GUIDE GRATUIT
je le fais
moi-même
10 recettes simples pour ne plus
dépendre des supermarchés
NATURE & AUTONOMIE
Tout le monde peut le faire, mais
personne ne le fait
Faire les choses soi-même, c’est :
- Plus économique (les matières premières ne coûtent presque rien) ;
- Plus rassurant (on sait ce qu’il y a dedans) ;
- Tout simplement meilleur pour la santé et au goût (pas de fabrication industrielle,
à la chaîne).
Et pourtant… Ceux qui se risquent à fabriquer leur beurre, leur savon, leurs farines, leurs
yaourts sont rares.
C’est tellement devenu un automatisme d’aller chercher tous ces produits directement
dans les rayons de nos supermarchés, qu’on oublierait presque qu’on peut faire
autrement, et qu’on a tout ce qu’il faut sous la main pour les fabriquer. Mieux que les
industriels d’ailleurs.
Ce guide veut vous aider à faire le premier pas, sans passer des heures à « tester » des
recettes approximatives. L’idée est simple : c’est facile, c’est bon, et ce n’est pas cher de
faire soi-même les produits qu’on utilise tous les jours, alors lançons-nous.
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Au programme
1. Du gingembre qui se régénère tout seul .................................................................................. 3
2. Faire son beurre ................................................................................................................................... 6
3. Des probiotiques, à moins de 3 euros ....................................................................................... 7
4. Faire du vinaigre sans vinaigrier................................................................................................. 9
5. Des graines germées sans germoir .......................................................................................... 10
6. Le lait d’avoine.................................................................................................................................... 12
7. Du yaourt sans yaourtière ............................................................................................................ 13
8. Un gommage pour le corps .......................................................................................................... 15
9. Un mélange naturel pour nettoyer les surfaces................................................................ 16
10. Une pâte à tartiner sans huile de palme ............................................................................... 17
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1. Du gingembre qui se régénère
tout seul
Le gingembre est une plante « tropicale ». Donc on se dit qu’elle ne peut pas
pousser en hiver, en Europe… Erreur : ça pousse tout seul, surtout à l’intérieur. Et il n’y a
pas que les racines que vous pouvez utiliser en cuisine : les feuilles et les tiges aussi ont
très bon goût.
D’ailleurs les prix au kilo ont presque doublé pendant la crise du COVID, une raison
de plus de se mettre à les faire grandir, plutôt que de continuer à en acheter.
Ingrédients
- Un bulbe de gingembre
- Un peu d’eau
- Un peu de patience
1. Misez sur la bonne racine
Le mieux est de choisir une racine où on peut déjà voir quelques germes, elle
poussera plus vite. Comme ici :
Une racine de gingembre sans trace d’activité germinative marchera aussi, mais
cela vous demandera un petit plus de patience.
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2. Aidez-le à « se réveiller »
Pour le faire sortir de son sommeil végétatif, rien
de plus efficace qu’un trempage.
Laissez donc tremper votre bulbe de gingembre
2 à 3 semaines en le plongeant à moitié dans un petit
récipient d’eau. Pour le faire tenir en équilibre, vous
pouvez vous aider de cure-dents, comme ici !
Laissez-le tremper jusqu’à ce que de petites
racines blanches apparaissent au bas de la racine.
C’est le signe qu’il est assez développé pour être
mis en terre.
3. Mettez-le en terre
La dernière chose qu’il vous reste à faire
est de le mettre en pot, racines vers le bas, en
laissant un peu dépasser le bulbe de terre.
Pour la terre, faites avec ce que vous avez
sous la main : il poussera très bien dans tous les
sols !
Mettez le pot dans la pièce la plus
chaude et la plus ensoleillée de votre maison
si c’est l’hiver, ou dehors, si c’est l’été. Attendez
quelques semaines… Et servez-vous ! Le
gingembre pousse relativement vite. Il devient
un vrai buisson au bout de 6 mois.
Sa racine grandira « toute seule », et se
démultiplie au fur et à mesure.
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Un plant de gingembre adulte, planté en pot
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2. Faire son beurre
C’est un processus qui est beaucoup moins
« technique » qu’on se l’imagine.
Le beurre, c’est tout simplement de la crème,
qu’on fouette assez longtemps pour la débarrasser de
son petit lait, et ne garder que la matière grasse.
Ingrédients
- ½ litre de crème entière bio, de la meilleure qualité possible
- Batteur
- Linge propre ou gaze
1. Choisissez la meilleure crème possible
Du choix de la crème dépendra en grande partie la qualité du beurre.
▪ Vous pouvez opter pour une crème pasteurisée ou non pasteurisée, plus
forte en goût. Le beurre « pasteurisé » aura nettement moins de goût mais
se conservera plus longtemps.
