CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
4.1. Introduction
Dans la théorie des fluides parfaits incompressibles, la répartition des vitesses ou des pressions,
la forme des lignes de courant ne dépendaient pas de la nature du fluide mais elles sont
déterminées par la géométrie des parois limitant l’écoulement.
Considérons l’écoulement d’un fluide autour d’un obstacle fixe et ON une normale à la paroi.
a) Ecoulement d’un fluide parfait :
La vitesse du fluide est orientée tangentiellement à la paroi
pour le point M, la vitesse du point M’ (voisin de M) est
sensiblement la même qu’en M parce qu’il y’a un glissement
des particules fluides sur la paroi.
b) Ecoulement d’un fluide visqueux :
La vitesse à la paroi est nulle et elle croit suivant ON et atteint
à une certaine distance la valeur théorique proposée par la
solution des fluides parfait. Si le fluide est visqueux une
résistance de la paroi apparait au voisinage de celle-ci ; et qui
dépend des conditions d’écoulement. Au voisinage immédiat
de la paroi, la vitesse croit suivant la viscosité du fluide alors
la vitesse sera petite ou grande.
4.2. Couche limite
C’est la couche (épaisseur) dans laquelle la vitesse varie de O
( sur la paroi) à la valeur qu’aurait la vitesse pour un fluide
parfait. L’épaisseur de la couche limite est définie comme étant
la distance (ON) à laquelle la vitesse 𝒖𝒖 atteint 99% de la valeur
qu’elle aurait en fluide parfait (𝑼𝑼). 𝜹𝜹 est d’autant plus grande
que le fluide est plus visqueux (𝜹𝜹 ≈ 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 pour l’eau sur une
plaque plane). L’écoulement potentiel est celui qui est à
l’extérieur de la couche limite.
La théorie de la couche limite formulé par Prandtl en 1904 étudié les effets de la viscosité dans
le cas de fluide faiblement visqueux, permettant ainsi de donner une explication à de nombreux
MESSAI.T 1
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
phénomènes de mécanique observées avec les fluides visqueux : résistance aérodynamique,
formation de sillage etc…que la théorie de fluide parfait ne peut justifier.
Fig.4.1.Développement de la couche limite
Dans la couche limite les gradients de vitesse sont élevés, et les forces de viscosité mises en jeu
sont importantes.
4.2.1. Formation de sillage
Avec certaines précautions cette zone (Couche limite) est le siège de mouvements
tourbillonnaires très intense et qui ne sont pas permanent même si l’écoulement en amont est
permanant.
A et C des points d’arrêt (𝑽𝑽 = 𝟎𝟎)
B et D max de la courbure (𝑽𝑽 = 𝑽𝑽𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎)
De A en B �����������⃗
𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈 𝑷𝑷 favorable (P décroissante)
De A en B �����������⃗
𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈𝒈 𝑷𝑷 défavorable (P croissante)
4.3. Couche limite dynamique laminaire :
4.3.1. Les hypothèses de base
- On suppose que l’écoulement est plan, permanent et laminaire (dans la couche limite)
- Les vitesses sont parallèles entre elles (dans la couche limites) et perpendiculaire à 𝒚𝒚.
- 𝜹𝜹 ≪ 𝑫𝑫𝟎𝟎 (dimension de l’obstacle) et 𝜹𝜹 ≪ 𝑹𝑹 (rayon de l’obstacle).
- Les caractéristiques du fluide sont constantes.
MESSAI.T 2
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
4.3.2. Equations générales ;
Pour un écoulement permanant et bidimensionnel, les équations de la couche limite sont les
équations de Navier-Stokes.
