .
2 2 5 2 5 2

Les coefficients de Clebsch-Gordan appartenant à un sous-espace de j fixé sont


définis à une phase près.

7. Pour déterminer l’expression de l’état 32 21 , on utilise la même méthode que celle




utilisée à la question 5. On trouve


  r   r   r  
3 1 2 3 1 1 8 1
= −1 + 0 − 1 − , (17)
2 2 5 2 15 2 15 2

5
Quant aux états | 23 mi avec m < 0, on utilise les symétries. Il faut déterminer si
αj = ±1 (voir remarque de la question 5). Pour cela, il suffit de remarquer qu’en
appliquant − 3
(??), le coefficient de l’état 1 − 2 va être celui de l’état
J à l’équation √
1 − 21 , à un facteur h̄ . . . positif près. Il sera donc négatif. On en déduit que


cette fois, les coefficients de Clebsch-Gordan sont antisymétriques pour m → −m.


3 q  q1  q2 
1 8 1 1 3

2 − 2 = 15 −1 2 − 15 0 − 2 − 5 1 − 2
3 q  q3  (18)
3 2 1 3

2 − 2 = 5 −1 − 2 − 5 0 − 2

8. Pour résoudre cette question, on va suivre une approche légèrement différente qui
s’appuie sur la formule dite du triangle présentée dans les notes de cours. Cette
formule a été introduite pour apporter la preuve concise qu’il sera toujours possible
de trouver tous les coefficients de Clebsh-Gordan. En pratique cependant, elle est
un peu moins intuitive à utiliser.
Les équations 8.18 et 8.19. des notes de cours détaillent les étapes pour arriver au
résultat que l’on va utiliser (celui où l’on applique l’opérateur J − en sandwich entre
deux états des deux différentes bases). En particulier, l’équation à utiliser est la
suivante:

p
j(j + 1) − m(m − 1) hm1 m2 ] {j mi
p
= j1 (j1 + 1) − m1 (m1 − 1) hm1 − 1 m2 ] {j m − 1i
p
+ j2 (j2 + 1) − m2 (m2 − 1) hm1 m2 − 1] {j m − 1i
1 1
On veut trouver les coefficients
 1 3 du ket 2 2 . En regardant la formule, on voit qu’il
faut donc partir du ket 2 2 . L’autre point de départ dans l’application de cette
formule est le choix de m1 , m2 initiaux. Ils sont les points supérieurs droits dans
cette formule.
On considère maintenant les triangles a1 (vert) et a2 (bleu) dessinés sur la figure
??.
m2
3/2

1/2
−1 0 1
m1
−1/2
m=1/2
−3/2

Le triangle a1 nous demande donc de partir du couple (m1 = 0, m2 = 3/2). On a


nos deux kets pour le côté gauche de l’équation, on obtient donc:
q
1 1 3 3

3 1 3
1(1 + 1) − 0 −1 32 12 12
p

2 ( 2 + 1) − 2 ( 2 − 1) 0 2 2 2 =
q
3 3 3 3

1   1 1 (19)
+ 2 ( 2 + 1) − 2 ( 2 − 1) 0 2 2 2

6
Le terme de gauche est en fait nul, car m ne peut pas être plus grande que le moment
cinétique total j. Il ne reste donc que la partie droite de l’égalité qui se simplifie en:

√ √
     
3 1 1 1 1 1
2 −1 =− 3 0
2 2 2 2 2 2

qui est un rapport de proportionnalité entre deux des trois coefficients recherchés.
Le même raisonnement sur le triangle bleu donne l’égalité suivante:


     
1 1 1 −1 1 1
2 0 = −2 1
2 2 2 2 2 2

On a donc un rapport de proportionnalité entre les trois coefficients recherchés. Pour


les fixer, il faut encore faire intervenir la normalisation de l’état 12 21 , qui mène à :

1 1 2 1 1 2 1 1 2
        
1 −1 1 3

+ 0 + −1 = 1.
2 2 2 2 2 2 2 2 2

Grâce à ces trois équations, on trouve (à une phase globale près):

−1   1 1 q
1
1 2 2 2 = 6

1 1 1 q
1 (20)
0 2 2 2 = 2
q
3

 1 1 1
−1 2 2 2 = 3

Il est important de remarquer que le principe physique qui permet de conclure est
le même, on a encore besoin de la notion d’orthonormalité de la base d’arrivée, sans
laquelle il manque une équation. Cette méthode sera en pratique moins utilisée, car
étant un peu moins intuitive (et systématique en pratique) à appliquer.

Vous aimerez peut-être aussi