Cours Synthese de Base en SEG
Cours Synthese de Base en SEG
UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL
UNIVERSITE ISLAMIQUE AL-FOURQANE DE COTE D’IVOIRE
LICENCE 2
Dr COMOE Anzoumana
Email :azoucomoe@[Link]
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INTRODUCTION
Toutes les questions économiques découlent d'un seul fait fondamental : la rareté des ressources
existantes, dépassées par les besoins des êtres humains. Partant de ce postulat, l'Economie a évolué
pour devenir la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et les
moyens rares à usage alternatif. La micro-économie analyse plus particulièrement le comportement
des agents individuels ; la macro-économie s’intéresse au fonctionnement de l’économie dans son
ensemble.
L'économiste, en tant que scientifique, cherche à comprendre ce qui est (question positive) sans se
prononcer sur ce qui devrait être (question normative). Pour atteindre ses objectifs qui sont d'expliquer
et de prévoir, l’économiste utilise des méthodes de travail empruntées aux sciences naturelles. La
méthode inductive est fondée sur l'observation des faits, afin d'élaborer des LOIS ; l'économiste doit
alors affronter deux difficultés majeures : la première est le passage d'une observation particulière,
limitée dans le temps et l'espace, à une conclusion d'ordre général ; la seconde résulte de la complexité
du phénomène étudié. La connaissance ainsi fournie sera schématique et approximative, conséquence
de la simplification initiée par les hypothèses de base.
Les théories économiques sont régies par deux lois fondamentales, l’utilité marginale décroissante et
les rendements marginaux décroissants. Tout individu éprouve des besoins qu'il va satisfaire en se
procurant des biens et des services. La loi de la satiabilité des besoins individuels, ou loi de GOSSEN,
pose le postulat de l'utilité marginale décroissante : plus on consomme d'un bien, plus l'utilité
marginale (de la dernière unité consommée) a tendance à diminuer. Les économistes supposent que le
consommateur est rationnel (homo oeconomicus), en ce sens qu'il répartit son revenu en recherchant la
satisfaction optimale.
L'entreprise achète ou loue des facteurs de production (nous avons essentiellement retenu le capital et
le travail), appelés inputs, qu'elle combine pour produire des outputs. Cette combinaison est décrite
par une fonction de production. L'analyse du comportement du producteur repose sur la loi de la
productivité marginale décroissante, qui montre que si on ajoute à un facteur fixe des doses constantes
de l'autre facteur, la productivité marginale (de chaque unité) décroît.
La rareté implique que la société opère des choix. Les choix possibles sont, en termes de production de
richesses, symbolisés par la frontière des possibilités de production (FPP). Celle-ci indique les
quantités maximales de biens qu'un système économique peut produire compte tenu de ses ressources
disponibles. Tout accroissement des ressources, toute amélioration de la technologie "élargit" la FPP.
Celle-ci symbolise également l'efficacité du système puisqu'une économie située sur sa FPP ne
gaspille aucune ressource.
La science économique est née en 1776 avec l’ouvrage d’Adam Smith, communément appelé « la
richesse des nations ». Ses apports essentiels se situent au niveau des concepts fondamentaux, tels
ceux de valeur et de prix. Il a également tenté de répondre à la question fondamentale du
fonctionnement de l’économie de marché par le phénomène de la main invisible : chaque individu
poursuit exclusivement et de manière égoïste ses propres objectifs ; en cela, il est conduit par une «
main invisible » à poursuivre l’intérêt collectif ; il n’y a pas de contradiction entre ce dernier et les
intérêts privés, et l’Etat ne doit pas intervenir dans ce mécanisme, sous peine de lui nuire.
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Robert Malthus, « disciple » de Smith, constate que les périodes d’expansion des populations ont été
inéluctablement suivies par des périodes de recul démographique ; c’est le piège malthusien : la hausse
de population vient buter sur l’épuisement des ressources, dans un cadre de techniques stables. Pour
éviter la catastrophe, il préconise la limitation volontaire des naissances. Selon MALTHUS, chaque
fois que le salaire s’élèvera au-dessus du minimum de subsistance, la population augmentera, ce qui
aboutira à une baisse des salaires. C’est la Loi D’AIRAIN des salaires.
L’analyse de Karl Marx prend en compte les liaisons entre les structures sociales et économiques,
l’économique étant inséparable d’une analyse globale de la société. Trois idées importantes : l’Etat est
l’expression politique du pouvoir de la classe qui détient les moyens de production et est un instrument
de domination d’une classe sur l’autre ; le droit codifie le type d’appropriation des moyens de
production par une classe déterminée ; les idées dominantes sont celles de la classe dominantes. Toute
société est traversée par des antagonismes de classes. Dans la société capitaliste, la détention des
moyens de production permet à une classe, la bourgeoisie capitaliste, d’en exploiter une autre, le
prolétariat (aliénation du travailleur) ; la compression des salaires provoque des crises de
surproduction. Les contradictions du mode de production bourgeois provoqueront à terme sa
disparition, et le développement d’un autre mode de production. Au capitalisme succédera ainsi le
communisme.
