Cours Traitement de Signal
Cours Traitement de Signal
Analogique du Signal
Licence de l’Education
1
Chapitre 1 : Introduction au traitement du signal
Et Formalisme Mathématique
Le traitement du signal est une discipline qui a pour objectif d'interpréter les signaux. On
entend comme signal toute représentation physique d'une information transportée d'une
source vers un destinataire.
Ex
x(t) dt
2
- -
Remarque : Si Ex existe et est finie, on dit alors que le signal est à énergie finie.
x(t) dt
Autrement dit :
2
--
4
Pour un signal sT0 périodique de période T0, la puissance moyenne est calculée sur une période,
Si cette intégrale satisfait : 0 < Px < +∞, on dit que le signal est à puissance moyenne finie.
Classification
Propriété 1
- Un signal à puissance moyenne finie non nulle a une énergie totale infinie.
- Un signal à énergie finie a une puissance moyenne nulle.
Ces deux grandeurs permettent donc de classer les signaux. Les signaux à énergie finie
correspondent aux signaux transitoires et les signaux à puissance moyenne infinie
correspondent aux signaux périodiques ou quasi-périodiques.
1.2.3 Classification spectrale
Un signal peut être classé suivant la distribution de son énergie ou de sa puissance en
fonction de la fréquence (spectre du signal). On appelle largeur de bande notée ∆F le
domaine des fréquences occupé par le spectre (figure 1.3).
5
Fig. 1.3 Classification morphologique des signaux.
∆F = Fmax − Fmin
( )
Notons : Fmoy = max min
.
Les signaux à bande étroite peuvent être classés en fonction du domaine de variation de Fmoy :
Fmoy < 250kHz : basses fréquences (BF),
250kHz<Fmoy < 30MHz : hautes fréquences (HF),
30MHz<Fmoy < 300MHz : très hautes fréquences (VHF),
300MHz<Fmoy < 3GHz : ultra hautes fréquences (UHF),
Fmoy > 3GHz : super hautes fréquences (SHF).
6
Fig. 1.4 Classification morphologique des signaux.
( ) = 1 − 2 < < +2
0
La fonction porte ( ) est un signal transitoire de durée T.
8
Fig. 1.8 Fonction porte ou fenêtre.
1.3.5 Impulsion de Dirac
L'impulsion de Dirac notée δ(t) est définie comme la limite de la fonction rectangle lorsque T
tend vers 0:
− < <+
( ) = lim ( ) = lim
→ →
0
+∞ =0
=
0
Cet être mathématique se présente comme un pic au point 0 et nul presque partout.
On ne connait pas de fonction mathématique qui présente cette description. Autrement dit il
n’existe pas de fonction mathématique qui est nulle presque partout et qui présente une valeur
infinie au point 0. C’est pourquoi on attribue à cet être mathématique le nom de la distribution
de Dirac ou tout simplement l’impulsion de Dirac.
De plus, cette distribution de Dirac δ(t), malgré qu’elle presque partout nulle et discontinue au
point 0, elle est intégrable et son intégrale vaut 1 !!!!!.
En effet :
1 1 1
( ) = lim ( ) = lim ( ) = lim 1
→ → →
= lim =1
→
Au sens de Riemann, cette intégrale n’a pas de sens puisque δ(t) est discontinue au point 0 et nulle
presque partout.. Selon Riemann δ(t) n’est pas une fonction.
Jean Paul Dirac et Laurent Schwartz introduisent ces êtres mathématiques pour la première fois
pour modéliser un certains nombres de questions, en physique, qui sont restées suspendues pour
aussi longtemps. Paul Dirac et Laurent Schwartz appellent ces êtres mathématiques des
Distributions ou fonctions généralisées.
Les distributions permettent de modéliser des phénomènes qui se passent de manière très brève
dans le temps.
Remarque :
9
nous avons construit la distribution de Dirac δ(t) à partir de la fonction rectangle.
δ(t) peut aussi être considéré comme la dérivée de la fonction échelon, En effet :
(
( ) =
2. Soit ( ) é é , alors :
( ) ( )= (0) ( )
Car ( ) est multiplié par ( ) qui est nul presque partout sauf en 0 où il vaut ( ).
3. ( ) ( ) = (0)
En effet, le produit ( ) ( ) est nul presque partout sauf en 0 où il vaudra (0) ( ).
Donc, on peut écrire :
( ) ( ) = (0)
10
4. ( ) ( − ) = ( ) . cette propriété découle la propriété 3.
( ) ( − ) est un produit nul sauf au point où il vaudra ( ) ( − ).
Il s’en suit donc :
( ) ( − ) = ( ) ( − )
= ( ) ( − )
Ш( )
Ш( ) = ( − )
Ш( )
x ( )
= ( )Ш( )
11
( ). Ш( ) = ( ). ( − )
= ( ). ( − )
= ( ). ( − )
( )=
( )
Il existe une autre définition couramment utilisée : (définition 2).
