Rapport de stage (SIP)
CONTROLE TOPOGRAPHIQUE POUR LA REALISATION DES
TRAVAUX DE REAMENAGEMENT DE LA GARE MARITIME DU
PORT DE NADOR SUD
Réalisé par : Encadre par :
CHDAOUI Hiba Mr NFAOUI SALAH
Filière : Science d’information géographique Année universitaire : 2020/2021
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Remerciements :
Je commence par remercier Dieu, le tout puissant, l’omniscient,
l’omniprésent de m’avoir donné la force, la santé d’entamer et
d’achever ce travail dans des bonnes conditions.
Mes vifs remerciements vont à l’encontre de Mr. EL MOSTAPHA EL
FATIHI directeur général du bureau d’étude MAPPING ENGINEERING
d’avoir placé sa confiance en moi en m’accordant ce stage.
Je remercie également mon encadrant Mr NFAOUI Salah Eddine
chef du département drone pour son encadrement, sa disponibilité et
ses directives précieuses durant toute la période de mon stage en
m’aidant à comprendre la méthode de travail ainsi qu’à
l’établissement de mon sujet de stage.
Mes remerciements s’adressent à l’ensemble du personnel du
bureau d’étude pour leur encadrement, leurs directives précieuses,
leurs conseils adéquats et leur disponibilité durant toute la période du
stage. Avec vous, j’ai partagé des moments agréables que vous
trouviez ici, l’expression de ma profonde reconnaissance.
Je tiens à remercier vivement l’ensemble du corps professoral de
l’Ecole Hassania des Travaux Publics, à qui j’adresse mes
reconnaissances et ma profonde gratitude pour leurs efforts
considérables à assurer une formation de qualité dans de bonnes
conditions.
Que tous ceux qui ont contribué d’une façon directe ou indirecte à
la réussite de mon stage, de près ou de loin, trouvent ici l’expression
de mes sentiments les plus distingués.
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Table des matières
I. Introduction..................................................................................................4
II. Présentation de l’organisme d’accueil ….....................................................4
III. Planification et préparation de la mission..................................................5
1) Etude préalable ........................................................................................6
2) Moyens humains et matériels..................................................................6
a) Moyens humains...................................................................................7
b) Moyens matériels.................................................................................7
3) Démarches administratives relatives à l’accès au port.............................7
4) Planification du projet..............................................................................8
IV. Phase d’acquisition de données.................................................................8
1) Le rattachement planimétrique et altimétrique .....................................9
a) Visite de reconnaissance du site ..........................................................9
b) Contacts et consultations administratifs..............................................9
c) Méthodologie........................................................................................9
d) Résultats et analyse............................................................................10
2) La stéreopréparation..............................................................................14
a) Avant-projet …...................................................................................15
b) Méthodologie......................................................................................15
c) Résultats et analyse..............................................................................16
3) Mission de prise de vue..........................................................................17
a) Etude météorologique........................................................................18
b) Préparation du plan de vol..................................................................18
V. Analyse et traitement des données ......................................................... 19
1) L’aérotriangulation.................................................................................19
3
a) La photogrammétrie automatisée ......................................................19
b) Logiciel utilisé ......................................................................................19
c) L’aérotriangulation...............................................................................20
2) Calage du projet à l’aide des points de contrôle au sol (GCP) ….......21
3) Nuage de points et MNT ........................................................................21
a) Nuage de points ..................................................................................21
b) Modèle numérique du terrain.............................................................21
4) MNS, Orthophoto et indices...................................................................23
V. Conclusion : ..............................................................................................25
I. Introduction :
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Dans le cadre du marché N °06/DRM-ANP/2021 qui a pour objet le contrôle
topographique pour la réalisation des travaux de réaménagement de la gare
maritime du port de Nador, le présent rapport décrit, la méthodologie suivie
afin de produire des livrables de qualité.
Dans ce qui suit, nous présentons en premier lieu la planification et la
préparation de la mission. Ensuite nous détaillons les phases d’acquisition
de données, d’analyse et de traitement des données tout en exposant dans
chacune de ces phases les détails théoriques et pratiques de
l’aboutissement aux résultats.
