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GAYO BULAMBO CADET
G3 DROIT
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SUGGESTION D'UNE PROBLÉMATIQUE
Dans la perspective de constituer une problématique, je suis parti d'une longue théorie
dont les dix principales sont reprises dans la présente note. Après cette théorie sur
l'intelligence (le conscient et l'inconscient), j'ai identifié le problème qui suscite mon attention
mais aussi certaines questions qui vous seront exposées à la fin de cette suggestion.
En effet compte tenu de l'unanimité constatée dans différentes doctrines consultées,
notamment sur l'intelligence de l'homme, sa pluralité, sa complexité et son développement, je
suis parti de la manière suivante pour y arriver.
1. Selon DWECK, l'approche dichotomique de l'intelligence oppose à la fois une vision
innéiste( l'intelligence est fixée à la naissance) à une vision constructive et interactionniste
(l'intelligence se forge au travers des interactions avec l'environnement matériel et social).1
2. Selon ISSAIEVA et Marcel CRAHAY, l'intelligence est pensée selon cinq
dimensions2 : le développement de l'intelligence (rôle de l'interaction), l'origine de
l'intelligence (innée ou acquis, malléable ou fixe), le rôle de connaissances (accumulation de
connaissances et leur utilisation), les formes de l'intelligence (unique ou multiples) et la nature
de l'intelligence ( capacité de rétention ou de compréhension).
De ce fait la combinaison de ces cinq dimensions donne 3 profils d’idées de
l’intelligence selon ISSAIEVA et Marcel CRAHAY. Il s’agit de :
- L’intelligence peut se développer en interaction avec le milieu physique, social et
culturel ( conception socio constructive) ;
- Le développement de l’intelligence est tributaire de l’accumulation de
connaissances ( conception cumulative) ;
- La pluralité de formes d'intelligence à laquelle s'associe l’idée que l'intelligence est
liée à la capacité de comprendre ( conception fixiste).
1
Cité par V. HANIN et al., « Décris-moi ta conception de l'intelligence et je te dirai quelle(s) pratique (s)
évaluative(s) tu as tendance à préconiser», in Évaluer. Journal international de recherche en éducation et
formation, Nº 6(2), décembre 2020, pp. 45-71.
2
M. CRAHAY, E. ISSAIEVA et al., «Fonctions, structuration et évaluation des croyances et connaissance des
enseignants», in Revue française de pédagogie, nº 172, juillet-septembre 2010, pp.85-129.
2
En suite les formes multiples d'intelligence selon Caroline décrit que l'intelligence peut
être logique, scientifique et littéraire.
Étant donné la difficulté d'aborder une définition rigoureuse de l'intelligence, étant plus
nombreuses selon les auteurs, j'ai également abordé la notion apprise dans le cours de
psychologie générale en G1 Droit à l'UOB.
3. Selon cet enseignement, quatre facteurs interviennent dans la formation de
l'intelligence : l’hérédité, le milieu, la maturation et l'apprentissage3. En se focalisant
uniquement au facteur milieu, j'avais appris que les potentialités génétiques de l'enfant exigent
qu'elles soient stimulées, exercées et développées.
En outre selon TERMAN et MERILLE, l'intelligence normale peut monter à
l'intelligence supérieure. Les études préconisent deux hypothèses à la base d’une intelligence
supérieure : celles qui sont héréditaires et d'autres liées aux efforts personnels.
Dans la mesure où l’intelligence est la capacité d’adaptation pour résoudre un
problème présent, j'ai aussi essayé d'analyser l'importance de la partie subconsciente
considérée comme la base des nos forces prodigieuses selon certains auteurs.
4. Pour FREUD, le subconscient est considéré comme la source de la plupart de nos
comportements, des nos habitudes surtout ce que l'on croit purement volontaire4.
5. Pour ALFRED BINET, la répétition inconsciente d'un mouvement imprimé à la main (
petite expérience de nature fort inoffensive), peut nous renseigner sur les aptitudes d'une
personne à l'automatisme des mouvements5.
Pour expliciter ces théories, certains auteurs nous donnent quelques détails.
6. Pour Christian GODEFROY, le subconscient ou encore l'inconscient enregistre
indifféremment toutes les suggestions qui entrent par les cinq sens qu'elles soient positives ou
négatives. Ces suggestions ainsi stockées, celles dominantes motiverons nos comportements
et nos habitudes indépendamment de la volonté.
Par ailleurs, il avance que le subconscient peut être programmé en fonction des
suggestions qui y sont cristallisées. Or quand on parle d'un programme, comparativement à
3
Th. KANSHINZI, Cours de psychologie générale, UOB, G1 Droit, notes de cours, 2019-2020, inédit.
4
Cité par H. CHRISTIAN GODEFROY, S'aider soi-même par l'autohypnose, la technique et les applications
pratiques, Sine loco, Éditons Chesières-Tous droits réservés, 2006, p.7.