12
Propriétés :
1. lim ( ) =1
→
En effet ;
lim ( ) = lim = lim = lim ( )| = cos( ) | =1
→ → → →
( )
sin
2. Nous admettons que : = 1 c’est-à-dire
=1
=
sin
Donc :
3. 2
( ) = 1 , avec toujours la fonction sinus cardinal normalisée.
() = ( ) ∗
( − ) Avec ∗
est le conjugué de .
La fonction d'intercorrélation de deux signaux x(t) et y(t) à énergie finies est définie par :
+∞ +∞
( ) = ( ) ∗(
− ) = ( ) ∗
( − )
−∞ −∞
Remarque :
(0 ) = ( ) ∗( ) | ( )|
+∞ +∞
- −∞
= −∞
qui représente l’énergie du signal.
L’autocorrélation d’un signal, au point 0 , est identifiée à son énergie.
- L’autocorrélation est une manière de calculer l’énergie d’un signal.
1 + 0
2
() = lim ( ) ∗(
− )
0 →+∞ 0 − 0
2
Pour deux signaux périodiques x(t) et y(t) de période T0, la fonction d'intercorrélation
s'écrit :
1 1
() = ( ) ∗(
− ) = ( ) ∗
( − )
→ →
13
Remarque : Si x(t) et y(t) ont des périodes différentes T1 et T2, on prend comme valeur pour
T0, le plus petit multiple commun (ppmc) entre T1 et T2.
1.4.3 Signification
La fonction d'autocorrélation traduit la similitude d'un signal au niveau de la forme en
fonction du décalage temporel t. C'est une mesure de la ressemblance du signal avec lui-même
au cours du temps. Par exemple, si le signal est périodique mais noyé dans du bruit, sa fonction
d'autocorrélation le sera aussi mais permettra de détecter sa périodicité. Intuitivement, la
corrélation est maximale si on ne décale pas temporellement le signal.
Propriétés
1. Si x(t) est réel, alors () est paire : ( (−) = ().
Application :
Considérons une impulsion x(t) émise d’une source visualisé sur un écran et réfléchie sur une
cible avant de revenir à son point de départ. On observe le signal de retour y(t) sur le même
écran pour détecter le retour de l'impulsion. Les deux signaux x(t) émis et y(t) réfléchi sont
séparés sur le même écran d’un temps t0. Sachant que le signal parcourt une distance de 2d pour
faire un aller – retour (la distance de la source à la cible est d). On déduit la distance d de la
∗
cible par : = ( avec la célérité de l'impulsion).
En pratique, on calcule la fonction d'intercorrélation entre le signal émis x(t) et le signal reçu
y(t). Le maximum de cette fonction correspond à la similitude maximale entre les 2 signaux et
donc au retard t0 (la ressemblance est maximale). On peut également considérer que
l'intercorrélation consiste à déplacer le signal émis jusqu'à ce que l'on ait un maximum qui
correspondra au retard t0. Tout se passe comme si on fait glisser progressivement le signal
émis de t0 jusqu’à rattraper le signal reçu. La ressemblance est alors fonction de ce décalage
temporel. Elle est maximale lorsque ce décalage vaut t0 .
Exercice d’application :
Soient deux signaux réels x(t) et y(t) identiques à un retard et un affaiblissement près:
( ) = ( − ).
Connaissant l'énergie de x(t), déterminer l'affaiblissement a et le retard t0.
14
Chapitre 2 : Analyse de Fourier
( ) = + ( ( )+ ( ))
Avec :
ω = = 2πf
a ,b ∈ R
s (t) est appelée aussi série de fourrier.
La question la plus intéressante est : est- ce que la série s (t) est toujours convergente sur R ?
La réponse est contenue dans le Théorème suivant :
Théorème :
| ( )| ≤ | |+ | |+ | |
et alors :
lim ( )= ( )
→
( + ) = lim ( )= lim + ( ( + )+ ( + ))
→ →
= lim + ( ( )+ ( ))
→
= lim ( )
→
= ( )
I.1.2. Théorème réciproque ou Théorème de Fourier :
On pourrait s’interroger de façon réciproque sur une fonction périodique, si elle pourrait se
mettre sous une forme de série trigonométrique.
Autrement dit : une fonction périodique s(t) admet-elle une décomposition en série de Fourier ?
La réponse est affirmative si la fonction vérifie les conditions de Dirichlet
I.1.3. Conditions de Dirichlet :
Toute fonction s(t) réelle, périodique de , continue par morceau sur les intervalles [ a ; a+ ]
et qui satisfait aux conditions suivantes , appelés condition de Dirichlet :
i) Les discontinuités de s(t) se elles existent sont de 1ér espèce (les limite à droite et à
gauche existent et sont finies) et sont en nombre fini dans tout intervalle fini [a ;a+ ].
ii) s(t) admet en tout point une dérivée à gauche et une dérivée à droite ;
est alors développable en série de fonctions sinusoïdales (séries de Fourier).
