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Proba 5

Ce document présente plusieurs questions sur la convexité, les probabilités et la concentration. Il introduit des notions préliminaires comme la projection sur un convexe fermé et l'inégalité de Hölder pour l'espérance. Le document démontre ensuite l'inégalité de concentration de Talagrand pour une variable aléatoire à valeurs dans un convexe fermé d'un espace euclidien.

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Proba 5

Ce document présente plusieurs questions sur la convexité, les probabilités et la concentration. Il introduit des notions préliminaires comme la projection sur un convexe fermé et l'inégalité de Hölder pour l'espérance. Le document démontre ensuite l'inégalité de concentration de Talagrand pour une variable aléatoire à valeurs dans un convexe fermé d'un espace euclidien.

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Révision Problème de Mathématiques Spéciales

Calculs des Probabilités


51 Convexité - Probabilité - Concentration

N.B : La partie préliminaires est à faire attentivement,


ce sont des résultats classiques portant sur la
convexité et les probabilités.

I. Préliminaires
I.A - Projection sur un convexe fermé
Soit E un espace euclidien.
Q 1. Soient a et b dans E. Montrer la relation suivante et en donner une interprétation géométrique :

k a + bk2 + k a − bk2 = 2(k ak2 + kbk2 )

Q 2. En déduire que si u, v et v0 dans E vérifient v 6= v0 et ku − vk = ku − v0 k alors


0

u − v + v < ku − vk

2

Q 3. Soient F un fermé non vide de E et u dans E. Montrer qu’il existe v dans F tel que

∀w ∈ F, ku − vk 6 ku − wk

Q 4. En déduire que si C est un convexe fermé non vide de E et u est un vecteur de E alors il existe un unique
v dans C tel que
∀w ∈ C, ku − vk 6 ku − wk

On dira que v est le projeté de u sur C et on notera d(u, C ) = ku − vk.

I.B - Inégalité de Hölder pour l’espérance


1 1
Soient p et q deux réels strictement positifs tels que + = 1.
p q
Q 5. Montrer que, pour tous réels positifs a et b,

ap aq
ab 6 +
p q

On pourra utiliser la concavité du logarithme.

Q 6. En déduire que si X et Y sont deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé (Ω, A, P) alors

E(| XY |) 6 E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q

On pourra d’abord montrer ce résultat lorsque E(| X | p ) = E(|Y |q ) = 1.

Mr. Faress Moussa 1/15 M.P. 19-20


I.C - Espérance conditionnelle
Soit X : Ω → R une variable aléatoire à valeurs réelles.
Pour tout événement A ⊂ Ω de probabilité non nulle, l’espérance conditionnelle de X sachant A, notée E( X | A),
est par définition le réel
E( X | A ) = ∑ P A ( X = x ) · x
x∈ X (Ω)

En d’autres termes, E( X | A) est l’espérance de X dans l’espace (Ω, A, P A ).


Les propriétés usuelles de linéarité et positivité de l’espérance, qu’on ne demande pas de redémontrer, sont
ainsi valables pour l’espérance conditionnelle sachant A.
Q 7. Soit ( A1 , . . . , Am ) un système complet d’événements de probabilités non nulles. Montrer que
m
E( X ) = ∑ P( A i ) · E( X | A i )
i =1

I.D - Variables aléatoires à queue sous-gaussienne


Soit X : Ω → R une variable aléatoire réelle.
On suppose qu’il existe deux réels strictement positifs a et b tels que pour tout réel positif t,

P(| X | > t) 6 a exp(−bt2 )

Q 8. Montrer que
Z∞
+
2
E( X ) = 2 tP(| X | > t) dt
0

On pourra noter X 2 (Ω) = { y1 , . . . , yn } avec 0 6 y1 < y2 < · · · < yn .


a
Q 9. Montrer que le moment d’ordre deux de X est inférieur ou égal à .
b
r
a
Soit δ un réel tel que 0 6 |δ | 6 .
b
Q 10. Justifier que, pour tout réel t,
P(| X + δ | > t) 6 P(| X | > t − |δ |)

Q 11. Montrer que, pour tout réel t,


t2 b
−b(t − |δ |)2 6 a −
2
Q 12. En déduire que pour tout réel t tel que t > |δ | on a

1
P(| X + δ | > t) 6 a exp( a) exp(− bt2 )
2

Q 13. Justifier que l’inégalité précédente reste valable si 0 6 t < |δ |.

II. L’inégalité de concentration de Talagrand


Soit E un espace euclidien de dimension n > 1 muni d’une base orthonormée (e1 , . . . , en ).
Soient ε1 , . . . , εn : Ω → {−1, 1} des variables de Rademacher indépendantes dans leur ensemble.
n
On pose X = ∑ εi ei .
i =1
L’objectif de cette partie est de montrer, pour tout convexe fermé non vide C de E,
  
1
P( X ∈ C ) · E exp d( X, C )2 61 (II.1)
8

M.P. 19-20 2/15 Convexité - Probabilité - Concentration


II.A - Étude de deux cas particuliers
Q 14. Traiter le cas où C est un convexe fermé ne rencontrant pas X (Ω).
On suppose dans la suite de cette sous-partie II.A uniquement, que C est un convexe fermé de E qui rencontre
X (Ω) en un seul vecteur u.
1
Q 15. Montrer que d( X, u)2 suit une loi binomiale de paramètres n et 1/2.
4
 
1
Q 16. En déduire l’espérance de exp d( X, u)2 et montrer qu’elle est inférieure ou égale à 2n .
8

Q 17. Justifier que d( X, C ) 6 d( X, u) et en déduire l’inégalité (II.1) dans ce cas.