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
+ = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖
𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 =− + 𝝂𝝂 � 𝟐𝟐 + 𝟐𝟐 � (𝟒𝟒. 𝟐𝟐)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒗𝒗 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒗𝒗
𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 =− + 𝝂𝝂 � 𝟐𝟐 + 𝟐𝟐 � (𝟒𝟒. 𝟑𝟑)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
Avec les conditions aux limites :
𝒚𝒚 = 𝟎𝟎 ⇒ 𝒖𝒖 = 𝒗𝒗 = 𝟎𝟎
𝒚𝒚 ⟶ ∞ ⇒ 𝒖𝒖 = 𝑼𝑼(𝒙𝒙) (𝟒𝟒. 𝟒𝟒)
A l’extérieur de 𝜹𝜹, 𝑷𝑷 et 𝝆𝝆𝝆𝝆 sont liée par l’équation de Bernoulli
𝟏𝟏
𝑷𝑷 + 𝝆𝝆𝑼𝑼𝟐𝟐 = 𝒄𝒄𝒄𝒄𝒕𝒕 (𝟒𝟒. 𝟓𝟓)
𝟐𝟐
4.3.3. Equation de la couche limite (approximation)
Pour donner une signification physique et une image générale sur l’ordre de grandeurs des
approximations, nous allons exprimer du mouvement en variable réduites en prenant les
paramètres de références :
𝑫𝑫𝟎𝟎 (Dimension de l’obstacle)
𝑼𝑼𝟎𝟎 (vitesse à l’extérieur de la couche limite)
On pose les termes adimensionnels suivants :
𝒖𝒖 𝒗𝒗 𝑼𝑼
⎧ 𝒖𝒖∗ = , 𝒗𝒗∗ = , 𝒖𝒖∗ =
⎪ 𝑼𝑼𝟎𝟎 𝑼𝑼𝟎𝟎 𝑼𝑼𝟎𝟎
(𝟒𝟒. 𝟔𝟔)
⎨ ∗ 𝒙𝒙 𝒚𝒚 𝒑𝒑
⎪𝒙𝒙 = , 𝒚𝒚∗ = , 𝒑𝒑∗ =
⎩ 𝑫𝑫𝟎𝟎 𝑫𝑫𝟎𝟎 𝝆𝝆𝝆𝝆𝟎𝟎 𝟐𝟐
Nous aurons donc les équations adimensionnelles :
MESSAI.T 3
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝝏𝝏𝒖𝒖∗ 𝝏𝝏𝒗𝒗∗
+ = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟕𝟕)
𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝝏𝝏𝒚𝒚∗
𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝝏𝝏𝒖𝒖∗ 𝝏𝝏𝒖𝒖∗ 𝝏𝝏𝒑𝒑∗ 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖∗ 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖∗
𝒖𝒖∗ + 𝒗𝒗 ∗
= − + � + � (𝟒𝟒. 𝟖𝟖)
𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝝏𝝏𝒚𝒚∗ 𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝑹𝑹𝑹𝑹 𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝟐𝟐 𝝏𝝏𝒚𝒚∗ 𝟐𝟐
𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟏𝟏. 𝟏𝟏 𝜺𝜺. 𝟏𝟏 𝟏𝟏.
𝜺𝜺 𝜺𝜺𝟐𝟐
𝝏𝝏𝒗𝒗∗
∗ ∗
𝝏𝝏𝒗𝒗∗ 𝝏𝝏𝒑𝒑∗ 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒗𝒗∗ 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒗𝒗∗
𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 =− ∗+ � + � (𝟒𝟒. 𝟗𝟗)
𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝝏𝝏𝒚𝒚∗ 𝝏𝝏𝒚𝒚 𝑹𝑹𝑹𝑹 𝝏𝝏𝒙𝒙∗ 𝟐𝟐 𝝏𝝏𝒚𝒚∗ 𝟐𝟐
𝟏𝟏
𝟏𝟏. 𝜺𝜺 𝜺𝜺. 𝟏𝟏 𝜺𝜺 𝜺𝜺
𝜺𝜺
Avec les conditions aux limites
𝒚𝒚∗ = 𝟎𝟎 , 𝒖𝒖∗ = 𝒗𝒗∗ = 𝟎𝟎
𝒚𝒚∗ ⟶ ∞ , 𝒖𝒖∗ = 𝑼𝑼∗ (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
Raisonnement de Prandtl sur la couche limite.
𝜹𝜹
On a supposé que 𝑫𝑫𝟎𝟎
= 𝜺𝜺 ≪ 𝟏𝟏 (hypothèse)
On rapporte 𝒙𝒙 à une longueur 𝑫𝑫𝟎𝟎 de tel sorte que :
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝑼𝑼𝟎𝟎 𝝏𝝏𝒖𝒖∗
=
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝑫𝑫𝟎𝟎 𝝏𝝏𝒙𝒙∗
𝝏𝝏𝒖𝒖∗
ait un ordre de grandeur unité (1). ⇒ 𝒖𝒖∗ ~𝒙𝒙∗ ≈ 𝟏𝟏
𝝏𝝏𝒙𝒙∗
𝝏𝝏𝒗𝒗∗
De l’équation de continuité on a : 𝝏𝝏𝒚𝒚∗ ~𝟏𝟏
L’ordre de grandeur de 𝒗𝒗 est le meme ordre qui celui de 𝜺𝜺 donc :
𝒗𝒗∗ ~𝜺𝜺 𝒚𝒚 𝒚𝒚 𝜹𝜹
� ⇒ 𝒗𝒗∗ ~𝒚𝒚∗ = = ~𝜺𝜺 ⇒ 𝒗𝒗∗ ~𝒚𝒚∗ ≈ 𝜺𝜺
𝒚𝒚∗ ~𝜺𝜺 𝑫𝑫𝟎𝟎 𝜹𝜹 𝑫𝑫𝟎𝟎
Les équations de la couche limites sont alors :
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
+ = 𝟎𝟎
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖
𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 =− + 𝝂𝝂 𝟐𝟐 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
MESSAI.T 4
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝟎𝟎 = −
𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏
4.3.4. Cas de la plaque plane placée parallèlement à un écoulement : (Blasius)
Ce problème a été étudié en 1908 par Blasius ; la vitesse 𝑼𝑼𝟎𝟎 est parallèlement à la plaque. On
suppose que la plaque est semi-infinie suivant 𝒙𝒙 et 𝒛𝒛.
