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Conversion et Codage Numérique en SI

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Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

de l'information
1. Systèmes de numération
1.1. Système décimal : Base 10
C’est le système utilisé dans la vie courante, il est basé sur le nombre 10.
Pour représenter les nombres décimaux, on utilise les chiffres de 0 à 9.
Exemple : Ecriture d’un nombre décimal

(7348)10=7.103 + 3.102 + 4.101 + 8.100


10 représente la base du système décimal et les puissances de 0 à 3 constituent le rang de chaque chiffre.
103 est le poids du chiffre 7, 102 est le poids du chiffre 3,…, 100 est le poids du chiffre 8.
7 est le chiffre le plus significatif ou le chiffre du poids le plus fort, couramment appelé MSB.
8 est le chiffre le moins significatif ou le chiffre du poids le plus faible, couramment appelé LSB.

1.2. Système binaire : Base 2


C’est le système le plus utilisé en électronique numérique ou digitale.
Pour représenter les nombres binaires, on dispose uniquement de deux chiffres 0 et 1.
Un nombre binaire N s’écrit : (N)2=An-1 … Ai … A1A0 avec Ai 0,1.
Chaque chiffre Ai est appelé couramment un bit et N est désigné par le mot binaire de n bits.
Ce nombre a pour valeur N=An-1.2n-1 + … + Ai.2i + … + A1.21 + A0.20 (forme polynomiale).
An-1 est le chiffre le plus significatif ou le chiffre du poids le plus fort, couramment appelé MSB.
A0 est le chiffre le moins significatif ou le chiffre du poids le plus faible, couramment appelé LSB.
Exemple (N) 2 =110101, il a pour valeur décimale (N)10=1.25 + 1.24 + 0.23 + 1.22 + 0.21 + 1.20.

1.3. Système hexadécimal : Base 16


Le système hexadécimal est apparu avec la logique microprogrammée et les microprocesseurs.
Pour représenter les nombres hexadécimaux, on utilise les chiffres de 0 à 9 et les lettres de A à F.
Par convention, les lettres A, B, C, D, E et F valent respectivement 10, 11, 12, 13, 14 et 15.
La base 16 est une forme contractée de la base 2.

Exemple (N) 16=B4E9, il a pou valeur décimale (N)10=B.163 + 4.162 + E.161 + 9.160
3 2 1 0
soit alors : (N) 10= 11.16 + 4.16 + 14.16 + 9.16 .
1.4. Correspondance entre les bases 10, 2 et 16
Le tableau récapitulatif ci-dessous donne l’équivalence de quelques nombres pour les bases 10, 2 et 16.

2. Conversion entre les bases


2.1. Conversion des bases 2 et 16 à la base 10
On exploite directement la forme polynomiale des nombres à convertir, soit de la base 2 ou de la base 16.
 Passage de la base 2 à la base 10  Passage de la base 16 à la base 10
Exemple Exemple
543 210 3 21 0
(100110)2=1.25 + 0.24 + 0.23 + 1.22 + 1.21 + 0.20=(38)10 (9A8E) =9.163 + 10.162 + 8.161 + 14.160=(39566)10.

Sciences et technologies électriques Niveau 1ère Sciences de l’ingénieur Unité ATC 1


Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

de l'information
2.2. Conversion de la base 10 aux bases 2 et 16
La méthode de division est la plus utilisée, elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2
ou par 16, jusqu'à obtenir un quotient nul. Les restes des divisions successives, écrits dans l'ordre inverse,
constituent le nombre N dans la base 2 (N)2 soit le nombre N dans la base 16 (N)16.

 Passage de la base 10 à la base 2  Passage de la base 10 à la base 16


Exemple : (57)10 = (111001)2 Exemple : (107891)10 = (1A573)16

57 2 107891 16
1 28 2 16
2 3 6743 16
0 14 7 421
0 2 16
7 5 26 16
LSB 2 1
1 3 LSB 10
2 0
1 1 Sens de lecture 1
Sens de lecture 0
1
du résultat du résultat
MSB
MSB
111001 1A573
MSB LSB MSB LSB

2.3. Conversion de la base 16 à la base 2 et inversement


2.3.1. Passage de la base 16 à la base 2

La conversion s’obtient en remplaçant directement chaque chiffre hexadécimal du nombre en sa


représentation binaire. On peut utiliser le tableau de correspondance de la page 1.