Donc :
( )= a + ( ( )+ ( ))
et
( )+ ( )
= a + ( ( )+ ( )) là où s(t) est discontinue en t
2
Ce développement des fonctions périodiques (vérifiant les conditions de Dirichlet) sous forme
de séries trigonométriques est connu sous le théorème de Fourier.
( )= + cos(2 )+ sin(2 )
Où :
Multiplier l’équation (2.1) membre à membre par cos(2 ) puis intégrer les deux membres
entre .
Multiplier l’équation (2.1) membre à membre par sin(2 )puis intégrer les deux membres
entre
I.2.1.2. Vocabulaire :
17
f0 est la fréquence fondamentale,
les n f0 sont les harmoniques d'ordre n .
Remarque:
En théorie, ce théorème n'est pas tout à fait vrai. En effet, pour qu'une fonction périodique
x(t) soit décomposable en série de Fourier au point t0, il faut que celle-ci vérifie les
conditions de Dirichlet :
- s(t) admet une limite à droite et à gauche en t0 ,
lim
→
( )= ( ) lim ( ) = ( ) existent
→
En électronique, ces conditions sont vérifiées pour la majorité des signaux périodiques
rencontrés.
I.2.1.3. Fonction paires et impaires :
Fonctions paires :
Si s(t ) est une fonction paire s(t ) s(t ) , alors tous les termes bn sont nuls.
T T
En effet ; on choisit un intervalle d’étude symétrique par rapport à 0, soit , .
2 2
Calculons pour ≥ 1
= ( ) sin(2 ) . On pose : = (2 )
2
= ( ) sin( )
2 2
= ( ) sin( ) + ( ) sin( )
2 2
= (− ) sin( (− )) + ( ) sin( )
2 2
=− ( ) sin( ) + ( ) sin( ) = 0
18
La décomposition se réduit alors à :
( )= a + ( ))
En effet = ( ) ( ) + ( ) ( )
Posons u t
= − ( ) ( ) + ( ) ( ) =0
1) Représentation de ( )
On construit le signal ( ) défini par son expression sur une période T puis sur 3 périodes, on
obtient : ( )
− −
2 2 2 2
2
= ( ) ( )
( )
= cos( ) = sin( ) = avec = 2
2 sin( )
( )= + (2 )
( )= + (2 + )= + ( + )
Avec : = 2 =
Démonstration
Partons de la forme trigonométrique de ( ) périodique :
( )= a + ( ( )+ ( ))
( )= a + + ( )+ ( )
+ +
On pose d’abord : = , = +
cos( ) =
Soit alors :
20
( )= a + (cos( ) ( ) + sin( ) ( ))
( )= A + ( − )
( )= A + ( + )
I.2.2.2. Vocabulaire
1- La représentation en bâton des en fonction de (ou ) est appelée spectre en
amplitude de ( ) .
2- La représentation en bâton des en fonction de (ou ) est appelée spectre en phase de
( ).
3- La représentation des deux ( et ) en fonction de est spectre fréquentiel .
Remarque :
- Le spectre en amplitude et en phase d’un signal ( ) ne peut se faire qu’avec la forme polaire.
- Des fois, il est nécessaire de passer de la forme trigonométrique à la forme polaire pour dessiner le
spectre d’un signal.
- Le spectre d’un signal est une autre forme de représenter le signal dans l’espace fréquentiel.
- La représentation fréquentielle et la représentation temporelle sont complémentaires.
2 sin( )
= =0
21
Donc pour : =
= =
2
Et
2 |sin( )| 2 sin( 2)
= + = | |= =
2
= = 1,3,5, … … … … … . .
0 = 2,4,6, … …
Spectre de phase : représentation des en fonction de de n :
Nous avons :
+1 =4 +1; = 0, ,1,2 … …
Cos( )= = = =
−1 =4 +3; = 0, ,1,2 … …
sin( )= = 0; ∀ ∈
=0 ∀ ∈
= 2 =4 +3; = 0, ,1,2 …
=0 ∀ ∈
=0 2 =4 +1; = 0, ,1,2 …
=0 ∀ ∈
= 2 =4 +3; = 0, ,1,2 …
=0 ∀ ∈
Ce qui donne seulement deux conditions :
=0 2 =4 +1; = 0, ,1,2 …
= 2 =4 +3; = 0, ,1,2 …
22
En résumé :
= 3,7,11, 15 … .
Les deux dernières conditions se réduisent à : =
0
Et on peut écrire alors :
2 sin( 2)
( )= + (2 + )
2
= 3,7,11, 15 … .
Avec : =
0
An
2
2
2
3
2
5
2
7
2 n
9
1 3 5 7
9
Ꝕn
0 3 7 11
15
23
Remarques:
-L’amplitude décroit lorsque augmente
-La phase reste constante (= ) pour tout =4 +3 ; ∈ ℕ
2 sin( )
( )= + (2 )
2 sin( 2)
( )= + (2 + )
2
Prenons un exemple plus précis =1, = 20 , nous avons un signal carré d’amplitude 1 et
de rapport cyclique = =
= 1, = 1, ( )= + cos(40 )
= 3, = 1, 2, 3, ( )= + cos(40 ) + (2 + )
= 5, = 1, … 5, ( )= + cos(40 )+ (2 + )+ (2 )
= 41, = 1, … … . .41,
1 2 2 2 2
( )= + cos(40 )+ (40 + )+ (40 )… + (40 + )
2 3 5 39
2
+ (40 ).
