Guide Pratique des Escaliers
Guide Pratique des Escaliers
En application
des textes réglementaires,
normes et règles comacrées par l Image
eSTB
Je luIur en construction
Le present guide est destiné à commenter et à expliquer certaines règ les de construction
et les documents techniques de mise en œuvre.
Il ne se substi tue en aucun cas aux textes de référence, qu'i ls soient réglementai res
(lois, décrets, arrêtés .. .), normatifs (normes, OT U ou règles de calcul)
ou cocl ifica rifs (Avis Techn iques, OTA , CPT .. . ) qu i doivent êt re consultés.
Le esTa décline toute responsabilité q uant aux conséquences di rectes
ou indi rectes de route nature qui pourraient résulter de l'util isation d u présent guide.
Ce guide J'appuie Jur le! dommtfllJ dt référence tfl l1igue/lr à Itl d(lle de $(1 publÎc(lliofl
Toute rep'oduct,on ou repr6senUlllon intég«lle 01.1 paru.11e, par qu.elque pr~" que ce SOit. dea pages publiées dans le
P'''Hrlt ouvrage, fa'ia sant r.utorisation de l'6<litaur ou du Cantre Ffan~1I d'bplo,18Iion du droit de cop,e (3, rue
H.utefeuille, 75006 Paris), Ht illicite el constitue u~ contrefaçon. Seules sonl .~, d'une pan, let reprodUCtions
striclement réSfI!VMI " ruseoe du topISlfI .1 notI clutl ...... " IH'\I utilisatIOn coIIectNe Il d'autra pert. let analyses el
courtH CllatlOflS justJfiHs pet le eerectèf. soen\Jfique ou d'infomwltlOn de l'_a r:itlnt ~ .... IIOI'It incot"pOfées
(loi du 1" juillet 1992·11't1C1e l 122-4 et L 122<6.t Code l'*\I1.rticII4251.
CI CSTB d6eemb ra 2008 ISBN 978-2-36891-39&.8
G U 1 D E
PRATIQUE
Les escaliers
Conception, dimensionnement, exécution :
escalier en bois, métal, verre, maçonnerie, pierre naturelle ...
Eu ap/J/;ca/ioll
des tex/es réglementaires,
IJOl"llies et règles cO/lSacrées par l'usage
Ménad CH ENA F
ll/génlellr en (hef (Ill CSTB .
Rt!pcllJtlble de l(/ Dil'ù;oll 1l1glllÎffie de /(1 Sirl/rilé
Thierry BEL
IIll1slraliom
eSTB
le fuluren conslruCllOfl
SOMMAIRE
,
SOMMAIRE
G lossaire ............................................ 6 1
Bibliograp h ie ........................................ 66
/ lIl1sioll de Pellrose;
,'ep"isell lfltioll p{/rtulo.wde de fesptlce 0/1
le IIIOIU'eme1lt perpétuel, cel eSCfllier qui m Ollte,
â m oills qu 'i! Ile descende ... Joujours.
Domaine d'application
Le présent g uide s'intéresse à la conception, au dimensionnement et à la réalisation
des escal iers destinés à être disposés cam à J'intérieur qu'à J'extérieur des bâtiments.
Les développements qui y sont conten us co ns istent en des règ les communes
applicables à tous les t ypes de bâtiments, en insistant par endroits sur les règles de
sécurité et de confort visant la maison individuelle.
Des règ les supplémentaires existent pour les autres types de bâti ments, en fonction
de leur desti nation (ERP, habitations collenives, immeubles de bureaux, locaux
industriels, etc.).
Le lecteur pourra au besoi n consulter les textes codificatifs et réglemenrai res visant
des cas spécifiques.
Destiné aux petites entreprises de construction ainsi qu'aux concepreurs, calcula-
teurs et architectes, ce guide présente de manière synthétiq ue les différents types
d'escaliers pouvant êtte conçus, en fonct ion des contraintes locales liées au p rojet
(dimensions de la trémie, hauteur à montet, largeur, etc) et précise les précautions
et spécifications rechniques à respecter.
Il décr it également les di spositions rég lementaires applicables en France en
la matière.
Ce guide développe, en les explicitant, les points suivants:
• la term inologie employée ;
• la visée générale des textes codificatifs et réglementai res, ainsi que celle des règles
consacrées par l'usage;
• les différents types d 'escaliers classés selon la fo rme architecturale;
• les règles fonct ion nelles confirmées par l'usage;
• les règles relatives à la conception et au tracé de l'escalier;
• les règles de d imensionnement structural ;
• le~ parties an nexes de l'escalier (garde-corps, mai n courante, etc).
Il indique également les références des principaux rextes traitant du sujet.
