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Time Management

Ce document traite de la gestion du temps. Il présente différents concepts clés comme la perception du temps, les raisons pour lesquelles on a l'impression de manquer de temps, et propose des solutions pour mieux gérer son temps. Le document décrit également des lois et maladies liées à la gestion du temps, et propose des outils pour diagnostiquer sa propre gestion du temps.

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Time Management

Ce document traite de la gestion du temps. Il présente différents concepts clés comme la perception du temps, les raisons pour lesquelles on a l'impression de manquer de temps, et propose des solutions pour mieux gérer son temps. Le document décrit également des lois et maladies liées à la gestion du temps, et propose des outils pour diagnostiquer sa propre gestion du temps.

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1

Professeur [Link] SHS FMD UH2


Time management: L'organisation
de Travail et Gestion de temps

Pr SABRI SOUNDOSS

Module Méthodologie de travail universitaire

Semestre 1
2021-2022
Identifier son rapport au
temps et adopter les bons
comportements
Perception du temps

 Réflexion
 Quelle est votre perception personnelle du
temps?
 Pour vous y aider, notez toutes les expressions qui
font référence au temps dans votre vie de tous les
jours.
Le Temps notion clé
Pourquoi a-t-on toujours
l’impression de manquer de
temps?
 Parce que c’est vrai : nous manquons
de temps!
 La vie moderne est une constante
accélération.
 Jamais auparavant les moyens
permettant de gagner du temps
n'avaient atteint pareil niveau de
développement, grâce aux
technologies de production et de
communication ; pourtant, jamais
l'impression de manquer de temps n'a
été si répandue.
 Cette situation est due en partie à la
technologie : par exemple, le fait que les avions
existent nous donne l’idée et le goût de
voyager, la présence de la télévision nous
rappelle qu’il y a peut-être des émissions à ne
pas manquer, etc.
 Le temps hors travail a considérablement
augmenté. En un siècle, il est passé de 12% de la
vie éveillée d’un homme à 40%.
 Parallèlement, le temps de travail a chuté,
passant de 200 000 heures dans une vie en
1900 à 67 000 heures aujourd’hui.
 Tandis que l’espérance de
vie s’est considérablement accrue.
 Le temps libre a été multiplié par 5,
représentant 15 années de la vie d’un individu
contre 3 années en 1900.
 Le temps de sommeil moyen est passé quant
à lui de 9 heures par nuit en 1900 à 7h30
heures actuellement.
Pourquoi ?
 L’une des explications se trouve dans
la surabondance de choix.
 Notons que dans cette société de vie
longue et de travail court, chacun
est convaincu d’avoir moins de
temps, et de vivre moins bien que les
générations précédentes, car les
offres de choses à faire augmentent
plus vite que ce que
nous pouvons saisir . Nous sommes
écrasés par un sentiment permanent
de manque de temps en raison de
cette surabondance de choix.
Alors quelles solutions ?
 Organiser son temps libre et ses loisirs, se
recentrer sur les choses essentielles,
être moins dans la surconsommation, ne
pas s’éparpiller, rétablir la frontière entre
vie professionnelle et vie personnelle,
privilégier le temps de qualité en famille,
lâcher sa boîte mail, prendre le temps de
faire les choses sans penser, sans jalonner
tout de suite vers la suivante, prendre du
recul par rapport à certaines contrariétés,
etc.
 Bref, pas de solution miracle bien sûr mais
des pistes à creuser, des priorités à
redessiner, des choix à faire…
Connaître les grands concepts
et les maladies de la gestion
du temps
Le temps est :
 Un facteur de production disponible en quantité
limitée (24 heures dans une journée) ;
 Un facteur de production non stockable, c’est-à-
dire qu’on ne saurait le suspendre pour une
utilisation ultérieure. A la différence du capital
financier, il ne peut être épargné en vue d’une
consommation différée.
 "L’essentiel dans votre vie est finalement votre
temps".(Alain Lakein)
 "Maîtriser son temps, c’est maîtriser sa vie". (Alain
Lakein)
Pourquoi la gestion du
temps ?
 Une bonne gestion du temps permet
d’être organisé, efficace, et performant.
 Le temps doit d’abord être consacré à
des tâches prioritaires entrant de façon
certaine dans le champ des objectifs fixés.
Il est donc important de connaître l’emploi
de son temps afin de savoir:
- ce que l’on fait,
- ce que l’on a à faire,
- et comment on le fait.
Des lois psychosociologiques
de la gestion du temps
EXERCICE:

