Gnuplot, un outil interactif libre
d’aide à la création scientifique
Horatio Quadjovie∗
[email protected] 2 février 2021
Résumé
Gnuplot est un logiciel libre qui permet de construire des graphiques en 2D ou 3D et d’in-
terpoler graphiquement des bases de données (traceur de fichiers de points). Il possède, parmi
de tels logiciels, les syntaxes les plus simples à retenir et les plus proches de l’écriture cou-
rante. Il est assez puissant pour permettre le dépouillement presqu’en temps réel de résultats
de calculs. Les graphes implicites ne peuvent être, pour l’heure, directement tracés par gnuplot.
Puisse la pratique de l’intuition scientifique, l’art de raisonner sur les figures de la pensée,
amener les hommes à être capables d’anticipation, en usant pleinement de leurs aptitudes sym-
boliques, cognitives et imaginatives. Nous espérons que ces algorithmes vont séduire et motiver,
tout en exerçant à la dure discipline de la rigueur.
Table des matières
1 Prise en mains de Gnuplot 2
1.1 Tracer par défaut le graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1 Scripts courants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.2 Définir ses propres variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Fichiers de points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
∗
Copyright © 2005 - aujourd’hui, Quadjovie Horatio, département de mathématiques, (FDS/UL-Togo), 02 B.P.
1515 Lomé (Togo), tél. : +228 90 10 66 88
1
2 Personnaliser le graphique 9
2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Autres commandes de set . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1 Prise en mains de Gnuplot
On crée le repertoire de travail avec un gestionnaire de fichiers (nautilus, etc.). On active
Gnuplot avec la commande gnuplot ou dclick sur icône. On se positionne dans le repertoire de travail
avec les commandes pwd pour connaître le repertoire dans lequel on se trouve et cd ’chemin_rep’
pour se positionner dans le repertoire dans lequel on désire classer le graphique. Le graphique tracé,
on enregistre le script avec save "fichier.gnu" et on exporte le graphique avec :
code
1 set terminal postscript eps color
2 set output "fichier.eps"
3 replot
code
1 set terminal latex
2 set output "fichier.tex"
3 replot
Les divers types de terminal s’obtiennent par set terminal. Ajoutons que lorsque le terminal
postscript est activé, chaque plot, splot ou replot insère un dessin sur une nouvelle page dans
le fichier.eps. Pour imprimer dans l’imprimante par défaut, lp fichier.eps. On quitte Gnuplot
avec exit ou quit. Pour une consultation ultérieure, on exécute le script avec load "fichier.gnu".
Pour modifier le fichier de script ayant produit le graphique, on ouvre fichier.gnu à l’aide d’un
éditeur de texte et on procède aux modifications souhaitées. Gnuplot est toujours livré avec une
liste de démonstrations (fichier.dem à exécuter avec l’instruction load "fichier.dem" dans le
dossier examples) donnant un aperçu complet de ses diverses fonctionnalités. Une aide sur une
commande est accessible par l’instruction help nom_commande. Enfin, la commande history affiche
l’arborescence des commandes saisies depuis l’ouverture de la session courante.
1.1 Tracer par défaut le graphique
Gnuplot est un programme de tracé de fonctions et de données en ligne de commande. Il est
sensible à la casse, tous les noms de commandes peuvent être abrégés et il est permis d’enchaîner
plusieurs commandes sur une ligne séparées par des points-virgules.
