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Gestion des Déchets Médicaux: Enjeux et Solutions

Les déchets hospitaliers peuvent être dangereux et doivent être gérés avec précaution. Ils comprennent des déchets infectieux, anatomiques, chimiques et radioactifs. Une mauvaise gestion peut entraîner des infections et une pollution de l'environnement. Il est nécessaire d'améliorer les systèmes de gestion des déchets médicaux.

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Gestion des Déchets Médicaux: Enjeux et Solutions

Les déchets hospitaliers peuvent être dangereux et doivent être gérés avec précaution. Ils comprennent des déchets infectieux, anatomiques, chimiques et radioactifs. Une mauvaise gestion peut entraîner des infections et une pollution de l'environnement. Il est nécessaire d'améliorer les systèmes de gestion des déchets médicaux.

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( Principaux faits )

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chet_m

%C3%A9dical#Risques_associ%C3%A9s_aux_d%C3%A9chets_m

%C3%A9dicaux

(Déchet médical)

https://recyclage.ooreka.fr/astuce/voir/300312/gestion-des-dechets-hospitaliers

( Différents types de déchets hospitaliers )


Déchets liés aux soins
de santé
8 février 2018

Principaux faits
 85% environ des déchets liés aux soins de santé sont comparables aux
ordures ménagères et ne sont pas dangereux.
 Les 15% restants sont considérés comme dangereux et peuvent être
infectieux, chimiques ou radioactifs.
 On estime que, chaque année, 16 milliards d’injections sont effectuées
dans le monde mais toutes les aiguilles et les seringues usagées ne sont
pas correctement éliminées.
 Dans certains cas, les déchets liés aux soins de santé sont incinérés,
parfois à ciel ouvert, et leur combustion peut entraîner l’émission de
dioxines, de furanes et de particules.
 Les mesures assurant une gestion des déchets liés aux soins de santé
qui soit sûre et rationnelle pour l’environnement peuvent éviter des
répercussions indésirables pour la santé et le milieu, par exemple des
rejets involontaires de substances chimiques ou biologiques
dangereuses, dont des micro-organismes résistants, dans
l’environnement, et ainsi protéger la santé des patients, des personnels de
santé et du grand public.

Les activités liées aux soins de santé permettent de protéger et de rétablir la santé,
et aussi de sauver des vies. Mais qu’en est-il des déchets et des sous-produits de
ces activités?

85% des déchets liés aux soins de santé sont comparables aux ordures ménagères
et ne sont pas dangereux. Les 15% restants sont considérés comme dangereux et
peuvent être infectieux, toxiques ou radioactifs.
Types de déchets
Les déchets et les sous-produits sont très divers, comme le montre la liste ci-
dessous:

 Déchets infectieux: déchets contaminés par du sang et d’autres liquides


corporels (p. ex. venant d’échantillons prélevés dans un but diagnostique puis
éliminés), cultures et stocks d’agents infectieux utilisés en laboratoire (p. ex.
déchets d’autopsies et animaux de laboratoire infectés) ou déchets de patients
hospitalisés placés en isolement et matériels (p. ex. écouvillons, bandages et
dispositifs médicaux jetables).
 Déchets anatomiques: tissus et organes du corps humain ou liquides
corporels et carcasses d’animaux contaminées.
 Objets pointus et tranchants: seringues, aiguilles, scalpels et lames de
rasoir jetables, etc.
 Produits chimiques : par exemple, solvants utilisés pour des préparations de
laboratoire, désinfectants et métaux lourds présents dans des dispositifs
médicaux (mercure dans des thermomètres cassés) et piles.
 Produits pharmaceutiques: médicaments, vaccins et sérums périmés,
inutilisés et contaminés.
 Déchets génotoxiques: très dangereux, cancérogènes, mutagènes ou
tératogènes,1 par exemple les médicaments cytotoxiques utilisés dans le
traitement du cancer, et leurs métabolites.
 Déchets radioactifs: par exemple, produits contaminés par des
radionucléides, y compris matériel de diagnostic radioactif ou matériel de
radiothérapie.
 Autres déchets qui ne présentent aucun danger biologique, chimique,
radioactif ou physique particulier.

