100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
3K vues7 pages

La Subordonnée de Comparaison

Ce document décrit les différents types de propositions subordonnées de comparaison en français. Il explique les conjonctions et modes utilisés, les cas d'ellipse, et donne des exemples d'analyse de phrases.

Transféré par

ZoubirChabbia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
3K vues7 pages

La Subordonnée de Comparaison

Ce document décrit les différents types de propositions subordonnées de comparaison en français. Il explique les conjonctions et modes utilisés, les cas d'ellipse, et donne des exemples d'analyse de phrases.

Transféré par

ZoubirChabbia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La subordonnée de comparaison

1. La comparaison consiste à rapprocher des faits, des êtres, des choses, des idées pour en
montrer les ressemblances ou les différences. Quand elle est exprimée dans une proposition
on peut avoir une proposition subordonnée conjonctive complément circonstanciel de
comparaison.
La subordonnée de comparaison marque un rapport de ressemblance entre le fait qu'elle
énonce et le fait énoncé dans la proposition principale. La subordonnée de
comparaison (appelée aussi comparative) est utilisée pour comparer. Elle peut exprimer une
ressemblance, une dissemblance, une égalité, une inégalité, une proportion… .

Exemple : Je le retrouvais aussi souriant que je l'avais déjà connu jadis.


Prop principale Propo sub circ de comparaison /
Fonction: cc de comparaison

Exemple : Il parle moins bien qu’il n’écrit.

« moins…qu’il n’écrit » : complément circonstanciel de comparaison de « parle »

2. Les outils de la comparaison


La proposition subordonnée de comparaison peut commencer par : « Comme, de même que,
ainsi que, autrement que, autant que, plus que, moins que, plutôt que ». Ou bien par : aussi …
que, le même … que, autant … que, plus … que, moins … que, autre … que, d’autant plus …
que, d’autant moins … que, etc.

3. Le temps et le mode du verbe de la proposition subordonnée

Le verbe de la proposition subordonnée de comparaison peut être conjugué à l’indicatif, au


conditionnel et rarement au subjonctif. Dans le cas de la proposition subordonnée elliptique il
n’y a pas de verbe.

1
Conjonctions Modes Exemples
1-Comparaison: Indicatif a)J'ai une très bonne mémoirecomme vous
-de même que l'imaginez.
-ainsi que b) Comme on fait son lit, on se couche.
-tel que
c) Il a agi comme je l'aurais fait. (éventualité )
-comme ou conditionnel

2-Égalité/inégalité Indicatif a)Leur amitié fut courte autant qu'elle était rare.
avec adjectif ou
adverbes :
-aussi que
- autant que
- plus que - conditionnel b) Il est aussi menteur que son frère le serait.
- moins que
- autre que
-pireque-
-mieux que
- meilleur que
3-Proportion Indicatif a)Il est d'autant plus heureux qu'il vient de réussir une
-d'autant plus que audition depiano.
-d'autant moins que
- dans la mesure où b) Il est aussi menteur que son frère l’est.
-à mesure que
-selon que
- suivant que
-autant que Subjonctif a)Il est aussi menteur que son frère puisse l’être.
-pour autant que b) Il est malin autant qu'on puisse l’être.

4. Que peut établir la proposition subordonnée de comparaison :

La comparaison peut établir soit l’égalité, soit l’infériorité, la supériorité ou


simplement la différence. Pour introduire une subordonnée comparative, on
emploie :
4.1. pour exprimer l’égalité : « comme », « tel que », « ainsi que », « aussi que », « de
même que », « autant que »,…
4.2. pour exprimer la supériorité : « plus que »
4.3. pour exprimer l’infériorité : « moins que »
4.4. pour exprimer la différence : « tout autre que », « autrement que ».

2
5. Le "Ne" explétif

Il existe en français un "ne" dit explétif, c’est-à-dire qui n’est pas indispensable au sens ou à
la syntaxe de la phrase et qui n’a pas son rôle habituel de négation. On l’utilise presque
exclusivement à l’écrit, dans la langue soignée. On le rencontre dans différents types de
constructions. Dans tous les exemples qui suivent, on pourrait l’omettre sans altérer le sens
des énoncés.

Le "ne" explétif s’emploie avec des adverbes de comparaison


comme : plus, moins, mieux, meilleur, pire, moindre, plutôt, autre, davantage utilisés avec
" que" pour introduire une proposition subordonnée.
Après : plus que/ moins que / mieux que/ meilleur que/ pire que/ moindre que/ plutôt que/autre que/
davantage que (exprimant l'inégalité, le verbe de la subordonnée est souvent accompagne du « ne »
explétif.
Dans les propositions subordonnées de comparaison, on emploie " ne" seulement si on

exprime une inégalité (différence, supériorité ou infériorité).

