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Raisonnement Mathématique: Méthodes et Exemples

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Lycée Rehal ben Ahmed Cours 1 : Notion logique Niveau : 1BACS-F

Prof : Fatima ezzahrae Rahmouni

Exemple 1 :
IV. Raisonnement mathématique Montrons par récurrence que : ∀𝒏 ∈
𝒏(𝒏+𝟏)
ℕ∗ ; 1+2+3+...+n= 𝟐 .
4- Raisonnement par l’absurde. Réponse :
Définition : Notons 𝑃(𝑛) La proposition suivante : ∀𝒏 ∈
𝒏(𝒏+𝟏)
Soient P et Q deux propositions ℕ∗ ; 1+2+3+...+n= 𝟐 . Nous allons démontrer par
Le raisonnement par absurde est basé sur la loi récurrence que 𝑃(𝑛) est vraie pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ .
logique suivante : 1er étape : l’initialisation :
(𝑃̅ ⇒ (𝑄 𝑒𝑡 𝑄̅ )) ⇒ 𝑃. 1(1+1)
Pour n=1 ; on a 2 = 1. D’où la propriété est
Méthode Pratique :
Pour montrer qu’une proposition P est vraie, on vraie pour 𝑛 = 1.
suppose le contraire que 𝑃̅ est vraie (c.-à-d. P est Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
fausse) et montrer que 𝑃̅ ⇒ (𝑄 𝑒𝑡 𝑄̅ )) est vraie, 2eme étape : d’hérédité ou Hypothèse de
d’où 𝑄 𝑒𝑡 𝑄 ̅ sont vraies ce qui est impossible récurrence :
Donc notre supposition (𝑃̅ est vraie) est absurde, Supposons que 𝑃(𝑛) soit vraie (c’est-à-dire :
𝒏(𝒏+𝟏)
alors 𝑃 est vraie. 1+2+3+...+n= 𝟐 est vraie).
Ce mode de raisonnement s’appelle raisonnement par Nous allons montrer que 𝑃(𝑛 + 1) est vraie (c’est-à-
absurde. (𝒏+𝟏)(𝒏+2)
dire : 1+2+3+...+n+(n+1) = est vraie).
𝟐
𝒏(𝒏+𝟏)
Exemple : On a 1+2+3+...+n= 𝟐 d’après l’hypothèse de
Soit 𝒏 ∈ ℕ tel que 𝒏𝟐 est un nombre pair. Montrer récurrence.
𝒏(𝒏+𝟏)
que 𝒏 est pair. Donc 1+2+3+...+n+(n+1) = 𝟐 +(n+1) =
Supposons que 𝒏 est impair , donc il existe un 𝒏(𝒏+𝟏)+2(n+1)
nombre 𝑘 ∈ ℕ tel que 𝑛 = 2𝑘 + 1 𝟐
(𝒏+𝟏)(𝒏+2)
Alors 𝑛2 = (2𝑘 + 1)2 Alors 1+2+3+...+n+(n+1) = .
𝟐
= 4𝑘 2 + 4𝑘 + 1 Donc 𝑃(𝑛 + 1) est vraie.
=4(𝑘 2 + 𝑘) + 1 3eme étape :
=4𝑘 ′ + 1 avec 𝑘 ′ = 𝑘 2 + 𝑘 Conclusion. Par le principe de récurrence 𝑃(𝑛) est
Donc on une contradiction car 𝒏𝟐 est un nombre pair vraie pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ .
d’après les hypothèses . 𝒏(𝒏+𝟏)
C’est-à-dire ∀𝒏 ∈ ℕ∗ ; 1+2+3+...+n= 𝟐 .
Par suite 𝒏 est pair.
Exemple 2 :
5- Raisonnement par récurrence. Montrer que : ∀𝑛 ∈ ℕ ; 3𝑛 ≥ 1 + 2𝑛.
Proposition : Réponse :
Pour montrer qu’une proposition P(n) dépendant de n Notons 𝑃(𝑛) La proposition suivante : ∀𝑛 ∈ ℕ ;
(ou 𝑛 ∈ ℕ) est vraie pour tout 𝑛 ≥ 𝑛0 ; on peut 3𝑛 ≥ 1 + 2𝑛. Nous allons démontrer par récurrence
utiliser le raisonnement par récurrence qui est basé que 𝑃(𝑛) est vraie pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
par les trois étapes suivantes : 1étapes : l’initialisation :
1. Initialisation : Montrer que la proposition Pour n=0 nous avons 30 ≥ 1 + 2 × 0 donc 1 = 1.
𝑃(𝑛0 ) est vraie (c.-à-d. 𝑃(𝑛) est vraie pour Donc 𝑃 (0) est vraie.
n= 𝑛0 ). 2étapes : d’hérédité ou Hypothèse de récurrence :
2. Hérédité(ou hypothèse de récurrence) : Supposons que P(n) soit vraie c’est-à-dire : 3𝑛 ≥ 1 +
Soit n≥ 𝑛0 ; Montrer que l’implication 2𝑛.
P(n) ⇒ P(n+1) est vraie (c.-à-d. On suppose Nous allons montrer que 𝑃(𝑛 + 1) est vraie.
que : 𝑃(𝑛) est vraie et on montre que Montrons alors que : 3𝑛+1 ≥ 1 + 2(𝑛 + 1)?? c’est-à-
𝑃(𝑛 + 1) est vraie). dire Montrons que 3𝑛+1 ≥ 2𝑛 + 3 ?
3. Conclusion : la proposition P(n) est vraie On a : 3𝑛 ≥ 1 + 2𝑛 d’après l’hypothèse de
pour tout n≥ 𝑛0 . récurrence donc 3 × 3𝑛 ≥ 3 × (1 + 2𝑛)
Donc : 3𝑛+1 ≥ 6𝑛 + 3
Or on remarque que : 6𝑛 + 3 ≥ 2𝑛 + 3 (on pourra
faire la différence6𝑛 + 3 − (2𝑛 + 3) ≥ 0 )
Donc : on a 3𝑛+1 ≥ 6𝑛 + 3 ≥ 2𝑛 + 3
Donc 𝑃(𝑛 + 1) est vraie.
3étapes :
Conclusion. Par le principe de récurrence 𝑃(𝑛) est
vraie pour tout 𝑛 ≥ 0, c’est-à-dire ∀𝑛 ∈ ℕ ; 3𝑛 ≥
1 + 2𝑛.

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