(Bact Viro) (Spé Gen)
(Bact Viro) (Spé Gen)
- Bactériologie:
- Immunologie
➢ MORPHOLOGIEBACTERIENNE :
Trois critères morphologiques : taille, forme et
mode de groupement:
– La taille: variable de 0,1 à 600 μm
Photomicrographie au microscope electronique des
– La forme : sphérique, cylindrique et spiralée...
Streptococcus pyogenes
– Le mode de groupement: chaîne, amas, palissade...
➢ Experience de pasteur & la théorie de la génération
spontanée (theorie infirmée)
Pasteur utilise des ballons à col de cygne. Il porte le ballon à
ébullition pendant quelques minutes jusqu’à ce que la vapeur
d’eau sorte par l’extrémité du col, puis le laisse refroidir.
Pendant le refroidissement, l’air aspiré dépose les poussières et
leurs germes sur la première courbure : le liquide, bien qu’en
contact avec l’air extérieur, reste inaltéré parce que les germes
ne peuvent pas y pénétrer.
Par les expériences les plus variées, Louis Pasteur démontrera
que :
les poussières de l’atmosphère renferment des micro-
organismes qui se développent et se multiplient ;
les liquides les plus putrescibles restent inaltérés, si après les
➢ METHODES D’ETUDES DE LA STRUCTURE avoir chauffés, on les laisse à l’abri de l’air, donc de ces micro-
BACTERIENNE : organismes.
• Microscope électronique: Mettre en évidence trois
régions architecturales:
• Cytoplasme qui contient le génome cellulaire (ADN),
les ribosomes et différentes inclusions
• Une enveloppe qui consiste en une paroi et une
membrane plasmique
• Des structures externes: capsule, cils, flagelles et
fimbriae .
➢ Structure générale d’une bactérie :
• Informations génétiques nécessaires à la vie et à la – Sa structure apparaît homogène, son épaisseur varie de 10 à 80
pathogénicité nm,
Le matériel génétique
L’ADN bactérien
bactérien est caractérisé
par :
plasmides ( facultatifs) Chromosome (indispensable) • l’Haploïdie :
– Spontanée : Seule est provoqué la sélection des formes variantes préexistantes dans une population
bactérienne ( cas de ATB).
– Induite : UV ou de substances chimiques génotoxiques.
– Discontinue ou brusque : apparait selon la loi du tout ou rien.
– Stable : transmissible à la descendance.
– Rare : mesurable par le taux de mutation (probabilité pour une bactérie de muter pendant une unité de
temps définie (temps de génération). Il est, de l'ordre de 10-5 à 10-10 .
– Spécificité - Indépendance : la probabilité pour une bactérie de subir simultanément deux mutations
distinctes est le produit des probabilités individuelles de ces mutations.
En apparence, la présence
de l’antibiotique est suivi de
l’apparition de mutants
résistants.
NB : L’antibiotique n’est pas l’agent
mutagène, il sélectionne seulement les
mutants devenus résistants. Cela peut
conduire à la résistance (qui est acquise) à
toute une famille d’antibiotiques.
*L’INH(L’isoniazide) : antituberculeux
bactéricide
*RIF= rifampicine : ATB antituberculeux.
• Fréquence de transduction,
• Recombinaison génétique ou non.
la conversion lysogénique :
C'est l'acquisition par une bactérie d'un
caractère somatique particulier
déterminé par le génome d'un prophage
spécifique. Son expression dans toutes
les bactéries est liée à l'état lysogène. Il
disparait avec la perte de celui-ci.
• Exemples :
– S. aureus: Toxine de Panton-Valentine
– Toxine du bacille diphtérique,
– Toxine érythrogène du streptocoqueA
– Certaines cytotoxines (vérotoxines)
chez [Link] ECEP
*schéma : cycles des bactériophages➔*
– Il s’agit de transfert d’ADN libre d’une bactérie
(càd un exogénote), qui est fixé et absorbé par
des bactéries réceptrices, dites en état de
compétence.
Cette absorption d'ADN polymérisé est suivie
d'une recombinaison génétique avec acquisition
de nouveaux caractères génétiques stables
(recombinants ou transformants).
– Ce transfert d'ADN bactérien est:
Limité à quelques espèces: Streptococcus,
Neisseria, Haemophilus
Partiel : une partie de l'exogénote (1-2% du
génome) pénètre et se recombine (si homologie
suffisante).
( transfert de gènes entre bactéries)
• Hybridation
• Amplification suivi d’hybridation
• Séquençage
• Etude électro-phorétique: champ pulsé...
• Clonage
PCR
• Dénombrement bactérien :
-Ensemencement d’un volume défini d’échantillon sur milieu de culture gélosé,
- Dénombrement des colonies bactériennes obtenues après incubation à 37°C
- Permet de calculer les bactéries présentes dans l’échantillon
- Le résultat est exprimé en Unités Formant Colonie par millilitre (UFC/ml)
Autres implications
• Stérilisation • Conservation des souches: froid, lyophilisation, congélation
• Microbiologie industrielle:
– Dosage microbiologiques des vitamines et d’autres substrats
– production d’enzyme, d’acides amines
4. Relation hôte bactérie :
❖ Moyens de défense de l’hôte :
Réaction inflammatoire :
Barrière chimique : inhibent la croissance
• Succession de réactions physiopathologiques dés qu'une bactérienne
bactérie ou ses produits toxiques pénètrent dans le tissu – pH acide, sécheresse de la peau et T < 37°c
conjonctif après avoir franchi la barrière cutanéo-
– Sécrétion de lipides toxiques et de lysozyme au
muqueuse:
niveau des
– Rapide au niveau du site infecté : recrutement des follicules pileux, glandes sébacées et sudoripares
cellules phagocytaires et des protéines de l’inflammation.
Barrière biologique : flore commensale normale,
– Conséquences : résidente
– [Link], corynébactéries, Propionibacterium
* Signes locaux
acnes..
* Signes biologiques d’infection hyperleucocytose – Empêche la colonisation par des bactéries
neutrophile, protéines inflammatoires dans sang (ex : C pathogènes :
Reactive Protein ).
compétition au niveau des sites et de l’utilisation des
* Réponse inflammatoire exagérée: sepsis, choc septique. nutriments.
➢ Les muqueuses :
Immunité spécifique acquise
Barrière physique : Rôle du mucus +++ :
A médiation humorale: – Emprisonnement des bactéries à distance de
– Retardée : 8-10j après premier contact surface des cellules épithéliales .
– Élimination des bactéries avec mucus (cils vibratiles
– AC de type IgM d’abord puis autres classes par la suite: ,péristaltisme, flux urinaire, sécrétions lacrymales,...)
IgG..
Barrière chimique :
– Dominée par l’opsonisation et par la neutralisation. – PH acide du milieu inhibe la multiplication
bactérienne: estomac, vagin, urine..
– Efficace vis-à-vis des bactéries invasives à
multiplication extracellulaire, des bactéries toxinogènes – Sécrétion de produits antibactériens dans le mucus:
* Lysozyme, lactoferrine peptides toxiques ou
– Mémoire immunologique ++ (Vaccination)
défensines,
A médiation cellulaire: * IgA sécrétoires (système immunitaire)
– Lymphocyctes cytotoxiques; cellules phagocytaires Barrière biologique : – Flores commensales, sauf
voies respiratoires basses, utérus, voies génitales
– Inhibition, destruction des bactéries à multiplication hautes, tractus urinaire. – Équilibre écologique qui
intracellulaire. s’oppose à l’implantation de bactéries pathogènes .
– Parfois état de hypersensibilité retardée
caractéristiques des épithéliums :
Barrières cutanéo-muqueuses
Peau, muqueuses
C’est la première ligne de défense
Rôle primordial des épithéliums: niveau de la
rencontre hôte-bactéries.
➢ La peau :
Barrière physique : 2 couches (épiderme + derme),
épithélium stratifié, kératinisation, desquamation
superficielle
❖ Facteurs bactériens de pathogénicité :
Facteurs d’échappement aux défenses de
l’hôte(complément, phagocytose, réponse anticorps) Facteurs facilitant la colonisation et
1- Capsule bactérienne: l’invasion dessurfaces de l’hôte
– Rôle protecteur contre l’activation du complément.
• 1- Pénétration à travers la peau intacte
– En général immunogénique
2- Facteurs de résistance au complément: – Iatrogènes: bactéries de la flore cutanée
– Modification de LPS, Synthèse de C5a peptidase (plaies , cathéters)
3- Echappement à la réponse anticorps – Utilisation d’un insecte vecteur : Borrelia
– Variation antigénique (Ex : variations de phase intéressant les flagelles burgdorferi
de Salmonella, ou les pili du gonocoque) • 2- Pénétration au niveau des muqueuses
– Camouflage avec des molécules ressemblant à celles de l’hôte :
certaines capsules . – Mobilité des bactéries : traversée de la
couche de mucus, lutte contre le flux
Facteurs endommageant l’hote
urinaire ou péristaltisme TD.
1- Enzymes hydrolytiques !
– Hyaluronidases, protéases, DNAses,...: destruction des tissus ([Link], – Sécrétion d’IgAs protéases : évite le
[Link]) blocage dans la couche de mucus (H.
2- Toxines protéiques bactériennes: Exotoxines influenzae, pneumocoque, méningocoque)
– Toxine type A et B: Tetanos – Entrée par les cellules M au niveau de la
– Cytolysines ou hémolysines = rupture membranaire de la cellule cible: muqueuse du TD (Plaques de Peyer) :
Streptolysine O (S. pyogenes), Toxine α (S. aureus) couche de mucus fine à ce niveau et
– Phospholipases ou lécithinases: Ex : Toxine α (Clostridium perfringens)
cellules naturellement phagocytaires
Toxine du Toxic Shock Syndrome (S. aureus).
(Yersinia, Salmonella, Shigella).
3- Composants de la paroi bactérienne à l’origine de la réaction
inflammatoire (Pathogen Associated Molecular Patterns (PAMPs)) •3- Adhésion bactérienne :
– Bactéries à gram négatif : – Adhésines bactériennes : Pili ou fimbriae
Lipopolysaccharide ou endotoxine : constituant de la membrane externe
composé de: * Expression variable fonction de
– Lipide A : propriétés toxiques identiques pour toutes les bactéries l’environnement et surfaces cellulaires
– Portion polysaccharidique : antigénique : antigène O ou Ag somatique. * Interaction moléculaire spécifique entre
– Bactéries à gram positif : Acides (lipo)teichoïques, peptidoglycane : bactérie et cellule-hôte
* Rôle équivalent au LPS dans la genèse du choc septique.
– Adhésines non fimbriales :contact serré
Rôle des composants bactériens dans le pouvoir pathogènes des
bactéries extracellulaires : bactérie /cellule.
– Biofilms Polysaccharides (slime)
* Impliqués dans l’adhésion des bactéries
entre elles et à la surface cellulaire
* Bactéries à l’abri des cellules
phagocytaires et des antibiotiques.
• 4- Mécanismes d’acquisition du fer:
synthèse de sidérophores
– Chélateurs du fer, compétition avec
lactoferrine et transferrine
(chélateurs du fer de l’hôte).
Facteurs permettant la survie des bactéries pathogènes
intracellulaires :
Pathogènes intracellulaires obligatoires: lésions minimes chez l’hôte
qui assure leur survie Ex : Chlamydia, Rickettsia
Pathogènes intracellulaires facultatifs:
– Bactéries de l’environnement : Ex Legionella pneumophila
– Bactéries dont une étape du cycle correspond à un passage
intracellulaire (ex: traversée de muqueuse TD) (Ex : Shigella, Yersinia,
Salmonella)
– Bactéries recherchant un gîte à l’abri des défenses de hôte (Ex :
Multiplication intra macrophagique de
Brucella, [Link])
brucella (microscopie électronique)
Facteurs du parasitisme intracellulaire
– Entrée dans les cellules: phagocytose induite par la bactérie ++.
– Survie dans le phagosome : (Coxiella): Multiplication intra-vacuolaire.
– Survie dans le cytoplasme : échappement du phagosome après lyse de
la membrane de la vacuole: Multiplication intracytoplasmique
Echappement aux défenses de l’hôte :
– Multiplication intracellulaire permet à la bactérie de rester à l’abri des
défenses immunitaires de l’hôte ⇒ induction d’une immunité de type
cellulaire.
• Eléments de physiopathologie :
– Etape 1: Colonisation, elle est dépendante de
l’adhésion bactérienne
– Etape 2 : Invasion (bactéries invasives),
franchissement de la barrière cutanéo-
muqueuse associée au développement d’une
inflammation non spécifique au niveau de la
porte d’entrée. (pneumonie, inf urinaire,..)
– Etape 3: dissémination à partir de la porte
d’entrée, par voie sanguine (bactériémie) ou
lymphatique: métastases
septiques(endocardite, ostéite, méningite...)
5. Mécanismes d’action des Antibiotiques - Modes de résistance aux antibiotiques
❖ Introduction
1928 : Découverte de la pénicilline G par A. Fleming • En octobre 2015, l’OMS a lancé le Système
Espoir de juguler l'ensemble des maladies mondial de surveillance de la résistance aux
infectieuses antimicrobiens (GLASS).
L’émergence de la résistance bactérienne aux La lutte contre la résistance aux antibiotiques :
antibiotiques : fin à cette « fatale illusion » urgence mondiale : 4 niveaux d’action
Mésusage des antibiotiques : humain, animal, végétal – Optimisation de l’usage des antibiotiques
La montée des résistances, phénomène : – Surveillance
– Ancien, universel – Approfondir les recherches
– Observé pour toutes les espèces bactériennes – Sensibilisation des populations
– Problème de multirésistances, impasse thérapeutique Semaine mondiale pour un bon usage des
– Course de vitesse : micro-organismes et la antibiotiques : 12-18 novembre 2018
recherche.
– Coût humain et financier
✓ 700.000 décès par an, dont 50.000 en Europe et aux
Etats-Unis.
✓ jusqu'à 10 millions de décès par an d'ici 2050, soit autant
que le cancer
❖ les antibiotiques :
Définition :
Effets :
Substance d’origine naturelle, hémi-synthétique ou
Bactériostatique : l’antibiotique inhibe la
synthétique, ayant la capacité d’arrêter la multiplication
croissance bactérienne
ou de détruire des bactéries à faible concentration et
Bactéricide : l’antibiotique détruit la bactérie
sans toxicité pour l’hôte.
Nul : résistance vis-à-vis de l’antibiotique
– Agissent à très faibles doses
– Action très spécifique : cible
– Toxicité sélective
– Inhibent ou tuent leur cible
– Pas toujours sans effets secondaires
activité d’un antibiotique en heures.
Famille d’antibiotique :
– Même structure chimique de base leur conférant
un même mécanisme d’action antibactérienne
– Subdiviser en Groupe et sous-groupes :
• Fonction de leur spectre d’activité
• Différencier par leurs propriétés
pharmacologiques
Les familles d’antibiotiques :
Glycopeptides: vancomycine, teicoplanine
Aminosides: gentamicne, tobramycine, amikacine...
Quinolones et fluoroquinolones
Macrolides-lincosamides-Streptogramines,
Kétolides
Cyclines, minocycline et doxycycline
Spectre d’activité : Phénicolés
Définit par la liste des espèces sur lesquelles ils sont Nitro-imidazolé
Sulfamides et triméthoprime
susceptibles d’être actifs, il renseigne sur la résistance
Oxazolidinones: linezolide
naturelle et sur la prévalence de la résistance acquise. Fosfomycine [Link], polymyxine, lipopeptide :
– Spectre large : ATB qui peuvent agir théoriquement daptomycine, polypeptide.
sur la majorité des espèces pathologiques à Gram + et novobiocine, nitrofuranes
à Gram -. lipoglycopeptides : télavancine, dalbavancine,
oritavancine
– Spectre étroit ou très étroit : ATBS à action plus synergistine injectable : quinupristine/dalfopristine
limitée. glycylcycline : tigécycline
Intègre 3 types de données : Antituberculeux: Rifamycine, isoniazide,
pyrazinamide, ethambutol, ethionamide, PAS,
– Activité in vitro déterminée au laboratoire sur des cycloserine, capreomycine
populations bactériennes provenant d’isolats cliniques Les β lactamines ++++ : Famille qui ont en
récents. commun le noyau ; bétalactame.
– Données pharmacocinétiques/pharmacodynamiques. 4 groupes :
– Données cliniques : infections vis à vis desquelles le ➔Groupes I
traitement est réputé efficace. Les Pénames : pénicillines
– Pénicilline G,
Figure dans les “mentions légales ” Résumé de – Pénicillines M,
caractéristique de produit - AMM (VIDAL) – Pénicillines A : pénicillines à large spectre
Situe la probabilité globale de succès d’un traitement » Aminopénicillines,
en fonction des bactéries impliquées dans une » Carboxy-pénicillines,
pathologie donnée. » ureidopenicllines,
» Amidino-pénicilline
Réactualisation régulière en raison des variations
» sulbactam, tazobactam
épidémiologiques des résistances
Les carbapenems : imipénème
Principes de classification : Les oxapénames ou clavam : acide
Même structure chimique de base leur conférant un clavulanique
même mécanisme d’action ➔ Groupe II
Les cephems :
Même origine – Céphalosporines : quatre generation : cefotaxime
Mode d’action ....
Spectre anti-bactérienne – Céphamycines : cefoxitine
Oxacephems: lamoxactam
➔GROUPE III:
Monabactam: aztreonam
Les β lactamines : les céphalosporines
1) Action sur la synthèse du peptidoglycane (PG) :
Bêtalactamines
Glycopeptides
Fosfomycine
Les dérivés de l’acide isonicotinique:
Isoniazide, pyrazinamide, éthionamide et
prothionamide
– Bloquent, par analogie structurale avec le NAD,
les enzymes de biogenèse des acides mycoliques
– Inhibent la formation de l’arabinogalactane,
L’éthambutol :
– Inhibe des arabinosyl-transférases
– Bactéricide
Mode d’action des betalactamines :
- Analogie structurale avec D-alanyl-D- alanine,
conditions d’action des antibiotiques : – Fixation aux PLP, complexe covalent
Posséder une cible bactérienne spécifique – Effet dépend de l’affinité envers les PLP, en
Y accéder sous forme active particulier pour la cible essentielle
Interagir efficacement avec la cible, en l’inactivant – Relation entre [ATB] et nombres de PLP inhibés
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, la – Bactéries en phase de multiplication
bactérie est résistante à l’antibiotique. – Altération pariétale, activation autolysines
Mode d’action des antibiotiques : _bactéricide temps dépendant
1.
2.
Deux grands lieux d’action:
– La paroi
– Le cytoplasme
Cinq modes d’action sur :
Pénétration de la bactérie :
– Cible : PLP, la paroi est le seul obstacle
(sauf E. faecalis)
– BGN :
– Gram + : facile
Mode d’action
– Se complexe avec les D-Ala-D-Ala des précurseurs
du PG lorsqu’ils émergent de la membrane
cytoplasmique: inhibition de l’élongation
Daptomycine (cubicin) :
Glycolipopetide cyclique actifs seulement sur les
BGP
Dépolarisation membranaire avec fuite de potassium
Arrêt de synthèse : protéine, ADN, ARN
Actif sur bactérie en phase stationnaire
Chloramphénicol :
– Attachement à la sous-unité 50S (au site A)
– Inhibe la phase d’élongation empêchant l’attachement
des Amino- acyltRNA au site A du ribosome;
– Bactériostatique
_ mode d’action : voir schéma
Acide fucidique :
– ATB hydrophobe , actif seulement sur les BGP.
– Inhibiteur de la phase d’élongation des synthèses
protéiques.
– Bactériostatique.
Nitrofuranes:
– Furazolidone, nifuroxazide, nitrofurantoine
– Réservé infections intestinales et urinaires
– Action : Apparentée à celui des imidazolés
* Réduction du groupement NO2 par les nitro-
réductases des bactéries aérobies
* Fixation des dérivés réduits sur l’ADN: coupures et
mutations des brins d’ADN
– Bactériostase ou bactéricidie selon la dose
Novobiocine:
- inhibe la réplication de l’ADN
récapitulatif
Quinolones/Fluoroquinolones: Bactéricides
– Inhibition de la réplication de l’ADN en antagonisant la
sous-unité de la gyrase A
Rifampicine: Bactéricide
– Bloque la transcription de l’ADN en ARN-messagers
par la liaison à la sous-unité β de l’ARN-polymérase
bactérienne ;
Nitro- imidazoles: bactéricides
– Ces dérivés réduits provoquent des coupures des
brins et déroulement de l’ADN.
Novobiocine: inhibe la réplication de l’ADN
Nitrofuranes: cible principale ADN
1
Métronidazole :ATB appartenant aux nitro-imidazoles.
❖ Modes de résistance aux antibiotiques :
la résistance bactérienne :
Une bactérie devient résistante à un antibiotique – Résistance Chromosomique : Mutations au
lorsqu’elle supporte des concentrations inhibitrices hasard dans le génome bactérien soit:
supérieures aux concentrations que l’on peut obtenir Dans le chromosome (transmission
dans l’organisme, sans en être affectée verticale)
types de résistance bactérienne :
Dans éléments mobiles (transmission
Résistance naturelle : verticale /horizontale)
Espèces bactériennes qui sont naturellement
–Résistance Extra-chromosomique : Acquisition
résistantes à certains antibiotiques, programmées sur
d’ADN étranger provenant d’autres bactéries
le génome bactérien, donc fixes et constantes à
(transposon, plasmide, intégron) 4 procédés:
l'intérieur du taxon.
Constituent un critère d'identification Conjugaison (plasmide)
Exemples : Transduction (virus bactériophage)
– Cible absente: Mycoplasmes et β- lactamines ;
Transformation (fragment d’ADN provenant
– Cible peu accessible: bacilles à Gram – et Macrolides d’une bactérie morte)
– Cible non affine: bactéries à Gram + et Quinolones
Transposon (gènes sauteurs) : du
Résistance acquise : chromosome à un plasmide ou de plasmide à
Résistances qui apparaissent chez des bactéries plasmide.
jusqu’alors sensibles aux ATB.
Consécutives à des modifications de l'équipement
génétique chromosomique ou plasmidique
Elles ne concernent que quelques souches d'une
même espèce mais peuvent s'étendre
Principales caractéristiques :
Émergence rapide:
– De quelques souches résistantes après l'introduction
d'un antibiotique
Fréquence:
– Variable selon l’antibiotique, en augmentation
Résistance transférable:
– Gènes transférables comme ceux intégrés dans:
plasmide, transposon ou intégron
– Risque de diffusion épidémique
Cumule de résistance:
– BMR : Bactéries Multi-Résistantes.
Support génétique de la résistance :
Résistance naturelle : chromosomique
Résistance acquise** :
**
**
Mécanismes biochimiques de résistance :
Extrusion de l’ATB de la bactérie
Imperméabilité (Bactéries à Gram + ou à Gram-) :
Efflux
Enzymatique : le plus fréquent Spécifique d’un ATB ou touchant plusieurs
Modification de la cible familles d’ATB
Niveau de résistance variable
1. Interférence avec le mécanisme de
Exemple: chez ß-lactamines, protéines
transportde type imperméabilité MexAB/OprM,....
3. Inactivation de l’antibiotique :
Méthodes génotypiques :
Permet de mettre en évidence le ou les gènes
de résistance par biologie moléculaire:
Intérêt:
– Rapide
– Directement sur produit pathologique,
– Bactéries à croissance difficile
1
PDP=prélèvement distal protégé : consiste à réaliser un prélèvement des sécrétions pulmonaires «profondes » à visée diagnostique. Cet
examen s’effectue sans support fibroscopique (technique dite à l’aveugle)
2
Cocci à gram positif
3
(parfois appelé «germe résistant aux antibiotiques») signifie staphylococcus aureus résistant à la méthicilline.
4
Recueil du Liquide Céphalo Rachidien par ponction lombaire.
➢ Détection d’antigènes : Antibiogramme par diffusion en
gélose
• Différents produits pathologiques: urines, LCR, selles,...
• Principe : mesure des diamètres
• Différents techniques: problème de sensibilité mais rapidité d'inhibition/ diamètres critiques :
• Détection d’antigène soluble: technique d’agglutination.... résultats S.I.R.
– LCR et méningocoque, haemophilus, E. coli k1, pneumocoque – • S.I.R. lecture brute
Urine : Legionella et pneumocoque • S.I.R. lecture interprétative
(intégration dans la lecture des
• Détection d’antigène fixés sur produits pathologiques: IFD,
phénotypes/mécanismes de
immunochromatographie résistances)
– Chlamydiae, legionella, ..
Catégorisation clinique sensible
– Antigène et toxine de Clostridum difficile au niveau des selles
•S : sensible à posologie
STANDARD. Une bactérie est
➢ Biologie moléculaire catégorisée sensible à posologie
• Intérêt : standard lorsqu’il y a une
probabilité élevée de succès
– Diagnostic thérapeutique à posologie
– Détection de gène de résistance standard de l’antibiotique
– Épidémiologique • CMI basse ≤ c (concentration
critique inférieure)
• Direct sur produit pathologique ou après culture
Catégorisation clinique résistante
• Par hybridation simple ou amplification puis hybridation • R : résistant. Une bactérie est
➢ Les « contradictions » du laboratoire : catégorisée résistante lorsqu’il y a
Les données bactériologiques obtenues in vitro ne sont pas une forte probabilité d’échec
toujours transposables aux situations in vivo. thérapeutique même en cas de
forte exposition de la bactérie à
L’association rifampicine et quinolones, antagoniste in vitro,
l’antibiotique.
efficace in vivo
• CMI élevée > C (concentration
Les aminosides, ATB concentration–dépendants, très actifs critique supérieure)
sur le SAMS in vitro/mauvais antistaphylococciques en clinique
Les bêtalactamines et les glycopeptides, ATB temps Mesures des CMIs : méthode du
dépendants, vitesse de bactéricidie lente les rend moins E-test
performants in vivo.
Les tests de sensibilité au laboratoire sont réalisés avec :
– Des bactéries en phase exponentielle de croissance
– Un inoculum standardisé 106 UFC
Dans le foyer infectieux :
– Les bactéries quiescentes, sont parfois nombreuses
– La taille de l’inoculum peut varier de 106 à 109 UFC
Les antibiotiques sont en général peu efficaces sur les
bactéries quiescentes.
➢ Le diagnostic bactériologique indirect :
les sérologies : L'antigène
Prélèvements: minium deux à 10-15 j – L’antigène réactif n'est jamais "pur".
d’intervalle – Réactions "croisées" : résultats faussement
Différentes méthodes positifs (anticorps antibrucella qui coagglutinent
– Précipitation en milieu liquide ou en milieu avec les Ag des Yersinia ou de Francisella
solide tularensis)
– Agglutination passive La cinétique d'apparition des anticorps :
– Fixation du complément – Latence puis apparition et élévation rapide des
– Inhibition de l'hémagglutination anticorps puis stabilisation
_Neutralisation (d'une propriété de l'antigène) – Les anticorps de classe IgM apparaissent les
– Compétition premiers lors d'une primo- infection. Ils
– Immunofluorescence indirecte disparaissent assez vite et sont remplacés par des
– Immunoenzymologie (ELISA) IgG.