Il n'entre pas dans le cadre du présent g uide de développer les attend us des textes
réglementaires q ui, d'ailleurs, SOnt mis à jour au fur et à mesure q ue les techniques
constructives évolue nt . Le lecteu r pourra se référer aux références don nées
au chapitre « Réglementat ion, normes et autres documents », qui SOnt appl icables
à la date de rédaction du présent guide.
Si les exigences réglementaires évoluent assez rapidement dans leur définition, elles
ne changent g uère dans les principes de base qui les sous-rendent, ces principes
relevant de phénomènes physiques tout autant q ue de considérations ergonom iq ues
et de confort (ce dernier aspect conditionnant la sécurité d'utilisation).
Ainsi, la réglementation en matière d 'escalier (touS types de bâtiments confondus)
vise trois aspectS essentiels:
• les dimensions de l'em marchement et entre mains courantes, de manière à respec-
ter des cri tères de confort d 'uti lisation et de rapidi té d 'évacuation (en cas de
paniq ue) ;
• la ventilation des cages d'escaliers et espaces qui y SOnt associés (cou loi rs de circu-
lation) de manière à évirer l'enfumage et sécuriser l'évacuation des person nes en
cas d' incend ie (il fa ue savoir, en effet, q ue c'est par asphyxie q ue les incend ies
causent le plus de décès) ;
• le comportement au feu des matériaux uti lisés, en vue de limiter l'i nflammabilité
(ce comportement justifié par des essais conventionnels et réglementés).
Q" O bservatio n
Un qllatrÎème point pOllrrait être mentionné bien qu'il ne Joit POJ explicitemelll visé par la
réglementation en vigll€llr : il J'agit de l'ùolement acomlique de l'esCtllier par rapport aux
alllrtJ élélllenlJ de la COIIJtmclio/l. Ce crilère pelll êlre rtJpecfé 1II0)'el/l/(l/lf l'arlopfio/l de
dispoJitiolls parfÎCIllières qui permette", d'al/lIlller les tral/smÙÛOIlS solidiem1eJ entre
l'escalier elles plfll1c!Jers qll'i/ dwe/"t. Ces dispositiow cowùtent en prafique en l'interpo-
Jition de malériau résilient à l'applli ries maliers (lIéoprè1lt nOlamment). Cela exige qlle
J
l'escalier ail élé confll comllle Jimplemelll aPPIl)'é Sil/" le reste de la coml/ï/ctioll.
Dispositions communes
hauteur
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marche
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patie{ dt repos
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Vue en plan d 'une cage d 'escalier
• Paljer: plan horizomal plus large que les marches couranres. Deux paliers
consécutifs délimirenr une volée d 'escalier. Si le palier est au même niveau qu'un
érage couranr du bâtiment, on parle de palier d 'arrivée (ou palier de départ).
Sinon, il s'agit d' un palier intermédiaire (ou palier de repos).
• Volée: ensemble de marches successives , compris entre deux paliers (quelle que
soi t la narure du palier).
• Ligne d e foulée: lig ne théorique représentant le parcours usuel lorsq ue l'on
emprunte l'escalier. Le tracé de cette ligne répond à des critères géométriques vus
plus loi n dans le présent g uide.
------------~ .. ~-----------
• J our d 'escalier : espace central de l'escalier, lorsqu'il est prévu (les deux volées
peuvent être accolées. Dans ce cas, il n'y a pas de jour).
• Mur d 'échiffre : mur parallèle (ou sensiblement parallèle) à la ligne de fo ulée
sur leq uel s'appuient les marches lorsque l'escalier est soutenu latéralement. Il est
possible d'avoir un ou deux murs d'échi ffre.
murs
d'éChitfre - _ _ _ _ ~~'--_:::::/<:::::::::::::::::::::;.~
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• Ec happée : désig ne la hauteur libre la plus fa ible calculée entre le dessus des
marches et la sous-face du plancher supérieur.
• D én ivelée: hauteur de fran chissement de l'escali er. Dans un bâ timent , c'est
la hau t e ur co mpt ée d e p la nc he r à p la nc he r, revête ments co mp ri s.
• Reculem e nt : il s' ag it de l'e ncombrement de l'escalier dans le sens de la lon -
g ueur (le reculement est la projection verti cale de la long ueur de l'esca lier).
• Trémie d 'escalier : ouvertu re ménagée dans le plancher pour perm ett re le
passage de l'escalier.
• Cage d 'escalier: désigne le volume dans lequel l'escalier es t situé, volume
générnlement délÎ mÎté par les murs entournnt l'escalier.
o
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reculement
------------~. .r------------
Différents types d 'escalier
Néanmoins, d'a utres formes pe uvenr être adoptées, en fonction de l'es pace
dispon ible, des positions et dimensions des frémies et des choix architecturaux.
marche droite
palier
intermédiaire
--------------ImI---------------
• Escaliers balancés
Escalier à changement de d irect ion sans palier intermédiaire, les changements de
di rection som assurés par des marches d ites .. balancées _.
