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Méthodes de Traitement des Gaz Émis

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I.

METHODES DE TRAITEMENT DES EFFLUENTSGAZEUX

Les grandes catégories d'options de traitement gazeux sont, une fois les gaz pompés et
collectés, les suivantes:
• les méthodes d’extraction non destructives : adsorption sur charbon, absorption,
condensation.
• les méthodes destructives : biotraitement (biofiltre, biolaveur, biopercolateur),
incinérateurs, oxydation catalytique, brûlage à la torche, réduction thermique, photo-
oxydation, recyclage et traitement.
[Link]
Cette technologie de dépollution consiste à piéger les polluants gazeux par adsorption sur un

matériau poreux, le plus souvent du charbon actif.


Dans la pratique, l'adsorption est réalisée en dynamique : le flux de gaz à traiter traverse une
colonne d'adsorbant dans laquelle s'établit un front d'adsorption. La phase d'adsorption s'arrête
lorsque le matériau est saturé et que le polluant n'est plus retenu en quantité suffisante.
[Link] différentes configurations d'adsorption

On distingue différents types de mise en œuvre :

a)Adsorption en litsfixe

Le nombre de lits dépend du débit à traiter. On alterne dans ce cas les phases d'adsorption et
de désorption. Dans la configuration un lit la phase de désorption se produit après la phase
d'adsorption une fois que le charbon actif est saturé. Dans la configuration multi lits, un ou
des lits sont en phase adsorption pendant que le ou les autres sont en phase de désorption.

b) Adsorption en lit fluidisé

Le lit est constitué d'une couche de charbon actif maintenu en état de fluidisation et alimenté
en permanence par un élévateur. L'adsorption et la désorption sont réalisées en continu sur la
même installation.

[Link] principaux matériaux adsorbants

Lesprincipauxmatériauxadsorbantssont:

 les charbons actifs, à base de bois ou de noix de coco, qui sont les adsorbants les plus
couramment utilisés et depuis très longtemps pour le traitement des COV, en raison de
leuraffinité particulière pour les moléculesorganiques,
 leszéolithes : ont des adsorbants de squelette cristallin alumino-silicaté tridimensionnel
constitué de tétraèdres SiO4 et AlO4
 le gel desilice,
 les adsorbants synthétiques (résines)

I.2. Absorption
Il s’agit de procéder à un lavage des gaz afin de transférer les polluants de la phase gazeuse à
la phase liquide.
Le transfert de matière est réalisé au sein de réacteurs gaz-liquide dans lesquels les deux
phases sont mises en contact.
[Link] différents liquides de lavage

L’eau est largement utilisée en tant que solution de lavage lorsque les composés à éliminer
sont solubles ou dissociables dans l’eau, comme par exemple pour éliminer l’ammoniac, les
amines, les alcools… Cependant, l’absorption à l’eau seule nécessite une très grande
quantité de liquide ; c’est pourquoi un réactif chimique est très souvent ajouté afin d’éliminer
les composés odorants et par conséquent d’améliorer le transfert dematière
a)Solutions avec réactifchimique

Les réactions chimiques permettant l’élimination des composés peuvent être de deux types
suivant la nature des polluants :
b) Réaction acide/base

L’accélération du transfert vers la phase liquide des polluants est basée, dans un premier
temps, sur leur propriété acide ou basique. En effet, les composés soufrés tels que H2S ont un
caractère acide : l’ajout de soude dans le liquide de lavage entraîne la dissociation du polluant,
d’où une augmentation du transfert. Les composés azotés, tels que l’ammoniac ont un
caractère basique : un lavage à l’acide est alors préconisé.
c) Réactionsd’oxydation

