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Système Monétaire et FMI : Analyse

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Master

Commerce International

Thème :
SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL ET
FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

Préparé par : Encadré par :


Zoubair MAJBOUR M.Raouf
Zakaria LARABI
1

Année universitaire : 2018 /2019


SOMMAIRE

I. LE SYSTEME MONETAIRE INETRNATIONAL ..................................................................................... 3

1. Historique - évolution du S. M. I.................................................................................................. 3

2. Le contenu des accords de Bretton-Woods (juillet 1944). .......................................................... 5

3. L'évolution du système de Bretton-Woods. ................................................................................ 7

II. LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL ....................................................................................... 11

1. Une institution mondiale : Le FMI en quelques mots ............................................................... 11

2. S’adapter à de nouveaux défis .................................................................................................. 13

3. Qui prend les décisions au FMI ? ............................................................................................... 14

4. D'où viennent les ressources du FMI ? ...................................................................................... 15

5. Comment le FMI sert-il les États membres ? ............................................................................ 17

6. Renforcer le système monétaire et financier international ...................................................... 22

CONCLUSION ......................................................................................................................................... 27

2
I. LE SYSTEME MONETAIRE INETRNATIONAL

L'existence d'un système monétaire international se justifie par la nécessité de contrôler les échanges
monétaires au niveau mondial de manière à stabiliser le fonctionnement du commerce international.
Le S. M. I. initial a été mis en place par les accords de Bretton-Woods en 1944 et son histoire a connu
de multiples rebondissements par la suite. Le S. M. I. peut se définir comme un ensemble de règles et
de pratiques ; nous en dresserons tout d'abord l'historique et mettrons ensuite en évidence ses
principales caractéristiques.

1. Historique - évolution du S. M. I

A – 1° étape : le GOLD SPECIE STANDARD ou système d'étalon -- or en vigueur jusqu'en 1914.

Le système de l'étalon -- or se caractérisait par les éléments suivants :

Chaque devise était définie par rapport à un certain poids d'or. L'or ayant toujours été le fondement
du caractère fiduciaire d'une monnaie, toutes les banques centrales détenaient d'importants stocks
d'or. À l'époque, l'or représentait plus de 90 % des réserves monétaires mondiales

• Tout possesseur de devises pouvait obtenir des banques l'équivalent en or.

• Les règlements internationaux s'effectuaient le plus souvent en or et les transferts d'or entre
les pays étaient courants.

En bref, l'or était représentatif de la masse monétaire mondiale. Chaque banque centrale d'un pays
pouvait présenter à la banque centrale d'un autre pays des devises de ce dernier et en exiger la
conversion en or.

Chaque pays détenant des stocks d'or, un lien très étroit existait entre le stock d'or d'un pays et son
commerce extérieur. Le déficit extérieur d'un pays entraînait une baisse de son stock d'or donc une
baisse des prix -- cette baisse des prix entraînait une augmentation des exportations en volume donc
une réduction du déficit, donc un accroissement du stock d'or.

Le surplus d'or dans les pays excédentaires gonflait la masse monétaire, ce qui d'après la théorie
quantitative de la monnaie comportait un risque inflationniste. L'inflation étant préjudiciable aux
exportations, cela réduisait l'excédent donc le stock d'or.

On a longtemps pensé qu'une régulation automatique par les lois du marché pouvait assurer l'équilibre
global de la circulation monétaire mondiale donc la stabilité des échanges internationaux. Nous
verrons que, très vite, il fallut instaurer des mécanismes régulateurs.

Aucun problème ne s'est posé tant que les stocks d'or pouvaient augmenter en proportion avec
l'augmentation de la production. Mais la guerre de 1914 -- 1918 a entraîné l'abandon de l'étalon -- or.
En effet, l'inflation européenne due à la guerre a provoqué un déficit extérieur si important que l'or
européen afflua aux U. S. A. Les stocks d'or devinrent très rapidement insuffisants pour assurer les
règlements des banques centrales européennes vers les USA.

En résumé, l'ensemble des stocks d'or mondiaux émigrait peu à peu vers les USA. Il ne fut plus possible
de maintenir le système d'étalon or. On n'en arriva donc au Gold Exchange Standard à partir de 1922.

3
B -- 2°étape : le Gold Exchange Standard ou système d'étalon de change -- or adopté en 1922 à la
conférence de Gênes.

L'idée de départ est la suivante : Le Gold Exchange Standard doit permettre de rééquilibrer la situation.
On assiste en effet une pénurie mondiale d'or d'une part et un déséquilibre dans la répartition des
stocks d'or entre les pays. Certains pays ont des réserves d'or importantes, voire même trop
importantes alors que d'autres en sont totalement ou quasi totalement dépourvus. L'or ne peut donc
plus jouer le rôle qu'il jouait auparavant.

Le système de l'étalon de change -- or se fonde donc sur le fait que certaines monnaies fortes peuvent
jouer le rôle de l'or en tant qu'étalon. En pratique, 2 monnaies seulement pouvaient jouer ce rôle : il
s'agissait bien sûr du dollar et dans une moindre mesure de la livre sterling.

En fait, la conférence de gênes procède à une distinction entre deux catégories de pays :

• D'une part les pays qui disposent de réserves d'or importantes (en pratique, USA et Grande-
Bretagne). Ces pays peuvent continuer à se fonder sur l'étalon or. Toutefois, la convertibilité directe
et intérieure est supprimée -- il n'est plus possible, comme auparavant, à un possesseur de monnaie
fiduciaire d'obtenir auprès d'une banque l'équivalent en or. Seule la convertibilité internationale est
maintenue -- les banques centrales peuvent donc continuer à effectuer leurs règlements réciproques
au moyen de transferts d'or. Un règlement effectué en or confère à un pays un gage de valeur de sa
monnaie.

• D'autre part, les pays qui ont des réserves d'or insuffisantes ont désormais la possibilité de
constituer des réserves de change en devises fortes convertibles en or (en pratique, bien entendu,
toujours le dollar et la livre sterling -- et surtout le dollar.) ou en or.

On constate donc que le système d'étalon de change or consacre la puissance économique des USA
via le dollar. Le billet vert est non seulement une monnaie permettant d'assurer des paiements mais
devient une monnaie servant de réserve de change à l'ensemble des pays. « Le dollar devient donc de
l'or ». Le dollar devient en tout cas la monnaie n°1 dans le monde.

Le système d'étalon de change -- or a assuré pendant quelques années l'expansion du commerce


international. Mais, la grande crise de 1929 à remis en question l'ensemble du système. En 1931, la
Grande-Bretagne abandonne l'étalon -- or. Les crises monétaires touchent peu à peu l'ensemble des
pays -- de nombreuses dévaluations interviennent entre 1930 et 1940 -- les pays se protègent en
adoptant des mesures protectionnistes. Une réforme du S. M. I. apparaît donc indispensable

Cette réforme met en évidence la divergence des analyses théoriques concernant le SMI. Comme
toujours, on retrouve l'opposition entre l'analyse libérale et l'analyse keynésienne.

--Dans l'analyse keynésienne (Keynes fut un participant actif aux négociations qui ont permis la
création du système de Bretton-Woods en 1944) il s'agit prioritairement d'empêcher la déflation.
Keynes pense qu'il faut « s'assurer que l'argent gagné en vendant des marchandises à un pays puisse
être consacré à l'achat de produits de n'importe quel autre pays). Une véritable banque centrale
mondiale aurait pour but d'assurer aux pays déficitaires les moyens de continuer à commercer au lieu
d'être contraint de rétablir brutalement l'équilibre par la réduction de leurs commandes.

keynes préconise donc la création d'une véritable autorité monétaire supranationale : la « Clearing
union ».

4
Cette institution internationale a détenant de l'or déposé par les états participants, aurait créé en
contrepartie le BANCOR, une nouvelle monnaie scripturale. Chaque pays se verrait attribuer un quota
de bancor en fonction de sa part dans les échanges internationaux. De cette manière, la croissance de
la monnaie internationale devrait être proportionnelle à la croissance des échanges internationaux. Le
BANCOR aurait donc permis les règlements internationaux et l'institution internationale aurait accordé
aux états débiteurs des crédits sur des comptes en bancor. Par ailleurs, la « Clearing Union » aurait
permis le maintien de la paix dans le monde grâce à l'arme du blocus financier. Keynes pensait
finalement, qu'à tout point de vue, la supranationalisation du pouvoir monétaire pouvait permettre le
maintien des grands équilibres.

Le plan Keynes a été rejeté et n'a, bien entendu, jamais été mis en application.

--L'analyse libérale :

Pour les libéraux, la monnaie internationale est un bien comme un autre. Le prix d'une monnaie ou
son cours ne peut résulter que la loi de l'offre et de la demande. Dans une optique libérale, accuser les
Américains, parler d'impérialisme du dollar relève d'une critique mal intentionnée. La conséquence
logique de cette analyse de la notion de monnaie comme monnaie marchandise est de considérer qu'il
est nécessaire de maintenir une grande flexibilité des taux de change, en d'autres termes de laisser
flotter les monnaies (voir notion de taux de change flottants dans le chapitre précédent).

