Cinétique des Réactions Chimiques
Cinétique des Réactions Chimiques
COURS
COURS CINETIQUE CHIMIQUE L3 (F) Pr. N.A. LAOUFI
LNA
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C'est une réaction biomoléculaire, qui peut être décrite de manière simpliste: une molécule
A et une molécule B se heurtent, les atomes se réarrangent et les produits de la réaction se
forment immédiatement après le choc activant.
La théorie des collisions s'applique aux réactions biomoléculaires, elle prévoit que la
réaction se déroule par la formation d'un composé intermédiaire.
C'est l'étape (I) qui intéresse la théorie des collisions, elle correspond à l'étape limitante
qui détermine la vitesse totale du processus.
Cette théorie s'intéresse uniquement à la détermination des chocs, et non de quelle façon le
produit intermédiaire s'est formé.
La molécule rouge doit heurter une molécule bleue pour provoquer une réaction chimique,
(a): une seule molécule rouge se déplace à travers 10 molécules bleues et ne se heurte qu'à
deux d'entre elles par seconde, (b): avec un nombre double de molécules bleues, le nombre de
collisions double à raison de 4 collisions par seconde.
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√2 2 2 8 k B T kBT
ZA−A = nA AA √ = 2n2A 2AA √
2 mA mA
La valeur 2 dans le dénominateur est rajoutée pour ne pas compter les chocs deux fois.
ZA-A: nombre de chocs binaires entre les molécules par unité de volume (cm3) et de temps (s)
nA: Concentration en molécules, nombre de molécules/ cm3
mA: masse d'une molécule (g)
A: diamètre d'une molécule (cm)
T: température absolue (K)
kB = 1,38 10-23 J/K.mol.: constante de Boltzmann
Sachant que:
R M
kB = et m=
N N
On obtient:
√2 2 2 8 k B T √2 2 2 8RT
ZA−A = nA AA √ = nA AA √
2 mA 2 M
N ∗ NA
√2 2 2 8RT RT
ZA−A = nA AA √ = 2n2A 2AA √
2 MA MA
MA: masse molaire de A
R: constante des gaz parfaits
mA: masse d'une molécule
N= 6,023 1023: nombre d'Avogadro
√2 A + B 2 8 k B T
ZA−B = n A nB ( ) ∗√ m ∗m
2 2 (m A + mB )
A B
√2 A + B 2 8RT
ZA−B = nA nB ( ) ∗√ m ∗m
2 2 (m A + mB ) ∗ N
A B
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A + B
AB =
2
√2 1 1 1/2
ZA−B = n n ( ) [8RT (
2
+ )]
2 A B AB MA MB
Sachant que:
mA mB MA M B 1
= = ( )∗
mA + mB MA + M B N
: masse réduite
√2 8 k B T
ZA−B = nA nB (AB )2 √
2
Exemple 1: soit la collision entre les particules H et I pour former HI à P = 1 atm et T = 700
K. On voudrait déterminer le nombre de collisions pour produire HI.
H + I HI
R 8,314 . 107
kB = = erg⁄K. mol
N N
AB = 4. 10−8 cm
M (I) = 126,9 g/mol
M (H) = 1 g/mol
M 126,9
Masse d'une molécule = = = 2,1 10−22
N 6,023 1023
NC
Nombre de molécules par cm3 =
103
P
C =
RT
NP 6,023 1023 ∗ 1
n= = = 1,05 1019 molecules/cm3
103 RT 0,082. 103 ∗ 700
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nA = nB
√2 1 1 1/2
ZA−B = n n ( ) [8RT (
2
+ )]
2 A B AB MA MB
1⁄
√2 1 1 2
ZA−B = (1,05 1019 ) 2 (4 . 10− 8 )2 [8 ∗ 8,31 . 107 ∗ 700 ( + )]
2 1 126,9
Exemple 2:
a) Calculer la vitesse des collisions (ZA-B) des molécules de N2 (A) et O2 (B) dans l'air (21%
O2, 79% N2) à 1 bar et 300 K, sachant que A = 3,8 10-10 m et B = 3,6 10-10 m.
b) Calculer la vitesse des collisions Z A-A de N2 (A) entre elles dans l'air.
