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SDF 2021

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Thèmes abordés

  • loi de Weibull,
  • AMDEC,
  • évaluation de la maintenabilit…,
  • méthodes de calcul,
  • environnement,
  • caractéristiques de fiabilité,
  • système série,
  • composants,
  • fiabilité automobile,
  • objectifs de la SDF
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Thèmes abordés

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  • AMDEC,
  • évaluation de la maintenabilit…,
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  • environnement,
  • caractéristiques de fiabilité,
  • système série,
  • composants,
  • fiabilité automobile,
  • objectifs de la SDF

Gestion de la maintenance &

Fiabilité des systèmes


Chapitre 1

SÛRETE DE FONCTIONNEMENT
DES SYSTEMES INDUSTRIELS

ENSAM-Meknès

Prof. [Link] 1
Exercice Introductif
Marque de voiture, parmi les qualités
suivantes : le prix, la vitesse, le look, la
sécurité, le confort, lesquelles sont les
plus importantes ?

La sécurité, Le confort: ces deux


variables expliquent à 80%
l’importance

Le prix, la vitesse, le look : 20% de


l’importance que l’on donne à une
Décomposition d’une voiture

Prof. [Link] 3
LA SURETE DE FONCTIONNEMENT (SDF)

ØLa sûreté de fonctionnement est l’aptitude d’une entité à


satisfaire à une ou plusieurs fonctions requises dans des
conditions données.

ØLa SDF est la science des défaillances: connaissance,


évaluation, prévision, mesure et maîtrise.

ØLa SDF se construit très tôt au début du programme de R


&D et se poursuit tout au long du cycle de vie du produit.

Prof. [Link] 4
Intérêts et enjeux de la SdF

Ø Objectifs de qualité et fiabilité de plus en plus sévères (attentes


clients).

Ø Besoin d'aide à la conception et à la validation.

Ø Diminution du coût du dysfonctionnement.

Ø Des innovations technologiques directement proposées par les


fournisseurs.
Un peu d’histoire... Années 2014
Système intelligent

Années 2008
Approche e-SdF

Années 1990
Approche globale SdF

Années 1960
Nouvelles méthodes : APR, Arbres de
défaillances, AMDE, etc.

Années 1950
Essor de la fiabilité

2emeGuerre
Missile allemand V1 objectifs de fiabilité

1930
Détermination de probabilités d'accidents d'avions

Fin du XIXème siècle


Amélioration de la durée de vie d'équipements mécaniques

Prof. [Link] 6
SURETE DE FONCTIONNEMENT

Réussite de la mission Sécurité du système et


de son environnement

Optimisation Non occurrence d'événement à


Atteinte de l'objectif
conséquence catastrophique ou grave
technique pour lequel le
sur des éléments du système ou sur son
système a été réalisé environnement dans les trois cas
possibles :
Disponibilité - mission technique réussie
- mission dégradée
- mission échouée
Fiabilité Maintenabilité
Sécurité

Prof. [Link] 7
Notion de système (Villemeur): ensemble d’éléments
discrets ( ou composants interconnectés ou en interaction organisés en vue

d’accomplir une mission

! Un système est caractérisé par :


" Sa structure: ensemble de ses composants avec leurs

caractéristiques et les relations entre eux.


" Ses fonctions : missions accomplies par les composants en relation

entre eux.
" Ses conditions de fonctionnement : les états ou les différentes

conditions de fonctionnement des composants du système


" Ses conditions d’exploitation : les conditions de surveillance du

système ( alarmes, inspections, …), les conditions d’intervention


sur le système et les spécifications techniques d’exploitation
pendant son utilisation.
" Son environnement: relation avec d’autre système, les operateurs

humains, l’environnement naturel( poussière, humidité,...).

Prof. [Link] 8
Notion de composant (Villemeur) : un élément
discret physiquement isolé ( boulon, un arbre, une roue dentée,…)

! Du pont de vue de l’expert en S.D.F. Un composant est la plus petite


partie irréparable du système pour laquelle il dispose de données
quantitatives, sans qu’il soit nécessaire de décomposer l’élément lui-
même pour en faire l’analyse

Environnement
Système S: N
Système S1
composants
interconnectés
Opérateur de
maintenance

Système S2
Opérateurs de
conduite Prof. [Link] 9
Notion de défaillance (Schwob, AFNOR)

Une défaillance : le passage d’un état de fonctionnement à un état de non


fonctionnement.
Le défaut : une non-conformité aux clauses d’une spécification.
! Plusieurs classifications des défaillances sont établies, en
fonction de :
" Leur répercussion : les conséquences peuvent être critiques,
majeurs ou mineurs.
" Leur vitesse d’apparition : soudaine ou progressive.
" Leur degré : partielle ou complète.
" Leur date d’apparition par rapport aux phases de cycle de vie :
précoce, aléatoires et d’usure.