41
24
- Le Phénomène de Gibbs est traduit comme un effet de bord aux points de discontinuités.
Cet effet apparait sous forme des oscillations inévitables aux points de discontinuité.
- Plus que l’on somme sur N grand, on s’approche d’avantage du signal réel s(t) périodique et
le phénomène de Gibbs disparait.
Exercice d’application
Exploiter la décomposition en série de Fourier dans l’exemple précédent pour montrer que la série
entière :
(−1)
(2 + 1)
Converge vers . ( ∑
( )
( )
= )
25
2 ( 2)
( )= + (2 )
2
2 (−1)
( )= + (2 (2 + 1) )
2 (2 + 1)
2 (−1)
(0) = + =
2 (2 + 1)
(−1)
=
(2 + 1) 4
∑
( )
donc la série converge vers
segment [0,T] est développable sous forme d’une série d’exponentielles complexes :
( )= Cn
Avec : = ( )
Démonstration :
Sous la forme trigonométrique, s(t) s’écrit :
( )= + ( + )
_ _ _
Soit la formule d’Euler : = , =
26
Donc ( )= + +
− +
( ) = + + _
2 2
( ) = + + _
Montrons que : =
En effet :
= ( + )= ( ) cos + ( ) sin
= ( ) cos(− ) − ( ) sin(− )
= ( − =
D’où : ( ) = + +
Lorsque n varie de 1 a +∞ , − varie de −1 a −∞ donc on peut ecrire :
( )=
avec =
I.2.3. 2. Théorème de Parseval (1ère forme) : Aspect Energétique d’un signal périodique
Soit s(t) un signal périodique de =
Or, la puissance d’un signal est définie aussi par la variation de l’énergie par rapport au
temps :
( ) =
L’énergie d’un signal périodique peut être calculée sur une période est par :
27
= ( ) = ( )
+
⪡ ( )⪢= + = = | | =2 | |
2 2 2
Démonstration :
( ) est périodique de T : ( ) = +∑ ( + )
( )=
1 1
⪡ ( ) ⪢= | ( )| = ( )× ∗
( )
1
⪡ ( ) ⪢= ( )×
1
= ( )
1
= . = | |
Or :
− +
= , | | = =
2 4 2
En conséquence :
+
⪡ ( ) ⪢= 2 | | = = +
2 2 2
Donc :
1 2
= ( ( )( − ) )
2
1
= ( )
>0 = + ( ) =
= ( – ) = ( + )( – ) =
1
= = −
2
= ( + ) =
est l’amplitude de Cn et C n .
29
Remarques:
Les 3 formes des séries de Fourier sont équivalentes. Mais laquelle est meilleure? La réponse est
que cela dépend du problème à résoudre; en effet:
Si le problème est. à résoudre analytiquement, les coefficients complexes sont souvent plus
faciles à évaluer.
Si le signal est à analyser au laboratoire au moyen d’instruments de mesure, la forme polaire
est souvent la plus commode, car les instruments tels que les voltmètres, les oscilloscopes, les
analyseurs de spectre, les analyseurs vectoriels permettent d’accéder directement à la phase et à
l’amplitude.
I.2.4.2. Propriétés de décalage temporel
Quant à la forme trigonométrique, elle présente peu d’intérêt physique. En effet si le signal s(t)
subit une simple translation temporelle, alors les coefficients et seront modifiés.
( − ) = 0 + ( − )+ ( − )
= 0 + ( )+ ( )
( − ) = 0 + ( ( − )+ )
= 0+ ( + )
Avec :
= −
Une translation temporelle se traduit donc simplement par une modification de la phase du
fondamental et des harmoniques. Les amplitudes restent inchangées.
Un décalage temporel d'un signal périodique se traduit par une multiplication complexe
des coefficients de Fourier Cn par ; en effet :
( )= ( )= ( − )= ( )
( )=
30
( )= =
Dans l’exemple précédent, si on subit à s(t) une translation de quelconque les amplitudes ne
changent pas.
La représentation complexe ( ) = ∑ introduit des fréquences positives ( ) et
négatives (− )
| |=
- Spectre de s(t) :
ℎ =
Remarquons que les fréquences négatives (n < 0) introduites dans la décomposition
complexes n'ont aucune signification physique mais sont définies pour simplifier les
calculs.
=0 ∀ >1 =0 ∀ >1
( ) = sin(2 )
La décomposition en série de Fourier est définie par : an = 0 pour n ≥ 0, b1 = 1 et bn = 0 pour
n>1.
