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Éoliennes Hydraulique : Usure et Performance

Ce chapitre décrit les énergies éolienne et hydraulique. Il explique le fonctionnement des éoliennes, les différents types d'éoliennes comme les éoliennes à axe horizontal et à axe vertical, et les composants clés d'une éolienne comme les pales, la nacelle, le générateur et le mât.

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Éoliennes Hydraulique : Usure et Performance

Ce chapitre décrit les énergies éolienne et hydraulique. Il explique le fonctionnement des éoliennes, les différents types d'éoliennes comme les éoliennes à axe horizontal et à axe vertical, et les composants clés d'une éolienne comme les pales, la nacelle, le générateur et le mât.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

CHAPITRE 3
Energie éolienne et Energie Hydraulique

3.1.Introduction
Depuis plusieurs années, la protection de l'environnement a suscité beaucoup d'intérêt et
conséquemment, plusieurs technologies se sont développées. C'est le cas de l'énergie éolienne.
Jadis, on utilisait cette source d'énergie pour pomper de l'eau ou pour moudre le blé afin
d'en faire de la farine. De nos jours, cette source d'énergie sert encore à pomper l'eau mais elle
est principalement utilisée pour produire de l'électricité, et ce sans aucun effet néfaste sur
l'environnement. Certains pays européens, depuis le Moyen Âge, ont largement fait usage de ce
type d’énergie par le biais des moulins à vent (moulins hollandais) ou des éoliennes dites
américaines que ce soit pour broyaient les céréales pour les transformer en farine ou pomper
l’eau.
La hausse des coûts d'exploitation des centrales nucléaires et des carburants fossiles ont
aussi permis à l'énergie éolienne de devenir beaucoup plus compétitive.
 Définition
Le mot « éolienne » vient du grec Éole, le dieu des vents. Le terme signifie également «
rapide », « vif » ou « inconstant ».
L'énergie éolienne est une forme indirecte de l'énergie solaire, puisque ce sont les
différences de températures et de pressions induites dans l'atmosphère par l'absorption du
rayonnement solaire qui mettent les vents en mouvement.
Une hélice entraînée en rotation par la force du vent permet la production d'énergie
mécanique ou électrique en tout lieu suffisamment venté.
L'éolienne, aussi nommée aérogénérateur, est une machine qui permet de transformer
l'énergie du vent en mouvement mécanique, puis le plus souvent en électricité. Lorsque l'on ne
produit qu'une énergie mécanique, on parlera seulement d'éolienne de pompage d’eau.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Figure 1: Exemple d''éolienne

 Carte du gisement éolien en Algérie


Etant engagée dans une nouvelle phase d’exploitation des énergies renouvelables,
l’Algérie prévoit d’atteindre à l’horizon 2030 près de 40% de la production nationale
d’électricité de sources renouvelables. Bien que le choix de l’énergie solaire soit
prédominant, l’énergie éolienne représente le deuxième axe de production de ce
programme. Avant d’étudier la possibilité d’implanter une ferme éolienne dans une région
donnée, il est nécessaire de faire des études du gisement éolien pour une connaissance
précise de la météorologie du vent.

Figure 2 : Carte du gisement éolien en Algérie.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Le premier parc éolien installé en Algérie se situe à Kabertène (wilaya d’Adrar) . Dotée
d’une douzaine d’éoliennes, cette centrale assure une production alternative propre et
renouvelable de 10 mégawatts d’électricité, intégrée au réseau électrique pour le
renforcement des capacités d’alimentation en énergie de la wilaya d’Adrar.
 Principe de l’éolienne
L’éolienne utilise l’énergie cinétique du vent pour entraîner l’arbre de son rotor :celle-ci
est alors convertie en énergie mécanique elle-même transformée en énergie électrique par
une génératrice électromagnétique accouplée à la turbine éolienne. ce couplage mécanique
peut être soit direct si turbine et génératrice ont des vitesses du même ordre de grandeur,
soit réalisé par l'intermédiaire d'un multiplicateur dans le cas contraire. Le flux d’air crée
autour du profil une poussée qui entraîne le rotor et une traînée qui constitue une force
parasite. La puissance mécanique est ensuite transformée soit en puissance hydraulique
par une pompe, soit en puissance électrique par une génératrice. Enfin, il existe plusieurs
types d’utilisation de l’énergie électrique produite : soit elle est stockée dans
des accumulateurs, soit elle est distribuée par le biais d’un réseau électrique ou soit elle
alimente des charges isolées. Le système de conversion éolien produit également des
pertes. Ainsi, on peut indiquer un rendement de 59 % au rotor de l’éolienne. Il faut de plus
prendre en compte les pertes de la génératrice et des éventuels systèmes de conversion.

