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Classification des roches sédimentaires

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1.

Rappels :
 Les roches sédimentaires sont des roches exogènes qui représentent 5% de volume de la
croute terrestre. Se sont des roches qui proviennent de l’accumulation des sédiments qui se
déposent dans des bassins sédimentaires (fleuve, lac, mer…) en couches et qui ont été
formées par le dépôt des matériaux prélevés sur les continents après l’altération des roches
préexistants et transportent par des agents mécanique externe.

Classification des roches


sédimentaires

1.L’altération : L’altération physique (mécanique) :


 C’est la première phase
 c’est la dégradation ou le morcellement de la roche mère sans
du cycle des roches
modifier sa composition chimique initiale.
sédimentaire ou le
 Elle est générée par des mécanismes comme la gélifraction, la
point de départ du
thermoclastie, l’abrasion ou encore l’action des êtres vivants.
processus
sédimentaire.
 Cette étape correspond L’altération chimique :
aux processus de
 Résulte par des phénomènes qui, quant à eux, modifient la
dégradation et
composition chimique originelle de la roche mère.
fragmentation des
 Les principaux agents chimiques sont : l’eau de pluie (hydrolyse et
roches en surface.
 Ces processus peuvent dissolution), l’oxygène (oxydation).
être : physiques
(mécaniques),
L’altération biologique :
chimiques ou
biologiques et  Représentée par l’action des (bactéries, plantes et champignons)
aboutissent à la qui par différents processus contribuent dans l’altération des roches
formation des (prélèvement de sels minéraux, apport de O2 et CO2).
produits d’altération. 1
2. L’érosion
o Le matériel produit pendant la première étape est, par la suite,
évacué de son lieu de production par des agents comme l’eau et le
vent.

Érosion éolienne : Érosion fluviatile : Érosion glacière :

Le vent balaie les Formation des Des structures en


particules fins et méandres. vallées en forme U.
apparaitre les massifs Migration de chenal. Strie glaciaire.
couches.

3. Le transport :
 C’est le déplacement des produits d’altération (débris et éléments dissouts) vers le milieu de
sédimentation par l'eau, la gravimétrie, le vent et la glace.
 Selon la taille des particules, il y a le transport en solution, le transport en suspensions et le
transport des grosses particules par charriage sur le fond.
 Les sédiments accumulés en place donnent naissance aux roches résiduelles (alluvions et
altérites).

5. La diagenèse :
4. La sédimentation :
Ꙭ La diagenèse débute dans le milieu de
֍ Le matériel transporté s'accumule dans le
dépôt, et se poursuit tout au long de
bassin de sédimentation (exemple : milieu
l’enfouissement des sédiments, c'est-à-dire, à
marin) pour former un dépôt.
mesure que d'autres sédiments viennent
֍ Les dépôts sédimentaires sont stratifiés et
recouvrir le dépôt et l'amener progressivement
les roches sédimentaires hériteront ces
sous plusieurs dizaines, centaines ou même
structures, cette stratification en lamelles, car
milliers de mètres de
les sédiments se déposent en couches
sédiments.
successives dont la composition, la taille des
Ꙭ Les processus intervenant pendant la
particules, la couleur, etc., varient dans le temps
diagenèse vont de la compaction du sédiment
selon la nature des sédiments apportés.
à sa cimentation, en passant par des phases de
→La sédimentation est un phénomène
dissolution, de recristallisation ou de
discontinu. remplacement de certains minéraux.

2
==>Comme par exemple les courants (vent,
marée, vague..).
Les indices qui permettent de tracer la nature, la
direction et la compétence de ces facteurs sont:
 les structures sédimentaires (rides).
 la disposition des grains (granulométrie).
 Orientation des objets (indique le sens du
courant).
 la morphoscopie (grain arrondi→ eau, grain
anguleux → vent).

-La composition de l’eau.