=0 ∀ >1 =0 ∀ >1
II. Analyse de Fourier (transformée de Fourier):
L’analyse de Fourier en termes de séries n’est valable que pour les signaux périodiques .or, en
physique, beaucoup de signaux échappe à cette propriété. Pour traiter ces signaux, il faut
utiliser d’autres outils plus puissants. Parmi ces outils, il y a la transformée de Fourier (TF).
II.1. Approche par étude de cas :
Reprenons l’exemple du signal rectangulaire pair défini précédemment par :
− < <
( )= <
0
( )
− −
2 2 2 2
2 sin
=
Soit alors :
=2 sinc
32
τ= (nous avons deja tracé le spectre en amplitude)
2
An
2
3 2
2
5
2
7
2
n
9
1 3 5 7 9
τ= = = = et = = =
Tous les bâtons (toutes les raies) appartiennent à l’enveloppe du sinus-cardinal nous avons plus
d’harmoniques dans un lobe (4 harmoniques par lobe.
Plus que τ diminue et T augmente plus le signal s(t) devient niche en fréquences.
τ= = = et = = = =
ie nπ=(k+1) 8π n=8(k+1)
La 1ere annulation correspond à k=0 donc à n=8
La 2ème annulation correspond à k=1 donc à n =16, …… ect
33
Le spectre de s(t) devient de plus en plus riche en fréquence, ce qui fait apparaitre plus de raie dans
le spectre.
De façon générale, plus τ devient petit et tend vers +∞ , = ⇾ 0 ; donc les fréquences
discrète deviennent très approchés l’une de l’autre càd devient une variable continue. On
peut remplacer alors qui est une variable discrète par variable continue.
Regardons comment deviennent le signal s(t) et les coefficients de Fourier complexe .
( )
− −
2 2 2 2
1 1
= ( ) ̥
dt = ( ) dt
lim ( . ) = lim ( )
→ →
D’où :
lim ( . )= ( )
→
34
Cette dernière limite généralisée aux séries de Fourier (quand → ∞) s’appelle la transformée de
Fourier.
II.2. Définition de la transformée de Fourier
Soit un signal s(t) non périodique, on appelle transformée de Fourier TF si elle existe la fonction :
( )= ( )
( ) indique les quantités des fréquences presentes dans le signal s(t) sur l’intervalle de
temps : −∞, +∞ .
S ( ) est en général une fonction complexe de la variable réelle .
S ( ) a donc:
Module appelé spectre d’amplitude |S( )|
( )
Une phase appelé spectre de phase ( )= ( ) = − ( )
Pour tout signal s(t) de carré sommable ou à énergie finie ( | ( )| < +∞), la TF
existe.
Ces deux conditions sont suffisantes mais pas nécessaires.
Pour tout signal à puissance moyenne finie :
lim 1
| ( )| dt < +∞
→∞
Remarque :
En pratique, les signaux existant physiquement, vérifient ces conditions car nous les observons sur
un temps fini..
35
( ) = ( )
On note ( ) = ( ( )) Et ( ) = ( ( ))
S(f) et s(t) sont deux descriptions duales l’une de l’autre du même signal.
Exemple :
Donner le spectre en amplitude et en phase du signal s(t) défini par :
0< <
( ) = T : intervalle de temps qui ne désigne pas la période
0
T
Le signal est fini dans le temps en plus s(t) est intégrable (sommable) car :
( ) = = <∞
Donc sa TF existe.
S(f) = ( ) =
= B = (1 − )
−2 2
( − )
= BT
2
= sinc( )
Spectre d’amplitude :
| ( )| = sinc( )
= |sinc( )| | | = 1)
C’est un spectre continu en
36
Les pointes d’annulations :
Le spectre d’amplitude est continu et pair. Par commodité de représentions, nous avons représenté
même les fréquences négatives (représentation bilatérale).
Spectre en phase :
φ(f) = ( ( ))
= ( sin c(πfT))
− sin(πfT) > 0
=
− + sin(πfT) < 0
( )=
ƙ ƙ
Et , ƙ = 0,1,2.. …… ; − ƒ 2
37
Remarque : le spectre de phase est impair.
II.5. Propriété de la TF : s(t) ↔ S(ƒ)
II.5.1. Propriété de base :
Soit ( )un signal admettant une transformée de Fourier ( ) alors nous avons les propriétés
suivantes :
Linéarité : ( )+ ( ) ↔ α ( )+ ( )
Décalage temporel s( t − ) ↔ S(ƒ)
Décalage fréquentiel : s(t) ↔ (ƒ − ƒ )
ƒ
Changement d’échelle : s (a t) ↔ ∣ ∣
( )
Une dilatation dans le temps a≥ 1 correspond a une contractions dans le domaine fréquentiel et
vice-versa.
