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Chapitre I
Systémes de Transmission
NumériquesChapitre 01 : Systémes de Transmission Numériques
Introduction
Les systémes de transmission numérique véhiculent de l'information entre une source et un
destinataire en utilisant un support physique comme le able, la fibre optique ou, encore, la
propagation sur un canal radioélectrique (supports hertziens). Les signaux transportés peuvent
dee soit directement d'origine numérique comme dans les réseaux de données, soit d'origine
analogique (parole, image...) mais convertis sous une forme numérique. Le schéma
synoptique d°un systéme de transmission numérique est donne a la figure LL
fa source émet un message numérique sous la forme dune suite d’éléments binaires,
codeur de source (compression : PCM....), associe un support physique adéquat aux
léments abstraits émis par la source.
codage correcteur d’erreurs, consiste & introduire de la redondance dans le signal émis
en vue de le protéger contre le bruit présent sur le canal de transmission,
la modulation a pour role d’adapter le spectre du signal au canal (milieu physique) sur
Tequel il sera émis,
Enfin, du cAté récepteur, les fonctions de démodulation et de décodage sont les
inverses respectifs des fonctions de modulation et de codage situées du cdté émetteur,
La qualité dun systéme de transmission est évaluée, en général, en calculant la probabilité
erreur par bit (élément
aire) transmis. Les performances (probabilité d'erreur par bit),
Foccupation spectrale et la complexité du récepteur constituent les trois caractéristiques
principales permettant de comparer entre elles les différentes techniques de transmission.
Signal Codage de |4 | Codage du | ¢
inal Modulateur
(binaire) Souree Canal
Emetteur ode
Bruit transmission
Récepteur (canal)
Signal regu }, | Pécodage de [7 |Décodage du]
s ‘Démadulateur}————
Souree Canal
Figure 1.1 Schéma général de tout systéme de transmission numérique.1.2. Historique des télécommunications
1837 : Samuel Morse > Télégraphe : Codage des lettres par points et traits de longueurs
différentes en optimisant le temps de transmission > Théorie de I’ Information.
1864 : Equations de Maxwell: prédiction de I’existence d’ondes radio
1865 ; 1ére conférence de I"Union Télégraphique Internationale.
1870 : transmissions télégraphiques & longue distance (plusieurs mitliers de km)
1874 : Invention du multiplexage tempore! par Baudot
1876 : Graham Bell : brevet de systéme électrique de transmission du son > Téléphone
1887 : Hertz : démonstration de Pexistence des ondes radios
1891 : Premier commutateur tééphonique
1894 ; Lodge : communications sans fils (sur 150m)
1901 : Marconi/Popov : Radio, transmission d’ondes radio longues distances
1902 : premiére liaison radio point-d-point (US) : télégraphie sans fil
1906 : Fessenden : premigre transmission radio AM
1928 : Nyquist ; Théorie de I’échantillonnage
1936 : Reeves : Pulse Code Modulation (PCM) > ‘Transmission numériques
1947: Union Internationale des Télécommunications (UIT) > réglementation des
télécommunications intemationales
1048 : Invention du transistor > développement de T’électranique des télécoms,
1948 : Shannon ; Théorie de la capacité du canal
1958 : Ler satellite de communications (SCORE, orbite basse),
1962 : ler cable 1.544 Mbits/s (USA, Bell)
1965 : ler satellite géostationnaire de télécommunications (INTELSAT)
1966 : Léres fibres optiques a faibles pertes > début des hauts débits numériques
1981 : NMT/AMPS : télgphones mobiles de 1ére génération (analogiques)
1988 : RNIS : Réseau Numeérique a Intégration de Services (Numéris de France Télécom)
1991 : GSMIIS-54 : éléphones mobiles de 2éme génération (numériques) et internet
1.3, Organismes de Normalisation
Internationale :
© UITHTU : Union Internationale des Tékecommunications (hitp://ww4
-itu.ch)
Régionales
‘© ETSI: European Telecommunication Standard Institute (http://www.etsi.fr)‘ANSI; American National Standard Institute,
‘* TTC: Japanese Telecommunications Technology Committee
1.3.1 Union Internationale des Télécommunications (IUT)
Organisation sous I'éide de 'ONU (Organisation des Nations Unies).