1.1.1 Scripts courants
Les scripts des diverses situations reconnaissables par Gnuplot sont donnés par :
2
f : R → Ry , x 7→ f (x) : 2D-courbe résoluble en coordonnées cartésiennes,
plot f(x)
f : R → Rr , t 7→ f (t) : 2D-courbe résoluble en coordonnées polaires,
set polar
plot f(t)
f : R → R2(x,y) , t 7→ (f1 , f2 )(t) : 2D-courbe paramétrée,
set parametric
plot f_1(t),f_2(t)
f : R → R3(x,y,z) , u 7→ (f1 , f2 , f3 )(u) : 3D-courbe paramétrée,
set parametric
splot f_1(u),f_2(u),f_3(u)
f : R2 → Rz , (x, y) 7→ f (x, y) : 3D-surface résoluble en coordonnées cartésiennes,
splot f(x,y)
f : R2 → R3(x,y,z), (u, v) 7→ (f1 , f2 , f3 )(u, v) : 3D-surface paramétrée,
set parametric
splot f_1(u,v),f_2(u,v),f_3(u,v)
Les expressions f et fi , i = 1, 2, 3, s’écrivent avec les opérateurs :
opérateurs
Symbole Exemple Explication
---------------------------------------------------------------------
** a**b elevation a la puissance
* a*b multiplication
/ a/b division
% a%b * modulo
+ a+b addition
- a-b soustraction
== a==b egalite
!= a!=b difference
< a<b inferieur strictement
<= a<=b inferieur ou egal
> a>b superieur strictement
>= a>=b superieur ou egal
& a&b * bitwise AND
^ a^b * bitwise exclusive OR
| a|b * bitwise inclusive OR
&& a&&b * ET logique
|| a||b * OU logique
---------------------------------------------------------------------
?: a?b:c si a, alors b, sinon c
3
---------------------------------------------------------------------
- -a moins unaire
+ +a plus unaire (non-operation)
~ ~a * one’s complement
! !a * negation logique
! a! * factorielle
$ $3 * appelle arg/colonne sous ’using’
l’étoile * indique que l’opérateur s’applique à des arguments entiers et ces opérations s’obtiennent
par la commande help operators ; et fonctions (ou primitives) :
fonctions
abs acos acosh arg asin asinh
atan atan2 atanh besj0 besj1 besy0
besy1 ceil column cos cosh erf
erfc exp floor gamma ibeta igamma
imag int inverf invnorm lgamma log
log10 norm rand real sgn sin
sinh sqrt tan tanh tm_hour tm_mday
tm_min tm_mon tm_sec tm_wday tm_yday tm_year
lambertw
Ces fonctions s’obtiennent par la commande help expressions functions.
1.1.2 Définir ses propres variables
Constantes. Les constantes sont définies par la syntaxe nom_constante = expression. Exemples :
w=2, q=sin(w/2). Elles sont utiles pour changer les valeurs d’un paramètre dans une expression et
pour tracer les courbes correspondant à des valeurs distinctes d’un paramètre dans le même terminal
wxt,
exemple
1 m1=3
2 m2=4
3 m3=5
4 plot sin(m1*x)
5 replot sin(m2*x)
6 replot sin(m3*x)
Comparer à : plot f(x)=sin(m*x),m=0.2,f(x),m=0.4,f(x) ou à : plot sin(0.2*x),sin(0.4*x)
Fonctions. La syntaxe pour définir les fonctions est : nom_fonction = expression. Exemples :
4
exemple
1 min(a,b)=(a<b)?a:b
2 comb(n,k)=n!/(k!*(n-k)!)
3 sinc(x)=sin(pi*x)/(pi*x)
4 len3d(x,y,z)=sqrt(x*x+y*y+z*z) # une primitive ne peut etre argument !
5 myfunc(x,y)=(1+x**2+(2/3)*y**2)/(sin(x*45*y)+exp(-1*(x*y*(-1/3))))
On peut les utiliser comme toute autre fonction de Gnuplot :
exemple
1 print min(3,8)
2 plot sinc(x)
3 print lend3d(2,3,4)
4 splot myfunc(x,y)
Les fonctions propres définies dans une session Gnuplot s’obtiennent toutes par show functions.
Courbes par morceaux. La syntaxe de définition des courbes par morceaux est :
code
1 f(x)=(cond1)?expr1:((cond2)?expr2:((cond3)?expr3:...))
Exemples :
exemples
1 val_abs(x)=(x>0)?x:-x
2 plot val_abs(x)
3 morceau(x)=(x>2)?2:((x<-2)?-2:x)
4 plot morceau(x)
Lorsque la courbe par morceaux n’est pas continue, changer le style des caractères utilisés pour la
construction :
exemple
1 ok(x)=(x<3)?x+3:-x
2 plot ok(x) with dots
La fonction par morceaux, sin(x) pour 0 <= x < 1 et 1/x pour 1 <= x < 2 et indéfinie partout
ailleurs, se construit en utilisant des valeurs indéfinies comme 1/0 :
exemple
1 f(x) = 0<=x && x<1 ? sin(x) : 1<=x && x<2 ? 1/x : 1/0
2 plot f(x)
5
1.1.3 Fichiers de points
Ils se représentent en 2D avec le script : plot "fichier.dat" using num_colonne_1:num_colonne_2,
(colonne 1 en abscisses et colonne 2 en ordonnées) et en 3D (lorsque le fichier ne contient que 3
colonnes) avec :
code
1 splot "fichier.dat"
Exemple avec condition : plot "fichier.dat" using 1:( $4<0 ? 1/0 : ($2+$3)/2 ) construit
la moyenne des colonnes 2 et 3 en prenant pour abscisses la colonne 1, ssi la colonne 4 est positive.
