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Guide Pratique des Escaliers

Ce guide traite de la conception, du dimensionnement et de l'exécution des escaliers en divers matériaux, en conformité avec les réglementations et normes en vigueur. Il s'adresse aux professionnels de la construction et fournit des informations sur les exigences de sécurité, de confort et de durabilité des escaliers, ainsi que sur les différents types et dimensions. Le document insiste sur l'importance de respecter les règles techniques et réglementaires pour garantir la sécurité et l'efficacité des escaliers dans les bâtiments.

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Steve Leroy
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Guide Pratique des Escaliers

Ce guide traite de la conception, du dimensionnement et de l'exécution des escaliers en divers matériaux, en conformité avec les réglementations et normes en vigueur. Il s'adresse aux professionnels de la construction et fournit des informations sur les exigences de sécurité, de confort et de durabilité des escaliers, ainsi que sur les différents types et dimensions. Le document insiste sur l'importance de respecter les règles techniques et réglementaires pour garantir la sécurité et l'efficacité des escaliers dans les bâtiments.

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Les escaliers

Conception, dimensionnement, exécution:


escalier en bois, métal, verre, maçonnerie, pierre natureUe ...

En application
des textes réglementaires,
normes et règles comacrées par l Image

eSTB
Je luIur en construction
Le present guide est destiné à commenter et à expliquer certaines règ les de construction
et les documents techniques de mise en œuvre.
Il ne se substi tue en aucun cas aux textes de référence, qu'i ls soient réglementai res
(lois, décrets, arrêtés .. .), normatifs (normes, OT U ou règles de calcul)
ou cocl ifica rifs (Avis Techn iques, OTA , CPT .. . ) qu i doivent êt re consultés.
Le esTa décline toute responsabilité q uant aux conséquences di rectes
ou indi rectes de route nature qui pourraient résulter de l'util isation d u présent guide.

Ce guide J'appuie Jur le! dommtfllJ dt référence tfl l1igue/lr à Itl d(lle de $(1 publÎc(lliofl

Toute rep'oduct,on ou repr6senUlllon intég«lle 01.1 paru.11e, par qu.elque pr~" que ce SOit. dea pages publiées dans le
P'''Hrlt ouvrage, fa'ia sant r.utorisation de l'6<litaur ou du Cantre Ffan~1I d'bplo,18Iion du droit de cop,e (3, rue
H.utefeuille, 75006 Paris), Ht illicite el constitue u~ contrefaçon. Seules sonl .~, d'une pan, let reprodUCtions
striclement réSfI!VMI " ruseoe du topISlfI .1 notI clutl ...... " IH'\I utilisatIOn coIIectNe Il d'autra pert. let analyses el
courtH CllatlOflS justJfiHs pet le eerectèf. soen\Jfique ou d'infomwltlOn de l'_a r:itlnt ~ .... IIOI'It incot"pOfées
(loi du 1" juillet 1992·11't1C1e l 122-4 et L 122<6.t Code l'*\I1.rticII4251.
CI CSTB d6eemb ra 2008 ISBN 978-2-36891-39&.8
G U 1 D E

PRATIQUE

Les escaliers
Conception, dimensionnement, exécution :
escalier en bois, métal, verre, maçonnerie, pierre naturelle ...

Eu ap/J/;ca/ioll
des tex/es réglementaires,
IJOl"llies et règles cO/lSacrées par l'usage

Ménad CH ENA F
ll/génlellr en (hef (Ill CSTB .
Rt!pcllJtlble de l(/ Dil'ù;oll 1l1glllÎffie de /(1 Sirl/rilé

Thierry BEL
IIll1slraliom

eSTB
le fuluren conslruCllOfl
SOMMAIRE

Introduc tion . .. . .... .. .. . . .. . . .... . .. . . . . . .... . ... .... ;


• Domaine d'application 5
• ViJées des lextes existants . . . .. . .. 6

Dispositions communes . ... .... . . .. . . . . .... . .. . . . . . ..... 9


• FOlJc/jollS d'Nil escalier .. . 9
• Définitiom . . .... . . .. . .. . . .. . ... . .. . . . .. . . . 10

Différents types d 'escali e r . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 15


• Les cSfalierJ COI/r allfs . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 15
• Les échelles . .. . .. . 18

Dim ens ions e t pro po rtions ..... ... . .. .. . . . ... . . .. . . .... 20


• ProportiollJ entre giron et ha/f/eur de marche 20
• D éterlll;llLltiol1 de fléchalJpie .. ...... . 22
• Exemples de ca/c,,1 de dimens;ollS . . . . . 23
• Cas des eJt<1ùers balancés 01/ bél;coïd(llix . . 25
• Pet/ier séparalll dmx volées .... . . . . 26
• Conditiom cféc/airage . . 26
• Différenciatioll des nez de marches 28
• Règles l'ela/ives" la volée . . . 28
• Pmsage du brancm-d . . 29
• I?evêtelllent des II/arcbes . 30

Scabil ité d 'un escalier . ... .. ... . . .... . ... . . .. .. . . .. . . .. . 31


• Systèmes d'ap/J/li des marcbes . . .. . . . 31
• Systèmes d'appui des volées . .. . . . . 36
• Cas d'a/J/mi SIlI' II/urs d'écbiffre . . 36
• Analyse de stabilité 37

Charges app li q uées à un escalie r . . ...... . . . . . . .. .... ..... 39


1

,
SOMMAIRE

Dime nsion ne m e nts et d ispos itio ns 41


• EsCttlier en bétoll (trillé . . . 41
• Escalier el! bois . .. . . .. . 45
• Escnlier à lII(mlJes de verre 46
• ESIi:dÎer eI/ 1IIé!(t! .. . .. . .. . . 47

Escalie rs extérie u rs ..... • . • .. . . • .. • . . .... • .•.. • ........ 49


• Emdiers de tY/Je A 49
• ESUlliers de type B ........... . 50

Gard e -corps Ct main s courantes 55


• Garde-corps ............ . ;6
• Main COIIrt:lI1te indépendclIJte 59

G lossaire ............................................ 6 1

Régle m entat io n , n orm es et autres d oc ume nts de référe nce 64

Bibliograp h ie ........................................ 66

Index ............... . ...... . .... . . . ......... . ...... 67


Introduction

/ lIl1sioll de Pellrose;
,'ep"isell lfltioll p{/rtulo.wde de fesptlce 0/1
le IIIOIU'eme1lt perpétuel, cel eSCfllier qui m Ollte,
â m oills qu 'i! Ile descende ... Joujours.