Un système économique s’articule autour de deux éléments : les agents décideurs et un mécanisme de
coordination. Dans nos économies, ce sont les marchés qui jouent le rôle de coordinateur. Les
ménages, qui cherchent à maximiser leur satisfaction, demandent des biens et des services aux
entreprises ; celles-ci, à la recherche du profit maximum, vont produire les biens et les services désirés
en utilisant les combinaisons de facteurs les moins coûteuses, en évitant tout gaspillage des ressources.
C’est par le biais des prix que les décisions des agents sont coordonnées sur les marchés.
D'autres formes de mécanismes coordinateurs sont envisageables (et existent), telle que la
planification, c'est-à-dire la coordination par directives.
Si l'application pure et simple des « lois du marché » (la main invisible) conduit à l'efficacité, le
système n'en génère pas moins des inégalités. Pour beaucoup, le marché serait une jungle, un univers
impitoyable, où règne la loi des plus forts. Dès lors, nos démocraties se sont tournées vers un système
d'économie MIXTE, c'est-à-dire mêlant libre marché et réglementation. En fait, l'Etat intervient en tant
qu'agent décideur pour corriger les effets pervers du marché, suivant en cela les principes développés
par l'économiste John Maynard KEYNES en 1936. L'Etat se doit ainsi de mettre en place un arsenal de
politiques économiques pour protéger les plus faibles de ses citoyens, et prévenir les crises
économiques, sources d'inflation et/ou de chômage; il doit également soutenir la croissance
économique dans la stabilité. Le concept de l’Etat-Providence a soulevé de nombreuses critiques,
relatives à son inefficacité. John Rawls a bien tenté de fonder théoriquement l’Etat-Providence : les
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libertés priment par-dessus tout, et les inégalités « illégitimes » doivent faire l’objet d’aménagement ;
l’Etat doit instaurer « l’égalité des chances », et les aménagements doivent profiter aux plus
défavorisés. Cette théorie a été dénoncée par les libéraux et les libertariens ; l’idée d’égalité induit en
effet une question fondamentale : égalité de quoi ?, à propos de laquelle le débat est loin d’être clos.
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Chapitre I : Les principes de l’économie
Il n’y a pas de repas gratuit! Pour obtenir une chose qui nous tente, il nous faut en général renoncer
à une autre
chose que l’on aime. Prendre une décision revient donc à comparer deux objectifs.
1-2- Principe n°2: Le coût d’un bien est ce à quoi l’on est prêt à renoncer pour l’obtenir
Parce que l’on doit faire des choix, prendre une décision implique d’être capable de comparer des
coûts et des bénéfices des diverses options possibles.
Retenons que les gens doivent faire des choix parmi des objectifs conflictuels, que le coût d’une action
se mesure en termes d’opportunités abandonnées, que les êtres rationnels décident en comparant les
coûts marginaux aux bénéfices marginaux et que les individus adoptent des comportements différents
en fonction des incitations qui leur sont proposées.
2-2-Principe n°6: Généralement, les marchés constituent une façon efficace d’organiser l’activité
économique
L’effondrement du communisme en Union Soviétique et en Europe de l’Est est un bon exemple pour
illustrer ceci. Les pays communistes croyaient que des organismes de planification centrale au sein du
gouvernement étaient les mieux placés pour guider l’activité économique. Ces organismes décidaient
quels biens et services devaient être produits, en quelles quantités et qui devait les produire et les
consommer. Une idée sous-jacente structurait cette planification centralisée: seul le gouvernement
pouvait organiser l’activité économique de manière à assurer le bien-être du pays entier.
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cependant quelques exceptions importantes. Il y a principalement deux raisons qui poussent le
gouvernement à intervenir dans la vie économique: améliorer l'efficacité et promouvoir la justice. La
plupart des politiques économiques visent soit à agrandir le gâteau, soit à le répartir différemment.
Grâce à la main invisible, les marchés allouent en général les ressources de manière efficace.
Retenons que l’échange peut être mutuellement bénéfique, que les marchés constituent généralement
une manière efficace de coordonner les échanges entre individus et que le gouvernement peut parfois
améliorer les choses en cas de défaillance de marché ou de résultat trop inéquitable.
3-1-Principe n°8: Le niveau de vie d’un pays dépend de sa capacité à produire des biens et
services
Au plan mondial, les différences de niveaux de vie sont colossales. En 1993, le Français moyen
percevait un revenu de l’ordre de 21 000 Dollars. La même année, le Mexicain moyen ne touchait que
7 000 Dollars, et le Nigérian moyen 1 500 Dollars. Bien évidemment, cette gigantesque disparité des
revenus moyens se trouve dans l’appréciation des qualités de vie. Les habitants des pays à haut niveau
de revenu ont plus de postes de télévision, plus de voitures, une alimentation plus équilibrée, une
assistance médicale plus sophistiquée et une espérance de vie plus longue que les habitants des pays à
faible niveau de revenu.
