TCH 4
TCH 4
: BE8312 V1
Énergétique de la
Date de publication :
10 juillet 2013 combustion -
Date de dernière validation :
04 janvier 2020
Caractéristiques techniques
Résumé Après une courte présentation des combustibles industriels, les pouvoirs
calorifiques, comburivores et fumigènes des combustibles industriels solides, liquides ou
gazeux sont présentés. On distingue le cas des combustions complètes et incomplètes.
Le calcul des températures des fumées et de l'énergie thermique récupérée lors d'une
combustion réelle est présenté, ainsi que la détermination de ces grandeurs à partir des
diagrammes enthalpiques. Enfin, l'importance des irréversibilités dues à la combustion
est mise en exergue au travers du calcul des pertes exergétiques dans le cas des
combustions stoechiométriques ou complètes avec excès d'air.
Abstract After a brief presentation of industrial fuels, the calorific, comburivorous and
smoke developing power of solid, liquid or gaseous solid industrial fuels are presented.
The differences between complete and incomplete combustions are dealt with. The
calculation of the temperature of smokes and of the thermal energy recovered during an
industrial combustion is presented, as well as the determination of these measurands
from enthalpic diagrams. Finally, the importance of irreversibilities generated by
combustion is highlighted via the calculation of energy losses in the case of stoichiometric
combustion or complete combustion with air excess.
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Énergétique de la combustion
Caractéristiques techniques
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J · kg–1 e eau
P Pouvoir calorifique supérieur PCS
(ou Nm–3)
f final, fumées
p Pa Pression
i initial, élément i
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V m3 Volume
V m3 · s–1 Débit-volume
1. Combustibles industriels
Nm3 · kg–1
Va Pouvoir comburivore
(Nm–3)
1.1 Composition – Nomenclature
Nm3 · kg–1
Vf Pouvoir fumigène
(Nm–3) Les combustibles industriels contiennent :
w Teneur en humidité – pratiquement toujours du carbone ;
– très fréquemment de l’hydrogène (pétrole, gaz, bois) ;
x Fraction molaire ou volumique – souvent du soufre et de l’oxygène ;
θ oC Température (échelle Celsius) – enfin, des matières inertes qui peuvent être de l’azote, de l’eau,
des minéraux, etc. Ces éléments n’entrent pas dans les réactions
θro oC Température de rosée de combustion et se retrouvent intégralement dans les cendres ou
les fumées.
θth oC Température théorique
de combustion La composition d’un combustible doit être connue de l’utili-
sateur. Le fournisseur doit pouvoir indiquer les proportions respec-
λ Coefficient d’excès d’air tives des divers constituants dans une certaine quantité de
combustible. Elles sont données :
ρ kg · m–3 Masse volumique
– en masse par unité de masse (kg/kg) pour les combustibles
ϕ Humidité relative solides ou liquides ;
– en volume par unité de volume pour les gaz. L’unité de
Teneur molaire en vapeur d’eau volume est alors le normal mètre cube (Nm3), unité de volume
φ
(humidité absolue) prise dans les conditions normales de température et de pression
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(conditions TPN), soit 0 oC et 1 atm. Dans ces conditions, une mole Dans les tableaux 1, 2 et 3 sont donnés des exemples de
de gaz parfait a un volume de 22,4 L. composition de combustibles respectivement gazeux, solides et
liquides. Des renseignements plus complets peuvent être consultés
Une certaine nomenclature a été adoptée pour symboliser les dans les articles [BE 8 311] et [BE 8 043].
corps :
– pour les combustibles, les comburants et les gaz inertes, on
utilise le symbole chimique en lettre minuscule ; 1.2 Classification
– l’eau, due à l’humidité du combustible, est représentée par la
lettre w ; La manière la plus simple de classer les combustibles est une
répartition selon leur état physique.
– les cendres par la lettre d.
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– les gaz de cracking (décomposition par la chaleur des hydro- moteurs à allumage commandé. En définitive, on utilise quatre
carbures à longues chaînes). pouvoirs calorifiques :
Ces combustibles sont classés en trois catégories : – PCI à pression constante, noté Ip ;
– les gaz pauvres : leurs constituants essentiels sont CO et N2. – PCI à volume constant, noté IV ;
Ce sont les gaz de hauts fourneaux, gaz à l’air, gaz mixtes ou gaz – PCS à pression constante, noté Pp ;
de gazogènes ; – PCS à volume constant, noté PV .
– les gaz riches : en plus de CO et H2 , ils contiennent également L’application du premier principe de la thermodynamique :
des hydrocarbures en faible quantité. Ce sont le gaz à l’eau, le gaz
de four à coke, le gaz à l’eau carburé ;
– les gaz très riches : ils sont essentiellement formés d’hydro- Q = ∆U + ∫ p dV = ∆H −∫ V dp (1)
carbures. Ce sont le butane, le propane, le gaz naturel, le biogaz, etc.
avec p pression,
V volume,
2. Pouvoirs calorifiques permet de relier les pouvoirs calorifiques sous pression constante
aux variations d’enthalpie de combustion ∆Hc et les pouvoirs calo-
rifiques à volume constant aux variations d’énergie interne ∆Uc .
Plus précisément et en indiquant que le pouvoir calorifique est
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Le pouvoir calorifique (noté PC) est une variante de la notion Ip = − ∆H c eau vapeur
de chaleur de combustion [BE 8 311]. On le définit comme suit :
IV = − ∆Uc eau vapeur
Le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de (2)
Pp = − ∆H c eau liquide
chaleur que dégage la combustion complète d’une quantité
déterminée d’un combustible quelconque pris, comme son PV = − ∆Uc eau liquide
comburant, à 0 oC, les produits de la combustion étant
eux-mêmes ramenés aux conditions initiales de température et Dans ces relations, ∆Hc et ∆Uc sont relatifs à la combustion de
de pression ou de volume. l’unité de combustible, c’est-à-dire à 1 kg pour les combustibles
liquides ou solides et 1 Nm3 pour les combustibles gazeux. La
figure 1 schématise les variations d’énergie dans chacun des
La quantité de combustible de référence est : quatre cas pour un mélange réactif contenant 1 kg de combustible
– 1 kg pour les solides et les liquides ; liquide ou solide. Sur cette figure, L représente la chaleur latente
– 1 Nm3 pour les gaz. de condensation de la quantité d’eau contenue dans les fumées
Le pouvoir calorifique peut être soit déterminé expérimenta- (différente de 1 kg).
lement, soit calculé directement à partir des équations de réaction Quelques valeurs de pouvoirs calorifiques sont données pour
et des chaleurs de formation ou de combustion. différents combustibles dans les tableaux 2 et 5 pour les solides,
Généralement, les produits de la combustion renferment de la le tableau 6 pour les corps purs, les tableaux 7 pour les gaz et 8
vapeur d’eau qui provient : pour les liquides. Dans le tableau 6, pour le butane, le propane et
– de l’humidité initiale du combustible ; l’hydrogène, généralement facturés au poids, les pouvoirs calori-
fiques sont très souvent rapportés au kilogramme..
– de l’humidité de l’air (généralement faible) ;
– de la réaction de la combustion elle-même lorsque le mélange
combustible contient de l’hydrogène sous quelque forme que ce
soit. 2.2 Relations entre Ip et Pp
Étant donnée la définition des pouvoirs calorifiques, la
Cette vapeur d’eau peut être condensée afin de récupérer son différence entre I et P est d’autant plus grande que le combustible
enthalpie latente dont la valeur est d’environ 2 500 kJ · kg–1 à 0 oC. contient plus d’eau et/ou d’hydrogène. Selon l’état physique du
Cela conduit à deux notions différentes du pouvoir calorifique. combustible, il existe différentes relations entre I et P.
