Analyse D'Un Reseau D'Approvisionnement Et de Distribution
Analyse D'Un Reseau D'Approvisionnement Et de Distribution
Mémoire présenté
à la Faculté des études supérieures de l'Université Laval
dans le cadre du programme de maîtrise en génie mécanique
pour l'obtention du grade de Maître es Sciences (M. Se.)
2007
Je désire également remercier M. Jacques Renaud qui a accepté, sans aucune hésitation, de
consacrer un peu de son temps afin d'agir à titre d'examinateur.
Enfin, je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont pu contribuer de près ou de loin à la
réalisation du présent mémoire.
Valérie Bélanger
Mai 2007
Table des matières
Résumé ii
Remerciements iii
Table des matières iv
Liste des tableaux vi
Liste des figures vii
Introduction 1
Chapitre 1 La problématique d'une entreprise de distribution 5
1.1 Le cas réel 5
1.2 La problématique générale 8
1.2.1 Les caractéristiques des produits et les particularités des clients 10
1.2.2 Les contraintes de capacité et d'entreposage 11
1.2.3 Le transport 12
1.2.4 L'approvisionnement 13
Chapitre 2 Revue de la littérature 15
2.1 Les caractéristiques des produits et les particularités des clients 15
2.2 Les contraintes de capacité et d'entreposage 18
2.3 Le transport ; 20
2.4 L'approvisionnement 22
2.5 Optimisation des systèmes complexes 26
Chapitre 3 Développement d'une approche de simulation : la modélisation 30
3.1 Description du modèle 30
3.2 Hypothèses 33
3.3 Notation utilisée 35
3.4 Diagrammes de flots 37
Chapitre 4 Développement d'une approche de simulation : l'implémentation du modèle
conceptuel 49
4.1 La création d'un modèle générique 50
4.1.1 Utilisation des blocs et éléments SIMAN .50
4.1.2 Utilisation de VBA avec ARENA 52
4.1.3 Échange de données entre MS Access et ARENA 53
4.2 Présentation du modèle de simulation 55
4.2.1 Le formulaire et les bases de données 56
4.2.2 Le modèle avec ARENA 67
Chapitre 5 Développement d'une approche de simulation : vérification et validation du
modèle 89
5.1 Vérification 89
5.2 Validation 91
5.3 Vérification du modèle de simulation développé 93
5.3.1 Le test de vérification 93
5.3.2 Les résultats attendus 97
V
Une entreprise de distribution vise, en considérant la demande spécifique des clients, les
contraintes imposées par les fournisseurs et les particularités reliées à son fonctionnement,
à fournir, à l'ensemble de ses clients, les produits souhaités au bon moment, au bon endroit
et dans les quantités désirées. Traditionnellement, afin de rencontrer la demande de ses
clients, une entreprise répète le processus d'approvisionnement suivant : d'abord, elle se
procure les produits requis auprès de fournisseurs et assure le transport des marchandises à
partir des points de production vers les différents entrepôts. Elle maintient ensuite les
marchandises reçues en inventaire jusqu'à l'arrivée de la demande des clients. La maîtrise
de l'ensemble des activités d'approvisionnement, de transport, d'entreposage et de livraison
est fondamentale pour assurer le maintien de la compétitivité de l'entreprise de même que
sa progression dans un contexte économique en constante évolution. Lorsqu'elles
rencontrent des problèmes reliés à leur capacité de stockage, les entreprises de distribution
envisagent souvent l'agrandissement de leur entrepôt. Toutefois, la réorganisation des
processus d'approvisionnement, de distribution et d'entreposage et des activités de
transport et l'amélioration de la synchronisation des différentes activités du réseau peuvent
également permettre de réduire les stocks et d'améliorer leurs performances.
En ce sens, les stratégies de gestion proposées visent à réduire les coûts totaux pour
l'ensemble du réseau. Plus récemment, l'amélioration du niveau de service et la réduction
du risque sont également devenues des objectifs dominants lors de l'élaboration des
stratégies de gestion. Ainsi, une série de nouveaux paradigmes a émergé au cours des
dernières années tels que le transbordement ou cross-docking et tous les principes de
collaboration et de partenariat qui ont donné naissance au Vendor Managed Inventoiy
(VM) et au Collaborative Planning, Forecasting, and Replenishmeni (CPFR). À priori,
l'intégration de ces concepts et paradigmes peut mener les entreprises à améliorer leur
flexibilité et leur agilité dans le but d'améliorer leur niveau de service et de réduire le
risque. Par contre, chaque réseau d'entreprises fait face à des réalités ou à des difficultés
différentes selon le type de clients, les produits qu'il offre et le contexte de fonctionnement.
Ainsi, il est primordial de tenir compte de toutes ces particularités lors de la prise de
décision ou de l'intégration de l'une ou l'autre des stratégies envisagées.
Bien qu'à l'heure actuelle les fondements de ces stratégies de pilotage soient documentés
dans la littérature, il est difficile de préciser la façon dont chaque entreprise doit se les
approprier et les paramétriser de façon adéquate, en tenant compte de ses propres
contraintes et des particularités reliés à la façon de mener ses activités. Est-ce que les
stratégies envisagées, habituellement conçues pour un contexte général, demeurent
efficaces et pertinentes lorsque l'on fait face à des problématiques particulières?
Dans ce contexte, le présent mémoire porte une attention particulière non seulement aux
stratégies de pilotage des réseaux, mais également au contexte de fonctionnement dans
3
lequel évolue l'entreprise qui désire se les approprier. Et puisque beaucoup d'études se
penchent sur les entreprises d'envergure qui disposent de beaucoup de moyens pour
l'implantation de nouvelles solutions, il sera plutôt question, dans cette étude, de plus
petites entreprises dont le contexte de fonctionnement sera clairement défini.
Ce mémoire a deux (2) objectifs principaux. Dans un premier temps, il vise à analyser la
problématique de la distribution, les enjeux et les difficultés qui y sont reliés et à rappeler
les stratégies les plus citées pour l'amélioration d'un réseau de distribution. Dans un
deuxième temps, il vise à fournir un modèle de simulation générique de haut niveau
pouvant s'adapter à différentes configurations de réseaux et permettant l'évaluation les
performances des alternatives envisagées dans un contexte de fonctionnement particulier.
Le présent mémoire est subdivisé en cinq (5) chapitres. Le premier chapitre présente un
bref aperçu du contexte de fonctionnement et des problèmes rencontrés par le type
d'entreprises abordé dans le mémoire. Tel qu'il a été mentionné précédemment, les
entreprises peuvent faire face à des contextes d'opération très différents. Il sera donc
primordial de bien définir le contexte qui sous-tend le présent projet.
Le second chapitre propose une brève revue de la littérature en relation avec les différents
problèmes recensés. Ainsi, certaines méthodes ou concepts issus de la littérature et utilisés
afin de traiter les problèmes reliés aux caractéristiques des produits et aux particularités des
clients, aux contraintes de capacité et d'entreposage, au transport et à l'approvisionnement
des produits seront soulevés. 11 s'agira donc d'explorer les différentes avenues possibles en
matière de pilotage des réseaux d'approvisionnement et de distribution et d'en dresser un
bref portrait.
L'analyse et les observations issues du cas réel ont permis de cibler les opérations externes
comme une source d'amélioration du réseau de distribution. Ainsi, à la section suivante, la
problématique générale de la distribution sera abordée en considérant le réseau
d'approvisionnement, d'entreposage et de distribution ainsi que les relations entre les
différents intervenants au sein de la chaîne de création de valeur plutôt qu'en considérant
les opérations internes telles que la réception des marchandises, la manutention des produits
ou la cueillette.
Ainsi, tel que l'illustre la figure 1-3, le système de distribution dispose d'un unique
entrepôt. Ce site peut assurer les fonctions d'entreposage, de préparation et d'emballage des
commandes des clients à partir des marchandises entreposées ou reçues du fournisseur
central. Le distributeur assure ainsi le lien entre un ensemble de fournisseurs et un
ensemble de détaillants. Il opère seul et agit d'une manière autonome pour gérer
efficacement ses opérations. Toutes les décisions sont prises en considérant les contraintes
imposées par les fournisseurs et les demandes spécifiques des détaillants.
produits qui sont, pour la plupart, essentiels, mais qui ont également de faibles marges de
profit.
De plus, les caractéristiques des produits amènent le distributeur à se doter d'un système
capable de composer avec les besoins particuliers de chaque produit. Le système
d'entreposage et de manutention, les stratégies de gestion et les différentes technologies
doivent être adaptés à cette réalité. Par exemple, l'entrepôt devra posséder les installations
et les technologies nécessaires afin d'assurer l'entreposage et le transport des produits frais,
réfrigérés ou congelés dans le cas échéant.
1.2.3 Le transport
Le distributeur doit assurer le transport efficace des marchandises entre les différents
fournisseurs, l'entrepôt et les détaillants géographiquement dispersés sur le territoire
desservi par l'entreprise. Dans un premier temps, il doit être en mesure de déterminer de
quelle façon ou par quel moyen chaque site sera visité. Par exemple, devra-t-il prioriser
l'utilisation d'une flotte privée ou d'un prestataire logistique? De plus, le distributeur devra
déterminer comment organiser le transport entre les différents sites en tenant compte des
contraintes imposées par les fournisseurs et des demandes spécifiques des détaillants tout
en minimisant les coûts totaux. L'augmentation et les fluctuations fréquentes du coût de
l'essence amènent les entreprises à développer des stratégies afin d'assurer un transport
efficace entre les fournisseurs, l'entrepôt et les détaillants de façon à réduire la distance
totale parcourue et à éviter les retours à vide et donc, à réduire les coûts associés au
transport des marchandises. De plus, les préoccupations environnementales sont devenues
au cours des dernières années un sujet d'actualité pour tous et la communauté industrielle
n'y échappe pas. Les stratégies de transport doivent donc être révisées de façon à réduire la
consommation d'essence d'un point de vue environnemental autant qu'économique.
Enfin, la variabilité des délais de livraison peut avoir des impacts sur l'ensemble des
politiques de gestion du distributeur. Ainsi, des facteurs externes tels que les conditions
climatiques peuvent influencer la variabilité des délais de livraison. S'en suivent une
réduction de la fiabilité et une augmentation du risque de détérioration des produits pendant
le transport.
1.2.4 L'approvisionnement
À priori, le distributeur assure le lien entre les fournisseurs et les différents détaillants
impliqués dans le réseau. Le distributeur doit donc, en tout premier lieu, déterminer auprès
de quels fournisseurs s'approvisionner afin de répondre adéquatement aux besoins des
détaillants et de maintenir un niveau de service satisfaisant. Le distributeur devra ensuite
considérer, dans le choix des politiques de réapprovisionnement et leur paramétrisation, les
différentes contraintes imposées par les fournisseurs. De toute évidence, ces contraintes
auront des impacts significatifs sur le système, notamment sur le niveau d'inventaire
maintenu. Par exemple, si un fournisseur n'offre que très peu de flexibilité, le distributeur
devra conserver plus d'inventaire afin d'assurer le maintien d'un niveau de service adéquat
entre deux livraisons. Plus le fournisseur offre de flexibilité, plus le distributeur est en
mesure de s'adapter rapidement aux variations de la demande. Il gagne ainsi en agilité.
Toutefois, une plus grande agilité est souvent synonyme de coûts supplémentaires. 11 est
donc critique pour le distributeur de choisir parmi les fournisseurs disponibles, non
seulement en fonction de la disponibilité des produits, mais également en fonction de la
flexibilité, des délais de livraison et des différents coûts tout en tenant compte des objectifs
propres à l'entreprise et des besoins spécifiques des détaillants.
En général, trois (3) stratégies de distribution distinctes sont proposées : la livraison directe,
l'entreposage classique et le transbordement ou cross-docking [32].
Tout d'abord, l'entreposage est une stratégie classique où les différents sites impliqués dans
le réseau conservent des produits en inventaire et fournissent aux clients les marchandises
requises selon leur demande. Les inventaires sont maintenus pour plusieurs raisons : afin
d'améliorer le niveau de service, de réduire les coûts ou de bénéficier d'économies
d'échelle. Ainsi, les gestionnaires doivent choisir les politiques de réapprovisionnement et
de gestion des inventaires appropriées en considérant les caractéristiques des produits et le
profil de la demande, mais également en tenant compte de l'information disponible et des
contraintes imposées par les fournisseurs. Les politiques de réapprovisionnement et la
gestion des inventaires ont suscité beaucoup d'intérêts au cours des dernières décennies et
plusieurs ouvrages traitent des différentes politiques disponibles [31]. Les approches
«traditionnelles» pour le réapprovisionnement et la gestion des inventaires seront traitées
ultérieurement dans le présent chapitre.
La seconde stratégie, la livraison directe, existe afin d'éliminer le passage des marchandises
aux entrepôts ou aux centres de distribution. Ainsi, le fournisseur livre les biens
directement aux détaillants, sans intermédiaire [32]. Cette stratégie permet d'éviter les
coûts relatifs aux opérations de distribution et de réduire les délais de livraison. Par contre,
la livraison directe amène un accroissement des coûts de transport puisque le fournisseur
doit livrer moins de biens à un plus grand nombre de localisations. La livraison directe peut
s'avérer utile lorsque les détaillants requièrent des livraisons à charge entière ou lorsque le
délai de livraison peut devenir un facteur critique, par exemple dans le cas de produits
périssables.
[14] propose différents réseaux de distribution distincts. Toutefois, même si les réseaux
proposés diffèrent des stratégies courantes énoncées précédemment, il est possible de
constater que les six (6) configurations de réseau proposées sont construites autour de ces
stratégies. [14] présente donc les différents avantages et inconvénients de chacun des
réseaux en se basant sur six (6) critères de service - temps de réponse, variétés et
disponibilité des produits, expérience du client, traçabilité et possibilité de gérer les retours
de marchandises - et quatre (4) critères de coût - inventaire, transport, manutention et
information.
Sans aucun doute, très peu de distributeurs utilisent une de ces stratégies ou configuration
de réseau exclusivement. Ils utilisent généralement des stratégies mixtes afin de mieux
s'adapter aux particularités des produits impliqués dans le processus.
2.3 Le transport
D'une façon générale, un système de distribution doit assurer le transport efficace des
marchandises de l'entrepôt vers un ensemble de détaillants géographiquement dispersés sur
le territoire desservi par l'entreprise. Ainsi, le tout premier choix stratégique en lien avec
les activités de transport consiste en la sélection du mode de transport à prioriser. Toutefois,
puisque le système étudié doit desservir plusieurs détaillants répartis sur un vaste territoire
et que leur localisation ne permet pas le transport aérien, ferroviaire ou maritime, le
transport routier demeure donc le choix le plus approprié aux particularités du réseau de
distribution étudié. Ainsi, les différents choix relatifs aux camionnages feront l'objet de
cette section.
Tout d'abord, l'utilisation d'une tierce entreprise de transport permet de léguer à un tiers les
activités de transport et les efforts de gestion qui y sont reliés. De plus, les coûts défrayés
par le distributeur pour avoir recours au service d'une tierce entreprise de transport peuvent
prendre différentes formes : au kilométrage, à la palette, au camion. Ainsi, les services
d'une tierce entreprise de transport amènent des coûts différents par rapport à la possession
d'une flotte privée.
