Analyse
transactionnelle
Ihssane Quorte
Hiba Rofai
Kawtar Regragui
Chaimae Toudi
Manal Yanoubi
Sommaire :
1- Les Signes d’attention
2- Les positions de vie
3- Les états du moi
4- Les transactions
5- La symbiose et la fusion
Introduction
L’I.T.A.A. (Association Internationale d’Analyse Transactionnelle) définit
l’analyse transactionnelle comme ceci :
« L’A.T. est une théorie de la personnalité et une psychothérapie systématique
en vue d’une croissance personnelle et d’un changement personnel.»
1-Les signes d’attention
Dès notre plus tendre enfance, chaque individu, a besoin, pour se développer et
s’estimer, de recevoir des marques d’affection et d’attention de la part de son
entourage. Le manque ou l’absence de ces signes est considéré comme une
source de dépression. Éric Berne, fondateur de l’Analyse Transactionnelle, a
développé le concept d’économie des Signes de Reconnaissance pour décrire
notre besoin vital de satisfaction affective.
Définition :
Un signe d’attention ou bien signe de reconnaissance est un message que nous
envoyons à une autre personne volontairement ou involontairement afin de
signifier notre satisfaction ou notre insatisfaction vis-à-vis de son comportement
ou de son identité. Ces signes peut-être verbaux ou non verbaux par exemples un
sourire, une parole, un regard ou un signe de tête. Ils peuvent aussi être positifs
ou négatifs comme les compliments ou les critiques. Enfin, nous les recevons
différemment suivant qu’ils sont formulés de façon conditionnelle ou
inconditionnelle.
Définition des signes conditionnels et signes inconditionnels :
Les signes conditionnels renvoient à notre comportement autrement dit les
stimulations conditionnelles sont données à la personne pour ce qu’elle fait. Par
contre les signes inconditionnels sont des stimulations données à la personne
pour ce qu’elle est, ils renvoient à notre personne. Ces signes sont chargés
d’intensité qu’ils soient négatifs ou positifs
Les signes de reconnaissance inconditionnels :
Les signes de reconnaissance inconditionnels positifs :
La personne agit de façon constructive pour elle-même et pour les autres.
Exemples :
Je te trouve intelligent
J’apprécie ton sens de l’humour
Je vous trouve bien jolie
Les signes de reconnaissance inconditionnels négatifs :
La personne tendra à agir de façon destructive pour les autres et pour elle-même.
Exemples :
Tu es méchante
Tu es vraiment insupportable
Je déteste tes grands airs
Les signes de reconnaissance inconditionnels sont indispensables si l’on veut
que la personne ait de l’initiative et manifeste de l’autonomie, mais, en la
rendant moins dépendante, elles la rendent moins contrôlable.
Les signes de reconnaissance conditionnels :
Les signes de reconnaissance conditionnels positifs :
Exemple :
J’apprécie beaucoup le travail
J’aime ta robe
Les signes de reconnaissance conditionnels négatifs :
Exemple :
Tu as fait une grosse bêtise
Ton rapport n’est pas assez travaillé
On peut enfin en conclure que la qualité de notre vie est fonction de la qualité
des signes de reconnaissance que nous donnons, d’une part, et de la qualité et de
la quantité des signes de reconnaissance que nous recevons, d’autre part.
La définition des signes de reconnaissance verbaux et non
verbaux :
Les signes verbaux sont représentés par tous les mots que nous utilisons ainsi
que la tonalité. Les signes non verbaux sont représentés par toutes les
interactions faîtes à travers notre corps. Les signes non verbaux sont plus
discrets donc plus facile à ignorer. Même si ces signes sont moins chargés
d’intensité émotionnelle, leur absence peut être vécue douloureuse.
Les signes de reconnaissance non verbaux positifs :
Exemple :
Un sourire
Un geste amical
Les signes de reconnaissance non verbaux négatifs :
Exemple :
Pas de réponse à ma demande
Des gestes insultants
On peut enfin conclure que la qualité de notre vie est en fonction de la qualité
des signes de reconnaissance que nous donnons, d’une part, et de la qualité et
de la quantité des signes de reconnaissance que nous recevons, d’autre part.
Dans le manque de signes de reconnaissance, nous nous isolons, nous perdons
notre capacité à vivre. C’est pourquoi ceci peut nous conduire à la dépression.
