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Prolapsus Rectal : Guide Complet

Ce document définit le prolapsus rectal, cite ses facteurs de risque et complications possibles, et décrit son diagnostic et traitement. Il contient des informations détaillées sur l'anatomie du rectum, les signes cliniques et les formes du prolapsus rectal.

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Ibrahima Gws Sow
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Prolapsus Rectal : Guide Complet

Ce document définit le prolapsus rectal, cite ses facteurs de risque et complications possibles, et décrit son diagnostic et traitement. Il contient des informations détaillées sur l'anatomie du rectum, les signes cliniques et les formes du prolapsus rectal.

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PROLAPSUS RECTAL 

: Signes, Diagnostic, Traitement

Objectifs
1-Définir un prolapsus rectal
2-Citer cinq facteurs favorisant un prolapsus rectal
4- Enumérer cinq complications évolutives
5-Enoncer les principes du traitement

Plan
1. GENERALITES
1.1- Définition
1.2- Intérêt
1.3- Rappel anatomique
1.4- Etiopathogenie
1.5- Anatomie pathologique
2. SIGNES
2.1- Tdd
2.2- Formes cliniques
3. DIAGNOSTIC
3.1- Positif
3.2- Différentiel
4. TRAITEMENT
4.1- But
4.2- Moyens/Méthodes
4.3- Indications
4.4- Résultats
Conclusion

1-GENERALITES

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1.1-Définition
Le prolapsus rectal est l’extériorisation par l’anus de toute ou partie de la paroi rectale
retournée.
1.2-Intérêts :
-Epidémiologique : c’est une pathologie peu fréquente, surtout chez des sujets âgés
-Diagnostic est essentiellement clinique (évident quand il est extériorisé)
-Thérapeutique : médico-chirurgical : la chirurgie a une place de choix chez l’adulte alors que
la réduction manuelle et les mesures hygiéno-diététiques doivent primer chez l’enfant
-Pronostic dépend de la précocité et de la qualité de la prise en charge ; c’est une pathologie
grave en raison de ses complications
1.3-rappel anatomique
Le rectum est le segment terminal du gros intestin situé dans le pelvis et encastré dans le
périnée .Il fait suite au colon pelvien et vient s’ouvrir à l’extérieur par l’orifice anal .Il sert de
réservoir et d’organe excréteur. Dans ce but, il est muni d’un système de suspension (les
releveurs de l’anus) et de continence (les sphincters). 
Les moyens de fixité se distinguent en :
 Moyens de suspension
*le péritoine qui entoure la face antérieur de l’extrémité supérieur du rectum
* les pédicules vasculaires : les hémorroïdaux les tissus cellulaires qui les accompagnent
 Moyens de soutien
*Fusion avec les muscles releveurs de l’anus et le plancher pelvien
* Les adhérences avec le plancher pelvien
Structure
-séreuse formée par le péritoine qui n’existe qu’a la partie supérieure des faces supero-laterales
-musculeuse disposée en deux couches :
Une couche superficielle logititudinale est développée et échange des fibres avec le muscle
releveur de l’anus dans la traversée du plancher pelvien
Une couche circulaire, peu développé au niveau de l’ampoule, elle s’épaissit plus bas au
niveau du canal anal pour former le sphincter interne de l’anus
. Une sous muqueuse très développée formée par des tissus cellulaires larges permettant le
glissement de la muqueuse sur la musculeuse et même la procidence de la muqueuse à travers
l’anus
Une muqueuse est de type intestinal et glandulaire particulièrement mobile sous le plan sous
jacent
Innervation a une double origine :
 médullaire : nerfs rachidien issus des pluxus honteux et sacro coccygien
 Sympathique : les nerfs émanent du plexus hypogastrique (de LATARJET)

Le rectum pelvien
Doit sa sensibilité sa sensibilité à des nerfs issus des plexus lombo-aortique et hypogastrique
Les plexus aortique donnent au rectum une sensibilité spéciale qui subsiste même sous
anesthésie
Le rectum périnéal : possède une sensibilité exquise.