La résolution exacte de Blasius sur une plaque plane dans gradient de pression et que la vitesse
de l’écoulement potentiel est constante se obtenue à partir des équations réduites de la couche
limite.
𝟏𝟏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅𝟎𝟎 𝒅𝒅𝒅𝒅
• Sans gradient de pression : 𝑷𝑷 + 𝟐𝟐 𝝆𝝆𝑼𝑼𝟐𝟐𝟎𝟎 = 𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 ⇒ 𝒅𝒅𝒅𝒅
+ 𝝆𝝆𝑼𝑼𝟎𝟎 = 𝟎𝟎 ⇒ = 𝟎𝟎
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅
En remplace dans l’éq.4.11 et devient :
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝟐𝟐 𝒖𝒖
𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 = 𝝂𝝂 𝟐𝟐 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟐𝟐)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
+ = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝒚𝒚 = 𝟎𝟎 , 𝒖𝒖 = 𝒗𝒗 = 𝟎𝟎
Avec :�
𝒚𝒚 ⟶ ∞ , 𝒖𝒖 = 𝑼𝑼
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
On a : 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝝏𝝏𝝏𝝏
. 𝒅𝒅𝒅𝒅 + 𝝏𝝏𝝏𝝏 . 𝒅𝒅𝒅𝒅 avec 𝒖𝒖 = 𝝏𝝏𝝏𝝏
et 𝒗𝒗 = − 𝝏𝝏𝒙𝒙 alors :
𝒅𝒅𝒅𝒅 = −𝒗𝒗. 𝒅𝒅𝒅𝒅 + 𝒖𝒖. 𝒅𝒅𝒅𝒅 ≈ 𝒖𝒖. 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝒚𝒚
𝝍𝝍(𝒙𝒙, 𝒚𝒚) = ∫𝟎𝟎 𝒖𝒖(𝒙𝒙, 𝒚𝒚). 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝝂𝝂.𝒙𝒙
On suppose que : 𝒖𝒖 = 𝑼𝑼. 𝒈𝒈(𝜼𝜼) sachant que : 𝜼𝜼 = 𝒚𝒚/𝜹𝜹(𝒙𝒙) et 𝜹𝜹(𝒙𝒙) = � 𝑼𝑼
𝜼𝜼 𝜼𝜼
𝝍𝝍(𝜼𝜼) = � 𝑼𝑼. 𝒈𝒈(𝜼𝜼). 𝜹𝜹. 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝑼𝑼. 𝜹𝜹 � 𝒈𝒈(𝜼𝜼). 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝑼𝑼. 𝜹𝜹. 𝒇𝒇(𝜼𝜼) (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝟎𝟎 𝟎𝟎
𝒅𝒅𝒅𝒅
Avec 𝒇𝒇′ (𝜼𝜼) = 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝒈𝒈(𝜼𝜼).
En remplacent dans les équations 4.12 et 4.13 alors :
𝒖𝒖 = 𝑼𝑼. 𝒈𝒈(𝜼𝜼) = 𝑼𝑼. 𝒇𝒇′(𝜼𝜼)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝒗𝒗 = − = −𝑼𝑼. 𝒇𝒇(𝜼𝜼). − 𝑼𝑼. 𝜹𝜹. . 𝒇𝒇′(𝜼𝜼)
𝝏𝝏𝒙𝒙 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅
MESSAI.T 5
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝒅𝒅𝒖𝒖 𝒅𝒅𝒅𝒅
= 𝑼𝑼. . 𝒇𝒇′′(𝜼𝜼)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 ′′ 𝑼𝑼
= 𝑼𝑼. . 𝒇𝒇 (𝜼𝜼) = . 𝒇𝒇′′(𝜼𝜼)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹
𝒅𝒅𝟐𝟐 𝒖𝒖 𝒅𝒅𝒅𝒅 ′′′ 𝑼𝑼
𝟐𝟐
= 𝑼𝑼. . 𝒇𝒇 (𝜼𝜼) = 𝟐𝟐 . 𝒇𝒇′′′(𝜼𝜼)
𝒅𝒅𝒚𝒚 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹
Alors l’équation 4.12 devient :
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 ′ 𝑼𝑼 𝑼𝑼
�𝑼𝑼. 𝒇𝒇′(𝜼𝜼)�. �𝑼𝑼. . 𝒇𝒇′′(𝜼𝜼)� − �𝑼𝑼. 𝒇𝒇(𝜼𝜼). + 𝑼𝑼. 𝜹𝜹. . 𝒇𝒇 (𝜼𝜼)� � . 𝒇𝒇′′ (𝜼𝜼)� = 𝝂𝝂. 𝟐𝟐 . 𝒇𝒇′′′(𝜼𝜼)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹 𝜹𝜹
𝟐𝟐 ′ (𝜼𝜼). ′′ (𝜼𝜼).