Les libéraux avancent un certain nombre d'arguments en faveur de leurs thèses :

Tout d'abord, le maintien de taux de change flottants élimine le problème d'un éventuel déficit de la
balance des paiements. Le raisonnement consiste à dire que si un déficit se produit, la monnaie du
pays est moins demandée pour les transactions commerciales et son cours va baisser. Cette
dépréciation à accroître le prix des importations et réduire celui des exportations, la balance
commerciale va donc automatiquement s'améliorer. Inversement, un excédent de la balance des
paiements entraînera une hausse de la monnaie cette qui rendra les exportations plus difficiles -- les
exportations baisseront donc en volume et l'équilibre sera rétabli.

Par ailleurs, la spéculation ne doit pas être condamnée car les spéculateurs expriment des préférences
en prenant en compte un certain nombre d'indicateurs économiques (politique des pays, niveau des
prix, taux d'inflation etc...) Et contribue ainsi à garantir le réalisme des taux de change par rapport à
l'économie réelle.

Enfin, la flexibilité des taux de change donne à chaque pays une plus grande liberté de manœuvre
concernant sa politique économique et monétaire.

On constate donc que l'analyse libérale s'oppose totalement à l'analyse keynésienne -- encadrement
des politiques monétaires par une autorité supranationale pour l'analyse keynésienne -- liberté totale
de circulation des capitaux et déréglementation pour l'analyse libérale.

Au moment de la négociation des accords de Bretton-Woods en 1944, c'est finalement l'analyse


libérale qui a prévalu. Le plan WHITE, du nom d'un financier américain, servit dans ses grandes lignes
à élaborer les bases du système monétaire international. Ce plan écartait l'instauration d'une autorité
supranationale ayant autorité sur les pays membres en matière monétaire. Le plan White n'envisageait
que la création de simples organes de coopération volontaire.

2. Le contenu des accords de Bretton-Woods (juillet 1944).

Les accords de Bretton-Woods reposent sur trois principes essentiels :

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• Permettre la conversion libre des monnaies entre elles.

• Permettre aux pays dont la balance des paiements est déficitaire d'obtenir des crédits.

• Assurer la stabilité des taux de change donc la stabilité du commerce international.

A -L'instauration d'un système de parités fixes.

Au moment de l'adoption des accords de Bretton-Woods en 1944 chaque pays avaient déclaré au FMI
(fonds monétaire international créé par les accords) une parité de sa monnaie nationale par rapport à
l'or et par rapport au dollar. Au 1er juillet 1944 un dollar était équivalent à 888,671 mg d'or soit
approximativement à un gramme d'or. Une once d'or (31,1 grammes d'or) et qui valait à 35 dollars.
Partant de là, les parités ont été fixées à plus ou moins 1 % par rapport au dollar. Les parités ont été
portées à plus ou -0,75 % à partir de 1958 et ont été élargies à plus ou moins 2,25 % à partir des accords
du Smithsonian Institute (1971).

Mécanisme :

Dans cet exemple, la banque de France devait intervenir sur le marché des changes pour maintenir le
cours du franc à l'intérieur de la parité définie (plus ou moins 1 %). Si la première limite était atteinte
la banque de France devait acheter des dollars contre des francs -- si la seconde limite était atteinte la
banque de France devait au contraire vendre des dollars contre des francs.

Autre caractéristique du système mis en place : une réduction de marge de manœuvre pour les pays
concernant leur politique monétaire ainsi que la mise en place des DTS (Droits de Tirage Spéciaux).

Le recours à la dévaluation ou à la réévaluation n'est admis que pour la correction d'un déséquilibre
fondamental de la balance des paiements. Il devient nécessaire de prévenir le FMI pour les
modifications de moins de moins de 10 % par rapport à la parité choisie. Pour les modifications de plus
de 10 %, une autorisation du FMI est nécessaire.

Les DTS ont été mis en place au moment de la réforme de 1976 à partir du moment où le dollar n'a
plus été en mesure de s'imposer aussi universellement qu'autrefois. L'ambition des DTS était de
remplacer l'or en tant qu'instrument de réserve. Les DTS étaient définis par rapport à un panier de
monnaie. Les DTS permettait aux pays ayant besoin de régler des déficits de leur balance des

6
paiements à faire appel au financement du FMI. Mais, les DTS souffraient d'une trop grande complexité
d'utilisation.

B. -- la libre convertibilité des monnaies entre elles.

Le principe de la liberté de convertibilité des monnaies entre elles impliquait la suppression de tout
contrôle des changes. Toutefois, le FMI a toléré quelques exceptions à la règle pour les pays qui
voulaient maintenir des restrictions sur les paiements et transferts relatifs aux opérations
internationales courantes, à condition toutefois de consulter le FMI chaque année sur l'opportunité de
maintenir de telles restrictions et surtout de s'engager à les supprimer dès que la situation de leur
balance des paiements le permettra.

En 1944 le dollar est la monnaie n°1 et sert de monnaie de réserve dans les banques centrales. Les USA
sont en effet en position de domination économique financière et, du fait qu'ils sont les seuls à pouvoir
assurer la convertibilité immédiate de leur monnaie en or, ils bénéficient d'un privilège de non-
intervention sur le marché des changes. En d'autres termes, il existe deux catégories de monnaies : le
dollar et les autres !

On se trouve donc en quelque sorte dans un système d'étalon de change or (GES) mais avec un
organisme (le FMI) chargé de superviser le fonctionnement d'ensemble du système et de faire
respecter les parités.

3. L'évolution du système de Bretton-Woods.


Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'économie se caractérisait par un très important
déséquilibre dans les échanges entre l'Europe et les USA. En effet, les besoins de l'Europe en biens
d'équipement étaient énormes et ne pouvaient être satisfaits que par les USA. L'Europe était
déficitaire -- la balance des paiements américaine était au contraire « excessivement excédentaire ».

Le plan Marshall a permis à l'Europe de reconstituer peu à peu son potentiel productif -- l'Europe a
réussi une réduction spectaculaire du déséquilibre de ses échanges et ceci d'autant plus que l'on a
assisté à de très nombreuses dévaluations européennes par rapport au dollar. La compétitivité prix
des produits européens s'est améliorée et la situation s'est progressivement renversée. La balance des
paiements européenne est devenue excédentaire (n'oublions pas les trente glorieuses !) et la balance
des paiements américaine s'est détériorée.

À partir de 1958 la situation s'est aggravée pour les USA en raison principalement de leurs importantes
dépenses militaires à l’étranger ainsi que des très importantes sorties de capitaux américains dû aux
investissements directs des entreprises américaines à l'étranger et surtout en Europe en raison des
perspectives de profits élevés.

Il en résulte une perte de confiance dans le dollar – Il y a en quelque sorte une masse excessive de
dollars par rapport à la part relative détenue en or. Le dollar deviendrait-il progressivement « une
monnaie de papier », une monnaie inconvertible en or ?

Pour éviter que cette perte de confiance n'entraîne trop de mouvements spéculatifs sur l'or, les dix
pays industriellement les plus puissants ont constitués en 1961 le «pool de l'or ». Aux termes de cet
accord, les banques centrales des dix pays concernés devaient vendre de l'or contre des devises chaque
fois que le cours de l'or dépassait 35,20 dollars l'once.

La spéculation n'a pas été enrayée, et, en 1968 le pool de l'or a été supprimé

7
En 1971, la balance américaine se dégrade à nouveau -- l'inflation américaine est importante et les
taux d'intérêt pratiqués sont inférieurs aux taux d'intérêt européens. La spéculation change de visage,
elle s'effectue désormais sur le Mark et contre le Dollar. C'est la raison pour laquelle le 15 août 1971,
le président Nixon annonça la suppression de la convertibilité du Dollar en or ainsi que la mise en
oeuvre d’une politique de rigueur aux USA. À la suite de cette décision, la quasi-totalité des pays décide
de laisser flotter leur monnaie -- les interventions des banques centrales se font rares -- il devient
nécessaire de réformer le système monétaire international.

Suite à ces événements, le 14 décembre 1971, aux Açores, Pompidou et Nixon organisent la rencontre
des dix pays industriellement les plus développés. Cette rencontre aboutira à l'adoption des accords
du Smithsonian Institute.

À la suite de ces accords une nouvelle grille de parités a été établie : les marges de fluctuation passent
de plus ou moins 1 % à plus ou -2,25 %, toujours par rapport au dollar. Le dollar reste donc le centre
du système monétaire international malgré sa dévaluation par rapport à l'or (le prix de l'once d'or
passe de 35 à 38 dollars). Compte tenu de ces modifications, toutes les monnaies se trouvent
réévaluées par rapport au dollar. En théorie, on devrait assister à une augmentation des exportations
américaines.

Quel furent les conséquences de l'augmentation des marges de fluctuation et de leur passage à plus
ou moins de 2,25 %.

Curieusement, cet élargissement a entraîné la naissance, le 12 avril 1972 (accords de Bâle) du serpent
monétaire européen. Le serpent monétaire européen, destiné à assurer la stabilité des monnaies
européennes entre elles, est considéré par beaucoup comme le premier pas vers l'Euro.

Explication :

L'élargissement des marges de fluctuation présentait de graves inconvénients pour les échanges
commerciaux intra européens en raison du cumul des marges entre monnaies européennes.
Examinons les choses un peu plus en détail en comparant la situation d'avant 1971 et celle d'après
1971 :

Avant 1971

Ecart instantané entre le Franc et le Mark : 2%

Ecart temporel entre les deux périodes =Ecart instantané x2 soit 4% L’écart est jugé tolérable et ne
nécessite pas l’instauration d’un système propre à encadrer les monnaies européennes.