-La salinité :
→ La salinité dans les séries sédimentaires anciennes se mesure par le ‰ Bore, Selon ce facteur les
eaux se subdivisent en:
 eaux douces
 aux marines (36 ‰)
 eaux sur salées (lagunes)
→ Dans l’ancien, les évaporites indiquent un milieu salé
→ La présence des organismes sténohalins et euryhalins dans les couches sédimentaires peut
fournir des renseignements sur ce facteur.
-Le ph :
Milieu acide : Ph <7 (la Kaolinite précipite dans ce milieu)
Milieu basique : Ph>7
o Les carbonates se forment si le Ph≥8.
o La silice est dissoute si le Ph≥9.
o La smectite précipite dans ce milieu.
-Le potentiel d’oxydo-réduction (Eh):
Eh ›0 milieu réducteur (couleur verte à grise dominantes).
Eh ‹0 milieu oxydant (couleur rouge).
→ La matière organique est généralement bien préservée dans le milieu réducteur.

3
֍ Ils dépendent des autres facteurs physiques et chimiques et aussi de la
morphologie du bassin sédimentaire.
֍ Les organismes influent sur l’hydrodynamisme, le ph.
֍ Les organismes fixés (coraux et algues) construisant les récifs, herbiers et
prairies contribuent dans la diminution de l’hydrodynamisme.

NOTE

 Aux facteurs précédents s’ajoutent le climat et la tectonique qui


jouent un rôle important dans la formation des séries
sédimentaires.
 Les indices de ces deux derniers sont variés:
Le climat est décelé par les différents dépôts sédimentaires
qui se forment lors de l’élévation de T° (évaporites, dolomie,
récifs..)
Les dépôts glaciaires si la température baisse
 Les indices de la tectonique dans les séries sédimentaires:
o Flyshs (dépôts syntectoniques indiquant le début
d’orogénèse).
o Molasse: des dépôts post-orogéniques.
o Discordances.
o Ravinement.
o Transgression et régression.

4
2. Généralités sur les séries sédimentaires :

 Les séries sédimentaires et les environnement qu’elles représentent ont enregistré les
différents événements géologiques qui se sont succédés : les transgression , régressions,
émersions , déformations tectoniques , variations du niveau marin , variation climatiques …..

 L’objectif de leur étude est de reconstituer ces événements qui interviennent au cours de
l’évolution géodynamique des bassins sédimentaires, celle-ci détermine la genèse et la
localisation des ressources minérales et énergétiques qu’ils renferment.

 Toutes les séries sédimentaires sont stratifiées.


 Renferment des structures sédimentaires différentes.
 S’organise en unité de différentes échelles.

FEUILLETS OU LAMINES :
 constituent les unités élémentaires des
sédiments Lamine
 Une lamine = subdivision millimétrique au
sein d’une couche correspondant soit à un
changement de la taille ou de la
composition des grains.

La sédimentation est un phénomène discontinu qui


présente des interruptions de dépôts, c’est les
discontinuités, qui facilitent les subdivisions.
 Banc, strate ou couche : (cm à m) :
un ensemble de lamine donne un
banc.
 Elles sont de différentes natures en fonction
 Une strate = ensemble sédimentaire
de leurs échelles (typologie scalaire) et de
(roche ou sédiments) comprise leurs extensions géographiques.
entre 2 surfaces et présentant des  Elles représentent des interruptions de
caractéristiques spécifiques durée variable
(couleurs, composition, aspects)  expressions sont différentes selon le milieu
de sédimentation.
5
Ils se forment lors du dépôt des particules sédimentaires et
l’organisation générale de ces derniers.

 Les environnements sédimentaires qui se


trouvent latéralement les uns a coté des autres
actuellement se trouvent en superposition dans
l’archive sédimentaire.
 ce phénomène est causé par transgression,
régression différent.
 Cette séquence reflet la répartition latéral des
environnements sédimentaires anciens.

 Echelle élémentaire d’organisation.


 Association et arrangement des éléments minéraux Texture
et organismes fossiles.

6
 Biologique ou biofaciès : (Calcaires à Bivalves)

Faciès

diagraphiques (électrofaciès):

ꙬValeurs précises des paramètres physiques


ex: résistivités, radioactivité naturelle, densité….

 Facies photogéologiques : (photofaciès), photos aériennes, image sat.