La possession d'une flotte privée nécessite, quant à elle, des investissements importants de
la part de l'entreprise et des frais fixes élevés par rapport à l'utilisation d'un transporteur
public. [8] distingue trois (3) types de coût reliés à la possession d'une flotte privée : les
frais fixes soit les assurances, les immatriculations et l'amortissement des véhicules, les
coûts reliés aux chauffeurs et les coûts liés à l'opération des véhicules tels que l'essence,
les pneus et la maintenance. Généralement, les coûts reliés à l'opération des véhicules sont
proportionnels à la distance parcourue. Des facteurs comme la variabilité du coût de
l'essence peuvent donc avoir des impacts significatifs sur les coûts engendrés.
L'acquisition d'une flotte de camions permet toutefois une meilleure fiabilité du service,
des délais de livraison plus courts, une meilleure capacité à fournir un service dans le cas de
situations urgentes et un contact direct avec le client. De plus, la possession d'une flotte
privée amène une flexibilité accrue et un meilleur contrôle sur les tournées à effectuer.
Toutefois, elle représente des efforts de gestion importants et une expertise supplémentaire
afin de mener efficacement toutes les activités reliées au transport, notamment au niveau de
la gestion de la flotte et des tournées.
De toute évidence, les deux options peuvent représenter des avantages et des inconvénients.
Il est donc nécessaire de les comparer afin d'arriver au choix adéquat en lien avec les
objectifs fixés par l'entreprise impliquée. Le choix du mode de transport demeure toutefois
un choix stratégique pour l'entreprise qui devra considérer non seulement les coûts
impliqués mais également certains facteurs tels que la variabilité du délai de livraison, la
flexibilité et le risque de bris pendant le transport. De toute évidence, le distributeur peut
également choisir d'utiliser à la fois sa propre flotte de camions et les services d'un
transporteur public afin d'assurer le transport des marchandises vers différentes régions.
Lorsque le distributeur décide d'acquérir et de gérer lui-même une flotte de camions, il doit
également déterminer comment organiser le transport entre les différents nœuds du réseau
en tenant compte des contraintes imposées par les fournisseurs et des demandes spécifiques
des détaillants. Ce type de problème est connu sous le nom de problème de tournées de
véhicules ou vehicle routing problem (VRP). Le VRP est un problème classique qui
consiste en la conception des tournées de collecte et de livraison pour un ou plusieurs
dépôts vers un nombre de clients géographiquement dispersés et sujet à certaines
contraintes. En fait, le VRP consiste à trouver un ensemble de routes réalisables de coût
minimum de façon à ce que chaque client soit visité une seule fois et reçoive les quantités
commandées [22].
Le VRP classique possède plusieurs variantes relatives aux contraintes additionnelles
imposées. Parmi ces contraintes additionnelles figurent les contraintes de capacité pour
chacune des routes, les contraintes sur le nombre de villes visitées par route, les restrictions
sur le temps total maximal et les problèmes avec rendez-vous ou avec relations de
préséance.
De nombreux travaux ont été menés jusqu'à maintenant afin de résoudre les différents
problèmes reliés aux tournées de véhicules et leurs différentes variantes. Les méthodes de
résolution sont généralement regroupées en deux (2) catégories : les méthodes exactes et les
méthodes approximatives ou heuristiques. [22] et [23] présentent deux (2) revues qui
traitent de l'ensemble des méthodes exactes et approximatives ainsi que des heuristiques
classiques et métaheuristiques pour la résolution des VRPs.
2.4 L'approvisionnement
Le distributeur, au sein de son réseau d'approvisionnement et de distribution, assure le lien
entre les fournisseurs et les différents détaillants. Il doit donc, dans un premier temps,
déterminer de quels fournisseurs s'approvisionner afin de rencontrer la demande spécifique
des détaillants tout en maintenant un niveau de service adéquat. Le choix des fournisseurs
est basé sur les différents coûts impliqués, la flexibilité, la disponibilité des produits et les
délais de livraison. Le ou les fournisseurs choisis par le distributeur doivent assurer la
préparation et la livraison des marchandises requises dans les quantités désirées et au temps
voulu à l'entrepôt du distributeur. De son côté, le distributeur doit s'adapter aux contraintes
imposées par le ou les fournisseurs de façon à permettre la livraison adéquate des produits
vers les différents détaillants.
De plus, le distributeur doit déterminer à quel moment et dans quelle quantité effectuer le
réapprovisionnement. Le choix des politiques de réapprovisionnement et leur
paramétrisation devront considérer les différentes contraintes imposées par les fournisseurs
choisis, mais également les besoins spécifiques des détaillants, les caractéristiques des
produits et les contraintes de capacité. De toute évidence, le choix des politiques aura des
impacts significatifs sur les inventaires conservés et sur le niveau de service offert.
Les politiques de réapprovisionnement ont été longuement traitées dans la littérature.
Plusieurs modèles ont donc été proposés. À priori, ces méthodes sont orientées vers la
gestion des inventaires. Naturellement, les différentes stratégies proposées doivent prendre
en considération la nature probabiliste de la demande ainsi que les différentes
caractéristiques associées aux produits impliqués dans le processus. Les différents modèles
ou stratégies de gestion développés sont généralement divisés selon deux (2) approches :
l'approche tirée et l'approche poussée.
Tout d'abord, l'approche tirée ou réactive réapprovisionne les inventaires avec des tailles
de lots basées sur les besoins spécifiques de chaque entrepôt. Cette philosophie considère
chaque site d'entreposage indépendamment du reste de la chaîne de distribution et tient
compte exclusivement des conditions locales. Cette approche permet un contrôle précis des
inventaires à chaque site d'entreposage. Ainsi, pour les processus de type tiré, le
réapprovisionnement est effectué en réponse aux commandes des clients. L'approche
poussée alloue plutôt le réapprovisionnement de chaque entrepôt en se basant sur les
prévisions de la demande. Le réapprovisionnement est effectué en anticipation aux
commandes des clients [8].
Dans le cas général de produits gérés indépendamment avec demande probabiliste, il est
possible de distinguer parmi les processus de type tiré, deux (2) types de système : les
systèmes à revue périodique et les systèmes à revue continue. Plusieurs ouvrages de
référence traitent de ces différents systèmes. [31] distinguent ainsi quatre systèmes de
contrôle des inventaires : les systèmes (s,Q), les systèmes (s,S), les systèmes (R,S) et les
systèmes (R,s,S). Ces systèmes de gestion s'appliquent généralement aux produits avec un
taux de roulement relativement élevé.
Ainsi, un système à transaction continue (s,S) lance, lorsque l'inventaire disponible atteint
ou passe sous le seuil s, une commande suffisamment importante pour ramener l'inventaire
au niveau S. Un système à transaction continue (s,Q) lance plutôt, lorsque l'inventaire
atteint ou passe sous le seuil s, une commande de taille fixe Q [31].
Un système à revue périodique (R,s,S) vérifie le niveau d'inventaire à toutes les périodes R.
Si le niveau d'inventaire est sous le point de commande s, une commande suffisamment
74
importante pour atteindre le niveau de recomplètement S est lancée. De la même façon que
pour le système (R,s,S), le système (R,S) vérifie le niveau d'inventaire à toutes les périodes
R. Toutefois, à tout coup, une commande est lancée afin d'atteindre le niveau de
recomplètement S [31].
Lorsque l'un ou l'autre des systèmes énoncés ci-haut a été choisi afin de contrôler le
réapprovisionnement des marchandises, il est nécessaire de déterminer les paramètres à
utiliser afin de rencontrer les objectifs établis par l'entreprise. La détermination des
différents paramètres de gestion, quantité à commander Q, niveau de recomplètement S,
seuil s et période de revue R, n'est pas une tâche facile. Leurs valeurs reposent sur les
hypothèses effectuées et sur le calcul des estimateurs de la demande. Différentes
procédures de calcul ont été élaborées jusqu'à maintenant afin de déterminer la valeur
adéquate de chacun des paramètres nécessaires. Toutefois, ces différentes procédures ne
seront pas présentées ici. Plusieurs ouvrages de référence dont [31] traitent de ces
méthodes.
Les approches réactives s'appliquent généralement bien dans le cas d'entrepôt indépendant
ou lorsque les décisions de réapprovisionnement sont prises indépendamment du reste de la
chaîne et dans le cas où chaque produit est géré indépendamment. Toutefois, dans la réalité,
il arrive fréquemment qu'un fournisseur assure le réapprovisionnement de plusieurs
produits. La gestion simultanée de produits offerts par un fournisseur donné peut alors
s'avérer intéressante. Ce problème est connu sous le nom de joint replenishment problem
ou problème d'approvisionnement coordonné [4]. La gestion simultanée peut amener des
économies en regroupant les commandes tout en facilitant le respect des contraintes telles
que la quantité minimale à commander. Toutefois, des efforts accrus de gestion sont
nécessaires. De plus, la coordination des commandes peut augmenter le niveau total
d'inventaire et réduire la flexibilité. Plusieurs méthodes ont été développées ou adaptées au
cas multi-produits pour un entrepôt indépendant avec demande probabiliste.
Essentiellement, il existe, comme dans le cas de gestion indépendante des produits, deux
(2) grandes familles de systèmes de gestion : les systèmes à revue périodique et les
systèmes à revue continue.
[7] a été le premier à proposer une extension de la politique (s,S) pour le cas multi-produits,
la politique can-order (s,c,S). Ainsi, lorsque le niveau d'inventaire d'un produit atteint son
seuil s, une commande est lancée afin d'atteindre le niveau de recomplètement S. Au même
moment, le niveau d'inventaire de tous les autres produits est vérifié. Si un produit a atteint
son seuil c, la quantité requise pour atteindre le niveau S est ajoutée à la commande.
Contrairement aux systèmes à revue continue ou à la politique can-order proposé, [4] ont
proposé un système de réapprovisionnement coordonné à revue périodique. Ainsi, le
système (R,T) proposé réapprovisionne les inventaires du produit i à chaque période Tj de
façon à atteindre le seuil de recomplètement Rj, Pour atteindre le niveau de coordination
propre à l'approvisionnement coordonné, Tj pour tous les produits i doit être un multiple
entier de la période de base déterminée.
Jusqu'à maintenant, seul le cas d'un échelon unique ou de gestion indépendant des
entrepôts a été présenté. Toutefois, la chaîne d'approvisionnement est généralement plus
complexe dans la réalité. Le réseau est donc, plus souvent qu'autrement, composé de
plusieurs niveaux ou sites d'entreposage d'où la nécessité d'aborder le problème en
considérant tous les échelons de la chaîne. Les systèmes multi-échelon sont difficiles à
analyser puisque les décisions prises à un site sont directement reliées aux décisions prises
aux autres sites d'entreposage. Ainsi, un certain niveau de coordination est préférable entre
les différents échelons de façon à réduire les inventaires totaux et les coûts de
réapprovisionnement. Plusieurs stratégies ont été mises de l'avant afin de gérer
l'approvisionnement des systèmes multi-échelon. La plupart des stratégies et des politiques
visent à restreindre les visites de réapprovisionnement à des intervalles spécifiques. Zero-
inventory ordering policy, fixed partition policies [13], direct shipping policies [17], power
of two stratégies [16] et the modijied periodic policy [28] figurent parmi les stratégies de
gestion les plus populaires [21].
Toutefois, les limites des approches multi-échelon ont menées à la création du concept de
Supply Chain Managment (SCM) au début des années 1990. En fait, le SCM va plus loin
que la gestion multi-échelon en coordonnant les différentes activités logistiques entre les
différents échelons de la chaîne, mais également en tentant d'améliorer la coordination de
l'approvisionnement entre les entreprises verticalement reliées. Plusieurs études ont été
effectuées sur différents aspects du SCM. En fait, [15] distingue deux (2) aspects en SCM :
l'infrastructure du réseau et les relations entre les différents intervenants de la chaîne.
L'infrastructure du réseau concerne la localisation de sites de production, d'entreposage et
de distribution tout comme la gestion du transport entre les différents sites. Ces différents
aspects ont été traités indépendamment aux sections précédentes. Les aspects de
collaboration et de partenariat entre les intervenants de la chaîne seront brièvement abordés
à la toute fin du présent chapitre.
De toute évidence, il existe plusieurs méthodes et stratégies afin d'optimiser les différentes
opérations d'un réseau d'approvisionnement et de distribution. Toutefois, toutes les
méthodes et stratégies proposées ne s'appliquent pas dans tous les contextes et il est
nécessaire, avant de prendre une décision, d'explorer et d'analyser les différentes avenues
possibles. L'utilisation d'un outil pour l'évaluation des différents scénarios s'avère donc
nécessaire. Ainsi, le développement d'une approche de simulation a été envisagé afin
d'évaluer les différentes options possibles et leurs impacts sur le système actuel dans un
contexte particulier et de guider vers le choix de l'option la plus profitable. Le prochain
chapitre présentera donc la première étape du développement de l'approche de simulation :
la modélisation conceptuelle.
Chapitre 3 Développement d'une approche de
simulation : la modélisation
Les différents concepts issus de la revue de la littérature ont permis de constater qu'il existe
plusieurs stratégies de pilotage et configurations de réseau possibles pour un système de
distribution et d'approvisionnement. Toutefois, il est difficile de connaître avec exactitude
les stratégies ou la configuration à prioriser dans un cas pratique qui fait face à des
contraintes et des particularités de fonctionnement propres à son système, notamment au
niveau des clients à desservir ou des produits à traiter. De plus, même si la stratégie à
adopter est connue, il est nécessaire de la paramétriser adéquatement de façon à obtenir le
maximum de bénéfices en lien avec les objectifs fixés par l'entreprise.
Enfin, les différentes modifications apportées au réseau de base ont mené à l'élaboration
d'un réseau plus élaboré, tout à fait générique, qui sera utilisé pour l'implantation du
modèle de simulation. La figure 3-1 présente la structure du réseau et les différents liens
entre les fournisseurs, les nœuds internes et les détaillants.
Légende
t. Flux de nurchtndisM
- ► Flux d'mfamuuoii
DéteiUtnti
cc v Centre de consolidation y
F, Fournisseur j
• Inventaire en consigne chez les détaillants (IC) : Tous les inventaires conservés chez
les détaillants sont en consigne. L'approvisionnement peut être effectué à partir du
CC ou du CD assigné au détaillant. De plus, IC agira également de point de
réception pour les produits en cross-docking pour le détaillant concerné.
Le réseau final présente deux (2) canaux de distribution distincts pour les produits en
inventaire et en cross-docking cheminant à travers les différents nœuds internes de
l'entreprise.
3.2 Hypothèses
Le réseau présenté à la figure 3-1 demeure tout à fait générique. Toutefois, les hypothèses
suivantes ont été effectuées :
• Tous les nœuds du réseau sont caractérisés par des niveaux d'inventaire et des capacités
d'entreposage tandis que les arcs représentent les activités de transport.