Le pouvoir calorifique supérieur PCS (noté P) est la quantité
de chaleur fournie par la combustion lorsque les produits de la 2.2.1 Cas des solides et des liquides
combustion sont ramenés à 0 oC, l’eau se trouvant totalement
sous forme condensée (on récupère l’enthalpie latente de Considérons un combustible contenant w kg d’eau et h kg
condensation de l’eau) ; d’hydrogène par kg de combustible. La combustion de l’hydrogène
Le pouvoir calorifique inférieur PCI (noté I) est le pouvoir est telle que :
calorifique dans le cas où l’eau reste à l’état vapeur. H2 + 1 O 2 → H2O
2
↓ ↓
Notons que, en général, l’eau de l’humidité de l’air n’intervient 2 kg 18 kg
pas dans la différence entre P et I car, sauf dans le cas des chau-
dières à condensation, cette eau initialement à l’état vapeur reste À 1 kg d’hydrogène dans le combustible correspondent 9 kg
dans cet état après la combustion. d’eau dans les fumées. La combustion de 1 kg de combustible
Outre la distinction entre PCI et PCS, on différencie les donne (9 h + w) kg d’eau, qui, en se condensant, libèrent
combustions sous pression constante des combustions à volume 2 500 (9h + w) kJ. On peut ainsi écrire :
constant. Les premières sont majoritaires. Elles ont lieu dans les
chaudières, les fours, les turbines à gaz, les turboréacteurs et, Pp = Ip + 2 500 (9h + w ) (3)
approximativement, dans les moteurs diesels. On admet que l’on a
affaire aux secondes, en première approximation, dans les avec P et I exprimés en kJ·(kg de combustible)–1.
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Réactifs à θ0 Réactifs à θ0
contenant 1 kg contenant 1 kg Énergie interne
Enthalpie
de combustible de combustible
∆Uc = – Iv
∆Hc = – Pp
∆Hc = – Ip
∆Uc = – Pv
Produits à θ0
eau vapeur
Produits à θ0
eau vapeur
Produits à θ0
eau liquide
L
Produits à θ0
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eau liquide
b combustion à volume constant
(moteurs à allumage commandé)
a combustion sous pression constante (chaudières, fours,
turbines à gaz, turboréacteurs, moteurs diesels) θ0 température de référence = 0 °C (TPN)
Figure 1 – Définition des pouvoirs calorifiques inférieurs ou supérieurs, sous pression constante ou à volume constant dans le cas d’un
combustible solide ou liquide
Tableau 6 – Pouvoirs calorifiques sous pression constante pour les corps purs
Pp Ip Pp Ip
Combustibles Symbole
(MJ · Nm–3) (MJ · Nm–3) (MJ · kg–1) (MJ · kg–1)
Carbone C 33,910
Soufre S 9,284
Hydrogène H 12,77 10,77 143,02 120,62
Oxyde de carbone CO 12,64
Acétylène C 2 H2 59,49 57,48
Éthylène C 2 H4 62,50 58,48
Méthane CH4 39,77 35,75
Éthane C 2 H6 70,00 63,97
Propane C 3 H8 99,20 91,16 50,51 46,41
Butane C4H10 128,56 118,51 49,65 45,77
Benzène C 6 H6 145,96 133,90
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θ1 = 0 °C
Pour les combustibles gazeux, les pouvoirs calorifiques et les
teneurs sont exprimés pour 1 Nm3 de combustible. L’eau contenue
p1 = pa
dans les fumées provient :
1 Réactifs
– de l’eau contenue dans le combustible : w Nm3 ; V1
– de la combustion de l’hydrogène libre : h Nm3 ;
– de la combustion des hydrocarbures. H1 ; U1
Tous les volumes étant exprimés dans les conditions normales
de température et de pression :
com
re
– pour la combustion d’une mole d’hydrogène, on obtient 1
ba
bu
mole d’eau ;
iso
stio
– pour la combustion d’une mole d’hydrocarbure CxHy , on
on
sti
obtient y/2 moles d’eau.
n is
bu
och
ou encore :
m
∆T = 0
co
ore
– pour la combustion de cxhy Nm3 de CxHy , on obtient y/2 (cxhy )
Nm3 d’eau.
Comme pour 1 kg, la chaleur latente de l’eau est de 2 500 kJ,
pour 1 Nm3 elle vaut :
Lv = 2 500 × 18 × 10−3 / 22, 4 × 10−3 = 2 009 kJ ⋅ Nm−3 2 θ2 = θ1 = 0 °C 2’ θ2’ = θ1 = 0 °C
Compte tenu de l’humidité initiale du combustible, la relation
p2 = p1 = pa
entre P et I, pour un mélange d’hydrocarbures, s’écrit : p2’
Fumées Fumées
Pp = Ip + 2 009 h + w + ∑ (c xi hyi) y i /2 (4) V2 V2’ = V1
H2 ; U2 = U2’
avec Pp et Ip exprimés en kJ· (Nm–3 de combustible)–1. H2’ ; U2’ = U2
La somme porte sur tous les hydrocarbures i.
Figure 2 – Schématisation de combustions sous pression constante
et à volume constant
2.3 Relations entre les pouvoirs
calorifiques sous pression constante Or, l’énergie interne U est fonction uniquement de la tempéra-
et à volume constant ture pour un gaz parfait et, pour un liquide ∆U ≅ C v ∆T . Comme les
deux transformations 1 → 2 et 1 → 2′ conduisent aux mêmes
Considérons deux combustions, l’une sous pression constante, produits pris à la même température, on a :
l’état final 2 étant identique à l’état initial 1 en ce qui concerne la
température et la pression, l’autre à volume constant avec le U 2 ≅ U 2′ et ∆U12 ≅ ∆U12′
même état initial mais un état final 2′ différent, cependant avec la d’où : PCp = − ∆H12 = − ∆U12′ − p1 ∆V12
même température et les mêmes produits de la combustion
(figure 2). et : PCp = PC v − p1 ∆V12 (5)
On peut écrire, à partir des relations (2) :
Comme dans les réactifs ou les produits, les éléments solides ou
PCp = − ∆H12 liquides ont un volume négligeable par rapport à celui des
éléments gazeux, on ne tient compte que des éléments gazeux
PC V = − ∆U12′ dans le calcul de ∆V12. Si les gaz sont supposés parfaits, on peut
écrire :
Pour l’opération isobare 1 → 2, la définition de l’enthalpie
permet d’écrire : RT
∆V12 = ∆N12
∆H 12 = ∆U12 + p1 ∆V12 p
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H2 + 12 O2 → (H2O)liquide H2 + 12 O2 → (H2O)vapeur
Dans ce cas, on a ∆N = 0 et la quantité d’hydrogène brûlé par cet ↓ ↓ ↓
oxygène (ou déjà lié à l’oxygène dans le combustible) est : 1 vol. 1 vol. 1 vol.
