Classification des roches sédimentaires
Classification des roches sédimentaires
Rappels :
Les roches sédimentaires sont des roches exogènes qui représentent 5% de volume de la
croute terrestre. Se sont des roches qui proviennent de l’accumulation des sédiments qui se
déposent dans des bassins sédimentaires (fleuve, lac, mer…) en couches et qui ont été
formées par le dépôt des matériaux prélevés sur les continents après l’altération des roches
préexistants et transportent par des agents mécanique externe.
3. Le transport :
C’est le déplacement des produits d’altération (débris et éléments dissouts) vers le milieu de
sédimentation par l'eau, la gravimétrie, le vent et la glace.
Selon la taille des particules, il y a le transport en solution, le transport en suspensions et le
transport des grosses particules par charriage sur le fond.
Les sédiments accumulés en place donnent naissance aux roches résiduelles (alluvions et
altérites).
5. La diagenèse :
4. La sédimentation :
Ꙭ La diagenèse débute dans le milieu de
֍ Le matériel transporté s'accumule dans le
dépôt, et se poursuit tout au long de
bassin de sédimentation (exemple : milieu
l’enfouissement des sédiments, c'est-à-dire, à
marin) pour former un dépôt.
mesure que d'autres sédiments viennent
֍ Les dépôts sédimentaires sont stratifiés et
recouvrir le dépôt et l'amener progressivement
les roches sédimentaires hériteront ces
sous plusieurs dizaines, centaines ou même
structures, cette stratification en lamelles, car
milliers de mètres de
les sédiments se déposent en couches
sédiments.
successives dont la composition, la taille des
Ꙭ Les processus intervenant pendant la
particules, la couleur, etc., varient dans le temps
diagenèse vont de la compaction du sédiment
selon la nature des sédiments apportés.
à sa cimentation, en passant par des phases de
→La sédimentation est un phénomène
dissolution, de recristallisation ou de
discontinu. remplacement de certains minéraux.
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==>Comme par exemple les courants (vent,
marée, vague..).
Les indices qui permettent de tracer la nature, la
direction et la compétence de ces facteurs sont:
les structures sédimentaires (rides).
la disposition des grains (granulométrie).
Orientation des objets (indique le sens du
courant).
la morphoscopie (grain arrondi→ eau, grain
anguleux → vent).
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֍ Ils dépendent des autres facteurs physiques et chimiques et aussi de la
morphologie du bassin sédimentaire.
֍ Les organismes influent sur l’hydrodynamisme, le ph.
֍ Les organismes fixés (coraux et algues) construisant les récifs, herbiers et
prairies contribuent dans la diminution de l’hydrodynamisme.
NOTE
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2. Généralités sur les séries sédimentaires :
Les séries sédimentaires et les environnement qu’elles représentent ont enregistré les
différents événements géologiques qui se sont succédés : les transgression , régressions,
émersions , déformations tectoniques , variations du niveau marin , variation climatiques …..
L’objectif de leur étude est de reconstituer ces événements qui interviennent au cours de
l’évolution géodynamique des bassins sédimentaires, celle-ci détermine la genèse et la
localisation des ressources minérales et énergétiques qu’ils renferment.
FEUILLETS OU LAMINES :
constituent les unités élémentaires des
sédiments Lamine
Une lamine = subdivision millimétrique au
sein d’une couche correspondant soit à un
changement de la taille ou de la
composition des grains.
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Biologique ou biofaciès : (Calcaires à Bivalves)
Faciès
diagraphiques (électrofaciès):
Facies géochimiques :
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Suite évolutive de séquences de petite échelle limitée par deux discontinuités de
grande extension (surface durcie, surface de ravinement).
Elle peut être :
Cyclique (symétrique) : (A B C D C B A, où A, B) → Ce type d’évolution caractérise
des plateformes stables.