Exemple : ( B9A)16 = (101110011010) 2


2.3.2. Passage de la base 2 à la base 16

La conversion consiste tout simplement à regrouper les termes du nombre en base 2 par groupes de 4 en
commençant par la droite puis convertir chaque groupe en écriture hexadécimale. On peut utilise le tableau
de correspondance de la page 1.
Exemple : (110101011100)2 = (D5C)16

2. Codage de l’information binaire


Un système électronique traite les informations en binaire. Or, ces informations à traiter sont de natures
différentes (nombres, textes, images, sons, vidéos, programmes, …), alors on procède à une retranscription
de ces informations dans un code compréhensible par les machines de traitement.
Cette procédure s'appelle "Codage" de l'information binaire. Elle permet d’établir une correspondance pour
passer d’une représentation d’une information à une autre représentation sous forme binaire.
La technique du codage utilise plusieurs codes suivant le domaine d'application. L'opération inverse s'appelle
"Décodage" ou "Transcodage". On étudie en particulier : Le code binaire pur, le code GRAY, le code BCD et
le code ASCII.

2.1. Code binaire pur


Il est aussi appelé code binaire naturel. C'est le code binaire sans aucune codification, c'est-à-dire,
qui découle directement du principe général de la numération. C'est le code naturel utilisé dans les
systèmes numériques (ordinateur, API, …). Le tableau de la page 3 donne le code binaire pur pour un exemple
d'un mot de 4 bits (A3 A2 A1 A0).

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Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

de l'information
 Remarque :
Lors du passage d’une combinaison à la suivante, deux bits ou plus peuvent changer simultanément d’état.
Exemple : Pour passer de la valeur 7 à la valeur 8, tous les bits changent simultanément d’état.

2.2. Code GRAY

Le code GRAY est un code binaire qui présente la particularité que seul un bit change d’état entre deux
combinaisons successives. On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire, on utilise
le principe de réflexion par miroir plan comme l'indique le tableau suivant avec 4 bits (G3 G2 G1 G0).

Exemple : Pour passer de la valeur 7 à la valeur 8, un seul bit a changé d’état.

Ce code est principalement utilisé dans :


 Les codeurs numériques de position pour la mesure des déplacements linéaires ou angulaires.
 Simplification des équations logiques à l’aide des tableaux de Karnaugh (voir plus tard).

Code binaire Code GRAY


Valeur décimale
A 3 A 2 A 1 A 0 G3 G2 G1 G0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 0 1 0 0 1 0 0 0 1
1 0 0 0 1 0 0 0 1
1 1 0 1 1 0 0 1 1
2 0 0 1 0 0 0 1 1
1 0 0 1 0 0 0 1 0
3 0 0 1 1 0 0 1 0
1 1 0 0 1 1 0
4 0 1 0 0 0 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1
5 0 1 0 1 0 1 1 1 1 0 1 0 1 0 1
6 0 1 1 0 0 1 0 1 1 0 0 0 1 0 0
7 0 1 1 1 0 1 0 0 1 1 0 0
8 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 1
9 1 0 0 1 1 1 0 1 1 1 1 1
10 1 0 1 0 1 1 1 1 Axes de sysmétrie (réflexion) 1 1 1 0
11 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 1 0
12 1 1 0 0 1 0 1 0 1 0 1 1
13 1 1 0 1 1 0 1 1 1 0 0 1
14 1 1 1 0 1 0 0 1 1 0 0 0
15 1 1 1 1 1 0 0 0

2.3. Code BCD


Le code BCD (Binary Coded Decimal) ou encore appelé
Code BCD
DCB (Décimal Codé en Binaire) est un code principalement Valeur décimale
A3 A2 A1 A0
utilisé dans la fonction affichage sur afficheurs 7 segments.
0 0 0 0 0
Chaque chiffre décimal est codé en binaire sur quatre bits
1 0 0 0 1
(Quartet) comme l’indique le tableau ci-contre.
2 0 0 1 0
Exemple : Soit à coder en BCD le nombre (831)10. 3 0 0 1 1
4 0 1 0 0
5 0 1 0 1
6 0 1 1 0
7 0 1 1 1
8 1 0 0 0
9 1 0 0 1

On trouve bien alors : (831)10=(1000 0011 0001)BCD

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Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

de l'information
2.4. Code ASCII
Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est utilisé en informatique pour
communiquer entre le clavier du micro-ordinateur et l'unité centrale. On distingue deux codes ASCII :
le code ASCII standard et le code ASCII étendu. Le clavier est équipé d'un circuit spécial qui contrôle
ses circuits en permanence. A chaque touche correspond un mot binaire. Le code ASCII standard possède
128 caractères, le code ASCII étendu en possède 256. Pour coder l'ensemble des caractères il faut 7 bits
pour le code ASCII standard et 8 bits pour le code ASCII étendu.
Le tableau ci-dessous donne le code ASCII standard.