La posi t ion du balancement conduit aux appellations .. quartier tournant bas ",
.. quartier tournant haut lO, .. quartie r [Qu rnant média n ", .. doubl e quartie r
tournant " .
marche
balancée
----------~mI~-----------
• Escalier h él icoïdal
Appelé également escalier en colimaçon ou en spi rale, c'est un escalier tOurnant dom
les marches rayonnent autOur d 'un pilier central , le pl us souvent de forme cylindrique.
central
m arches
--------------IEI~------------
_ _ _ _ _ _ _ Les échelles
Dans cerrains cas, et noramment en raison de l'exiguïté de l'espace disponible, il
peut se révéler impossible de concevoir un escalier répondant en tOuS poi nts aux
principes de confort et de sécurité pr/konisés.
On est alors conduit à opter {Xlur des moyens d 'accès particuliers, qui se révèlent
moi ns sûrs qu'un escalier traditionnel, conçu en conformité avec les règ les décrites
clans les chap itres suivants.
Ces moyens s'apparenrenr plus à des échelles qu'à des escaliers. Néanmoins, l'usage
les a consacrés comme se subsrÎru::mt à des esca liers et c'est à ce t Ître que nous avons
choisi d'en parler ici.
On disting ue trois types principaux:
• l'échelle de meunier;
• l'échelle à pas décalés ;
• l'échelle escamorable.
• L'échelle de me unier
De conception très simple, il s'ag ir de marches liées à deux limons si tués en extrémi tés
d 'emmarchement. Il est conseillé de prévoir un garde-corps pour éviœr les , huees dans
le vide, et surtout pour pouvoir se maintenir à la rampe en montée et en descente.
L.'I pente d 'un cel d ispositif est de l'ordre de 45°, ce qui dépasse d'environ 30 % celle
d' un escalier classique.
• L'échelle à pas décalés
Elle est encore plus raide que l'échelle de meunier (environ 60°). Ceci est dû à la
découpe particulière des marches qui élim ine le recouvrement de manière alternée.
L'attention doit être apportée au pied d'attaque de cette &:helle, puisqu' il ne peur être
pratiqué que selon un seul cheminement.
L'avantage de ce disposit if est de réduire le reculement de l'escalier au mInimum.
Il se révèle particulièrement adapté aux trémies à dimensions lim itées.
marche en
marche en L 1
• L'échelle escamotable
Elle est consti tuée de trois ou quarre éléments qui se replient dans un caisson et se loge
au plafond. Cene échelle esr principalement utilisée pour accéder sous la raiture.
EUe est à peine plus conforrable d'accès qu 'une échelle à proprement parler et ne peur
vraiment pas, contrairement aux deux précédentes, être comparée ou assimi lée à un
escalier.
------------~EI~----------
Dimensions et proportions
Dans cene relation , le pied chaussé eS{ supposé mesurer entre 28 et 32 cm de longueur
(du 4 1 au 46).
La norme citée autOrise des hauteurs de marches allant jusqu'à 2 1 cm. Aucune condi-
tion n'y est donnée quant à la dimension minimale du giron.
," 1 pied . 30,48 cm
---------------ImI---------------
Si on retranscrit de manière rabulée la double inéquation précédente en fdisant varier
la hameur de marches de 16 à 2 1 cm par pas de 5 mm, on obtient le tableau suivant
donnant les largeurs de g iron en fonction des hauteurs de marches :
Bien que la norme ne limite pas la largeur du giron, il est recommandé de ne pas
avoir une valeur trop faible. l 'expérience mont re qu'en deçà d 'une largeur de 23 cm ,
l'escalier est inconforrable, notamment en descenre,
Observation
Il peut orritw. par mOllql/t dt plol't 011 tll raùo/I dt limÙatiO/IJ dtI dillltll!iO/IS dt Id t" mÎt,
qlhl lit loif pas JHlliiblt dt l'tJfHCt" ItI t'flltllrJ rtrollllllo1lditJ ci-dt.JSI/J, 1/ est alors loisiblt
d'fldopter lu 'tllltrtJ (ol/plu dom/Es dans It tobltoll.
r--A-t-te-u-t-ffl-'-'-!---------------------------------------~
Il est impérati f pour la sécurité que routes les marches aient st rictement la
même hauteur, en raison de la prise de cadence du pas lors de la montée et sur-
taU( de la descente. Toutefois, il reste possible d 'avoir une marche un peu plus
basse au départ (le bas) d 'une volée. O n considère, et l'expérience le prouve,
q u'en montée, la cadence est prise après l'assurance de la deuxième marche, et
q u'en descente, l'approche d u bas de l'escalier ralentit la cadence et met en
éveil la personne. Mais cette disposition est peu recommandée, il est de loin
préférable d 'oprer pour des marches strictement identiques en hauteur.
