Proba 5
Proba 5
I. Préliminaires
I.A - Projection sur un convexe fermé
Soit E un espace euclidien.
Q 1. Soient a et b dans E. Montrer la relation suivante et en donner une interprétation géométrique :
Q 3. Soient F un fermé non vide de E et u dans E. Montrer qu’il existe v dans F tel que
∀w ∈ F, ku − vk 6 ku − wk
Q 4. En déduire que si C est un convexe fermé non vide de E et u est un vecteur de E alors il existe un unique
v dans C tel que
∀w ∈ C, ku − vk 6 ku − wk
ap aq
ab 6 +
p q
Q 6. En déduire que si X et Y sont deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé (Ω, A, P) alors
Q 8. Montrer que
Z∞
+
2
E( X ) = 2 tP(| X | > t) dt
0
1
P(| X + δ | > t) 6 a exp( a) exp(− bt2 )
2
II.B - Initialisation
On suppose désormais que C est un convexe fermé de E tel que C ∩ X (Ω) contient au moins deux éléments.
Quitte à permuter les vecteurs de la base, on peut supposer que ces deux vecteurs diffèrent par leur dernière
coordonnée.
On se propose de démontrer l’inégalité (II.1) par récurrence sur la dimension n de E.
Q 18. Traiter le cas n = 1.
Q 20. Montrer que C+1 et C−1 sont des convexes fermés non vides de E0 .
Pour t ∈ {−1, 1}, on note Yt le projeté orthogonal de X 0 sur le convexe fermé non vide Ct . C’est une variable
aléatoire à valeurs dans E0 .
Q 21. Montrer que
1 1
P( X ∈ C ) = P( X 0 ∈ C+1 ) + P( X 0 ∈ C−1 )
2 2
Q 28. Déduire de ce qui précède que pour tout λ dans [0, 1],
!
λ2
1 1 1 1 1
E exp d( X, C )2 6 + exp ·
8 2 p+ 2 ( p− )1−λ ( p+ )λ
II.F - Optimisation
p−
Q 29. On pose λ = 1 − . Montrer que
p+
λ2
1 1 λ −1
E exp d( X, C )2 6 + 1 + exp (1 − λ )
8 2p 2
x2
+ ( x − 1) ln(1 − x) 6 ln(2 + x) − ln(2 − x)
2
On pourra faire une étude de fonction.
x2
4
1 + exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x
Pour tout C convexe fermé non vide de E et pour tout réel t strictement positif
t2
P( X ∈ C ) · P(d( X, C ) > t) 6 exp −
8
AB2 + BC 2 + CD 2 + DA2 = AC 2 + BD 2
Q 6. On remarque que comme l’univers est fini, les variables aléatoires admettent des moments à tout ordre.
Par positivité de l’espérance, on a : E(| X | p ) > 0 et E(|Y |q ) > 0
Premier cas : On suppose que E(| X | p ) = E(|Y |q ) = 1.
| X (ω)| p |Y (ω)|q
Pour tout ω ∈ Ω, on a | X (ω)Y (ω)| 6 + d’après la question précédente
p q
1 1
donc | XY | 6 | X | p + |Y |q
p q
1 1
d’où E (| XY |) 6 E (| X | p ) + E (|Y |q ) par croissance et linéarité de l’espérance
p q
1 1
donc E (| XY |) 6 + = 1 = E(| X | p )E(|Y |q )
p q
Deuxième cas : On suppose que E(| X | p ) > 0 et E(|Y |q ) > 0
1 1
Je note λ = E(| X | p ), X 0 = 1/ p X, µ = E(|Y | p ) et Y 0 = 1/q Y
λ µ
Ainsi on a E(| X 0 | p ) = E(|Y 0 |q ) = 1 et on peut appliquer le premier cas à X 0 et Y 0
donc
0 0
0 p 0 q
XY
E | X Y | 6 E(| X | )E(|Y | ) et ainsi E 1/ p 1/q 6 1
λ µ
ce qui donne E (| XY |) 6 λ 1/ p µ 1/q = E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
Troisième cas : On suppose que E(| X | p ) = 0 ou E(|Y |q ) = 0.
Sans perte de généralité, traitons le cas E(| X | p ) = 0.
Alors ∑ | x| p P( X = x) = 0 selon la formule du transfert
x∈ X (Ω)
Comme il s’agit d’une somme finie de réels positifs, on a ∀ x ∈ X (Ω) \ {0}, P( X = x) = 0
donc X est nulle presque sûrement donc il en est de même pour XY et aussi pour | XY |
d’où E(| XY |) = 0 = E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
E(| XY |) 6 E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
Conclusion : Dans tous les cas, on a E(| XY |) 6 E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
Soit t > 0.