II. Présentation de l’organisme d’accueil : (MAAPING
ENGINEERING)
MAPPING ENGINEERING, est un bureau d’étude multidisciplinaire créé en
2007 par son fondateur l’ingénieur en chef M. EL MOSTAPHA EL FATIHI
inscrit à l’Ordre Nationale des Ingénieurs Géomètres Topographes (ONIGT),
et certifié ISO 9001 Version 2015 par le bureau Veritas
MAPPING ENGINEERING est spécialisé dans les métiers de topographie,
foncier, VRD, levé de haute densité par scanne laser 3D, levé par drone,
photogrammétrie, SIG, géomarketing, bathymétrique monofaisceau /
multifaisceaux, géophysique, lançage, mesures des marées et des courants.
Les services offerts par le bureau se basent, depuis sa création, sur les
dernières technologies de pointes, et sur les dernières méthodes et
procédures de réalisation qui existent dans le domaine. Ceci n’est que le
résultat de l’expertise, la qualification, et l’engagement du management et
du personnel du bureau
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III. Planification et préparation de la mission :
1) Etude préalable :
Le drone, qui désignait à la base un appareil militaire est maintenant utilisé
pour désigner des aéronefs télépilotés ou autonomes, destinés à un usage
civil. Les drones servent ainsi dans plusieurs domaines comme la
topographie, l’agriculture, la sécurité, les transports, la construction ou le
bâtiment. Objet high-tech à la mode, il séduit aussi bien le marché de loisir
que le marché des professionnels.
L’expansion du marché des drones et ses applications de plus en plus
variées restent cependant le défi principal lié à la réglementation. En effet,
si les drones semblent apporter de nombreuses solutions aussi originales les
unes que les autres, il est important d’y apporter un cadre réglementaire
structuré et adapté.
Cadre législatif marocain
L’importation des drones, ou tout objet volant sans pilote, propulsé par un
moteur et télécommandé, à usage civil est soumise à une licence spéciale.
Le ministère délégué chargé du Commerce extérieur a pris un Arrêté,
soumettant l’importation de ces objets volants (drones, modèles réduits
d’avions…) à l’obtention préalable d’une licence d’importation, et ce,
conformément à l’article 1er de la loi n° 13/89, relative au commerce
extérieur. Cet arrêté portant n° 386-15 et daté du 6 février 2015 est publié
au Bulletin officiel n° 6337 du 23 février 2015. Ces mesures ont été prises
afin de parer aux risques sécuritaires et d’atteinte à la propriété et à la vie
privées liés à l’usage des engins volants sans pilote, communément appelés
« drones ». Certaines administrations, sociétés ou organismes publics
peuvent être autorisés, à leur demande, pour des besoins professionnels
spécifiques (production de films, de spectacles…) à importer les engins en
question. Chaque utilisation doit faire l’objet d’une autorisation spécifique
de l’autorité locale. Les demandes d’importation doivent être soumises au
ministère délégué chargé du Commerce extérieur et ne seront satisfaites
qu’après accord du ministère de l’intérieur.
Pour obtenir l’autorisation de vol, nous envoyons une demande
d’autorisation de vol munie de la licence du drone et de la limite de la zone
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à survoler à la province ou la préfecture concernée, après réunion de la
commission chargée des autorisations, nous obtenons l’autorisation de vol
pour une durée maximale de 10 jours.
2) Moyens humains et matériels :
a) Moyens humains :
Afin d’assurer la bonne réalisation de ce projet nous avons mis en place les
moyens humains suivants :
✓ 1 Ingénieur Géomètre Topographe – Hydrographe expérimenté et
qualifié, inscrit dans l’Ordre National des Ingénieurs Géomètres
Topographes en qualité de chef du projet ;
✓ 1 Ingénieur Géomètre Topographe chargé du traitement ;
✓ 1 Ingénieur SIG responsable bureau ;
✓ 2 Brigades topographiques, composé de : -Des techniciens spécialisés en
topographie ; - Un aide topographe.
b) Moyens matériels :
Les moyens techniques et logistiques mis en place pour la bonne exécution
de cette mission sont les suivants :
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Matériel GPS/GNSS Un appareil niveau Leica NA2
✓ Système GNSS/GPS de marque CHCNAV ; ✓ ± 0,7 mm sans micromètre optique ;
✓ 3 Récepteurs Bi-fréquences ; ✓ ± 0,4 mm avec micromètre optique.