II.B - Initialisation
On suppose désormais que C est un convexe fermé de E tel que C ∩ X (Ω) contient au moins deux éléments.
Quitte à permuter les vecteurs de la base, on peut supposer que ces deux vecteurs diffèrent par leur dernière
coordonnée.
On se propose de démontrer l’inégalité (II.1) par récurrence sur la dimension n de E.
Q 18. Traiter le cas n = 1.

II.C - Propriétés de C+1 et C−1


Soit n un entier tel que n > 2. On suppose à présent que (II.1) est vérifiée au rang n − 1.
On note E0 = Vect(e1 , . . . , en−1 ) et π la projection orthogonale sur E0
n n−1
π : ∑ xi ei 7 → ∑ xi ei
i =1 i =1
n−1
On pose X 0 = π ◦ X = ∑ εi ei . C’est une variable aléatoire à valeurs dans E0 .
i =1
Pour t ∈ {−1, 1} on note
— Ht l’hyperplan affine E0 + ten ;
— Ct = π (C ∩ Ht ).
Q 19. Montrer, pour x0 ∈ E0 et t ∈ {1, −1}, que x0 ∈ Ct ⇐⇒ x0 + ten ∈ C

Q 20. Montrer que C+1 et C−1 sont des convexes fermés non vides de E0 .
Pour t ∈ {−1, 1}, on note Yt le projeté orthogonal de X 0 sur le convexe fermé non vide Ct . C’est une variable
aléatoire à valeurs dans E0 .
Q 21. Montrer que
1 1
P( X ∈ C ) = P( X 0 ∈ C+1 ) + P( X 0 ∈ C−1 )
2 2

II.D - Une inégalité cruciale


Soit λ un réel tel que 0 6 λ 6 1.
Q 22. Montrer que
d( X, C ) 6 k(1 − λ )(Yεn + εn en ) + λ (Y−εn − εn en ) − X k

Q 23. En déduire que


d( X, C )2 6 4λ 2 + k(1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 )k2
puis que
d( X, C )2 6 4λ 2 + (1 − λ )kYεn − X 0 k2 + λ kY−εn − X 0 k2
Ainsi, on a montré l’inégalité
d( X, C )2 6 4λ 2 + (1 − λ )d( X 0 , Cεn )2 + λd( X 0 , C−εn )2

Mr. Faress Moussa 3/15 M.P. 19-20


II.E - Espérances conditionnelles
On note
p+ = P( X 0 ∈ C+1 ) et p− = P( X 0 ∈ C−1 )
On va supposer, sans perte de généralité, que p+ > p− .
Q 24. Montrer que p− > 0.

Q 25. Montrer que pour tout λ dans [0, 1]


1−λ  λ !
d( X, C )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     2   
λ
E exp |εn = −1 6 exp E exp · exp
8 2 8 8

Q 26. En déduire que


1−λ   λ
d( X, C )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     2   
λ
E exp |εn = −1 6 exp E exp · E exp
8 2 8 8

Q 27. À l’aide de l’hypothèse de récurrence, justifier que


   
1 2 1
E exp d( X, C ) |εn = 1 6
8 p+

Q 28. Déduire de ce qui précède que pour tout λ dans [0, 1],
!
λ2
    
1 1 1 1 1
E exp d( X, C )2 6 + exp ·
8 2 p+ 2 ( p− )1−λ ( p+ )λ

II.F - Optimisation
p−
Q 29. On pose λ = 1 − . Montrer que
p+

λ2
      
1 1 λ −1
E exp d( X, C )2 6 + 1 + exp (1 − λ )
8 2p 2

Q 30. Montrer que pour tout x ∈ [0, 1[,

x2
+ ( x − 1) ln(1 − x) 6 ln(2 + x) − ln(2 − x)
2
On pourra faire une étude de fonction.

Q 31. En déduire que pour tout x ∈ [0, 1[

x2
 
4
1 + exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x

Q 32. Terminer la démonstration de l’inégalité (II.1).

II.G - Inégalité de Talagrand


Q 33. En déduire l’inégalité de Talagrand :

Pour tout C convexe fermé non vide de E et pour tout réel t strictement positif

t2
 
P( X ∈ C ) · P(d( X, C ) > t) 6 exp −
8

M.P. 19-20 4/15 Convexité - Probabilité - Concentration


Un corrigé
I. Préliminaires
I.A - Projection sur un convexe fermé
Q 1. On a k a + bk2 = h a + b, a + bi = h a, ai + h a, bi + hb, ai + hb, bi
donc k a + bk2 = k ak2 + kbk2 + 2h a, bi et de même k a − bk2 = k ak2 + kbk2 − 2h a, bi
Par somme, on a l’identité du parallélogramme : k a + bk2 + k a − bk2 = 2(k ak2 + kbk2 )
−→ −→
Géométriquement, dans un parallélogramme ( ABCD ) (i.e. AB = DC), on a

AB2 + BC 2 + CD 2 + DA2 = AC 2 + BD 2

Q 2. On suppose que u, v et v0 dans E vérifient v 6= v0 et ku − vk = ku − v0 k .


v + v0

= ku − v + u − v0 k

On a 2 u −
2
 
En appliquant la question précédente on a k(u − v) + (u − v0 )k2 + kv0 − vk2 = 2 ku − vk2 + ku − v0 k2 =
4ku − vk2
Comme v 6= v0 , on a kv0 − vk2 > 0

donc k(u − v) + (u − v0 )k < 2ku − vk car · est strictement croissante sur R+
v + v0