Domaine d'application
Le présent g uide s'intéresse à la conception, au dimensionnement et à la réalisation
des escal iers destinés à être disposés cam à J'intérieur qu'à J'extérieur des bâtiments.
Les développements qui y sont conten us co ns istent en des règ les communes
applicables à tous les t ypes de bâtiments, en insistant par endroits sur les règles de
sécurité et de confort visant la maison individuelle.
Des règ les supplémentaires existent pour les autres types de bâti ments, en fonction
de leur desti nation (ERP, habitations collenives, immeubles de bureaux, locaux
industriels, etc.).
Le lecteur pourra au besoi n consulter les textes codificatifs et réglemenrai res visant
des cas spécifiques.
Destiné aux petites entreprises de construction ainsi qu'aux concepreurs, calcula-
teurs et architectes, ce guide présente de manière synthétiq ue les différents types
d'escaliers pouvant êtte conçus, en fonct ion des contraintes locales liées au p rojet
(dimensions de la trémie, hauteur à montet, largeur, etc) et précise les précautions
et spécifications rechniques à respecter.
Il décr it également les di spositions rég lementaires applicables en France en
la matière.
Ce guide développe, en les explicitant, les points suivants:
• la term inologie employée ;
• la visée générale des textes codificatifs et réglementai res, ainsi que celle des règles
consacrées par l'usage;
• les différents types d 'escaliers classés selon la fo rme architecturale;
• les règles fonct ion nelles confirmées par l'usage;
• les règles relatives à la conception et au tracé de l'escalier;
• les règles de d imensionnement structural ;
• le~ parties an nexes de l'escalier (garde-corps, mai n courante, etc).
Il indique également les références des principaux rextes traitant du sujet.

Visées des textes existants _____


En France, les rexres réglementaires relatifs aux escaliers concernent de manière
d ifférenciée :
• les bâtiments d' habitation collectifs:
• les maisons individuelles;
• les établissements recevant du public <E RP) ;
• les locaux de travai l (bureaux, bâtiments industriels, etc).

Pour ce qui concerne plus spécifiquement les maisons individuelles, la réglementa-


tion en mati ère de conception d 'escal iers est récente et figure dans l'arrêté du
o1I08/2006 « Accessib ilité aux personnes handicapées des bâtiments d' habitation
collecti fs et des maisons ind ivid uelles lors de leur construction » . Cet arrêté fixe
un certai n nom b re d 'exigences relat ives aux di mensions des escaliers, en visant
notamment la sécuri té et le confort d'utilisation .

Il n'entre pas dans le cadre du présent g uide de développer les attend us des textes
réglementaires q ui, d'ailleurs, SOnt mis à jour au fur et à mesure q ue les techniques
constructives évolue nt . Le lecteu r pourra se référer aux références don nées
au chapitre « Réglementat ion, normes et autres documents », qui SOnt appl icables
à la date de rédaction du présent guide.
Si les exigences réglementaires évoluent assez rapidement dans leur définition, elles
ne changent g uère dans les principes de base qui les sous-rendent, ces principes
relevant de phénomènes physiques tout autant q ue de considérations ergonom iq ues
et de confort (ce dernier aspect conditionnant la sécurité d'utilisation).
Ainsi, la réglementation en matière d 'escalier (touS types de bâtiments confondus)
vise trois aspectS essentiels:
• les dimensions de l'em marchement et entre mains courantes, de manière à respec-
ter des cri tères de confort d 'uti lisation et de rapidi té d 'évacuation (en cas de
paniq ue) ;
• la ventilation des cages d'escaliers et espaces qui y SOnt associés (cou loi rs de circu-
lation) de manière à évirer l'enfumage et sécuriser l'évacuation des person nes en
cas d' incend ie (il fa ue savoir, en effet, q ue c'est par asphyxie q ue les incend ies
causent le plus de décès) ;
• le comportement au feu des matériaux uti lisés, en vue de limiter l'i nflammabilité
(ce comportement justifié par des essais conventionnels et réglementés).

Q" O bservatio n
Un qllatrÎème point pOllrrait être mentionné bien qu'il ne Joit POJ explicitemelll visé par la
réglementation en vigll€llr : il J'agit de l'ùolement acomlique de l'esCtllier par rapport aux
alllrtJ élélllenlJ de la COIIJtmclio/l. Ce crilère pelll êlre rtJpecfé 1II0)'el/l/(l/lf l'arlopfio/l de
dispoJitiolls parfÎCIllières qui permette", d'al/lIlller les tral/smÙÛOIlS solidiem1eJ entre
l'escalier elles plfll1c!Jers qll'i/ dwe/"t. Ces dispositiow cowùtent en prafique en l'interpo-
Jition de malériau résilient à l'applli ries maliers (lIéoprè1lt nOlamment). Cela exige qlle
J

l'escalier ail élé confll comllle Jimplemelll aPPIl)'é Sil/" le reste de la coml/ï/ctioll.
Dispositions communes

Quel que soit le matériau utilisé,


la géométrie chois ie et j'ouvrage
clans lequel il es t incorporé, un
esca lier doit respecter u n certain
nombre d'exigences et obéir à
quelques règles communes.
De plus, un vocabulaire particulier
est utilisé dans ce domaine.
L 'objet de ce chap i tre est de
p résenter les dive rses fonctions
attendues d'un escalier ainsi que la
term i nolog ie prat iquée en la
matière.

Fonctions d'un escalier _ _ _ __


les différentes fonc tions attendues d'un escalier SOnt les suivantes:
• desservir les d ifférents niveaux q u'il relie, en toute sécurité, cette notion de
sécuri té éranr rarrachée essent iellement aux aspects de conforts d'util isation,
stabili té de la cadence de marche, protections latérales, etc. ;
• être capab le de sup porter les charges q u i lui seront appl iquées en cours
d' utilisation, ces charges présentant un caractère dynamique prononcé en raison
des possibilités de saut sut les marches (résistance mécanique) ;
• résister aux d iverses contraintes (cl imat, usure, etc.) auxq uelles il peut être
soumis lOfS de son usage (durabilité) ;
• q uelq uefois, contribuer à décorer l'espace dans lequel il est implanté.
Définitions
En matière d 'escalier. l'usage d 'un vocabulaire spécifique relatif aux divers
composams rend nécessaire la définition préalable des différents termes utilisés.

hauteur
d.
marche

Constituants d 'un escalier

Dans ce qui suit sont rassemblées les .principales définitions permettant de


comprendre convenablement les développements ultérieurs.
• Escalier : élément d 'ouvrage permettant de passer à pied d'un étage de bâtiment
à un autre. L'escalier est composé d 'une succession régulière de plans horizontaux
consistant en des marches et des pal iers.
• Emmarchemenc : largeur praticable de l'escalier qui correspond en général à la
grande dimension de la marche (dimension perpendiculaire au sens du déplace-
ment dans l'escalier),
• Hauteur de marche : distance verticale séparant le dessus de deux marches
successives. Cerre hauteur varie généralement entre 16 et 2 1 cm. Sa détermina-
tion relève de considérations relatives à l'ergonomie et au confort d'uti lisation de
l'escal ier, considérations qui seront déraillées dans la suite du présent guide.
• Giron : distance horizontale mesurée entre les nez de deux marches successives.
Le giron varie généralement entre 25 et 32 cm pour un escalier intérieur et peut
aller au-delà pour un escalier extérieur. Le giron et la hauteur de marche SOnt
reliés par une équation (formu le de Blondel , vue plus loin) permettant une
bonne praticabilité de l'escalier.
• Profo ndeur de marche: distance horizontale entre le nez de marche et la contre-
marche (correspond au g iron auquel on rajoute le débord du nez de marche).
Cette dimension est parallèle au sens d u déplacement dans l'escal ier.
• Marche: surface plane de l'escalier sur laquelle le pied se pose pour uciliser
l'escalier.
• Contremarche: face verticale reliant, quand elle existe, deux marches successives.
• Nez de m arche: bord extérieur de la marche, en débord ou non par rapport à
la contremarche lorsque celle-ci exisre Lorsqu' il est prévu un dfbord en nez de
marche, il ne doit pas dfpasser 10 mm , afin d'év iter l'accroche du talon en
descente.