√ √
Pour i ∈ [[0, n − 1]], si t ∈ ] yi , yi+1 ], on a yi < t2 6 yi+1 car x 7→ x2 est croissante sur R+
donc (| X | > t) = ( X 2 > t2 ) = ( X 2 > yi+1 ) ainsi P(| X | > t) = P( X 2 > yi+1 )
√ √
donc la fonction t 7−→ P(| X | > t) est constante sur ] yi , yi+1 ]
√
de même la fonction t 7−→ P(| X | > t) est constante égale à 0 sur ] yn , +∞[,
donc la fonction t 7−→ P(| X | > t) est continue par morceaux sur R+
et par produit la fonction t 7−→ tP(| X | > t) est continue par morceaux sur R+
√
de plus t 7−→ 0 est intégrable sur [ yn , +∞[ donc
√
ainsi t 7−→ tP(| X | > t) est intégrable sur [ yn , +∞[ et donc sur R+
On a d’après Chasles :
√ √
yi +1
Z∞
+
n−1 Z Z∞
+
n−1 Zyi+1
2 tP(| X | > t) dt = 2 ∑ tP(| X | > t) dt + 2 tP(| X | > t) dt = ∑ 2 tP X 2 > yi+1 dt
i =0 √ √ i =0 √
0 yi yn yi
√
Zyi+1 h it=√ yi+1
2 2 2
Pour i ∈ [[0, n − 1]], on a 2 tP X > y i + 1 dt = t P X > yi+1 √ = ( yi +1 − yi ) P X 2 > yi +1
√ t = yi
yi
donc
Z∞
+
n−1 n−1 n n−1
2 2 2 2
2 tP(| X | > t) dt = y
∑ i +1 P X > y i +1 − ∑ iy P X > y i +1 = y
∑ i P X > y i − ∑ iy P X > y i +1
i =0 i =0 i =1 i =0
0
or yn P X 2 > yn = yn P X 2 = yn et y0 P X 2 > y0 = 0
[
de plus pour i ∈ [[1, n − 1]], on a X 2 > yi = X 2 = yi X 2 > yi+1 (union disjointe)
ainsi P X 2 > yi = P X 2 = yi + P X 2 > yi+1 d’où
Z∞
+ n−1
2 tP(| X | > t) dt = yn P X 2 = yn + ∑ yi P X 2 = yi = ∑ yP X 2 = y
0
i =1 y∈ X 2 (Ω)
Z∞
+
2
On a bien E( X ) = 2 tP(| X | > t) dt
0
Q 9. La fonction t 7−→ at exp(−bt2 ) est continue et positive sur [0, +∞[ (1)
ZA t= A
2 a 2 a a
Soit A > 0. On a 2 at exp(−bt ) dt = exp(−bt ) = − exp(−bA2 ) +
−b t=0 b b
0
ZA
a
Ainsi at exp(−bt2 ) dt −→
A→+∞ 2b
0
ce qui prouve l’intégrabilité de t 7−→ at exp(−bt2 ) sur [0, +∞[ avec (1)
De plus ∀t > 0, tP(| X | > t) 6 at exp(−bt2 )
Q 11. Soit t ∈ R. On a
t2 b t2 b (t − 2|δ |)2
a− − −b(t − |δ |)2 = − 2b|δ |t + a + bδ 2 = b + a − bδ 2 > 0
2 2 2
t2 b
comme b|δ |2 6 a, ceci prouve −b(t − |δ |)2 6 a −
2
n
Q 15. Je note u = ∑ ui ei où les ui sont les coordonnées de u dans la base (e1 , . . . , en )
i =1
Pour ω ∈ Ω, on a par calcul dans une base orthonormée :
1 2 k X (ω) − uk2 n
(εi (ω) − ui )2
d( X (ω), u) = =∑
4 4 i =1
4
(εi − ui )2
Pour i ∈ [[1, n]], je note Yi =
4
Comme ui ∈ {−1, 1} et que εi est à valeurs dans {−1, 1}, alors Yi est à valeurs dans {0, 1}
1
Q 16. D’après ce qui précède d( X, u)2 est à valeurs dans [[0, n]]
4
k n−k
(n)
1 2 n 1 1
et ∀k ∈ [[0, n]], P d( X, u) = k = = kn
4 k 2 2 2
1 2 1 2
En utilisant la formule de transfert avec exp d( X, u) = exp d( X, u) /4 :
8 2
n (nk) n √ k n−k
1 n e 1
E exp d( X, u)2 = ∑ exp (k/2) n = ∑
8 k=0
2 k=0
k 2 2
√ n
1 2 e+1
donc selon le binôme de Newton : E exp d( X, u) =
8 2
√
e+1 1
Comme 2 6 e 6 3, on a 0 6 6 2 et donc E exp d( X, u) 2
6 2n
2 8
Q 17. On a d( X, C ) = inf d( X, v) 6 d( X, u)
v ∈C
\ n
\
De plus comme X (Ω) C = {u}, on a ( X ∈ C ) = ( X = u) = (εi = ui ) en reprenant les notations de
i =1
Q14.
