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Schéma Électrique-1

Ce support de cours est destiné aux étudiants de BTS1 Télécom et IIA et vise à leur enseigner la lecture et la conception de schémas électriques. Il couvre des sujets tels que les symboles graphiques normalisés, les installations électriques domestiques, et les équipements de force motrice. À la fin du cours, les étudiants doivent être capables d'identifier les symboles des appareils électriques et de réaliser des schémas d'installation électrique.

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Schéma Électrique-1

Ce support de cours est destiné aux étudiants de BTS1 Télécom et IIA et vise à leur enseigner la lecture et la conception de schémas électriques. Il couvre des sujets tels que les symboles graphiques normalisés, les installations électriques domestiques, et les équipements de force motrice. À la fin du cours, les étudiants doivent être capables d'identifier les symboles des appareils électriques et de réaliser des schémas d'installation électrique.

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Support de cours de Schéma électrique

Cibles : BTS1 Télécom et IIA

Dispensé par
M. Naoussi Cyrille Titulaire Master Recherche en
Electronique Electrotechnique et Automatique

Année Académique
2019 / 2020
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Introduction
Conçu pour faciliter la compréhension, l’apprentissage ainsi que la révision, ce support
propose un cours simple pour accompagner les étudiants de la première année en Informatique
Industriel Automatisme et Télécommunication pour la commande des systèmes électriques
jusqu’à l’examen.
Ce support de cours rassemble les connaissances essentielles en traitant le fonctionnement, la
constitution, la technologie et la mise en œuvre du matériel électrique utilisé dans les réseaux
électriques (transport, distribution, réseaux d'usines). Il permet, d’une part, aux étudiants de
comprendre la structure du matériel des réseaux électriques tel que, les disjoncteurs, les
interrupteurs, les sectionneurs, les contacteurs...; de spécifier les équipements électriques (choix
et dimensionnement) et d’autre part, de savoir lire les schémas électriques et de faire la différence
entre les représentations, l’identification et la signification du marquage sur un schéma électrique.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Objectifs du cours
Objectif générale
A la fin de ce cours, l’étudiant doit être capable de faire la lecture et la conception des schémas
électrique suivant un cahier de charge.

Objectifs spécifiques
L’étudiant doit être capable à la fin de ce cours de :
 Identifier tous les symboles des appareils électriques dans un circuit,
 Etablir les différents schéma d’une installation électrique domestique ;
 Maitriser les différents modes de démarrages des moteurs asynchrones triphasé ;
 Etre capable de traduire un cahier de charge en n Langage électrique.

Plan du cours
Chapitre 1 : Symboles graphiques normalisés ;

Travaux dirigé 1

Chapitre 2 : Etude des schémas de base des montages domestiques ;

Travaux dirigé 2

Chapitre 3 : Equipements de force motrice (démarrage des moteurs) ;

Travaux dirigé 3

Chapitre 4 : Equipements de force motrice (freinage des moteurs)

Travaux dirigé 4

Chapitre 5 : Lecture et conception des schémas électriques

Travaux dirigé 5

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 1 : Symboles graphiques normalisés

Objectifs spécifiques :
A la fin de la séance l'étudiant doit être capable de :
 Reconnaître la normalisation industrielle ;
 Représenter un appareil électrique normalisé ;
 Identifier un appareil dans un schéma électrique ;
 Etablir un repère d'identification des appareils électriques.
Introduction

Un schéma électrique est un dessin qui représente un simple circuit électrique ou une installation électrique
complète, voir complexe.
Des symboles graphiques représentent les éléments de cette installation mais aussi les connexions qui les
relient fonctionnellement.
Nous aurons donc, par exemple, des symboles pour représenter un voyant lumineux, un interrupteur et des
fusibles. Nous avons aussi des symboles pour représenter des fils électriques qui servirons à relier notre voyant
avec ces interrupteurs et ses fusibles.
Pour représenter les lignes électriques qui alimentent nos installations électriques nous parlons alors de réseau
électrique. Un réseau électrique (pour le transport de l'énergie électrique) sera composé de générateurs
(centrales de production d'énergie électrique), de transformateurs, de câbles, de poteaux, de points de
connexion ou d'interconnexion et des dispositifs de protection pour chacun des éléments précités.
But d'un schéma électrique
● Expliquer le fonctionnement de l'équipement (il peut être accompagné de tableaux, de diagrammes et
chronogrammes),
● Fournir les bases d'établissement et de réalisation physique de l'installation,
● Faciliter les essais (mise en service),
● Faciliter la maintenance et les dépannages plus rapidement.

I. Normalisation
I.1 Définition
Elle comprend l'ensemble des règles techniques qui permettent :
- de spécifier, de standardiser les différents appareils électriques ;
- d'uniformiser leur représentation graphique et leur schéma de branchement.
I.2. Organismes officiels

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I.2.1. Au niveau international


La Commission Electrotechnique Internationale (CEI); créée en 1906, prépare-les normes applicables à
l'électricité et à l'électronique.
I.2.2. Au niveau européen
Le Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC); créé en 1973, a pour rôle de supprimer
les entraves techniques aux échanges européens pour aboutir à des prescriptions nationales identiques entre
les pays.
I.2.3. Les bureaux de la normalisation française
Il existe deux bureaux de normalisation :
a) Le Comité Electrotechnique Français (CEF); qui a été créé en 1907. Ce comité participe entre autres aux
études de la commission électrotechnique internationale;
b) L'Union Technique de l'Electricité (UTE); a été créée en 1947. Elle prépare les projets de normes en vue
de leur présentation aux procédures d'enregistrement et d'homologation.
I.3. Les Normes françaises (NF)
I.3.1. Les normes homologuées
Les textes établis par l'UTE sont des données de référence que l'on appelle norme. Toutes normes homologuées
qui ont fait l'objet d'un arrêt ministériel, seront obligatoirement des références dans les marchés publics sont
publiées au journal officiel (JO).