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patie{ dt repos

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Vue en plan d 'une cage d 'escalier

• Paljer: plan horizomal plus large que les marches couranres. Deux paliers
consécutifs délimirenr une volée d 'escalier. Si le palier est au même niveau qu'un
érage couranr du bâtiment, on parle de palier d 'arrivée (ou palier de départ).
Sinon, il s'agit d' un palier intermédiaire (ou palier de repos).
• Volée: ensemble de marches successives , compris entre deux paliers (quelle que
soi t la narure du palier).
• Ligne d e foulée: lig ne théorique représentant le parcours usuel lorsq ue l'on
emprunte l'escalier. Le tracé de cette ligne répond à des critères géométriques vus
plus loi n dans le présent g uide.

------------~ .. ~-----------
• J our d 'escalier : espace central de l'escalier, lorsqu'il est prévu (les deux volées
peuvent être accolées. Dans ce cas, il n'y a pas de jour).
• Mur d 'échiffre : mur parallèle (ou sensiblement parallèle) à la ligne de fo ulée
sur leq uel s'appuient les marches lorsque l'escalier est soutenu latéralement. Il est
possible d'avoir un ou deux murs d'échi ffre.

murs

d'éChitfre - _ _ _ _ ~~'--_:::::/<:::::::::::::::::::::;.~

,
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,
, ,
,
,, ,
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,
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v

Volée entre d eux murs d 'échiffrc

• Ec happée : désig ne la hauteur libre la plus fa ible calculée entre le dessus des
marches et la sous-face du plancher supérieur.
• D én ivelée: hauteur de fran chissement de l'escali er. Dans un bâ timent , c'est
la hau t e ur co mpt ée d e p la nc he r à p la nc he r, revête ments co mp ri s.
• Reculem e nt : il s' ag it de l'e ncombrement de l'escalier dans le sens de la lon -
g ueur (le reculement est la projection verti cale de la long ueur de l'esca lier).
• Trémie d 'escalier : ouvertu re ménagée dans le plancher pour perm ett re le
passage de l'escalier.
• Cage d 'escalier: désigne le volume dans lequel l'escalier es t situé, volume
générnlement délÎ mÎté par les murs entournnt l'escalier.

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'0
0;
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'E
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reculement

Vue en coupe d ' une cage d'escalier

CH Se repo rter au chapitre « Détermination de


l'échappée " pour le m ode de calcul.

------------~. .r------------
Différents types d 'escalier

Ce chapirre présente les différentes formes d'escaliers qu i SOnt utilisés dans la


pr:UJq ue.

Néanmoins, d'a utres formes pe uvenr être adoptées, en fonction de l'es pace
dispon ible, des positions et dimensions des frémies et des choix architecturaux.

Les escaliers courants ______


Ils peuvent être réalisés indifféremment en bois. en béton ou en métal.

• Escaliers à volée droite


L'escalier droit
Il est consti tué d'une volée droite.

marche droite

L'esca li e r à v olées dro ites avec


paliers in termédiaires
Constitué de plusieu rs volées droites,
il comporte, dans son parcours, un o u
plusieurs paliers intermédiaires.

palier
intermédiaire

--------------ImI---------------
• Escaliers balancés
Escalier à changement de d irect ion sans palier intermédiaire, les changements de
di rection som assurés par des marches d ites .. balancées _.

La posi t ion du balancement conduit aux appellations .. quartier tournant bas ",
.. quartier tournant haut lO, .. quartie r [Qu rnant média n ", .. doubl e quartie r
tournant " .

marche
balancée

Escalier à quartier lOurnant b as Escalie r à quartier murnant haU[

Escalier à quartier to urnan t médian Escalier balancé à


double quartier to urnant

----------~mI~-----------
• Escalier h él icoïdal
Appelé également escalier en colimaçon ou en spi rale, c'est un escalier tOurnant dom
les marches rayonnent autOur d 'un pilier central , le pl us souvent de forme cylindrique.

palier d' arrivée

central

m arches

--------------IEI~------------
_ _ _ _ _ _ _ Les échelles
Dans cerrains cas, et noramment en raison de l'exiguïté de l'espace disponible, il
peut se révéler impossible de concevoir un escalier répondant en tOuS poi nts aux
principes de confort et de sécurité pr/konisés.
On est alors conduit à opter {Xlur des moyens d 'accès particuliers, qui se révèlent
moi ns sûrs qu'un escalier traditionnel, conçu en conformité avec les règ les décrites
clans les chap itres suivants.
Ces moyens s'apparenrenr plus à des échelles qu'à des escaliers. Néanmoins, l'usage
les a consacrés comme se subsrÎru::mt à des esca liers et c'est à ce t Ître que nous avons
choisi d'en parler ici.
On disting ue trois types principaux:
• l'échelle de meunier;
• l'échelle à pas décalés ;
• l'échelle escamorable.

À noter que l'on donne parfois le nom d 'escalier à ces éléments.

• L'échelle de me unier
De conception très simple, il s'ag ir de marches liées à deux limons si tués en extrémi tés
d 'emmarchement. Il est conseillé de prévoir un garde-corps pour éviœr les , huees dans
le vide, et surtout pour pouvoir se maintenir à la rampe en montée et en descente.
L.'I pente d 'un cel d ispositif est de l'ordre de 45°, ce qui dépasse d'environ 30 % celle
d' un escalier classique.
• L'échelle à pas décalés
Elle est encore plus raide que l'échelle de meunier (environ 60°). Ceci est dû à la
découpe particulière des marches qui élim ine le recouvrement de manière alternée.
L'attention doit être apportée au pied d'attaque de cette &:helle, puisqu' il ne peur être
pratiqué que selon un seul cheminement.
L'avantage de ce disposit if est de réduire le reculement de l'escalier au mInimum.
Il se révèle particulièrement adapté aux trémies à dimensions lim itées.

marche en
marche en L 1

• L'échelle escamotable
Elle est consti tuée de trois ou quarre éléments qui se replient dans un caisson et se loge
au plafond. Cene échelle esr principalement utilisée pour accéder sous la raiture.
EUe est à peine plus conforrable d'accès qu 'une échelle à proprement parler et ne peur
vraiment pas, contrairement aux deux précédentes, être comparée ou assimi lée à un
escalier.

------------~EI~----------
Dimensions et proportions

Ce chapitre se réfère essentiellement à la norme XP P 21-211, mais il inclut égaIe-


ment des règles consacrées par l'usage q ui ne SOnt pas strictement calées sur les
minima donnés dans ce texte.

_____ Proportion entre giron


et hauteur de marche
Il a été remarqué depuis longtemps que le confort d'utilisation d'un escalier émit lié à
une relation entre le giron et la hameur de marches.
Selon Nicolas-François Blondel , architecte français du XVUe siècle : ... UI Ionglleur diJ
pd! cl'lmepersQI/I/e qllÎ "//Irche de IIÎIJeI/II eJI fOllllllllllémmt de deux pitt/i ll et la hautellr d" pas de
celle qui lf/u1lfe à plomb ,,'m que ("'m pied ".
Si g est la distance horizontale entre deux nez de marche successifs, et Il la hameur de la
marche. la relation linéaire suivante, dite" formule de Blondel ", vérifie la constatation
empirique suivante (donnée dans la norme XP P 2\-211) :

0,58 m .:>; g + 2 h .:>; 0,64 m.