L’utilisation d’une solution oxydante va également permettre la régénération en continu de la


solution de lavage par oxydation des polluants. Les oxydants les plus fréquemment rencontrés
en désodorisation de gaz sont l’hypochlorite de sodium (eau de javel), l’eau ozonée, le
permanganate de potassium et l’eau oxygénée. Il faut noter que l'hypochlorite de sodium dans
la solution de lavage présente l'inconvénient de former, avec certains COV, des composés
organo-chloré.
[Link] différentes configurations

a)Colonne à garnissage

Une colonne à garnissage est constituée des éléments suivants :

 une grille support de garnissage permettant de supporter le poids du garnissage


etduliquideretenu sur ce dernier et assurant une distribution des liquides en bas decolonne.
 une entrée de gaz.
 un système de distribution du liquide, avec redistribution s’il y alieu.
 un dévésiculeur pour l’élimination des gouttes de liquides qui pourraient être entraînées
par legaz.
Le fonctionnement est généralement à contre-courant : le gaz est ascendant et le liquide de
lavage s’écoule par gravité sur le garnissage.

Le choix du garnissage, élément essentiel de ce type de contacteur, est dicté par la surface de
contact offerte entre le gaz et le liquide utilisé, le calcul des pertes de charge et son
prix. Les garnissages peuvent être de formes variées (anneaux, selles…), de matériaux
différents (céramique, verre, métal…) et être rangés ou disposés en vrac.
[Link]
Cette technique est couramment utilisée pour traiter les effluents gazeux chauds (notamment
ceux issus de traitements thermiques). La condensation des polluants gazeux peut être réalisée
en diminuant la température des gaz (à une pression constante) via des échangeurs thermiques

ou/et en augmentant la pression des gaz. Les polluants sont alors récupérés sous forme liquide
ettraités.
[Link] différentes sources defroid
Selon les domaines de température à atteindre, les différentes sources de froid utilisées
peuvent être :

 l’eau ou l’air à des températures opératoires de 10 à 20° C, lorsque l’effluent à traiter


présente une température élevée(pré-refroidissement),
 l’eau saline ou autre fluide peu frigoporteur. Dans ce cas, la condensation peut
êtreprécédée d’une compression à un ou plusieurs étages, qui permet de réduire de
manière assez conséquente le niveau de température àatteindre,
 la réfrigération mécanique qui permet l’obtention de températures comprises entre 0à
- 30 C,
 les fluides cryogéniques, essentiellement l’azote liquide mais également le dioxyde de
carbone liquide, qui permettent d’atteindre des températures jusqu’à–140°C.
[Link] différentes configurations
a) Condenseur à contactdirect
Danscetypedecondenseur,lefluidederefroidissementestmis en contact directement
avecl’effluent gazeux. Le fluide de refroidissement s’écoule par gravité sous forme de
gouttelettes (pulvérisation) ou de film (contacteur gaz-liquide à garnissage ou à plateaux).
Le fluide utilisé est souvent le condensat du mélange à traiter ou de l’azote liquide. Le
principal avantage de cette condensation directe est de limiter les risques de bouchage dus
au givrage, car les particules solides sont entraînées danslaphaseliquide.
b) Condenseur à contactindirect
Ces condenseurs sont parmi les plus couramment utilisés. Ils sont constitués d’une paroi
d’échange séparant les deux fluides et au travers de laquelle le flux de chaleur est
transmis par [Link]’échangeursutiliséssonttrèsvariés:àplaques,tubu- laires
ou àspirales.

c) Condenseur à contact indirect avec fluide caloporteurintermédiaire


Ce type d’échangeur est surtout utilisé lorsque l’azote liquide est la source [Link]
fluide caloporteur est refroidi dans un échangeurvaporisant l’azote liquide, puis il est
transféré vers le condenseur. L’adjonction de ce fluide intermédiaire permet d’assurer une
température plus uniforme dans lecondenseur
[Link]édés d’oxydation thermique
L’oxydation thermique classique (incinération) est une technologie qui consiste à éliminer les
composés organiques combustibles via une réaction à haute température en présence

d’oxygène. Lorsque la réaction est complète, les produits de la dégradation sont le CO 2 et


l’[Link] températures d’opération sont le plus souvent de l’ordre de 650à 1400 °C et le
temps de résidence est de l’ordre de 1s de faibles concentrations en composés organiques.
[Link]
a) L’oxydation thermiquerécupérative