 Facies géochimiques :

Ꙭ Éléments majeurs Ca, Mg dans les calcaires.


Ꙭ Eléments en traces Si, Al, Cu …. (Conditions chimiques de la sédimentation

 Suite évolutive de quelques facies limitée par de discontinuités.


Exemple :
 En milieu fluviatile :
 Les deux discontinuités peuvent être identiques et correspondre à deux surfaces
d’érosion ; mais on peut observer une surface d’érosion à la base et un paléosol au
sommet.
 Les faciès passent progressivement l’un à l’autre (conglomérat, grès, argile).
→ La signification d’une telle succession est une diminution progressive de l’énergie
hydrodynamique (diminution de la compétence du courant).
 En milieu marin littoral (sédimentation carbonatée) :
 Les discontinuités les plus fréquentes sont des surfaces durcies plus ou moins
évoluées,
 Une succession de (marne – marnes et nodules calcaires – calcaire).
→ S’explique par une augmentation progressive du taux de CaCO3 dans l’eau de mer
qui pourrait être engendrée par une diminution de la bathymétrie ; c’est-à-dire une
modification progressive des paramètres chimiques du milieu de dépôt.

7
 Suite évolutive de séquences de petite échelle limitée par deux discontinuités de
grande extension (surface durcie, surface de ravinement).
 Elle peut être :
 Cyclique (symétrique) : (A B C D C B A, où A, B) → Ce type d’évolution caractérise
des plateformes stables.
 Acyclique (asymétrique) : (ABC, A’B’C’, A’’B’’C’’) → Les séquences ne sont pas
rigoureusement identiques d’une méga-séquence à la suivante car les conditions de
dépôt (bathymétrie, hydrodynamisme, paramètres chimiques etc..) sont
progressivement modifiées au cours du temps (plusieurs Ma ou dizaines de Ma).

Notion de cycles sédimentaires :


Il débute par:
 une transgression généralisée de grande amplitude et comprend successivement:
 Une série (transgressive).
 une série régressive et se termine par une régression généralisée.
→ Il existe des cycles en milieux continental.

Notion de série virtuelle :


LOMBARD
 Dépôts détritiques grossiers (conglomérats).
 Les sables ou des grès.
 Des argiles.
 Des carbonates.
Des évaporites

 Successions sédimentaires déposées au cours des cycles orogéniques (unités de grande


échelle) dont les limites sont des discordances angulaires.
 Il débute par une période de sédimentation ou lithogénèse –orogénèse – érosion et
destruction de cette chaine (glyptogénèse).
Lithogénèse → Un ou plusieurs cycles sédimentaires où la sédimentation est variée :
marnes, calcaires, deltas…
Orogénèse →Les premières déformations et mobilités dans les bassins, qui se marquent
par une sédimentation en contexte mobile(les flyschs).
Érosion → Molasse, détritiques remplissent les bassins résiduels, intra- montagneux.

A retenir :
 Les faciès ou les séquences de petite échelle sont façonnées par les facteurs régissant la
sédimentation.
 Les Megaséquence et les cycles orogéniques font intervenir les phénomènes géologiques, tels la
subsidence, variation du niveau marin, la tectonique,
8 qui jalonne les différents stades de l’histoire des
bassins.
3. Méthodes d’étude des séries sédimentaires :

 Observer la géométrie, les limites inferieure est supérieure, l extension


horizontale ainsi que l’épaisseur du banc.
 Décrira la lithologie et les structures sédimentaires.
 En cas de faciès carbonatés, complété par l’analyse de microfaciès (lame mince)
pour déterminer les textures, les constituants et la diagénèse.

 Dater les formations et série sédimentaires (biostratigraphie).


 Définir les milieux de dépôts.
 Préciser la bathymétrie, la salinité, la température, la nature des substrats
l’hydrodynamisme.
 L’étude des ichnofaciès et aussi importante.

 L’objectif de cette démarche est d’établir des subdivisions basées sur les
successions logiques de faciès et de séquence à différentes échelle.

 Les données de base sont : description complète et détaillée des faciès ou


microfaciès et des discontinuités.