Dans cene relation , le pied chaussé eS{ supposé mesurer entre 28 et 32 cm de longueur
(du 4 1 au 46).
La norme citée autOrise des hauteurs de marches allant jusqu'à 2 1 cm. Aucune condi-
tion n'y est donnée quant à la dimension minimale du giron.
," 1 pied . 30,48 cm

---------------ImI---------------
Si on retranscrit de manière rabulée la double inéquation précédente en fdisant varier
la hameur de marches de 16 à 2 1 cm par pas de 5 mm, on obtient le tableau suivant
donnant les largeurs de g iron en fonction des hauteurs de marches :

Largeur de giro n en fo nctio n d e la hauteur d e m arc he


h (m) g (m )
0, 160 0,26 0,27 0 ,28 0,29 0 ,30 0 ,3 1 0,32
0, 165 0,25 0 ,26 0 ,27 0,28 0 ,29 D,3D 0,3 1
0, 170 0 ,24 0 ,25 0 ,26 0,27 0 ,28 0 ,29 0,30
0,1 75 0 ,23 0 ,24 0,25 0 ,26 0,27 0 ,28 0,29
0, 180 0 ,22 0.23 0,24 0 ,2 5 0,26 0 ,27 0,28
0, \ 85 0 ,2\ 0,22 0,23 0 ,24 0,25 0 ,26 0,27
0,\ 90 0 ,20 0,2 1 0,22 0 ,23 0,24 0 ,25 0 ,26
0, 19 5 0, 19 0,20 0,2 1 0,22 0,23 0 ,24 0,25
0,200 0, 18 0, 19 0,20 0 ,2 \ 0,22 0,23 0 ,24
0,205 0 ,17 0, 18 0, 19 0 ,20 0,21 0,22 0,2 3
0,2 10 0 ,16 0.1 7 0, 18 0 ,19 0,20 0, 21 0,22

o Couples de vale urs (h, g ) pour lesquels la double inéquation


est respectée et le giron n'excède pas 23 cm.

Bien que la norme ne limite pas la largeur du giron, il est recommandé de ne pas
avoir une valeur trop faible. l 'expérience mont re qu'en deçà d 'une largeur de 23 cm ,
l'escalier est inconforrable, notamment en descenre,

Observation
Il peut orritw. par mOllql/t dt plol't 011 tll raùo/I dt limÙatiO/IJ dtI dillltll!iO/IS dt Id t" mÎt,
qlhl lit loif pas JHlliiblt dt l'tJfHCt" ItI t'flltllrJ rtrollllllo1lditJ ci-dt.JSI/J, 1/ est alors loisiblt
d'fldopter lu 'tllltrtJ (ol/plu dom/Es dans It tobltoll.

r--A-t-te-u-t-ffl-'-'-!---------------------------------------~
Il est impérati f pour la sécurité que routes les marches aient st rictement la
même hauteur, en raison de la prise de cadence du pas lors de la montée et sur-
taU( de la descente. Toutefois, il reste possible d 'avoir une marche un peu plus
basse au départ (le bas) d 'une volée. O n considère, et l'expérience le prouve,
q u'en montée, la cadence est prise après l'assurance de la deuxième marche, et
q u'en descente, l'approche d u bas de l'escalier ralentit la cadence et met en
éveil la personne. Mais cette disposition est peu recommandée, il est de loin
préférable d 'oprer pour des marches strictement identiques en hauteur.

--------------------III~------------------
Détermination de l'échappée
La norme XP P 21-211 indique, à ['article S.I.4 Of L'!dmpJ!Ie, mtfl/rée Jl(r 1(1 Iiglle de
fOI/lEt, elt d'au IIIOÙ/J 1,90 m, nial/lIJoim /« wJ/mr de 2, 10 ut rerollllllllIIdle. JO
Cerre norme n'i ndique pas si l'échappée se mesure à la verticale ou bien par un rayon
dom le centre se trouverait sur le nez de marche le plU! proche du bord de la trémie.
En effet, lors de la descente, le corps est légèrement penché en avant et l'échappée
risque de se révéler un peu juste lorsqu'elle est mesurée à la verticale.

12 cm

......._~-..-~-' -,-

échappée
!min i 2, 10 ml

Déterminat io n d e l'échappée

Œ Observatio n
le II/ode de mImi mi/'(1111 : 1)11 lIIe1llre /'frhflpple il III t:tr,ica/t. IIUlis tI mil
L'11II/m,. 11!(r;IIIII/II"de
dis/til/Cl de 12 CIII (/" bord de tri",ù /"trJ le ltllJ aJctlldfl/lI de l'tJClflitr.

De phu. il eJ' for/til/mi (()IIuillé de lit pas durtlulre tllI-dmOIfJ d'mit l ,tllellr de 2.10 m,
l'expbimœ a)'(1//I fi/omri '1U'l/llt ""Itllr plllJ fi,;b1t Irait dfll/gtrtUJt (bim '1"t la normt ample
jlllqll'à 1.90 III)
Exemples de calcul de dimensions ___
- Étage à monter de plancher à plancher: 2.90 ru
- H aureur sous plafond: 2,60 ru (ép..1isseur du plancher revêtu: 30 cm)

Calcul du nombre de marches : nm = 290/ 18 = 16, 11.


O n retient donc n = 17 marches dom la hau teur sera: h = 290/ 17 = 17,06 c m.

c:i" O bservatio n
Il serail pi lls exurf de dire qll'i/ y a / 7 fOlIIremarcbes, ((Ir la dC/'IIière II/arcbe sera (111 mêllle
niveau ,!lIe le palier d'arrivée, ce fI'esf dOliC pa! à propr/mllII parler If/Je marche COIIIII/e lei
ONtres pl/ùqu'elle est Cil cOII/ùlllité de cc palier.

La formule de Blondel nOlis impose 0,58 ru ~ g + 2 h 0;; 0,64 m, soit


23,88 cm " g 0;; 29.88 cm

r--A-t-te-'-'t-;-o,-,-!---------------------------------------~
Les calculs précédents Ont été présentés poUf l'exemple de calcul des dimen-
sions des marches, sans tenir compte du reculement disponible.
Il faut noter que cerre condition de reculement est essentielle, car c'esr elle qui
permet d'obtenir une échappée suffisante. Cerre condirion doit être examinée
en fonction des dimensions de la rrémie et de celles des marches.

L'exemple qui suit montre le maniement de certe norion.


Reprenons l'exemple précédent et calculons la long ueur minimale de la (fémie si on
retient une valeur de 26 cm pour la largeur de marche.
On aura une longueur développée totale de l'escalier de 26 x 16 " 4 16 cm.
Si on retient une échappée de 2,20 m, la hauteur à parcourir pour échapper sera de :
2,60 m - 2,20 m = 0,40 m, ce qui fait moins de trois ~auteurs de marches.
En considérant deux hauteurs de marches (la partie entière de la division précédente),
on devra prévoir donc une trémie égale à la longueur développée de l'escalier moins une
largeur de marche, soit
4 l6- 26= 390cm

----------------------El~-----------------------
Les calculs qui précèdent, illustrés à-dessous, montrent les précautions à observer pour
respecter les multiples conditions de praticabi lité des escaliers.