✓ 3 Récepteurs RTK
✓ 2 Carnet pour le paramétrage
✓ Accessoires y afférant.
Une Station Totale : Matériel informatique
Leica TCR 1203+ (Series TPS1200+) ✓ Ordinateurs portables ;
✓ Lecture angulaire minimale : 2cc (0,0002 grades) ✓ Imprimantes, Tra, etc.
✓ Précision angulaire : ± 15 cc (0,0015 grades)
✓ Distance maximale avec un prisme : 1250 m ;
✓ Précision de la distance : ± (3 mm + 2 ppm).
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Logiciels de traitement : Accessoires :
✓ Spectra Precision Survey office ✓ Un Trépied en bois ;
✓ Microsoft office 2013 ✓ Une Chaine, autres accessoires.
3) Démarches administratives relatives à l’accès au port
Pour demander l’accès au port, il faut se présenter sur les lieux munis d’une
demande de badges ayant pour objet le numéro du marché, une pièce
mentionnant le numéro de maché et les différents intervenants, des copies de
cartes d’identité nationale des personnes demandant accès et l’ordre de
mission justifiant la durée du maché.
4) Planification du projet :
Le projet se déroule en deux grandes phases comme suit :
➢ L’acquisition de données : Englobant le rattachement altimétrique et
planimétrique du projet, la mise en place du projet de levé des points de calage
et de contrôle, l’étude météorologique, préparation du plan de vol et
sécurisation du site et des personnes, la programmation des appareils,
formatage et paramétrage des capteurs embarqués, le décollage des appareils
en vols automatiques ou manuels, l’acquisition des données selon les exigences
du CPS et plan de vol et la vérification des images et vidéos.
➢ L’analyse et traitement des données : Qui consiste principalement en
l’aérotriangulation après importation des images, mosaïquage des photos et
établissement de l’MNT.
IV. Phase d’acquisition de données :
La phase d’acquisition de données traite toutes les étapes réalisées afin
d’obtenir les données nécessaires pour bien mener le reste du projet, du
rattachement planimétrique et la stéreopréparation à la mission de prise de
vue aérienne par drone selon les exigences du CPS.
1) Le rattachement planimétrique et altimétrique :
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Un rattachement géodésique désigne l'ensemble des opérations (mesures
topométriques, calculs) qui permettent de rattacher en coordonnées 1D,
2D ou 3D un point à un ou plusieurs points de référence d'un système
géodésique. On définit ainsi la position relative dans l'espace d'un point
par rapport à un autre point déjà connu en coordonnées.
Dans cette partie, nous détaillons les différentes étapes de la prestation du
contrôle du rattachement planimétrique et altimétrique au port de
NADOR, afin d’assurer un calcul d’aérotriangulation des prises de vue
réalisées.
a) Visite de reconnaissance du site :
Avant d’entamer cette mission, Il était indispensable de faire une visite de
reconnaissance de la zone et ce, pour l’identification de toutes ses parties
et contraintes. En outre, au cours de la visite nous avons procédé à la
reconnaissance des emplacements des bornes ainsi que leurs états.
b) Contacts et consultations administratifs
Les contacts suivants ont été faits pour le bon déroulement de travaux de
rattachement planimétrique et altimétrique :
o Réunion avec le maître d’ouvrage :
▪ Validation des papiers administratifs nécessaires
o Consultation auprès de la direction de la cartographie :
▪ Points de référence géodésique
▪ Repères de nivèlement
o Consultation auprès du service du cadastre en cas de nécessité
▪ Identification des points de la ville à proximité du port.
c) Méthodologie :
i) Rattachement planimétrique :
La détermination des coordonnées des points de la gare maritime du
port de Nador a été réalisée par rapport au système de référence
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Merchich Zone I. Il est à noter que ces points sont obtenus suite à la
consultation, au cadastre, d’une polygonale de la zone mais un grand
soin a été pris afin de s’assurer que ces points géodésiques existent
sur le site, accessibles et validés par l’ANCFCC.
ii) Rattachement altimétrique :
Le rattachement altimétrique des points de la gare maritime du port
de Nador au réseau du nivellement général du Maroc (N.G.M) a été
réalisé à travers un nivellement géométrique de précision. Les
observations ont été faites en considérant les repères RM1, RM2 et
RM3.