Exemple : A=(1000001)2=(41)16=(65)10

h0
h1

3. Opérations arithmétiques binaires


L'addition est l'opération arithmétique la plus importante dans les systèmes numériques. Les opérations de
soustraction, de multiplication et de division effectuées par les systèmes numériques tels que l'ordinateur
ne sont essentiellement que des variantes de l'opération d’addition.
L'addition binaire est une opération arithmétique qui donne la somme arithmétique de 2 nombres binaires.
On se limite dans ce chapitre aux cas de l’addition et la soustraction binaires.

3.1. Addition binaire


3.1.1. Cas de deux nombres binaires de 1 bit

Pour une addition de deux nombres binaires A=a0 et B=b0 de 1 bit,


4 combinaisons sont possibles et le résultat occupera 2 bits :
un bit pour la somme (S) et un autre pour la retenue ou report (r).
Les nombres A et B sont appelés les opérandes de l’opération d’addition.
Le tableau ci-contre résume le principe de l’addition de 2 nombres de 1 bit.
 Remarque : L’addition de trois nombres A=a0, B=b0 et C=c0 de 1 bit donnera S=1 et r=1.

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Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

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3.1.2. Cas de général
La somme de deux nombres binaires, A=an-1 … a1a0 et B=bm-1…b1b0, s’effectue en faisant l’addition de
chaque bit du 1er terme A avec chaque bit du 2ème terme B de poids identiques.
Exemple :
Soit à additionner les deux nombres :
A=(67)10 et B=(43)10
On obtient ainsi le résultat suivant :
(1101110)2=(110)10
 Remarque : Pour décoder le résultat en décimal, on prend en considération la retenue si elle est générée.
3.2. Soustraction binaire
3.2.1. Complément à 1 d’un nombre binaire
Le complément à 1 d’un nombre binaire N quelconque s’obtient en inversant l’état logique de chaque bit.
Exemple (N) 2=11010100  (N)C1=00101011

3.2.2. Complément à 2 d’un nombre binaire


Le complément à 2 d’un nombre binaire N quelconque est égal à son complément à 1 plus 1 (C1 + 1) :
(N)C2=(N)C1+1 et on a aussi [(N)C2]C2=N
 Remarque : Une solution pratique consiste à retranscrire le nombre dont on cherche le complément
à 2 en partant de la droite (poids le plus faible) sans aucun changement jusqu’au premier 1 rencontré,
puis à inverser systématiquement les uns et les zéros rencontrés.

Exemple (N) 2=11010100  (N)C1=00101011  (N)C2=00101100


3.2.3. Représentation des nombres signés
Pour écrire un nombre signé N dans la notation en complément à 2, on procède de la manière suivante :
 On ajoute un bit de signe devant le MSB du nombre N.
 Si N>0 alors on affecte un 0 au bit du signe et on a : N=0 (N)2
 Si N<0 alors on affecte un 1 au bit du signe et on a : N=1 (N)C2
 La notation en complément à 2 d'un nombre signé, transforme un nombre positif en un nombre
négatif et vice versa.
 Dans la notation en complément à 2, les nombres à traiter doivent avoir le même nombre de bits.
 Le bit de signe, doit être traité sur le même pied d'égalité que les bits du nombre N.
Exemple 1 :

Le tableau ci-contre donne les nombres signés, positifs et négatifs,


pour n=4 (3 bits pour le codage en binaire et 1 bit de signe).

Exemple 2 :

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Chapitre 1 : Représentation et codage Traiter

de l'information
3.2.4. Soustraction binaire
La soustraction binaire se ramène à une addition, en effet : A-B=A+(B)C2.
Le résultat se lit directement en complément à 2 :
 Si le résultat est positif (bit de signe est égal à 0), alors on lit le résultat directement.
 Si le résultat est négatif (bit de signe est égal à 1), alors on convertit le résultat en recherchant son
complément à 2.
 Remarques :
 Pour prendre le complément à 2 du nombre B, on tient compte du bit de signe.
 Les deux nombres A et B doivent avoir le même nombre de bits.
 Toute retenue générée sera ignorée.
Exemples
 (9)10-(5)10=(4)10
(+9)10=(01001)2
(+5)10=(00101)2  (-5)10=(11011)C2

 (5)10-(9)10=(-4)10
(+5)10=(00101)2
(+9)10=(01001)2  (-9)10=(10111)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(1100)C2=0100=(+4)10 et puisque le bit de signe est égal à 1,
le résultat réel est bien évidement (-4)10.