>12 cm
distance entre
le bord de la trémie et
le nez de la troisième marche

>1-40
1 1
r-------~--~-r~
-'

2,2Sm
(>2, 10m)

2,SOm

Illustration de l'exemple don né pour le calcul de l'échappée


Cas des escaliers
balancés ou hélicoïdaux
Dans le cas des escaliers balancés ou hél icoïdaux, la même formule Blondel, vue
auparavant, s'applique avec une condition supplémentaire: la ligne de foul ée est
prise il. une distance de ;0 cm des murs extérieurs, et c'est le long de la ligne
de foulée que les relations précédentes donnant les dimensions des marches s'appli-
quent.

ligne de
foulée

Ligne de foulée pour un escalier balancé

Spécifiquement pour les marches balancées, il convient que la largeur du côté extérieur
(le plus large) des marches n'excède pas 42 cm.
En effet, des marches trOp larges conduisent à des cadences qui ne correspondent pas au
pas naturel et peuvent faire trébucher.

r--A-t-te-'-,t-iO-'-,-!---------------------------------------~
Une chose importante à respecter : la largeur du giron doit rester constante sur
la ligne de foulée.

------------------------~EI~-----------------------
____ Palier séparant deux volées
Dans le cas d 'un pal ier séparanr deux votées, le confon de marche cloÎt être assuré
en considérant que le pas sur ['horizontale est d'environ 28. soir approximativement
62 à 64 cm.
La dim ension du palier inte rmédiaire doit donc tenir compte de cet asptn, si non
l'escalier est inconfortable, voire péri lleux, puisque la cadence de marche est brisée.

'g 9 1 pas _ 64cm 9 g'

P;llicr cn tre deux volées

_____ Conditions d'éclairage


Il est roujours conseillé de préférer l'éclairage naturel à route autre forme d'éclairage
pour un escalier.

En part iculier, les nez de marches doivent être éclairés régulièrement, en évitant les
contre-jours, et avec une intensité voisine de celle des accès.

En règle générale, et lorsque cela est possible, la mise en place de fenêtres sur le mur
cl'échiffre se révèle une bonne solution à condition qu 'il n'y ait pas de zones d'ombre
prononcées en palier d'arrivée.
Pour les cages d'escalier munies d 'un vide cemra l suffi sant (largeur supérieu re à
1 mètre), l'éclairage zénithal (par le haut) est la solution la plus efficace.

------------~ImI~------------
Lorsque l'on n'a pas de possibilirés d 'assurer un bon éclairage namrel, il esr consei llé
d 'éclairer au pl::tfond, et le pl us près possible des volées d 'escalier.

Dans touS les cas, il faut éviter les éclairages de fonds de paliers, qui créent des effets
d 'ombre et de COntre· jour.

------------~IiI~------------
Différenciation des nez de marches _ _
L'expérience montre que des nez de marches bien différenciés permettent une descente
plus fluide et plus assurée de Jlescalier.
On peur constater qu'un groupe de personnes est très fortement ralenti en descendant un
escalier, caf la proximité des autres personnes empêche de distinguer les marches et le
pas doit s'assurer d'abord avant de passer à la marche inférieure.
Le même phénomène se rencomre en cas d'obstacle visuel en descente, dû à un objet que
l'on transporterait.

r-A--t-te-n-t-ffl-'-'-!---------------------------------------~
Afin de se prém un ir contre tout risque de faux·pas, nOtamment lOfs de la
descente de l'escalier, il esr forrem ent recommandé de bien marquer les nez de
marches par tout moye n visuel permettant la localisation de la cadence.

Règles relatives à la volée


Pour des raisons de pénibi liré, une volée ne doit pas comporter plus de 22 marches sans
palier de repos.
De même, pour des rai sons de séc urité, une vo lée doit componer au moins U O IS
marches, l'expérience montrant que la perception d'une marche isolée ou d'un groupe de
deux marches éta it le plus souvent mauvai se et conduisait souvent à des accidents.
On dit bien " Altmti()I/ à III 1I/1Ircbe! ... , jamais " Alttlltioll à l 'tIf!the,- .1 ... .

G" Observatio n
Nélllll!J()Ù/J, cetlt règl e peUl être Iral/Jgressle daliS l e ((/s d'IIII perr{JII, à fOllditi()ll de pm/oir IIIlt

difflrmc;f/liol/ "isllelle bit1ll!l(/rqllft, (ar f/ùui l'tlll,* eJI II/("qllft tf It risqllt eJllI/oilldre.
_ ____ Passage du brancard
Selon l'article R111 -5 du Code de la construCtion, les escaliers d'accès prévus dans les
locaux d 'habitation doivenr permcHre le passage d'un brancard.
Ce brancard se présente co mme un recrangle de 2,29 m de longueur (poign ées
comprises) su r O,S8S m de largeur.
La conception de J'esca lier doit tenir compte de cc{Cc condition au moment de la
détermination des largeurs de trémies.
L'examen des conditions géométriques de tracé conduit aux dimensions données par la
figure ci-après.
Cene condition n'est généralement pas respectée dans les maisons individuelles où les
dimensions d es escal iers SOnt plus faibles.

,,
,

,'.. ,,
......
.. ' 1

0,10
Trémie rectangulaire T rémie circulaire

Passage d u brancard dans un escalier

--------------Ea-------------
Revêtement des marches
l e revêtement des marches joue un rôle important dans le niveau de sécurité que
présente un escalier.

En effet, les considérations de glissance som pour un escal ier beaucoup plus importantes
qu'elles ne le sont pour un plancher horizontal.

De plus, le revêtement protège les marches et retarde leur usure et leur polissage sous les
pas, cene usure rendant J'escalier moins sûr et augmentant le risque de trébuchement.

r--A-tt-e-n-tl-~-n-!------------------------------------~
Lorsque le revêtement est en bois (ce qui est fréquent pou r des escaliers
résidentiels), il doit êue disposé de manière à ce que le fil du bois soir perpen-
diculaire à la ligne de foulée.
Lorsque J'escal ier esr métallique, le revêtement doit comporeer des aspérités et
des reliefs (rôle larmée, par exemple).

En intérieur, des revêtements texti les (moquettes ou tapis) sont utilisables à condition
que la pose assure leur maint Îen sans ripage possible, ripage pouvant créer des plis
dangereux dans le revêtement.
Il existe aujourd'hui des revêtements plastiques usinés pour cet usage et qui assurent des
surfilces antidérapantes efficaces.

--------------~IŒIr---------------
Stabilité d'un escalier

Parm i les composants d 'un ouvrage de construct ion , l'escalier pose q uelquefois à
l' ing énieur de structures de délicats problèmes liés aux systèmes d 'appui et de
reports de charges.
En effe t , en dehors des escaliers d ro its pOUf lesq uels les sc hémas cons tructifs
conduisent à des sollicitations simples de type flex ion, tout balancement ou vri llage
de marches conduit au développement de sollicitations de torsion dont il f.1.lI t ana-
lyser les cisaillements indu its.
De plus, les marches peuvent être d issociées de ['ossature g lobale de l'escalier ou e n
fa ire parrie intégrante.