Exemples :

a) Les conséquences de leur décision sont bien pires qu’ils "ne" l’avaient imaginé.
Les conséquences de leur décision sont bien pires qu’ils avaient imaginé.
b) Elle est moins timide qu’elle "ne" le semble.
Elle est moins timide qu’elle le semble.
Elle est moins timide qu’elle semble.
c) Les manifestants étaient plus nombreux qu'on "ne" l'a prétendu.
d) C'est beaucoup moins difficile que je "ne" l'avais imaginé.
e) Ce chien mange bien plus que Rocky "ne" mangeait.

Ainsi, on peut employer "ne" quand la principale contient un terme tel que :

autre mieux
pis
autrement moindre
plus
davantage moins
plutôt
meilleur pire

3
6. Généralement le verbe de la subordonnée de comparaison est sous-entendu. Ainsi la
comparaison est souvent elliptique
Souvent la subordonnée comparative n’a pas de verbe conjugué exprimé pour éviter les
répétitions du verbe. On dit que le verbe est élidé (sous-entendu) et que la proposition
subordonnée de comparaison est elliptique.

Exemple : Cet employé travail plus vite que Charles


Prop sub de comparaison elliptique
(il n’y a pas de verbe)

Cet employé travail plus vite que Charles ne travaille.


Pro sub de comparaison

Il joue au football comme un professionnel.

Ce boulanger vend du pain aussi bon que le boulanger d’en face.

Ici, dans les propositions subordonnées, il n’y a pas de verbe conjugué exprimé. Cela permet
de ne pas répéter le verbe dans la subordonnée et donc de ne pas alourdir les phrases. Ces
subordonnées expriment bien des comparaisons. Ces sont des comparatives elliptiques.

[Link] : Analyse les phrases suivantes :

1. Il travaille comme son père le lui a appris.


2. Ainsi que la plupart des employés, je suis mécontente.
3. Il dort comme un loir.
4. Il est plus habile que tu ne le penses.
5. Il ment comme il respire.
6. Je reste telle que tu m'as toujours connue.

4
5
Travaux dirigés
Exercice 1 :
Relevez les subordonnées de comparaison en indiquant le subordonnant qui les
introduit.
1. La tour du Nord est moins haute qu'il n'y paraît.

2. De même que j'ai refusé la précédente, je refuserai cette nouvelle proposition.

3. Depuis l'arrivée des voisins, il y a beaucoup plus de bruit qu'il y en avait autrefois.

4. Il me parlait comme si nous étions toujours amis.

Exercice : 2

Indiquez les subordonnées comparatives elliptiques et indiquez quelle partie de la


proposition est sous-entendue.
1. Marius chante comme son père.

2. Il est rentré chez lui comme un grand.

3. Ma tante est encore plus drôle que jolie.

4. La boucherie est moins loin que le supermarché.

5. Son pain est aussi mauvais qu'avant.

Exercice 3

Est-ce vrai ou faux ?

1. La proposition subordonnée circonstancielle de comparaison est aussi appelée proposition


subordonnée temporelle. Vrai ou faux ?

2. La proposition subordonnée circonstancielle de comparaison est utilisée pour exprimer une


ressemblance, une dissemblance, une égalité, une inégalité, une proportion… Vrai ou faux ?

3. Une proposition subordonnée circonstancielle de comparaison peut se conjuguer au


subjonctif. Vrai ou faux ?

4. On dit qu’une proposition subordonnée circonstancielle de comparaison est elliptique s’il


n’y a pas de verbe conjugué exprimé. Vrai ou faux ?

6
Exercice 4

Souligne la subordonnée de comparaison, indique ce qu’elle exprime et donne le mode


de son verbe

1. Il exécute cette aquarelle comme le ferait un vrai peintre.


2. Il a autant d’habileté que son père en avait à son âge.
3. Maman travaille plus qu'on ne pourrait le croire.
4. David réécris ses leçons comme son père le lui a appris.
5. Comme mes frères, je suis très mécontente.
6. Moins je vois mon petit frère, mieux je me porte.

Exercice : 5

Relier les propositions suivantes en utilisant les subordonnants entre parenthèses.

1. Elle travaille. On l'imagine. (Plus que)

2. Il ment. Il respire. (comme)

3. J’adore le chocolat. Je déteste le caramel. (autant que)

4. Ce tableau est réussi. Le précédent l’était aussi. (Encore plus)

5. La course exige des efforts. Le ski exige des efforts. (Autant que)

Exercice : 6
Établissez le rapport de comparaison entre les deux phrases syntaxiques suivantes

1. En été, les habitants de ce village économisent l’eau ; on l’économiserait ainsi si le puits


venait à tarir.

2. Ce site historique est exceptionnel ; je l’avais imaginé ainsi.

3. Les émissions télévisuelles de cet automne étaient variées ; celles de l’année précédente
l’étaient moins.

4. La course exige beaucoup d’efforts ; la natation en exige autant.

5. Après la pluie, la lune brille avec éclat ; les étoiles brillent aussi avec autant d’éclat.

Vous aimerez peut-être aussi