 Pour chacune des lois suivantes donner


l’explication qui convient:
 Loi de Parkinson : le travail se dilate jusqu'à remplir
la durée disponible pour son accomplissement.
 Loi de Douglass : dossiers et documents
s'entassent jusqu'à remplir l'espace disponible
pour leur rangement.
 Loi de Pareto : 80 % de la valeur vient de 20 % des
articles et 20 % de la valeur de 80 % des articles
(Considérer, le nombre de dossiers ou documents
à traiter ou à classer).
 Loi de Murphy : rien n'est aussi simple qu'il y paraît ;
chaque chose prend plus de temps qu'on ne le
croit ; ce qui a la possibilité de se détraquer se
détraquera.
 Loi de Carlson : Une tâche interrompue
est moins efficace et prend plus de
temps à réaliser
 Loi de Laborit : Chaque individu
commence par les tâches les plus
agréables
 Loi de Taylor : L’ordre dans lequel nous
effectuons les tâches influe sur la durée
qu’elles prennent
MALADIES DE LA GESTION DU
TEMPS
L’« urgentophilie »
 L’urgentophile est le priotariste de
l’urgence. Son moteur se résume à la
formule : «dépêche-toi ! ». Il se précipite sur
les urgences, sans tenir compte du degré
d’importance d’une tâche : « Si c’est
urgent, c’est automatiquement important
», dit-il.
 Il a des difficultés à se projeter à long
terme.
 Il attend généralement la dernière minute
pour faire les choses, car ce sentiment
d’urgence le stimule. Il reporte au
lendemain les tâches dont l’échéance est
éloignée (procrastination).
Tempsdinite®
 Difficulté à évaluer le temps
 Tempsdinite : n.f. «inflammation du temps»
 Tendance à sous-évaluer le temps
nécessaire et à surévaluer le temps
disponible.
 Le sujet ne se sent pas en contrôle de ses
dossiers.
 Il éprouve de la difficulté à respecter des
échéances fermes.
 Il se plaint d'être toujours «surchargé». Il doit
souvent apporter du travail à la maison au
grand désespoir de ses proches.
Lifophilie®
 Difficulté à réaliser ses priorités
 Lifophi/ie : n.f. «last infirst out »
 Difficulté à rester centré sur une tâche
et à la compléter avant d'en
commencer une autre.
 Le lifophile entreprend beaucoup de
choses mais en finalise peu. Il joue
souvent au pompier.
 Il dit ne pas avoir le temps de planifier
son travail, ni de réaliser ses priorités, à
cause des imprévus et des urgences.
Chronophagie®
 Difficulté à ne pas être dérangé(e)
 Chronophages : n.m. «qui mangent le
temps»
 Individus (collègues, visiteurs, patrons)
ou outils (téléphone, téléavertisseur,
cellulaire, courrier électronique) qui
nous obligent à interrompre
fréquemment le travail en cours.
 Les chronophages (biologiques ou
électroniques) provoquent une perte
de concentration et un sentiment de
persécution chez leurs victimes.
Ouïte
 Difficulté à dire NON
 Difficulté à dire « non » à des demandes de
dernière minute venant de supérieurs, de
clients, de collègues de travail.
 Le sujet souffrant de ouïte aiguë n’ose pas dire
qu’il est déjà surchargé de travail, de peur de
déplaire, de donner l’impression de ne pas
vouloir collaborer, d’être incompétent.
La maladie du « sans
structure »
 Le « sans structure » souffre d’une désorganisation
chronique.
 Son moteur : «fais des efforts ».
 Ce rebelle refuse de se fixer un cadre de travail
clair et bien défini.
 Sa principale difficulté : se synchroniser avec son
environnement.
 Il peut parfois percevoir les délais imposés
comme des ordres venus d’en haut.
Diagnostiquer sa gestion du
temps
 l’audit de la gestion du temps, réalisé grâce
aux trois outils, flash-back immédiat, zoom sur
les voleurs de temps et check-up approfondi,
efficaces et peu chronophages, permet de
dégager des points forts et des points faibles.
 En effet le flash-back donne un retour sur la
gestion de l’important et de l’accessoire, le
zoom sur les voleurs de temps donne un retour
sur ce qu’il faut décider de combattre et le
check-up approfondi donne un retour sur le
temps consacré à chaque activité (souvent
sous-estimé), sur la capacité à regrouper les
tâches de même nature ou la tendance à se
laisser disperser, sur le temps passé à préparer
son action et à investir du temps sur l’avenir
Exercice: diagnostic de la
gestion du temps