A' Observation
EII raison de ( t J aJpem par/ÎCl/lier!, il tif nécessaire de dù/ingller le sYJ/ème d'app/(i des
/llt/rr/leS de ce/IIi de l'escnlier VII globalelllelll.

Systèmes d'appui des marches


• Marches sur paillasse
C'est le cas le plus si mple oll les marches fo nt panie intégrante d'une dalle incl inée (la
pai llasse) forma nt volée et pOrtant elle-même sur des pOutres palières ou des m urs
d 'échiffre.
II n'y a pas, à proprement parler, de marche individ uelle, le système porteur recevant les
charges directement sur cette dalle.
Il est relati vement si m ple de décider de l'em placement des poutres supports de pail-
lasse, la règle étant de s'accommoder de la manière dont la poutraison de p lancher a
été conçue.

------------~111~-------------
Le plus nacurel est de les disposer en extrémi tés de palier.
plancher d'étage

~::::: ~

palier

poutre palière

On pem également les disposer


en fin de volée, plancher d'étage

poutre
d'étage

palier

'-po,"" palière

notamment si on peut faire en sorte que le palier


intermédiaire soit en console. palier en
console

poutre
palière

étage

poutre d'étage

Ce principe de construction se rencontre surtout dans les escaliers en béton, où la


paillasse est en fait une dalle inclinée.

----------~EI~-----------
• Marches s ur limons ou crémaillères de bo rd

Dans ce cas, les marches suppon ent les charges apportées par l'utilisation des escaliers
(poids des person nes, notamment), et les reportent sur les limons ou crémaillères.
C'est le cas le plus fréquemment rencontré pour les escaliers en bois ou en métal.
Par analogie aux planchers, les schémas statiques correspondants font que les marches se
comportent comme des soli ves et les limons ou crémaill ère comme des poutres
porteuses principales.

Escalier en bois Escalier en bois

limon

Escalier avec marches en bois sur limon métallique

Appuis de marches sur limons ou crémaillères d e bord

------------~EI~-----------
• Marches sur limon o u crémaillère cemra1(e)

Ce cas se rencontre le plus fréquemment pour des escaliers en métal ou en béron.


Pour ce type de configuration, il faU{ garder à l'esprit que les marches créent des
rorsions sur le support central, torsions dont il faut nécessairement tenir compte dans
l'analyse structurale.
Pour ce qui concerne la marche elle·même, elle fonction ne en double·console et
les systèmes de fixation il la crémaillère ou au limon doivent tenir compte de ce type de
sollicitations.

crémaillière
en profilé
tubulaire

Escaliers en mélal

crémaillière
cen tral e

Escaliers en béton

Appuis de marches sur limons ou crémaillère centrale

---------------III--------------
• Marches en console

Pour ce qui concerne les escaliers


classiques en béron ou en maçon -
nerie, ce cas se rencontre acruelle-
ment assez rarement (bien qu'exis-
cant depuis l'Amiquité), car il est
nécessai re de di sposer d e murs
d 'échiffre épais, capables d'équi li -
brer les Oexions indui tes locale-
ment par les marches.

Marches en console sur mur

La mi se en œuvre de ce type d 'escalier nécessi te des empochements dans le mur


d'encastrement, pui s la réalisation d 'une assise de blocage en morcier de scellement.
L1 profondeur de pénétrmion de la marche doit être suffisante pour assurer le blocage
(en pratique pour un emmarchement de 1 mètre, une longueur de scell ement de
20 cm se révèle suffisance).
Actuellemen t , on rencontre les ma rches en console surtout dans les escalie rs
hél icoïdaux en béron ou en mécal.

Escaliers en métal

------------- ..
Marches en console pour escalier hélicoïdal

~-----------
Systèmes d'appui des volées
Comme cela a été vu précédemment, les volées s'appuient le plus fréquemment sur des
poutres, celles-ci pouvant être spécifiques à J'escalier ou faire panie de la poutraison du
plancher, selon le niveau considéré.
D'un point de vue structural, les volées som elles-mêmes constituées :
• soit d 'u ne pai Uasse.
• soit de limons,
• soit de crémaillères.
Ce qu 'il convient de retenir, c'esc que les volées assurent le maintien structural dans le
sens longitudinal de l'escalier (sens de la marche), alors que les marches assurent le
maintien structural dans le sens transversal.

Une exception, toutefois, à ce p rincipe général de fonctionneme nt se rencontre dans Je


cas de la pai llasse, où les marches n'ont pas à p roprement parler de rôle structural, leur
seule fo nct ion étant de présenter une succession d e plans horizontaux permettant la
praticabilité de l'escalier.

_ __ Cas d'appui sur murs d'échiffre ___


Dans le cas où il est possible de d isposer de murs d'échi ffre, le principe d'appui d es
volées se simplifie puisque l'on dispose d'appuis continus disponibles to u( au long de la
volée.

Le plus naeurel est de lier latéralement la volée aux murs et cela confère une rigidité
largement suffisante.

/
ligne d'a ppUi su r
mu r d'échiffre
- - - - - -- , ,
\
,
,
m"
d'échiffre

~
1
, /

• -- - - .- -

Appuis d e volées e t paliers s ur mu rs d 'échi{{re

-------------IWI--------------
Analyse de la stabilité
Cene analyse est précédée obligatoiremem du choix préalable du syStème constructif
d 'appuis à retenir qui, lui-même, ne peut être opéré qu'une fois les di mensions de
l'escalier connues.

Rappelons que ces dimensions doivent respecter les conditions de confort et de sécurité
décrites précédemment, y compris le passage du brancard.

Com pte tenu de la diversité des formes que l'on peur avoir, il sort irait du cad re du
p résent guide d e passer en revue [Ous les systèmes susceptibles d e se présenter.
Néanmoins, il est possible de proposer la démarche générale suivante en quarre points,
valable quel que soit le rype d'escalier :
• concevoir les formes de l'escalier et ses dimensions, connaissant la trémie réservée et la
hauteu r d 'étage;
• vérifier que toutes les dimensions respectent les conditions de praticabiliré (formule
de Blondel et dimensions des paliers éventuels) ainsi que le passage du brancard;
• arrêrer le système structural d 'appuis, en tenant compte de la pourrai son éventuelle
des planchers, et des échappées;
• d imensionner les éléments porteurs (marches, limons, crémaillères, paillasses, etc).

------------~EI~------------
Charges appliquées à
un escalier

NF P06-001

NF EN 1991-1-1

Eurocode 1
Actiom sur les structllr!!s

La norme applicable en France depuis des années est la norme NF P 06-001 donnant les
charges d'exploitation des bâtiments (les surcharges, disait-on, il y a encore une dizaine
d'années),
Néanmoins, il l'sr actuellement loisible d'utiliser en France le texte de J'Eurocode l,
partie 1-1 (act ions générales - poids volumiques, poids propres, charges d'exploitation
des bâtiments) publié en mars 2003 par l'AFNOR sous la référence P 06-ll1-l.
La norme NF P 06-001 fixe la charge d'exploitation à prendre en compte.
Pour les bâtiments d'habitation, la charge à considérer sur les escaliers est de
2,5 kN/m l , à J'exclusion des marches isolées et des halls d'entrée pour lesquels la norme
ne se prononce pas. La valeur de la charge répartie donnée vaut pour le dimensionne-
ment du système structural dans le sens longitudinal (paillasse, limon, crémaillère).
On constate que le système transversal n'est pas visé.
L'Eurocode l , partie 1-1 , et notamment l'Annexe nationale française de ce texte, propose
une approche un peu plus complète de la charge d'exploitation puisqu'il indique deux
types de charges: une charge répartie et une charge ponctuelle:
• charge répartie sur les escaliers: 2,5 kN/m 1 ;
• charge ponctuelle: 2 kN.