Alors, il est nécessaire d’apprendre à trouver la quantité et la qualité de signes
de reconnaissance qui nous sont utiles. Pour cela, nous vous proposons le
tableau d’économie de signes de reconnaissance. Ce tableau permet de faire
l’état de votre façon de gérer les signes positifs ou négatifs encalculant le
nombre de ces signes que vous donnez, acceptez, demandez, refusez et vous
donnez à vous-même dans un jour. Par conséquent, vous pourrez mettre en
place des nouvelles stratégies pour recevoir ce qui vous convient. Pour chaque
colonne regardez ce que vous voulez augmenter ou diminuer.
Il faut apprendre à s’entrainer jour après jour s’améliorer : plus on pratique,
plus on progresse.
3-Les états de moi
Aspect adulte :
L’aspect adulte de notre personnalité est manifestement le plus utile dans nombre de
situations. Il est important de le rendre disponible à volonté. Il est possible de s’entrainer à
mettre en œuvre certains comportements plutôt que d’autres. Car même un changement
superficiel peut entraîner une modification plus importante dans mon comportement ce qui
entraîne des réactions différentes chez les autres.
-Fortifier l’adulte
*Après la crise : il peut être intéressant d’y réfléchir au calme. Il est souvent utile d’en
discuter avec une autre personne non impliquée qui aide à prendre du recul face à la situation.
*Pendant la crise : Pour favoriser le retour au calme intérieur pendant la crise, il faut revenir à
la situation présente, et de retrouver vos capacités en utilisant vos perceptions sensorielles :
C’est-à-dire remarquer la couleur du mur, remarquer différents sons autour de
vous, toucher plusieurs matières différentes et Respirer aussi lentement et
profondément que possible.
*Avant et en dehors de la crise :
Toutes les méthodes anti-stressantes valables pour favoriser l’état du moi adulte comme :
pratiquer du sport, faire du yoga ou de la médiation à la fin de al journée, prévoir du temps
pour vous, vous offrir un massage.
Aspect parent :
On appel cet aspect de la personnalité « parent ». Parce que ses comportements
ressemblent à ceux d’un face à des enfants dont il a la charge. Hors du contexte
éducation, il se manifeste face à des personnes adultes.
Cet état de moi possède deux facettes distinctes, deux familles de comportements
différents. On les appelle « parent normatif » et « parent nourricier ».
Parent normatif :
C’est l’aspect de nous qui prend les situations en charge, endosse les responsabilités.
Nous pouvons encadrer, diriger, pendre des décisions, et les proposer fermement à
autrui.
Comportement typique du parent normatif :
Gronder un enfant, prodiguer des conseils affirmer son opinion politique
Dire à quelqu’un comment-faire : tu mets ça ici et là
Les problèmes avec le parent normatif :
1. Le parent critique :
C'est un parent normatif négatif, excessif, disproportionné, néfaste. Il cherche ce qui ne va
pas, ne fait de remarques que sur cela supportable » vous n’avez pas bien géré cette
situation, je compte sur vous pour rattraper cela »
Parent normatif très fort toxique, insupportable.
Parent critique interne tourné entre nous même, il nous attaque à tort et à travers, avec une
sévérité parfois extrême (jeûner pendant des jours à cause des kilos pris à l’occasion des
vacances.
Le parent normatif trop faible il ne sait pas comment poser des limites fermes.
Parent Nourricier :
C’est un autre aspect du parent s’appelle le parent nourricier> parce qu’il s’occupe
d’autrui, le nourrit, le console, l’entoure…
Comportements typiques de parent nourricier :
Réconforter une amie en peine, complimenter quelqu’un qui doute de son travail.
Les problèmes avec le parent nourricier :
Le parent sauveur : celui qui ne regarde pas ce qui va, même si la prestation est
globalement mauvaise. Il va faire des compliments sur les qualités même aussi
minimes.
Le parent nourricier : trop faible ou trop fort :
Les enfants avec manque de tendresse grandissent ayant peu de confiance en eux.
Inversement si on protège et comble tout le temps, ils n’ont pas l’occasion de développer leurs
ressources.
Aspect Enfant :
Cet état du moi enfant présente deux facettes : Enfant libre et enfant adapté
Enfant libre :
Dans cet état on ne préoccupe guère de l’opinion des autres, de leur regard ou de leur
jugement. On fait ce qu’on a envie de faire, on réagit spontanément.
Les comportements typiques de l’enfant libre :
En attendant une bonne nouvelle, sauter de joie. Fondre en larmes en entendant une
mauvaise nouvelle.
Les problèmes avec l’enfant libre :
-Au travail : ne pas faire sa tâche parce qu’on n’a pas Envie, ou encore
-Dans les moments sensibles : exemple d’une personne triste et qu’un autre vient en
aide, le personne le pousse et crie fortement ,lui dit de le laisser seul.