Noter que 1/0 (valeur non définie) indique à Gnuplot de ne rien faire.
Lissage en 2D Gnuplot inclut quelques routines générales pour l’interpolation et l’approximation
des données sous l’option smooth. La syntaxe est :
code
1 plot "fichier.dat" smooth unique [csplines | acsplines | bezier | sbezier]
1. L’option unique trace les données après les avoir rendu monotones en abscisses et après
avoir remplacé les points de même abscisse par un seul point d’ordonnée moyenne. Toutes
les autres routines utilisent les données pour déterminer les cœfficients d’une courbe continue
entre les points extrémaux des données. Cette courbe est alors tracée comme une fonction,
c’est-à-dire en calculant ses valeurs à intervalles réguliers sur l’abscisse et en connectant ces
points par des segments de droites (si un style ligne est choisi).
2. L’option acsplines approche les données par une « fonction spline de lissage naturelle ».
Après que les données aient été ordonnées selon les abscisses croissantes, une courbe est
construite par morceaux, à l’aide de segment de polynômes cubiques, dont les cœfficients
sont calculés à partir des points pondérés des données (les poids sont pris dans la 3e colonne
du fichier de données). Ce comportement par défaut peut être modifié par la 3e entrée de la
liste using, par exemple :
exemple
1 plot ’fichier.dat’ using 1:2:(1.0) smooth acsplines
Qualitativement, la valeur absolue des poids détermine le nombre de segments utilisés pour
construire la courbe. Si les poids sont élevés, l’effet de chaque donnée est important et la
courbe les approche en connectant les points consécutifs par des splines cubiques naturelles.
Si les poids sont faibles, la courbe est composée de moins de segments et est donc plus lisse ; le
cas limite est un simple segment produit par un ajustement aux moindres carrés pondéré sur
toutes les données. Le poids de lissage peut s’exprimer en termes d’erreurs comme : un poids
statistique pour un point divisé par un « facteur de lissage » pour la courbe, de sorte que les
erreurs (standard) du fichier puissent être utilisées en tant que poids de lissage. Exemple :
6
exemple
1 sw(x,S)=1/(x*x*S)
2 plot ’fichier.dat’ using 1:2:(sw($3,100)) smooth acsplines
L’option csplines connecte les points consécutifs par des splines cubiques naturelles après
avoir rendu les données x-monotones (aucune pondération n’est opérée).
3. L’option bezier approche les données par une courbe de Bézier de degré n (le nombre de
points de données) qui relie les points extrêmaux. L’option sbezier rend tout d’abord les
données monotones (unique), puis applique l’algorithme bezier.
Interpolation de données La commande fit permet d’ajuster une fonction définie par l’utilisa-
teur à un ensemble de points de données (x, y) ou (x, y, z), grâce à une implantation de l’algorithme
des moindres carrés non linéaires de Levenberg-Marquardt. Toute variable définie par l’utilisateur
apparaissant dans le corps de la fonction peut servir de paramètre d’ajustement et il est possible de
pondérer (les poids sont identiques à 1.0, par défaut) les résidus par des estimations d’erreurs sur
les données recueillies. La syntaxe d’utilisation est :
code
1 f(x) = expr_fonct(x)
2 fit [x_1:x_2] [y_1:y_2] f(x) ’f.dat’ using nc1:nc2 [:s] via var1,var2,
3 ... [’f2.par’]
4 plot ’f.dat’, f(x)
5
6 f(x,y) = expr_fonct(x,y)
7 fit [x_1:x_2] [y_1:y_2] [z_1:z_2] f(x,y) ’f.dat’ using nc1:nc2:nc3:s via var1,var2,
8 ... [’f2.par’]
9 splot ’f.dat’, f(x,y)
1. expr_fonct est une expression gnuplot valide contenant des paramètres (quantités inconnues
dans la déclaration de la fonction) que fit va ajuster. Les formats de données pour ajuster
la fonction sont nc1:nc2:s ou nc1:nc2:nc3:s. Pour une fonction d’une seule variable
y = f (x), la troisième colonne (constituée de nombres ou d’expressions), si elle est présente,
est interprétée comme l’écart-type de la valeur y correspondante, et est utilisée pour pon-
dérer la donnée par 1/s2 . Sinon, toutes les données sont pondérées à 1. Pour ajuster une
fonction de deux variables z = f (x, y), le format obligatoire est using x:y:z:s. Le for-
mat doit être complet ; aucune donnée par défaut n’est calculée en cas de valeur manquante.