I.3.2. Classification des normes françaises


La référence d'une norme française comprend trois lettres et cinq chiffres comme l'indique la figure suivante
(fig.1).

N.F.: Normes Françaises;


C: Classe C : Lettre indiquant le domaine traité par la norme "C désigne l'électricité" ;
0 : Groupe 0 : C'est le groupe des généralités ; il existe dix groupes de 0 à 9 ;
3 : Sous-groupe 3 : Texte qui traite des schémas et des symboles ; il existe dix sous-groupes de 0 à 9.
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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II. Symboles graphiques normalisés


Ce qui est assez impressionnant c'est qu'il existe plusieurs façons de dessiner un même type d'appareillage ou
composant. La normalisation des symboles (au moins les plus courant) permet de lire un schéma plus
rapidement.
Nous pouvons aussi dire que grâce à ces normalisations, ce « langage symbolique » est un langage universel
compréhensible par n'importe quel technicien de la planète
II.1. Symboles graphiques des appareils de production – de transformation – de mesure –de
canalisation –d’utilisation

II.1. Symboles graphiques des appareillages d’installation

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Travaux dirigés
Questions de cours

1) Définir : Schéma électrique et normalisation.


2) Quelle est la norme française qui définir les symboles électriques.
3) Donner la signification de chaque chiffre et lettre de cette norme.
4) Définir les cycles suivants : CENELEC, CEI, CEF et UTE.

Exercices

 Donner les symboles des appareils de commandes.


 Donner les symboles des appareils de protections.
 Donner les symboles des appareils de connexions.
 Donner les symboles des appareils de canalisations.
 Donner les symboles des appareils d’éclairages.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 2 : Etude des schémas de base des montages domestiques

Objectifs Spécifiques
 Différentier la différente représentation d’un schéma ;
 Décoder la partie électrique d'un plan architecturale ;
 Comprendre les fonctions des différents éléments d'une installation d'éclairage ;
 Enumérer les différents montages et comprendre leurs principes de fonctionnement.
1. INTRODUCTION

Les installations domestiques sont conformes à la norme française NFC15-100, qui impose des sections pour
les conducteurs selon le courant supporté (à partir de la puissance consommée) ainsi que les calibres des
appareils de protection. Un conducteur de terre est nécessaire pour chaque installation électrique pour
assurer une protection du local. Les installations électriques dans les locaux à caractère domestique sont
généralement des montages d’éclairage, des alimentations des prises de courant et des alimentations des
éléments chauffants.
2. Caractéristiques D’installation Domestique :
2.1. Caractéristiques de l’alimentation

2.2. Caractéristiques de l’alimentation

Le cahier des charges est le document qui sert de contrat entre le client et l’entrepreneur. Il est établi par
l’architecte et l’utilisateur ou maitre d’ouvrage.
• Mode d'établissement:
En fonction de la nature des pièces : chambre, salle de séjour, entrée et de leurs dimensions.
Le maitre d’œuvre et l’architecte déterminent sur le plan de la maison, les positions :
o Des appareils d’éclairage et leur commande.
o Des prises de courant.
o Des appareils électroménagers.
• Plan architecturale

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

• Description de l'installation
Il donne pour toute la construction, les dispositions et mode d’exécution du gros œuvre, de la plomberie, du
sanitaire, de la toiture… ainsi que l’installation électrique.

3. LE SCHEMA D’INSTALLATION A USAGE D’HABITATION :

3.1. Schéma général de distribution


Toute installation électrique fait l’objet d’un schéma qui indique :
• Le type de conducteur.
• Le nombre de conducteur par circuits.
• La section des conducteurs.
• Le type de dispositif de protection des circuits.
• La valeur nominale ou de réglage de la protection.
Les 2 tableaux ci-dessous donnent la valeur des protections à installer en fonction de la section des
conducteurs.

Cas d’un fusible

Section des conducteurs en 1.5 2.5 4 6


(mm2)

Calibre du fusible (A) 10 20 25 32

Cas d’un disjoncteur

Section des conducteurs en 1.5 2.5 4 6


(mm2)

Courant nominal du 16 20 32 38
disjoncteur (A)

4. LES SCHEMAS D’ECLAIRAGE DOMESTIQUES:


4.1. Le montage simple allumage
On veut commander une ou plusieurs lampes d’éclairage d’un seul endroit. Les lampes sont éteintes si
l’interrupteur est ouvert et sont allumées s’il est fermé. On prend comme exemple la commande de deux
lampes. Le schéma développé du montage est le suivant :
15
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.1. Schéma développé d'un montage simple allumage


Remarque:
Dans les schémas : architectural, multifilaire et unifilaire, pour les installations domestiques, on ne
représente pas la protection (car elle est sur le tableau de répartition des circuits).
Schéma architectural :

Figure.2. Schéma architectural d'un montage simple allumage


Schéma multifilaire :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.3. Schéma multifilaire d'un montage simple allumage


Schéma unifilaire :

Figure.4. Schéma unifilaire d'un montage simple allumage


4.2. Le montage double allumage avec le commutateur n°5
On veut commander deux circuits d’éclairage d’un seul endroit. Soit le schéma développé du circuit suivant :

Figure.5. Schéma développé d'un montage double allumage


Schéma architectural :

Figure.6. Schéma architectural d'un montage double allumage

Schéma multifilaire :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.7. Schéma multifilaire d'un montage double allumage


Schéma unifilaire :

Figure.8. Schéma unifilaire d'un montage double allumage

4.3. Le montage double allumage avec le commutateur n°6


Ce montage permet de commander d’un seul endroit un circuit parmi deux. Prenons l’exemple d’un local
comprenant deux lampes chacune dans un circuit d’éclairage différent.

