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Courbes paramétriques et polaires

Ce document présente les notions de courbes paramétriques et de fonctions à valeurs dans le plan R2. Il définit les courbes paramétriques comme l'ensemble des points décrits par une fonction f d'un intervalle de R dans R2. Différents exemples de courbes paramétriques comme les droites et les cercles sont donnés. La notion de limite d'une telle fonction est également introduite.

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Courbes paramétriques et polaires

Ce document présente les notions de courbes paramétriques et de fonctions à valeurs dans le plan R2. Il définit les courbes paramétriques comme l'ensemble des points décrits par une fonction f d'un intervalle de R dans R2. Différents exemples de courbes paramétriques comme les droites et les cercles sont donnés. La notion de limite d'une telle fonction est également introduite.

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Analyse III SMIA-S2

Preuve
p 1 1
Posons q = , alors q > 0 et + = 1, donc d’après l’inégalité de Hölder, on a
p 1 p q
!1 !1
n n p n q

 ai(ai + bi) p 1
 Â p
ai  (ai + bi) (p 1)q
i=1 i=1 i=1

On a aussi
!1 !1
n n p n q

 bi(ai + bi) p 1
 Â bi p
 (ai + bi)(p 1)q
i=1 i=1 i=1

En faisant la somme de ces deux inégalités, on obtient,


2 !1 !1 3 !1 1
n n p n p n p

 (ai + bi) p  4  p
ai + Âb 5
p
i  (ai + bi) p
i=1 i=1 i=1 i=1

Donc en simplifiant, on aura


!1 !1 !1
n p n p n p

 (ai + bi) p   ai p
+ Â bi p

i=1 i=1 i=1

Page 50 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Chapitre 4
Courbes paramétriques et polaires

4.1 Courbes paramétriques

4.1.1 Le plan affine R2

Rappelons que R2 peut-être considéré à la fois comme un espace vectoriel sur R et comme un
plan affine réel.
Dans le cas où R2 est considéré comme un espace vectoriel sur R, les éléments de R2 sont appelés
des vecteurs et seront désignés, en général, avec des lettres minuscules surmontés d’une flêche :

#» #» #» #» #» #»
i , j , k , u , v , w, . . . . . .

Dans le cas où R2 est considéré comme un plan affine, les éléments de R2 sont appelés des points
et seront, en gńéral, désignés par des lettres majuscules :

A, B, C, M, N, P, Q, . . . . . .

Rappelons aussi qu’à deux points M et N du plan affine R2 est associé un vecteur de l’espace
# »
vectoriel R2 , désigné par MN.
#» #»
Dans toute la suite, le plan affine R2 sera muni d’un repère orthonormé (O, i , j ). Ainsi, chaque
point M pourra être décrit au moyen de ses coordonnées (x, y) dans ce repère, où x et y sont les
# » #» #» # » #» #»
coordonnées du vecteur OM dans la base ( i , j ), c’est à dire OM = x i + y j . Dans ce cas, on
convient d’écrire M = (x, y).
Si M et N sont deux points du plan R2 de coordonnées respectives (x, y) et (x0 , y0 ) dans le repère
#» #» # » # » # » # »
(O, i , j ), alors, d’après la relation de Chasles, MN = ON OM, le vecteur MN a pour coordon-
#» #»
nées (x0 x, y0 y) dans la base ( i , j ).
Si M et N sont deux points du plan R2 de coordonnées respectives (x, y) et (x0 , y0 ) dans le repère

51
Analyse III SMIA-S2

#» #»
(O, i , j ), on définit la distance de M à N, par
q
d(M, N) = (x0 x)2 + (y0 y)2

# »
Cette distance coïncide avec ce qu’on appelle la norme du vecteur MN, qui est définie par
q
# »
kMNk = d(M, N) = (x0 x)2 + (y0 y)2

#» #»
Si M0 est un point de coordonnées (x0 , y0 ) et si #»
v = a i + b j est un vecteur non nul, alors la
droite D(M0 , #»
v ) passant par M0 de vecteur directeur #»
v a pour équation bx ay = bx0 ay0 .
En effet, pour un point M de coordonnées (x, y), on a

# » x x0 a
M 2 D(M0 , #»
v ) () (M0 M, #»
v ) est lié () =0
y y0 b

Enfin, si M1 et M2 sont deux points du plan, alors la droite (M1 M2 ) passant par les points M1 et
# »
M2 est égale à la droite passant par M1 est de vecteur directeur M1 M2 .
# » # »
En abrégé, on a (M1 M2 ) = D(M1 , M1 M2 ) = D(M2 , M1 M2 ).

4.1.2 Fonctions d’une variable réelle à valeurs dans R2

4.1.2.1 Définition et exemples

Dans cette section, pour simplifier, au lieu de considérer une partie quelconque de R, on se restreint
à un intervalle de R.

Définition 4.2.

Soit I un intervalle de R. Alors toute fonction f : I ! R2 , qui à t 2 I fait correspondre


un point f (t) du plan R2 , s’appelle une fonction d’une variable réelle à valeurs dans R2

Remarques
1. Si f : I ! R2 une fonction, alors pour tout t 2 I, on a f (t) = (x(t), y(t)), où (x(t) et y(t) sont
#» #»
les coordonnées du point f (t) dans le repère (O, i , j ). Ainsi, toute application f : I ! R2
peut sécrire sous la forme :

f : I ! R2
t 7 ! (x(t), y(t))

2. Si f : I ! R2 une fonction qui à t fait correspondre f (t) = (x(t), y(t)), alors l’ensemble
C = {(x(t), y(t)) : t 2 I} décrit une courbe du plan R2 , appelée courbe paramétrique définie
par la fonction f .

Page 52 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

3. En mécanique, on convient de poser f (t) = M(t), où la variable t désigne le temps et M(t)


désigne la position d’un point matériel à l’instant t.
Dans ce cas l’ensemble {M(t) = (x(t), y(t)) : t 2 [t0 , T ]} représente la trajectoire du point
matériel de l’instant initial t0 à l’instant final T .
Exemples
1. f : R ! R qui à t fait correspondre (x(t), y(t)), avec
8
<x(t) = at + a
:y(t) = bt + b

avec (a, b) 6= (0, 0). Alors la courbe paramétrique définie par f est la droite passant par le
#» #»
point A = (a, b) et de vecteur directeur #»
v = a i +b j .

2. f : [ p, p] ! R qui à t fait correspondre (x(t), y(t)), avec


8
<x(t) = R cost + w
1
:y(t) = R sint + w
2

où R est un nombre réel strictement positif. Alors la courbe paramétrique définie par f est
le cercle de centre W = (w1 , w2 ) et de rayon R.

3. Soit I un intervalle de R et soit j : I ! R une fonction, alors le graphe de j peut-être


considéré comme une courbe paramétrique en considérant la fonction f : I ! R2 définie
par f (t) = (t, j(t)).