2
1 mol d’H2 soit 2 g pour 1 mol d’O2 ou pour 16 g d’O2
2
Avec les mêmes définitions que pour CO, ∆N ’ et ∆N ont pour
o o valeurs :
soit kg d’hydrogène pour o kg d’oxygène. Il reste (h − ) kg
8 8 ∆N ′ = 1/2
d’hydrogène n’ayant pas réagi avec l’oxygène du combustible ;
1 h
– Combustion avec l’oxygène du comburant : ∆NH2 =
22, 4 2
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– CxHy : pour cette combustion, la réaction est la suivante : Pour les combustibles gazeux, la relation (11) devient :
y y ∆H c
Cx Hy + (x + ) O2 → x CO2 + (H2O)vapeur
4 2 PCp = − (12)
22, 4 × 10−3
↓ ↓ ↓ ↓
y y
1 vol. x + 4 vol. x vol. 2
vol. Exemple
Pour l’hydrogène (à 298 K) :
On en déduit :
y ∆H c = − 286, 01 kJ ⋅ mol−1 ( eau liquide) → Pp = 12, 77 MJ ⋅ Nm−3
∆N ′ = 1 –
4
∆H c = − 241,14 kJ ⋅ mol−1 ( eau vapeur ) → I p = 10, 77 MJ ⋅ Nm−3
1 y (en effet, la chaleur latente volumique de vaporisation de l’eau à
∆NCx Hy = 1− c x hy
22, 4 4 298 K est de 2 009 kJ · Nm–3 environ).
Pour la combustion totale de ce mélange gazeux, la relation Pour le méthane :
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Cette détermination peut être faite par le calcul ou expérimenta- avec xi fraction volumique (ou molaire) du combustible en
lement. élément i,
PCi pouvoir calorifique de l’élément i.
2.4.1 Calcul des pouvoirs calorifiques
Exemple : déterminons la valeur de P pour le mélange de
2.4.1.1 Cas des combustibles élémentaires composition volumique : 95,6 % CH4 ; 3,4 % C2H6 ; 0,7 % C3H8 et
Pour les combustibles de base (H2, C, CH4, etc.), le pouvoir calo- 0,2 % C4H10. On obtient, avec les valeurs de PCi données dans le
rifique à pression constante s’obtient directement à partir des tableau 6 :
chaleurs de combustion. P = 39 770 × 0,956 + 70 000 × 0,034 + 99 200 × 0,007 + 128 560 × 0,002
Pour les combustibles solides ou liquides, on peut écrire : soit :
P = 41 352 kJ ⋅ Nm−3
∆H c
PCp = − (11)
M
2.4.1.2.2 Combustibles solides
avec ∆Hc enthalpie molaire de combustion,
Il existe plusieurs méthodes de calculs du pouvoir calorifique
M masse molaire du combustible. selon que la composition est connue par analyse immédiate ou par
analyse élémentaire.
Exemple Les chaleurs de formation des corps complexes, tels que le char-
Pour le carbone (graphite) : bon par exemple, n’étant pas connues, les relations applicables
dans le cas des combustibles gazeux ne le sont plus pour les
∆H c = − 393, 73 kJ ⋅ mol−1 solides. Elles sont remplacées par des formules approchées. Pour
un combustible pur et sec, à partir de l’analyse élémentaire, on a
M = 12, 01× 10−3 kg ⋅ mol−1 par exemple :
d’où : PCp = Pp = Ip = 32,8 MJ ⋅ kg−1 (à 298 K)
P = 35 580c 0 + 113 020h0 + 10 465 s 0 − 11 300o0 (14)
Pour le carbone amorphe, on trouve :
PCp = 34 MJ · kg–1. avec P en kJ · kg–1.
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o
I = 32 900 + 1 172 (1− c 0 )1/ 4 c + 90 000 h − + 10 465s − 2 510w (15)
8
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Pour obtenir le pouvoir calorifique, il faut ramener les conditions On constate que la différence entre PC0 et PC1 représente, en
d’études aux conditions TPN. En particulier, le débit gazeux Vgaz ′ valeur algébrique, l’excès de chaleur d’échauffement de θ0 à θ1 des
réactifs sur celle des produits de combustion. Cette différence est
doit être calculé pour les conditions TPN. Noté Vgaz , il est exprimé toujours très faible lorsque les températures diffèrent peu, et cela
en Nm3 · s–1. Par exemple, si la pression p est différente de la d’autant plus que les inertes, gaz et humidité, n’interviennent pas
pression atmosphérique pa , on a : car leurs chaleurs d’échauffement sont identiques puisqu’ils ne
changent pas d’état.
p 273 ′
Vgaz = Vgaz
pa θ + 273
avec θ (°C) température du gaz à l’entrée. Exemple de calcul : on cherche la différence de PC du monoxyde
de carbone entre deux températures très différentes : 25 et 500 oC.
L’équation de la réaction est :
2.5 Variation du pouvoir calorifique CO + 1
2 O2 → CO2
avec la température – à 25oC le pouvoir calorifique est Pp, 25 = 12 640 kJ · Nm–3
Dans la définition du pouvoir calorifique, la température des – avant et après la combustion à 500 oC, on a successivement pré-
produits de combustion doit être égale à la température initiale chauffage de CO et 1/2 O2 entre 25 et 500 oC et refroidissement de
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des éléments. Les chaleurs de combustion étant fonction de la CO2 de 500 à 25 oC. Entre ces températures, les capacités calori-
température, le pouvoir calorifique est différent si la température fiques massiques moyennes sont :
de référence varie. Nous allons étudier cette variation sur le PCS
par exemple. cco = 1, 075 kJ ⋅ kg−1 ⋅ K −1
Soit P0 le PCS obtenu avec une température θ0 pour l’état initial co2 = 0, 979 kJ ⋅ kg−1 ⋅ K −1
et pour l’état final. Si on élève la température des réactifs de θ0 à cco2 = 1, 013 kJ ⋅ kg−1 ⋅ K −1
θ1, il faut leur fournir la quantité de chaleur :
Les variations enthalpiques entre 25 et 500 oC sont les suivantes :
∑ M c01 (θ1 − θ0 )
• pour 1 Nm3, CO = 638 kJ · Nm–3
réactifs
avec c01 capacité calorifique massique moyenne entre θ0 et θ1 de • pour 1/2 Nm3, O2 = 332 kJ · (Nm–3 de CO)
chaque constituant, • pour 1 Nm3, CO2 = 945 kJ · (Nm–3 de CO)
M masse de chaque constituant. En appliquant la relation (18), on obtient le pouvoir calorifique à
Supposons que la combustion ait lieu à cette température θ1 en 500 oC :
donnant des produits à la même température, le pouvoir calori-
fique correspondant est noté P1. Si on refroidit les produits de la Pp ,500 = Pp ,25 + [( 638 + 332) − 945] = Pp ,25 + 25
combustion de θ1 à θ0 , ils libèrent une quantité de chaleur : Pp ,500 = 12 640 + 25 = 12 665 kJ ⋅ Nm−3
∑ ′ (θ − θ )
M ′ c01 1 0 L’écart entre Pp, 25 et Pp, 500 est de l’ordre de 0,2 %.
produits
calorifique
Produits
Réactifs
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En plus du pouvoir calorifique, une combustion peut être avec xi fraction molaire en espèce i (xi = Ni /N).
caractérisée par : On utilise aussi, pour définir une qualité d’air humide, la fraction
– le pouvoir comburivore : c’est le volume d’air Va nécessaire molaire de l’air humide en vapeur d’eau φ, teneur rapportée à l’air
à la combustion théorique de l’unité de masse (kg) ou de sec :
volume (Nm3) du combustible ;
– le pouvoir fumigène : c’est le volume de fumées Vf corres- Ne ϕ pe 0
φ= =
pondant à la combustion théorique de l’unité de masse ou de N a p − ϕ pe 0
volume du combustible.
Ces pouvoirs, qui correspondent à des volumes, sont avec Ne nombre de moles d’eau,
toujours exprimés en Nm3. Na nombre de moles d’air.