Charges isolées 
Figure 3 : Principe de l’éolienne

 Différents types d'éoliennes

On peut classer les éoliennes en deux grandes familles par leur axe de rotation : l'axe
horizontal ou l'axe vertical.

 Axe horizontal :
Elles sont constituées d’une à trois pales profilées aérodynamiquement. Le plus souvent

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

le rotor de ces éoliennes est tripale, car trois pales constituent un bon compromis entre le
coefficient de puissance, le coût et la vitesse de rotation du capteur éolien.
Il existe deux catégories d'éolienne à axe horizontal:
Amont : le vent souffle sur le devant des pales en direction de la nacelle. Les pales sont
rigides, et le rotor est orienté selon la direction du vent par un dispositif.
Aval : le vent souffle sur l'arrière des pales en partant de la nacelle. Le rotor est flexible,
auto-orientable.

Figure 4 : éolienne à axe horizontal


Remarque :

Les éoliennes à axe horizontal sont plus populaires et les plus en avance. Cette
technologie est utilisée dans l'industrie aéronautique pour fabriquer des hélices d'avion et
des rotors d'hélicoptère. Le rendement aérodynamique des éoliennes à axe horizontal est
supérieur à celui des éoliennes à axe vertical. Les pales profilées tournent dans un plan
perpendiculaire à la direction des vents. En addition, des hélices auto-démarrantes ne leur
permettent aucune perte d'énergie. La disposition turbine en amont est la plus utilisée car
plus simple et donne de meilleurs résultats pour les fortes puissances.

 Axe vertical :

Les principaux capteurs à axe vertical sont le rotor de Savonius, le rotor de Darrieus et
le capteur à ailes battantes. Il existe également les machines à traînée différentielle comme
le moulinet, les machines à écran et les machines à clapets battants.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Savonius: formées de moitié de barils disposés en S, pivotant autour d'un axe vertical et
démarrant facilement lors des vents faibles, ne supportant pas des vents violents.

Figure 5 : Rotor Savonius

Darrieus : 2, 3 ou 4 pales profilées, généralement droites, ressemblent à de grands batteurs


à oeufs, nécessitent une légère dépense d'énergie, car elles ne démarrent pas toujours toutes
seules. La construction des éoliennes à axe vertical paraît plus facile que celle à axe
horizontal. On s'intéresse beaucoup au type Darrieus.

Figure 6: Différents types de rotor Darrieus

 Composants d’une éolienne 

Les principaux éléments constitutifs d’une éolienne à axe horizontal sont :


- La nacelle montée au sommet du mât, qui couvre la boîte de vitesse, l'alternateur,
le système de freinage et des équipements et instruments auxiliaires (système
d'orientation de la nacelle, unité hydraulique, système de refroidissement, appareils

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

de contrôle, appareils de mesure de la vitesse et de la direction du vent, ...)


- Les pales, le moyeu et le rotor captent l’énergie cinétique du vent pour la
transformer alors en énergie mécanique de rotation.
- Le frein rend possible le fonctionnement de l’éolienne malgré des vents de plus de
90km/h.
- Le multiplicateur permet d’augmenter la vitesse de rotation du second rotor avec
un système d’engrenages de 20‐40tr/min à 1500tr/min.

- La génératrice est synchrone multipolaire sans accouplement direct au réseau. La


tension et la fréquence de l'électricité de sortie, variant selon la vitesse de rotation,
sont converties au moyen d'un onduleur. L'électricité est alors conduite vers un
transformateur qui est installé dans le mât de l'éolienne. L'électricité produite est
ensuite évacuée par une liaison souterraine vers le réseau moyenne tension.
- Le système de régulation électrique ralentit le rotor du générateur en cas de
surrégime.
- Le système d’orientation place les pales face au vent.
- Le mât permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour :
- permettre son mouvement (nécessaire pour les éoliennes à axe horizontal).
- et/ou placer ce rotor à une hauteur lui permettant d'être entraîné par un vent plus
fort et régulier qu'au niveau du sol.
- Armoire de couplage au réseau électrique s’occupe de rendre compatible la
tension produite avec celle du réseau.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Figure 7 : Les éléments de l'éolienne

