Courbes paramétriques et polaires
Courbes paramétriques et polaires
Preuve
p 1 1
Posons q = , alors q > 0 et + = 1, donc d’après l’inégalité de Hölder, on a
p 1 p q
!1 !1
n n p n q
 ai(ai + bi) p 1
 p
ai  (ai + bi) (p 1)q
i=1 i=1 i=1
On a aussi
!1 !1
n n p n q
 bi(ai + bi) p 1
 bi p
 (ai + bi)(p 1)q
i=1 i=1 i=1
 (ai + bi) p 4  p
ai + Âb 5
p
i  (ai + bi) p
i=1 i=1 i=1 i=1
 (ai + bi) p  ai p
+ Â bi p
Rappelons que R2 peut-être considéré à la fois comme un espace vectoriel sur R et comme un
plan affine réel.
Dans le cas où R2 est considéré comme un espace vectoriel sur R, les éléments de R2 sont appelés
des vecteurs et seront désignés, en général, avec des lettres minuscules surmontés d’une flêche :
#» #» #» #» #» #»
i , j , k , u , v , w, . . . . . .
Dans le cas où R2 est considéré comme un plan affine, les éléments de R2 sont appelés des points
et seront, en gńéral, désignés par des lettres majuscules :
A, B, C, M, N, P, Q, . . . . . .
Rappelons aussi qu’à deux points M et N du plan affine R2 est associé un vecteur de l’espace
# »
vectoriel R2 , désigné par MN.
#» #»
Dans toute la suite, le plan affine R2 sera muni d’un repère orthonormé (O, i , j ). Ainsi, chaque
point M pourra être décrit au moyen de ses coordonnées (x, y) dans ce repère, où x et y sont les
# » #» #» # » #» #»
coordonnées du vecteur OM dans la base ( i , j ), c’est à dire OM = x i + y j . Dans ce cas, on
convient d’écrire M = (x, y).
Si M et N sont deux points du plan R2 de coordonnées respectives (x, y) et (x0 , y0 ) dans le repère
#» #» # » # » # » # »
(O, i , j ), alors, d’après la relation de Chasles, MN = ON OM, le vecteur MN a pour coordon-
#» #»
nées (x0 x, y0 y) dans la base ( i , j ).
Si M et N sont deux points du plan R2 de coordonnées respectives (x, y) et (x0 , y0 ) dans le repère
51
Analyse III SMIA-S2
#» #»
(O, i , j ), on définit la distance de M à N, par
q
d(M, N) = (x0 x)2 + (y0 y)2
# »
Cette distance coïncide avec ce qu’on appelle la norme du vecteur MN, qui est définie par
q
# »
kMNk = d(M, N) = (x0 x)2 + (y0 y)2
#» #»
Si M0 est un point de coordonnées (x0 , y0 ) et si #»
v = a i + b j est un vecteur non nul, alors la
droite D(M0 , #»
v ) passant par M0 de vecteur directeur #»
v a pour équation bx ay = bx0 ay0 .
En effet, pour un point M de coordonnées (x, y), on a
# » x x0 a
M 2 D(M0 , #»
v ) () (M0 M, #»
v ) est lié () =0
y y0 b
Enfin, si M1 et M2 sont deux points du plan, alors la droite (M1 M2 ) passant par les points M1 et
# »
M2 est égale à la droite passant par M1 est de vecteur directeur M1 M2 .
# » # »
En abrégé, on a (M1 M2 ) = D(M1 , M1 M2 ) = D(M2 , M1 M2 ).
Dans cette section, pour simplifier, au lieu de considérer une partie quelconque de R, on se restreint
à un intervalle de R.
Définition 4.2.
Remarques
1. Si f : I ! R2 une fonction, alors pour tout t 2 I, on a f (t) = (x(t), y(t)), où (x(t) et y(t) sont
#» #»
les coordonnées du point f (t) dans le repère (O, i , j ). Ainsi, toute application f : I ! R2
peut sécrire sous la forme :
f : I ! R2
t 7 ! (x(t), y(t))
2. Si f : I ! R2 une fonction qui à t fait correspondre f (t) = (x(t), y(t)), alors l’ensemble
C = {(x(t), y(t)) : t 2 I} décrit une courbe du plan R2 , appelée courbe paramétrique définie
par la fonction f .
avec (a, b) 6= (0, 0). Alors la courbe paramétrique définie par f est la droite passant par le
#» #»
point A = (a, b) et de vecteur directeur #»
v = a i +b j .
où R est un nombre réel strictement positif. Alors la courbe paramétrique définie par f est
le cercle de centre W = (w1 , w2 ) et de rayon R.
