ANALYSE III
Série 1 Hiver 2009-2010 informations: [Link]
sections IN + SC
Exercice 1.
2
(1) Soit f (x, y, z) = x4 + y 2 + z 2 − 1. Quelle est la forme géométrique de la surface S = f −1 (0) ?
Calculer
√ les dérivées partielles et le gradient de f pour tout point et le vecteur normal à S
1
en 2 (2 2, −1, 1).
xyz
(2) f (x, y, z) = x2 +y 2 +z 2 . Calculer les dérivées partielles et le gradient de f pour tout point
different de (0, 0, 0) et le plan tangent à S = f −1 (0) en (1, 0, 1).
Corrigé exercice 1.
(1) S est un ellipsoı̈de de demi-axes a = 2, b = 1, c = 1. On a ∂f∂x
= x2 , ∂f
∂y
= 2y ∂f
∂z
= 2z. Alors le
x
gradient est grad f (x, y, z)√= ( 2 , 2y, 2z). Le vecteur normal à S en a est n(a) = grad f (a),
√
alors n( 21 (2 2, −1, 1)) = ( 22 , −1, 1).
(2) Pour (x, y, z) #= (0, 0, 0) nous avons,
∂f yz(x2 + y 2 + z 2 ) − 2x2 yz ∂f xz(x2 + y 2 + z 2 ) − 2xy 2 z ∂f xy(x2 + y 2 + z 2 ) − 2xyz 2
= , = = ,
∂x (x2 + y 2 + z 2 )2 ∂y (x2 + y 2 + z 2 )2 ∂z (x2 + y 2 + z 2 )2
et
! "
yz(x2 + y 2 + z 2 ) − 2x2 yz xz(x2 + y 2 + z 2 ) − 2xy 2 z xy(x2 + y 2 + z 2 ) − 2xyz 2
grad f (x, y, z) = , , .
(x2 + y 2 + z 2 )2 (x2 + y 2 + z 2 )2 (x2 + y 2 + z 2 )2
Le plan tangent à S en a = (x0 , y0 , z0 ) est donné par A(x − x0 ) + B(y − y0 ) + C(z − z0 ) = 0,
où grad f (a) = (A, B, C). Dans notre cas, A = 0, B = 12 , C = 0, donc le plan cherché est
donné par l’équation 12 y = 0 (c’est-à-dire y = 0).
Exercice 2. Trouver la direction de la plus rapide décroissance de la fonction f (x, y) = 2x2 − 4y 2
au point (−1, 2). Quelle est la norme du gradient ∇f en ce point ?
Corrigé exercice 2. Puisque le gradient d’une fonction montre la direction de sa plus rapide crois-
sance en point donné, alors la direction de sa plus rapide décroissance est donnée par l’opposé du
vecteur gradient. On calcule
! "
∂f ∂f
∇f (x, y) = , = (4x, −8y) .
∂x ∂y
Donc −∇f (−1, 2) = −(−4, −16) = (4, 16). La direction de la plus rapide décroissance de f en
(−1, 2) est 4i + 16j. La norme du gradient en ce point est
√ # √
||∇f (−1, 2)|| = ||4i + 16j|| = 16 + 162 = 16(1 + 16) = 4 17.
1
2
Exercice 3. Soit f : E → R un champ scalaire de classe C et soient u, v deux champs vectoriels
1
de classe C 1 .
Démontrer les formules suivantes :
• div (f u) = f div u + u · grad f ,
• div (u × v) = v · rot u − u · rot v,
• grad (u · v) = u × rot v + v × rot u + (u · ∇)v + (v · ∇)u,
• rot (f u) = f rot u + grad f × u.
Corrigé exercice 3. • div (f u) = f div u + u · grad f :
div (f u) = ∂x (f ux ) + ∂y (f uy ) + ∂z (f uz )
= ux ∂x f + f ∂x ux + uy ∂y f + f ∂y uy + uz ∂z f + f ∂z uz
= f (∂x ux + ∂y uy + ∂z uz ) + ux ∂x f + uy ∂y f + uz ∂z f
= f div u + u · grad f.
• div (u × v) = v · rot u − u · rot v :
u × v = (uy vz − uz vy )i + (uz vx − ux vz )j + (ux vy − uy vx )k,
div (u × v) = ∂x (uy vz − uz vy ) + ∂y (uz vx − ux vz ) + ∂z (ux vy − uy vx )
= vz ∂x uy − vy ∂x uz + vx ∂y uz − vz ∂y ux + vy ∂z ux − vx ∂z uy
− uz ∂x vy + uy ∂x vz − ux ∂y vz + uz ∂y vx − uy ∂z vx + ux ∂z vy
= vx (∂y uz − ∂z uy ) + vy (∂z ux − ∂x uz ) + vz (∂x uy − ∂y ux )
− ux (∂y vz − ∂z vy ) − uy (∂z vx − ∂x vz ) − uz (∂x vy − ∂y vx )
= v · rot u − u · rot v.
• grad (u · v) = u × rot v + v × rot u + (u · ∇)v + (v · ∇)u :
u · v = ux v x + uy v y + u z v z .
On montre l’égalité pour la première composante :
(grad (u · v))x = vx ∂x ux + ux ∂x vx + vy ∂x uy + uy ∂x vy + vz ∂x uz + uz ∂x vz .
Or : (u × rot v)x = uy (∂x vy − ∂y vx ) − uz (∂z vx − ∂x vz ),
et (v × rot u)x = vy (∂x uy − ∂y ux ) − vz (∂z ux − ∂x uz ).