Figure.9. Schéma développé d'un montage double allumage avec le

Fonctionnement:
Lorsque le commutateur est à la position 1, la lampe E1 est allumée et E2 est éteinte ; si le commutateur est à
la position 2 c’est la lampe E1 qui est éteinte et E2 est allumée.
Schéma architectural :

18
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.10. Schéma architectural d'un montage double allumage avec le commutateur n°6

4.4. Le montage d'allumage Va et vient

Ce montage permet de commander un circuit d’éclairage de deux endroits différents. Soit l’exemple du
schéma ci-dessous.
Le schéma développé :

1
Ph
F1 E1 N
2
Q1 2
Q2
1
3
3 E2
1
2

Figure.13. Schéma développé d'un montage va et vient


Fonctionnement :
Si les deux commutateurs sont sur les mêmes positions (1-1 ou 2-2) alors les lampes sont allumées ; si non
c’est-à-dire ils sont sur des positions différentes (1-2 ou 2-1) alors les deux lampes sont éteintes. On peut
résumer le fonctionnement par le tableau suivant :
Schéma architectural :

19
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.14. Schéma architectural d'un montage va et vient

4.5. Le montage d'allumage avec Télérupteur

Ce montage permet de commander un circuit d’éclairage de plusieurs endroits différents. Electriquement,


un télérupteur électromécanique est constitué d’une bobine et d’un contact à accrochage mécanique. Lorsque
la bobine est alimentée (par action sur un bouton poussoir) le contact se ferme. Au relâchement du bouton
poussoir, la bobine se désexcite mais le contact reste fermé. Il faudra exciter une deuxième fois la bobine
pour que le contact s’ouvre. La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d’éclairage
par le contact du télérupteur. Considérons l’exemple suivant : la commande de deux lampes de quatre
endroits différents.
Le schéma développé :

Figure.17. Schéma développé d'un montage avec télérupteur


Schéma architectural :

Figure.18. Schéma architectural d'un montage avec télérupteur

Schéma multifilaire :

20
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.19. Schéma multifilaire d'un montage avec télérupteur

Schéma unifilaire :

Figure.20. Schéma unifilaire d'un montage avec télérupteur.

Ci-dessous le diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage.

4.6. Le montage d'allumage avec minuterie

Ce montage permet de commander un circuit d’éclairage de plusieurs endroits différents. La mise en service
est manuelle et la mise hors service est automatique. Electriquement, une minuterie électromécanique est
constituée d’une bobine et d’un contact temporisé et à accrochage mécanique. Lorsque la bobine est
21
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

alimentée (par action sur un bouton poussoir) le contact se ferme. Au relâchement du bouton, la bobine se
désexcite mais le contact reste fermé pendant un certain temps après lequel il s’ouvre. La bobine est
commandée par les boutons poussoirs et les lampes d’éclairage sont commandées par le contact temporisé
de la minuterie. Considérons l’exemple de la commande de deux lampes de trois endroits différents. Deux
montages sont possibles : Montage "Avec effet"
Le schéma développé :

Figure.21. Schéma développé d'un montage avec minuterie


Ci-dessous le diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage.

Exercice :
Faire les schémas multifilaire et unifilaire sachant que le branchement d’une minuterie « avec effet » est le
même que celui d’un montage avec télérupteur. Montage "Sans effet"
Le schéma développé :

Figure.22. Schéma développé d'un montage avec minuterie


Ci-dessous le diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Schéma architectural :

Figure.23. Schéma architectural d'un montage avec minuterie

Schéma multifilaire :

Figure.24. Schéma multifilaire d'un montage avec minuterie

Schéma unifilaire :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.25. Schéma unifilaire d'un montage avec minuterie

4.7. Le montage d'allumage des tubes fluorescents

Principe du tube fluorescent :


C’est un tube de verre recouvert de poudre fluorescente et remplis de gaz rares plus quelques gouttes de
mercure. La différence de potentiel aux bornes du tube provoque l’ionisation du gaz qui devient conducteur.
Les électrons frappent le mercure qui émet une radiation ultraviolette. Cette dernière se transforme en
lumière visible en contact avec la poudre.
Le starter :
C’est un tube rempli de gaz neutre, dans lequel est installé un contact bilame. Lors de l’établissement de la
tension un arc électrique se produit et échauffe la bilame qui ferme le contact et permet de passer le courant
dans le tube. Une fois refroidie, elle s’ouvre et coupe le courant.
Le ballast :
C’est une inductance en série jouant un double rôle : amorçage et protection. La coupure du courant par le
starter crée une surtension aux bornes du ballast qui vient s’ajouter à la tension du réseau permettant
l’amorçage. Son caractère inductif s’oppose à la variation rapide du courant.
Le condensateur :
Il permet d’améliorer le facteur de puissance du tube.
Montage compensé :

Figure.26. Schéma développé d'un montage compensé Légende:

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Montage Duo:

Figure.27. Schéma développé d'un montage Duo

Ce montage permet grâce au déphasage entre les courants dans les deux tubes un meilleur confort et se
comporte comme un tube compensé alimenté à 100Hz.
4.8. Les schémas des prises de courant

Les prises de courant sont des appareils de raccordement qui servent de liaison entre une canalisation fixe
et un récepteur mobile. Du point de vue électrique, elles sont caractérisées par :
• Une tension nominale
Exemple: 250V, 380V

• Un courant maximal à ne pas dépasser


Exemple: 10A, 20A, 32A
• Un nombre de broches et leur affectation
P : pole actif (phase ou neutre)
T : conducteur de protection (terre)
Exemple: 2P, 2P+T, 3P+T, 4P+T Considérons un exemple de
circuits :
Schéma développé:

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.28. Schéma développé d'un montage prise de courant


Schéma architectural :

Figure.29. Schéma architectural d'un montage prise de courant Schéma multifilaire :

Figure.30. Schéma multifilaire d'un montage d'un montage prise de courant

Schéma unifilaire :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Figure.31. Schéma unifilaire d'un montage prise de courant