En janvier 1921, en Allemagne, un quotidien coûtait 0,30 Mark. Moins de deux ans plus tard, en
novembre 1922, le même journal coûtait 70 000 000 de Marks. Et tous les autres prix allemands
avaient connu la même progression. Cet épisode est l’un des exemples les plus spectaculaires
d’inflation, c’est-à-dire d’augmentation du niveau général des prix dans une économie.
3-3-Principe n°10: À court terme, la société doit choisir entre inflation et chômage
Si l’inflation est si facile à expliquer, pourquoi a-t-on parfois autant de mal à la contrôler? Parce qu’on
considère souvent que réduire le taux d’inflation contribue à augmenter momentanément le taux de
chômage. Ce compromis de court terme entre inflation et chômage est décrit par la courbe de Phillips,
du nom de l’économiste anglais qui a démontré l’existence de cette relation.
Retenons que la productivité est à l’origine du niveau de vie, que l’augmentation de la quantité de
monnaie est la source ultime de l’inflation et que la société doit choisir à court terme entre inflation et
chômage
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Coût d’opportunité: Ce à quoi il faut renoncer pour obtenir quelque chose
Changement marginal: Petit ajustement d’un plan d’action
Economie de marché: Economie qui repose sur les décisions décentralisées des ménages et des
entreprises se rencontrant sur les marchés des biens et des services pour allouer les ressources
Défaillance de marché: Situation dans laquelle le marché, livré à lui-même, ne parvient pas à allouer
les ressources efficacement.
Externalité: Effet de comportement d’un agent sur le bien-être d’un tiers
Pouvoir de marché: Capacité d’un agent économique (ou d’un petit groupe d’agents) d’influer sur les
prix du marché
Productivité: Quantité de biens et services produite par heure travaillée
Inflation: Hausse du niveau général des prix de l’économie
Courbe de Phillips: Compromis de court terme entre inflation et chômage
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Chapitre 2 : Penser comme un économiste
Un économiste qui vit dans un pays dans lequel les prix flambent peut être amené à développer une
théorie de l’inflation. La théorie dira par exemple que l’inflation résulte d’une trop grande création
monétaire par le gouvernement (un des 10 principes de l’économie). Pour tester sa théorie,
l’économiste pourra récupérer et analyser des données sur l’inflation et la croissance de la masse
monétaire dans divers pays. Si ces données n’indiquaient aucune corrélation entre masse monétaire et
niveaux des prix, l’économiste devrait se poser des questions sur la validité de sa théorie. Si en
revanche, il constatait une corrélation importante entre ces deux groupes de données, comme cela est
effectivement le cas, il pourrait accorder une certaine confiance à sa construction théorique.
Les économistes font diverses hypothèses pour résoudre leurs problèmes. Supposons que l’on
cherche à savoir ce qui se passe dans l’économie quand le gouvernement modifie la quantité de dollars
en circulation. L’élément central de l’analyse réside dans la façon dont les prix répondent à cette
modification. Certains prix ne sont révisés que rarement: les prix des journaux achetés en kiosque, par
exemple, ne sont revus qu’une fois tous les 2-3 ans. Sachant cela, nous allons pouvoir faire différentes
hypothèses pour étudier les effets u changement de quantité de monnaies sur des horizons de temps
différents. Pour analyser les effets à court terme, on pourra faire l’hypothèse que les prix ne réagissent
pas beaucoup. On pourra même faire l’hypothèse extrême et artificielle selon laquelle les prix sont
complètement gelés. En revanche, pour étudier les effets à long terme, on fera l’hypothèse que tous les
prix sont flexibles. De même que le physicien utilise diverses hypothèses pour analyser la chute d’une
tuile t celle d’un ballon gonflé d’air, l’économiste s’appuiera sur des hypothèses différentes pour
étudier les effets à court et long terme d’une modification de la quantité de monnaie en circulation.
Les économistes utilisent des modèles pour comprendre le monde. Ils ont recours aux diagrammes et
aux équations. Les modèles économiques négligent nombre de détails afin de se concentrer sur les
éléments essentiels, il ne représentera donc pas l’intégralité des relations économiques. Tous ces
modèles simplifient la réalité pour nous en faciliter la compréhension.
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1-4-Micro-économie et macro-économie
• La micro-économie: s’intéresse à la façon dont les entreprises et les ménages prennent leurs
décisions, et à leurs relations avec des marchés spécifiques.
• La macro-économie: étudie les phénomènes de l’économie dans son ensemble.
Que font-ils?
Un micro-économiste cherchera à étudier les effets du contrôle des loyers sur le marché immobilier
parisien, l’impact de la concurrence étrangère sur l’industrie automobile nationale ou les effets de la
scolarité obligatoire sur les revenus des travailleurs. Tandis que le macro-économiste étudiera les
conséquences de l’endettement du gouvernement, l’évolution historique du taux de chômage, ou les
diverses politiques possibles pour augmenter le niveau de vie de la population.
Lien?
