Analyse Financière
Analyse Financière
Plan
Introduction générale
Objectifs de l’AF
Utilité de L’AF
Rappel des notions du bilan et de CPC
Le ratio de rentabilité
Le ratio d’endettement et de structure financière
Le ratio de répartition de la valeur ajoutée
Le Ration d’exploitation
Le tableau de financement
Présentation de l’architecture du tableau
Les interprétations
Le tableau de financement
Etude de cas
Les tableaux de flux de trésorerie
Présentation de l’architecture du tableau
Les interprétations
Le tableau de flux de trésorerie
Etude de cas
Chapitre 1 – L’Etat de solde de gestion (ESG)
Faire parler les chiffres du résultat net afin de déterminer la nature des soldes en
le décortiquant.
Le TFR :
La CAF :
2- La notion de production :
Pour une entreprise de négoce :
Exemple :
Dans le cas où le stock initial est supérieur au stock final, la variation des stocks sera
négative et donc la production de l’exercice sera :
Production = CA + ∆Stock
Si : SI > SF
∆S<0
CA = 10 000
SI = 2 000 Production = 10 000 – 1000
SF = 1 000 Production = 9000
∆S = -1 000
Supposant maintenant, toute chose égale par ailleurs, que le stock final est supérieur au
stock initial (SF = 2000, SI = 1000)
4- La consommation de l’exercice :
Comptablement, c’est les achats consommé de matières et fourniture majoré des autres
charges externes.
5- La valeur ajoutée :
La valeur ajoutée permet de juger la performance interne de l’entreprise, son activité
propre. Elle constitue une bonne base de comparaison entre les entreprises.
Ce solde facilitera les comparaisons avec d’autres entreprises du même secteur qui
n’aurait pas les mêmes méthodes d’amortissements ou de provision.
Quelque soit l’activité de l’entreprise, ce solde soit être le plus élevé possible. A
l’inverse se l’EBE est négatif cela signifie que l’exploitation n’est pas rentable et que
la firme ne sera pas en mesure de payer ses charges financières sinon par l’aggravation
de son endettement.
Actif Passif
CD
Actif immobilisé Capitaux propre Empreint
Fond de roulement
Actif circulant Passif circulant
Stock/Client fournisseur
Besoin de fond de roulement
Fond de roulement > BFR Trésorerie > 0
Fond de roulement < BFT Trésorerie < 0
Formule :
Exemple 2 :
Pour fabriquer des bracelets, « Bijou Nassma » à engager une aide, dont le salaire est
de 200 DH et elle doit supporter une taxe de 50dh. (VA : 1225)
7- Résultat d’exploitation :
Le résultat d’exploitation, c’est le résultat économique mais après prise en compte des
politiques d’amortissement et de provision.
L’entreprise dispose d’une bonne situation économique, dans le sens où elle arrive à
couvrir ses charges financière et de dégager un excédent financier, ce qui est révélateur
d’une bonne gestion des instruments financier.
La CAF :
30 871 ,
1 Résultat Net de l'exercice (TFR) 5
2 + Dotation d'exploitation (1) (Données) 9720
3 + Dotation financière (1) (Données) ---------
4 + Dotation non courante (1) (Données) 49,5
5 - Reprise d'exploitation (2) (Données) 82,5
6 - Reprise financière (2) (Données) 48
7 - Reprise non courante (2) (3) (Données) 20
8 - Produit des cessions d'immobilisation (Tableau) 648
9 + Valeur nettes d'immobilisation (Tableau) 432
= Capacité d'autofinancement 20 274,5
10 - Distribution des bénéfices (Données) 15 000
= Auto financement 25 274,5
On neutralise donc les charges de sous-traitance des autres charges externes et on les
reclasse :
- Soit en achat, pour la part matière.
- Soit en charges de personnelle pour la part mains d’œuvre.
Application 01 :
Les deux entreprises, rigoureusement comparable sur le point des moyen matériel et
rentabilité finale, présentent les tableaux des ESG suivant en million de DH.
Entreprise A Entreprise B
Valeur Ajoutée 100 000 83 500
Frais du perso. 50 000 35 000
EBE 50 000 48 500
Dotation Amorti. 2 000 1 000
Résultat d’exploitation 48 000 47 500
Frais financier 500 0
R. CAI 47 500 47 500
IS 20 000 20 000
Résultat Net 27 500 27 500
Pour A, elle est propriétaire de ses machines et elle utilise un personnel permanent. Le
montant de l’empreint est de 5 million à 10% l’an, les frais de personnel sont de 50
million de DH.