Les principales sources de déchets liés aux soins de santé sont:

 les hôpitaux et les autres établissements de soins;


 les laboratoires et les centres de recherche;
 les morgues et les centres d’autopsie;
 les établissements de recherche et les laboratoires qui font des tests sur les
animaux ;
 les banques de sang et les services de collecte de sang;
 les établissements de soins pour personnes âgées.

La quantité moyenne de déchets dangereux par lit d’hospitalisation et par jour est de
0,5 kg dans les pays à revenu élevé et de 0,2 kg dans les pays à revenu faible.
Toutefois, dans les pays à revenu faible, les déchets dangereux et non dangereux
sont rarement séparés et, en réalité, la quantité de déchets dangereux est beaucoup
plus élevée.

Risques sur la santé


Les déchets liés aux soins de santé constituent un réservoir de micro-organismes
susceptibles d’infecter les patients hospitalisés, les personnels de santé et le grand
public. Les autres risques infectieux potentiels sont notamment le rejet dans
l’environnement de micro-organismes pharmacorésistants présents dans les
établissements de soins.

Les déchets et les sous-produits peuvent également causer d’autres effets néfastes
sur la santé, par exemple:

 brûlures par irradiation;


 blessures causées par des objets pointus ou tranchants;
 intoxication et pollution dues au rejet de produits pharmaceutiques, en
particulier d’antibiotiques et de médicaments cytotoxiques;
 pollution des eaux usées, intoxication par ces eaux et intoxication et pollution
par des éléments ou des composés toxiques, tels que le mercure ou les
dioxines libérées au cours d’une incinération.

Risques liés aux objets pointus ou tranchants

On estime que 16 milliards d’injections sont pratiquées chaque année dans le


monde. Toutes les aiguilles et les seringues ne sont pas correctement évacuées, ce
qui crée un risque de blessure et d’infection et il existe un risque de réutilisation du
matériel.

Le nombre d’injections pratiquées avec des aiguilles et des seringues contaminées a


considérablement baissé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ces
dernières années, en partie grâce aux efforts déployés pour réduire la réutilisation de
matériel d’injection.

Malgré ces progrès, en 2010, les injections pratiquées dans de mauvaises conditions
de sécurité ont encore entraîné 33 800 nouvelles infections à VIH, 1,7 million de cas
d’hépatite B et 315 000 cas d’hépatite C.2

Une personne blessée par une aiguille déjà utilisée sur un patient infecté a 30%,
1,8% et 0,3%, respectivement, d’être infecté par le virus de l’hépatite B, le virus de
l’hépatite C et le VIH.3,4,5

La fouille dans les décharges à ordures et le tri manuel des déchets dangereux dans
les établissements de soins entraînent des risques supplémentaires. Ces pratiques
sont courantes dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les pays
à revenu faible ou intermédiaire. Les gens qui manipulent des déchets risquent de se
blesser avec une aiguille et d’être exposés à des matières toxiques ou infectieuses.
En 2015, il est ressorti d’une évaluation conjointe de l’OMS et de l’UNICEF qu’à
peine plus de la moitié (58 %) des établissements sur lesquels a porté l’enquête,
dans 24 pays, disposaient de systèmes adaptés pour éliminer les déchets liés aux
soins de santé en toute sécurité.

Impact sur l’environnement

Le traitement et l’élimination des déchets liés aux soins peuvent entraîner


indirectement des risques pour la santé en raison du rejet d’agents pathogènes et de
polluants toxiques dans l’environnement.