4.9. Les schémas de signalisation

La signalisation électrique (lumineuse ou sonore) est peu utilisée dans un local à usage d’habitation. Elle
permet essentiellement d’attirer l’attention de personnes.
Signalisation lumineuse
Elle indique, en générale, soit l’état d’une lampe d’éclairage lorsque le local est complètement fermé ou
éloigné, soit la position de l’interrupteur lorsque le local est sombre.
Premier exemple: témoin d’éclairage.
La lampe d’éclairage et le voyant sont commandés par le même interrupteur ; ils s’allument et s’éteignent
en même temps.
Schéma développé:

Figure.32. Schéma développé d'un témoin d'éclairage

Remarque :
Dans les locaux humides, le circuit éclairage comporte un conducteur de protection.
Deuxième exemple : veilleuse sur un interrupteur sur un local sombre Si la lampe d’éclairage est éteinte, la
veilleuse est allumée ce qui permet de signaler la position de l’interrupteur.
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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Lorsque l’on allume la lampe d’éclairage, la veilleuse s’éteint.

Schéma développé:

Ph 1
E2
F1 N

2
E1
1 2

Q1

Figure.33. Schéma développé du montage d'une veilleuse sur un interrupteur


Signalisation sonore
Elle indique, en générale, la présence d’une personne qui désire annoncer son arrivée.
Comme exemple une sonnerie d’une porte commandée par bouton poussoir : une action sur le bouton met
en marche la sonnerie qui s’arrête au relâchement de celui-ci.
Schéma développé:
Ph 1

F1 N
2 S1 H1

1 2

Figure.33. Schéma développé du montage sonnerie

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Travaux dirigés

Problème : Installation d’un Local

Enoncé:
L'objectif est de réaliser les schémas d'éclairage domestique d'un appartement. Sachant que l'appartement est
du type S+1. Il comprend une cuisine, un salle de bain, un salon et une chambre à coucher.

• La cuisine comporte un seul point lumineux éclairé d'un seul endroit. Pour la cuisine on utilise un
montage simple allumage.
• Le salon comporte deux points lumineux. Chaque point lumineux est éclairé par un interrupteur. Pour
le salon on utilise un montage double allumage.
• La chambre à coucher comporte un seul point lumineux. Pour la chambre à coucher on utilise un
montage va et vient car nous devons commander l'éclairage de cette chambre de deux endroits soit
du coté du lit, soit du coté de la porte d'entrée de la chambre.
• Le couloir contient trois points lumineux. Pour le couloir on utilise un télérupteur. Sachant que le
télérupteur est actionné de la chambre à coucher, du salle de bain, du salon et de la cuisine.
Noter bien que la protection est faite avec des disjoncteurs magnétothermique et que toute l'installation est
faite avec 3 fils: phase et neutre et fil de terre.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Questions:
1- Tracer le schéma architectural de tout l'appartement.
2- Tracer les schémas développés de chaque chambre:
2.1- Tracer le schéma développé de la cuisine.
2.2- Tracer le schéma développé de la chambre à coucher.
2.3- Tracer le schéma développé du couloir.
2.4- Tracer le schéma développé du salon.
3- Tracer les schémas multifilaires de chaque chambre:
3.1- Tracer le schéma multifilaire de la cuisine.
3.2- Tracer le schéma multifilaire de la chambre à coucher.
3.3- Tracer le schéma multifilaire du couloir.
3.4- Tracer le schéma multifilaire du salon.
4- Tracer les schémas unifilaires de chaque chambre:
4.1- Tracer le schéma unifilaire de la cuisine.
4.2- Tracer le schéma unifilaire de la chambre à coucher.
4.3- Tracer le schéma unifilaire du couloir.
4.4- Tracer le schéma unifilaire du salon

Problème 2 :
Donner le schéma développé, unifilaire et multifilaire d'un montage va et vient à deux lampes.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 3 : Etude des appareillages de commande des circuits de puissances

Objectifs spécifiques :

Ce chapitre permet d’initier les étudiants aux notions de base des installations industrielles (Appareillage,
circuit de commande, circuit de puissance…),

I. Constitution des installations

Les installations industrielles des automatismes sont constituées de deux parties distinctes appelées :
circuit de commande et circuit de puissance.

I.1. Circuit de commande

Il comporte l’appareillage nécessaire à la commande des récepteurs de puissance. On


trouve :

• La source d’alimentation

• Un appareil d’isolement (sectionneur).

• Une protection du circuit (fusible, disjoncteur).

• Un appareil de commande ou de contrôle (bouton poussoir, détecteur de grandeur physique).

• Organes de commande (bobine du contacteur).

La source d’alimentation et l’appareillage du circuit de commande ne sont pas nécessairement celle du


circuit de puissance, elle dépend des caractéristiques de la bobine.

I.2. Circuit de puissance

Il comporte l’appareillage nécessaire aux fonctionnements des récepteurs de puissance suivant un


automatisme bien défini.

On trouve :

• Une source de puissance (généralement réseau triphasé)

• Un appareil d’isolement (sectionneur).

• Une protection du circuit (fusible, relais de protection).

• Appareils de commande (les contacts de puissance du contacteur).

• Des récepteurs de puissances (moteurs).

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II. Les appareils de commande, de signalisation et de protection


II.1. Disjoncteur

C’est un appareil de protection qui comporte deux relais, relais magnétique qui protège contre les courts-
circuits et un relais thermique qui protège contre les surcharges.

Disjoncteurs Symbole

II.2. Sectionneur

Sa fonction : Assurer le sectionnement (séparation du réseau) au départ des équipements. Dans la


plupart des cas il comporte des fusibles de protection.

Sectionneur fusible Symboles : en circuit de puissance et en circuit de commande

Le pouvoir de coupure est le courant maximal qu’un appareil de sectionnement peut interrompre sans
aucun endommagement.
Le sectionneur n’a pas de pouvoir de coupure, il doit être manipulé à vide.