9
Méthodologie (voir TP):

 Description des microfaciès et faciès,


 Identifier les discontinuités,
 Définition de la série naturelle, en
replaçant chaque faciès dans son
environnement respectif.
 Dessin du graphe séquentiel (il consiste à
représenter la lithologie par des graphes).
 Interprétation des graphes (évolution en
conformité et en disparité).

-Evolution en conformité:
 Les séquences de différentes échelles (n,
n+1 et n+2) (petites et grandes) évoluent
de la même manière (en régression ou
en transgression).
-Evolution en disparité:
 N: évolution en transgression.  Les séquences de différentes échelles (n,
 N+1: évolution en transgression. n+1) évoluent de manières différentes:
 N+2: évolution en transgression.
→ L’évolution à l’échelle de la série est la  Séquence d’ordre n: évolution en
transgression
même
 n+1: évolution en régression.

→ Ceci est du au comblement et


approfondissement du bassin.

Ꙭ La subsidence, la tectonique, climat et l’eustatisme contrôlent l’évolution des


séquences.

10
11
֍ La stratigraphie séquentielle une méthode d’étude des bassins sédimentaires, et qui vise à
reconstituer l’histoire de leur remplissage d’après l’architecture des dépôts accumulés, a vu le jour grâce
à la sismostratigraphie.
֍ La stratigraphie séquentielle s’intéresse à l’organisation des couches, en relation avec les fluctuations
cycliques du niveau marin.
֍ L’originalité de cette méthode est que les couches ne sont plus étudiées sur des coupes locales, mais
à l’échelle des bassins entiers ; l’unité de base est la séquence génétique de dépôt.
֍ Cette séquence correspond à un ensemble sédimentaire dont l’architecture est contrôlée par les
variations eustatiques, tectoniques et les limites sont les surfaces de discontinuité.
֍ La séquence de dépôt correspond à un cycle eustatique d’ordre 3 (l’équivalent de formation : unité
lithostratigraphiques).
֍ Dans cette séquence de dépôt, se distinguent les cortèges sédimentaires suivants :
-Le cortège de bas niveau marin.
-Le cortège transgressif.
-Le cortège de haut niveau marin.

→ Ces cortèges sont séparés par des discontinuités, générées soit par la chute ou la hausse du niveau de
la mer.

12
L’eustatisme
Il correspond aux variations du niveau marin absolu au cours du temps. Ce
facteur est en relation avec le climat et la tectonique aussi

13
14
 le principe de corrélation consiste à comparer et relier les séries sédimentaires analysées
en utilisant des repères bien établis et fiables.
 Les repères biostratigraphiques sont les meilleurs.
 Dans le cas de séries peu fossilifères et mal datée-t-on utilise les discontinuités.
 Les événements tectoniques instantanés comme les séismes, exprimés par des seismites,
ou le magmatisme exprimé par les dépôts de cendres volcaniques constituent d’excellents
repère de corrélation.
 es corrélations permettent de représenter les corps sédimentaires, d’en préciser la
géométrie et la cinématique (exp: la progradation).
 Une fois les environnements définis, les corrélations permettront de dessiner des profils
paléogéographiques.
 La paléogéographie peut être représentée cartographiquement:
 Carte en isopaques: répartition des épaisseurs pour une formation ou une série, elles
permettent de visualiser la géométrie des remplissages sédimentaires, les zones de fortes
subsidences ou zone hautes peu subsidences.
 Les cartes en isobathes: les variations géographiques de la profondeur d’un horizon
déterminé déduite de l’analyse des données de subsurfaces.

15
 Au cours de forage des déblais (cuttings) sont
récupérés en surface grâce a la boue de forage qui
circule de haut en bas puis de bas en haut.

 L examen de ces déblais permet de décrire les


formations traversées, et donc reconstituer les
successions sédimentaires, la profondeur des limites
(discontinuités) de chacune des unités et leur
épaisseur.
→D’autre part:
 des carottes peuvent être prélevées dans certains
intervalles considérés comme réservoirs potentiels.

 La vitesse d’avancement de l’outil de forage est


enregistrée de manière continue, elle est fonction de
la dureté des roches (les quartzites sont plus difficile a
traverser que les calcaires ou les évaporites).