Il s’agit de deux cheminements réalisés de sorte à passer par chacun
des points de la gare.
Figure 1 : Cheminement de nivellement
Le cheminement direct de précision consiste à mener simultanément
deux cheminements distincts en plaçant la mire de nivellement
successivement en deux points situés à l’arrière, mais distincts puis en
deux points situés à l’avant et ainsi de suite permettant un contrôle
démarche lors de chaque station. On calcule séparément les deux
cheminements et on compare les résultats obtenus.
Les observations et les résultats de calcul du nivellement de précision
réalisés sont illustrés ci- après :
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Tableau 2 : les observations de nivellement
Calcul de la Fermeture :
Nous avons effectué un cheminement aller, de ce fait, nous déduisons la
fermeture du cheminement comme suit :
Fermeture = altitude (exacte) – altitude (calculée) = (3.369) – (3.376)
Calcul de la tolérance :
Le calcul de la tolérance est donné par la formule suivante :
(Avec N le nombre de stations)
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Compensation du cheminement :
Afin de compenser le cheminement, nous procédons à une répartition égale
de la fermeture sur les points déterminés étant donné que la fermeture est
faible. La formule utilisée est la suivante :
La correction à apporter est de l’ordre de 0.4 mm, elle n’influence donc pas la
précision millimétrique.
Calcul des altitudes compensées :
Ainsi les altitudes des points de la gare maritime sont calculées en procédant à
la moyenne des altitudes aller-retour. Les altitudes finales sont comme suit :
d) Résultats et analyse :
Le rattachement planimétrique de la gare maritime du port de Nador, dans le
cadre du contrôle topo-bathymétrique pour la réalisation des travaux
d’approfondissement des quais 3 et 4 et de construction d’un duc d’albe
d’amarrage au niveau de la gare maritime du port de Nador, est réalisé à
travers une polygonale de la zone validée par le cadastre. En ce qui concerne la
composante altimétrique, cette dernière est déterminée à travers un
nivellement de précision entre les repères connus RM1, RM2 et RM3 en
passant par les points à déterminer.
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Le tableau suivant résume les coordonnées des points topographiques de la
gare maritime du port de Nador.
La différence entre ZHYDRO et ZNGM est : 48 cm
Une présentation des points sur image satellitaire se présente comme suit :
2) La stéreopréparation :
Dans cette partie, nous détaillons les différentes étapes de la
stéreopréparation qui est une phase indispensable pour déterminer les
coordonnées des points de calage utilisés pour générer les orthophotos. Elle
permet d’assurer un bon géoréférencement. Le choix de l’emplacement de
ces points dépend de plusieurs critères. On peut citer entre autres :
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• Bonne répartition de ces points sur notre zone concernée ;
• Bonne visibilité aux images aériennes ;
• On doit assurer l’accessibilité des points.
Ces coordonnées ont été calculées en utilisant la méthode spatiale de
positionnement par GNSS en mode RTK dans le système Merchich zone I.
a) Avant-projet
Avant de se lancer dans l’observation des points de calage, un avant-projet
est réalisé tout en assurant une bonne répartition des points. La première
étape dans cette phase consiste dans la délimitation de la zone objet de
levé, déjà fixée par le maître d’ouvrage, nous avons spécifié les
emplacements des points tout en respectant les normes de la
photogrammétrie en termes de nombre de GCPs (Ground Control Points)
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b) Méthodologie
La détermination des coordonnées des points de calage a été réalisée par
rapport au système national Merchich Zone I et par rapport au nivellement
général du Maroc dont les points de référence sont B2 et B3.
Compagne GNSS :
Le mode d'observation GNSS que nous avons utilisé pour la détermination des
coordonnées des GCPs du port est le mode RTK.
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3) Mission de prise de vue :
La prise de vue est réalisée avec le drone DJI Phantom 4 RTK, Il est
accompagné par la sortie de l’application Ground Station RTK qui se
trouve préinstallée dans l’écran intégré de 5,5″ de la radiocommande du
Phantom 4 RTK.
a) Etude météorologique :
L’étude météorologique s’avère primordiale dans la préparation du vol
afin de contourner les contraintes météorologiques (principalement le
vent et la pluie) empêchant le bon déroulement d'une mission. De
surcroit, la bonne préparation des missions passe par la consultation des
bulletins météorologiques, permettant d'anticiper les changements
significatifs et de mieux gérer notre planning de travail.