– Western-blot révèle, dans une même – Comparaison des résultats obtenus sur deux
opération, la présence d‘AC correspondant à sérums prélevés à 10 jours d'intervalle est
différents antigènes autorise une interprétation souhaitable pour reconnaître une infection
analytique des résultats ; actuelle:
– Radioimmunologie ✓ Une séroconversion ou une multiplication
Interprétation des résultats doit tenir compte par quatre du titre l'affirme.
de plusieurs éléments: La technique, les ✓ Un résultat négatif l'exclut.
antigènes et la cinétique des anticorps ✓ Un titre identique signe une infection
La technique: ancienne.
– Problème de sensibilité et spécificité – Infection aiguë récente soit :
✓ Les plus sensibles (peu de faux négatifs) ✓ Apparition d'anticorps spécifiques
conviennent mieux pour un dépistage (séroconversion)
✓ Les plus spécifiques (peu de faux positifs) ✓ Augmentation franche et rapide de leur titre
conviennent mieux pour une confirmation. Les défaillances du sérodiagnostic
– Dans certains cas, nécessité de mise en – Agents pathogènes incapables de stimuler une
œuvre de plusieurs techniques, simultanément réaction immunologique décelable in vitro :
(syphilis) ou successivement . staphylocoques, mycobactéries ...
Dans les réactions d'agglutination, une – Sujets immunodéficients
concentration d' anticorps trop élevée: – Sujet vacciné ou naturellement immunisé et
saturation des sites antigéniques du réactif et réinfections : pic transitoire et titre des IgG difficile
empêcher l'agglutination : phénomène de zone à interpréter.
Techniques immuno chromatographiques: des Interprétation des sérologies:
systèmes unitaires dans lesquels les réactifs – Tenir compte:
sont fixés à l'état déshydraté sur un support ✓ Du contexte clinique et épidémiologique
(bandelette, filtre), bonne sensibilité et une ✓ De l'état immunologique du sujet concerné
spécificité satisfaisante. ✓ Du but de l'examen: diagnostic, suivi ou
• Toujours: sérums témoins positifs et négatifs appréciation de l’état d'immunité,
qui valideront la qualité de la technique mise en – Maîtriser la technique, et l'exécuter avec rigueur
œuvre. et réaliser des contrôles.
Conclusion
La qualité des réponses du microbiologiste dépend de la qualité des
prélèvements et de la qualité du travail du laboratoire.
Test de sensibilité aux antibiotiques : pièce centrale pour tous les types
de traitements antibiotiques
La continuité du dialogue entre laboratoire et clinicien
Dialogue enrichissant pour l’une et l’autre partie :
meilleure connaissance du travail de chacun.
l’amélioration réciproque des connaissances.
I. VIROLOGIE GENERALE
1. Structure et classification des virus :
I. Introduction à la virologie ;
Définition d’un virus : * Eléments inconstants:
Tous les être vivants sont les hôtes d’un ou plusieurs Enveloppe virale ; membrane lipidique
virus . Autres : matrice et téguments
L’homme héberge de nombreux virus Particule de petite taille:
On ne connait que les espèces les plus • Différents / bactéries
pathogènes • 20 à 300 nm: Microscope électronique
Chaque année un nouveau virus est découvert • Non visualisable par le Microscope optique
Pouvoir pathogène très variable: ▪ non cultivables en milieux gélosés ( ils ont besoin
• La majorité des infections virales sont d’un tapis cellulaire pour se multiplier in vitro)
asymptomatiques ou bénignes ▪ Non retenus par les filtres bactériens.
• Parfois : ( ces caractères ( en vert) définissent ce qu’on apelle :
* Infections graves voir mortelles les caractères négatifs des virus ( par oppositions aux
* Infections chroniques ( persistance dans l’organisme autres agents infectueux : bactéries, champignons et
avec une infection virale) avec des complications au parasites)
long cours Parasites intracellulaire obligatoire et absolu:
* Latence virale et persistance dans l’organisme à vie • Incapable de se répliquer en dehors d’une cellule hôte
après la primoinfection ( et se réactiver*) ( mais peuvent dans certains cas persister, mais pas
* certains virus ont un pouvoir Oncogene .exemple : pour longtemps) ;car :
l’HPV. * Pas de système enzymatique de production d’énergie
« Un virus est une entité biologique( nucléo-protéique) ni de synthèse protéique.
dont le génome est un élément d’acide nucléique qui se * Absence du système de Lipman
reproduit dans des cellules vivantes (eucaryotes et • Réplication par la cellule hôte à partir du matériel
procaryotes) en utilisant leur appareil de synthèse génétique virale
pour coder et diriger la production de structures * Génome virale assure et contrôle la réplication virale
spécialisées, les [Link] virions renferment le • Détournement du métabolisme cellulaire de la cellule
génome viral et sont capables de le transférer à hôte pour la réplication du virus : (synthèse
d’autres cellules et donc de les infecter à leur tour. Ce ARNm,Synthèse des protéines virales et Réplication du
sont des parasites cellulaires absolus. » génome virale)
• Virus : Un virus ≈ programme génétique, véhicule d'une
Simplicité structurale (Par opposition aux cellules cellule à l'autre un message simple
procaryotes et eucaryotes ) Présence à la surface d’une ou plusieurs protéines
Association: d’attachement essentielles à : ( voir le tropisme viral)
* Eléments constants: Nucléocapside = • Reconnaissance par le récepteur de la cellule cible
Génome: UN type d’acide nucléique (ADN ou bien • Interaction indispensable pour l’expression du pouvoir
ARN) + pathogène du virus in vivo ;
Capside protéique (les virus ne sont pas des cellules➔agents infectueux)
Infection productive:
✓ Expression de tous les gènes viraux
✓ Production de virions Sites attachement virus:
✓ Lyse de la cellule hôte - Protéines ou glycoprotéines virales :
infection abortive : expression interrompue des gènes viraux : Surface capside
✓ Virus déféctif ou Surface enveloppe virale
✓ Cellule non permissive Surface cellule hôte:
✓ Retour à la normale de la cellule hote Récepteurs cellulaires
✓ Pas de production de virions ± Corécepteurs cellulaires
infection persistante ou latente:
-Persistance du génome virale avec expression de quelques blocage par les Ac neutralisants.
gènes viraux (pour les virus à ADN et uniquement pour eux,
l’ADN va persister à l’état episomique sans s’integrer au
génome de la cellule hote)
- Survie avec modifications; transformation maligne
- Pas de production de virions.
-ce cycle va etre suivi d’un cycle productif ( reprise de la
replication virale).
Nb: Parfois transformation en cycle lytique (Ex HSV)
A. Transcription:
Synthèse des ARN m
Virus à ADN à réplication nucléaire :
- Transcription: ARN polymérase II ADN
dépendante
- Chronologie précise des unités de
transcription:
Phases très précoces
Phases précoces: Protéines non
structurales
* Régulent le cycle virale et la réplication
du génome virale
* Produite en faible quantité
Phases tardives: Protéines structurales
* Edification de la particule virale
* Produites en grandes quantité
Virus à ARN:
✓ Expression simultanée de la majorité de
l’information génétique
✓ -ARN+ = ARNm (directement lu par les
ribosomes dès qu’ils rentrent dans la
cellule, SAUF les Retroviridae)
✓ - ARN-: Porte avec eux ARN polymérase
ARN dépendante
(schéma : les différentes voies conduisant à
la synthèse des ARNm viraux) ➢ Figure 1fff
NB1 : pour les retroviridaes, l’ARN+ est retrotranscrit en ADN
double brin (par transcriptase inverse virale) pour pouvoir intégrer 1-Assemblage et libération des virions nus
le noyau. Puis transcrit en ARNm . Capside icosaédrique:
NB2 : cas d’ADN circulaire partiellement bicaténaire. - Modification de la conformation des
capsomères au fur et à mesure de l’assemblage
- Formation procapside / auto - assemblage qui
va donner la forme définitive du virion
- Libération par lyse cellulaire
2-Maturation et sortie des virus enveloppés
Plus longue
Virus infectieux: Présence enveloppe virale
avec les Gp (sites attachement)
B. traduction :
A partir des ARNm coiffés et polyadénylés:
- Liaison aux ribosomes
- Traduction ARNm viraux en protéines
- Modifications post-traductionnelles:
• Phosphorylation
• Acétylation
• Glycosylation
• Ajout de résidus oligosaccharidiques (Gp)
• Clivage post-traductionnel par des protéases virales ou Acquisition de l’enveloppe / bourgeonnement à
cellulaires . travers les membranes cellulaires:
- Transport vers les différents compartiments cellulaires -( essentiellemnt à travers) Membrane
(gp qui se fixent sur la MP,…..) cytoplasmique : Orthomyxoviridae et retrovirus
C. Réplication : - (parfois, une première enveloppe) Membrane
- Réplication de l’ADN viral nécessite plusieurs enzymes nucléaire: étape précoce des Herpesviridae
virales et cellulaires : - Appareil de Golgi ou vacuoles intra - cellulaires
ADN polymérase cellulaire (ex : papillomaviridae ; la (Togaviridae)
réplication de ces virus se fait uniquement au moment Insertion des Gp virales
de la synthèse de l’ADN cellulaire en phase S)
ADN polymérase virale ( ex : Herpesviridae ; la
réplication de ces virus se fait en dehors de la
réplication de la cellule hote )
hélicases, ADN ligase….
- Réplication de l’ARN virale: Synthèse brin ARN
complémentaire : matrice de réplication :
Rôle ARN polymérase ARN dépendante (enzyme virale) :
*pour les virus à ARN +: synthèse ARN - puis plusieurs
ARN +
* pour les virus à ARN -: synthèse ARN+ puis plusieurs
ARN –
V. Etapes tardives de la multiplication virale
Assemblage et libération des virus :
Etapes tardives après:
- Synthèses protéines structurales et non structurales Altérations cellulaires secondaires à la
- Réplication du génome virale réplication virale:
Assemblage et libération des virions nus Détournement de la machinerie cellulaire vers les
Maturation et sortie des virus enveloppés besoins du virus :
- Interruption et / ou inhibition de la synthèse des
protéines cellulaires
- Souffrance , mort cellulaire avec : Altération
morphologiques du tapis cellulaire in vitro
Effet cytopathique ECP
Mee par Microscope optique avec ou sans coloration
Conséquences de l’accumulation des produits viraux:
- Inclusions intra-cytoplasmique
- Inclusions nucléaires …
Conséquences de la lyse et la fusion des membranes cellulaires:
- Syncytium
- Ballonisation cellulaire
- Plages de lyse …
NB :
les virus ont besoin de :
-D’abord synthétiser les enzymes virales qui vont etre impliquées
dans les cycles de réplication ( ARNm étape clé)
-et puis se répliquer pour enfin synthétiser les protéines
structurales ( parfois ces 2 étapes se font en meme temps)
Un virus a 2 formes :
- particule virale complète (=virion) (càd nucléocapside ±
enveloppe)
- Forme génomique ( à l’intérieur de la cellule hote)
Les ARN bicaténaires (ARN+ et ARN-) ont besoin d’une
transcriptase ARN pour les séparer ; les ribosomes ne peuvent pas
reconnaitre la forme bicatenaire.
(les paragraphes marqués par des barres verticales ont été mentionnés dans la présentation du prof et non pas dans le cours)
3. Multiplication virale dans l’organisme et réponse de l’hote à l’infection virale.
I. Introduction :
- Environnement :
Multiplication virale dans l’organisme: Hétérogène,
intervention de plusieurs facteurs: • Hydrique+++, fruits de mers, coquillage …
• Virus nus résistants dans le milieu extérieur à
• Liés au virus: TROPISME et virulence
transmission indirect oro-fécale
• Liés à l’hôte: âge, terrain immunitaire … • Ex: Entérovirus, VHA, VHE, Rotavirus
Large spectre d’expressions cliniques : • Persistance virale ET réplication ?????
Infection asymptomatique à l’infection fatale .
• Autres; environnement, niveau socioéconomique ➔Notion d’ Hôte intermédiaire: Arthropodes ,
Modes évolutifs des infections virales: Arbovirus
• Arbovirus: arthropod borne virus
• Aigue
• Réplication du virus dans l’arthropode (tique,
• Chronique phlébotome)
• Persistance virale … Transmission à l’homme via une piqure de
II. Les bases épidémiologiques : moustiques et tiques
A. Réservoir viral : • Ex: Virus de la fièvre jaune, West Nile virus , ZIKA
virus.
• Différents types de réservoirs viraux :
- Humain +++ :
* Virus spécifiquement humain
* Homme; réservoir unique et permanant.
Possibilité d’ irradiation de ces virus en cas de
couverture vaccinale systématique mondiale (ex variole)
Ex de virus strictement humains:
rougeole, VRS, HSV, VZV, CMV, EBV, Oreillons.
-Animal :
• Zoonose ou anthropozoonose B. Transmission virale :
• Animal: Réservoir naturel du virus ( Homme hôte Passage du virus d’un individu à un autre
accidentel) • Transmission directe:
• NB: Les zoonose ne se transmettent pas directement - Contacts rapprochés et étroits
d’homme à homme ou se transmettent très mal - Virus enveloppés fragiles et virus nus
NB: Virus animaux : source d’émergence virale et • Transmission indirecte:
adaptation chez l’homme avec franchissement des Mise en jeu d’un vecteur inanimé
barrières d’espèce (influenza, coronavirus) - Environnement; eau et aliments , objet, matériel
médical
• Ex: Virus de la rage, Ebola, grippe aviaire, MERS
- Virus nus +++
coronavirus…
Mode sporadique
Mode épidémique : Apparition d’une maladie infectieuse
qui atteint en même temps et dans le même lieu un nombre
élevée et simultané de cas.
Mode endémique: Maladie habituellement ou
constamment présente dans une population et dont la
fréquence est habituellement faible.
Mode pandémique:
- Epidémie mondiale
- > 2 continents.
3
atteinte de l'épithélium respiratoire
3
Avant la diffusion du virus, ce dernier se multiplie au niveau de la porte
d’entrée .
b. contamination par voie buccale et digestive :
Virus ingérés via l’eau et les aliments contaminés Modes de contamination des virus des
Atteinte et multiplication au niveau des cellules hépatites :
intestinales
Virus nus résistants:
- pH acide de l’estomac
- Sels biliaires
Infections localisées : gastro-entérites (rotavirus)
Infection généralisées à point de départ digestif :
entérovirus
Muqueuse buccale: infections locale HSV
c. Contamination virale par voie cutanée ou
muqueuse :
Peau : Barrière physique efficace contre la pénétration
des virus;
- Lésions surface épithélium (HPV)
- Effraction cutanée: morsure piqure par des arthropode
ou, injection via aiguilles souillées
Muqueuse uro-génitale, transmission sexuelle:
- Infection localisée; HSV 2 et HPV
- Infection généralisée CMV, VIH, VHB
Conjonctive:
- Infections locales; keratoconjonctivite (HSV, adénovirus)
- Infections systémiques; rougeole
2. Incubation, diffusion et atteinte de l’organe
cible :
Incubation: Période allant du contage à
l’apparition des premiers signes cliniques
Incubation longue:
Tropisme virale
Immunité à médiation cellulaire: evolution des Ac au cours d'une infection aigue résolutive
I. Introduction :
Diagnostic virologique NON systématique: Justifié par le II. Phase pré-analytique en
contexte clinique ou la gravité des symptômes virologie :
But et indications du diagnostic virologique:
- Dépistage et diagnostic d’une infection virale: Prescription ou ordonnance médicale:
* Don de sang, d’organes et de tissus, bilan prénatale… - Importance des renseignements cliniques
* Symptomatologie clinique particulière; ictère, méningite … en précisant l’heure, la date , le site et le type
- Suivi des infections virales : Suivi du traitement VIH, VHC , de prélèvement.
VHB…
- Renseignements administratifs: identité du
- Mesures prophylactiques et contrôle des épidémies et
patient et données démographiques, âge+++ ,
identification de nouveaux virus : Virus respiratoires,
coordonnées du prescripteur …
gastro-entérites virales, SRAS- Cov 2 (COVID-19)….
Automatisée ou manuelle
Principe:
- La réaction Ag-Ac est détectée grâce à un
marqueur enzymatique et son substrat
- Ag viral pris en sandwich entre 2 Ac: ELISA
sandwich
Premier Ac : Ac de capture
La réaction se déroule dans des puits en
plastique
Lavage entre les différentes étapes
d’incubation
Lecture: spectrophotomètre : Réaction
colorée: DO ou densité optique
✓ Détection des antigènes viraux: Immunofluorescence: L’intensité de la coloration est
La recherche d’Ag viral directement dans le prélèvement proportionnelle à la quantité d’Ag dans le
étalé sur lame et fixé. prélèvement.
L’Ac spécifique de l’Ag est marqué par un fluorochrome ; Exemples d’applications: Détection des Ag
fluorescéine Hbs du VHB, Ag p24 du VIH
Lecture: microscope à fluorescence
La présence d’une fluorescence vert-pomme intracellulaire
sous UV témoigne d’un résultat positif
L’IF peut être directe ou indirecte
- IFD; directe: La molécule indicatrice est fixée sur
l’Ac
- IFI; Indirecte: Molécule indicatrice fixée sur un
deuxième Ac qui reconnait un premier Ac non
marqué
✓ Détection des antigènes viraux: Tests unitaires
immunochromatographique:
✓ Amplification des acides nucléiques :
Recherche ponctuelle d’un Ag viral dans un prélèvement sur
Plusieurs techniques automatisables
bandelette ou « savonnette »
parmi lesquelles :
Analyse des résultats dès la fin de la PCR par électrophorèse en gel d'agarose ou hybridation de sondes.
Sondes ?? :
- Petites séquences d’ADN marquée par un composé fluorescent, une enzyme ou autre
- Hybridation et détection des séquences homologues ou complémentaires.
- Elle est encadrée par deux amorces.
NGS
Principe du séquençage Sanger
Principe:
Réaction Ag-Ac : formation d’un Complexe ✓ Principe ELISA indirecte (Enzym
Immun; spécificité Ag-Ac • Utilise un Ag de Linked ImmunoSorbent Assay);
référence : Recherche des Ig G
- virus entier purifié
- Protéine virale extraite ou recombinante
- Oligopeptide synthétique
Visualisation du CI :
- Techniques directes ou indirectes+++
- Différents artifices techniques pour la révélation
physiques et chimiques
Coloré par la méthode de Ziehl-Neelsen: - Résiste au froid et à la dessiccation
5. Diagnostic bactériologique :
a) Diagnostic direct : (DD)
Le diagnostic de certitude repose sur:
La mise en évidence de [Link] dans les
prélèvements pathologiques
Règles de sécurité :
Respect scrupuleux des procédures de
prélèvements,d’analyse et d’interprétation
Laboratoire de niveau de sécurité 2 -3:
– Poste de sécurité microbiologique protégeant Prélèvements
Xpert MTB/RIF
Diagnostic de la tuberculose
Test in-vitro
Réalisé sur sang total Indications des tests sanguins ( =detection de l’IFN-γ)
Dosage de la sécrétion d’interferon-gamma par les Recommandations 2006 HAS (Haute Autorité de Santé)
lymphocytes stimulés en présence d’Ag spécifiques de Possible d’utiliser ces tests de detection en 4 cas :
[Link] cibles majeures de la réponse immune – Enquête autour d’un cas
Technique – Embauche des professionnels exposés (= IDR)
– ELISA: QuantiFERON-TB Gold (Cellestis) – Avant traitement par anti-TNF
– ELISpot: [Link] test (Oxford Immunotech) –Diagnostic des tuberculoses extrapulmonaires
Sensibilité bonne, spécificité améliorée/BCG
Réactions croisées avec certaines mycobactéries non NB : Il n'y a pas actuellement de sérodiagnostic
tuberculeuses+++ fiable de la tuberculose
6. Traitement de la tuberculose :
Etat des lieux: Vaccination: BCG (Souche atténuée de [Link])
– Traitement standard long et complexe – 80% protection contre les formes disséminées
– Médicaments utilisés depuis plus de 40 ans – 50% protection contre les formes pulmonaires
– Durée totale au minimum de 6 mois – Programme élargie de vaccination
– Depuis 40 ans, rien n’a été entrepris... – Pas d ’intérêt chez l’adulte
Mycobacterium bovis incluant le B.C.G Amélioration du niveau socioéconomique
– Résistance naturelle au pyrazinamide
Traitement obéit à un programme de santé publique: Conclusion :
CDST
Tuberculose: problème de santé publique au
TRAITEMENT STANDARD DE LA TUBERCULOSE :
Maroc et dans les pays sous développés
- Rifampicine *
Progrès diagnostiques très précieux
- Isoniazide
Deux urgences absolues
- Pyrazinamide * 2 mois
– Identifier rapidement les sujets bacillifères
- Ethambutol
* Pour interrompre la chaîne de transmission
* Pour prévenir la communauté soignante
- Rifampicine *
– Dépister rapidement les bacilles résistants
4 mois
* Pour adapter au plus vite le traitement
- isoniazide
* Pourvu qu’on trouve vite de nouvelles
molécules...
* actifs sur BK intracellulaires « dormants »
7. Prévention
Maladie à déclaration obligatoire +++
Dépistage et traitement précoce des malades
– Stratégie DOSTS
– Isolement des formes contagieuses
Isolement des malades bacillifères
Enquête autour du cas
1
Intradermoréaction à la tuberculine : inoculation de la tuberculine par voie intradermique ( face antérieure de l’avant bras)
La positivité de l’IDR témoigne d’un contact avec le bacille tuberculeux ou une vaccination par le BCG
II. Mycobactéries atypiques
Mycobactéries non tuberculeuses Diagnostic bactériologique
Nombreux groupes émergents: Diagnostic direct :
– Meilleure connaissance: apport de la biologie – Prélèvement: fonction du site
moléculaire – Examen direct: Ziehl Neelsen (BAAR)
– Terrains immunodéprimés(sida, transplantés) – Culture en milieu Loewenstein Jensen ou
Infections nosocomiales Coletsos, croissance variable en milieu liquide+++
Infections chroniques +++ – Cas particuliers:
Presque la même structure que [Link] conférant * [Link]: hémine (sang)+++
le caractère AAR * [Link]: croissance à 25-30°C, sur milieu
Taxonomie enrichi, en < 7 jours.
>100 espèces reconnues actuellement (hybridation - Identification:
ADN/ADN) * Critères biochimiques: long et complexe
Classer en fonction des critères de Runyon: * Sondes ADN: [Link]-intra-cellulare
- Croissance lente ou rapide * Amplification et séquençage de l’ADNr 16S
- Colonies non pigmentées ou pigmentées - Antibiogramme mal standardisé et souvent
peu prédictif de l’efficacité clinique
Croissante lente non chromogène - Détection moléculaire s à partir des
– [Link], [Link] prélèvements+++
Croissance lente, photochromogène
– [Link],[Link] Traitement et prévention
Croissance lente scotochromogène Nombreuses résistances naturelles aux
– [Link],[Link] antibiotiques+++
Croissance rapide non chromogène : Le BCG ne protège pas des mycobactéries
_ [Link] , [Link] non tuberculeuses
Epidémiologie Importance de la désinfection du matériel
Ubiquistes de l’environnement ( réservoir hydrique, eau médical et chirurgical
du robinet....) Hygiène lors de procédures à risque
– Certaines sont parasites des animaux ([Link], (tatouages, piercing, acupunctures,...)
[Link]...),
– D‘autres sont saprophytes ([Link], [Link], III. Mycobacterium leprae
[Link]...). Une seule espèce: Mycobacterium leprae
– Elles sont habituellement isolées en tant que Maladie chronique connue depuis 600 ans avant
contaminant JC (inde)
Grande résistance aux antiseptiques ex: chlore, 216 108 cas de lèpre ont été enregistrés à
stérilisation à froid du matériel médical thermosensible l’échelle mondiale
Peuvent contaminer certaines solutions antiseptiques, Au Maroc : un total de 801 cas ont été notifiés
les liquides de dialyse, certains réactif de laboratoire+++ entre 2000 et 2017
L’homme peut être colonisé au niveau des Epidémiologie
muqueuses++++ Réservoir: humain+++
Pouvoir pathogène Transmission interhumaine: difficile, par les
Toutes sont susceptibles de se multiplier chez l'homme secrétions nasales, oro- pharyngés, ulcères
et de provoquer des maladies simulant la tuberculose que cutanés
l'on appelle mycobactérioses Maladie exotique: Afrique noire, Antilles,
Infections communautaires ou de plus en plus souvent Amérique centrale, latine, inde , extrême orient.
nosocomiales Clinique
Formes pulmonaires Incubation longue : 2-10 ans
– Chroniques sur terrain à risque: pneumoconiose, Evolution lente progressive
emphysème, dilatation des bronches, BPCO ([Link], Tropisme cutané et muqueux (zones froides)
[Link]) 4 formes cliniques en fonction de la réponse
Formes extra pulmonaires immunitaire:
_ Adénites chez l’enfant +++ ( [Link], [Link]) – Lèpre indéterminé: débutante
– Infections cutanées et sous cutanées: [Link] et – Lèpre tuberculoide (T): bactéries+, lésions
piercing, [Link] et Sida nerveuses+++
– Infections osseuses et articulaires post traumatiques ou – Lèpre lépromateuse (L): bactéries++++, lésions
post chiruricales. Ex : [Link] nerveuses+
Formes générales disséminées chez immunodéprimé – Lèpre intermédiaire (I) ou borderline
– [Link],[Link]
Diagnostic bactériologique
Diagnostic direct : le diagnostic de la lèpre est clinique et Traitement et prévention
le rôle du laboratoire est de mettre en évidence le bacille à Pas d’antibiogramme
l'examen microscopique Antibiotiques actifs : PCT (polychimiothérapie)
* Prélèvement: frottis rifampicine, dapsone, clofazimine
– Muqueuse nasale Résistance acquise possibles
– Suc dermique(lobule de l’oreille) Intérêt de la PCR , séquençage
– Biopsie cutanée ou rarement nerveuses Absence de vaccination
* Examen direct après coloration de ZN
– Mise en évidence des bacilles sur frottis après coloration
de Ziehl: BARR groupé en amas sous forme de globies
* [Link] est non cultivable
* Isolement chez l’animal: coussinet plantaire
* Amplification génique: Technique de PCR: gène codant
pour l’ARNr16S
Diagnostic non spécifique:
– Test à la lépromine: IDR à la lépromine ( test de
Mitsuda), permet de définir la forme de la maladie:
⬧ Positif dans la forme T,
⬧ Négatif dans la forme L
Il n'y a pas de sérodiagnostic fiable de la lèpre
2. Les spirochètes :
Famille de bactéries comprenant trois genres d’intérêt
A. Treponema :
médical : Borrelia, Leptospira, Treponema
Elles comprennent diverses espèces saprophytes et
d'autres pathogènes Taxonomie
L'épidémiologie de ces infections est variable Ordre des Spirochaetales, famille des
Diagnostic biologique de difficultés variables Spirochaetaceae
Habitat très variable Treponema pallidum : espèce pathogène par
– Multiplicité des réservoirs excellence, qui se divise en 3 sous-espèces:
– Multiplicité des vecteurs possibles, l'homme pouvant – T. pallidum ssp. pallidum agent de la syphilis
être, le plus souvent, un hôte accidentel. vénérienne
Morphologie caractéristique: – T. pallidum ssp. endemicum agent du bejel
– Flexibles à paroi mince, – T. pallidum ssp. pertenue agent du pian
– Forme hélicoïdale ou spiralée, T. carateum agent de la pinta ou caraté
– Se déplacent par ondulations, Les espèces et sous-espèces causant le pian, la
– Mise en évidence selon trois procédures : pinta, et le bejel
* Examen à fonds noir – Morphologiquement et sérologiquement
* Coloration par imprégnation argentique indistinguables du T. pallidum pallidum
* Coloration cytologique , May-Grunewald-Giemsa – Contamination seulement par contact direct à
La culture est soit impossible (Treponema), soit difficile partir des lésions récentes
et longue (Leptospira, Borrelia).