 (-9)10-(5)10=(-14)10
(+5)10=(00101)2  (-5)10=(11011)C2
(+9)10=(01001)2  (-9)10=(10111)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(0010)C2=1110=(+14)10 et puisque le bit de signe est égal à 1,
le résultat réel est bien évidement (-14)10.

 (67)10-(43)10=(24)10
(+67)10=(01000011)2
(+43)10=(00101011)2  (-43)10=(11010101)C2
Le résultat est bien évidement (24)10=(11000)2

 (43)10-(67)10=(-24)10
(+43)10=(00101011)2
(+67)10=(01000011)2  (-67)10=(10111101)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(1101000)C2=0011000=(+24)10 et puisque le bit
de signe est égal à 1, le résultat réel est (-24)10.

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

1. Introduction
Lorsqu'on exprime les variables de sorties uniquement en fonction des variables d'entrées, le problème à
résoudre relève de la logique combinatoire. Autrement dit à chaque combinaison des variables d'entrées
correspond toujours une et une seule combinaison des variables de sorties.

Entrées Système combinatoire Sorties

2. Fonctions et opérateurs logiques


2.1. Fonctions et opérateurs logiques élémentaires
2.1.1. Fonction logique OUI
Schéma électrique Table de vérité Equation logique Opérateur logique (symbole)
S e S
e
1
0 0 S=e
1 1 Norme Européenne Norme américaine

2.1.2. Fonction logique NON

Schéma électrique Table de vérité Equation logique Opérateur logique (symbole)

e S e S
1
0 1 S=e
1 0 Norme Européenne Norme américaine

2.1.3. Fonction logique OU (OR)

Schéma électrique Table de vérité Equation logique Opérateur logique (symbole)

e1 e1 e2 S
S
0 0 0
1
0 1 1
S=e1+e2
e2 1 0 1 Norme Européenne Norme américaine
1 1 1

2.1.4. Fonction logique ET (AND)

Schéma électrique Table de vérité Equation logique Opérateur logique (symbole)


S e1 e2 S
e1 e2
0 0 0 
S=e1.e2
0 1 0
1 0 0 Norme Européenne Norme américaine
1 1 1

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

2.2. Fonctions et opérateurs logiques dérivés

3. Opérations booléennes ou logiques


3.1. Propriétés et opérations élémentaires

Commutativité S = a.b = b.a S=a+b=b+a


Associativité S = (a.b).c = a.(b.c) S = (a + b) + c= a + (b + c)
Distributivité S = a.(b + c) = a.b + a.c S = a + b.c = (a + b).(a + c)
Complémentation S = a.a = 0 S=a+a=1
Idempotence S = a.a = a S=a+a=a
Élément neutre S = a.1 = a S=a+0=a
Élément absorbant S = a.0 = 0 S=a+1=1
Absorption S = a + a.b = a S = a.(a + b) = a
Involution S=a=a S=a=a
Inclusion S = a.b + a.b = a
3.2. Relations fondamentales

S = a + a.b = a + b S = a.b + a.c = a.b + a.c + b.c


S = a + ab = a S = a + bc = (a + b).(a + c)

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

3.3. Théorèmes de DEMORGAN

 Complément d’un produit logique

S=a.b  S=a.b=a+b
 Complément d’une somme logique

S=a+b  S=a+b=a.b
4. Représentation d’une fonction logique
Pratiquement, une fonction logique est représentée par :

4.1. Sa table de vérité


La table de vérité précise toutes les combinaisons d’états logiques possibles des entrées et l’état
correspondant de la sortie.
D'une façon générale, on a 2n combinaisons pour n variables d'entrées.

4.2. Son équation logique


L’équation logique n'est qu'une association de sommes et de produits logiques.

4.3. Son logigramme


Le logigramme ou diagramme logique est une représentation symbolique, sous forme d'un schéma,
formé par les différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires.

