Conversion et Codage Numérique en SI
Conversion et Codage Numérique en SI
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1. Systèmes de numération
1.1. Système décimal : Base 10
C’est le système utilisé dans la vie courante, il est basé sur le nombre 10.
Pour représenter les nombres décimaux, on utilise les chiffres de 0 à 9.
Exemple : Ecriture d’un nombre décimal
Exemple (N) 16=B4E9, il a pou valeur décimale (N)10=B.163 + 4.162 + E.161 + 9.160
3 2 1 0
soit alors : (N) 10= 11.16 + 4.16 + 14.16 + 9.16 .
1.4. Correspondance entre les bases 10, 2 et 16
Le tableau récapitulatif ci-dessous donne l’équivalence de quelques nombres pour les bases 10, 2 et 16.
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2.2. Conversion de la base 10 aux bases 2 et 16
La méthode de division est la plus utilisée, elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2
ou par 16, jusqu'à obtenir un quotient nul. Les restes des divisions successives, écrits dans l'ordre inverse,
constituent le nombre N dans la base 2 (N)2 soit le nombre N dans la base 16 (N)16.
57 2 107891 16
1 28 2 16
2 3 6743 16
0 14 7 421
0 2 16
7 5 26 16
LSB 2 1
1 3 LSB 10
2 0
1 1 Sens de lecture 1
Sens de lecture 0
1
du résultat du résultat
MSB
MSB
111001 1A573
MSB LSB MSB LSB
La conversion consiste tout simplement à regrouper les termes du nombre en base 2 par groupes de 4 en
commençant par la droite puis convertir chaque groupe en écriture hexadécimale. On peut utilise le tableau
de correspondance de la page 1.
Exemple : (110101011100)2 = (D5C)16
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Remarque :
Lors du passage d’une combinaison à la suivante, deux bits ou plus peuvent changer simultanément d’état.
Exemple : Pour passer de la valeur 7 à la valeur 8, tous les bits changent simultanément d’état.
Le code GRAY est un code binaire qui présente la particularité que seul un bit change d’état entre deux
combinaisons successives. On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire, on utilise
le principe de réflexion par miroir plan comme l'indique le tableau suivant avec 4 bits (G3 G2 G1 G0).
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2.4. Code ASCII
Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est utilisé en informatique pour
communiquer entre le clavier du micro-ordinateur et l'unité centrale. On distingue deux codes ASCII :
le code ASCII standard et le code ASCII étendu. Le clavier est équipé d'un circuit spécial qui contrôle
ses circuits en permanence. A chaque touche correspond un mot binaire. Le code ASCII standard possède
128 caractères, le code ASCII étendu en possède 256. Pour coder l'ensemble des caractères il faut 7 bits
pour le code ASCII standard et 8 bits pour le code ASCII étendu.
Le tableau ci-dessous donne le code ASCII standard.
Exemple : A=(1000001)2=(41)16=(65)10
h0
h1
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3.1.2. Cas de général
La somme de deux nombres binaires, A=an-1 … a1a0 et B=bm-1…b1b0, s’effectue en faisant l’addition de
chaque bit du 1er terme A avec chaque bit du 2ème terme B de poids identiques.
Exemple :
Soit à additionner les deux nombres :
A=(67)10 et B=(43)10
On obtient ainsi le résultat suivant :
(1101110)2=(110)10
Remarque : Pour décoder le résultat en décimal, on prend en considération la retenue si elle est générée.
3.2. Soustraction binaire
3.2.1. Complément à 1 d’un nombre binaire
Le complément à 1 d’un nombre binaire N quelconque s’obtient en inversant l’état logique de chaque bit.
Exemple (N) 2=11010100 (N)C1=00101011
Exemple 2 :
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3.2.4. Soustraction binaire
La soustraction binaire se ramène à une addition, en effet : A-B=A+(B)C2.