Les poids des données sont calculés selon s comme ci-dessus. Si les estimations d’erreurs ne
sont pas disponibles, une valeur constante peut être spécifiée sous la forme d’une expression
constante, par exemple using 1:2:3:1.
2. f.dat est le fichier de données à ajuster et le qualificateur via spécifie quels paramètres
doivent être ajustés, soit directement (var1,var2 ,...), soit en référençant un fichier de
paramètres (f2.par). Toute variable qui n’est pas encore définie est créée avec une valeur
initiale de 1.0. Cependant, l’ajustement a plus de chances de converger rapidement si les
7
variables sont initialisées avec des valeurs plus appropriées.
Dans un fichier de paramètres, les paramètres à ajuster, et leurs valeurs initiales, sont spéci-
fiés, un par ligne, sous la forme nom_var = valeur. Les commentaires, marqués par un #, et
les lignes blanches sont permis. La forme spéciale nom_var = valeur # FIXED signifie que
la variable est traitée comme un paramètre fixé, initialisé par le fichier de paramètres, mais
pas ajusté par fit. Exemples :
exemple
1 f(x) = a*x**2 + b*x + c
2 g(x,y) = a*x**2 + b*y**2 + c*x*y
3 FIT_LIMIT = 1e-6
4 fit f(x) ’measured.dat’ via ’start.par’
5 fit f(x) ’measured.dat’ using 3:($7-5) via ’start.par’
6 fit f(x) ’./data/trash.dat’ using 1:2:3 via a, b, c
7 fit g(x,y) ’surface.dat’ using 1:2:3:(1) via a, b, c
A chaque étape de l’itération, des informations détaillées sur l’état courant de l’ajustement sont af-
fichées. Les mêmes informations pour les états initial et final sont écrites dans un fichier de rapport,
fit.log. Elles sont toujours ajoutées à la fin du fichier, afin de ne pas perdre les rapports des ajus-
tements précédents. En cas de besoin, ce fichier peut être renommé ou effacé. L’ajustement peut
être interrompu par Ctrl-C. Une fois que l’ajustement via ’f2.par’ est terminé, la commande
update ’f2.par’ peut être utilisée pour mettre à jour les valeurs des paramètres (les anciennes
valeurs étant automatiquement conservées dans le fichier f2.par.old).
Il y a plusieurs variables gnuplot qui peuvent être utilisées pour contrôler fit. L’epsilon limite
par défaut 1e − 5 peut être changé en affectant une valeur à FIT_LIMIT. Quand la somme des carrés
des résidus change d’une itération à l’autre d’un facteur inférieur à ce nombre, on considère que
l’ajustement a « convergé ». Le nombre maximum d’itérations peut être limité en affectant une
valeur à FIT_MAXITER. Affecter une valeur de 0 (ou ne pas déclarer la variable) signifie qu’il n’y a
pas de limite.
Données financières
code
1 set style data candlesticks
2 plot ’nom_fichier.dat’ with candlesticks
Le style candlesticks n’est utile que pour les tracés 2D de données financières. Cinq colonnes
de données sont requises : dans l’ordre il doit y avoir la coordonnée x (très probablement une date)
et le prix d’ouverture, les prix bas et haut, et le prix de fermeture. Le symbole est un rectangle
ouvert, centré horizontalement sur la coordonnée x et limité verticalement par les prix d’ouverture
et de fermeture. Un segment vertical à la coordonnée x monte du haut du rectangle jusqu’au prix
haut, et un autre descend jusqu’au prix bas. La largeur du rectangle peut être changée par set bar.