II.3. Interrupteur sectionneur

32
Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Interrupteur sectionneur Symbole L’interrupteur


sectionneur a un pouvoir de coupure, peut être manipulé en charge.

II.4. Fusible

C’est élément comportant un fil conducteur, grâce à sa fusion, il interrompe le circuit électrique lorsqu’il
est soumis à une intensité du courant qui dépasse la valeur maximale supportée par le fil.

Cartouche fusible cylindrique et à couteaux Symbole

Il existe plusieurs types de fusibles :

 gF : fusible à usage domestique, il assure la protection contre les surcharges et les courts-circuits.

 gG : fusible à usage industriel. Protège contre les faibles et fortes surcharges et les courts-circuits.

Utilisation : éclairage, four, ligne d’alimentation, …

 aM : cartouche à usage industriel, pour l’accompagnement moteur, commence à réagir à partir de 4 In


(In est le courant prescrit sur le fusible), protège uniquement contre les courts-circuits.
Utilisation : Moteurs, transformateurs, …

II.5. Relais thermique

Le relais de protection thermique protège le moteur contre les surcharges.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Réglage du courant

Test contact (95-96)

Annulation défaut

Relais thermique Symbole

II.6. Le contacteur

Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie


électrique. Il assure la fonction COMMUTATION.

En Technologie des Systèmes Automatisées ce composant est appelé Pré-actionneur puisqu'il se trouve
avant l'actionneur dans la chaîne des énergies.

Bobine Contact de
commande

Contacteur Contacts de puissances

II.7. Capteur de fin de course

Les interrupteurs de position mécanique ou capteur de fin de course coupent ou établissent un circuit
lorsqu’ils sont actionnés par un mobile

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Interrupteur de position Symbole

II.8. Bloc auxiliaire temporisé

Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l'action d'un contacteur (lors de sa mise sous tension
ou lors de son arrêt)

Bloc auxiliaire temporisé Symboles

II.9. Bloc de contacts auxiliaires

Le bloc de contact auxiliaire est un appareil mécanique de connexion qui s’adapte sur les contacteurs.

Il permet d’ajouter de 2 à 4 contacts supplémentaires au contacteur. Les contacts sont prévus pour être
utilisés dans la partie commande des circuits. Ils ont la même désignation et repérage dans les schémas
que le contacteur sur lequel ils sont installés (KA, KM...).

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II.10. Contacteur auxiliaire

Il ne comporte que des contacts de commandes.

II.11. Lampes de signalisations

Signalisation visuelle du fonctionnement normal du système, ou défauts.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Travaux dirigés

Problème 1 :
Compléter le marquage des bornes dans les schémas 1 et 2.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Problème 2

Compléter le tableau ci-contre en donnant la fonction et le mode d’emploi ces appareillages

Appareillages Fonctions Mode d’emploi


Sectionne porte fusible
Relais thermique
Contacteur
Fusible Am
Disjoncteur

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 4 : Equipements de force motrice (démarrage des moteurs)

Objectifs spécifiques
L’étudiant doit être capable à la fin de ce chapitre de maitriser le fonctionnement des équipements de
force motrice ; établir les schémas de circuits de puissances et circuits de commande des différents modes de
démarrage des moteurs asynchrones.

I. Problème de démarrage des moteurs asynchrones

Le branchement du moteur au réseau électrique peut se réaliser par :

 Démarrage direct : Si le courant de démarrage n’entraîne pas la détérioration des enroulements du


moteur ou l’installation accompagnant. Utilisé pour les moteurs faibles puissances.
 Utilisation d’un procédé de démarrage s’il y a risque de détérioration des enroulements du moteur ou
l’installation accompagnant.
o Démarrage étoile triangle ;
o Démarrage par élimination des résistances statiques ;
o Démarrage par autotransformateurs ;
o Démarrage par élimination des résistances rétorques.
II. Démarrage direct

II.1. Principe

Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché directement au réseau d’alimentation le
démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de démarrage peut atteindre 4 à 8 fois le courant nominal
du moteur. Le couple de décollage est important, peut atteindre 1,5 fois le couple nominal.

II.2. Démarrage semi-automatique à un seul sens de marche

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un bouton poussoir S1 et
l’arrêter par l’arrêter avec un bouton poussoir S0.

II.2.1. Circuit de puissance

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II.2.2. Circuit de commande

II.3. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation, par un bouton poussoir S1 pour
le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un bouton poussoir S0 pour l’arrêt.

II.3.1. Circuit de puissance

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II.3.2. Circuit de commande

II.4. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation par l’action de deux boutons
poussoirs, S1 pour le sens 1, S2 pour le sens 2. Chaque sens est arrêté par une butée de fin de course,

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

respectivement S3 pour le sens 1 et S4 pour le sens 2. Un bouton poussoir S0 arrête le moteur à n’importe
quel instant.

II.4.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)

II.4.2. Circuit de commande

II.5. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course et inversion
de sens de rotation. Dans ce cas de démarrage, la butée S3 ou S4, une fois actionnée, elle change le sens de
marche du moteur.

II.5.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)

II.5.2. Circuit de commande

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

III. Limitation du courant de démarrage

Contrairement au démarrage direct, le démarrage des moteurs moyennes et fortes puissances nécessite
l’utilisation de procédés de limitation de courant de démarrage tout en maintenant les performances
mécaniques de l’ensemble « moteur-machine entraînée ». Il existe deux types d’actions :

 Action sur le stator : Consiste à réduire la tension aux bornes des enroulements statiques. On peut
réaliser le démarrage par:
 Couplage étoile-triangle,
 Elimination des résistances statiques,
 Utilisation d’un auto-transformateur. Ce type d’action est utilisé pour les moteurs moyennes
puissances.
 Action sur le rotor : Consiste à augmenter la résistance rotorique au démarrage. On peut réaliser le
démarrage par:
 Elimination des résistances rotoriques,
 Utilisation des moteurs à cages multiples …

Ce procédé de démarrage est accompagné en plus de la réduction du courant de démarrage, d’une


augmentation du couple de démarrage. Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs fortes puissances.