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝑼𝑼𝟐𝟐 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝑼𝑼
𝑼𝑼 . 𝒇𝒇 𝒇𝒇 − . . 𝒇𝒇(𝜼𝜼). 𝒇𝒇′′ (𝜼𝜼) − 𝑼𝑼𝟐𝟐 . 𝒇𝒇′ (𝜼𝜼). 𝒇𝒇′′ (𝜼𝜼). = 𝝂𝝂. 𝟐𝟐 . 𝒇𝒇′′′(𝜼𝜼)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹
𝜹𝜹. 𝑼𝑼 𝒅𝒅𝒅𝒅
. . 𝒇𝒇(𝜼𝜼). 𝒇𝒇′′ (𝜼𝜼) + 𝒇𝒇′′′ (𝜼𝜼) = 𝟎𝟎
𝝂𝝂 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝝂𝝂
𝒅𝒅𝒅𝒅(𝒙𝒙) 𝒅𝒅 𝝂𝝂.𝒙𝒙 𝟏𝟏 �𝑼𝑼� 𝝂𝝂 𝟏𝟏
Et comme : 𝒅𝒅𝒅𝒅
= 𝒅𝒅𝒅𝒅 �� 𝑼𝑼 � = 𝟐𝟐 . 𝝂𝝂.𝒙𝒙
= 𝟐𝟐.𝑼𝑼 𝜹𝜹(𝒙𝒙)
� 𝑼𝑼
Finalement 𝑓𝑓(𝜼𝜼). 𝒇𝒇′′ (𝜼𝜼) + 𝟐𝟐. 𝒇𝒇′′′ (𝜼𝜼) = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏) (L’équation de Blasius)
Avec les conditions aux limites pour 𝒇𝒇(𝜼𝜼) seront alors :
𝒚𝒚 = 𝟎𝟎 , 𝒖𝒖 = 𝒗𝒗 = 𝟎𝟎 ⇒ 𝜼𝜼 = 𝟎𝟎 , 𝒇𝒇(𝟎𝟎) = 𝒇𝒇′(𝟎𝟎)
�
𝒚𝒚 ⟶ ∞ , 𝒖𝒖 = 𝑼𝑼 ⇒ 𝜼𝜼 ⟶ ∞ 𝒇𝒇′(𝟎𝟎) = 𝟏𝟏
Donc des 3 équations de Navier-Stokes ont est arrivé à 1 équation différentielle ordinaire avec
3 conditions aux limites ; la résolution de cette équation par la méthode de Range-Kutta donne :
MESSAI.T 6
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
Fig.4.2.Solution de Blasius pour la couche limite laminaire
Selon le tableau on a pour 𝜼𝜼 = 𝟓𝟓 ⇒ 𝒚𝒚 = 𝜹𝜹(𝒙𝒙) ⇒ 𝒖𝒖 = 𝑼𝑼(𝟎𝟎. 𝟗𝟗𝟗𝟗)
𝒚𝒚 𝑼𝑼 𝜹𝜹(𝒙𝒙) 𝟓𝟓 𝟓𝟓
Alors 𝜼𝜼 = 𝜹𝜹(𝒙𝒙) ⇒ 𝟓𝟓 = 𝜹𝜹(𝒙𝒙). �𝝂𝝂.𝒙𝒙 ⇒ = = (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝒙𝒙 𝑼𝑼.𝒙𝒙 �𝑹𝑹𝒆𝒆𝒙𝒙
�
𝝂𝝂
• Epaisseur de déplacement 𝜹𝜹∗ :
L’épaisseur de déplacement 𝜹𝜹∗ (ou refoulement) mesure la distance de déplacement de la ligne
de courant entre un fluide visqueux et le fluide potentiel.
𝜹𝜹 𝜹𝜹
𝒖𝒖 𝝂𝝂. 𝒙𝒙 𝜼𝜼=𝟓𝟓 𝝂𝝂. 𝒙𝒙
𝜹𝜹∗ = � �𝟏𝟏 − � . 𝒅𝒅𝒅𝒅 = � (𝟏𝟏 − 𝒇𝒇′). 𝒅𝒅𝒚𝒚 = � � (𝟏𝟏 − 𝒇𝒇′). 𝒅𝒅𝜼𝜼 = � (𝜼𝜼 − 𝒇𝒇′)𝟓𝟓𝟎𝟎
𝟎𝟎 𝑼𝑼 𝟎𝟎 𝑼𝑼 𝟎𝟎 𝑼𝑼
Donc
𝜹𝜹∗ (𝒙𝒙) 𝟏𝟏. 𝟕𝟕𝟕𝟕
= (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏)
𝒙𝒙 �𝑹𝑹𝒆𝒆𝒙𝒙
• Epaisseur de quantité de mouvement 𝜽𝜽 :
La perte de quantité de mouvement dans la couche limite par rapport à l’écoulement potentiel
se traduit par 𝜽𝜽.