Diagnostic souvent sérologique (agglutination, ELISA, IFI,
Western blot....) : recherche des anticorps de type IgM
et/ou IgG.
La PCR est devenue possible dans quelques cas
Les traitements efficaces sont à base de: pénicilline G,
amoxicilline, ceftriaxone, tétracyclines ou encore
macrolides
IV. Clinique :
A. Syphilis vénérienne :
évolue en quatre phases successives : grande
simulatrice
1. Syphilis primaire (4-6 semaines) :
– Incubation : 3 semaines
* Dépend de la taille de l’inoculum et immunité
* Silencieuse
– Chancre d’inoculation
* Exulcération unique, indolore à base induré
* Localisation : génitale, anale, buccale...
* Très contagieux
– Adénopathie satellite : Unilatérale, multiple,
indolore, dure
– Évolution : guérison spontanée sans séquelles
en 4 à 6 semaines
Coupe transversale du corps tréponémique
Structure antigénique
Cardiolipide ou haptène lipidique de Wassermann
– Commun aux tréponèmes
– Présent dans foie, cœur et tissus humains
– Ac correspondants = Réagines
Antigène protéique spécifique de genre tréponème
– Porté par les fibrilles
– Utilisé en réaction de fixation du complément
2. Syphilis secondaire :
Dissémination septicémique Diagnostic direct:
Début : 2 mois à 2 ans après contage Prélèvements
Lésions cutanéo-muqueuses contagieuses : Avant prise ATB ou application antiseptique
* Manifestation générales Intérêt à la phase précoce pré-sérologique de la
– Asthénie, fébricule, céphalées, alopécie diffuse Syphilis primaire
– Polyadénopathies Syphilis vénérienne I et II aire:
* Évolution: guérison spontanée 1 à 3 ans – Raclage /vaccinostyle du centre des lésions I et II
aires (sérosités exempte du sang)
* Chancre, ponction du ganglion lymphatique
satellite
* Syphilides cutanées, plaques muqueuses
Syphilis congénitale: prélèvement des
– Bulles, coryza , sang du cordon, placenta ,
secrétions
– Parfois LCR (SIII aire), liquide amniotique
(grossesse)
Examen direct
3. Syphilis latente ou sérologique : Seul argument si sérologie non contributive :
Phase de syphilis latente > 10 ans : Sérologie ++ chancre, syphilis congénitale précoce
Asymptomatique Examen à l’état frais
Non contagieuse – Immédiatement au microscope optique à fond
Durée : 2 à 20 ans noir
4. Syphilis tertiaire : – Bactérie mobile à spires régulières et
Début : 2 à 10 ans après début de maladie chez 20 à 30% réfringentes
Complications viscérales (mécanisme immunitaire): – Méthode rapide et moins coûteuse
– Lésions osseuses ou cutaneo-muqueuses: gommes – Ne différencie pas les tréponèmes pathogènes et
– Lésions viscérales non contagieuses: saprophytes ([Link], T. refringens) risque de
* Cardio-vasculaires : aortite, anévrysme de l'aorte faux positif pour localisations buccales et anales.
* Neurologiques: tabès, paralysie générale.. – Sensibilité variable: jusqu’à 80 %
– Nécessite un lecteur expérimenté
Examen après coloration peu d’intérêt
B. Syphilis congénitale
Mère présentant une syphilis active
Passage transplacentaire dès 2ème trimestre
3 tableaux si la grossesse est menée à terme :
– Syphilis fœtale
– Syphilis congénitale précoce
– Syphilis congénitale tardive
V. Diagnostic bactériologique
Immunofluorescence
– Utilise un AC antisyphilitiques marqué par un
Diagnostic direct
colorant fluorescent
– Examen à l’état frais
– Microscope à UV: tréponèmes fluorescents
– Examen après coloration
– Différencie les tréponèmes pathogènes des
– Immunofluorescence
tréponèmes saprophytes
– Moléculaire
– Meilleure sensibilité
Diagnostic indirect
– Techniques coûteuses et longues
– Réactions à antigène non tréponémique
– Réactions à antigène tréponémique
PCR dans LCR
– Neuro-syphilis Fluorescent Treponema Antibody
– Phase de latence Technique de confirmation d’un dépistage positif
Culture non réalisable ou si des résultats dissociés entre les deux tests
de dépistage
Diagnostic indirect Sérum dilué
Prélèvement: sang sur tube sec et LCR si notion de – Déposé sur une lame sur laquelle des
méningite tréponèmes sont fixés.
Déterminer et titrer la présence des anticorps dans le – L'addition d'une antiglobuline marquée par un
sang ou LCR fluorochrome révéle la présence d’AC spécifiques
Phase sérologiquement muette en début d'infection Sérum préalablement absorbés par une
Deux sérums à 15 jours d’intervalle suspension de tréponèmes saprophytes
Deux grands groupes de réactions sérologiques selon (FTA-Abs): Élimination des faux positifs
l'antigène utilisé : La cinétique des AC
Test à Ag non tréponémiques non spécifique : – Précocité : contemporain au chancre+++++
Test de dépistage – Superposable à celle du TPHA, mais se
Détectent les Ac dirigés anti-antigène cardiolipidique négative après traitement
Réaction d’agglutination passive – Détecte séparément les fractions IgG et IgM
– Veneral Disease Reagent Laboratory: VDRL charbon, (intérêt chez N-né)
latex,... Spécifique, coûteuse, personnel entraîné
– RPR (Rapide Plasma Reagin)
– Sérum du malade et l’Ag cardiolipidique: présence des ELISA :
anticorps : Formation d’agglutinats – Antigènes purifiés ou recombinants de T.
– Résultats en croix (de 0 à 4) pallidum
– Si Dépistage positif: titrage effectué par dilutions de – Détecte les anticorps plus précocement que les
sérum autres techniques
Se positive 8 à 20 jours après le début du chancre – Détecte les fractions IgG et IgM.
Meilleur critère sérologique de guérison – Simple, automatisables, sensibles et spécifiques,
Peu spécifique mais sensible et simple – Pouvant se substituer au TPHA dans les
– Faux positifs : grossesse, dysprotéinémies, infections réactions de dépistage
virales ...
Test à Ag tréponémiques spécifique Test de NELSON:
TPHA : T. Pallidum Hemagglutination Assay Test d’immobilisation des tréponèmes :
Test de dépistage Abandonné
Hémagglutination sur microplaque
– Lysat de T. pallidum adsorbés sur hématies de Test d'immunotransfert (Western blot)
mouton – Permet la détection séparée des IgG et IgM.
– Mettre en contact: sérum du malade et hématies – La détection des anticorps semble précoce.
Si le dépistage est positif, en effectue un titrage – Technique spécifique, coûteuse et nécessitant un
Se positive environ 1 semaine après l'apparition du personnel entraîné.
chancre
Reste le plus souvent positif chez un malade guéri Recherche des IgM : intérêt
Faux positifs rares: taux faibles chez la femme – Sont en faveur d’une infection évolutive
enceinte nécessitant une antibiothérapie
ou maladie auto-immune – Détectés à toutes les phases de la maladie
Faux négatif: phénomène de zone – Diminuent en moins de 6 mois après le début du
traitement pour se négativer en moins de 2 ans
Treponema pallidum particle agglutination assay – Détection essentielle en cas de suspicion de S.
TPPA congénitale : leur présence témoigne de l’atteinte
Les tests TPHA ou TPPA ont la même utilité au niveau du nouveau-né
du diagnostic sérologique de la syphilis. – Leur absence n’exclue pas une infection
TPPA donne des titres légèrement plus élevés évolutive
En pratique :
Le dépistage de la syphilis doit associer une réaction VI. TRAITEMENT
du groupe 1 et une réaction du groupe 2 (TPHA et VDRL T. pallidum est toujours sensible à la pénicilline G
par exemple, dont le second doit impérativement être La benzathine pénicilline G ou la procaïne
quantifié). pénicilline G sont les molécules les plus
Un traitement s’impose d’emblée en cas de TPHA et recommandés.
VDRL fortement positifs. Allergie à la pénicilline : cyclines, macrolides
Culture :
– Isolement de l’agent pathogène : examen de référence
+ centre spécialisé
– Milieu de culture: EMJH, Milieu tween albumine + 5FU,
fosfomycine...
– Inoculation
* Incubation : 30°C, obscurité, agitation, 4 mois, MAT : Titre is 1:5120.
observation fond noir une fois par semaine
Interprétation :
* Risque de souillures par les leptospires saprophytes
Les AC détectés sont
PCR : sang, LCR et urines
– Soit dirigés contre les antigènes communs
– ADN ribosomal
spécifiques du genre, portés par tous les
– Seul examen positif dès l’apparition des signes
leptospires pathogènes ou saprophytes
cliniques
– Soit contre les sérogroupes
– Diagnostic ≤ 24h
– Soit contre les sérovars
Immunohistologie
La séroconversion apparaît en 5 à 7 jours après
Inoculation à l’animal
le début de la maladie parfois plus
➢ Diagnostic indirect :
Les IgM apparaissent en premier puis les IgG
Techniques
qui restent détectable pendant un an à un faible
ELISA:
titre
– Utilise un antigène du genre
– Sur sérum et LCR
– Moins spécifique , permettent seulement le screening
– ELISA détecte les IgM au 8ème jours
– Se négative en 2 mois
Test d’Agglutination Microscopique (MAT): 1918
– Réaction d’agglutination lyse de martin et petit
Sérologie significative si:
– Séroconversion C. Borrelia :
– Multiplication du titre 4 fois entre deux prélèvements
successifs à 6-10 jours Introduction :
– Haut titre d’IgM détecté par ELISA ou autres: Les Borrelia sont des bactéries de morphologie
* Compatible avec une infection évolutive ou récente hélicoïdale de la famille des Spirochaetaceae.
* Les IgM peuvent être détectés des mois après la Partagent des caractéristiques phénotypiques
maladie Anthropozoonoses
Toujours interpréter la sérologie fonction de la clinique Se distinguent par leur distribution géographique
et du contexte épidémiologique et leur pathogénicité
2 maladies :
VI. Traitement et Prévention : – Maladie de Lyme,
Traitement curatif : – Fièvre récurrentes
Doxycycline 200mg/j ou pénicillines, au minimum 10 jours Les infections sont toutes transmises par des
Traitement prophylactique : arthropodes hématophages: maladies fermées
Doxycycline 200mg/semaine.
Prévention Taxonomie :
–Information et formation: population générale et Famille des Spirochaetaceae
professionnels Genre Borrelia
–Recommandations en milieu professionnel Deux grands groupes d’espèces :
–Vaccin : Vaccin inactivé, contient «Leptospira – Borrelia associées aux fièvres récurrentes
Icterohaemorrhagiae » – Borrelia du complexe B. burgdorferi sensu lato,
–Dératisation associées à la borréliose de Lyme
–Diminuer le contact potentiel entre l'homme et les ( ville aux USA) : 11 espèces dont B. burgdorferi
rongeurs. sensu stricto, B. garinii et B. afzelii
V. Traitement et prévention :
Borréliose de Lyme :
Fièvres récurrentes – Phase précoce, empêcher le progression de la
– Première phase fébrile associée à des algies diffuses, maladie : cyclines, amoxicilline, pénicilline G
des signes méningés, une hépatosplénomégalie et – Stades secondaires et tertiaires : Ceftriaxone
souvent un ictère Fièvres récurrentes : cyclines, erythromycine,
– Phase apyrétique chloramphénicol, pénicillines
– Récurrences (1 à 5) régulièrement tous les 14 jours,
avec réapparition de tous les symptômes cliniques Prévention individuelle +++
– Complications mortelles Lutte contre les vecteurs
Introduction Taxonomie :
Différents genre différenciés par Ordre : Actinomycetales
– L’aspect morphologique au Gram Famille : Corynebacteriaceae
– Le résultat du test catalase Genre : Corynebacterium
– La présence ou non de spores
– Bacilles en forme de massue ou haltères:
Corynebacterium
Cocco bacilles ou petits bacilles
– Listeria
– Erysipelothrix
Gros bacilles
– Bacillus
– Lactobacillus
I. Corynebacterium diphteriae :
Agent de la diphtérie:
– Souches toxinogènes de Corynebacterium
diphtheriae
– Maladie
* Pratiquement disparu en pays développé
* Encore endémique dans certains continents
* Réémergence dans certains pays
Urgence clinique, biologique et prophylactique
A. Les Corynébactéries Sérothérapie et antibiothérapie dès le diagnostic
Maladie à déclaration obligatoire
1. Caractéristiques bactériologiques :
Introduction Morphologie :
Les corynébactéries sont des bacilles à Gram positif Bacille à Gram positif immobile, non ramifié, non
dont le point commun est une morphologie irrégulière sporulé, non capsulé
avec des renflements aux extrémités qui compose le Forme de massue groupées en amas : images
genre Corynebacterium en palissade, en paquets d'épingles ou en
En opposition aux genres « réguliers » : lettres de l'alphabet
Bacillus, Lactobacillus et Listeria Granulations méta- chromatiques à l'intérieur
« Coryne » signifiant en grec massue des corps bactériens
Recouvrent des bactéries très différentes sur le plan
Bactériologique et écologique:
* Des pathogènes spécifiques pour l’homme et animaux
* Des saprophytes ou commensales qui se comportent de
plus en plus comme des pathogènes opportunistes
Regain intérêts : plusieurs raisons
– Meilleur identification et connaissance du pouvoir
pathogène
– Augmentation: immunodéprimés et patients en Culture :
réanimation Aéro anaérobie facultatif
– Recrudescence de la diphtérie dans certains pays Exige des facteurs de croissance (fer) :
– Diverses espèces sont décrites chez l'homme et sérophile
l'animal Nécessite des milieux riches:
* Pathogène spécifique : C. diphtheriae ou bacille de Klebs – Milieu de Loeffler au sérum coagulé
et Loeffler, – Milieux sélectifs
* Pathogènes opportunistes : C. urealyticum etC. jeikeium. * GHT (gélose, hémoglobine, tellurite)
* Milieu de Tinsdale: (sang laqué, cystéine,
tellurite)
Caractères biochimiques Autres localisations :
_ Distinguent le bacille diphtérique des autres
– Diphtérie laryngée ou croup avec risque
Corynébactéries.
d'asphyxie par obstruction des voies respiratoires
– Catalase +, nitrate réductase + ...
– Diphtérie nasale (plus fréquentes chez le
Caractères antigéniques
nourrisson), oculaires, auriculaires ou cutanées
– Antigènes O polyosidiques, communs à toutes les
sont généralement moins sévères
souches
– Extra respiratoires: cutanées, oculaires,
– Antigènes protéiques de surface K : types sérologiques
auriculaires ou génitales
(mais peu utilisé car non standardisé)
Facteurs de virulence
5. Diagnostic biologique :
Toxine :
➢ Diagnostic direct :
– Exotoxine protéique très puissante
Le diagnostic= mise en évidence d'une souche
– Produite par les souches possédant le gène "tox+",
toxinogène de Corynebacterium diphteriae.
fourni par un bactériophage ß
Le prélèvement
– Ce gène est inhibé par un répresseur chromosomique
– Pharyngé, nasal, cutané ou autre
qui est actif en présence de fer
– Par écouvillonnage des lésions
– La toxine n'est produite que si la concentration du
– Le laboratoire doit être prévenue préalablement
milieu en fer est inférieure à 100 μg/l
L'examen microscopique après coloration de
Produit des bactériocines : permettent le typage des
Gram:
souches
– Rarement concluant
2. Chaîne épidémiologique
– Suspicion en cas de présence de bacilles à
Réservoir: strictement humain
Gram positif dont la morphologie et la disposition
Transmission aérienne interhumaine
sont évocatrices
Réceptivité : la maladie immunise mal (vacciner les
PCR direct sur prélèvement
convalescents)
Culture :
* Anticorps antibactériens: Spécifiques de la souche
_ Milieu specifique de Loeffler
incriminée: immunité partielle (variants sérotypiques)
* Examiner les cultures à 6, 12 et 18 h d'étuve:
* Immunité antitoxique : protectrice Suffisante si le titre
bacilles "diphtérimorphes": forte présomption de
des AC atteint 1/30 d'unité antitoxique/ml
diphtérie
Aspects épidémiologiques : sévit encore dans les
_ Produits biologiques non stériles :
pays du tiers monde (mortalité de 5-10%)
* Isolement sur milieu de Tinsdale ou milieu GHT
* C. diphtheriæ : colonies noires entourées d'un
3. Physiopathologie
halo brunâtre bien visible en 48 heures
L'infection se manifeste par des:
_ Gélose au sang: la majorité des souches, donne
– Lésions locales : multiplication de colonisation des
un petit halo hémolyse beta
tissus par la bactérie
Identification : biochimique, Spectro de masse,
– Manifestations générales dues à l'action de la toxine
biologie moléculaire
Toxine : blocage des synthèses protéiques de la cellule.
Déterminer CMI voir CMB: souches tolérantes
4. Clinique
Détection de la toxine
Incubation: moins de 7 jours
Recherche directe du gène tox par amplification
La forme typique:
génique
– Angine pseudomembraneuse : enduit blanchâtre
Dosage immunoenzymatique de la toxine
adhérant et extensif (larynx...) avec adénopathies
Test d'immunoprécipitation en milieu gélosé
satellites
(test d'Elek)
– Signes d'intoxination dans les formes sévères :
Inoculation au cobaye avec une suspension de la
Paralysies vélo-palatines, troubles de la phonation
souche isolée
Polynévrites des membres, myocardite, troubles de
➢ Diagnostic indirect :
rythme, collapsus
N’est pas utilisé en routine
Troubles rénaux et digestifs, hémorragies
Réservé à définir un statut vaccinal ou à établir
un diagnostic rétrospectif dans le cas de
patients non préalablement vaccinés.
Techniques Elisa, d’hémagglutination passive
ou de neutralisation en culture cellulaire.
Un titre supérieur à 0,1 IU/ml d’anticorps
antitoxine est nécessaire pour une protection
individuelle.
6. Traitement C. jeikeium et C. urealyticum
Urgence thérapeutique – Espèces lipophiles
Sérothérapie antidiphtérique – Responsables de bactériémies et d′infections
– L'antitoxine n'a plus d'effets quand la toxine s'est fixée urinaires, respectivement
sur les cellules – Majoritairement résistantes aux principaux
– Sérum anti diphtérique équin: 40.000 à 100.000 UI antibiotiques sauf aux glycopeptides
injectées selon le protocole de Besredka.
Pénicilline G ou érythromycine pour détruire la source III. Conclusion
de toxine Diphtérie maladie à déclaration obligatoire
7. Prévention Risque de de réémergence nécessite de
Vaccination par l'anatoxine, – Connaître l’agent pathogène et la maladie
– Anatoxine= la toxine formolée et chauffée perd son – Maintenir et consolider la vaccination
pouvoir toxique mais conserve son pouvoir antigénique, Place des autres corynébactéries en
purifiée augmentation
– Obligatoire au Maroc dans le courant de la première Problème de résistance aux antibiotiques de ces
année dernières .
– 3 injections sous cutanées avec rappel à un an puis tous
les cinq ans
B. Le genre Bacillus :
– Presque toujours associée (vaccinations antitétanique,
antipoliomyélitique, anticoquelucheuse...).
Grands bacilles à Gram positif sporulés, parfois
Surveillance épidémiologique : maladie à déclaration
à bouts carrés, en chaînettes
Obligatoire
II. Autres corynébactéries Culture facile: aérobie stricte ou aéroanaérobie
Sont de plus en plus souvent impliquées dans des Epidémiologie:
infections nosocomiales ou iatrogènes chez des – Germes ubiquitaires de l'environnement, en
immunodéprimés ou perfusés, sondés ou cathétérisés particulier du sol
Généralement considérées comme contaminant – Ils sont fréquemment isolés comme
le prélèvement contaminants
Actuellement, d'importants progrès pour leur classification – Certains sont thermophiles : leur optimum de
et leur identification température de développement est situé vers
Augmentation de l′isolement C. ulcerans 55 °C (B. stearothermophilus )
– Espèce proche de C. diphteriae , qui produit une Pouvoir pathogène:
toxine similaire à la toxine diphtérique – La plupart sont des saprophytes du sol, de l'eau,
– Peut être transmise via un contact avec un animal (chats de l'air et des plantes, :
et chiens) * Bacillus cereus et Bacillus subtilis......
C. jeikeium et C. urealyticum * Bacillus cereus: peut se multiplier dans les
– Espèces lipophiles aliments et y produire une entérotoxine .
– Responsables de bactériémies et d′infections urinaires, * Pathogènes opportunistes
respectivement – Bacillus anthracis : le seul pathogène du genre
– Majoritairement résistantes aux principaux antibiotiques
Bacillus.
sauf aux glycopeptides
C. Listeria :
Antigéniques
– AG somatiques O : au nombre de 15 de I à XI
Introduction
– AG flagellaires H : au nombre de 5 de A à E
Les Listeria: bactéries à Gram positif ubiquitaires – 17 sérovars pour L. monocytogenes
Une seule espèce est pathogène pour l’homme et – Sérotypes 1/2a, 12b et 4b 95% des listérioses
l’animal : Listeria monocytogenes, responsable de la humaines
listériose – Sérotypage utile dans les enquêtes
– TIAC très médiatisée mortelle notamment chez ID, NNé , épidémiologiques
femme enceinte Facteurs de virulence
– Létalité : 20 à 30 % des cas, 40% de séquelles – Internaline ; Listeriolysine O , Actine A ,
neurologiques Phospholipases
Répartition : mondiale en augmentation avec le Résistance dans le milieu extérieur
développement de la restauration collective - résistants
– Capacité à survivre longtemps dans
Taxonomie l'environnement
Genre Listeria – 6 mois à 5 ans dans l’ensilages 5 à10000
Espèces Listeria /g,
– L. monocytogenes
– L. innocua II. Chaîne épidémiologique :
– L. welshimeri Réservoir
– L. seeligeri – Animaux: 15 espèces
– L. ivanovii Portage sain 10-30% des ovins, bovins, porcins,
– L. grayi poulets et 80 si élevage industriel
– L. murrayi Poisson, insectes, crustacés, ....
L. monocytogenes est pathogène pour l’homme et – Les aliments:
l’animal Charcuteries ; produits laitiers (fromages au
L. ivanovii pathogène pour l’animal lait cru ...)
Conserves : poissons fumés et conserves
végétaux
I. Caractères bactériologiques
– Homme :
5 à 10 % des humains hébergent
MORPHOLOGIE: [Link] dans leur TD
– Petits coccobacille à gram + de 0,4-0,5 μm / 0,5-2,5 μm Parfois hébergées au niveau du rhino-pharynx.
– Extrémités arrondies – Milieu extérieur : sol, eau, plantes .
– Isolée ou groupées en V ou en L ou en palissades,
parfois, en chaînes courtes ou petits amas Transmission
– Non capsulé, non sporulé, – Indirecte associée à l’alimentation+++++
– Mobile à 20-25 °C, immobile 37°C Lait(mammite), fromages, viande crue
contaminée lors de l’abattage
CULTURE Végétaux: sols engrais
– Microaérophile – Direct :transmission foeto-maternelle
– T° optimale 30 à 37°C, possible entre -2°C et +45°C Réceptivité
– Multiplication à + 4°C: T° de réfrigération des aliments – Totale
– Milieux usuels, gélose au sang – Terrain particulier: NNé, enfants en bas âge,
diabétiques, personnes âgées, Immunodéprimés
etc...