Acyclique (asymétrique) : (ABC, A’B’C’, A’’B’’C’’) → Les séquences ne sont pas
rigoureusement identiques d’une méga-séquence à la suivante car les conditions de
dépôt (bathymétrie, hydrodynamisme, paramètres chimiques etc..) sont
progressivement modifiées au cours du temps (plusieurs Ma ou dizaines de Ma).
A retenir :
Les faciès ou les séquences de petite échelle sont façonnées par les facteurs régissant la
sédimentation.
Les Megaséquence et les cycles orogéniques font intervenir les phénomènes géologiques, tels la
subsidence, variation du niveau marin, la tectonique,
8 qui jalonne les différents stades de l’histoire des
bassins.
3. Méthodes d’étude des séries sédimentaires :
L’objectif de cette démarche est d’établir des subdivisions basées sur les
successions logiques de faciès et de séquence à différentes échelle.
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Méthodologie (voir TP):
-Evolution en conformité:
Les séquences de différentes échelles (n,
n+1 et n+2) (petites et grandes) évoluent
de la même manière (en régression ou
en transgression).
-Evolution en disparité:
N: évolution en transgression. Les séquences de différentes échelles (n,
N+1: évolution en transgression. n+1) évoluent de manières différentes:
N+2: évolution en transgression.
→ L’évolution à l’échelle de la série est la Séquence d’ordre n: évolution en
transgression
même
n+1: évolution en régression.
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֍ La stratigraphie séquentielle une méthode d’étude des bassins sédimentaires, et qui vise à
reconstituer l’histoire de leur remplissage d’après l’architecture des dépôts accumulés, a vu le jour grâce
à la sismostratigraphie.
֍ La stratigraphie séquentielle s’intéresse à l’organisation des couches, en relation avec les fluctuations
cycliques du niveau marin.
֍ L’originalité de cette méthode est que les couches ne sont plus étudiées sur des coupes locales, mais
à l’échelle des bassins entiers ; l’unité de base est la séquence génétique de dépôt.
֍ Cette séquence correspond à un ensemble sédimentaire dont l’architecture est contrôlée par les
variations eustatiques, tectoniques et les limites sont les surfaces de discontinuité.
֍ La séquence de dépôt correspond à un cycle eustatique d’ordre 3 (l’équivalent de formation : unité
lithostratigraphiques).
֍ Dans cette séquence de dépôt, se distinguent les cortèges sédimentaires suivants :
-Le cortège de bas niveau marin.
-Le cortège transgressif.
-Le cortège de haut niveau marin.
→ Ces cortèges sont séparés par des discontinuités, générées soit par la chute ou la hausse du niveau de
la mer.
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L’eustatisme
Il correspond aux variations du niveau marin absolu au cours du temps. Ce
facteur est en relation avec le climat et la tectonique aussi
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le principe de corrélation consiste à comparer et relier les séries sédimentaires analysées
en utilisant des repères bien établis et fiables.
Les repères biostratigraphiques sont les meilleurs.
Dans le cas de séries peu fossilifères et mal datée-t-on utilise les discontinuités.
Les événements tectoniques instantanés comme les séismes, exprimés par des seismites,
ou le magmatisme exprimé par les dépôts de cendres volcaniques constituent d’excellents
repère de corrélation.
es corrélations permettent de représenter les corps sédimentaires, d’en préciser la
géométrie et la cinématique (exp: la progradation).
Une fois les environnements définis, les corrélations permettront de dessiner des profils
paléogéographiques.
La paléogéographie peut être représentée cartographiquement:
Carte en isopaques: répartition des épaisseurs pour une formation ou une série, elles
permettent de visualiser la géométrie des remplissages sédimentaires, les zones de fortes
subsidences ou zone hautes peu subsidences.
Les cartes en isobathes: les variations géographiques de la profondeur d’un horizon
déterminé déduite de l’analyse des données de subsurfaces.