Ils sont liés parce que ce sont les décisions de millions d’individus qui font les tendances de
l’économie nationale, il est impossible de comprendre les développements macro-économiques sans
s’intéresser aux décisions micro-économiques qui sont à leur origine.
• Les économistes essaient de traiter leurs sujets avec objectivité. Comme tous les scientifiques, ils
font des hypothèses appropriées et construisent des modèles pour comprendre le monde qui les
entoure.
• La science économique est divisée en deux domaines: la micro-économie, qui étudie les décisions
individuelles des ménages et des entreprises ainsi que leurs interactions sur les marchés, et la macro-
économie, qui s’intéresse aux forces et tendances qui affectent l’économie en général.
• Une opinion positive décrit le monde te qu’il est. Une opinion normative le décrit tel qu’il devrait
être. Quand les économistes émettent des opinions normatives, ils se comportent plus en hommes
politiques qu’en scientifiques.
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prétendre avoir découvert un remède miracle aux problèmes économiques. Les hommes politiques
constituent une proie facile, acharnés qu’ils sont à trouver des solutions simples et novatrices à des
problèmes difficiles et persistants. Certaines théories farfelues sont émises par des charlatans qui en
tirent célébrité et en profitent pour promouvoir leurs propres intérêts; d’autre part des fous qui croient
réellement à leurs théories.
3-2-Impression et réalité
Le désaccord entre économistes est inévitable, parce que les jugements scientifiques et les systèmes de
valeurs eux-mêmes peuvent différer. Mais il ne faudrait pas surestimer la discorde. La plupart du
temps les économistes partagent les mêmes vues.
Les économistes qui conseillent les décideurs politiques peuvent émettre des avis différents, voire
opposés, soit parce que leurs jugements scientifiques diffèrent, soit parce qu’ils ne partagent pas les
mêmes valeurs. Il arrive aussi qu’un charlatan propose une solution extraordinairement simple à un
problème compliqué. Parfois, tous les économistes seront d’accord entre eux, mais les politiciens
préféreront ignorer le conseil unanimement émis.
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Chapitre 3 : Offre et demande : les facteurs du marché
I- Marchés et concurrence
Les marchés apparaissent sous des formes très variées. Ils sont parfois hautement organisés, comme
certains marchés de matières premières agricoles. Sur ces marchés, acheteurs et vendeurs se
rencontrent en un lieu donné et à une heure précise, et un mécanisme d’enchères permet de fixer le
prix et d’organiser les ventes. La plupart du temps, les marchés sont moins organisés que cela. Dans
une ville par exemple, les consommateurs ne se rencontrent pas souvent dans les mêmes endroits.
Leurs centres d’intérêts se retrouvent à divers endroits de la ville et proposent des produits différents.
Aucun commissaire-priseur n’organise les enchères pour fixer le prix des produits. Chaque vendeur
affiche un prix pour son produit et chaque acheteur décidera combien il en achètera. Bien
qu’inorganisés, les groupes d’acheteurs et de vendeurs forment un marché. Chaque acheteur sait qu’il
peut choisir entre plusieurs vendeurs, et chaque vendeur sait que son produit n’est guère différent de
celui proposé par les autres vendeurs. Les prix et les quantités vendues ne sont pas déterminés par un
acheteur ou un unique vendeur. Au contraire, ce prix et cette quantité sont déterminés par tous les
vendeurs et tous les acheteurs qui interagissent sur le marché. Un marché concurrentiel est un marché
sur lequel les acheteurs et les vendeurs sont tellement nombreux qu’aucun d’entre eux ne peut exercer
une influence significative sur le prix.
Sur certains marchés les vendeurs sont très peu nombreux et ne se livrent pas à une concurrence
féroce. On appelle ce type de marché un oligopole. D’autres marchés sont caractérisés par la présence
de plusieurs vendeurs offrant des produits légèrement différents les uns des autres. Comme les
produits ne sont pas les mêmes, chaque vendeur dispose d’une certaine latitude dans la fixation du prix
de son produit. On parle alors d’un marché de concurrence monopolistique.
Pour étudier les marchés concurrentiels, les économistes utilisent le modèle de l’offre et la demande.
Sur un marché concurrentiel, acheteurs et vendeurs sont tellement nombreux qu’aucun d’entre eux ne
peut exercer d’influence significative sur les prix.
II- Demande
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diminue, on dit que la quantité demandée évolue en fonction inverse du prix. Cette fonction inverse est
valide pour la plupart des produits dans une économie. Elle est même tellement générale que les
économistes la qualifient de loi de la demande: toutes choses étant égales par ailleurs, quand le prix
d’un bien augmente, la quantité demandée diminue.
• Le revenu: Si vos revenus baissent, vous aurez moins à dépenser globalement, ce qui veut dire que
vous devrez dépenser moins sur certains biens, peut-être même sur tous. Si la demande d’un bien
baisse quand le revenu diminue, on parle d’un bien normal. Tous les biens ne sont pas normaux.