IV. Démarrage étoile-triangle

IV.1. Principe Le démarrage s’effectue en deux temps :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

 1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une tension réduite en utilisant le
couplage Y. Il est le temps nécessaire pour que la vitesse du moteur atteigne environ 80% de sa
vitesse nominale.
 2ème temps : chaque enroulement du stator est alimenté par sa tension nominale changeant le
couplage au triangle.

Ce type de
démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage lors de leur fonctionnement normal.
Exemple : Un moteur 400V/690V sur un réseau 230V/400V

IV.2. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à un sens de marche

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé en étoile-triangle dans un sens de rotation par un bouton
poussoir S1 et arrêter par un bouton poussoir S0.

IV.2.1. Circuit de puissance

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

IV.2.2. Circuit de commande

Solution1 :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Solution2: En utilisant un contacteur auxiliaire (KA1)

KA1: contacteur auxiliaire qui possède un contact temporisé retardé à l’ouverture.

IV.3. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à deux sens de marche

IV.3.1. Circuit de puissance

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

IV.3.2. Circuit de commande

Travaux dirigés

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Questions de cours

1) Définir installation industrielle électrique.


2) Donner les deux circuits rencontrés dans les installations électriques industrielles et la fonction de
chaque circuit.
3) Citer les différents types de démarrages des moteurs asynchrones.
4) Donner les avantages et les inconvénients du démarrage direct.
5) Décrire le principe de fonctionnement du démarrage étoile-triangle.

Problème 1
Le schéma ci-dessous présente la manutention d’une masse à travers un treuil entrainé par un
moteur asynchrone. Le shéma de régulation du moteur est donné.

La masse à soulever est très lourde et doit aussi être capable de descendre. Compte tenu donc de
cela, on décide de commander le moteur par un démarrage direct deux sens de marche.
1) Proposer un schéma de puissance du démarrage direct deux sens de marche.
2) Proposer un schéma de commande de ce démarrage.

Problème 2 : Démarrage étoile-triangle


Un moteur asynchrone triphasé 400/690V est alimenté par un réseau triphasé 230/400V. La commande du
fonctionnement dans les deux sens de rotation est assurée par les boutons poussoirs S2 (marche dans le sens
1) et S3 (marche dans le sens 2).

L'arrêt est assuré par le bouton poussoir S1.

• L'action sur le bouton poussoir S2 (ou S3) enclenche le contacteur KM1 (ou KM2) qui s'auto alimente.
• L'action sur le bouton poussoir S1 provoque l'arrêt.
• Le démarrage s'effectue en étoile-triangle (utiliser un contacteur KM3 pour le couplage étoile), un
contacteur KM4 pour le couplage triangle et un relais différé KA1 pour la temporisation).

1. Comment doivent être couplés les enroulements de ce moteur? Justifier votre réponse.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

2. Donner le schéma du couplage de la plaque signalétique.


3. Donner le principe du démarrage étoile-triangle pour un moteur asynchrone triphasé.
4. Réaliser le circuit de commande de ce type de démarrage.
5. Réaliser le circuit de puissance de ce type de démarrage.

6. Donner une autre solution pour le circuit de commande.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 5 : Equipements de force motrice (freinage des moteurs)

Objectifs Spécifiques
L’étudiant doit être capable d’appréhender le principe de freinage ; maitriser et établir les différents circuits
de freinage.
I. Introduction
Dans un grand nombre d'applications, l'arrêt du moteur est obtenu simplement par décélération naturelle. Le
temps de décélération dépend alors uniquement de l'inertie de la machine entraînée. Mais il est souvent
nécessaire de réduire ce temps. Le freinage électrique apporte dans ce cas une solution efficace et simple. Par
rapport aux freinages mécanique, il offre l'avantage d'être régulier et de ne mettre en œuvre aucune pièce
d'usure. Le moteur asynchrone est capable de fonctionner dans les quatre quadrants. Il développe un couple
moteur dans l'un et l'autre sens dans les quadrants Q1 et Q3 et un couple de freinage dans les quadrants Q2 et
Q4. L'inversion du sens de rotation s'obtient en intervertissant deux des trois phases d'alimentation du moteur,
ce qui a pour effet d'inverser le sens du champ tournant. Lorsque la sécurité l'exige, le freinage doit permettre
d'obtenir un temps d'arrêt plus court que celui obtenu par un simple appui sur le bouton d'arrêt. Ainsi, prenons
l'exemple d'une scie circulaire machine réputée dangereuse. Le freinage doit être immédiat lors de l'appui sur
AU (bouton Arrêt d'Urgence). On dispose de quatre procédés de freinage : Deux procédés mécaniques et deux
procédés électriques.

 Les procédés mécaniques: Il s’agit d’un frein à disque incorporé au moteur, on appelle l’ensemble
Moteur Frein: c'est une action effectuée sur le rotor. Il existe deux types de freinage dans ce cas de
procédé.
o Freinage à appel de courant,
o Freinage à manque de courant.

 Les procédés électriques: C'est une action effectuée sur le stator. Il existe aussi deux types de freinage.
o Freinage par contre-courant,
o Freinage par injection du courant continu.

I. Freinage Mécanique
Ce sont des moteurs comportant un dispositif de freinage mécanique (mâchoire, disque...): Moteur Frein
commandé par un électroaimant. Il en existe deux types :

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Fonctionnement:
 Une bobine commande le déplacement d’un disque bloqué en rotation. •Ce disque vient en contact
avec un disque fixé sur le rotor du moteur.
 Le frottement des deux disques provoque le ralentissement du moteur.