Aspects épidémiologiques
– Cas sporadiques :+++ surtout en automne et au
printemps
– Épidémies
– Formes materno-fœtales: 26 %,
– Sujets ID 59%,
– Sujets sans facteur de risque 17%
III. Physiopathologie
L. monocytogenes: bactérie invasive intracelllulaire V. Diagnostic biologique:
facultative 1. Diagnostic Direct :
Porte d’entrée : digestive ou rhino-pharyngé ➢ les prélèvements :
Gagnent les ganglions lymphatiques puis la circulation Femme enceinte:
sanguine – Hémoculture devant tout épisode fébrile
Elles se multiplient dans le foie et la rate organes cibles: inexpliquée
– La plupart sont phagocytées (internaline) – Amniocentèse par voie trans-abdominale en
– Dans certaines circonstances ( inoculum massif, sujets l’absence de rupture des membranes
fragiles) , elles échappent aux phagososmes et gagnent le – Placenta, lochies
cytoplasme NNé :
Dissémination aux cellules adjacentes – Hémoculture, LCR
Bactériémie SNC , placenta – Secrétions nasales, pharyngées, conjonctivales,
méconium et liquide gastrique
Adulte et grand enfant
– Hémoculture , LCR
– Lésions cutanées
Une enquête environnementale: aliments
suspects, surtout en cas de suspicion d'épidémie
➢ Examen direct
Coloration au Gram de produits pathologiques :
– Petit bacille gram positif non sporulé intra ou
extracellulaire
– Risque de confusion : Corynébactéries,
streptocoques, pneumocoque voir Haemophilus
IV. Clinique: LCR :
Forme de l’adulte : – Aspect : trouble avec formule panachée ou
Septicémie d'origine digestive liquide clair
Les infections du système nerveux central : – Bactéries peu abondantes surtout
Méningites, méningo-encéphalites, encéphalites pure intracellulaires
Rarement: endocardite, abcès de localisations diverses, – Protéinorachies peu élevée voir normale
hépatites, pleurésies, formes cutanées, pneumonie, – Glycorachie diminuée voir normale
arthrite, péritonite, ostéomyélite, abcès cérébral – Lactacidorachie /lactacidémie élevé
listériose fœto-maternelle
L'infection materno-infantile souvent inapparente :
– Syndrome pseudo-grippal 2 à 14 jours avant
l'accouchement
– Rechute fébrile, avec bactériémie
– Après le 5ème mois : accouchement prématuré/
avortements
Le nouveau-né
– Infecté in utero: tableau évident à la naissance
* Souffrance néo-natale, éruption cutanée, Méningite
* La mortalité est élevée (parfois supérieur à 50%). Listeria monocytogenes
– Contaminé dans la période périnatale ou au cours de ➢ Culture
l'accouchement, sans infection placentaire : méningite Milieux non sélectifs: usuels
purulente fébrile 8 à 60 jours après accouchement – Gélose au sang de mouton ou cheval:
– Bouillon nutritif glucose 0.5% pour le LCR
Milieux sélectifs : prélèvement polycontaminé :
– Techniques d’enrichissement sélectif ( +4°C )
– Isolement sur des milieux sélectifs
* Milieux ordinaires+ d’acide nalidixique,
colimycine, ou trypaflavine
* Milieu PLACAM, OXFORD, Gélose Mac conkey
➢ Identification
Caractères morphologiques: bacille à Gram positif VI. Traitement et prévention
allongé en palissade
La mobilité à 25 °C: Le traitement de choix est l’association :
Caractères biochimiques – Ampicilline + aminoside
– L'hydrolyse de l'esculine: rapide en 2 à 3h – La durée : 3-4 semaines
– Camp test: βhémolysine de S. aureus accentue En cas d'allergie
l’hémolyse – Triméthoprime- sulfaméthoxazole +
– Mini galerie Listeria gentamicine
Biologie moléculaire Femme enceinte: ampicilline pendant 3
Sérogroupage, Lysotypie et typage moléculaire semaines
Prévention
➢ ANTIBIOGRAMME – Hygiène alimentaire, réglementation
Résistance naturelle au : – Éducation des groupes à risques
– Céphalosporines 3ème G, Aztréonam – Absence de vaccin contre la listériose
– Acide nalidixique, ofloxacine, fluoroquinolones
récentes VII. Conclusion :
– Fosfomycine Listeria monocytogenes responsable d’une
Sensibilité intermédiaire pour : maladie redoutable : la listériose
– Céfalotine, clindamycine , chloramphénicol Savoir y penser devant un contexte
– Ciprofloxacine épidémiologique, clinique ou biologique
Sensibilité constante: amino-pénicillines, aminosides évocateur
Résistance acquise à la tétracycline est la plus Résistance naturelle au céphalosporines de
fréquente troisième génération
2. Diagnostic indirect :
Techniques
– Détection d’AC dirigés contre la bactérie :
– Détection des AC anti-listériolysine O (LLO)
Sans intérêt si germe isolé
Peu sensible et peu spécifique +++++
4. Chlamydiae
Introduction
Bactéries intracellulaires obligatoires regroupant I. Caractères bactériologiques
plusieurs espèces, certaines sont pathogènes pour Morphologie
l’homme – Gram (négatif)
Responsables d’affections polymorphes souvent – Absence de peptidoglycane
chronique : problèmes de santé publique: – Membrane externe, avec LPS
– IST la plus fréquente, problème de santé publique, – Se présente sous trois formes antigéniquement
principales causes de stérilité distinctes :
– Plus de 10% des pneumonies communautaires Les corps élémentaires CE :
– Trachome: 500 millions (Asie et en Afrique), cause * Extracellulaire
majeur de cécité * De petite taille (0.3μm)
– Probablement : maladies coronariennes * Particules infectieuses
Méthodes de diagnostic varient fonction de espèce * Sans aucune activité métabolique
Taxonomie * Incapable de multiplication
– Ordre: Chlamydiales Les corps réticulés CR
– Famille : Chlamydiaceae * Intracellulaire
– Genre : * Taille 1μm
* Chlamydia : C. trachomatis +++ * Non infectieux
– 3 biovars : trachoma, lymphogranuluma venereum * Métaboliquement actifs
(LGV) et pneumonia de la souris * Se multipliant par division
– 19 sérovars dont 15 pour le biovar trachoma et 4 pour Corps aberrant : forme de persistance
LGV responsable d’infection chronique,
* Chlamydophila : comprend actuellement 6 espèces : morphologiquement anormale, viable mais non
deux rencontrées chez l’homme C. pneumoniae, C. psittaci cultivable.
Structure antigénique:
La paroi contient plusieurs structures antigéniques IV. Clinique
– Antigène de genre: LPS, présent à tous les stades ➢ Chlamydia trachomatis: Les infections à
– Antigène spécifique d’espèces: protéique, présent à tous C. trachomatis sont sérovars-spécifiques :
les stades
– Antigène spécifiques de type: protéine majeure de la – Le trachome: Sérovar A-C
Membrane externe MOMP * Kératoconjonctivite multiple et
surinfections trachome cicatriciel
II. Chaîne épidémiologique – Les IST: Sérovar D-K, incubation: 2 jours-2mois
* Urétrite: subaiguë, parfois asymptomatique,
parfois aigue
* Epididymite, prostatites
* Vaginites, cervicite latente et persistante,
salpingites, endométrite, GEU, infertilité
* Sd Fiessenger- Leroy-Reiter:
conjonctivite+urétrite+polyarthrite .fréquent
chez HLA B 27
* Infections néonatales: ophtalmie, pneumonie
– Lymphogranulomatose vénérienne:
sérovar L1-L3,
* Petit chancre 1à 3 semaines après le contage,
indolore, génital ou anal spontanément résolutif
* Adénite avec fistulisation en pomme
d’arrosoir, rectite
➢ C. pneumoniae:
III. Physiopathologie
incubation plusieurs semaines
Cycle de développement: identique pour toutes les
– Infections broncho-pulmonaires
espèces
* Pharyngite, sinusite, bronchite, pneumonie
Intracellulaires obligatoires, comprend plusieurs étapes:
* Graves chez immunodéprimé
– Attachement initial du CE à la cellule hôte et entrée par
– Maladie coronarienne, asthme
phagocytose
– Différenciation du CE en CR puis multiplication dans
➢ C. psittaci: ornithose-psittacose
inclusion cytoplasmique
– Début brutal après 1-2 semaines d’incubations
– Différenciation des CR en CE
– Syndrome pseudo grippale évoluant vers une
– Sortie des CE par éclatement de la cellule, infectant les
pneumopathie atypique
cellules voisines
– Compliquée de manifestations neurologiques,
– Le cycle dure 48 à 72 heures
cardiaques, hépatiques, rénales,
– Parfois altération du cycle et persistance du CR :
hématologiques...
infection chronique
Ce cycle a pour conséquence:
V. Diagnostic bactériologique :
– Des prélèvements cellulaires et l’utilisation des cultures
cellulaires pour le diagnostic 1. Diagnostic direct:
– Traitement par des ATB à pénétration cellulaire ➢ Prélèvements :
La qualité du prélèvement : il doit
– Ramener les cellules qui contiennent le corps
bactérien
– Eliminer les écouvillons ayant une tige en bois
– Le coton, l’alginate ou le dacron peuvent être
utilisés
– La cytobrosse est le meilleur moyen
– Le siège est fonction de la localisation de
l’infection
IST
– Chez la femme ➢ détection du génome (laboratoire
* Essuyer l'exocol et écouvillonner le canal endocervical spécialisé) :
* Biopsies (endomètre, trompes) liquide du douglas
Hybridation ADN/ARN: non recommandée
* Prélèvement urétral, 1er jet d’urine
– Seulement C. trachomatis
– Chez l’homme :
– Sensibilité variable: 60 à 90%
* Ne pas avoir uriné dans l'heure précédente
– Bonne spécificité
* Écouvillonner 2 à 4 cm dans l'urètre
Amplification
LGV : Ponction ganglion infecté non fistilusé, si non,
– Trousses commercialisées pour C. trachomatis
prélèvement de pus
* Plus sensible que la culture, IF et EIA,
Conjonctivite : grattage de conjonctive inférieure après
* Pouvant être réalisée sur l’urine
élimination des exsudats purulents
* Sensibilité 98 %, spécificité 99 %
Trachome : Grattage de la conjonctive supérieure
– PCR «maison» pour C. pneumoniae et C. psittaci
Infection pulmonaires
– Prélèvement pharyngé ou aspiration endotrachéale
2. Diagnostic indirect :
– Le Crachats est possible pour C. psittaci
Techniques :
Transport
Prélèvement: sanguin sur tube sec
– Transporté dans des milieux spécifiques (2 SP ou SPG)
Micro immunofluorescence (MIF) : IgA, IgG, IgM
– Conservation quelques heures à +4°C si non -70°C
– Différencie et titre toutes les classes
Traitement de l’échantillon
– Distingue l’espèce: C. pneumoniae,
– Faire des frottis pas trop épais fixé au méthanol
C. trachomatis
– Déposer le prélèvement dans milieu transport pour la
– Méthode sensible mais d’interprétation difficile
culture
– Réactions croisées: nombreuses
➢ culture cellulaire Tests immunoenzymatiques :Diagnostic
Inoculation des cellules, incubation 2 à 3 jours d’espèce :
Révélation coloration MGG ou iodo-iodure, mieux IF, ELISA utilise peptides spécifiques de la « protéine de Mb
Performance fonction de l'espèce: externe
– C. trachomatis Réaction de fixation de complément : limitée
* Technique de référence : Spécificité 100%,Sensibilité 80- LGV/ornithose
90%, Western Blot
* Typage: intérêt épidémiologique
* Inadéquat: urines, sperme, liquide articulaire, péritonéal Interprétation :
- [Link] : moins sensible , non utilisé en routine Indications
- [Link] : rarement réalisé – Deux prélèvements à 15 jours
– Utilisation des antigènes des trois espèces
➢ détection des Ag : Infections à C. trachomatis
C. trachomatis (pour les infections basses): – Pas d’intérêt : infections urogénitales basses
– Immuno enzymatique EIA: (faux négatif et IgM fugaces) +++++
* Tests sur membrane – Intérêt: infections profondes ou hautes
* Rapide, faible sensibilité et spécificité, * IgM, indication limitée à la pneumopathie du
* Un résultat positif doit être confirmée nouveau-né
– Immunofluorescence directe * IgG en utilisant peptide recombinant MOMP,
* Utilise anticorps monoclonaux spécifiques d’espèce spécifique d’espèce.
* Détecte corps élémentaires extracellulaires * IgA, pas de valeur diagnostique additionnelle
* Rapide, sensibilité: 80 à 90%, opérateur et après le dosage des IgG
prélèvement dépendant * Séroconversion ou augmentation significative :
infection en évolution
* Ig totaux ou IgG ≥ 1/64 : infection passée ou en
cours
C. pneumoniae
– Le diagnostic de certitude repose sur la
sérologie (méthode de référence MIF)
– Seuil 1/512
– Séroprévalence très élevée
C. psittaci
– Seuil 1/256
L’essentiel
Infections à C. trachomatis VII. Conclusion
La détection du génome bactérien par biologie
moléculaire avec amplification génique est adaptée Principale IST
dans toute situation clinique et pour tout prélèvement. Le diagnostic des infections à Chlamydiae
La culture et la sérologie, moins performantes, repose sur un faisceau d’arguments
conservent un intérêt dans des cas particuliers biologiques.
La biologie moléculaire sans amplification génique et la Seule leur utilisation appropriée permettra
détection directe de la bactérie par méthode une meilleure connaissance du pouvoir
immunologique, ne sont pas recommandées pathogène de Chlamydiae
VI. Traitement
Résistance naturelle:
– Aminosides, vancomycine, quinolones, métronidazole,
colimycine
Résistance acquise: exceptionnelle
Curatif
– Tétracyclines, macrolides ou fluoroquinolones.
Préventif
– Prévention des IST
– Trachome: amélioration des conditions de vie
5. Les Mycoplasmes
Introduction
Petites bactéries dépourvues de paroi, ce n’est pas une I. Caractères bactériologiques :
bactérie intracellulaire obligatoire mais elle a besoin d’une Morphologie
cellule eucaryote pour son développement – Dépourvues de paroi, petite taille (300 nm) non
Répandues dans la nature: animal, insectes et plantes observable au microscope optique
Chez l'homme: – Polymorphes, coccoides ou filamenteux non
– Commensales ou pathogènes colorables par le Gram
– Infections ORL et pulmonaires – Extrémité effilée, adhérent aux cellules
– Infections génitales eucaryotes
* 30 % des infections génitales chez la femme AG spécifiques de groupes et d'espèces
* 15 % des urétrites chez l'homme Sensibles à l'environnement: pH, température,
Diagnostic microbiologique difficile : agents tensioactifs, pression osmotique
– Caractères fastidieux de certaines espèces
– Problèmes d’interprétation
Taxonomie
Classe: Mollicutes (Mollis cutis : « peau molle »)
Ordre : Mycoplasmatales
Famille : Mycoplasmataceae
Genre:
– Mycoplasma: 100 espèces dont 13 rencontrées chez
l’Homme
* M. pneumoniae, M. hominis, M. genitalium Le caractère polymorphe des mycoplasmes
* M. fermentans et M. penetrans
Anaérobies facultatifs
– Ureaplama: 6 espèces dont une U. urealyticum
Culture longue nécessite des milieux
rencontrée chez l’homme
complexes
– Enrichis en sérum
– Sources d’énergies
Arginine : genre Mycoplasma
Urée : genre Ureaplasma
– Les colonies, très petites: observées au
microscope inversé ou à la loupe
II. Chaîne épidémiologique
Réservoir:
– Largement répandu dans la nature
– Colonisent les muqueuses
* Respiratoires: plus de 100 mycoplasmes respiratoires
dont seul M. pneumoniae est pathogène
* Génitales : U. urealyticum et M. hominis sont les plus
fréquentes et M .genitalium cez le VIH +
Transmission
– Inter-humaine
– Lors de l'accouchement
– Contagiosité modérée
Réceptivité : totale
Facteurs favorisants: terrain particulier V. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Aspects épidémiologiques : 1. Diagnostic direct:
– Endémique avec des petites poussées épidémiques ➢ Prélèvements :
tous les 4 à 7 ans pour M. pneumoniae
Prélèvements doivent ramener des cellules
– La frontière entre portage et pathogénicité est difficile à
auxquelles le mycoplasme adhère
établir pour M. hominis et U. urealyticum : colonisation à
Usage de milieux de transport spécifiques
10-50 % de la flore vaginale des femmes sexuellement
– Si les prélèvements ne peuvent parvenir
actives
rapidement au laboratoire
– Milieu saccharose-phosphate (2SP) enrichi de 5%
III. Physiopathologie
de sérum de veau fœtale; sans antibiotique
Stockage à 4°C pendant 48h et au delà à
[Link]
-70°C
– Vit attachée aux cellules
Respiratoires
– Pénètre dans l'organisme par voie aérienne
– Prélèvements de gorge, aspirations
– Adhère aux cellules épithéliales respiratoires, résiste
nasopharyngés
aux flux
– Brossage bronchique et lavages broncho
– Produit à leur contact des peroxydes qui:
alvéolaires
* Altèrent le mouvement ciliaire et produisent des
– Expectoration: peu adaptée (mais +d’inhibiteurs
lésions cellulaires
de PCR)
* Pas d’envahissement tissulaire mais réaction
– Brosse bronchique
inflammatoire locale
– LBA
– Apparition parfois d'auto-anticorps: lésions parfois à
– Milieux de transport
distance
* 2SP ou milieu de transport pour bactérie
Mycoplasmes génitaux
fragile
– Processus d’adhésion
* Conservation maximum 48H à +4° et au-delà
– Diverses activités enzymatiques: uréase, phospholipase
à – 70°
– Infections gynécologiques souvent association avec
Génitaux
d'autres bactéries
– Chez les hommes
* Prélèvements uréthraux, premier jet d’urine,
IV. Clinique
spermes
Atteinte respiratoire: [Link]
* Secrétions prostatiques
– Tout âge mais surtout chez l'enfant et l'adulte jeune
– Chez les femmes
– Incubation: trois semaines
* Prélèvements cervico-vaginaux, endométriaux
– Trachéobronchite fréquente
* Biopsies , brossages tubaires, liquides
– Pneumonie atypique primitive (rarement) :
amniotiques, placenta,
* Début progressif
– Écouvillon à olive terminale strié de type
* Fièvre, malaise, céphalées, myalgies et rachialgies,
Bactopick ou cytobrosse
l'état général est peu altéré, Toux sèche, signes ORL
– Transport
* Images radiologiques impressionnantes: infiltrats diffus
* Milieu type A3 ou 2SP
* Complications et localisations extra-pulmonaires :
* Conservation maximum 48H à +4° et au delà à
pleurésie, myocardites, péricardites, arthrite, anémie
– 70°
hémolytique...
Autres prélèvements: LCR, biopsie, liquide
* Évolution lentement régressive et toux persistante
articulaire, cutanéomuqueux, ...
_ Role dans l’asthme
• Autres prélèvements: LCR, biopsie, liquide
➢ Diagnostic microscopique direct:
Il existe des galeries pour la détection,
impossible, bactérie trop polymorphe
quantification et étude de la résistance des
➢ Culture :
Mycoplasmes génitaux
– Simple pour U. urealyticum , Délicate pour
Méthode semi-quantitative utilisant le seuil de
[Link], impossible pour M. genitalium et autres 104 UFC/ml
– Ensemencer des milieux complexes enrichis
PCR :
– Toujours associé au milieu gélosé un milieu liquide
– Intéressante pour les mycoplasmes fastidieux
ensemencé par différentes dilution 10-1 à 10-4 – Approche syndromique pour [Link]
(quantification) (pneumopathie atypique) :
Incubation à 37 C sous CO2 * Infections aiguës :
➢ Détection de la croissance et identification * PCR multiplexes
– Virage de l’indicateur coloré pour le milieu liquide * Détection simultanée de Bactéries atypiques
– Très petites colonies, visibles à la loupe binoculaire respiratoires : M. pneumoniae, Chlamydophila
pour le milieu solide: pneumoniae, Legionella pneumophila et Virus
* Granulaire pour M. pneumonia respiratoires
* En œuf sur le plat pour M. hominis Se ≥ culture et sérologie, Spécificité ?: PCR +
* En oursin pour U. urealyticum chez patients asymptomatiques
– Caractères biochimique Techniques immunologiques :
Immunofluorescence directe non commercialisé
Interprétation
Toujours interpréter les résultats
microbiologiques fonction de la clinique
L’isolement de M. pneumoniae à partir du
tractus respiratoire est très significatif
L’isolement d’U. urealyticum et [Link]
– A partir des sites stériles est significatif
– A partir des muqueuses un seuil est admis
* 103 UFC/ml pour un premier jet d’urine
Aspect des colonies * 104 pour les urétrites non gonococciques
* 104 pour M. hominis et vaginose et infection
haute
* U. urealyticum et prélèvements
gynécologiques: difficiles à interpréter en
raison de la fréquence du portage
2. Diagnostic indirect :
Prélèvements: sanguin sur tube sec
Essentiel dans les infections à Mycoplasma
pneumoniae:
– Diagnostic rétrospectif
Principaux caractères d'identification
– Techniques : RFC, ELISA
– Ascension des anticorps entre deux sérums
prélevés à 15 jours, ou un taux unique très élevé
tardif ou la détection d’IgM est très significatif
– La présence d'agglutinines n'est ni constante
ni caractéristique
Sans intérêt pour les mycoplasmes génitaux
VII. CONCLUSION :
Fréquence des atteintes respiratoires à [Link]
Difficultés interprétation des résultats microbiologiques
Intérêt d’un « prélèvement cellulaire »
La recherche doit être associée à celle d'autres agents
pathogènes
Le traitement doit prendre en considération la
résistance naturelle
II. BACTERIOLOGIE SPECIALE : (pr. Chadli)
1. Acinetobacter :
I. Introduction :
✓ Caractères biochimiques :
- Coccobacille Gram négatif
- Bactéries aérobies strict
- Résistance extrême dans l’environnement : jusqu’à 40
- Oxydase négative
jours , même sur des surfaces sèches (boutons des
- Absence de nitrate réductase
scopes , téléphones , claviers, matériels médicaux …)
✓ Caractères culturaux :
- Bactérie opportuniste responsable d’infections
- Isolement facile sur milieu de culture des
nosocomiales impliquées dans de grandes épidémies
bacilles Gram- .
- Homme = principal réservoir à l’hôpital
- Milieux usuels : gélose au sang frais et cuit,
- Bactérie multi résistante
gélose BCP, gélose trypticase soja …
II. Classification :
- Incubation en aérobiose à 37°C. Une incubation à
- Le genre Acinetobacter appartient à la famille des
41°C peut améliorer l'isolement sélectif de A.
Moraxellacae
baumannii principalement
- 32 espèces sont décrites
- Les colonies obtenues sont bombées, de couleur
- L’espèce Acinetobacter baumannii = bactérie
blanc jaunâtre, lisses.
nosocomiale par excellence (70% des souches)
V. Clinique :
- Acinetobacter baumanii est une bactérie qui
peut infecter n’importe quel organe.
- Infections nosocomiales : arbre respiratoire,
appareil urinaire, plaies, cathéter pouvant évoluer
vers une bactériémie
- Autres manifestations : pleurésies, péritonites
chez les dialysés, méningites
- Ces infections se manifestent par bouffées
épidémiques et sont dues à des souches
multiresistantes .
VI. Diagnostic bactériologique :
Bactérie Acinetobacter baumannii
✓ Prélèvement :
III. Epidémiologie : Prélèvements les plus fréquents : urines,
cathéters, aspirations bronchiques,
✓ Réservoir : hémocultures
- Bactérie ubiquiste de l’environnement naturel et ✓ Examen direct :
hospitalier (sol, eau, milieux aquatiques, eaux d’égouts, - Coccobacilles Gram- .
surfaces humides ou sèches) - Immobiles
- Fait partie de la flore commensale cutanée (25% des ✓ Culture – identification :
individus), du tube digestif et du pharynx. - Aspect des colonies
- Acinetobacter baumanii = agent fréquent de - Coloration de Gram
colonisation cutanée et muqueuse chez les patients - Oxydase négative
hospitalisés en unités de soins intensifs. - Galeries : Api 20E, 20 NE
✓ Transmission : ✓ Antibiogramme :
- Croisée de patient à patient par l’intermédiaire du multiresistance à de nombreux antibiotiques
personnel (transmission manuportée) VII. Traitement :
- Par aérosols : respirateurs, humidificateurs, matériel - Carbapenemes
de ventilation … - Tigecycline
✓ Facteurs de risque : - Polymyxines (colistine)
- Gestes invasifs . VIII. Prévention
- Fragilité du patient - Gestion de l’antibiothérapie
IV. Caractères bactériologiques : - Mesures d’hygiène :
✓ Morphologie : * Utilisation de matériel à usage unique
- Bacille à Gram – d’aspect coccoide * Antiseptiques puissants (eau de javel)
- Diamètre 0,9 à 1,6 µm/1,5 à 2,5µm * Hygiène des mains
- Caractère polymorphe, non sporulés et immobiles * Isolement géographique et technique du patient
infecté
2. Brucella : (BGN de culture difficile)
I. Introduction :
Facteurs favorisants : professions à risque
Genre Brucella = petits bacilles à Gram négatif, cultivant (éleveurs, vétérinaires, techniciens)
lentement sur des milieux enrichis Caractères épidémiques : Forte régression dans
Pathogènes potentiellement utilisables à des fins de les pays développés, endémique dans les pays en
bioterrorisme voie de développement.
Brucellose (fièvre de Malte) : V. Physiopathologie :
- Zoonose : maladie animale, plus rarement humaine Contamination digestive +++
- Sévère et invalidante, rarement fatale Brucella ne produit pas de toxines protéiques
L'identification précise doit être réalisée par un Mal connue
laboratoire spécialisé VI. Clinique :
II. Taxonomie : Période d’incubation variable : 1 à 3 semaines
Hybridation ADN/ADN et séquençage du gène codant Phase aiguë : septicémie d’origine lymphatique +
pour l’ARN 16S. fièvre ondulante
Famille : Rhizobiaceae Phase subaiguë : localisations secondaires
Genre : Brucella (neuroméningées, cardiaques, ostéoarticulaires...)
Espèce unique : B. melitensis Phase chroniques : asthénie (physique, psychique
Plusieurs sous-espèces et biovars et sexuelle)
III. Caractères bactériologiques : Femme enceinte : avortements, accouchements
Morphologie : petits coccobacilles, à Gram négatif, prématurés, mort in utero
mesurant 0,6–1,5 μm de long et 0,5–0,7 μm de diamètre
Culture :
- Aérobies strictes
- Culture lente sur milieux enrichis au sang
(température optimale : 34 °C)
Caractère antigénique : lipopolysaccharide est le plus
immunogène
Facteurs de virulence : bactéries intracellulaires
facultatives du monocyte-macrophage.
IV. Chaine épidémiologique :
Réservoir : mammifères terrestres et marins
Transmission : Directe au contact d’animaux infectés
(cutanée, conjonctivale ou aérienne) ; Indirecte (ingestion
de lait contaminé); Interhumaine exceptionnelle (sexuelle,
transcutanée) clinique
Réceptivité : totale
VII. Diagnostic bactériologique : - Formes focalisées (suppurations ou biopsies) :
✓ Diagnostic bactériologique direct : sensibilité bien supérieure à la culture
À la demande - Utile dans le cas où l’administration d’une
Prélèvement : antibiothérapie empirique empêche l’isolement des
- Groupe de risque : 3 (extrême contagiosité) Brucella
- Hémoculture +++ ✓ Diagnostic indirect : Sérologie :
- Autres prélèvements en fonction du contexte clinique : - N’est utile que lorsque la culture est négative
biopsie, pus, sérum -Technique d’agglutination en tube ou
- Transporter rapidement les prélèvements au laboratoire, séroagglutination de Wright : référence
sinon, congeler préconisée par l’OMS du fait de sa standardisation
➢ examen direct : - Autres techniques : agglutination sur lame ou
- Microscope otique après coloration de Gram épreuve de l’antigène tamponné (dont le test au Rose
- Peu d'utilité, du fait du matériel clinique (sang le plus Bengale), la réaction de fixation du complément,
souvent), de la très petite taille et de la faible coloration de technique d’immunofluorescence indirecte (IFA) et les
la bactérie par la coloration de Gram tests ELISA .
- Détection des anticorps spécifiques : en moyenne 2 à
3 semaines après infection.