Quand la demande d’un bien augmente alors que le revenu diminue, on parle d’un bien inférieur.
• Le prix des produits comparables: Quand la baisse du prix d’un bien réduit la demande d’un autre
bien, ces deux produits sont appelés substituts. Hot dogs et hamburgers, tickets de cinéma et location
de vidéos sont des exemples de produits substituts.
• Les goûts: Il s’agit du détriment le plus évident de la demande. En général les économistes
n’essaient pas d’expliquer les goûts des gens, qui dépendent de forces historiques et psychologiques
que l’économie ne saurait appréhender. En revanche les économistes étudient ce qui se passe lorsque
les goûts changent.
• Les anticipations: Les attentes concernant l’avenir futur affectent votre demande présente de biens
et services.
2-3-Ceteris paribus
Les économistes emploient l’expression ceteris paribus pour signifier que toutes les variables, à
l’exception de celles étudiées sur le moment, sont maintenues constantes. Cette locution Latine
signifie “les autres choses étant égales”. La courbe de demande est inclinée vers le sud-est, parce que,
ceteris paribus, des prix inférieurs se traduisent par une quantité demandée supérieure.
III- Offre
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• Les anticipations: La quantité de produits qui sont offerts aujourd’hui dépend certainement des
attentes du vendeur pour l’avenir.
Dans les économies de marché, les prix sont les signaux qui guident les agents économiques dans leurs
prises de décision et assurent donc l’allocation des ressources rares. Les prix permettent de garantir
que l’offre et la demande de chaque bien circulant dans l’économie sont équilibrés. Ce prix d’équilibre
détermine à son tour la quantité du bien que les demandeurs décideront d’acheter et la quantité que les
vendeurs décideront de produire.
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Loi de l’offre et de la demande: Loi selon laquelle, le prix d’un bien s’ajuste de manière à assurer
l’équilibre de l’offre et de la demande du bien en question.
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Chapitre 4 : Les externalités
Supposons qu’une société produit des produits qui touchent à la santé de la population lors de la
production, cette pollution augmente les risques de troubles de santé chez tous ceux qui respirent l’air,
il s’agit donc d’une externalité négative. Du fait de cette externalité, le coût social de production est
supérieur au coût supporté par les producteurs. Pour chaque unité produite, le coût social comprend le
coût privé supporté par les fabricants et le coût public supporté par les innocents pollués.
En présence d’une externalité négative à la production, le coût social de production du produit est
supérieur au coût privé. La quantité optimale du produit (Qoptimum) est donc inférieure à la quantité
d’équilibre du marché. Ce genre de taxe permet d’internaliser l’externalité puisqu’elle conduit les
acheteurs et les vendeurs à intégrer les conséquences de leurs décisions. Les producteurs seraient
implicitement amenés à prendre en compte le coût de la pollution puisque la taxe leur ferait payer ce
coût externe.
S’il y a de nombreux marchés sur lesquels le coût social de production est supérieur au coût privé, il
existe aussi des marchés où l’inverse est vrai. Sur ces marchés, les externalités sont favorables aux
tiers et le coût social de la production est inférieur au coût privé. C’est notamment le cas dans le
marché de la technologie. La technologie change de plus en plus rapidement. Quand une entreprise
construit de la technologie, il y a de bonnes chances qu’elle invente une technologie plus performante.
Cette nouvelle technologie profitera non seulement à l’entreprise elle-même, mais aussi à la société
entière car elle entrera dans le fonds social de savoir technologique. Ce genre d’externalité positive est
appelé retombée technologique.
En présence d’une externalité négative à la production, le coût social de production du produit est
supérieur au coût privé. La quantité optimale du produit (Qoptimum) est donc inférieure à la quantité
d’équilibre du marché. Ce genre de taxe permet d’internaliser l’externalité puisqu’elle conduit les
acheteurs et les vendeurs à intégrer les conséquences de leurs décisions. Les producteurs seraient
implicitement amenés à prendre en compte le coût de la pollution puisque la taxe leur ferait payer ce
coût externe.
S’il y a de nombreux marchés sur lesquels le coût social de production est supérieur au coût privé, il
existe aussi des marchés où l’inverse est vrai. Sur ces marchés, les externalités sont favorables aux
tiers et le coût social de la production est inférieur au coût privé. C’est notamment le cas dans le
marché de la technologie. La technologie change de plus en plus rapidement. Quand une entreprise
construit de la technologie, il y a de bonnes chances qu’elle invente une technologie plus performante.
Cette nouvelle technologie profitera non seulement à l’entreprise elle-même, mais aussi à la société
entière car elle entrera dans le fonds social de savoir technologique. Ce genre d’externalité positive est
appelé retombée technologique. En présence d’externalités positives à la production, le coût social de
production est inférieur au coût privé. La quantité optimale (Qoptimum) est donc supérieure à la
quantité d’équilibre du marché (Qmarché).