Le résultat se lit directement en complément à 2 :
Si le résultat est positif (bit de signe est égal à 0), alors on lit le résultat directement.
Si le résultat est négatif (bit de signe est égal à 1), alors on convertit le résultat en recherchant son
complément à 2.
Remarques :
Pour prendre le complément à 2 du nombre B, on tient compte du bit de signe.
Les deux nombres A et B doivent avoir le même nombre de bits.
Toute retenue générée sera ignorée.
Exemples
(9)10-(5)10=(4)10
(+9)10=(01001)2
(+5)10=(00101)2 (-5)10=(11011)C2
(5)10-(9)10=(-4)10
(+5)10=(00101)2
(+9)10=(01001)2 (-9)10=(10111)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(1100)C2=0100=(+4)10 et puisque le bit de signe est égal à 1,
le résultat réel est bien évidement (-4)10.
(-9)10-(5)10=(-14)10
(+5)10=(00101)2 (-5)10=(11011)C2
(+9)10=(01001)2 (-9)10=(10111)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(0010)C2=1110=(+14)10 et puisque le bit de signe est égal à 1,
le résultat réel est bien évidement (-14)10.
(67)10-(43)10=(24)10
(+67)10=(01000011)2
(+43)10=(00101011)2 (-43)10=(11010101)C2
Le résultat est bien évidement (24)10=(11000)2
(43)10-(67)10=(-24)10
(+43)10=(00101011)2
(+67)10=(01000011)2 (-67)10=(10111101)C2
Le bit de signe est égal à 1 donc il faut
complémenter à 2 le résultat :
(1101000)C2=0011000=(+24)10 et puisque le bit
de signe est égal à 1, le résultat réel est (-24)10.
1. Introduction
Lorsqu'on exprime les variables de sorties uniquement en fonction des variables d'entrées, le problème à
résoudre relève de la logique combinatoire. Autrement dit à chaque combinaison des variables d'entrées
correspond toujours une et une seule combinaison des variables de sorties.
e S e S
1
0 1 S=e
1 0 Norme Européenne Norme américaine
e1 e1 e2 S
S
0 0 0
1
0 1 1
S=e1+e2
e2 1 0 1 Norme Européenne Norme américaine
1 1 1
S=a.b S=a.b=a+b
Complément d’une somme logique
S=a+b S=a+b=a.b
4. Représentation d’une fonction logique
Pratiquement, une fonction logique est représentée par :
t a b c
c c bc
t F
F ac
1 1 1 11
10
c b a F
0 0 0 0
F
0 0 1 0 a
bc
00 01 11 10
0 1 0 1 0 0 0 0 1
0 1 1 1 1 0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 0
1 1 1 1
b. Recouvrements
Les groupements les plus grands correspondent aux termes les plus simples, on pourra donc être amené à
prendre certaines cases dans plusieurs groupements de façon à ce que ces groupements soient plus grands.
Une même case peut être introduite dans plusieurs groupements afin de former des groupements, des cases
adjacentes, aussi importants que possible.
Exemple : F bc
a 00 01 11 10
0 1 1 1 1
F=a+bc
1 0 1 0 0
Il arrive fréquemment que certaines valeurs d’une fonction logique ne soient pas définies, ou indifférentes,
pour certaines combinaisons des valeurs des variables d’entrées. Le tableau de Karnaugh correspondant est
dit incomplet. Il comporte des cases indéfinies dont les valeurs sont dites indifférentes désignées par X.
Ces valeurs indifférentes seront choisies de manière à faciliter la formation des cases adjacentes. On peut
attribuer à ces cases soit la valeur 0 soit la valeur 1.