 il est possible d’effectuer une synthèse des


points forts et des points faibles, à partir de
l’analyse réalisée, à condition de savoir se
poser les bonnes questions.
 Voici quelques questions aux quelles vous
pouvez répondre en prenant du recul pour
effectuer une synthèse points forts/points
faibles de votre gestion du temps :
Globalement, pendant la période
observée ai-je:

 Consacré suffisamment de temps à l’important ?


 Respecté mes objectifs ?
 Tenu les délais impartis ; respecté les
échéances?
 Consacré du temps à préparer mon travail?
 Évité de me disperser ?
 Canalisé mes voleurs de temps favoris ?
 Pris le temps de dresser le bilan de ma journée
?
 Différé quelque chose d’important ?
 Oublié quelque chose d’urgent et d'utile?
 Passé trop de temps à certaines activités?
 Jeté un regard critique sur ma gestion du
temps ?
 « Réinventé le fil à couper le beurre » pour
certaines tâches ?
 Consacré du temps à des choses parfaitement
inutiles ?
 Mis de côté des activités chronophages que je
n'aime pas mais pourtant nécessaires ?
Interprétation des résultats du
diagnostic

 Calculer le total des réponses dans chaque


colonne Les « oui » sont signe d’un défaut dans la
gestion du temps, les « non » indiquent les points
forts.
 Chaque point faible identifié au cours du
questionnement devient alors un axe
d’amélioration potentiel à transformer en objectif
réaliste, puis en acte.
Equilibrer temps professionnel
et temps personnel
Ergonomiser son environnement
 L'ergonomie vient du grec "ergos", qui
signifie le travail, et de "nomos" qui signifie
loi ou coutume.
 Cette discipline consiste à adapter et
améliorer les conditions de travail. Elle vise
à obtenir un équilibre entre l'efficacité, la
satisfaction et le bien-être des personnes.
 Cette pratique sous entend également
des méthodes d'organisation dont le but
est de nous faire gagner du temps.
 Il est important de se sentir bien dans les
activités que nous pratiquons, mais aussi
dans le lieu où nous nous trouvons.
Moins de stress et plus d'efficacité

 Si nous travaillons dans un environnement


complètement désordonné, nous
risquons de rencontrer des obstacles lors
de l'accomplissement de nos tâches.
Cela engendre une perte de temps et
augmente significativement les risques
d'erreurs. L'encombrement favorise aussi
l'apparition du stress.
 Un espace de travail désorganisé nous
distrait et de ce fait nous rend moins
productif.
L'ergonomie au travail rend plus zen
et plus efficace.