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Dans ce cas, le gouvernement pourrait internaliser l’externalité en subventionnant la production. En
payant les producteurs pour chaque unité produite, la courbe d’offre se déplacerait vers le bas d’un
montant égal à la subvention, ce qui augmenterait la quantité d’équilibre. Pour assurer l’égalité de
l’équilibre du marché avec l’équilibre social, il suffit que la valeur de la subvention soit identique à la
retombée technologique.
Certaines externalités sont liées à la consommation. Dans le cas d’une externalité négative, la valeur
sociale est inférieure à la valeur privée, et la quantité sociale optimale est inférieure à celle déterminée
par le marché privé. Dans le cas d’une externalité positive, la valeur sociale est supérieure à la valeur
privée, et la quantité sociale optimale est supérieure à celle déterminée par le marché privé. Le
gouvernement peut corriger la déficience de marché en internalisant l’externalité. Et le remède n’est
guère différent de celui d’une externalité à la production. Pour rapprocher l’équilibre de marché de
l’équilibre social, il faudra appliquer une taxe dans le cas d’une externalité négative et une subvention
dans le cas d’une externalité positive. Les externalités négatives à la production ou à la consommation,
conduisent les marchés à produire plus que l’optimum social. Les externalités positives, à la
production ou à la consommation, conduisent les marchés à produire moins que l’optimum social.
Pour corriger ces défauts, le gouvernement peut internaliser l’externalité en taxant les biens en cas
d’externalité négative et en les subventionnant en cas d’externalité positive.
Le théorème de Coase affirme que, dans certains cas, les réponses du marché au problème des
externalités sont extrêmement efficaces. D’après ce théorème, si les parties peuvent négocier un
arrangement à coût nul quant à l’allocation des ressources, alors le marché saura résoudre le problème
et allouer les ressources de manière efficace. Selon ce théorème, la répartition initiale des droits est
sans effet sur la capacité du marché à trouver une solution efficiente.
Résumé: Le théorème de Coase affirme que des acteurs privés peuvent résoudre eux-mêmes les
problèmes d’externalités. Quelle que soit la distribution initiale des droits, les parties concernées
peuvent toujours passer un accord qui soit profitable à toutes et donc aboutisse à un résultat efficient.
Malgré la logique du théorème de Coase, le marché ne parvient pas toujours à résoudre les problèmes
d’externalités. En effet le théorème ne tient que lorsque les parties prenantes peuvent sans difficulté
parvenir à un accord et ensuite le faire respecter. Dans la réalité, la négociation n’aboutit pas
systématiquement même si u accord bénéfique à toutes les parties est théoriquement possible.
Parfois, le problème ne sera pas résolu du fait des coûts de transaction que les parties doivent
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supporter lors de la négociation. Dans d’autres cas, la négociation n’aboutira pas. La multiplication
des guerres ou des grèves est là pour démontrer qu’il n’est pas toujours facile de parvenir à un accord,
et que le coût de l’échec est élevé. La difficulté vient de ce que chaque partie essaie de négocier un
meilleur arrangement. La négociation est d’autant plus difficile que le nombre de parties prenantes est
important, car il devient très coûteux de coordonner le tout. Si la négociation privée est inefficace, le
gouvernement peut parfois jouer un rôle. En effet, le gouvernement est une institution destinée aux
actions collectives.
En définitive, Les tiers affectés par les externalités peuvent parfois résoudre leur problème en privé. Si
une entreprise génère une externalité pour une autre firme, les deux entreprises peuvent internaliser
cette externalité pour une autre firme, les deux entreprises peuvent internaliser cette externalité en
fusionnant. Ou bien les parties concernées peuvent résoudre leur problème contractuellement. Selon le
théorème de Coase, si les intéressés peuvent négocier sans supporter de coûts, ils peuvent toujours
parvenir à un accord par lequel les ressources seront allouées efficacement. Néanmoins, dans de
nombreux cas, la négociation entre parties trop nombreuses est très difficile, et le théorème ne
s’applique pas.
3-1-L’attitude autoritaire
Le gouvernement peut rendre obligatoire, ou au contraire interdire, tel ou tel comportement. Il est par
exemple interdit de déverser des produits chimiques toxiques dans les réserves d’eau. Dans ce cas
précis, les coûts externes pour la communauté sont infiniment supérieurs aux avantages pour le
pollueur. Le gouvernement interdit donc tout simplement un tel comportement.
Plutôt que d’imposer ou d’interdire, le gouvernement peut essayer d’inciter pour promouvoir une
attitude socialement efficiente. Le gouvernement peut internaliser les externalités en taxant les
activités qui génèrent des externalités négatives et en subventionnant celles qui produisent des
externalités positives. Les taxes dont l’objet est de corriger les effets d’externalités négatives sont
appelées taxes pigoviennes, du nom de l’économiste Arthur Pigou (1877 - 1959), qui en fut l’un des
premiers partisans.