Remarque :

Dans le cas des éoliennes produisant de l'électricité, un poste de livraison situé à


proximité du parc éolien permet de relier ce parc au réseau électrique pour y injecter
l'intégralité de l'énergie électrique produite.
 Caractéristique des différentes types d’éolienne

On distingue trois principaux paramètres de fonctionnement pour caractériser un capteur


éolien et notamment son efficacité :

- Le premier paramètre de fonctionnement : Est relatif à la vitesse périphérique (ou


vitesse en bout de pale) U = ω.R (avec ω la vitesse de rotation de la machine éolienne et
"R" le rayon d’extrémité de la pale); ce paramètre de rapidité ou vitesse spécifique noté
"λ" est le rapport de la vitesse U à la vitesse V du vent:

Les machines peuvent être classée en fonction de ce paramètre: Si λ  3,


l’éolienne est dite lente, Si λ  3, l’éolienne est dite rapide.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Exemple : des éoliennes bipales peuvent avoir un paramètre λ égal à 20. Cependant,
une grande vitesse de rotation peut entraîner des nuisances telles que le bruit.

- Le second paramètre de fonctionnement

L'énergie du vent est l'énergie cinétique de l'air récupérable qui traverse une certaine
surface S, la puissance associée est donc :

Cependant, cette énergie ne peut pas être entièrement récupérée, car il faut évacuer
l'air qui a travaillé dans les pales du rotor. On introduit alors le coefficient de puissance
Cp dans le calcul de la puissance P :

v : la vitesse du vent en m/s 


 ~ 1,25 kg/m3  , masse volumique de l'air, dans les conditions normales de température
et de pression .
S : la surface d'air en m² balayée par les pales.

- Le troisième paramètre de fonctionnement

C’est le coefficient du couple: c’est le rapport du couple moteur Cm qui s’exerce sur
l’arbre de sortie du capteur éolien (Cm = Pt / ω) au couple aérodynamique Ca.

Les paramètres Cp et Cc caractérisent les performances du capteur et sont


habituellement représentés en fonction de λ.

Une éolienne tourne 80 à 90% du temps mais pas à sa puissance nominale.

Sa production est ramenée au nombre d’heures si elle fonctionnait à son optimum ( Bon
sites : 3000 h /an )

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

 Puissance théorique (Limite de Betz) ou récupérable


Le coefficient de puissance a été introduit par la théorie de Betz. La limite de Betz
indique que, pour les meilleures machines : bipale ou tripale, à axe horizontal, on ne
récupère au maximum que 59% de l'énergie due au vent, ce qui signifie que Cp max
(théorique) est environ égal à 0,59. Pour une éolienne de puissance réelle, il est de
l'ordre de 0,3 à 0,4 au maximum.

Figure 8 : Répartition du vent pour une éolienne

Si le dispositif est capable de freiner à une vitesse nulle le volume Sv1 d’air,
l’énergie extraite par unité de temps équivalent à la puissance sera donnée par :

Avec ρ la masse volumique de l’air (1,225 kg/m3).

Or aucune éolienne n’est capable de freiner complètement le flux d’air la traversant.

Soit v1 la vitesse d’entrée et v2 la vitesse de sortie.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

- Soit vavg la vitesse moyenne de l’air traversant S :

– Soit ρSvavg, la masse d’air traversant S par unité de temps.


– La variation d’énergie par unité de temps, donc la puissance, transmise au rotor de
l’éolienne vaut :

– Le maximum de P(v2) s’obtient lorsque :

En développant, on obtient :

– Cette expression est nulle pour :

– D’où la puissance maximale est :

– La fraction maximale de la puissance totale qu’il est possible de convertir en énergie


mécanique est donc donnée par :

– Ce coefficient est appelé coefficient de puissance.


– La puissance captée par l’éolienne ne peut pas excéder 59,3% de la puissance totale du
vent.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

 La courbe de puissance

La courbe de puissance est une caractéristique importante de l'éolienne. Elle


représente la distribution de puissance instantanée pour chaque vitesse de vent mesurée
à la hauteur de moyeu. Les éoliennes sont optimisées pour délivrer le maximum de
puissance pour des vents de 15 mètres par seconde. Une régulation électronique ou à un
décrochage aérodynamique permet de ne pas dépasser la puissance maximale en la
maintenant constante dans une plage de vent comprise entre 15 et 25 m/s. Pour les
modèles bon marché la puissance délivrée va même baisser au delà de 15 m/s.