On écrit donc :
(grad (u · v))x = (u × rot v)x + (v × rot u)x + ux ∂x vx + uy ∂y vx + uz ∂z vx + vx ∂x ux + vy ∂y ux + vz ∂z ux
= (u × rot v)x + (v × rot u)x + (u · ∇)vx + (v · ∇)ux .
• rot (f u) = f rot u + grad f × u :
On montre l’égalité pour la première composante :
(rot (f u))x = ∂y (f uz ) − ∂z (f uy )
= uz ∂y f + f ∂y uz − uy ∂z f − f ∂z uy
= f (∂y uz − ∂z uy ) + uz ∂y f − uy ∂z f
= f (rot u)x + (grad f × u)x .
3
Donc :
rot (f u) = f (rot u)x i + f (rot u)y j + f (rot u)z k
+ (grad f × u)x i + (grad f × u)y j + (grad f × u)z k
= f rot u + grad f × u.
Exercice 4. Les équations qui régissent l’induction magnétique B(x, t), le champ électrique E(x, t),
le champ magnétique H(x, t) et le déplacement électrique D(x, t) (x ∈ E, t est le temps) sont les
équations de Maxwell suivantes :
div B = 0, div D = ρ,
∂B
+ rot E = 0,
∂t∂D
− ∂t + rot H = j
où ρ est la densité de charge électrique et j la densité de courant électrique. Les équations consti-
tutives sont données par B = µH et D = #E où µ est la perméabilité et # est la permittivité du
milieu.
Démontrer que, si µ et # sont des constantes positives et si ρ est nul, B et E satisfont les équations
des ondes suivantes :
' 2
µ# ∂∂tB2 − ∆B = µrot j,
2 ∂j
µ# ∂∂tE2 − ∆E = −µ ∂t .
Corrigé exercice 4. On prend le rotationnel de la quatrième équation. En tenant compte des
relations constitutives et puisque µ et # sont des constantes, on obtient :
∂E 1
rot (−# + rot B) = rot j.
∂t µ
Si le champ E est C 2 , on peut inverser l’ordre de dérivation et :
∂
−µ# (rot E) + rot rot B = µrot j,
∂t
∂ ∂B
−µ# (− ) + grad div B − ∆B = µrot j,
∂t ∂t
2
Donc : µ# ∂∂tB
2 − ∆B = µrot j, puisque div B = 0.
De même, on prend le rotationnel de la troisième équation. En tenant compte des relations consti-
tutives et puisque µ et # sont des constantes, on obtient :
∂
(rot B) + rot rot E = 0,
∂t
∂ ∂E
(µ# + µj) + grad div E − ∆E = 0,
∂t ∂t
∂2E ∂j
µ# 2 − ∆E = −µ .
∂t ∂t
' 2
µ# ∂∂tB
2 − ∆B = µrot j,
Ainsi les champs E et B vérifient les équations des ondes suivantes : ∂2E ∂j
µ# ∂t2 − ∆E = −µ ∂t .
4
Remarque. Dans certains matériaux, la loi d’Ohm relie le courant électrique j au champ électrique
E. Elle s’exprime comme j = σE où σ > 0 est la conductivité électrique du matériau. Autrement
dit, le courant électrique est un vecteur dans la même direction que le champ électrique. Dans un
tel matériau, on aura alors :
∂2E ∂E
+µ#
µσ − ∆E = 0.
∂t2 ∂t
C’est une équation des ondes amorties , l’amortissement étant d’autant plus grand que la conduc-
tivité électrique est grande.
Exercice 5.
#
(1) Démontrer que ∆( 1r ) = 0 où r = x2 + y 2 + z 2 est supposé non nul.
#
(2) Démontrer que ∆(ln(r)) = 0 où r = x2 + y 2 est supposé non nul.
(3) Démontrer que ∆(r) = 0 où r = |x| est supposé non nul.
Corrigé exercice 5.
! " ! " ! " ! "
1 1 1 1
(1) On a ∆ = ∂xx + ∂yy + ∂zz . On calcule donc les dérivées partielles (avec
# r r r r
r = x2 + y 2 + z 2 et ∂x (r) = xr ) :
! "
1 1x x
∂x = − 2 = − 3,
r r r r
! " 2
1 1 3x
∂xx =− 3 + 5 .
r r r
3y 2 3z 2
De même ∂yy ( 1r ) = − r13 + r5
et ∂zz ( 1r ) = − r13 + r5
.
3(x2 +y 2 +z 2 ) 3r 2
Donc ∆( 1r ) = − r33 + r5
= − r33 + r5
= 0.
Ainsi :
! "
1
∆ = 0, lorsque r #= 0.
r
(2) On a #
∆ (ln(r)) = ∂xx (ln(r)) + ∂yy (ln(r)) + ∂zz (ln(r)) . On calcule donc les dérivées partielles
(r = x2 + y 2 et ∂x (r) = xr ) :
1x x
∂x (ln(r)) = = 2,
rr r
1 1x
∂xx (ln(r)) = + 2 − 2x 3 .
r r r
De même ∂yy (ln(r)) = + r12 − 2y 2 r14 et ∂zz (ln(r)) = 0.
Donc ∆(ln(r)) = 2 r12 − 2r2 r14 = 0, lorsque r #= 0, c.-à -d. x2 + y 2 > 0.
5
√
(3) On a ∆ (r) = ∂xx (r) + ∂yy (r) + ∂zz (r) . On calcule donc les dérivées partielles (r = |x| = x2
et ∂x (r) = xr ) :
x
∂x (r) = ,
|x|
1 1 x 1 1
∂xx (r) = + −x 2 =+ − = 0.
|x| x |x| |x| |x|
Comme ∂yy (r) = ∂zz (r) = 0, il vient ∆(|x|) = 0, lorsque x #= 0.