4.2.0.1 Limite et continuité

Définition 4.3 (Limite).

Soient I un intervalle de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction qui à t fait correspondre


(x(t), y(t)). Pour (x0 , y0 ) 2 R2 , on dit que f a pour limite (x0 , y0 ) lorsque t tend vers t0 ,
si x(t) tend vers x0 et y(t) tend vers y0 lorsque t tend vers t0 .

lim f (t) = (x0 , y0 ) () lim x(t) = x0 et lim y(t) = y0


t!t0 t!t0 t!t0

Remarque
En utilisant la distance deux points, on obtient une définition de la limite analogue à celle d’une
fonction à valeurs dans R :
lim f (t) = (x0 , y0 ), si et seulement si, pour tout e > 0, il existe a > 0, tel que
t!t0

8t 2 I, |t t0 |  a =) d( f (t), (x0 , y0 ))  e

Page 53 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

En effet, supposons que lim f (t) = (x0 , y0 ), alorspour tout e > 0, il existe a > 0, tel que
t!t0

q
8t 2 I, |t t0 |  a =) (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2  e
p p
Comme |x(t) x0 |  (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2 et |y(t) y0 |  (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2 ,
alors pour t 2 I, tel que |t t0 |  a, on a

|x(t) x0 |  e et |y(t) y0 |  e

Réciproquement, supposons que lim x(t) = x0 et lim y(t) = y0 et fixons e > 0.


t!t0 t!t0
Comme lim x(t) = x0 , alors il existe b > 0, tel que
t!t0

e
8t 2 I, |t t0 |  b =) |x(t) x0 | 
2

et comme lim y(t) = y0 , alors il existe d > 0, tel que


t!t0

e
8t 2 I, |t t0 |  b =) |y(t) y0 | 
2

Donc, si on prend a = min(b, d), alors pour tout t 2 I, tel que |t t0 |  a, on a


q
d( f (t), (x0 , y0 )) = (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2
q q
 (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2
e e
= |x(t) x0 | + |y(t) y0 |  + = e
2 2

Définition 4.4 (Continuité).

Soient I un intervalle de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction qui à t fait correspondre


(x(t), y(t)). On dit que f est continue en t0 , si x(t) et y(t) sont continues en t0 .

Remarques
1. On sait que x(t) et y(t) sont continues en t0 , si et seulement si,

lim x(t) = x(t0 ) et lim y(t) = y(t0 )


t!t0 t!t0

donc f est continue en t0 , si et seulement si lim f (t) = f (t0 ).


t!t0

2. D’après la remarque précédente, f est continue en t0 , si et seulement si, pour tout e > 0, il
existe a > 0, tel que

8t 2 I, |t t0 |  a =) d( f (t), f (t0 ))  e

Page 54 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4.4.0.1 Dérivabilité

Définition 4.5.

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction qui à t fait corres-


pondre (x(t), y(t)).
i) Si x(t) et y(t) sont dérivables en t0 , on dit que f est dérivable en t0 et on pose
f 0 (t0 ) = (x0 (t0 ), y0 (t0 )).
ii) Si x(t) et y(t) sont de classe C k sur I, on dit que f est de classe C k sur I et pour tout
t 2 I, on a f (k) (t) = (x(k) (t), y(k) (t)).

Remarque

f (t) f (t0 )
( f est dérivable en t0 ) () lim existe
t!t0 t t0
f (t) f (t0 ) x(t) x(t0 ) y(t) y(t0 )
En effet, pour t 6= t0 , posons g(t) = , X(t) = et Y (t) = , alors
t t0 t t0 t t0
il est facile de voir que g(t) = (X(t),Y (t)), donc d’après notre notre remarque sur les limites, on a

(lim g(t) existe) () (lim X(t) et lim Y (t) existent)


t!t0 t!t0 t!t0

4.5.0.1 Formule de Taylor-Young

Proposition 4.6.

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction de classe C n sur I,


alors pour tout t 2 I, on a

(t t0 )2 00 (t t0 )n (n)
f (t) = f (t0 ) + (t t0 ) f 0 (t0 ) + f (t0 ) + · · · + f (t0 ) + o((t t0 )n )
2! n!

Preuve
Supposons que pour tout t 2 I, on a f (t) = (x(t), y(t)).
Comme f est de classe C n sur I, alors x et y sont de classe C n sur I, donc d’après la formule de
Taylor-Young appliquée à une fonction à valeurs dans R, pour tout t 2 I, on a

n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
x(t) = Â k!
x (t0 ) + o((t t0 )n ) et y(t) = Â k!
y (t0 ) + o((t t0 )n )
k=0 k=0

Page 55 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

Comme f (t) = (x(t), y(t)) et comme pour tout entier k, f (k) (t) = (x(k) (t), y(k) (t)), alors on a
!
n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
f (t) = Â k!
x (t0 ) + o((t t0 )n ), Â
k!
y (t0 ) + o((t t0 )n )
k=0 k=0
!
n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
= Â k!
x (t0 ), Â
k!
y (t0 ) + (o((t t0 )n ), o((t t0 )n ))
k=0 k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + ((t t0 )n a(t), (t t0 )n b(t)) (avec lim a(t) = lim b(t) = 0)
t!t0 t!t0
k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + (t t0 )n (a(t), b(t))
k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + o((t t0 )n ) (car lim (a(t), b(t)) = (0, 0))
t!t0
k=0

4.6.0.1 Développements limités

Définition 4.7.

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction.


On dit que f admet un développement limité d’ordre n au voisinage de t0 , s’il existe
v0 , v1 , . . . , vn 2 R2 , tels que

f (t) = v0 + (t t0 )v1 + . . . + (t t0 )n vn + o((t t0 )n )

où o((t t0 )n ) = (t t0 )n a(t), avec a : I ! R2 une fonction, telle que lim a(t) = 0.


t!t0

Remarques
1. Si f (t) = (x(t), y(t)) et si x(t) et y(t) possèdent des développements limités d’ordre n au
voisinage de t0 , alors f possède un développement limité d’ordre n au voisinage de t0 .
En effet, si au voisinage de t0 , on a

x(t) = a0 + a1 (t t0 ) + . . . + an (t t0 )n + (t t0 )n a(t) (avec lim a(t) = 0)


t!t0
n n
y(t) = b0 + b1 (t t0 ) + . . . + bn (t t0 ) + (t t0 ) b(t) (avec lim b(t) = 0)
t!t0

alors on voit facilement qu’au voisinage de t0 , on a

f (t) = (a0 , b0 ) + (t t0 )(a1 , b1 ) + . . . + (t t0 )n (an , bn ) + (t t0 )n (a(t), b(t))

2. Si f (t) = (x(t), y(t)) et si t 7 ! x(t) et t 7 ! y(t) sont de classe C n , alors x(t) et y(t) ad-
mettent des développements limités d’ordre n au voisinage de 0et par suite, f (t) admet un
développement limité d’ordre n.