En divisant par 2, on a alors u −
< ku − vk
2
\
Q 3. Comme F 6= ∅, prenons y ∈ F et considérons K = F B (u, ku − yk) où B (u, ku − yk) désigne la boule
fermée de centre u est de rayon ku − yk.
K est un fermé de E par intersection, non vide car y ∈ K et borné car K ⊂ B (u, ku − yk)
De plus E est dimension finie car euclidien donc K est un compact.
De plus l’application x 7−→ ku − xk est continue sur K
ainsi par le théorème des bornes atteintes, cette application y admet un minimum en un certain v ∈ K
On a donc ∀ x ∈ K, ku − vk 6 ku − xk 6 ku − yk car K ⊂ B (u, ku − yk)
De plus ( F \ K ) ⊂ ( E \ B (u, ku − yk)) et donc ∀ x ∈ F \ K, ku − vk 6 ku − yk 6 ku − xk
On a bien l’existence de v dans F tel que ∀w ∈ F, ku − vk 6 ku − wk

Q 4. On suppose que C est un convexe fermé non vide de E et u est un vecteur de E.


L’existence voulue est établie en Q3.
Par l’absurde s’il existait v 6= v0 dans C tels que ∀w ∈ C, ku − vk 6 ku − wk et ∀w ∈ C, ku − v0 k 6 ku − wk
On aurait alors ku − vk = ku − v0 k, et on pourrait appliquer Q2,
0 0

v + v < ku − vk or v + v ∈ C car C est convexe
ainsi u −
2 2
ceci est en contradiction avec ∀w ∈ C, ku − vk 6 ku − wk
On a établi qu’il existe un unique v dans C tel que ∀w ∈ C, ku − vk 6 ku − wk

I.B - Inégalité de Hölder pour l’espérance


Visiblement, on suppose que pour α > 0, la fonction x 7→ xα est définie au moins sur R+ et s’annule en 0
Q 5. Soit deux réels positifs a et b.
ap aq
Si a ou b est nul alors ab = 0 6 + .
p q

Mr. Faress Moussa 5/15 M.P. 19-20


1
Sinon, on a ∈ [0, 1] et par concavité du logarithme sur ]0, +∞[, on a :
p
     
1 1 1 p 1
ln ( a p ) + 1 − ln (bq ) 6 ln a + 1− bq
p p p p
 p
bq

a
d’où ln( a × b) 6 ln +
p q
ap aq
Comme exp est croissante, on peut conclure que dans tous les cas : ab 6 +
p q

Q 6. On remarque que comme l’univers est fini, les variables aléatoires admettent des moments à tout ordre.
Par positivité de l’espérance, on a : E(| X | p ) > 0 et E(|Y |q ) > 0
Premier cas : On suppose que E(| X | p ) = E(|Y |q ) = 1.
| X (ω)| p |Y (ω)|q
Pour tout ω ∈ Ω, on a | X (ω)Y (ω)| 6 + d’après la question précédente
p q
1 1
donc | XY | 6 | X | p + |Y |q
p q
1 1
d’où E (| XY |) 6 E (| X | p ) + E (|Y |q ) par croissance et linéarité de l’espérance
p q
1 1
donc E (| XY |) 6 + = 1 = E(| X | p )E(|Y |q )
p q
Deuxième cas : On suppose que E(| X | p ) > 0 et E(|Y |q ) > 0
1 1
Je note λ = E(| X | p ), X 0 = 1/ p X, µ = E(|Y | p ) et Y 0 = 1/q Y
λ µ
Ainsi on a E(| X 0 | p ) = E(|Y 0 |q ) = 1 et on peut appliquer le premier cas à X 0 et Y 0
donc  
0 0
 0 p 0 q
XY
E | X Y | 6 E(| X | )E(|Y | ) et ainsi E 1/ p 1/q 6 1
λ µ
ce qui donne E (| XY |) 6 λ 1/ p µ 1/q = E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
Troisième cas : On suppose que E(| X | p ) = 0 ou E(|Y |q ) = 0.
Sans perte de généralité, traitons le cas E(| X | p ) = 0.
Alors ∑ | x| p P( X = x) = 0 selon la formule du transfert
x∈ X (Ω)
Comme il s’agit d’une somme finie de réels positifs, on a ∀ x ∈ X (Ω) \ {0}, P( X = x) = 0
donc X est nulle presque sûrement donc il en est de même pour XY et aussi pour | XY |
d’où E(| XY |) = 0 = E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
E(| XY |) 6 E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q
Conclusion : Dans tous les cas, on a E(| XY |) 6 E (| X | p )1/ p E (|Y |q )1/q

I.C - Espérance conditionnelle


Q 7. On a E( X ) = ∑ x · P( X = x) or selon la formule des probabilités totales avec ( A1 , . . . , Am ) un système
x∈ X (Ω)
m
complet d’événements de probabilités non nulles, on a ∀ x ∈ X (Ω), P( X = x) = ∑ P A ( X = x ) · P( A i )
i
i =1
m m
donc E( X ) = ∑ ∑ x · P A ( X = x ) · P( A i ) = ∑ P( A i ) · ∑
i
x · P Ai ( X = x) (sommes finies)
x∈ X (Ω) i =1 i =1 x∈ X (Ω)
m
ce qui permet de conclure : E( X ) = ∑ P( A i ) · E( X | Ai )
i =1