Membres
© Chaque état membre de 'ONU peut étre représemté (par l’opérateur historique)
© Constructeurs
© Opérateurs de Réseaux ct Prestataires de services
© Organisations scientifiques et industrielles
1.3.2 European Telecommunication Standard Institute
Organisation créée on 1988 sous ’égide de "Union Européenne
490 Membres de 34 nationalivés :
» Administrations et utilisateurs.
* Constructeurs
© Opérateurs de Réseaux
© Prestataires de services
* Toute organisation européenne cémontrant son intérét pour le développement des
standards européens de télécommunications,
Exemples de normes européennes de diffusion
DVB : Digital Video Broadcasting
‘Normes définies par l’ ETSI pour la diffusion de télévision numérique
Flux transportés : audio/vidéo/données en norme de compression MPEG2/MPEG4 (Motion
Picture Exchange Graphics), combings avec autres info pour permettre au décodeur de les
séparer et d’assurer la synchto image/son,
+ DVB-C : (Cable - 1993)
- diffusion de télévision numérique
~ canal de transmission le moins perturbant avec un débit maximal de 38Mbps
* DVB-T : (Terrestre - 1997).
~ canal hertzien terrestre fortement perturbé
= mémes bandes que TV analogique (UHF)= _ méme systéme cellulaire que TV analogique
~ debit de 30Mbps théorique (pratique : 5 420 Mbps)
© DVB-H ; (Hand - 2004) peti
terminaux mobiles par batterie
Nouvelles contraintes par rapport & DVB-T
augmenter la durée d'utilisation des batteries
aces au service lors de changements de cellule (utilisateurs nomades)
floxibilité pour réception 4 différentes vitesses.
réception sur trés petites antennes, avec fortes interférences
~ _ufilisation de différentes bundes de fréquences avec un débit de 5 4 32 Mbps
© DVB-S : (Satellite - 1993)
= transmission par satellites géostationnaires
~ canal de transmission plus simple que DVB-T et debits théoriques : 24 4 40 Mbps
© DVB-S2 : (Satellite - 2004)
= extension de DVB-T avec un debits théoriques : 80 Mbps
+ DVB-RCS : (Return Channel Satellite - 1999)
~ _ voie retour (utilisateur / station émettrice) pour interactivité
~ rception par DVB-S, et transmission vers le satellite par la méme antenne
~ aces intemet haut débit pour zones difficiles d'aceés, non desservies par ADSL
- _ débit sur voie retour : 2Mbps en montant, Mbps en descendant
~ autre possibilité : voie retour par RTC (56-64kbps ou par ADSL)
|. Principe d’une
ison de données
Une liaison de données consiste a relier deux endroits éloignés aux fins de communication
aide d'un protocole de liaison ou un ensemble d'instruetions,
1.4.1 Protocole de li
on,
A Faide du protocole de liaison de données qui consiste a utiliser un ensemble de régles de
communication de données qui définissent les paramétres entourant la transmission et la
réception d'informations. Ces protocoles définissent également les canaux de communication
utilisés, ainsi que le processus de récupération des pertes d'information
1.4.2 Types de transmission
simplex : communication dans une seule direction (ex : télécommande),half-duplex : communication possible dans les 2 sens, mais pas simultanément (méme canal)
full-duplex : communication dans les 2 sens simultanément, par séparation du canal
1.4.3 Méthodes de Duplex :
fréquentiel (FDD) : emission sur des bandes de fréquences différentes (ex : GSM).
temporel (TDD) : émission sur le méme canal fréquentiel, 4 des instants successif’ (slots).
4 Méthodes d’accés mu!
TDMA : les utilisateurs se partagent des intervalles de temps réguliers (ex : GSM)
_EDMA : les utilisateurs se partagent Ia bande de fréquence.
CDMA : chevauchement des utilisateurs en temps et fréquences et s¢paration des utilisateurs
par attribution de codes orthogonaux
SDMA : wilisation d’antennes multiples et polarisations différentes attribuées aux utilisateurs
1.5. Support et canaux de transmission
L'infrastructure d’un réseau, 1a qualité de service offerte, les solutions logicielles & mettre
en wuvre, dépendent largement des supports de transmission utilisés. Dans cette partie, nous
allons passer en revue quelques caractéristiques essentielles des supports de transmission.