Exemple :
F cd
ab 00 01 11 10
00 0 X X 0
01 1 X X 1
F=ab+bd+bc
11 0 0 X X
10 0 1 1 0
Exercices d'applications
Simplifier les équations logiques des fonctions représentées par les tableaux de Karnaugh suivants :
F1=…………………………………… F2=……………………………………
F3=…………………………………… F4=……………………………………
F5=…………………………………… F6=……………………………………
F7=…………………………………… F8=……………………………………
1. Introduction
Dans les systèmes numériques, on utilise souvent des fonctions qui on justifié leurs réalisations en
circuits intégrés. On note en particulier les décodeurs, les multiplexeurs, les démultiplexeurs et les
circuits arithmétiques. Bien qu'ils soient plus ou moins remplacés actuellement par les systèmes
programmables (circuits logiques programmables, microprocesseur, microcontrôleur), ils sont encore utilisés.
2. Décodeurs
La fonction de décodage consiste à faire correspondre
à un code présent en entrée sur m lignes, un autre code m lignes Décodeur n lignes
en sortie sur n lignes avec en général m n.
Logigramme
Y0
A Décodeur Y1 A B
B 1/4 Y2
Y3
Y0
Y1
Y2
Y3
Inputs
Outputs
Enable Select
G1 G2 (Note 1) C B A YO Y1 Y2 Y3 Y4 Y5 Y6 Y7
X H X X X H H H H H H H H
L X X X X H H H H H H H H
H L L L L L H H H H H H H
H L L L H H L H H H H H H
H L L H L H H L H H H H H
H L L H H H H H L H H H H
H L H L L H H H H L H H H
H L H L H H H H H H L H H
H L H H L H H H H H H L H
H L H H H H H H H H H H L
a
a
A b
Décodeur
B c f g b
BCD
Code BCD C d
D e
e c
f
g
d
Code 7 segments PD : point décimal
2.2.1. Afficheur 7 segments
Un afficheur 7 segments est un circuit intégré qui contient 7 diodes électroluminescents (LED) sous forme
de segments et une LED du point décimal. On distingue 2 types d’afficheurs :
a
Afficheurs à anode commune, pour cela :
+VCC b
L’anode commune est portée au potentiel +VCC.
Pour allumer une LED, on applique un potentiel 0 volt à sa cathode (entrée).
Afficheurs à cathode commune, pour cela :
La cathode commune est portée au potentiel 0 volt. 0V
Pour allumer une LED, on applique un potentiel +VCC à son anode (entrée).
Une LED est caractérisée par :
Une tension de seuil VF.
Un courant direct IF nécessaire à un bon éclairement de la LED.
Remarque : La résistance R permet de limiter le courant dans la LED.
R IF
R=(VCC-VF)/IF
IF
Anode Cathode Pour : VCC=5 V, VF=2 V et IF=20 mA
VCC VF
VF R=150
Truth Table
Decimal Inputs Outputs
Or
Function
LT RBI A3 A2 A1 A0 BI/RBO a b c d e f g
0 (Note 1) H H L L L L H H H H H H H L
1 (Note 1) H X L L L H H L H H L L L L
2 H X L L H L H H H L H H L H
3 H X L L H H H H H H H L L H
4 H X L H L L H L H H L L H H
5 H X L H L H H H L H H L H H
6 H X L H H L H L L H H H H H
7 H X L H H H H H H H L L L L
8 H X H L L L H H H H H H H H
9 H X H L L H H H H H L L H H
10 H X H L H L H L L L H H L H
11 H X H L H H H L L H H L L H
12 H X H H L L H L H L L L H H
13 H X H H L H H H L L H L H H
14 H X H H H L H L L L H H H H
15 H X H H H H H L L L L L L L
BI (Note 2) X X X X X X L L L L L L L L
RBI (Note 3) H L L L L L L L L L L L L L
LT (Note 4) L X X X X X H H H H H H H H
3. Multiplexeur
Un multiplexeur permet de sélectionner une entrée parmi 2n pour transmettre l'information portée par
cette ligne à un seul canal de sortie. La sélection de l'entrée se fait alors à l'aide de n lignes d'adressage.
