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Espace Euclidien Rn et Vecteurs Libres

Ce document décrit les notions de base d'un espace vectoriel et de dimension. Il introduit la structure de Rn comme espace vectoriel et définit les notions de systèmes libres et liés de vecteurs. Le document contient également des propriétés sur les bases et la dimension des sous-espaces vectoriels.

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Espace Euclidien Rn et Vecteurs Libres

Ce document décrit les notions de base d'un espace vectoriel et de dimension. Il introduit la structure de Rn comme espace vectoriel et définit les notions de systèmes libres et liés de vecteurs. Le document contient également des propriétés sur les bases et la dimension des sous-espaces vectoriels.

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Algèbre 1

Chapitre IV: Espace Euclidien Rn

Mohammed Karmouni
Faculté polydisciplinaire-Safi-
SMPC
A.U: 2020-2021

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 1 / 40


Sommaire

1 La structure de Rn

2 Systèmes de vecteurs Libres

3 La structure de l’espace euclidien Rn

4 Projecteurs et symétries orthogonaux

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 2 / 40


Sommaire

1 La structure de Rn

2 Systèmes de vecteurs Libres

3 La structure de l’espace euclidien Rn

4 Projecteurs et symétries orthogonaux

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 3 / 40


Définition
Soit n un entier naturel. Rn est le produit cartésien de n copies de R. C’est à
dire
Rn = {(a1 , a2 , a3 , ..., an ) tel que a1 , a2 , a3 , ..., an ∈ R}
Pour n = 1, R1 = R
Pour n = 2, R2 =: {(a1 , a2 ) tel que a1 , a2 ∈ R}

Définition
Pour n ∈ N∗ , on définit dans Rn les deux opérations.
1 ∀a = (a1 , a2 , ..., an ) ∈ Rn et b = (b1 , b2 , b3 , ..., bn ) ∈ Rn :

a + b = (a1 , a2 , ..., an ) + (b1 , b2 , ..., bn ) = (a1 + b1 , a2 + b2 , ..., an + bn )

a + b est appelé la somme de a et b.


2 ∀α ∈ R et a = (a1 , a2 , ..., an ) ∈ Rn : α(a1 , a2 , ..., an ) = (αa1 , αa2 , ..., αan )
αa est appelé le produit de α par a. Cette opéartion est appelée la
multiplication externe dans Rn sur R.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 4 / 40


Définition
Soit n ∈ N∗ .
On dit que Rn , muni de l’addition et la multiplication externe sur R, est un
espace vectoriel et on note Rn est un e.v.
Les éléments de R sont appelés les scalaires.
Les éléments de Rn sont appelés les vecteurs de Rn .
Le vecteur (0, 0, 0, ..., 0) est appelé le vecteur nul et noté 0n .

Définition
Soient n, p ∈ N∗ et a1 , a2 , ..., ap ∈ Rn . On dit que a est une combinaison
linéaire de a1 , a2 , ..., ap s’il existe λ1 , λ2 , ..., λp ∈ R tels que

p
a= ∑ λi ai = λ1 a1 + λ2 a2 + ... + λp ap
i =1

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 5 / 40


Définition
Une partie E de Rn est dite sous espace vectoriel de Rn et on note E est un
s.e.v s’elle vérifie les trois propriétés suivantes :
1 E est non vide : E 6= 0/ .
2 E est stable par l’addition : ∀a, b ∈ E, a + b ∈ E.
3 E est stable par la multiplication par un scalaire : ∀a ∈ E , ∀λ ∈ R, λa ∈ E.

Exemple :
1) Rn est un sous espace vectoriel de Rn .
2) {0n } est un s.e.v de Rn .

Propriétés
1) Si E est un sous espace vectoriel de Rn alors 0n ∈ E.
2) Si E et F sont deux sous espaces vectoriels de Rn alors E ∩ F est un sous
espaces vectoriel de Rn .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 6 / 40


Sommaire

1 La structure de Rn

2 Systèmes de vecteurs Libres

3 La structure de l’espace euclidien Rn

4 Projecteurs et symétries orthogonaux

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 7 / 40


Soit S = (a1 , a2 , ..., an ) un système de vecteurs de Rn .
1 On note par Vect (S ) = Vect (a1 , a2 , ..., ap ) l’ensemble des combinaisons
linéaires des vecteurs a1 , a2 , ..., ap

Vect (S ) = {α1 a1 + α2 a2 + ... + αp ap ; α1 , α2 , ..., αp ∈ R}

2 / = { 0n }
On note Vect (0)
Vect (S ) est un sous espace vectoriel de Rn contenant a1 , a2 , ..., ap et c’est le
plus petit sous espace vectoriel de Rn contenant les vecteurs a1 , a2 , ..., ap .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 8 / 40


Définition
Soient n, p ∈ Nn et S = (a1 , a2 , ..., ap ) un système de vecteurs de Rn .
1 On dit que le système S est lié ou que a1 , a2 , ..., ap sont linéairement
dépendants s’il existe des scalaires α1 , α2 , ..., αp ∈ R non nuls tels que :

∑ αi ai = α1 a1 + α2 a2 + ... + αp ap = 0
i =1

2 Dans le cas contraire on dit que le système S est libre ou que a1 , a2 , ..., ap
sont linéairement indépendants c’est à dire si on a :
p
∀α1 , α2 , ..., αp ∈ R : ∑ αi ai = α1 a1 + α2 a2 + ... + αp ap = 0 =⇒
i =1
α1 = α2 = ... = αp = 0

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 9 / 40


Exemple

Soient a1 = (−2, 1, 3), a2 = (1, 1, −1) et S = (a1 , a2 ).