 L'utilisation de cette science au quotidien va nous


permettre d'optimiser la gestion de notre temps.
Ainsi, en adoptant quelques habitudes
précieuses, on parvient à rester concentré sur ce
qui est important et sur les aspects plus difficiles
de notre travail.
 L'ergonomie peut s'appliquer aussi bien au travail,
où nous passons la majorité de notre temps, qu'à
la maison.
 Le but est de créer un environnement dans lequel
on se sent mieux.
 Organiser son bureau et son espace de travail
vous libère l'esprit de choses encombrantes et
inutiles.
Vous devenez plus serein, plus productif et
faites preuve d'une plus grande créativité.

 Vous vous rendez compte, par exemple, que


certaines choses sont à exclure
définitivement de votre lieu de travail car
cela facilite le découragement.
 A contrario, seulement 10 minutes par jour
peuvent améliorer considérablement votre
espace de travail.
 Organiser ses espaces de vie fait baisser le
niveau de stress et l'anxiété qui nous
habitent.
 Alors n'hésitez pas à profiter des bénéfices de
l'ergonomie au travail, tout comme chez
vous.
Apprendre à travailler sous
pression
 On doit tous faire face au stress de temps
à autre, et on y arrive plus ou moins bien.
 Certains peuvent même tomber « malade
de stress » en développant des
pathologies diffuses : dépression, troubles
gastriques, insomnie…
 Médecins s’engagent volontairement
dans des professions ultra stressantes sans
pour autant craquer. Pour eux urgences,
imprévus et risques sont le quotidien.
Qu’ont-ils à nous apprendre sur la manière
dont nous pouvons gérer le stress ?
8 astuces pour mieux travailler sous
pression :
1-Est-ce que c’est vraiment du stress ?
 Tout d’abord il faut savoir de quoi on parle : travailler
sous pression ne signifie pas forcément être stressé.
La pression est une contrainte parmi d’autres. C’est
quand on ne supporte plus cette pression, et quand
on a l’impression de ne pas pouvoir y faire face
qu’on parle de stress.
2-Est-ce que ça va durer ?
 Chez les professionnels où la pression atteint des
sommets, tous s’accordent à dire que celle ci ne
serait pas viable sur la durée.
Plus on est obligé de travailler longtemps, à un
rythme soutenu, plus le sentiment de pression va
devenir un facteur important. Essayez donc
d’identifier les pressions durables et celles qui sont
temporelles.
3-L’adrénaline comme une alliée
 La perception de stress reste subjective.
Certains voient les imprévus et les
urgences comme des « boosters ».
Physiquement, et depuis la nuit des
temps, le stress permet à l’organisme de
libérer des hormones permettant de
réagir plus vite ( en combattant le
mammouth ou en fuyant vers la grotte)
4-Il faut anticiper
 Ceux qui ont l’habitude du risque, ne se
laissent pas prendre au dépourvu, ils sont
préparés.
Les temps calmes leur permettent de se
préparer et d’anticiper au maximum.
5-Vous n’êtes pas seul
 La complicité, l’esprit d’équipe sont de
précieux antidotes au stress.
Bien se connaitre dans l’équipe permet
d’identifier rapidement, qui va bien, qui est
fatigué…et donc d’envoyer la bonne
personne en mission.
6-L’après est important aussi
 Apres le moment de stress il faut aussi
prévoir du temps pour évacuer.
Un débriefing est incontournable. Quand
ça va mieux on repère ce qui a bien
fonctionné, ce qui a été plus difficile : cela
permet de gagner en efficacité pour la
prochaine fois.
7-Se connaitre.
 Le meilleur atout reste la
connaissance de soi. Déterminer où
sont nos limites, commet les affronter,
pouvoir dire à son équipe ce qu’on
est capable de faire ou pas, peut
vous éviter bien des ennuis.
8-Décompresser
 Plus le travail est stressant, plus il est
nécessaire de faire de vraies
« coupures ».
Pratiquer un sport, lire ou avoir un
hobby sans rapport avec le travail
sont autant de soupape de pression.
Définir ses priorités
Définir ses priorités à court
terme et moyen terme
 On entend, très souvent, parler
du terme « échéance » qui représente la date
d’exécution des obligations.
 Donc, quand on veut parler d’une activité
échue, on veut désigner qu’elle est urgente.
 Mais le terme d’ « urgence », dans la
technique de gestion du temps, est lié au
terme « importance ».
 Toutefois, on mesure l’urgence, en se
demandant si le fait de ne pas accomplir telle
tâche immédiatement met en péril l’atteinte
des objectifs.
 Les activités peuvent, facilement, être
classées selon leur degré d’urgence.
Détermination du moment
d’exécution en fonction de la
classification et des priorités
Après le classement des activités et
l’établissement des priorités, il sera nécessaire
de déterminer les moments d’exécution de
ces activités c’est-à-dire établir un emploi du
temps. Pour cela, on peut utiliser la grille
d’activités.
Distinguer l’urgent de
l’important
 En classant les tâches selon leur priorité, on
s’assure :
 de travailler uniquement sur les tâches
importantes ou nécessaires,
 de traiter les affaires selon leur degré
d’urgence,
 de se concentrer chaque fois exclusivement
sur une tâche,
 d’atteindre les objectifs dans les meilleures
circonstances,
 d’éviter de laisser des tâches inachevées.
Matrice d’Eisenhower
Vis à vis des individus, un processus de
délégation en 10 étapes :