8
Après 1971

Ecart instantané entre le Franc et le Mark : 4,5%

Ecart temporel entre les deux périodes =Ecart instantané x2 soit 9%

On constate qu'après 1971 l'écart temporel passe à 9 %. Cet écart est beaucoup trop important et
risque de porter préjudice aux échanges commerciaux intra européens. C'est la raison d'être du
Serpent européen dont l'objectif initial (assurer la stabilité des monnaies européennes entre elles) n'a
d'ailleurs jamais été atteint en raison principalement du premier choc pétrolier de 1973 et des
difficultés qu'il a entraîné pour certains pays

LE SERPENT MONETAIRE EUROPEEN

Description :

• Le dos du serpent représente la monnaie européenne la plus forte par rapport au Dollar.

• Le « ventre » du serpent représente la monnaie européenne la plus basse par rapport au Dollar.

9
Situation1 L’écart entre la monnaie européenne à plus forte (ici le Franc) et la monnaie européenne la
plus faible (ici le Mark) est à son maximum : 2,25 %. Les banques centrales concernées ne doivent
donc intervenir pour faire baisser la monnaie qui monte et redonner de la valeur à celle qui tend vers
le bas. Par exemple, si le Franc est en haut et que le Mark est en bas, la banque de France doit vendre
des Francs et acheter des Marks. Le cours du F baissera et le cours du Mark montera.

Situation 2 : Ici, l'écart entre les monnaies du serpent s'est rétréci mais l'accord exige que les banques
centrales interviennent en vendant leur monnaie nationale contre du dollar pouvoir et apprécier celui-
ci car les monnaies européennes ont trop monté par rapport à lui. C'est ce que l'on appelle « maintenir
le serpent dans le tunnel ».

Situation 3 : Ici, l'idéal européen est atteint -- la marge entre monnaies européennes est égale à 0 et
leur position par rapport au dollar est bonne.

En pratique, le serpent n'a jamais fonctionné :

En 1973 la Grande-Bretagne quitte le serpent à la suite de l'effondrement de la livre sterling. Il en va


de même pour l'Italie.

En 1974 la France redoute les effets de la hausse du pétrole et quitte le serpent.

En 1975 la France réintègre à nouveau le serpent.

Pour conclure, nous pouvons dire que depuis 1978 les monnaies sont entrées et ont quitté le serpent
quand bon leur semblait.

10
II. LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

Le FMI est une organisation regroupant 184 pays. Il a pour mission de promouvoir la coopération
monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux,
de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté.

Le FMI est gouverné par ses 184 États membres

Le Fonds monétaire international a été créé par un traité entré en vigueur en 1945 pour favoriser la
mise en place d’une économie mondiale solide. Il a son siège à Washington et est gouverné par 184
États membres, ce qui lui donne une dimension quasi universelle.

Le FMI occupe une position centrale dans le système monétaire international — c’est-à-dire dans le
système des paiements internationaux et des taux de change entre les monnaies nationales qui permet
les transactions internationales.

L’institution a pour but de prévenir les crises systémiques en encourageant les pays à adopter des
politiques économiques saines ; comme son nom l’indique, elle est en même temps un fonds auquel
les États membres qui ont des besoins de financement temporaires peuvent faire appel pour remédier
à leurs problèmes de balance des paiements.

1. Une institution mondiale : Le FMI en quelques mots


Selon ses Statuts, le FMI a pour buts de promouvoir l’expansion harmonieuse du commerce mondial
et la stabilité des changes, de décourager le recours aux dépréciations concurrentielles et de faciliter
la résolution ordonnée des problèmes de balance des paiements. Pour s’acquitter de sa mission, le
FMI

 Suit l’évolution de la situation et de la politique économique et financière dans les États


membres ainsi qu’au niveau mondial et, fort de ses soixante années d’expérience, donne des
conseils aux États membres dans le domaine économique. Ainsi :

À l’issue de son examen annuel de l’économie japonaise en 2003, le Conseil d’administration


du FMI a invité le Japon à adopter une approche globale visant à redynamiser son secteur
financier et des entreprises, s’attaquer à la déflation et corriger les déséquilibres budgétaires.
Le FMI a félicité le Mexique en 2003 pour sa bonne gestion de l’économie, tout en signalant
que des réformes structurelles de la fiscalité, du secteur de l’énergie, du marché du travail et
de l’appareil judiciaire étaient nécessaires pour promouvoir la compétitivité du pays sur la
scène internationale.
Dans l’édition du printemps 2004 des Perspectives de l’économie mondiale, le FMI a souligné
qu’il était nécessaire de corriger de manière ordonnée les déséquilibres mondiaux, notamment
le lourd déficit courant des États-Unis et les excédents dans d’autres pays, au fur et à mesure
que la conjoncture économique mondiale s’améliorait et évoluait vers des taux d’intérêt plus
élevés.

 accorde des prêts aux États membres qui ont des difficultés de balance des paiements, non
seulement pour les aider temporairement, mais aussi pour étayer les politiques d’ajustement
et de réforme qu'ils mènent en vue de remédier à leurs problèmes. Par exemple :
Au cours de la crise asiatique de 1997–98, le FMI a agi promptement pour permettre à la
Corée de consolider ses réserves. Il a engagé 21 milliards de dollars pour l’aider à réformer
son économie, à restructurer le secteur financier et celui des entreprises et à se remettre de la
récession. En quatre ans, l’économie coréenne s’est suffisamment redressée pour que le pays

11
puisse rembourser les prêts contractés tout en reconstituant ses réserves. En octobre 2000, le
FMI a approuvé l’octroi d’un prêt supplémentaire de 52 millions de dollars en faveur du Kenya.
Ce prêt, qui doit aider le pays à faire face à une grave sécheresse, s’inscrit dans un accord
triennal d’un montant de 193 millions de dollars au titre de la facilité pour la réduction de la
pauvreté et pour la croissance, guichet de prêts concessionnels en faveur des pays à faible
revenu.

 Fournit aux administrations publiques et à la banque centrale des États membres une
assistance technique et une formation dans les domaines qui relèvent de sa compétence. Ainsi
:
Après l’effondrement de l’Union soviétique, le FMI a aidé les États baltes, la Russie et d’autres
pays issus de l’ex-URSS à doter leur banque centrale d’un système de trésorerie dans le cadre
de la transition de la planification centrale à l’économie de marché.
Seule organisation internationale chargée, dans le cadre de sa mission, de s'entretenir de politique
économique avec la quasi-totalité des pays du monde, le FMI est l'enceinte privilégiée pour débattre
des politiques économiques nationales en les replaçant dans le contexte mondial, mais aussi de
questions importantes pour la stabilité du système monétaire et financier international. Ces questions
concernent notamment les régimes de change, les mesures à prendre pour éviter de déstabiliser les
flux de capitaux internationaux et l'élaboration de normes et codes universellement reconnus dans le
domaine de la politique et des institutions économiques.

La politique macroéconomique et financière, mission essentielle du FMI :


Le FMI suit la politique conduite par les États membres, en s’intéressant avant tout aux résultats
d'ensemble de l'économie. Ceux-ci — qualifiés souvent de performances macroéconomiques —
concernent les dépenses globales (et ses principales composantes, telles que les dépenses des
consommateurs et l'investissement des entreprises), la production, l'emploi, l'inflation et la balance
des paiements, autrement dit le solde des transactions de l'État membre avec le reste du monde.

Le FMI se concentre sur la politique macroéconomique — finances publiques, taux d’intérêt, monnaie
et crédit, taux de change — et sur la politique relative au secteur financier, c'est-à-dire surtout la
régulation et le contrôle des banques et des autres établissements financiers. En outre, le FMI est
attentif à l'évolution des politiques structurelles qui ont un impact macroéconomique, telles que la
politique du marché du travail, qui influe sur l'emploi et les salaires. Le FMI conseille les États membres
sur les améliorations qu'ils peuvent apporter dans ces domaines pour atteindre leurs objectifs d'emploi
élevé, de faible inflation et de croissance soutenue et durable, c'est-à-dire susceptible de se poursuivre
sans créer de problèmes d'inflation ou de paiements extérieurs.

En s'attachant à renforcer le système financier international et à accélérer le recul de la pauvreté, et


en favorisant l'application de politiques économiques saines par les États membres, le FMI contribue
à ce que la mondialisation soit au service de tous.

Les mutations que l'économie mondiale a connues depuis 1945 ont conduit le FMI à infléchir ses
activités et à s'adapter pour continuer à s'acquitter au mieux de sa mission. Depuis le début des années
90 surtout, la mondialisation — c'est-à-dire l'intégration internationale croissante des marchés et des
économies — s'est accompagnée de défis économiques redoutables. Ainsi, le FMI a dû faire face aux
turbulences des marchés financiers émergents, notamment en Asie et en Amérique latine, et aider un
certain nombre de pays à passer de la planification centrale à l'économie de marché et à s'intégrer
dans l'économie mondiale, tout en favorisant la croissance et le recul de la pauvreté dans les pays les
plus démunis menacés de devenir les laissés-pour-compte de la mondialisation.

