1
INTRODUCTION
1. Objet de l’étude
Notre étude porte sur la problématique dans le secteur de
l’audiovisuel en République Démocratique du Congo. Il concerne
particulièrement la place réservée au contrat d’information dans la
chaîne de télévision Antenne A.
2. Faits constatés
Nous sommes partie du constat que le paysage médiatique
congolais est caractérisé par une floraison des médias. Cela est
beaucoup plus perceptible notamment dans l’univers audiovisuel où
les nombres des chaînes de radio et de télévision augmentent à un
rythme vertigineux.
L’observation permet de comprendre que tous ces médias
naissent pour raisons diverses et remplissent des contrats multiples.
Lochard et Soulages conçoivent six contrats autour desquels
se structurent les genres et les formes de médiation audiovisuelle. Il
s’agit des contrats d’information, d’explication, de divertissement,
d’assistance, pédagogique et du contrat commercial1.
Cette réflexion autour de la contractualisation permet de
dépasser et d’enrichir l’approche fonctionnaliste classique qui attribue
aux médias la triple fonction d’informer, d’éduquer et de distraire.
Au regard de ce qui précède, et après avoir analysé l’espace
médiatique congolais, force nous est de constater que la plupart des
médias congolais, surtout audiovisuels, remplissent toutes les
fonctions précitées.
1
LOCHARDS, G, et, SOULAGES, cité par MATOUMWENI, Radio télévision, cours inédit, L1, IFASIC, Kinshasa,
2
3. Etudes antérieures
La problématique du contrat dans les médias audiovisuels
a déjà fait l’objet de beaucoup d’étude à l’IFASIC. C’est le cas du
travail réalisé en 2007 par Monique Ngalula Kumuamba intitulée le
contrat d’information à la Radio Télévision message de vie 2, cette
étude a posé la question de rechercher ci-après : quelle est la place
réservée à l’information dans la programmation de la Radio télévision
Message de vie ? Dans son hypothèse, l’auteur écrit la programmation
d’une chaîne thématique se concerte principalement sur son centre
d’intérêt et secondairement sur d’autres sujets. L’étude a abouti à la
conclusion selon laquelle le contrat d’information représente 41% de
l’ensemble de la grille de la Radio Télévision message de vie.
Pour sa part Manenga Nunga a réfléchi sur la place des
émissions sportives dans la grille des programmes de la RTNC2. 3 Pour
orienter son travail, Manenga a souligné la question ci-après : quelle
place la RTNC2 accorde-t-elle aux émissions sportives dans sa grille
des programmes ?
A cette question elle a apporté l’hypothèse que les chaînes
généralistes répartissent leurs programmes de manière équitable
entre les informations, la distraction et la formation.
Parmi les émissions de divertissement, les émissions
sportives locales qui sont dans la grille des programmes occupent à
eux seuls, 470 minutes de volume horaire sort 6,1% de temps
d’antenne il la retransmission des événements sportifs.
Notre étude concerne aussi la question de contrat horaire
dans les médias audiovisuels. Seulement, à la différence des études
précédentes nous nous intéressons particulièrement à la place du
contrat d’information à la chaîne de télévision Antenne A.
2
NGALULA, K, le contrat d’information à la radio télévision message de vie, TFC inédit, IFASIC, Kinshasa, 2008,
p2
3
MANENGA, N, la place des émissions sportive dans la grille de programme de RTNC2, TFC inédit, IFASIC,
Kinshasa, 2009, P2
3
4. Questionnement
Nous formulons notre question de départ de la manière ci-
après : Quelle place occupe le contrat informatif dans la grille des
programmes d’Antenne A ?
5. Hypothèse
Le statut et la ligne éditoriale d’un média orientent la nature
et l’articulation de son contenu. Les chaînes commerciales ayant
tendance à privilégier les programmes distractifs au détriment
d’autres, en l’occurrence des programmes informatifs, Antenne A
chaîne privée commerciale, réserverait plus d’espace, c’est-à-dire de
fréquences et de volume horaire au programme à caractère
commercial qui garantit son fonctionnement et sa survie tout en
accordant aussi une place de choix au contrat d’information, l’un des
mieux indiqués pour lui assurer une certaine visibilité.
6. Méthodologie du Travail
En vue d’atteindre notre objectif de recherche, nous avons
procédé par les méthodes descriptives et analytiques. Les deux
méthodes se sont appuyées sur les techniques documentaires et
d’analysé de contenu de la grille de programmes d’Antenne A.
7. Délimitation
Dans l’espace, nous délimitons notre recherche dans la ville
de Kinshasa et, spécifiquement à l’organe de presse audiovisuel
Antenne A.
Dans le temps, cette étude s’intéresse à l’année 2011,
précisément à la grille en vigueur au cour de cette période.
4
8. Division du travail
Ce travail comporte trois chapitres. Le premier expose le
cadre conceptuel et théorique de notre étude. Le deuxième chapitre
présente la chaîne de télévision Antenne A sous ses différentes
facettes, le troisième et dernier chapitre analyse la grille de
programmes d’Antenne A et situe la place réservée au contrat
d’information.
5
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE
Dans ce chapitre, nous présentons les notions théoriques
qui sous-tendent notre recherche, nous l’articulons autour de deux
sections qui concernent respectivement les cadres conceptuels et le
cadre théorique.
I.1. Section 1 : Cadre Conceptuel
Dans cette section, nous examinons les différents concepts
qui se trouvent au centre de notre étude à savoir : information,
programmation, grille de programmes et chaîne de télévision.
I.2. L’information
Selon Bernard Munsoko Wa Bombe le terme information
signifie : un fait ou un événement socialement significatif que le
journaliste rapporte après lui avoir donné une forme, ou une
structure, qui soit accessible au public.4
Beaucoup de recherche reviennent aujourd’hui à
l’étymologie du mot « information » qui vient du latin « informare :
donner une forme, une structure, renseignement qui signifie encore
« le moule » ; en donnant une place déterminant aux formes, dans
l’analyse et aux configurations matérielles dans l’analyse des
pratiques sociales, professionnelles, politiques.
Le caractère politique des disciplines et des dispositifs
informationnels ne tient pas compte de cette capacité de technologie
de programmation des formes. Jouer un rôle important ; le rôle ne
peut aboutir être justement pondéré que si le fait décrire à l’avance,
c’est-à-dire de « programmes » les pratiques est confronté à la réalité
des pratiques elles-mêmes.
4
MUNSOKO, W,méthodologie de l’information radio télévision, cours inédit,G1,IFASIC,Kinshasa,2009,p3
6
L’information est devenue aujourd’hui, une denrée très
convoitée, elle est convoitée partout le monde, dans sa vie
quotidienne, l’homme veut s’organiser, prendre des décisions, il ne
peut le faire qu’en disposant des informations fiables, c’est pour cela
que l’information fait l’objet d’attention soutenues et renouvelée des
spécialistes de l’information et de la communication.