--------------------III~------------------
Détermination de l'échappée
La norme XP P 21-211 indique, à ['article S.I.4 Of L'!dmpJ!Ie, mtfl/rée Jl(r 1(1 Iiglle de
fOI/lEt, elt d'au IIIOÙ/J 1,90 m, nial/lIJoim /« wJ/mr de 2, 10 ut rerollllllllIIdle. JO
Cerre norme n'i ndique pas si l'échappée se mesure à la verticale ou bien par un rayon
dom le centre se trouverait sur le nez de marche le plU! proche du bord de la trémie.
En effet, lors de la descente, le corps est légèrement penché en avant et l'échappée
risque de se révéler un peu juste lorsqu'elle est mesurée à la verticale.
12 cm
......._~-..-~-' -,-
échappée
!min i 2, 10 ml
Déterminat io n d e l'échappée
Œ Observatio n
le II/ode de mImi mi/'(1111 : 1)11 lIIe1llre /'frhflpple il III t:tr,ica/t. IIUlis tI mil
L'11II/m,. 11!(r;IIIII/II"de
dis/til/Cl de 12 CIII (/" bord de tri",ù /"trJ le ltllJ aJctlldfl/lI de l'tJClflitr.
De phu. il eJ' for/til/mi (()IIuillé de lit pas durtlulre tllI-dmOIfJ d'mit l ,tllellr de 2.10 m,
l'expbimœ a)'(1//I fi/omri '1U'l/llt ""Itllr plllJ fi,;b1t Irait dfll/gtrtUJt (bim '1"t la normt ample
jlllqll'à 1.90 III)
Exemples de calcul de dimensions ___
- Étage à monter de plancher à plancher: 2.90 ru
- H aureur sous plafond: 2,60 ru (ép..1isseur du plancher revêtu: 30 cm)
c:i" O bservatio n
Il serail pi lls exurf de dire qll'i/ y a / 7 fOlIIremarcbes, ((Ir la dC/'IIière II/arcbe sera (111 mêllle
niveau ,!lIe le palier d'arrivée, ce fI'esf dOliC pa! à propr/mllII parler If/Je marche COIIIII/e lei
ONtres pl/ùqu'elle est Cil cOII/ùlllité de cc palier.
r--A-t-te-'-'t-;-o,-,-!---------------------------------------~
Les calculs précédents Ont été présentés poUf l'exemple de calcul des dimen-
sions des marches, sans tenir compte du reculement disponible.
Il faut noter que cerre condition de reculement est essentielle, car c'esr elle qui
permet d'obtenir une échappée suffisante. Cerre condirion doit être examinée
en fonction des dimensions de la rrémie et de celles des marches.
----------------------El~-----------------------
Les calculs qui précèdent, illustrés à-dessous, montrent les précautions à observer pour
respecter les multiples conditions de praticabi lité des escaliers.
>12 cm
distance entre
le bord de la trémie et
le nez de la troisième marche
>1-40
1 1
r-------~--~-r~
-'
2,2Sm
(>2, 10m)
2,SOm
ligne de
foulée
Spécifiquement pour les marches balancées, il convient que la largeur du côté extérieur
(le plus large) des marches n'excède pas 42 cm.
En effet, des marches trOp larges conduisent à des cadences qui ne correspondent pas au
pas naturel et peuvent faire trébucher.
r--A-t-te-'-,t-iO-'-,-!---------------------------------------~
Une chose importante à respecter : la largeur du giron doit rester constante sur
la ligne de foulée.
------------------------~EI~-----------------------
____ Palier séparant deux volées
Dans le cas d 'un pal ier séparanr deux votées, le confon de marche cloÎt être assuré
en considérant que le pas sur ['horizontale est d'environ 28. soir approximativement
62 à 64 cm.
La dim ension du palier inte rmédiaire doit donc tenir compte de cet asptn, si non
l'escalier est inconfortable, voire péri lleux, puisque la cadence de marche est brisée.
En part iculier, les nez de marches doivent être éclairés régulièrement, en évitant les
contre-jours, et avec une intensité voisine de celle des accès.
En règle générale, et lorsque cela est possible, la mise en place de fenêtres sur le mur
cl'échiffre se révèle une bonne solution à condition qu 'il n'y ait pas de zones d'ombre
prononcées en palier d'arrivée.
