0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
160 vues4 pages

DS Mathématiques MPSI 2017-2018

Ce document présente un examen de mathématiques contenant 14 questions réparties sur deux problèmes. Le premier problème concerne les polynômes de Tchebychev et les équations différentielles, tandis que le second traite d'analyse et de dérivation sous le signe intégrale.

Transféré par

Saley Nouroudine
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
160 vues4 pages

DS Mathématiques MPSI 2017-2018

Ce document présente un examen de mathématiques contenant 14 questions réparties sur deux problèmes. Le premier problème concerne les polynômes de Tchebychev et les équations différentielles, tandis que le second traite d'analyse et de dérivation sous le signe intégrale.

Transféré par

Saley Nouroudine
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Année Scolaire 2017 – 2018

MATHÉMATIQUES MPSI1,2,3

DS N˚6
Samedi 10/02/2018 (4h)

Les candidats sont invités à composer avec une encre suffisamment visible (en bleu foncé ou en noir
par exemple), le bleu pâle est à proscrire. Les candidats sont également invités à porter une attention
particulière à la qualité de leurs raisonnements ainsi qu’à la rédaction (les copies illisibles ou mal
présentées seront pénalisées). La référence des questions doit obligatoirement être mentionnée et les
résultats doivent être encadrés .

Les différents problèmes doivent être rédigés sur des copies séparées.
La calculatrice, les formulaires et les téléphones sont interdits.

Problème 1 : Polynômes de Tchebychev et équation différentielle


Le but du problème est de définir les polynômes de Tchebychev et de démontrer qu’ils vérifient pour
n ∈ N∗ l’équation différentielle :
¶2
Tn0
µ
2
(1 − X ) = 1 − Tn2 .
n
On essaiera ensuite d’établir une quasi-réciproque à cette propriété, c’est à dire que si (P, Q) ∈ R[X]2 est
un couple de polynômes qui vérifie l’équation (E) : (1 − X 2 )Q2 = 1 − P 2
Tn0
avec deg(P) = n > 1, alors P est presque (en un sens à définir) Tn et Q est presque n .
Les différentes parties sont très largement indépendantes.

Partie I : Polynômes de Tchebychev

On définit par récurrence une famille de polynômes (Tn )n∈N de la manière suivante :
T0 = 1, T1 = X et ∀n ∈ N, Tn+2 = 2XTn+1 − Tn .

Q1) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , Tn est de degré n et de coefficient dominant 2n−1 .
Q2) Montrer que ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos(θ)) = cos(nθ). On pourra commencer par linéariser pour
a, b ∈ R l’expression cos(a) cos(b).
Q3) Factorisation de Tn et une égalité. On fixe dans cette question n ∈ N∗ .
π
a) Pour k ∈ ‚0, n − 1ƒ, on pose θk = 2n + kπ
n . Vérifier que pour tout k ∈ ‚0, n − 1ƒ, cos(θk ) est racine
de Tn .
b) Factoriser le polynôme Tn .
Qn−1
c) Déterminer pour m ∈ N la valeur de Tm (0) et en déduire la valeur de k=0
cos(θk ).

1
Q4) L’équation différentielle.

a) Déduire de la question 2 que ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, sin2 (θ)(Tn0 (cos(θ)))2 = n 2 (1 − (Tn (cos(θ)))2 ), puis


que :
¶2
Tn0 (y)
µ
∀n ∈ N , ∀y ∈ [−1, 1], (1 − y )
∗ 2
= 1 − Tn2 (y).
n
Tn0 2
³ ´
b) Montrer enfin qu’on a ∀n ∈ N∗ , (1 − X 2 ) n = 1 − Tn2 .

Partie II : Détermination de Q

On considère dans cette partie (P, Q) ∈ R[X]2 un couple de polynômes vérifiant l’équation (E) :
(1 − X 2 )Q2 = 1 − P 2 .

Q5) Déterminer P et Q dans le cas où P est constant.