Le procédé consiste à porter les effluents, par chauffage direct grâce à un brûleur, à une
température supérieure à 750 °C. À
cettetempérature,unegrandepartdescomposésorganiqueest détruite par auto-combustion.
Dans cette configuration, les gaz à traiter sont préchauffés au sein d’un échangeur
primaire par les gaz traités. Un échangeur secondaire peut donc être prévu afin de
récupérer une partie de l’énergie deces gaz par l’intermédiaire d’un fluide auxiliaire.
b) L’oxydation thermiquerégénérative

De même que pour l’oxydation thermique récupérative, la tem- pérature d’oxydation est
supérieure à 750 °C. La différence se
situeauniveaudusystèmederécupé[Link]épu- rateurest constitué de plusieurs
lits destinés au préchauffage des effluents par échange thermique sur garnissage de
céramique.
L’air pollué arrive dans le premier lit (chaud) et s’échauffe aux alentours de 770 °C. Dans
la chambre de combustion, le brûleur fournit l’appoint thermique si nécessaire. L’air épuré
est ensuite évacuéautraversdudeuxièmelit(froid).Unéchangedechaleur du gaz chaud vers
la céramique a alors lieu. Le fonctionnement de l’épurateur peut se faire en continu par
l’utilisation cyclique deslits.
c) L’oxydation catalytiquerécupérative
Leprincipeestlemêmequepourl’oxydationthermique récupérative mais l’ajout d’un
catalyseur au niveau de la chambre de combustion permet d’opérer à une température
plus faible, de l’ordre de 200 à 500 °C. Le système nécessite donc moins
d’apporténergétique.
d) L’oxydation catalytiquerégénérative
Leprincipeestlemêmequepourl’oxydationthermique régénérative mais l’addition d’un
catalyseur permet au système d’être autothermeavec de très faibles concentrations
depolluants.
[Link] biologique
L’oxydation biologique correspond à la dégradation des polluants gazeux par des micro-
organismes. Ces micro-organismes, le plus souvent des bactéries, mais aussi des champignons,
moisissures, levures ou algues microscopiques, utilisent lespolluants pour leur propre
biosynthèse (anabolisme) et comme source d’énergie (catabolisme). Par
exemple,lescomposésorganiquesserontutiliséscommesourcedecarbone,enprésence
d’oxygène.L’oxydationcomplèted’unsubstratcarbonéorganiqueconduitàlaformationde
biomasseetdecomposésminéraux(CO2etH2O). La dégradation s’effectue donc en deux étapes :
absorption du polluantdanslaphaseaqueusepuisoxydation.

[Link] conditionsopératoires

Certainsparamètresdoiventêtreprisenconsidérationafinque
lesystè[Link]épuration,la
températureoptimalepourlamésophiliesesituegénéralement entre 10 et 40°C, la température de
55°C représentant une limite maximale. L’humidité du milieu doit rester comprise
entre40et60%.LepHdumilieudoitrestercompatibleavecla vie microbienne (5<pH<8). La
concentration en oxygène doit également être suffisante pour maintenir des conditions
aérobies.
[Link]ériaux filtrantsclassiques
• Tourbe,compostaérépardesécorces,descopeaux,
desbillesdepolystyrène,desbillesdeverreporeuses, desfibresdecoco,oudesbillesd’argileexpansée
• Pouzzolane ou rochesvolcaniques
• Argiles et schistes expansés(perlite)
• Charbonactif
• Garnissageplastique

[Link] filtrespercolateurs

Danslesfiltrespercolateurs,lebiofilmsedéveloppeàlasurface d’un support fixe en matériau


inerte (en vrac ou structuré).Un arrosage permanent distribue l’eau et les compléments
[Link]àtraiterpasseautraversdulitdegarnissageengénéral àcontre-
[Link] ce type de filtre, les régulations de pH de teneur en
nutrimentsetdetempératuresontplusfacilementréalisées. Les boues formées sont éliminées par
entraînement dans la phaseliquidecirculanteetrécupéréesparsimpledécantation.
[Link]