 Des enregistrements continus en fonction de la profondeur et des


caractères physiques des formations traversées par le forage.
 Ces caractères sont liés à la lithologie et aux déformations qui ont
affecté les séries sédimentaires.
 Les caractères ou paramètres physiques mesurés sont:
 la polarisation spontanée (PS).
 La résistivité des roches (R).
 La radioactivité naturelle (GR ou Gamma –ray).
 La radioactivité induite.
 La densité.
 La vitesse de progradation du son dans les roches.
 Les inclinaisons (pendage /structures sédimentaires).
 La variation du signales sont progressives et les courbes
s’enveloppes (en utilise 2 diagraphie en générale)=
electroséquences.
 Les courbes présentent également des variations brusques ou pics
représentent des discontinuités.
16
 Certains pics caractéristiques peuvent êtres observés sur plusieurs
forages et constituent d’excellents repère de corrélation.
 La sismique réflexion est une méthode
d’investigation fondamentale dans l’étude des
bassins sédimentaires.

 Leur interprétation est d’abord d’ordre structural,


les réflecteurs ainsi que leur géométrie permettent
la représentation des structures en profondeur.

 Les travaux d’Exxon (Haq et Vail) ont conduit à


utiliser les profils sismiques pour l’interprétation
sédimentologique (les différents types de prismes).

 La donnée géochimique complète l’analyse des faciès.

 Les éléments majeurs (%) sont : Si, Al (roches détritiques) Ca, Mg (roches
carbonatées)

 Les éléments trace (ppm): Fe, Mn, Cu, c’est des marqueurs géochimiques
externe qui renseignent sur l’origine des apports =les processus d’altération
donc le climat, ou propre aux milieux de dépôts = les conditions physico-
chimiques de la sédimentation.

Exemples:

 Le Bore (éléments fixé sur les minéraux argileux) est directement lié à la
salinité des milieux.
 Le Cu, M, V sont généralement fixés sur la matière organique des sédiments
de milieu confiné et réducteur.

17
3. Les structures sédimentaires :

 Les structures ou figures sédimentaires constituent un important indicateur des conditions de


transport et de dépôt des sédiments.
 Leur interprétation est facilitée d'une part par l'étude de la nature actuelle et d'autre part par
l'expérimentation en laboratoire.
 Certaines structures sédimentaires sont caractéristiques d'un environnement bien particulier
(glaciaire, désertique,...) mais la plupart sont communes à plusieurs milieux de dépôt et nécessitent
l'utilisation de critères complémentaires pour l'interprétation des paléoenvironnements (autres
figures sédimentaires, fossiles, contexte général).

Les classifications basées sur :

 Des figures à la base de la couche.


 Des figures observées à la surface de la couche.
 Des structures observées au sein de la couche.

 Les structures pré-sédimentaires :


- Sont observées à la surface supérieure des bancs constitués auparavant (et à la surface
inférieure des nouveaux bancs sous la forme de contre-empreintes) avant le dépôt de
nouveaux sédiments.
- Elles sont à rapporter le plus souvent à des processus d'érosion. Exemple: traces de
glissement d'objets sur le fond.
- Beaucoup de ces structures fournissent des indications sur la direction et le sens des
courants

 Les structures synsédimentaires :


- Se forment au cours du dépôt des sédiments et témoignent de la vitesse, nature, sens,
direction des agents de transport.
- Un bon exemple est la stratification entrecroisée.
- La bioturbation, due aux agents biologiques, est généralement contemporaine ou
légèrement postérieure au dépôt des sédiments. On la retrouvera généralement
associée aux phénomènes syn-dépôt.

18
 Les structures post-sédimentaires :
- Se développent dans le sédiment après son dépôt.
- On relève les réarrangements hydrostatiques (figures de charge), les structures dues aux
déplacements latéraux de masses de sédiments (slumps), les structures de dessiccation,
les structures dues à la pédogenèse.
- Le cas particulier des figures diagénétiques fait intervenir des processus liés à la
modification physico-chimique des sédiments dans les conditions de pression et
température de subsurface.