Dans toute la suite, on notera n = deg(P) et on supposera que P n’est pas constant, c’est à dire que
n ∈ N∗ .
Q6) Déterminer deg(Q) en fonction de n.
Q7) On note α1 , . . . , αr les racines complexes distinctes de Q. On note k 1 , . . . , k r leur ordre de multiplicité.

a) Donner une relation liant (k i )16i 6r et n − 1. Quelle inégalité a-t-on de plus entre r et n − 1 ?
b) Vérifier que pour tout i ∈ ‚1, r ƒ, αi n’est pas racine de P.
c) Montrer que pour tout i ∈ ‚1, r ƒ, αi est racine de 2(1 − X 2 )QQ0 et racine de −2XQ2 en donnant
dans chacun des cas une minoration de la multiplicité. On essaiera d’obtenir la meilleure
minoration possible.
d) En dérivant (E), montrer que pour tout i ∈ ‚1, r ƒ, αi est racine de P 0 et déterminer une minora-
tion de sa multiplicité.
e) En déduire que n − 1 6 r puis que r = n − 1.
f) En déduire que les racines de Q sont toutes simples et que ce sont également les racines
simples de P 0 .

Q8) On note λ le coefficient dominant de P. Déterminer les coefficients dominants de Q et de P 0 en


0
fonction de λ et en déduire que Q = ± Pn .

Partie III : Détermination de P

On cherche toujours dans cette partie les couples (Q, P) ∈ R[X]2 solution de (E). On pose encore n = deg(P)
et on suppose comme dans la partie précédente n ∈ N∗ . On rappelle que d’après la partie précédente, P
est solution de l’équation (En ) :
¶2
P0
µ
2
(1 − X ) = 1 − P2 .
n
Pour θ ∈ [0, π], on pose h(θ) = P 2 (cos(θ)).

Q9) Des propriétés de h.

a) Justifier que h est de classe C 2 sur [0, π] et pour θ ∈ [0, π], calculer h 0 (θ). Vérifier que :
(
h(0) = 1
.
h 0 (0) = 0

2
b) Démontrer que h 0 ne s’annule qu’un nombre fini de fois sur [0, π].

Q10) Montrer que ∀θ ∈ [0, π], h 0 (θ)2 = 4n 2 h(θ)(1 − h(θ)).


Q11) En dérivant l’équation précédente, montrer que ∀θ ∈ [0, π], h 00 (θ) + 4n 2 h(θ) = 2n 2 .
Q12) Résoudre l’équation différentielle précédente et en déduire que ∀θ ∈ [0, π], h(θ) = cos2 (nθ).
Q13) En déduire que P = ±Tn .
Q14) Déterminer pour n > 1 fixé tous les couples de polynômes (P, Q) ∈ R[X]2 avec deg(P) = n qui vérifient
(E) et préciser le nombre de solutions.

Problème 2 : Analyse
Les parties II et III sont indépendantes et utilisent toutes les deux le résultat de la partie I (Q3d).

Partie I : Dérivation sous le signe intégrale

Q1) Soit f : I → C une fonction de classe C 2 sur l’intervalle I, soient x, x 0 dans I, démontrer que :
Z x
(x − t ) f 00 (t ) dt = f (x) − f (x 0 ) − (x − x 0 ) f 0 (x 0 )
x0

Q2) On considère deux nombres complexes α et β avec Re(α) > 0.


Soit la fonction f : R+ → C définie par ∀x > 0, f (x) = βe −xα .
a) Justifier que f est de classe C 2 sur R+ . Montrer que pour x positif, | f 00 (x)| 6 |α2 β|.
¯Z x ¯
b) Soient x, x 0 ∈ R , montrer que ¯ (x − t ) f (t ) dt ¯¯ 6 21 |α2 β|(x − x 0 )2 (on distinguera deux cas).
+ 00
¯ ¯
¯
x0

c) En déduire, pour x et x 0 dans R+ , que ¯βe −xα − βe −x0 α + (x − x 0 )αβe −x0 α ¯ 6 21 |α2 β|(x − x 0 )2 .
¯ ¯