Remarque
En utilisant la distance deux points, on obtient une définition de la limite analogue à celle d’une
fonction à valeurs dans R :
lim f (t) = (x0 , y0 ), si et seulement si, pour tout e > 0, il existe a > 0, tel que
t!t0
8t 2 I, |t t0 | a =) d( f (t), (x0 , y0 )) e
En effet, supposons que lim f (t) = (x0 , y0 ), alorspour tout e > 0, il existe a > 0, tel que
t!t0
q
8t 2 I, |t t0 | a =) (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2 e
p p
Comme |x(t) x0 | (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2 et |y(t) y0 | (x(t) x0 )2 + (y(t) y0 )2 ,
alors pour t 2 I, tel que |t t0 | a, on a
|x(t) x0 | e et |y(t) y0 | e
e
8t 2 I, |t t0 | b =) |x(t) x0 |
2
e
8t 2 I, |t t0 | b =) |y(t) y0 |
2
Remarques
1. On sait que x(t) et y(t) sont continues en t0 , si et seulement si,
2. D’après la remarque précédente, f est continue en t0 , si et seulement si, pour tout e > 0, il
existe a > 0, tel que
8t 2 I, |t t0 | a =) d( f (t), f (t0 )) e
4.4.0.1 Dérivabilité
Définition 4.5.
Remarque
f (t) f (t0 )
( f est dérivable en t0 ) () lim existe
t!t0 t t0
f (t) f (t0 ) x(t) x(t0 ) y(t) y(t0 )
En effet, pour t 6= t0 , posons g(t) = , X(t) = et Y (t) = , alors
t t0 t t0 t t0
il est facile de voir que g(t) = (X(t),Y (t)), donc d’après notre notre remarque sur les limites, on a
Proposition 4.6.
(t t0 )2 00 (t t0 )n (n)
f (t) = f (t0 ) + (t t0 ) f 0 (t0 ) + f (t0 ) + · · · + f (t0 ) + o((t t0 )n )
2! n!
Preuve
Supposons que pour tout t 2 I, on a f (t) = (x(t), y(t)).
Comme f est de classe C n sur I, alors x et y sont de classe C n sur I, donc d’après la formule de
Taylor-Young appliquée à une fonction à valeurs dans R, pour tout t 2 I, on a
n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
x(t) = Â k!
x (t0 ) + o((t t0 )n ) et y(t) = Â k!
y (t0 ) + o((t t0 )n )
k=0 k=0
Comme f (t) = (x(t), y(t)) et comme pour tout entier k, f (k) (t) = (x(k) (t), y(k) (t)), alors on a
!
n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
f (t) = Â k!
x (t0 ) + o((t t0 )n ), Â
k!
y (t0 ) + o((t t0 )n )
k=0 k=0
!
n n
(t t0 )k (k) (t t0 )k (k)
= Â k!
x (t0 ), Â
k!
y (t0 ) + (o((t t0 )n ), o((t t0 )n ))
k=0 k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + ((t t0 )n a(t), (t t0 )n b(t)) (avec lim a(t) = lim b(t) = 0)
t!t0 t!t0
k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + (t t0 )n (a(t), b(t))
k=0
n
(t t0 )k (k)
= Â k!
(x (t0 ), y(k) (t0 )) + o((t t0 )n ) (car lim (a(t), b(t)) = (0, 0))
t!t0
k=0
Définition 4.7.
Remarques
1. Si f (t) = (x(t), y(t)) et si x(t) et y(t) possèdent des développements limités d’ordre n au
voisinage de t0 , alors f possède un développement limité d’ordre n au voisinage de t0 .