Avec ces notations, pour une mole d’oxygène, on a :
3.2.2 Calcul des pouvoirs comburivore
et fumigène Na = 4, 77 et Ne = 4, 77 φ
Le cas des solides et liquides n’est à distinguer de celui des gaz On en déduit la « formule chimique » de l’air humide :
qu’en ce qui concerne les unités. En considérant que, dans la très
grande majorité des applications, le comburant est l’air et les seuls
combustibles élémentaires sont C, H et S, pour le calcul de Va et O2 + 3, 77N2 + 4, 77φ H2O (21)
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0,1068 (1 + φ)tm m
(Nm3 )
(12 x + y + 16 z + 14u + 32v ) 10−3
Mc = 12 x + y + 16 z + 14u + 32v
ϕ
(25)
0, 8
0,
6
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4
0, Pour un mélange combustible solide ou liquide contenant
plusieurs corps combustibles i, le pouvoir comburivore s’exprime
0,02 0,2 par :
mi
Va = 106, 8 (1 + φ)∑tmi (26)
i Mci
0 20 40 θ(°C)
avec Va exprimé en Nm3 · kg–1 de combustible.
Figure 6 – Relation entre la fraction molaire en eau et le degré
hygrométrique d’un air humide
Exemple : soit la combustion d’un solide contenant C, H2, O2, S et
N2, en teneurs massiques respectives c, h, o, s et n. On ne tient
Ainsi, pour une combustion dans l’air humide, l’équation (19) compte que des trois éléments combustibles et de l’élément
devient : comburant :
Cx Hy Oz Nu Sv + m (O2 + 3, 77N2 + 4, 77φ H2O) → C → x = 1, y = z = u = v = 0 ; m = 1 ; M c = 12 g
(22)
x CO2 + v SO2 + (y /2 + 4, 77φ m) H2O + [3, 77m + u /2] N2 H2 → x = z = u = v = 0, y = 2 ; m = 0, 5 ; M c = 2 g
Les courbes donnant la fraction molaire en eau par rapport à S → x = y = z = u = 0, v = 1 ; m = 1 ; M c = 32 g
l’air sec φ suivant le degré hygrométrique ϕ, en fonction de la
température, sont représentées sur la figure 6 (pour une pression O 2 → x = y = u = v = 0, z = 2; m = − 1 ; M c = 32 g
totale égale à la pression atmosphérique).
À l’aide de la relation (26), on obtient :
3.2.2.1 Pouvoir comburivore Va
c h s o
Pour brûler 1 mol de CxHyOzNuSv , il faut 4,77m (1 + φ) mol d’air Va = 106,8 (1+ φ ) + + − (Nm3 ⋅ kg−1) (27)
humide, c’est-à-dire 12 4 32 32
4,77m (1 + φ ) 22,4 × 10–3 = 0,1068m (1 + φ) Nm3 d’air.
Considérant que, très souvent, les combustibles liquides sont
3.2.2.1.1 Cas d’un gaz connus par leur composition élémentaire, cette relation revêt une
importance particulière. On peut l’appliquer directement sans
Il faut 0,1068 m (1 + φ) Nm3 d’air humide pour brûler 1 mol de
passer par l’équation (26), plus complexe.
gaz, soit 22,4 × 10–3 Nm3 de CxHyOzNuSv ou une quantité d’air
4,77 m (1 + φ) tV Nm3 pour une teneur volumique tV d’un élément
CxHyOzNuSv . Pour un combustible, formé d’un mélange
Remarque : on voit, sur la figure 6 que, à température
d’éléments de teneurs tVi, le pouvoir comburivore est :
ambiante et à saturation (ϕ = 1), la fraction molaire en eau φ
Va = 4, 77 (1 + φ)∑t Vi mi (23) de l’air humide est inférieure à 0,03. Si, dans ces conditions,
i on omet de prendre en compte la présence de l’eau dans l’air
humide, l’erreur commise reste inférieure à 3 %.
avec Va exprimé en Nm3 · Nm–3.
Exemple : soit la combustion d’un combustible formé de : CO, H2,
CH 4, CO2 , N2 , H2O, O2 dont les teneurs volumiques respectives sont : 3.2.2.2 Pouvoir fumigène Vf
co, h, ch4, co2, n, w, o. CO2 , N2 et l’eau étant inertes vis-à-vis de la
Les fumées contiennent, en plus des produits de la combustion,
combustion, il ne reste qu’un élément comburant et trois combustibles :
les inertes gazeux du combustible et du comburant et la vapeur
O 2 → x = y = v = u = 0, z = 2 ; m = −1 d’eau provenant de l’humidité du combustible et de l’air
comburant. Cette humidité dans les fumées peut se trouver soit
CO → x = 1, y = u = v = 0, z = 1 ; m = 0, 5
sous forme vapeur, soit condensée. Même si des cendres peuvent
H2 → x = u = z = v = 0, y = 2 ; m = 0, 5 se trouver en proportion variable, mais souvent faible, dans les
CH4 → x = 1, y = 4, z = u = v = 0 ; m = 2 fumées, on n’en tient pas compte.
En appliquant la relation (23), on obtient : Deux cas sont à considérer :
– le plus fréquent est celui des fumées humides, c’est-à-dire des
co h fumées contenant de l’eau, de quelque provenance que ce soit, à
Va = 4,77(1+ φ ) + + 2ch4 − o (Nm3 ⋅ Nm−3 ) (24)
2 2 l’état de vapeur ;
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– le cas des fumées sèches est celui pour lequel on admet qu’il Pour un combustible, dont la teneur massique de chaque
n’y a plus de traces d’eau dans les fumées, celle-ci ayant été élément est tmi , le pouvoir fumigène, exprimé en Nm3 · kg–1 de
condensée à l’extérieur du « système fumées ». combustible, s’exprime :
y u
22, 4 × 10−3 x + + 4, 77φm + v + 3, 77m + (Nm3 ) (28) S → x = y = z = u = 0, v = 1 ; m = 1 ; M c = 32 g
2 2
N2 → x = y = z = v = 0, u = 2 ; m = 0 ; M c = 28 g
■ Combustible gazeux
L’application de l’équation (33) donne :
Une mole de CxHyOzNuSv occupe un volume de 22,4 L. Une
teneur volumique tV de ce constituant dans le mélange Vf = 8,904 (1+ φ )c + (32,32 + 26,712φ )h − (2,639 + 3,339φ )o
combustible donne un volume de fumées égal à : (34)
+ 3,339 (1+ φ )s + 0,8n + 1244
, w
y u
t V x + + 4, 77φm + v + 3, 77m + (Nm3 ) (29) Si on néglige la vapeur d’eau contenue dans l’air comburant, on a :
2 2
Vf = 8, 904 c + 32, 32h − 2, 639 o + 3, 339 s + 0, 8n + 1 244w (Nm3 ⋅ kg−1) (35)
Pour le mélange combustible, le pouvoir fumigène est :
Comme pour l’équation (27), il convient de souligner que les
y u
Vf = ∑ t Vi x i + i + 4, 77φ mi + v i + 3, 77mi + i + w
2 2
(30) équations (31) ou (32) et (34) ou (35) sont utilisées préférentiel-
lement aux équations (30) et (33) lorsqu’on dispose de la
éléments du mélange
composition élémentaire du combustible.
avec Vf exprimé en Nm3 · Nm–3 du mélange combustible.
3.2.2.2.2 Fumées sèches
Par rapport à l’équation (29), on a ajouté dans cette équation, le
volume d’humidité w contenu dans 1 Nm3 de mélange L’eau des fumées a trois origines :
combustible. – la combustion des corps contenant de l’hydrogène ;
– la vapeur d’eau contenue dans l’air humide ;
Exemple : soit un combustible humide contenant CO, H2 , CH4 , – l’humidité contenue dans le combustible.