Deux possibilités:
o Frein à manque de courant,
o Frein à appel de courant.

II.1. Frein à manque de courant


II.1.1. Principe:
Le frein est actionné mécaniquement (système de ressort au repos), il est souvent utilisé pour des raisons de
sécurité: lorsque le moteur n'est pas alimenté (arrêt normal ou arrêt d'urgence) le freinage est réalisé.
L'électroaimant est alimenté en triphasé, branché en parallèle sur les enroulements statoriques. L’avantage de
ce procédé réside dans le fait que le freinage est toujours assuré, même en cas de coupure d ‘énergie. C’est la
raison pour laquelle ce procédé est fortement conseillé lorsque la sécurité est prépondérante. Le frein à manque
de courant fonctionne de pair avec le moteur: il est raccordé en parallèle avec le moteur au niveau même du
boitier de raccordement.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Remarques:

 La rotation n'est possible que si les enroulements du stator et les enroulements du frein sont alimentés,
 On obtient avec ce dispositif un freinage brutal, avec un maintien en position blocage. Il existe des
moteurs freins avec un électroaimant alimentée en courant redressé par l'intermédiaire d'un pont de
diodes.

II.1.2. Circuit de commande:

II.1.2. Circuit de Puissance

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II.2. Frein à appel de courant

II.2.1. Principe:

Dans le cas du frein à appel de courant, c'est l'alimentation du frein qui provoque le freinage du moteur. Il
nécessite une alimentation électrique indépendante du celle du moteur.

II.2.2. Circuit de commande:

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II.2.3. Circuit de puissance:

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

III. FREINAGE ELECTRIQUE


III.1. Freinage par contre-courant
III.1.1. Principe:
Le freinage par contre-courant consiste à inverser deux phases d’alimentation, moteur lancé, pour qu’il change
de sens de rotation. La fréquence de rotation va alors décroitre rapidement et, au moment où elle devient nulle,
on coupe l’alimentation. Le changement de sens de rotation, moteur lancé, implique que le moteur doit alors
vaincre un couple résistant plus important. Il va donc consommer beaucoup plus de courant. Pour limiter ce
dernier, on doit placer des résistances en série avec le stator. Même avec les résistances qui limitent le courant,
la fermeture simultanée de KM1 et KM2 provoquerait un court-circuit, il faut donc impérativement verrouiller
électriquement et mécaniquement. Il faut aussi couper.

L’alimentation du frein au moment précis où le moteur s’arrête sinon, il va repartir dans l’autre sens.
Normalement un capteur tachymétrie va se charger de ce travail. Généralement, un dispositif électrique de
coupure déconnecte le moteur du réseau au moment du passage de la vitesse à N=0. Le couple de freinage

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

moyen est en général, supérieur au couple de démarrage. Inconvénient, ce mode de freinage implique des
courant absorbé important (environ 7xIn) Remarques:

 C'est un mode de freinage très efficace,


 Ce freinage doit être interrompu dès l'arrêt du rotor sinon risque de redémarrer dans le sens inverse,
 Il n'y a pas de blocage.

III.1.2. Circuit de commande:

Avec :
Q: Sectionneur fusible
F: Relais thermique
S0,S1,S2: Boutons poussoirs
KM1: Contacteur marche

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

KM2: Contacteur freinage


KM11, KM21: Contact de maintien
KM12, KM22: Contact de verrouillage
S4: capteur de vitesse nulle
Si n=0 alors S4=0
Si n>0 alors S4=1

III.1.3. Circuit de puissance:

III.2. Freinage par injection du courant continu


III.2.1. Principe:
Ce mode de freinage est utilisé sur les moteurs à bagues et à cage. Lorsqu’on applique une tension triphasée
aux bornes du stator d’un moteur asynchrone triphasé, on crée un champ tournant qui entraine le rotor en
rotation à une fréquence de rotation légèrement inférieure en raison du glissement (voir chapitre 1). Si tout en

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

coupant l’alimentation triphasée, on applique à ce stator une tension continu, on crée alors un champ fixe. Ce
champ fixe a pour effet de bloquer la rotation du rotor donc du moteur.

Remarques:
 Il n'y a toujours pas de blocage.
 Le courant de freinage est de l'ordre 1,3In. La valeur de la tension redressée dépasse rarement 20V
pour ne pas provoquer d'échauffement excessif.
 Les résistances rotoriques sont remises en service.

Avantages:
Pas de risque de démarrage dans l'autre sens.

Inconvénient:
Il faut couper le courant dans le stator pour éviter l'échauffement.

III.2.2. Circuit de commande:


Nomenclature:
Q: sectionneur
F: relais thermique
S0: Bouton poussoir arrêt non freiné.
S1: Bouton poussoir marche.
S2: Bouton poussoir arrêt freiné.
KM2, KM3: Contacteurs pour le freinage
KM1: contacteur marche
KM4: Contacteur de cout circuit de groupes des résistances
KA1: Contacteur auxiliaire
KM12, KM22: Contacts de verrouillage
KA11: Contact temporisé à la fermeture
KM31, KM11: Contacts de maintien

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

III.2.3. Circuit de puissance:


Nomenclature:
Q: sectionneur
F: relais thermique
KM2, KM3: Contacteurs pour le freinage
KM1: contacteur marche
KM4: Contacteur de cout circuit de groupes des résistances
KA1: Contacteur auxiliaire
Rf: Groupes de résistances.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Travaux dirigés sur le freinage des moteurs asynchrones

I. Freinage à manque de courant:

I.1. Donner le principe du freinage à manque de courant


I.2. Réaliser le circuit de commande de ce type de freinage.
I.3. Réaliser le circuit de puissance de ce type de freinage.

II. Freinage à appel de courant:


II.1. Donner le principe du freinage à appel de courant.
II.2. Réaliser le circuit de commande de ce type de freinage.
II.3. Réaliser le circuit de puissance de ce type de freinage.