En effet, si au voisinage de t0 , on a
2. Si f (t) = (x(t), y(t)) et si t 7 ! x(t) et t 7 ! y(t) sont de classe C n , alors x(t) et y(t) ad-
mettent des développements limités d’ordre n au voisinage de 0et par suite, f (t) admet un
développement limité d’ordre n.
Exemples
1 1
1. f (t) = (x(t), y(t)), avec x(t) = 2t + et y(t) = t 2 .
2t + 1 2t + 1
Effectuons un développement limité de f d’ordre 3 au voisinage de 0.
On a x(t) = 1 + 4t 2 8t 3 + o(t 3 ) et y(t) = 1 + 2t 3t 2 + 8t 3 + o(t 3 ).
Par suite, f (t) = (1, 1) + t(0, 2) + t 2 (4, 3) + t 3 ( 8, 8) + o(t 3 ).
sin2 t t3
2. f (t) = (x(t), y(t)), avec x(t) = et y(t) = .
2 + sint 1 t2
Effectuons un développement limité de f d’ordre 3 au voisinage de 0.
1 1 3 1 4 1 5
On a x(t) = t 2 t t + t + o(t 5 ) et y(t) = t 3 + t 5 + o(t 5 ).
2 4✓ 24
◆ ✓16 ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
2 1 3 1 4 1 5 1
Par suite, f (t) = t ,0 +t ,1 +t ,0 +t , 1 + o(t 5 ).
2 4 24 16
Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et soit f : I ! R2 une fonction, telle que pour tout t 2 I,
on a f (t) = (x(t), y(t)).
Soit t 2 I, avec t 6= t0 , alors la droite D(t) passant par les points M(t) et M(t0 ) a pour équation
y(t) y(t0 )
Donc D(t) a pour coëfficient directeur .
x(t) x(t0 )
On dit que la courbe possède une tangente au point M(t0 ), si ce coëfficient directeur admet une
limite lorsque t tend vers t0 :
y(t) y(t0 )
(La courbe admet une tangente au point M(t0 )) () lim existe
t!t0 x(t) x(t0 )
y(t) y(t0 )
ii) Si lim = ±•, alors la courbe possède une tangente verticale au point M(t0 ).
t!t0 x(t) x(t0 )
Définition 4.8.
Remarque
Soient I un intervalle ouvert de R, t0 2 I et f : I ! R2 une fonction dérivable en t0 .
Si M(t0 ) est un point régulier, on remarque que la droite D(t) a pour équation
Comme f est dérivable en t0 , alors les deux membres de cette équation possèdent une limite,
lorsque t tend vers t0 , et comme f 0 (t0 ) 6= 0, alors l’une au moins des deux limites est non
nulle, car f 0 (t0 ) = (x0 (t0 ), y0 (t0 )).
Ainsi, lorsque t tend vers t0 , la droite D(t) tend vers la droite D(t0 ) ayant pour équation :
D(t0 ) est donc la tangente à la courbe au point M(t0 ), c’est la droite passant par le point
#» #»
v = x0 (t0 ) i + y0 (t0 ) j
M(t0 ) de vecteur directeur #»
f (p) (t0 )
f (t) = f (t0 ) + (t t0 ) p + o((t t0 ) p )
p!
Or, une équation de la droite passant par M(t0 )M(t) est définie par
Les deux membres de cette équation possède une limite, lorsque t tend vers t0 et comme
f (p) (t0 ) 6= 0R2 , alors l’une au moins de ces deux limites est non nulle.
Ainsi, lorsque t tend vers t0 , la droite D(t) tend vers la droite D(t0 ) ayant pour équation :
D(t0 ) est donc la tangente à la courbe au point M(t0 ), c’est la droite passant par le point
#» #»
v = x(p) (t0 ) i + y(p) (t0 ) j
M(t0 ) de vecteur directeur #»
q pair q impair
Point normal Point d’inflexion
p impair
Rebroussement de deuxième espèce Rebroussement de première espèce
p pair
8
Exemples <x(t) = (t 1) lnt
1. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 =
:y(t) = (t + 1) lnt
1. ✓ ◆ ✓ ◆
0 t 1 t +1 00 1 1 1 1
On a On a f (t) = lnt + , lnt + et f (t) = + , .
t t t t2 t t2
Donc f 0 (1) = (0, 2) et f 00 (1) = (2, 0). f 0 (1) et f 00 (1) sont linéairement indépendants, donc
M(1) est un point ordinaire, car p = 1 et q = 2.