Ce jour-là, le soleil s'est levé à 06 :01 :00 et s'est couché à 20 :16 :00.
Vers 7h il faisait 19°C et le ciel était presque dégagé avec quelques
nuages.
Le climat restait pareil vers 13h avec une augmentation des températures
à 23°C. En début de soirée, les températures ont baissé avec 19°C vers
19h.
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La maximale a été de 23°C et la température minimale de 19°C. Il n'y a
pas eu de précipitations ce jour-ci.
*
b) Préparation du plan de vol :
Le plan de vol dans le cadre de la photogrammétrie est indispensable et
ses avantages sont non négligeables. Il permet au drone d’avoir une
position planimétrique et altimétrique stable, ce qui facilite par la suite
les calculs d’aérotriangulation. Il permet aussi d’assurer le recouvrement
nécessaire à la vue stéréoscopique, très importante pour la restitution.
De nombreux logiciels et applications de planifications de vol ont été
développés suite à l’explosion de la vente de drone. La plupart
permettent de faire des plans de vol « simple », c'est-à-dire des plans de
vol dessinés par l’utilisateur qui positionne de manière grossière les
waypoints par lesquels le drone devra passer. Cette méthode pourrait
être utilisée mais elle demanderait une préparation supplémentaire
puisqu’il faudrait calculer par avance l’emplacement de waypoints
souhaités. Heureusement des logiciels ont été développés pour faire ces
calculs et répondre spécifiquement aux besoins des photogrammètres. Ils
permettent de calculer automatiquement les plans de vol. Pour cela, il
suffit que l’utilisateur rentre les paramètres de vol connus.
L’application utilisée pour la planification des missions de prise de vue est
l’application Ground station RTK.
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V. Analyse et traitement des données :
Après acquisition des données nécessaires pour bien mener le projet, nous
passons à l’analyse et au traitement des données recueillies, la première étape
dans cette phase est la vérification des données et de leurs qualités, et si
nécessaire faire des retouches sur les images acquises pour perfectionner leur
qualité.
Ensuite, nous passons à la phase de l’aérotriangulation et la génération des
points de corrélation, et puis nous importons les GCPs et les points de contrôle
de l’aérotriangulation, nous générons le nuage de points densifié, et finalement
nous générons l’Orthophoto du port concerné.
1) L’aérotriangulation :
i) Exigences de l’aérotriangulation :
Les résultats finaux peuvent alors provenir de deux méthodes de
calcul différentes. On dispose tout d’abord d’une méthode de
compensation en bloc par modèles indépendants.
La seconde méthode qui peut être employée est celle dite de
compensation par les faisceaux. Celle-ci est développée ci-dessous.
ii) Principes de compensation :
Cette méthode repose sur l’utilisation des coordonnées image comme
observations, et sur l’emploi d’une projection centrale. Elle permet de
lier directement les coordonnées image aux coordonnées objet, sans
passer par les coordonnées modèle. Elle nécessite un bloc de clichés
présentant un recouvrement minimum de 75% en longitudinal, et de
60% en latéral.
D’autre part, cette méthode a un avantage considérable puisqu’elle
autorise l’introduction dans le calcul de paramètres additionnels. On
peut donc inclure dans le calcul les éléments d’orientations interne
comme inconnues, mais aussi des paramètres de déformation de
l’image, qui peut provenir non seulement des distorsions de l’objectif
utilisé mais également des déformations du film, de diverses
anomalies de réfraction ou de toute autre source d’erreur. Par
conséquent, on tiendra compte des erreurs systématiques quelles
que soient leurs origines. Ceci est particulièrement important dans le
cas de l’utilisation d’une chambre de prises de vues amateur. De fait,
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les qualités citées font de cette méthode la plus précise de
l’aérotriangulation.
a) La photogrammétrie automatisée :
La photogrammétrie dite classique, nécessitant l'intervention d'un
opérateur spécialisé pour la saisie de points homologues et la
stéréorestitution des caractéristiques de la scène, est en fin de vie.
Requérant un degré de qualification relativement élevé et l'emploi
d'équipements encombrants, complexes et coûteux, la
photogrammétrie a presque toujours été réservée à une tranche
infime de la population.