5
A. BINET, La suggestibilité, Blackmast Online, Nouvelle édition 2004, p.180. http:/[Link]
3
l’ordinateur, on ne peut pas programmer deux données contraires au même moment. Cela
étant que le subconscient ne peut être programmé soit positivement, soit négativement.
Ainsi une personne, intelligente soit-elle, ne peut réussir que très rarement si elle a été
programmée négativement. Toutes les suggestions ( pensées négatives) mènent à l’échec et
toutes les suggestions positives mènent au succès. Il a en suite suggéré que la personne est
généralement programmée durant son enfance par les suggestions de ses parents et de son
entourage.6
C'est dans ce sens que Descartes avait dit que le plus grand malheur c’est d'avoir été
enfant. Non pas parce qu’il déteste l'enfance mais parce que pendant ce stade l'esprit accepte
sans aucun sens critique toutes sortes de préjugés, de croyances et de suggestions7. Cependant
GODEFROY affirme qu’il est possible de se déprogrammer et se reprogrammer positivement.
7. Dr. Joseph MURPHY quant à lui, l'esprit subconscient possède un immense pouvoir,
celui de créer en nous l'habitude de nous attendre à quelque chose, de croire que nous allons
réaliser nos ambitions, que nos rêves vont se concrétiser8.
8. Dr. MAXWELL MALTZ, préconise la notion de la psycho-cybernétique. Il considère
l'image de soi comme la clé de la personne humaine et du comportement humain et établie la
frontière de l'accomplissement personnel. Elle délimite ce que nous pouvons et ne pouvons
pas faire. Pour lui toutes les actions, les sentiments, les comportements et même les capacités
d'une personne sont les conséquences directes de l'image qu'il a de soi-même. Cependant si
cette image de soi est négative, elle peut être changée par la pensée positive9.
9. Napoléon HILL quant à lui, considère le subconscient comme pareil à un jardin fertile
où les mauvaises herbes poussent à foison si l'on néglige d’y ensemencer quoi que ce soit. Par
l'autosuggestion, un individu peut nourrir son subconscient de pensées constructives ou au
contraire, permettre à des pensées destructives de s’épanouir dans le riche jardin de son
esprit.10
6
H. CHRISTIAN GODEFROY, [Link]. p.10.
7
R. DESCARTES, Le doute méthodique, cité par H. CHRISTIAN GODEFROY, [Link]. p.9.
8
J. MURPHY, La puissance de votre subconscient au travail, Sine loco, Les Éditions de l'homme, sine die, p.23.
9
M. MALTZ, Psychocybenetics, New York, Éd. Prentice Hall, 1960. Traduit en français sous le titre, Psycho-
cybernétique, par l’édition Christian H. GODEFROY, p.43.
10
N. HILL, Réfléchissez et devenez riche, le grand livre de l'esprit maître, traduit de l’anglais par S. TRUDEAU,
Québec, Éditions AdA, 2014, p. 229.
4
En outre, il dit que toutes les pensées qui seront transformées en leurs équivalents
physique et qui sont implantées volontairement dans le subconscient doivent passer par
l'imagination et être valorisée par la foi. D’où pour lui « L'imagination domine le monde».
10. ZIG ZIGLAR, pour cet auteur,«...Vous ne devez votre succès ou votre échec à votre
occupation, mais à la façon dont vous vous voyez et voyez votre occupation.» Cela pour ainsi
dire que des grands objectifs sont nécessaires parce que vous devez voir grand si vous voulez
une grande réussite.11
11. Marcel CRAHAY, avait aussi remarqué que les comparaisons internationales montrent
que les taux de retard et de dédoublement sont très variables selon les pays et aussi à
l’intérieur d'un même pays selon les niveaux scolaires et selon les époques.
Il a préconisé qu'il est impossible d'imputer l’échec scolaire à l’incapacité
intellectuelle des élèves à moins d'admettre que par un hasard génétique extraordinaire les
enfants seraient inégalement doués selon les pays, les époques et les niveaux.12
Ainsi par la suite de cette longue théorie qui me sont parues unanimes pour certains
points précis, j’ai retenu deux notions capitales sur lesquelles se fonde le problème de notre
société estudiantine. Il s'agit de :
- D'une part l'intelligence se développe suivant les interactions avec son
environnement et dont l’effort personnel peut être la clé de voûte pour la pousser
vers le haut. Encore bien que l'on soit né très intelligent, certaines stimulations et
perfectionnement sont nécessaires pour être capable de résoudre n'importe quel
problème.