4.4. Son chronogramme


Le chronogramme est une représentation graphique qui permet de visualiser en fonction du temps toutes
les combinaisons d’états logiques possibles des entrées et l’état correspondant de la sortie.
Exemple :
On déduit l'équation logique de la fonction F, à partir de la table de vérité suivant
Table de vérité
le raisonnement suivant :
c b a F
 On cherche les lignes où la fonction F est égale à 1.
0 0 0 0
 On note la combinaison des entrées pour chacune de ces lignes.
 On somme logiquement ces combinaisons.
0 0 1 0
0 1 0 1
Ainsi, la fonction F est égale à 1 si abc OU abc OU abc OU abc, ce qui donne :
0 1 1 1
F=abc + abc + abc + abc=bc+ac 1 0 0 0
Chronogrammes 1 0 1 1
a 1 1 0 0
1 1 1 1
t
Logigramme
b

t a b c
c c bc
t F

F ac

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

5. Simplification ou minimisation des fonctions logiques


Le fonctionnement de tout système technique qui relève de la logique combinatoire peut se traduire par
une équation logique plus ou moins complexe. La compréhension du fonctionnement du système et la
minimisation de son coût de réalisation imposent la recherche de l’équation la plus simple.

5-1. Simplification algébrique


Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole, à savoir : les règles des opérations logiques,
des relations fondamentales et des théorèmes de DEMORGAN.
Exemple 1 : F=abc+abc+abc+abc
 F=abc+abc+abc+abc+abc+abc
 F=ab+bc+ac
Exemple 2 : G=(x+y+z).(x+y+z).(x+y)
 G=xz+y

5-2. Simplification graphique par tableau de Karnaugh


5-2-1. Règles d’établissement du tableau de Karnaugh
Cette méthode plus simple utilise le tableau de Karnaugh pour simplifier des fonctions booléennes
ayant jusqu’à 6 variables. Le tableau de Karnaugh d’une fonction logique est la transformation de sa
table de vérité sous forme d’une table contractée à 2 dimensions (lignes et colonnes).
Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh se fait selon la procédure suivante :
 Chaque ligne (combinaison) de la table de vérité correspond à une case du tableau de Karnaugh.
 Pour passer d’une case à une autre, une seule variable d’entrée change à la fois (code GRAY).
 Deux cases sont dites adjacentes si elles ne différent que par une seule variable.
Exemple 1 : Représentation des variables dans un tableau de Karnaugh
BC
AB 00 01 11 10
B
0 1
BC 00
A A A 00 01 11 10
0 0 0 01

1 1 1 11
10

1 seule variable 2 variables 3 variables 4 variables

Exemple 2 : Passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh

c b a F
0 0 0 0
F
0 0 1 0 a
bc
00 01 11 10
0 1 0 1 0 0 0 0 1
0 1 1 1 1 0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 0
1 1 1 1

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

5-2-2. Principe de la simplification à l’aide du tableau de Karnaugh


La méthode de Karnaugh consiste à faire des groupements des cases adjacentes et symétriques du tableau.
Ces groupements sont de 1, 2, 4, 8 et 16 cases (généralement 2i avec i ϵ {0, 1, 2, 3, 4,})
En effectuant les groupements, on élimine les variables qui changent d’état et on garde les variables qui
restent fixes.
5-2-2-1. Règles des groupements
a. Cases situées en bordure du tableau (cases symétriques)
Dans la recherche des cases adjacentes, on doit utiliser le tableau de Karnaugh comme s’il se refermait sur
lui-même, à la fois dans le sens horizontal et dans le sens vertical. Ainsi, deux cases situées en bordure du
tableau sur une même ligne ou sur une même colonne peuvent être considérées comme adjacentes.
Exemple : « d » n'a pas changé de valeur
F cd
ab 00 01 11 10
00 1 0 0 1
01 0 0 1 1 F=bc+bd
11 0 0 1 1
10 1 0 0 1

b. Recouvrements
Les groupements les plus grands correspondent aux termes les plus simples, on pourra donc être amené à
prendre certaines cases dans plusieurs groupements de façon à ce que ces groupements soient plus grands.
Une même case peut être introduite dans plusieurs groupements afin de former des groupements, des cases
adjacentes, aussi importants que possible.

Exemple : F bc
a 00 01 11 10
0 1 1 1 1
F=a+bc
1 0 1 0 0

c. Cases indifférentes (tableau incomplet)

Il arrive fréquemment que certaines valeurs d’une fonction logique ne soient pas définies, ou indifférentes,
pour certaines combinaisons des valeurs des variables d’entrées. Le tableau de Karnaugh correspondant est
dit incomplet. Il comporte des cases indéfinies dont les valeurs sont dites indifférentes désignées par X.
Ces valeurs indifférentes seront choisies de manière à faciliter la formation des cases adjacentes. On peut
attribuer à ces cases soit la valeur 0 soit la valeur 1.