Page 56 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

Exemples
1 1
1. f (t) = (x(t), y(t)), avec x(t) = 2t + et y(t) = t 2 .
2t + 1 2t + 1
Effectuons un développement limité de f d’ordre 3 au voisinage de 0.
On a x(t) = 1 + 4t 2 8t 3 + o(t 3 ) et y(t) = 1 + 2t 3t 2 + 8t 3 + o(t 3 ).
Par suite, f (t) = (1, 1) + t(0, 2) + t 2 (4, 3) + t 3 ( 8, 8) + o(t 3 ).
sin2 t t3
2. f (t) = (x(t), y(t)), avec x(t) = et y(t) = .
2 + sint 1 t2
Effectuons un développement limité de f d’ordre 3 au voisinage de 0.
1 1 3 1 4 1 5
On a x(t) = t 2 t t + t + o(t 5 ) et y(t) = t 3 + t 5 + o(t 5 ).
2 4✓ 24
◆ ✓16 ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
2 1 3 1 4 1 5 1
Par suite, f (t) = t ,0 +t ,1 +t ,0 +t , 1 + o(t 5 ).
2 4 24 16

4.7.0.1 Tangente à une courbe paramétrique

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et soit f : I ! R2 une fonction, telle que pour tout t 2 I,
on a f (t) = (x(t), y(t)).
Soit t 2 I, avec t 6= t0 , alors la droite D(t) passant par les points M(t) et M(t0 ) a pour équation

(y y(t0 ))(x(t) x(t0 )) = (x x(t0 ))(y(t) y(t0 ))

y(t) y(t0 )
Donc D(t) a pour coëfficient directeur .
x(t) x(t0 )
On dit que la courbe possède une tangente au point M(t0 ), si ce coëfficient directeur admet une
limite lorsque t tend vers t0 :

y(t) y(t0 )
(La courbe admet une tangente au point M(t0 )) () lim existe
t!t0 x(t) x(t0 )

Deux cas sont alors possibles :


y(t) y(t0 )
i) Si lim = m, avec m 2 R, alors la tangente au point M(t0 ) s’écrit sous la forme :
t!t0 x(t) x(t0 )

y y(t0 ) = m(x x(t0 ))

y(t) y(t0 )
ii) Si lim = ±•, alors la courbe possède une tangente verticale au point M(t0 ).
t!t0 x(t) x(t0 )

Définition 4.8.

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction dérivable en t0 .


i) Si f 0 (t0 ) 6= 0R2 , on dit que M(t0 ) est un point régulier.
ii) Si f 0 (t0 ) = 0R2 on dit que M(t0 ) est un point stationnaire.

Page 57 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

Remarque
Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction dérivable en t0 .

Si M(t0 ) est un point régulier, on remarque que la droite D(t) a pour équation

x(t) x(t0 ) y(t) y(t0 )


(y y(t0 )) = (x x(t0 ))
t t0 t t0

Comme f est dérivable en t0 , alors les deux membres de cette équation possèdent une limite,
lorsque t tend vers t0 , et comme f 0 (t0 ) 6= 0, alors l’une au moins des deux limites est non
nulle, car f 0 (t0 ) = (x0 (t0 ), y0 (t0 )).
Ainsi, lorsque t tend vers t0 , la droite D(t) tend vers la droite D(t0 ) ayant pour équation :

(y y(t0 ))x0 (t0 ) = (x x(t0 ))y0 (t0 )

D(t0 ) est donc la tangente à la courbe au point M(t0 ), c’est la droite passant par le point
#» #»
v = x0 (t0 ) i + y0 (t0 ) j
M(t0 ) de vecteur directeur #»

2. Si maintenant M(t0 ) est un point stationnaire, le raisonnement précédent ne marche plus,


1.
car les deux membres de l’équation auront une limite nulle.
Dans ce cas, afin de remédier à ce problème, on suppose que f est de classe C n , pour un
certain entier n 2, au voisinage de t0 et on suppose qu’il existe k 2 {2, . . . , n}, tel que
f (k) (t0 ) 6= 0. Puis on considère le plus petit entier p 2 {2, . . . , n}, tel que f (p) (t0 ) 6= 0.
Ainsi, d’après la formule de Taylor-Young, pout tout t au voisinage de t0 , on aura

f (p) (t0 )
f (t) = f (t0 ) + (t t0 ) p + o((t t0 ) p )
p!

Or, une équation de la droite passant par M(t0 )M(t) est définie par

x(t) x(t0 ) y(t) y(t0 )


p!(y y(t0 )) = p!(x x(t0 ))
(t t0 ) p (t t0 ) p

Les deux membres de cette équation possède une limite, lorsque t tend vers t0 et comme
f (p) (t0 ) 6= 0R2 , alors l’une au moins de ces deux limites est non nulle.
Ainsi, lorsque t tend vers t0 , la droite D(t) tend vers la droite D(t0 ) ayant pour équation :

(y y(t0 ))x(p) (t0 ) = (x x(t0 ))y(p) (t0 )

D(t0 ) est donc la tangente à la courbe au point M(t0 ), c’est la droite passant par le point
#» #»
v = x(p) (t0 ) i + y(p) (t0 ) j
M(t0 ) de vecteur directeur #»

Page 58 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4.8.0.1 Position d’une courbe par rapport à sa tangente

Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction de classe C n , avec n 2.


On suppose qu’il existe k 2 {1, 2, . . . , n}, tel que f (k) (t0 ) 6= 0 et on considère le plus petit entier
p 2 {1, 2, . . . , n}, tel que f (p) (t0 ) 6= 0. Soit q 2 {p+1, . . . , n} le plus petit entier, tel que les vecteurs
f (p) (t0 ) et f (q) (t0 ) soient linéairement indépendants.
Posons #» u = f (p) (t0 ) et #»
v = f (q) (t0 ), alors on peut admettre les résultats suivants :
i) Si p est impair et q pair, alors M(t0 ) est un point ordinaire.
ii) Si p est impair et q impair, alors M(t0 ) est un point d’inflexion.
iii) Si p est pair et q impair, alors M(t0 ) est un point de rebroussement de première espèce.
iv) Si p est pair et q pair, alors M(t0 ) est un point de rebroussement de deuxième espèce.

q pair q impair
Point normal Point d’inflexion

p impair
Rebroussement de deuxième espèce Rebroussement de première espèce

p pair
8
Exemples <x(t) = (t 1) lnt
1. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 =
:y(t) = (t + 1) lnt
1. ✓ ◆ ✓ ◆
0 t 1 t +1 00 1 1 1 1
On a On a f (t) = lnt + , lnt + et f (t) = + , .
t t t t2 t t2
Donc f 0 (1) = (0, 2) et f 00 (1) = (2, 0). f 0 (1) et f 00 (1) sont linéairement indépendants, donc
M(1) est un point ordinaire, car p = 1 et q = 2.
8
<x(t) = t 3
2. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = sin4 (t)
En faisant un développement limité à l’ordre 4, on trouve x(t) = t 3 et y(t) = t 4 + o(t 4 ),
donc on aura f (t) = t 3 (1, 0) + t 4 (0, 1) + o(t 4 ), par suite, on aura
f 0 (0) = f 00 (0) = (0, 0), f (3) (0) = (6, 0) et f (4) (0) = (0, 24).
On voit donc que les vecteurs f (3) (0) et f (4) (0) sont linéairement indépendants, donc M(0)
est un point ordinaire, car p = 3 et q = 4.