- D'autre part, bien que l'on soit très intelligent en amont, selon l'approche innéiste,
la programmation du subconscient dès les bas âges même pendant l’âge de
raisonnement, peut déterminer le sort ( l’échec ou le succès) dans tout ce que l'on
voudra entreprendre, spécifiquement dans ce que l'on voudra apprendre à
l'université. J'ai également retenu qu'il est possible à toute personne normale de se
11
Z. ZIGLAR, Rendez-vous au sommet, 50ième mille, Un monde différent, Collection motivation-épanouissement
personnel, sine die, p. 153. [Link]
12
M. CRAHAY, « Peut-on lutter contre l’échec scolaire ?», In Revue française de pédagogie, nº 120, Juillet-
août-septembre 1997, pp. 166-169.
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déprogrammer et se reprogrammer positivement en vue d'accéder à tous les
potentiels de son esprit subconscient.
Cependant, nonobstant ce qui a été dit dorénavant dans les paragraphes précédents, les
étudiants qui se font inscrire à l'université, peu sont ceux qui savent cette réalité. À-moins
qu'ils soient déjà informés ou qu'ils le pratiquent inconsciemment. Moi personnellement je
l’ignorais.
Cela éprouve des conséquences à l’égard des étudiants qui échouent quant à l'origine
de leur échec. Voici quelques alternatives qui prouveraient cette ignorance à leur égard
d'après notre analyse en essayant de demander à celui qui a échoué l'origine de son échec ;
Primo, rare sont ces étudiants qui se reconnaissent qu'ils sont la cause de leurs échecs.
La plupart d'entre eux accusent le hasard ou la force majeure voire même d'autres personne
comme étant à l'origine leurs échec. À-moins qu'elle soit une cause biologique, soit la
maladie ou même une insuffisance financière.
Bien de gens disent par exemple, ce cours là a toujours été très difficile ; on n’y réussi
que rarement. Ce professeur là est trop méchant. Il a mal corrigé les étudiants. Cette faculté
fait échouer les étudiants. Cet enseignant est corrompu. C'est parce que j'ai refusé ses propos
(en cas d'une fille). La liste des ces alternatives est longue !
Secundo, au cas où il n'a pas accusé l’extérieur comme étant à la base de son échec, il
va falloir qu'ils trouvent de lieux de refuge dans leurs forts-intérieur. Quelqu’un dira par
exemple, je ne pouvais pas réussir dans un tel cours car je suis trop faible. Je suis moins
intelligent. J'ai fait un mauvais choix. Cette filière ne me convient pas. Je ne suis pas parmi les
étudiants surdoués. D'ailleurs je ne suis pas sûr si je réussirai dans les autres cours qui restent.
Je ne comprends pas la manière d'enseigner. Etc.
En analysant toutes ces alternatives qui sont dans la plupart des cas rares aux étudiants
courageux, qui réussissent, qui sont ambitieux et fonceurs, nous pouvons ainsi dire que ces
genres d’étudiants qui ne sont pas sûr d'eux-mêmes, sont déjà dans le problème ci-haut
évoqué. Soit ils sont déjà négativement programmés, soit ils sont dépourvus de la capacité
d’utiliser de leur intelligence. Absence d'ambition de fournir un effort personnel pour
développer leurs capacités intellectuelles. Pas d’émulation ni sentiment du succès à leur
égard.
6
Cependant, au cas où j'ai échoué dans un cours et qu'on me demande pourquoi je n'ai
réussi, je répondrais généralement que j'ai échoué parce que je n'ai pas fourni ce que je
devrais fournir et que pour les cours qui restent je ferai mon plus mieux pour être parmi les
meilleur.
En fin compte tenu de cette constatation douloureuse éprouvée dans notre milieu
estudiantin, j'ai senti un besoin de proposer une solution. Il est certainement vrai que certains
étudiants échouent non pas par manque d'intelligence suffisante mais par ignorance de ce
qu'est leur vraie personnalité, leur image et leur statut.
Du fait que je ne suis pas spécialiste en psychologie, je n’envisage pas faire une étude
psychanalytique sur les évaluations des étudiants mais à la base des quelques notions
psychologiques et par notre expérience, mener une étude pragmatique qui permettrait à
certains étudiants à cultiver le succès dans leurs parcours académiques. Toutefois votre
accompagnement tant scientifique que moral me sera très utile pour me permettre d'atteindre
mon objectif.
Bien que chacun puisse avoir une méthode sui generis à lui, je sais cependant que ceux
qui échouent travaillent souvent dans le sens le contraire de ceux qui réussissent. C’est ainsi
que j'aimerais trouver une méthode impeccable qui pourrait marcher à tout le monde
nonobstant la différence sur le plan mental. La méthode « Imagination-action-passivité de
l’étudiant.» D’où certaines questions importantes se posent :
1. Cette méthode a-t-elle déjà été appliquée par d'autres étudiants ? Dans le positif, par
quelle catégorie d’étudiants ?
2. Comment exposer celle-ci pour qu'elle soit crédible et être appliquée par les autres
étudiants ?
3. Quel impact cette méthode aura sur le résultat de ceux qui la mettront en pratique ?