La définition de Jean-Paul Delahaye se heurte pour être
établie, à la détermination non seulement du domaine de
connaissance où la nation d’applique mais aussi à sa finalité, de
l’information pour qui ?
L’information est une notion polysémique et dépend du
point de vue retenue. Jean-Paul Delahaye défini l’information comme
étant « un type de données, c’est-à-dire d’élément de basse
disponible comportant des contenues5 ».
Pour les professionnels des médias, l’information est un
récit d’actualité. Dans ce contexte, Fernand Terrau définit
l’information comme étant « la relation d’un fait socialement
significatif ».
Pour être vraiment considéré comme une information doit
présenter des caractéristiques.
- Actualité ;
- Objectivité ;
- Signification ;
- Intérêt ;
- Communicabilité.
1.2.1. Actualité :
Une nouvelle est d’abord quelque chose de nouveau,
l’actualité, c’est la qualité essentielle d’une information, c’est-à-dire
que chaque information doit, en premier lieu être actuelle. Ainsi
l’actualité répond à la question de l’auditeur, du téléspectateur ou du
5
LOYENNE, L, l’information aujourd’hui, Paris, Armand colin, 1979, p33
7
lecteur quoi de neuf ? Produit très périssable, d’infos se doit d’obéir
aux exigences du temps.
1.2.2. Objectivité
Elle suppose l’authenticité de faits qu’on annonce et le
respect de cette réalité dans la présentation qu’on en donne. C’est ici
pour nous l’occasion de faire appel au principe qui soutient que les
faits sont sacrés et les commentaires libres. En d’autres termes, les
faits doivent être rapportés avec la plus grande exactitude et dans
leur intégralité pour cela, il est conseillé il ne doit considérer que les
éléments constitutifs, observables et vérifiables des événements qu’il
rapporte.6
1.2.3. Signification
C’est la dimension historique et sociale de l’événement ;
précisons que c’est l’événement lui-même qui donne sa signification
au public dans le temps et dans l’espace. Ainsi, la mort du chef de
l’Etat n’a pas la même signification que celle d’un pêcheur de
MALUKU ». Il est donc demandé au communicateur de posséder une
bonne culture générale, une connaissance de l’actualité et du sujet
pour évaluer la signification d’un événement.
I.2.4. Intérêt
C’est le pouvoir d’attraction de l’information c’est-à-dire son
degré d’aptitude à capter l’attention du public. Il faut que l’information
correspondre à un centre d’intérêt du public. Ceci suppose que l’info
doit toucher la sensibilité du public pour espérer voir ce dernier
chercher en elle de quoi se faire une idée ou une opinion.
7
MUNSOKO B. [Link], p.5
8
I.2.5. Communicabilité
Est l’aptitude de l’information à entrer affectivement en
communication avec la plus grande partie du publique auquel il est
destiné. La communicabilité de l’information tient souvent à la forme,
à la structure qu’on accorde au message véhiculé, c'est-à-dire que le
message doit se présenter dans un code intelligible, compréhensible
et immédiatement déchiffrable.7
1.2.6. Source de l’information
Il existe un multiple et une diversité de sources
d’informations parmi elle, les agences de presse, l’écoute radio
(monitoring), les correspondants, les envoyés spéciaux, le reporter,
la lecture de journaux, la documentation, l’Internet.
1.2.7. Rôle de l’Information
Les informations diffusées dans la presse jouent plusieurs
rôles, ces rôles sont assimilés aux fonctions de renseignement
d’éducation, de distractions d’intégration et de contestation.
En effet, information constitue des renseignements
pratiques pour la vie et l’activité des auditeurs et des lecteurs. Elle
annonce les prix, les reclasses, les différents magazines. Au
travailleur, l’information signale des offres d’emploie, les problèmes
sociaux au producteur, elle explique la conjoncture économique,
soulignes la hausse de matières premières.
A travers les informations, on trouve les nouvelles, c’est-à-
dire l’actualité relative aux événements nationaux, locaux et
internationaux. L’information peut être plus ou moins brute ou
assortie d’explication de commentaire révélant ainsi l’option des
journalistes, la tendance de l’organe de la presse.
7
MUNSOKO, W, op cit
9
L’information livrée par la presse donne au public les
sentiments d’appartenance à une communauté d’idées et de
mentalités.
Elle contribue aussi à susciter et à souder un groupe sur des
réactions est des comportements communs et l’intégré à un système
politique économique, et sociale à l’intérieur duquel on pense. 8
En donnant la documentation à la fois de plus nécessaires
et des plus en plus étendue, l’information joue également le rôle d’une
explication sur les nouveautés qui, dans tous les domaines naissent
chaque jour.
L’information permet la vulgarisation de connaissance et
permet la compréhension du monde dans lequel on vit, surtout dans
la mesure où l’événement est situé et expliqué. L’information favorise
l’insertion de l’individu dans son groupe social où ces statuts
individuels sont plutôt acquis qu’innés. Dans, ce n’est pas seulement
par souci d’être informé que le public cherche les nouvelles, mais pour
garder un contact permanent avec sa communauté d’appartenance.
Ainsi, l’information crée de relations sociales qui sont délaissées par
la grande influence de la presse et des médias qui permettent non
seulement de sélectionner les thèmes de discussions, mais aussi
d’établir leur propriété.
I.3. PROGRAMMATION
1.3. 1 : Définition
La programmation signifie établissement d’un programme.
Selon le dictionnaire Larousse, c’est la liste des émissions de radio, de
télévision indiquant les horaires, les sujets, etc., présentation du tout
spectacle.
8
LOYENNE, L,op cit t
10
Mais aucun cas, programmation ne peut prendre l’acception
plus restrictive de programme certains mots sont infiniment liés à
celui de programmation, il s’agit :
Programme
Emission
Grille
I.3.2. TECHNIQUE DE PROGRAMMATION
Pour offrir de produits télévisuels capables de supporter la
concurrence, une grande chaîne de programmation qui peut être
offensive ou défensive.
Pour composer une grille des programmes, le
programmateur dispose d’un ensemble de technique à savoir :
- Le lent-poling : c’est la diffusion d’un nouveau
programme fort entre deux programmes faibles ;
- Le Hannocking : c’est la diffusion d’un nouveau
programme entre deux programmes forts, afin de doper
les résultats ;
- Le lead-un : c’est la diffusion d’un programme fort avant
un programme plus faible, afin de faire profiter le second
programme de l’audience du premier.
Hormis ces trois techniques, ils ont chacun ses différents
techniques.