𝜹𝜹 𝜹𝜹
𝟐𝟐
𝒖𝒖 𝒖𝒖
𝝆𝝆𝑼𝑼 𝜽𝜽 = 𝝆𝝆 � 𝒖𝒖(𝑼𝑼 − 𝒖𝒖). 𝒅𝒅𝒅𝒅 ⇒ 𝜽𝜽 = � �𝟏𝟏 − � . 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝑼𝑼 𝑼𝑼
𝝂𝝂. 𝒙𝒙 𝜼𝜼=𝟓𝟓
𝜽𝜽 = � � 𝒇𝒇′(𝟏𝟏 − 𝒇𝒇′). 𝒅𝒅𝜼𝜼 ⇒
𝑼𝑼 𝟎𝟎
𝜽𝜽(𝒙𝒙) 𝟎𝟎. 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔
= (𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟗𝟗)
𝒙𝒙 �𝑹𝑹𝒆𝒆𝒙𝒙
MESSAI.T 7
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
4.3.5. L’équation Intégrale de Van Karmán
Considérons les équations hydrodynamiques de la couche limites pour un tel écoulement :
𝟐𝟐
⎧𝒖𝒖 𝝏𝝏𝝏𝝏 + 𝒗𝒗 𝝏𝝏𝝏𝝏 = − 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏 + 𝝂𝝂 𝝏𝝏 𝒖𝒖 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟐𝟐)
⎪ 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏𝟐𝟐
⎨ 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏
⎪𝟎𝟎 = − 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟏𝟏)
⎩
Et l’équation de continuité :
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
+ = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟐𝟐)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
Pour un écoulement loin de la couche limite on fait l’approche suivante : ‘ Dans le fluide libre,
il n’y a évidemment pas de variation de la pression p selon y. Autrement dit, P∞ reste constante’.
Dans ce cas, le fluide libre se comporte comme un fluide parfait et par conséquent, les termes
de viscosité disparaissent (forces de viscosité nulles), en plus, sachant que l’écoulement dans le
fluide libre est permanent, pour y > δ, l’équation qui le régit est donnée :
𝝏𝝏𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝟏𝟏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝑼𝑼∞ =− (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟑𝟑)
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏
Etant donné 𝑼𝑼∞ = 𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) et 𝒑𝒑 = 𝒑𝒑(𝒙𝒙) alors ;
𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝟏𝟏 𝒅𝒅𝒑𝒑
𝑼𝑼∞ =− (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟒𝟒)
𝒅𝒅𝒙𝒙 𝝆𝝆 𝒅𝒅𝒙𝒙
L’équation (4.1) devient :
𝟐𝟐
⎧𝒖𝒖 𝝏𝝏𝝏𝝏 + 𝒗𝒗 𝝏𝝏𝝏𝝏 = 𝑼𝑼 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) + 𝝂𝝂 𝝏𝝏 𝒖𝒖 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟓𝟓)
⎪ 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 ∞
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝏𝝏𝝏𝝏𝟐𝟐
⎨𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
⎪𝝏𝝏𝒙𝒙 + 𝝏𝝏𝝏𝝏 = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟔𝟔)
⎩
Sachant que pour un écoulement bidimensionnel, laminaire : (loi de Newton)
𝝏𝝏𝝏𝝏
𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙 = 𝝁𝝁 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟕𝟕)
𝝏𝝏𝝏𝝏
Alors :
⎧𝒖𝒖 𝝏𝝏𝝏𝝏 + 𝒗𝒗 𝝏𝝏𝝏𝝏 = 𝑼𝑼 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) + 𝟏𝟏 𝝏𝝏 �𝝉𝝉 � (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟖𝟖)
⎪ 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 ∞
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒙𝒙𝒙𝒙
⎨𝝏𝝏𝝏𝝏 + 𝝏𝝏𝝏𝝏 = 𝟎𝟎 (𝟒𝟒. 𝟐𝟐𝟗𝟗)
⎪ 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
⎩
On intègre l’équation (4.9) par rapport à (y) qui varie de 0 à h où h ≥ δ, il vient :
MESSAI.T 8
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝏𝝏 𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙
� �𝒖𝒖 + 𝒗𝒗 −𝑼𝑼∞ � 𝒅𝒅𝒅𝒅 = � � � 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟎𝟎)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆
Et de l’équation (4.10) on a :
𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏
𝒗𝒗 = � � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 = − � � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟏𝟏)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏
On substitue l’équation (4.12) dans (4.11) pour éliminer v :
𝒉𝒉 𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝏𝝏 𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙
� �𝒖𝒖 + − �� � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚� −𝑼𝑼∞ � 𝒅𝒅𝒅𝒅 = � � � 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟐𝟐)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆
Le deuxième membre de l’équation (4.13) s’écrit :
𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏 𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙 𝟏𝟏 𝟏𝟏 𝝉𝝉𝟎𝟎
� � � 𝒅𝒅𝒅𝒅 = �𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙 � = (𝟎𝟎 − 𝝉𝝉𝟎𝟎 ) = − (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟑𝟑)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝆𝝆 𝝆𝝆 𝟎𝟎
𝝆𝝆 𝝆𝝆
Alors :
𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝉𝝉𝟎𝟎