8
<x(t) = t 3
2. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = sin4 (t)
En faisant un développement limité à l’ordre 4, on trouve x(t) = t 3 et y(t) = t 4 + o(t 4 ),
donc on aura f (t) = t 3 (1, 0) + t 4 (0, 1) + o(t 4 ), par suite, on aura
f 0 (0) = f 00 (0) = (0, 0), f (3) (0) = (6, 0) et f (4) (0) = (0, 24).
On voit donc que les vecteurs f (3) (0) et f (4) (0) sont linéairement indépendants, donc M(0)
est un point ordinaire, car p = 3 et q = 4.
En dérivant, on trouve f 0 (1) = (0, 0), f 00 (1) = (2, 2) et f (3) (1) = ( 6, 0).
Les vecteurs f 00 (1) et f (3) (1) sont linéairement indépendants, donc M(1) est un point de
rebroussement de première espèce, car p = 2 et q = 3.
8
<x(t) = sh2 (t)
6. f (t) = (x(t), y(t)), où . Cherchons la nature du point M(t0 ), avec t0 = 0.
:y(t) = sin4 (t)
t4 t4
En faisant un développement limité, on aura x(t) = t 2 + + o(t 4 ) et y(t) = t 2 + o(t 4 ),
3 3
t4
donc on aura f (t) = t 2 (1, 1) + (1, 1) + o(t 4 ), par suite, on a
3
f 0 (0) = f (3) (0) = (0, 0), f 00 (0) = (2, 2) et f (4) (0) = (2, 2).
Les vecteurs f 00 (0) et f (4) (0) sont linéairement indépendants, M(0) est donc un point de
deuxième espèce, car p = 2 et q = 4.
Définition 4.9.
On dit que la courbe possède une branche infinie en t0 , si l’une au moins des fonctions
t 7 ! x(t) et t 7 ! y(t) tend vers l’infini, lorsque t tend vers t0 .
Remarque
1. La courbe admet une branche infinie en t0 , si et seulement si lim k f (t)k = +•.
t!t0
p
où k f (t)k = x(t)2 + y(t)2 .
y(t)
i) lim = ±•, alors la courbe admet une branche parabolique de direction (Oy).
t!t0 x(t)
y(t)
ii) lim = 0, alors la courbe admet une branche parabolique de direction (Ox).
t!t0 x(t)
y(t)
iii) lim = m, avec m 6= 0, et lim (y(t) mx(t)) = ±•, alors la courbe possède une
t!t0 x(t) t!t0
branche parabolique de direction la droite d’équation y = mx.
y(t)
iv) lim = m, avec m 6= 0, et lim (y(t) mx(t)) = b, avec b 2 R, alors la courbe
t!t0 x(t) t!t0
possède une asymptote d’équation y = mx + b.
b) Cas d’un intervalle fermé borné [a, b]. Dans ce cas, l’intervalle [a, b] est symétrique par
a+b a+b
rapport à son milieu , autrement dit, si t 2 a, alors son symétrique par
2 2
a+b a+b
rapport à est a + b t et on a a + b t 2 ,b :
2 2
3. Translation
Soit f : R ! R2 une fonction définit sur R, avec f (t) = (x(t), y(t).
On suppose qu’il existe T > 0 et il existe (a, b) 2 R2 , tel que pour tout t 2 R, on a
8
Exemples <x(t) = cos3 (t)
1. f (t) = (x(t), y(t)), avec
:y(t) = sin3 (t)
On a Dx = R et Dy = R, donc D f = R.
On a x(t + 2p) = x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc l’étude est réduit à l’intervalle [ p, p].
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe admet une symétrie par rapport à l’axe
(Ox) et par suite l’étude est réduit à [0, p].
On a x(p t) = x(t) et y(p t) = y(t), hdonc ila courbe admet une symétrie par rapport à
p
l’axe (Oy) et par suite l’étude est réduit à 0, .