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Analyse III SMIA-S2
8
<x(t) = t 3
3. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = t + t 4
On a x(t) = t 3 et y(t) = t + t 4 , donc f (t) = t(0, 1) + t 3 (1, 0) + t 4 (0, 1).
Ainsi, on voit que f 0 (0) = (0, 1), f 00 (0) = (0, 0), f (3) (0) = (6, 0) et f (4) (0) = (0, 24).
Les vecteurs f 0 (0) et f (3) (0) sont linéairement indépendants,
donc M(0) est un point d’inflexion, car p = 1 et q = 3.
8
<x(t) = t + t 4
4. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = exp(t 5 )
On a exp(t 5 ) = 1 + t 5 + o(t 5 ), donc f (t) = (0, 1) + t(1, 0) + t 4 (1, 0) + t 5 (0, 1) + o(t 5 ) Ainsi,
on a f 0 (0) = (1, 0), f 00 (0) = f (3) (0) = (0, 0), f (4) (0) = (24, 0) et f (5) (0) = (0, 120).
On voit donc que les vecteurs f 0 (0) et f (4) (0) sont liés et que les vecteurs f 0 (0) et f (5) (0)
sont linéairement indépendants, donc M(0) est un point d’inflexion, car p = 1 et q = 5.
8
<x(t) = t + 1
5. f (t) = (x(t), y(t)), où t . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 1.
:y(t) = t 2 2t

En dérivant, on trouve f 0 (1) = (0, 0), f 00 (1) = (2, 2) et f (3) (1) = ( 6, 0).
Les vecteurs f 00 (1) et f (3) (1) sont linéairement indépendants, donc M(1) est un point de
rebroussement de première espèce, car p = 2 et q = 3.
8
<x(t) = sh2 (t)
6. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = sin4 (t)
t4 t4
En faisant un développement limité, on aura x(t) = t 2 + + o(t 4 ) et y(t) = t 2 + o(t 4 ),
3 3
t4
donc on aura f (t) = t 2 (1, 1) + (1, 1) + o(t 4 ), par suite, on a
3
f 0 (0) = f (3) (0) = (0, 0), f 00 (0) = (2, 2) et f (4) (0) = (2, 2).
Les vecteurs f 00 (0) et f (4) (0) sont linéairement indépendants, M(0) est donc un point de
deuxième espèce, car p = 2 et q = 4.

4.8.0.2 Branches infinies

Soient I un intervalle de R, f : I ! R2 une fonction qui à t 2 I fait correspondre


f (t) = (x(t), y(t)). Soit t0 l’une des extrémités de l’intervalle I, alors on a t0 2 R [ { •, +•}.

Définition 4.9.

On dit que la courbe possède une branche infinie en t0 , si l’une au moins des fonctions
t 7 ! x(t) et t 7 ! y(t) tend vers l’infini, lorsque t tend vers t0 .

Remarque
1. La courbe admet une branche infinie en t0 , si et seulement si lim k f (t)k = +•.
t!t0
p
où k f (t)k = x(t)2 + y(t)2 .

Page 60 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

2. D’après la définition, plusieurs cas sont possibles :


a) lim x(t) = a et lim y(t) = ±•,
t!t0 t!t0
alors la courbe possède une asymptote verticale d’équation x = a.
b) lim x(t) = ±• et lim y(t) = b,
t!t0 t!t0
alors la courbe possède une asymptote horizontale d’équation y = b.
y(t)
c) lim x(t) = ±• et lim y(t) = ±•, dans ce cas on étudie lim :
t!t0 t!t0 t!t0 x(t)

y(t)
i) lim = ±•, alors la courbe admet une branche parabolique de direction (Oy).
t!t0 x(t)

y(t)
ii) lim = 0, alors la courbe admet une branche parabolique de direction (Ox).
t!t0 x(t)

y(t)
iii) lim = m, avec m 6= 0, et lim (y(t) mx(t)) = ±•, alors la courbe possède une
t!t0 x(t) t!t0
branche parabolique de direction la droite d’équation y = mx.
y(t)
iv) lim = m, avec m 6= 0, et lim (y(t) mx(t)) = b, avec b 2 R, alors la courbe
t!t0 x(t) t!t0
possède une asymptote d’équation y = mx + b.

4.9.1 Plan d’étude d’une courbe paramétrique

4.9.1.1 Domaine de définition

Soient I un intervalle de R, f : I ! R2 une fonction qui à t 2 I fait correspondre


f (t) = (x(t), y(t)). Soient Dx le domaine de définition de la fonction t ! x(t) et Dy celui de la
fonction t ! y(t), alors le domaine de définition de f est défini par D f = Dx \ Dy .

4.9.1.2 Réduction du domaine de définition

Soit f : D f ! R2 une fonction qui à t 2 D f fait correspondre f (t) = (x(t), y(t)).


Afin de réduire le domaine de définition D f , nous commençons par étudier la pŕiodicité de f et
les éventuelles symétries de la courbe définie par f .
On sait, qu’en général, D f est une réunion d’intervalles, donc pour simplifier, on suppose que D f
est un intervalle I de R. Plusieurs cas sont alors possibles :
1. Périodicité
Si I = R et s’il existe T > 0, tel que pour tout t 2 R, on a f (t + T ) = f (t), alors le do-
maine d’étude est réduit à un intervalle de longueur
 T . Pour pouvoir étudier facilement les
T T
possibles symétries, on considère l’intervalle , .
2 2
2. Différentes symétries
a) Cas d’un intervalle centré à l’origine, par exemple I = [ a, a].