Donc par indépendance mutuelle des εi , on a
n
1
P( X ∈ C ) = ∏ P(εi = ui ) =
i =1 2n
1
Comme les facteurs sont positifs et à l’aide de la question Q 16, on a P( X ∈ C ) · E exp d( X, C )2 61
8
On a bien l’inégalité (II.1) dans ce cas
II.B - Initialisation
Q 18. Pour le cas n = 1, j’identifie E à R et X à ε1 qui suit donc une loi de Rademacher
On a donc X (Ω) = {−1, 1} et comme C ∩ X (Ω) contient au moins deux éléments
alors X (Ω) = {−1, 1} = C ∩ X (Ω) ⊂ C et donc ( X ∈ C ) = Ω est l’événement certain
1 2
d’où d( X, C ) vaut certainement 0 et donc (exp d( X, C ) est constante égale 1
8
1 2
d’où pour n = 1, on a P( X ∈ C ) · E exp d( X, C ) = 1 × 1 = 1 6 1 selon Attila
8
Q 21. (εn = 1) et (εn = −1) forment un système complet d’événements de probabilités 1/2 donc selon la
formule des probabilités totales :
P( X ∈ C ) = P ( X ∈ C, εn = 1)) + P ( X ∈ C, εn = −1)
X 0 (ω) ∈ Ct
X (ω) ∈ C
⇐⇒
εn (ω) = t εn (ω) = t
n−1
Or X 0 = ∑ εi ei et εn sont des variables aléatoires indépendantes par le lemme des coalitions. D’où
i =1
1 1
On a donc bien P( X ∈ C ) = P( X 0 ∈ C+1 ) + P( X 0 ∈ C−1 )
2 2
Soit u et v ∈ E. Montrons ∀t ∈ [0, 1], (1 − t)kuk2 + tkvk2 > k(1 − t)u + tvk2
Je pose P : t 7→ (1 − t)kuk2 + tkvk2 − k(1 − t)u + tvk2
Soit t ∈ R. On a P(t) = (1 − t) − (1 − t)2 kuk2 + t − t2 kvk2 − 2t(1 − t)hu, vi
h i
donc P(t) = t(1 − t) kuk2 + kvk2 − 2hu, vi = t(1 − t)ku − vk2
d’où ∀t ∈ [0, 1], P(t) > 0 d’où le résultat.
En appliquant ceci à t = λ, u = Yεn (ω) (ω) − X 0 (ω) et v = Y−εn (ω) (ω) − X 0 (ω) pour ω ∈ Ω on obtient :
n−1
1
P( X 0 = x 0 ) = ∏ P(εi = xi ) = 2n−1
i =1
Q 25. Lemme 1 : Soit X et Y deux variables aléatoires réelles, f : R × Y (Ω) −→ R et k ∈ R tels que P(Y = k) >
0. On a :
E( f ( X, Y )|Y = k) = E( f ( X, k)|Y = k)
Soit z ∈ f ( X, Y )(Ω).
Lemme 2 : Soit X et Y deux variables aléatoires réelles indépendantes et k ∈ R tels que P(Y = k) > 0.
On a :
E ( X |Y = k ) = E ( X )
Il suffit d’utiliser la définition de l’espérance conditionnelle et de remarquer que P(Y =k) ( X = x) =
P( X = x )
Soit λ dans [0, 1]. On a d’après Q23. :
1−λ λ
d( X, C )2 d( X 0 , Cεn )2
λ2 d( X 0 , C−εn )2
exp 6 exp exp · exp (?)
8 2 8 8
1−λ λ !
d( X 0 , Cεn )2 d( X 0 , C−εn )2
D’après le lemme 1 : E exp · exp εn = −1 = · · ·
8 8
1−λ λ !