En revanche, pour B, elle a recourt au crédit bail pour la moitié de sa part machine. Le
tiers de son personnel est intérimaire, le montant de son loyer annuel est de 1,5 million
et les charges d’intérêts ressortent à 15 million de DH.
Application 02 :
la valeur ajoutée
- le ratio de rendement apparent de l’équipement
équipement productif moyen
Ratio d’intégration :
EBE
Rentabilité économique brute =
Capitaux propre (CP )
L’actif économique net : Actif immo net + BFR d’exploitation + le disponible (trésorerie)
A- Le bilan fonctionnel :
Procéder à l’analyse fonctionnelle du bilan nécessite une présentation des éléments
de celui-ci en fonction du degré d’exigibilité et de la liquidité.
Actif Passif
Actif immobilisé Capitaux permanents
- Immo corporelle Capitaux propre
- Immo incorporelle Endettement
- Immo financière
Actif circulant Passif Circulant
- Stock Fournisseur
- CCR
Trésorerie Trésorerie
Il se décompose en 3 parties qui sont classé par ordre croissant selon leur degré
d’exigibilité.
Le degré d’exigibilité mesure le temps nécessaire à une dette pour devenir
remboursable.
Bilan fonctionnel
Actif Passif
Actif immobilisé : Capitaux permanent :
- Immo corporelle - Capitaux propre
- Immo incorporelle - Amortissement et provision
- Immo financière - Dette financière à long terme
Actif circulant : Passif circulant :
- Stock - Dette fournisseur
- Créances client (CCR) - Dette fiscales et sociales
- Autres créances d’exploitation - Autre dettes d’exploitation
Trésorerie : Trésorerie :
- Les VMP - Concours bancaire
- Solde du compte bancaire - Autre facilité de caisse
- La caisse - Solde bancaire créditeur
Fond de roulement > 0 : Dans ce cas, l’équilibre financier est respecté et
l’entreprise dispose d’un excédent de ressources stable à même de financer son cycle
d’exploitation.
Fond de roulement < 0 : Dans ce cas, l’entreprise doit financer une partie de ses
emploies à long terme à l’aide de ressource à court terme, ce qui lui fait courir un
risque important d’insolvabilité.
2- Le besoin en fond de roulement :
BFR > 0 : L’entreprise doit donc financer ses besoins à court terme soit à l’aide de
son fond de roulement soit à l’aide de ressources courte.
BFR < 0 : L’entreprise n’a donc pas de besoins d’exploitation à financer.
Conclusion [BFR] :
Il est possible de réduire le BFR en diminuant les stocks ou en renégociant les délais
client et délais fournisseur.
3- La trésorerie nette :
TN < 0 : Risque financier à court terme si l’entreprise n’arrive pas à accroitre
rapidement ses ressources longue ou à limiter ses bien d’exploitation à court terme.
Solution de l’exercice :
« Retraitement du haut du bilan »
Actif Passif
Actif B = 6621 Total passif = 4580
Charge à retenir = 42 CSNA = - 525
CSNA = - 525 Prov Bc = 10
Amo / Pro = 1156
Ressouce proper = 5221
Dette financière Long T = 1220
Total = 6138 Total = 6441
JF = D/EC – [concours + Prome de remboursement]
JF = 1300 – [50 + 30]
JF = 1220
Actif Passif
- Stock = 1410 - Dettes fournisseur = 1200
- Créance client = 420 - Dettes fiscale = 380
- Aure créance = 10 - Produits constaté av = 11
- Charge constaté av = 9 - Ecart de convertion =
- Ecart de convertion = 18
- Du côté de l’actif, le BFR hors exploitation comprend : Les créances diverses et les
VMP.
- Du côté du passif : Les dettes hors exploitation concernent les dettes sur immo et les
dettes diverses.
Actif Passif
- Créances diverses = 15 - Dettes sur immo = 130
- VMP = 325 - Dettes diverses = 150
Total = 340 Total = 280
Actif Passif
Disponibilité = 70 - Concours bancaire = 50
- Dette financières = 30
Total = 70 Total = 80
TN = 70 – 80
TN = -10
TN= FR – BFR
TN = 303 – 310
TN = -10
Interprétation
Le fond de roulement permet de couvrir 97% du BFR : Le long terme est assuré, le
BFR qui est de 313 indique que l’entreprise à la possibilité de financer ses besoins à
court terme.