Pour les cages d'escalier munies d 'un vide cemra l suffi sant (largeur supérieu re à
1 mètre), l'éclairage zénithal (par le haut) est la solution la plus efficace.
------------~ImI~------------
Lorsque l'on n'a pas de possibilirés d 'assurer un bon éclairage namrel, il esr consei llé
d 'éclairer au pl::tfond, et le pl us près possible des volées d 'escalier.
Dans touS les cas, il faut éviter les éclairages de fonds de paliers, qui créent des effets
d 'ombre et de COntre· jour.
------------~IiI~------------
Différenciation des nez de marches _ _
L'expérience montre que des nez de marches bien différenciés permettent une descente
plus fluide et plus assurée de Jlescalier.
On peur constater qu'un groupe de personnes est très fortement ralenti en descendant un
escalier, caf la proximité des autres personnes empêche de distinguer les marches et le
pas doit s'assurer d'abord avant de passer à la marche inférieure.
Le même phénomène se rencomre en cas d'obstacle visuel en descente, dû à un objet que
l'on transporterait.
r-A--t-te-n-t-ffl-'-'-!---------------------------------------~
Afin de se prém un ir contre tout risque de faux·pas, nOtamment lOfs de la
descente de l'escalier, il esr forrem ent recommandé de bien marquer les nez de
marches par tout moye n visuel permettant la localisation de la cadence.
G" Observatio n
Nélllll!J()Ù/J, cetlt règl e peUl être Iral/Jgressle daliS l e ((/s d'IIII perr{JII, à fOllditi()ll de pm/oir IIIlt
difflrmc;f/liol/ "isllelle bit1ll!l(/rqllft, (ar f/ùui l'tlll,* eJI II/("qllft tf It risqllt eJllI/oilldre.
_ ____ Passage du brancard
Selon l'article R111 -5 du Code de la construCtion, les escaliers d'accès prévus dans les
locaux d 'habitation doivenr permcHre le passage d'un brancard.
Ce brancard se présente co mme un recrangle de 2,29 m de longueur (poign ées
comprises) su r O,S8S m de largeur.
La conception de J'esca lier doit tenir compte de cc{Cc condition au moment de la
détermination des largeurs de trémies.
L'examen des conditions géométriques de tracé conduit aux dimensions données par la
figure ci-après.
Cene condition n'est généralement pas respectée dans les maisons individuelles où les
dimensions d es escal iers SOnt plus faibles.
,,
,
,'.. ,,
......
.. ' 1
0,10
Trémie rectangulaire T rémie circulaire
--------------Ea-------------
Revêtement des marches
l e revêtement des marches joue un rôle important dans le niveau de sécurité que
présente un escalier.
En effet, les considérations de glissance som pour un escal ier beaucoup plus importantes
qu'elles ne le sont pour un plancher horizontal.
De plus, le revêtement protège les marches et retarde leur usure et leur polissage sous les
pas, cene usure rendant J'escalier moins sûr et augmentant le risque de trébuchement.
r--A-tt-e-n-tl-~-n-!------------------------------------~
Lorsque le revêtement est en bois (ce qui est fréquent pou r des escaliers
résidentiels), il doit êue disposé de manière à ce que le fil du bois soir perpen-
diculaire à la ligne de foulée.
Lorsque J'escal ier esr métallique, le revêtement doit comporeer des aspérités et
des reliefs (rôle larmée, par exemple).
En intérieur, des revêtements texti les (moquettes ou tapis) sont utilisables à condition
que la pose assure leur maint Îen sans ripage possible, ripage pouvant créer des plis
dangereux dans le revêtement.
Il existe aujourd'hui des revêtements plastiques usinés pour cet usage et qui assurent des
surfilces antidérapantes efficaces.
--------------~IŒIr---------------
Stabilité d'un escalier
Parm i les composants d 'un ouvrage de construct ion , l'escalier pose q uelquefois à
l' ing énieur de structures de délicats problèmes liés aux systèmes d 'appui et de
reports de charges.
En effe t , en dehors des escaliers d ro its pOUf lesq uels les sc hémas cons tructifs
conduisent à des sollicitations simples de type flex ion, tout balancement ou vri llage
de marches conduit au développement de sollicitations de torsion dont il f.1.lI t ana-
lyser les cisaillements indu its.
De plus, les marches peuvent être d issociées de ['ossature g lobale de l'escalier ou e n
fa ire parrie intégrante.
A' Observation
EII raison de ( t J aJpem par/ÎCl/lier!, il tif nécessaire de dù/ingller le sYJ/ème d'app/(i des
/llt/rr/leS de ce/IIi de l'escnlier VII globalelllelll.