Geénéralement on classe les supports en deux catégories :
~ les supports guidés (supports cuivre et supports optiques) ;
— les supports libres (faisceaux hertziens et liaisons satellites),
La complexité des systémes provient généralement du fait qu'une liaison peut cmprunter
différents supports (figure 1.2)
Figure 12 Une liaison informatique peut mettre en acuvre plusieurs types de support.
1.5.1 La bande passante et le systéme de transmission
‘L’impulsion électrique représentative d’un élément binaize est affaiblie (atténuation) et
déformée (dlistorsion) par le systéme de transmission (figure 11.3)cere tenes ae
= =
Figure 1.3: La déformation du signal par le support de transmission,
Le récepteur doit identifier et décoder le signal. Cette fonction ne peut valablement étre
réalisée que si le signal n’a pas été exagérément modifié durant la transmission A cause du
spectre du signal et de la réponse en fréquence du systéme (bande passante).
1.5.1.1 Notion d’analyse spectrale
Le physicien Fourier a montré que tout signal périodique non sinusoidal peut éire
considéré comme la somme d'une composante continue (40) et d’une infinité de signaux
sinusoidaux. Le théoréme de Fourier peut s"exprimer simplement sous la forme de :
u(t) = Ao + So Ujcos (it + gi)
i=l
Un signal périodique quelconque peut amoinae $ C2 rovens continue
_ Fone amental
donc étre considéré comme une infinité de rs
Har monique 1
signaux sinusoidaux. —L’espace de arenes
fréquence occupé par le specire se nomme Fdouenes
large
de bande (figure 1.4), En théorie, la largeur de .
Figure 1.4 La notion de spectre
bande d’un signal non sinusoidal est infinie.
1.5.1.2 Notion de bande passante
On peut étudier un systéme en régime non
usoidal pour chacune des composantes du
signal d’origine auquel il sera soumis. Cette Grude est réalisée en utilisant une source de
courant sinusoidal dont on fait varier la fréquence (générateur de fréquences). La mesure de la
puissance en sortie du systéme permet de tracer une courbe, dite courbe de réponse en
fréquence (figure 1.5). La figure 1.5 montre que fe systéme de transmission n’aténue pas
toutes les composantes de la méme maniére. Dans ces conditions, le signal en sortie du
systéme n'est plus image de celui en entrée, on dit qu’il y a distorsion (figure 1.3), cette
distorsion est dite d’amplitude, De méme, on constate que toutes les harmoniques ne sont pas
transmises dans les mémes délais, la déformation qui en résulte est dite distorsion de phase.ap
o-) = Ce
Figure 1.5 Principe du relevé de la bande passante d'un systme,
Les signaux sont uansmis avec une distorsion faible jusqu’a une certaine fréquence
appelée fréquence de coupure, On appelle bande passante (figure 5) espace de fréquences
tel que tout signal appartenant 4 cet intervalle, ne subisse, au plus, qu'un affaiblissement
déterminé, L’affaiblissement, exprimé en décibel (dB), est donne par la relation :
A= 10log10(P1/P2)
P1 est la puissance du signal en sortie,
PO est la puissance du signal de référence
La bande passante est définie pour une atténuation en puissance de moitié, ce qui
correspond a ~3 dB (figure 1.6).
Figure 1.6 La bande passante 4-3 dB.
1.5.1.3 Notion de filtre
Un systéme ne restitue pas les différentes composantes du signal de maniére identique, il
agit comme un filtre. Un filtre se caractérise essentiellement par la fréquence de coupure (fe)
En principe un syst¢me de transmission se présente comme un filtre.
1.5.2 Principaux types des canaux de transmission
Les principaux types de canaux de transmission sont: Paire bifilaire torsadée (peut
couteux, perte élevé, débit limité), paire coaxiale (perte faible, débit élevé), fibre optique,
pertes faibles a trés faibles, immunité aux bruits bande passante Glevé (debit) & trés élevé,
mise en ceuvre délicate), et faiscoaux hertziens (spectre limité, bande passante limit).1.5.3 Equation de propagation de la transmission par ligne
En basse fréquenee, c'est-a-dire en dessous de quelques MHz, la ligne peut étre modélisée
par une simple résistance. Lorsque l'on augmente la fréquence, on voit apparaitre un
phénoméne de filtrage passe-bas, On constate évidemment ce phénomene sur les lignes
télephoniques, ce qui pose des problémes pour transmettre des informations haut débit. Ce
phénomene peut étre modélisé par une capacité en paralléle sur la ligne. Enfin si Yon
augmente encore fa fréquence, la tension mesurée au bout de la ligne n’est pas des tout égales
a la tension appliquée en entrée, Il se produit un phénoméne de propagation, Ce phénoméne
est du au comportement inductif de fa ligne, on doit ainsi faire apparaitre une inductance.