• Tous les produits sont gérés indépendamment selon une des deux stratégies de
distribution proposées soit le cross-docking ou l'entreposage classique.
• Les fournisseurs externes sont agrégés selon la stratégie de distribution des produits
qu'ils distribuent. Ainsi, le réseau est composé de deux (2) fournisseurs agrégés, un
pour les produits en cross-docking et un pour les produits en inventaire.
• Les activités internes telles que la cueillette, la localisation des produits dans l'entrepôt
et les opérations de manutention ne sont pas considérées explicitement. Chaque nœud
du réseau possède toutefois une capacité de flux entrant, associée à la réception des
produits, et sortant, associée à l'expédition des commandes des clients. Le centre de
décision peut, quant à lui, traiter un nombre infini de commandes par jour.
• Les tournées de livraison sont fixes et déterminées au préalable par des méthodes
d'optimisation issues de la littérature. Les détaillants sont ensuite agrégés selon les
tournées établies.
• Les commandes des détaillants arrivent au centre de décision selon un horaire fixe,
c'est-à-dire à chaque / unités de temps. À priori, toutes les commandes arrivent au
début de chaque journée.
• Lorsque qu'une commande est reçue, les marchandises requises sont collectées à
l'entrepôt désigné, consolidées avec les produits en passage direct si nécessaire, puis
expédiées au détaillant.
• Si la quantité requise n'est pas disponible en entrepôt, la commande d'un détaillant peut
être livrée partiellement. Aucune pénalité économique n'est encourue. Par contre, cette
situation reste à éviter afin de maintenir un niveau de service adéquat. Toutefois, la
35
quantité de marchandises non-disponible est placée sur une liste d'attente et elle est
jointe à la prochaine commande du détaillant.
• Les commandes placées chez les fournisseurs externes sont livrées en entier dans un
intervalle de temps fixe. Les fournisseurs externes ont une capacité illimitée.
• 11 n'y a pas de contraintes relatives au transport. Lorsqu'un camion est nécessaire pour
la livraison, on assume qu'il est disponible.
• Le transshipment entre les nœuds internes d'un même échelon n'est pas permis.
Indices
i produit
j client (détaillant ou nœud interne)
k stratégie de distribution (1 : cross-docking, 2 : entreposage classique)
w nœud interne
36
Variables
S(j,W)k fournisseur du nœud interne w ou du client (interne ou externe) j pour les produits
dont la stratégie de gestion est k
MSj stratégie de distribution pour le produit ou la famille de produits i
Paramètres
n nombre total de détaillants ou de regroupements de détaillants (tournées)
R période de réapprovisionnement
l'y quantité de marchandises en pénurie ou sur la liste d'attente pour le produit i, pour
le détaillant j
t(j,W)k délai de livraison vers le nœud interne w ou le client (interne ou externe) j pour les
produits dont la stratégie de gestion est k.
Le premier objet vise à représenter, tel qu'il a été mentionné précédemment, l'ensemble des
n détaillants impliqués dans le réseau. L'objet Détaillants est illustré à la figure 3-3. Dans
un premier temps, l'objet Détaillants vise à générer un bon de commande pour chaque
détaillant j . Ce bon de commande inclut la demande xy- pour chaque produit i. Il planifie
ensuite l'arrivée du bon de commande créé au centre de décision (2). Ainsi, la génération
des bons de commande permet d'entamer le processus de distribution. Enfin, l'objet
Détaillants vise également à mettre fin au processus de distribution en assurant la réception
des commandes finales en provenance du distributeur (3) et en effectuant le calcul des
mesures de performance choisies.
Ci)
■ • j
Planifier l'arnvée du bon de
Mise à jour des mesures de
commande chez le
performances
1
(2)
Le deuxième objet, le centre de décision, vise à prendre l'ensemble des décisions reliées à
la préparation des commandes et au maintien des inventaires. Tel que l'illustre la figure
3-4, le centre de décision reçoit les bons de commande en provenance des différents
détaillants impliqués dans le réseau (2.1). Chaque bon de commande inclut la quantité
commandée xy par le détaillant j , et ce, pour tous les produits i. Dès son arrivée au centre de
décision (2), le bon de commande est vérifié et l'ordre d'approvisionnement nécessaire
pour les produits en cross-docking est généré (2.2) puis envoyé au fournisseur concerné. Le
bon de préparation pour les produits en inventaire est ensuite créé (2.3) puis envoyé au
nœud interne de préparation concerné. Enfin, à toutes les périodes R, le centre de décision
assure la vérification du niveau d'inventaire pour les produits conservés à chaque nœud
interne w (2.4). Au besoin, un ordre de réapprovisionnement est généré puis envoyé au
fournisseur externe ou au nœud interne correspondant. Toutefois, si le réapprovisionnement
du nœud vérifié est assuré par le réseau interne de l'entreprise, la génération d'un bon de
préparation est nécessaire avant la préparation des marchandises (2.3).
(i)
Réception d'un*
Vérification des (4)
commande pour un
Inventaires (2.4)
détaillant (2.1)
'
Génération de l'ordre
d'approvisionnement Génération du bon de
Produits en — .
préparation (2.3)
crois-docking (2.2)
T l
(3)
(4)
1
Remplir l'ordre
d'approvisionnement
(Produits en CD)
1
Envoyer l'ordre
d'approvisionnement
au fournisseur
(2.3)
Le processus de génération d'un bon de préparation est présenté à la figure 3-6. Ainsi, pour
tous les bons de commande reçus de même que pour toutes les demandes de
réapprovisionnement au sein du réseau interne, un bon de préparation doit être généré. La
première étape du processus de génération d'un bon de préparation vise à déterminer le site
41
(2.2) (2.4)
Pour chaque commande
Déterminer le noeud de
préparation pour la commande
i
Enregistrer une pénurie
Non Oui
Le client est un noeud
interne?
Ajouter la paître de la La quantité manquante est
commande manquante à éliminée du bon de
une liste d'attente
commande
i;;
Modifier la quantité de
produits demandée
*
Réserver la quantité de
marchandises requises au
noeud de préparation
L
Planifier le début de la Regrouper tous les bons
préparation au noeud pour un même noeud
concerné pour la journée en cours
f
(3)
La figure 3-7 présente le processus de vérification des inventaires. Ainsi, à chaque période
R, la vérification des inventaires est déclenchée. Pour chaque nœud interne w, le niveau
d'inventaire pour tous les produits i est vérifié. Si le niveau d'inventaire est suffisant pour
tous les produits i, c'est-à-dire si IjW+Hjw>SjW, aucune demande de réapprovisionnement
n'est nécessaire pour le nœud vérifié. Par contre, si le niveau d'inventaire est insuffisant
pour un produit, c'est-à-dire si Ijw+Hjv/^Siw, un bon de réapprovisionnement doit être
généré. Le bon de réapprovisionnement inclut la quantité à commander xy pour tous les
produits maintenus en inventaire : Xjj=0 si l'inventaire est suffisant, Xij=SiW-(liw+Hiw) si une
commande est nécessaire. Enfin, si le nœud vérifié est un centre de distribution, le bon de
réapprovisionnement est envoyé au fournisseur externe Sw2 (4). Par contre, si le nœud
vérifié est un centre de consolidation ou un détaillant avec inventaire en consigne, le
réapprovisionnement est assuré à l'interne. Dans ce cas, un bon de préparation doit d'abord
être généré à partir du bon de réapprovisionnement créé (2.3) avant la préparation finale des
marchandises au nœud interne concerné (3). Enfin, dans tous les cas, le début de la
prochaine vérification est planifié au temps t+R.
Début de la vérification
Le troisième objet, nœuds internes, vise à représenter l'ensemble des nœuds internes
impliqués dans le réseau de l'entreprise. Tel que l'illustre la figure 3-8, dès l'arrivée d'une
commande ou d'un bon de préparation au nœud interne, trois (3) types d'opération sont
alors possibles : la réception des marchandises (3.1), la préparation des commandes (3.2) et
la consolidation/expédition des commandes (3.3). Ainsi, les commandes ou les bons de
préparation sont envoyés au sous-modèle qui correspond au type d'opération à effectuer.
Enfin, les commandes sont réacheminées, selon le cas, vers le nœud interne ou le détaillant
concerné.
»; m
Le processus de réception des marchandises (3.1) est présenté à la figure 3-9. Ainsi, toutes
les commandes reçues à un nœud interne et dont la destination finale est externe au réseau
de l'entreprise, c'est-à-dire si j<n, sont transférées directement à la zone de
consolidation/expédition. Par contre, pour toutes les commandes dont la destination finale
est un nœud interne au réseau de l'entreprise, c'est-à-dire si j>n, les inventaires, pour tous
les produits i inclus à la commande reçue, sont incrémentés, Ijj=Ijj+Xij, puis les inventaires
en transit sont ajustés. Hij=Hjj-Xjj. De plus, si le nœud en cours est un détaillant qui possède
des inventaires en consigne, les produits en attente, pour le détaillant j associé, sont vérifiés
puis un bon de préparation est généré au besoin. Ce bon de préparation inclut la demande
Xy, où Xij=I'ij, tous les produits i dont I'ij^O. Dans le cas contraire, aucune opération
supplémentaire n'est effectuée. Rappelons que la réception des commandes est effectuée
jusqu'à ce que la capacité de flux entrant du nœud interne soit atteinte. Si la capacité de
flux entrant pour une journée est atteinte, la réception des commandes excédentaires est
reportée au lendemain, en priorité.
Non
Remplir un bon de
a-t-il des produits sur la
Aucune opération préparation
liste d'attente du détaillant
supplémentaire Ajouter la quantité requise
socié au noeud en cours?.
pour tous les produits
Figure 3-9 Les nœuds internes (3) - Réception des marchandises (3.1)
45
Le processus de préparation des marchandises (3.2) est présenté à la figure 3-10. Pour
chaque bon de préparation reçu à un nœud interne, les marchandises demandées doivent
être collectées. Ainsi, si les inventaires en main au nœud en cours permettent de satisfaire la
demande du client j pour un produit i, c'est-à-dire si I,w>Xij, les inventaires sont
décrémentés, ljw= ljW - xy, puis les inventaires réservés dans le système sont ajustés. Par
contre, si les inventaires en main ne permettent pas de satisfaire la demande du client j pour
un produit i, c'est-à-dire si IjW<Xjj, une pénurie est d'abord enregistrée, puis la demande et la
quantité réservée sont ajustées, xy= IjW. La demande non-satisfaite est ajoutée à la liste
d'attente si le client est externe au réseau de l'entreprise, r.y=IiW- Xy, ou éliminée si le client
est interne au réseau. Lorsque les ajustements nécessaires ont été effectués, le processus
reprend son cheminement normal. Enfin, dans tous les cas, lorsque toutes les marchandises
inclues au bon de préparation ont été collectées, la commande est transférée vers la zone de
consolidation/expédition.
Non
Est-ce que l'inventaire en
main peut répondre à la
demande ?
Décrémenter l'inventaire
Enregistrer une pénurie Ajuster les inventaires en
réserve
L
Transfert vers la lone de
Ajuster les inventaires en consolidation/expédition
réserve
Ajuster la demande pour le
produit (3)
Figure 3-10 Les nœuds internes (3) - Préparation des commandes (3.2)
46
Arrivée de la commande à
la zone de consolidation
Expédier directement au
client
Planifier la réception de la
commande complète ou
partielle sans délai
Oui / ~ \ Non
La commande est à
destination, c 'est-à-dite au
fournisseur du client ?
noeud concerné
TV
(3) (4)
Figure 3-11 Les nœuds internes (3) - Consolidation et expédition des commandes (3.3)
Enfin, le quatrième objet, les fournisseurs (4), vise à représenter les différentes opérations
effectuées chez les fournisseurs. En fait, cet objet représente l'ensemble des fournisseurs et,
dans le cas présent, il représente les deux types de fournisseurs existants, c'est-à-dire le
fournisseur pour les produits en inventaire et le fournisseur pour les produits en cross-
docking. Puisque que les fournisseurs sont externes au réseau de distribution, le distributeur
n'a aucun contrôle sur les opérations internes. Alors, les fournisseurs sont représentés
simplement par des délais de livraison. En fait, les bons de réapprovisionnement arrivent
aux fournisseurs en provenance du centre de décision (2), puis la réception de la commande
correspondante est planifiée au nœud interne concerné (3) selon les différents délais de
livraison.
a)
k
Arrivée d'un ou des ordres
d'approvisionnement
$
Planification de la réception
de la commande au noeud
concerné
I
(3)
Le logiciel commercial ARENA est généralement utilisé pour modéliser des problèmes
dont la structure est connue et demeure invariable pour tous les tests effectués. ARENA
peut être utilisé facilement pour représenter des systèmes manufacturiers avec différents
niveaux de complexité. Dans le cas du réseau développé au chapitre 3, la structure est
variable et donc, un réseau générique doit être mis au point. Pour arriver à concevoir le
simulateur générique souhaité, des recherches et expérimentations supplémentaires ont été
nécessaires. ARENA sera donc utilisé différemment de l'approche traditionnelle proposée
dans la plupart des ouvrages de référence [9]. Puisque peu d'ouvrages traitent de la
conception d'un tel modèle générique, il est donc pertinent, dans un premier temps, de
regrouper les différentes informations recueillies pour arriver à la création d'un simulateur
convivial et facile à utiliser pour différentes configurations du réseau. L'idée fondamentale
pour la construction d'un modèle générique avec ARENA consiste en l'utilisation des
différents niveaux de modélisation offerts afin d'accroître la flexibilité et de permettre la
modélisation de systèmes complexes. Ces aspects techniques, notamment l'utilisation de
blocs et d'éléments SIMAN et la programmation VBA, sont nécessaires à la création du
modèle de simulation. De plus, un formulaire MS Access est créé afin de permettre une
utilisation facile de l'outil développé. Toutefois, une procédure de connexion entre les deux
logiciels est nécessaire. Il en sera également question dans le présent chapitre.
Dans un second temps, la structure du simulateur basée sur le modèle conceptuel proposé
au chapitre 3 sera présentée. Le simulateur intègre l'utilisation de MS Access pour la
création du formulaire, le calcul de certains paramètres et la génération de bases de données
et le logiciel de simulation ARENA pour la génération du modèle de simulation à
proprement dit et le calcul des mesures de performance. Tous les détails concernant
l'utilisation des deux logiciels, les variables d'entrée et les mesures de performance sont
traités dans le présent chapitre.
Tel qu'il a été mentionné précédemment, ARENA offre plusieurs niveaux de modélisation.