Réponse:
a) Calcul de la vitesse des collisions (ZA-B) des molécules de N2 (A) et O2 (B) dans l'air:
1 bar = 105 Pa
√2 8 k B T
ZA−B = nA nB (AB )2 √
2
A + B (3,8 + 3,6)
AB = = . 10−10 = 3,74. 10−10 m
2 2
De même:
mA mB MA M B 1
= = ( )∗
mA + mB MA + M B N
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√2 8 k B T
ZA−B = nA nB (AB )2 √
2
b) Calcul de la vitesse des collisions Z A-A de N2 (A) entre elles dans l'air.
kBT
ZA−A = 2 ∗ nA 2 (A )2 √
mA
nA = 1,91. 1025 molecules/m3
28,0. 10−3
mA = = 4,65. 10− 26 kg/molecule
6,023 . 1023
D'après les deux exemples précédents, le nombre de collisions est très important, si chaque
choc était suivi d'une réaction, la réaction globale serait terminée au bout d'un temps de l'ordre
de quelques milliardièmes de seconde, de plus le modèle fait apparaitre que ZA-A croit
comme la racine carrée de T et non pas comme une fonction telle que (e - E/RT).
Il est donc probable que tous les chocs ne sont pas efficaces, et qu'il existe un grand
nombre de chocs ne conduisant pas à un la formation du produit, ceci est du à plusieurs
facteurs d'ordre:
- stérique: deux molécules A + B ne sont aptes à réagir que si elles se heurtent dans une
certaine orientation mutuelle. Ceci est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de molécules
organiques, qui ne peuvent réagir l'une sur l'autre que si les groupements fonctionnels
intéressés viennent à proximité l'un de l'autre. Seule une proportion FS des chocs est efficace,
et la vitesse de réaction en molécules par unité de volume n'est pas ZAB mais FS ZAB.
Remarque: cette explication n'est pas suffisante car dans ce cas F S ≈ 10-10 à 10-15 (valeur
très petite), et on ne voit pas comment FS peut varier aussi rapidement avec T et la fonction (e
- E/RT
).
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CH3 CH2 Cl
Soient A* et B* les molécules A et B dans un état activé, le choc efficace est le choc (A* +
B*). On peut dire que le nombre de chocs efficaces n'est qu'une fraction FE du nombre total
des chocs entre une molécule A et une molécule B convenablement orientées, la vitesse de la
réaction est égale au nombre de collisions efficaces par cm3.s.
D'où: r = V = FE FS ZAB
Pour que deux particules réagissent, il faut que leurs énergies cinétiques soient supérieures à
l'énergie critique.
1
E= N ∗ m ∗ u2 énergie cinétique critique de translation
2
N: nombre d'Avogadro
m: masse d'une molécule
u: vitesse des particules
E⁄
Dans ce cas: r = ZA−A e− RT (1)
Sachant que:
N ∗ C (mol⁄L) 103
nA = d′ où C = ∗ nA
103 (cm3 ) N
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106
r = k C2 = k ∗ nA 2 (2)
N2
106 E⁄
(1) = (2) k ∗ n2A = ZA−A e− RT
N2
N2 kB T
k= 2 ∗ nAA 2 (A )2 √ e−E⁄RT
106 n2A mA
k = a √T e−E⁄RT
L'expérience a montré que pour HI: l'énergie critique trouvée expérimentalement = 43,7
kcal/mol.
k exp. = 1,55 . 10-3 s-1 L mol-1
k théorique (théorie des collisions) = 2,1. 10-3 s-1 L mol-1
k théorique très proche de k exp. donnée par la théorie des collisions, ceci pour des collisions de
molécules simples.
Pour des molécules complexes, la concordance entre k théorique et k exp n'existe pas.
Réaction aobs/ath
H2 + I2 2 HI ~ 0,5
H2 + OH H2O + H
~ 0,5
(réaction radicalaire)
2 NaCl 2Na + Cl2 ~ 10-2
CH3 + CH4 CH4 + CH3
~ 10-3
(réaction d'échange de H)
(C2H5)3 N + (C2H5)Br (C2H5)4 NBr ~ 10-10
k = a √T e−E⁄RT
1 E
ln k = ln(a) + ln T −
2 RT
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dln k 1 E
= + (A)
dT 2 T RT 2
E: énergie cinétique critique des molécules qui participent dans une réaction chimique.
Relation d'Arrhenius:
dln k Ea
= (B)
dT RT 2
En comparant les deux relations (A) et (B), il faut que: Ea = E + RT/2 sachant que:
RT/2 << E
E⁄
Pour la réaction A + B P r = Fs ZA−B e− RT
E⁄
Pour la réaction 2A P r = Fs ZA−A e− RT
1⁄
R 2
1⁄ − E
r = 2 10 Fs N (A
6 2 )2 ( ) T 2 e RT CA2 = k CA2
MA
EA
r = k CA2 = A e− RT CA2
Conclusion
Les trois conditions nécessaires pour que des molécules puissent réagir efficacement sont:
a) assurer une collision entre deux ou trois molécules;
b) l'énergie au cours du choc doit être supérieure à l'énergie critique;
c) les molécules doivent avoir une certaine orientation, c'est la condition qui tient compte
du facteur stérique Fs.