( )
Dérivation : ↔ 2 ƒ (ƒ)
Integration: ( ) ↔ ƒ
S(ƒ)
Inversion temporelle : (− ) ↔ (− )
Conjugaison complexe : ∗
( ) ↔ ∗
(− )
II.5.2. Propriétés de symétrie :
signaux réels :
Si ( ) est réel alors ( ) = (− ) : le spectre en amplitude est pair et le spectre de phase est
impair
Parité :
38
signal s(t) spectre fréquentiel S(f)
( )= cos 2
Où :
1
= 1 −
2
< <
2
=
0
Construisons d’abord le signal à partir des signaux de base et cos 2
Illustrations :
( )= ( ) ∗ cos 2 0
( ) cos 2 0
1 1
=
t
*
t t
− 2
2
− − − −
2 2 2 2
TF ( )= ( )= ( ) °
39
= 1 °
1
= −
2
= sin (πTf)
( )
1
t
− 2
2
( )= ∗ cos 2
+
( )=
2
Donc :
1
( )= ( )+ ( )
2
En appliquant la linéarité et le décalage fréquentiel en obtient la TF de s(t) :
1 1
( )= ( + )+ ( − )
2 2
La représentation de spectrale de s(t) :
40
II.6.2. Remarques :
Ce résultat est fondamental en modulation des signaux.
Les radios langues onde utilisent ce principe pour transmettre un message informatif dont le
contenu fréquentiel est compris entre 0 et 20 kHz.
Soit un message m(t) vocal dont le spectre est M(f) compris entre 0 et 20 kHz. On désire
transmettre ce massage par le principe de modulation d’amplitude. Le signal modulé en amplitude
peut s’écrire : ( )= ( )cos(2 ) et qui admet le spectre ( ) composé de deux
spectre ; l’un est centré sur − et l’autre sur .
1 ( )
( ) ( )= () ( 2 π 0t
+ −2 π 0 t
)
2
f f
22 kHz − − 22 − − + 22 0 − 22 + 22
( )= ( )
( )= ( )
Alors il existe deux signaux duals s(t) et s(f) obtenus en remplaçant f par t et t par f : autrement dit,
à partir d’un spectre S(f), on peut construire un signal temporel S(t) et vice-versa.
On pourrait s’interroger donc sur la T.F de S(t).
En effet :
Nous avons : (− ) = ( ) .
En intervertissant les variables temporelle et fréquentielle on obtient :
(− ) = ( ) = ( ( ))
Le signal ( ) temporel construit à partir de S(f) (transformée de Fourier de s(t)) admet comme
transformée de Fourier (− ) construite à partir de ( ) sans faire de calcul. Cette TF (− ) est
obtenue en remplaçant dans l’expression de ( ) la variable par la variable − .
Nous utilisons assez souvent le schéma suivant qui illustre cette procédure de TF par la propriété de
dualité :
41
Soit un signal ( ) qui admet une TF ( ), on construit le signal dual temporel ( ). Sa TF est
(− ) le dual de ( ).
TF
s(t) S(f)
TF
S(t) s(-f)
Exemple :
Déterminer le transformé de fourrier du signal s(t) tel que :
sin( )
( )= = ( )
Le calcul du spectre du Sinc(t) par la définition de la TF n’est pas possible. Cependant en utilisant
la propriété de la dualité, il est très facile de déduire la TF de Sinc(t).
En effet :
( )
1
t
− 2
2
−
( )
1
t
− 2
2
Le spectre fréquentiel ( ) == sin (πTf) lui correspond par dualité un signal temporel
42
−
( ( ( ( ( )) = =
En prenant = ; on aura :
1
( ) = ( )
D’où
−1 1
( ) = ∗ ( )= < <
2 2
0
Remarque :
La condition d’existence de la TF des signaux à énergie finie est suffisante mais pas necessaire.
Beaucoup de signaux à énergie infinie (mais à puissance moyenne finie) admettent des transformées
de Fourier mais au seus de distribution et pas au seus de fonction.
II.8. Transformée de Fourier et impulsion de Dirac
Dans le cas d’un signal fenêtre (fonction rectangle) , on remarque que si T est faible, le signal est
mal défini dans le temps (très localisé) mais est grand et le spectre est alors très étendu en
fréquence (mal localisé) . Réciproquement, si T est grand, le spectre est bien localisé en fréquence
mais mal localisé en temps. Intéressons-nous au cas extrême : l'impulsion de Dirac.
Par conséquence, la distribution n’est pas intégrable au sens de Riemann. Pourtant cette impulsion
vérifie la condition ( ) = 1 < ∞ au sens de distribution : c’est une Distribution intégrable
(sommable) au sens des Distributions. Sa Transformée de Fourier n’existe aussi qu’au sens des
Distributions. Calculons alors sa TF.
( ) ( ) = ∆( ) = ( )
∆( ) = ( )
43
∆( ) = ( ( ) ( ) = (0))
∆( ) = 1
∆( )
1
Remarques :
∆( ) = ( ) 1
L’impulsion de Dirac admet donc un spectre ∆( ) uniforme qui occupe une bande de
fréquence infinie.
Il est évident alors qu’un signal très borné dans le temps occupe un large spectre.
II.8.2. Propriété de la dualité appliquée à l’impulsion de Dirac
la TF de l’impulsion de Dirac est un spectre uniforme qui contient toutes les fréquences : c’est un
bruit blanc.