N2 , O2 , CO2 et de l’eau : Pour les fumées sèches, cette eau n’étant plus à prendre en
compte, les expressions du pouvoir fumigène sont simplifiées. On
CO → x = 1, z = 1, y = u = v = 0 ; m = 0,5 note que, dans Vf, on a :
H2 → y = 2, x = z = u = v = 0 ; m = 0,5 w=0
CH4 → x = 1, y = 4, z = u = v = 0 ; m = 2 φ=0
y=0
N2 → x = y = z = v = 0, u = 2 ; m = 0
y z
O2 → x = y = u = v = 0, z = 2 ; m = − 1 m = x +v + −
4 2
CO2 → x = 1, z = 2, y = u = v = 0 ; m = 0
La valeur de y dans l’expression de m ne doit pas, a priori, être
Alors : prise égale à 0. En effet, la présence de y dans le facteur m est due
à la combustion de l’hydrogène qui entraîne un complément
Vf = (2,885 + 2,385φ )co + (2,885 + 2,385φ )h + (10,542 + 9,54φ )ch4 d’azote dans les fumées.
(31)
+ n − (3,77 + 4,77φ )o + co2 + w Ainsi, le volume des fumées sèches correspondant à la
combustion d’une mole de CxHyOzNuSv est donné par :
Pour un air peu humide, on obtient l’équation simplifiée suivante :
u
Nm3 ⋅ Nm−3 ) (32)
Vf = 2,885co + 2,885h + 10,542ch4 + n − 3,77o + co2 + w (N 22, 4 × 10−3 x + v + 3, 77 m + (Nm3 ) (36)
2
■ Combustible solide ou liquide L’application de cette expression dans le cas de chaque type de
combustible donne les résultats suivants.
Une mole de CxHyOzNuSv , soit (12x + y + 16z + 14u + 32v) 10–3 kg,
donne un volume de fumée égal à : ■ Combustible gazeux
u u
y
22, 4 × 10−3 x + + 4, 77φ m + v + 3, 77m + (Nm3 ) Vfs = ∑ t Vi x i + v i + 3, 77 mi + i (Nm3 ⋅ Nm−3 )
2
(37)
2 2 élémentsdumélange
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3.3.2.1 Excès d’air positif Le volume des fumées sèches produites est :
Deux cas se présentent.
Vfs′ = Vfs + air en excès
3.3.2.1.1 Combustion complète Vfs′ = Vfs + (λ − 1) Va
Si la combustion est complète, on retrouve dans les fumées :
ou :
– les produits de la combustion stœchiométrique : CO2, SO2,
H2O, N2 ; e
Vfs′ = Vfs + Va (48)
– de l’air non utilisé. 100
La proportion de CO2 par exemple dans les fumées est donc L’excès d’air e peut être déterminé :
plus faible que dans la combustion théorique.
– soit par la teneur en O2 dans les fumées sèches ;
3.3.2.1.2 Combustion incomplète – soit par la teneur en SO2 et CO2 dans les fumées sèches.
C’est le cas général où, malgré l’excès d’air, le mélange ■ Teneur en oxygène
combustible/comburant n’est pas parfaitement réalisé. Les
produits présents dans les fumées sont, en général :
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– les produits de la combustion : CO2, CO, SO2, H2O, N2 ; Dans la nomenclature, on souligne la lettre pour indiquer la
– des imbrûlés gazeux autres que CO ; teneur dans les fumées alors que l’exposant ′ indique qu’il
– de l’air non utilisé. s’agit d’une combustion réelle. Les teneurs sont indiquées en
pourcentage.
Dans ce cas également, la proportion de CO2 dans les fumées
est inférieure à celle de la combustion théorique.
Pour une teneur en oxygène o′ dans les fumées, la teneur en
3.3.2.2 Excès d’air négatif (défaut d’air) air (O2 + 3,77 N2) correspondante est :
Par conséquent, l’analyse des fumées est d’une grande impor- ■ Teneur en SO2 et CO2 dans les fumées
tance pour tester la combustion. Pratiquement, cette analyse est
La plupart des analyseurs de fumées couplent les teneurs en
basée sur la détermination des teneurs en CO2, SO2, O2 et CO dans
dioxyde de carbone et en dioxyde de soufre. Ainsi, dans l’analyse
les fumées sèches. En effet, afin de ne pas courir le risque de
théorique, ces deux produits sont toujours groupés. Par définition,
mesures faussées par une condensation partielle éventuelle, l’eau
on peut écrire :
des fumées est totalement condensée avant toute analyse.
V ′(CO2 +SO2 ) V ′(CO2 +SO2 )
3.3.3 Étude d’une combustion réelle so2′ + co2′ = 100 = 100 (52)
Vfs′ e
Vfs + V
L’analyse des fumées d’une combustion réelle permet de déter- 100 a
miner son coefficient d’excès d’air λ. Pour cela, on suppose que la
composition du combustible est connue et rapportée à l’état pur Or, pour une combustion complète :
sec. Les pouvoirs comburivore et fumigène théoriques, calculés à
′
VCO = VCO2 +SO2
partir de la composition, sont également connus. On suppose que 2 +SO2
la combustion a lieu dans un air sec (φ = 0).
On en déduit :
3.3.3.1 Détermination de par le calcul
Ce calcul n’est simple que dans le cas d’une combustion 104 V(CO2 +SO2 ) V
e= − 100 fs (53)
complète avec excès d’air. so2′ + co2′ Va Va
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3.3.3.1.2 Combustion avec défaut d’air Par ailleurs, dans les fumées, l’oxygène a pour origine :
Si la combustion a lieu avec un défaut d’air, on a λ < 1 et e < 0. Il – l’excès d’air : Va′ − Va = (λ − 1) Va qui donne un volume d’oxygène
y a alors des imbrûlés dont la nature dépend du défaut d’air. Pour égal à :
des valeurs de λ 1 , on montre expérimentalement que λ −1
l’hydrogène, les hydrocarbures légers et le soufre brûlent entiè- Va Nm3 ⋅ kg−1 combustible
rement (il n’y en a pas dans les fumées) alors que le carbone brûle 4, 77
plus ou moins complètement en donnant du CO et du CO2 que l’on – l’oxygène non utilisé en raison d’une combustion incomplète
retrouve avec SO2, H2O et N2 dans les fumées. Pour des défauts
d’air plus importants, les fumées contiennent du CH4 et d’autres V′
du carbone qui correspond à : CO puisque, pour former 1 mol de
hydrocarbures. 2
1
Dans ce cas, on préfère déterminer le coefficient d’excès d’air à CO, il reste mol d’oxygène non utilisée par rapport à la
partir des diagrammes. 2
combustion complète.