Page 61 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

i) Si x( t) = x(t) et y( t) = y(t), alors M( t) est le symétrique de M(t) par rapport


à l’axe (Ox). Dans ce cas, on limite l’étude à [0, a], on trace la courbe, puis on
complète par symétrie par rapport à (Ox).
ii) Si x( t) = x(t) et y( t) = y(t), alors M( t) est le symétrique de M(t) par rapport
à l’axe (Oy). Dans ce cas, on limite l’étude à [0, a], on trace la courbe, puis on
complète par symétrie par rapport à (Oy).
iii) Si x( t) = x(t) et y( t) = y(t), alors M( t) est le symétrique de M(t) par
rapport à l’origine. Dans ce cas, on limite l’étude à [0, a], on trace la courbe, puis
on complète par symétrie par rapport à l’origine.
iv) Si x( t) = y(t) et y( t) = x(t), alors M( t) est le symétrique de M(t) par rapport
à la droite d’équation y = x. Dans ce cas, on limite l’étude à [0, a], on trace la
courbe, puis on complète par symétrie par rapport à la droite d’équation y = x.

b) Cas d’un intervalle fermé borné [a, b]. Dans ce cas, l’intervalle [a, b] est symétrique par
a+b a+b
rapport à son milieu , autrement dit, si t 2 a, alors son symétrique par
2  2
a+b a+b
rapport à est a + b t et on a a + b t 2 ,b :
2 2

On est donc amené à étudier les cas suivants :

i) Si x(a + b t) = x(t) et y(a + b t) = y(t), alors le point M(a + b t) est le


symétrique
 de M(t) par rapport à l’axe (Ox). Dans ce cas on limite l’étude à
a+b
a, , on trace la courbe, puis on complète par symétrie par rapport à (Ox).
2
ii) Si x(a + b t) = x(t) et y(a + b t) = y(t), alors le point M(a + b t) est le
symétrique
 de M(t) par rapport à l’axe (Oy). Dans ce cas on limite l’étude à
a+b
a, , on trace la courbe, puis on complète par symétrie par rapport à (Oy).
2
iii) Si x(a + b t) = x(t) et y(a + b t) = y(t), alors le point M(a + b t) est
le
 symétrique de M(t) par rapport à l’origine. Dans ce cas on limite l’étude à
a+b
a, , on trace la courbe, puis on complète par symétrie par rapport à l’ori-
2
gine.
iv) Si x(a + b t) = y(t) et y(a + b t) = x(t), alors le point M(a + b t) est le
symétrique de M(t) par rapport à la droite d’équation y = x. Dans ce cas on limite
a+b
l’étude à a, , on trace la courbe, puis on complète par symétrie par rapport
2
à la droite d’équation y = x.

Page 62 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

3. Translation
Soit f : R ! R2 une fonction définit sur R, avec f (t) = (x(t), y(t).
On suppose qu’il existe T > 0 et il existe (a, b) 2 R2 , tel que pour tout t 2 R, on a

x(t + T ) = a + x(t) et y(t + T ) = b + y(t)



T T
Alors il suffit de réduire le domaine d’étude à l’intervalle , , de faire une repré-
2 2
rentation graphique sur cet intervalle, puis compléter la courbe par translation de vecteur
#» #»
v = a i +b j .

8
Exemples <x(t) = cos3 (t)
1. f (t) = (x(t), y(t)), avec
:y(t) = sin3 (t)
On a Dx = R et Dy = R, donc D f = R.
On a x(t + 2p) = x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc l’étude est réduit à l’intervalle [ p, p].
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe admet une symétrie par rapport à l’axe
(Ox) et par suite l’étude est réduit à [0, p].
On a x(p t) = x(t) et y(p t) = y(t), hdonc ila courbe admet une symétrie par rapport à
p
l’axe (Oy) et par suite l’étude est réduit à 0, .
⇣p ⌘ ⇣p ⌘ 2
On a aussi x t = y(t) et y t = x(t), donc la courbe admet une symétrie par
2 2 h pi
rapport à la droite d’équation y = x et par suite, l’étude est réduit à 0, .
4

8
> 1
<x(t) =
2. f (t) = (x(t), y(t)), avec 1 t2
>
:y(t) = t3
1 t2
On a Dx = Dy =] •, 1[[ ]1, +•[, donc D f =] •, 1[[ ]1, +•[.
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à (Ox)
et par suite, l’étude est réduit à ]1, +•[.

8
<x(t) = t + sint
3. f (t) = (x(t), y(t)), avec .
:y(t) = 1 cost
On a D f = R et on a x(t + 2p) = 2p + x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc l’étude est réduit à

l’intervalle [ p, p] et on copmlète la courbe par translation de vecteur #»
v = 2p i .
On a aussi x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport
à (Oy) et par suite, l’étude est réduit à [0, p].

Page 63 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4.9.1.3 Points double

Définition 4.10.

Soit f : I ! R2 une fonction qui à t fait correspondre f (t) = (x(t), y(t)).


On dit que la courbe définie par f possède des points doubles (ou triples), s’il existe t 2 I
et il existe t 0 2 I, avec t 6= t 0 , tels que M(t) = M(t 0 ).

Remarque
Pour la recherche des points doubles, on est, en général amené à résoudre le système suivant :
8
<x(t) = x(t 0 )
avec t 6= t 0
:y(t) = y(t 0 )

8
Exemples <x(t) = t 2 + 2
>
f (t) = (x(t), y(t)), avec t
> 1 .
:y(t) = t 2 +
t2
On a D f = R . Soient t 2 R et t 2 R⇤ , avec t 6= t 0 , alors on a
⇤ ⇤ 0

2 2
x(t) = x(t 0 ) () t 2 + = t 02 + 0
t t
0 3 0 03
() t t + 2t = tt + 2t
() t 0t(t t 0 )(t + t 0 ) = 2(t t 0)
() tt 0 (t + t 0 ) = 2 (car t 6= t 0 )

On a aussi

1 1
y(t) = y(t 0 ) () t 2 +2
= t 02 + 02
t t
() t t + t = t t + t 2
02 4 02 2 04

() t 2t 02 (t t 0 )(t + t 0 ) = (t t 0 )(t + t 0 )
() (tt 0 )2 = 1 (car tt 0 (t + t 0 ) = 2, donc t + t 0 6= 0 et on a t t 0 6= 0)

On en déduit donc que (tt 0 = 1 et t + t 0 = 2) ou (tt 0 = 1 et t + t 0 = 2)


Ainsi, t et t 0 sont solution de l’équation x2 2x + 1 = 0 ou de l’équation x2 + 2x 1 = 0.
p p
Comme t 6= t 0 , alors t et t 0 sont solution de x2 + 2x 1 = 0, donc t = 1 + 2 et t 0 = 1 2.