Origine
de la Structures/ figure Agent Forme / texture /facies Environnements
structure
- Formés par le - Forme oblongue, - à la base des
‘’ Les flute-casts’’ moulage du allongée ou triangulaire turbidités et
(synsédmentaire) creux produit par dont la "queue" indique également dans
l’action d’un le sens du courant. certains
courant autour - Sont asymétrique. chenaux
d’un objet posé - la partie la plus fluviatiles.
sur le fond. profonde (la partie - Dans les flycshs.
- Formés par des arrondie) pointant vers
courants l'amont (arrière).
tourbillonnaires
sur fond sableux.
Les rides de - formées par - Leur coupe transversale - Dans la gamme
vagues l'action des est typiquement des sables fins.
vagues sur un symétrique.
sédiment non
Les rides cohérent.
(observé
es à la
surface
de la - L'asymétrie qui les
couche.) caractérise permet donc
Les rides de - générées par de déduire le sens du
courants l'action de courant: pente forte en
courants aval, pente faible en
unidirectionnels. amont.
- Sur la base de la forme
en plan des rides, on
parlera de rides à crêtes
rectilignes, à crêtes
sinueuse, ou linguoïdes.

19
Les stratifications
parallèles - s’observent dans les - Milieu
(présédimentaire) sédiments sableux et homogène.
- Apparait sous argileux. - Milieu
continentale
l’action de - litage horizontal (des
(dépôt lacustre).
courants (faible). sédiments grossiers).
- Plateforme
- laminations parallèles (des
externe (marin
sédiments plus fins).
profond).

Les stratifications - crées par des - Environnement


obliques (tabular cross courants de littoral.
bedding) direction - Frondelta.
constante. Milieu calme
- à la migration
latérale des:
rides, des
mégarides, des
dunes, de la
progradation
d’un front de
delta avec dépôt
de matériel
détritique.
Les stratifications en
auge (trough cross
bedding)
- crées par des - témoignent de crêtes
courants dont la plus sinueuses
direction change. (migration latérale du
courant de dépôt).

Les stratifications - Formées par les - De taille centimétrique.


entrecroisées de rides de vagues "de beau - Les rides symétriques
vagues temps". pures, rides d'oscillation
sans migration
- Zone de
possèdent une structure
barrière
en chevron qui montre
l'aggradation verticale.
- Associées à un - les lamines préservées
courant. sont préférentiellement
inclinées dans la
direction du transport.

20
- Sont des stratifications - milieu de plate-
Les stratifications en entrecroisées, forme.
mamelon (hummocky généralement à l'échelle
cross stratification) (HCS) du mètre.
- Les lamines peuvent être
- généré par des
suivies de manière
vagues de
tempête. continue dans les
dépressions et sur les
mamelons.
- Elles se recoupent avec
un angle faible.

Stratifications en arête
de poisson (Herringbone - formées par la - Caractérisée par la
cross bedding) superposition de présence dans des - La zone littorale.
rides de courant couches adjacentes de - Des chenaux de
marée.
de sens opposé. laminations de sens
opposés.

Flaser - l'action des - Engendrées par


vagues. l'alternance de
- des courants. sédiments fins (argile) et
plus grossiers (sable,
silt).
- Peuvent être décrits
comme des rides - des
sableuses ou silteuses environnement
entre lesquelles se s de tidal flats
déposent des sédiments où des périodes
fins: les drapages
de calme
argileux sont préservés alternent avec
dans les creux et en des périodes où
partie sur les crêtes. l'action des
vagues ou des
courants se
lenticular - Ont des dépôts manifeste.
essentiellement argileux
dans lesquelles sont
conservées des lentilles
sableuses.
wavy bedding - Sont des alternances de
niveaux continus de boue
et de sable.

21
Stromatolithes

- Dues à l’activité - Apparaissent également - La zone supra-et


des algues bleues sous forme de intertidale.
cyanophycée. constructions
mamelonnées ou
laminaire.