Le niveau le plus élevé propose l'utilisation de templates pour faciliter la création du
modèle tandis que le niveau le plus bas, et par le fait même le plus flexible, propose
l'utilisation de SIMAN et de la programmation VBA ou C/C++. SIMAN est un puissant
langage de simulation général pour la modélisation de systèmes discrets, continus et/ou
combinés [26]. Tout comme ARENA, SIMAN utilise différents blocs pour générer la
séquence dans laquelle vont circuler les entités afin de simuler le système modélisé. Un
code SIMAN propre à chaque modèle est ensuite généré, au moment de l'exécution du
modèle, selon la séquence créée. De la même façon, lorsqu'une simulation est effectuée
avec ARENA, le logiciel examine la configuration et la paramétrisation de chaque module,
puis génère un code SIM AN. De plus, tous les blocs ARENA sont créés à partir des blocs
S1MAN, également disponibles dans ARENA. Les blocs SIMAN permettent plus de
flexibilité que les modules proposés par ARENA. Ils permettent l'entrée de variables ou
d'équations algébriques là où les blocs ARENA équivalents ne permettent que l'entrée de
valeurs numériques. Toutefois, l'utilisation de blocs SIMAN nécessite plus de rigueur
puisque tous les attributs, variables, stations ou ensembles utilisés par les blocs SIMAN ne
sont pas générés automatiquement comme c'est le cas pour les blocs ARENA. Ils devront
donc être créés à priori à l'aide des éléments SIMAN correspondants.
Le réseau de distribution développé au chapitre précédent est tout à fait générique. Ainsi, la
configuration du réseau et le nombre de nœuds internes peuvent varier d'un scénario à un
autre. [33] propose un modèle ARENA pour une chaîne d'approvisonnement où le nombre
de détaillants est, à tout fin pratique, illimité. Toutefois, les détaillants n'utilisent aucune
ressource et ne possède aucune contrainte de capacité ou de traitement. [26] proposent un
exemple intéressant de l'utilisation de SIMAN pour la construction de sous-modèles
génériques qui utilisent des ressources propres à chaque sous-modèle. Afin de bien situer la
méthode proposée, il est important de rappeler quelques notions reliés à l'utilisation de
ARENA et de SIMAN.
Le transfert des entités, dans un modèle de simulation, peut être effectué de différentes
façons. Tout d'abord, les entités peuvent circuler d'un bloc à l'autre par une connexion
directe entre les blocs. Cette méthode est très utilisée en pratique. Toutefois, pour les
systèmes complexes, il est préférable de créer des sous-modèles et d'utiliser des blocs
particuliers Station et Route pour assurer le transfert des entités. Les entités entrent ainsi
dans le sous-modèle par un bloc Station puis le quittent par un bloc Route qui assure le
transfert des entités vers la destination déterminée. Un sous-modèle peut, par exemple,
représenter un poste de travail. Toutefois, si un modèle est composé de plusieurs postes de
travail, il peut être fastidieux d'utiliser un sous-modèle par poste de travail, d'autant plus si
les postes de travail suivent la même logique. Il est donc intéressant de créer un sous-
modèle générique qui permet de représenter plus d'un poste de travail à la fois. La méthode
pour y arriver est relativement simple. Il s'agit de créer un ensemble, ou un set en langage
ARENA, qui regroupe l'ensemble des postes de travail à représenter. Alors, un ensemble
sera assigné à la station plutôt qu'un simple sous-modèle. La même méthode peut être
utilisée pour les ressources ou encore pour les files. Ainsi, il est possible de créer un poste
de travail générique en générant un ensemble qui regroupe tous les postes de travail à
représenter puis en utilisant les blocs Station et Route pour assurer le transfert des entités.
Le modèle créé dans le cadre du présent projet utilise, afin de conserver un maximum de
flexibilité, presqu'exclusivement des blocs et éléments SIMAN, à quelques exceptions près.
Toutefois, bien que la démarche proposée par [26] permette d'inclure facilement
l'utilisation de ressources, aucune ressource ne sera utilisée dans la première version du
simulateur développé. Toutefois, la structure proposée permet de les inclure aisément, au
besoin, en suivant la démarche par [26].
Deux (2) approches sont disponibles pour l'utilisation de VBA dans ARENA [19]:
l'utilisation de blocs VBA et la programmation directe via l'éditeur VBA. La première
approche, l'utilisation de blocs VBA, consiste à insérer un bloc VBA directement dans la
séquence créée. Ainsi, pendant la simulation, à chaque fois qu'une entité passe par le bloc
VBA, la procédure programmée est effectuée. En cliquant directement sur le bloc VBA en
question, l'éditeur VBA s'ouvre automatiquement afin de permettre la génération du code.
Les procédures de calcul complexes ou les changements de variables particuliers peuvent
53
ainsi être programmés facilement en utilisant le langage VBA. Cette méthode peut s'avérer
utile lorsque des problèmes génériques doivent être traités.
La démarche à suivre est divisée en deux (2) étapes : la création de la base de données (MS
Access) et la génération d'une séquence de lecture (ARENA). En tout premier lieu, une
table doit être créée pour chaque valeur ou groupe de valeurs à lire avec ARENA, et ce, en
respectant une structure particulière. Ainsi, si les valeurs sont lues séquentiellement, c'est-
à-dire à chaque fois qu'une entité passe par le bloc Read/Write, les données à lire doivent
être enregistrées dans la même colonne. Par contre, si les valeurs doivent être lues
simultanément, elles doivent être enregistrées sur la même ligne.
Dans un deuxième temps, la séquence de lecture doit être créée. Tout d'abord, le fichier MS
Access où les données ont été enregistrées doit être ajouté à la liste des fichiers externes
actifs dans ARENA, sous le module Data Module File du Advanced Process Panel. Ce
module permet d'enregistrer les paramètres importants reliés à l'utilisation du fichier
externe : le type de fichier, son emplacement ainsi que les tables utilisées. Le bloc
Read/Write doit ensuite être ajouté à l'endroit approprié dans le modèle de simulation.
Alors, en cliquant sur le bloc en question, il s'agira d'assigner les variables ou les attributs
d'ARENA aux données externes. Ainsi, à chaque passage par le bloc Read/Write, l'entité
permet la lecture d'une donnée ou d'un vecteur de données puis assure les assignations
nécessaires.
•«
MS Sans Serif » 6 G 7 S s s s ,&* A'.i«î'
Simulateur - Réseau de distribution
Saisie des
Réseau interne Réseau client | paramètres
Effacer e carnet de
cor nmande
La présente section traite donc en détail de chacune des parties à remplir en portant une
attention particulière sur les variables et les paramètres à entrer, les bases de données
générées et les différentes procédures de calcul utilisées.
.s s
Partie générale
La partie générale assure la saisie des paramètres de base pour le réseau à étudier. Elle
permet également la saisie des paramètres propres à la simulation. Les différents
paramètres à saisir sont présentés au tableau 4-1. La première colonne du tableau présente
les paramètres à définir, la seconde, la notation générale associée au paramètre défini, la
troisième, les variables ARENA associées et enfin, la quatrième colonne présente la
définition des paramètres en tant que tel. Cette logique est respectée pour tous les tableaux
présentés dans le présent chapitre. Puisque les paramètres enregistrés à la partie générale
sont nécessaires à la génération des bases de données utilisées par les autres parties du
formulaire, il est essentiel de remplir la partie générale en tout premier lieu.
Paramètres de base
Nombre de détaillants n n Selon la méthode choisie, les détaillants sont regroupés en
tournée. Le nombre de détaillants correspond au nombre
total de tournées. Par contre, si chaque détaillant est
desservi par un aller-retour, le nombre de détaillants
correspond au nombre total de détaillants. Le nombre
maximal de détaillants est fixé à 100.
Nombre de centres de de dist Le nombre total de centres de distribution constituant le
distribution premier niveau du réseau interne de distribution.
Nombre de centres de ce dcpp Le nombre total de centres de consolidation constituant le
consolidation deuxième niveau du réseau interne de distribution.
Nombre de détaillants ic de Le nombre total de détaillants ou de regroupement de
avec inventaire en détaillants avec inventaire en consigne constituant le
consigne troisième niveau du réseau interne de distribution.
Nombre de - - Le nombre total de fournisseurs externes qui assurent
fournisseurs externes l'approvisionnement du réseau interne de distribution.
Nombre de produits P NProduitTot Le nombre total de produits ou de catégories de produit que
le système doit gérer. Le nombre maximal de produits est
fixé à 50 produits.
Nombre de jours par jourper La période représente la fréquence à laquelle les détaillants
période passent leur commande. Le nombre de jours maximal est
fixe à 7.
Intervalle de R intervalle A priori, le système utilise une politique de
vérification des réapprovisionnement (R,s,S). R représente la période ou
inventaires l'intervalle, en jours, entre les vérifications.
Intervalle entre t interar L'intervalle entre l'arrivée des commandes de détaillants
l'arrivée des représente le temps, en jours, entre les commandes de deux
commandes des détaillants ou groupes de détaillants.
détaillants
Paramètres pour la simulation
Nombre de - nreplication Le nombre de réplications à effectuer pendant la simulation
réplications
Nombre de périodes - nperiode Le nombre de périodes simulées au cours d'une réplication.
simulées
Tableau 4-1 Paramètres de bases et paramètres pour la simulation
59
Partie 1 : Le réseau
La première partie du formulaire sert à définir la configuration du réseau et les liens entre
les différents intervenants du réseau tant à l'interne qu'à l'externe. En fait, selon les
paramètres de base enregistrés à la partie générale, deux (2) bases de données sont générées
automatiquement. Les bases de données générées s'affichent à l'écran lorsque l'utilisateur
appuie sur les boutons Réseau Interne et Réseau Client. La numérotation des nœuds
internes et externes doit être effectuée avec soin pour assurer le bon fonctionnement du
simulateur. En effet, les détaillants sont numérotés selon l'ordre de passation des
commandes. Ainsi, le premier détaillant à placer une commande se voit attribué le numéro
1, le deuxième, le numéro 2 et ainsi de suite jusqu'au dernier détaillant. De plus, les nœuds
internes sont numérotés à partir de n+1, à partir du troisième niveau, ic, jusqu'au premier
niveau, cd. À leur tour, les fournisseurs se voient attribuer les numéros les plus élevés.
Ainsi, en appuyant sur Réseau Interne, il est possible d'établir les liens entre les nœuds
internes au réseau en inscrivant les valeurs suivantes dans les cases correspondantes :
Par la suite, en appuyant sur Réseau Client, il est possible d'établir les liens entre le réseau
interne de l'entreprise et les différents détaillants à desservir. 11 s'agit alors d'inscrire la
valeur 0, 1, 2 ou 3 dans la case correspondante afin de définir le lien entre un détaillant et le
réseau interne. Les valeurs pour la table Réseau Client sont définies de la même façon que
pour la table Réseau Interne.
La deuxième partie du formulaire permet de saisir les données relatives à la gestion des
tournées ou des détaillants. Tout d'abord, rappelons que, tel qu'il a été mentionné au
chapitre 3, si les détaillants sont visités par tournées, celles-ci doivent être déterminées
60
préalablement par l'une ou l'autre des méthodes issues de la littérature. Ainsi, les
détaillants sont agrégés puis sont traités, tout au long de la simulation, par tournée. Par
contre, si les détaillants sont visités par des aller-retours, ils pourront être traités
indépendamment. Les paramètres sont donc saisis par détaillant ou par tournée selon le cas.
Le tableau 4-2 résume donc les différents paramètres de gestion des détaillants à définir.
La troisième partie assure l'enregistrement des paramètres reliés à la gestion des produits.
Chaque produit ou catégorie de produits rencontre les mêmes propriétés, stratégies de
gestion, distributions ou coûts, quelque soit le détaillant ou le point d'entreposage impliqué
dans le processus. Le tableau 4-3 présente et définit les différents paramètres à saisir pour la
gestion des produits. Dans tous les cas, le paramètre modegestion doit être enregistré. Par
contre, le paramètre distribution n'est nécessaire que si la demande est générée à partir des
distributions ou lorsque les paramètres de gestion des inventaires (s,S) sont générés
automatiquement. 11 en est de même pour le coût des produits qui est requis seulement
lorsque les paramètres de gestion des inventaires sont générés automatiquement grâce à la
méthode séquentielle impliquant les coûts. De plus amples détails seront fournis à la
section suivante au sujet de la génération de la demande et des paramètres de gestion des
inventaires.
La quatrième partie, la gestion des nœuds internes, vise à saisir les différents paramètres en
lien avec la gestion du réseau interne de l'entreprise. Le tableau 4-4 résume l'ensemble des
paramètres requis. Ces paramètres concernent principalement les inventaires initiaux à
chaque nœud interne et pour chaque produit, les différents délais de livraison, les
contraintes de capacité et les paramètres de gestion des inventaires. Les paramètres de
gestion des inventaires peuvent être générés automatiquement en utilisant le bouton
Génération des paramètres de GI ou saisis manuellement les valeurs en utilisant le bouton
Entrée manuelle des param de GI. La saisie des paramètres de gestion des inventaires n'est
nécessaire que pour les produits en inventaire.
Inventaire initial
Inventairelni Pour chaque nœud et pour chaque produit, la
quantité d'inventaire en main au début de la
simulation doit être donnée.
Paramètres de gestion des noeuds internes
Délai Livraion CD Twl LeadTime Pour chaque nœud interne, le délai de livraison
[Nosud.1] pour la réception des produits en cross-docking,
c'est-à-dire le délai entre l'expédition du bon de
commande au fournisseur externe et la réception au
nœud interne, doit être donné.
Délai Livraison INV Xw2 LeadTime Pour chaque nœud interne, le délai de livraison
[Nœud,2] pour la réception des produits en inventaire, c'est-à-
dire le délai entre le départ de la commande
préparée et l'arrivée au nœud interne ou le délai
entre l'expédition du bon de commande au
fournisseur externe et la réception au nœud interne,
doit être donné.
CapaciteENT Cw Chaque nœud interne possède une capacité
maximale d'entreposage, en quantité de produits
conservés en inventaire, qui ne doit pas être
dépassée.
CapaciteIN C1 Capacitein Chaque nœud interne possède une capacité de flux
[Nœud] entrant, en nombre de commandes traitées par jour.
Cette valeur correspond à la capacité de traitement
pour les activités de réception.
CapaciteOUT cw CapaciteOut Chaque nœud interne possède une capacité de flux
[Nœud] sortant, en nombre de commande traitées par jour.
Cette valeur correspond à la capacité de traitement
pour les activités de consolidation et d'expédition.
TempsReception TempsReception Le temps pour la réception d'une commande ou sa
[Nœud] distribution de probabilité doit être donnée pour
chaque nœud interne. À priori, il est nécessaire de
conserver ces valeurs nulles afin de conserver
l'hypothèse que toutes les opérations ont lieu au
début ou à la fin de la journée.
TempsPreparation TempsPreparation Le temps pour la préparation d'une commande ou
[Nœud] sa distribution de probabilité doit être donnée pour
chaque nœud interne. À priori, il est nécessaire de
conserver ces valeurs nulles afin de conserver
l'hypothèse que toutes les opérations ont lieu au
début ou à la fin de la journée.
TempsConsolidation TempsConsolidation Le temps pour de consolidation et d'expédition
[Nœud] d'une commande à chaque nœud interne doit être
donnée. À priori, il est nécessaire de conserver ces
valeurs nulles afin de conserver l'hypothèse que
toutes les opérations ont lieu au début ou à la fin de
la journée.