 S’il n’est pas bien réalisé, l’enfouissement des déchets peut contaminer l’eau
de boisson. Les déchetteries mal conçues, mal gérées ou mal entretenues
représentent un risque pour ceux qui y travaillent.
 L’incinération des déchets a été largement pratiquée mais une incinération
imparfaite ou l’incinération de matériaux inadaptés à ce mode d’élimination
entraîne le rejet de polluants et de résidus de cendres dans l’atmosphère.
L’incinération de matériaux contenant du chlore peut produire des dioxines et
des furanes, cancérogènes pour l’homme et qui ont été associés à divers effets
néfastes sur la santé. L’incinération des métaux lourds ou de matériaux
contenant une grande quantité de métal (en particulier du plomb, du mercure ou
du cadmium) peut entraîner le rejet de métaux toxiques dans l’environnement.
 Seuls les incinérateurs modernes atteignant une température comprise entre
850 °C et 1100 °C et équipés d’un dispositif d’épuration des gaz d’échappement
sont conformes aux normes internationales relatives aux émissions de dioxines
et de furanes.

Il existe aujourd’hui d’autres solutions, telles que l’autoclavage, le traitement par


micro-ondes ou le traitement par la vapeur associé au broyage interne, et le
traitement chimique.

Gestion des déchets: les raisons d'un échec


Les principaux problèmes concernant les déchets liés aux soins de santé sont la
méconnaissance des dangers sanitaires, l’insuffisance de la formation à la gestion
des déchets, l’absence de systèmes de gestion et d’élimination des déchets,
l’insuffisance des ressources financières et humaines et le peu d’importance
accordée à ce problème.

Beaucoup de pays ne disposent pas d’une réglementation appropriée ou, s’ils en


disposent, ne l’appliquent pas.

Mesures pour améliorer la situation


Les déchets liés aux soins de santé doivent être gérés avec plus d’attention et de
rapidité afin d’éviter les nombreuses maladies associées à de mauvaises pratiques,
dont l’exposition à des agents infectieux et à des substances toxiques.

Dans le domaine de la gestion des déchets liés aux soins de santé, les améliorations
reposent sur les éléments suivants:

 La mise en place d’un système complet de répartition des responsabilités,


d’allocation des ressources et de manipulation et d’évacuation des déchets. Il
s’agit d’une action à long terme et les améliorations seront progressives.
 La sensibilisation aux risques liés aux déchets de soins et aux pratiques
permettant de garantir la sécurité.
 Le choix de solutions sûres et respectueuses de l’environnement pour
protéger des dangers les personnes qui manipulent, stockent, transportent,
traitent ou éliminent les déchets.

Si des mesures peuvent être prises immédiatement à l’échelon local, les autorités
doivent soutenir une amélioration durable partout.

L'action de l'OMS
L’OMS a publié le premier document d’orientation mondial complet sur la gestion des
déchets liés aux soins de santé (Safe management of wastes from health-care
activities), qui en est maintenant à sa deuxième édition. Il traite de questions telles
que le cadre réglementaire, la planification, la minimisation et le recyclage des
déchets, les possibilités de manipulation, de stockage et de transport, et la formation.

Ce document s’adresse aux responsables d’hôpitaux et d’autres établissements de


soins, aux décideurs, aux professionnels de la santé publique et aux responsables
de la gestion des déchets.

En collaboration avec d’autres partenaires, l’OMS a également mis au point une


série de modules de formation aux bonnes pratiques de gestion des déchets liés aux
soins de santé. Ceux-ci couvrent tous les aspects de la gestion des déchets:
identification et classification puis élimination en toute sécurité grâce à l’incinération
ou à d’autres méthodes.

D’autres documents d'orientation de l’OMS sur les déchets liés aux soins de santé
sont également disponibles:

 un instrument de suivi;
 un instrument d’évaluation des coûts;
 un instrument d’évaluation rapide;
 un document de politique générale;
 un document d’orientation pour élaborer des plans nationaux;
 un document sur la gestion des déchets liés aux injections;
 un document sur la gestion des déchets dans les centres de soins de santé
primaires;
 un document sur la gestion des déchets liés aux vaccinations de masse;
 un document sur la gestion des déchets dans les situations d’urgence.