Figure 9 :Courbe typique de la puissance délivrée par une éolienne par vent stable

1. Le vent n’est pas assez fort pour faire démarrer la turbine


2. Dans cette plage, il est intéressant de faire varier Ω de manière à ce que λ maximise le
coefficient de puissance.
3. Il y a assez de vent pour faire fonctionner le générateur à sa puissance maximale.
L’angle des pales est régulé de manière à limiter la puissance.
4. Il y a trop de vent : la turbine est mise en drapeau et le rotor est freiné.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

 Stockage de l’énergie éolienne

Une caractéristique essentielle du vent étant la discontinuité dans le temps, un certain


nombre d’études ont eu pour objet d’étudier ou de mettre au point des systèmes
permettant de stocker l’énergie produite par le vent. Il existe différentes possibilités de
stockage.
Pour la production d’électricité, le système de loin le plus utilisé est celui par batterie
d’accumulateurs. Celles au plomb, bien que lourdes et encombrantes, s’accommodent
bien des fluctuations propres au vent. Les autres types sont mal adaptés. Toutefois, ce
type de stockage ne convient que pour de petites puissances de quelques kW tout au
plus.
Pour les stockages importants, on peut faire appel au pompage d’eau entre 2 réservoirs
et une turbine si le terrain fournit une possibilité intéressante en dénivelé. Le simple
pompage de l’eau dans un réservoir est aussi la solution pour stocker de l’eau dans le
cas, par exemple, de distribution d’eau alimentaire.
Principe : l’énergie éolienne sert à remplir un réservoir de stockage dont l’eau passera
dans une turbinée pour restituer l’énergie.
Le stockage thermique commence aussi à se développer, essentiellement pour le
chauffage. Les différents types de stockage thermique existant sont utilisés : réservoir
de fluides, chauffage de produits à haute capacité thermique, etc.
Principe : l’énergie produite est utilisée pour chauffer le fluide d’un réservoir qui
restituera pendant les périodes sans vent l’énergie stockée.
 Influence du nombre de pâles
La plupart des éoliennes sont des éoliennes tripales (3 pales orientables) à axe
horizontal. Ce choix s’explique essentiellement par un compromis entre le rendement de
l’éolienne, ses contraintes de fonctionnement et ses coûts de fabrication.
Plus le nombre de pales est élevé, plus le couple transmis à l’arbre du rotor est grand et
plus l’éolienne peut démarrer à une vitesse de vent faible. A contrario, chaque pale
provoque des turbulences pour les autres, ce qui limite la vitesse de rotation de
l’éolienne. Par ailleurs, un nombre de pales élevé entraîne une plus grande prise au vent
qui interdit leur fonctionnement lorsque le vent est fort, augmente les nuisances sonores
et les coûts de fabrication.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Figure 10 : Influence du nombre de pâles


Le système tripale est préféré car il limite les vibrations, le bruit et la fatigue du rotor.
Le couple de démarrage dépend de D.
Exemple de diamètre des pales :
• D=7m donne P=10kW
• D=27m donne P=200kW
• D=72m donne P=2000kW.
 Avantages de l'énergie éolienne : pollution zéro ; elle peut être complémentaire aux
filières traditionnelles ; elle ne consomme pas de combustibles ; abondante ; elle permet
que le terrain occupé par les parcs éoliens soit utilisé à d'autres fins, par exemple
agricoles ; elle compte parmi les systèmes de production d'énergie électriques les plus
sûrs ; bas impact environnemental ; bonne vie utile des appareils
 Désavantages : instable, elle est sujette à des variations du vent et à des périodes de
calme ; difficulté de stockage de l'énergie ; les équipements sont chers et produisent du
bruit ; impact visuel (effets d'ombre dus au mouvement et réflexions intermittentes) ;
interférences électromagnétiques.
Bien qu’il existe de nombreuses sortes de capteurs éoliens, les capteurs à axe
horizontal de type « éolienne rapide » sont utilisés actuellement pour la production
d’énergie électrique à grande échelle. Les recherches effectuées dans le domaine de
l’aérodynamique et les systèmes de régulation automatique des pales pour obtenir une
vitesse de rotation des pales à peu près constante quelle que soit la vitesse du vent
supérieure à la vitesse de démarrage principalement ont permis d’accroître
considérablement le rendement des éoliennes à tel point que l’on atteint aujourd’hui
des rendements plus grands. De plus les éoliennes sont de plus en plus puissantes
(plusieurs mégawatts par éoliennes).