12
La réponse du FMI a consisté notamment à lancer une série de réformes visant à consolider
l'architecture — c'est-à-dire le cadre juridique et institutionnel — du système monétaire et financier
international, et à renforcer sa propre contribution à la prévention et à la résolution des crises
financières. Il a aussi mis davantage l'accent sur les objectifs de croissance et de réduction de la
pauvreté dans les pays les plus démunis. Cette réforme se poursuit.

2. S’adapter à de nouveaux défis

«La tâche principale du FMI consiste à promouvoir la stabilité financière et contribuer à l’amélioration
des perspectives de croissance soutenue. Ce faisant, Le FMI prête mainforte à la communauté
internationale dans la lutte contre la pauvreté dans le monde.» Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI
Lors de l'Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale de septembre 2000, Horst Köhler, alors
Directeur général du FMI, avait énoncé quelques grandes priorités pour le travail de l'institution. Celle-
ci devait, selon lui, s’efforcer de promouvoir une croissance non inflationniste et soutenue qui
bénéficie à tous les peuples du monde; constituer un pôle d'expertise pour la stabilité du système
financier international; se concentrer sur les questions macroéconomiques et financières relevant de
sa compétence et travailler en synergie avec les autres institutions chargées de préserver les biens
publics mondiaux; être ouverte au monde extérieur, tirer les leçons de l'expérience et du dialogue et
s'adapter en permanence à l'évolution des circonstances.

Ces priorités, entérinées par les États membres, ont inspiré le travail et les efforts de réforme de
l’institution au cours des dernières années.

Désigné pour se présenter à l’élection présidentielle en Allemagne, Horst Köhler a démissionné de son
poste de Directeur général du FMI en mars 2004. En mai 2004, Rodrigo de Rato, ex-Vice- Président du
gouvernement espagnol chargé des affaires économiques et Ministre de l’économie, a été choisi par
le Conseil d’administration du FMI pour être le nouveau Directeur général.

Le FMI a été créé en juillet 1944 lors d'une conférence internationale qui s'est tenue à Bretton Woods,
dans le New Hampshire (États-Unis), au cours de laquelle les représentants de 44 nations se sont
accordés sur la mise en place d'un cadre de coopération économique destiné à prévenir les politiques
économiques désastreuses qui avaient contribué à la crise des années 30.

Au cours de cette décennie, en effet, le ralentissement de l'activité des grandes économies


industrielles avait incité les pays à tenter de se protéger en intensifiant les restrictions à l'importation,
ce qui n'a fait qu'accentuer le processus de contraction des échanges, de la production et de l'emploi
au niveau mondial. Pour stopper l'hémorragie de leurs réserves d'or et de devises, certains pays ont
limité les possibilités d'achat à l'étranger offertes à leurs ressortissants, d'autres ont dévalué leur
monnaie ou imposé des restrictions complexes à la détention de devises. Mais ces remèdes se sont
révélés inopérants. Aucun pays n'a pu préserver durablement son avantage compétitif, et cette
politique du «chacun pour soi» a porté un coup terrible à l'économie internationale : les échanges
mondiaux ont fortement diminué, de même que l'emploi et le niveau de vie, dans un grand nombre
de pays.

Alors que la seconde guerre mondiale tirait à sa fin, les principaux alliés ont envisagé divers moyens
de remettre de l'ordre dans les relations monétaires internationales, et la Conférence de Bretton
Woods a abouti à la création du FMI. Les représentants des nations participantes ont adopté la charte
(ou statuts) d'une institution internationale chargée de surveiller le système monétaire international
et de favoriser à la fois l'élimination des restrictions de change applicables au commerce des biens et
des services et la stabilité des taux de change.
13
Les buts du FMI

Les buts du Fonds monétaire international sont les suivants :

i. Promouvoir la coopération monétaire internationale au moyen d'une institution permanente


fournissant un mécanisme de consultation et de collaboration en ce qui concerne les problèmes
monétaires internationaux.

ii. Faciliter l'expansion et l'accroissement harmonieux du commerce international et contribuer ainsi à


l'instauration et au maintien de niveaux élevés d'emploi et de revenu réel et au développement des
ressources productives de tous les États membres, objectifs premiers de la politique économique.

iii. Promouvoir la stabilité des changes, maintenir entre les États membres des régimes de change
ordonnés et éviter les dépréciations concurrentielles des changes.

iv. Aider à établir un système multilatéral de règlement des transactions courantes entre les États
membres et à éliminer les restrictions de change qui entravent le développement du commerce
mondial.

v. Donner confiance aux États membres en mettant les ressources générales du Fonds temporairement
à leur disposition moyennant des garanties adéquates, leur fournissant ainsi la possibilité de corriger
les déséquilibres de leurs balances des paiements sans recourir à des mesures préjudiciables à la
prospérité nationale ou internationale.

vi. Conformément à ce qui précède, abréger la durée et réduire l'ampleur des déséquilibres des
balances des paiements des États membres. Dans toutes ses politiques et décisions, le Fonds s'inspire
des buts énoncés dans le présent article.

3. Qui prend les décisions au FMI ?


Le FMI est responsable devant ses États membres, et cette responsabilité est une condition essentielle
de son efficacité. La gestion des affaires courantes est assurée par le Conseil d'administration, où sont
représentés les 184 pays membres, et par un personnel international placé sous la direction d'un
directeur général et de trois directeurs généraux adjoints — chaque membre de cette équipe de
direction venant d'une région différente du globe. Les pouvoirs exercés par le Conseil d'administration
pour conduire les opérations du FMI lui sont conférés par le Conseil des gouverneurs, organe de
décision suprême de l'institution.

Le Conseil des gouverneurs, où sont représentés tous les pays membres, est donc la plus haute autorité
du FMI. Il se réunit normalement une fois par an, à l'Assemblée annuelle du FMI et de la Banque
mondiale. Chaque État membre nomme un gouverneur — qui est en général le ministre des finances
du pays ou le gouverneur de la banque centrale — et un gouverneur suppléant. Les décisions sur les
questions d'importance sont prises par le Conseil des gouverneurs, qui a toutefois délégué le pouvoir
de décision sur les affaires courantes au Conseil d'administration.

Les principales questions concernant le système monétaire international sont examinées deux fois par
an par un Comité des gouverneurs appelé le Comité monétaire et financier international, ou CMFI
(connu jusqu'en septembre 1999 sous le nom de Comité intérimaire). Le comité conjoint des Conseils
des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale, ou Comité du développement, formule des
recommandations et fait rapport aux gouverneurs sur la politique de développement et autres
questions qui présentent un intérêt spécifique pour les pays en développement.

Le Conseil d'administration, qui est présidé par le Directeur général, se compose de 24 administrateurs.
Il se réunit en général trois fois par semaine durant toute la journée, et plus souvent si nécessaire, au

14
siège de l'organisation à Washington. Les cinq principaux actionnaires du FMI — États-Unis, Japon,
Allemagne, France et Royaume-Uni — ont chacun leur administrateur, tout comme la Chine, la Russie
et l'Arabie Saoudite. Les 16 autres administrateurs sont élus pour deux ans par des groupes de pays.

Les documents qui servent de base aux délibérations du Conseil d'administration sont établis
principalement par les services du FMI, en collaboration parfois avec les services de la Banque
mondiale, et sont soumis au Conseil d'administration après avoir été approuvés par la direction du
FMI; cependant, certains documents sont présentés par les administrateurs euxmêmes. Depuis
quelques années, une proportion croissante des documents du FMI est diffusée dans le public par
affichage sur le site de l'institution (www.imf.org).

Contrairement à certaines organisations internationales où chaque pays membre dispose d'une voix
(comme c'est le cas à l'Assemblée générale des Nations Unies), le FMI applique un système de vote
pondéré : plus la quote-part d'un pays au FMI — déterminée généralement par son poids économique
— est importante, et plus le nombre de voix qui lui sont attribuées est élevé (voir, ci-après, la section
intitulée «D'où viennent les ressources du FMI?»). Mais le Conseil d'administration procède rarement
à un vote formel et préfère adopter la plupart de ses décisions par voie de consensus et à l'unanimité.

Le Directeur général est choisi par le Conseil d'administration, dont il est le Président. Il est aussi le
chef des services du FMI et gère les affaires courantes sous la direction du Conseil. Son mandat, d'une
durée initiale de cinq ans, est renouvelable. Le Directeur général est aidé dans ses fonctions par le
Premier Directeur général adjoint et par deux Directeurs généraux adjoints.

Les membres des services du FMI sont des fonctionnaires internationaux responsables devant le FMI,
et non pas devant les autorités nationales. L'organisation compte environ 2.800 fonctionnaires
originaires de 141 pays. Les deux tiers environ de ses cadres sont des économistes. Les 26
départements et bureaux du FMI ont à leur tête des directeurs qui rendent compte au Directeur
général. La plupart des fonctionnaires du FMI sont en poste à Washington, et environ 90 représentants
résidents sont détachés auprès des États membres pour les conseiller dans le domaine économique.
Le FMI dispose, à Paris et à Tokyo, de bureaux qui servent de centres de liaison avec d'autres
institutions internationales ou régionales et avec des organismes de la société civile. Ses autres
bureaux, situés à New York et à Genève, sont essentiellement chargés de la liaison avec les autres
institutions du système des Nations Unies.