� �𝒖𝒖 + − �� � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚� −𝑼𝑼∞ � 𝒅𝒅𝒅𝒅 = − (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟒𝟒)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆
Intégrons le membre en rouge de l’équation (4.15), il vient :
𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒉𝒉 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏
� � � � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚� 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝑼𝑼∞ � � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 − � 𝒖𝒖 � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟓𝟓)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏
L’équation (4.16) s’écrit alors :
𝒉𝒉 𝒉𝒉 𝒉𝒉 𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝉𝝉𝟎𝟎
� 𝒖𝒖 � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚−𝑼𝑼∞ � � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 + � 𝒖𝒖 � � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 − � 𝑼𝑼∞ 𝒅𝒅 𝒚𝒚 = − (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟔𝟔)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝟎𝟎 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆
Ou encore
𝒉𝒉
𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝉𝝉𝟎𝟎
� �𝟐𝟐𝟐𝟐 � � −𝑼𝑼∞ � � − 𝑼𝑼∞ � 𝒅𝒅 𝒚𝒚 = − (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟕𝟕)
𝟎𝟎 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝝏𝝏𝝏𝝏 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆
On peut écrire aussi :
𝒅𝒅 𝒉𝒉 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝒉𝒉 𝝉𝝉𝟎𝟎
� 𝒖𝒖(𝑼𝑼∞ − 𝒖𝒖)𝒅𝒅𝒅𝒅 + � (𝑼𝑼∞ − 𝒖𝒖)𝒅𝒅𝒅𝒅 = (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟖𝟖)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟎𝟎 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟎𝟎 𝝆𝝆
En introduisant les expressions des épaisseurs :
𝟏𝟏 ∞ ∞ 𝒖𝒖
De déplacement : 𝜹𝜹∗ = ∫ (𝑼𝑼∞ − 𝒖𝒖)𝒅𝒅𝒅𝒅 = ∫𝟎𝟎 �𝟏𝟏 − 𝑼𝑼 � 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟑𝟑𝟗𝟗)
𝑼𝑼∞ 𝟎𝟎 ∞
∞ 𝟏𝟏 𝒖𝒖
Et quantité de mouvement : 𝜽𝜽 = ∫𝟎𝟎 �𝟏𝟏 − 𝑼𝑼 � 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟎𝟎)
𝑼𝑼∞ ∞
Finalement l’équation (4.19) devient :
MESSAI.T 9
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝒅𝒅 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝉𝝉𝟎𝟎
�𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐 𝜽𝜽� + 𝜹𝜹∗ 𝑼𝑼∞ = (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟏𝟏)
𝒅𝒅𝒙𝒙 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆
L’équation (4.22) c’est l’équation intégrale de Van Karmán
Cette équation est également appelée l’équation globale de la quantité de mouvement dans la
couche limite, applicable aux écoulements laminaire et turbulent.
On introduira le facteur de forme :
𝜹𝜹∗
𝑯𝑯 = 𝜽𝜽
(𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟐𝟐)
L’équation intégrale de Van Karmán (4.22) peut s’écrire sous la forme :
𝒅𝒅𝜽𝜽 𝟏𝟏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝝉𝝉𝟎𝟎
+ (𝟐𝟐𝟐𝟐 + 𝜹𝜹∗ ) = (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟑𝟑)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝑼𝑼∞ 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝆𝝆𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐
𝜹𝜹∗
Sachant que 𝑯𝑯 = 𝜽𝜽
,il vient : (une autre forme d’écriture de l’équation de Van Karmán)
𝝉𝝉𝟎𝟎 𝟏𝟏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝒅𝒅𝒅𝒅
𝟐𝟐 = 𝜽𝜽(𝑯𝑯 + 𝟐𝟐) + (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟒𝟒)
𝝆𝝆𝑼𝑼∞ 𝑼𝑼∞ 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅
En introduisant le coefficient de frottement local :
𝝉𝝉𝟎𝟎
𝑪𝑪𝒇𝒇 = (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟓𝟓)
𝟏𝟏 𝟐𝟐
𝟐𝟐 𝝆𝝆𝑼𝑼∞
L’équation de Van Karmán peut aussi s’écrire,
𝟏𝟏 𝒅𝒅𝑼𝑼∞ (𝒙𝒙) 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝑪𝑪𝒇𝒇
𝜽𝜽(𝑯𝑯 + 𝟐𝟐) + = (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟔𝟔)
𝑼𝑼∞ 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟐𝟐
Il existe une relation entre le coefficient de frottement local Cf et le coefficient de frottement
global sur une surface S par exemple CF :
𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑭𝑭 = � 𝑪𝑪𝒇𝒇 𝒅𝒅𝒅𝒅 (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟕𝟕)
𝑺𝑺
3.4. Couche limite turbulente :
A partir d’une certaine distance Xc du bord d’attaque O, de la plaque, l’écoulement laminaire
devient turbulent ou plus précisément la couche limite laminaire devient turbulente (voir
𝑼𝑼∞ 𝑿𝑿𝑿𝑿
Fig.4.1). Cette condition est vérifiée par 𝑹𝑹𝑹𝑹 ≥ 𝑹𝑹𝑹𝑹𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝝂𝝂
.