1 – Sélectionner les personnes compétentes


2 – Vérifier qu’elles comprennent ce que vous attendez
d’elles
3 – Montrez leur que vous avez confiance
4 – Expliquez leur, faites avec eux une fois, si nécessaire
5 – Négociez un délai de retour
6 – Assurez les de votre disponibilité et de votre soutien
7 – Laissez s’exprimer leur imagination et leur capacité
d’initiative
8 – Ne faites pas le travail à leur place
9 – Récompensez les à la mesure des résultats obtenus
10 – Acceptez les erreurs

 Vis à vis de l’équipe : Sachez déléguer en fonction de CE


QU’IL SAIT FAIRE LE MIEUX
Prévoir et gérer les imprévus /
interruptions / dérangements
 Beaucoup de gens paniquent quand il s’agit
d’effectuer une tâche qui ne rentre pas dans
habituellement dans leur quotidien. Dès qu’ils
sont confrontés à quelque chose qui les fait
sortir de leur zone de confort, le stress monte
et inhibe leur capacité à réfléchir et à agir.
On réagit tous différemment face à
l’imprévu.
 L’imprévu, par définition, c’est un événement
qui se produit auquel on ne s’attendait pas,
et qui implique une réaction (ou une non-
réaction, mais qui en est une quand même)
de notre part.
 Programmer l'imprévu ?
Si je planifie toutes mes occupations,
je suis coincé dans mon planning
lorsqu'arrive un imprévu et dès lors je
suis incapable de l'assumer.
Et lorsqu'il y a trop d'imprévus, toute
programmation disparaît car
l'urgence de parer aux imprévus
successifs s'installe, c'est une situation
de stress et d'inefficacité à éviter.
Il apparaît donc sage de planifier ma
vie en laissant des espaces libres qui
permettent de satisfaire les imprévus.
 Imprévu ou urgence ?
L'imprévu est une situation qui arrive
sans que je m'y attende, mais qui
n'est pas nécessairement urgente.
L'urgence est une situation qui doit
impérativement être réglée sans
délai.
 L'urgence n'est pas nécessairement
imprévue mais est souvent
consécutive à certains imprévus.
 Imprévu ou surprise ?
La "surprise" est plutôt un ressenti subjectif
de type émotionnel, d'ailleurs souvent
désigné en « bonne » ou « mauvaise »
surprise, ayant une connotation ludique
que certains psychanalystes rattachent à
la petite enfance.
Quand la « surprise » est bonne, c'est un
véritable bonheur, mais quand elle est
mauvaise, elle peut impliquer de grandes
souffrances.
 Imprévu et négligence
Les imprévus font partie de la vie. Ils
échappent à notre compréhension et à
notre volonté ... du moins partiellement !
 La négligence est la cause première de
beaucoup d'imprévus, tout au moins de ceux
qui se répètent de manière chronique.
Car les imprévus que l'on a déjà connus ne
sont plus vraiment imprévisibles : il font partie
du vécu.
 Comment réagir aux imprévus négatifs ?
 Savoir s'exprimer, se faire respecter et faire
comprendre à l’autre que ce n’est pas le bon
moment ...
 Poser les gestes courtois et appropriés pour
rendre l’imprévu le plus bref possible ...
 Savoir proposer de nouvelles règles de
fonctionnement ou des mesures préventives