4. D'où viennent les ressources du FMI ?


Les ressources du FMI proviennent principalement des souscriptions (au capital) ou quotes-parts que
les pays versent au moment de leur adhésion, ou des augmentations de quotes-parts issues de
révisions périodiques. Les pays versent 25 % de leurs souscriptions en droits de tirage spéciaux (DTS,
voir l'encadré 3), ou dans les principales monnaies, telles que le dollar ou le yen; le FMI peut réclamer
le solde — payable dans la monnaie du pays membre — s'il en a besoin pour accorder des prêts. La
quote-part d'un pays détermine non seulement le montant qu'il doit verser au titre de sa souscription,
mais aussi le nombre de voix qui lui sont attribuées, le montant des concours qu'il peut recevoir du
FMI et sa part des allocations de DTS.

La quote-part dépend en général du poids du pays dans l'économie mondiale : plus son économie (en
termes de production) est grande et plus ses échanges sont importants et variables, plus sa quote-part
est élevée. La contribution la plus forte (17,5 % du total des quotes-parts) est celle des États-Unis,
première puissance économique mondiale; la plus faible (0,001 %) est celle de Palaos. La dernière en
date des révisions des quotes-parts (la onzième), qui est entrée en vigueur en janvier 1999, a accru le

15
total des quotes-parts au FMI (pour la première fois depuis 1990) d'environ 45 % pour le porter à 212
milliards de DTS (environ 300 milliards de dollars).

Si nécessaire, le FMI peut recourir à l'emprunt pour compléter les ressources qu'il tire des quotes-
parts. Le FMI dispose de deux lignes de crédit sur lesquelles il peut tirer si un danger menace le système
monétaire international, à savoir :

 les Accords généraux d'emprunt (AGE), qui ont été conclus en 1962 et regroupent 11
participants (États ou banques centrales des pays industrialisés du Groupe des Dix et de la
Suisse) ;
 les Nouveaux Accords d'emprunt (NAE), conclus en 1997 et auxquels participent 25 pays et
institutions.

Ces deux lignes de crédit mettent à la disposition du FMI un total de 34 milliards de DTS (environ 50
milliards de dollars).

Qu'est-ce que le DTS ?

Le DTS (droit de tirage spécial) est un instrument de réserve international créé par le FMI en 1969 (dans
le cadre du premier amendement à ses Statuts) pour répondre aux préoccupations des États membres,
qui craignaient que le stock des réserves internationales à l'époque ne suffise pas, compte tenu de sa
croissance escomptée, pour appuyer l'expansion du commerce mondial. Les principaux instruments
de réserve internationaux étaient alors l'or et le dollar, et les États membres ne voulaient pas que les
réserves mondiales dépendent de la production d'or et de ses aléas intrinsèques, ni de la pérennisation
du déficit des paiements des États-Unis, indispensable pour alimenter de façon continue les réserves
en dollars. Le DTS a été créé pour servir d'instrument de réserve complémentaire susceptible d'être
«alloué» périodiquement par le FMI aux États membres en cas de besoin, ou annulé dans le cas inverse.

Les DTS (connus parfois sous l'appellation d'«or-papier», bien qu'ils n'aient pas de représentation
physique) sont alloués aux États membres (par inscription en compte courant) au prorata de leur
quote-part. Jusqu'à présent, le FMI a alloué 21,4 milliards de DTS (soit environ 32 milliards de dollars)
à ses membres. La dernière allocation a eu lieu en 1981, lorsque 4,1 milliards de DTS ont été distribués
aux 141 États membres que comptait alors l'institution. Depuis 1981, les membres du FMI n'ont pas
jugé qu'une autre allocation générale de DTS s'imposait compte tenu, en particulier, de la croissance

16
des marchés internationaux de capitaux. En septembre 1997, cependant, l'expansion du nombre
d'États membres du FMI — qui comprend désormais des pays qui n'ont jamais reçu d'allocations de
DTS — a conduit le Conseil des gouverneurs à proposer un quatrième amendement aux Statuts du FMI.
Celui-ci, qui a été approuvé par la majorité requise des États membres, autorise une allocation spéciale
et unique de DTS à des fins d'«équité», d'un montant de 21,4 milliards de DTS, qui seront distribués de
façon à porter le ratio allocations cumulées de DTS/quotes-parts de tous les États membres à un seuil
de référence commun.

Les membres du FMI peuvent utiliser les DTS dans le cadre de transactions entre eux, avec 16
détenteurs «institutionnels» de DTS, ou avec le FMI. Le DTS est aussi l'unité de compte du FMI. Il est
aussi utilisé comme unité de compte, ou base d'une unité de compte, par d'autres organisations
internationales et régionales, ou dans le cadre de conventions internationales.

La valeur du DTS est fixée chaque jour sur la base d'un panier de quatre grandes monnaies : le dollar,
l'euro, la livre sterling et le yen. Au 1er juillet 2004, 1 DTS valait 1,48 dollar. La composition de ce panier
de monnaies est réexaminée tous les cinq ans pour s'assurer qu'elle est représentative des monnaies
utilisées dans les transactions internationales, et que les pondérations assignées aux différentes
monnaies reflètent leur importance relative dans le système commercial et financier international.

5. Comment le FMI sert-il les États membres ?


Le FMI sert les États membres :

 En examinant et en suivant l'évolution de la situation économique et financière tant au niveau


national que mondial, et en leur donnant des conseils dans le domaine économique ;
 En leur accordant des prêts en devises pour étayer les politiques d'ajustement et de réforme
qu'ils mettent en œuvre pour corriger des déséquilibres de balance des paiements et
promouvoir une croissance durable;
 En leur apportant son assistance technique diversifiée et en formant des fonctionnaires et des
agents de leur banque centrale dans les domaines qui relèvent de sa compétence.

Conseils de politique économique et surveillance mondiale


De par ses Statuts, le FMI a pour mission de suivre l'évolution du système monétaire international, en
exerçant notamment une ferme «surveillance» — ou supervision — de la politique de change des États
membres. Par ailleurs, chaque membre s'engage à collaborer avec le FMI pour l'aider à assurer le
maintien de régimes de change ordonnés et à promouvoir la stabilité des changes.

Chaque État membre s'engage en particulier à orienter sa politique de manière à assurer une croissance
ordonnée dans un contexte de stabilité raisonnable des prix, à favoriser l'instauration de conditions
économiques et financières ordonnées et à ne pas manipuler son taux de change pour dégager un
avantage concurrentiel inéquitable. Chaque État membre s'engage aussi à fournir au FMI les
informations dont il a besoin pour s'acquitter de sa mission de surveillance. Les États membres
reconnaissent que la surveillance du FMI sur leurs politiques de change doit s'inscrire dans le cadre
d'une analyse globale de leur situation et de leur stratégie économique.

Par le suivi régulier des économies et les conseils donnés dans le cadre de cette surveillance, le FMI
peut prévenir les États membres de l'imminence de dangers et leur permettre de prendre sans tarder
des mesures correctives. La surveillance exercée par le FMI est de trois types :
Surveillance bilatérale : Le FMI tient régulièrement (en général une fois par an) des consultations avec
les États membres sur les questions économiques, auxquelles s'ajoutent des consultations intérimaires
si les circonstances le justifient. Ces consultations sont dites «consultations au titre de l’article IV» par
référence à l'article IV des Statuts qui les prévoit. (Elles sont aussi dites «bilatérales», appellation qui
est inexacte à proprement parler, car, lorsque le FMI tient des consultations avec un pays, il le fait au
nom de tous les États membres, et il s'agit donc toujours, en fait, de consultations multilatérales.)

17
Comment se déroulent les consultations au titre de l'article IV ? Tout d'abord, une équipe d'économistes
du FMI se rend dans le pays pour recueillir des données économiques et financières et s'entretenir avec
les représentants du gouvernement et de la banque centrale de la politique économique nationale, au
vu de l'évolution récente du pays. L'équipe du FMI passe en revue la politique macroéconomique
(budgétaire, monétaire et de change), évalue la solidité du système financier et examine différents volets
(politiques industrielle et sociale, emploi, gouvernance, environnement, etc.) susceptibles d'influer sur
les politiques et les résultats macroéconomiques. Elle établit ensuite un rapport qui est approuvé par la
direction du FMI avant d'être soumis, pour examen, au Conseil d'administration. Le résumé des
conclusions du Conseil d'administration par son Président est communiqué au gouvernement de l'État
membre. Chaque pays peut ainsi tirer parti, dans la conduite de sa politique économique, des opinions
et de l’expérience de la communauté internationale.

Soucieux d'accroître la transparence de ses opérations et travaux, le FMI publie depuis quelques
années, sous forme de notes d'information au public (NIP), un résumé des discussions du Conseil
d'administration afférent aux consultations au titre de l'article IV avec un grand nombre de pays, ainsi
que celui de l'analyse des services du FMI. En fait, dans bien des cas, la version intégrale des rapports
établis pour ces consultations est aussi publiée. Comme les NIP, elle est affichée sur le site du FMI.

Outre ses consultations annuelles avec les pays, le FMI envoie des missions dans les États membres
dont la situation le justifie. Enfin, le Conseil d'administration consacre souvent des réunions
informelles à l'évolution économique et financière de certains pays ou régions.