(I) K ∗ (II)
A + B (AB)* C
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Cette théorie donne un mécanisme plus détaillé que celle de la théorie des collisions.
[AB]∗
K∗ =
[A] ∗ [B]
Produit (C)
kB T
R=
h
Cette relation est valable pour toutes les réactions et ne dépend que de la température T.
kB T
r = R [AB]∗ = ∗ [AB]∗
h
kB T
r= ∗ K ∗ [A] [B]
h
Avec une constante de vitesse k égale à:
kB T ∗
k= K
h
A l'équilibre, l'énergie libre de la réaction est:
G∗
G∗ = −RT ln K ∗ → K ∗ = e− RT
G∗ = H ∗ − T S ∗
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kB T ∗ kB T − H∗ S ∗
k= K = e RT e R
h h
kB T ∗ kB T S∗ H∗
−
k= K = eR e RT
h h
kB S ∗
= eR
h
H ∗
k = T e− RT
H ∗
ln k = ln + ln T −
RT
d ln k 1 H ∗ H ∗ + RT d ln k Ea
= + = ≈ Formule d′ Arrhenius: =
dT T RT 2 RT 2 dT RT 2
En comparant les deux relations, nous constatons que:
H ∗ + RT ≈ Ea puisque RT << H ∗
kB T S∗ Ea
k= e R e− RT
h
III.3. Etude comparative des deux théories
Soit la réaction: A + B P
1⁄
d[A] A + B 2 1 1 2 E
r=− 6 2
= 10 N Fs ( ) [A][B] [8 RT ( + )] e−RT (1)
dt 2 MA MB
d[A] kB T kB T
r=− = ∗ [AB]∗ = ∗ K ∗ [A] [B] (2)
dt h h
Sachant que:
[AB]∗
K∗ =
[A] ∗ [B]
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et:
G ∗ = −RT ln K ∗ = H ∗ − T S ∗
G∗
K ∗ = e− RT
kB T G∗ kB T S∗ H ∗
r= ∗ e− RT [A] [B] = ∗ eR e− RT [A] [B]
h h
S ∗
Si E = H* = E1 et Fs est proportionnel à les deux écritures (1) et (2) pour la vitesse
R
sont identiques: r (1) = r (2).
De plus la variation de l'entropie d'activation S* est fonction des entropie de formation SA et
SB:
S* = S(AB*) - (SA + SB) ≈ SAB - (SA - SB)
1) si S* = 0 Fs = 1
2) si S*<<0 c'est le cas le plus fréquent, Fs << 1
3) si S*>>0 Fs >> 1: c'est une réaction en chaine s'accompagnant de la formation
de plusieurs particules.
Conclusion
E
k α √T e− RT } → E ≈ H ≈ Ea
H
k α T e− RT
Ea
Il est donc possible d'écrire: k α T m e− RT
Ea
lnk α (m ln T − )
RT
dlnk m Ea mRT + Ea Ea
α ( + ) = ≈
dt T R T2 R T2 R T2
mRT << Ea les deux théories aboutissent à l'équation d'Arrhenius, donc les deux
théories sont complémentaires.