2
1.4-Etiopathogenie
→ Terrain
Age :
Se rencontre le plus souvent aux extrêmes de la vie, avant 5 ans et au delà de 70 ans .
.Adulte : 50-70 ans
Sexe : prédominance féminine
→ Causes
Les facteurs favorisant les plus souvent incriminés sont:
- Troubles du transit : constipation chronique ; diarrhée chronique
- hyperpression intra abdominale : toux chronique (tuberculose etc. …), dysurie
-Station assise prolongée sur le pot (chez l’enfant)
-Troubles nutritionnels : amaigrissement important, malnutrition proteinocalorique (marasme,
kwashiorkor, rachitisme …..)
-Chirurgie pelvi périneale : épisiotomie, hystérectomie, etc. …..
→ Mécanisme
La pathogénie du prolapsus n’est pas clairement établie, cependant la plupart des auteurs
s’accordent à admettre que la distension des moyens de suspension assurant la qualité du
plancher pelvien et l’effacement des moyens de soutien aboutissent à une mobilité anormale du
rectum lui permettant de sortir de sa loge et de se prolaber à travers l’orifice anal .
1.5-Anatomie pathologique
Il existe deux types de prolapsus rectal :
→ Prolapsus interne : de diagnostic difficile car non extériorisé découvert au retrait du
rectoscope. La muqueuse rectale se trouve plus basse que sa position anatomique
habituelle du fait du glissement sur la sous muqueuse. .
→ Prolapsus extériorisé on distingue :
Selon le nombre de tuniques prolabées
 Prolapsus partiel muqueux c’est la muqueuse rectale qui se prolabe en dehors de
l’orifice anal. Le glissement se fait dans la sous muqueuse : c’est le prolapsus « 
ani » 
 Prolapsus total Intéresse toutes les tuniques (muqueuse, musculeuse et même la
séreuse) car le cul de sac de Douglass grandit la face antérieur du rectum jusqu’à
l’anus
Selon la participation du canal anal
 Prolapsus recti : l’ampoule rectal se déroule vers l’extérieur travers le canal anal qui
est en place ainsi se trouve constitué un boudin d’évagination
- au niveau de l’ampoule evaginée existent deux cylindres : interne et moyenne
-au niveau du canal anal   demeuré en place existe le troisième cylindre
Dans le prolapsus recti existe un sillon circulaire autour de la portion évaginée de l‘ampoules
rectale
 prolapsus anirecti : l’évagination concerne le canal anal et la partie inférieure de
l’ampoule rectale. Ici le « boudin d’évagination »  comprend deux cylindres :
-l’un interne
-l’autre externe en continuité avec la peau de la marge anale
Il n’y a pas de sillon entre les deux

3
Entre le cylindre interne et le cylindre externe il existe une cavité qui attire le cul de sac de
Douglass faisant hernie .ceci peut être habité par l’intestin (hédroocèle)