! Plusieurs combinaisons sont possibles :


• Défaillance catalectique : soudaine et complète.
• Défaillance par dégradation : progressive et partielle
Prof. [Link] 10
Caractère itératif des études de SDF
Etape 1
Analyse technique
et fonctionnelle
Modifications
du système
Etape 2
Analyse qualitative

Révision
du projet
Etape 3
Analyse quantitative

Non
Etape 4
Synthèse et conclusions

Les objectifs initiaux Oui Fin de


sont-ils atteins ? l’étude

Prof. [Link] 11
Démarches pour l’analyse de SDF

ØInductive:
ØDu plus particulier au plus générale
ØÉtude détaillée des effets ou conséquences d’une défaillance sur le
système lui-même et son environnement.
Exemple: les analyses de conséquences de la perte des fonctions d’un
système de refroidissement sur le fonctionnement du moteur d’une
voiture.
ØLes principales méthodes inductives:
-AMDE (AMDEC);
-La méthode de table de vérité ;
-La méthode des combinaisons de pannes résumées ;
-La méthode de l’arbre des conséquences.
Prof. [Link] 12
Décomposition d’une voiture

Prof. [Link] 13
AMDE(C)

Années 1950 : la méthode FMECA ( Failure Modes, Effects


and Criticality Analysis) est introduite aux
USA dans le domaine des armes nucléaires.
Années 1960 : cette méthode est mise en application en
Europe sous le nom d’AMDEC pour les
programmes spatiaux et aéronautiques.
Années 1970 : son application est étendue aux domaines
du nucléaire civil, des transports terrestres
et des grands travaux.
Années 1980 : l’AMDEC est appliquée aux industries de
produits et de biens d’équipement de
production.
Années 1995 : Application au Maroc de l’AMDEC aux
Prof. [Link]
Industries de produits (bouteilles à gaz,…) 14
OBJECTIFS DE L’AMDEC

L’objectif est de réaliser une maintenance basée sur la


fiabilité (RCM) en :
•Identifiant les mode de défaillance ;
•Analysant les conséquences des défaillances ;
•Précisant pour chaque mode de défaillance les moyens et les
procédures de détection ;
•Déterminant la criticité de chaque mode de défaillance
•Etablir des programmes de maintenance en se basant sur la
criticité de chaque défaillance
Prof. [Link] 15
Mode de défaillance
Un mode de défaillance est la manière par laquelle un dispositif peut venir à être
défaillant, c’est-à-dire à ne plus remplir sa fonction.

Le mode de défaillance est toujours relatif à la fonction du dispositif. Il s’exprime


toujours en termes physiques.

Modes de Composants électriques et Composants Composants


défaillances électromécaniques hydrauliques mécaniques

- composant
défectueux - rupture
Plus de fonction - composant défectueux
- circuit coupé ou - blocage, grippage
bouché

- composant ne répondant pas à


- connexions /
la sollicitation dont il est l’objet
Pas de fonction raccords
- connexions débranchées
débranchés
- fils desserrés

- mauvaise
- désolidarisation
Fonction dégradée - dérive des caractéristiques étanchéité
- jeu
- usure

Fonction - perturbations
- perturbations (parasites)
intempestive (coups de bélier)
Prof. [Link] 16
Cause de défaillance
Une cause de défaillance est l’événement initial pouvant conduire à la défaillance
d’un dispositif par l’intermédiaire de son mode de défaillance.
Plusieurs causes peuvent être associées à un même mode de défaillance.
Une même cause peut provoquer plusieurs modes de défaillance.

Causes de Composants électriques et Composants


Composants mécaniques
défaillance électromécaniques hydrauliques
- vieillissement
Causes - contraintes mécaniques
- vieillissement - composant HS
internes - fatigue mécanique
- composant HS (mort subite) - colmatage
matériel - états de surface
- fuites
- pollution (poussière, huile) - température ambiante - température ambiante
Causes - chocs - pollution (poussières, - pollution (poussières,
externes - vibrations huile, eau) huile, eau)
milieu - échauffement local - vibrations - vibrations
exploitation - parasites - échauffement local - échauffement local
- Perturbations électromagn. - chocs, - chocs
- montage - montage - conception
- réglages - réglages - fabrication
Causes
- contrôle - contrôle - montage
externes
- mise en oeuvre - mise en oeuvre - réglages
Main d’œuvre
- utilisation - utilisation - contrôle
- manque d’énergie - manque d’énergie - mise en oeuvre
Prof. [Link] 17
Effet de la défaillance

L’effet d’une défaillance est, par définition, une


conséquence subie par l’utilisateur.

Il est associé au couple (mode-cause de défaillance) et


correspond à la perception finale de la défaillance par
l’utilisateur.

Exemple : arrêt de production, détérioration d’équipement, explosion,


pollution, etc.
Prof. [Link] 18
Prof. [Link] 19
Prof. [Link] 20
Prof. [Link] 21
Prof. [Link] 22
Prof. [Link] 23
Démarches pour l’analyse de SDF

ØDéductive:

ØDu plus générale au plus particulier;


ØOn cherche les causes de la défaillance ;

ØExemple: L’analyse et les enquêtes à la suite des catastrophes, pour


retrouver les causes sont de nature déductive
ØLa principale méthode déductive est :
La méthode de l’arbre des causes ou arbre de défaillance (On définit un
ou plusieurs événement indésirable puis on cherche tous les
événements qui conduisent à cet événement).

Prof. [Link] 24
Arbre de défaillance
MAITRISE DES RISQUES PREVISIONNELS
EVALUES SUR UN SYSTEME LORS DE SA
CONCEPTION

RECENSEMENT EVALUATION DES


SYSTEMATIQUE RISQUES EN
DES RISQUES COURS DE CONCEPTION

MAITRISE DES RISQUES RESIDUELS SUR UN


SYSTEME EN EXPLOITATION OPERATIONNELLE

Prof. [Link] 25
Objectifs des ADD
Les objectifs des arbres de défaillance sont résumés en deux
points :

! La recherche des événements élémentaires, ou leurs


combinaisons qui conduisent à un ER.