1.3.3. Programmation selon Lucien SFEZ
- Stripping : c’est une technique qui se caractérise par la
diffusion d’un programme à la même heure, toute la
semaine : cette technique facilite la promotion du
programme en même temps qu’elle facilite la promotion
du programme, en même temps, elle fidélise l’audience.
- Checker boarding : c’est la programmation de cinq séries
différentes à la même heure, par semaine, cette
11
technique permet de pallier le nombre insuffisant
d’épisodes disponibles pour le stripping.
- Spin off : c’est la création d’une série à partir d’une série
à succès.
- Cross over : c’est le passage de la vedette d’une série à
succès dans une série adjacente pour améliorer son
écoute.
- Aging the de nos : c’est une technique de gestion des
courants d’audience visant à attirer l’audience en front.9
1.3.4. Programmation selon Benoît Dunard et Remy, le champion
Leat-off : c’est la diffusion d’un programme particulièrement attirant
au début des heures de grande écoute, afin de se distinguer de la
concurrence et s’attacher une large partie du public.
Blocking : c’est la programmation par bloc qui consiste à diffuser
d’officiée plusieurs programmes d’un même genre
Bredfing : c’est la programmation d’une émission quelques minutes
avant un programme fort sur une chaîne concurrent afin de dissuader
le téléspectateur de prendre un programme en cours.
Counter programming : c’est le centre programmation qui consiste à
proposer des programmes d’une genre différent de ceux de a
concurrence afin de clairement se distinguer et toucher une cible
négliger.
Blunting : c’est la programmation d’un même genre de programme
qu’une chaîne concurrente.
Sean lessmess : c’est la diffusion de deux émissions sans inter
programme pour augmenter la fluidité de la grille et perdre le moins
de téléspectateurs d’une émission à l’autre.
9
LAMIZET, A, SILEM, A, dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et de la communication,
Paris, PUF, 1979, p83
12
Streenting : c’est la programmation destinées à surprendre le public
dans un univers concurrentiel, les techniques de programmation ont
au cœur des préoccupations de chaînes afin d’assurer et de maintenir
leur compétitivité.
I.3.2. Logique de programmation
La programmation illustre la philosophie d’une chaîne en
matière éditoriale. La nature de contenus, les caractéristiques des
programmes mis à l’antenne dépendent d’une certaine logique de
programmation. Cette mécanique éditoriale se répercute en amont
sur les producteurs, appelés à fournir des programmes conformes aux
objectifs qualitatifs et quantitatifs voulus par les diffuseurs. En ce
sens, les logiques de programmation constituent de véritables
déterminants de la demande des programmes.
D’après Lamizet et Bilem, il existe deux logiques de
programmation : la programmation qui est à l’initiative du producteur
ou du destinateur et la programmation qui est à l’initiative de l’usage
ou du destinateur.
La logique de programmation permet à une chaîne de
s’identifier parmi les autres. Chaque chaîne a sa logique de
programmation. Cette dernière est d’ordinaire une recherche de
positionnement à l’égard des autres auteurs télévisuels concurrent sur
le marché.
Comme toute entreprise, les chaînes de télévision sont à
l’écoute de leurs clients afin de satisfaire leurs besoins.
Dans l’élaboration de cette logique, le responsable des
programmes devra nécessairement tenir compte du moment de
diffusion, car c’est lui qui définit la chaîne, sa ligne politique, ou son
identité, l’image de marque de la chaîne, et cela en tenant compte de
ses options et du contexte de sa société globale dans laquelle elle se
situe.
13
I.3.3. PROGRAMME
Ce concept programme est un mot d’origine grecque
« programma » qui signifie ce qui est écrit à l’avance10
Selon le petit Larousse illustrés, le programme « est un liste,
commentée, des émissions de la radio et de télévision diffusées
pendant une période données ».11
Le programme est défini par Francis Balle comme une
émission ou un ensemble d’émission diffusée par une station de radio
ou une chaîne de télévision.12
Le concept « programme » renvoie au verbe programmer.
Programme, c’est indiquer, déterminer, sélectionner les émissions qui
doivent servir de matière à l’antenne. Et cette sélection pour être
efficace, tient compte d’un certain nombre d’impératif notamment le
public sollicite l’orientation politique du moment, le genre et le
contenu des émissions, les heures de grande audience.13
[Link]. TYPES DES PROGRAMMES
Les programmes audiovisuels sont hétérogènes, il existe
une palette de programme à la disposition des chaînes pour leur
permettre de construire leurs grilles. Selon plusieurs auteurs, entre
autres Rémy le champion et Benoit Danard ainsi que francis Balle, ils
se classent en deux grandes catégories il s’agit donc des programmes
de flux et des programmes de stock.
a. Les Programmes dits « de flux »
Les programmes de flux sont des programmes audiovisuels
qui perdent leur après leur première et unique diffusion, il s’agit de
10
Encyclopédie, la rousse, paris, La rousse, 2002, p1050
11
Idem
12
LAMIZET, A, et SILEM, A, op cit, p85
13
Idem
14
programme éphémère. Les émissions d’actualités, les jeux, la météo,
le sport et certains magazines relèvent de cette catégorie. Ce sont
souvent des émissions réalisées en plateau, parfois en direct, qui font
appel à des processus de production moins élaborés que la fiction et
des internant professionnels moins nombreux.
b. Les programmes dits « de stock »
Les programmes de stock sont des programmes dont la
valeur ne s’éteint pas lors d’une première diffusion. Ils conservent
toujours un intérêt pour les téléspectateurs, à l’issue de leur première
diffusion, donc une valeur économique. Les documentaires, les
fictions, les œuvres d’animation appartiennent à la catégorie des
programmes de stock.
Les programmes peuvent être également classés par
genres. Les principaux sont : le documentaire, la fiction, l’information,
le sport, les films, les magazines, les jeux, les variétés, les
programmes pour enfants.
Beaucoup d’auteur ont classé la typologie de leur façon, en
ce qui concerne notre travail pour catégorisé les types nous allons
utilisés typologie de Jean-Tobie OKALA.
I.2. GRILLE DE PROGRAMME
Francis Balle estime qu’une grille des programmes est une
répartition, selon les durées de diffusion fixes, des différentes
émissions, d’une station de radio ou d’une chaîne de télévision. Ce qui
équivaut à l’établissement d’un véritable agenda avec des rendez-
vous fixes, sources d’habitudes et de fidélisation de l’audience
potentielle14
14
LAMIZET,S ,et SILEM,A, op cit p 86
15
Selon Lamizet et Bilem, la grille des programmes est « une
répartition du programme de télévision pour une saisie, selon un
horaire régulier : un jour, une semaine, un mois… »15
Une grille de programme est un résultat d’un processus
d’élaboration. Tout le monde est partie prenante à ce processus qui
donnera une bonne ou mauvaise grille de programme.