⇣p ⌘ ⇣p ⌘ 2
On a aussi x t = y(t) et y t = x(t), donc la courbe admet une symétrie par
2 2 h pi
rapport à la droite d’équation y = x et par suite, l’étude est réduit à 0, .
4
8
> 1
<x(t) =
2. f (t) = (x(t), y(t)), avec 1 t2
>
:y(t) = t3
1 t2
On a Dx = Dy =] •, 1[[ ]1, +•[, donc D f =] •, 1[[ ]1, +•[.
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à (Ox)
et par suite, l’étude est réduit à ]1, +•[.
8
<x(t) = t + sint
3. f (t) = (x(t), y(t)), avec .
:y(t) = 1 cost
On a D f = R et on a x(t + 2p) = 2p + x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc l’étude est réduit à
#»
l’intervalle [ p, p] et on copmlète la courbe par translation de vecteur #»
v = 2p i .
On a aussi x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport
à (Oy) et par suite, l’étude est réduit à [0, p].
Définition 4.10.
Remarque
Pour la recherche des points doubles, on est, en général amené à résoudre le système suivant :
8
<x(t) = x(t 0 )
avec t 6= t 0
:y(t) = y(t 0 )
8
Exemples <x(t) = t 2 + 2
>
f (t) = (x(t), y(t)), avec t
> 1 .
:y(t) = t 2 +
t2
On a D f = R . Soient t 2 R et t 2 R⇤ , avec t 6= t 0 , alors on a
⇤ ⇤ 0
2 2
x(t) = x(t 0 ) () t 2 + = t 02 + 0
t t
0 3 0 03
() t t + 2t = tt + 2t
() t 0t(t t 0 )(t + t 0 ) = 2(t t 0)
() tt 0 (t + t 0 ) = 2 (car t 6= t 0 )
On a aussi
1 1
y(t) = y(t 0 ) () t 2 +2
= t 02 + 02
t t
() t t + t = t t + t 2
02 4 02 2 04
() t 2t 02 (t t 0 )(t + t 0 ) = (t t 0 )(t + t 0 )
() (tt 0 )2 = 1 (car tt 0 (t + t 0 ) = 2, donc t + t 0 6= 0 et on a t t 0 6= 0)
L’étape finale de l’étude d’une d’une fonction f : D f ! R2 est la construction d’un tableau de
variation correspondant au domaine d’étude de f . Ce tableau contient tous les points particuliers
(points stationnaires, points doubles, .....), les variations de x(t) et de y(t) :
t
x’(t)
x(t)
y(t)
y’(t)
Pour s’orienter dans la construction de la courbe, On peut appliquer les remarques suivantes :
x(t) %
1. On se déplace vers la droite et vers le haut.
y(t) %
x(t) %
2. On se déplace vers la droite et vers le bas.
y(t) &
x(t) &
3. On se déplace vers la gauche et vers le haut.
y(t) %
x(t) &
4. On se déplace vers la gauche et vers le bas
y(t) &
Exemples
1. Etudier et représenter la courbe définie par f (t) = (x(t), y(t)), avec
8
> 1
<x(t) =
1 t2
3
: t
>
1 t2
On a D f = R \ { 1, 1} =] •, 1[ [ ] 1, 1[ [ ]1, +•[.
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Ox) et par suite, le domaine d’étude est réduit à D = [0, 1[ [ ]1, +•[.
On a lim x(t) = +•, lim x(t) = •, lim y(t) = +• et lim y(t) = •, on est donc amené
t!1 t!1+ t!1 t!1+
à la recherche d’une éventuelle asymptote lorsque t tend vers 1.
y(t) y(t)
On a = t 3 , donc lim = 1.
x(t) t!1 x(t)
t3 1 t2 + t + 1 3
On a y(t) x(t) = 2
= , donc lim(y(t) x(t)) = .
1 t t +1 t!1 2
3
Ainsi, la droite d’équation y = x est une asymptote à la courbe.
2
On a lim x(t) = 0 et lim y(t) = •, donc la droite d’équation x = 0 est asymptote à la
t!+• t!+•
courbe.