Enfin, si le digleetrique séparant les deux conducteurs n’est pas parfait, un courant de fuite
pourra circuler entre ceux-ei. Ce courant engendrera des pertes, il est done nécessaire
dajouter au modéle une résistance paralléle, Du fait que cette résistance soit en parallale, on
utilise phutot le terme de conductance. Afin de tenir compte de [effet preponderant de
propagation, la technique consiste a élablir un modéle d’une section de longueur
infinitésimale de ligne, puis ensuite d’intégrer les equations différentielles déerivant le modale
ainsi constitué. On considére done un élément de ligne de longueur infinitésimale dx. Les
quatre éléments R, L, C et G (figure 1.7) sont définis dune fagon lingique
R : résistance lingique série en Ohms (Q/m),
. L: inductance lingique série en Henrys (H/m).
-C: capacité linéique paralléle en Farads (F/m).
. G: conductance lingique paralléle en Siemens (S/m) ou (Q-I/m).
Cos quatre éléments R, L, C et G sont appelés paramétres primaires de ta ligne de
propagation.
ar ate am tixtar)
vortar)
Figure 1.7 Schéma équivalent d’un élément (dx) dune ligne de transi
Equations de propagation
Considérons une ligne, en régime harmonique,, La tension et le courant s*écrivent:
v@N=F ia)i, = Mx)"
Posons: Z,=R+ jlo
¥,=G4 jCo
On pout écrire successivement:
V(X) =Z, dela) + (a+ de) wo Ta)
ic
Nx+dx)-10) __y dy yy
Nx) = Vd V (a) + exe de) ODS ds Via)
On obtient facilement les équations de propagation suivantes:
EVO) _ aye eo FID) a yyeo
a ae
Avee: 2X ¥: Constante de propagation
y=ar+jp @: Coefficient d’affaiblissement
Ba2ahh B: Phase ou nombre d’onde
Solutions générales des équations de propagation
Les solutions générales,
nnt la superposition d'une onde incidente et d'une onde réfléchie
par la charge.
V(Qjade* + Be® =V'()4V (x)
Ia)=4.e" + Be =1 (x) +1 (x)
On obtient les relations suivantes entre les coefficients:
yA=Z,A
yB=-Z,B
roel is e™—B ei)
Impédance caractéristique
Une ligne de transmission est constituée de deux conducteurs de cuivre séparés par un
isolant. La figure 1.7 modélise un élément d’une ligne en matérialisant ses composantes. Elle
présente au courant électrique un effet résistif (R) responsable de I’atténuation du signal, des
effets réactifs (effet selfique (L)) et en ellet eapacitif (C), et enfin la conductance (@) qui
10exprime la perte par effet résistif entre les deux conducteurs. On appelle impédance (Z) de
Télément de ligne de longucur dx, le rapport du/di, La notion d’impédance en courant
alternatif recouvre une notion similaire & celle de résistance en courant continu, elle s’exprime
en ohm (Q), Le rapport du/dé pour une ligne supposée de longueur infinie s’appelle
impédance caractéristique notée Ze :
Re jlo | {L “
Zo= Rr EO. fe ‘avec R=G=0 (pertes nulles)
G+ jlo VC (pertes nulles))
ot w est la pulsation du courant exprimée en radian/s, et /, en Hz, la fréquence du signal.
Coefficient de réflexion
Lorsqu’une onde se propage, on peut toujours lui associer un coefficient de réflexion
_tonsion_réfléchie _ Be
tension _incidente A
ray
Impédance de la ligne
En un point quelconque de la ligne, on écrit
Vax) Ae +Be™
Wa)“ de —Be™
a
Pour rendre les formules indépendantes du type de ligne, on définit une impédance réduite:
ZQ)_1+T@)
1-r@)
2(x)=
Le coefficient de réflexion, en un point quelconque, peut étre exprimé en fonction du
coefficient de réflexion & entrée de la ligne ou au niveau de la charge.
T(0) = T(x) =T(0).e2"*
mL) => Te-Twe?