M.P. 19-20 6/15 Convexité - Probabilité - Concentration


I.D - Variables aléatoires à queue sous-gaussienne
Q 8. Comme indiqué, je note X 2 (Ω) = { y1 , . . . , yn } où n > 0 et 0 6 y1 < y2 < · · · < yn . Je note également
y0 = 0.
!
[ n[ −1
√ √ [ √
+
On remarque que : R = {0} ] yi , yi +1 ] ] yn , +∞[ (union disjointe)
i =0

Soit t > 0.
√ √
Pour i ∈ [[0, n − 1]], si t ∈ ] yi , yi+1 ], on a yi < t2 6 yi+1 car x 7→ x2 est croissante sur R+
donc (| X | > t) = ( X 2 > t2 ) = ( X 2 > yi+1 ) ainsi P(| X | > t) = P( X 2 > yi+1 )
√ √
donc la fonction t 7−→ P(| X | > t) est constante sur ] yi , yi+1 ]

de même la fonction t 7−→ P(| X | > t) est constante égale à 0 sur ] yn , +∞[,
donc la fonction t 7−→ P(| X | > t) est continue par morceaux sur R+
et par produit la fonction t 7−→ tP(| X | > t) est continue par morceaux sur R+

de plus t 7−→ 0 est intégrable sur [ yn , +∞[ donc

ainsi t 7−→ tP(| X | > t) est intégrable sur [ yn , +∞[ et donc sur R+
On a d’après Chasles :
 √  √
yi +1
Z∞
+
n−1 Z Z∞
+
n−1 Zyi+1  
2 tP(| X | > t) dt = 2  ∑ tP(| X | > t) dt + 2 tP(| X | > t) dt = ∑ 2 tP X 2 > yi+1 dt
 
i =0 √ √ i =0 √
0 yi yn yi


Zyi+1   h  it=√ yi+1  
2 2 2
Pour i ∈ [[0, n − 1]], on a 2 tP X > y i + 1 dt = t P X > yi+1 √ = ( yi +1 − yi ) P X 2 > yi +1
√ t = yi
yi
donc
Z∞
+
n−1   n−1   n   n−1  
2 2 2 2
2 tP(| X | > t) dt = y
∑ i +1 P X > y i +1 − ∑ iy P X > y i +1 = y
∑ i P X > y i − ∑ iy P X > y i +1
i =0 i =0 i =1 i =0
0
     
or yn P X 2 > yn = yn P X 2 = yn et y0 P X 2 > y0 = 0
   [ 
de plus pour i ∈ [[1, n − 1]], on a X 2 > yi = X 2 = yi X 2 > yi+1 (union disjointe)
     
ainsi P X 2 > yi = P X 2 = yi + P X 2 > yi+1 d’où

Z∞
+   n−1    
2 tP(| X | > t) dt = yn P X 2 = yn + ∑ yi P X 2 = yi = ∑ yP X 2 = y
0
i =1 y∈ X 2 (Ω)

Z∞
+
2
On a bien E( X ) = 2 tP(| X | > t) dt
0

Q 9. La fonction t 7−→ at exp(−bt2 ) est continue et positive sur [0, +∞[ (1)
ZA  t= A
2 a 2 a a
Soit A > 0. On a 2 at exp(−bt ) dt = exp(−bt ) = − exp(−bA2 ) +
−b t=0 b b
0
ZA
a
Ainsi at exp(−bt2 ) dt −→
A→+∞ 2b
0
ce qui prouve l’intégrabilité de t 7−→ at exp(−bt2 ) sur [0, +∞[ avec (1)
De plus ∀t > 0, tP(| X | > t) 6 at exp(−bt2 )

Mr. Faress Moussa 7/15 M.P. 19-20


Z∞
+ Z∞
+
2 a
d’où E( X ) = 2 tP(| X | > t) dt 6 2 at exp(−bt2 ) dt =
b
0 0

Q 10. Soit t ∈ R. Soit x ∈ R.


On a | x + δ | > | x| + |δ | selon l’inégalité triangulaire
ce qui permet de conclure que P(| X + δ | > t) 6 P(| X | > t − |δ |)

Q 11. Soit t ∈ R. On a

t2 b   t2 b (t − 2|δ |)2
a− − −b(t − |δ |)2 = − 2b|δ |t + a + bδ 2 = b + a − bδ 2 > 0
2 2 2

t2 b
comme b|δ |2 6 a, ceci prouve −b(t − |δ |)2 6 a −
2

Q 12. Soit t ∈ R tel que t > |δ |.


En servant de Q10. puis de l’hypothèse en I.D car t − |δ | > 0, on a
 
P(| X + δ | > t) 6 P(| X | > t − |δ |) 6 a exp −b(t − |δ |)2

Puis en utilisant la croissance de l’exponentielle et Q11.,


1
on obtient : P(| X + δ | > t) 6 a exp( a − bt2 /2) = a exp( a) exp(− bt2 )
2
a
Q 13. Si 0 6 t < |δ |, on a t2 6 δ 2 6
b
1 a 1 a a
donc − bt2 > − et a exp( a) exp(− bt2 ) > a exp( a) exp(− ) a = a exp( )
2 2 2 2 2
D’après l’inégalité sous-gaussienne en t = 0, on a 1 = P(| X | > 0) 6 a exp(0) = a
1
d’où a exp( a) exp(− bt2 ) > 1 exp(1/2) > 1 > P(| X + δ | > t)
2
On a justifié que l’inégalité de Q12 reste valable si 0 6 t < |δ |

II. L’inégalité de concentration de Talagrand


II.A - Étude de deux cas particuliers
Q 14. On suppose que C est un convexe fermé ne rencontrant pas X (Ω) alors ( X ∈ C ) est l’événement impos-
sible
  