2t 2 2
On a x0 (t) = et y0 (t) = t (3 t ) , donc on aura
(1 t 2 )2 (1 t 2 )2 p
x0 (t) = 0, pour t = 0 et y0 (t) = 0, pour t = 0 ou t = 3.
p
Ainsi, on voit que M( 3) est un point régulier et la tangente en ce point est horizontale.
M(0) est un point stationnaire, pour obtenir la tangente et sa nature en ce point, nous faisons
Donc f (t) = (1, 0)t 2 + (0, 1)t 3 + o(t 3 ), par suite, on a f 00 (0) = (2, 0) et f (3) (0) = (0, 6), donc
#»
la tangente au point M(0) a pour vecteur directeur 2i, elle est donc horizontale. Les vecteurs
f 00 (0) et f (3) (0) sont linéairement indépendants, donc M(0) est un point de rebroussement
de première espèce.
On a alors le tableau de variation suivant :
p
t 0 1 3 +•
x0 (t) 0 + +
+• +•
x(t) 1
2
1 •
+• 3p
3
y(t) 2
0 • +•
y0 (t) + + 0
On a D f = R⇤ =] •, 0[ [ ]0, +•[.
On a lim x(t) = +• et lim y(t) = +•, donc la courbe admet une branche infinie.
t!±• t!±•
16
y(t) 1 + t 3 y(t)
Pour t 2 D f , on a = , donc lim = 1.
x(t) 2 t!±• x(t)
1 3
t
9
On a y(t) x(t) = , donc lim (y(t) x(t)) = 0, par suite, la droite d’équation y = x est
2t t!±•
une asymptote à la courbe.
On a lim x(t) = ⌥• et lim y(t) = ⌥•, donc la courbe admet une branche infinie.
t!0± t!0±
y(t) t 3 + 16 y(t)
Pour t 2 D f , on a = 3 , donc lim = 8.
x(t) t 2 t!0 x(t)
9t 2
On a y(t) + 8x(t) = , donc lim(y(t) + 8x(t)) = 0, par suite, la droite d’équation y = 8x
4 t!0
est une asymptote à la courbe.
p3
p
On a x(t) = 0 () ✓t = ◆ 2 et y(t) = 0 () t = 2 3 2. ✓ ◆
p3 18 18 p
3 9 9
Donc M( 2) = 0, p 3
, avec p 3
' 3.57 et M( 2 2) = p 3
, 0 , avec p
3
' 1.78.
2 2 2 2
t3 + 1 0 (t) = t
3 8
On a x0 (t) = et y , donc x0 (t) = 0 () t = 1 et y0 (t) = 0 () t = 2.
2t 2 2t 2
On obtient alors le tableau de variation suivant :
t • 1 0 2 +•
x0 (t) 0 + +
+• +• +•
x(t) 3
4
3
4 •
+• +• +•
y(t) 15
4
• 3
y0 (t) 0 +
On a D f = R.
On a x(t + 2p) = 2p + x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc le domaine d’étude est réduit à [ p, p],
#»
puis on complète le graphe obtenu sur [ p, p] par translation de vecteur #»
v = 2p i .
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Oy), par suite le domaine d’étude est réduit à [0, p].
On a x0 (t) = 1 cost et y0 (t) = sint, donc pour t 2 [0, p], on a
x0 (t) = 0 () t = 0 et y0 (t) = 0 () t = 0 ou t = p
M(0) est donc un point stationnaire, ainsi, pour obtenir la tangente au point M(0), nous
faisons un développement limité de x(t) et y(t) au voisinage de 0.
t3 t2
On a x(t) = + o(t 3 ) et y(t) = + o(t 3 ), donc on aura
6 2
✓ ◆ ✓ ◆
2 1 3 1
f (t) = t 0, +t , 0 + o(t 3 )
2 6
Donc, on a f 00 (0) = (0, 1) et f (3) (0) = ((1, 0), par suite la tangente au point M(0) est dérigé
#»
par le vecteur j , donc elle est horizontale.
Les vecteurs f 00 (0) et f (3) (0) sont linéaiorement indépendants, donc M(0) est un point de
rebroussement de première espèce.