...
 Savoir préciser rapidement sa limite de
temps, planifier une rencontre à un autre
moment ...
Etre suffisamment important à ses propres
yeux pour se respecter et se faire
respecter par les autres ...
 Exemple : au téléphone portable, qui
sonne dans les moments les plus
inappropriés, pouvoir dire avec aisance:
« Je suis occupé en ce moment, puis-je te
rappeler dans une heure ? »
 Et face aux personnes pour qui « tout est
toujours urgent », répondre comme le
philosophe Epictète : « Rien d’important
ne se fait précipitamment ».
 N'oublions pas que nous n'avons pas à
être esclaves de la négligence des autres.
Savoir dire non
 Peur de décevoir, crainte de l'autorité, vous
évitez la confrontation et avez tendance à ne
jamais dire non.
 Visualisez les conséquences
 Avant de dire non, essayez de visualiser à la
fois les conséquences pour vous-même et
pour votre interlocuteur.
 Si vous acceptez de prendre en charge trop
de travail, d'affaires et de responsabilités vous
risquez d'être débordé, de ne plus pouvoir
gérer votre temps, de bâcler votre travail...
 Au contraire, si vous gérer votre temps, vous
pourrez d'autant plus anticiper sur votre temps
professionnel et profiter de votre temps libre
personnel.
Tenez vos engagements
 Apprendre à dire non, c'est aussi donner de la
valeur à la réponse "oui".
 Répondre par oui ou par non est un
engagement, certes plus ou moins important
suivant la situation, c'est prendre la
responsabilité de faire ou de ne pas faire
quelque chose.
 Les personnes de votre entourage ne pourront
qu'apprécier et auront d'autant plus
confiance en vous que vous saurez tenir vos
engagements, connaîtrez vos limites et
respecterez-vous même vos positions et vos
idées.
 "A moyen terme, ne pas assumer ce à quoi
vous vous êtes engagé peut être néfaste pour
vous-même et de la personne à qui vous
n'avez pas su dire non".
Organiser son temps de
travail et savoir planifier
Se fixer des objectifs
 Un objectif bien défini ressemble à une
cible dont les contours sont clairs, et les
points correspondant à chaque zone
(25 points, 50 points, 100 points) sont
déjà inscrits aux bons endroits. En
somme, il ne reste qu'à viser et tirer.
 Les anglo-saxons ont développé le
concept d'objectif "S-M-A-R-T"
 Vérifiez toujours que votre objectif est
SMART.
 Et rappelez-vous : ceux qui n’ont pas
d’objectif travaillent pour ceux qui en
ont.
Objectif SMART
 Spécifique : décrit précisément la situation
à atteindre et les résultats à atteindre.
L'objectif est précis et sans équivoque.
 Mesurable : par des indicateurs nécessaires
et suffisants. En répondant à des questions
simples, on peut savoir si l'objectif est
atteint ou non.
 Ambitieux : implique un effort, un
engagement.
 Réaliste : prend en compte les moyens, les
compétences disponibles et le contexte.
 Temporel : défini dans le Temps avec une
durée, une date butoir, des étapes...etc.
Les obstacles qui vous empêchent
de bien formuler votre objectif :