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
···E exp · exp εn = −1
8 8
1−λ λ
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
Avec le lemme des coalitions, les variables aléatoires εn et exp · exp
8 8
sont indépendantes car εn et de X 0 le sont ; puis le lemme 2 donne :
1 1 1 1
Q 26. On suppose λ ∈ ]0, 1[. On pose p = et q = de sorte que p > 0, q > 0 et + = 1
1−λ λ p q
1/ p 1/ p 1/q 1/q
D’après Q6, pour Y et Z variables positives, on a Y = Y et Z = Z :
p 1/ p q 1/q
E Y 1/ p Z 1/q 6 E Y 1/ p E Z 1/q = E (Y ) 1 / p E ( Z ) 1 / q
donc
E Y 1 − λ Z λ 6 E (Y ) 1 − λ E ( Z ) λ
Q 27. On utilise la question précédente en λ = 0, on échange +1 et −1 qui jouent des rôles symétriques car on
ne s’est pas servi de p− 6 p+ puis on multiplie par p+ > 0 pour obtenir :
d( X, C )2 d( X 0 , C1 )2
p+ · E exp |εn = 1 6 p+ · E exp
8 8
d( X 0 , C1 )2 d( X 0 , C1 )2
0
On a donc p+ · E exp = P X ∈ C1 · E exp
8 8
n−1
or X 0 = ∑ εi ei est à valeurs dans l’espace euclidien E0 de dimension n − 1 de base orthonormée (e1 , . . . , en−1 ),
i =1
C1 est un convexe fermé non vide de E0 et les εi sont indépendantes et suivent la loi de Rademacher d’où
par hypothèse de récurrence, on peut appliquer (II.1) :
d( X 0 , C1 )2
p+ · E exp 61
8
Enfin comme p+ > 0 selon Q24. (p+ et p− jouant des rôles symétriques), on a alors
1 2 1
E exp d( X, C ) |εn = 1 6
8 p+
Q 28. On utilise la formule des probabilités totales sur les espérances conditionnelles de Q7. avec le système
complet d’événements : (εn = t)t∈{−1,1} de probabilités 1/2 qui est non nulle : donc
1 1 1 1 1
d( X, C )2 2 2
E exp = E exp d( X, C ) εn = 1 + E exp d( X, C ) εn = −1
8 2 8 2 8
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
1 1
E exp 6 et E exp 6
8 p− 8 p+
!
λ2
1 1 1 1 1
On en déduit que pour tout λ dans [0, 1] : E exp d( X, C )2 6 + exp ·
8 2 p+ 2 ( p− )1−λ ( p+ )λ
II.F - Optimisation
p−
Q 29. On a λ = 1 − ∈ [0, 1] car 0 < p− 6 p+ donc d’après Q28 :
p+
1−λ !
λ2
1 1 p+
E exp d( X, C )2 6 1 + exp
8 2p+ 2 p−
p− λ −1
1−λ
λ −1 p+
or (1 − λ ) = =
p+ p−
2
1 2 1 λ λ −1
Ainsi on a bien E exp d( X, C ) 6 1 + exp (1 − λ )
8 2p+ 2
x2
Q 30. Je pose g : x 7−→ ln(2 + x) − ln(2 − x) − − ( x − 1) ln(1 − x) qui est C ∞ sur [0, 1[ par théorèmes
2
généraux.
1 1
Soit x ∈ [0, 1[, on a g0 ( x) = + − x − 1 − ln(1 − x)
2+x 2−x
1 1 1 8x x
et g00 ( x) = 2
− 2
−1+ = 2 2
+ >0
(2 − x) (2 + x) 1−x (2 − x) (2 + x) 1−x
ainsi g0 y est strictement croissante sur [0, 1[
De plus g0 (0) = 0 donc ∀ x ∈ [0, 1[ , g0 ( x) > 0.
d’où g est croissante sur [0, 1[ et comme g(0) = 0, on a ∀ x ∈ [0, 1[ , g( x) > 0.
x2
On a montré que pour tout x ∈ [0, 1[, + ( x − 1) ln(1 − x) 6 ln(2 + x) − ln(2 − x)
2
x2
2+x
exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x
x2
4
d’où 1 + exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x
p−
Q 32. En utilisant la question précédente et Q29., et comme λ ∈ [0, 1[ car λ = 1 − et 0 < p− 6 p+ , on a :
p+
1 1 4
E exp d( X, C )2 6
8 2p+ 2 − λ
on vient de terminer l’hérédité (commencée en IIC) de notre démonstration par récurrence dans le cas où
C ∩ X (ω) contient au moins deux éléments
mais la formule reste vraie si C ∩ X (ω) a au plus un élément d’après IIA
De plus l’initialisation a été traitée en IIA ou IIB selon le cardinal de C ∩ X (ω)
Ainsi l’inégalité (II.1) a été démontrée par récurrence
d( X, C )2
P( X ∈ C ) · E exp 61 (II.1)
8
x2
+
or par croissance sur R de x 7→ exp , on a :
8
d( X, C )2
2
t
P (d( X, C ) > t) = P exp > exp
8 8
d( X, C )2
2
t
En appliquant Markov avec la variable aléatoire positive exp et exp > 0 on a :
8 8
2
d( X, C )2
t
exp · P (d( X, C ) > t) 6 E exp
8 8
t2 d( X, C )2
donc P( X ∈ C ) · exp · P (d( X, C ) > t) 6 P( X ∈ C ) · E exp 61
8 8
On en déduit l’inégalité de Talagrand :
Pour tout C convexe fermé non vide de E et pour tout réel t strictement positif
t2
P( X ∈ C ) · P(d( X, C ) > t) 6 exp −
8