Nous avons :
( ( )) = 1 = ∆( )
Inversement on peut écrire :
( )= ∆( )
( )=
TF
( ) ∆( ) = 1
+∞ =0
∆( ) = 1 TF (− ) = ( ) =
0
(− ) = ( ) = +∞ =0
( est paire )
0
44
On peut ecrire alors :
( )=
Donc : par dualité la TF d’un signal continu et constant ( ( ) = 1) est un Diac fréquentiel en = 0.
( ) ∆(f)
1 1
0 0
∆(t) ( )
1 1
0 0
Ce qui est en concondance totale avec le fait qu’ un signal constant ne contient aucune fréquence .
Retenons les resultats importants des propriètés de l’impulsion de Dirac:
( ) = ∆( ) = 1
(∆( ) = 1) = ( )
( ) =1
( )= (1) =
45
b) Decalage fréquentiel
D’après les propriètés de l’impulsion de Dirac, nous avons : (1) = ( )
∗1 = ( − )
= ( − )
On obtient un decalage fréquentiel de l’impulsion de Dirac fréquentielle.
De même :
= ( + )
c) Exemples
Signal sinusoïdal
( ) = cos(2 )
Il est clair que a0 = 0, a1 = 1, an = 0 pour n > 1 et bn = 0 pour n ¸ 1: D'où:
=0
=0 ∀ >1
=0 ∀ >1
La transformé de Fourier de x(t) est (en utilisant la formule d’Euler et les propriétés de ( )) :
( )= ( ) ( ) = TF (cos(2 ))( )
+
= ( )
2
1 1
= ( + )+ ( − )
2 2
On a donc le spectre suivant :
=0 ∀ >1
=0 ∀ >1
La transformé de Fourier de x(t) est (en utilisant la formule d’Euler et les propriétés de ( )) :
( )= ( ) ( ) = TF (sin(2 ))( )
−
= ( )
2
1 1
= ( + )− ( − )
2 2
On a donc le spectre suivant :
( )= A + ( + )
( )= ( ( ))( ) = A + ( + )
En introduisant les propriétés de l'impulsion de Dirac, le spectre d'un signal périodique peut
s’écrire de la façon suivante :
1 1
( )= ( ( ))( ) = A (0) + ( + + )+ ( − − )
2 2
47
Cette représentation est formée par des pics de Dirac de poids = , n ∈ N sur l'axe des
Il est à nouveau important de noter que seule la représentation unilatérale a un sens physique.
En effet, la représentation bilatérale est constituée de fréquences négatives qui n'ont pas de sens
réel.
TF de l‘ Echelon unité
Rappelons que l'échelon unité u(t) est défini par :
0 <0
1
( )= =0
2
+1 >0
Remarquons aussi que nous pouvons écrire :
1 1
( )= + ( )
2 2
−1 <0
Où : ( )= 0 =0
+1 >0
( ) ( )
= 2 =2 ( )
( ) ( )
= 2 =2 ( ) = 2
48
( )
Or : =2 ( ) proprièté de la dérivation de la TF.
et
1 1 1
( ) = TF + ( ) = TF 1 + ( )
2 2 2
Donc :
1 1
( ) = ( )+ ( )
2 2
1 1
( ) = ( )+
2 2
En effet :
( )= ( ). ( )∗ ( ) = | ( )|2
Or : ( ) = () ∗
( − )
Appliquons la définition de la fonction d’autocorrélation et la TF de signal ()
( )= ( ) ( )= () ∗(
− )
= () −2 ∗ (− )
= ∗ (− ) () −2
49
= ∗( ) () −2
= ∗( ). ( ) = | ( )|2
De même la densité inter spectrale est :
+∞
( )= ( ) −2 = ( ) ( )
−∞
Remarque :
Il est souvent plus facile de calculer les fonctions de corrélation (auto et inter) par la
transformée inverse TF − 1 de la densité spectrale.
II.9.2.1. Théorème de Parseval (2ème forme) : Energie des signaux non périodiques
Théorème 1: Si x(t) est à énergie finie, l'énergie totale E dans le domaine temporel est égale à
l'énergie totale dans le domaine fréquentiel.
Démonstration :
Nous avons démontré par ailleurs l’énergie d’un signal comme étant l’intégration du module au
carré de ( ) dans le domaine temporel.
Montrons aussi que l’énergie d’un signal est aussi l’intégration du module au carré du spectre
( ) dans le domaine fréquentiel.
inverse : ( ) = ( ) 2
= ( ) ( ) 2
= ( ) ∗( ) −2
∗( ) ( )
= −2
= | ( )|
Théorème 2: Si x(t) est à énergie finie, l'énergie totale E est calculée aussi par l’intégration de la
=
+∞
densité spectrale : −∞
( ) .
Effet :
50
= | ( )| é ℎé è 1
∶ = ( ) ( ) = | ( )|2
+∞
51
Chapitre 3 :
Systèmes Linéaires à Invariance Temporelle.