La trésorerie nette est négative mais l’activité de l’entreprise semble viable. Il faudrait
avoir plus d’information sur l’entité :
Connaître son secteur d’activité
Les délai de paiement des concurrents
Travailler sur plusieurs bilans (au moins 2 bilans) permettrait d’apprécier le sens de
l’évolution
C- Le bilan financier :
Actif Passif
- Actif à + d’1 an - Capitaux permanents y compris
- Actif à – d’1 an les dettes à + d’1 an
- Dettes à – d’1 an
Effet escompté non en échut : se sont des effets escompté mais qui ne sont pas encore
encaissé.
Pour une production identique, la société ‘A’ a sensiblement moins vendu que
la société ‘B’, elle a même accru ses stock. L’entreprise ‘B’ a réalisé une performance
commerciale meilleure, mais elle n’avait pas totalement cette réussite, elle a été obligé
de puiser dans ses stocks.
Méthode de commentaire :
La société a réalisé d’important investissement en 1989 financé en partie par des ressources
propre et en partie par des dettes structurelles mais de façon insuffisante pour maintenir le
fond de roulement au niveau qu’il avait en 1989. En revanche, le renforcement des ressources
propre en 90 permet de revenir à un niveau plus satisfaisant.
Cette analyse n’est pas totalement confirmé par le ratio en fond de roulement en J CAHT
puisque de 31 jours en 1988, le ratio n’atteint que 28 jours en 1990.
L’endettement :
Après une légère diminution en 1989, le BFR augmente de façon très importante et représente
120 jours, soit 4 mois du chiffre d’affaire. La raison on est une rotation du stock plus lente et
des délais client plus long sans que les délais fournisseur s’allonge en proportion.
Trésorerie nette :
L’accroissement très important du BFR lié a une évolution plus faible du fond de roulement,
conduit à une forte détérioration de la trésorerie.
Conclusion :
L’entreprise SIGMA a réalisé en 1989 un programme d’investissement dont les effets sur la
structure ont été immédiats :
A-Tableau de financement :
Analyse et appréciation d’un tableau de financement :
1- Notion sur les investissements et leurs financements :
L’investissement peut être de différente nature, il peut avoir différents objectifs
(investissement de remplacement, de capacité de production, de productivité…).
Exemple :
Avant Après
Financement Permanent 600 600
Actif Immobilisé Brut 400 550
Fond de Roulement 200 50
Besoin en Fond de 300 300
Roulement
Trésorerie Nette -100 -250
En investissant 150, toute chose égale par ailleurs, la trésorerie se détériore de 150.
Conclusion (Recommandation) :
Les investissements doivent être financés par des ressources stables (une machine
d’une durée de vie de 5 ans, sera normalement financée par un crédit moyen terme
sur 5 ans).
2- Dans quel contexte intervient le tableau de financement :
2.1- Pour l’entreprise :
Le tableau de financement constitue d’un des documents essentiel de son analyse dans
le cadre de l’étude d’une demande de crédit d’investissement.
En somme, c’est un tableau qui fait apparaitre les mouvements financier qui vont
affecter la situation de l’entreprise dans l’année en cours de laquelle se réalise
l’investissement.
Tous les besoins doivent être chiffrés. Ce sont les opérations qui concernent :
Une nouvelle machine va être acheté pour 500 DH afin d’accroitre les capacités de
production de l’entreprise.
Le chiffre d’affaire devrait alors augmenté de 50%.
Avant cette opération, on avait les données suivantes :
Ressource Stable
CAF 300
Crédit sollicité 200
Total ressource stable 500
Emploi stable
Investissement 500
∆ BFR 100
Total des emplois 600
stable
∆ Provision du FR -100
∆ FR 0
∆BFR 300
Trésorerie prévisionnelle -300
Interprétation :
Besoin stable
Investissement à réaliser 800
Rentabilité des crédits 300
Total besoin stable 1100
Ressource stable
CAF 200
Crédit sollicité 800
Total des ressources 1000
stables
FR -100
∆BFR 100
Trésorerie nette -200
Interprétation :
Le crédit sollicité est trop important par rapport aux possibilités de remboursement. Le
fond de roulement de l’entreprise se détériore de 100 et comme le BFR s’accroit de
100, on assiste à une dégradation de la trésorerie de 200.
Exemple 3:
Besoin stable
Investissement à réaliser 600
Rentabilité des crédits 100
Total besoin stable 700
Ressource stable
CAF 400
Crédit sollicité 100
Total des ressources 500
stables
FR -200
∆BFR 100
Trésorerie nette -300
Interprétation :
Le total des besoins excède les besoins des ressources, en conséquence, le fond de
roulement provisionnelle diminue de 200, compte tenu du BFR prévisible, la trésorerie
se détériore de 300.
B- Plan de trésorerie :
1- Qu’est ce qu’une trésorerie ?