Pour comprendre le principe, considérons un multiplexeur à quatre entrées, donc deux lignes d'adressage et
une ligne de sortie (Multiplexeur 4 vers 1).
Logigramme
eE3
3 e e1E0e0
2 E1
E2
e0
e1 Multiplexeur
e2 S
4 vers 1
e3
YS
a1 a0
B
a aA0
1
Inputs Outputs
Select Strobe
Y W
C B A S
X X X H L H
L L L L D0 D0
L L H L D1 D1
L H L L D2 D2
L H H L D3 D3
H L L L D4 D4
H L H L D5 D5
H H L L D6 D6
H H H L D7 D7
4. Démultiplexeur
Le démultiplexeur effectue l'opération inverse d'un multiplexeur, c’est-à-dire qu’il permet d’aiguiller
l'information présente à l'entrée unique vers l'une des 2n sorties. La sélection de la sortie se fait à
l'aide de n lignes d'adressage.
Pour comprendre le principe, considérons un démultiplexeur à quatre sorties, donc deux lignes d'adressage
et une ligne d'entrée (Démultiplexeur 1 vers 4).
S0
Démultiplexeur S1
e
1 vers 4 S2
S3
a1 a0
Logigramme
Logigramme
B A
B A.B
A>B
A=B
A<B
A.B
6. Additionneur
6.1. Demi-additionneur
C'est un circuit permettant d'effectuer l'addition de
deux nombres binaires A et B de 1 bit, pour générer leur
somme et leur retenue C (Carry).
A
Demi-additionneur
B C
Table de vérité
ENTREES SORTIES
Logigramme
B A C
0 0 0 0 B A
0 1 1 0
1 0 1 0
1 1 0 1
Equation logique C
Il faut donc concevoir une cellule élémentaire appelée additionneur complet et qui permet de réaliser
l'addition des bits ai et bi en plus de la retenue générée Ci-1 de l'addition précédente.
Table de vérité
ai ENTREES SORTIES
Additionneur i
bi ai bi Ci-1 i Ci
Ci-1 Complet Ci
0 0 0 0 0
0 0 1 1 0
0 1 0 1 0
i a i . bi . Ci 1 a i .bi . Ci 1 a i . bi .Ci 1 a i .bi . Ci 1 0 1 1 0 1
a i b i C i1 1 0 0 1 0
Ci a i .b i a i .b i .C i1 a i .b i .C i1 1 0 1 0 1
1 1 0 0 1
a i .b i
a i b i
.C i 1
1 1 1 1 1
Logigramme
Ci-1 bi ai
Ci
Si
7. Soustracteur
7.1. Demi-soustracteur
C'est un circuit permettant d'effectuer la soustraction de deux nombres binaires A et B de 1 bit, pour
générer leur différence D (D=A-B) et leur retenue R.
Logigramme
A D
Demi-soustracteur
B R
Soit à soustraire 43 de 67
(67)10 - (43)10 = (24)10
(67)10 (1000011)2
(43)10 (101011)2
Ainsi, on obtient :
(11000)2 (24)10
Cette nouvelle structure s’appelle un soustracteur complet qui réalise la soustraction de deux nombres
binaires de 1 bit en tenant compte de la retenue entrante.
L’objectif est donc concevoir une cellule élémentaire (soustracteur complet) qui réalise :
La différence Di des bits ai et bi en tenant compte de la retenue Ri-1 de l’étage précédant (i-1).
Soit alors : Di = ai - (bi + Ri-1).
Générer la retenue Ri pour l’étage suivant.
ai Di
bi Soustracteur
Ri-1 Complet Ri
Logigramme
Remarques :
Cette méthode demeure valable mais difficile à mettre en ouvre. Pour contourner ces difficultés,
on peut exploiter les propriétés du complément à 2 en vue de ramener l’opération soustraction à une simple
opération d’addition.
La notation en complément à 2 est très utilisée dans les machines numériques du fait qu’avec le même
circuit, on peut additionner et soustraire.