Un système de transmission établit une relation de cause à effet entre ses d’entrées (appelés
excitations) et ses signaux de sorties (appelés réponses ou mesures)
Un système physique en interaction avec l’extérieur (ou avec d’autres systèmes est modélisés en
distinguant ses entrées et ses sorties et en établissant la relation de cause à effet (sorties-
entrées).
Un système effectue le traitement des signaux.
Un système de Transmission peut avoir une ou plusieurs entrées et une ou plusieurs sorties,
( ) ( )
: :
: :
( ) ( )
I.2. Modélisation
L’analyse des systèmes consiste à les décrire par des lois mathématiques permettant de prévoir leur
comportement.
La transformation réalisée par le système de Transmission est modélisée souvent par un Opérateur
52
mathématique système T temporel ou fréquentiel tel que ( ( ) = ( ) ( )= ( ( ))
Un système de Transmission sensible au bruit peut comporter une entrée supplémentaire qui
représente les perturbations souvent imprévisibles.
On notera la distinction entre les excitations sur lesquelles on peut agir (commandes ou actions)
et les entrées qui ne peuvent être maitrisées (comme le bruit) .
Remarque :
Lorsque le système ne comporte qu’une seule entrée (une seule
excitation) et une seule sortie (une seule réponse), on dit que le
système scalaire.
Dans la suite, nous ne traiterons que des systèmes scalaires.
I.3. Caractéristiques d’un système
I.3.2. Gain d’un système
On appelle gain d’un système le rapport exprimé en décibel (dB) par : On compare le signal de
sortie s(t) avec le signal d'entrée e(t) :
s(t)
G = 20 log (en dB)
e(t)
ou le rapport de puissance :
Ps
G = 10 log (en dB)
Pe
où Ps et Pe sont respectivement les puissances moyennes des signaux s(t) et e(t).
53
1
≥ ≥ −3
2
La bande passante à 3 dB est la tranche des fréquences pour lesquelles l'affaiblissement de
la puissance de sortie à puissance entrante constante est ≥ à 3 dB par rapport à sa valeur
maximale.
GdB en dB
Gmax
Gmax -3dB
f en Hz
0
BP
I.4. Propriétés
Soit un système caractérisé par un opérateur T
Linéarité :
On dit qu'un système de transmission est linéaire s’il est stable par combinaison linéaire.
Si 1( ) 2( ) sont les excitations respectives aux réponses 1( )= 1( ) 2( )= 2( )
alors la réponse à la combinaison linéaire des entrées 1( )+ 2
( ) conduit à une
1( )+ 2
( ) = 1( ) + 2( )
= ( )+ ( )
Continuité : On dit qu'un système de transmission est continu, s’il est stable par passage à
la limite. C'est à dire :
lim ( ) = lim ( )
→ →
54
I.5. Système linéaire à Invariance Temporelle
Dentition :
On appelle un système linéaire à invariance temporelle (SLIT) s’il est linéaire et invariant
dans le temps.
Exemple : les filtres
II. Convolution et système linéaire à Invariance Temporelle
II.1. Définition et Propriétés
Soient x(t) et y(t) deux signaux, on appelle produit de convolution de x et de y, noté : ( ) ∗
( ), la fonction suivante :
+∞ +∞
( )= ( )∗ ( )= ( ) ( − ) == ( − ) ( )
−∞ −∞
Propriétés :
Le produit de convolution a les propriétés suivantes :
Commutativité : ( )∗ ( ) = ( )∗ ( )
Distributivité : ( ) ∗ ( ( ) + ( )) = ( ) ∗ ( ( )) + ( ) ∗ ( ))x(t)
Associativité : ( ) ∗ ( ( ) ∗ ( )) = ( ( ) ∗ ( ( )) ∗ ( ))
Elément neutre : ( ) ∗ δ(t) = δ(t) ∗ ( ) = ( )
δ(t) est la distribution de Dirac
Théorème de Plancherel :
La transformée de Fourier d'un produit de convolution est le produit des transformée de
Fourier et réciproquement :
( )∗ ( ) = ( ) ( ) = ( ). ( )
( ). ( ) = ( ) ∗ ( ) = ( )∗ ( )
II.2. Convolution et système
Définition :
On appelle réponse impulsionnelle notée h(t) la sortie d’un système linéaire à invariance
linéaire à invariance temporelle ‘SLIT) à un signal ‘ d'impulsion de Dirac’ :
ℎ( ) = δ(t)
Cette réponse impulsionnelle joue un rôle très important. En effet, celle-ci permet d'obtenir la
réponse du SLIT à n'importe quel signal d’entrée.
Thé è :
55
é ’ ′é ′ ∶
( ) = ( ) ∗ ℎ( )
ù ℎ( ) é du SLIT ℎ( ) = δ(t) .
Démonstration :
Par définition de la réponse impulsionnelle est la réponse à une impulsion de Dirac :
δ(t) → ℎ( )
d'où par stationnarité,
δ(t − t ) → ℎ( − t )
56