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

3.3. Energie hydraulique


L'énergie hydraulique est l’énergie mise en jeu lors du déplacement ou de
l'accumulation d'un fluide incompressible telle que l'eau douce ou l'eau de mer. Ce
déplacement va produire un travail mécanique qui est utilisé directement ou converti sous
forme d'électricité.
Son origine est présenté par le cycle d’eau : Sous l’action du Soleil,
l’eau s’évapore des océans et forme les nuages qui se déplacent par les vents.
Des abaissements de température provoquent la condensation de la vapeur d’eau, donc
la pluie et la neige qui s'écoulent petit à petit dans les océans.
Applications : Celle-ci est donc utilisée dans les barrages pour permettre de produire de
l’électricité, mais aussi dans la mer avec l’énergie marémotrice, l’énergie des vagues et
l’énergie hydrolienne qui utilisent la puissance due aux déplacements de l'eau de mer pour
faire tourner des turbines et entraîner ainsi des alternateurs.
 Gisement hydroélectrique

Le soleil évapore chaque année en moyenne 980 litres d'eau de chaque mètre carré de la
surface terrestre, au total 500,000 km3. (voir schéma ci-dessous qui représente le cycle
d’eau dans la nature). Environ 22% de l’énergie solaire de radiation arrivant à la terre est
nécessaire pour assurer le cycle d’’eau. Presque 20% de l’eau évaporée pleut sur la terre,
où la majorité s’évapore encore. A peu près 40,000 km3 s’écoule de nouveau vers les
océans par le biais des rivières et eaux souterraines. Ceci est égal à plus de 1 milliard de
litres par seconde. Techniquement, l’énergie de ce flux peut être utilisée.
Près de 160 EJ = 160×1018 J est stockées dans les rivières et les mers, ce qui est équivalent
à environ 40% du besoin. globale de l’énergie. Environ 1 / 4 de cette énergie pourrait être
techniquement exploité, de sorte qu’à peu près 10% du besoin globale de l’énergie pourrait
être fourni sans émissions de dioxyde de carbone par l’énergie hydroélectrique.

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Figure 11 : le cycle d’eau dans la nature.

 Fonctionnement d’une centrale hydroélectrique

La centrale se compose d’un réservoir, d’une chute d’eau caractérisée par sa hauteur. À
la sortie de la conduite, dans la centrale, la force de l'eau fait tourner une turbine qui fait à son
tour fonctionner un alternateur. Grâce à l'énergie fournie par la turbine, l'alternateur produit un
courant  électrique alternatif.
La puissance de la centrale dépend de la hauteur de la chute et du débit de l'eau. Plus ils
seront importants, plus cette puissance sera élevée.
Un transformateur élève la tension de l’électricité pour les transport dans les lignes
haute tension.

Figure 12 :Fonctionnement de la centrale hydraulique .

 Les différents types d'aménagements hydrauliques


Il existe une grande diversité d’aménagements hydroélectriques en fonction de leur
situation géographique, du type de cours d’eau, de la hauteur de la chute, de la nature du
barrage et de sa situation par rapport à l’usine de production électrique.Ondistingue plusieurs
techniques :

1- Centrale de lac

Elle est surtout présente dans les sites de haute montagne. Elle est caractérisée par un débit
faible et un dénivelé (pente) très fort avec une chute supérieure à 300 m. Le barrage s'oppose
à l'écoulement naturel de l'eau pour former un lac de retenue. Le lac de retenue est alimenté
par l'eau des rivières, la fonte des neiges et des glaciers, les pluies du printemps.

64
Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

Les centrales de lac utilisent des turbines de type Pelton. Ces centrales produisent en
moyenne 30 TWh par an.

Figure 13 :Centrale à lac .