Déchet médical
Les déchets médicaux représentent les déchets issus des activités de soin prodiguées dans
différentes structures médicalisées, notamment dans les structures hospitalières. Comme les
déchets vétérinaires qui leur sont parfois assimilés, pour des raisons de biosécurité et de
d'hygiène et de santé publique, le suivi de leur production, transport, gestion et élimination
nécessite des précautions écologiques et sanitaires actuelles. Ils sont soumis à des
réglementations spécifiques.

Nature et classification

Les déchets médicaux désignent d'une manière générale les déchets issus d'une activité
de soin à l'hôpital, dans des structures médicalisées ou de recherche, ou encore qui sont produits
lors de la réalisation de campagnes de santé publique, telles que des campagnes de vaccination.
Ils sont souvent classés en deux catégories principales, selon leur degré de dangerosité : d'une
part, les déchets médicaux assimilables aux déchets ménagers (comme les emballages), sans
risque direct pour la santé des personnes ou pour l'environnement qui représentent environ 80 %
de la production totale et d'autre part, les déchets médicaux présentant un risque infectieux ou
sanitaire pour les 20 % restants.
Les déchets médicaux à risque sont répertoriés en fonction de leurs provenances 1,2.

 Les déchets liés aux actes de soin représentant les dispositifs médicaux usagés, comme
des compresses, des seringues et comprenant les objets tranchants ou piquants, comme
les aiguilles ou les bistouris. Les objets piquants et tranchants représentent 1 % du total du
volume des déchets médicaux.
 Les déchets d'origine humaine, comme les liquides et matières biologiques, tels que
l'urine, le sang, des pièces anatomiques issues de l'activité de chirurgie, des cadavres
d'animaux de laboratoire utilisés dans la recherche médicale. Ces derniers représentent
15 % du total des déchets médicaux.
 Les éléments ordinairement inertes contaminés par un agent infectieux ou radioactif.
 Certaines molécules médicamenteuses comme les produits chimiothérapeutiques
cytotoxiques, les dérivés iodés, les antiseptiques, les sérums, les vaccins ou les produits
médicamenteux périmés. Les déchets médicamenteux représentent 3 % du volume des
déchets et les substances cytotoxiques 1 %.
 Les produits comme les réactifs de laboratoire contenant des formaldéhydes ou
des benzènes, de même que les réactifs utilisés en radiologie pour le développement des
photographies, les métaux lourds, comme le plomb, ou encore certains gaz sont ici
considérés comme des déchets médicaux.

Risques associés aux déchets médicaux

En matière de santé publique


La gestion des déchets à risque d'origine médicale s'adresse en premier lieu
aux professionnels de la santé, aux personnels de maintenance, ou aux techniciens
évoluant dans les structures de soins ou de soin à domicile (infirmière...). Elle
concernent également les personnes soignées dans les structures et in extenso,
n'importe quelle personne pouvant être en contact avec ces déchets.
Les risques inhérents à ces déchets sont fonction de leurs natures 10.
On distingues deux grands types de risques (cumulables) :