------------~111~-------------
Le plus nacurel est de les disposer en extrémi tés de palier.
plancher d'étage
~::::: ~
palier
poutre palière
poutre
d'étage
palier
'-po,"" palière
poutre
palière
étage
poutre d'étage
----------~EI~-----------
• Marches s ur limons ou crémaillères de bo rd
Dans ce cas, les marches suppon ent les charges apportées par l'utilisation des escaliers
(poids des person nes, notamment), et les reportent sur les limons ou crémaillères.
C'est le cas le plus fréquemment rencontré pour les escaliers en bois ou en métal.
Par analogie aux planchers, les schémas statiques correspondants font que les marches se
comportent comme des soli ves et les limons ou crémaill ère comme des poutres
porteuses principales.
limon
------------~EI~-----------
• Marches sur limon o u crémaillère cemra1(e)
crémaillière
en profilé
tubulaire
Escaliers en mélal
crémaillière
cen tral e
Escaliers en béton
---------------III--------------
• Marches en console
Escaliers en métal
------------- ..
Marches en console pour escalier hélicoïdal
~-----------
Systèmes d'appui des volées
Comme cela a été vu précédemment, les volées s'appuient le plus fréquemment sur des
poutres, celles-ci pouvant être spécifiques à J'escalier ou faire panie de la poutraison du
plancher, selon le niveau considéré.
D'un point de vue structural, les volées som elles-mêmes constituées :
• soit d 'u ne pai Uasse.
• soit de limons,
• soit de crémaillères.
Ce qu 'il convient de retenir, c'esc que les volées assurent le maintien structural dans le
sens longitudinal de l'escalier (sens de la marche), alors que les marches assurent le
maintien structural dans le sens transversal.
Le plus naeurel est de lier latéralement la volée aux murs et cela confère une rigidité
largement suffisante.
/
ligne d'a ppUi su r
mu r d'échiffre
- - - - - -- , ,
\
,
,
m"
d'échiffre
~
1
, /
• -- - - .- -
-------------IWI--------------
Analyse de la stabilité
Cene analyse est précédée obligatoiremem du choix préalable du syStème constructif
d 'appuis à retenir qui, lui-même, ne peut être opéré qu'une fois les di mensions de
l'escalier connues.
Rappelons que ces dimensions doivent respecter les conditions de confort et de sécurité
décrites précédemment, y compris le passage du brancard.
Com pte tenu de la diversité des formes que l'on peur avoir, il sort irait du cad re du
p résent guide d e passer en revue [Ous les systèmes susceptibles d e se présenter.
Néanmoins, il est possible de proposer la démarche générale suivante en quarre points,
valable quel que soit le rype d'escalier :
• concevoir les formes de l'escalier et ses dimensions, connaissant la trémie réservée et la
hauteu r d 'étage;
• vérifier que toutes les dimensions respectent les conditions de praticabiliré (formule
de Blondel et dimensions des paliers éventuels) ainsi que le passage du brancard;
• arrêrer le système structural d 'appuis, en tenant compte de la pourrai son éventuelle
des planchers, et des échappées;
• d imensionner les éléments porteurs (marches, limons, crémaillères, paillasses, etc).
------------~EI~------------
Charges appliquées à
un escalier
NF P06-001
NF EN 1991-1-1
Eurocode 1
Actiom sur les structllr!!s
La norme applicable en France depuis des années est la norme NF P 06-001 donnant les
charges d'exploitation des bâtiments (les surcharges, disait-on, il y a encore une dizaine
d'années),
Néanmoins, il l'sr actuellement loisible d'utiliser en France le texte de J'Eurocode l,
partie 1-1 (act ions générales - poids volumiques, poids propres, charges d'exploitation
des bâtiments) publié en mars 2003 par l'AFNOR sous la référence P 06-ll1-l.
La norme NF P 06-001 fixe la charge d'exploitation à prendre en compte.
Pour les bâtiments d'habitation, la charge à considérer sur les escaliers est de
2,5 kN/m l , à J'exclusion des marches isolées et des halls d'entrée pour lesquels la norme
ne se prononce pas. La valeur de la charge répartie donnée vaut pour le dimensionne-
ment du système structural dans le sens longitudinal (paillasse, limon, crémaillère).
On constate que le système transversal n'est pas visé.
L'Eurocode l , partie 1-1 , et notamment l'Annexe nationale française de ce texte, propose
une approche un peu plus complète de la charge d'exploitation puisqu'il indique deux
types de charges: une charge répartie et une charge ponctuelle:
• charge répartie sur les escaliers: 2,5 kN/m 1 ;
• charge ponctuelle: 2 kN.
--------------III~-------------
Il est précisé dans J'Eurocode que ces deux types de charges ne SOnt pas cumulables
et que le dimensionnement doit les considérer successivement et retenÎr le cas le plus
sévère.