En général, les économistes préfèrent les taxes pigoviennes aux solutions autoritaires pour lutter contre
la pollution, car elles permettent de réduire celle-ci à moindre coût. La plupart des économistes
préféreront la taxe. D’abord parce qu’elle sera aussi efficace que la réglementation pour réduire le
niveau de pollution. Plus la taxe sera élevée, plus la pollution diminuera. Avec une taxe colossale, les
usines cesseront leur activité et la pollution sera nulle. Mais surtout, la taxe réduit la pollution à
moindre coût. Pratiquement, la taxe pigovienne revient à définir un prix pour le droit de polluer. Les
économistes considèrent aussi que la taxe pigovienne est meilleure pour l’environnement.
Les taxes pigoviennes sont différentes des taxes habituelles. Les taxes classiques modifient les
comportements et aboutissent à une allocation des ressources inefficace. La réduction du bien-être
économique (surplus du consommateur et du producteur) est supérieure à la recette fiscale pour le
gouvernement, d’où la perte sèche. Mais en présence d’externalités, la société se soucie du bien-être
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des agents. Les taxes pigoviennes corrigent les incitations et poussent l’allocation des ressources vers
l’optimum social. Alors même qu’elles permettent au gouvernement de lever des fonds, elles
accroissent l’efficacité économique.
L’utilisation des permis de polluer et les taxes pigoviennes sont des politiques proches l’une de l’autre.
Dans les deux cas, les entreprises paient pour la pollution dont elles sont responsables. Dans le cas des
taxes pigoviennes, les entreprises paient un impôt au gouvernement. Dans le cas de permis de polluer,
les entreprises polluantes paient pour les permis (pour une entreprise qui possède déjà un permis de
polluer, le coût d’opportunité de la pollution est égal à ce que lui aurait rapporté la vente de son permis
sur le marché). Taxes pigoviennes et permis de polluer internalisent tous deux l’externalité qu’est la
pollution en faisant payer les entreprises responsables.
Externalité: Impact des actions d’un agent sur le bien-être des personnes non concernées a priori par
ces actions
Internaliser une externalité: Créer des incitations ou des mécanismes pour que les gens prennent en
compte tous les effets possibles de leurs actions
Théorème de Coase: Théorème selon lequel la possibilité pour les agents de négocier sans coûts de
transactions conduira à résoudre leurs problèmes d’effets externes.
Coûts de transaction: Coûts à supporter pour négocier et se mettre d’accord sur une solution
Taxes pigoviennes: Taxes à instituer pour corriger les effets négatifs des externalité
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Chapitre 5 : Système financier
Les marchés financiers transfèrent les ressources des épargnants aux emprunteurs. Les motivations des
uns et des autres sont diverses. Leur rencontre est organisée de plusieurs manières au sein du système
financier. Les institutions financières peuvent être regroupées en plusieurs catégories : les marchés
financiers et les intermédiaires financiers.
Les marchés financiers regroupent les diverses institutions par lesquelles les épargnants apportent
directement des fonds aux emprunteurs. Les deux plus importants sont le marché obligataire et le
marché des actions
Sur ce marché, des entreprises obtiennent un financement par l’émission d’obligations, qui sont des
reconnaissances de dette. Ces obligations précisent la date à laquelle l’emprunt doit être remboursé,
appelée date d’expiration, et le taux d’intérêt qui sera versé au prêteur pendant la durée de vie de
l’emprunt. L’acquéreur peut soit conserver l’obligation jusqu’à sa date d’expiration, soit le revendre
plus tôt à quelqu’un d’autre. L’obligation possède trois caractéristiques essentielles :
•la première est le terme de l’obligation, c'est-à-dire la datte à laquelle a dette s’éteint. Souvent le taux
d’intérêt augmente en même temps que la durée du terme, car il y à plus de risques comme il faut
attendre plus longtemps le remboursement du capital prêté.
•La deuxième caractéristique importante est le risque de signature, qui mesure la probabilité que
l’emprunteur ne puisse pas payer l’intérêt dû ou rembourser le capital. Si les prêteurs estiment que ce
risque est important, ils demandent un intérêt plus élevé en compensation (obligations de l’Etat contre
junk bonds).
•La troisième caractéristique est le traitement fiscal de l’obligation, c'est-à-dire le sort réservé par les
lois fiscales aux revenus tirés de l’obligation. La plupart du temps les revenus obligataires sont soumis
à l’impôt, mais il y a des exceptions. L’obligation est un titre de créance sur lequel on va retrouver
plusieurs informations :
Le montant de la valeur de l’obligation à l’émission. Cette valeur n’est pas constante, une fois sur le
marché, le cours des actions change à tout moment en fonction de l’offre et la demande. Il faut donc
distinguer le taux d’intérêt facial, du taux d’intérêt effectif. Ce dernier varie en fonction du cours du
marché, tandis que le premier est imprimé sur le document et ne varie pas.
Sur le marché des actions, l'entreprise obtient le financement nécessaire par l'émission d'actions, ce
faisant elle propose des parts de son capital. Les actions sont également des documents, mais il s'agit
cette fois non d'une créance, mais d'un titre de propriété. Par conséquence, l'actionnaire subira les
conséquences de bon rendement de l'entreprise: si celle-ci va mal, il fera des pertes, si au contraire elle
va bien, il fera des bénéfices.