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d[NO]
r=− = k C [NO]2
2dt
dPNO kC 2
r=− = 2 2 PNO
2RT dt R T
k∗eq
2NO ⇔ (NO)∗2 → N2 + O2
kB T
r= ∗ [(NO)∗2 ]
h
[(NO)∗2 ]
k ∗eq =
[NO]2
∗ ∗
kC 2
k B T P(NO) 2
k B T RT P(NO) 2
kB T ∗
r= ∗ PNO = ∗ → kC = 2 = k
(RT)2 h RT h PNO h
Avec :
∗
∗
RT P(NO) 2
k = 2
PNO
D'où:
∗ ∗
P(NO) (RT)2 RT P(NO)
k ∗eq = 2
2 = 2
2
RT PNO PNO
Sachant que:
G ∗ = −RT ln K ∗ = H ∗ − T S ∗
G∗ S ∗ H ∗
∗ − −
k = e RT = eR e RT
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k B T1 S∗ H∗
−
k C1 = eR e RT1
h
k B T2 S ∗ H∗
−
k C2 = eR e RT2
h
k C1 T1 − H∗ 1 1
( − )
= e R T1 T2 (1)
k C2 T2
k C1 = R2 T12 k1
kC1 k1 T21
=
kC2 k2 T22
k C2 = R2 T22 k 2
H ∗ 1 1 T2 k2 T2 ∗ k1
( − ) = ln − ln = ln
R T1 T2 T1 k1 T1 ∗ k 2
H ∗ 1 1 T2 ∗ k1
( − ) = ln
R T1 T2 T1 ∗ k 2
1 1 −1 T2 ∗ k1
H = R ( − ) ln
∗
T1 T2 T1 ∗ k 2
S ∗ h k C1 H∗
+
eR = e RT1
k B T1
S ∗ h k C1 H ∗
= ln ( )+
R k B T1 RT1
h k C1 H ∗
S ∗ = R ln ( )+
k B T1 T1
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k C1 = R2 T12 k1
h R2 T12 k1 H ∗
S ∗ = R ln ( )+
k B T1 T1
h R2 T1 k1 H ∗
S = R ln (
∗
)+
kB T1
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B + A → C + Z
{ Ce sont des réactions concurrentes.
C + A → D + Z′
III
C + A → D + Z′
d[ X ]
=0
dt
Soit la réaction: A B C
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Il s'établit très vite un régime permanent durant lequel [X] ne varie pratiquement pas en
fonction du temps, il reste très petit.
Concentrations
[A]0 C
t
Période d'induction: d[X] /dt 0
I (k1 )
→
B + A ← X + Z
II (k2 )
III (K3)
X + A → D + Z′
r = k 3 [X] [A]
d [X]
= K1 [A] ∗ [B] − K 2 [X] ∗ [Z] − K 3 [X] ∗ [A]
dt
D'où:
K1 [A] ∗ [B]
[X] =
K 2 [Z] + K 3 [A]
K1 K 3 [A]2 ∗ [B]
r= pour une réaction complexe
K 2 [Z] + K 3 [A]
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1) si K3>> K2
r = K1 [A] ∗ [B] réaction d′ ordre 2
2) si K3<< K2
K1 K 3 [A]2 ∗ [B]
r=
K 2 [ Z]
2 N2O5 4 NO2 + O2
r = K1 [N2 O5 ]
La réaction étant d'ordre 1 et la stœchiométrie indique une valeur égale à 2 (pour N2O5), donc
la réaction n'est pas élémentaire.
II
NO2 + NO3 → NO + O2 + NO2
Il s ′ établit un choc entre les deux reactifs, et NO3 acquiert une énergie supplementaire
NO + N2 O5 → 3 NO2
III
d [NO3 ]
=0
dt
d [NO3 ]
= K1 [N2 O5 ] − K1′ [NO2 ] [N O3 ] − K 2 [N O2 ] [N O3 ] = 0
dt
D'où:
K1 [N2 O5 ] K1 [N2 O5 ]
[NO3 ] = =
K1′ [NO2 ] + K 2 [N O2 ] ′
(K1 + K 2 ) ∗ [NO2 ]
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K1 K 2 [N2 O5 ]
r=
(K1′ + K 2 )
K1 K 2
K=
(K1′ + K 2 )
Exemple 2
Soit la réaction: 2A + B A2B
(k3 )
(A 2 )∗ + B →
← A2 B
(k4 )
On applique le principe de l'AEQS sur (A2 )∗ qui est le produit intermédiaire, d'où:
d [(A2 )∗ ]
= K1 [A]2 − K 2 [(A2 )∗ ] − K 3 [(A2 )∗ ][B] + K 4 [A2 B] = 0
dt
K1 [A]2 + K 4 [A2 B]
[(A2 )∗ ] =
K 2 + K 3 [B]
K1 [A]2 + K 4 [A2 B]
rA2 B = K 3 [B] ∗ − K 4 [A 2 B]
K 2 + K 3 [B]
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Or:
0,72 [A]2 [B]
rA2 B (experimentale) = (2)
1 + 2[A]
Les expressions (1) et (2) sont totalement différentes, donc le mécanisme réactionnel proposé
n'est pas valable.