3.3.3.2 Détermination de la qualité de la combustion Au total, on a :
par les diagrammes
e V′
Plusieurs types de diagrammes de combustion ont été dévelop- VO′ 2 = Va + CO = 21 × 10−4 eVa + 0, 5 VCO
′ (57)
477 2
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On cherche ensuite à exprimer les teneurs en co2′ + so2′ et o ′ ′ dans les expressions de x et y, on obtient :
Si on élimine VCO
dans les fumées en fonction de co ′, e et Vfs′ . Pour cela, on y = f (e) − g (e) x (60)
s’intéresse d’abord aux expressions des volumes des différents
produits dans les fumées sèches. (b + 2ae)100 a = 21 × 10−4 Va
f (e) = d + fe − ae
Suivant la remarque 1 ci-dessus, on peut écrire : b = KVfs10−2
avec : et
V(CO 2 +SO 2 ) = V(′CO ′
+ VCO g (e) = 2d + 2fe + b d = Vfs
2 +SO 2 ) d + fe − ae f = 0, 01 V
a
soit, avec l’équation (54) du coefficient K :
Cette relation y = y (x) correspond à une famille de droites (∆)
′
K ′
paramétrées en valeurs de e, et représentées en lignes pointillées
VCO2 +SO2
= Vfs − VCO (55) sur la figure 7. Connaissant expérimentalement x et y, on peut
100
déterminer l’excès d’air e et la proportion d’oxyde de carbone au
Pour le calcul de K [équation (54)], on applique l’équation (39) point M par interpolation.
aux seuls CO2 et SO2 dans les fumées, soit : Comme Vfs > Va, tant que les valeurs de e restent inférieures à
50, on a :
c s 2d + b 2f e
VCO2 +SO2 = 22, 4 + (56)
12 32
d f e − ae
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Combustion théorique
15
K
∆0 (Combustion incomplète à excès d’air nul)
Combustion réductrice
(incomplète)
Combustion oxydante
(incomplète)
D
10 0 (c
om
(D bu
)c sti
o’ on
= co
5% mp
lèt
(∆)
M e av
ec
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(∆ 0
e=
y ex
(∆)
c
)e
50
(D
e=
d
(∆)
)c ’ai
=0
o’ r d’inflammabilité
%
)c
71
5 = o’
e=
(∆)
10
%
% = 0%
%
e=
10 0
-20
%
%
e=
-30
x
%
0 2,5 5 C 10 15 20 B (21 %)
s
x cè x = teneur O2 (%)
e air
u t d ’ 0
fa
dé ’air e>
d 0
e <
ce qui implique que g (e) varie très peu avec e et que la famille de puisque par définition, 0 < z < 100. Le point représentatif d’une
droites (∆) est formée de droites sensiblement parallèles dont la combustion réelle se trouve nécessairement à l’intérieur du
pente n’est pratiquement fonction que de la nature du combustible triangle limité par les droites : D0, x = 0 et y = 0. L’intersection B de
(par l’intermédiaire de K et Vfs). En toute rigueur, on montre que la droite D0, avec l’axe des x est toujours située à x ≅ 21, point qui
toutes les droites (∆) sont concourantes en un point identique pour
correspond à co2′ + so2′ = 0 avec co′ = 0, ce qui n’a lieu qu’avec un
tous les combustibles : x = 100, y = – 200. Comme ce point est très
éloigné de la zone d’utilisation du diagramme (K est en général de excès d’air e = ∞. La teneur en oxygène est alors la teneur normale
l’ordre de 15 à 20), les droites apparaissent effectivement comme de O2 dans l’air.
parallèles pour cette zone.
′ et e entre x, y et z, l’expression obtenue est de
Le diagramme d’Ostwald est spécifique d’un combustible.
Si on élimine VCO Cependant, pour les liquides dont la composition est proche, on
la forme : peut utiliser un diagramme unique (fuels usuels par exemple).
y = α − βz −γ x (61)
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En reportant cette valeur dans l’équation (59) donnant x avec Exemple : on considère une combustion d’heptane C7H16, soit :
e = 0, on a : x = 7 ; y = 16 ; v = z = 0. Ses limites d’inflammabilité dans l’air
sont [BE 8 311] : 1,1 % pour la limite inférieure et 6,7 % pour la limite
0,5KVfs 100K supérieure. L’application de l’équation (67) implique que :
xC = = (62)
Vfs (1+ 5 × 10−3 K ) 200 + K − 73,5 % < e < 713
, %
La droite ∆0 passant par K et C peut être tracée. En dehors de cette fourchette, la combustion ne peut pas avoir
lieu.
3. Lorsque e = 0, à partir des équations (59), on note que :
z = 2x L’examen du diagramme d’Ostwald de la figure 7 montre que, si
la partie représentative de la combustion incomplète avec excès
ce qui signifie que la teneur en oxyde de carbone est double de d’air est bien limitée par la limite inférieure d’inflammabilité, il n’en
celle en oxygène (figure 7). Ainsi, pour construire la famille de est pas de même pour la zone correspondant à une combustion
droites (D), on trace les parallèles à D0 et leurs intersections avec avec défaut d’air dont la limite est de l’ordre de – 32 %. Cette
∆0 permettent de déterminer la valeur de z correspondante. constatation met en évidence le défaut des hypothèses de représen-
4. Pour tracer la famille de droites (∆), on fait l’hypothèse que tation de ce diagramme. En effet, on suppose que, lors d’une
ces droites sont parallèles à ∆0. Il suffit alors de connaître un point combustion incomplète, tous les éléments autres que le carbone
sur chaque droite. Par exemple, on considère l’intersection d’une brûlent totalement et même que le carbone donne, au minimum de
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telle droite avec l’axe des x (y = 0), ce qui implique : l’oxyde de carbone. Si ces hypothèses peuvent être acceptables lors
d’une combustion avec excès d’air ou avec un faible défaut d’air,
′ = 0,01 KV
VCO fs elles ne le sont plus pour des combustions plus incomplètes.
d’où : Par ailleurs, il faut aussi rappeler que si les températures des
100KVfs + (42Va ) e fumées sont supérieures à 1 300 oC environ, elles contiennent des
x= (63) corps provenant de dissociations et/ou de recombinaisons
(200 + K )Vfs + (2Va ) e
[BE 8 311]. Le diagramme d’Oswald ne prend pas en compte ces
phénomènes. Ainsi, ce diagramme est souvent, en pratique,
Exemple : le diagramme de la figure 7 a été construit en prenant remplacé par d’autres types de diagrammes beaucoup plus
l’heptane (C7H16) comme combustible. Avec les équations (26), (39) complexes à établir. Un exemple de tels diagrammes est donné
(54) et (62), on obtient : sur la figure 8. La méthode d’établissement de ce diagramme est
présentée en [BE 8 043].
Va = 11, 75 Nm3 ⋅ kg−1 ; m = 11 ; Vfs = 10, 86 Nm3 ⋅ kg−1 ;
VCO 2 = 1, 57 Nm3 ⋅ kg−1 ; K = 14, 46 % et xC = 6, 75 3.3.3.2.4 Cas des combustibles gazeux
Si le combustible gazeux contient du CO2, on retrouve la quan-
tité correspondante dans les fumées mélangée à celle qui provient
3.3.3.2.3 Prise en compte des limites d’inflammabilité –
Limite de validité du diagramme d’Ostwald de la combustion du carbone. Il faut modifier le diagramme pour
tenir compte de ce CO2 dont la quantité ne varie pas quel que soit
En réalité, les excès et les défauts d’air ont des limites qui l’excès ou le défaut d’air. En particulier, pour une combustion tota-
doivent correspondre aux limites d’inflammabilité des lement incomplète (avec les hypothèses de construction du
combustibles [BE 8 311]. Par définition, ces limites sont données diagramme d’Ostwald), si la valeur de y est nulle pour un
par : combustible solide ou liquide, elle est différente de zéro dans ce
Ncombustible cas.