- Détectent principalement les anticorps anti-LPS
- IF et ELISA sont mieux adaptées au titrage
spécifique des IgG et des IgM anti-Brucella
- On recherche une séroconversion ou une
multiplication par 4 au moins des titres sérologiques
entre deux sérums, l’un prélevé en phase aiguë et
l’autre en phase de convalescence
➢ culture : - Fréquence des réactions croisées
- Technique de référence
- Laboratoire spécialisé
- Plusieurs semaines d’incubation
- Moins de 5 jours dans les systèmes d’hémoculture
automatisés
- Sensibilité des hémocultures supérieure à 80 % en
phase aiguë de la maladie
4. Entérobactéries :
I. Introduction :
Les entérobactéries sont des bacilles à Gram négatif et d'autres considérées comme opportunistes ou
entériques qui constituent l'une des plus importantes familles pathogènes occasionnels comme Proteus, Klebsiella,
de bactéries; Enterobacter.
Groupe hétérogène de genres et d’espèces bactériennes Ces bactéries sont retrouvées dans la plupart des
rassemblés en raison de leurs caractères biologiques prélèvements
communs.. Emergence de résistance de certaines souches.
Localisées dans le tube digestif des animaux et de l'homme II. Taxonomie- classification :
mais aussi sur des plantes , elles sont indicatrices de la La famille des entérobactéries compte plus de 30
contamination fécale des sols et des eaux. genres et + de 130 espèces.
Dans ce groupe de bactéries entériques figurent des Seules certaines espèces ont un intérêt médical
bactéries pathogènes strictes comme Salmonella, Shigella et (voir tableau)
Yersinia,
III. Caractères Bactériologiques :
1. Caractères morphologiques :
- Bacilles Gram- aux extrémités arrondies
- Mobiles (ciliature péritriche) ou immobiles (Klebsiella).
- Non sporulés.
- Peuvent être capsulés ( Klebsiella).
- La plupart des espèces pathogènes pour l'homme
possèdent des fimbriae ou pili communs qui sont des
facteurs d'adhésion.
3. Caractères biochimiques:
Communs:
- Aéro-anaérobies, ( pousse en présence et
absence d’O2)
- Fermentent le glucose
- Oxydase -
- Nitrate réductase + ( réduction de nitrate en
nitrite).
- Catalase + (Sauf shigella)
Caratères de différenciation:
- Le matériel enzymatique( TDA, UREASE,
TRYPTOPHANASE,ADH,LDC, ODC)
- La fermentation des sucres ( lactose,
saccharose , autres ).
4. Caractères antigéniques:
- Présentent 3 types d’antigènes O ( paroi),
H (flagelle), et K ( capsule).
- Permettent de classer en sérotypes les souches
de même espèce ou genre.
2. Caractères culturaux: - Grand intérêt épidémiologique.
- Poussent sur milieu ordinaire (bouillon ou gélose) en 24h
à 37°C.
- En milieu liquide, les colonies d’entérobactéries
occasionnent un trouble uniforme du bouillon.
- Les colonies sont bombées, lisses, luisantes (Ø > 1 mm)
- 3 types de colonies :
Colonies S (smooth) : arrondies, lisses, humides, blanches
voir translucides.
Colonies R (rugeux) : ( bactéries vieillies ou anormales):
rugueuses, sèches à contours irréguliers et mates.
Colonies M (muqueuses) : grosses colonies ± confluentes
(klebsiella).
✓ Aspects épidémiologiques
- Endémique: shigella
- Épidémique: salmonelles mineurs
V. Physiopathologie
✓ Contamination :
Ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des
déjections de malades ou de porteurs sains
✓ Types de pathogènes :
- Pathogènes spécifiques:
Responsables des diarrhées cholériformes ou
dysentériques
- Pathogènes opportunistes
Dus à un déséquilibre de la flore
5. Facteurs de virulence : Ou une défaillance du système immunitaire
Reconnaissance de l’hôte - fixation aux tissus ou aux ✓ Mécanisme : Soit par
cellules: - Invasion et altération de la muqueuse
Facteurs d’adhésion bactériens aux épithéliums (facteurs K intestinale
des [Link] sur les pilis et les fimbriaes). - Sécrétion de toxine
Invasion et destruction tissulaire : VI. Clinique :
Enzymes détruisant les cellules et les tissus 1. Pathologies liées aux pathogènes
Exotoxines : spécifiques :
Toxines ayant un mode d’action spécifique( enterotoxines, • Syndrome dysentérique :
cytotx, neurotx). Diarrhée glairosanglante, douleurs abdominales,
Destruction et désorganisation du système immunitaire: fièvre
Endotoxines =>choc endotoxinique: LPS des BGN • Syndrome cholériforme
Presence de capsule: Diarrhée, aqueuse, liquidienne sans fièvre
protection contre la phagocytose par les macrophages, EX:
klebsielle. 2. Pathologies liées aux pathogènes
IV. Epidémiologie : opportunistes :
✓ Habitat : - Infections urinaires
Les entérobactéries : tests de contamination fécale - Infections neurologiques (méningite)
- Ce sont des hôtes constants du tube digestif de l'homme et - Infection osteoarticulaire
de l'animal. - Infection nosocomiales
- De leur présence va dépendre la qualité sanitaire d'une .......
eau ou d'un produit alimentaire. Une eau n'est potable, un VII. Diagnostic bactériologique
aliment n'est consommable que s'ils sont exempts de 1. Prélèvements :
contamination fécale. - Selon le site infecté
- Présents également sur les plantes et dans le sol - Différents types de prélèvements: Urines, sang,
✓ Transmission : LCR, épanchements, Pus...
- Directe: Manuportée... - Le prélèvement doit être de bonne qualité , ce
- Indirecte: Eau, aliments souillés, Cathéter, sondes, qui conditionne l’exactitude du diagnostic:
Vecteurs ( puces « Yersinia ») - Les conditions de transport et de conservation
- Porteurs sains:( ex: salmonelles mineurs). sont variables selon le prélèvement.
✓ Réceptivité: Totale ex: yersinia ( triple emballage pour la protection
- Sujets prédisposés: personnes âgées, ID, NN( méningites à du manipulateur, prélèvement)
[Link]) 2. Ensemencement
- Il existe une immunité acquise aux entérobactéries ( vaccin Premier pas, pour éviter la contamination du
à renouveler /3 ans pour salmonelle) prélèvement.
✓ Facteurs favorisants : ►Choix des milieux de culture:
Extrinsèques : - Selon le type de prélèvement ( SS pour
-Mauvaise Hygiène: Péril fécal ( mains, eau, aliments) coproculture, sang / chocolat pour LCR)
-Mauvaises conditions d’ élevage des animaux( poulets/ - Selon les habitudes de chaque labo: existence
salmonelles mineurs) de gde panoplies de milieux de culture.
Intrinsèques : ► Types de milieux:
- Déséquilibre de la flore normale/ ATB sur gélose ou bouillon
- Défaillance immunitaire: infection nosocomiale (Cathéter,
sondes, chirurgie...)
Ordinaires : CLED, BCP, chocolat, sang
Test de la catalase
Sélectifs :
Critères biochimiques ( lactose pour BCP,) But : mettre en évidence la catalase :enzyme
Présence d’inhibiteurs: sels biliaires, vert brillant qui détruit le peroxyde d’hydrogène( H2 O2) et
( Mac conkey) libère l’oxygène gazeux qui se traduit par
ATB ( CIN pour yersinia) l’apparition de bulle.
D’enrichissement: CC Toutes les Entérobactéries sont catalase +
3. Aspect macroscopique : (sauf Shigella dysenteriae type 1)
- Hématique
- Purulent
- Trouble
- Salivaire (crachat)
4. Examen microscopique
- Examen direct entre lame et lamelle : mobilité
caractéristique
- Coloration : Gram
5. Identification :
➢ Caractères culturaux : Mode respiratoire
- Aspect des colonies (taille, forme, aspect ...) L’ensemencement est effectué sur une gélose
- Présence d’un pigment (serratia) viande foie préalablement régénérée au bain-
- Odeur caractéristique (proteus) marie bouillant pendant 20 minutes et lorsque la
Gram à partir des colonies : bacilles Gram- température est redescendu à 40- 45°C.
➢ Tests biochimiques :
- Permettent de différencier entre différentes espèces
d’entérobactéries selon le principe d’élimination.
- Détection de la fermentation de différents sucres : glucose,
lactose,saccharose, mannitol.
- Détection de certaines enzymes : oxydase, catalase,
urease, beta galactosidase, décarboxylases (LDC, ODC, ADH)
- Nous allons étudier les principaux caractères
biochimiques :
* Tests d’orientation
* Etude des métabolismes glucidique et protidique
* Puis comment identifier une entérobactérie (galeries)
a. Tests d’orientation :
Test de l’oxydase
Incuber 24h à 37°C, bouchon bien vissé pour éviter l'aération du milieu
Exemple : entérobactéries
-ONPG négative: Proteus, shigella
-ONPG positive: [Link], Enterobacter
Tests positifs :
Tests positifs :
Caractères biochimiques
► Sérotypage :
L’identification biochimique doit être complétée pour certains
genres: Salmonella , Shigella , [Link] par le Sérotypage
Agglutination:
But :
Différencier les souches de microorganismes en fonction de
leur composition antigénique (sérotypes ou sérovars) .
Principe:
Les antigènes solubles sont libérés au préalable par
chauffage à 100° C pendant 15 min ( spécialement chez
salmonella et shigella pour démasquer l’Ag O situé sous la
capsule) qu’on met en contact avec les anticorps spécifiques.
2 méthodes :
► Antibiogramme standard: Méthode de diffusion en
milieu solide Grande résistance naturelle à certaines
- Le plus utilisé dans les laboratoires de diagnostic. familles d'antibiotiques hydrophobes
- Lecture des diamètres des zones d’inhibitions ( en
fonctions des D critiques figurant dans des tableaux
d’interprétation fournis par les fabricants des disque/
CA-SFM )
Nombreux antibiotiques actifs :
-ß-LACTAMINES : 7. Diagnostic indirect : Sérodiagnostic
Aminopenicillines( ampicilline, amoxicilline...), but:
Carboxypenicillines (ticarcilline), Ureidopenicillines Détecter la production d’anticorps par
( piperacilline), Inhibiteurs de beta lactamases( augmentin..), l’organisme
Carbapenemes( imipeneme), Cephalosporines: Principe :
- La Recherche d'anticorps s’effectue par
1er G ( cefalotine, cefazoline...), 2 eme G ( cefuroxime), 3eme (
ELISA ou par immunofluorescence
cefotaxime,ceftriaxone), Monobactam ( aztreonam).
- 2 sérologies à 15 jours d’intervalles
- AMINOGLYCOSIDES(Gentamicine, Tobramycine, Nétilmicine,
- Augmentation des anticorps 4x le premier
Amikacine,...)
titre
- TETRACYCLINES (Tétracycline, Doxycycline,Minocycline)
= Séroconversion
- PHENICOLES(Chloramphénicol, Thiamphénicol)
= diagnostic indirect +
- QUINOLONES ( ac nalidixique, ciprofloxacine,)
- SULFAMIDES : Sulfaméthoxazole
- AUTRES : Triméthoprime, Co-trimoxazole, Nitrofurane,
Fosfomy.
A. Escherichia coli
I. Taxonomie :
E. coli = bactérie isolée en 1885 est le genre d’entérobactérie
le plus souvent responsable d’infections humaines.
- Famille d’enterobactériacae
- Genre : Escherichia
- Espèce : Escherichia coli
II. Facteurs de pathogenicité
- Une capsule qui s'oppose à la phagocytose.
- Des protéines de la membrane externe et le LPS
- Des systèmes de captation du fer - les sidérophores -
fournissant aux bactéries le fer indispensable à leur
**Pathovars d’[Link]
multiplication
IV. Diagnostic bactériologique :
- Des adhésines : conférant la propriété de se fixer aux
A partir de prélèvements divers, urines,
cellules épithéliales. L'adhérence constitue une étape
selles, sang, LCR, pus, liquide d'ascite, on
essentielle de la pathogenèse des infections dues aux
recherche le colibacille par des techniques
bactéries entériques.
bactériologiques :
- Des toxines : - Examen microscopique : présence de bacilles
l'endotoxine, commune aux entérobactéries, à Gram-
les entérotoxines ST (thermostables) et LT (thermolabiles). - Culture : milieux ordinaires ou lactosés
- Un sérotypage n'est pratiqué couramment que
les cytotoxines SLT1 et SLT2 (Shiga-like toxin). Ce sont des
pour les souches-entéropathogènes (EPEC) et
toxines qui altèrent l'intégrité des anthérocytes. pour les sérotypes O157 (EHEC)
III. Habitat- pouvoir pathogène - La mise en évidence des entérotoxines n'est
Hôte normal du tube digestif pas facile.
[Link] est responsable de : - La recherche de l'antigène K1 dans le sérum,
le LCR ou les urines par agglutination de
- Infections de l’arbre urinaire
particules de latex sensibilisées permet un
- Infections abdominales diagnostic rapide en particulier chez le
- Bactériémies nourrisson ou le nouveau-né infectés
- Choc endotoxinique (fièvre, collapsus et hémorragies) - Le sérodiagnostic des infections à colibacilles
- Méningites et bactériémies du nouveau-né et du nourrisson n'est utile qu’en cas
« d’infection haute ».
- Syndromes diarrhéiques (dus aux pathovars** d’[Link])
V. Sensibilité aux antibiotiques :
- Escherichia coli est généralement sensible aux - Les aminosides et les polypeptides sont
antibiotiques. également actifs de même que les quinolones
- Parmi les bêtalactamines, sont actives les pénicillines du de première génération, les fluoroquinolones et
groupe A (aminopénicillines), les carboxypénicillines, les le cotrimoxazole.
- Cette sensibilité peut être modifiée par la
ureidopenicillines, les céphalosporines, les carbapénems et
production d'enzymes hydrolysant les
les monobactams. bêtalactamines (pénicillinase,
céphalosporinase) ou les aminosides ou par
une mutation affectant les porines.
B. Salmonella
I. Nomenclature et taxonomie :
► Classification de Kaufman (ancienne) IV. Diagnostic bactériologique :
- Chaque serotype est considéré comme une espèce 1. Diagnostic direct :
- Des noms latins sont donnés : Salmonella typhi, Salmonella ► Prélèvement :
typhimurium .... Cas des fièvres typhoïdes :
- Présence dans le genre de sous-genres numérotés de I à IV : - Hémoculture : positive chez 75 % des malades à
Sous-genre I : Samonella de l’homme et des animaux à sang la 1ere semaine (3 hemoc à 1 ou 2 jours
Chaud. d’intervalle)
Autres sous-genres : Salmonella des animaux à sang froid - Coprocultures (selles) : souvent négatives à la
► Nomenclature récente : 1ere semaine mais restent longtemps positives.
2 espèces du genre Salmonella : La règle : il faut faire hémoculture + coproculture
Salmonella enterica subdivisée en six sous-espèces : pour avoir un diagnostic dans 90% des cas
enterica (I), salamae (II), arizonae (IIIa), diarizonae (IIIb), Cas des toxi-infections alimentaires :
houtenae (IV) et indica (VI). - Coproculture
Salmonella bongori (rare) - Produits alimentaires
► Culture
- Toutes les espèces du genre Salmonella peuvent infecter les Milieu selectif :
humains. - Nécessaire pour les prélèvements
- La sous-espèce enterica de Salmonella enterica comprend polymicrobiens coproculture)
2 610 sérotypes différents, les plus connus étant Typhi, - On utilise des milieux riches en sels biliaires:SS
Paratyphi, Enteritidis, Typhimurium et Choleraesuis(1). (Milieu Salmonelle Shigelle) ou milieu Hektoen.
- Les sérotypes sont caractérisés par trois antigènes de Milieu liquide d’enrichissement :
surface : - Nécessaire car le nombre de Salmonelle est
l’antigène flagellaire « H », l’antigène oligosaccharidique faible dans les prélèvements (selles, aliments)
« O » et l’antigène polysaccharidique « Vi » (découvert dans - On utilise des milieux à base de selenite ou de
les sérotypes Typhi et Paratyphi)(4) tetrathionate
II. Habitat :
L’habitat commun de la sous-espèce enterica (I) sont
les animaux à sang chaud.
Tandis que l’habitat commun des sous-espèces II, IIIa, IIIb, IV
et VI sont les animaux à sang froid et l’environnement.
5. Helicobacter pylori :
I. Introduction :
- Culture en microaerophilie, 5 à 10% de CO2 en 4
Bacille à Gram négatif de forme spiralée
à 12 jours.
Hélicobacter pylori (HP) colonise l’estomac de la moitié de
- Facteurs de virulence :
l’humanité.
* Cytokine vacuolisante → vacuoles acides dans
Il est responsable de nombreuses pathologies gastro-
les cellules.
intestinales : allant de la gastrite chronique aux ulcères
* Urease très active : libération des ions
gastriques et duodénaux jusqu’au cancer gastrique et le
ammonium qui pourraient neutraliser l’acidité
lymphome de Malt
gastrique autour de la bactérie.
Culture délicate
IV. Epidémiologie :
Actuellement se pose le problème de résistance aux
- L’homme est le principal réservoir de HP
Antibiotiques
- HP isolé chez des animaux vivant proche de
II. Taxonomie :
l’homme et contaminés à son contact ( porcs,
- Le genre HP appartient à la subdivision des proteobacteria
moutons, singes en captivité, cafards )
- Ordre des Campylobactérales
- La transmission est strictement interhumaine
- Famille des Helicobacteraceae
précoce dans l’enfance et intrafamiliale
- Le genre Helicobacter regroupe plus de 20 espèces
- Trois voies de transmission sont suspectées :
reconnues avec de nombreuses espèces en attente de
gastro-orale, oro-orale et feco-orale
reconnaissance.
- La prévalence s’élève progressivement avec
- Elles colonisent la muqueuse digestive de l’homme et l’animal
l’âge dans les pays industrialisés. Le taux
III. Caractères bactériologiques
d’infection est de 5 à 10% chez l’enfant et atteint
- Bacilles Gram négatif arqués ou spiralés, mobiles (flagelles
25 à 50% chez l’adulte
polaires)
- Absence de spores et de capsule
V. Physiopathologie :
VI. Clinique :
- La bactérie traverse, au niveau de la muqueuse gastrique, la
L’infection à HP provoque constamment une
couche de mucus et vient se fixer sur les cellules épithéliales.
gastrite le plus souvent asymptomatique qui
- Ce contact va induire des chémokines, notamment
persiste toute la vie en absence d’éradication
l'interleukine 8 (IL-8), attirant et activant les polynucléaires et
Elle peut évoluer vers des pathologies plus
les macrophages.
sévères :
- Des cytokines pro-inflammatoires (TNFa, IFN-g) sont alors
- Ulcère gastrique ou duodénal (10% des cas)
libérées.
- Cancer gastrique (1% des cas)
- L'inflammation (gastrite chronique) va persister toute la vie
- Lymphome de Malt rarement
du sujet, sauf éradication. L'évolution de cette gastrite vers
l’atrophie a été décrite voir vers la métaplasie et le carcinome
VII. Diagnostic bactériologique :
• Les 3 méthodes actuelles sont
intestinal .
1: la sérologie, 2: le test respiratoire,
3: la recherche d'antigènes dans les selles
(méthodes non invasives)
et 4: biopsies au nombre de 3 (méthodes
invasives).
- examen anatomo- pathologique
- test à l'urée
- cultures
. amplification génique
1. Méthodes non invasives :
a. La sérologie :
méthode non invasive ,est utile en dépistage mais
elle est réservée à des laboratoires
spécialisé[Link] reste toutefois positive de
nombreux mois après l'éradication.
- La technique la plus utilisée est de type ELISA.
La sensibilité et la spécificité varient selon les kits
Pathogénie de Helicobacter pylori commercialisés.
- L'autre technique, peu utilisée en dehors de
laboratoires spécialisés, est dénommée
immunoblotting ou western-blot qui permet de
préciser le diagnostic dans les « zones douteuses
» de l'ELISA.
b. Le test respiratoire:
ou analyse de l'air expiré . consiste à faire
absorber au patient de l'urée marquée au carbone
13 ou 12, puis à rechercher la présence ou
l'absence de l'isotope dans le gaz carbonique
expiré.
Si la bactérie est présente dans l'estomac, l'urée
se scinde et libère le carbone 13 (ou 12) qui passe
dans le sang puis les poumons et se retrouve
dans l'air expiré. Ce test, fiable à plus de 98 %,
présente l'avantage de rechercher la présence de
la bactérie dans la totalité de l'estomac.
c. Recherche d’antigènes dans les selles :
Principaux caractères bactériologiques :
Cette méthode présente un intérêt indéniable chez des sujets - H. pylori est un petit bacille à Gram négatif,
dont l’infection était prouvée par fibroscopie/biopsie légèrement incurvé
- C'est une bactérie micro-aérophile (mais
capable de croître en anaérobiose en
présence de C02 )
- Catalase +, oxydase +, nitrate réductase +,
uréase ++++, n'acidifiant pas les sucres.
2. Méthode invasive
- Elle fait appel à des biopsies (surtout au niveau de l'antre et
du fundus) lors d'une endoscopie, par exemple pour un malade
qui réagit peu au traitement.
- 3 biopsies doivent être réalisées :
1 pour l’examen anatomopathologique
1 pour le test à l’uréase
1 pour la culture Coloration de Gram
➢ Culture :
La dernière biopsie est broyée avec du bouillon nutritif et
ensemencée:
- sur une gélose sélective Helicobacter pylori (PYL)
- sur une gélose Columbia/Brucella/Wilkins Chalgren à 10%
de sang de cheval. Galerie d’identification
Haemophilus influenzae
✓ Clinique :
- Infections invasives Hib chez l’enfant
- Méningites: syndrome méningé fébrile (céphalée,
vomissement, photophobie, raideur de la nuque).
2 à 6 % de mortalité avec des séquelles neurologiques
malgré le traitement
- Infections ORL
Epiglottite: grave (difficultés respiratoires).
otite moyenne aigue, sinusites.
Conjonctivites, pneumonies, autres états septicémiques:
arthrite, péricardite…
Acheminement
* Bactérie fragile ➔ transport rapide au laboratoire
Examen microscopique à partir du produit pathologique :
* Petit bacilles à gram négatif
* Souvent cocco-bacillaire
* Aspect plus long, parfois filamenteux
* Immobile
* Non sporulés
* Parfois encapsulés
Culture :
* Bactérie exigeante en facteurs de croissance V et X
présents dans les globules rouges :
V = NAD (nicotinamide adénine dinucléotide)
X = hémine ➢ Utilisation d’une galerie Api NH
* Les milieux de culture doivent contenir ces facteurs =
gélose au sang cuit (= gélose chocolat)
* Pour les prélèvements poly microbiens on utilise, en plus,
des milieux sélectifs additionnés d’ATB (bacitracine,
vancomycine)
* Incubation à 35-37°C dans un atmosphère riche en CO2
* On obtient différents types de colonies : fonction de
l’existence ou non d’une capsule.
➢ Souches encapsulées : colonies muqueuses,
volumineuses et bombées
➢ Souches non encapsulées : lisses, plus petites
Identification :
Identification par Caractères biochimiques :
➢ Mise en évidence de l’exigence en facteurs X et V
Technique 1: disques
- Culture par inondation sur gélose ordinaire riche (M-H)
- Dépôt de disques d'hémine et de NAD
Technique 2: cultures comparées
Culture 4 milieux à composition variable en facteurs V et X
2. Résistances acquises :
Habituellement sensible aux
aminopenicillines,C2G, C3G, aminoside,
fluoroquinolones, trimethoprime, tetracycline ,
chloramphénicol.
Certaines souches peuvent être résistantes à
l’ampicilline par:
- Production de bétalactamases plasmidiques de
type TEM1
- D’autres sont résistantes à l’ampicilline sans
production de bétalactamases par diminution des
affinités des PLP3 ou imperméabilité
Techniques immunologiques :
- Diagnostic rapide
- Repose sur la recherche d’Ag solubles,polysaccharidiques
- Directement dans le LCR, le sérum ou dans les urines en
cas de méningite, de septicémie ou d’infection pulmonaire
- A partir de la culture : détermination du serotype des
souches capsulées
Serotype b est le plus virulent
Sensibilité aux antibiotiques :
I. Résistances naturelles:
– macrolides à 16 atomes: spiramycine, josamycine
– bacitracine
– mécillinam
– oxacilline
– glycopeptides.
– C'est une espèce modérément sensible aux
macrolides (cycle 14 et 15 atomes)
érythromycine
céphalosporines de 1ere G (céfalotine ou KF)
✓ Diagnostic biologique indirect :
– Il n'existe pas de test de diagnostic indirect à réaliser en ✓ Diagnostic bactériologique direct:
pratique courante pour le diagnostic d'une infection à H. Prélèvement :
influenzae. - Grattage du chancre
– Seule peut être envisagée la recherche d'anticorps - Ponction de l’adénopathie avant fistulisation
antipolysaccharides de capsule de type b (anti PRP) dans un Transport :
contexte de contrôle de réponse à la vaccination anti-Hib. – Germe fragile
✓ Traitement : – Le transport au laboratoire doit être rapide
En raison de la forte prévalence des souches productrices Examen microscopique :
de bétalactamases, le traitement de première intention des – Petit BGN,
infections à H influenzae fait appel à : – en courte ou longue chaînette parallèle ( aspect
L’association amoxicilline + acide clavulanique ou à une en chaîne de vélo)
céphalosporine de deuxième ou troisième génération ++, Culture :
en fonction de la localisation de l’infection. - Culture difficile
✓ Prophylaxie : - Exigeant en hémine= facteur X.
Vaccination : - Des milieux riches en sang incubés à 35 °C en
atmosphère humide à 10 % de CO2.
- Concerne les infections à Hib - Sur ces milieux les colonies sont petites, blanc
- La vaccination repose sur l’utilisation du polysaccharide grisâtre, avec une collerette transparente à bords
de type b ou le polyribosyl-ribitol-phosphate (PRP) rugueux, se développant en 2 à 5 jours
- Vaccination administrée avant l’âge de 6 mois avec rappel
à 18 mois. ✓ Caractères biochimiques :
- ➔ une immunité à long terme chez plus de 90% des L’identification biochimique de H. ducreyi qui
enfants vaccinés pousse sur une culture est difficile, car H. ducreyi
- Vaccin actuellement obligatoire au Maroc. ne pousse pas sur les milieux utilisés en routine
pour les test biochimiques,
III. Haemophilus ducreyi en plus il ne fermente pas les sucres.
Quelques caractères qui pourraient être pris en
✓ Introduction: considération:
Bactérie pathogène spécifique, responsable du chancre » Oxydase +
mou, infection à transmission sexuelle. » Catalase —
» exige le facteur X pour sa croissance
✓ Taxonomie: Mais pratiquement l’identification réside
Ordre: Pasteurellales, essentiellement sur l’examen direct et sur
Famille des Pasteurellaceae l’aspect des colonies.