Les perforations

- Formées par des - Le substrat qui est


organismes généralement consolidé
vivants. (lithifié).
- Traces de racines. - Milieu
- activité des organismes éolien/fluviatil
dits :lithophage . e
- Inter/infratidal
e

Figures de bioturbation - Dues à l’activité - Ces terriers peuvent être


(terriers) (ichnofaciès) des organismes horizontaux, verticaux
fouisseurs ou obliques.
(bentique) sur un - Ils sont utilisés dans
substrat meuble. l’identification des
paléoenvironnements - Fond marin.
(paléobathymétrie).
- La présence, dans les
séries sédimentaires
anciennes des
ichnofaciès signifie la
présence d’une
abondante endo-faune.
Gouttes de pluie

- Actuelles :
- La pluie. fraiche/rouge. - Milieu
- Ancienne : plus continentale.
creusées.

Fentes de dessiccation - Desséchement - Forme alors un réseau de - Marins côtiers


(mud cracks) d’un sédiment fissures (polygones). (bordures des
boueux, argileux. deltas et des
- Contraction de estuaires
sédiment du fait de lagunes…).
la réduction de sa - marécages, lacs,
teneur en eu. les fleuves.
22
4. Les environnements sédimentaires:

D’après le principe d’actualisme, on peut identifier les


environnements anciens, à partir de ce que l’on sait des
environnements actuels.

o C’est l’ensemble des facteurs physiques (gents de transport des sédiments :


eaux, vent, glace et gravité), chimiques (PH, salinité, T° et composition de
l’eau) et biologiques (Organismes) qui président la formation d’un dépôt
sédimentaire.

23
Séquence de Faciès associes/
Milieu Environnement Fossiles Sédimentation
comblement Structure sédimentaire

- Hormis
quelques
- n'y a pas de - Graviers de terriers.
séquence type déflation. - Des traces de
comme c'est le cas - Fentes de racines.
en milieu marin. dessiccation. - Des
empreintes de
pattes.
- Conglomérats - Une alternance
fluviatiles. d'écoulements en
- Grès à stratification masse mal classés
entrecroisée. et de conglomérats
- Débris flows non et sables fluviatiles.
classés. - Des conglomérats Pas de fossiles
- Matériaux chenalisés et des
anguleux, immatures. chenaux sableux à
- Lignes de courant stratification
divergentes à partir oblique.
du sommet du cône.
- Gravier - Corps sablo-
- Chenal (stratification graveleux allongés,
en auges). relativement
- - Bancs sableux rectilignes, passant se fait sous
(stratification latéralement aux forme de
Hormis des
inclinée) - Sables dépôts plus fins de barres
traces de
boueux avec traces la plaine alluviale. longitudinales
plantes
de racines. - Au sein de ce qui séparent
corps, les faciès les chenaux.
sableux et sablo-
graveleux sont
dominants.
- Depuis des graviers - une stratification - se fait sur la
jusqu'à des boues ou croisée avec un rive convexe
de la tourbe. granoclassement sous forme
subhorizontal. d'une barre de
méandre
-
-Fossiles
d'animaux
terrestres ou
-Traces d'éxondation
- cortège évaporitique d'eau douce
fréquentes.
particulier quand la (Gastropodes
- Traces fréquentes
composition chimique pulmonés,
de paléo-altérations
de l'eau est différente certains
(croûtes calcaires,
de celle de la mer. bivalves,
paléosols).
poissons...)
- -Beaucoup de
restes végétaux

24
 Deux types de cônes alluviaux,
avec l'organisation des corps
sédimentaires.

A: dominé par les coulées de débris.

B: dominé par les écoulements


fluviatiles.

 Schéma d'un système


fluviatile à chenaux en
tresse et exemple
d'une séquence de
comblement.

-
Schéma d'un système fluviatile à
méandres et exemple d'une
séquence de comblement.
- Les levées latérales bordant le
chenal se développent suite à la
diminution de la vitesse du courant
près de la berge.
- Elles peuvent se rompre lors des
crues (crevasse splays).