Pour tout t 2 [0, p], on a x0 (t) 0 et y0 (t) 0, on obtient alors le tableau de variation
suivant :
p
t 0 2 p
x0 (t) 0 + 1 + 2
p
p
x(t) 2 1
0
2
y(t) 1
0
y0 (t) 0 + 1 + 0
On a lim x(t) = 0 et lim y(t) = •, donc la droite d’équation x = 0 est une asymptote à la
t!0 t!0
courbe.
1 lnt 1
On a x0 (t) = lnt + 1 et y0 (t) = 2
, donc x0 (t) = 0 pour t = et y0 (t) = 0 pour t = e, on
t e
obtient donc le tableau de variation suivant :
1
t 0 e 1
x0 (t) 0 +
0 1
x(t) 1
e
0
y(t) e
•
y0 (t) +
On a D f = R.
On a x(t + 2p) = x(t) et y(t + 2p) = y(t), donc le domaine d’étude est réduit à [ p, p].
On a x( t) = x(t) et y( t) = y(t), donc la courbe possède une symétrie par rapport à l’axe
(Oy), et par suite le domaine d’étude est réduit à [0, p].
On a x(p t) = x(t) et y(p t) = y(t), donc la courbeh possède une symétrie par rapport à
pi
l’axe (Ox), et par suite le domaine d’étude est réduit à 0, .
2 h
pi
On a x0 (t) = 3 cost sin2 t et y0 (t) = 3 sin(3t), donc pour t 2 0, , on a
2
p
x0 (t) = 0 () t = 0 ou t =
2
p
y0 (t) = 0 () t = 0 ou t =
3
M(0) est donc un point stationnaire, nous devons donc chercher la tangente au point M(0),
pour cela on procède à un développement lmité de x(t) et y(t) au voisinage de 0.
9 2
On a x(t) = t 3 + o(t 3 ) et y(t) = 1 t + o(t 3 ), donc on aura
2
✓ ◆
2 1
f (t) = (0, 1) + t 0, + t 3 (1, 0) + o(t 3 )
9
p p p
t 0 6 3 2
x0 (t) 0 + 0
p
3 3
1
8
1
x(t) 8
0
1 0
y(t) 0
1
y0 (t) 0 0 +
#» #»
Le plan R2 est rapporté à un repère orthonormé (O, i , j ).
Pour chaque point M de R2 , on désigne par q l’angle, orienté dans le sens positif, formé par les
vecteurs i et OM, c’est à dire q = ( \
#» # » #» # »
i , OM) et on désigne par r la distance du point M au point
# »
O, on a donc r = d(O, M) = kOMk.
# » #» #»
On a alors OM = x i + y j , avec x = r cos q et y = r sin q.
#» #» #» #»
Posons #»u (q) = cos q i + sin q j et #»
v (q) = sin q i + cos q j , alors (O, #»
u (q), #»
v (q)) est un repère
2 # »
orthonormé du plan R et on a OM = r u (q). #»
#» #»
r et q sont appelés les coordonnées polaires du point M dans le repère (O, i , j ).
Remarque
On a
d #»
u (q) #»
= v (q)
dq
Définition 4.12.
Remarque
1. Soit C la courbe d’équation pôlaire r = f (q), alors pour tout point M 2 C , on a
# »
OM(q) = f (q) #»
u (q)
#» #»
Donc, si x et y sont les coordonnées cartésiennes dans le repère (O, i , j ), alors on a
8
<x(q) = f (q) cos q
:y(q) = f (q) sin q
Donc l’étude d’une courbe pôlaire peut se ramener à l’étude d’une courbe paramétrique,
mais en général, il est plus facile de faire une étude de la courbe sous sa forme pôlaire.