Rappelons qu’en mouvement turbulent, les tensions totales tangentielles sont données par :
MESSAI.T 10
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
O Xc
Fig.4.1-Déveleppement de la couche limite sur une plaque plane
�
𝒅𝒅𝒖𝒖
𝝉𝝉𝒙𝒙𝒙𝒙 = 𝝁𝝁 ������
− 𝝆𝝆(𝒖𝒖 ′ 𝒗𝒗′ ) (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟖𝟖)
𝒅𝒅𝒅𝒅
La répartition de la vitesse d’un écoulement de C.L. Turbulente le long d’une plaque est issue
à partir de l’équation empirique du type :
�
𝒖𝒖 𝒚𝒚 𝒏𝒏
=� � (𝟒𝟒. 𝟒𝟒𝟗𝟗)
𝑼𝑼𝑹𝑹 𝒚𝒚𝑹𝑹
Cette relation est valable pour une paroi à surface lisse et rugueuse
Avec 𝑼𝑼𝑹𝑹 : une vitesse de référence tel que :
- � 𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = 𝒖𝒖
Pour conduite : 𝑼𝑼𝑹𝑹 = 𝒖𝒖 �(𝒚𝒚𝑹𝑹 = 𝑹𝑹)
- �(𝒚𝒚𝑹𝑹 = 𝜹𝜹)
Pour conduite : 𝑼𝑼𝑹𝑹 = 𝑼𝑼∞ = 𝒖𝒖
Cette relation empirique, appelée loi de puissance est donnée selon Prandtl par :
𝟏𝟏
�
𝒖𝒖 𝒚𝒚 𝟕𝟕
=� � (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟎𝟎)
𝑼𝑼𝑹𝑹 𝜹𝜹
Valable pour 𝑹𝑹𝑹𝑹𝒙𝒙 < 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟕𝟕 aussi bien pour les plaques lisses que pour les plaques rugueuses.
La relation (4.31) n’est pas valable au voisinage de la paroi.
C’est pourquoi, il propose (Prandtl) une autre relation pour 𝑹𝑹𝑹𝑹𝒙𝒙 < 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟓𝟓, valable au voisinage
de la paroi :
𝟏𝟏
𝑼𝑼∞ 𝜹𝜹𝒖𝒖∗ 𝟕𝟕
= 𝟖𝟖. 𝟕𝟕𝟕𝟕 � � (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟓𝟓)
𝒖𝒖∗ 𝝂𝝂
Recherchons l’expression de la contrainte ou tension tangentielle au niveau de la paroi, 𝝉𝝉𝟎𝟎 dans
le cas de ce type de couche limite.
MESSAI.T 11
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
Rappelons son expression pour une vitesse 𝑼𝑼∞ = 𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 l’équation (4.25) donne :
𝒅𝒅𝒅𝒅
𝝉𝝉𝟎𝟎 = 𝝆𝝆𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐 (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟐𝟐)
𝒅𝒅𝒅𝒅
La répartition de vitesse d’un tel écoulement est illustrée dans la figure ci-dessous :
C.L. Laminaire
𝑢𝑢
𝑈𝑈∞ C.L. Turbulent
𝑦𝑦 1
𝛿𝛿
Fig.4.2 : Solution de couche limite laminaire et turbulent
On rappelle l’équation de l’épaisseur de quantité de mouvement θ (4.21) avec l’équation de
contrainte tangentielle :
𝝉𝝉𝟎𝟎 = 𝝆𝝆𝒖𝒖𝟐𝟐∗ (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟑𝟑)
En substituant l’expression (4.32) et celle de θ dans l’expression générale de 𝝉𝝉𝟎𝟎 , il vient :
𝟏𝟏
𝟐𝟐 𝝂𝝂 𝟒𝟒
𝝉𝝉𝟎𝟎 = 𝟎𝟎. 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐�𝝆𝝆𝑼𝑼∞ �� � (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟒𝟒)
𝜹𝜹𝑼𝑼∞
Si l’on veut exprimer l’épaisseur conventionnelle 𝜹𝜹 à partir de l’expression générale de 𝝉𝝉𝟎𝟎 .
𝟏𝟏
�
𝒖𝒖 𝒚𝒚 𝟕𝟕
En effet, remplaçons d’abord 𝑼𝑼 = �𝜹𝜹� (Fig.4.2) dans l’expression de 𝜽𝜽.