1
ainsi dans ce cas on a P( X ∈ C ) · E exp d( X, C )2 =061
8

n
Q 15. Je note u = ∑ ui ei où les ui sont les coordonnées de u dans la base (e1 , . . . , en )
i =1
Pour ω ∈ Ω, on a par calcul dans une base orthonormée :

1 2 k X (ω) − uk2 n
(εi (ω) − ui )2
d( X (ω), u) = =∑
4 4 i =1
4

(εi − ui )2
Pour i ∈ [[1, n]], je note Yi =
4
Comme ui ∈ {−1, 1} et que εi est à valeurs dans {−1, 1}, alors Yi est à valeurs dans {0, 1}

M.P. 19-20 8/15 Convexité - Probabilité - Concentration


1
De plus (Yi = 0) = (εi = ui ) et donc P(Yi = 0) =
2
Ainsi Yi suit une loi de Bernoulli de paramètre 1/2.
n
1
De plus d( X (ω), u)2 = ∑ Yi et les Yi sont indépendants dans leur ensemble par lemmes des coalitions.
4 i =1
1
Ce qui permet de conclure que d( X, u)2 suit une loi binomiale de paramètres n et 1/2
4

1
Q 16. D’après ce qui précède d( X, u)2 est à valeurs dans [[0, n]]
4
    k  n−k
(n)

1 2 n 1 1
et ∀k ∈ [[0, n]], P d( X, u) = k = = kn
4 k 2 2 2
    
1 2 1 2
En utilisant la formule de transfert avec exp d( X, u) = exp d( X, u) /4 :
8 2
   n (nk) n    √ k  n−k
1 n e 1
E exp d( X, u)2 = ∑ exp (k/2) n = ∑
8 k=0
2 k=0
k 2 2

   √ n
1 2 e+1
donc selon le binôme de Newton : E exp d( X, u) =
8 2
√   
e+1 1
Comme 2 6 e 6 3, on a 0 6 6 2 et donc E exp d( X, u) 2
6 2n
2 8

Q 17. On a d( X, C ) = inf d( X, v) 6 d( X, u)
v ∈C

\ n
\
De plus comme X (Ω) C = {u}, on a ( X ∈ C ) = ( X = u) = (εi = ui ) en reprenant les notations de
i =1
Q14.
Donc par indépendance mutuelle des εi , on a
n
1
P( X ∈ C ) = ∏ P(εi = ui ) =
i =1 2n
  
1
Comme les facteurs sont positifs et à l’aide de la question Q 16, on a P( X ∈ C ) · E exp d( X, C )2 61
8
On a bien l’inégalité (II.1) dans ce cas

II.B - Initialisation
Q 18. Pour le cas n = 1, j’identifie E à R et X à ε1 qui suit donc une loi de Rademacher
On a donc X (Ω) = {−1, 1} et comme C ∩ X (Ω) contient au moins deux éléments
alors X (Ω) = {−1, 1} = C ∩ X (Ω) ⊂ C et donc ( X ∈ C ) = Ω est l’événement certain
 
1 2
d’où d( X, C ) vaut certainement 0 et donc (exp d( X, C ) est constante égale 1
8
  
1 2
d’où pour n = 1, on a P( X ∈ C ) · E exp d( X, C ) = 1 × 1 = 1 6 1 selon Attila
8

II.C - Propriétés de C+1 et C−1


Q 19. Soit x0 ∈ E0 et t ∈ {1, −1}.

Mr. Faress Moussa 9/15 M.P. 19-20


⇐ : On suppose que : x0 + ten ∈ C. On a donc x0 + ten ∈ C ∩ Ht car x0 ∈ E0 .
Comme π est une projection et que x0 ∈ E0 = Im π, on a π ( x0 ) = x0
et que Ker(π ) = Vect(e1 , . . . , en−1 )⊥ = Vect(en ), on a π (en ) = 0
Par linéarité π ( x0 + ten ) = x0 d’où x0 ∈ π (C ∩ Ht ) = Ct
⇒ : On suppose que : x0 ∈ Ct = π (C ∩ Ht ). Ceci nous fournit y ∈ C ∩ Ht tel que x0 = π ( y)
n n−1
On écrit y = ∑ yi ei où les yi ∈ R On a donc x0 = π ( y) = ∑ yi ei
i =1 i =1
n−1
et comme y ∈ Ht , on a y − ten = ∑ yi ei + ( y n − t ) e n ∈ E 0
i =1
0
donc ( yn − t)en ∈ E puis yn = t
et ainsi x0 + ten = y ∈ C
Conclusion : on a bien : x0 ∈ Ct ⇐⇒ x0 + ten ∈ C