 Risques biologiques : il correspond au risques de contamination par


des germes pathogènes ou des prions, pouvant conduire à une infection
(nosocomiale, éventuellement) ou contamination. Certains déchets médicaux sont en
effet vecteurs de virus, champignons ou bactéries susceptibles d'être sources de
contamination inter-humaine ou zoonotique (ex : virus du sida, de l'hépatite B et C) ;
c'est le cas des dispositifs médicaux souillés par des liquides biologiques
(urines, matière fécale, sang, vomissures...) ou des objets piquants et tranchants
potentiellement contaminés usagés, ces derniers présentant par ailleurs le risque de
blessure majorant le risque d'une contamination. Une élimination non appropriée
des dispositifs médicaux à usage unique, comme les aiguilles ou les seringues, peut
entraîner le risque de recycler le dispositif pour réemballage et réutilisation,
provoquant le risque de contamination si le matériel était déstérilisé ou souillé 11.
Certains déchets médicaux sont perturbateurs endocriniens.
En 1992, en France, huit cas d'accidents d'exposition aux virus liés à des déchets
médicaux infectieux ont été recensés12. Ces expositions concernaient une
contamination avérée par le virus du sida. Aux États-Unis, le CDC a recensé
une prévalence de trente neuf cas similaires en 1994, et de cinquante et un cas en
1996.

 Risques physicochimiques : ils concernent les déchets toxiques, écotoxiques,


radioactifs... qui peuvent causer des brûlures, des coupures, des irritations, un
empoisonnement ou encore des dérèglements physiologiques.
Une problématique de contamination radioactive peut se poser en cas de non-
traitement de déchets médicaux radioactifs. En 1987, à Goiânia, ville du Brésil, des
déchets de poudre de césium (césium 137 utilisé en traitement de radiothérapie)
provenant d'une clinique privée fermée contaminent la population locale provoquant
l'irradiation de environ 240 personnes, dont 4 décès par syndrome d'irradiation
aiguë13.

Différents types de déchets hospitaliers


Il existe plusieurs catégories de déchets hospitaliers :

 D'abord, les déchets banals. Certains sont recyclables (bois, papier, carton,


etc.), d'autres ne sont pas valorisables (restes de repas, déchets de bureau,
etc.).
 Viennent ensuite les déchets dangereux, notamment les DASRI (Déchets
d'Activités de Soin à Risques Infectieux. Ces déchets sont issus des activités
de diagnostic, de suivi et de traitement, mais également de la recherche et de
l'enseignement en médecine humaine et vétérinaire. Des déchets sont
considérés comme DASRI s'ils contiennent des micro-organismes ou des
toxines dangereux pour l'homme ou pour tout autre organisme vivant, ou
s'ils sont des objets piquants ou coupants, des produits sanguins ou des
déchets anatomiques humains.
 Il faut également mentionner les déchets chimiques dangereux. Ils peuvent
être issus d'activités diverses (désinfectants, produits de maintenance et
d'entretien, etc.).
 Enfin, les déchets radioactifs sont à manipuler avec une grande précaution.
On distingue les déchets dont la période d'activité est inférieure à 100 jours, et
qui sont stockés pendant toute la période nécessaire à leur "neutralisation",
des déchets dont la période d'activité est plus longue, et qui nécessitent donc
un traitement spécifique.

Nécessité d'une organisation rigoureuse

La diversité des déchets hospitaliers induit une organisation particulière de


conditions et de rythmes de collecte :

 Il est essentiel de veiller à ce que le tri des déchets hospitaliers soit le plus
rigoureux possible, afin d'éviter tout risque sanitaire, mais également toute
pollution de l'environnement.
 Ainsi, la formation des personnes intervenant dans les filières de tri est
primordiale.
 En outre, l'identification rigoureuse des déchets à la source est indispensable
afin d'optimiser le tri.

Traitement des déchets

Les différents déchets ne sont pas traités sur place :

 Ils sont éliminés via les filières classiques de traitement des déchets.
 Ils sont ensuite mis en décharge (traditionnelle, compactée ou après broyage),
incinérés, ou éliminés par compostage.

Pour approfondir :

 Pour mieux comprendre ce que deviennent les déchets que nous produisons,
consultez notre page Traitement des déchets.
 Consultez également notre page sur le tri sélectif.
 Pensez bien à recycler vos médicaments. Jetés avec les déchets ordinaires,
ils peuvent devenir très polluants.