Aujourd'hui, grâce au rapprochement avec des communautés
scientifiques transverses, notamment celle de la vision par
ordinateur, des algorithmes ont pu être mis au point afin de faire
tomber de nouvelles barrières, aboutissant à l'émergence de
solutions logicielles automatisées (Figure 16). Les 6 points
homologues nécessaires pour appliquer la méthode de Grüber
sont désormais remplacés par des milliers de points
automatiquement détectés. Le calcul des orientations est
totalement informatisé et la stéréorestitution d'éléments par un
opérateur est supplantée par la création entièrement automatisée
de nuages de points.
On peut classer les logiciels photogrammétriques selon trois
catégories :
• Des solutions cloud (ex : Autodesk 123DCatch [123DCatch 2015],
PhotoModeler [Photomodeler 2015] …) ;
• Des logiciels propriétaires (ex : Agisoft Photoscan [Photoscan
2015], Pix4D [Pix4D 2015], Acute3D [Acute3D 2015] …) ;
• Des logiciels ouverts et modifiables, généralement sous licence
libre opensource et gratuits (ex : Bundler [Bundler 2015 ; Snavely
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et al. 2006], MicMac [MicMac 2015 ; Pierrot-Deseilligny et
Paparoditis 2006], VisualSfM [Vsfm 2015 ; Wu 2011],…).
De complexité d'utilisation croissante, ces différentes solutions
traduisent également des différences majeures dans leur
fonctionnement. Les premières solutions sont principalement
destinées au grand public, et permettent notamment de traiter
des images qui n'ont pas été acquises selon un protocole
photogrammétrique strict, au prix d'une reconstruction parfois
approximative. À notre connaissance, ces services en ligne ne
permettent actuellement pas d'utiliser des points d'appui pour
asseoir et géoréférencer un relevé, les excluant de fait des
applications métrologiques.
Les logiciels propriétaires ont un fonctionnement permettant des
usages professionnels. La possibilité d'utiliser des points d'appui
permet ainsi de compenser d'éventuelles dérives, mais aussi de
qualifier la précision des calculs. Ils reprennent les dernières
avancées en traitement d'image. Les solutions libres et ouvertes
intéressent plutôt les chercheurs et les développeurs.
Dans ce projet nous avons utilisé le logiciel propriétaire
pix4dmapper.
b) Logiciel utilisé
Pix4Dmapper est un logiciel par abonnement (ou en licence
perpétuelle) spécialisé dans la réalisation de plan ou de
modélisation en 2D et 3D à partir de clichés exportés depuis le
drone.
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Logo du logiciel utilisé
Pix4Dmapper est capable de traiter des données en provenance de très
nombreux capteurs.
Points forts :
• Simplicité d'utilisation
• Compatibilité avec tous les capteurs
• Compatibilité des résultats avec tous les logiciels de DAO
• Précision
c) L’aérotriangulation
Création d'un nouveau projet
Importation des images
Configuration des propriétés de l'image
Sélection du système de coordonnées de sortie / GCP
2) Calage du projet à l’aide des points de contrôle au sol (GCP)
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Un point de contrôle au sol (GCP) est un point de coordonnées connues
dans la zone d'intérêt. Ses coordonnées ont été mesurées avec des
méthodes d'arpentage traditionnelles ou ont été obtenues par d'autres
sources (LiDAR, anciennes cartes de la région, service de carte Web). Les
points de contrôle au sol peuvent être utilisés dans Pix4Dmapper pour
augmenter la précision absolue du projet.
3) Nuage de points et MNT
a) Nuage de points
Le nuage de points densifié est un ensemble de points 3D qui
reconstruisent le modèle. La position X, Y, Z et les informations de couleur
sont stockées pour chaque point du nuage de points densifié. Le nuage de
points densifié est calculé sur la base des points de liaison automatiques
(ATP) de l'étape 1. Traitement initial et fournit un arrière-plan très précis
pour les mesures de distance, de surface et de volume.
b) Modèle numérique du terrain
Afin de produire un MNT de qualité nous avons enregistré le nuage de
points sous format las afin de le nettoyer parfaitement dans 3DReshaper.