Le symbole reste inchangé si les prix bas et haut sont interchangés ou si les prix d’ouverture et de
8
fermeture sont interchangés.
code
1 set style data financebars
2 plot ’nom_fichier.dat’ with financebars
Le style financebars n’est utile que pour les tracés 2D de données financières. Cinq colonnes de
données sont requises : dans l’ordre il doit y avoir la coordonnée x (très probablement une date) et
le prix d’ouverture, les prix bas et haut, et le prix de fermeture. Le symbole est un segment vertical,
situé horizontalement à la coordonnée x et limité verticalement par les prix haut et bas. Un trait de
graduation horizontal sur la gauche marque le prix d’ouverture et un sur la droite marque le prix
de fermeture. La longueur de ces traits peut être changée par set bar. Le symbole reste inchangé
si les prix haut et bas sont interchangés.
2 Personnaliser le graphique
2.1 Généralités
La forme générale des scripts est :
set commande arguments : pour activer l’instruction commande,
unset commande : pour désactiver,
show commande : pour afficher les arguments activés de l’instruction commande,
show all : pour afficher tous les réglages activés ou effectués,
reset : pour revenir aux valeurs par défaut (hormis le terminal et le fichier de sortie),
test : pour connaître toutes les spécifications de types ou de styles de tracés et pour tester les
capacités du terminal activé.
Les diverses situations pour définir soi-même les domaines des diverses variables sont couvertes
par :
plot [val_min:val_max] [val_min:val_max] f(x)
↑ ↑
x y
ou
plot [val_min:val_max] [val_min:val_max] f(t)
↑ ↑
t r
ou
plot [val_min:val_max] [val_min:val_max] [val_min:val_max] f_1(t),f_2(t)
↑ ↑ ↑
t x y
ou
splot [:] [:] [:] f(x,y)
↑ ↑ ↑
x y z
ou
9
splot [:] [:] [:] [:] f_1(u),f_2(u),f_3(u)
↑ ↑ ↑ ↑
u x y z
ou
splot [:] [:] [:] [:] [:] f_1(u,v),f_2(u,v),f_3(u,v)
↑ ↑ ↑ ↑ ↑
u v x y z
ou
set Arange [val_min:val_max] : où A pouvant prendre les valeurs x, y, z, r, t, u ou v.
Pour donner un titre au graphique : plot f(x) title "..." ou set title "..." et pour choi-
sir les traits du tracé : plot f(x) with A lt n1 lw n2 (plot f(x) with A lt n1 pt m1 ps m2),
où A pouvant prendre les valeurs lines, linespoints, impulses, points, dots, boxes, steps,
fsteps, histeps, errorbars, boxerrorbars, candlesticks, financebars ou vector ; n2 (resp.
m2) (=1 par défaut) spécifiant l’épaisseur du trait (resp. du point) de tracé ; et n1 (resp. m1) (=1 par
défaut) précisant le numéro de la couleur (resp. de la marque) de tracé suivant le tableau :
numéro (n1) : 0 1 2 3 4 5 6 7
couleur : pointillé violet vert cyan orange jaune bleu rouge
Il est possible d’afficher plusieurs graphes à la suite à partir d’un même fichier .gnu, en tampo-
risant entre chaque affichage, au moyen de : pause -1 "Appuyer sur ENTREE pour continuer".
2.2 Autres commandes de set
– set angles A : où A pouvant prendre les valeurs degrees (par défaut) ou radians. Pour
spécifier l’unité d’angle dans les calculs. Lorsque Gnuplot affecte une valeur (nombre ou chaîne
de caractères) à une expression après un calcul, on affiche cette valeur dans le terminal par
print expression. Certaines fonctions (trigonométriques...) ne prennent que des arguments en
radians.
– set arrow n3 from x_0,y_0,(z_0) to x_1,y_1,(z_1) nohead lt n1 lw n2 : pour tracer
un segment allant du point de coordonnées (x0 , y0 (, z0 )) au point de coordonnées (x1 , y1 (, z1 )), de
couleur donnée par n1 et d’épaisseur spécifiée par n2. L’entier n3 sert à labelliser le segment (lors-
qu’il y en a plusieurs). On obtient une flèche en supprimant l’option nohead.