4.10.0.1 Tableau de variation

L’étape finale de l’étude d’une d’une fonction f : D f ! R2 est la construction d’un tableau de
variation correspondant au domaine d’étude de f . Ce tableau contient tous les points particuliers
(points stationnaires, points doubles, .....), les variations de x(t) et de y(t) :

Page 64 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

t
x’(t)
x(t)
y(t)
y’(t)

Pour s’orienter dans la construction de la courbe, On peut appliquer les remarques suivantes :
x(t) %
1. On se déplace vers la droite et vers le haut.
y(t) %
x(t) %
2. On se déplace vers la droite et vers le bas.
y(t) &
x(t) &
3. On se déplace vers la gauche et vers le haut.
y(t) %
x(t) &
4. On se déplace vers la gauche et vers le bas
y(t) &

Exemples
1. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec
8
> 1
<x(t) =
1 t2
3
: t
>
1 t2

On a D f = R \ { 1, 1} =] •, 1[ [ ] 1, 1[ [ ]1, +•[.
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Ox) et par suite, le domaine d’étude est réduit à D = [0, 1[ [ ]1, +•[.
On a lim x(t) = +•, lim x(t) = •, lim y(t) = +• et lim y(t) = •, on est donc amené
t!1 t!1+ t!1 t!1+
à la recherche d’une éventuelle asymptote lorsque t tend vers 1.
y(t) y(t)
On a = t 3 , donc lim = 1.
x(t) t!1 x(t)
t3 1 t2 + t + 1 3
On a y(t) x(t) = 2
= , donc lim(y(t) x(t)) = .
1 t t +1 t!1 2
3
Ainsi, la droite d’équation y = x est une asymptote à la courbe.
2
On a lim x(t) = 0 et lim y(t) = •, donc la droite d’équation x = 0 est asymptote à la
t!+• t!+•
courbe.
2t 2 2
On a x0 (t) = et y0 (t) = t (3 t ) , donc on aura
(1 t 2 )2 (1 t 2 )2 p
x0 (t) = 0, pour t = 0 et y0 (t) = 0, pour t = 0 ou t = 3.
p
Ainsi, on voit que M( 3) est un point régulier et la tangente en ce point est horizontale.
M(0) est un point stationnaire, pour obtenir la tangente et sa nature en ce point, nous faisons

Page 65 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

un développent limité au voisinage de 0 de x(t) et y(t) :

x(t) = t 2 + o(t 3 ) et y(t) = t 3 + o(t 3 )

Donc f (t) = (1, 0)t 2 + (0, 1)t 3 + o(t 3 ), par suite, on a f 00 (0) = (2, 0) et f (3) (0) = (0, 6), donc

la tangente au point M(0) a pour vecteur directeur 2i, elle est donc horizontale. Les vecteurs
f 00 (0) et f (3) (0) sont linéairement indépendants, donc M(0) est un point de rebroussement
de première espèce.
On a alors le tableau de variation suivant :
p
t 0 1 3 +•
x0 (t) 0 + +
+• +•
x(t) 1
2
1 •
+• 3p
3
y(t) 2
0 • +•
y0 (t) + + 0

L’allure de la courbe est déterminée par le dessin suivant :

Page 66 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

2. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec


8
>
> t2 1
<x(t) =
4 2t
> 2
:y(t) = + 4
> t
4 t

On a D f = R⇤ =] •, 0[ [ ]0, +•[.
On a lim x(t) = +• et lim y(t) = +•, donc la courbe admet une branche infinie.
t!±• t!±•
16
y(t) 1 + t 3 y(t)
Pour t 2 D f , on a = , donc lim = 1.
x(t) 2 t!±• x(t)
1 3
t
9
On a y(t) x(t) = , donc lim (y(t) x(t)) = 0, par suite, la droite d’équation y = x est
2t t!±•
une asymptote à la courbe.
On a lim x(t) = ⌥• et lim y(t) = ⌥•, donc la courbe admet une branche infinie.
t!0± t!0±
y(t) t 3 + 16 y(t)
Pour t 2 D f , on a = 3 , donc lim = 8.
x(t) t 2 t!0 x(t)
9t 2
On a y(t) + 8x(t) = , donc lim(y(t) + 8x(t)) = 0, par suite, la droite d’équation y = 8x
4 t!0
est une asymptote à la courbe.
p3
p
On a x(t) = 0 () ✓t = ◆ 2 et y(t) = 0 () t = 2 3 2. ✓ ◆
p3 18 18 p
3 9 9
Donc M( 2) = 0, p 3
, avec p 3
' 3.57 et M( 2 2) = p 3
, 0 , avec p
3
' 1.78.
2 2 2 2
t3 + 1 0 (t) = t
3 8
On a x0 (t) = et y , donc x0 (t) = 0 () t = 1 et y0 (t) = 0 () t = 2.
2t 2 2t 2
On obtient alors le tableau de variation suivant :

t • 1 0 2 +•

x0 (t) 0 + +

+• +• +•

x(t) 3
4
3
4 •
+• +• +•

y(t) 15
4

• 3
y0 (t) 0 +

L’allure de la courbe est illustré par le dessin suivant :

Page 67 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

3. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec


8
<x(t) = t sint
:y(t) = 1 cost

On a D f = R.
On a x(t + 2p) = 2p + x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc le domaine d’étude est réduit à [ p, p],

puis on complète le graphe obtenu sur [ p, p] par translation de vecteur #»
v = 2p i .
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Oy), par suite le domaine d’étude est réduit à [0, p].
On a x0 (t) = 1 cost et y0 (t) = sint, donc pour t 2 [0, p], on a

x0 (t) = 0 () t = 0 et y0 (t) = 0 () t = 0 ou t = p

M(0) est donc un point stationnaire, ainsi, pour obtenir la tangente au point M(0), nous
faisons un développement limité de x(t) et y(t) au voisinage de 0.
t3 t2
On a x(t) = + o(t 3 ) et y(t) = + o(t 3 ), donc on aura
6 2
✓ ◆ ✓ ◆
2 1 3 1
f (t) = t 0, +t , 0 + o(t 3 )
2 6

Donc, on a f 00 (0) = (0, 1) et f (3) (0) = ((1, 0), par suite la tangente au point M(0) est dérigé

Page 68 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2


par le vecteur j , donc elle est horizontale.
Les vecteurs f 00 (0) et f (3) (0) sont linéaiorement indépendants, donc M(0) est un point de
rebroussement de première espèce.
Pour tout t 2 [0, p], on a x0 (t) 0 et y0 (t) 0, on obtient alors le tableau de variation
suivant :

p
t 0 2 p
x0 (t) 0 + 1 + 2
p
p
x(t) 2 1
0
2
y(t) 1
0
y0 (t) 0 + 1 + 0

L’allure de la courbe est déterminée par le dessin suivant :

Page 69 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec


8
<x(t) = t lnt
:y(t) = lnt
t
✓ ◆ ✓ ◆
⇤ 1 1
On a D f = R+ =]0, +•[ et pour tout t > 0, on a x = y(t) et y = x(t), donc la
t t
courbe possède une symétrie par rapport à la droite d’équation y = x, par suite, le domaine
d’étude est réduit à ]0, 1] ou à [1, +•[ :

On a lim x(t) = 0 et lim y(t) = •, donc la droite d’équation x = 0 est une asymptote à la
t!0 t!0
courbe.
1 lnt 1
On a x0 (t) = lnt + 1 et y0 (t) = 2
, donc x0 (t) = 0 pour t = et y0 (t) = 0 pour t = e, on
t e
obtient donc le tableau de variation suivant :

1
t 0 e 1
x0 (t) 0 +
0 1
x(t) 1
e

0
y(t) e

y0 (t) +

L’allure de la courbe est déterminée par le dessin suivant :

Page 70 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

5. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec


8
<x(t) = sin3 t
:y(t) = cos(3t)