Genre : Haemophilus
Espèce: H. ducreyi ✓ Traitement:
– Le traitement minute repose sur la
✓ Épidémiologie: ciprofloxacine , la ceftriaxone ou l’azithromycine
De distribution mondiale, le chancre mou est une maladie – L’association amoxicilline + acide clavulanique
en actuelle recrudescence. ou le cotrimoxazole nécessite un traitement de 7
On note une nette prédominance masculine de l’affection à 14 jours.
qui touche neuf hommes pour une femme.
Cette répartition est peut-être faussée par l’existence de
formes inapparentes ou de diagnostic difficile chez la
femme .
✓ Caractères bactériologiques:
– Petit bacille à gram négatif
– Exigeant en hémine= facteur X.
– Culture difficile
✓ Clinique :
H. ducreyi est responsable du chancre mou,
ulcération génitale douloureuse recouverte d’un enduit
purulent .
accompagnée ou non d’une adénopathie
7. Les Cocci à Gram négatif
Importance :
Genre Eikenella
Bactéries strictement humaines
– Eikenella corrodens du groupe AACCEK
Impliquées dans infections graves:
Genre Veillonella: anaérobie de la flore de
– Méningites,
Veillon (voir cours / anaérobies)
– IST,
III. Neisseria meningitidis
– Endocardites,
Ou Méningocoque
– Infections des VAS,
Agent des méningites cérébrospinales et des
– infection des parties molles (dermohypodermites et
méningococcémies: septicémies éruptives
fasciites nécrosantes)
gravissimes (purpura fulminans)
Maroc: concerné
URGENCE ABOSLUE
➔ Problème de santé publique
Diagnostique, Thérapeutique et Prophylactique
– Morbidité, Mortalité, Séquelles
MADO
– Contagiosité et infections associées aux soins
– Difficulté diagnostique 1. Introduction :
– Résistance aux ATB de + en + constatée Le Méningocoque = DCGN3 fragile et exigeant
– Prophylaxie souvent difficile – des milieux enrichis sang d en primoculture
I. Introduction- définitions: – et une atmosphère enrichie en CO2, et H2O
Les cocci à Gram négatif sont des bactéries groupées par – 36+/-1°C,
paires (DCGN) : Possède une capsule polysaccharidique
=> aspect en « grain de café ». => plusieurs sérogroupes dont A, B, C, Y et W135
=> aspect en 8 sont les plus fréquents (=> épidémies)
De nombreux genres et espèces existent dont deux sont Des Ag protéiques de paroi
particulièrement pathogènes pour l’humain: => types et sous-types => marqueurs
– N. meningitidis agent de MCS1 épidémiologiques
– N. gonorrhoeae agent d’IST
2. Épidémiologie
✓ Réservoir:
– N. meningitidis = est une bactérie strictement
humaine.
– il colonise le rhino-pharynx
– Portage selon l’âge, les populations et les
saisons.
✓ Expression de la maladie:
– maladie endémique dans les PEVD
– Cas sporadiques (surtout le groupe B) dans les
II. Classification et Taxonomie PI
Genre Neisseria: – Épidémies (groupes A, C, Y, W) dans les zones
– Neisseria pathogènes: (colonies grises) intertropicales et les collectivités.
* Neisseria gonorrhoeae (Gonocoque ) ✓ Transmission:
* Neisseria meningitidis (Méningocoque) – Nm = bactérie extrêmement fragile
* ... – transmission = interhumaine directe
– Neisseria « non pathogènes » (colonies pigmentées – par voie aérienne (gouttelettes de Pflügge)
dans le jaune)
* Neisseria flava, N subflava, N perflava, ... ✓ Réceptivité:
Genre Branhamella: – l’enfant et l’adulte jeune non immunisés
– Branhamella catarrhalis
Genre Moraxella: ✓ Immunité:
– Moraxella lacunata – Ig G anti-capsulaires sériques bactéricides.
– Moraxella nonliquefasciens – IgA S spécifiques sur les muqueuses
– ...
Genre Kingella:
– Kingella kingae du groupe AACCEK2
1
MCS= méningite cérébrospinale . IST= infection sexuellement transmise
2
AACCEK = agents d’endocardites à hémocultures « négatives »
3
DCGN: diplocoque Gram négatif
✓ Répartition géographique:
– le monde entier est concerné, ✓ Facteurs de virulence
– notamment en zone intertropicale (ceinture de Pili ou fimbriae de surface => adhésion aux
pauvreté en Afrique) cellules oropharyngées.
– Sérogroupe B (et A) en Europe (Fr, ...) et au Maroc IgA protéase dégradant IgAS => échapper à
– Sérogroupe A est prévalent en Afrique l’immunité locale.
– Les voyages favorisent la diffusion de tous L’endotoxine = lipo-oligosaccharide (LOS)
Sérogroupes ( Ag O des BGN) => choc septique.
...
La capsule polysaccharidique => anti -
phagocytose.
– A, B, C, Y, W135 = immunogènes => vaccin +
(mono, di ou tétravalent)
– Le polysaccharide B est très peu immunogène
– => pas de vaccin.
NB: Réaction croisée avec l’Ag K1 de Escherichia
coli.
Ag protéiques de surface: favorisent l’adhésion
et l’invasion des cellules
4. Diagnostic biologique
Direct:
Meév de la Bactérie (ED et culture), de ses
Antigènes et de ses Acides nucléiques
meningitis: les pays les plus touchés.
1) Prélèvements bactériologiques
3. Pouvoir pathogène le LCR (ponction lombaire L4/L5 ou L5/S1) :
✓ Physiopathologie geste médical
Début : rhino-pharyngite souvent inaperçue. le sang chez le malade (10 à 20 mL de sang dans
Phase d’invasion: dissémination vers les méninges bouillon d’hémoculture aérobie)
par voie hématogène L’écouvillonnage des lésions purpuriques
Phase d’état:
– + inflammation: Le méningocoque étant très fragile
• Hyperleucocytose neutrophile le transport rapide des prélèvements au
• CRP et pCT très élevées laboratoire en évitant leur exposition au froid.
• LCR trouble (riche en leucocytes) +/- milieu de transport
– septicémie (méningococcémie) +/- grave 2) Examen cytobactériologique du LCR
– méningite (bien définie cliniquement) a) Examen macroscopique
✓ Clinique: Le LCR dans les MCS typiques apparaît:
La méningite cérébrospinale typique comporte: – trouble à purulent => aspect en « eau de riz »
– Fièvre: 39 voire 40°C b) Examen cytologique
– Céphalées et photophobie Numération leucocytaire:
– Vomissements en jet en général >1000GB/mm^3 de LCR,
– Raideur de la nuque Formule leucocytaire: prédominance de
– Etc. granulocytes neutrophiles.
La septicémie à méningocoque:
– Syndrome infectieux sévère (Sepsis) Examen bactériologique:
– Altération de l’état général (AEG) Gram: Obligatoire
– Purpura vasculaire (riche en microbes) – Meév les polynucléaires et les diplocoques
gram (-), en "grains de café" en position
➔ Mise en jeu du pronostic vital intra- ou extracellulaire.
MGG ou Bleu de méthylène Très intéressants
– Aspect en grain de café
L’identification fait appel:
– aux caractères biochimiques :
* Ex: galerie Api NH (Neisseria et Haemophilus)
* N gonorrhae
I. Diagnostic biologique :
C’est essentiellement un diagnostic direct
1) Prélèvements
Écouvillonnage local.
– 2 écouvillons séparés :
* l'un pour l'examen direct,
* l'autre pour la culture,
1er jet d’urine chez l’homme
Au minimum: une lame pour le Gram
3) Culture et identification
Germe fragile et exigeant, Le gonocoque est sensible à la pénicilline G,
– => l’isolement du gonocoque nécessite: sauf si souche BLNAR ou bien bêta-lactamase (+)
- Des conditions de prélèvement idéales (BLNAR: bêta-lactamase négative ampicilline
- des milieux enrichis (Gélose sang cuit + polyvitamines) resistant)
- une incubation dans à température, humidité et CO2 – BLNAR: modification des PLP (disque KF ou CF)
adéquats. – Β-lactamase + => plasmide codant pour la
- pendant 24 à 48 heures production de Pénicillinase => test Céfinase.
L’identification spécifique fait appel aux caractères D'autres antibiotiques sont très actifs : cyclines,
biochimiques spectinomycine.
Le traitement des infections gonococciques est
standardisé par l'OMS:
1. C3G
2. Spectinomycine 2g en IM
3. Fluoroquinolones (! Rce en )
4. Phénicolés (! Toxicité)
4. Prévention :
= Lutte contre les IST
Éducation, information et sensibilisation / IST.
Usage de préservatifs
Limitation des partenaires
Dépistage et traitement patients/partenaires
V. Autres Neisseria
Non exigeantes
Commensales du rhinopharynx humain
Nombreuses espèces dont colonies souvent
pigmentées en jaune +/- fort
Peuvent donner des infections respiratoires
ou génitales, voire méningites
L’espèce la plus impliquée est:
– Neisseria lactamica
=> diagnostic différentiel (Api NH)
VI. Branhamella catarrhalis :
Diplocoques vrais (en 8), Gram (-), appelé aussi Objectifs (=questions d’examen):
Moraxella, famille Branhamaceae ou Moraxellaceae mais
plus proche des Neisseriae . 1. Définir et classer le méningocoque et le
Habitat : fosses nasales de l’humain gonocoque
PP : 2. Citer les facteurs de virulence du
* Sinusites et Otites moyennes aiguës méningocoque.
* Infections ou surinfections respiratoires (BPCO ++) 3. Donner les éléments de l’épidémiologie de
- Complication possible = Septicémie cette espèce
- Arthrite, méningite, endocardite 4. Décrire la physiopathologie de la méningite
Sensibilité aux ATB: cérébrospinale.
* Résistent aux pénicillines/β-lactamase (90%) 5. Identifier les prélèvements à effectuer en dans
* C3G régulièrement actives les infections à Nm et à Ng
6. Développer les méthodes et les principes des
VII. Moraxella spp méthodes diagnostiques de la MCS et de la
Bactéries asaccharolytiques où cohabitent les CG(-) et gonococcie.
les coccobacilles G(-) . 7. Donner les propriétés métaboliques et
Taxonomie confuse : Haemophilae? Brucelleae? antigéniques de base qui permettent d’identifier
Neisseriae? => genre Moraxella, famille Moraxellaceae. Nm.
Commensales des animaux à sang chaud 8. Citer les traitements habituels et les
M lacunata, M liquifaciens, M nonliquifaciens agents de alternatives en cas de résistance de la bactérie
conjonctivites, sinusites, trachéites, otites, ... ou de contre-indication chez le patient
M bivis: kératoconjonctivite bovine 9. Expliquer les règles de prévention et citer les
Dgc bio: idem Neisseria (Api NH). moyens utilisables.
IX. Conclusion :
Cocci Gram (-): groupe de bactéries fragiles, portées par
l’homme au niveau des muqueuses
Virulence particulière du méningocoque
– Urgence diagnostique/thérapeutique et prophylactique
Le gonocoque = Indicateur des IST (partie visible de
l’iceberg) => craindre les agents invisibles (VIH, ...)
– Nécessité d’éducation sexuelle et dépistage autres IST
L’opportunisme d’autres Neisseria, Moraxella,
Branhamella et AACCEK
L’émergence de souches résistantes (Pénicilline,
Fluoroquinolones, Macrolides, ...).
Intérêt des C3G injectables en thérapeutique
8. Les cocci à gram positif :
A. Le genre Staphylococcus
I. Taxonomie et classification
Le genre Staphylococcus appartient à la famille des Septicémies, endocardites
Micrococcacae Pneumopathies secondaires ou nosocomiales
43 espèces et sous-espèces Intoxications alimentaires dues aux
La présence ou l’absence d’une coagulase permet de enterotoxines
distinguer: Syndrome toxique (toxic shock syndrome)
- Les staphylocoque coagulase + : S. aureus pathogène
spécifique
- Les staphylocoque coagulase – (SCN) : S. non aureus qui
sont des bactéries opportunistes responsables d’infections
nosocomiales
II. Habitat
Différents types d’habitats :
Muqueuses et peau :
- Hôtes normaux ou pathologiques de l’homme
- Hôtes normaux ou pathologiques de l’animal
Environnement : Eau, sol, aliments
Staphylococcus aureus
1. Epidémiologie
Réservoir essentiel des staphylocoques est l’homme
Habitat préférentiel : fosses nasales, peau du visage et des
mains, périnée
S. aureus est aussi largement répandu dans
l’environnement
Transmission :
- Directe : manuportage
- Indirecte : matériel hospitalier, stéthoscopes
– Alimentaire
2. Pouvoir pathogène
Lésions suppuratives et nécrotiques :
- Peau et muqueuse (furoncle)
- Os (ostéomyélite)
- Arthrites
- Tissu
3. Facteurs de virulence
Coagulases libre et liée permet l’attachement aux cellules
et la thrombose des vaisseaux. (coagulase libre = facteur
d’identification de S. Aureus)
Hémolysines :
- Bêta
- Alpha ( antigénique : apparition d’anticorps spécifiques lors
d’infections chroniques)
Fibrinolysine détruit la fibrine, disloque le caillot de fibrine
avec essaimage à distance de foyers secondaires
(pulmonaires, métastases septiques) 3). Culture :
Hyaluronidase détruit le tissu conjonctif - Culture facile sur milieux ordinaires
DNAse - Utilisation de milieux sélectifs :
Leucocidine de Panton et Valentine détruit les Milieu de Chapman à 7,5 % de NaCl + mannitol :
polynucléaires. Observée chez les souches retrouvées chez S. Aureus est repéré par ses colonies
les jeunes et responsables de pneumopathies primitives pigmentées et par la fermentation du mannitol
foudroyantes Milieu Baird-Parker :
Enterotoxines responsables d’intoxications alimentaires Les colonies sont noires entourées d’un halo
Toxine du choc toxique staphylococcique ( TCTS ou TSST) clair
Gélose au sang +ANC :
Les colonies sont entourées d’une zone
d’hémolyse
Milieu chapman
4. Diagnostic bactériologique
1). Prélèvement :
- Les prélèvements sont variés et concernent le site de
l’infection (pus, sang, urine, liquide de ponction)
- Une asepsie rigoureuse est exigée pour la bonne
interprétation des résultats
2). Examen direct : (observation au microscope )
- Etat frais : bactérie immobile non sporulée
- Coloration de Gram : cocci à Gram + disposés
généralement en amas
Gélose au sang
Hémolyse totale
II. Classification
Elle fait appel à 3 caractères :
1. Hémolyse sur gélose au sang frais (GS) :
On distingue :
- Streptocoques Beta hémolytiques :
Hémolyse totale = halo clair autour des colonies
- Streptocoques alpha-hémolytiques
Hémolyse partielle
Hémolyse partielle (verdâtre)
Streptocoques viridans (oraux), pneumocoque 2. Caractères antigéniques :
- Streptocoques non hémolytiques : Liés à la présence de l’antigène de groupe
Absence d’hémolyse (ancienne appellation : streptocoques pariétal = Polysaccharide C de Lancefield
gamma- hémolytiques) Présent chez les Beta hémolytiques
Permet de distinguer ≈ 20 groupes de
Streptocoques notés A, B, C, D, F, G ….V
Les groupes ABCDFG impliqués en pathologie
3. Caractères biochimiques
Streptocoque B
- Infections néonatales : contamination par voie
trans-placentaire ou lors de l'accouchement
- Infections chez les sujets à risque (âgé,
diabète) : infections urinaires, septicémies,
arthrites, endocardites
Autres streptocoques
- Pharyngites, infections cutanées (C, G),
endocardites (D), infections urinaires (D)
Streptocoques oraux
- Endocardites, septicémies (neutropéniques)
Entérocoques
- Infections urinaires, infections nosocomiales
(bactériémies, endocardites, surinfections
d'escarres, de plaies ...)
V. Facteurs de virulence
Streptocoque A :
- Capsule (ac. hyaluronique), immunogène,
pouvoir invasif
- Protéine M, immunogène, adhérence, pouvoir
invasif
- Enzymes et toxines
* Toxines érythrogènes
* Streptolysine O, hémolysine, immunogène
-> ASLO
III. Habitat
* Streptokinase est une fibrinolysine
Réservoir :
(dissémination), -> ASK
- Commensaux des muqueuses de l'homme et des
* Hyaluronidase permet la diffusion dans les
animaux - Cavité oropharyngée : groupes A,B,C,G, E, F....,
tissus, -> ASH
non groupables
* DNAse ou streptodornase dépolymérise
- Tube digestif et vagin : groupes B, D, entérocoques...
l'ADN, -> ASD
Vitalité :
Streptocoque B
- Faible pour les espèces oropharyngées
- Capsule (ac. sialique), pouvoir invasif
- Importante pour les espèces intestinales
Entérocoques
- persistence dans les selles : témoin de contamination
- Adhésines : attachement aux épithéliums et
fécale de l'eau
valves cardiaques
Transmission
- Directe (salive, per-partum, mains...)
VI. Diagnostic bactériologique :
- Indirecte (objets, eau...)
1. Prélèvement :
IV. Pouvoir pathogène
Selon le site de l’infection :
Streptocoque A
- Gorge : écouvillonnage amygdales et pharynx
► Manifestations locales et régionales
- Peau : ponction ou écouvillonnage de vésicules
- ORL : angines érythémateuses +++ (enfants), abcès
- Plaie : écouvillonnage
amygdaliens, otites…, complications : RAA (0,15/100.000),
- Méningite : LCR
GNA, érythème noueux
- Autres : urine, placenta, Hémocultures …
- Cutanées et sous-cutanées : érysipèle, impétigo,
2. Examen direct après coloration de Gram :
surinfections de plaies, cellulites gangréneuses,
Cocci à Gram + groupés par paires ou en
complications : GNA
chainettes
► Manifestations générales
3. Recherche direct d’Ag ou d’Enzymes à partir
- Scarlatine (phage) : fièvre + pharyngite + exanthème +
du prélèvement :
énanthème
Home tests
- Localisations septiques diverses : pleuro-pulmonaires,
- Diagnostic rapide des angines à strepto A ou du
ostéo-articulaires
portage vaginal de strepto B (recherche d'Ag ou
- Syndrome de choc toxique
d'enzymes bactériennes)
► Porteurs asymptomatiques (naso-pharynx, peau...)
- Bonnes sensibilité/spécificité si le protocole
est suivi rigoureusement
4. Culture :
- Gélose à 5% de sang défibriné (mouton, cheval ) II. Facteurs de virulence
- Milieu d’enrichissement (Brain Heart infusion = BHI) Pneumolysine qui permet l’envahissement
- Incubation : à 5% de CO2 à 37°C tissulaire et vasculaire
5. Identification : La capsule polyosidique qui le protège de la
- Aspect des colonies et type d’hémolyse phagocytose. Les souches encapsulées sont très
- Coloration de Gram à partir des colonies virulentes
- Recherche de la Catalase (enzyme respiratoire) : négative Proteine de surface : permet l’adhésion aux
- Détermination des groupes de Lancefield : cellules cibles
Basée sur la présence dans la paroi des Streptocoques Acides teichoiques et peptidoglycane :
d’un polyoside C spécifiques. Il existe 17 groupes inflammation et choc
sérologiques : A, B, C, E, F, G, H, K, L, M, O, P, R, S, T, U et V Autre: neuraminidase, hyaluronidase …
Chez le streptocoque du groupe A de Lancefield, la protéine III. Pouvoir pathogène
M est le principal antigène de la paroi (60 types différents) A l’occasion d’une baisse de l’immunité, anomalies
du tractus respiratoire, affections générales,
- Recherche des caractères biochimiques : asplenie (splénectomie, fonctionnelle =
Galeries d’identification ( Api 20 strepto, Id 32 strepto ) drépanocytose), malnutrition …le pneumocoque va
Pour les Entérocoques : hydrolyse de l’esculine entrainer :
( ensemencement milieu BEA : colonies noirâtres après 24 h - Des affections loco-régionales : bronchites,
d’incubation) trachéobronchites, sinusites, otites, conjonctivites,
6. Diagnostic indirect sérologique (Streptocoque A) : pneumonies franches lobaires aiguës
Les Ac spécifiques contre les enzymes du strepto A sont (accompagnées dans 15 pleurésies
recherchés dans les syndromes post streptococciques - Des affections à distance : péricardites,
(RAA, GNA …) . On recherche ainsi : méningites, péritonites, arthrites. Un caractère
- ASLO (antistreptolysine O important des infections à pneumocoque est à
- ASK (antistreptokinase) retenir : la fréquence des réactions fibrineuses
- ASD (antistreptodornase) génératrices de cloisonnements aggravant le
VII. Sensibilité aux antibiotiques pronostic
► Streptocoques IV. Diagnostic bactériologique
- Bactéries sensibles à de nombreux antibiotiques anti- 1. Prélèvement :
Gram+, sauf aminosides (bas niveau) et fluoroquinolones Selon le site de l’infection : crachat, LCR, pus
(G1, G2) d’oreilles, hémocultures si méningite ou pneumonie
- Peu d'acquisition de résistances (macrolides, Germe fragile : prélèvement avant toute
tétracyclines) antibiothérapie et transport rapide au laboratoire
- Sensibles aux aminopénicillines, C1G, MLS, glycopeptides 2. Examen microscopique :
- Synergie bactéricide ß-lactamines / aminosides utile dans Etat frais : recherche de la capsule par le test à
les infections graves (sauf si résistance enzymatique aux l’encre de chine
aminosides) Coloration de Gram :
► Entérocoques - Cocci ovoïdes ou lancéolés en « flamme de
- Sensibilité plus faible que streptocoques bougie »
- Résistance naturelle aux aminosides (bas niveau), - Ou appariés par leur extrémités pointues
céphalosporines, fluoroquinolones, nombreuses MLS... - Gram+
- Sensibles aux aminopénicillines, glycopeptides
- Souches épidémiques multirésistantes de E. faecium aux
USA.
Streptococcus pneumoniae : Pneumocoque
I. Taxonomie et habitat
►Taxonomie :
- Famille des streptcocaccae
- Groupe Streptococaccae oralis
- Espèce : Streptococcus pneumoniae
► Habitat :
Le pneumocoque est un hôte normal (commensal) de l'arbre
respiratoire supérieur (rhino-pharynx) de l'homme.
Souvent retrouvé chez le sujet jeune (40 % de portage chez
les enfants fréquentant les crèches)
3. Diagnostic rapide par recherche directe des Ag solubles :
- Les Ag capsulaires sont libérés dans : V. Sensibilité aux antibiotiques :
* Les produits pathologiques : LCR, urine Le pneumocoque était sensible à la
* Dans les milieux de culture pénicilline G
- Détection par agglutination de particules de latex Depuis 1980 : apparition de souches de sensibilité
sensibilisées diminuée à la pénicilline G (PSD)
Détection des souches PSD :
- Intérêt dans les infections décapitées (patient ayant déjà
- Antibiogramme : Un disque d’oxacilline à 1µg sur GS.
reçu une antibiothérapie)
La souche est PSD si le diamètre d’inhibition est > 19
4. Culture :
mm
- Gélose à 5% de sang défibriné ( disque d’optochine sur un
- Confirmation de l’antibiogramme par CMI
quadrant) (E test)
- Gélose chocolat polyvitex * Une souche est PSD si
- Incubation à 37°C avec 5% de CO 0,006 µg / ml < CMI < 1 µg / ml
5. Identification : * La souche est résistante si : CMI > 1 µg / ml
Cause : il s’agit d’une diminution de l’affinité des PLP
Aspect des colonies : (protéine liant pénicilline ) pour cet ATB
plates et ombiliquées La sensibilité aux autre betalactamines est modifiée
Hémolyse Alpha à des proportions variables en fonction des molécules
Sensibilité à l’optochine : d’où l’intérêt de l’étude des CMI de chacune
La résistance aux macrolides, cyclines,
Coloration de Gram: Cocci
fluoroquinolones, chloramphénicol est en
à Gram +
augmentation
Catalase négative
VI. Prévention
Agglutination avec les
Vaccin à base d’antigènes capsulaires les plus
particules sensibilisées aux
fréquents en pathologie
Ac capsulaires
- Vaccin à 23 valences (pour enfants de plus de 2 ans,
Caractères biochimiques : pesonnes à fort risque. Vaccination tous les 3 à 5 ans)
Test à l’optochine galerie Api 20 Strept - Vaccin à 7 valences (pour enfants de moins de 2
ans)
9. Pseudomonas
I. Généralités et taxonomie :
- Le genre Pseudomonas appartient à la famille des - Bactérie présente chez le patient lui-même :
pseudomonacae Portage transitoire dans le tube digestif, voies
- Les bactéries genre Pseudomonas sont aérobie strict, respiratoires, peau
mobiles et oxydase (+) Colonise les zones corporelles humides :
- C’est un genre qui contient une quarantaine d’espèces aisselles, pli de l’aine, conduit auditif
- L’espèce type est Psudomonas aeruginosa = espèce le plus ► Transmission :
fréquemment isolée en pathologie infectieuse - Sources environnementales :
II. Pseudomonas aeruginosa Directe
- Bactérie Gram négatif, ubiquitaire: Indirecte (matériel lavé à l’eau du réseau)
- Présente dans l’environnement (eau, sol, plantes) et aussi - Interhumaine (sujet colonisé)
dans l’environnement hospitalier humide (matériel de - Pression de sélection des antibiotiques :
dialyse, robinets, éviers, siphons, solutions désinfectantes…). augmente le risque de colonisation
- Possède naturellement des résistances à des ► Facteurs de pathogenicité :
antibiotiques, problème des souches multi-résistantes. Facteurs liés à l’hôte :
- Peut former des biofilms. Pseudomonas aeruginosa = pathogène
- Cause d’infections pulmonaires nosocomiales opportuniste
Première cause d’infection pulmonaire des patients atteints - Infections chez les patients à immunité
de mucoviscidose. affaiblie locale ou générale ( grands brulés,
A. Epidémiologie : chimiothérapie, transplantés, hémodialysés
► Habitat : chroniques …)
- Bactérie saprophyte. - Malades d’unité de soins intensifs avec
- Présente dans l’environnement naturel : eau, milieux manœuvres invasives (respirateurs,
humides cathétérisme, sonde …)
- Environnement du patient : douches, lavabos, éponges,
bocaux d’urine, solutions désinfectantes, endoscopes,
respirateurs
Facteurs liés à la bactérie : les plus importants
- Présence de pigments diffusibles : pyocyanine (pigment 3). Culture : Pas d’exigences particulières pour la
bleu) et pyoverdine (pigment jaune vert) = produits culture
siderophores - Culture sur milieux ordinaires ou spécial
- Pili et autres protéines de la membrane externe = (milieu Cetrimide)
adhésion bactériennes aux sites d’infection - Incubation : 30 à 41°C en atmosphère humide
- Sécrétion d’enzymes = fixation de la bactérie aux - Les colonies = plates et extensives à bord
glycosphingolipides = rôle dans la résistance à la irrégulier ou muqueuses
phagocytose - Odeur caractéristique (fleur de Seringa)
- Protéase = action nécrotique et hémorragique - Production de 2 pigments : bleu (pyocyanine) ou
B. Pouvoir pathogène : jaune-vert (pyoverdine)
2 types d’infections
► Infections nosocomiales : Elles sont fréquentes et graves
- Infections broncho-pulmonaires
- Infections urinaires
- Surinfections des plaies opératoires
- Infection sur matériel prothétique
- Infection du liquide péritonéal chez les dialysés, infection
cutanées chez les brulés ….