! La représentation graphique des liaisons entre les


événements: représentation de la logique de défaillance
du système pour chaque ER ;

Prof. [Link] 26
Exemple

Prof. [Link] 27
Événement redouté :
! C’est l’événement indésirable pour lequel on fait l’étude de toutes les causes
qui y conduisent.

! Cet événement est unique pour un arbre de défaillance et se trouve au


“sommet” de l’arbre.

! Avant de commencer la décomposition qui permet d’explorer toutes les


combinaisons d’événements conduisant à l’événement redouté, il faut définir
avec précision cet événement ainsi que le contexte de son apparition.

! L’événement redouté est représenté par un rectangle au sommet de l’arbre


comme par exemple l’explosion du réservoir de carburant d’un véhicule :

Prof. [Link] 28
Événements intermédiaires
! les événements intermédiaires sont des événements à définir comme
l’événement redouté.

! La différence avec l'événement redouté est qu'ils sont des causes pour
d'autres événements. Par exemple c’est la combinaison d'événements
intermédiaires qui conduit à l’événement redouté.

! Un événement intermédiaire est représenté par un rectangle comme


l'événement redouté.

Prof. [Link] 29
Événements élémentaires
! Ce sont des événements correspondants au niveau le plus détaillé de
l’analyse du système.

! Dans un arbre de défaillance, ils représentent les défaillances des


composants qui constituent le système étudié.

! Pour fixer le niveau de détail de l’étude, on considère en général que


les événements élémentaires coïncident avec la défaillance des
composants qui sont réparables ou interchangeables.

! Les événements élémentaires sont représentés par des cercles.

Prof. [Link] 30
Symbole Nom Signification

Rectangle Evénement redouté ou événement intermédiaire

Cercle Evénement élémentaire

Evénement élémentaire non développé, soit parce que


ses conséquences sont négligeables, soit par manque
Losange
d'information.

Double Evénement élémentaire dont le développement est à


losange faire ultérieurement

Evénement de base survenant normalement pour le


fonctionnement du système: On peut aussi le définir comme
un événement non-probabilisé, que l'on doit choisir de mettre à 1
Maison
ou à 0 avant Prof.
[Link]
traitement de l'arbre. 31
Portes logiques
Porte ET :
L’événement G1 ne se produit que si les événements
élémentaires d1, d2 et d3 existent simultanément

Porte OU :
L’événement G1 se produit de manière indépendante si
l’un ou l’autre des événements élémentaires d1, d2 ou d3
existe.

Porte K/N :
Si k=2 et N=3 alors il suffit que deux des événements
élémentaires d1, d2, d3 soient présents pour que
l’événement G1 se réalise.

Prof. [Link] 32
Construction d’un arbre de défaillance
La construction de l’arbre de défaillance repose sur l’étude des
événements entraînant un événement redouté (ER).

Les 2 étapes suivantes sont réalisées successivement en partant de l’ER et en allant


vers les événements élémentaires.

! définir l'événement redouté (l’événement intermédiaire, ou l’événement


élémentaire) analysé en spécifiant précisément ce qu’ils représentent et
dans quel contexte il peut apparaître.

! représenter graphiquement les relations de cause à effet par des portes


logiques (ET, OU,SI) qui permettent de spécifier le type de combinaison
entre les événements intermédiaires qui conduisent à l’événement analysé.

Prof. [Link] 33
Pour pouvoir appliquer cette méthode il est nécessaire de :

ü Vérifier que le système a un fonctionnement cohérent.

ü Connaître la décomposition fonctionnelle du système.

ü Définir les limites du système (le degré de finesse de l’étude dépend des
objectifs).

ü Connaître la mission du système et son environnement pour déterminer le ou


les événements redoutés qu’il est nécessaire d’étudier.

ü Connaître les modes de défaillance des composants. C’est par exemple en s’appuyant
sur une analyse de type AMDEC que les branches de l’arbre pourront être construites.

Prof. [Link] 34
Exemple

ER : le système utilisateur est non alimenté

Prof. [Link] 35
Prof. [Link] 36
L’analyse qualitative
! permet de déterminer les faiblesses du système. Elle est
faite dans le but de proposer des modifications afin
d’améliorer la fiabilité du système.

! La recherche des éléments les plus critiques est faite en


déterminant les chemins qui conduisent à un ER.

! L’analyse des scénarios qui conduisent à un ER est faite à


partir des arbres de défaillances. Il est alors possible de
disposer de “barrières de sécurité” pour éviter les
incidents.

Prof. [Link] 37
Analyse quantitative

! évaluer la probabilité d’apparition de l’ER connaissant la


probabilité des événements élémentaires.

! C’est l’analyse quantitative qui permet de déterminer les


caractéristiques de fiabilité du système étudié.