On a D f = R.
On a x(t + 2p) = x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc le domaine d’étude est réduit à [ p, p].
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Oy), et par suite le domaine d’étude est réduit à [0, p].
On a x(p t) = x(t) et y(p t) = y(t), donc la courbeh possède une symétrie par rapport à
pi
l’axe (Ox), et par suite le domaine d’étude est réduit à 0, .
2 h
pi
On a x0 (t) = 3 cost sin2 t et y0 (t) = 3 sin(3t), donc pour t 2 0, , on a
2
p
x0 (t) = 0 () t = 0 ou t =
2
p
y0 (t) = 0 () t = 0 ou t =
3
M(0) est donc un point stationnaire, nous devons donc chercher la tangente au point M(0),
pour cela on procède à un développement lmité de x(t) et y(t) au voisinage de 0.
9 2
On a x(t) = t 3 + o(t 3 ) et y(t) = 1 t + o(t 3 ), donc on aura
2
✓ ◆
2 1
f (t) = (0, 1) + t 0, + t 3 (1, 0) + o(t 3 )
9

Page 71 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2
✓ ◆
2
Ainsi, on a f 00 (0) = 0, et f (3) (0) = (6, 0), donc la tangente au point M(0) est dérigé
9
2 #»
par le vecteur j , on a donc une tangente verticale au point M(0).
9
Comme les vecteurs f 00 (0) et f (3) (0) sont linéairementh indépendants, alors M(0) est un
pi 0
point de rebroussement de première espèce. On a 8t 2 0, , x (t) 0 et y0 (t) 0 ()
2
p p
t  .
3 2
p
On a y(t) = 0 () t = , donc la courbe coupe l’axe (Ox) au point M( p6 ).
6
On obtient alors le tableau de variation suivant :

p p p
t 0 6 3 2

x0 (t) 0 + 0
p
3 3
1
8

1
x(t) 8

0
1 0

y(t) 0

1
y0 (t) 0 0 +

On obtient alors le graphe suivant :

Page 72 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4.11 Courbes en coordonnées polaires

4.11.1 Coordonnées polaires

#» #»
Le plan R2 est rapporté à un repère orthonormé (O, i , j ).
Pour chaque point M de R2 , on désigne par q l’angle, orienté dans le sens positif, formé par les
vecteurs i et OM, c’est à dire q = ( \
#» # » #» # »
i , OM) et on désigne par r la distance du point M au point
# »
O, on a donc r = d(O, M) = kOMk.

# » #» #»
On a alors OM = x i + y j , avec x = r cos q et y = r sin q.
#» #» #» #»
Posons #»u (q) = cos q i + sin q j et #»
v (q) = sin q i + cos q j , alors (O, #»
u (q), #»
v (q)) est un repère
2 # »
orthonormé du plan R et on a OM = r u (q). #»
#» #»
r et q sont appelés les coordonnées polaires du point M dans le repère (O, i , j ).

Remarque
On a
d #»
u (q) #»
= v (q)
dq

Page 73 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

4.11.2 Courbes d’équation pôlaire r = f (q)

4.11.2.1 Définition et exemples

Définition 4.12.

Soient f : I ! R une fonction, alors l’ensemble des points de R2 de coordonnées pô-


laires ( f (q), q) définit une courbe du plan, appelée courbe pôlaire d’équation r = f (q).

Remarque
1. Soit C la courbe d’équation pôlaire r = f (q), alors pour tout point M 2 C , on a

# »
OM(q) = f (q) #»
u (q)

#» #»
Donc, si x et y sont les coordonnées cartésiennes dans le repère (O, i , j ), alors on a
8
<x(q) = f (q) cos q
:y(q) = f (q) sin q

Donc l’étude d’une courbe pôlaire peut se ramener à l’étude d’une courbe paramétrique,
mais en général, il est plus facile de faire une étude de la courbe sous sa forme pôlaire.
2. Si f est dérivable sur I, alors pour pour tout q 2 I, on a
# »
d OM
= f 0 (q) #»
u + f (q) #»
v
dq

Exemples
1. La courbe définie par f (q) = r0 , r0 est constant, est le cercle de centre O et de rayon r0 .
1
2. La courbe définie par f (q) = est une parabole.
1 + cos q
1
3. La courbe définie par f (q) = est une ellipse.
2 + cos q
1
4. La courbe définie par f (q) = est une hyperbole.
1 + 2 cos q

4.12.0.1 Plan d’étude d’une courbe pôlaire

Soient I un intervalle de R, f : I ! R une fonction et C la courbe pôlaire définie par l’équation


r = f (q).
1. Réduction du domaine d’étude

a) Périodicité

Page 74 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

i) Si f est périodique de période 2p, alors f (q + 2p) = f (q) et M(q + 2p) = M(q),
donc les points M(q + 2p) et M(q) sont confondus, par suite, on obtient l’intégra-
lité de la courbe sur un intervalle de longueur 2p, par exemple [ p, p].
ii) Si f est périodique de période T , avec T > 0, alors f (q+T ) = f (q), donc M(q+T )
est l’image de M(q) par la rotation de centre O est d’angle T , par
 suite, l’étude de
T T
la courbe est réduit à un intervalle de longueur T , par exemple , :
2 2

b) Parité
i) Si f est pair, alors f ( q) = f (q), donc M( q) est l’image de M(q) par la symétrie
orthogonale d’axe (Ox), donc l’étude de la courbe est restreinte à I \ R+ :

ii) Si f est impair, alors f ( q) = f (q), donc M( q) est l’image de M(q) par la
symétrie orthogonale d’axe (Oy), donc l’étude de la courbe est restreinte à I \R+ :

c) Symétrie
On suppose qu’il existe q0 2 I tel que I soit symétrique par rapport à q0 , c’est à dire,
pour tout q 2 I, on a 2q0 q 2 I.

Page 75 sur 98 Pr.Mohamed HOUIMDI


Analyse III SMIA-S2

i) Si pour tout q 2 I, on a f (2q0 q) = f (q), alors M(2q0 q) est le symétrique de


M(q) par rapport à la droite passant par O de coefficient directeur tan q0 , donc
l’étude de la courbe est réduite à I \ [q0 , +•[ ou à I\ ] •, q0 ].
ii) Si pour tout q 2 I, on a f (2q0 q) = f (q), alors M(2q0 q) est le symétrique
de M(q) par rapport à la droite passant par O de coefficient directeur tan q0 + p2 ,
donc l’étude de la courbe est réduite à I \ [q0 , +•[ ou à I\ ] •, q0 ].