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Au cours de forage des déblais (cuttings) sont
récupérés en surface grâce a la boue de forage qui
circule de haut en bas puis de bas en haut.
Les éléments majeurs (%) sont : Si, Al (roches détritiques) Ca, Mg (roches
carbonatées)
Les éléments trace (ppm): Fe, Mn, Cu, c’est des marqueurs géochimiques
externe qui renseignent sur l’origine des apports =les processus d’altération
donc le climat, ou propre aux milieux de dépôts = les conditions physico-
chimiques de la sédimentation.
Exemples:
Le Bore (éléments fixé sur les minéraux argileux) est directement lié à la
salinité des milieux.
Le Cu, M, V sont généralement fixés sur la matière organique des sédiments
de milieu confiné et réducteur.
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3. Les structures sédimentaires :
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Les structures post-sédimentaires :
- Se développent dans le sédiment après son dépôt.
- On relève les réarrangements hydrostatiques (figures de charge), les structures dues aux
déplacements latéraux de masses de sédiments (slumps), les structures de dessiccation,
les structures dues à la pédogenèse.
- Le cas particulier des figures diagénétiques fait intervenir des processus liés à la
modification physico-chimique des sédiments dans les conditions de pression et
température de subsurface.
Origine
de la Structures/ figure Agent Forme / texture /facies Environnements
structure
- Formés par le - Forme oblongue, - à la base des
‘’ Les flute-casts’’ moulage du allongée ou triangulaire turbidités et
(synsédmentaire) creux produit par dont la "queue" indique également dans
l’action d’un le sens du courant. certains
courant autour - Sont asymétrique. chenaux
d’un objet posé - la partie la plus fluviatiles.
sur le fond. profonde (la partie - Dans les flycshs.
- Formés par des arrondie) pointant vers
courants l'amont (arrière).
tourbillonnaires
sur fond sableux.
Les rides de - formées par - Leur coupe transversale - Dans la gamme
vagues l'action des est typiquement des sables fins.
vagues sur un symétrique.
sédiment non
Les rides cohérent.
(observé
es à la
surface
de la - L'asymétrie qui les
couche.) caractérise permet donc
Les rides de - générées par de déduire le sens du
courants l'action de courant: pente forte en
courants aval, pente faible en
unidirectionnels. amont.
- Sur la base de la forme
en plan des rides, on
parlera de rides à crêtes
rectilignes, à crêtes
sinueuse, ou linguoïdes.
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Les stratifications
parallèles - s’observent dans les - Milieu
(présédimentaire) sédiments sableux et homogène.
- Apparait sous argileux. - Milieu
continentale
l’action de - litage horizontal (des
(dépôt lacustre).
courants (faible). sédiments grossiers).
- Plateforme
- laminations parallèles (des
externe (marin
sédiments plus fins).
profond).
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- Sont des stratifications - milieu de plate-
Les stratifications en entrecroisées, forme.
mamelon (hummocky généralement à l'échelle
cross stratification) (HCS) du mètre.
- Les lamines peuvent être
- généré par des
suivies de manière
vagues de
tempête. continue dans les
dépressions et sur les
mamelons.
- Elles se recoupent avec
un angle faible.
Stratifications en arête
de poisson (Herringbone - formées par la - Caractérisée par la
cross bedding) superposition de présence dans des - La zone littorale.
rides de courant couches adjacentes de - Des chenaux de
marée.
de sens opposé. laminations de sens
opposés.
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Stromatolithes
Les perforations
- Actuelles :
- La pluie. fraiche/rouge. - Milieu
- Ancienne : plus continentale.
creusées.
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Séquence de Faciès associes/
Milieu Environnement Fossiles Sédimentation
comblement Structure sédimentaire
- Hormis
quelques
- n'y a pas de - Graviers de terriers.
séquence type déflation. - Des traces de
comme c'est le cas - Fentes de racines.
en milieu marin. dessiccation. - Des
empreintes de
pattes.