III. Freinage par injection de courant continu:


III.1. Donner le principe du freinage par injection de courant continu

III.2. III.2. Réaliser le circuit de commande de ce type de freinage.

III.3. Réaliser le circuit de puissance de ce type de freinage.


III.4. Donner les avantages et les inconvénients de ce type de freinage.

III.5. Donner l'expression de la tension redressée.

III.6. Donner l'expression du courant injecté lors du freinage en fonction du courant nominale In.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Chapitre 6 : Lecture et conception des schémas électriques

Objectifs spécifiques

Ce chapitre permettra à l’étudiant de :

 Etre capable d’expliquer le fonctionnement d’un circuit de puissance ou de commande d’une


installation électrique industrielle ;
 Ressort le mode de couplage ; du circuit de commande et du circuit de puissance du démarrage d’un
moteur asynchrone électrique ;
 Repérer les différents éléments d’un circuit de puissance ou de commande dans une installation
électrique.
I. Lecture d’un schéma électrique

Tout comme l’apprentissage de l’alphabet nous a permis de maitriser le langage et l’écriture, la connaissance
des symboles électrique et de leurs fonctions, l’identification des éléments nous aidera à analyser un schéma
électrique.

Exemple : Dans un schéma unifilaire un trait représente l’ensemble des conducteurs du circuit.

Dont pour mener à bien la lecture d’une installation électrique industrielle on doit maitriser :

 Les symboles des équipements électriques (Appareillage de commande, de connexion, de mesure, de


protection …etc) ;
 Le repérage des équipements électrique ;
 La nature des contacts du circuit (contacts fermés et contacts ouverts).
 Différentier les schémas (schéma unifilaire, multifilaire ; développé …etc).

Exemple d’application : Soit le circuit ci-dessous

1) Identifier et donner la fonction de chaque appareillage de ce circuit.


2) Etablir le repérage de chaque appareillage de ce circuit.
3) Donner le nom de ce circuit.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

II. Conception des schémas électriques

L’élément de base de la conception des schémas électrique est le cahier de charge.

Le cahier de charge est un document dans lequel l’utilisation port ces besoins (attentes) au technicien afin
qu’il puise réaliser l’installation.

Pour mener à bien une conception des schémas d’une installation électrique, le concepteur doit maitriser les
schémas de bases des installations électriques (montage simple allumage, montage double allumage…etc.) ;
maitriser les schémas de puissance et de commande des différents modes de démarrages des moteurs
électrique ; maitriser les logiciels de conception des schémas électriques et en fin comprendre le
fonctionnement de ces différents montage afin de mieux les adaptés au cahier de charge pour satisfaire les
attentes de l’utilisateur.

Exemple de logiciels de conception des schémas électriques :

Schemaplic ; Electrotech…etc.

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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Travaux dirigés

Problème 1 : éclairage électrique


Cahier de charge : On désire commander deux lampes par un commutateur devant satisfaire les
conditions suivantes :
- Les deux lampes peuvent rester éteintes ;
- Les deux lampes ne peuvent pas s’allumer ensemble.
On vous demande de :
1. Donner la désignation de ce commutateur.
2. Donner la référence, et le symbole (rotatif et à levier) de ce commutateur.
3. Donner un non à ce type de ce montage.
4. Réaliser le schéma développé de ce montage.

Problème 2 : Démarrage moteur asynchrone triphasé :


Dans un atelier de mécanique général alimenté par un réseau triphasé 220 V+N 50 Hz, une perceuse
électrique est entraîné par un moteur asynchrone triphasé M de 220/380 V ; 1500 tr/min ; un sens de marche
et fonctionne comme suit :
En début de perçage après démarrage, Par action sur le bouton poussoir S1 ; le moteur tourne à une vitesse
réduite due à un mode de couplage des enroulements de ce moteur, et après un temps (5 seconde), pour un
perçage plus profond et rationnel le moteur tourne maintenant plutôt à sa vitesse nominal suite à un autre mode
de couplage des enroulements de celui-ci
 L’arrêt du moteur se fait par action sur un bouton poussoir So
 Les voyants H0, H1, H2 et H3 signalent respectivement, la mise en marche du système, le
fonctionnement de la perceuse en vitesse réduite, en vitesse nominal, et le défaut du système cause
par une surcharge du moteur
On vous demande de :
1. Donner le type de démarrages approprié pour le moteur de cette perceuse.
2. Quel est le couplage des enroulement5 du moteur ?
3. Donner le schéma fonctionnel de ce démarrage.
4. Etablir le schéma du circuit de puissance de démarrage de ce moteur.
5. Etablir le schéma du circuit de commande de démarrage de ce moteur.

Problème 3 : Démarrage d’un moteur asynchrone


On désir transporté les pièces d’un poste A pour un poste B. Le transporteur est un chariot mise en
translation par un moteur M comme le montre la figure ci-contre :
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Schéma électrique Télécom et IIA M. NAOUSSI C.

Poste A
Poste B

S1 et S2 sont les boutons poussoirs marche respectivement au poste A et B ;


S3 et S4 de fin de course qui sont fermées au repos respectivement au poste A et B;
 L’arrêt du moteur se fait par action sur un bouton poussoir So
 Les voyants H0, H1, H2 et H3 signalent respectivement, la mise en marche du système, le
transporteur au poste A, le transporteur au poste B, et le défaut du système cause par une surcharge
du moteur
M : moteur asynchrone à cage (démarrage direct) assure la translation du chariot du poste A (KM1) pour le
poste B (KM2) et vis-versa.
1) Donner le schéma fonctionnel de ce moteur.
2) Donner le schéma du circuit de puissance du moteur M avec protection contre les surcharges.
3) Donner le circuit de commande sachant que l’action sur S0 arrêt le moteur.

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