Surveillance mondiale : Le Conseil d'administration fait régulièrement le point sur l'évolution


économique internationale en s'appuyant notamment sur les Perspectives de l’économie mondiale et
sur le Rapport sur la stabilité dans le monde, que les services de l’institution préparent d'ordinaire deux
fois par an avant les réunions semestrielles du Comité monétaire et financier international. Les
rapports sont publiés dans leur intégralité avant les réunions du CMFI, accompagnés du résumé des
discussions du Conseil d'administration par son Président. Le Conseil tient également, de façon plus
fréquente, des discussions informelles sur l'évolution de l'économie et des marchés mondiaux.

Surveillance régionale : Le FMI examine aussi les politiques menées dans le cadre d'accords régionaux.
C'est ainsi, par exemple, que le Conseil d'administration s'intéresse à l'évolution de la situation dans
l'Union européenne, la zone euro, l'Union économique et monétaire ouest-africaine, la Communauté
économique et monétaire de l'Afrique centrale, ou l'Union monétaire des Caraïbes orientales.

Enfin, la direction et les services du FMI participent aux discussions que des groupes tels que le Groupe
des Sept (le G-7, qui rassemble les grands pays industriels) ou l'Association de coopération économique
Asie–Pacifique (CEAP) consacrent à la surveillance.

Prêts aux pays en difficulté

Le FMI accorde des prêts en devises aux pays qui ont des problèmes de balance des paiements. Ces
prêts facilitent l'ajustement que les pays bénéficiaires doivent opérer pour aligner leurs dépenses sur
leurs recettes afin de corriger le déséquilibre de leurs paiements. Cependant, les prêts du FMI ont aussi
pour but de soutenir les politiques économiques, et notamment les réformes structurelles, de nature
à améliorer durablement la balance des paiements des pays bénéficiaires et leurs perspectives de
croissance.

Les États membres peuvent s'adresser au FMI s'ils ont un besoin de financement de la balance des
paiements — c'est-à-dire s'ils doivent recourir aux emprunts officiels pour régler leurs paiements
extérieurs et conserver un volume de réserves suffisant sans avoir à prendre de «mesures
préjudiciables à la prospérité nationale ou internationale». Ces mesures peuvent consister à
restreindre les échanges et les paiements, à comprimer fortement la demande intérieure, ou à laisser
la monnaie nationale se déprécier sensiblement. Sans les prêts, les pays qui connaissent des difficultés
18
de balance des paiements devraient procéder à un ajustement plus marqué, ou prendre d'autres
mesures aussi préjudiciables à la prospérité nationale ou internationale. L'un des buts du FMI est
précisément d'éviter de telles conséquences.

Qu'est-ce qu'un programme appuyé par le FMI?

Les pays qui sollicitent l'aide financière du FMI traversent parfois une crise économique ou sont au
bord de celle-ci. Leur monnaie fait l'objet d'attaques spéculatives sur les marchés des changes et leurs
réserves internationales s'amenuisent, l'activité économique stagne ou se contracte, les faillites se
multiplient. Pour assainir la situation des paiements extérieurs et rétablir les conditions d'une
croissance durable, il est nécessaire de conjuguer l'ajustement économique et les financements
officiels ou privés.

Le FMI aide ces pays à s'attaquer plus efficacement à ces problèmes en leur apportant des conseils
dans le domaine économique. Pour leur apporter aussi une aide financière, il doit s'accorder avec les
autorités sur un programme économique qui permette d'atteindre des objectifs spécifiques et chiffrés
de viabilité externe, de stabilité monétaire et financière et de croissance durable. Les détails du
programme sont énoncés dans la «lettre d'intention» que le gouvernement adresse au Directeur
général du FMI.

Les programmes appuyés par le FMI sont formulés par les autorités nationales, en étroite coopération
avec les services de l'institution, et conçus en fonction de la situation et des besoins spécifiques du
pays. C'est essentiel pour que ces programmes soient efficaces et bénéficient du soutien des
populations concernées — ou «appropriation» par la population locale — indispensable à leur succès.

Enfin, ces programmes ne sont pas rigides et peuvent être réévalués et révisés en cours de route si la
situation évolue. Il est fréquent, de fait, que des programmes soient révisés en cours d'exécution.

Les instruments de prêt du FMI et leur évolution

Les prêts accordés par le FMI s'inscrivent dans une série de politiques ou mécanismes de financement
(les «facilités» du FMI) qui ont évolué au fil des ans pour s'adapter aux besoins des pays membres. La
durée, les modalités de remboursement et les conditions attachées à ces instruments varient en
fonction des problèmes de balance des paiements rencontrés et des situations auxquelles il s'agit de
répondre.

Le FMI apporte l'essentiel de ses financements dans le cadre de trois instruments de prêt :

19
Les accords de confirmation, pierre angulaire de la politique de prêt du FMI, ont été utilisés pour la
première fois en 1952. Ils visent avant tout à répondre aux difficultés de balance des paiements à court
terme.

Les accords à moyen terme conclus dans le cadre du mécanisme élargi de crédit visent à aider les pays
en proie à des difficultés de balance des paiements liées à des problèmes structurels, qui risquent donc
d'être plus longs à résoudre que des difficultés liées à des carences macroéconomiques. Les politiques
structurelles associées à ces accords élargis visent à améliorer le mode de fonctionnement de
l'économie et privilégient les réformes fiscales et financières, les privatisations d'entreprises et les
mesures destinées à assouplir le fonctionnement du marché du travail.

Depuis la fin des années 70, le FMI accorde aussi des prêts concessionnels afin d'aider les États
membres les plus pauvres à parvenir à la viabilité externe, à bénéficier d'une croissance durable et à
relever leur niveau de vie. Le dispositif actuel, la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la
croissance (FRPC), a remplacé la facilité d’ajustement structurel renforcée (FASR) en novembre 1999.
Il vise à centrer les programmes économiques des pays bénéficiaires sur la lutte contre la pauvreté et
la recherche de la croissance.

À la fin des années 90, le FMI s'est doté d'instruments conçus pour aider les pays à faire face à un
effondrement brutal de la confiance du marché et à prévenir les effets de «contagion» des crises
financières, c'est-à-dire leur propagation à des pays dont la politique économique est saine. l'évolution
des instruments de prêt du FMI.) Le FMI accorde également des prêts aux États membres confrontés
à des difficultés de balance des paiements échappant à leur contrôle, que celles-ci résultent de
catastrophes naturelles, des séquelles de conflits militaires ou d'une insuffisance temporaire des
recettes d'exportation (ou du renchérissement temporaire des importations de céréales).

En même temps que de nouveaux instruments étaient créés pour relever de nouveaux défis, les
mécanismes devenus obsolètes ont été supprimés. Le Conseil d'administration a entrepris, début
2000, un réexamen de l'ensemble des mécanismes de financement (pour un aperçu des principaux
instruments de prêt de l'institution) qui a débouché sur la suppression de quatre instruments. Le
Conseil s'est aussi accordé sur une série de modifications à apporter aux mécanismes non
concessionnels pour :

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 Adapter les conditions applicables aux accords de confirmation et au mécanisme élargi de
crédit afin d'encourager les États membres à ne pas faire appel aux ressources du FMI pour
des périodes trop longues ou des montants trop élevés ;
 Réaffirmer que le mécanisme élargi de crédit ne doit s'appliquer qu'aux situations qui
appellent à l'évidence des financements à long terme ;
 Améliorer le suivi post programme des pays membres, en particulier lorsque l'encours des
crédits qui leur ont été accordés dépassent un certain seuil.

À l'heure actuelle, les pays qui empruntent au FMI sont soit des pays en développement, soit des pays
en transition de la planification centrale à l'économie de marché, soit encore des économies de marché
émergentes qui se remettent d'une crise financière. Bon nombre de ces emprunteurs n'ont qu'un accès
limité aux marchés internationaux de capitaux en raison, notamment, de leurs difficultés
économiques. Depuis la fin des années 70, tous les pays industriels ont été en mesure de répondre à
leurs besoins de financement en s'adressant aux marchés de capitaux, mais, au cours des vingt
premières années d'existence du FMI, plus de la moitié des financements de l'institution sont allés à
ces pays.

Principales caractéristiques des prêts du FMI

 Le FMI n'est ni une agence d'aide, ni une banque de développement. Il prête aux États
membres pour les aider à s'attaquer à leurs problèmes de balance des paiements et à rétablir
les conditions d'une croissance économique durable. Les devises qu'il fournit, au prorata de la
quote-part de ces pays au FMI, sont déposées à leur banque centrale et viennent compléter
leurs réserves internationales afin de les aider à soutenir leur balance des paiements. À la
différence des prêts accordés par les agences de développement, les concours du FMI ne
financent pas des projets ou des activités spécifiques.

Les prêts du FMI sont assortis de conditions concernant l'application de la politique économique
convenue : le pays emprunteur est tenu d'adopter les mesures qu'il s'est engagé à prendre pour régler
ses problèmes de balance des paiements. Cette conditionnalité associée aux prêts du FMI est destinée
à assurer que le pays membre qui emprunte ne se contente pas d'ajourner des choix difficiles et
d'alourdir sa dette, mais renforce sa politique économique et rembourse effectivement le prêt
contracté. Le pays membre et le FMI doivent convenir des mesures économiques qui s'imposent. Par
ailleurs, le FMI décaisse ses concours par étapes, à mesure que le pays emprunteur s'acquitte des
engagements prévus au calendrier convenu. En 2000–01, le FMI s'est attaché à rationaliser la
conditionnalité — en la recentrant plus étroitement sur la politique macroéconomique et le secteur
financier, en limitant les ingérences dans les choix économiques des États membres et en facilitant
l'appropriation des programmes par les pays concernés — afin de la rendre plus efficace.