 CONCLUSION
Les services sanitaires en milieu rural ou urbain génèrent inexorablement des déchets qui
peuvent être dangereux pour la santé ou avoir des effets néfastes sur l’environnement.
Certains de ces déchets, comme, les objets tranchants/piquants, les cultures des laboratoires
médicaux ou le sang infecté ont un potentiel d’infection et offensif plus élevé que celui de
tout autre type de déchets. L’absence ou de mauvaises mesures de gestion pour empêcher
l’exposition aux déchets de soins médicaux dangereux (HCW) résultent en d’importants
risques pour le grand public, les patients internes ou externes ainsi que le personnel médical et
de service. De plus, un mauvais traitement or une mauvaise élimination des déchets de soins
médicaux, comme l’incinération en plein air, peuvent constituer une source importante de
pollution de l’environnement par le rejet de substance telles que les dioxines, les furannes ou
le mercure.

. Une gestion saine des déchets de soins médicaux est une question fondamentale pour
contrôler et réduire les infections nosocomiales au sein des hôpitaux et garantir que
l’environnement extérieur est bien protégé. Les pratiques actuelles rencontrées, dans la plus
part des pays sub-sahariens, ne sont pas en conformité avec les exigences internationales pour
garantir une gestion sûre et écologiquement rationnelle des déchets de soins médicaux : la
gamme complète de pratiques de gestion des déchets de soins médicaux est rencontrée dans
les établissements sanitaires, des plus dangereux qui n’appliquent aucun système de tri et qui
consistent à simplement jeter les déchets dans l’arrière court, aux procédures plus sûres qui
trient les déchets et incinèrent séparément les parties considérées comme dangereuses. Pour
améliorer de manière significative la présente situation, les gouvernements de plusieurs pays
sub-sahariens doivent développer une stratégie nationale à moyen et long-terme qui devrait
être une caractéristique intégrale des établissements sanitaires. Cette stratégie devrait refléter
les efforts intégrés qui sont nécessaires pour mettre en place des pratiques sûres et
écologiquement rationnelles de gestion des déchets de soins médicaux. En particulier, une
attention spéciale devrait être accordée aux points suivants : ƒ

A chaque niveau administratif, des responsabilités institutionnelles et individuelles claires


doivent être établies. De plus, un suivi spécifique et des procédures administratives doivent
être mises en place et des ressources adéquates allouées pour garantir une bonne gestion des
déchets de soins médicaux ; ƒ

Des programmes adéquats de sensibilisation et de formation pour les responsables sanitaires


et planificateurs, les administrateurs d’hôpitaux, le personnel médical et les agents chargés de
la santé de l’environnement devraient être développés ; ƒ

Des technologies appropriées, propres et abordables devraient être choisies pour le traitement
et l’élimination des déchets de soins médicaux, prenant en considération, à la fois, les
ressources techniques et financières disponibles dans le pays.

. Dans beaucoup de pays sub-sahariens, le manque de ressources dans le secteur de la santé


tend à affecter négativement, la manière dont les déchets de soins médicaux sont gérés. De
plus, pour un même pays donné, la situation peut être significativement différente d’une
région à une autre, dépendant des ressources (financières, humaines et matérielles)
disponibles localement. Dans ces circonstances défavorables, la planification reste une
question clé. Elle nécessite la définition d’une stratégie qui prend en compte toutes les
contraintes et opportunités, une bonne allocation des ressources, une formulation claire des
objectifs, des indicateurs pratiques de résultats et un calendrier bien structuré.
. Préparer et mettre en œuvre un plan de gestion des déchets de soins médicaux nécessite le
développement d’étapes séquentielles présentées au graphique 10. L’exécution satisfaisante
de chacune de ces étapes dépend grandement de la réalisation des autres ; aucune ne peut être
omise, mais elles peuvent être abordé selon des séquences variées. Une attention spéciale doit
toujours être accordée à l’analyse de la situation et à la formulation de recommandations
adéquates ainsi qu’à l’élaboration de la stratégie de mise en oeuvre

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