 non-réalisme
 l’objectif visé ne dépend pas de
vous
 manque de motivation par
rapport à l’objectif visé
 manque d’autonomie de décision
 manque d’expérience par rapport
à l’objectif visé
 objectif visé en contradiction avec
votre vision et votre mission
Simplifier les tâches

 Il existe de nombreuses raisons de


procrastiner, de remettre à plus tard les
projets que nous avons à faire.
 Si vous vous sentez découragé face au
poids du travail à accomplir, il existe une
astuce toute simple qui peut vous aider à
passer à l’action.
 Les tâches qui paraissent trop lourdes
sont comme les routes dépourvues de
signalisation. Si vous ne connaissez pas le
coin, vous éviter de les emprunter.
 Le moyen de placer des panneaux sur ces
routes, c’est de découper les gros projets en
petits morceaux digestes.
 Découpez en part aussi petite que nécessaire,
jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment concrète
à vos yeux, suffisamment digeste.
 Il est difficile de s’attaquer à quelque chose
d’abstrait. Il est beaucoup plus facile
d’entreprendre quelque chose que l’on peut
transformer en action physique concrète.
 Lorsque vous aurez réussi à démarrer, à
vaincre l’inertie de départ, profitez de cet élan
pour continuer un peu plus loin. Vous ne serez
pas déçu.
Utiliser les rétroplannings
pour les projets
 Parce que le mode projet a fait
irruption dans tous les métiers, la
maîtrise du rétroplanning est devenue
indispensable.
 Son principe : partir de la date à
laquelle le projet doit être rendu pour
fixer dans le temps les différentes
étapes de sa réalisation.
 Le principe même de cet outil de
pilotage consiste à fixer en contrainte
suprême la date à laquelle le "travail" -
appelé projet - doit être réalisé.
 Avant toute chose, le projet et
l'objectif poursuivi doivent être bien
définis.
 On peut alors se lancer dans
l'établissement de la liste d'actions à
accomplir pour atteindre ce but.
 Si cette étape paraît évidente, elle
est pourtant particulièrement
sensible car elle détermine la bonne
suite de la planification : une tâche
oubliée et c'est l'ensemble du
planning qui sera faussé.
Tester sa capacité de gestion
du temps
1. Je gère efficacement mon temps et mes priorités.
2. Mon espace de travail est organisé.
3. Je prends le temps de planifier.
4. Je me considère proactif et efficace.
5. J’ai peu de voleurs de temps.
6. Plus de 60% de mon temps est consacré aux
activités profitables.
7. Je distingue bien les vraies des fausses urgences.
8. J’ai un bon équilibre travail-vie.
9. Je tire profit des talents pour gagner en efficacité.
10. Je sais dire non et je me donne le droit de
négocier un délai.
Références

 Charles Martin-Krumm, Marie-Josée Shaar, Cyril


Tarquinio, Psychologie positive en environnement
professionnel, De Boeck Superieur, 8 nov. 2013 - 480
pages
 Devos Valérie, Taskin Laurent, « Gestion par les
compétences et nouvelles formes d'organisation du
temps et de l'espace », Revue française de gestion,
2005/3 (no 156), p. 93-104.
 Heitz Michèle, Douard Jean-pierre, « Stress au travail,
la gestion du temps incriminée. « La gestion du
temps dans l’entreprise contemporaine : un apport
réflexif sur le contexte actuel, les façons de
l’appréhender et de le réguler » », dans : éd., La
souffrance au travail : quelle responsabilité de
l’entreprise ?Paris, Armand Colin, « Recherches »,
2012, p. 201-230.

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