Onde stationnaire :
Pour un cable diimpédance Ze fermé sur une impédance Zt on définit :
Le taux diondes stationnaires: TOS = a
Le coefficient de réflexion Fos =
TOS +1
aExemples :
421-0 (court-circuit), TOS-0 et k=-1 ; réflexion totale avec inversion
¢-Zt-«e (ouvert), TOS=x ef k=1 : réflexion totale
$ Zt-Ze (adaptation), TOS=1 et k=0 : onde ineidente totalement absorbée
# Ze=50Q Zt=75Q, TOS=1.5 et k=0.2 : réflexion de 20% de onde incidente,
1.5.4 Adaptation d’impédance :
On montre (figure L8) qu’une ligne de longueur finie refermée sur un récepteur, dont
Vimpédance Zr est elle que Zr = Ze, se comporte comme une ligne de longueur infinie. Le
transfert de puissance est alors maximal entre le générateur et Je récepteur. La ligne est dite
adaptée (adaptation @impédance).
_—
© | transmission (Zc) z®
Ces | eT
Figure L8 La notion d’adaptation d’impédance
En transmission de données, le temps de propagation ne sera pas négligeable devant la
longueur d’onde du signal, il sera done nécessaire d’assurer une adaptation aux extrémités du
cable alin d’éviter un écho perturbant. Si on doit raccorder deux impédances différentes, il
faut utiliser un tansformateur d'impédance (pertes trés faibles). Les impédances étant
habituellement purement réelles (ohmiques) il est aussi possible d’utiliser un réseau de 2
résistances comme ci-dessous (figure 1.9), dont il est préférable pour I’équilibre de remplacer
RU par deux 1/2R1 sur chaque ligne. (Z1>Z2),
Ri A__
Z re ¢ Z Ete? 22
i eZl-
Figure 1.9 Condition d'adaptation,
L'atténuation sera de = A=-20 we * (4 4 |
Z2 2
Pour: —Z1=75a et Z2=50a on obtient R1=43.34, R2=86.6a et A=5,7dB.
215.5. Résistance :
Liatténuation d'une ligne dépend essentiellement de R (pertes joules), R dépend
+ de la résistivité du matériau (généralement du cuivre dont p= 1.65 10-8 O.m A
1.85 10-8 Q.m selon la composition, habituellement 1.7 10-8 Om),
+ de la section (R=p/s).
+ de la température.
+ de la fréquence (effet pelliculaire),
1.5.5.1 Effet de la température
R=RO [I+ a(8-00)] avee a=3,93 10-3 PC pour le cuivre.
60:
RO: la résistance qui correspond a la résistance initiale
si R a 20°C vaut Ik Q. 450°C R devient alors 1,118 kQ.
a température initiale,
1.5.5.2 Effet pelliculaire ou effet de peau ou effet Kelvin
Dans le cas du courant alternatif, la densité de courant dans la section du conducteur n'est
pas constante (phénomeéne électromagnétique). Le courant se répartit exponentiellement de la
surface vers l'intérieur. Pour une densité de 1 a la surface, celle ci est de I/e & une distance 8 .
uv: Perméabilité du vide, p: résistivité des conducteurs [2m]
On considére que lépaisseur utile est définie par 6 (si 6 << rayon).
Pour un conducteur eylindrique en H.
P. (8<< D
D : c"est le diamétre)
2Ds Wok: R= 2-NPL
La seetion : -
s 1580.D
1.5.6 Paires bifilaires :
etectigue —
" ” :
Une ligne bifilaire est une ligne de
frnamintion: conciiiue Ae Aen ilk »
paralléles séparés par un isolant (voir figure | pete
1.10),
ssp
Figure 1.10 Ligne bifilaire
3Elle est principalement caractérisée par :
Y Son impédance caraetéristique Zc, typiquement 300 ohms pour les antennes de TV
Y Un factour de vélocité qui dépend du matériau isolant et des fenétres vides dans celui
ci, Typiquement on trouve 0,66 pour du polyéthilene plein, 0,85 s'il posséde des
fenétres et de 0,92 & 0,97 pour une ligne constituée de fils paralléles munis d'écarteurs
en matigre plastique.
1.5.6.1 Paramétres primaires :
a, Résistance
R dépend du diamétre des conducteurs (di (diamétre de premier conducteur et d2 (diamétre
de deuxigme conducteur)) et de la fréquence (f).