Elle est perçue comme un planning c’est-à-dire une
prévision plus ou moins détaillé à la fois pour chaque jour de la
semaine et pour les différents moments de la journée, c’est l’autre
stratégique d’une entreprise de télévision.
La grille des programmes sert à fidéliser le public et à
permettre d’élargir l’audience de la chaîne « plus elle est stable,
diversifiée et attrayante, plus elle peut pousser le public apprendre
rendez-vous régulièrement avec son petit écran »16.
Plus le téléspectateur prenne l’habitude de suivre les
programmes d’une chaîne donnée, plus cette chaîne accroit son
audience dans l’opinion.
Nous retenons la définition selon laquelle, une grille des
programmes est la répartition des programmes de télévision car elle
doit être conçue pour recueillir la plus forte audience du public, en
évitant de programmer des productions qui n’atteint pas le public.
I.2.1. Dimension de la grille programmes
La grille des programmes se lit selon deux dimensions :
verticale et horizontale. Dans la dimension verticale, les tranches
horaires se succèdent de haut en bas, le programmateur doit alors
efforcer de séduire les personnes présentes au foyer aux différentes
moments de la journée.
15
SILEM, A, et, SILEM, A, op cit p86
16
Idem
16
La dimension horizontale de la grille permet de mieux
percevoir les contraintes de la production ou plutôt l’ajustement entre
la production.
I.4. Chaîne Télévision
I.4.1. La définition et Généralité
Selon l’encyclopédie universelle la chaine de télévision est
définie comme un dispositif de transmission instantanée d’images, par
câble ou par onde Hertziennes. La télévision a une place de choix dans
la société moderne. Elle est considérée en ce jour comme un support
par excellence de diffusion de l’information et de la culture.
Selon Wongernee Holde l’Homme est, la télévision est
devenue la source première, parfois exclusive de nouvelles. 17Elle est
définie ensuite comme un dispositif qui permet une transmission des
images à distance par ondes ou un ensemble des techniques mises
en œuvre dans ce type de transmission. Ce concept peut signifier
aussi un organisme qui produit et diffuse des émissions.18
I.4. Télévision publique, privée et confessionnelle
Il existe dans notre pays trois types de télévisions à savoir :
télévision publique, télévision privée / commerciale et télévision
confessionnelle. En cherchant à satisfaire ses différents publics, la
télévision leur propose un certain nombre de programme. Celle-ci
n’est pas sans rapport avec le statut de l’organisme de télévision
publique ; privée et confessionnelle.
a. Télévision publique
Une télévision publique est un organisme gouvernemental
ou un organisme entièrement exploité par le gouvernement central,
17
WONGERME, R, et, HOEST, l’après télévision. Une anti-mythologie de l’audiovisuel, paris, hachette, 1978,
p17
18
Encyclopédie, op cit, p810
17
soit directement soit par l’intermédiaire d’une institution séparée, crée
par le gouvernement.19
b. Télévision privée / Commerciale
Une télévision privée est une télévision crée par des
personnes ou des institutions privées. Elle est dominée par les intérêts
privés plus elle se penche vers les films, feuilleton, les variétés, jeux,
publicité de produit.
La République Démocratique du Congo est un des rares pays
du continent où la télévision privée s’est développée dès le début des
années 1990. Aujourd’hui il existe plus de 82 chaînes de télévision
dont 51 sont enregistrées à Kinshasa.20Tous chaînes diffusent par
satellite sur l’ensemble du territoire : Antenne A, TVS1, Télé 50 et
RTNC, Digital Congo.
La première chaîne privées ont été crée au début des années
1990, en respectant un minimum de procédure formelle
d’enregistrement : Antenne A (1991), Canal Kin (1995), Canal Kin
2(1995), Radio Télévision Kin Malebo (1995), Raga (1995) télé 50
(2010).
c. Télévision confessionnelle
La télévision confessionnelle est un organisme dirigé par des
Eglises locales. Les télévisions confessionnelles sont une quinzaine à
Kinshasa ; elles se bornent généralement à diffuser les prêches de
leurs propriétaires, entrecoupées de plages musicales.21 Les
Télévisions confessionnelles sont peu présentes dans les provinces.
Elles sont au nombre de 13 dans la ville de Kinshasa.
19
OKOMBA, W, « Essai d’analyse structurelle », in famille et télévision, Kinshasa, FCK, 1996, p2
20
MARIE, S, quand le pluralisme déraille. Image et manipulation télévisuelle à Kinshasa, Paris, Immar, 2008,
p47
21
Idem
18
I.4.3. Fonctions de la Télévision
Cazeneuve note à ce sujet que « les masses médias peuvent
modifier la représentation des valeurs morales et leur manière qui
n’est pas toujours en accord avec les influences des autres
éducateurs, c’est-à-dire surtout la famille, l’école pour les enfants. »22
En tant qu’instrument de distraction, la culture et de l’information.
a. Télévision a une fonction catalyseur de la communication
sociale, car elle permet de palier le manque de contact in pose
aux membres de la famille par les contraintes de la civilisation
technicienne manquée par une forte division sociale du travail ;
b. Elle remplit ainsi la fonction de principal instrument
d’information de la structure sociale et familiale.
c. Selon Florence Broy, la télévision présente un objet de
fascination pour les hommes politiques à son usage ou à ses
développements techniques. Elle appartient de ce fait à cet
espace communicationnel qui annoncerait un nouveau type de
démocratie culturel, sa capacité d’absorption des innovations
techniques témoigne d’une volonté de renouvellement de la part
des concepteurs et des utilisateurs23
Section 2 : CADRE THEORIQUE
Dans cette partie nous expliquons la théorie de la
contractualisation dans l’audiovisuel.
D’après Guy Lochard et Claude Soulages, toute
communication médiatique est menée dans le but actionnel suivant :
faire savoir, faire comprendre, faire plaisir et faire – faire24. Pour une
meilleure lisibilité, nous abordons cette section sous les points ci-
après :
22
BRAY, F, La haute définition .Naissance et mort d’un grand projet Europe, Paris, Harmattan
23
Idem
24
LOCHARD, G,et SOULAGES,C, op cit 34
19
2.1. Contrat d’information
Le contrat informatif est basé sur une visée informative il
répond à la capacité de se mettre en phase avec l’actualité qu’il
restitue de la façon la plus fidèle possible.
Cette actualité constitue la principale source d’information
pour une grande majorité de public est reste, pour beaucoup, la seule
et unique manière de s’informer.
Le contrat d’information comprend les genres et dispositifs
spécifiques que sont les journaux télévisés, les bulletins
d’informations, les flashes.