▪ Plus la crème est grasse, plus elle montera facilement : choisissez-en une à
minimum 30% de matière grasse, 40% c’est encore mieux !
2. Battez la crème
Attendez que votre crème soit à température ambiante. Si elle est trop fraîche, elle
montera moins bien.
Commencez ensuite à la battre avec un fouet électrique, un batteur ou un mixeur
plongeant. Elle prendra d’abord la consistance d’une chantilly, puis au bout de 10 minutes,
elle devrait s’épaissir de plus en plus, jusqu’à ce que le beurre et le petit lait se dissocient.
3. Séparez le beurre et le petit-lait
Le beurre s’amalgame sur les parois du bol, et le petit lait (sorte de liquide
blanchâtre) s’en sépare naturellement.
Il ne reste plus qu’à passer le tout au filtre ou au torchon, pour ne récupérer que le
beurre solide et laisser le petit-lait s’écouler.
Rincez ensuite la petite boule obtenue sous l’eau, en la pressant entre vos
paumes. Il se conservera plus longtemps ainsi. Ce beurre maison se conservera au frigo 3
jours, sans problème. Vous pouvez l’aromatiser comme vous voulez !
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3. Des probiotiques, à moins de 3
euros
Les probiotiques, ce sont des aliments fermentés qui contiennent plein de
bactéries bonnes pour vos intestins.
On peut les acheter en pharmacie : en moyenne une boîte, de 30 comprimés
coûte 30 euros (!). Mais on peut aussi… les « faire » soi-même, en préparant ses propres
légumes fermentés pour moins de 3 euros.
Ingrédients
- Un bocal en verre hermétique
- Un chou blanc ou rouge bio
- 2 cuillères à soupe de sel marin
1. Râpez les légumes
Préférez un chou bio, les bactéries
présentes sur sa peau aideront le processus de
fermentation, tandis que pesticides empêchent
la prolifération de ces bonnes bactéries.
Mettez de côté une feuille du chou
ainsi que le trognon et râpez finement le reste
du chou, avec une râpe à légumes ou une
mandoline.
2. Faites-les mariner à sec dans du sel
Pour connaître la quantité de sel dont
vous avez besoin, pesez votre chou. Il faudra
mettre 2% de son poids en sel. Si vous avez
1000g de chou, mettez donc 20 g de sel.
(1000 x 2, divisé par 100.)
Mélangez bien en écrasant un peu les
feuilles et malaxez-le environ 10 à 15
minutes avec vos mains, pour en extraire
suffisamment de jus.
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3. Tassez le chou dans votre bocal
Le plus important est de garder le chou
submergé dans son propre jus : sinon des
mauvaises bactéries commenceront à se développer.
Pour ce faire, « tassez » le chou râpé dans
votre bocal, en laissant le moins d’espaces vides
possibles, et en veillant à ce que l’eau du chou le
recouvre toujours.
Remplissez-le jusqu’en haut, en laissant seulement 2 cm d’espace en haut du bocal.
Recouvrez avec la feuille de chou et placez le trognon au-dessus, il « appuiera » sur
le mélange pour faire en sorte que le jus recouvre toujours les légumes. Fermez le bocal.
4. Laissez reposer une semaine dans une pièce tiède
Ouvrez le bocal de temps en temps pendant quelques secondes pour laisser les gaz
s’échapper. Au bout de 6 jours, il commencera à avoir un petit goût acidulé : mettez-le
au frigo, il est prêt à être consommé ! Gardez-le au frais ensuite, jusqu’à 3 mois.
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4. Faire du vinaigre sans vinaigrier
Le vinaigre n’est ni plus ni moins que du vin fermenté, grâce à des bactéries qui
vivent dans l’air. Le plus compliqué dans cette recette… c’est d’attendre que le vinaigre se
fasse !
Ingrédients
- ¼ de litre de vin rouge bio
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin non pasteurisé
- Un bocal en verre et un linge propre ou une gaze
- Un peu de patience
1. Quelle base choisir ?
Plus le vin sera alcoolisé, plus il mettra de temps à se transformer en vinaigre. Le
voile de bactérie nécessaire à cette transformation (qu’on appelle « mère ») se développe
plus vite dans un vin rouge assez léger.
2. La mise en bocal
Remplissez la moitié de votre bocal en verre avec du vin. Ajoutez-y 2 cuillères à
soupe de vinaigre non pasteurisé, il aidera les bactéries à se former.
Comme ces bonnes bactéries se développent au contact de l’air, c’est très
important que le goulot de votre bocal soit plutôt large, et jamais fermé par un
couvercle.
Recouvrez-le simplement d’une gaze bien serrée ou d’un tissu propre, maintenu
en place par un élastique par exemple, ça empêchera les mouches de se désaltérer dans
votre futur vinaigre.