CoutCommande Aw CoutCommande représente le coût de commande
pour le nœud interne concerné. Cette valeur est
nécessaire seulement si l'on souhaite générer
automatiquement les paramètres de gestion des
inventaires selon la méthode séquentielle
impliquant les coûts (voir partie 4)
r r r représente le pourcentage d'immobilisation pour
le nœud interne concerné. Cette valeur est
nécessaire seulement si l'on souhaite générer
automatiquement les paramètres de gestion des
inventaires selon la méthode séquentielle
impliquant les coûts (voir partie 4)
Paramètres de gestion des inventaires
Petits Sjw Petits Si les paramètres de gestion des inventaires sont
[[Link]] entrés manuellement, la valeur du seuil de
réapprovisionnement s, pour chaque produit et
chaque nœud interne devra être saisie.
GrandS ^iw GrandS Si les paramètres de gestion des inventaires sont
[NProduit,Noeud] entrés manuellement, la valeur du niveau de
recomplètement S, pour chaque produit et chaque
nœud interne devra être saisie.
Tableau 4-4 Paramètres de gestion des nœuds internes
Tel qu'il a été mentionné précédemment, si l'utilisateur choisit de générer automatiquement
les paramètres de gestion des inventaires, il peut utiliser la bouton Génération des
paramètres de GI. Dans ce cas, il est important que la demande pour tous les produits en
inventaire suive une distribution normale de moyenne \x\ et d'écart type Oj.
Deux (2) méthodes sont disponibles pour le calcul des paramètres de gestion des
inventaires : la méthode séquentielle et la méthode approximative. De plus, puisque seule la
demande finale des détaillants est connue, le calcul des paramètres (R, s, S) est basé, dans
les deux cas, sur la demande des clients finaux. Cette méthode est connue sous le nom de
base stock control system [31]. L'approche proposée vise donc à calculer les paramètres de
contrôle des inventaires pour la politique de réapprovisionnement choisie en se basant sur
la demande des clients finaux plutôt que sur les besoins du niveau subséquent immédiat.
Les décisions de réapprovisionnement sont ensuite effectuées en fonction des inventaires
échelon plutôt que des inventaires locaux. L'inventaire échelon d'un nœud représente la
somme des inventaires locaux et des inventaires de tous les nœuds de niveau inférieur qui y
sont reliés [5]. [6] démontre la supériorité des politiques à inventaires échelon dans le cas
des systèmes en série et des systèmes d'assemblage. Toutefois, dans le cas des systèmes de
distribution multi-échelon, leur supériorité n'est pas aussi claire. [5] démontre que les
politiques à inventaire échelon, pour un système à deux échelons, surpassent les inventaires
locaux dans certains contextes, mais que l'inverse est vrai pour d'autres contextes.
Ainsi, quelle que soit la méthode utilisée, la demande totale reliée à chaque nœud interne
doit être connue afin de permettre le calcul des paramètres s et S. Puisque chaque produit
ou catégorie rencontre la même moyenne \i\ et le même écart type o\ quelque soit le
64
Hiw = k(w) * ^
La première méthode pour le calcul des paramètres de gestion des inventaires suit une
approche séquentielle et implique une estimation des différents coûts encourus. Ainsi, si
cette méthode est utilisée, les paramètres sont calculés selon la procédure suivante [29] :
2
(À
A,A>, et v,,„ = R QIW g*.
rwc- viwR
Siw~siw + Q-viwfxiw
La deuxième méthode est une méthode approximative qui se base sur le nombre de jours
d'inventaire maximal conservé en entrepôt. Cette méthode peut s'avérer intéressante
puisqu'elle permet de donner rapidement une idée des paramètres de gestion des inventaires
sans avoir recours à l'estimation des différents coûts impliqués. Ainsi, la procédure de
calcul se présente de la façon suivante [31] :
ôiw = rw2 + R
^ A ) = <*>,.„, *^ra,
SSiw-oJÔJ*k0
^-^(.àJ + SS^
S«w -siw+max*nlw
De toute évidence, l'utilisateur peut choisir d'utiliser n'importe quelle autre méthode afin
de calculer les paramètres de gestion des inventaires puis les saisir manuellement en
utilisant le bouton Entrée manuelle des param de GI.
• Entrée manuelle des demandes : La demande est générée grâce à l'une ou l'autre
des méthodes choisies par l'utilisateur puis saisie manuellement. La demande peut
également provenir de données historiques.
• A partir d'un fichier externe : La demande est lue à partir d'un fichier externe puis
importée de façon à remplir le carnet de commande du formulaire. À l'heure
actuelle, cette méthode n'a pas encore été implantée.
Lorsque les demandes ont été générées par l'une ou l'autre des méthodes, il est possible de
les visualiser en tout temps en utilisant le bouton Afficher le carnet de commande ou de
modifier une valeur au besoin en utilisant le bouton Entrée manuelle des demandes.
Lorsque toutes les parties du formulaire ont été remplies, l'utilisateur doit appuyer sur le
bouton Prêt pour la simulation. La procédure programmée vérifie en tout premier lieu si
toutes les données nécessaires à la simulation ont été saisies. Ensuite, elle génère toutes les
bases de données nécessaires et dans le bon format afin de permettre l'échange adéquat des
informations entre MS Access et ARENA. Enfin, la procédure s'assure que toutes les
contraintes de capacité sont respectées, c'est-à-dire que la somme des niveaux de
recomplètement pour tous les produits n'excède pas la contrainte de capacité, et ce, pour
tous les nœuds internes. Si la contrainte de capacité n'est pas respectée, les différents
paramètres Sjw* s'ajustent selon la procédure suivante :
67
2- Si Imax,w>Cw, alors :
0/ An.».» ~ Capacité»
/o =
Sl-Siw-%*Siw\/i
3- Si lmax<Cw, SjW demeure inchangé, Vi.
potentielles dues à la saisie des variables et des paramètres. De plus, le modèle générique
conçu peut s'adapter à toutes les configurations de réseau, en respectant les hypothèses
énoncées au chapitre 3. Le modèle peut donc être exécuté sans aucune modification tant
que le réseau étudié se situe à l'intérieur des limites suivantes :
• 50 familles de produits
• 50 nœuds internes
100 détaillants
Des modifications mineures seront nécessaires pour un système dont la structure dépasse
les limites permises par le simulateur.
Avant de démarrer la simulation, l'utilisateur doit d'abord créer les ensembles ou sets qui
permettent de regrouper les nœuds internes et les détaillants impliqués dans le réseau de
l'entreprise. Puisque les stations représentant individuellement chaque nœud interne et
chaque détaillant ont été créées préalablement, et ce jusqu'à concurrence de 50 nœuds
internes et 100 détaillants, seuls les ensembles doivent être générés selon la procédure
suivante :
M C«no«l | Hdp |
Une fois les ensembles générés, l'utilisateur est en mesure de démarrer la simulation.
Lorsque la simulation est démarrée, une boîte de dialogue s'affiche. Cette boîte de dialogue
permet d'utiliser ou non les variables et les paramètres en provenance des bases de données
externes. De toute évidence, il est préférable d'utiliser les bases de données générées à
partir du formulaire Ms Access. Toutefois, si l'utilisateur choisit de ne pas utiliser les bases
de données externes, il doit s'assurer que toutes les variables et tous les paramètres ont été
saisis adéquatement dans ARENA. La boîte de dialogue a été créée dans l'éditeur VBA et
son affichage a été programmé sous RunBeginSimulation.
Le modèle est ensuite vérifié puis, si aucune erreur n'est décelée pendant la phase de
vérification, le logiciel crée le code SIMAN correspondant au modèle créé. Une fois la
vérification terminée et le code SIMAN généré, le modèle de simulation, présenté à la
figure 4-4, est exécuté.
70
3. Noeuds internes
X Noeud interne
Fournisseurs
■m*
l 1^. Chants |
5. Initialisation
LU Transport
i ^ . Initialisation
^ Flux de marchandises
* Flux d'information
Ainsi, au début de chaque réplication, c'est-à-dire au temps t=0, une entité est créée afin de
lancer la lecture des données. Les données sont alors lues successivement puis assignées
aux variables correspondantes selon la séquence présentée à la figure 4-5 : variables de
base, variables propres à la simulation, variables de gestion des produits, génération du
réseau, variables propres aux inventaires, délais de livraison et contraintes de capacité.
Enfin, un bloc VBA permet de calculer le nombre d'entités à générer au début de chaque
journée dans le module Générateur de demande afin de représenter l'arrivée des
commandes des détaillants. Le sous-modèle Initialisation n'est actif que si l'utilisateur
choisit d'utiliser les données en provenance de bases de données externes.
Data Roading l, , " ■ * " ' L_r—■ AB,„r, . £ E Ge6tionProault[ \ S Creationfieseau U 4 X Inventaire \—,
Lorsque toutes les variables nécessaires à la simulation ont été attribuées, la simulation en
tant que telle peut débuter. Le processus de distribution est déclenché par la passation de
commandes par les détaillants impliqués dans le réseau. Le module de Génération de la
demande permet donc de simuler l'arrivée des détaillants et de générer le bon de commande
correspondant en lisant la quantité demandée pour chaque produit à partir de la base de
données Demande de MS Access. Le sous-modèle Génération de la demande est présenté à
la figure 4-6. Il comporte deux (2) sous-modèles : arrivée des clients (figure 4-7) et
génération de la demande (figure 4-8).
Les entités créées au début de chaque journée passent ensuite au sous-modèle Génération
de la demande, présenté à la figure 4-8. Dès leur entrée dans le sous-modèle, un numéro de
client, un numéro de période et un temps d'arrivée dans le système sont attribués à chaque
entité. Ensuite, pour chaque produit, la quantité commandée est lue à partir de la base de
données MS Access correspondante et sa valeur est assignée à l'attribut Dem(NProduit).
Lorsque la demande pour chaque produit a été lue, l'entité, qui correspond au bon de
commande pour le détaillant NClient_Att, est envoyée directement au Centre de décision.
^ . i ï ApprovisionriementFourrriisseur CPD) t ^ ^ ]
I J X BonPreparation L '
[ S Vérification Inventaire L —
p 1
«iigi «... AllUl
1 4 ^ Bon ApprowticnriemenlF ourmuaaur L <JX ((«groupe m*n1 Bon ApproL—
-l _J
.M».. »...
i
.ToM»tp»lHKOItrt\
I
Le sous-modèle Génération Bon Préparation présenté à la figure 4-17 suit une logique
similaire au sous-modèle Génération Bon Préparation présenté à la figure 4-14. Ainsi,
lorsque l'entité entre dans le sous-module, elle passe d'abord par une boucle qui vérifie la
disponibilité pour chaque produit en inventaire. Tout d'abord, pour chaque produit, la
quantité demandée est vérifiée. Si la quantité demandée est non-nulle, le sous-modèle
vérifie si les inventaires en main disponibles, c'est-à-dire la différence entre les inventaires
en main et les inventaires déjà réservés, permettent de satisfaire la demande. Si les
inventaires sont suffisants, la quantité demandée est réservée dans le système. Dans le cas
contraire, une rupture de stock est comptabilisée. De plus, la quantité demandée est ajustée,
la nouvelle demande pour le produit correspond alors à l'inventaire en main puis la
demande non-satisfaite est annulée. Les inventaires en transit sont ensuite ajustés. Lorsque
tous les produits ont été vérifiés, l'entité entre dans un bloc VBA. Ce bloc met à jour les
79
inventaires en transit entre les différents niveaux du réseau interne. Enfin, l'entité quitte le
sous-modèle.
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"\,
..'.IRiui le» produit» ofit* ■■-■■
^ . « • « • I l l K I 1131
Le troisième modèle du simulateur, Nœud interne, est présenté à la figure 4-18. Ce modèle
vise à simuler les opérations effectuées à chaque nœud interne soit la réception, la
préparation et la consolidation/expédition. Les entités entrent donc dans le modèle par un
bloc Station. Le bloc Station représente l'ensemble de nœuds internes du réseau.
Lorsqu'une entité entre dans un nœud interne, le type d'opération à effectuer est tout
d'abord vérifié. Ainsi, selon la valeur de l'attribut type, l'entité est envoyée au sous-modèle
Réception (type=l), Préparation (type=2) ou ConsolidationExpedition (type=3). L'entité
quitte ensuite le modèle Nœud Interne par un bloc Route. Le bloc Route assure le
déplacement des entités vers une station donnée dans un délai de temps connu. L'entité
peut alors être envoyée au nœud interne en cours sans délai dans le but d'y effectuer une
autre opération, à un nœud différent du nœud interne en cours ou au modèle Clients.
Infcmtfiwrtei
Le sous-modèle Réception est présenté à la figure 4-19. Ce sous-modèle comporte trois (3)
sous-modèles : Déchargement des camions/Séparation produits (figure 4-20), Regarnir les
inventaires (figure 4-21) et DemandePreparation (figure 4-23). Ainsi, l'entité qui arrive au
sous-modèle Réception passe d'abord par le sous-modèle Déchargement des
camions/Séparation produits. Ensuite, si le client associé à la commande est un externe au
réseau de l'entreprise, c'est-à-dire si la commande ou la partie de commande est assignée à
un détaillant, l'entité passe directement par un bloc Assign où lui sont attribués le nœud où
la commande sera envoyée, le type d'opération à y effectuer, dans le cas ici, la
consolidation, et le délai de déplacement. Lorsque les assignations nécessaires ont été
effectuées, l'entité quitte le sous-modèle. Par contre, si le client est interne au réseau de
l'entreprise, c'est-à-dire si la commande est assignée à un nœud interne, l'entité passe
d'abord par le sous-modèle Regarnir les inventaires puis quitte Réception au sous-modèle
DemandePreparation.
l'entité continue à circuler. Par contre, lorsque la capacité est atteinte, les activités de
réception sont remises au lendemain, en priorité. Toutefois, si la demande pour tous les
produits est nulle, l'entité quitte le système par un bloc Dispose .
Le sous-modèle Regarnir les inventaires est présenté à la figure 4-21. Ce sous-modèle vise
à regarnir les inventaires suite à la réception des marchandises en inventaire en provenance
d'un fournisseur externe ou interne au réseau. Ainsi, lorsqu'une entité entre dans le sous-
modèle, elle passe par un bloc Delay où l'entité est retenue pendant un délai correspondant
au temps de réception pour le nœud interne en cours. L'entité passe ensuite par une boucle
qui incrémente les inventaires et ajuste les inventaires en transit pour tous les produits
inclus au bon de commande. Ainsi, les inventaires sont incrémentés puis les transits sont
décrémentés de la valeur correspondant à la quantité commandée. Enfin, lorsque tous les
produits ont été vérifiés, l'entité passe par un bloc VBA qui met à jour les inventaires à
chaque niveau ainsi que l'inventaire total pour le réseau interne avant de quitter le sous-
modèle.
Tout d'abord, le sous-modèle Réception Bon Préparation, présenté à la figure 4-24, vise à
défaire les ensembles ou batches de commandes générés précédemment. Ainsi, lorsqu'une
entité entre dans le sous-modèle, elle passe par un bloc Separate qui assure la séparation
des batches existantes. Ensuite, l'attribut Setlndex est assigné à l'entité. Cet attribut
représente la position du nœud interne au sein de l'ensemble internalnodes. À priori,
l'attribut Setlndex n'est pas utilisé dans le modèle de simulation actuel. Toutefois, cette
structure a été mise en place de façon à permettre l'ajout de ressources au modèle
développé. Enfin, si la commande doit toujours circuler, elle quitte le sous-modèle. Par
contre, si la quantité à préparer pour tous les produits est nulle, elle quitte le système par un
bloc Dispose.