Q 20. Ct ⊂ E0 : Par définition, on a C1 ⊂ Im(π ) = E0 . De même pour C−1


Ct 6= ∅ : Par hypothèse, C ∩ X (Ω) contient au moins deux vecteurs qui diffèrent par leur dernière coor-
donnée.
n−1 n−1
Ceci nous fournit y = ∑ yi ei + en ∈ C ∩ X (Ω) et z = ∑ zi ei − en ∈ C ∩ X (Ω) où les yi et les zi sont
i =1 i =1
réels.
n−1 n−1
On note y0 = ∑ yi ei et z0 = ∑ zi ei et on a y0 et z0 ∈ E0
i =1 i =1
En utilisant la réciproque de la question précédente, on a y0 ∈ C+1 et z0 ∈ C−1
Donc C+1 6= ∅ et C−1 6= ∅
Ct convexe : Établissons que C+1 est convexe et ce sera analogue pour C−1
Soit x, y ∈ C+1 . Soit λ ∈ [0, 1]. Montrons λx + (1 − λ ) y ∈ C+1 .
On a x et y ∈ E0 donc λx + (1 − λ ) y ∈ E0 car E0 est un sous-espace vectoriel
De plus λx + (1 − λ ) y + en = λ ( x + en ) + (1 − λ )( y + en )
Or en utilisant le sens direct de Q19., on a x + en ∈ C et y + en ∈ C
Comme C est convexe, on a donc λx + (1 − λ ) y + en ∈ C
d’où λx + (1 − λ ) y ∈ C1 par la réciproque de Q19.
Ct fermé : Établissons que C+1 est fermé de E0 et ce sera analogue pour C−1 .
Soit (uk )k∈N une suite à valeurs dans C+1 qui converge vers ` ∈ E0 . Montrons que ` ∈ C+1
Pour k ∈ N, on a comme ci-dessus uk + en ∈ C
or par somme ( xk + en )k∈N converge vers ` + en .
Comme C est fermé de E, on a ` + en ∈ C,
comme ` ∈ E0 , on a bien ` ∈ C+1 d’après Q19.
Conclusion : On a bien C+1 et C−1 sont des convexes fermés non vides de E0

Q 21. (εn = 1) et (εn = −1) forment un système complet d’événements de probabilités 1/2 donc selon la
formule des probabilités totales :

P( X ∈ C ) = P ( X ∈ C, εn = 1)) + P ( X ∈ C, εn = −1)

Soit ω ∈ Ω. Soit t ∈ {−1, 1}.


On a X (ω) = X 0 (ω) + εn (ω)en et X 0 (ω) ∈ E0 et εn (ω) ∈ {−1, 1} donc d’après Q19 :

X 0 (ω) ∈ Ct
 
X (ω) ∈ C
⇐⇒
εn (ω) = t εn (ω) = t

M.P. 19-20 10/15 Convexité - Probabilité - Concentration


Ainsi P( X ∈ C ) = P X 0 ∈ C+1 , εn = 1) + P X 0 ∈ C−1 , εn = −1
 

n−1
Or X 0 = ∑ εi ei et εn sont des variables aléatoires indépendantes par le lemme des coalitions. D’où
i =1

P( X ∈ C ) = P X 0 ∈ C+1 · P (εn = 1) + P X 0 ∈ C−1 · P (εn = −1)


 

1 1
On a donc bien P( X ∈ C ) = P( X 0 ∈ C+1 ) + P( X 0 ∈ C−1 )
2 2

II.D - Une inégalité cruciale

Q 22. Soit ω ∈ Ω. On a Yεn (ω) (ω) ∈ Cεn (ω)


donc Yεn (ω) (ω) + εn en (ω) ∈ C d’après Q19. et de même Y−εn (ω) (ω) − εn en (ω) ∈ C donc
   
(1 − λ ) Yεn (ω) (ω) + εn en (ω) + λ Y−εn (ω) (ω) − εn en (ω) ∈ C

car C convexe et λ ∈ [0, 1] d’où


   
d( X (ω), C ) 6 k(1 − λ ) Yεn (ω) (ω) + εn en (ω) + λ Y−εn (ω) (ω) − εn en (ω) − X (ω)k

On a bien montré d( X, C ) 6 k(1 − λ )(Yεn + εn en ) + λ (Y−εn − εn en ) − X k

Q 23. On a X = X 0 + εn en donc (1 − λ )(Yεn + εn en ) + λ (Y−εn − εn en ) − X = (1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 −


2εn en )
ainsi (1 − λ )(Yεn + εn en ) + λ (Y−εn − εn en ) − X = (1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 ) − 2λεn en
La variable aléatoire 2λεn en est à valeurs dans Vect(en ) et (1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 ) à valeurs dans
E0
or E0 ⊥ Vect(en ) et ken k = 1 donc selon le théorème de Pythagore

k(1 − λ )(Yεn + εn en ) + λ (Y−εn − εn en ) − X k2 = 4λ 2 + k(1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 )k2

on en déduit avec la question précédente que

d( X, C )2 6 4λ 2 + k(1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 )k2

Soit u et v ∈ E. Montrons ∀t ∈ [0, 1], (1 − t)kuk2 + tkvk2 > k(1 − t)u + tvk2
Je pose P : t 7→ (1 − t)kuk2 + tkvk2 − k(1 − t)u + tvk2
   
Soit t ∈ R. On a P(t) = (1 − t) − (1 − t)2 kuk2 + t − t2 kvk2 − 2t(1 − t)hu, vi
h i
donc P(t) = t(1 − t) kuk2 + kvk2 − 2hu, vi = t(1 − t)ku − vk2
d’où ∀t ∈ [0, 1], P(t) > 0 d’où le résultat.
En appliquant ceci à t = λ, u = Yεn (ω) (ω) − X 0 (ω) et v = Y−εn (ω) (ω) − X 0 (ω) pour ω ∈ Ω on obtient :

d( X, C )2 6 4λ 2 + k(1 − λ )(Yεn − X 0 ) + λ (Y−εn − X 0 )k2 6 4λ 2 + (1 − λ )kYεn − X 0 k2 + λ kY−εn − X 0 k2

Ainsi, on a montré l’inégalité d( X, C )2 6 4λ 2 + (1 − λ )d( X 0 , Cεn )2 + λd( X 0 , C−εn )2