Il n'y a pas de coupon fixe, le rendement d'une action est variable et se fait sous forme de dividendes,
c'est-à-dire que les bénéfices sont divisés parmi les actionnaires. La plus-value et la moins-value de
l'action ne se réalisent que par la vente de l'action sur le marché, tant que celle-ci est conservée en
poche l'actionnaire ne touchera pas cette plus ou moins-value. Enfin, les actions ne sont pas assorties
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d'une échéance. Une fois les actions émises par l'entreprise, elles sont négociées par le public sur les
marchés d'actions organisés. Ces transactions ne rapportent rien à l'entreprise émettrice d'actions. Les
cours des actions changent chaque jour en fonction de l'offre et de la demande. L'action étant un titre
de propriété sur l'entreprise, la demande détermine le prix, reflétant les anticipations du public quant à
la profitabilité future de l'entreprise. Si le public est optimiste, la demande croît, et le prix monte. A
l'inverse, si les investisseurs s'attendent à une baisse des résultats, voire à des pertes, le cours de
l'action tombe. Plusieurs indices sont calculés afin de donner une idée du niveau général du prix des
actions sur un marché.
Les intermédiaires financiers regroupent les institutions par l'intermédiaire desquelles les épargnants
peuvent fournir des fonds à ceux qui en ont besoin. Les deux plus importants sont les banques et les
fonds mutuels.
1-4-1-Les banques
Les banques acceptent les dépôts des gens qui ont des excédents d'épargne, elles jouent un rôle
d'intermédiaire, de collecteur d'épargne et de redistribution en allouant l'épargne aux agents
économiques qui en ont besoin.
La banque fait des profits en demandant un taux d'intérêt plus élevé pour un prêt que celui qu'elle
alloue aux épargnants (créditeur > épargnant). Les banques commerciales, ainsi que les banques
privées ont un rôle de créateur de monnaie => monnaie scripturale. En effet, elle autorise les gens à
émettre des chèques garantis par leur dépôt, ce qui à pour conséquence de faciliter les achats de biens
et de services. Cette faculté des banques de fournir au public un moyen d'échange monétaire est une
particularité du système bancaire.
Les fonds mutuels est une institution qui vend des parts au public et utilise les fonds ainsi collectés
pour acheter un portefeuille d'actions, d'obligations ou des deux. Son principal avantage est qu'il va
permettre à des épargnants aux moyens financiers limités d'acheter des portefeuilles diversifiés
d'actions et d'obligations. Or, la diversification des avoirs réduit le risque financier de l'investissement.
Cependant, pour pouvoir diversifier ces actions normalement il faut des moyens financiers assez
élevés, par la mise en commun de ses moyens, elle est possible à plus de personnes. Un autre
avantage, réside dans le fait que ces fonds donnent au grand public l'accès au conseil des
professionnels de la gestion patrimoniale. Ces professionnels passent beaucoup de temps à analyser les
marchés afin de sélectionner les investissements qui présentent les meilleures perspectives de
rendement.
Ce dernier argument est contesté par les économistes spécialistes qui considèrent qu'il n'est pas
possible de battre sur le marché. Certains fonds, dit fonds indiciels se contentent d'acheter tous les
titres qui composent un indice boursier de référence, réalisent en moyenne des performances
supérieures à celles qu'obtiennent les fonds qui pratiquent une gestion plus active. Cela s'explique par
le fait qu'ils supportent des coûts inférieurs, car leurs interventions sur les marchés car leurs
interventions sur le marché sont moins fréquentes et ils n'ont pas à payer autant des gestionnaires
professionnels.
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II-Concepts clés et définitions
Système financier: Ensemble des institutions qui contribuent à rapprocher les capacités d’épargne des
uns et les besoins d’investissement des autres.
Marchés financiers: Institutions financières qui permettent aux épargnants d’apporter directement les
fonds aux investisseurs.
Intermédiaires financiers: Institutions financières par l’intermédiaire desquelles les épargnants
apportent indirectement des fonds aux investisseurs.
Obligation: Titre de créance.
Action: Titre de propriété d’une partie du capital d’une entreprise.
Fonds mutuel: Institution qui vend des parts au public et consacre les fonds récoltés à l’achat de
portefeuilles d’actifs financiers.
Epargne nationale: Revenu total de l’économie, diminué de la consommation et des dépenses
publiques.
Epargne privée: Revenu des ménages, après impôts et consommation.
Excédent budgétaire: Excès de recettes fiscales par rapport aux dépenses publiques.
Déficit budgétaire: Insuffisance de recettes fiscales par rapport aux dépenses publiques.
Marché de fonds prêtables: Marché sur lequel se rencontrent les agents économiques à capacité
d’épargne (offre de fonds) et les agents à besoin d’investissements (demande de fonds).
Effet d’éviction: Baisse de l’investissement résultant des emprunts du gouvernement.
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