! L’objectif est en particulier de définir la probabilité


d’occurrence des divers événements analysés. Les calculs
reposent sur les équations logiques tirées de la structure de
l’arbre de défaillance et des probabilités d’occurrence des
événements élémentaires.
Prof. [Link] 38
Limites: L'utilisation de l’arbre de défaillances devient
inefficace ou difficilement applicable lorsque les
caractéristiques suivantes apparaissent :

ü Dépendance entre les événements


ü Notion d’événements temporisés : l'arbre de défaillances
ne rend pas compte de l'aspect temporel des événements.
ü Système dégradé : L’arbre de défaillances est binaire. Une
vanne sera considérée comme ouverte ou fermée, mais
sans pouvoir déterminer d’état intermédiaire.
ü Taille de l’arbre: la taille n’est pas une limite en soi.
Néanmoins dès qu'elle augmente de manière significative,
l’arbre doit être divisé en sous-arbres, et la lisibilité ainsi
que la compréhension du modèle deviennent alors plus
difficiles.
Prof. [Link] 39
LA SURETE DE FONCTIONNEMENT ( S D F )

être en état d’accomplir ne pas avoir


sa fonction ! de défaillance !
DISPONIBILITE FIABILITE

SECURITE
SURETE
DE
FONCTIONNEMENT

MAINTENABILITE Pas d ’événements


Remise en Service Critiques ou
immédiate! Catastrophiques!
Prof. [Link] 40
Etats d’une entité

Etat effectif de
Etat d’incapacité
disponibilité

Incapacité Indisponibilité Indisponibilité Indisponibilité


Fonctionnement Attentes pour causes après de maintenance de contraintes
extérieures défaillance préventive d’exploitation

Etat de disponibilité Etat d’ indisponibilité


(Up State) (Down State)

Prof. [Link] 41
Taux de Rendement Synthétique TRS

Temps potentiel d’ouverture =A


Capacité non
Temps d’ouverture=B utilisée

Arrêts de
Temps brut=C production
et Maintenance
Ralentissements
Temps net=D Micro-arrêts Non
Marches à vide production

Temps Non qualités Non Non


Efficace=E Démarrage qualité cadence

TRS = Temps efficace / temps d’ouverture


Prof. [Link] 42
Comment calculer le taux de rendement global
Taux de disponibilité =Temps brut / Temps d’ouverture

Taux de vitesse =Temps de cycle standard / temps de cycle réel

Taux net d’exploitation = nombre d’unités produites x temps de cycle réel/ temps
d’ouverture-temps d’arrêts

Taux d’allure = taux de vitesse x taux net d’exploitation

Taux de qualité = nombre d’unités produites- nombre de défectueux


/ nombre d’unités produites

TRG = taux de disponibilité x taux d’allure x taux de qualité


Prof. [Link] 43
Exercice
Un atelier travaille en deux équipes de journée pendant 8 heures chacune.
L'ouverture machine constatée est de 440 minutes par équipe. Les
arrêts machine d'un total de 50 minutes par équipe sont ventilés comme
suit :

- Changement de série = 20 minutes.


- Pannes = 20 minutes.
- Réglages = 10 minutes.

Le temps de cycle théorique est de 120 pièces/heure mais la mesure d'un


temps de cycle réel donne une cadence de 100 pièces/heure seulement.
- Quantité réalisée : 1000 pièces/jour.
- Quantité rejetée : 27 pièces, 18 étant récupérables, 9 irrécupérables.

Calculer le TRS de cette atelier et commenter le résultat.

Prof. [Link] 44
Exercice
Dans une entreprise de fabrication de pièces pour automobile, il y a 8 heures de
travail par poste, 20 minutes sont prises par deux réunion en début et en fin de poste
(10 mn chacune). Le temps de cycle théorique est de 120 pièces/heure mais la
mesure d'un temps de cycle réel donne une cadence de 100 pièces/heure seulement.
Quand on regarde les enregistrements des pannes aléatoires on s’aperçoit que le
temps des pannes est de 50 minutes. Heureusement le niveau de qualité n’est pas si
mauvais. En effet, sur les 540 pièces fabriquées seulement 12 étaient défectueuses.

v Trouver le taux de rendement global de la ligne.


v Etudier la possibilité de réaliser une production de 800 bonnes pièces pendant les
heures normales de travail.
v Quelles solution préconisez-vous pour atteindre cet objectif.

Prof. [Link] 45
La Fiabilité
La fiabilité est la caractéristique d’un dispositif exprimée par la
probabilité que ce dispositif accomplisse une fonction requise dans des
conditions d’utilisation et pour une période de temps déterminées (norme
AFNOR X 06501)

Fonction requise : accomplir une mission ou rendre le service attendu. Ce qui


implique un seuil d’admissibilité en deçà duquel la fonction n’est plus
remplie.

Conditions d’utilisation : définition des conditions d’usage : l’environnement et


ses variations, les contraintes mécaniques, chimiques, physiques, etc.
Il est évident que le même matériel placé dans 2 contextes de fonctionnement
différents n’aura pas la même fiabilité.

Période de temps : à tout instant ti de la mission est associée une fiabilité R(ti).
Prof. [Link] 46
Fiabilité automobile
v L’étude se base sur les problèmes rencontrés au cours des 12 derniers mois par les conducteurs
britanniques avec des véhicules âgés de 12 à 36 mois. Les «problèmes» rencontrés peuvent
concerner l’extérieur du véhicule, la conduite, les commandes et écrans, les dispositifs d’info
divertissement embarqués, les sièges, le chauffage, l’airco, l’habitacle et bien sûr, le moteur et la
transmission.

v Les Japonais Mazda, Toyota et Suzuki, les allemands Porsche, Audi, BMW et Opel (racheté en
août 2017 par PSA) s'affichent en tête de leur catégorie dans la dernière étude annuelle
de l'Automobile Magazine sur " le Top 100 fiabilité ".