(k1 )
→ (AB)∗
A + B ←
(k2 )
(k3 )
(AB)∗ + A →
← A2 B
(k4 )
On applique le principe de l'AEQS sur (AB)∗ qui est le produit intermédiaire, d'où:
d [(AB)∗ ]
= 0 = K1 [A][B] − K 2 [(AB)∗ ] − K 3 [(AB)∗ ][A] + K 4 [A2 B] = 0
dt
K1 [A][B] + K 4 [A2 B]
[(AB)∗ ] =
K 2 + K 3 [A]
K1 [A][B] + K 4 [A2 B]
rA2 B = K 3 [A] − K 4 [A 2 B]
K 2 + K 3 [A]
En identifiant les deux vitesses (1) et (2), l'analogie peut être obtenue en procédant à des
transformations telles que:
K1 K 3
[ ]2 [ ] [ ]
K 2 A B − K 4 A2 B
rA2 B =
K
1 + K 3 [A]
2
Si la valeur de la constante de vitesse K4 est faible, la vitesse écrite ci-dessous est analogue à
celle obtenue expérimentalement:
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K1 K 3
[ ]2 [ ]
K2 A B
rA2 B =
K
1 + K 3 [A]
2
Puisque que K4 est faible, le mécanisme s'effectue en trois étapes, le mécanisme valable est le
suivant:
(k1 )
→ (AB)∗
A + B ←
(k2 )
K3
(AB)∗ + A → A2 B
3 ClO− → ClO−
3 + 2Cl
−
d [ClO−
3]
Expérimentalement, la vitesse de formation est d'ordre 2 par rapport à ClO−, ce qui
dt
prouve que la réaction n'est pas élémentaire:
d [ClO−3 ]
rClO−3 = = K1′ [ClO− ]2
dt
K1
2 ClO− → ClO−
2 + Cl
−
LNA
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K2
ClO− + ClO−
2 → ClO−
3 + Cl
−
L'unique intermédiaire (ClO)− 2 apparait dans la première étape et disparait dans la seconde
sans être régénéré, d'où l'application du principe de l'AEQS sur (ClO)−2.
On écrit:
d [ClO−3 ]
rClO−3 = = K 2 [ClO− ] ∗ [ClO−
2]
dt
d [ClO−
2]
= K1 [ClO− ]2 − K 2 [ClO− ] ∗ [ClO−
2] = 0
dt
K1 [ClO− ]2 K1
[ClO−
2] = ∗ −
= ∗ [ClO− ]
K2 [ClO ] K2
d [ClO−3 ] K1
rClO−3 = = K 2 [ClO− ] ∗ ∗ [ClO− ] = K1 [ClO− ]2
dt K2
Donc : K1 = K1′
Une combinaison linéaire des réactions élémentaires, le plus souvent la somme, permet de
retrouver le bilan réactionnel, la non régénération des intermédiaires implique que la
succession des étapes élémentaires ne forme pas de boucle réactionnelle, d'où l'expression de
réactions en séquence ouverte.
Rappel
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* Le facteur de multiplication correspond au nombre de centres actifs créés par un seul centre
actif de chaque étape de propagation.
* La plupart des réactions en chaîne sont radicalaires.
K1
1) A → X (intermediaires très réactifs) réaction d′ initiation ou d′amorçage
K2
2) X + A → X1 + F F ∶ produit final réaction de propagation
K3
3) X1 + X1 → X12 réaction de rupture ou de terminaison
Le centre actif X réagit avec le réactif A pour donner naissance à un autre centre actif X1, et
un produit final F. Ils peuvent disparaitre en rompant la chaîne, c'est l'étape de rupture.
Cl2 + H2 → 2 HCl
Cl• + H2 → HCl + H •
{ Etape de propagation
H • + Cl2 → HCl + Cl•
C'est un mécanisme de réaction en chaîne droite à deux réactifs initiaux et deux centres actifs
Cl● et H●.
La propagation de la chaîne est assurée alternativement par les atomes (radicaux) de chlore et
d'hydrogène. Si, chaque radical de chlore initialement créé par la réaction d'initiation donne
naissance à "n" autres radicaux de chlore, la chaîne aura "n" maillons, dans le cas précédent n
=1.
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produit et régénération d'un centre actif, ce dernier réagira à son tour avec un réactif pour
donner naissance à un nouveau centre actif et ainsi de suite, c'est donc dans cette phase que
l'on trouve la séquence fermée qui permet l'établissement d'un régime auto-entretenu.
La séquence fermée qui constitue l'unité réactionnelle de la phase de propagation est aussi
appelée "maillon de la chaîne".
paroi
X → Produit (s)stable (s)
La réaction de rupture est fortement exothermique et l'énergie d'activation est très faible,
voire nulle.
La vitesse de rupture restera cependant faible par rapport aux vitesse de propagation en
raison de la très faible concentration en centres actifs.
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