Mr. Faress Moussa 11/15 M.P. 19-20


II.E - Espérances conditionnelles
Q 24. Comme C ∩ X (Ω) contient au moins deux vecteurs qui diffèrent par leur dernière coordonnée,
n−1
ceci nous fournit x0 = ∑ xi ei ∈ E0 tel que {x0 + en , x0 − en } ⊂ C ∩ X (Ω)
i =1
Ainsi d’après Q19., x0 ∈ C−1 et donc ( X 0 = x0 ) ⊂ ( X 0 ∈ C−1 )
−1
n\
or ( X 0 = x0 ) = (εi = xi ) donc par indépendance des εi on a
i =1

n−1
1
P( X 0 = x 0 ) = ∏ P(εi = xi ) = 2n−1
i =1

et donc P( X 0 ∈ C−1 ) > P( X 0 = x0 ) > 0 d’où p− > 0

Q 25. Lemme 1 : Soit X et Y deux variables aléatoires réelles, f : R × Y (Ω) −→ R et k ∈ R tels que P(Y = k) >
0. On a :
E( f ( X, Y )|Y = k) = E( f ( X, k)|Y = k)
Soit z ∈ f ( X, Y )(Ω).

Premier cas : On suppose ∀ x ∈ X (ω), z 6= f ( x, k) donc g z = { x ∈ X (ω) | z = f ( x, k) } = ∅


P ( f ( X, Y ) = z, Y = k)
alors P(Y =k) ( f ( X, Y ) = z) = =0=
P (Y = k )
Deuxième cas : On suppose g z = { x ∈ X (ω) | z = f ( x, k) } non vide ce qui équivaut à z ∈ f ( X, k)
[
alors ( f ( X, Y ) = z, Y = k) = ( X = x, Y = k)
x∈ g z
P ( X = x, Y = k) P ( f ( X, Y ) = z, Y = k)
donc P(Y =k) ( f ( X, Y ) = z) = ∑ = = P(Y=k) ( f ( X, k) = z)
x∈ g z P ( Y = k ) P (Y = k )

On conclut avec la définition :

E( f ( X, Y )|Y = k) = ∑ zP(Y =k) ( f ( X, Y ) = z) = ∑ zP(Y =k) ( f ( X, k) = z) = E( f ( X, k)|Y = k)


z∈ f ( X,Y )(Ω) z∈ f ( X,k)(Ω)

Lemme 2 : Soit X et Y deux variables aléatoires réelles indépendantes et k ∈ R tels que P(Y = k) > 0.
On a :
E ( X |Y = k ) = E ( X )
Il suffit d’utiliser la définition de l’espérance conditionnelle et de remarquer que P(Y =k) ( X = x) =
P( X = x )
Soit λ dans [0, 1]. On a d’après Q23. :
1−λ  λ
d( X, C )2 d( X 0 , Cεn )2
λ2 d( X 0 , C−εn )2
     
exp 6 exp exp · exp (?)
8 2 8 8
1−λ  λ !
d( X 0 , Cεn )2 d( X 0 , C−εn )2
  

D’après le lemme 1 : E exp · exp εn = −1 = · · ·
8 8
1−λ  λ !
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
  

···E exp · exp εn = −1
8 8
1−λ  λ
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
  
Avec le lemme des coalitions, les variables aléatoires εn et exp · exp
8 8
sont indépendantes car εn et de X 0 le sont ; puis le lemme 2 donne :

M.P. 19-20 12/15 Convexité - Probabilité - Concentration


1−λ λ ! 1−λ λ !
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
   

E exp exp εn = −1 = E exp exp
8 8 8 8
À l’aide de (?), de la croissance et la linéarité de l’espérance conditionnelle, on obtient :
1−λ  λ !
d( X, C )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     2   
λ
E exp |εn = −1 6 exp E exp · exp
8 2 8 8

1 1 1 1
Q 26. On suppose λ ∈ ]0, 1[. On pose p = et q = de sorte que p > 0, q > 0 et + = 1
1−λ λ p q

1/ p 1/ p 1/q 1/q
D’après Q6, pour Y et Z variables positives, on a Y = Y et Z = Z :

    p 1/ p  q 1/q
E Y 1/ p Z 1/q 6 E Y 1/ p E Z 1/q = E (Y ) 1 / p E ( Z ) 1 / q

donc  
E Y 1 − λ Z λ 6 E (Y ) 1 − λ E ( Z ) λ

En appliquant ceci au résultat de Q25., on obtient pour tout λ ∈ ]0, 1[ :


1−λ   λ
d( X, C )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     2   
λ
E exp |εn = −1 6 exp E exp · E exp
8 2 8 8
1−λ   λ
d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
 2   
λ
or λ 7−→ exp E exp · E exp est continue sur [0, 1]
2 8 8
On déduit en passant à la limite en 0 et 1 que pour tout λ ∈ [0, 1], on a :
1−λ   λ
d( X, C )2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     2   
λ
E exp |εn = −1 6 exp E exp · E exp
8 2 8 8

Q 27. On utilise la question précédente en λ = 0, on échange +1 et −1 qui jouent des rôles symétriques car on
ne s’est pas servi de p− 6 p+ puis on multiplie par p+ > 0 pour obtenir :

d( X, C )2 d( X 0 , C1 )2
      
p+ · E exp |εn = 1 6 p+ · E exp
8 8

d( X 0 , C1 )2 d( X 0 , C1 )2
     
0

On a donc p+ · E exp = P X ∈ C1 · E exp
8 8
n−1
or X 0 = ∑ εi ei est à valeurs dans l’espace euclidien E0 de dimension n − 1 de base orthonormée (e1 , . . . , en−1 ),
i =1
C1 est un convexe fermé non vide de E0 et les εi sont indépendantes et suivent la loi de Rademacher d’où
par hypothèse de récurrence, on peut appliquer (II.1) :

d( X 0 , C1 )2
   
p+ · E exp 61
8

Enfin comme p+ > 0 selon Q24. (p+ et p− jouant des rôles symétriques), on a alors
   