Un Modèle Numérique de Terrain (MNT) est une représentation de la
topographie (altimétrie et/ou bathymétrie) d'une zone terrestre sous une
forme adaptée à son utilisation par un ordinateur.
En cartographie les altitudes sont habituellement représentées par des
courbes de niveaux et des points cotés. Suivant la taille de la zone
couverte la plupart des MNT utilisent, pour les petites zones, un maillage
régulier carré ou, pour les grandes zones, un maillage pseudo carré dont
les côtés sont des méridiens et des parallèles.
Il permet ainsi :
• De reconstituer une vue en images de synthèse du terrain,
• De déterminer une trajectoire de survol du terrain.
• De calculer des surfaces ou des volumes.
• De tracer des profils topographiques.
• D’une manière générale, de manipuler de façon quantitative le terrain
étudié.
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Nous avons choisi de nettoyer le nuage sous le logiciel 3DReshaper, car il
manifeste une grande fluidité et simplicité d’utilisation, il montre
parfaitement les points des nuages séparés les uns aux autres avec une
manipulation permettant de balayer facilement le nuage dans toutes les
directions.
3DReshaper est un logiciel simple d'utilisation et polyvalent dédié au
traitement de n'importe quel nuage de point pour de nombreuses
applications telles que la sauvegarde du patrimoine, l'art, l'architecture, la
géologie, les mines et les carrières, la modélisation numérique de terrain,
l'ingénierie civile, la construction navale, et bien plus encore !
Nous exposons ci-dessous le résultat final du nettoyage du nuage de
points sous 3DReshaper, pour obtenir ainsi notre MNT :
Le MNT final du port de NADOR
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4) MNS, Orthophoto et indices
Cette étape permet de créer :
• Modèle Numérique de Surface (MNS) : La création du MNS permettra
le calcul de Volumes, d'Orthophotos et de Cartes de Réflectance.
• Orthophoto : La création de l'Orthophoto est basée sur
l'orthorectification. Cette méthode supprime les distorsions de
perspective des images.
• Carte de réflectance : Le but est de produire une carte où la valeur de
chaque pixel indique fidèlement la réflectance de l'objet.
• Carte d’indice : Générer une carte d’indices où la couleur de chaque
pixel est calculée à l'aide d'une formule qui combine différentes bandes
de la (des) carte(s) de réflectance.
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Résultat : l’Orthophoto finale
Orthophoto Finale du port de NADOR
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Conclusion :
Le stage que j'ai effectué au sein de MAPPING ENGINEERING était une
occasion précieuse pour découvrir le monde du travail à l'intérieur d'un
bureau d’étude.
Au cours de mon stage, j'ai pu assister à La prise de vue aérienne du port
de NADOR dans le cadre du marché N °06/DRM-ANP/2021 qui a pour
objet le contrôle topographique pour la réalisation des travaux de
réaménagement de la gare maritime du port de Nador a permis de
mettre en exergue le port ainsi que sa zone environnante dans une
Orthophoto rectifiée géométriquement et égalisée radiométriquement,
de haute résolution spatiale et de bonne présentation graphique qui
permettra au maître d’ouvrage d’effectuer des mesures planimétriques ,
d’identifier les différents objets, et plusieurs autres applications. Cette
mission a produit également un modèle numérique de terrain riche en
informations et très dense qui permettra à son utilisateur d’effectuer le
calcul de cubatures, d’extraire les paramètres du terrain, la création de
cartes de relief, le tracé des profils topographiques, …
Ce stage m'a aussi permis de suivre de près la vie professionnelle des
ingénieurs et des techniciens ainsi que leurs conditions de travail. Il a
présenté aussi une opportunité de travailler en équipe et de coopérer
avec d'autres personnes pour l'accomplissement d'une tâche. Un tel
travail ne serait possible sans une intégration totale de l'individu dans le
groupe et dans l'ambiance générale du bureau d’étude.
« Je ne campe pas sur le passé, j’en tire des conclusions pour le présent »
Éric Fisher.
Enfin, c’est à la lumière de cette citation, que j’ai pu me construire une
vision sur le monde professionnel et technique de l’ingénieur dans
l'entreprise. Cette vision n'est sûrement pas complète mais elle est le
résultat d'un premier pas, qui va enrichir ma formation polyvalente en
tant que futur Ingénieur.
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