Pour ce qUÎ concerne la marche isolée, l'Eurocode 1 indique simplement que:
" LeI charges d'exploitatiol/ sl/saptibles de variatiom bmlales d'illlemùl pellvelll dom/er lim à des
effets dYlIamiques ill/pOrlams dom la valmr 1/e pmt être éwlllée que par IIlJe allalpe spécifique.
Cette allalyse peut être réalisée !lIr la base de modèles de calclll adapléJ, simlllallt les caractéris-
tiques dyllamiqlles de la SlmC/llre (maJJes et raideurs). Elle pellt igalemellf être effectuée par i1lfer-
prétatioll d'expirimetltatiom directes.
LeI types de charges dOllllam lim à ces effel! som 1I0lam1l1em :
• les charges de persolllus IlIr les escaliers à marches légères illdéPmdames 011
. ....
.
!fmi-indépendantes. ;
On constate que l'Eurocode 1 ne se prononce pas plus que la norme NF P 06-001 sur le
cas de la marche isolée dite « légère », c'est-à-dire en bois ou en acier. Il renvoie à des
calculs dynamiques complexes sortant du cadre du présent guide.
Notons que la marche isolée s'entend lorsqu'il n'y a pas de contremarche ni d 'autre
dispositif permettant le report des charges entre marches.
En effet, en présence de contremarches ou de dispositif de report, une étude dynamique
se révèle superflue et un simple calcul statique suffit à sécuriser structuralemenr les com-
posants (ceci vient de ce que les fréquences propres des systèmes à report de charges SOnt
élevées et ne se situent pas dans les gammes pouvant être exci tés par la marche ou la
course).
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Dimensionnements
. et dispositions
Le présent chapüre donne les principes génémux et détai lle certains points particu-
liers en matière de dimensionnement des escali ers, qu'ils soient en héton armé, en
bois, en métal ou encore en verre.
De plus, il fourn ir des indications sur les d ispositions constructives spécifiques à
chaq ue type d e concept ion présentée.
Ce cas, nous l'avons dit, se renconcre pour les escaliers hélicoïdaux ou, plus rarement,
dans le cas de murs d'écbiffre capables d'équilibrer les effores de console.
A,
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S'agissaoc d'une paillasse, il n'y a pas de marche isolée et , donc, pour le calcul,
on retient, en plus du poids propre, une charge uniformément répartie dépendanr de la
descination de l'escalier (s'il s'agit d'habitation, la charge d'exploitat ion à considérer est
2,5 kN/m ~).
Les armatures principales Apr serOnt placées en partie supérieure de la marche. De plus,
on dispose, en partie inférieure et dans le sens longitudinal, des armatures AJ servant de
répartition et destinées à renforcer les angles renrrants. Ces deux systèmes d 'armatures
sont reliés par des étriers Ar.
• Escalier à limon
Plan de coffrage
l ' B
Mode de ferraillage
L, B
Comme il est classiquement adm is en béton armé, le limon est considéré comm e
semÎ-encascré à ses deux extrémités.
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Appelons p la charge uniformément répartie par mètre-linéaire de limon (charge ramenée
par les marches) et a l'angle du limon avec l'horizontale.
, ,
, p
, /
-"'- -
/
- - -
On constate que cela équivaUt à une l)Ourre horizontale de !)Or[ée L, soumise à une charge
verticale P.
Pour ce qui concerne la charge h, elle induir un effort de compression sur la moitié infé-
rieure du limon et un efforr de traction sur la moitié supérieure, ces efforts étant égaux à :
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• Escalier san s limo n (paillasse portée)
Dans ce cas, la paillasse porte de palier à palier et l'élément résistant consiste en une
dalle inclinée d'épaisseur h.
Les marches au-dessus de la dalle som considérées comme une simple charge et n'imer-
viennent pas dans les calculs de résistance.
Les armatures pr incipa les Ai et les armatures de répartition Ar SOnt illusuées au
précédent paragraphe oc Paillasse en console _.
Elles som complétées par des armatures de mible diamètre (6 ou 8 mm) armant les nez
de marche.
La dalle inclinée esc à calculer comme les limons vus précédemment, c'est-à-di re que,
en appelant p la charge par ml (poids propre compris) le moment en travée par mètre de
largeur vaud ra :
M • pcosa 1i
LI étant la portée développée de la dalle.
Escalier en bois ______
Les escaliers en bois, clans leur immense majorité, sone constitués de marches porrant sur
des limons.
Lorsque ces escaliers som droits, les p rincipes d 'analyse quant à l'évaluat ion des charges
et des efforts reswlt les mêmes que pour l'escalier en béron, tel q u' il fi été vu dans ce q ui
précède.