Exemple :
Le fonctionnement d'une centrale dite de lac (ou de retenue) : (Voir la figure suivante)

Figure 14: principe de fonctionnement d'une centrale à lac

Le barrage retient l’écoulement naturel de l’eau. De grandes quantités d’eau


s’accumulent et forment un lac de retenue. Lorsque l’eau est stockée, il suffit d’ouvrir des
vannes pour commencer le cycle de production d’électricité. Suivant l’installation, l’eau
s’engouffre alors dans une conduite forcée ou dans un passage creusé dans la roche, et se
dirige vers la centrale hydraulique en contrebas.
A la sortie de la conduite, la force de l’eau entraîne la rotation de la turbine. La turbine

65
Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

entraîne l’alternateur qui produit de l’électricité.


Un transformateur élève alors la tension du courant produit par l’alternateur pour qu’il
puisse être plus facilement transporté sur les lignes à haute et très haute tension. L’eau
turbinée rejoint la rivière par le canal de fuite.
2- Centrale d'éclusée ou de moyenne chute

Elle est surtout installée en moyenne montagne et dans les régions de bas relief. Elle est
caractérisée par un débit moyen et un dénivelé assez fort avec une chute comprise entre 30 et
300 m.
Les centrales d'éclusée utilisent des turbines de type Francis. Ces centrales produisent
en moyenne 30 TWh par an.
3- Centrale au fil de l’eau ou de basse chute

Elle est implantée sur le cours de grands fleuves ou des rivières. Elle est caractérisée par
un débit très fort et pente faible avec une chute de moins de 30 m. Dans ce cas, il n'y a pas de
retenue d'eau et l'électricité est produite en temps réel.
Les centrales au fil de l'eau utilisent des turbines de type Kaplan. Ces centrales
produisent en moyenne 37 TWh par an.

4- La Station de Transfert d'Energie par Pompage (STEP)

Elle fonctionne en circuit fermé à partir de deux réservoirs à des altitudes différentes :
Aux heures de forte consommation, l'eau du bassin supérieur situé en amont est turbinée puis
recueillie dans une retenue en aval.
Aux heures de faible consommation, l'eau est pompée et remontée dans la retenue en amont.
5- La centrale marémotrice

Elle fonctionne de la même manière qu'une centrale de basse chute mais en utilisant la
force du courant crée par l'amplitude des marées.

Figure 15: la force des courants marins

66
Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

 La puissance hydroélectrique

La puissance disponible résulte de la combinaison de deux facteurs : hauteur de la


chute et débit de la chute. La puissance hydraulique fournie à la turbine est donnée par la
relation :

Phydr    g  H 
Q

Phydr : puissance hydraulique (W),

 : masse volumique de l'eau = 1000 kg/m , 3

H : hauteur de chute nette (m)

Q : débit volumique (m3/s).

 La puissance hydraulique est donc proportionnelle au débit Q et à la hauteur de chute nette


H.
 Utilisation des différents types de turbine

Les turbines se situent à la base d’un barrage hydraulique et sont actionnées par
l’écoulement de l’eau et actionne un alternateur qui produit de l’électricité.

Utilisation des différents types de turbine

hauteur
nom rendement débit
de chute

Turbine Pelton 90 % hautes

Turbine Banki 86 % faible

turbine Turgo 87 % à 90 % moyenne

turbine à  vis
86 % basse variable
d’Archiméde

Turbine à roue de
variable basse variable
pression rotatoire

Turbine de bassin
basse variable
à vortex

Turbine Francis 80 % à 95 % moyenne

Turbine Kaplan 90 % à 95 % basse fort

turbine Pelton
Figure 16: Différents types de turbine

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Chapitre 3 Energie éolienne et énergie hydraulique

 Avantage de l’énergie hydroélectricité

L'hydroélectricité, joue un rôle crucial dans la sécurité et l'équilibre du système


électrique, en permettant :

- Un démarrage rapide et une montée jusqu'à la pleine puissance en quelques minutes ;

-Une bonne stabilité de fonctionnement dans les situations très perturbées que peuvent
connaître les réseaux électriques ;

- Une capacité de redémarrage permettant, en cas d'écroulement du réseau électrique, de


relancer le système électrique.

-Une énergie propre et renouvelable (non polluante) : elle ne dégage pas de gaz à effet
de serre et ne produit pas de déchets toxiques ;

-Le contrôle des crues

- Economique : son coût de production est parmi les plus bas des moyens actuels.

 Inconvénients de l’énergie hydroélectricité


- Son majeur inconvénient est le changement de la circulation de l’eau lors de la
construction des barrages.

- Choix du site de construction et Perturbation de l’écosystème.

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