--------------III~-------------
Il est précisé dans J'Eurocode que ces deux types de charges ne SOnt pas cumulables
et que le dimensionnement doit les considérer successivement et retenÎr le cas le plus
sévère.
Pour ce qUÎ concerne la marche isolée, l'Eurocode 1 indique simplement que:
" LeI charges d'exploitatiol/ sl/saptibles de variatiom bmlales d'illlemùl pellvelll dom/er lim à des
effets dYlIamiques ill/pOrlams dom la valmr 1/e pmt être éwlllée que par IIlJe allalpe spécifique.
Cette allalyse peut être réalisée !lIr la base de modèles de calclll adapléJ, simlllallt les caractéris-
tiques dyllamiqlles de la SlmC/llre (maJJes et raideurs). Elle pellt igalemellf être effectuée par i1lfer-
prétatioll d'expirimetltatiom directes.
LeI types de charges dOllllam lim à ces effel! som 1I0lam1l1em :
• les charges de persolllus IlIr les escaliers à marches légères illdéPmdames 011

. ....
.
!fmi-indépendantes. ;

On constate que l'Eurocode 1 ne se prononce pas plus que la norme NF P 06-001 sur le
cas de la marche isolée dite « légère », c'est-à-dire en bois ou en acier. Il renvoie à des
calculs dynamiques complexes sortant du cadre du présent guide.
Notons que la marche isolée s'entend lorsqu'il n'y a pas de contremarche ni d 'autre
dispositif permettant le report des charges entre marches.
En effet, en présence de contremarches ou de dispositif de report, une étude dynamique
se révèle superflue et un simple calcul statique suffit à sécuriser structuralemenr les com-
posants (ceci vient de ce que les fréquences propres des systèmes à report de charges SOnt
élevées et ne se situent pas dans les gammes pouvant être exci tés par la marche ou la
course).

"" Obser vatio n


Fallte de prescription normative, l'alltellr romeille, pOlir le dimtllsiomltmtllt des marches indi-
vidllelles porlant elUre dellx aPPllis (limo1/5, m1/rs 01/ crémaillères), dalls les locallx d'habita-
tio1/, de rtttl/ir 1/lle charge pOlJctllelle disposée ail celllre de la marche, d"llle valellr de 6 kN, ce
qlli correspolld à 1/1/ coefficlel/t de majoralioll dyllamiqllt mpirimr à 3, slIr le poids de dmx
J!er5011lles. A 1I0ter qu'lIIle telle valeur dll coefficielll dynamiqlle est col/Sert'atùl! pOlir /Ille marche
simplemtllt app/lyée.
Dtlm les al/tres cas de II/arches isolées, il est recommandé de faire procéder 011 dimemiomlell/tIIt
par //11 ingénieur-conseil 011/111 bl/retl1/ d'étlldes.

---------------ImI~--------------
Dimensionnements
. et dispositions

Le présent chapüre donne les principes génémux et détai lle certains points particu-
liers en matière de dimensionnement des escali ers, qu'ils soient en héton armé, en
bois, en métal ou encore en verre.
De plus, il fourn ir des indications sur les d ispositions constructives spécifiques à
chaq ue type d e concept ion présentée.

Escalier en béton armé _____


La méthode de calcul à utiliser dépend de la disposition envisagée pour les marches.

• Paillasse e n con sole

Ce cas, nous l'avons dit, se renconcre pour les escaliers hélicoïdaux ou, plus rarement,
dans le cas de murs d'écbiffre capables d'équilibrer les effores de console.

A,

A.rmalUres dans une paillasse e n console, e n béwn armé .

On considère, pour le calcul. une sen ion rectangulaire de largeur correspondant

à une profondeur de marche, et de hauteur

------------~111~------------
S'agissaoc d'une paillasse, il n'y a pas de marche isolée et , donc, pour le calcul,
on retient, en plus du poids propre, une charge uniformément répartie dépendanr de la
descination de l'escalier (s'il s'agit d'habitation, la charge d'exploitat ion à considérer est
2,5 kN/m ~).

Les armatures principales Apr serOnt placées en partie supérieure de la marche. De plus,
on dispose, en partie inférieure et dans le sens longitudinal, des armatures AJ servant de
répartition et destinées à renforcer les angles renrrants. Ces deux systèmes d 'armatures
sont reliés par des étriers Ar.

• Escalier à limon

On prévoit souvent d es l imons à débord supérieur perme ttant d ' y fixer le


garde-corps.

Plan de coffrage

Mode de ferrai llage


des marches
(coupe BBI

l ' B
Mode de ferraillage

.>' l l l l l l l l l ' t: . des marches et


du limon
(coupeAAI

L, B

Armatu res dans un escalier à limon, en béton armé

Comme il est classiquement adm is en béton armé, le limon est considéré comm e
semÎ-encascré à ses deux extrémités.

---------------IŒI--------------
Appelons p la charge uniformément répartie par mètre-linéaire de limon (charge ramenée
par les marches) et a l'angle du limon avec l'horizontale.

Cene charge se décompose en :


- une charge perpendicu laire au limon Pl " PCOI a
- et une charge parallèle au limon Pl " Pt if/a.
,
,

, ,
, p

, /

-"'- -
/

- - -

Décomposition des charges dans un escalier

Le moment fléchissant en travée sera donc, en considérant le semi-encastrement admis


plus haut , et en appelant P la charge {Otale p x LI :

M " P, L! • pcosab .. PL'cosa " PL


10 10 10 10

On constate que cela équivaUt à une l)Ourre horizontale de !)Or[ée L, soumise à une charge
verticale P.
Pour ce qui concerne la charge h, elle induir un effort de compression sur la moitié infé-
rieure du limon et un efforr de traction sur la moitié supérieure, ces efforts étant égaux à :

--------------IŒI--------------
• Escalier san s limo n (paillasse portée)

Dans ce cas, la paillasse porte de palier à palier et l'élément résistant consiste en une
dalle inclinée d'épaisseur h.

Armat ures dans un escalier sans limon, en bélOn armé

Les marches au-dessus de la dalle som considérées comme une simple charge et n'imer-
viennent pas dans les calculs de résistance.
Les armatures pr incipa les Ai et les armatures de répartition Ar SOnt illusuées au
précédent paragraphe oc Paillasse en console _.
Elles som complétées par des armatures de mible diamètre (6 ou 8 mm) armant les nez
de marche.
La dalle inclinée esc à calculer comme les limons vus précédemment, c'est-à-di re que,
en appelant p la charge par ml (poids propre compris) le moment en travée par mètre de
largeur vaud ra :
M • pcosa 1i
LI étant la portée développée de la dalle.
Escalier en bois ______
Les escaliers en bois, clans leur immense majorité, sone constitués de marches porrant sur
des limons.