2- SIGNES
2.1. Type de description : Prolapsus rectal total extériorisé d’une femme âgée.
La malade est reçue en consultation pour une tuméfaction anale.
→ Signes fonctionnels :
 Douleur à type de pesanteur pelvienne ;
 Syndrome rectal fait de ténesme, faux besoins,
l’interrogatoire précisera par ailleurs les antécédents de troubles du transit, de traumatismes
obstétricaux, de multiparité, de chirurgie pelvienne.
→ Signes généraux : sont normaux
→ Signes physiques : examen proctologique
 Inspection : tuméfaction rouge vif, sous forme d’un cylindre intestinal en tronc de cône
au sommet du quel se trouve l’orifice anal légèrement incurvé en arrière avec des plis
transversaux.
 Palpation : précise le caractère total en appréciant l’épaisseur des parois, détermine la
variété anatomique (anirecti par l’absence de sillon entre le prolapsus et la marche
anal) ; le prolapsus réduit, apprécie l’état du muscle du périnée, des releveurs
 Toucher rectal : apprécie le degré de continence devant la tonicité du sphincter,
recherchera des hémorroïdes, une tumeur,
On fera l’examen systématique des autres appareils à la recherche d’un facteur déclenchant ou
aggravant.
→ Examens complémentaires
Imagerie
 Défécographie : examen radiologique de référence de la filière ano-rectale pour
détecter les anomalies morphologiques et fonctionnelles
 Echographie endo-anale, apprécie une incontinence anale associée, recherche de
lésions sphinctériennes pouvant se démasquer après un traitement chirurgical
 Electrophysiologie : permet l’étude l’innervation à l’aide de plusieurs tests
complémentaires
 Manométrie ano-rectale : évalue  la pression de repos, la contraction volontaire,
les reflexes anaux inhibiteurs(RAI), les reflexes anaux excitateurs(RAE), les volumes
rectaux.
Biologie :
NFS, VS, Groupe +facteur Rhésus, Urée, Glycémie, créatininémie, protidémie, parasitologie
des selles, Calcémie, kaliémie, SRV, crase sanguine, ECG, EFR,
→ Evolution : traité, l’évolution est favorable, non traité les complications peuvent survenir que
nous verrons dans les formes cliniques.
2.2-Formes cliniques :
→ formes topographiques
 Prolapsus interne difficile à diagnostiquer cliniquement, visualisé au retrait du
rectoscope dans un effort de poussée
 Prolapsus partiel, seule la muqueuse est évaginée (prolapsus ani) apanage de
l’enfant
 Prolapsus recti
4
→ formes selon le terrain
 Chez l’enfant (muqueux le plus souvent « ani »)
 Chez le sujet âgé (prolapsus de faiblesse)
 Femme enceinte –Accouchée récente ( suite à un effort expulsif)
→ Formes associées
prolapsus génital (utérin, colpocèle)

→ Formes compliquées 
 hémorragie
 rectite
 étranglement (par hypertonie du sphincter (risque de sphacèle du boudin
extérieur avec plaques ecchymotiques) pouvant aboutir à une infection sous
péritonéale et une péritonite
 incontinence sphinctérienne par le prolapsus qui s’améliorera spontanément une
fois le prolapsus réduit
 rupture du rectum avec ou sans éviscération du grêle à travers l’anus
DIAGNOSTIC :
3.1- positif est clinique basé sur les données de l’examen physique proctologique 
3.2-diagnostic différentiel
→ prolapsus hémorroïdaire, il n’ya pas de prolapsus muqueux
→ fécalome
→ tumeur colique ou rectite extériorisée par l’anus
→ périnée descendant : affaissement des muscles du plancher pelvien.

4- TRAITEMENT
4.1-But :
→ Réduire le prolapsus,
→ Lutter contre les facteurs de risque,
→ Restaurer l’anatomie,
→ prévenir les complications
4.2- Moyens
→ Mesures hygiéno-diététiques :
*alimentation riche en fibre pour lutter contre la constipation
*éviter la diarrhée
*horaire régulier des selles
*gymnastique des releveurs de l’anus et du sphincter
*réduction immédiate du prolapsus après la selle
→ Médicamenteux
*Ramollir les selles : Mucilage, Lubentyl
-Traitement des hémorroïdes par des phlébotoniques
→ Méthodes chirurgicales
 Non opératoires : Réduction par taxis
 Opératoires :
autoplastie ou prothèse,
résection du prolapsus et suture, fixation recto-sacrée par des mèches placées dans un
décollement retro-ano-rectal ;
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Myoraphie des releveurs et du sphincter par voie périnéale pour bien reconstituer le
cap anal
Rectopexie par une voie abdominale fixant le rectum disséqué au disque lombo-sacré
par des bandelettes
4.3- Indications : sont fonctions du terrain, de l’état anatomique des lésions
→ Traitement médical dans tous les cas, surtout chez les enfants ;
→ Rectopexie abdominale chez les sujets âgés
→ La résection anastomose par voie basse, en cas de prolapsus infecté et étranglé
4.4-Résultats
Mortalité est presque nulle ;
Morbidité : constipation ou incontinence anale, récidive

Conclusion : pathologie fréquente, multifactorielle, de diagnostic clinique dont la prise en charge


nécessite une bonne analyse des facteurs étiologiques.

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