► Infections communautaires : Elles sont généralement
localisées
- Infections oculaires (abcès de cornée chez les porteurs de
lentilles, kératites, endophtalmies)
- Infections cutanées ( intertrigo) 4). Identification biochimique :
- Infections respiratoires (mucoviscidose) - Oxydase +
- Otites : Externes aigues (chez l’immunodéprimé) - Les autres caractères biochimiques (utilisation
Moyennes chroniques (chez les nageurs) de glucides, présence de certaines enzymes)
sont étudiés par des galeries d’identification
- Serotypage dans un but épidémiologique
5). Antibiogramme :
Très grande résistance.
Très nombreux mécanismes de résistance
4. Traitement-Prophylaxie :
► Infections superficielles communautaires :
Infection nosocomiale (respirateur)
Traitement antibiotique local
► Infections nosocomiales :
Traitement par association bactéricide
aminosides + betalactamines ou
fluoroquinolones
Prophylaxie : Hygiène autour des malades
– Lutte contre les zones humides : dépistage et
désinfection de l’environnement hospitalier
– Lavage des mains
Infections communautaires – Recherche de colonisation chez tout malade
C. Diagnostic bactériologique : hospitalisé, environnement et antiseptiques
1). Prélèvements : Ils sont variés et dépendent de la nature
III. Autres Pseudomonas :
de l’infection : Urine, crachat, LCR, pus, matériel
- 20% à 40% des isolats cliniques du genre
médicochirurgical, environnement humide du malade ….
Pseudomonas (même écologie = bactéries
2). Examen microscopique :
pathogènes opportunistes)
Etat frais : bacille mobile (mobilité polaire)
- Espèces de diagnostic différentiel :
Après coloration : bacille Gram - , fins
P. studzeri, [Link], [Link],
[Link], …
- Diagnostic bactériologique similaire
10. Vibrions
III. Introduction
- Les vibrions sont des bacilles à Gram négatif incurvés 2. Habitat et épidémiologie :
- Bactéries très mobiles (ciliature polaire) ► Réservoir du germe :
- Hôtes naturels du milieu marin (supportent de fortes - Homme malade (le vibrio se trouve dans les
concentrations en sel) selles)
- Convalescents
- Porteurs sains . Dans les zones d’endémie, le
nombre de porteurs sains est plus important que
celui des malades
► Transmission :
- Directe : interhumaine (mains sales)
- Indirecte : eau, aliments souillés par les
matières fécales
3. Aspects épidémiologiques :
On distingue : - Avant: grandes pandémies
- Les Vibrions cholériques qui comprennent les isolats - Actuellement: épidémies et endémie dans
appartenant aux serogroupes O1 et O139 de l’espèce vibrio différentes régions (Amérique centrale, Asie du
cholerae Sud-est, Extrême-Orient, Afrique).
- Les « vibrions non cholériques », qui comprennent, d'une part
les isolats des serogroupes autres que O1 et O139 de l'espèce
Vibrio cholerae, appelés Vibrio cholerae
non-O1/non-O139, et d'autre part, les isolats appartenant aux
autres espèces du genre Vibrio.
- Parmi les 51 espèces connues dans le genre Vibrio, 12 sont
considérées comme pathogènes pour l'homme.
- Quatre espèces sont fréquemment isolées dans les
laboratoires de microbiologie clinique : Vibrio cholerae, Vibrio
parahaemolyticus, Vibrio vulnificus et Vibrio alginolyticus.
IV. Vibrio cholerae
Agent du Choléra (sérotypes O1 et O139)
- Agent du cholera = maladie infectieuse diarrhéique
- Caractère le plus souvent épidémique par sa grande
contagiosité - En 2008: épidémie au Zimbabwe
- Maladie strictement humaine à déclaration obligatoire - En 2010: épidémie en Haïti après le terrible séisme
- Problème de santé mondial de Port-au-Prince
- Souches pathogènes appartiennent aux serovars O1 et O139
- Les autres serovars entrainent des cas sporadiques
1. Caractères bactériologiques :
- Bacilles gram négatif, non sporulés, à la forme de bâtonnets
droits et incurvés
- Très mobiles grâce à un cil polaire
- Les vibrio possèdent une oxydase
- Fermentent le glucose sans production de gaz
- Aero anaerobies
- Le germe cultive facilement sur milieu ordinaire, supporte un
pH de 9 et une concentration de 3% de NaCl.
Le vibrio cholerae possède :
- Ag flagellaire H : thermolabile
- Ag somatique O : thermostable
- Seuls les groupes O1 et O139 entraînent le cholera épidémique
4. Physiopathologie :
- Après ingestion, le vibrion cholérique s'implante plus
facilement chez les sujets dénutris ayant une hypoacidité
gastrique
- Il se multiplie dans l'intestin grêle.
- Il produit une exotoxine protéique qui est responsable de
la maladie en activant l'adénylcyclase cellulaire
- Accroissement de l'AMP cyclique des entérocytes. Il
s'ensuit une fuite d'eau, de chlorures, de sodium, de ► Culture :
potassium et de bicarbonates. - Sans enrichissement : Culture facile en 24 h à
37°C sur milieux usuels avec aspect
caractéristique des colonies en bris de verre
Introduction
Bactéries incapables d’utiliser et de se multiplier en
présence de 20% d’O2
Elles sont responsables d'une grande variété d'infections
localisées ou généralisées.
Difficulté d’isolement et d’identification
Urgence du traitement
Classification
Elle se fait selon leur habitat, leurs caractères
morphologiques et culturaux et leur pouvoir pathogène.
On distingue:
– la flore tellurique: bactéries saprophytes du sol et II. Physiopathologie :
commensales des cavités naturelles de l'homme et
des animaux. Flore de Veillon
– la flore de Veillon: bactéries commensales des voies - Multiplication très importante dans le site
respiratoires, digestives et génitales de l'homme et des naturel
animaux et qui ne peuvent survivre dans le sol, non - Colonisation de cavités et d’organes
sporulées. normalement stériles
- Facteurs favorisants : nécrose tissulaire,
I. Caractères bactériologiques hypoxie
- Caractère polymorphe
Métabolisme en l’absence d’oxygène Flore tellurique
Absence d’enzymes qui inactivent les dérivés toxiques - Contamination; multiplication puis élaboration
de l’oxygène moléculaire de toxine
On distingue selon leur sensibilité à l’oxygène : - Facteurs favorisants : nécrose tissulaire
- Anaérobies strictes : 0.5% de O2 favorisant l’hypoxie, déséquilibre de la flore
- Anaérobies modérés : 2-8% de O2 commensale.
- Aérobies tolérants : croissent en aérobiose mais
préfèrent les conditions anaérobies III. Aspects cliniques :
Morphologie : Intoxination :
Cocci ou bacilles Gram positif ou négatif - Botulisme (Clostridium botulinum)
La sporulation ne concerne que la flore tellurique Les toxi-infections
Facteurs de virulence : - TIAC (Clostridium perfringens)
Phénomènes d'adhésion : fimbriae et pili - Tétanos (Clostridium tetani)
Capsule polysaccharidique - Colite pseudomembraneuse (Cl. difficilé)
Enzymes : protéases détruisant les Ig, collagénases Infections mixtes
Toxines : exotoxine, endotoxine - Péritonite, pleurésie, abcès
- Gangrène gazeuse
Bactéries anaérobies
IV. Diagnostic biologique direct
Nature Moyen Transport
- Hémocultures - Aspiration : seringue purgée d’air et
1 -Prélèvement
Aspect macroscopique :
Il est souvent évocateur
- Pus abondant, odeur fétide
- Présence de gaz, parfois de granulations sulfureuses
Examen microscopique après coloration de Gram
- Flore bactérienne abondante et polymorphe.
2. Examen direct
chloramphénicol, metronidazol
- Sauf exception, toutes les bactéries anaérobies sont sensibles aux
▪ Nitro-imidazolés SAUF Actinomyces spp , Propionibacterium spp
▪ B-lactamines + inhibiteurs de b-lactamases,
▪ Carbapénèmes
▪ Chloramphénicol
- et toutes sont résistantes aux aminosides
V. Principales bactéries anaérobies strictes
2) C. difficile :
Flore tellurique
Genre Clostridium ► Clinique :
- Portage asymptomatique de la bactérie
- Antibiothérapie au long cours et à large spectre
responsable de colite pseudomembraneuse
► Diagnostic bactériologique :
- Prélèvement de selles
- Culture sur GS : colonies circulaires en verre
dépoli sans zone d’hémolyse
- Recherche de toxine dans les selles ou liquides
intestinaux :
- Tests immunoenzymatiques ou
immunochromatographiques
- PCR
► Traitement
Arrêt de l’antibiothérapie. Vancomycine ou
Metronidazole
Genre Clostridium
1) [Link]
► Epidémiologie :
Bactérie tellurique. Présente aussi dans l’intestin de
plusieurs animaux et de l’homme.
► Clinique :
Intoxination :
- Toxine préformée dans l’aliment 3) C. Perfringens :
- Incubation de 18 à 96 h (selon quantité de toxine) ► Epidémiologie :
- Invasion :Troubles digestifs non spécifiques ( nausées, Bactérie tellurique, présente aussi dans l’intestin
vomissements) de l’animal et de l’homme .
- Etat : paralysies bilatérales et symétriques ( oculaires, Contamination endogène ou exogène (plaie
bucco pharyngée et respiratoires) souillée de spores de Clostridium)
- Absence de fièvre et d’atteinte du SNC ► Clinique :
Toxi-infection : - Infections tissulaires des tissus mous (fasciite
plaies souillées avec gangrène diffuse; cellulite; ulcère de pieds).
- Myonecrose et gangrène gazeuse post -
traumatique entre 8h-20h
- Entérites nécrosantes
► Diagnostic bactériologique :
- Examen direct :
grands bacilles Gram + encapsulés
Présence de leucocytes en faible quantité
- Culture sur GS : présence de colonies bombées
avec double zone d’hémolyse
Plaie souillée avec gangrène
- Recherche de l’enterotoxine (selles, aliment)
► Traitement :
► Diagnostic bactériologique : - Parage chirurgicale de la plaie en urgence
Recherche de toxine dans l’aliment (inoculation à l’animal), - Antibiothérapie (Peni G), oxygène hyperbare,
ou sérum (ELISA) . Culture sur GS . Pas d’antibiogramme réanimation
► Traitement : - Prévention : soin de toute plaie, hygiène
- Réanimation alimentaire
- Séro-anatoxino-thérapie
- Maladie à déclaration obligatoire
4) C. tetani
► Diagnostic
► Clinique : Tétanos Il est d’abord clinique, parfois bactériologique
- PE : plaie, blessure Le prélèvement selon le type d'infection peut
- Incubation : 6 -15j présenter une odeur fétide caractéristique
- Trismus puis contractions généralisées douloureuses, Coloration de Gram : aspect protéiforme à
permanentes avec paroxysmes. Gram positif et à Gram négatif
► Diagnostic : La culture en anaérobiose est positive après
- Clinique plusieurs jours d'incubation à 37°C. Elle est d'un
- Bactériologie : sans intérêt intérêt limité, car ne seront isolées que les
- Recherche du germe dans la blessure espèces de culture facile
- Colonies translucides ayant tendance a essaimer et Les espèce le plus souvent isolées sont :
envahir toute la boite car les bacilles sont mobiles Bactéroides du groupe fragilis, Fusobactérium,
- Pas d’antibiogramme Prevotella, Peptostreptococcus
► Traitement : ATB, réanimation, sérothérapie. DO Traitement : sera débuté sans attendre en
ayant recours aux antibiotiques des familles
Flore de Veillon suivantes :
Betalactamines, imidazolés, Glycopeptides,
Lincosamides, Cotrimoxazole
- Les bactéries anaérobies non sporulées qui constituent la
flore de Veillon ont pour habitat les muqueuses et le tube
► Prophylaxie
digestif.
- Elles développent leur pouvoir pathogène en se
Vaccination
multipliant dans un compartiment de l’organisme
Antibioprophylaxie en préopératoire surtout en
normalement stérile.
cas de chirurgie digestive ou gynécologique
Parage de toute plaie infectée
Corriger les tares prouvant favoriser ces
infections ( diabète ...)
Pour C. Botulinum : bonne stérilisation des
conserves industrielles et familiales
VI. Conclusion :
a. Enveloppe virale :
Bicouche lipidique, dérive membrane plasmique
cellules Infectées solubilisé par les Solvants
organique
Hérissée de spicules ou glycoprotéines virales
membranaires
- hémagglutinine HA( fixation du virus sur cellules)
- neuraminidase NA (libération des virions hors de
la cellule / bourgeonnement)
Virus A et B: 2 types de spicules HA,NA
Evolution antigénique des virus influenza Virus C: 1 seul type de spicules HA
1918-1919 : pandémie « grippe espagnole » H1N1 avec
20 millions de morts
1933-1934 : isolement de la souche H1N1
1958-1959 : grippe asiatique H2N2
1968-1970 : grippe de Hong Kong H3N3
1997 : grippe de poulet H5N1 avec 1,5 millions de
poules abattues et 18 cas humains dont 5 morts
1999 : H9N1
2003-2004 : H5N1 et H7N7
2009 : H1N1
après H?N?.......
b. Génome 5) Variabilité génétique et antigénique HA
ARN monocaténaire (simple brin), de polarité négative, et ou NA
ségmenté (grande variabilité génétique) Les deux types de variations :
Virus A et B 8 segments – Les variations progressives ou mineures :
Le Virus C 7segments glissement antigénique (“antigenic drifts”) .
Chaque segment est recouvert de molécules de * Elles s’observent dans les types A et B
nucléoprotéine: ribonucléoprotéine RNP de structure * Nouveau variant (protection partielle par vaccin)
hélicoïdale * Responsables des épidémies annuelles
interpandémiques
– Les variations majeures, brutales : saut
antigénique (“ antigenic shifts”).
* rare tous les 10 à 30 ans
* Émergence d’un virus nouveau (immunité
inexistante)
* Responsables des pandémies
Trois mécanismes:
– Mutations
– Transmission directe de souches animales
– Réassortiment génétique entre souches
humaines et souches Animales
III. Epidémiologie
1) Réservoir:
Virus A: homme animal (aviaire)
Virus B: homme (en majorité)
Virus C : animal
Spectre d’hôte des virus influenza A
Origine des virus H5N1
VII. Prévention
Vaccination +++
Vaccin inactivé et purifié
Contient 2 souches de type A H1N1 et H3N2 et une
souche de type B
Immunité: apparaît en 2 à 3 semaines et dure 9 à
12 mois
Revu annuellement en fonction de la situation
épidémiologique . Réalisé entre début Septembre
Comparaison des différentes techniques de diagnostic direct de la grippe et mi-Novembre
S/C ou IM
3) Diagnostic indirectes : détection Ac
Sujets à risque, personnel de santé
➢ Prélèvement:
Objectifs de la vaccination
sang total sur tube sec 2 prélèvements à 10-15 jours
- Préserver l’intégrité du système de soins et des
d’intervalle
infrastructures essentielles → → vaccination du
Diagnostic tardif, rétrospectif Peu d’intérêt dans le
personnel stratégique: professionnels de santé,
diagnostic
personnel de sécurité, personnel devant assurer
➢ techniques
la continuité des services vitaux.
Fixation du complément : abandonnée
- Réduire la mortalité et la morbidité → →
HAI (hémagglutination indirecte) :
population vulnérable: pèlerins, femmes enceintes,
techniques Immunoenzymatique (ELISA)
enfants < 5ans et > 6mois, malades atteints de
pathologies chroniques, adultes en bonne santé.
Mesures Prévention VIII. Conclusion
Isolement des malades Maladie bénigne qu’on ne peut jamais éradiquer
Lavage des mains Mouvements des souches virales animales
Port de masques, gants
Caractérisation et compréhension moléculaire
Désinfection des surfaces et locaux des multiplications, glissements et résistances aux
Gestion des déchets drogues
Surveillance active des sujets contacts
A RETENIR
le schéma général de la structure des virus
influenza.
l'organisation génomique, les caractères
antigéniques et les variations génétiques du virus
de la grippe.
l’épidémiologie et la physiopathologie de
l’infection grippale.
les indications et les moyens de mise en œuvre
du diagnostic virologique.
3) caractère physico-chimique
Virus très fragile (enveloppe): chaleur,
dessiccation, pH extrêmes, solvants organiques
(éther, chloroforme, formol)
2) Structure S’inactive rapidement dans milieu extérieur
Particule sphérique, volumineuse θ: 150-400 nm
Virus enveloppé : enveloppe lipidique couverte de II. Épidémiologie :
projections glycoproteiques Virus ubiquitaires
Génome: ARN sb, linéaire de polarité négative non A tous les âges de la vie
segmenté, relativement stable (≠ Orthomyxoviridae ) Réservoir: Homme malade
Nucléocapside hélicoïdale Transmission
- directe interhumaine (d’un individu à un autre)
par voie aérienne avec les secrétions respiratoires
(toux, éternuements)
- Indirecte / mains, vêtements du personnel
soignant.
Metapneu RT-PCR
movirus
c. Diagnostic indirect:
Classification Picornaviridae
I. Introduction :
Picornaviridae Famille sujet à nombreux
Picornaviridae:
remaniement taxonomique : 9 genres dont 6
contiennent des virus pathogènes pour l’homme
Parmi les plus petits virus pathogènes (pico = petit)
Genre Enterovirus: virus poliomyélitique et
9 genres dont 6 pathogènes pour l’homme
virus non poliomyélitiques
Virus nu = génome + capside
Genre Cardiovirus
connue depuis les temps des pharaons
Genre Hepatovirus: VHA
Infections à entérovirus: pléiomorphes (diagnostic#)
Genre Parechovirus
Genre Kobuvirus
Poliomyélite: modèle maladie en voie d’éradication
Genre Cosavirus
nécessite le maintien de la vaccination et des rappels
Classification Picornaviridae
Enterovirus
Syndrome main-pied-bouche
Coxsackievirus A : Vésicules typiques au cours de
ce syndrome
V. Pouvoir pathogène
Infections aiguës non spécifiques due aux entérovirus
infections aiguës non spécifiques bénignes
– syndromes fébriles isolés,
– infections ORL,
– infections respiratoires,
– gastroentérites,
– éruptions maculeuses ou vésiculaires.
Herpangine (Coxsackievirus A)
Lésions vésiculaires,
fièvre et dysphagie
due au coxsackievirus A
peut faire évoquer de façon trompeuse une infection
herpétique.
Les poliovirus : la poliomyélite antérieure aiguë
Les infections à poliovirus sont le plus souvent limitées
(« poliomyélite abortive ») : fièvre avec symptomatologie
intestinale, plus rarement méningite (90 a 95%)
La forme paralytique est l’expression la plus rare mais
la plus grave de l'infection. (moins de 1 %)
Polyomyélite
A RETENIR
les caractères virologiques du genre
Enterovirus
l’épidémiologie et physiopathologie des
entérovirus
les indications et la mise en œuvre du diagnostic
virologique
Connaître les moyens de prévention des
La poliomyélite en 1960 infections à entérovirus
2) épidémiologie
➢ Réservoir
HAV : sujet infecté, malade ou non
HAV: strictement humain
➢ Transmission
Féco-orale = entérale +++maladie péril fécal
- indirecte: aliments contaminés: coquillages,
fruits de mer, fruits, légumes, eau souillée .
- interhumaine directe: mains sales ou contact
avec les selles (HAV> HEV)
Parentérale : rare, en période de virémie /
Transfusion
4) Diagnostic virologique
Prélèvement:
– Biopsie Hépatique
– Selles
– Sang total:
* Tube Sec pour le diagnostic indirect (Sérologie)
* Tube EDTA biologie moléculaire
Diagnostic direct
– Détection des antigènes (ELISA)
– du génome (PCR).
Mais en pratique courante cette recherche est sans
intérêt
2) épidémiologie
➢ Réservoir 3) Clinique
Forme classique ictérique
HEV 4 génotype
– Incubation : 40 jours.
- 1 et 2 strictement humain
– Ictère fréquemment associé à malaise,
- 3 et 4 humain et animal
anorexie, nausées et vomissements avec urine
HEV : sujet infecté, malade ou non
foncée et selles+/- décolorées
HEV: seul virus hépatotrope pour lequel il existe un risque
– Biologie : cholestase et une cytolyse.
de transmission directe de l’animal à l’homme (réservoir
Forme anictérique
animal)
Appelé forme pseudogrippale résolutive
Réservoir naturel: sanglier et porc
Forme fulminantes
Autres animaux: hôtes occasionnels
– sujet âgé: l’infection / HEV est d’autant plus
➢ Transmission symptomatique que l’âge est avancé.
Féco-orale = entérale +++maladie péril fécal – chez la femme enceinte Particulièrement
- indirecte: aliments contaminés: coquillages, fruits de mer, grave au 3ème trimestre, formes mortelles dans
fruits, légumes, eau souillée . 20-50% des cas
- interhumaine directe: mains sales ou contact 4) Diagnostic virologique
avec les selles(peu importante) Prélèvement:
Parentérale rare, en période de virémie / transfusion – Biopsie Hépatique
Verticale+/- – Selles
Transmission féco-orale : – Sang total:
* Tube Sec pour le diagnostic indirect (Sérologie)
* Tube EDTA biologie moléculaire
Diagnostic direct
– Recherche de Ag HEV sur biopsie hépatique /
IF ou ELISA
– Recherche du génome (RT PCR). Sur sang
total, sérum,selles
– Détection du virus dans les selles par ME ou
IME
Diagnostic indirect
Transmission inter-humaine peu importante - Sérologie / IF, Immunochromatographie, EIA
Possibilité de transmission de virus animaux (porc) à l’homme (ELISA ou apparentés), Western Blot: IgG, IgM
- Test d’avidité des IgG
➢ Répartition géographique
PREVALENCE
3. Clinique
2. Épidémiologie Incubation:
TRANSMISSION 15-150 jours avec moyenne 90 jours
Transmission parentérale +++ sang et ses dérivés Infection aiguë
– Transfusion sanguine : contrôles des dons – Souvent asymptomatique ou symptomatologie
atypique
– Toxicomanie intraveineuse (génotype 3a).
– Même symptôme que les autres hépatites : fatigue
– Accidentelle / AES du personnel médical et
et ictère
paramédical – Elévation des transaminases.
– Hémodialyse, soins dentaires, investigations Infection chronique
invasives, acupuncture – Asthénie, une élévation des ALAT des anticorps
– Tatouages, piercing anti-HCV.
Transmission mère-enfant – Parfois ALAT normales alors que la biopsie montre
– Mères infectées par le HIV, la transmission du des lésions hépatiques.
HCV est fréquente (20%), indépendante de celle du – Très souvent, examen clinique normal.
HIV. – Le risque de développer une cirrhose est important
– Mères non infectées par le HIV, le risque de – Augmenté avec l’intoxication alcoolique ou
l’infection par HBV
transmission mère-enfant du HCV apparaît faible, de
– Cette cirrhose est souvent asymptomatique.
l'ordre de 3%
Manifestations extra-hépatiques
– Le risque de transmission est d'autant plus élevé – Les anomalies immunologiques extra-hépatiques :
que la charge virale est élevée chez la mère. cryoglobulinémie
Autres modes de transmission – maladies auto-immunes
– Transmission sexuelle : peu probable sauf rapport – Porphyrie cutanée tardive.
traumatique
– Transmission « intra-familiale » objet de toilettes
en communs , rasoirs, ciseaux , brosse à dents
Les tests sérologiques ne permettent que la
mise en évidence d'anticorps et ne sont donc pas
le reflet direct de l'infection.
Certaines situations rendent compte de ce
problème :
– une infection aiguë avec apparition d'anticorps
retardée (fenêtre sérologique)
– une infection guérie peut s'accompagner
d'anticorps.
– La détection de l'ARN viral est le seul moyen de
faire le diagnostic direct d'une infection active.
b) diagnostic direct
Ces techniques permettent de savoir :
– si un patient (anti-HCV + , transaminases
normales) est virémique;
– si les thérapeutiques antivirales sont efficaces
4. Diagnostic biologique Techniques :
Indications – Détection qualitative de l’ARN HCV (signe de
bilan de grossesse réplication virale)
recrutement (armée-police..... • ADN branchés
Transaminase élevé..... • RT-PCR
Prélèvement • PCR temps réel
Sang: sérum ou plasma +++ – PCR quantitative de l'ARN viral ou charge virale
Biopsie hépatique ± – Techniques de génotypage: 7 génotype s 1a,1b,
diagnostic non spécifique 2a,2b
↑ transaminases – Détection et quantification des antigène HVC
↑ bilirubine (ictère) – Polymorphysme du gène DE L’IL-28B
– PBF: lésion hépatique degré de fibrose
a) diagnostic indirect
Diagnostic en deux temps indications du diagnostic direct
Dépistage
TEST immuno-enzymatique type ELISA ou apparenté 1. anticorps anti-HCV + en dépistage et validation
Confirmation avec transaminases normales, comme examen
Si Ac anti HCV positifs , confirmation par 2° test préalable à biopsie hépatique.
ELISA (réactif différent) sur un 2° prélèvement
2. tests de dépistage douteux (DO limite ou
discordance entre 2 tests)
Morphologie
Particule non infectieuse
- Sphérules : de 20nm
- Batonnets de 20nm
Particules infectieuses de DANE : denses de 40
à 45nm
6. prévention
Mesure d’hygiène universelle
Dépistage systématique sang, tissus ou organes pour
transplantation
Dépistage systématique dans la population
Prévention chez les personnes à risque Structure antigénique :
Pas de vaccin a) Ag de surface = Ag HBs :
III. HBV - Retrouvé à la surface des sphérules et des
1. Caractère virologique particules de DANE.
Classification - sa persistance au-delà de 6 mois marque la
– Famille : Hepadnaviridae. chronicité
– Genre : Orthohepadnavirus b) Ag HBc :
– Les sérotypes :adr, ayr, - Retrouvé à l’intérieur de la capside au niveau du
adw,ayw « core » du virus et au niveau du noyau des
– 10 génotypes : A,B,C,D,E,F, hépatocytes atteintes par ce virus.
G,H,I,J - marqueurs précoces et durables de l’infection.
Résistance physico-chimique - non dosé en routine
Il est résistant à la chaleur c) Ag HBe :
(30min à 56°c) et au chlore à de - Marqueur de la multiplication active du virus.
faibles concentrations.