2.2. Le contrat explicatif
Le contrat explicatif est complémentaire au contrat
d’information dans la mesure où il apporte un éclairage à l’actualité.
Il laisse entrevoir une visée explicative, sa spécialité est qu’il est axé
sur un projet d’accroissement de l’intelligibilité du destinataire. Il vise
prioritairement l’analyse, le traitement en profondeur et la mise en
perspective de l’information. Les magazines, les documentaires et les
débats relèvent de ce contrat.
2.3. Le Contrat distractif
Le contrat distractif est dominé par le visé émotionnel et
pour le but rationnel de faire plaisir. Ce contrat est actualisé par le
genre qui relève des domaines tels que : le sport, la musique, le jeu,
la fiction.
Le principe de recréation, de gratuité, de fiction et de plaisir
est dominant dans ce contrat.
2.4. Le contrat d’assistance
Si les premiers contrats sont du domaine du faire savoir, du
faire savoir faire comprendre ou plaisir, celui-ci relève de faire- faire.
20
Il s’agit d’amener ce public à agir pour le bien des victimes
proches ou éloignées. Ce contrat recourt au principe de sollicitations,
de mobilisation, de médiatisation, de médiations et d’interpellation.
Ici, on voudrait, en fait pousser le public à agir dans un élan
de solidarité ou humanitaire.
2.5. Le Contrat commercial
Le contrat commercial est dominé par les risées factitives,
émotionnelles, informatives, ainsi que par le principe de plaisir contrat
est celui de la publicité et des émissions promotionnelles
CHAPITRE II: PRESENTATION DE LA CHAÎNE
ANTENNE A
21
Dans ce chapitre nous allons présenter la chaine de
télévision Antenne A qui est notre site d’investigation. Ce chapitre se
subdivise en deux sections. La première porte sur la présentation du
média Antenne A et la seconde son organisation et fonctionnement.
II.1.0 Introduction
En 1990, l’ouverture politique initiée par le président
MOBUTU a fait entrer le pays dans le processus de démocratisation et
les retombées ont été perceptibles dans le secteur médiatique avec la
naissance de plusieurs chaînes de télévision, marquant l’Etat dans
l’exploitation de l’information ainsi et station radio. Parmi celles-ci, la
télévision Antenne A qui a été la première chaîne de télévision privée
à voir le jour.
II.1.1. Historique du média Antenne A
Le 13 juin 1991, intervient la signature de l’aide constitutif
d’antenne A, société privée à responsabilité limité (SPRL) avec pour
objet social: l’implantation d’émetteurs de télévision destinés à
diffuser des programmes récréatifs pour enfants et adultes entre
coupés des spots publicitaires et annonces: importation et
commercialisation des matériels ayant un lien direct ou indirect avec
la télévision.
L’Antenne A est la première chaîne privée en république
démocratique du Congo. Elle avait ouvert au début deux stations l’une
à Tshikapa dans la province du Kasaï occidental et l’autre.
Ces deux extensions diffusaient les programmes réalisés à partir de
Kinshasa. Antenne A fonctionnait avec un émetteur de 20 W en U.H.F
«Ultra High Fréquence ». C’est une gamme de fréquences qui varie
de 47 0Mhz à 855 Mhz dans le canal 21. A cette époque également,
Antenne A diffusait ses programmes deux fois par jour à servir: de 12
h 00 à 14 h 00 pendant la journée et de 17 h 00 à 22 h00’ dans la
soirée. Sa grille de programmes était essentiellement fondée sur les
22
dessins animés et les films policiers d’aventures. Deux ans plus tard,
soit en 1994 Antenne A abandonnait la diffusion en VHF. pour
adapté celle U.H.F. « Very High Frequency» (très haute fréquence)
avec une puissance de 100 w. mais elle va de 47 MHz à 294 Mhz.
C’est ainsi qu’en vue d’améliorer la qualité de ses émissions, cette
première chaîne de télévision privée entreprendra un ambitieux
programme de divertissement afin de se doter d’équipement
modernes et performants notamment du matériel de régie: un mixeur
vidéo, de moniteurs de contrôle pour la station et plusieurs autres
appareils pour studio de montage (magnétoscope u-matic, Hi -8, VHS,
des cameras HI-8, des microphones, projecteurs...)
C’est en 1997 que sera limitée le projet de l’émission «Infos
magazine » qui aboutira au grand journal télévisé. Cette dernière sera
diffusée deux fois par semaines notamment le mardi et vendredi de
9h45 à 20 h 00’, soit 15 minutes par édition.
Le siège social de la chaîne de télévision antenne A est situé
sur l’avenue du livre n°51 dans la commune de la Gombe.
La chaîne de télévision Antenne A fut fondée en 1991, des
Monsieur après la signature de l’acte constitutif par un conseil de
quatre associés dont:
IGALAVINI MEIRSON
Louis MONGALA LALU
Abraham PINHAS
P0L SMTTZ tous associés au sein de cette entreprise. Le
démarrage des activités s’est effectué au mois de septembre
1992.
14 avril 1993
Première diffusion des émissions en clair. Au deuxième
niveau de l’immeuble Nokia FORES COM, sur l’avenue du port dans la
commune de la Gombe;
23
24 avril 1993
Protection de premier spot publicitaire sur le lancement de
jeu télévisé « Loto»;
Avril1996;
Transfert domiciliation, siège social 1er et 2eme niveau
immeuble C.C.C.E, 3, avenue des cataractes;
Mai 1997
Installation de l’émetteur VHF, 500 w;
30 mai 2002
Installation liaison faisceaux hertziens du complexe Bralima
au centre d’émission TV à Binza au CETV/Binza/UPN.
21juin 2002
Installation de l’émetteur VHF 1,3 KVA;
22 septembre 2002
Transfert domiciliation du siège social Immeuble «Afrique
édition », 51, Avenues du livre dans la commune de la Gombe.
Transfert du faisceau au complexe « Bralima» sur l’immeuble «
Afrique édition ».
ll.1.3. Statut de la chaîne
Antenne A, première chaîne (audiovisuelle) privée, se limite
à la télévision. Elle jouit de la liberté de gestion et e fonctionnement
de sa télévision.
Comme toute autre chaîne privée, antenne A tire ses
ressources financières de la publicité.
Elle emploie une vingtaine d’animateurs majoritairement
des étudiants de l’institut Facultaire des sciences de l’information et
de la communication I.F.A.S.I.C, ainsi que 13 techniciens, certains
formés à l’institut supérieur des techniques appliquées (ISTA),
d’autres au studio — école de la radio télévision Nationale congolaise
(RTNC).