2. Tangente à une courbe pôlaire


# »
Pour tout M 2 C , on a OM(q) = f (q) #»
u , donc on aura
# »
d OM
= f 0 (q) #»
u (q) + f (q) #»
v (q)
dq

a) Si f (q0 ) 6= 0, alors la tangente au point M(q0 ) a pour vecteur directeur

#» = f 0 (q ) #»
w 0 u (q0 ) + f (q0 ) v (q0 )

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Analyse III SMIA-S2

b) Si f (q0 ) = 0 et f 0 (q) 6= 0, alors la tangente au point M(q0 ) a pour vecteur directeur #»


v.
c) Si f (q0 ) = f 0 (q0 ) = 0, on aura

y(q) y(q0 ) y(q) sin q p


lim = lim = lim = tan(q0 ) (avec q0 6= + kp)
q!q0 x(q) x(q0 ) q!q0 x(q) q!q0 cos q 2

Donc dans ce cas la tangente a pour coëfficient directeur tan(q0 ), donc la tangente a
#» #»
pour équation y = tan(q0 )x dans le repère (O, i , j ).
Remarque
(a) Dans le cas où f (q0 ) = 0, le point M(q0 ) est situé à l’origine et on a
i) Si f (q) s’annule en q0 et change de signe, alors M(q0 ) est un point ordinaire.
ii) Si f (q) s’annule en q0 et garde un signe constant, alors M(q0 ) est un point de
rebroussement de première espèce.
f (q0 )
(b) Si f 0 (q0 ) 6= 0, alors la tangente au point M(q0 ) a pour coëfficient directeur 0
f (q0 )
dans le repère radial (M(q0 ), #» u (q0 ), #»
v (q0 )).
⇣p ⌘ ⇣p ⌘
(c) Si f + kp = 0, alors la tangente au point M + kp est verticale.
2 2
3. Branches infinies

a) Si lim f (q) = R, alors la courbe admet une branche spirale qui s’enroule autour du
q!±•
cercle de centre O et de rayon |R| :

b) Si lim f (q) = ±•, alors la courbe admet une branche spirale qui se déroule :
q!±•

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Analyse III SMIA-S2

c) Si lim f (q) = ±•, alors la courbe admet une direction asymptotique la droite de coëf-
q!q0
ficient directeur tan(q0 ).
b
Si de plus lim f (q) sin(q q0 ) = b, alors la droite d’équation y = tan(q0 )x +
q!q0 cos(q0 )
est une asymptote à la courbe.

Exemples
1. Etudier et construire la courbe d’équation pôlaire f (q) = 1 + cos(q).
On a D f = R et f (q + 2p) = f (q), donc la totalité de la courbe est obtenue en réduisant
l’étude à un intervalle de longueur 2p, par exemple [ p, p].
On a f ( q) = f (q), alors la courbe admet une symétrie par rapport à l’axe (Ox), par suite
l’étude est réduit à [0, p].
Pour q 2 [0, p], on a f (q) = 0 () q = p et f (q) garde un signe constant, donc M(p) est un
point de rebroussement de première espèce.
On a f 0 (q) = sin q, donc f 0 (q) = 0 () (q = 0 ou q = p)
Donc la tangente en M(0) est verticale et la tangente en M(p) est horizontale.
La courbe coupe l’axe (Ox) au point M(p) et l’axe (Oy) au point M p2 .
On a f p2 = 1 et f 0 p2 = 1, donc la tangente en M p2 a pour coëfficient directeur 1
dans le repère (M p2 , #» u p2 , #»
v p2 ), avec #»
u p2 = j et #»
v p2 = i ) :
#» #»

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On obtient alors le tableau de variation suivant :

p
q 0 2 p
f 0 (q) 0 0
2

f (q) 1

L’allure de la courbe est définie par le dessin suivant :

2. Etudier et représenter la courbe pôlaire définie par l’équation f (q) = cos(2q).


On a D f = R et f (q + p) = f (q), donc f est périodique de période p, par suite la courbe ad-
met une symétrieh par rapport à l’origine, ainsi l’étude est réduit à un intervalle de longueur
p pi
p, par exemple , .
2 2
On a f ( q) = f (q), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe (Ox), donc on

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Analyse III SMIA-S2
h pi
restreint l’étude à 0, .
2
On a f p2 q = f (q), donc la courbe admet uneh symétrie par rapport à la droite d’équa-
3p pi
tion y = tan 4 x = x, donc l’étude est réduit à 0, .
4
On a f p4 = 0 et f garde un signe constant, donc M p4 est un point de rebroussement de
première espèce et la tangente en ce point a pour vecteur directeur f 0 p4 #»
u p4 = 2 #» u p4 .
On a f 0 (q) = 2 sin(2q), par suite, on obtient le tableau de variation suivant :

p
q 0 4

f 0 (q) 0 2
1
f (q)
0

L’allure de la courbe est définie par le dessin suivant :

3. Etudier et représenter la courbe pôlaire définie par l’équation f (q) = q.


On a D f = R et f ( q) = f (q), donc la courbe admet une symétrie par rapport à l’axe
(Oy), par suite, l’étude de la courbe est réduit à [0, +•[.
On a lim f (q) = +•, donc la courbe possède une branche spirale qui s’enroule.
q!+• ⇣p ⌘
Pour k 2 N, on a M + kp = 0, ( 1)k ( p2 + kp) et M(kp) = (( 1)k kp, 0), donc la
2
courbe coupe l’axe (Ox) et l’axe (Oy) en une infinité de points.
Le tableau de variation est simple, il est défini par :

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Analyse III SMIA-S2

q 0 +•
f 0 (q) +
+•
f (q)
0

La courbe est définie par le dessin suivant :

4. Etudier et représenter la courbe pôlaire définie par l’équation f (q) = 1 sin q2 .


On a D f = R et f (q + 4p) = f (q), donc la totalité de la courbe est obtenue en réduisant
l’étude à un intervalle de longueur 4p, par exemple [ 2p, 2p].
On a f (2p q) = f (q) et f ( 2p q) = f (q), donc la courbe admet une symétrie par rapport
à l’axe (Ox), par suite, l’étude de la courbe est restreinte à [ p, p].
Pour q 2 [ p, p], on a f (q) = 0 () q = p. Comme f (q) garde un signe constant, alors
M(p) = (0, 0) est un point de rebroussement de première espèce de plus la tangente au point
M(p) est horizontale.
On a f 0 (q) = 12 cos q2 , donc f 0 (q) = 0 () (q = p ou q = p).
On a f ( p) = 2 et f 0 ( p) = 0, donc la tangente au point M( p) = ( 2, 0) est verticale.
La courbe coupe l’axe (Ox) au points M( p), M(0) = (1, 0) et M(p).
1
On a f (0) = 1 et f 0 (0) = , donc la tangente au point M(0) a pour vecteur directeur
2
#» = 1 #»
w

i + j
2
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Analyse III SMIA-S2
⇣ p ⌘ ⇣ p ⌘
p 2 p 2
La courbe coupe l’axe (Oy) au points M 2 = 0, 1 2 et M 2 = 0, 1 2 .
On obtient le tableau de variation suivant :

q p p
f 0 (q)
2
f (q)
0

L’allure de la courbe est déterminée par le dessin suivant :

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