Nous approchons la trésorerie par la relation fondamentale :
FR – BFR = TN
Exemple 2 :
Une entreprise achète à un fournisseur de la marchandise pour un montant de 800 DH
le 15 mars.
Le fournisseur sera payé dans un mois. L’entreprise revend au détail ses marchandises
pour 1000DH. Le paiement est effectué au comptant.
Interprétation :
Les ventes encaissé : Le chiffre d’affaire prévisible de chaque mois est éclaté dans
le plan de trésorerie en fonction des encaissements prévisible.
Les charges prévisibles : les charges prévisibles de chaque mois sont éclatées en
fonction des décaissements prévisible.
Conditions Prévision
Recettes
de des
des ventes
réglement recettes
Conditions Prévision
Dépenses
de des
des achats
réglement dépenses
1 2 3 4 5 6
Situation de départ -100 200 0 150 -50 -100
Dépenses du mois 500 600 600 400 300 300
Recettes du mois 800 400 750 200 250 200
∆ mensuelle 300 - 150 -200 -50 -100
200
Situation finale 200 0 150 -50 -100 -200
Interprétation :
Le plan de trésorerie est fort utile car les dépenses et les recettes varient de façon
sensible sur les 6 mois, cela permet de constater que cette entreprise qui avait une
trésorerie initial négative de 100, voit cette trésorerie redevenir positive dés le mois de
janvier. Mais pour un temps très court ; A partir du mois d’avril, la trésorerie redevient
négative avec une pointe au mois de juin.
Le trésorier est ainsi obliger de mettre en place des financements adaptés.
Exercice :
La société ‘Natale’ donne les informations suivantes en quadirhame sur ses opérations
courantes :
Les dépenses sont étalées régulièrement dans l’année et s’élèvent à 600DH par
mois.
Le chiffre d’affaire se répartie comme suit :
Janvier : 750
Février : 250
Mars : 0
Avril : 150
Mai : 250
Juin : 500
1 2 3 4 5 6
Situation de départ -100 300 100 250 - 700
100
Dépenses du mois 600 600 600 600 600 600
Recettes du mois 1000 400 750 250 0 150
∆ mensuelle 400 - 150 - -50 -450
200 200
Situation finale 300 100 250 - 700 -1150
100
Interprétation :
Le plan de trésorerie émit par la société ‘Natal’ peut être analysé comme suit :
Les règlements sont fait par traite sur 30 jours de façon régulière, le CA de
décembre n-1 = 1200
La trésorerie du 31/12 (n-1) = -400
1 2 3 4 5 6
Situation de départ -400 - -150 - -550 -1350
100 150
Dépenses du mois 900 900 900 900 900 900
Recettes du mois 1200 850 900 500 100 50
∆ mensuelle 300 -50 0 - -800 -850
400
Situation finale -100 - -150 - -1350 -1150
150 550
Tableau du budget des ventes :
Encaissement Créance
Montant 10 compt. 30% 30J 30% 60J 30% 90J Bilan
Janvier 240 000 24 000 28 000 5
Février 72 000 35 000 1
Mars 528 000 52 800 72 000 35 000 1
Avril 192 000 19 200 158 400 72 000 2
Mai 57 600 158 400 2
Juin 408 000 40 800 57 600 158 400 2
Juillet 122 400 57 600 180 000
Aout 122 400 122 400
Septembre 122 400 122 400
424 800
Budget TVA :
Tva à payer : Janvier 11 000 ; Février 33 805 ; Mars 0 ; Avril 72 195, Mai 31 811,
Juin 0
TVA sur l’intérêt des empreints pour le premier trimestre 189 ; et pour le seconde
trimestre 158
Budget de trésorerie :
Encais/ventes 52 000 107 000 159 800 249 600 216 000 256
Dépenses d’exploi.
Achat 49 000 50 000 124 800 187 200 32
Salaire 15 000 15 000 15 000 15 000 15 000 15
Charges social 1 000 3 450 3 450 3 450 3 450 3
TVA à payer 11 000 33 805 72 195 31 11
IS 33 294 14
Autres charges externe 15 000 15 000 15 000 15
Recettes hors exploi. 5 000
RCI
Dépenses hors exploi. 17 889 17
Echéance
d’empreint
Ecart - 9000 + 4 745 + 75 167 + -36 461
24 155 5
Cumulé - 9000 -4 255 70 912 95 067 52 606 -77
3
[ 90 000 x
12 ]
x 0,12 =27 000 x 1,07=2889
15 000+2889=17 880
3
[ 75 000 x
12 ]
x 0,12 x 1,07=2 408