2. Si f est dérivable sur I, alors pour pour tout q 2 I, on a
# »
d OM
= f 0 (q) #»
u + f (q) #»
v
dq
Exemples
1. La courbe définie par f (q) = r0 , r0 est constant, est le cercle de centre O et de rayon r0 .
1
2. La courbe définie par f (q) = est une parabole.
1 + cos q
1
3. La courbe définie par f (q) = est une ellipse.
2 + cos q
1
4. La courbe définie par f (q) = est une hyperbole.
1 + 2 cos q
a) Périodicité
i) Si f est périodique de période 2p, alors f (q + 2p) = f (q) et M(q + 2p) = M(q),
donc les points M(q + 2p) et M(q) sont confondus, par suite, on obtient l’intégra-
lité de la courbe sur un intervalle de longueur 2p, par exemple [ p, p].
ii) Si f est périodique de période T , avec T > 0, alors f (q+T ) = f (q), donc M(q+T )
est l’image de M(q) par la rotation de centre O est d’angle T , par
suite, l’étude de
T T
la courbe est réduit à un intervalle de longueur T , par exemple , :
2 2
b) Parité
i) Si f est pair, alors f ( q) = f (q), donc M( q) est l’image de M(q) par la symétrie
orthogonale d’axe (Ox), donc l’étude de la courbe est restreinte à I \ R+ :
ii) Si f est impair, alors f ( q) = f (q), donc M( q) est l’image de M(q) par la
symétrie orthogonale d’axe (Oy), donc l’étude de la courbe est restreinte à I \R+ :
c) Symétrie
On suppose qu’il existe q0 2 I tel que I soit symétrique par rapport à q0 , c’est à dire,
pour tout q 2 I, on a 2q0 q 2 I.
#» = f 0 (q ) #»
w 0 u (q0 ) + f (q0 ) v (q0 )
#»
Donc dans ce cas la tangente a pour coëfficient directeur tan(q0 ), donc la tangente a
#» #»
pour équation y = tan(q0 )x dans le repère (O, i , j ).
Remarque
(a) Dans le cas où f (q0 ) = 0, le point M(q0 ) est situé à l’origine et on a
i) Si f (q) s’annule en q0 et change de signe, alors M(q0 ) est un point ordinaire.
ii) Si f (q) s’annule en q0 et garde un signe constant, alors M(q0 ) est un point de
rebroussement de première espèce.
f (q0 )
(b) Si f 0 (q0 ) 6= 0, alors la tangente au point M(q0 ) a pour coëfficient directeur 0
f (q0 )
dans le repère radial (M(q0 ), #» u (q0 ), #»
v (q0 )).
⇣p ⌘ ⇣p ⌘
(c) Si f + kp = 0, alors la tangente au point M + kp est verticale.
2 2
3. Branches infinies
a) Si lim f (q) = R, alors la courbe admet une branche spirale qui s’enroule autour du
q!±•
cercle de centre O et de rayon |R| :
b) Si lim f (q) = ±•, alors la courbe admet une branche spirale qui se déroule :
q!±•
c) Si lim f (q) = ±•, alors la courbe admet une direction asymptotique la droite de coëf-
q!q0
ficient directeur tan(q0 ).
b
Si de plus lim f (q) sin(q q0 ) = b, alors la droite d’équation y = tan(q0 )x +
q!q0 cos(q0 )
est une asymptote à la courbe.
Exemples
1. Etudier et construire la courbe d’équation pôlaire f (q) = 1 + cos(q).
On a D f = R et f (q + 2p) = f (q), donc la totalité de la courbe est obtenue en réduisant
l’étude à un intervalle de longueur 2p, par exemple [ p, p].
On a f ( q) = f (q), alors la courbe admet une symétrie par rapport à l’axe (Ox), par suite
l’étude est réduit à [0, p].
Pour q 2 [0, p], on a f (q) = 0 () q = p et f (q) garde un signe constant, donc M(p) est un
point de rebroussement de première espèce.
On a f 0 (q) = sin q, donc f 0 (q) = 0 () (q = 0 ou q = p)
Donc la tangente en M(0) est verticale et la tangente en M(p) est horizontale.
La courbe coupe l’axe (Ox) au point M(p) et l’axe (Oy) au point M p2 .
On a f p2 = 1 et f 0 p2 = 1, donc la tangente en M p2 a pour coëfficient directeur 1
dans le repère (M p2 , #» u p2 , #»
v p2 ), avec #»
u p2 = j et #»
v p2 = i ) :
#» #»
p
q 0 2 p
f 0 (q) 0 0
2
f (q) 1
p
q 0 4
f 0 (q) 0 2
1
f (q)
0
q 0 +•
f 0 (q) +
+•
f (q)
0
q p p
f 0 (q)
2
f (q)
0