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Techniques de Couverture Interne

Ce document décrit plusieurs techniques internes qu'une entreprise peut utiliser pour gérer son risque de change, notamment en achetant et vendant uniquement dans sa devise locale, en compensant les encaissements et décaissements dans la même devise, et en ajustant les délais de paiement.

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Techniques de Couverture Interne

Ce document décrit plusieurs techniques internes qu'une entreprise peut utiliser pour gérer son risque de change, notamment en achetant et vendant uniquement dans sa devise locale, en compensant les encaissements et décaissements dans la même devise, et en ajustant les délais de paiement.

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Techniques de couverture interne

de risques de change

Définition :
 Il s’agit de techniques que l’entreprise peut mettre en place elle-même pour
réduire son risque de change.  Autrement dit, l'entreprise s'autocouvre par la
réorganisation des services concernés et l'analyse des éléments constitutifs des
transactions : les devises, les délais de paiement... Etc. Ces techniques
sont nombreuses. 

I. Acheter et vendre uniquement en devise locale :


Dans ce cas, l’entreprise élimine totalement le risque de change.

Le trésorier peut exiger aux clients et fournisseurs la facturation en monnaie


nationale.

La réduction du volume des dettes et des créances est utilisée pour des raisons
de non maîtrise du risque de change ou d'une aversion aiguë envers ce dernier.
Ce type d'opération relève du principe suivant : si l'on ne peut contrôler les
effets du risque encouru, il faut éliminer les causes.

Certes, cette méthode permet une réduction du risque de change, cependant,


elle n'est pas toujours possible du fait qu'elle entraîne des effets néfastes. En
effet, l'opérateur qui facture en monnaie nationale condamne son partenaire
étranger à subir seul le risque de change. L'entreprise étant implantée dans un
environnement concurrentiel risque de voir ses transactions avec l'extérieur
diminuer voire même disparaître.
II. La compensation ou l’autocouverture
C’est la technique de couverture par laquelle l’entreprise qui a une activité à
l’export et à l’import limite le risque de change en «compensant» les
encaissements et les décaissements dans une même devise.

Le règlement d’une créance en devise sera affecté au paiement d’une dette


libellée dans la même unité monétaire. Cela évite le risque de change dû aux
variations des cours à très court terme.

La possibilité d'application de cette technique reste limitée dans la mesure où il


n'est pas toujours possible d'avoir des dettes et des créances libellées dans une
même monnaie et encore moins de même terme.

III. Le choix de la devise de facturation

Afin de palier aux inconvénients du choix de la monnaie nationale comme


monnaie de facturation, il y a la possibilité de la facturation en une monnaie
étrangère.

Cette technique peut être plus bénéfique dans la mesure où elle permet
d'éviter, par rapport à la facturation en monnaie nationale, de renvoyer la
charge de la couverture sur le partenaire étranger qui peut répugner à y
recourir.

Toutefois, les parties arrivent rarement à s'entendre sur une monnaie du fait
que les intérêts de l'importateur et de l'exportateur sont diamétralement
opposés.

L'importateur est intéressé par une facturation en une devise faible susceptible
de se déprécier par rapport à sa monnaie nationale et par conséquent faire
diminuer le montant à payer ; par contre l'exportateur préfère facturer dans
une monnaie forte qui peut s'apprécier et le faire profiter ainsi d'un gain de
change.

L'indexation de la devise de facturation à un panier de devises (le droit des


tirages spéciaux d.t.s) peut être un outil de partage du risque entre
l'importateur et l'exportateur.
Il existe aussi une autre forme de facturation, qui consiste en la facturation en
plusieurs monnaies. Cette technique vise à partager le risque sur les parties et
compenser les pertes éventuelles sur une monnaie par des gains sur une autre.

IV. L'action sur les délais 


Cette technique consiste à agir sur les délais de règlement en devises
étrangères. Deux types sont à distinguer, à savoir le termaillage et l'escompte
financier :

a) Le termaillage ou leads and lags


Cette technique consiste à accélérer ou à retarder les encaissements ou les
décaissements selon l’évolution anticipée de hausse ou de baisse des cours des
devises. Elle vise donc à faire varier les termes de paiements afin de profiter de
l’évolution favorable des cours.

Le tableau ci-dessous mentionne les principales décisions à prendre, compte


tenu de la tendance de la devise :

Importations Exportations
La devise s'apprécie Accélérer le paiement Retarder le paiement

La devise se déprécie Retarder le paiement Accélérer le paiement

Le termaillage suppose implicitement un accord de la contrepartie sur une


modification de la position de change à son désavantage avec ou sans
compensation. Il suppose aussi que la dette ou la créance n'était pas
préalablement couverte.

Le termaillage constitue une véritable opération de spéculation, le trésorier


agissant uniquement en fonction de ses anticipations. C'est une technique peu
utilisée, ne serait-ce que parce que l'évolution des cours de change est peu
prévisible, aussi le niveau de la trésorerie et les contraintes commerciales
constituent des limites pour l'application du termaillage.
b) L'escompte financier

L'escompte financier est un instrument qui concerne l'exportateur qui cherche


à raccourcir le délai de sa créance, il peut donc accorder un escompte pour
paiement anticipé afin de bénéficier d'un paiement au comptant. Le montant
de cet escompte constitue le coût de couverture de l'exportateur.

Le coût de l'escompte n'est en fait qu'un calcul actuariel. Il est égal à :

Coût de l'escompte Prix Prix - 1 taux nbre jours base annuelle )

= +×

Il ne faut pas oublier de prendre en compte (soustraire) les intérêts éventuels


que l'exportateur perçoit en plaçant sa liquidité sur le marché ou les intérêts
qu'il paye en empruntant sur le marché.

En utilisant cette technique, l'exportateur ne limite pas uniquement le risque


de change mais aussi le risque de crédit et le manque de trésorerie.

V. La compensation interne des positions ( netting ou maillage)  :


La compensation interne des positions (netting) suppose que l’entreprise ait
des filiales à l’étranger. Le maillage consiste à compenser les flux financiers au
niveau du groupe. Le solde, exposé au risque de change, est géré par
l’établissement central.

La compensation peut être faite entre deux ou plusieurs filiales et pour une
seule ou plusieurs monnaies. Un centre de compensation peut aussi être créé à
l'échelon du groupe, afin d'organiser le cycle de compensation, centraliser
l'information et calculer la compensation. Ce centre peut être un département
spécialisé de la maison mère ou bien une société juridiquement autonome.

a) La compensation bilatérale

La compensation bilatérale s'applique à deux sociétés qui étant simultanément


débitrice et créditrice l'une envers l'autre, y compris dans des monnaies
différentes, peuvent convenir d'un transfert limité au solde net de leurs
engagements

b) La compensation multilatérale

Le principe de la compensation multilatérale (clearing) est identique à celui de


la compensation bilatérale, sauf que le clearing se passe entre plusieurs filiales
avec plusieurs transactions.

La mise en place d'un centre de compensation permet de dégager un solde net


de chacune des sociétés, qui prend en compte les règlements à effectuer ou les
paiements à recevoir vis-à-vis de l'ensemble des sociétés du groupe.

 Le netting permet de réduire le nombre et le volume des transactions, et


donc de réduire le nombre et le volume des opérations de change et des
opérations de couverture contre le risque de change.

Toutefois, cette technique présente certaines limites quant aux


réglementations de certain pays qui ne permettent pas son utilisation, aussi le
netting reste-il un instrument de gestion intragroupe.

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