 Les prêts du FMI sont accordés à titre temporaire. Selon le mécanisme de financement utilisé,
ils peuvent être décaissés sur des périodes allant de six mois à quatre ans. La période de
remboursement est de 31/4 à 5 ans pour les prêts à court terme (au titre des accords de
confirmation) ou de 41/2 à 10 ans pour les financements à moyen terme (au titre du mécanisme
élargi de crédit); mais le Conseil d'administration est convenu, en novembre 2000, d'introduire
la possibilité d'un remboursement anticipé — sur des périodes de 21/4 à 4 ans pour les accords
de confirmation et de 41/2 à 7 ans pour les accords élargis. La période de remboursement des
prêts accordés par le FMI aux pays à faible revenu dans le cadre de son mécanisme de
financement concessionnel, la FRPC, est de 10 ans, avec un différé d'amortissement de 51/2 ans
pour le remboursement du principal.

21
 Le FMI s'attend à ce que les emprunteurs remboursent en priorité les prêts qu'il leur a
consentis. Un pays emprunteur doit rembourser le FMI à l'échéance, de façon à ce que ces
ressources puissent être à nouveau prêtées à d'autres pays qui ont un besoin de financement
de la balance des paiements. Le FMI a mis en place des procédures qui visent à décourager
l'accumulation d'arriérés, d'impayés et de charges d'intérêts. L'essentiel, toutefois, c'est
l'importance que la communauté internationale accorde au statut de créancier privilégié du
FMI. Le FMI est assuré ainsi d'être remboursé parmi les premiers, même s'il est souvent le
dernier prêteur disposé à apporter des concours à des pays dont la capacité à s'acquitter de
leurs obligations est clairement mise en question.
 Les pays qui empruntent au FMI via ses guichets de prêt ordinaires et non concessionnels —
c'est-à-dire tous les États membres à l'exception des pays en développement à faible revenu
— payent un taux d'intérêt et des commissions liés au marché, auxquels s'ajoute une
commission d'engagement remboursable. Une commission additionnelle peut être perçue
lorsque les prêts dépassent un certain seuil, afin de décourager un recours massif aux
financements du FMI. Des commissions additionnelles s'appliquent aussi aux tirages au titre
de la facilité de réserve supplémentaire. Les pays à faible revenu qui empruntent dans le cadre
de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance acquittent pour leur part
un taux d'intérêt concessionnel fixé à 1/2 % par an.
 Pour renforcer les garde-fous sur l'utilisation des ressources de l'institution par les pays
membres, le FMI demande, depuis mars 2000, que l'on évalue dans quelle mesure les banques
centrales appliquent des pratiques souhaitables en matière de contrôle interne, d'information
financière et d'audit. Parallèlement, le Conseil d'administration a décidé d'élargir et de
systématiser le recours aux moyens que le FMI peut utiliser lorsque des pays emprunteurs lui
fournissent des informations erronées.
 Lorsque le FMI accorde un prêt, celui-ci ne couvre le plus souvent qu'une fraction limitée des
besoins de financement extérieur du pays. Mais, dans la mesure où l'approbation d'un prêt
par le FMI signale que la politique économique du pays bénéficiaire est bien orientée, elle
rassure les investisseurs et les bailleurs de fonds officiels et facilite la mobilisation de
ressources additionnelles. Les financements du FMI peuvent donc avoir un effet de levier en
attirant d'autres fonds. L'aptitude du FMI à remplir ce rôle de catalyseur repose sur la
confiance des autres prêteurs dans ses opérations, et en particulier sur la crédibilité de la
conditionnalité qui s'attache à ses prêts.

6. Renforcer le système monétaire et financier international


La mondialisation a créé de nouveaux défis pour le FMI. Deux des plus importants, et des plus difficiles
à relever, consistent à renforcer le système financier mondial — pour rendre les crises financières
moins fréquentes et mieux y répondre si elles se déclenchent — et à faire reculer la pauvreté dans les
pays à faible revenu.

La mondialisation a été très bénéfique à de nombreux pays et peuples à travers le monde, et


l'intégration à l'économie mondiale est une dimension essentielle de toute stratégie visant à relever
les niveaux de vie. Mais, en augmentant le volume et la vitesse des flux internationaux de capitaux, la
mondialisation a aussi accru le risque de crise financière. Dans le même temps, une autre menace se
fait jour : les pays à faible revenu, qui n'ont guère bénéficié de la mondialisation jusqu'à présent, voient
leur retard s'aggraver à mesure que les niveaux de vie s'élèvent ailleurs.

Bâtir un système financier mondial plus solide

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Les crises financières qui ont secoué les marchés émergents au milieu et à la fin des années 90 ont
rappelé les risques associés à la mondialisation — même pour les économies qui ont tiré d'immenses
bénéfices de ce processus et qui, à de nombreux égards, sont bien gérées. Les économies frappées par
la crise asiatique de 1997–98, en particulier, avaient énormément bénéficié, depuis plusieurs
décennies, de leur ouverture au commerce international et aux investissements directs étrangers et
de leur accès à des marchés financiers internationaux de plus en plus intégrés. La crise a mis en lumière
non seulement les carences de la politique économique conduite par les pays eux-mêmes, mais aussi
les défauts du système financier international, et rappelé deux grandes vérités :

 Les investisseurs peuvent se retirer soudainement et massivement d'un pays s'ils estiment que
sa politique économique est inadaptée. Une fois que les investisseurs — nationaux ou
étrangers — ont perdu confiance, les entrées de capitaux risquent de se tarir et de céder la
place à des sorties nettes massives qui peuvent précipiter la crise financière.
 Les crises qui éclatent dans un pays ou une région peuvent se propager très vite à d'autres
économies. Pour réduire le risque de crise financière à l'avenir et favoriser une résolution
rapide de celles qui éclatent malgré tout, le FMI et ses États membres ont entrepris, en
collaboration avec d'autres organisations internationales, organes de régulation et institutions
du secteur privé, de consolider le système monétaire et financier international.

Les réformes sont engagées dans différents domaines :

Renforcement du secteur financier

Les pays sont souvent vulnérables aux crises économiques parce que leur système financier est fragile
en raison des problèmes de liquidité ou de l'insolvabilité de certains établissements, ou pourrait le
devenir dans une conjoncture défavorable. Afin de consolider ce système, les banques et les autres
établissements financiers doivent améliorer leur contrôle interne, et notamment l'évaluation et la
gestion du risque. Il peut être nécessaire aussi que les autorités alignent les modalités du contrôle et
de la réglementation du secteur financier sur les normes internationales.

Le FMI et la Banque mondiale ont commencé, en 1999, à procéder à des évaluations conjointes du
secteur financier des États membres afin d'en déceler les faiblesses présentes et potentielles. Les
équipes des deux institutions, aidées en général par des experts des banques centrales et des agences
de régulation financière, ont évalué la robustesse du système financier d'un certain nombre de pays.
Leurs conclusions ont été transmises aux autorités nationales pour aider celles-ci à prendre les
mesures qui s'imposent.

Les services du FMI s'appliquent aussi, avec les gouvernements nationaux et d'autres institutions
internationales, à :

 Renforcer le cadre législatif et réglementaire et le contrôle du système bancaire ;


 Examiner les normes de fonds propres des banques et des autres établissements financiers ;
 Développer un ensemble de normes comptables internationales ;
 Finaliser une série de principes fondamentaux du gouvernement d’entreprise ;
 Éviter que les États membres adoptent des régimes de change vulnérables aux attaques
spéculatives ;
 Assurer une diffusion plus libre et plus rapide des données financières destinées aux marchés.

De même, le FMI travaille à l'amélioration des normes de réglementation avec le Comité de Bâle sur
le contrôle bancaire.

Normes et codes reconnus au plan international


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Les pays peuvent rassurer la communauté internationale sur leur politique économique et les
pratiques qu'ils suivent en appliquant les normes et codes de bonne conduite reconnus au plan
international. Pour ceux qui ne le font pas encore, ces normes et codes constituent un guide utile qui
peut les aider à renforcer leur système. Le FMI s'est attaché à développer et à affiner les normes
facultatives dans des domaines qui sont de son ressort, en collaboration parfois avec d'autres
organisations internationales telles que la Banque des règlements internationaux (BRI) ou la Banque
mondiale. Ces normes couvrent en particulier les méthodes statistiques nationales, les codes de
bonnes pratiques dans les domaines budgétaire, monétaire et financier et les directives pour le
renforcement du secteur financier — telles que les normes de contrôle et de réglementation du
système bancaire.

Les travaux du FMI sont complétés par les efforts de la BRI, de la Banque mondiale et d'autres agences
de normalisation qui travaillent à l'établissement de normes internationales dans des domaines tels
que la comptabilité et les audits financiers, les faillites, le gouvernement d'entreprise, la
réglementation des marchés de titres, ou les systèmes de paiement et de règlement.

Pour aider les États membres à évaluer dans quelle mesure ils satisfont à ces normes, les services du
FMI, en collaboration avec les gouvernements de ces pays, ont entrepris en 1999 de préparer, à titre
expérimental, des rapports sur l'observation des normes et codes qui se concentrent principalement
sur des domaines présentant un intérêt opérationnel direct pour le FMI. Plusieurs pays ont choisi de
publier ces rapports.