Dansunbiolaveur,l’absorptionetl’oxydationontlieudansdeux réacteurs distincts. L’absorption du


polluant dans la phase aqueuse est réalisée dans un contacteur gaz-liquide,
généralementunlaveuràpulvérisation.L’étapededégradation biologique se produit dans un
bassin d’activation contenant la biomasseensuspension(bouesactivées).
L’utilisationdebiolaveursavecdel’eaucommeliquidedelavage
estadaptéeauxpolluantssolublesetfaiblementtoxiques.

Air traité
Eau

Biomasse
Régulation pH nutriments

Air à traiter

Eau (drainage)

Filtrepercolateur

Air traité

Garnissage

Air à traiter

Biomasse Décanteur

Réacteur agité nonaéré Excès de biomasse


Biolaveur

Air traité Air traité

Air à traiter Biomasse

Biofiltre

[Link]ûlage à latorche
Cette technique est peu utilisée dans le domaine des sites et sols pollués. En effet, elle
nécessite que les rejets atmosphériques aient une valeur énergétique suffisamment élevée
pour être brûlée à la torche (directement dans l’atmosphère) ou dans un brûleur sans aucun
apport de [Link] technique est moins onéreuse que les autres procédés
thermiques.

[Link] DES PARTICULES


Les particules sont définies comme une petite partie de matière solide ou liquide en
suspension dans l'air ou déposée sur une surface et susceptible de se mettre en suspension;
elles sont réparties en sous-classes de polluants variant dans une gamme de granulométrie de
0,005 μm à environ 100 μm.
L’élimination de ces particules est basée sur des procédés de filtration, d’électrofiltration et de
cyclonage. Ils permettent donc d’éliminer les particules mais aussi les métaux lourds, les
dioxines et les furannes, sachant que ces composés sont associés à des particules
ensuspensions.

Les principaux procédés de dépoussiérage sont les cyclones, les électrofiltres, les
filtres et les laveurs.
[Link]
Les cyclones utilisent les différences de masses volumiques des poussières (environ 1000 fois
supérieures à celles des gaz) et mettent en jeu les forces mécaniques (inertie, pesanteur,
forcecentrifuge), dans le but de faire migrer les poussières hors du gaz porteur et ainsi
d’assurer leur séparation.

II.2.Dépoussiéreurs humides (oulaveurs)


Les dépoussiéreurs humides (ou laveurs) présentent un principe identique à celui de
l’adsorption: Les rejets atmosphériques sont mis en contact avec un jet d’eau ou une autre
solution afin d’extraire les poussières. Ces poussières se chargent en eau, s’alourdissent et se
dirigent par gravité vers [Link] laveurs sont particulièrement adaptés pour le
dépoussiérage lorsque les gaz sont proches de la saturation en eau ou lorsque des problèmes
de sécurité ne permettent pas le dépoussiérage par voiesèche.

[Link]
Les poussières sont ionisées (effet couronne) puis piégées par l’action d’un champ électrique
créé entre des électrodes émissives (fils) et des électrodes collectrices (plaques).
La récupération des poussières (décolmatage) est réalisée par vibration, frappage ou lavage
des électrodes collectrices. Les particules sont par la suite entraînées vers unfiltre.

[Link]
Le principe consiste à faire passer l’air pollué dans un milieu filtrant qui retient les
poussières. Les pores des medias filtrants sont calculés en fonction de la taille des
particules. Les pores des filtres se colmatent progressivement et doivent donc être
régénérés régulièrement (par vibration, contre-courant ou air comprimé).
Il existe différents types de medias filtrants (médias fibreux tissés, feutres ou non-
tissés, papiers filtrants) ainsi que différents types de filtre : filtres à manches (ou à
poches), et filtres à cassettes (ou à cartouches). Le filtre à manches est le filtre le plus
couramment utilisé.

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