v Les " routières " consacrent le savoir-faire de Mercedes avec sa Classe E (19,5). La Toyota Prius
Plus hybride (19,5) s'impose dans les " monospaces ", reléguant le Renault Espace au 9èmerang
(15). Ferment la marche deux tricolores, le C4 Picasso de Citroën (11 sur 20) à la 12ème place et
le Dacia Lodgy, 13èmeavec seulement 9 sur 20. Produit à Tanger (Maroc), ce véhicule pose
beaucoup de problèmes (injecteurs, boîtes de vitesses sur le diesel, consommation d'huile sur
l'essence) et vient entacher la bonne image générale des Dacia.
(Source: Actu auto, Fiabilité : pourquoi les voitures françaises peuvent faire mieux, Alain-Gabriel Verdevoye 2018)

Prof. [Link] 47
R(t)

Soit T la v.a. qui désigne l’intervalle de temps 90 %

pendant lequel l’équipement assure sa fonction 80 %

sans défaillance. T correspond à un temps pris 70 %

au sens large de « l’unité d’usage » (km 60 %

parcourus, heures de fonctionnement, tonnage 50 %

produit, etc.). 40 %

30 %

Nécessité de cerner les lois de


20 %

10 %

probabilité qui régissent T. 46,5 86 126 165 205 244 284 323 363

Source: B. Ouhbi et al. “Reliability estimation …: a case


La fiabilité est la probabilité de fonctionnement study”, Reliab. Eng. & Syst. Safety, 1997,

jusqu’à l’instant t.
R(t) = P(T ≥ t)
Exemple : soit un tractopelle préparé pour la période suivante de production.
Probabilité : c’est celle de terminer la mission ;
fiabilité requise = 0,98
Fonction requise : 200 kg/h de moyenne (seuil minimal)
Conditions d’utilisation : de jour, de nuit, n ravitaillements, etc.
Période de temps : au bout de 24 heures (durée de la mission)
Prof. [Link] 48
Loi de composition en fiabilité: association de matériels
L’amélioration de la maintenance au niveau de la fiabilité peut se faire en
agissant sur la technologie du composant, agencer les composants ou sous-
systèmes de manière à les rendre plus fiables par l’utilisation de
redondances
Hypothèses de départ :
•Les défaillances sont indépendantes les unes des autres
•La fiabilité de chaque sous-système ou de chaque élément a été déterminée

Système série :
On dit qu’un système est un système série si le système tombe en panne
lorsqu’un seul de ses éléments est en panne.

E1 E2 Ei En

Prof. [Link] 49
Loi de composition en fiabilité: association de matériels
L’amélioration de la maintenance au niveau de la fiabilité peut se faire en
agissant sur la technologie du composant, agencer les composants ou sous-
systèmes de manière à les rendre plus fiables par l’utilisation de
redondances
Hypothèses de départ :
•Les défaillances sont indépendantes les unes des autres
•La fiabilité de chaque sous-système ou de chaque élément a été déterminée

Système série :
On dit qu’un système est un système série si le système tombe en panne
lorsqu’un seul de ses éléments est en panne.

E1 E2 Ei En

i =n
Rs (t ) = Õ Ri (t )
i =1
Prof. [Link] 50
rendement. Ces conversions permettent toutefois de découpler les roues du moteur thermique,
Exemple
et donc de :faire
Architecture sériethermique
fonctionner le moteur d’un àvéhicule
un régime de hybride
fonctionnement plus
favorable. Le véhicule hybride série permet ainsi d obtenir des véhicules à émissions faibles,
en particulier dans des cycles urbains. Il est généralement bien adapté aux véhicules lourds.

Réservoir Energie
Essence Electrique

Moteur Générateur Convertisseur


Moteur
thermique électrique

Figure 1.5 : Architecture s rie d un v hicule hybride.


Le véhicule hybride série permet ainsi d’obtenir des véhicules à émissions faibles, en particulier dans des
Ce système
cycles [Link]
Il aussi très bien adapté
est généralement à un fonctionnement
bien adapté en mode électrique dans les limites
aux véhicules lourds.
de l autonomie fournie par la batterie choisie. La batterie étant relativement coûteuse et son
énergie spécifique relativement faible (en comparaison avec d autres moyens de stockage
d énergie), au moins aujourd hui encore et probablement pour les années à venir, celle-ci peut
pénaliser tout particulièrement les petits véhicules à bas prix. Une association avec des51
Prof. [Link]
supercondensateurs peut permettre une conduite propre, la récupération d énergie au freinage
Redondance active :
Une redondance active est réalisée par la mise en parallèle d’éléments assurant les
mêmes fonctions et travaillant en même temps.
Système parallèle :
On dit qu’un système est un système // d’un point de vue fiabilité si, lorsqu’un ou
plusieurs de ses éléments tombent en panne, le système ne tombe pas en panne.

E1

E2

Ei

En

Prof. [Link] 52
Exemple : Architecture parallèle d’un véhicule
en accélération ou la traction à basse vitesse. Par rapport à la propulsion hybride série, le
hybride.
système permet une réduction de la taille de la machine électrique et de la batterie.