Q3) Soient α, β : [a ; b] → C deux fonctions continues sur un segment [a ; b] (a < b), on suppose que
∀t ∈ [a ; b], Re(α(t )) > 0.
a) Justifier l’existence deux réels M1 et M2 tels que ∀t ∈ [a ; b], |β(t )| 6 M1 et |α(t )| 6 M2 .
b) En déduire que pour x, x 0 dans R+ et t ∈ [a ; b], on a
¯β(t )e −xα(t ) − β(t )e −x0 α(t ) + (x − x 0 )β(t )α(t )e −x0 α(t ) ¯ 6 1 M1 M2 (x − x 0 )2 .
¯ ¯
2 2

c) En déduire que pour x, x 0 dans R+ , on a

b b b
¯Z ¯
¯ b−a
Z Z
−xα(t ) −x 0 α(t ) −x 0 α(t )
β(t )e β(t )e β(t )α(t )e M1 M22 (x − x 0 )2
¯
¯ dt − dt + (x − x 0 ) dt ¯¯ 6
¯
a a a 2

Z b
d) Pour x ∈ R , on pose F(x) =
+
β(t )e −xα(t ) dt .
a
i) Montrer pour x 0 6= x dans R+ , que
¯ Z b ¯
¯ F(x) − F(x 0 ) −x 0 α(t )
¯ b−a
¯
¯ x −x + β(t )α(t )e dt ¯¯ 6 M1 M22 |x − x 0 |
0 a 2

Z b
ii) En déduire que F est dérivable sur R+ et que ∀x ∈ R+ , F0 (x) = − β(t )α(t )e −xα(t ) dt .
a

3
Z b
iii) Montrer que F est C ∞
sur R avec F
+ (n)
(x) = (−1) n
β(t )αn (t )e −xα(t ) dt , pour x > 0 et
a
n ∈ N.
Z b
Pour m > 0, en remarquant que F(x) = G(x + m) où G(x) = γ(t )e −xα(t ) dt , avec γ(t ) = β(t )e mα(t ) , on
a
montrerait qu’en fait F est définie et C ∞ sur R, avec la même formule pour F(n) (x). On admettra ce résultat
pour la suite.

Partie II : Un premier exemple : intégrale de Gauss


2 Z 1 −x 2 (1+t 2 )
e −x(1+t )
1 Z x
e
Z
2
Pour x ∈ R, on pose F(x) = 2
2
dt , G(x) = F(x ) = 2
dt et H(x) = e −t dt .
0 1+t 0 1+t 0
Q4) Justifier que ces trois fonctions sont bien définies et dérivables sur R.
Préciser les trois dérivées (F0 et G0 seront données sous forme intégrale).
Q5) a) Démontrer que ∀x ∈ R, G0 (x) = −2H0 (x)H(x).
b) En déduire que ∀x ∈ R, G(x) = −H2 (x) + π4 .
2
Q6) a) Pour x positif, montrer que |G(x)| 6 e −x . En déduire la limite de G en +∞.
p
π
Z x
−t 2
b) Démontrer que lim e dt = (on attend une justification rigoureuse).
x→+∞ 0 2

Partie III : Un autre exemple


Z π
2 it
Pour x ∈ R, on pose F(x) = e −xe dt .
0
Z π
2 it
Q7) a) Justifier que F est définie, dérivable sur R, avec F0 (x) = − e i t e −xe dt .
0
Q8) a) Calculer F0 (0).
b) Pour x ∈ R, démontrer que i xF0 (x) = e −i x − e −x .
sin(x) e −x − cos(x)
Pour x 6= 0, on pose f (x) = et g (x) = .
x x
Q9) Montrer que f et g admettent un développement limité d’ordre 1 en 0 (à préciser). Que peut-on en
déduire quant à un prolongement éventuel en 0 de ces fonctions ?

Dans la suite, on suppose que f et g ont été prolongées par continuité en 0.

Q10) Soit x ∈ R.
a) Montrer que F0 (x) = − f (x) + i g (x).
Z x Z x
π
b) En déduire que F(x) = 2 − f (t ) dt + i g (t ) dt .
0 0
Q11) On admet que lim F(x) = 0.
x→+∞
π
Z x Z x
Montrer que lim f (t ) dt = (intégrale de Dirichlet), et que lim g (t ) dt = 0.
x→+∞ 0 2 x→+∞ 0
Q12) a) Déduire de la partie I, que les fonctions f et g sont C ∞ sur R.
b) Soit n ∈ N.
i) Écrire le développement limité d’ordre 2n en 0 de f (x).
ii) En déduire la valeur de f (k) (0) pour k ∈ N (justifier).

– FIN –

Vous aimerez peut-être aussi