– set border 31 lt n1 lw n2 : pour afficher les axes avec la couleur donnée par n1 et une
épaisseur spécifiée par n2. Une grande variété de combinaisons d’axes peut être ajoutée à la com-
mande :
— set border : trace toutes les bordures ;
— set border 3 : trace seulement les bordures sud-ouest ;
— set border 4095 : trace une boîte complète autour d’un splot ;
— unset xtics ; unset ytics ; set x2tics; set y2tics; set border 12 : trace seule-
ment les bordures nord-est ;
— set border 127+256+512 : trace partiellement une boîte sans la face avant verticale.
– set cntrparam : Pour contrôler la génération et le lissage du tracé des contours, en pré-
cisant les valeurs de z pour lesquelles les contours vont être calculés par interpolation linéaire
10
entre les points échantillonnés de la fonction d’ajustement. Par défaut, les arguments actifs sont :
linear, points 5, order 4, levels auto 5. Ces arguments sont modifiables par :
code
1 set cntrparam A
2 set cntrparam points n1
3 set cntrparam order n2
4 set cntrparam levels auto n3
5 set cntrparam levels discrete val_1, val_2, ... , val_n
6 set cntrparam levels incremental val_deb, val_pas, val_fin
7 show contour
1. A pouvant prendre les valeurs cubicspline (des portions de contours curvilignes sont in-
terpolées, entre les points de même valeur de z, pour former des contours plus lisses, mais
pouvant onduler), bspline (un tracé curviligne de meilleur lissage est tracé pour approximer
seulement les points de même z). Par défaut, ce sont des segments de droites qui joignent
les points de même z ;
2. n1 : contrôle le nombre de segments curvilignes (= n1×nombre de segments linéaires) utilisés
pour approximer les tracés bspline ou cubicspline ;
3. n2 : est l’ordre de l’approximation bspline utilisée. Plus l’ordre est grand, plus le contour
résultant est lisse (bien évidemment, les ordres les plus élevés s’écartent d’autant plus des
points de données à l’origine du calcul). Les valeurs permises sont les valeurs entières qui
vont de la valeur 2 (linéaire) à 10 ;
4. n3 : spécifie un nombre nominal de niveaux. Le nombre choisi est ajusté pour donner des
étiquettes simples. Si la surface est bornée par zmin et zmax, les contours sont générés aux
multiples entiers de dz entre zmin et zmax, où dz vaut (1, 2, ou 5) fois une puissance de
dix (comme les pas entre les graduations d’axes) ;
5. discrete : les contours sont générés à z = val1 , val2 , ..., valn comme spécifié ; le nombre de
niveaux discrets fixe le nombre de niveaux de contour. Le mode discrete inhibe l’option
set cntrparam levels n3 ;
6. incremental : les contours sont générés à partir de la valeur val_deb de z, par pas de
val_pas, jusqu’à ce que le nombre de contours soit atteint. val_fin est utilisé pour déter-
miner le nombre de niveaux de contour, qui peut être changé par n’importe quelle nouveau
set cntrparam levels n3.
– set contour A : pour tracer les contours (les lignes de niveaux) de surfaces projetés sur le
plan de base (A = base, valeur par défaut), sur la surface elle-même (A = surface) ou sur les deux
(A = both). L’instruction unset surface s’utilise pour ne donner qu’un graphe de contour seul.
– dummy : pour définir les paramètres des courbes et surfaces. Pour changer la 2e variable (para-
métrant les surfaces en 3D) en s, saisir le script : set dummy u,v, puis set dummy ,s.
– set format axe type_format : pour régler le formatage des étiquettes de graduations des
axes. L’axe pour lequel le format est spécifié est indiqué par axe ∈ {x, y, z, xy}, où xy est la valeur
11
par défaut et type_format est "%g" par défaut, "$%g$" pour l’utilisation du mode mathématique
LATEX 2ε , "%.2f" pour que 1 décimale soit permise et qu’elle soit multiple de 2, "$%5.1f\mu$" pour
que les chiffres des unités soient multiples de 5, pour que 1 décimale soit permise et µ en facteur à
chaque graduation, "%P" pour que les graduations soient des multiples de π...
– set grid lt n11 lw n12 , lt n21 lw n22 : pour quadriller suivant les points qui ont servi
à normer les axes (en 3D, seul le plan de base est quadrillé), la virgule séparant les spécifications
des lignes verticales de celles des lignes horizontales.