Réservoir
Couplage
Essence Mécanique

Moteur
thermique
Boite de
Embrayage vitesse

Energie Moteur
Convertisseur
Electrique électrique

• Le moteur électrique sert à assurer certains régimes de pointe en accélération ou la traction à basse
vitesse. Figure 1.6 : Architecture parallèle d hic le h b ide.
• Par rapport à la propulsion hybride série, le système permet une réduction de la taille de la machine
électrique et de la batterie.
Le véhicule hybride parallèle e me g n alemen d b eni un très bon rendement à haute
vitesse puisque la transmission mécanique est alors optimale. À basse vitesse, le rendement
Prof. [Link] 53
ne g i e d me n e a b n, ca le m e he mi e, il e ili , e li a
Redondance active :
Une redondance active est réalisée par la mise en parallèle d’éléments assurant les
mêmes fonctions et travaillant en même temps.
Système parallèle :
On dit qu’un système est un système // d’un point de vue fiabilité si, lorsqu’un ou
plusieurs de ses éléments tombent en panne, le système ne tombe pas en panne.

E1

E2 i =n
Rs (t ) = 1 - Õ (1 - Ri (t ))
Ei i =1

En

Prof. [Link] 54
Redondance passive: k/n :
Au moins k élément parmi N fonctionnent, les autres sont en attente. Ceci a
l’avantage de diminuer ou de supprimer le vieillissement des éléments ne
travaillant pas. En contrepartie, on a l’inconvénient d’être obligé d’avoir
un organe de détection des pannes et de commutation d’un système sur un autre.

Prof. [Link] 55
Redondance passive: k/n :
Au moins k élément parmi N fonctionnent, les autres sont en attente. Ceci a
l’avantage de diminuer ou de supprimer le vieillissement des éléments ne
travaillant pas. En contrepartie, on a l’inconvénient d’être obligé d’avoir
un organe de détection des pannes et de commutation d’un système sur un autre.

n
Rs (t ) = å C ni [ R(t )]i (1 - R(t )) n -i
i =k

Cas où k=1

Prof. [Link] 56
Diagramme Série-Parallèle

1 2 n1

np

Prof. [Link] 57
Exemple : Architecture série-parallèle d’un véhicule
hybride E a de l a de véhicules hybrides

Réservoir Train
Essence Boite de planétaire
vitesse

Moteur
thermique
Embrayage

Energie Convertisseur Moteur Moteur


Electrique électrique électrique

A basse vitesse, Figure 1.7 : Architecture


le comportement série-parallèle
de ce véhicule est d comparable
hic le h b ide.
aux hybrides
série,Onetpeut
à haute
no e
vitesse, comparable aux hybrides parallèle.
à basse vitesse, le comportement de ce véhicule est comparable aux hybrides
série, et à haute vitesse, comparable aux hybrides parallèle.
Ces systèmes, appelés série parallèle, sont intéressants dans la mesure où ils offrent de
nombreux modes de fonctionnement et ain i il pe me en de e app oche d un optimum
Prof. [Link] 58
énergétique quel que soit le point de fonctionnement. Ce système est en effet caractérisé par la
possibilité de fonctionnement en hybride série, hybride parallèle et tous les hybrides
Diagramme Série-Parallèle

1 2 n1

np

i= p n
i

Rs (t ) = 1 - Õ (1 - Õ Rij (t ))
i =1 j =1

Prof. [Link] 59
Diagramme Parallèle-Série

1 1 n1
i =n p
i 2
Rs (t ) = Õ (1 - Õ (1 - Rij (t ))
i =1 j =1

p1 p2 pn
Diagramme Parallèle m/n

C1
Rs(t) = P(au moins m composants parmi n fonctionnent)
n
C2 m/n
= å C r (1 - r )
k k n-k
n
k =m

Cn

Prof. [Link] 60
Autres configurations: Système avec condition

C1 C4

C2

C3 C5

Prof. [Link] 61
Autres configurations

C1 C4

C2

C3 C5 C4
Si C2 fonctionne à t le système est équivalent à :
R1(t)=P(S fonctionne sut [0,t]/C2 fonctionne à t) C5
= 1-(1-R4(t))(1-R5(t))

C1 C4
Si C2 est défaillant à t le système est équivalent à :
R2(t)=P(S fonctionne sut [0,t]/C2 est défaillant à t)
= 1-(1-R1(t)R4(t))(1-R3(t)R5(t)) C3 C5

Rs(t)= R1(t)R2(t)+R2(t)(1-R2(t))
Prof. [Link] 62
Exercice

Calculer la fiabilité du système suivant en


fonction de la fiabilité de ses composants

A C

B C

B D

Prof. [Link] 63
Taux de défaillance en fonctionnement
λ(t) est la probabilité pour qu’un équipement, ayant fonctionné jusqu’à l’instant
t, ait une défaillance entre t et t + dt.

λ(t) dt =P(t ≤ T <t+dt/ T ≥ t)


λ(t)= -R’(t)/ R(t)

R(t)= e-∫λ(u) du

Prof. [Link] 64
ESTIMATIONS DES DIVERSES FONCTIONS EMPIRIQUES DE
FIABILITE ET ETUDES DE LEURS RELATIONS
N0 : nombre d’éléments bons à l’instant initiale
Ni: nombre d’éléments bons à l’instant ti
ni: nombre d’éléments défaillants entre ti-1 et ti
On estime :
ni
Le taux de défaillance par : l (t i ) =
N i Dt i
n
La fonction défaillance sur Δti f (t ).Dt = i
i i
N0
N - N
La fonction de répartition à ti F (t ) = 0 i
i
N
0