Ceci csr noramment valable pour ce qui concerne l'application des actions compte tenu
de J' inclinaison d e la volée. Néanmoins, le dimensionnemenr esc p lus simple pour un
escalier en bois car ce dernier ne présente pas, pour des raisons inhérences au matériau
constitutif, le monolithisme renconrré clans les structures en héron.
En fin de compte, cela ne nécessite pas , de la part du projeteur, de fo rmu ler des hypo-
thèses relatives aux liaisons emre éléments (la notion d 'encastrement , dans un escalier en
bois, n'eSt en général pas à considérer, les assemblages utilisés n'étant pas aptes à empê-
cher les rotations d 'aboues).
• la just ifi cat io n e n fl exion composée d es limons , sous l'effet d es charges amenées
par [es marches, ces charges étant, pour cette vérification, les charges réparties prévues
par les codes en fonction de la destination de l'escalier.
Un dernier point concernant les escaliers en bois (ec en général cous les composants
constitués de ce macériau) esc le choix des essences utilisées.
Compte te nu des performances exigées d 'un escalier, il esc judicieux de se fai re conseiller
par un professionnel d e la structure bois afin d 'être assuré de la durabilité et de la robus-
tesse de l'escalier.
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____ Escalier à marches de verre
Certai nes conceptions modernes om adopté - et cela se rencontre de plus en plus
Fréquem me nt - des escaliers com portant des marches en verre.
Ce type de conception est aujourd' hu i visé par des Avis Techniques basés, pour l'évalua-
tion des performances de ces procédés, sur le Cahier des Prescriptions Techniq ues (CPT),
cahier du esTa 3448.
Ce CPT donne les règ les de concept ion et de dimensionnement, ainsi q ue les exigences
concernant le choix des matériaux utilisés et leur mode de pose.
Dispositio n no n permise;
m arches de verre à bord libre
reposam uniquem em
s ur les deux petits CÔlés
Escalier en métal
Ce type d'escalier est généralement utilisé en mi lieu ind ustriel bi en que cen aines
rendances contemporaines Paient introduit dans les locaux d'habitation.
Il est constitué soit de marches sur limon, soir de marches encaStrees sur fût (escalier
hélicoïdal).
Dans le prem ier cas, la conception et Je dimensionnemenr som simi laires à celles des
esca liers en béton ave<: limons.
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Escaliers extérieurs
On d istingue deux types d tescalie rs extérieu rs que [ton dés ignera par les lett res
A et B.
Type A : ce sOnt ceux qui permettent d'accéder à des niveaux surélevés de construction .
Intég rés au bâti , ils ne diffèrent des escaliers intérieurs que par leur emplacement.
Type B : ce som ceux qui permerrenr de ra((faper des déclivités de terrams ou
de plares-formes. On les dénomme également « escaliers de jardin » .
Ceux-là relèvent de règ les de conception spécifiques.
Escaliers de type A
Ces escaliers relèvent de règles de conception et d'exécution identiques à celles des
escaliers intérieurs. Cependant des précautions supplémentaires sont à observer, d u
fait que l'escalier extérieur est soum is aux intempéries et que le choix des matériaux
utilisés. la fréquence et la nature des opérations d'entret ien et de contrôle doivent
impérativement tenir compte de ce paramètre.
Le plus souvent, ce type d'escalier est fait en bétOn ou en maçonnerie, que l'on préfère
au bois ou au métal, en raison de la meilleure durabiliré en milieu extérieu r.
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Attention!
La rugosité de la su rface des marches doit prendre en compte le fait qu'en cas
de pluie ou de gel, la sécurité vis-à-v is de la glissance doit être assurée. En
conséquence, un trai tement antidérapant doit être mis cn œ uvre.
lorsque le revêtement est en maçonnerie, le traitement le plus efficace reste un
traitement mécanique de la surface de la marche, traitement qui est plus fiab le
et plus durable qu'un revêtement rapporté.
Escaliers de type B _ _ _ __
• Concep t ion et exécutio n
Ces escaliers SOnt généralement posés directement sur le sol.
Bien qu'intégré au bâti, les perrons d'accès aux Ouvrages font partie de cette catégorie.
Perron d 'accès
La pratiq ue des profession nels de l'aménagement paysager a permis, pour les escaliers
de type B, d'aménager les règles de sécurité et de pénibiliré \lues dans les chapitres
précédents.
L'aménagement le plus notable concerne les dimensions er les proportions. II esr lié au
fa ir que l'espace disponible en extérieur pour un escalier, sans qu'il y ait fo rcément
de liaison prévue avec des corps de b-J.timents, esr souvent moins contraignant q u'en
intérieur.
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