Exemple :

F cd
ab 00 01 11 10
00 0 X X 0
01 1 X X 1
F=ab+bd+bc
11 0 0 X X
10 0 1 1 0

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Chapitre 2 : Logique combinatoire de base Traiter

Exercices d'applications
Simplifier les équations logiques des fonctions représentées par les tableaux de Karnaugh suivants :

F1=…………………………………… F2=……………………………………

F3=…………………………………… F4=……………………………………

F5=…………………………………… F6=……………………………………

F7=…………………………………… F8=……………………………………

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

1. Introduction
Dans les systèmes numériques, on utilise souvent des fonctions qui on justifié leurs réalisations en
circuits intégrés. On note en particulier les décodeurs, les multiplexeurs, les démultiplexeurs et les
circuits arithmétiques. Bien qu'ils soient plus ou moins remplacés actuellement par les systèmes
programmables (circuits logiques programmables, microprocesseur, microcontrôleur), ils sont encore utilisés.

2. Décodeurs
La fonction de décodage consiste à faire correspondre
à un code présent en entrée sur m lignes, un autre code m lignes Décodeur n lignes
en sortie sur n lignes avec en général m  n.

2.1. Décodeur 1 parmi n


Ce type de décodeur permet de faire correspondre à un code présent en entrée sur m lignes une
sortie et une seule active parmi les n=2m sorties possibles. On le désigne aussi par décodeur m lignes
vers n lignes. Pour comprendre le principe d'un tel décodeur, étudions le cas d’un décodeur 1 parmi 4
ou 2 vers 4 donné à la figure ci-dessous. On suppose que le niveau logique actif des sorties est le 1.

Logigramme
Y0
A Décodeur Y1 A B
B 1/4 Y2
Y3

Y0

Y1

Y2

Y3

Exemple de circuit intégré : 74LS138


C’est un décodeur 3 vers 8 ou 1 parmi 8. Il permet de sélectionner une sortie parmi 8, de Y0 à Y7,
en fonction du mot binaire écrit sur les entrées de sélection A, B et C.
Son diagramme de brochage ainsi que sa table de fonctionnement sont donnés à la page 2. On note que :
 Les sorties Y0 à Y7 sont actives à l’état logique bas (niveau 0).
 G1, G2A et G2B : Les entrées de validation, c’est-à-dire, que les états de sorties ne sont réellement
dépendant du mot de sélection que si :
 G1 est au niveau logique haut (niveau 1).
 G2A et G2B sont toutes les deux au niveau logique bas (niveau 0).
 G2=G2A + G2B.

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

Inputs
Outputs
Enable Select
G1 G2 (Note 1) C B A YO Y1 Y2 Y3 Y4 Y5 Y6 Y7
X H X X X H H H H H H H H
L X X X X H H H H H H H H
H L L L L L H H H H H H H
H L L L H H L H H H H H H
H L L H L H H L H H H H H
H L L H H H H H L H H H H
H L H L L H H H H L H H H
H L H L H H H H H H L H H
H L H H L H H H H H H L H
H L H H H H H H H H H H L

2.2. Décodeur BCD – 7 segments


Ce décodeur permet de convertir le code BCD, présent à son entrée sous 4 bits, en un code 7 segments
disponible à sa sortie. Il est utilisé pour commander un afficheur 7 segments afin d’écrire des chiffres
de 0 à 9, certaines lettres et aussi quelques symboles.

a
a
A b
Décodeur

B c f g b
BCD

Code BCD C d
D e
e c
f
g
d
Code 7 segments PD : point décimal
2.2.1. Afficheur 7 segments
Un afficheur 7 segments est un circuit intégré qui contient 7 diodes électroluminescents (LED) sous forme
de segments et une LED du point décimal. On distingue 2 types d’afficheurs :
a
 Afficheurs à anode commune, pour cela :
+VCC b
 L’anode commune est portée au potentiel +VCC.
 Pour allumer une LED, on applique un potentiel 0 volt à sa cathode (entrée).
 Afficheurs à cathode commune, pour cela :
 La cathode commune est portée au potentiel 0 volt. 0V
 Pour allumer une LED, on applique un potentiel +VCC à son anode (entrée).
Une LED est caractérisée par :
 Une tension de seuil VF.
 Un courant direct IF nécessaire à un bon éclairement de la LED.
 Remarque : La résistance R permet de limiter le courant dans la LED.