N
La fiabilité à ti R (t ) = i
i
N
0

Prof. [Link] 65
Exercice

On a relevé sur un type de moteur les défaillances suivantes


répertoriées par tranche. L’étude a porté sur 37 moteurs.
0h à 1000h 1000h à 2000h 2000h à 3000h 3000h à 4000h 4000h à 5000h 5000h à 6000h

1 4 7 12 11 2

Travail demandé :

•D’estimer les fonctions empiriques


•De tracer l’histogramme correspondant à la fiabilité moteur

Prof. [Link] 66
La maintenabilité
vLa maintenabilité est l’aptitude d’un bien à être
maintenu ou rétabli dans un état où il peut
accomplir une fonction requise, lorsque
la maintenance est accomplie dans des
conditions données, en utilisant des
procédures et des moyens prescrits.

vLa probabilité de rétablir un système dans des conditions de fonctionnement


spécifiées, en des limites de temps désirées, lorsque la maintenance est accomplie
dans des conditions données, en utilisant des procédures et des moyens prescrits.

Conditions de fonctionnement : elles impliquent la mesure d’un niveau de bon


fonctionnement après intervention
Limite de temps : elle implique la définition d’un « temps prévu » associé à un délai t.
Maintenance est accomplie : la durée d’intervention n’a de sens que par rapport aux
moyens mis en œuvre(procédures, personnels, logistique).
Prof. [Link] 67
La maintenabilité est la probabilité (pour qu’un système en
panne à t=0 soit rétabli avant t).
Soit TR la variable aléatoire qui désigne la durée de réparation
t
M (t ) = P(TR £ t ) = ò g (t )dt
0

La maintenabilité intrinsèque : construite dès


la phase de conception à
partir d’un cahier des charges prenant en compte les critères de
maintenabilité (modularité, accessibilité, etc.).

La maintenabilité prévisionnelle : également « construite », mais à partir de


l’objectif de disponibilité.

La maintenabilité opérationnelle : elle sera mesurée à partir des historiques


d’interventions.

Prof. [Link] 68
La maintenabilité et la maintenance
üLa maintenabilité intrinsèque est le facteur primordial pour que
la maintenance soit performante sur le terrain.
üToute amélioration ultérieure de la maintenabilité initiale n’est
jamais chose facile.
üIl est indispensable que la maintenance sache définir ses
besoins et les intégrer au cahier des charges d’un équipement
nouveau afin que celui-ci puisse être facilement maintenable.

üModularité et interchangeabilité : la conception modulaire d'un équipement


repose sur l'idée de la simplification de sa fabrication, mais aussi de la
simplification de sa maintenance grâce à l'interchangeabilité des modules.

üAccessibilité : caractérisée par la rapidité avec laquelle un élément peut être


atteint. Elle doit être d'autant mieux maîtrisée que la fréquence probable des
opérations de maintenance est grande.

Exemple : les filtres, les graisseurs, les points de réglage, de mesure,


de surveillance, etc. Prof. [Link] 69
Taux de réparation
De façon analogue au taux de défaillance, on définit un taux de réparation
µ(t) qui exprime la probabilité pour qu’une entité E, qui a été en panne
pendant un temps t, retrouve son aptitude à remplir sa fonction dans l’unité de
temps qui suit.
µ (t ) dt = P( E soit réparé (ou remplacé) entre t et t + dt / qu'il a été en panne sur [0, t])
P(Tr £ t + dt) - P(Tr £ t)
=
P(Tr > t)
Si on considère que Tr est une variable aléatoire de densité g, il en résulte
g (t )
µ (t ) =
1 - M (t )

et
t


− µ ( x )dx
M (t) = 1− e 0

Prof. [Link] 70
La disponibilité
La disponibilité est l’aptitude d’un bien à être en état d’accomplir une fonction requise dans des
conditions données, à un instant donné ou durant un intervalle de temps donné, en supposant que la
fourniture des moyens extérieurs est assurée.

D(t)= P(le bien est en bonne état à l’instant t)

LOGISTIQUE
FIABILITE MAINTENABILITE
Disponibilité intrinsèque :elle est la prédéfinie

résultante de la prise en compte initiale des


critères de fiabilité et de maintenabilité qui
DISPONIBILITE LOGISTIQUE DE
doivent figurer au cahier des charges de INTRINSEQUE MAINTENANCE
l’équipement.
Disponibilité opérationnelle : un gisement DISPONIBILITE
d’amélioration de la productivité, OPERATIONNELLE
L’amélioration passe par une augmentation
des Dop les plus faibles.

Prof. [Link] 71
La disponibilité opérationnelle est

To − Tap
Dop =
To

Prof. [Link] 72
Les principaux indicateurs de la SDF

- MTBF
MTBF est la Moyenne des Temps de Bon Fonctionnement entre deux pannes
consécutives (ou Mean Time Between Failures). Elle correspond à la durée de
vie moyenne entre deux défaillances consécutives (systèmes réparables).

∞ ∞
MTBF = Tbf + Tp = ∫ tf (t) dt + ∫ th(t) dt
0 0

- MTTF
Le MTTF (Mean Time To Failure) est la durée moyenne de bon
fonctionnement d’un système avant sa première défaillance. Cette durée
remplace le MTBF pour les systèmes non réparables.