24
a) Adresse et siège social
N°51, avenue du livre à l’immeuble de l’Afrique éditions,
N°indentification nationale : A 35067 R.
b) Zone de couverture
« Antenne A» ne couvre que la ville de Kinshasa et celle de
Brazzaville.
C) Nature juridique
Entreprise privée à responsabilité limitée (S.P.R.L)
enregistrée au niveau registre de commerce n°23.965.
d) Missions
La chaîne de télévision antenne A, a pour mission:
D’informer, former et divertir les téléspectateurs (c’est — à —
dire toute la population congolaise et étrangère);
Promouvoir les valeurs humaines;
Contribuer à la formation d’une opinion publique pour une
formation objective.
e) Objectifs de la chaîne
La chaîne de télévision antenne A, a comme objectifs:
L’implantation d’émetteur de télévision destiné à diffuser de
programmes récréatifs pour enfants et adultes, accompagner
des sports publicitaires et annonces;
L’implantation et la commercialisation des matériels ayant un
lien direct ou indirect avec la télévision.
f) Difficultés de l’entreprise
Etant donné que la chaîne ne couvre que deux ville, à savoir
Kinshasa et Brazzaville, il est difficile pour elle d’être suivie partout en
RDC et dans le monde. Cette situation ne permet pas à la chaîne de
trouver des bons marchés, car la plupart des annonceurs cherchent
25
et préfèrent les chaînes qui sont captées partout dans le pays.
Autres difficultés sont d’ordre technique, telle que le
manque de certains matériels et le manque des véhicules à affecter
aux différents services.
g) Projet d’avenir
Le plus grand souhait de la chaîne de télévision antenne A,
est d’émettre sur satellite et de couvrir toute l’étendue de la RDC,
déjà elle possède un site web, toujours dans le but d’atteindre le
sommet et aussi d’être casée parmi les meilleures chaînes du pays.
Section 2 : Organisation et fonctionnement de la chaîne
II.2. Conseil de gérance
La chaîne antenne A, a un conseil de gérance qui est dirigé
par l’assemblée des associées, par un administrateur et un
administrateur adjoint.
II.2.1. Comité de gestion
Le conseil de gestion est l’organe qui coordonne toutes les
activités de l’entreprise est donne de rapport auprès du conseil de
gérance.
Dans cette entité nous avons; un directeur général gérant,
un directeur financier, un cogérant et un directeur administrateur
cogérant.
II.3. Les services
La chaîne antenne A, a 8 services à savoir:
2.1. Service de programme national
26
Dans le service de programme national est l’organe qui gère
les animateurs, les programmes des émissions a diffusé pour la bonne
marche des éléments a diffusé dans la chaine. Il est dirigé par John
BALEKE.
2.2. Service de production
Le service de production est l’organe qui coordonne tous les
éléments a diffusé dans la chaîne. Il est coordonné par George
KABONGO.
2.3. Service commercial, finance et marketing
Le service s’occupe de la rentabilisation, de tout ce qui trait
à la commercialisation et au marketing au sein de la chaîne, il s’occupe
aussi de la gestion des finances de la chaîne, ainsi que la paye du
personnel. Il est coordonné par Sylvie LUKOJI pour le marketing
commercial et Raymond KONGO pour les finances.
2.4. Service maintenance technique
Le service s’occupe de l’organe de la gestion des matériels
de l’entreprise. Il est coordonné par fabien KALUME.
2.5. Service des sports
Le service est l’organe qui gère toutes les informations
concernant les sports, c’est-à-dire il collecte, traite et diffuse les
informations sportives, Il est coordonné par Raphaël MUKENDI.
2.6. Service de programme international
Le service de programme international est l’organe qui
encadre les animateurs recrutés par la chaîne et charger des contacts
27
extérieurs pour la bonne marche des activités de l’entreprise, li est
coordonné par Justine NAWEJ.
2.7. Service exploitation technique
Le service s’occupe de sorti de matériel pour faire le
reportage et la production, Il est coordonné par Laurent KANDE.
3.8. Service d’informations
Le service information est l’organe qui coordonne le journal
parlé de l’antenne A.
Il se tient chaque jour une conférence de rédaction dans le
but de critiquer et préparer le journal parlé, les bulletins
d’informations ainsi que les flashes d’informations.
Les conférences se tiennent deux fois le jour soit a 9h°° et 13h°° et
dure une heure. La conférence de 9h°° critique toute dernière session
d’information de la journée précédente, et la proposition des sujets
d’information. Celle de 13 heures prépare le journal du soir.
Et chaque jour lors d’une conférence de rédaction on choisi un chef
d’édition qui a pour but de coordonner la session d’information de la
journée. Il vérifie l’alignement des éléments qui doivent passer à
l’antenne organise la conférence de rédaction.
Le but de conférence quotidienne de rédaction pour
préparer le traitement des informations, la structuration du journal
télévisé en général pour réfléchir sur la collecte, le traitement des
informations et la diffusion du journal télévisé.
Ils choisissent le thème qui va donner lieu à l’édition de page
magazine du journal télévisé et un sujet d’enquête amener par les
journalistes au service d’informations.
Ce service a 4 rédacteurs en chefs et 4 secrétaires de
rédaction.
C’est depuis 1997, que cette direction existe malgré
plusieurs difficultés dont elle a dû faire face notamment le refus
28
incessant de la part de certains Chef hiérarchique d’accorder le timing
de diffusion du journal.
Ce n’est qu’en dates du 22 septembre 2002, qu’une durée
de 30 minutes a été accordée au journal télévisé avec une édition
quotidienne. A la tête de cette direction se trouve un directeur des
informations qui en principe devrait être appelé chef de service des
infos. Ce responsable coordonne toutes les sections de la rédaction
qui se tiennent tous les jours deux fois, à 9 heures et à 13 heures.
Avec le rédacteur en chef, ils discutent sur les sujets et des thèmes
qui engagent les services.
II.2.4. Organisation de service d’informations
Le service comprend le rédacteur en Chef, il a des adjoints
le tout premier est chargé de reportage et le second est chargé
d’enquête, le rédacteur en chef chargé de casting, le Chef des
caméramans, le secrétaire de rédaction, le chef de la rédaction
centrale constitué des journalises professionnels.
Le directeur des informations coordonne et contrôle tous les
services de la rédaction, tout en faisant respecter la déontologie
journalistique ainsi que la réglementation professionnelle et l’éthique.
Il veille au respect de la ligne éditoriale. Le rédacteur en chef gère la
collecte et le traitement des informations et divers reportages. Ainsi,
il assiste le directeur des infos dans son exercice et supervise la
production du journal.