Le troisième et dernier sous-modèle de Nœud Interne est présenté à la figure 4-26. Ce sous-
modèle vise à simuler les activités de consolidation et d'expédition à chaque nœud interne.
Ainsi, lorsqu'une entité entre dans le sous-modèle Consolidation/Expédition, elle est
d'abord envoyée au sous-modèle Arrivée Consolisation (figure 4-27). Par la suite, l'identité
du nœud en cours est vérifiée. Si le nœud en cours est un détaillant qui possède des
inventaires en consigne, la commande est expédiée directement au détaillant concerné.
Alors, l'entité passe par un bloc Delay où elle est retenue pendant un délai correspondant au
temps d'expédition pour le nœud interne en cours. Le délai pour la livraison de la
commande et la destination finale sont ensuite assignés puis l'entité quitte le sous-modèle.
Par contre, si le nœud en cours n'est pas un détaillant qui possède des inventaires en
consigne, il s'agit de vérifier si la commande ou la partie de commande est à destination au
sein du réseau interne. Si c'est le cas, la consolidation doit être effectuée. Les entités sont
alors regroupées grâce à un bloc Batch selon leur destination finale, c'est-à-dire le numéro
de client, et la variable b(NClient_Att, nperiode_att). Ensuite, le délai de livraison, le type
d'opération à effectuer et la destination interne ou externe de la commande sont assignés à
l'entité. Par contre, si la commande ou la partie de commande n'a atteint sa destination
finale ou son point de consolidation, elle est transférée vers un autre nœud interne. Dans ce
cas, l'entité passe par un bloc Assign où lui sont attribués le délai de livraison, le type
d'opération à effectuer et la, destination interne de la commande ou de la partie de
commande. Enfin, dans les deux cas, les commandes ou parties de commande sont
envoyées à la zone d'expédition où l'entité est retenue pendant un délai correspondant au
temps d'expédition pour le nœud interne en cours avant de quitter le sous-modèle.
85
1* Arrivée ConsoliilolKin i
r r Tj .
-j : o n . o l l d J t l o n 2 | ^ ^ - ""«r.
il ■"»* ut.
Le quatrième modèle, Clients, vise à simuler la réception des produits demandés chez les
détaillants concernés. Tel que l'illustre la figure 4-28, les entités entrent donc dans le
modèle Clients par un bloc Station. Le bloc Station représente l'ensemble clients qui
regroupe tous les détaillants desservis par l'entreprise de distribution étudiée. L'entité qui
arrive au modèle Clients passe d'abord par un bloc Assign qui assure le décompte des
commandes traitées, le calcul du temps total d'une commande dans le système et le calcul
du pourcentage de satisfaction de la demande pour chaque commande placée. L'entité
86
passe ensuite par des blocs Tally qui calculent les différentes mesures de performance avant
de quitter définitivement le système par un bloc Dispose.
B i t
Dispose
La réception des commandes chez les détaillants vient donc clore le processus. Ainsi,
lorsque toutes les périodes ont été simulées, la simulation s'arrête et les différentes mesures
de performance nécessaires à l'analyse et à la comparaison des scénarios sont calculées
puis enregistrées dans un fichier externe. De plus, certaines mesures de performance
peuvent être lues directement sur l'interface du modèle de simulation ou à partir du rapport
final généré par ARENA. Toutefois, l'enregistrement dans un fichier externe est nécessaire
pour le post-traitement des résultats obtenus. Le modèle de simulation développé permet de
recueillir les quatre (4) mesures de performance suivantes :
Le temps total d'une commande dans le système correspond au temps entre la passation de
la commande d'un détaillant et la réception de la totalité des produits commandés chez le
détaillant concerné, en excluant, de toute évidence, les demandes non-satisfaites. Pour un
nombre m de commandes traitées, le temps total moyen des commandes dans le système est
calculé selon l'équation suivante :
1\
—1> (TempsSortiej - TempsArrivée,.)
vWtf
Pourcentage moyen de satisfaction de la demande
m ) ^4~ A&winrïAo
demande
Niveau moyen d "inventaire
Inventaire moyen total pour l'ensemble du réseau, pour tous les produits
• Inventaire moyen à chaque niveau, pour tous les produits
• Inventaire moyen à chaque installation, pour chacun des produits maintenus en
inventaire
Nombre de commandes passées et expédiées entre les différents nœuds internes du réseau
Les mesures de performance présentées pourront donc être traitées et comparées selon les
méthodes établies afin d'analyser les différents scénarios envisagés pour l'entreprise de
distribution étudiée. De toute évidence, le modèle permet également le calcul de plusieurs
autres mesures de performance selon les besoins et les préférences de l'utilisateur
moyennant quelques modifications mineures.
Enfin, une fois le modèle de simulation implémenté, il est nécessaire de s'assurer, dans un
premier temps, qu'il fonctionne bien et qu'il ne contienne aucune erreur de programmation.
Ensuite, il est nécessaire de vérifier que le simulateur représente adéquatement la réalité de
sorte que les mesures de performances obtenues soient valides et puissent être utilisées pour
analyser les systèmes étudiés. Ces étapes sont connues sous le nom de vérification et
validation. Ainsi, à chaque fois que le simulateur est modifié, il est nécessaire d'en faire la
vérification et la validation sans quoi, les résultats obtenus ne pourront être utilisés.
Plusieurs méthodes ont été proposées afin de permettre la validation et la vérification des
modèles de simulation. Ces différentes méthodes, ainsi que la vérification et la validation
du modèle de simulation proposé au présent chapitre, seront traitées au chapitre 5.
Chapitre 5 Développement d'une approche de
simulation : vérification et validation du
modèle
Lorsque le modèle de simulation a été conçu et programmé, il est nécessaire, avant
d'amorcer l'expérimentation, d'en effectuer la vérification et la validation sans quoi aucune
conclusion ne pourra être tirée de l'étude effectuée. Tout d'abord, la vérification vise à
assurer le bon fonctionnement du programme de simulation développé, au niveau
technique. La validation est plutôt requise afin d'assurer la représentation adéquate et
suffisamment précise du système à étudier par le programme de simulation, au niveau
conceptuel. Dans les deux cas, il est extrêmement difficile d'arriver à un simulateur parfait.
Il est toutefois nécessaire que le programme de simulation utilisé soit suffisamment
convenable afin de rencontrer les objectifs de l'étude. Certaines techniques ont été
développées afin de permettre la vérification et la validation d'un modèle de simulation.
Ainsi, dans un premier temps, un bref rappel des pratiques courantes utilisées pour la
vérification et la validation sera effectué. Ensuite, la vérification et la validation du modèle
développé dans le cadre du présent projet seront traitées.
5.1 Vérification
La vérification d'un modèle vise à assurer le bon fonctionnement du programme de
simulation développé, au niveau technique. [20] et [24] suggèrent plusieurs techniques afin
de faciliter la génération d'un programme de simulation et d'en permettre la vérification.
Les techniques de vérification proposées reposent essentiellement sur l'intégration de
bonnes pratiques de programmation et l'utilisation de méthodes pour la vérification à
proprement dit telles que la vérification pas à pas, la vérification d'un modèle simplifié et la
comparaison des résultats finaux avec des résultats analytiques puis enfin, l'animation. La
plupart de ces techniques seront utilisées pour la vérification du modèle du simulation
développé au chapitre précédent.
90
Les programmeurs ont développé une série de techniques afin de développer correctement
des programmes généraux et d'en faciliter la vérification et le débuggage. Parmi ces
méthodes figurent la programmation modulaire et la programmation orienté objet. La
séparation d'un modèle de simulation en plusieurs modules constitue une approche
appropriée pour son implémentation. Ainsi, la vérification de chaque module impliqué dans
le modèle général peut être assurée plus facilement. Par exemple, le générateur de nombres
aléatoires ou les générateurs de distributions non-uniformes pourront être vérifiés
indépendamment.
La vérification d'un modèle simplifié et la comparaison des résultats finaux avec des
résultats analytiques ou calculés à la main
Certains systèmes complexes sont difficiles à vérifier pas à pas. De plus, pour certains
systèmes, par exemple pour un système de files d'attente, des résultats analytiques peuvent
être obtenus facilement. Ainsi, en effectuant une série de tests, généralement simplifiés, il
est possible de comparer les résultats finaux obtenus grâce au programme de simulation
avec les résultats analytiques calculés. Si les résultats finaux coïncident, il est possible
d'assumer que le programme de simulation original et généralement plus complexe soit
acceptable. Toutefois, le passage du modèle simplifié vers un modèle plus complexe doit
91
être effectué de sorte que les modifications apportées ne génèrent pas de bugs. De plus,
l'utilisation d'un modèle simplifié peut faciliter la vérification pas à pas.
L 'animation
L'animation peut être utilisée afin de vérifier le caractère dynamique d'un programme de
simulation. Ainsi, tout au long de la simulation, il est possible de suivre l'évolution des
entités dans le système et des variables importantes. ARENA permet d'intégrer facilement
l'animation au modèle développé. Toutefois, l'animation alourdit et ralentit généralement la
simulation. L'animation doit donc être utilisée avec soin, notamment pour des systèmes
complexes ou pour un nombre de périodes important.
Enfin, quelle que soit la méthode de vérification utilisée, il est important de s'assurer que la
période simulée soit suffisamment longue pour que certains événements plus rares puissent
survenir.
5.2 Validation
Lorsque le modèle a été conçu, implémenté et vérifié et qu'il ne comporte pas d'erreurs, la
validation doit être effectuée afin de s'assurer que le modèle développé représente le
système réel de façon adéquate. [20] et [24] proposent certaines méthodes pour la
validation d'un modèle de simulation. Ces techniques de validation reposent
essentiellement sur la comparaison des résultats tirés de données réelles et des résultats
obtenus par le biais de la simulation. Pour certains systèmes, il est impossible d'obtenir des
résultats réels. Dans ce cas, une analyse de la sensibilité sera plutôt effectuée. Les
différentes techniques de validation courantes seront donc résumées à la présente section.
Toutefois, il est important de rappeler que la construction d'un modèle de simulation valide
repose, à priori, sur les observations menées auprès du système réel, sur l'analyse des
théories existantes et sur les commentaires et remarques des experts du système simulé.
Techniques simples pour comparer les données réelles et les données simulées
Tests statistiques simples pour comparer les résultats réels et les résultats simulées
De façon plus rigoureuse, certains tests statistiques peuvent être appliqués afin de comparer
les résultats simulés et les résultats réels. Les tests classiques tels que t-paired test, Mann-
Whitney, two-sample, chi-carré, Kolmogorov-Smirnov peuvent être considérés. Toutefois,
ces tests assument que les données sont indépendantes et identiquement distribuées, ce qui
n'est pas toujours le cas dans la réalité. Ces tests ne sont donc pas toujours applicables
directement. D'autres approches ont donc été proposées afin de comparer statistiquement
les résultats réels et les résultats simulés.
Une approche bien connue pour la validation d'un modèle de simulation consiste à injecter
les données historiques d'un système réel directement dans le simulateur. Les résultats
simulés pourront donc être comparés avec les résultats tirés de la réalité. Tout d'abord, les
valeurs moyennes des différents résultats obtenus peuvent être comparées entre elles.
Toutefois, à cause de l'utilisation de variables aléatoires propres à la simulation, la
comparaison des moyennes ne peut représenter une comparaison fiable. 11 est donc
fortement conseillé de comparer les intervalles de confiance plutôt que les valeurs
moyennes calculées. Plusieurs méthodes statistiques ont été proposées afin de permettre la
comparaison des intervalles de confiance [24]. De plus, les logiciels de simulation intègrent
généralement des outils statistiques qui facilitent la comparaison de différents scénarios.
Par exemple, les résultats obtenus avec ARENA peuvent être analysés grâce au Output
Analyser intégré au logiciel.
93
Analyse de la sensibilité
Enfin, pour certains systèmes, il est impossible d'obtenir de résultats à partir du système
réel, par exemple, lorsque le système à étudier n'existe pas encore. Il est donc nécessaire
d'effectuer une analyse de la sensibilité afin de cibler les données d'entrée importantes.
L'analyse de la sensibilité étudie la réaction d'un système (sorties) à un changement
drastique de ses entrées du système ou à une modification de sa structure. Plusieurs
techniques ont également été mises de l'avant afin d'assurer l'analyse de la sensibilité [20].
Légende
p. Flux de mtt-chttxdists
_ ¥ Flux d'inÉotmttiûii
D DfaiUttt
1C litvouuru en consigu su deuilUm i
CC Centre de consolidation
CD Cenm d* attribution
F Fournisseur
Tel qu'il a été mentionné au chapitre précédent, la toute première étape à franchir pour
utiliser le simulateur est la saisie des données à partir du formulaire MS Access. Les
différentes tables à remplir sont présentées aux tableaux 5-1 à 5-10.
Paramètres de base
Nombre de détaillants 7
Nombre de centres de distribution 1
Nombre de centres de consolidation 1
Nombre de détaillants avec inventaire en consigne 3
Nombre de fournisseurs externes 2
Nombre de produits 2
Nombre de jour par période 5
Intervalle de vérification des inventaires 1
Intervalle entre l'arrivée des commandes des détaillants 1
Paramètres pour la simulation
Nombre de réplications 1
Nombre de périodes simulées 2
Tableau 5-1 Paramètres de base
Nœud 8 9 10 11 12 13 14
8 0 0 0 3 0 0 0
9 0 0 0 3 0 0 0
10 0 0 0 0 3 0 0
11 3 3 0 0 2 1 0
12 0 0 3 2 0 1 2
Nœud : numéro de l'inventaire en consigne, du centre de consolidalion, du centre de distribution ou du fournisseur
Noeud 8 9 10 11 12
1 3 0 0 0 0
2 0 3 0 0 0
3 0 0 0 3 0
4 0 0 0 0 3
5 0 0 3 0 0
6 0 0 0 0 3
7 0 0 0 0 3
Nœud : numéro du client, de l'inventaire en consigne, du centre de consolidation ou du centre de distribution
Noeud Produit s S
8 1 21 52
8 2 0 0
9 1 18 50
9 2 0 0
10 1 22 50
10 2 0 0
11 1 74 202
11 2 0 0
12 1 136 346
12 2 0 0
Nœud : numéro de l'inventaire en consigne, du centre de consolidation ou du centre de distribution
Produit : Numéro du produit
s : seuil de réapprovisionnement (saisie manuelle)
S : niveau de recomplètement (saisie manuelle)
des commandes des détaillants. Enfin, le tableau 5-23 présente les résultats finaux. Ces
résultats pourront être comparés avec les résultats avec le modèle de simulation ARENA.