@ conducteurs)
la - 22-2 ves
51580.
b, Inductance
L décroit trés Iéyérement avec la fréquence. A laide du théoréme d’Ampeére on peut
calculer: TD = éeart entre des axes des conducteurs, r= rayon, n0 = 42107
En continu ou en Basse Fréquence (BF) :
o (ran?)
1 -201 sain 2) Poi:
ar rd
tériewr mul) +
Haute Fréquence, le courant est en surface (fw
L (2-1) oa: p= 4.10’ (1)
ay
C. Capacité
C dépend des isolants et de lécartement des conducteurs (pF/m). A l'aide du théoréme de
Gauss on calcule : D = écart entre des axes des conducteurs, rayon, e=e0er, e0=1/36n10"
4é,
: |¢e-— + _
In(D/r) ‘ 36.10°.In( D),
ae
“Ta (Dir
sr : permittivité relative de Misolant
e0: permittivité du vide
4. Conductance
G sera toujours négligeable.
1.5.6.2 Paramétres secondaires :
Les paramétres secondaires peuvent dépendre de la fréquence.
a, Atténuation
Dans les paires bifilaires, les pertes sont élevées et par effet joules (dans R).
EnBER>=Lwd'ol: ace
En WFR< Oj, il existe alors un angle O} limite au —dela dugucl on passe de la
réfraction a la réflexion totale, 3-90? d’ot Oninse=are sin ny/ny
a. Réflexion de Fresnel
Lorsqu’un rayon doit passer d’un milieu 4 un autre (réffaction), une partie du rayon est
réfléchie proportionnellement a la différence des indices. Cette réflexion est faible lorsque le
rayon est perpendiculaire & 1a surface mais peut étre presque totale lorsque le rayon tangente
18.Ja surface. Lorsque Ie rayon est proche de la normale a la surface de séparation on peut
al nd
24
10.log) —22 1
calculer la perte de Fresnel induite par: py (aa)
. 4
1.5.8.2 Types de fibres :
Pour la transmission de données, seule fa silice (cristalline la plus pure du verre) est
utilisée. La silice est dopée par le germanium (202) ou du phosphore (P20s) qui augmente
indice du coeur ou bien du fluor ou du bore (B03) pour réduire lindice de Ja gaine. On
obtient ainsi des fibres ayant une trés faible atténuation (5..10dB/km & 0.85pm et 1.3dB/km &
1.3m) et une ouverture numérique réduite. D'autres matériaux a l'étude (Béryllium fluoré par
exemple) permetiraient une atténuation de 0.00SdB/km et autoriseraient des liaisons >2000
km sans répétour ! Le verre est utilisé pour construire des condueteurs de lumiére regroupant
plusieurs centaines de fibres et le PMMA pour const
re des fibres épaisses et Economiques.
a, Multimoded saut d'indice
Le diamatre du coeur est de 50um ou 62.5um, le plus souvent, une gaine de 125m ,
Ouverture numérique =12°
Bande passante limitée : <60 MHz.km, Aténuation faible : 34B/km 4 0.85 4m.
La figure 1.11 représente une fibre optique a saut d’indice
FO:
Figure 1.11 Fibre a saut dindice
Diamétre du coeur S0uun ou 62.5jum le plus souvent, gaine 125}um
Ouverture numérique =12°
Bande passante limitée : <60 MHz.km. Atténuation faible : 34B/km a 0.85pm.
b, Monomode
UI n’y a qu'un seul mode de propagation car les dimensions du coeur sont du méme ordre que
Ja longucur d’onde du signal et l"ouverture numérique trés faible,
Diamétre du coeur 5 4 10um , gaine 125m.
Bande passante trés élevée : de ordre du THz.km,
19Aitémuation trés faible : 0.5dB/km 1.3pm et 0.2dB/km & 1.Sum,
Raccordements trés déticats.
Utilisée essenticlloment par les opératcurs de télécommunication. Actuellement des liaisons
de 100 & 300km sans répéteurs sont possibles. La tendanee est de réduire encore le coeur (vers
2um), de travailler dans ta bande des 1.5m avec plusicurs longucurs d’ondes (256 pour le
SWDM). La silice est dopée a l’yterbium. La figure 1.12 représente la fibre monomode.
T
=
Figure 1.12 Fibre monomode
20
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