1. Rédacteur en chef
Qui donne et spécifie au chef d’édition les indications sur les
modalités pratiques de la production en attribuant à chaque époque
les finances nécessaires pour se rendre au lieu de reportage. Il assiste
en outre les chefs de services aux rubriques dans leurs attributions et
est chargé de corriger les papiers fournis par les reporteurs
(rédacteurs).
29
2. Rédacteur en chef adjoint chargé de reportage.
Il est chargé de la faisabilité des différents sujets de
reportage inscrit dans le pré — conducteur. Il désigne des reporters
et corrige leurs papiers avant de les soumettre â l’appréciation du
rédacteur en chef.
3. Rédacteur en chef adjoint chargé d’enquête
Il conçoit des idées pouvant constituer des sujets d’enquête
et se charge de la diffusion des enquêtes et magazine dans le journal.
4. Rédacteur en chef de casting
Il a pour charge la gestion des présentateurs des éditions
du journal télévisé et du compte rendu des commentaires faits par
des journalistes.
5. Chef des caméramans
Il se charge de la gestion des caméramans, il prépare les
reportages avec tous les caméramans de la rédaction et c’est à lui que
revient le choix des caméramans. Mais apparemment, ces avances ne
s’inscrivent pas parallèlement dans la pratique de la communication.
L’image de la femme dans les masses médias est étriquée, cette
image s’écarte de la réalité. Elle est dégradante et préjudiciable. Dans
les films, la presse, comme à la radio et à la télévision, les activités
des femmes et leurs intérêts ne valent pas en général au delà des
limites et le reporter avec tous les caméramans de la rédaction.
6. Secrétaire de rédaction
Il est chargé de seconder le rédacteur en chef dans la
conception et la correction des papiers fournis par les reporters. Mais,
30
aussi il aide le rédacteur en chef dans la gestion des papiers des
journalistes et dans la gestion quotidienne du journal.
7. Chef d’édition
Il est le responsable d’édition du journal télévisé, il dirige
les deux conférences de rédaction du jour, c’est-à-dire celle de 9h°°
et celle de 13h°°’. Le chef d’édition principalement â la mission de
suivre le déroulement de la préparation du journal télévisé pour une
meilleure exécution des tâches, un horaire est établi chaque semaine.
On y désigne: le présentateur du bulletin, présentateur de la revue de
presse, page internationale, superviseur.
8. Rédaction centrale
La rédaction centrale est constituée de tous les journalistes-
reporters, des caméramans, du moteur et des collaborateurs
extérieurs et stagiaires.
II.2.5. fonctionnement de service informations
La journée commence toujours par un conseil, qui se tient
à 9h°° dans la salle de rédaction et cela en présence du directeur des
informations, c’est le chef d’édition qui organise le conseil. Tous les
journalistes ainsi que les stagiaires sont conviés à y prendre part, car
c’est au cours de cette réunion que chacun critique le journal et par
la suite propose des sujets d’actualité tout en discutant de l’angle du
traitement.
Un deuxième conseil est tenu à 13hoo. Ce dernier est
présidé par le chef d’édition, soit par son superviseur. Il consiste à
faire le point sur les différents reportages réalisés. Après le conseil,
ceux qui viennent des reportages rédigent directement leurs papiers
de commentaires et leurs chapeaux et les font corriger chez le
secrétaire de rédaction du jour. Après correction, ces derniers peuvent
aller montrer leurs éléments.
31
La première édition du journal est diffusée à 19h00, suivie
d’une rediffusion à minuit trente (24h 30’) et six heures (6h 30’) du
lendemain.
La réussite d’une telle organisation découle de la franche
collaboration de la direction des informations avec celle d’autres
directions de la chaîne.
CHAPITRE 3 : RESULTAT DE L’ETUDE
32
Ce chapitre qui est le dernier de notre étude valide notre
hypothèse de recherche. Ce chapitre est divisé en trois sections, le
premier porte sur le protocole méthodologique, le deuxième porte les
résultats de l’étude et la dernière l’interprétation des résultats
SECTION 1. Protocole méthodologique
Notre objet d’étude s’inscrit dans le cadre de la place que
réserve une chaîne commerciale au contrat de l’information. Nous
nous sommes servis de la chaîne Antenne A.
Notre question de recherche a été formulé de la manière
suivante : quelle place occupe le contrat informatif dans la quelle de
programme d’Antenne A ?
Nous avons répondu à titre d’hypothèse que le statut et la
ligne éditoriale d’un media orientent les chaînes commerciales ayant
tendance à privilégier les programmes distractifs au détriment
d’autres, en l’occurrence des programmes informatifs.
Pour mener en mieux notre recherche nous avons recouru à
l’analyse du contenue de la grille de programme d’Antenne de cette
année en cours.
SECTION 2 : Résultat de l’étude :
2.1. Repérage des unités.
Le tableau ci-dessous sert au repérage des unités d’analyse
tirées de notre corpus. Nous avons présenté ces éléments en cinq
colonnes.
La première colonne représente le numéro d’ordre, la
deuxième l’intitulé de l’émission, la quatrième le nombre de diffusion
par semaine et la dernière colonne le volume horaire hebdomadaire
33
obteniez après l’opération de multiplication de la durée de l’émission
par le nombre de jour de diffusion.
N° Emission Durée en Fréquence Volume
minute horaire
1 Mire + Progr. + spot 30 7 210’
chaîne AA
2 Clip Chrétien 30’ 6 180’
3 Journal télévisé 33’ 21 693’
4 Justice et vengeance (I) 24’ 13 312’
5 MPIFO 60’ 2 120’
6 Interlude 12’ 7 84’
7 Lis Boy Fondation 51’ 3 153’
8 Flash info 5’ 6 30’
9 Direct flash 20’ 6 120’
10 Lis Boy MUNDUERI 52’ 2 104’
11 TOP 52’ 2 104’
12 Univers de la science 51’ 1 51’
13 Journal lingala 15’ 6 90’
14 PASTA IGAL 30’ 1 30’
15 TEMPO 52’ 2 104’
16 BUSNESS AFRICA 31’ 2 62’
17 Action sociale 1’ 12’ 12’
18 SPORTISSIMO 52’ 2 104’
19 Théâtre SIMBA 52’ 2 104’
20 Féminin Singulier 52’ 3 156’
34
21 NIGHT LOVE 55’ 2 110’
22 Prédication 30’ 1 30’
23 Théâtre NGADIADIA 52’ 2 104’
24 Station - One 90’ 2 180
25 Femme et société 90 2 180
26 AGORA 60 2 120
27 Turbo sport 32 2 64
28 Coup de Théâtre 30 2 60
29 A – Pluriel 90 2 180
30 Chez Francis 60 1 60
31 Cette année là 79 1 79
32 Ça Zik 52 2 104
33 100% Célébrité 52 1 52
34 A cœur ouvert 52 2 104
35 Journal Fréquence Star 9 1 9
36 Théâtre Sans Soucis 52 2 104
37 Fréquence Stars 80 4 320
38 Catalogue 53 2 106
39 Musique Patriotique 26 1 26
40 Mayele Ya Muasi 30 1 30
41 Espace Evasion 78 1 78
42 Kin Parade 52 2 104
43 Mode et Mœurs 52 2 104
44 Majuscule 23 2 46
35
45 Etumba ya Bilombe 25 2 50
46 BCBG New 45 1 45
47 Atelier Culturel 97 1 97
48 Identité particulière 47 2 94
49 Santé et bien être 30 1 30
50 Théâtre le bon 52 2 104
Samaritain
51 Sprinter 39 2 78
52 En toute sportivité 74 1 74
53 Vie de couple 52 1 52
54 A nous deux 59 1 59
55 Théâtre BOLINGO 52 1 52
succès
56 Série Collywood 30 2 60
57 Le jour du Seigneur 56 1 56
58 Initiative et 60 2 120
développement
59 A total sport 26 1 26
60 Analyse 71 2 142
61 Pub. Cosmet et Télécom 37 7 259
62 Pub. Allumette 20 6 120
63 [Link]éti, Télécom 25 7 175
64 Pub. Allumette, 35 6 210
Cosmétique, télécom.