– set hidden3d : seules les faces en premier plan du graphique sont visibles (faces cachées non
visibles), par suppression des lignes cachées.
– set isosamples 10,10 : (par défaut) pour rendre plus régulière un 3D-graphique en augmen-
tant le nombre de courbes u et v-paramétrisées utilisées (modification de la densité des iso-courbes).
set isosamples 100,100 est le maximum permis.
– set key n. x_0,y_0(,z_0) : pour positionner le titre au point de coordonnées (x0 , y0 (, z0 )).
La position peut être remplacée par un ou plusieurs des arguments : left, right, top, bottom,
outside, below, box.
– set label n. "..." at x_0,y_0(,z_0) A, pour mettre une étiquette au point de coordon-
nées (x0 , y0 (, z0 )) du repère, le paramètre A pouvant prendre les valeurs rotate by val_degres,
right, left, center.
– set Alabel "..." n. ou set Alabel "lettre_1 \\ ... \\ lettre_N" n. : où A pouvant
prendre les valeurs x, y, z. Pour mettre une légende sur les axes.
– set locale "francais" : pour choisir la langue d’affichage des jours et mois.
– set logscale axe : où axe pouvant prendre les valeurs x, y, z, x2 ou y2. Pour employer
une échelle logarithmique et visualiser les endroits où une courbe change de façon drastique suivant
certaines valeurs de axe.
– set offsets valeur_gauche, valeur_droite, valeur_haut, valeur_bas : (0,0,0,0 par dé-
faut) pour spécifier les retraits autour du graphique horizontalement ou verticalement, de façon à
contrôler la bordure autour d’un graphe mis à l’échelle automatiquement.
– set origin x_0,y_0(,z_0) : pour spécifier l’origine de l’aire de tracé (le graphe et ses
marges).
– set palette color [gray] : pour choisir la palette de coloriage des facettes ou des espaces
inter-contours, lorsque set pm3d est activé.
– set pm3d at [sbt] : pour colorier les facettes ou leurs projections sur les plans axiaux.
– set samples valeur_1 [,valeur_2] : où valeur_i = 100 par défaut. Pour augmenter ou ré-
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duire le taux d’échantillonnage ou le nombre de points (valeur_1 seule spécifiée) sur une 2D-courbe
ou les nombres de points (valeur_1 et valeur_2 spécifiées) sur les courbes u et v-paramétrées uti-
lisées pour construire une surface.
– set size fact_mult_x fact_mult_y : (1,1 par défaut) pour spécifier le rectangle de tracé
(ou d’affichage), l’espace réservé aux labels et titre y compris. Les valeurs par défaut correspondent
à un rectangle de 5 inches de large et 3 inches de haut. Les autres valeurs fournissent les facteurs
multiplicateurs du rectangle par défaut. Exemples : set size 3.5/5,3/3 ou set size 1,2. On
peut donner juste après la commande size les options square pour rendre carré le rectangle de
tracé et ratio n. pour que le rapport de proportionnalité entre les axes soit de n..
– set terminal nom_terminal "nom_fonte" taille_fonte : pour définir la police et la taille
des caractères d’affichage dans un terminal donné.
– set Atics valeur_min, pas, valeur_max
– set Atics ("..." valeur_min, "..." position, ... , "..." valeur_max) : où A pou-
vant prendre les valeurs x, y, z, xd (dates en abscisses), mx, my, mz, mx2, my2 (graduations mineures
non étiquetées) ou ym (mois en ordonnées). Pour spécifier les points qui vont servir à normer les axes.
– set ticslevel 0.5 : (par défaut) pour ajuster la cote relative lorsqu’on utilise splot. Les
niveaux positifs sont conseillés.
– set time x_0,y_0 : pour faire imprimer la date et l’heure au point (x0 , y0 ). L’instruction
set time les imprime dans le coin sud-ouest du graphique.
– set view rot_x, rot_z, scale, scale_z [map] : pour observer le graphique sous tous les
angles de vue. Les valeurs par défaut sont 60,30,1,1. Cette fonctionnalité est accessible par la
souris dans le terminal x11 ou windows, en gardant enfoncé et en déplaçant les boutons de gauche
et du milieu de celle-ci. L’option map est recommandée pour la représentation des contours (voir
set contour) sur la grille de coordonnées (ou le plan de base).
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