Enfant adapté :
Nous nous sentons souvent cet état dans un enfant de façon douloureuse étant
terriblement conscient du regard des autres.
ENFANT ADAPTÉ SOUMIS EAS :
Il comprend les reflexes conditionnés. « J’obéis.. » « Je m’oppose.. »
Exemple de comportements : s’excuser avec grande gêne si on arrive en retard
Baisser les yeux en parlant avec un autre
ENFANT ADAPTÉ REBELLE
Réaction inverse, la pression venue de l’extérieur ressentie très forte. Ex : dire non
avant de savoir même la proposition
4-Les Transactions
Les transactions :
Une transaction est un échange de signes de reconnaissance provenant d’un
état du moi de l’un des interlocuteurs, et atteignant un état du moi de l’autre
interlocuteur.
Il est possible de schématiser les communications sous forme de vecteurs
partant d’un état du moi d’une personne, pour viser une état du moi chez une
autre personne.
On peut distinguer 3 grands types de transactions :
Les transactions parallèles ou complémentaires;
Les transactions croisées
Les transactions cachées à double fond.
Les transactions parallèles ou complémentaires :
_ Ce sont les plus simples, les échanges
se déroulent facilement sans accroc, il
n’y a pas de surprise. L’état du moi
visé chez la seconde personne est
bien celui qui reçoit le message et qui
répond, en visant à son tour l’état du
moi émetteur.
- - D e s é c h a n g e s
communication : Les transactions
parallèles peuvent se poursuivre à
l’infini.
- Elles peuvent se passer d’un adulte à adulte, de parents à parents ou même
d’enfant à enfant quand on s’amuse ensemble ou on se dispute comme des
enfants. Dans certains cas les transactions peuvent se dérouler entre Enfant-
parent ou aussi Parent_enfant.
Exemple 1 A : « Avez-vous pu rédiger le rapport ? » B : « Oui - je suis sur le
point de vous l’envoyer par courriel. » (Échange
Adulte - Adulte)
Exemple 2 A : « Voulez-vous vous passer après
cette réunion et aller voir un film avec moi ?
B : « Avec plaisir - Je n’en peux plus de
travailler, que pourrions-nous aller voir ? »
(Échange Enfant - Enfant)
Exemple 3 A : « Tu aurais dû avoir fini de
ranger ta chambre ! (Parent - Enfant)
B : « Arrête de me pourrir la vie, je vais le faire ! (Enfant - Parent) »
Les transactions croisées
-La communication s’arrête ou change de mode lorsque les transactions sont
croisées : lorsqu’une personne s’adresse à un autre État du Moi que celui dans
lequel se trouve son partenaire. Autrement dit, la réponse n’est pas celle qu’on
attend, ce qui entraine une réorganisation des échanges. C’est la deuxième loi de
la communication : Dans ce cas, pour que la communication se poursuivre, il
faut que l’un des interlocuteurs ou les deux, change d’état du moi
Exemple 1 A: « Avez-vous pu rédiger le rapport ? » (Adulte - Adulte)
B: « Arrêtez de me pourrir la vie, je vais le faire ! » (Enfant-Parent)
Cette transaction croisée est susceptible de causer des problèmes entre les
personnes. « A » pourrait répondre avec une transaction de Parent à Enfant,
comme :
A: « Si vous ne changez pas d’attitude, vous serez viré ! »
Exemple 2 A: « Est-ce que ta chambre est enfin rangée ? » (Parent-Enfant)
B: « Regarde, je suis en train de le faire. » (Adulte - Adulte)
Cette transaction croisée change l’équilibre entre les protagonistes
Comme l’indique la 2ème règle de la communication, la transaction croisée nous
entraine dans une autre direction. Donc pour y faire face nous avons le choix :
o Accepter le nouveau vecteur proposé
o S’accrocher à notre état du moi, en espérant y inviter l’interlocuteur à la
longue
o Tenter une autre direction d’échange : ni celle que nous avions d’abord
employé, ni celle qu’il nous propose en retour, si elle ne nous plait pas.
Les transactions cachées à double fond.
-Dans ce type de transactions, une
conversation se déroule à un niveau social,
explicite, et en même temps, d’autres
transactions sont échangées à un niveau
psychologique, non-dit . Une des
caractéristiques de ce type est que dans un
échange, le plus importants ne se situe pas au
niveau apparent mais au niveau sous jacent.
La troisième loi de communication dit que
c’est au message psychologique que l’on répond.