65 Pub. Boisson Sucrée 20 7 140
36
66 Pub. Boisson Sucrée et 22 7 154
Cosmétique
67 Pub. Boisson alcoolisée 22 7 154
68 Pub. Boisson alcoolisée 20 7 140
7.960
TOTAL
Dans ce tableau, nous avons répertorié toutes les émissions
se trouvant dans la grille de programme d’antenne A. nous en
démontrons un total de 67 émissions qui ont recueillis en volume
horaire de 7.960 minutes.
2.2. Regroupement en catégorie
Dans cette section, nous répartissons les contrats selon leur
type pour trouver leur volume horaire par catégorie de programmes.
Ce volume horaire est en suite converti en pourcentage. Ce
qui nous permet de connaître le quota à attribuer à chaque catégorie
du contrat en termes de pourcentage dans la grille de programme
d’Antenne A.
TABLEAU N°1. : LE CONTRAT D’INFORMATION
EMISSION VOLUME HORAIRE
37
- Journal Télévisé 693
- Journal Lingala 90
- Flash Information 30
- Direct flash 120
TOTAL 933 minutes
Le contrat d’information d’antenne A occupe, en terme de
volume horaire 933 en terme de pourcentage cela représente :
933 x 100 = 11,7%
7.960
TABLEAU N°2. : LE CONTRAT EXPLICATIF
EMISSION VOLUME HORAIRE
- UNIVERS DE LA SCIENCE 51
- ACTION SOCIALE 12
- ATELIER CULTUREL 95
- ANALYSE 142
TOTAL 300 minutes
Contrat explicatif dans la grille d’Antenne A occupe en terme de
volume horaire 300 minutes. En terme pourcentage cela représente
300 x 100 = 3,8%
7.960
TABLEAU N°3. : LE CONTRAT DIVERTISSEMENT
38
EMISSION VOLUME HORAIRE
- Clip chrétien 180
- Justice et Vengeance 312
- Lis Boy fondation 153
- Lis Boy MUNDUERI 104
- TOP 104
- TEMPO 104
- SPORTISSIMO 104
- Théâtre SIMBA 104
- Théâtre NGADIADIA 104
- Station - One 104
- Turbo sport 64
- Coup de Théâtre 60
- A – Pluriel 180
- Chez Francis 60
- Cette année là 79
- Ça Zik 104
- 100% Célébrité 52
- Journal Fréquence Star 9
- Catalogue 106
- Musique Patriotique 26
- Espace Evasion 78
- Kin Parade 104
- Etumba ya Bilombe 50
39
- BCBG News 45
- Théâtre le bon Samaritain 104
- Sprinter 78
- En toute sportivité 74
- Théâtre BOLINGO succès 52
- Série Collywood 60
A TOTAL SPORT 26
TOTAL 2.784
Le contrat de divertissement d’antenne A occupe en terme de
volume horaire : 2.784 minute. En terme de pourcentage cela
représente :
2.784 X 100 = 34,9%
7.960
TABLEAU N°4. : LE CONTRAT D’ASSISTANCE
EMISSION VOLUME HORAIRE
- Mire + programme + sport AA 210 minutes
- INTERLUDE 84
TOTAL 294 minutes
Le contrat d’assainissement d’antenne A occupe en terme de
volume horaire 294 minutes. En terme de pourcentage on en registré,
cela représente :
294 X 100 = 3,7%
7.960
40
TABLEAU N°5. : LE CONTRAT PEDAGOGIQUE OU FORMATIF
EMISSION VOLUME HORAIRE
- Pasta IGAL 30
- Business Africa 12
- Féminin Singulier 156
- Night Love 110
- Prédication 30
- Femme et Société 180
- AGORA 64
- A cœur ouvert 104
- Catalogue 26
- Mayele ya Mwasi 78
- Mode et Mœurs 104
- Majuscule 46
- Santé et bien être 30
- Vie de couple 52
- A nous deux 59
- Initiative et développement 120
TOTAL 1.201 minutes
Le contrat pédagogique d’antenne A occupe en terme de volume
horaire : 1.201 minutes. En terme de pourcentage, nous sommes
parvenu en résultat ci-après : 1.201 X 100 = 15,1%
7.960
TABLEAU N°5. : LE CONTRAT COMMERCIAL
41
VOLUME HORAIRE
- PUBLICITE : Commercial, 1.343
télécommunication, alimentaire
et autres
Le contrat commercial d’Antenne A occupe en terme de volume
horaire 1.343 minutes. En terme de pourcentage, nous sommes parvenu
au résultat ci-après :
1.343 X 100 = 16,8%
7.960
- l’Interprétation des résultats :
Au terme de ces tableaux, nous avons constaté que, le
contrat de divertissement vient en première position avec 34,9% de
l’ensemble de la grille de programme, après ce contrat nous avons
constaté que le contrat commercial vient en deuxième position avec
16,8%, nous avons ensuite le contrat formatif qui occupe 15,1% de
temps d’antenne A. Le contrat d’information qui est l’objet de notre
étude vient en quatrième position avec 11,7% de temps d’antenne A,
le contrat explicatif occupe 3,8% de temps d’antenne A et le contrat
d’assistance occupe dans l’ensemble 3,7% de temps d’antenne A.
Nous concluons que malgré le faible pourcentage le contrat
d’information vient en quatrième position avec 11,7% de temps
d’antenne A.
Table de Matières