Li = (64)
Ncombustible + N comburant
3.3.3.2.5 Utilisation des diagrammes de combustion
1 Un diagramme a quatre utilisations essentielles :
soit : Ncomburant = N combustible − 1
Li – le contrôle de l’analyse des fumées ; si on mesure co2′ + so2′ ,
En utilisant le pouvoir comburivore on obtient : o ′ et co ′ , le diagramme doit donner pour z la même valeur que co′
mesurée, sinon cela signifie qu’il peut y avoir un défaut opératoire
Va′ M 1 ou la présence d’imbrûlés gazeux autres que CO (en provenance
= combustible −1 (65) de S par exemple) ;
22, 4 × 10−3 M combustible Li
– le contrôle de la combustion dans les foyers ; l’analyse des
avec Mcombustible = 1 kg, fumées permet de connaître les coordonnées x et y du point repré-
sentatif de la combustion sur le diagramme. Par exemple, sur le
Mcombustible masse molaire du combustible. diagramme d’Ostwald de la figure 7, le point M est situé dans un
Pour un combustible liquide ou solide du type CxHyOzNuSv , la losange délimité par des droites (D) et (∆) ;
masse molaire est : (12x + y + 16z + 14u + 32v) × 10–3 kg · mol–1. Par interpolation, on détermine les valeurs de co′ et de e, ce qui
Alors, pour une masse de 1 kg de combustible, l’équation (65) permet de conclure quant à la qualité de la combustion. Dans le
devient : cas de la figure 7, la combustion est oxydante et incomplète mal-
gré un excès d’air. Ce qui peut provenir d’un mauvais mélange ou
Va′ 22, 4 1 1 e d’une chambre de combustion trop froide ;
= −1 =λ= +1 (66)
Va M c Li Va 100 – le réglage a priori d’une combustion :
• combustion optimale : il faut que le point représentatif M soit
Considérant l’équation (26) du pouvoir comburivore, l’excès aussi proche que possible de K, c’est le cas de la combustion
d’air est donné par : dans les chaudières,
• combustion réductrice : le point M doit être situé dans la zone
1 1 e < 0,
e= − 1 − 1 100 (67)
4, 77m Li • combustion oxydante : M doit être dans la zone e > 0.
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16
P
14
[CO2] (%)
λ=
1
12
λ=
10 1,2
λ=
1,5
8 [C
O]
/[C
O [CO
] /[ 2] =
[CO C 0
[CO ] /[C O
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[CO ] /[C O 2] =
6 [CO] [C O] /[ ] /[CO O ] 2 ] 0,2
CO 2 = 0, =
/[CO 2] = 1
2 ] = 2 %2 ] = 1,5 % 7 % 0,4 % %
%
λ= λ=
2 0,6 0,
8
0 O
λ
=
2
0 5 10 15 20 25
[O ] (%)
Figure 8 – Diagramme de Biard du fioul domestique prenant en compte les dissociations [BE 8 043]
Ces deux derniers cas se retrouvent dans certaines combustions La température de combustion dépend du type de combustion,
industrielles afin de traiter un produit ; c’est-à-dire si elle a lieu à volume ou à pression constante.
– lorsque e et co′ sont déterminés, à partir du point M, il est
possible de connaître les pouvoirs comburivore Va′ et fumigène Vfs
de la combustion réelle. 4.2 Température des fumées et chaleur
dégagée
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réactifs
M ci
∆H20 comburant
Produits
∆H0c produits
xi
CO2 22, 4∑tmi
M ci
∑t vi x i
y w y
H2 O 22, 4 ∑tmi i +
2Mci 18
∑t vi 2i + w
Combustion à 0 °C
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0 0
Q0 = ∆Hc vi
SO2 22, 4∑tmi
Mci
∑t viv i
3, 77mi + 0, 5ui u
N2 22, 4∑tmi ∑t vi 3, 77mi + 2i
Figure 9 – Schématisation des évolutions enthalpiques Mci
lors d’une combustion
Le calcul est fait en utilisant les fonctions d’état : une combustion incomplète, il y a dans les fumées un certain
volume d’oxygène et un volume d’oxyde de carbone dont les
– énergie interne si les évolutions ont lieu à volume constant ;
valeurs sont données dans les expressions (57) et (59).
– enthalpie si les évolutions ont lieu sous pression constante.
Par exemple, pour une évolution sous pression constante, on L’enthalpie peut être exprimée en fonction de la capacité ther-
peut écrire, pour une quantité de mélange contenant une mole de mique massique sous pression constante. Que ce soit pour un
combustible : liquide ou un solide ou pour un gaz, assimilable à un gaz parfait,
on a :
Q1,2c = ∆H1,2c = ∆H10cbtb + Nct ∆H20ct + ∆H c + ∑ Ni ∆H 0ci (68)
∆hij = ∫ c p dT
j
(70)
produits
i
Pour un kilogramme de combustible solide ou liquide, ou un si, comme cela est le cas ici, la température de l’état initial i est de
mètre cube TPN de combustible gazeux, ∆Hc est l’opposé du pou- 0 oC.
voir calorifique inférieur ou supérieur selon l’état physique de l’eau
dans les fumées. Dans la très grande majorité des cas, l’eau étant En utilisant les capacités thermiques massiques, l’équation (69)
sous forme de vapeur, c’est le PCI : Ip. On peut alors écrire, pour la devient :
combustion dans l’air de 1 kg de combustible :
Q1,2c = − cp,01,cbtbθ1 − Va′ ρa cp,02,air θ2 − Ip
e
Q1,2c = ∆h10cbtb + Va′ ∆hv,20air − Ip + ∑ Vi′ ∆hv,0ci +
100
Va ∆hv,0cair (69)
+ ∑ Vi′ ρi cp,0c,i +
e
Va ρa cp,0c,air θc
(72)
produits
produits 100
avec h (J · kg–1) enthalpie massique,
hv (J · Nm–3) enthalpie volumique, avec ρ (kg · m–3) masse volumique du gaz, dans les conditions
TPN, soit :
Vi′ (Nm3) volume du constituant i du corps considéré dans
les fumées.
101 325
ρ= (73)
Ce volume est donné par les équations (30) ou (33) selon que le 273r
combustible est gazeux d’une part, ou liquide ou solide d’autre
part. Dans ces équations le paramètre m est à rattacher uni- avec r constante du gaz :
quement à l’azote. Le tableau 11 donne les expressions à
R
considérer, pour un combustible composé de corps de la forme r=
CxHyOzNuSv. Pour des combustibles humides, il faut aussi prendre M
en compte l’humidité du combustible dans le volume d’eau. Pour où R = 8, 315 J ⋅ mol−1 et M est la masse molaire.
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On peut aussi, plus directement, utiliser les capacités ther- Dans le premier cas, il s’agit d’appliquer directement :
miques moyennes sous pression constante rapportées à l’unité de – l’équation (68) si on dispose de tables d’enthalpies molaires
volume (en J · K–1 · Nm–3) cpv. Alors, toujours pour 1 kg de [BE 8 311] ;
combustible : – l’équation (69) si on dispose de tables d’enthalpies volumiques
(ou massiques) ;
Q12c = − cp,01,cbtbθ1 − Va′ cpv,02,air θ2 − Ip – l’équation (74) dans le cas où on dispose de tables de capaci-
tés thermiques volumiques moyennes comme celles présentées
e (74) dans les tableaux 12 et 13.
+ ∑ Vi′ cpv ,0c,i + Va cpv,0c,air θc
produits 100 En revanche, dans le deuxième cas, le calcul est plus délicat. La
difficulté réside dans le fait que le calcul de θc nécessite de
Les tableaux 12 et 13 donnent les capacités thermiques volu- connaître les enthalpies ou les capacités thermiques moyennes de
miques moyennes sous pression constante pour les gaz les plus l’air et des gaz contenus dans les fumées, qui dépendent
courants. elles-mêmes de θc . Il convient alors de procéder par approxi-
mations successives et interpolation.
On note, à partir de l’équation (74), que :
– l’enthalpie due au préchauffage des réactifs s’ajoute au PCI du Exemple : soit la combustion d’un gaz dont la composition est :
combustible pour augmenter la température de combustion et/ou co = 0,325 ; h = 0,026 ; co2 = 0,062 ; n = 0,587. Les réactifs sont pré-
la chaleur cédée à l’extérieur ; chauffés à 200 oC. La combustion est complète avec un excès d’air
de 30 %. On néglige l’humidité contenue dans l’air.