- Conglomérats - Une alternance
fluviatiles. d'écoulements en
- Grès à stratification masse mal classés
entrecroisée. et de conglomérats
- Débris flows non et sables fluviatiles.
classés. - Des conglomérats Pas de fossiles
- Matériaux chenalisés et des
anguleux, immatures. chenaux sableux à
- Lignes de courant stratification
divergentes à partir oblique.
du sommet du cône.
- Gravier - Corps sablo-
- Chenal (stratification graveleux allongés,
en auges). relativement
- - Bancs sableux rectilignes, passant se fait sous
(stratification latéralement aux forme de
Hormis des
inclinée) - Sables dépôts plus fins de barres
traces de
boueux avec traces la plaine alluviale. longitudinales
plantes
de racines. - Au sein de ce qui séparent
corps, les faciès les chenaux.
sableux et sablo-
graveleux sont
dominants.
- Depuis des graviers - une stratification - se fait sur la
jusqu'à des boues ou croisée avec un rive convexe
de la tourbe. granoclassement sous forme
subhorizontal. d'une barre de
méandre
-
-Fossiles
d'animaux
terrestres ou
-Traces d'éxondation
- cortège évaporitique d'eau douce
fréquentes.
particulier quand la (Gastropodes
- Traces fréquentes
composition chimique pulmonés,
de paléo-altérations
de l'eau est différente certains
(croûtes calcaires,
de celle de la mer. bivalves,
paléosols).
poissons...)
- -Beaucoup de
restes végétaux
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Deux types de cônes alluviaux,
avec l'organisation des corps
sédimentaires.
-
Schéma d'un système fluviatile à
méandres et exemple d'une
séquence de comblement.
- Les levées latérales bordant le
chenal se développent suite à la
diminution de la vitesse du courant
près de la berge.
- Elles peuvent se rompre lors des
crues (crevasse splays).
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Faciès associes/
Séquence de
Milieu Environnement Hydrodynamisme Structure Fossile
comblement
sédimentaire
-Sédiments
-De type coarsening
sableux matures
upward et comprend
(quartz),
les termes suivants:
occasionnellement
- La rapidité des sables fins bioturbés -Les fossiles
minéraux lourds.
courants. stratifications HCS sont
-Stratification
- Action des (ZAVT-ZAVBT) généralement
plane,
vagues de beau sables bien classés brisés;
herringbone,
temps. avec stratifications lumachelles
entrecroisée en
planes et
auges, rides
entrecroisées (auges,
d'oscillation.
oscillation, courant).
-La formation
d'oolithes calcaires
-Des structures en
chenaux qui se
terminent par des
-Milieu agité - Oolithes.
sédiments plus fins
et bioturbés
lorsque celui-ci est
proche de
l'exondation.
-Polypiers
(organismes
-Des sédiments fins,
animaux)
argileux de plate-forme
constructeurs
ouverte, se trouvent
de squelettes
recouverts par des
carbonatés
sédiments plus
-Forts courants fixés.
grossiers, de type
-Stromatolite
bréchiques, issus de la
-Stromato-
destruction du récif-
poroïdés
barrière lors des
-Eponge
tempêtes.
calcaire.
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Les Deltas :
Les sédiments deltaïques sont trés proches des sédiments fluviatiles; leur reconnaissance est
délicate.
Le seul critère définitif est fourni par la présence de fossiles marins dans un dépôt de type
fluviatile.
La superposition des faciès détritique dans un delta est caractéristique; la suite est
régressive:
les argiles marines de la plate-forme sont surmontées par les argiles du prodelta,
par les sables du front puis par les sables et galets des chenaux: la séquence est
granocroissante et stratocroissante.
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A: plate-forme
progradante de type
"storm-dominated"
B: plate-forme
rétrogradante de type
"storm-dominated"
C: plate-forme
rétrogradante de type
"tide-dominated"
D: plate-forme
aggradante de type
intermédiaire
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