R IF
R=(VCC-VF)/IF
IF
Anode Cathode Pour : VCC=5 V, VF=2 V et IF=20 mA
VCC VF
VF  R=150 

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

2.2.2. Décodeur BCD


On souhaite concevoir un décodeur BCD pour piloter un afficheur 7 segments à cathode commune.

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

Exemple de circuit intégré : 74LS48


Un tel décodeur est utilisé pour les afficheurs à cathode commune.
Son brochage est donné à la figure ci-contre alors que sa table de vérité
est représentée ci-dessous.

Truth Table
Decimal Inputs Outputs
Or
Function
LT RBI A3 A2 A1 A0 BI/RBO a b c d e f g
0 (Note 1) H H L L L L H H H H H H H L
1 (Note 1) H X L L L H H L H H L L L L
2 H X L L H L H H H L H H L H
3 H X L L H H H H H H H L L H

4 H X L H L L H L H H L L H H
5 H X L H L H H H L H H L H H
6 H X L H H L H L L H H H H H
7 H X L H H H H H H H L L L L
8 H X H L L L H H H H H H H H

9 H X H L L H H H H H L L H H
10 H X H L H L H L L L H H L H
11 H X H L H H H L L H H L L H
12 H X H H L L H L H L L L H H
13 H X H H L H H H L L H L H H

14 H X H H H L H L L L H H H H
15 H X H H H H H L L L L L L L
BI (Note 2) X X X X X X L L L L L L L L
RBI (Note 3) H L L L L L L L L L L L L L
LT (Note 4) L X X X X X H H H H H H H H

3. Multiplexeur
Un multiplexeur permet de sélectionner une entrée parmi 2n pour transmettre l'information portée par
cette ligne à un seul canal de sortie. La sélection de l'entrée se fait alors à l'aide de n lignes d'adressage.
Pour comprendre le principe, considérons un multiplexeur à quatre entrées, donc deux lignes d'adressage et
une ligne de sortie (Multiplexeur 4 vers 1).
Logigramme

eE3
3 e e1E0e0
2 E1
E2
e0
e1 Multiplexeur
e2 S
4 vers 1
e3

YS

a1 a0

B
a aA0
1

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

Exemple de circuit intégré : 74LS151


C’est un multiplexeur 8 vers 1 qui contient une entrée de validation (Strobe ou Enable) permettant de
sélectionner le circuit. Son brochage ainsi que sa table de fonctionnement sont donnés ci-dessous.

Inputs Outputs
Select Strobe
Y W
C B A S
X X X H L H
L L L L D0 D0
L L H L D1 D1
L H L L D2 D2
L H H L D3 D3
H L L L D4 D4
H L H L D5 D5
H H L L D6 D6
H H H L D7 D7

4. Démultiplexeur
Le démultiplexeur effectue l'opération inverse d'un multiplexeur, c’est-à-dire qu’il permet d’aiguiller
l'information présente à l'entrée unique vers l'une des 2n sorties. La sélection de la sortie se fait à
l'aide de n lignes d'adressage.
Pour comprendre le principe, considérons un démultiplexeur à quatre sorties, donc deux lignes d'adressage
et une ligne d'entrée (Démultiplexeur 1 vers 4).

S0
Démultiplexeur S1
e
1 vers 4 S2
S3

a1 a0

Logigramme

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

Exemple de circuit intégré : 74LS155


C’est un double démultiplexeur 1 vers 4 qui contient une entrée de validation (Strobe ou Enable) permettant
de sélectionner le circuit. Son brochage ainsi que sa table de fonctionnement sont donnés ci-dessous.
Inputs Outputs
Select Strobe Data
1Y0 1Y1 1Y2 1Y3
B A G1 C1
X X H X H H H H
L L L H L H H H
L H L H H L H H
H L L H H H L H
H H L H H H H L
X X X L H H H H
Inputs Outputs
Select Strobe Data
2Y0 2Y1 2Y2 2Y3
B A G2 C2
X X H X H H H H
L L L L L H H H
L H L L H L H H
H L L L H H L H
H H L L H H H L
X X X H H H H H
5. Comparateur
Le comparateur est un circuit permettant de détecter l'égalité de deux nombres binaires et
éventuellement d'indiquer le nombre le plus grand ou le plus petit.
Pour comprendre le principe, on va concevoir un comparateur élémentaire de deux mots A et B de 1 bit.