– plus la température des fumées est basse, plus grande est
l’énergie cédée à l’extérieur ;
– la présence d’un excès d’air diminue la température des
fumées ou, à température des fumées donnée, elle diminue l’éner- 4.2.2.1 Calculs préliminaires
gie thermique récupérable. Le pouvoir calorifique de ce gaz, calculé à partir de
Pour des combustions à volume constant, l’ensemble de ces l’équation (13) et du tableau 6 est :
relations est utilisable à condition d’y remplacer les enthalpies par Ip = 0, 325 × 12 640 + 0, 026 × 10 770 = 4 388 kJ ⋅ Nm−3
les énergies internes et les capacités thermiques sous pression
constante par les capacités thermiques à volume constant. Le pouvoir comburivore théorique est donné par l’équation (23) :
Va = 4, 77 [0, 325 (1 − 0, 5) + 0, 026 × 0, 5] = 0, 837 Nm3 ⋅ Nm−3
4.2.2 Méthodes de calculs – Exemple Le pouvoir comburivore réel vaut :
Deux types de calculs sont à envisager à partir des équations Va′ = 1, 3 Va = 1, 088 Nm3 ⋅ Nm−3
précédentes (69), (72) ou (74) : La combustion étant complète avec un excès d’air, les fumées
– soit, le calcul de la quantité de chaleur pouvant être récupérée sont composées de CO2 , H2O, N2 et d’air. Le pouvoir fumigène
pour des températures des réactifs et des produits données ; humide, donné par la relation (31), est :
– soit, le calcul de la température de fin de combustion lorsque
e
l’on connaît la quantité de chaleur fournie (ou souhaitée) par la Vf′ = 2,885 (co + h ) + n + co 2 + V = 1,913 Nm3 ⋅ Nm−3
combustion et les températures des réactifs. 100 a
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θ1 ∑ Vi′cpv ,01,i + Va′cpv ,02,air + Ip = 200 (1, 247 + 1, 422) + 4 388 liquide, on remplace les volumes par les teneurs massiques des
cbtb éléments formant le combustible et les capacités thermiques
= 4 921 kJ ⋅ Nm−3 volumiques moyennes par les capacités massiques moyennes.
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90
3 2,5 2
80
1,5
λ
70 θr = 500 °C
400 °C
60 300 °C
R
Enthalpie (MJ/kg)
200 °C 1
50 C
100 °C
Hr
I = 41,71
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40 B A
Q
30
20 F
16,6
Hf
10
0
0 500 1000 1500 θc 1700 2000 θth 2500
Figure 10 – Diagramme enthalpique de la combustion complète d’un fuel de composition : c = 0,8605 ; h = 0,137 ; s = 0,0025
et de PCI 41,71 MJ · kg–1
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′
pe0θVf′ − pVH2O
′
La température atteinte par les fumées Tc est plus faible que lors
∆VH2O = (85)
pe 0 θ − p de la combustion stœchiométrique, mais l’enthalpie des fumées
est toujours égale à Ip . On peut en conclure que l’exergie d’un
puis avec l’équation (83) la quantité d’énergie thermique récupérée mélange combustible avec excès d’air ne diffère pas de son
par la condensation. exergie sans excès d’air et est toujours représentée par l’aire a23b.
3 3st
dp
Tth Tth
Tc 3
stœchiométrique
=0
avec excès
=0
dp
d’air
dp
∆Hff,233 = lp = Ex
Exmmc
2 ∆Hff,23 = lp = Exxm
mc c 2 csst c
Ta Ta
a b a bsst b
S2 S3 Sf S2 S3st S3 Sf
a sans excès d’air b avec excès d’air
S entropie
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=0
3 3st
dp
Tth Tth
Tc 3
stœchiométrique
=0
=0
avec excès
dp
dp
d’air
Ex
xff,3 Ex
xff,3
2 c 2 csst c
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Ta Ta
Ta ∆Sff,22233 Ta ∆Sff,2223
a b a bsstt b
S2 S3 Sf S2 S3st S3 Sf
a sans excès d’air b avec excès d’air
Ce résultat est logique puisque l’exergie de l’air, dans les L’équation (90) met ainsi en évidence des irréversibilités
conditions ambiantes est nulle par convention. différentes. La présence d’un excès d’air augmente la perte
d’exergie due à la combustion.
Elle est représentée par l’aire hachurée a2cb sur la figure 12a et
correspond à une perte due à l’irréversibilité de la combustion. Cette expression n’est utilisable qu’à la condition de connaître
Plus précisément, cette perte d’exergie représente les irréversibili- les capacités thermiques volumiques sous pression constante des
tés dues à la transformation de l’énergie chimique en énergie ther- divers corps présents dans les fumées.
mique du fait de la combustion. Plus simplement, on peut utiliser des tables entropiques qui
donnent la variation d’entropie volumique svi de divers corps entre
o
0 C et la température considérée. Le tableau 14 donne un extrait
5.2.2 Combustion complète avec excès d’air
de telles tables. Il suffit alors d’appliquer l’équation suivante :
Pour une combustion avec excès d’air, les équations (89) et (90)
sont encore applicables. On constate, sur la figure 12b que, du fait e
de l’augmentation de Ta∆Sf,23 , l’exergie des fumées est plus faible ∆S f,23 = ∑ Vi′ s vi,3 +
100
Va s va,3 (92)
que lors d’une combustion stœchiométrique. produits
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Exemple de calcul : soit le fuel de la figure 10 de composition Le pouvoir comburivore théorique de cette combustion est
c = 0,8605 ; h = 0,137 ; s = 0,0025 et de I = 41,71 MJ · kg–1. On cal- [équation (27)] :
cule tout d’abord la perte d’exergie pour une combustion stœchiomé-
trique, puis dans le cas de la combustion complète avec un excès c h s
Va = 106,8 + + = 11325
, Nm3 ⋅ kg−1
d’air de 50 %. 12 4 32
Les volumes des différents composés des fumées sont
(tableau 11) : Pour la combustion stœchiométrique, on note sur la figure 10 une
température théorique de combustion égale à 2 040 oC. Pour cette
température et par interpolation, le tableau 14 permet de connaître les
entropies volumiques des constituants des fumées (kJ · K–1 · Nm–3) :
c 0,8605
VCO2 = 22, 4 = 22, 4 = 1606
, Nm3 ⋅ kg−1 s v,CO2 = 4,7824 ; s v,H2O = 3,8544 ; s v,SO2 = 4,8599 ; s v,N2 = 3,0458
12 12
h 0,137 L’application de l’équation (92), avec e = 0, donne :
VH2O = 22, 4 = 22, 4 = 1534
, Nm3 ⋅ kg−1
2 2
∆S f,23 = 40,877 kJ ⋅ K −1 ⋅ kg−1
s 0,0025
VSO2 = 22, 4 = 22, 4 = 0,00175 Nm3 ⋅ kg−1
32 32 avec Ta = 293 K, cette variation d’entropie entraîne une perte exergé-
tique donnée par l’équation (90) :
c s h
VN2 = 22, 4 × 3,77 + + = 8,955 Nm3 ⋅ kg−1
12 32 4 , MJ ⋅ kg−1
Ex mc − Ex f 3 = Ta ∆S f,23 = 1198
▲
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P
O
U
Énergétique de la combustion R
Caractéristiques techniques E
par André LALLEMAND
N
Professeur émerite des universités
Ancien directeur du département de génie énergétique de l’INSA de Lyon
S
A
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