Prof. [Link] 73
Indisponibilité après défaillance
Apparition de
la défaillance
Temps d’indisponibilité après défaillance

Production Production
normale normale
La défaillance est détectée par
l ’opérateur ou le système lui-même

Le service maintenance est


informé de la défaillance
Temps de non-
détection

Temps d ’appel à La défaillance est corrigée


la maintenance

Action de maintenance
Remise en
condition

Etat de Etat de dysfonctionnement Etat de


fonctionnement
fonctionnement

Prof. [Link] 74
-MTTR (Mean Time To Repair) est la durée moyenne des temps de
Réparation

¥ ¥
MTTR = E(Tr ) = ò tg(t )dt =ò (1 - M (t ))dt
0 0

MDT
Le MDT (Mean Down Time) est la durée moyenne dans l’état défaillant.
En général : MDT ≈ MTTR (Mean Time To Repair ou Moyenne des
Temps Techniques de Réparation).

- MUT
Le MUT (Mean Up Time) est la durée moyenne de bon fonctionnement
après réparation. En général : MDT << MUT alors MTBF ≈ MUT.

Prof. [Link] 75
Les opérations de maintenance corrective

Le service maintenance
est informé de la La défaillance est corrigée
défaillance

Action de maintenance

Le technicien de
maintenance intervient

Réactivité L ’élément défaillant


de la est identifié
maintenance
La cause de défaillance
est connue
Localiser
Le remède est
appliqué
Diagnostiquer

Corriger

Essayer

Prof. [Link] 76
Réduction des temps d’indisponibilité

MDT d’une intervention préparée et planifiée =


1/3 du MDT d’une intervention non préparée et non planifiée

Bonne organisation
Bonne préparation
Réduire MWT Bonne gestion des stocks
Bonne gestion des hommes
Réduire MDT
Outils appropriés
Procédures
Réduire MTTR
Documentation
Formation
Prof. [Link] 77
Analyse de la fiabilité par la méthode de Weibull

C’est une loi de fiabilité à 3 paramètres qui permet de prendre en compte les périodes
où le taux de défaillance n’est pas constant (jeunesse et vieillesse).
Cette loi permet :
! Une estimation de la MTBF.
! Les calculs de λ(t) et de R(t) et leurs représentations graphiques.
! Grâce au paramètre de forme β d’orienter un diagnostic, car β peut être
caractéristique de certains modes de défaillance
b
æ t -g ö
-ç ÷
è h ø
La fiabilité est R (t ) = 1 - F (t ) = e
β è Paramètre de forme >0 sans dimension:
•Si β>1, la zone de vieillesse 1,5 < b < 2,5 : fatigue ; 3 < b < 4 : usure, corrosion
•Si β=1, caractéristique de la zone de maturité
•Si β<1, caractéristique de la zone de jeunesse

η è Paramètre d’échelle >0 ; s’exprime dans l’unité de temps


γ è paramètre de position; -¥ < γ < +¥, s’exprime dans l’unité de temps :
Prof. [Link] 78
Papier Weibüll :
C’est un papier log / log qui comporte 4 axes

AXE a

AXE A
AXE b

AXE B AXE A

Axe A : axe des temps sur lequel on porte les valeurs ti des TBF
Axe B : valeurs des probabilités de défaillance Fi calculées par la méthode des rangs moyens ou des
rangs médians. On estime R(t) par R(t) = 1 – F(t)
Axe a : axe des temps en logarithmes népériens : ln(t)
Axe b : axe qui permet l’évaluation de β

Prof. [Link] 79
Exemple d’application :
Si n ≤ 20 , on utilise la méthode
Ordre i TBF Fi
des rangs médians :
1 165 0,11 i - 0,3
2 330 0,26 F (ti ) =
n + 0,4
3 515 0,42 et Si n > 20, on utilise la méthode
4 740 0,58 des rangs moyens :
5 915 0,73 i
F (ti ) =
6 1320 0,89 n +1

Détermination des paramètres de la loi :


Le fait d’obtenir directement une droite D1 sans faire de redressements indique que γ=0
(paramètre de position)
La droite D2, // à D1, passant par l’origine coupe l’axe « b » en un point β=1,4. C’est la
valeur du paramètre de forme
La droite D1 coupe l’axe des temps à t=η=770 heures. C’est le paramètre de la loi de Weibüll

Prof. [Link] 80
Tracé de nuages de points

η=770 heures

β=1,4

D2 D1

Les tables donnent pour β=1.4 : A= 0.911 et B= 0.660


MTBF=Aη+γ=0.911x770=700 heures et σ=Bη=0.660x770=508heures
Prof. [Link] 81
Détermination de la MTBF :
E (t ) = MTBF = Ah + g
s = Bh
Les tables annexes donnent les valeurs de A et B pour β=1,4 : A=0,911
et B=0,660. On en déduit heures et heures.

Prof. [Link] 82
Exercice
On désire étudier l’unité F d’une ligne de production ayant des arrêts divers, assez longs et
répétitifs. Pour cela on donne le Relevé des TBF et des TA de l’unité F :

TBF 70 282 25 187 45 308 35 17 86 111 51 7 214 9 101 402 120 29 136

TA 3 7 12 1,5 2 8 0,5 3 2,5 11 3,5 1,5 4 0,5 8 5 2 4

Travail demandé :
1. Effectuer une analyse de fiabilité sur l’unité F. En déduire la MTBF de l’unité F
2. Vérifier que la loi de fiabilité suit une loi exponentielle
3. Déterminer la maintenabilité de l’unité F en calculant la moyenne des temps
d’arrêts
4. Déterminer alors la disponibilité opérationnelle de l’unité F
5. Conclure

Prof. [Link] 83

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