La difficulté avec ce niveau caché est sa subjectivité. Bien souvent le locuteur
n’a pas conscience de ce qu’il sous entend, c’est le récepteur qui perçoit le
contenu latent et y réagit.
LES AVANTAGES LES INCONVENIENTS
-pouvoir communiquer quelque chose -engendre des communications peu
sans avoir à le dire directement compréhensibles
-peut pousser l’autrui à certains -le risque de malentendu
comportements sans avoir rien dit
clairement
- Pour faire face à ce type de transaction, on peut
o Sembler de ne pas comprendre ;
o Croiser la transaction cachée ;
o Dévoiler la connotation sur un mode interrogatif
4-La symbiose et la fusion
INTRODUCTION
L’I.T.A.A. (Association Internationale d’Analyse Transactionnelle) définit
l’analyse transactionnelle comme ceci :
« L’A.T. est une théorie de la personnalité et une psychothérapie systématique
en vue d’une croissance personnelle et d’un changement personnel.»
Cette définition peut être enrichie comme suit :
L’A.T. est un outil de compréhension du comportement humain, des
sentiments et des relations entre les personnes.
L’A.T. est une philosophie et un système de valeurs.
L’A.T. est un outil capable d’apporter une aide pour changer, pour
comprendre le «comment» plutôt que le «pourquoi».
L’A.T. est une théorie de la dynamique des groupes.
LA SYMBIOSE ET LA FUSION
Nous avons vu donc que chaque personne dispose de 3 états de moi. Mais il
arrive cependant que deux personnes fonctionnent comme si elles n’en faisaient
qu’une seule. Il s’agir donc de la symbiose, une relation dans laquelle on
renonce à utiliser et à développer des parties des soi (des états de moi) déléguées
a l’autre.
La symbiose simple :
Les personnes en relation de symbiose comptent l’un sur l’autre pour combler
leurs manques respectifs, et ceux grâce à leurs différences. Là où l’une a un
manque, l’autre a un plein, elles se complètent. Mais ils risquent de développer
que certains états de moi tout en négligeant les autres.
Sara et Amine ont des personnalités très contrastées.
Elle toute vive, extravertie et drôle ; lui, sérieux, introverti et réfléchi.
Il a l’impression qu’elle lui apporte de la joie et du dynamisme, et elle se sent
rassurée par son Amine tout calme et sûr de lui.
Une dépendance mutuelle implique pour chacun le renoncement à une partie de
soi. Sara n’utilise guerre son Adule ni son Parent Normatif. Et Amine lui
délègue la spontanéité de l’enfant.
Les symbioses complexes :
La symbiose double – Contre symbiose:
Sur le plan professionnel et financier, le mari joue un rôle de P et A, la
femme s’enferme dans le rôle de l’E dépendant.
Alors que sur le plan de vie au foyer, le mari se comporte comme E
dépendant de sa femme.
Les chaines symbiotiques :
Lorsqu’on occupe des positions différentes selon les personnes avec
lesquelles on se trouve. Il arrive de prendre des responsabilités dans un
certain milieu et d’y renoncer dans un autre cercle.
La fusion :
Dans ce cas, ce ne sont pas les différences qui rassemblent. Mais ce sont plutôt les
ressemblances. Nous ne faisons qu’un, parce que nous sommes tellement
identiques que nous avons du mal à nous distinguer.
L’un semble bâti sur le même modèle que l’autre, d’où un grand confort. Nous
n’avons pas besoin de fournir un effort pour comprendre comment fonctionne
l’autre. Parce que nous avons besoins des mêmes choses au même moment.
Sortir de la symbiose et de la fusion :
Le premier pas, pour sortir d’un couple symbiotique ou fusionnel, consiste à en
mesurer les limites. Cela semble facile si les deux partenaires sont d’accord, et
déploient des efforts pour fonder un couple sur les bonnes bases.
Cependant, si on est seul à souhaiter le changement, la solution radicale consiste à
rompre la relation.
Heureusement, il est aussi possible de modifier des choses sans séparation ni
bouleversement. Il suffit donc de trouver un équilibre à la relation, tout en se
parlant, se respectant et en trouvant des accords.
Conclusion
Donc, une meilleur compréhension de la théorie de l’analyse
transactionnelle, suivie d’actions simples pour l’appliquer dans nos
relations avec le groupe ou avec soi même, dans notre vie personnel ainsi
que professionnel, nous éviteras de se perturber au sein d’une vie plein de
conflits, de mieux nous comprendre et comprendre les autres, ainsi, que
s’auto développer, tous cela, peut nous servir comme clé de réussite.