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Faciès associes/
Séquence de
Milieu Environnement Hydrodynamisme Structure Fossile
comblement
sédimentaire
-Sédiments
-De type coarsening
sableux matures
upward et comprend
(quartz),
les termes suivants:
occasionnellement
- La rapidité des  sables fins bioturbés -Les fossiles
minéraux lourds.
courants.  stratifications HCS sont
-Stratification
- Action des (ZAVT-ZAVBT) généralement
plane,
vagues de beau  sables bien classés brisés;
herringbone,
temps. avec stratifications lumachelles
entrecroisée en
planes et
auges, rides
entrecroisées (auges,
d'oscillation.
oscillation, courant).
-La formation
d'oolithes calcaires
-Des structures en
chenaux qui se
terminent par des
-Milieu agité - Oolithes.
sédiments plus fins
et bioturbés
lorsque celui-ci est
proche de
l'exondation.
-Polypiers
(organismes
-Des sédiments fins,
animaux)
argileux de plate-forme
constructeurs
ouverte, se trouvent
de squelettes
recouverts par des
carbonatés
sédiments plus
-Forts courants fixés.
grossiers, de type
-Stromatolite
bréchiques, issus de la
-Stromato-
destruction du récif-
poroïdés
barrière lors des
-Eponge
tempêtes.
calcaire.

26
Les Deltas :
 Les sédiments deltaïques sont trés proches des sédiments fluviatiles; leur reconnaissance est
délicate.
 Le seul critère définitif est fourni par la présence de fossiles marins dans un dépôt de type
fluviatile.
 La superposition des faciès détritique dans un delta est caractéristique; la suite est
régressive:
 les argiles marines de la plate-forme sont surmontées par les argiles du prodelta,
par les sables du front puis par les sables et galets des chenaux: la séquence est
granocroissante et stratocroissante.

A: coupe simplifiée dans un delta.


B: séquence sédimentaire produite par la
progradation d'un delta; l'épaisseur d'une telle
séquence dépend de l'apport sédimentaire, de
la subsidence, des variations eustatiques.
 La partie supérieure de la séquence
(fining upward) peut être très variable
27 en fonction de la localisation des
chenaux.
Faciès associes/
Milieu Environnement Hydrodynamisme Structure Sédimentions Fossiles
sédimentaire
-Nombreuses
figures de
-Est tantôt
dessiccation.
carbonatée
-Une zone -Tepees. -Astéropodes
(micrite à rares
constamment -Laminations plus -Huitres
bioclastes) où la
émergée de basse ou moins planes et - Des
dolomitisation est
énergie, régulières d’origine charophytes
systématique.
exceptionnellement stromatolithique. -Des
-Tantôt
envahie par la mer - Dunes éoliennes. cyanobactéries
évaporitique; des
lors des périodes - croutes - Grainstone a
niveaux de
de fortes marées carbonatées. Ostréidés
tempestites y sont
ou de tempêtes. évaporitiques -Echinodermes
parfois intercalés.
-Brèches de
-Gypse
dissolution et de
dessiccation.
-La sédimentation -Organismes
-Bioturbation
correspond aux benthiques
-Perforation
vases carbonatées -Fragmentés
-Une zone -Dessiccation
souvent -Fouisseurs
périodiquement -Rides de vagues
dolomitisées -Perforants
émergée (marée). -Rides de courants
-Des évaporites - Algues
-Elle correspond à -Laminations
-Tapis algaires -Pellets
des estrans, plages, -Stromatolithique
(stromatolithes) - Grainstone/
chenaux de marée. -Flaser-bedding
Packstone a
-Arête de poisson Oncolithes
-Dessiccation
-Une zone toujours -Bioturbation -Algue vert
immergée, de importante - Oncolites
-Vases
basse énergie notamment les - Packstone
bioclastiques -Bioclastes
terriers
-Pelletoides
-Une zone -Les sédiments -Marne
généralement sont des boues Brachiopode
calme bioclastiques -Pellets
-Dessiccation - Mudstone
- Wackestone

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A: plate-forme
progradante de type
"storm-dominated"

B: plate-forme
rétrogradante de type
"storm-dominated"

C: plate-forme
rétrogradante de type
"tide-dominated"

D: plate-forme
aggradante de type
intermédiaire

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