N o e u d I n t e r n a 8 - s~ 2 1 - $ = 5 2
I n v e n t a i r e E. S t o c k e n m a i n
Période Jour ■■: t.-.' Inventaire 1
<? H R
0 0 0 52 52 52 Initialisation
î 0,1 17 17 17 Préparation de la c o m m a n d e d u d é t a i l l a n t 1
1 1 17 17 17 35 Vérification des inventaires
i 1 52 52 17 35 D e m a n d e de r é a p p r o v i s i o n n e m e n t placée a u nœud 11
2 1,1 '-,:> 52 52 35 Réception des marchandises e n p r o v e n a n c e du nœud 11
2 52 52 52 Vérification des inventaires
3 52 52 52 Vérification des inventaires
'1 52 52 52 Vérification des inventaires
'.. 52 52 52 Vérification des inventaires
2 1 5,1 20 20 20 Préparation de la c o m m a n d e du détaillant 1
2 1 20 20 20 w Vérification des inventaires
2 1 52 52 20 17 D e m a n d e de r é a p p r o v i s i o n n e m e n t placée a u nœud 11
2 2 6,1 52 52 52 32 Réception des marchandises en p r o v e n a n c e du nœud .1.1
2 2 52 52 52 Vérification des Inventaires
2 3 52 52 52 Vérification des inventaires
2 4 57 52 57 Vérification des inventaires
2 5 10 52 52 52 Vérification des inventaires
Noeud I n t e r n e 0 - » = i a S=50
I n v e n t a i r e 1.
Période
0
Jour
0
Temps
0 50
I n v e n t a i r e E.
50
stock e n m a i n
50
9 T R
Initialisation
Événements
Noeud Interne 12
Période Jour Temps I n v e n t a i r e 1. ' I n v e n t a i r e E. Stock e n m a i n 1 M R Événements
0 0 0 'M 346 94 Initialisation
1 1 94 311 94 Vérification des inventaires
2 2 94 273 94 Vérification des inventaires
3 2,1 63 219 63 Préparation de la commande du détaillant 3
3 3 63 219 63 Vérification des inventaires
4 3,1 39 195 39 Préparation de la commande du détaillant 6
4 4 39 195 39 Vérification des inventaires
S 4,1 27 183 27 Préparation de la commande du détaillant 7
5 5 ri 183 27 Vérification des inventaires
1 6 27 151 27 Vérification des inventaires
2 7 il 121 0 Réception de la commande du nœud 11
2 2 7 0 121 0 225 Vérification des inventaires
2 2 7 225 346 0 225 Demande de réapprovisionnement placée au fournisseur
2 3 7,1 ?.", 319 225 225 Réception des marchandises en provenance du fournisseur
2 3 7,1 192 286 l'K' Préparation de la commande du détaillant 4
2 3 8 142 286 142 Réception de ia commande du nœud 10
2 3 8 142 286 142 Vérification des Inventaires
2 4 8,1 123 267 123 Préparation de la commande du détaillant 6
2 •1 9 123 ■>.ui 17 ; Vérification des inventaires
2 4 9,1 107 251 107 Préparation de la commande du détaillant 7
2 5 10 107 251 107 Vérification des inventaires
Q : Quantité commandée, H : Quantité en transit, R : Quantité reçue
Tableau 5-15 Évolution des inventaires - Nœud 12
Détaillant 1 - Jour 1 - N o e u d B
Période Produit Tentrée Tsortie Ttotal TComm Demande Demande N-S Satisfaction
i l 0.1 0.1 0 2 35 0 100.00%
2 0.1 2.1 2 50 0
»H
Détaillant 2
Période Produit Tentrée Tsortie Ttotal Demande Demande N-S Satisfaction
l 1 1.1 1.1 0 2 20 0 100.00%
l 2 l.l 3.1 2 43 0
2 1 6.1 6.1 0 2 15 n 100.00%
2 2 6.1 8.1 ■2 " 29 0
Détaillant 4
rerioae Produit Tentrée Tsortie Ttotal Demande Demande N-S Satisfaction
1 l 2.1 4.1 2 2 31 0 100.00%
1 2 2.1 4.1 2 34 0
2 1 7.1 9.1 2 2 33 0 100.00%
2 2 7.1 9.1 2 47 0
Détaillant 5
Période Produit Tentrée Ttotal Demande Demande N-S Satisfaction
2.1 2J '? 23 100.00%
2.1 4.1 38
7.1 9.1 2 27 0 100.00%
7.1 9.1 5 0
Tableau 5-20 Suivi de la demande - Détaillant 5
Détaillante
Période Produit ■'Tentrée Tsortie'' Ttotal Demandé , Demande N-S Satisfaction
l 1 3.1 5.1 2 2 24 0 100.00%
1 2 3.1 5.1 2 41 0
2 1 8.1 19 0
2 2 8.1 . 22 0
Détaillant?
Période Produit Tentrée Tsortie Ttotal Demandé Demande N-S Sa tisfaction
l 1 4.1 6.1 2 2 12 0 100.00%
1 2 4.1 6.1 2
.... _': !.!.■!■ .V. !
' ■■. .■..'■.'" ■ ■. T .' : .
32 0
2 1 9.1 4c n - ■ '.„
2 2 9.1 - - 26 0
Figure 5-2 Nombres de clients servis, satisfaction de la demande et temps total dans le
système
Inventaire final
Value
Noeud 10 50.0000
Noeud 11 0.00
Noeud 12 107.00
Noeud 8 52.0000
Noeud 9 42.0000
IH-.'MI III
• NOMd II
ONottd 12
O Not id 8
i i No* id 9
Noeud 10 50.0000
Noeud 11 94.0000
Noeud 12 251.00
Noeud 6 52.0000
Noeud 9 42.0000
■ Nos lu 10
• No» Id 11
ONoeia 13
O ttoi ta i
O Noe id 6
Commandes totales de
reapprovisionnement placées
Noeud 10 1.0000
Noeud 11 1,0000
Noeud 12 1.0000
Noeud 8 2.0000
Noeud 9 2.0000
2 000
1.800
■ NOt Id 10
1.800
■ Noi id 11
ONDIld 12
1 «O O No* Id B
O Noi id v
1 200
1.000
2.000
1 800
1.000 ■ Noe m IO
■ KO* «1 11
ONocid 12
( j H H.' 1d 5
1 <»0
ONoMd9
1.200
1.000
En comparant les résultats obtenus avec ARENA et les résultats calculés manuellement
(tableau 5-23), il est possible de constater que les valeurs coïncident dans tous les cas. Il est
donc possible de conclure que le modèle de simulation développé fonctionne correctement.
Ce mémoire comporte deux (2) objectifs principaux. Dans un premier temps, il vise à
analyser la problématique de la distribution, les enjeux et les difficultés qui y sont reliés et à
rappeler les stratégies les plus citées pour l'amélioration d'un réseau de distribution. Dans
un deuxième temps, il vise à fournir un modèle de simulation générique de haut niveau
pouvant s'adapter à différentes configurations de réseaux et permettant l'évaluation les
performances des alternatives envisagées dans un contexte particulier.
En tout premier lieu, un réseau générique conceptuel a été développé. Le réseau de base à
un échelon a été sujet à deux (2) modifications majeures basées principalement sur les
stratégies de distribution à adopter et la configuration du réseau. Brièvement, la première
modification proposait une restructuration du réseau de l'entreprise par entremise de
partenariat avec les intervenants actuels du réseau ou par l'intégration de nouvelles
structures au réseau actuel. La seconde modification proposait le déploiement d'une
stratégie de distribution mixte qui intègre l'entreposage classique et le cross-docking. Ainsi,
les familles de produits pourront être séparées en deux (2) catégories distinctes : les
produits en cross-docking ou en passage direct et les produits en inventaire qui seront gérés
en suivant la stratégie d'entreposage classique. Enfin, la maintien d'inventaire en consigne
chez les détaillants qui disposent d'une capacité d'entreposage excédentaire a également été
proposée. Le modèle conceptuel propose donc un réseau plus complexe et plus évolué. Par
le fait même, un plus grand nombre de décisions devront être effectuées tout au long du
processus opérationnel de l'entreprise. De plus, les modifications apportées au réseau de
base nécessiteront, dans la pratique, un système d'échange d'information efficace et un
niveau de coordination accru.
De toute évidence, le simulateur proposé pourra être amélioré afin de créer un outil d'aide à
la décision plus performant. Ainsi, l'intégration de modules pour l'optimisation des
tournées de véhicules et des paramètres de gestion des inventaires au simulateur développé
a été envisagée.
Enfin, le projet de mémoire a mené à la rédaction de deux actes de conférence [11] [12]
présentés dans le cadre de conférences internationales.
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Annexe : Actes de conférence
DEMAND
GENERATOR
USER&
DISPLAY
INTERFACES
1 Inventory control
UserChoices
model
^ ^
GIS Interface
Routing model
^ (p and display
OPTIMIZATION
MODELS
SIMULATION
ENGINE
generatc plausible scénarios to study. Finally, it is also décision module (Prins et al. 2006) based on
possible to inject rcal historical data instead of using metaheuristics to solve the location and routing
pseudorandom observations. This option can be very problems (LRP) simultaneously.
useful during the model validation phase.
The third module contains the System databases which
The second bloc, the optimization module, contains the store ail the System variables and parameters. This
operational rcscarch contribution to the model. module contains the row data describing the network
Currently it aims at solving two classes of problems : topology (nodes, demands, locations, capacitics) but
inventory control and routing problems. The inventory also the operational parameters obtained for the based
control module provides the R, s and S paramcters for on the mathematical modeling such as routing and
each storage location based on the demand estimators inventory control parameters. Therefore, this module
(average and variance) and the lead time. According to links mathematical approachcs to the Simulator engine.
the most popular approachcs in the litcrature (Gallego Besides, databases allow storing the performance rcsults
and Simchi-Levi 1990; Bramel and Simchi-Levi 1995; for each simulated scénario and compute statistical
Federgruer. et al. 1992; Qu et al. 1999), replenishment results such as output variance and half-with intcrvals.
visits are restraint to spécifie intervais. Among them, the Hence, the results obtained by the tested scénarios can
zéro inventory ordering policy proposcd by (Gallego be easily compared in order to help getting valuablc
and Simchi-Levi 1990) has been elected to be insights from the System behavior and performance.
implemcntcd within our algorithm.
The fourth module, the simulation engine, is built
The routing module détermines the set of retailers to be around a discrète event simulation approach (DES).
served by a given truck and the order in which they will Discrète event simulation concerns the modelling of a
be visited in order to minimize the total travclcd System as it evolves over time by a représentation in
distance and respect capacity constraints. Thus, the which System variable changes instantaneously at
nuinber of required trucks is also determincd for each separate points in time - the oncs in which an event
consolidation center. The routing décisions produeed by occurs (Law and Kelton 2000). At given time intervais
the algorithm are stored in the databasc linked to the (one day) a calculator computes the position (and the
simulator engine. At the présent stage, this module uses state) of the System variables - i.c. inventory points for
a simple but efficient heuristic that randomizes the each product and each location according to the
perturbation factor affccting the arcs "savings" (Ycllow simulation status and the rules of treatment for the
1970) in order to enlarge the number of explored demand requests. Basically, the simulation engine
solutions. Clearly the heuristic only performs routing contains a list of events and a simulation clock that
décisions, which means that retailers must be allocatcd advances the simulated time. The event list is a
to consolidation centers a priori. However, this chronologically ordered list containing the time when
algorithm will be soon replaced by a location/routing each type of event will occur. Each day, the retailers'
demands are computed and replenishment orders are multiechelon inventory situation. The platform calls for
sent upstream when needed. If the required products are operational research tools in order to détermine
available, thcy will prépare to bc shipped according to inventory control parameters as well as distribution
the required date. In the same time, local inventories are routes. However, the scope of such tools is local and to
computed and replenishment orders are released as study the impact of their décisions on the whole supply
stated by the (R,s,S) policy. The same process is chain performance, an acute simulation model is
repeated upstream. Once the resulting inventories and proposed. Moreover, by its nature, simulation is the
replenishment orders hâve been computed, appropriatcd tool to assessing the robustness of the
transportation is performed betwcen locations. solutions provided by the optimization models with
respect to the variability of the retailers' demand or the
The implementation of this module has been coded différent scénarios proposed by managers during their
using visual simulation commercial software. To this décision making processes.
end, a generic structure has been dcveloped. This
structure uses the following objects: REFERENCES
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• Internai nodes (DC, CC, CD) and installation stock policies for two-level inventory
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Bartholdi J.J. III and K.R. Gue.2000. "Redueing Labor Costs
in an LTL Crossdocking Terminal", Opérations Research
In addition, internai nodes pcrform three basic activities: 48, 823-832.
réception, order picking and consolidation. Ail décisions Bramel .1. and D. Simchi-Levi. 1995. "A location based
involving inventory control, orders to suppliers and heuristic for gênerai routing problems". Opérations
order picking arc taken by the planner, who accesses ail Research 43, 649-660.
the System information (centralized décision). As Cooper M.C., D.M. Lambert and J.D. Pagh. 1997. "Supply
mcntioned, the main database is linked to the Simulator chain management : more than a new name for logistics".
enginc. Hence, when the cxperiment starts, the International Journal ofLogis tics Management 8, 1-13.
simulation model reads ail the systcm parameters and Erenguc S.S., N.C. Simpson and A.J. Vakharia. 1999.
variables from the database. On the other hand, "Integratcd production/distribution planning in supply
chains: an invited review". European Journal of
parameters relative to the simulation cxperiment itself
Operational Research 115, 219-236.
such as the number of replications or the length of the Federgruen A., M. Queyranne and Y.S. Zheng. 1992. "Simple
simulation has to be entered directly in the Simulator power of two policies arc close to optimal in a gênerai
engine. class of production/distribution networks with gênerai
setup". Malhematics of Opérations Research 17,951 -963.
The fifth module includcs ail the user and display Ciallego G. and D. Simchi-Levi. 1990. "On the cITectiveness
interfaces. This module is a key factor in the platform of direct shipping slrategy for the one warehouse multi-
success. Interfaces must bc designed in a way that rctailer r-systems". Management Science. 36, 240-243.
Law A.M. and W.D. Kelton. 2000. Simulation Modelling And
enables the intégration of the information by the user.
Analysis. McGraw-Hill higher Education, 3rd édition.
Moreover, since information concerning each product Prins C, C Prodhon. A. Ruiz, [Link] and R. Wolfler-
and location is of the highest relevancc for managers Calvo. 2006. "Solving the Capacilated Location-Routing
and dispatchers, the tool proposed hère should give Probiem by a Coopérative Lagrangcan Relaxation-
spécifie attention to the Systems ability to display real- Granular Tabu Seareh Heuristic", Transportation Science,
time status of each inventory and retailers' requests. to appear.
Also, every demand and resource needs to be displayed Qu W.W., [Link]. Bookbinder and P. Iyogun. 1999. "An
and its priority or status identified. Finally, simulation integratcd inventory-transportation System with modified
results arc stored in the database, allowing the off-linc periodic policy for multiple products". European Journal
coinparison betwcen several simulations or even to of Operational Research 1 15, 254-269.