3. Patience
Entreposez ensuite ce mélange à l’abri de
la lumière.
Au bout de 3 à 5 semaines environ, une fine
pellicule translucide devrait se former à la surface :
c’est bon signe !
C’est la mère qui se forme, ne l’enlevez
surtout pas.
Quelques semaines plus tard, votre vinaigre
est prêt à être mis en bouteille : fiez-vous à votre
odorat pour savoir s’il est prêt, et s’il n’a pas mal
tourné !
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5. Des graines germées sans
germoir
En magasin bio, 150 g de mélange de graines germées coûte…5 euros. Pour le
même prix, chez vous, et en à peine une semaine : vous pouvez en produire à peu près 10
fois plus !
Le seul processus de germination permet de décupler la teneur en minéraux d’une
graine et de les rendre plus facilement assimilables par l’organisme.
Ingrédients
- 2 cuillères à soupe de lentilles vertes bio
- 1 bocal en verre type « Mason Jar » ou pot à confiture
- 1 gaze et un élastique
1. Trempage et pousse
Pour lancer le cycle germinatif, commencer par faire tremper vos lentilles pendant
6 heures dans de l’eau tiède.
Rincez-les ensuite, égouttez-les et mettez-les dans votre bocal en verre. Ne fermez
pas le bocal avec un couvercle hermétique mais déposez simplement une gaze/ une
compresse par-dessus, en la fixant avec un élastique. Vous pouvez le laisser incliné tête
en bas pour que l’humidité s’écoule.
2. Attention aux mauvais germes
La pousse peut prendre entre 4 et 8 jours, veillez en tout cas à rincer vos lentilles
avec un peu d’eau puis à les remettre dans le bocal tous les jours. Des bactéries
pathogènes peuvent se développer si vous ne le faites pas.
Une fois qu’elles sont prêtes, vous pouvez les retirer du bocal et les conserver au
frigo dans un contenant fermé pendant une bonne semaine.
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Vous pouvez faire germer d’autre types de graines : pois chiches, blé, tournesol…Mais les
temps de germination seront légèrement différents.
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6. Le lait d’avoine
Ingrédients
- 6 cuillères à soupe de flocons d’avoine bio (petits grains)
- 1 d’eau
- 1 pincée de sel
- 2 cuillères à soupe de sucre
1. Faites tremper vos flocons d’avoine
Mettez vos flocons d’avoine dans un grand saladier en verre, et recouvrez les d’un
litre d’eau. Laissez-les tremper environ 30 minutes.
2. Mixez
Ajoutez au mélange le sel et le sucre, puis mixez le tout.
Vous avez plusieurs options : la plus efficace est de prendre un robot-mixeur :
plus il est puissant, plus votre lait d’avoine sera onctueux. Mais vous pouvez aussi utiliser
un mixeur plongeant : le résultat est tout à fait honorable.
3. Filtrez
Pour éviter de boire de la purée d’avoine, il faut filtrer ce mélange le plus finement
possible. Là encore, plusieurs options s’offrent à vous :
▪ Utilisez un tamis très fin il retiendra une grande partie des fibres d’avoine
▪ Utilisez un tissu propre (ou même une chaussette propre !), il filtrera encore
mieux tous les petits morceaux d’avoine.
Mettez en bouteille : c’est prêt ! Vous pouvez le conserver jusqu’à 4 jours au frigo.
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7. Du yaourt sans yaourtière
Ingrédients
- 1L de lait de brebis ou de vache, entier et cru (si possible)
- 6 pots en verre avec un couvercle
- 1 cocotte ou un faitout en fonte ou en terre cuite
- 1 yaourt à température ambiante
1. Faire chauffer votre lait
Mettez-le sur le feu une dizaine de minutes, en retirant la petite peau qui s’y forme
au fur et à mesure. Puis ôtez le du feu, et laissez-le redescendre en température, jusqu’à
40°. Cette étape est ultra importante : si le lait est trop chaud, les ferments
mourront.
Vous pouvez mesurer cette température avec votre petit doigt : il faut que la
température soit légèrement supérieure à celle de votre corps. Si vous ne pouvez pas
laisser votre doigt plus de 5 minutes dans le liquide, c’est qu’il est trop chaud !
2. Faire vos mélanges
Dans le fond de chaque pot en verre, mettez une cuillère à café de yaourt et ajoutez-
y le lait à bonne température. Mélangez bien.
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3. En cocotte !
Remplissez ensuite votre cocotte avec vos petits pots en verre. Versez de l’eau
chaude dans votre cocotte jusqu’à 1 bon centimètre du rebord des pots et remettez le
couvercle.
Si vous voulez ajouter du sucre, de la vanille, des fruits rouges ou des écorces de
citron : c’est le bon moment !