Ces trois Ag sont les Ag principaux du HBV
donnant des Ac
2. Epidémiologie
MODE DE TRANSMISSION
– Sexuel ++++ (IST)
– Parentérale Idem HCV
– Materno-fœtale en Périnatale :
• Mères Ag HBs +
• Mode de transmission le plus fréquent dans les 4. Diagnostic biologique
zones d’endémie élevée Indications
REPARTITION bilan de grossesse
- L’HBV est une maladie à évolution endémique mais recrutement (armée-police.....
peut survenir également sous forme de petites Transaminase élevé.....
épidémies. Prélèvement
- cosmopolite, avec des régions de haute endémicité, Sang: sérum ou plasma +++
des régions de moyenne et basse endémicité en Biopsie hépatique ±
fonction du développement du pays (plus le pays est diagnostic non spécifique
développé plus l’endémicité est faible) ↑ transaminases
- le MAROC est dans la zone de moyenne endémicité ↑ bilirubine (ictère)
avec prévalence de 2 -7% a) Diagnostic direct
- Ponction biopsie foie(PBF): lésions hépatiques
(nécrose, inflammation, fibrose), ou tests sanguins
(Actitest /fibrotest)
- Culture du virus in vitro: impossible.
- Microscopie électronique: sérum/biopsie
- Détection du génome = Témoins de réplication
virale :
PCR : sensible, recherche ADN et permet de
caractériser les variants du VHB.
ADN polymérase: labo. Spécialisés.
3. Clinique
Formes classiques
– incubation (1 à 6 mois)
– phase préictérique
– phase ictérique
– convalescence
Formes cliniques (Fulminante, aigue et chronique)
– selon le terrain (âge, VIH, ...)
– selon l'évolution (chronique, auto-immune,...)
Système Ag HBc/Anti-HBc
Hépatites fulminantes
– survenant au stade aigu : présence d’IgM anti-HBc
quasi constante. Ag HBs, Anti-HBs, ADN virale
Cinétique des marqueurs cliniques et biologiques de l ’HEPATITE B
inconstamment retrouvés .
– survenant chez les porteurs chroniques:
détection IgM anti-HBc rare: Eliminer
systématiquement la participation du virus VHD (Ag
delta,IgM anti-delta,IgG anti-delta)
Profils sérologiques dans des
Contrôl immunité
circonstances précises
Immunité vaccinale peut être vérifiée et quantifiée/
Cas des nouveau-nés des mères AgHBs +
dosage des Ac anti HBs: un titre > 10 UI/l est
- Contamination in utero rare : essentiellement
protecteur Efficace à 95%
périnatal
Vaccin anti HBV protége également contre HDV
- Risque de transmission verticale étroitement lié au
Indication de la vaccination VHB
profil sérologique de la mère
- Professionnels de santé
- Passage trans-placentaire des IgG:naissance avec le
- Familles des porteurs du VHB
même profil IgG que la mè[Link] de passage des IgM
- Toxicomanes IV
Sujets immunodéprimés
- Nouveau né de mère AgHBs+
- sujet VIH+ ayant présenté antérieurement hépatite B
- Extension à tous les nourrissons et adolescents à
guérie (AgHBs - ,anti HBs +,anti HBc +) :
travers le programme National d’immunisation
on peut observer: Disparition des anti-HBs et apparition
depuis 2010
Ag HBs :
* réactivation souche initiale
b. Gammaglobulines spécifiques
* réinfection par autre souche Anti HBs immunité immédiate mais transitoire
ou (également contre le HDV )
- Hémodialysés, greffés: Analyse des profils
sérologiques délicates (titre d’AC bas...) Indication
Nouveaux marqueurs HBV Contamination accidentelle (piqûre, blessure) /
- Quantification du cccDNA (covalently-closed-circular sang ou produits
DNA) intra-hépatocyte (ADN viral superenroulé dans sanguins positifs pour AgHBs chez un sujet non
noyau des hépatocytes, PCR, technique lourde, PBH vacciné
itératives, non standardisée) Nouveau née de mère positive pour l’AgHBs
La décroissance de la quantité de cccDNA dans le foie Exposition sexuelle
semble être un marqueur prédictif des séroconversions Transplantation hépatique
HBe et HBs c. Mesures générales de prophylaxie:
- Quantification AgHBs dans sérum: mesure indirecte du - Matériel d’injection à usage unique
contenu en cccDNA des cellules hépatiques - Rigueur dans examens médico- techniques et
- Quantification AgHBe dans sérum soins dentaires: usage de matériel parfaitement
- Génotype du VHB nettoyé et stérilisé.
- Profil des substitutions amino-acidiques associées à Idem pour séances d’acupuncture, soins de beauté,
la résistance du VHB aux analogues nucléos(t)idiques/ tatouages, percements d’oreilles.
techniques de séquençage et hybridation inverse - Port de gants en cas de manipulation de sang
5. Traitement : ou de produits biologiques.
– Hépatite aiguë fulminante: TRT idem hépatites à - Port du préservatif devant toute situation à
transmission entérale risque.
– Hépatite chronique à HBV +/- HDV: - Limitation du nombre de partenaires
Interféronα standard ou interféron pégylé - Usage personnel de brosses à dents et rasoirs
analogues nucléos(t)idiques (lamivudine, adéfovir...) - Si grossesse ou groupe à risque: demander un
Inhibiteur de la reverse transcriptase dépistage.
6. Prévention : - Lutter contre le partage des seringues chez
toxicomanes IV.
a. Vaccination: - Restreindre la transfusion aux seules indications
Vaccin : indispensables.
Vaccins obtenus / génie génétique: - Exclure du don de sang, de tissus ou d’organes
- vaccins monovalents : ENGERIX B (SKF ) les sujets porteurs de l’AgHBs et/ou de l’Ac anti-
GENHEVAC B (Pasteur) HBc
vaccins bivalents HAV et HBV IV. HDV :virus de l’hépatite delta
vaccins héxavalents D T Coq Polio Hib HBV Généralité
Schéma vaccinal : 2 schémas: Virus défectif à ARN
- 4 injections: 0 1 2 12 mois Ne se réplique qu’en présence du VHB
- 3 injections: 0 1 6 mois Évolution sous deux forme
– Coinfection: 2 à 7% de chronicité
– Surinfection: 70 à 90% de chronicité
Epidémiologie, clinique traitement et prévention
sont identique au VHB
1. Caractère virologique 3. Physiopathologie
Classification
– Famille : ?. Infection / HDV: 2 formes
– Genre : Deltavirus
Structure Coinfection: infection simultanée / HDV et HBV
– Virus de 37 nm hépatite aiguë plus grave que l’infection B seule
– Enveloppe dérive de l’HBV (AgHBs) Surinfection: infection / HDV chez un porteur
– capside sphérique chronique du HBV
– Génome : ARN- circulaire Simple brin 4. Diagnostic biologique
Sérum :
- Ag delta
techniques immuno-enzymatiques type ELISA ou IF
- Ac anti HDV (ELISA): IgG IgM
- ARN HDV / RT-PCR
Foie : Ag delta / ELISA ou IF
[Link] :
Virus des hépatites: tropisme pour le foie
Diversité biologique appartenance à familles #
Virus A B C D E: les plus fréquents
Virus A E: transmission entérale
hépatites aiguës
2. Épidémiologie Virus B C et D: transmission parentérale, sexuelle
TRANSMISSION et materno-foetale
Idem que l’HBV hépatites aiguës et chroniques cirrhose, CHC
REPARTITION GEOGRAPHIQUE Diagnostic:
Endémique en Italie, Amérique du sud, Afrique. sérologie, biologie moléculaire +++
TOUJOURS ASSOCIE AU VHB TRT: IFN𝛼, ribavirine ...encore insuffisants!!
5% des porteurs d’AgHBs sont infectés par HDV Nouveau TRT +++
PREVALENCE Vaccination: HAV HBV
A RETENIR
PREVALENCE
AU MAROC
Nombre de cas VIH/SIDA déclarés du 1er Janvier au 30
Juin 2015: 584
VIH : 198
Sida : 386
Nombre de cas VIH/Sida cumulés au 30 juin 2015: 10633
B- DIAGNOSTIC DIRECT
Ag p24
ARN, ADN proviral
Isolement virale par culture
Adulte : SEROLOGIE
Sauf dans le cas d’une primo-infection ou de
certains variants
Nouveau-né : PCR (ou culture)
A- Diagnostic indirect :
TROD de 3ème génération ( Ac anti-VIH-1 et anti-
Le diagnostic indirect est celui qui est le plus VIH-2)
couramment utilisé. La détection des Ac est possible par - Disponibilité des TROD de 4ème génération
des réactions simples, pour cela il y a des tests de - Autotests de dépistage (ADVIH)
dépistage et de confirmation. Prélèvement et l’interprétation sont effectués
directement par l’intéressé
TESTS DE DEPISTAGE :
Prélèvements: Sang total veineux ou capillaire,
a) Tests immuno-assay type ELISA et apparentés sérum, plasma, fluide gingival, Salive
> 2010:
Dépistage par un seul test 4ème Génération
sensible et spécifique
TEST DE CONFIRMATION
- Si dépistage positif.
b) TROD (tests rapides d’ orientation diagnostique) - La réaction D’Immunoblot ou Western-blot :
* Identifie des Ac différents des Ac mis en
Détection des Anticorps anti VIH (technique
évidence par ELISA.
imunochromatographique)
* Elle est indispensable pour confirmer un test
Réalisation auprès du patient ELISA(+)
Laboratoire et automate NON indispensable * Test ELISA sur bandelette
Tests unitaires, rapides (<30mn), réalisation simple,
lecture subjective.
Principe du western blot
Critères de positivité :
- OMS: Au minimum présence de 2 bandes env
- France (Anaes):
Positivité certaine; présence au minimum 2 Ac
anti-env ET 1 Ac anti- gag ou anti-pol
Séronégativité WB: Aucune bande
Profil indéterminé: profil ne remplissant pas les
critères de positivité ni de négativité
VI. Traitement
Traitement non spécifique : Traitement spécifique: antirétroviral
- Traitement des infections opportunistes : TTT Arsenal thérapeutique avec SIX classes :
spécifiques selon infection - Antagonistes des corécepteurs CCR5
- Traitement du Kaposi : - Inhibiteurs de fusion
* Chirurgie - Inhibiteur de la transcriptase inverse virale
* Radiothérapie • Inhibiteurs nucléotidiques/nucléosidiques: INTI
* Chimiothérapie • Inhibiteurs non nucléosidiques: INNTI
- Inhibiteur de l’intégrase :
- Inhibiteur de la protéase
Cibles
thérapeutiques
NB Le traitement HIV se fait toujours en association pour traitement post exposition VIH :
ne pas sélectionner les mutants résistants Le traitement devra être débuté le plus
Trithérapie: 2 INTI + 1 INNTI ou 1 IP/r : rapidement possible
Trithérapie avec INNTI : - Idéalement dans les quatre heures suivant
- ténofovir/emtricitabine + efavirenz ou rilpivirine ou l'exposition
- Au plus tard dans les 48 heures (sauf avis
- abacavir/lamivudine + efavirenz
d'expert)
Trithérapie avec IP/r :
La première prise de comprimés devra donc se
- ténofovir/emtricitabine + atazanavir/r ou darunavir/r ou
faire le plus rapidement possible à l'issue de la
- abacavir/lamivudine + atazanavir/r consultation initiale.
La tri-thérapie est arrivée à stabiliser l’état infectieux du Durée totale 4 semaines
sujet et à faire reculer le nombre de cas de SIDA dans un Le schéma de traitement sera choisi selon les
certain nombre de pays. critères suivants :
VII. Prophylaxie - Trithérapie prophylactique: Association de 2 INTI
Les axes de prévention découlent des modes de (inhibiteur nucléosidique de la transcriptase
transmission et des facteurs de risque inverse) et d’un IP (inhibiteur de la protéase)
Dépistage anonyme et gratuit.
Compagnes d’informations d’éducation et de VIII. CONCLUSION
sensibilisation HIV Fléau par excellence du XXème siècle
Pour les toxicomanes IV ;sevrage, accès seringue à + de 40 millions de mort
usage unique. Virus très variable génétiquement
Pour les transmissions sexuelles :usage de Diagnostic en deux temps dépistage et
préservatifs, lutte contre le vagabondage sexuel et la confirmation
prostitution. VIH IST qui peut être le lit d’autre IST
Dépistage systématique des dons de sang et TTT ne guérie pas mais stabilise le stade de la
d’organes. maladie
Utilisation de matériel à usage unique. En absence d’une thérapeutique éfficace reste le
Stérilisation adaptée. meilleur moyen est la prévention
Césarienne A RETENIR
Mesure de précautions vis à vis des accidents
d’exposition sexuelle et sanguine... TPE; traitement post la structure et classification du VIH.
exposition l’épidémiologie et la physiopathologie de
l’infection par le VIH
la cinétique des marqueurs biologiques de
l’infection par le VIH.
La démarche du diagnostic virologique du VIH.
Arbre décisionnel. Dépistage systématique des Ac chez la femme enceinte : anticorps.(Ig) G rubéoliques.
5. Diagnostic direct
Inconvénients :
➢ Prélèvement :
Rubéole d’enfant ou de l’adulte : rarement utilisé – Eruption discrète, sans gravité
- Les prélèvements se font au niveau du rhinopharynx – Arthralgies, surtout chez les adultes
par un écouvillon stérile. A éviter chez une femme enceinte
- Le virus est extrêmement fragile et le transport doit se – Contraception 1 mois avant et 2 mois après la
faire très rapidement pour faire la culture vaccination
Rubéole congénitale :
- Dans ce cas tous les prélèvements sont possibles à
tous les niveaux (urines, LCR, œil, tissu embryonnaire, VI. Conclusion
liquide amniotique) La rubéole congénitale est une affection grave
- Un nouveau-né ou un embryon atteint de Rubéole qui devrait être éradiquée car il existe un vaccin
congénitale est une véritable éponge de virus (source vivant atténué efficace.
inépuisable) Toute femme en âge de procréer doit être
➢ Identification : immunisée.
–Isolement viral fastidieux : les cellules primaires de La recherche d’Ac antivirus de la rubéole est
rein de singe, de lapins (RK13) et des cellules obligatoire en début de grossesse, en l’absence de
fibroblastiques humaines (MRC5)
résultats écrits prouvant que la patiente est
– PCR sur liquide amniotique possible (labo spécialisé)
immunisée.
V. Prévention
Dépistage prénatal (sérologie) La mesure de l’avidité des IgG permet d’infirmer
Chez toutes les femmes en consultation prénatale ou de confirmer une primo-infection récente.
La vaccination est conseillée en post partum pour
toutes les femmes séronégatives avant de quitter la A RETENIR
maternité
le schéma général de la structure du virus de
Autres genres :
– Vésiculovirus (modèle : virus de la stomatite
vésiculeuse VSV)
- Ephémérovirus ( modèle : virus de la fièvre ephémère
bovine)
2. Structure :
Morphologie cylindrique avec une extrémité arrondie
et l’autre aplatie en balle de révolver
Diamètre : 75 nm. Longueur : 100 à 300 nm
Enveloppé
Capside hélicoïdale
La rage est une zoonose dont le réservoir est constitué par des
vertébrés à sang chaud
VI. Prévention
Surveillance active des animaux sauvages et
domestiques
Information des voyageurs (ne pas approcher
animaux inconnue (chiot) et
Vaccination préventive chez l’Homme
- Recommandée pour personnes exposées
* professionnels (vétérinaire, personnels (labo-
abattoirs-zoo- des fourière) garde chasse-
taxidermiste
* voyageurs en zone endémique (Afrique, Asie ,
Amérique du Sud) surtout les jeunes enfants dés
l’age de la marche
Vaccins et protocoles vaccinaux: vaccin inactivé
- Le vaccin rabique PASTEUR® est préparé sur
cellules VERO (virus inactivé) identique au
vaccin traitement mais moins concentré (1,5UI
Rage animale: on distingue
contre 2,5UI)
une rage spastique survenant surtout chez le chat et le
- Ne dispense pas d’un traitement curatif si
chien (le chien présente un aboiement particulier bitonal)
morsure suspecte, mais le simplifie :
une rage paralytique plus fréquemment retrouvée chez
- la sérothérapie n’est pas indiquée
les ovins et les bovins.
- Protocole: 2 injections à un mois d’intervalle,
Les animaux sauvages perdent leur prudence vis-à-vis de
rappel après 1 an puis un rappel tous les 3 ans
l’homme.
Prévention de la rage urbaine
Agressivité très souvent présente
- Vaccination des animaux de compagnie (chien,
Les animaux meurent très peu de temps aux
chat)
manifestations cliniques (< 10j)
- Élimination des animaux érrant
Seules les chauves-souris semblent pouvoir être
Prévention de la rage dans la faune sauvage
porteuses asymptomatiques.
- Vaccination orale des renards.
V. Diagnostic virologique
- Elimination des animaux sauvages réservoirs
Les prélèvements :
(mais faune sauvage protégée ou peu accessible).
– Recueil chez le malade : LCR, salive, biopsie cutanée :
Les chauves-souris hématophages en Amérique
recherche de virus, d’antigènes rabiques et d’anticorps
latine pertes importantes dans le cheptel
spécifiques.
bovin.
– Recueil chez l’animal : ne pas sacrifier un animal suspect
VII. Traitement en post-exposition
Pas de substance antivirale spécifique
Techniques diagnostiques (Centres de références)
Prévention indispensable.
– Diagnostic direct
Selon OMS : 55 000 personnes meurent chaque
* Techniques d’immunofluorescence (IF) ou IEA 2heures
année de rage car elles ne sont pas traitées.
* Isolement viral (inoculation au souriceau) 24 heures
Le traitement de la blessure
* RT-PCR
Traitement non spécifique avec lavage abondant
* Analyse histologique : ni la sensibilité ni la spécificité
de la plaie, antibiothérapie et prophylaxie
de l’IF
antitétanique.
– Diagnostic indirect
Le traitement antirabique seul vaccin traitement
* Diagnostic sérologique : ELISA (anticorps dans le LCR)
– Prescrit et effectué obligatoirement dans un
peu d’interet car difficile à interpréter
Centre Antirabique.
- Il comprend la vaccination et la sérothérapie
antirabiques
Le traitement antirabique
VIII. Conclusion
– Prescrit et effectué obligatoirement dans un Centre
Antirabique. La rage est une maladie endémique au Maroc
- Il comprend la vaccination et la sérothérapie avec 20 à 30 mort /an
antirabiques Le contrôle de la rage reste une des priorités de
( li 3rf lfr9 bin had joj lkhrin icontactini hh )
l’OMS.
Protocole classique de l'OMS Bien que son observation soit rare (mais reste
5 injections IM (dans le deltoïde) d'une dose de vaccin : un événement dramatique porteur d'une très forte
charge émotionnelle),
Il faut garder à l’esprit que la rage est une
maladie toujours mortelle est qu’elle est encore
classée parmi les grandes causes de décès dans
de nombreux pays du monde, alors qu'il est
possible de la prévenir par une vaccination
Protocole réduit de l'Institut Pasteur (dit "2-1-1") efficace et bien tolérée grâce au vaccin sur
4 injections IM (dans le deltoïde) - le premier jour, on cultures cellulaires.
injecte 2 doses en 2 points différents : La prévention repose sur des mesures de
surveillance (carnassiers aux frontières,
chauves-souris) ainsi que sur l’information des
voyageurs, surtout vers l'Afrique, pays de
destination traditionnelle.
Cette information doit porter tant sur le danger
d'approcher un animal inconnu (très souvent un
on observe un pic d'anticorps au 14° jour, plus précoce chiot), l'interdiction absolue de l'importer, que sur
qu'avec le schéma de l'OMS (pic au 30° jour). l'importance de respecter les recommandations
vaccinales préventives, à commencer par la
vaccination des enfants à l'âge de la marche.
Il faut évoquer cette possibilité après toute
morsure ou griffade par un animal suspect et ne
pas hésiter (après avoir assuré la désinfection
locale) à adresser le patient exposé au centre
antirabique agréé le plus proche afin que soit
évalué le risque et éventuellement initié un
traitement prophylactique postexposition.
A RETENIR
➢ Transmission :
Contacts interhumains intimes: ➢ LATENCE à vie :
- Oraux /salive ( EBV, HSV-1,HHV-6,7, CMV ) Migration du virus vers son site de latence
- Vésicules (HSV, VZV) (variable fonction des virus)
- Sexuels (HSV-2 (IST), CMV) Persistance sous forme "dormante" :
- Materno-fœtale (CMV,HSV, VZV) "infection latente" :
- Transfusion sanguine, greffe et transplantation - Présence: ADN viral épisomal, circulaire et
d’organes (CMV, EBV , HHV-6, HHV-8) ARN LAT
!!! VZV: transmission aérienne - Absence: ARN m, particules virales,
très contagieux: EPIDEMIES protéines
IV. Pouvoir pathogène des Hepesviridae: Soustraction au système immunitaire
1. Physiopathologie de l’infection: comme aux antiviraux par plusieurs
➢ Primo-infection : mécanismes:
Premier contact avec le virus : - Actif: Sabotage
- Réplication virale très intense - Passif: camouflage grâce aux gènes de
- Contagiosité +++ latence (LAT; latencyassociated transcript)
- Expression clinique variable en fonction: Eradication infection latente impossible
* Virus et
* Terrain sous-jacent: Age , Etat des défenses
immunitaires.
Mise en place réponse immunitaire cellulaire et
humorale: maîtrise de l’infection.
Sites cellulaires de l’infection latente
➢ Récurrence
Réactivation/Réinfection
L'infection latente persiste à
vie et peut se réactiver
Réplication et expression
clinique moindre par rapport
primo -infection.
- Excrétion virale souvent
asymptomatique: Source
contamination
secondaire différents stimuli:
- fièvre,
- maladies infectieuse
- Stress
- Immunodépression
++++
2. Prélèvements:
➢ Diagnostic Indirect:
Intérêt:
- Primo-infection
- Détermination du statut immunitaire:
Exploration Syndrome mononucléosique ou
tumorale (EBV)
Couple donneur/receveur (don d’organes et de
tissus)
3. Techniques de diagnostic: Femme enceinte
Avant la mise en place d’un traitement
immunosuppresseur
Synthèse intra-thécale ou intra-occulaire Ac
spécifique
Etude épidémiologique (prévalence)
CMV, EBV, VZV, HSV
Technique immunologiques: Antiviraux:
- ELISA et apparentés, IF, immunochromatographie - Formes graves PI et/ ou récidivantes
- EBV: MNI test / agglutination: - Principales molécules: Inhibiteur ADN polymérase
mee Ac hétérophiles dirigés contre les hématies de Analogue nucléosidique (guanosine):
cheval fixées au formol. non spécifiques EBV. - HSV et VZV
Présence des Ig M: - Cible: Thymidine Kinase et ADN polymérase virale
- Primo-infection OU Valaciclovir: (pro médicament de l’ aciclovir: ester
- Réactivation endogène? Réinfections? Réactivité d’aciclovir et de valine Administré par voie orale ).
croisée? Présence des Ig G: Contact ancien avec le meilleur disponibilité orale / aciclovir
virus 1ère étape: nécessite action thymidine kinase
Détection Indirect: virale ; Haute spécificité anti-virale (peu d’effets
Primo-infection: secondaires)
- Présence des Ig M et !!!! Mutation: problèmes de résistance ( Moins
- Séroconversion ou ascension du taux des Ig G fréquents / virus à ARN mais possible)
Limites: Suspicion de résistance si:
- Diagnostic rétrospectif * Absence d’amélioration clinique
- Interprétation Ig M??? * L’absence de diminution de la CV
Problématique primo-infection? Réactivation Foscarnet, Cidofovir: si résistance à Aciclovir
endogène? Réinfections? Réactivité croisée? (actifs sur HSV, VZV, CMV)
• INTERET AVIDITE Ig G: dater infection. Gancyclovir:
Traitement du CMV même s’il est actif sur l’HSV •
Toxique pour les cellules de la MO et la lignée
spermatique
Le valganciclovir, ester de valine du ganciclovir,
est prescrit sous VO
Aciclovir :
Introduit en 1980
Traitement IV de l’HSV 1 et 2, VZV et à moindre
degrès l’EBV
Analogue de la désoxyguanosine dont le
désoxyribose est remplacé par une courte chaîne
oxycarbonnée portant un seul groupement
hydroxyle.
Cinétique des Ac EBV
Mode d’action:
- L’ aciclovir est transformé spécifiquement en
aciclovir monophosphate par la thymidine kinase
virale.
- Puis il est phosphorylé en aciclovir bi-puis
tri-phosphate par les kinases cellulaires.
- Reconnaissance préférentielle par l’ADN
polymérase virale et intégré dans la chaîne en
extension à la place d’une désoxyguanidine
- Arrêt de l’élongation de l’ADN entraîne celui de la
réplication virale
Nucléoside sans main!!! .Une fois inséré dans la
molécule d’ADN, les exonucléases sont incapable
d’en faire l’exision.
Peu toxique pour la cellule hôte:
- Forte affinité de la TK virale et faible affinité des
VI. Traitement et prévention: kinases cellulaires pour l’aciclovir
Symptomatique, fonction de la symptomatologie: - Faible affinité des ADN polymérases cellulaires
- Antalgiques pour l’aciclovir tri-phosphate
- Antipyrétiques Pratiquement dénué de toxicité pour la cellule
- Antihistaminiques infectée. Il est donc possible de l’administrer à dose
- Antiseptiques locaux élevée dans les infections graves ou pendant de
- Antibiotiques (surinfection bactérienne) longues périodes.
Vaccin: Disponible uniquement pour le VZV.
Principaux messages:
Co-évolution herpesvirus – homme
- Adaptation virus-hôte
- Bloquent et modulent la réponse immunitaire de l’hôte grace à de nombreux gènes codant pour des protéines
impliquées dans l’immuno -évasion
Infections le plus souvent bénignes parfois graves (encéphalites herpétiques)
Persistance à vie chez l’hôte infecté avec :
- Latence (inaccessible au traitement et aux antiviraux)
- et réactivations périodiques asymptomatiques ou peu symptomatiques en fonction de l’état immunitaire
congénitale et périnatale) et ID
- Zona : pathologie de la personne de plus de 50 ans : Risque algies post-zostériennes (APZ)
- Diagnostic direct PCR : Formes graves, atypiques, terrains à risque
- Antiviral de première intention : (val)aciclovir
- Existence de vaccins anti-varicelle et anti-zona (vaccins vivants aténués : souche Oka)
- Immortalise les LB
- L'EBV est associé au lymphome de Burkitt , Lymphome H et LNH et au carcinome nasopharynge .
En cas d'immunodépression T, la lymphoprolifération B induite par l'EBV se trouve incontrôlée et peut
aboutir à un lymphome B non-hodgkinien.
Lors de la latence, il existe 4 profils d’expression qui sont retrouvés dans les cancers liés à l’EBV