Schunk D. and Plott B. 2000. "Using simulation to analyzc
review a whole simulation just like a "movie" of the
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and production planning and scheduling. Wiley, 1998.
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CONCLUSION chain conlext: a survey". Computers in Industry 53, 3-16.
This paper presented a simulation-optimization platform van der Zee, D.J., J.G.A.J. van der Vorst. 2005. "A modeling
to improve the efficiency of a multiproducl distribution framework for supply chain simulation: opportunities for
improved décision making". Décision Sciences 36, 65-95.
network. To this end, the current topology, a
Ycllow P. C. 1970. "A computational modification to the
decentralized single échelon inventory System, is saving method of vehicle scheduling". Operational
compared to a collaborative structure wherc inventory is Research Quarterly, 21, 281-283.
spread over ail the supply chain players - suppliers,
distributor, 3PL's and retailers leading to a
Réingénierie de la chaîne d'approvisionnement d'une
entreprise de distribution
Valérie Bélanger , Daoud Aït-Kadi 2 , Angel Ruiz 3
Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d'entreprise, la logistique et le transport (Cirrelt), Québec
(Qc), Canada, [Link].12@[Link]
' Département de génie mécanique, Université Laval, Québec (Qc), Canada, [Link]@[Link]
Département Opérations et Systèmes de décision, Faculté des sciences de l'administration, Université Laval, Québec,
Canada, [Link]@[Link]
RESUME: Cet article présente la problématique d'une entreprise de distribution desservant un grand nombre de petits
détaillants répartis sur un vaste territoire. Le débalancement entre les faibles quantités requises par les détaillants et
les volumes propres à la grande distribution est compensé par l'intervention du distributeur qui doit conserver en
inventaire une quantité suffisante de produits afin de maintenir un niveau de service adéquat. La gestion de ces
inventaires, la manutention et la cueillette des produits représentent des coûts fort importants pour le distributeur qui
doit optimiser l'ensemble de ses opérations tout en tenant compte des contraintes imposées par les fournisseurs ainsi
que des demandes particulières à chaque détaillant. Pour demeurer compétitive, l'entreprise doit explorer les
différentes alternatives d'amélioration de ses opérations internes (réorganisation ou réaménagement physique,
implantation de nouvelles technologies), mais aussi de ses opérations externes et, en particulier, ses relations avec ses
partenaires (fournisseurs et clients). Dans ce cadre décisionnel complexe, cet article propose un modèle de simulation
permettant d'évaluer la performance des différentes alternatives et stratégies considérées dans le processus de
réingénierie de la chaîne d'approvisionnement.
MOTS-CLÉS: Conception et pilotage des chaînes logistiques, gestion des flux de produits et des stocks, outil d'aide à la
décision et simulation.
1 Introduction
La présente recherche est basée sur le cas réel d'une entreprise québécoise, localisée dans la région
du Bas-St-Laurent, qui assure la distribution des produits demandés par un nombre important de
détaillants dispersés sur un vaste territoire (Bas-St-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie et Beauce) et
présentant des besoins particuliers. L'entreprise étudiée distribue un large éventail de produits
périssables et non-périssables, d'aliments réfrigérés et congelés, de produits du tabac, du vin et des
confiseries. Le territoire desservi est caractérisé par une densité de population extrêmement faible.
En effet, les centres de population sont de petites tailles et se trouvent éloignés les uns des autres.
Dans ce contexte, les grands distributeurs sont de moins en moins intéressés à desservir ces régions
par leurs propres moyens et préfèrent léguer cette tâche à des distributeurs locaux plus petits qui
assument donc la distribution d'un nombre croissant de clients et de produits. C'est le cas de
l'entreprise étudiée.
Actuellement, l'approvisionnement de quatre-vingt pour cent des marchandises est garanti par un
grossiste principal distant de l'entrepôt. Ce fournisseur est en mesure d'expédier quotidiennement
des marchandises, par contre, c'est le distributeur qui en organise le transport. À l'heure actuelle, le
transport entre le fournisseur principal et l'entrepôt du distributeur est assuré par un prestataire
logistique (3PL). L'approvisionnement de la partie restante des marchandises est assuré par
plusieurs manufacturiers et fournisseurs dispersés à travers le Québec. Ces fournisseurs et
manufacturiers livrent les marchandises selon un horaire fixe, généralement une fois par semaine, et
assurent eux-mêmes le transport des marchandises vers l'entrepôt. La figure 1 présente le réseau de
distribution de l'entreprise ainsi que les différents liens entre les acteurs de la chaîne. Le distributeur
agit comme un acteur indépendant au sein de son réseau.
Légende
—>• Flux de marchandises
— •» Flux d'information
Di Détaillant i
E Entrepôt.
F| Fourtiisseurj
2 Particularités observées
Les observations menées auprès de l'entreprise ont permis d'identifier plusieurs particularités. Cette
section explore donc, une à une, ces particularités. De toute évidence, ces observations peuvent
également représenter la réalité d'autres entreprises similaires. Les problèmes soulevés ont été
regroupés en quatre catégories distinctes : les caractéristiques des produits et les particularités des
clients, les contraintes de capacité et d'entreposage, le transport et l'approvisionnement.
2.1 Caractéristiques des produits et particularités des clients
Les besoins des détaillants sont stochastiques et hétérogènes. Le volume et le type d'achat peuvent
varier significativement d'un détaillant à un autre. Ainsi, afin de répondre adéquatement aux
besoins particuliers de ses clients, le distributeur doit adapter ses opérations afin d'offrir la
personnalisation des commandes. Par exemple, le distributeur doit séparer les livraisons en
provenance de fournisseurs à grand volume afin de livrer la quantité requise aux clients, qui ont des
volumes d'achat plus petits. Certaines catégories de produits présentent également un profil de
demande saisonnier dû à l'affluence de touristes pendant la saison estivale ou simplement à cause
de la nature du produit.
Enfin, le fait de composer avec des produits alimentaires amène des problèmes particuliers dus à la
périssabilité de certains produits. En effet, après une période de temps connue, ces produits perdent
toutes leurs valeurs et doivent être jetés. De plus, l'industrie des biens de consommation, plus
spécifiquement l'industrie alimentaire, offre une gamme de produits qui sont, pour la plupart,
essentiels, mais elle doit également composer avec des produits à faible marge de profit.
2.2 Les contraintes de capacité et d'entreposage
La capacité d'entreposage doit supporter la demande actuelle, mais elle doit également être en
mesure d'accepter un accroissement éventuel de la demande dû, par exemple, à une expansion du
marché. Le distributeur doit donc trouver de nouvelles stratégies de gestion afin de réduire les
inventaires et libérer des espaces d'entreposage ou, à l'inverse, trouver de nouvelles façons ou de
nouveaux sites pour garder les inventaires nécessaires afin d'assurer un niveau de service adéquat.
De plus, afin de se prémunir contre les différentes sources de variabilité, le distributeur doit
conserver des stocks de sécurité supplémentaires, ce qui représente par le fait même, des
investissements plus importants. Le distributeur doit également supporter seul tous les risques reliés
au maintien des inventaires. Enfin, les caractéristiques des produits amènent le distributeur à
posséder un système d'entreposage capable de composer avec les besoins particuliers de chaque
produit tels que la réfrigération ou la congélation. Le système d'entreposage et de manutention, les
stratégies de gestion et les différentes technologies doivent être adaptés à cette réalité.
2.3 Le transport
Les détaillants sont géographiquement dispersés. Le territoire à couvrir est vaste et comporte des
régions situées loin de l'entrepôt. L'augmentation et les fluctuations fréquentes du coût de l'essence
amènent donc les entreprises à développer des stratégies afin d'assurer un transport efficace entre
les fournisseurs, l'entrepôt et les détaillants [Link]çon à réduire la distance totale parcourue et à
éviter les retours à vide. Les préoccupations environnementales sont devenues au cours des
dernières années un sujet d'actualité pour tous et la communauté industrielle n'y échappe pas. Les
stratégies de transport doivent donc être révisées de façon à réduire la consommation d'essence
d'un point de vue environnemental autant qu'économique.
Enfin, les conditions climatiques propres à la province de Québec ont des impacts importants sur la
variabilité des délais de livraison notamment durant la période hivernale. S'en suivent une réduction
de la fiabilité et une augmentation du risque de détérioration des produits durant le transport.
2.4 L'approvisionnement
Le débalancement entre les faibles quantités requises par les détaillants et les volumes propres à la
grande distribution est compensé par l'intervention du distributeur. Ce dernier doit assumer
l'entretien et la gestion des stocks tampons à son entrepôt. La manutention et la cueillette des
produits représentent des coûts fort importants pour le distributeur qui doit optimiser l'ensemble des
stratégies déployées à l'interne tout en tenant compte des contraintes imposées par les fournisseurs.
4 Le modèle de simulation
Dans la section précédente, certains concepts émergents en gestion de la chaîne
d'approvisionnement ont été traités. Ces concepts ont également été étendus au contexte particulier
impliqué dans le système de distribution actuel. Dans cette section, un modèle conceptuel sera
développé, basé sur la structure actuelle et les modifications proposées. Ce modèle conceptuel
servira de base à la construction du modèle de simulation qui permettra de tester les différents
scénarios et de comparer les différentes alternatives dans un contexte précis et particulier. La
plateforme de simulation sera également présentée dans cette section.
4.1 Modélisation du réseau
Tout d'abord, deux modifications importantes ont pu être envisagées en lien avec les concepts issus
de la littérature. La première modification concerne la structure même du réseau. En prenant le cas
actuel à titre d'exemple, l'entreprise peut envisager développer un partenariat avec son transporteur
(3PL) et ainsi utiliser de l'espace directement au centre de consolidation du 3PL pour entreposer
des marchandises ou tout simplement pour consolider certaines commandes avant la livraison finale
chez les différents détaillants. Plus radicalement, il est possible d'envisager l'ouverture de nouveaux
sites d'entreposage ou de consolidation. En fait, le réseau où un unique entrepôt conserve toute la
marchandise mènera, avec ces modifications, à un système multi-échelon où plusieurs nœuds
internes peuvent conserver des inventaires. De plus, le concept de consigne sera intégré au réseau
modifié en considérant ainsi un des aspects de la collaboration et du partenariat.
La deuxième modification concerne le déploiement d'une stratégie de distribution mixte qui intègre
l'entreposage classique et le cross-docking. Ainsi, les familles de produits seront séparées en deux
catégories distinctes : les produits en cross-docking ou en passage direct et les produits en
inventaire qui seront gérés en suivant la stratégie d'entreposage classique. Chaque famille de
produits indépendante se verra attribuer une stratégie de gestion selon sa fréquence et son volume
d'achat.
E'Tifin, il est important de noter que les nœuds internes, dans le réseau multi-échelon, sont divisés en
trois catégories distinctes selon leur possibilité d'approvisionnement et de distribution. La figure 2
présente donc la structure du réseau et les différents liens entre les fournisseurs, les différents nœuds
internes et les détaillants.
• W M » *
CD,
Légende
» Flux de maichandisee
■-- • > Flux d'informaùon
in Détaillant i ZE
ICi Inventaire en consigne au détaillant i ic, IC,-,
ce Zv
CD
Centre de consolidation y
Centre de distribution y.
% 'SA X
<D n :
F, Fournieseui j <y <D;
<D1> <D,>
Figure 2. Réseau modifie multi-échelon
Le réseau présenté à la figure 2 demeure tout à fait générique. Tous les nœuds du réseau sont
caractérisés par des niveaux d'inventaire et des capacités d'entreposage tandis que les arcs
représentent les activités de transport. De plus, les activités internes telles que la cueillette, la
localisation des produits dans l'entrepôt et les opérations de manutention ne sont pas considérées
explicitement. Ainsi, les commandes des détaillants arrivent au centre de décision selon un horaire
fixe, c'est-à-dire à chaque u unités de temps. Lorsque qu'une commande est reçue, les marchandises
requises sont collectées à l'entrepôt désigné, consolidées avec les produits en passage direct si
nécessaire, puis expédiées au détaillant. Les tournées de livraison sont fixes et déterminées au
préalable par des méthodes d'optimisation issues de la littérature. Si la quantité requise n'est pas
disponible en entrepôt, la commande peut être livrée partiellement. Aucune pénalité économique
n'est encourue, par contre, cette situation reste à éviter afin de maintenir un niveau de service
adéquat. De plus, les inventaires de chaque nœud interne sont vérifiés périodiquement au centre de
décision selon une politique (R,s,S), c'est-à-dire qu'à chaque R unités de temps. Si le niveau est
plus bas que le point de réapprovisionnement s, une commande est placée afin d'atteindre le niveau
maximal S (Silver et al., 1998). Les commandes placées chez les fournisseurs sont livrées en entier
dans un intervalle de temps fixe. Les fournisseurs externes ont une capacité illimitée.
L'implantation de ce système requiert en pratique des réponses à plusieurs questions : quelles
familles de produits seront catégorisées en passage direct? Quelles familles de produits seront
catégorisées en inventaire? Quelle quantité de marchandises sera maintenue en inventaire et à quel
site? Quel centre de distribution ou centre de consolidation sera assigné à quel client? En d'autres
termes, quelle stratégie doit être utilisée, dans quelle situation particulière et quelle configuration
mènera aux meilleurs bénéfices dans un contexte donné. Pour aider les gestionnaires dans la prise
de décision, un modèle de simulation permettant d'évaluer les différentes stratégies et
configurations de réseaux est présenté à la section suivante.
4.2 La plateforme de simulation
Le but principal lorsqu'un outil de simulation est conçu est de représenter le plus fidèlement
possible le comportement du système à étudier. Ainsi, le simulateur doit reproduire précisément
chaque action et décision critique à travers tout le processus opérationnel avec le niveau de détail
adéquat. En ce sens, la présente section propose un outil de simulation construit autour de cinq (5)
blocs principaux : le générateur de demande, le module d'optimisation, le moteur de la simulation,
les bases de données et l'interface de l'utilisateur et d'affichage. La figure 3 présente la structure de
la plateforme et les principaux liens entre les composants qui seront décrits dans les paragraphes
suivants.
Générateur
Générateur Générateur
pseudo-aléatoire
de demande de scénarios
de la demande
Bases
?"> Interface de l'utilisateur
de données -s. et interface d'affichage
5 Conclusion
Cet article présente la problématique d'une entreprise de distribution souhaitant optimiser son
réseau logistique. Les particularités de son contexte (grand nombre de petits détaillants répartis sur
un vaste territoire présentant des demandes spécifiques quant au type et à la quantité de produits
requis) font en sorte que l'implantation des paradigmes de gestion de la chaîne
d'approvisionnement moderne n'est pas triviale. Pour aider les gestionnaires dans l'évaluation et la
mise en œuvre des différentes stratégies possibles, cet article propose une approche basée sur un
modèle générique de simulation. Ce modèle permet de reproduire différentes structures de réseau et
de paramétrer l'ensemble des variables de pilotage. Dans un cadre plus général, la démarche
proposée est applicable lorsque des gestionnaires évaluent les performances de différents scénarios
afin de sélectionner la structure du réseau et les stratégies de gestion qui conviennent le mieux aux
particularités de leurs entreprises.
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