Lorsque ces escaliers som droits, les p rincipes d 'analyse quant à l'évaluat ion des charges
et des efforts reswlt les mêmes que pour l'escalier en béron, tel q u' il fi été vu dans ce q ui
précède.
Ceci csr noramment valable pour ce qui concerne l'application des actions compte tenu
de J' inclinaison d e la volée. Néanmoins, le dimensionnemenr esc p lus simple pour un
escalier en bois car ce dernier ne présente pas, pour des raisons inhérences au matériau
constitutif, le monolithisme renconrré clans les structures en héron.
En fin de compte, cela ne nécessite pas , de la part du projeteur, de fo rmu ler des hypo-
thèses relatives aux liaisons emre éléments (la notion d 'encastrement , dans un escalier en
bois, n'eSt en général pas à considérer, les assemblages utilisés n'étant pas aptes à empê-
cher les rotations d 'aboues).

Pour les escaliers droits à limons, le dimensionnement consiste en :


• la ju stification en flexion d es m arc hes tenant compte du fait qu'elles SOnt simple-
mem appuyées à leurs extrémités. Cene justification, dans le cas oil les marches som
isolées, sans disposi t if de report de charges d 'une marche à l'amre (contremarche por-
teuse), doit considérer la charge ponctuelle de 6 kN citée précédemment, afin de
s'affranchir de la vérificat ion en dynamique préconisée par les codes de calcul en
vIgueur;
• la ju st ification des lia ison s d e m arc h es au.x limo n s , calculées pour les réactions
d'appuis des marches sous l'effet de la charge ponctuelle dimensionnant la marche;

• la just ifi cat io n e n fl exion composée d es limons , sous l'effet d es charges amenées
par [es marches, ces charges étant, pour cette vérification, les charges réparties prévues
par les codes en fonction de la destination de l'escalier.

Q' Obser vatio n


P Ol/l'IN ((/J des escaherJ balallcéJ 01/ à glomitrie complexe, l'allalpe des sollicitatiollS COll/posées
al/xqflelles le! schémaJ statiql/e! co,'t'eJpolldallts COlld"lJmt est cOlI/plexe et sor/ira;' dl/ cadre dll
préJmt guide.
Vile telle allalyst petit être effectllée par 11/1 illgbûmr-colIJeil spkialùi m Url/al/feS, maù l/OtMIS
qlle les fabricnllls d'tscahers m bois (nlelierJ de II/elllliserie, la plllpnrt dl/ tell/ps) disposelll de
mlettrJ de dÎmemÎollllell/mt types, vérifiieJ par /1/1 relo/lr d'expirimrt de l'II/sieurs (//Illies

Un dernier point concernant les escaliers en bois (ec en général cous les composants
constitués de ce macériau) esc le choix des essences utilisées.

Compte te nu des performances exigées d 'un escalier, il esc judicieux de se fai re conseiller
par un professionnel d e la structure bois afin d 'être assuré de la durabilité et de la robus-
tesse de l'escalier.

------------~EI~-----------
____ Escalier à marches de verre
Certai nes conceptions modernes om adopté - et cela se rencontre de plus en plus
Fréquem me nt - des escaliers com portant des marches en verre.

Ce type de conception est aujourd' hu i visé par des Avis Techniques basés, pour l'évalua-
tion des performances de ces procédés, sur le Cahier des Prescriptions Techniq ues (CPT),
cahier du esTa 3448.
Ce CPT donne les règ les de concept ion et de dimensionnement, ainsi q ue les exigences
concernant le choix des matériaux utilisés et leur mode de pose.

Les principales règles de conception p réconisées par le C PT SOnt les su ivantes:


• les marches quadra ng ulaires doive nt êrre en appui au mi n imum sur leurs deux grands
côtés avec les pet its côtés, s'ils son t en en bords libres, lim ités à 50 cm ;
• les marches de forme quelconque doivenr être en appui continu péri phérique et sans
angle rentmm ;
• les marches en verre doivent êt re const ituées par des composants verriers porteurs de
même épa isseur et de même nature (trempé, du rci ou recu it) conformes aux normes en
vigueur. Elles ne doivent comporter ni trouS ni encoches.

Marches d e verre s ur cadre acier


en conformité avec les règ les de
conception préconisées par le CPT

Dispositio n no n permise;
m arches de verre à bord libre
reposam uniquem em
s ur les deux petits CÔlés
Escalier en métal
Ce type d'escalier est généralement utilisé en mi lieu ind ustriel bi en que cen aines
rendances contemporaines Paient introduit dans les locaux d'habitation.

Il est constitué soit de marches sur limon, soir de marches encaStrees sur fût (escalier
hélicoïdal).

Dans le prem ier cas, la conception et Je dimensionnemenr som simi laires à celles des
esca liers en béton ave<: limons.

Dans le second cas, on revient au cas de la marche encastrée.

------------~IŒI~------------
Escaliers extérieurs

On d istingue deux types d tescalie rs extérieu rs que [ton dés ignera par les lett res
A et B.
Type A : ce sOnt ceux qui permettent d'accéder à des niveaux surélevés de construction .
Intég rés au bâti , ils ne diffèrent des escaliers intérieurs que par leur emplacement.
Type B : ce som ceux qui permerrenr de ra((faper des déclivités de terrams ou
de plares-formes. On les dénomme également « escaliers de jardin » .
Ceux-là relèvent de règ les de conception spécifiques.

Escaliers de type A
Ces escaliers relèvent de règles de conception et d'exécution identiques à celles des
escaliers intérieurs. Cependant des précautions supplémentaires sont à observer, d u
fait que l'escalier extérieur est soum is aux intempéries et que le choix des matériaux
utilisés. la fréquence et la nature des opérations d'entret ien et de contrôle doivent
impérativement tenir compte de ce paramètre.
Le plus souvent, ce type d'escalier est fait en bétOn ou en maçonnerie, que l'on préfère
au bois ou au métal, en raison de la meilleure durabiliré en milieu extérieu r.

Escalier extérieur métallique


intégré au bâti

------------~EI~----------
Attention!
La rugosité de la su rface des marches doit prendre en compte le fait qu'en cas
de pluie ou de gel, la sécurité vis-à-v is de la glissance doit être assurée. En
conséquence, un trai tement antidérapant doit être mis cn œ uvre.
lorsque le revêtement est en maçonnerie, le traitement le plus efficace reste un
traitement mécanique de la surface de la marche, traitement qui est plus fiab le
et plus durable qu'un revêtement rapporté.

Escaliers de type B _ _ _ __
• Concep t ion et exécutio n
Ces escaliers SOnt généralement posés directement sur le sol.
Bien qu'intégré au bâti, les perrons d'accès aux Ouvrages font partie de cette catégorie.

Perron d 'accès

La pratiq ue des profession nels de l'aménagement paysager a permis, pour les escaliers
de type B, d'aménager les règles de sécurité et de pénibiliré \lues dans les chapitres
précédents.
L'aménagement le plus notable concerne les dimensions er les proportions. II esr lié au
fa ir que l'espace disponible en extérieur pour un escalier, sans qu'il y ait fo rcément
de liaison prévue avec des corps de b-J.timents, esr souvent moins contraignant q u'en
intérieur.

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