4. Laissez reposer
Laissez reposer votre cocotte environ 10 heures. Si on est en hiver, faites quelques
fois réchauffer doucement la plaque sous la cocotte pendant 2 minutes et éteignez là à
nouveau.
Plus vous laisserez vous yaourts longtemps à l’intérieur, plus ils seront « acides ».
5. Au frais
Au bout de 10 heures, vérifiez d’abord que le yaourt a bien pris, puis mettez-le au
frais pour qu’il prenne bien. Ces petits pots se conservent très longtemps, et leurs
ingrédients sont de bien meilleure qualité que n’importe que les préparations classiques
commerce.
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8. Un gommage pour le corps
Les gommages qu’on peut trouver en grande surface ou en parfumerie sont
souvent saturés de produits dont on arrive même à pas à lire le nom. Dans cette recette
de gommage : 3 ingrédients seulement, et vous les avez probablement déjà dans votre
cuisine.
Ingrédients
- 3 cuillères à soupe de café moulu (déjà utilisé, c’est tout à fait possible)
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive ou d’amande douce
- 1 cuillère à soupe de sucre roux
- 3 gouttes d’huile essentielle de votre choix, non irritante pour la peau
1. Il suffit de mélanger !
Les proportions importent assez peu, sachez seulement que plus vous mettrez
d’huile par rapport à la quantité de café, plus votre gommage sera « liquide ».
Pour le choix de l’huile essentielle, évitez celles qui sont irritantes pour la peau, et
adaptez votre choix en fonction de l’effet recherché :
▪ Pour apaiser les irritations : lavande vraie ou camomille romaine
▪ Contre les tensions musculaires : gaulthérie
▪ Pour se détendre : ylang ylang ou petit grain bigaradier…
Le mélange ne se conserve pas longtemps, alors faites-en une petite quantité à utiliser
directement.
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9. Un mélange naturel pour
nettoyer les surfaces
Inutile d’utiliser de l’eau de javel et des sprays chargés de produits chimiques ;
surtout si c’est pour nettoyer des surfaces sur lesquelles vous allez ensuite manger,
cuisiner, etc.
Cette recette est 100% naturelle, elle sent bon, et elle ne menace pas de vous
intoxiquer !
Ingrédients (pour 1L de mélange)
- 1/3 du récipient de vinaigre d’alcool à 8% ou 12%
- 2/3 d’eau
- 10 gouttes d’huile essentielle antibactérienne ; par exemple tea tree, romarin,
lavande, citron…
Mélangez… Et c’est tout ! Cette solution fonctionne particulièrement bien pour
nettoyer les vitres, et les surfaces planes (plan de travail, table, bureau…).
Veillez à bien secouer votre contenant à chaque fois que vous voulez utiliser votre
nettoyant.
Vous pouvez aussi ajouter un zeste d’orange directement dans votre mélange pour le
parfumer.
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10. Une pâte à tartiner sans
huile de palme
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Ingrédients
▪ 200g de chocolat noir ou au lait (en fonction de votre goût)
▪ 50 g de poudre de noisettes
▪ 200g de beurre
▪ 2 pincées de sel
▪ 300g de lait condensé sucré
1. Faites fondre le chocolat et torréfier les noisettes
Faites revenir les noisettes environ 5 minutes dans une poêle bien chaude, jusqu’à
ce que vous commenciez à sentir une odeur de noisettes. Faites attention, ça brûle très
rapidement.
Pendant ce temps, faites fondre votre chocolat et votre beurre au bain marie (en
mettant votre bol sur une casserole qui contient de l’eau chaude). Ne le mettez pas
directement sur le feu, le chocolat risquerait de devenir « grumeleux ».
2. Retirez du feu et mélanger
Une fois le chocolat fondu, arrêtez le feu, et mettez votre mélange beurre + chocolat
dans un grand bol. Ajoutez le lait condensé sucré en battant énergiquement le mélange.
Continuez à fouettez le chocolat jusqu’à ce qu’il ait une texture ferme et onctueuse.
3. Ajoutez les noisettes et mettez en pot
Attendez que les noisettes aient bien refroidi pour les ajouter au mélange beurre +
chocolat + lait condensé sucré. Mélangez-les délicatement au reste de ingrédients.
A ce stade, la préparation devrait être assez liquide pour que vous puissiez la
mettre en bocal. (Avec cette quantité d’ingrédients, vous devriez pouvoir faire 4 pots de
200g chacun)
4. Conservation
Et c’est tout ! Gardez vos petits pots au frais, la pâte se « solidifiera » au contact du
froid. Ils se conservent 3 à 4 semaines ainsi. Vous pouvez les sortir 15 minutes avant de
les utiliser : la pâte se tartinera plus facilement.
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dépendre des supermarchés
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