1 2 1
E exp d( X, C ) |εn = 1 6
8 p+

Q 28. On utilise la formule des probabilités totales sur les espérances conditionnelles de Q7. avec le système
complet d’événements : (εn = t)t∈{−1,1} de probabilités 1/2 qui est non nulle : donc
          
1 1 1 1 1
d( X, C )2 2 2

E exp = E exp d( X, C ) εn = 1 + E exp d( X, C ) εn = −1
8 2 8 2 8

Mr. Faress Moussa 13/15 M.P. 19-20


Soit λ dans [0, 1]. On applique les deux questions précédentes :
1−λ   λ !
λ2 d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
       
1 1 1
E exp d( X, C )2 6 + exp E exp · E exp
8 2 p+ 2 8 8

En utilisant l’hypothèse de récurrence comme à la question précédente on a :

d( X 0 , C−1 )2 d( X 0 , C1 )2
     
1 1
E exp 6 et E exp 6
8 p− 8 p+

!
λ2
    
1 1 1 1 1
On en déduit que pour tout λ dans [0, 1] : E exp d( X, C )2 6 + exp ·
8 2 p+ 2 ( p− )1−λ ( p+ )λ

II.F - Optimisation
p−
Q 29. On a λ = 1 − ∈ [0, 1] car 0 < p− 6 p+ donc d’après Q28 :
p+
1−λ !
λ2
    
1 1 p+
E exp d( X, C )2 6 1 + exp
8 2p+ 2 p−

p− λ −1
   1−λ
λ −1 p+
or (1 − λ ) = =
p+ p−
     2 
1 2 1 λ λ −1
Ainsi on a bien E exp d( X, C ) 6 1 + exp (1 − λ )
8 2p+ 2

x2
Q 30. Je pose g : x 7−→ ln(2 + x) − ln(2 − x) − − ( x − 1) ln(1 − x) qui est C ∞ sur [0, 1[ par théorèmes
2
généraux.
1 1
Soit x ∈ [0, 1[, on a g0 ( x) = + − x − 1 − ln(1 − x)
2+x 2−x
1 1 1 8x x
et g00 ( x) = 2
− 2
−1+ = 2 2
+ >0
(2 − x) (2 + x) 1−x (2 − x) (2 + x) 1−x
ainsi g0 y est strictement croissante sur [0, 1[
De plus g0 (0) = 0 donc ∀ x ∈ [0, 1[ , g0 ( x) > 0.
d’où g est croissante sur [0, 1[ et comme g(0) = 0, on a ∀ x ∈ [0, 1[ , g( x) > 0.
x2
On a montré que pour tout x ∈ [0, 1[, + ( x − 1) ln(1 − x) 6 ln(2 + x) − ln(2 − x)
2

Q 31. Soit x ∈ [0, 1[. En appliquant l’exponentielle à l’inégalité précédente, on obtient :

x2
 
2+x
exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x

x2
 
4
d’où 1 + exp ( 1 − x ) x−1 6
2 2−x

p−
Q 32. En utilisant la question précédente et Q29., et comme λ ∈ [0, 1[ car λ = 1 − et 0 < p− 6 p+ , on a :
p+
  
1 1 4
E exp d( X, C )2 6
8 2p+ 2 − λ

M.P. 19-20 14/15 Convexité - Probabilité - Concentration


 
p−
Or p+ (2 − λ ) = p+ 1+ = p+ + p− d’où
p+
  
1 2
E exp d( X, C )2 6
8 p+ + p−
  
2 p+ + p− 1 2
donc comme > 0 , on a E exp d( X, C ) 61
p+ + p− 2 8
À l’aide de la question 21, par définition de p+ et p− , on a :
  
1 2
P( X ∈ C ) · E exp d( X, C ) 61 (II.1)
8

on vient de terminer l’hérédité (commencée en IIC) de notre démonstration par récurrence dans le cas où
C ∩ X (ω) contient au moins deux éléments
mais la formule reste vraie si C ∩ X (ω) a au plus un élément d’après IIA
De plus l’initialisation a été traitée en IIA ou IIB selon le cardinal de C ∩ X (ω)
Ainsi l’inégalité (II.1) a été démontrée par récurrence

II.G - Inégalité de Talagrand


Q 33. Soit C convexe fermé non vide de E et t réel strictement positif. D’après ce qui précède on a

d( X, C )2
  
P( X ∈ C ) · E exp 61 (II.1)
8

x2


+
or par croissance sur R de x 7→ exp , on a :
8

d( X, C )2
    2 
t
P (d( X, C ) > t) = P exp > exp
8 8

d( X, C )2
   2
t
En appliquant Markov avec la variable aléatoire positive exp et exp > 0 on a :
8 8
 2
d( X, C )2
  
t
exp · P (d( X, C ) > t) 6 E exp
8 8

t2 d( X, C )2
    
donc P( X ∈ C ) · exp · P (d( X, C ) > t) 6 P( X ∈ C ) · E exp 61
8 8
On en déduit l’inégalité de Talagrand :

Pour tout C convexe fermé non vide de E et pour tout réel t strictement positif

t2
 
P( X ∈ C ) · P(d( X, C ) > t) 6 exp −
8

Pour vos questions :


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Mr. Faress Moussa 15/15 M.P. 19-20

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