Noir
Vide
Encore du noir
Et plus de vide dans ma tête
Où suis-je ?
Suis-je mort.e ?
J’ouvre petit à petit les yeux et retrouve tout doucement mes sens. Mes poignets me font mal. J’ai
aussi un léger mal de tête. Je suis attaché.e à une chaise les poignets et les chevilles liés. La pièce
est très mal éclairée, seul une faible ampoule dont le verre est brisé m’aide à y voir plus clair. Une
pièce vide très mal entretenue semblable à une ancienne prison délabrée. Je ne distingue rien.
Qu’est-ce qui a pu se passer, je n’ai aucun souvenir. Ma tête est vide et me fait mal.
Un bruit sourd
Aidez-moi
Là un homme de plutôt petite taille dirais-je se tient à ce qui semble être l’entrée de la pièce. Je
peux à peine voir sa silhouette. Me veut-il du mal. De ce que je me rappelle je n’ai jamais fait le
moindre mal à personne. Il est intimidant je peux le sentir même de loin.
J’ai peur
Laisse moi pourrir
Il s’approche doucement de moi. Il est encore plus effrayant de près. Il ne prononce aucun mot mais
m’observe. Soudain un sourire apparaît au coin de ses lèvres.
Il est effrayant
Il me rappelle quelqu’un. Ces traits durs. Ce regard bleu perçant. Ces cheveux bleu nuits. Serai-ce
lui ? Pourquoi ? Non réfléchis, il ne t’aurait jamais fais ça. Mais il n’en existe pas 50 comme lui.
Zut j’ai mal à la tête à force de réfléchir
FlashBack :
Ayato et moi étions ensemble, il semblait anxieux et tout sauf calme et reposé. Il devait me faire une
annonce. Assis sur le rebord du trottoir je me colle un peu plus à lui de sorte à ce que nos épaules se
touchent. Il est dans ses pensées je le sens. Que peut-il vouloir bien me dire de si grave. Cela fait un
petit temps que nous sommes amis mais malgré le peu de temps je me suis vite attaché.e à lui et sa
personnalité de « mec dur » qui parfois cache un vrai bisounours. Ayato semble énormément
perturbé cela me stress. Il brise soudainement le silence :
-Je suis une ghoule ;dit-il d’un ton se voulant neutre
Cette phrase ne cesse de résonner dans mon esprit. Lui ? Laissez moi rire ce n’est pas possible.
Et pourtant son regard ne ment pas il semble si sérieux. Prise de panique je me recule.
Comment est-ce possible… ; murmurais-je
Je venais tout simplement de voir ses yeux virés au noir et ses iris au rouge. Il venait tout juste
d’activer son kagune devant moi. Je suis perturbé.e, stressé.e. Que dois-je faire ? Rester ? Fuir ?
Pourquoi fuir ? Il n’a jamais montré la moindre violence envers moi. Mais rester serait dangereux.
Si il veut me manger. Si il attendait le moment propice. Et si il me l’a annoncé pour me tuer par la
suite ? Mais cela n’aurait aucun sens.
Je suis complètement perdu.e et il le sent. Il se rapproche et à contrario je recule. Il s’approche et
me murmure à l’oreille « Je t’aurai peut importe le temps qu’il me faudra » avant de s’enfuir.
Fin FlashBack
Depuis ce jour je ne l’ai jamais revu, il avait comme disparu de ma vie. Non pas de ma vie, de la vie
tout court. Le revoir cela me fait bizarre je n’ai toujours pas digéré la nouvelle. Non je l’ai assimilé
seulement il me fait peur. Il pourrait me dévorer à tout moment. Il s’approche de plus en plus. Il se
trouve à même pas un mètre de moi je tourne la tête de façon à ne pas avoir de contact visuel avec
lui.
Ayato:Voyons ne fait pas ta timide petite Kami et regarde moi
Je ne répond rien. Je préfère garder le silence. Mais est-ce la bon solution ? Je veux pas finir en
hachis parmentier moi ;-;
Il prend délicatement mon menton entre ses doigts me forçant à tourner la tête. Je ne veux pas
recroiser son regard alors je baisse les yeux. La moindre erreur pourrait m’être fatale.
Ayato:Regarde moi dans les yeux
Son ton est autoritaire. Je relève ses yeux et me perds dans ses magnifiques iris bleu profond. Il
rapproche son visage du miens. Je peux sentir son souffle chaud sur mes lèvres. Je ferme les yeux
de crainte.
Ayato :Allons Kami parle moi, tu m’as tant manqué. Ton visage, ta voix, toi. Je rêvais depuis si
longtemps de ce moment, de nos retrouvailles.
Il me plombe de tout sa hauteur j’ai l’air ridicule soumis.e. Non je n’en ai pas l’air je le suis tout
court. Je ne sais pas comment agir.
Ayato : Je pensais bien qu’avec le temps tu accepterais mais tu ne sembles pas. Je pensais que tu
voudrais de moi. Si tu ne veux pas de moi c’est un problème ou pas. Je pourrais te garder en vie ici
mais sans toi sans ton regard pétillant n’est pas toi. Je ne pourrais pas te relâcher le premier chien
que tu croiseras dans la rue voudras à tout pris te mettre dans son lit et je n’aime pas savoir ça. Si on
fait le tour de toutes les solutions je n’en vois qu’une. Tu ne vivras pas avec moi. Mais en moi.