𝑹𝑹
Puis écrivons de nouveau 𝝉𝝉𝟎𝟎 , il vient :
𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟐𝟐 𝒅𝒅 ∞ 𝒚𝒚 𝟕𝟕 𝒚𝒚 𝟕𝟕
𝝉𝝉𝟎𝟎 = �𝝆𝝆𝑼𝑼∞ � � � � � �𝟏𝟏 − � � � 𝒅𝒅𝒅𝒅� (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟓𝟓)
𝒅𝒅𝒅𝒅 𝟎𝟎 𝜹𝜹 𝜹𝜹
Après intégration, on obtient (en égalant (4.35) et (4.36)), il vient :
𝟏𝟏
𝟕𝟕 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝝂𝝂 𝟒𝟒
= 𝟎𝟎. 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 � � (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟔𝟔)
𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒅𝒅𝒅𝒅 𝜹𝜹𝑼𝑼∞
On sépare les variables dans l’équation ci-dessus ; puis intégrons, on obtient l’épaisseur de la
couche limite turbulente :
MESSAI.T 12
CHAPITRE IV : COUCHES LIMITES
𝜹𝜹 𝟎𝟎. 𝟑𝟑𝟑𝟑
= 𝟏𝟏 (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟕𝟕)
𝒙𝒙
𝑹𝑹𝑹𝑹𝟓𝟓𝒙𝒙
Quant aux épaisseurs de déplacement 𝜹𝜹∗ et de quantité de mouvement θ sont données
directement en fonction de l’épaisseur de C.L. Turbulent 𝜹𝜹 :
𝟕𝟕 𝜽𝜽 𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
𝜽𝜽 = 𝜹𝜹 ⇒ = 𝟏𝟏
(𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟖𝟖)
𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒙𝒙
𝑹𝑹𝑹𝑹𝟓𝟓𝒙𝒙
∗
𝟏𝟏 𝜹𝜹∗ 𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
𝜹𝜹 = 𝜹𝜹 ⇒ = 𝟏𝟏 (𝟒𝟒. 𝟓𝟓𝟗𝟗)
𝟖𝟖 𝒙𝒙
𝑹𝑹𝑹𝑹𝟓𝟓𝒙𝒙
Ainsi que :
𝜹𝜹∗
- le facteur de la couche limite : 𝑯𝑯 = 𝜽𝜽
= 𝟏𝟏. 𝟐𝟐𝟐𝟐.
𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝝉𝝉𝟎𝟎 𝝂𝝂 𝟒𝟒 −
- Coefficient de frottement local : 𝑪𝑪𝒇𝒇 = 𝟏𝟏 = 𝟎𝟎. 𝟒𝟒𝟒𝟒 �𝜹𝜹𝑼𝑼 � = 𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝑹𝑹𝑹𝑹𝒙𝒙 𝟓𝟓
𝝆𝝆𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐 ∞
𝟐𝟐
- Force de frottement s’exerçant sur la face de plaque :
𝑳𝑳
𝝆𝝆𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐
𝑳𝑳
𝑼𝑼∞ 𝟐𝟐
𝑭𝑭𝒇𝒇 = � 𝝉𝝉𝟎𝟎 (𝒙𝒙). 𝒃𝒃. 𝒅𝒅𝒅𝒅 = � . 𝑪𝑪𝒇𝒇 . 𝒃𝒃. 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝑪𝑪𝒇𝒇 . 𝒃𝒃. 𝑳𝑳. 𝝆𝝆. (𝟒𝟒. 𝟔𝟔𝟎𝟎)
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟐𝟐 𝟐𝟐
L et b étant respectivement la longueur et la largeur de la plaque et Cf donné comme valeur
moyenne le long de la plaque, par :
𝟏𝟏
−
𝟓𝟓
𝑪𝑪𝒇𝒇 = 𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝑹𝑹𝑹𝑹𝑳𝑳 (𝟒𝟒. 𝟔𝟔𝟏𝟏)
𝑼𝑼∞ 𝑳𝑳
La relation (4.42) valable pour 𝑹𝑹𝑹𝑹𝑳𝑳 < 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟕𝟕 où 𝑹𝑹𝑹𝑹𝑳𝑳 = 𝝂𝝂
, lorsque 𝑹𝑹𝑹𝑹𝑳𝑳 > 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟕𝟕 , Schilichting
propose la relation :
−𝟐𝟐.𝟓𝟓𝟓𝟓
𝑪𝑪𝒇𝒇 = 𝟎𝟎. 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒�𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝟏𝟏𝟏𝟏 (𝑹𝑹𝑹𝑹𝑳𝑳 )� (𝟒𝟒. 𝟔𝟔𝟐𝟐)
En admettant ici une répartition logarithmique de la vitesse, telle que :
�
𝒖𝒖 𝟏𝟏
= 𝐥𝐥𝐥𝐥(𝒚𝒚) + 𝑪𝑪 (𝟒𝟒. 𝟔𝟔𝟑𝟑)
𝒖𝒖∗ 𝒌𝒌
MESSAI.T 13