Encourager l'ouverture et la publication de données

La publication de données actuelles et fiables — ainsi que d'informations sur la politique économique
et financière, les pratiques suivies et le processus de décision dans les différents pays — est nécessaire
pour aider les investisseurs à former leur jugement et faciliter un fonctionnement efficace et
harmonieux des marchés. Dans le sillage de la crise mexicaine de 1994–95, le FMI a mis au point, en
1996, la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) afin d'aider les pays qui ont — ou cherchent
à avoir — accès aux marchés internationaux de capitaux à diffuser leurs statistiques économiques et
financières dans le public. Les pays qui souscrivent à cette norme acceptent de publier, selon un
calendrier préétabli, des statistiques nationales détaillées portant notamment sur les réserves
internationales et la dette extérieure. Le système général de diffusion des données (SGDD) a été créé
en 1997 pour guider les pays qui ne sont pas encore en mesure de souscrire à la NSDD et doivent
améliorer leur système statistique.

Transparence et responsabilité du FMI

L'amélioration de l'information des marchés et du public en général est au coeur de la réforme du


système financier international. C'est aussi la pierre angulaire de la réforme interne que vient
d'engager le FMI.

Qu'il s'agisse des États membres ou du FMI lui-même, la transparence permet d'améliorer de diverses
manières les résultats économiques. L'ouverture accrue des pays encourage le public à analyser leur
politique économique de façon plus approfondie et lui permet de le faire à partir de meilleures
informations. Elle responsabilise davantage les autorités, donne plus de crédibilité à leur politique
économique et, en informant les marchés financiers, aide ceux-ci à fonctionner de façon plus ordonnée
et plus efficace. En donnant plus de transparence et de clarté à ses propres activités et à ses conseils
aux États membres, le FMI facilite de son côté l'instauration d'un débat économique plus éclairé et fait
mieux connaître son rôle et son action. En soumettant ses conseils économiques à un examen et à un
débat publics, le FMI peut aussi améliorer la qualité de ses analyses.

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Depuis le milieu des années 90, le FMI a considérablement augmenté le volume d'informations qu'il
publie sur ses propres activités et politiques comme sur celles des États membres, en particulier sur
son site Internet. Les notes d'information au public, par exemple, qui ont été diffusées à l'issue des
consultations de l'article IV avec environ 80 % des membres du FMI en 1999–2000, résument les
discussions du Conseil d'administration et les conditions dans lesquelles se sont déroulées les
consultations. Les lettres d'intention ont aussi été publiées par environ 80 % des pays qui appliquent
un programme appuyé par le FMI. En avril 1999, le Conseil d'administration a lancé un projet-pilote de
diffusion volontaire des rapports des services du FMI au titre de l'article IV et, au cours des 18 mois
suivants, une soixantaine de pays en ont accepté le principe. En novembre 2000, le projet-pilote a été
remplacé par une politique de publication des documents sur les consultations de l'article IV et sur
l'utilisation des ressources du FMI par les États membres qui prévoit que la diffusion est volontaire
(c'est-à-dire soumise au consentement du pays concerné). Depuis juillet 2004, ce consentement est
posé en principe.

La responsabilité du FMI — envers les autorités des États membres et du grand public — a été
renforcée ces dernières années par une série d'évaluations externes, confiées à des experts
indépendants, de ses politiques et activités. Les évaluations qui ont été publiées portent sur la facilité
d'ajustement structurel renforcée (qui a été remplacée en 1999 par la facilité pour la réduction de la
pauvreté et pour la croissance), la surveillance des économies des États membres par le FMI et les
études du FMI. Un Bureau d'évaluation indépendant a été créé en 2001. Il a publié trois rapports
d’évaluation en 2002–03.

Tout en renforçant la transparence du FMI, le Conseil d'administration est attentif à préserver le rôle
de conseiller confidentiel que le FMI joue auprès de ses membres, et qui demeure une dimension
essentielle de son rôle.

Associer le secteur privé à la prévention et à la résolution des crises

Les capitaux privés sont, de loin, la principale composante des flux financiers internationaux. Le secteur
privé a donc un rôle important à jouer dans la prévention et la résolution des crises financières. Les
crises peuvent en effet être évitées, et la volatilité des flux de capitaux privés réduite, si l'on évalue
mieux les risques et si un dialogue plus étroit et plus continu s'instaure entre les pays et les
investisseurs privés. Ce dialogue peut favoriser aussi une participation plus active du secteur privé à la
résolution des crises lorsque celles-ci se déclenchent, y compris via la restructuration de la dette
privée.

Créanciers et débiteurs peuvent tirer parti d'un tel dialogue. Et l'association du secteur privé à la
prévention et à la résolution des crises devrait aider aussi à limiter l'«aléa moral» — c'est-à-dire la
possibilité que le secteur privé soit tenté de s'engager dans des prêts risqués s'il pense que ses pertes
éventuelles seront limitées par des opérations de renflouement conduites par des institutions
officielles, y compris le FMI.

Le FMI lui-même approfondit son dialogue avec les participants au marché dans le cadre, par exemple,
du Groupe consultatif sur les marchés de capitaux qui s'est réuni pour la première fois en septembre
2000. Ce groupe vise à favoriser une communication régulière entre les participants aux marchés
internationaux de capitaux et la direction ou les hauts fonctionnaires du FMI sur des questions d'intérêt
commun telles que l'évolution de l'économie et des marchés mondiaux ou le renforcement du système
financier international. Mais le groupe n'aborde pas les questions confidentielles liées aux économies
nationales.

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Lorsqu'une crise éclate, on s'attend des programmes appuyés par le FMI qu'ils permettent, dans la
plupart des cas, de rétablir la stabilité par un dosage adéquat de financements officiels, d'ajustement
de la politique économique et de raffermissement de la confiance des investisseurs privés. Il arrive
cependant que des initiatives telles qu'une restructuration coordonnée de la dette par les créanciers
privés s'imposent. Les États membres du FMI se sont accordés sur une série de principes applicables à
la participation du secteur privé à la résolution des crises. Mais ces principes doivent encore être
affinés et devront être appliqués avec souplesse en fonction de chaque cas.

Collaboration avec d'autres institutions

Le FMI collabore activement avec la Banque mondiale, les banques régionales de développement,
l'Organisation mondiale du commerce, les agences des Nations Unies et divers autres organismes
internationaux. Chacune de ces institutions est spécialisée dans un domaine et apporte une
contribution spécifique à l'économie mondiale. La collaboration entre le FMI et la Banque mondiale
dans la lutte contre la pauvreté est particulièrement étroite, car c'est la Banque mondiale, plutôt que
le FMI, qui dispose des compétences requises pour aider les pays à améliorer leur politique sociale.

Le FMI et la Banque mondiale collaborent étroitement dans d'autres domaines aussi. C'est le cas pour
l'évaluation des secteurs financiers des États membres (qui vise à faire apparaître les facteurs de
vulnérabilité systémique), la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme,
la mise au point de normes et codes, ou l'amélioration de la qualité, de la diffusion et de la couverture
des données sur la dette extérieure.

Le FMI participe aussi au Forum de stabilité financière, qui rassemble les autorités de tutelle des
grandes places financières internationales ainsi que des représentants des organes de réglementation
et de contrôle internationaux, de comités d'experts des banques centrales et des institutions
financières internationales.

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CONCLUSION

Le Fonds Monétaire International (FMI) est une organisation monétaire et financière née en 1945 des
accords de Bretton Woods et chargée de garantir le bon fonctionnement du système monétaire
international notamment en assurant la stabilité des changes (système de changes fixes) et la libre
convertibilité des monnaies. Au tout début de son existence, son action dans le monde se limitait aux
aides financières (prêts) qu’il accordait à ses pays membres. Mais peu à peu, depuis l’effondrement du
système de changes fixes qui consacre le flottement des monnaies, avec tous ses corollaires
notamment la crise de la dette, son action s’est axé sur les plans d’ajustements structurels et
économiques qu’ils imposaient aux pays qui réclamaient le rééchelonnement de leur dette. Ces plans
permettant une meilleure gestion interne des ressources par ces pays visent notamment à rétablir
l’équilibre financier extérieur. Aussi le FMI, par ses médiations (entre créanciers et pays débiteurs) a
réussi à obtenir des réductions de dette ce qui a beaucoup contribué à enrayer cette crise. Toutefois,
l’on se demande comment le FMI a-t-il pu laisser se développer des pratiques financières à haut risque
(octroi exagéré de prêts des banques commerciales occidentales aux pays en développement pour
financer des investissements qui auraient permis de recycler des pétrodollars) jusqu’à ce qu’elles
génèrent cette crise ? En outre, le FMI, pour avoir réussi l’intégration au système monétaire
international et la transformation des économies résultant de la dislocation du bloc communiste,
notamment la Russie a eu le mérite de devenir, d’une institution internationale, une institution
mondiale.

Cependant, le monde s’engage dans un tournant décisif de la vie du FMI : Avec la crise financière qui
prévaut actuellement (2008), les gouvernements étudient la possibilité voire la nécessité d’un nouveau
« Bretton Woods », de refonder le système monétaire et financier international. L’avenir nous situera
sur le devenir de l’institution.

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