A A>B ENTREES SORTIES


Comparateur A=B
B B A S1:A<B S2:A=B S3:A>B
A<B
0 0 0 1 0
Équations logiques : 0 1 0 0 1
S1 A.B 1 0 1 0 0
S3 A.B 1 1 0 1 0
S2  A B

Logigramme
B A

B A.B
A>B
A=B
A<B
A.B

Exemple de circuit intégré : 74LS85


C’est un comparateur qui réalise la comparaison de deux nombres binaires A et B de 4 bits.
Son brochage ainsi que sa table de fonctionnement sont donnés à la page 7.

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

6. Additionneur
6.1. Demi-additionneur
C'est un circuit permettant d'effectuer l'addition de
deux nombres binaires A et B de 1 bit, pour générer leur
somme  et leur retenue C (Carry).

A 
Demi-additionneur
B C

Table de vérité
ENTREES SORTIES
Logigramme
B A  C
0 0 0 0 B A
0 1 1 0
1 0 1 0 
1 1 0 1

Equation logique C

 A. B A.B A  B ; C A.B

6.2. Additionneur complet


Pour effectuer une addition de deux nombres a3 a2 a1 a0 Nombre A
binaires A et B de n bits, on additionne
successivement les bits du même poids en tenant b3 b2 b1 b0 Nombre B
compte de la retenue de l'addition précédente.
L’exemple ci-contre illustre le cas de deux nombres S3 S2 S1 S0 Somme : S = A+B
binaires A et B de 4 bits.
C3 C2 C1 C0 Retenues

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

Il faut donc concevoir une cellule élémentaire appelée additionneur complet et qui permet de réaliser
l'addition des bits ai et bi en plus de la retenue générée Ci-1 de l'addition précédente.
Table de vérité
ai ENTREES SORTIES
Additionneur i
bi ai bi Ci-1 i Ci
Ci-1 Complet Ci
0 0 0 0 0
0 0 1 1 0
0 1 0 1 0
i a i . bi . Ci 1 a i .bi . Ci 1 a i . bi .Ci 1 a i .bi . Ci 1 0 1 1 0 1
a i b i C i1 1 0 0 1 0
Ci a i .b i a i .b i .C i1 a i .b i .C i1 1 0 1 0 1
1 1 0 0 1
a i .b i 
a i b i 
.C i 1
1 1 1 1 1
Logigramme

Ci-1 bi ai

Ci

Si

Exemple de circuit intégré : 74LS83


C’est un additionneur complet qui réalise la somme de deux nombres binaires A et B de 4 bits.
Son brochage ainsi que sa table de fonctionnement sont donnés ci-dessous.

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

7. Soustracteur
7.1. Demi-soustracteur
C'est un circuit permettant d'effectuer la soustraction de deux nombres binaires A et B de 1 bit, pour
générer leur différence D (D=A-B) et leur retenue R.

Logigramme
A D
Demi-soustracteur
B R

7.2. Soustracteur complet


On peut généraliser la structure du demi-additionneur pour décrire la soustraction des mots de taille
supérieure à 1 (n bits). Pour cela il faut introduire une variable supplémentaire qui représente une retenue
entrante.
Pour comprendre le principe considérons l’exemple suivant :

Soit à soustraire 43 de 67
 (67)10 - (43)10 = (24)10
(67)10  (1000011)2
(43)10  (101011)2
Ainsi, on obtient :
(11000)2  (24)10

Cette nouvelle structure s’appelle un soustracteur complet qui réalise la soustraction de deux nombres
binaires de 1 bit en tenant compte de la retenue entrante.
L’objectif est donc concevoir une cellule élémentaire (soustracteur complet) qui réalise :
 La différence Di des bits ai et bi en tenant compte de la retenue Ri-1 de l’étage précédant (i-1).
Soit alors : Di = ai - (bi + Ri-1).
 Générer la retenue Ri pour l’étage suivant.

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Chapitre 3 : Logique combinatoire avancée Traiter

ai Di
bi Soustracteur
Ri-1 Complet Ri

Logigramme

 Remarques :
 Cette méthode demeure valable mais difficile à mettre en ouvre. Pour contourner ces difficultés,
on peut exploiter les propriétés du complément à 2 en vue de ramener l’opération soustraction à une simple
opération d’addition.
 La notation en complément à 2 est très utilisée dans les machines numériques du fait qu’avec le même
circuit, on peut additionner et soustraire.

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