∀α, β ∈ R

αa1 + βa2 = (0, 0, 0) ⇐⇒ α(−2, 1, 3) + β(1, 1, −1) = (0, 0, 0)



 −2α + β = 0 ;
⇐⇒ α+β = 0;
3α − β = 0.


β = 2α ;
⇐⇒ ⇐⇒ α = β = 0
4α = 0.
Donc le système S est libre.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 10 / 40


Exemple

Soient a1 = (−2, 1), a2 = (1, 1), a3 = (3, −1) et S = (a1 , a2 , a3 ) un système de


vecteurs de R2 .
∀α, β, γ ∈ R :
αa1 + βa2 + γa3 = (0, 0)
⇐⇒ α(−2, 1) + β(1, 1) + γ(3, −1) = (0, 0)
⇐⇒ (−2α + β + 3α, α + β − γ) = (0, 0)
  
−2α + β + 3α = 0 α + 4β = 0 α = −4β
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
α+β−γ = 0 α+β = γ γ = −3β
admet plusieurs solutions donc le système est lié.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 11 / 40


Propriétés
1 (0n ) est un système lié.
2 Tout système de vecteur de Rn qui contient 0n est lié.
3 ∀a ∈ Rn \ {0n }, le système (a) est libre.
4 ∀a, b ∈ Rn avec a 6= 0n .

(a, b) est lié si et seulement s’il existe α ∈ R tel que b = αa (sont colinéaires.

Proposition
Soit S = (a1 , a2 , ..., ap ) un système de vecteurs de Rn
S est lié ⇐⇒ ∃k ∈ {1, ..., p} tq ak est une combinaison linéaire des autres
vecteurs. C’est à dire

S est lié ⇐⇒ ∃k ∈ {1, ..., p} tq ak ∈ Vect (a1 , a2 , ..., ak −1 , ak +1 , ..., ap )

Exemple : Soient u = (1, 2, 3), v = (5, 1, −1), w = (3, −3, −7) et


S = (u , v , w ). On a v = w + 2u donc v ∈ Vect (u , w ). D’où S est un système lié.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 12 / 40


Définition : système générateur
Soient n ∈ N∗ , E un sous espace vectoriel et S = (a1 , a2 , ..., ap ) un système
de vecteurs de Rn .
On dit que S est un système générateur ou famille génératrice de E si on a :

E = Vect (S ) = Vect (a1 , a2 , ..., ap )

Exemple :
Dans E = Rn , on pose ei = (0, ..., 0, 1, 0, ..., 0) ∈ Rn où 1 se situe en ième
position. Le système B = (ei )16i 6n est une famille génératrice de Rn . En effet,
pour tout x = (x1 , ..., xn ) ∈ Rn , on peut écrire x = x1 e1 + ... + xn en .

Définition : d’une Base


Soient E un sous espace vectoriel de Rn et B un système de vecteurs de E.
On dit que B est une base de E si B est à la fois libre et générateur de E.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 13 / 40


Proposition
Soit E un sous espace vectoriel de Rn et B = (a1 , a2 , ..., an ) un système de
vecteurs de E.
B est une base de E
⇐⇒ ∀a ∈ E : ∃!α1 , α2 , ..., αp ∈ R tq a = α1 a1 + α2 a2 + ... + αp ap
Dans ce cas α1 , α2 , ..., αp sont appelés les composantes du vecteur a dans la
base B.

Exemple : Soient E = R2 et B = (a1 , a2 ) un système de R2 avec a1 = (2, 1),


a2 = (1, 1). (a1 , a2 ) est une base de R2 . En effet : ∀a = (x , y ) ∈ R2 , ∀α, β ∈ R

a = αa1 + βa2 ⇐⇒ (x , y ) = (2α + β, α + β)



2α + β = x ;
⇐⇒
α + β = y.

α = x −y ;
⇐⇒
β = 2y − x.
Donc B est une base de R2 et les composantes d’un vecteur a = (x , y ) dans B
sont x − y et 2y − x.
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 14 / 40
Propriétés
Soient n ∈ N∗ et E un sous espace vectoriel de Rn .
1 Si E = R2 , e1 = (1, 0), e2 = (0, 1). Alors B = (e1 , e2 ) est un système libre
et générateur de R2 donc B est une base de R2 appelé la base
canonique de R2
2 En général :
Si E = Rn , e1 = (1, 0, ..., 0), e2 = (0, 1, 0, ..., 0),..., en = (0, 0, ..., 0, 1).
Alors B = (e1 , e2 , ..., en ) est un système libre et générateur de Rn donc B
est une base de Rn appelé la base canonique de Rn

Rappelons que si E est un ensemble fini, le nombre d’éléments de E est


appelé le cardinal de E et est noté card E.
Théorème/Définition
Si n ∈ Nn et E un sous espace vectoriel de Rn . Alors E admet des bases et
tous ces bases ont le même nombre de vecteurs appelé la dimension de E et
noté dimE et on a dimE 6 n. Ainsi, si B est une base de E alors

dimE = cardB 6 n
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 15 / 40
Propriétés
Soient E et F deux sous espaces vectoriels de Rn . Alors :
1 Si S est une partie génératrice de E alors cardS > dimE
2 Si S est une partie libre de E alors cardS 6 dimE
3 Si E ⊆ F et dimE = dimF alors E = F .
4 Si dimE = n alors E = Rn .

Théorème
Soient F un sous espace de Rn de dimension p et B un système de F de
cardinal p. Alors, les propriétés suivantes sont équivalentes :
1 B est un système libre.
2 B est un système générateur de F
3 B est une base de F

Corollaire
Soit n ∈ N∗ . Un système libre de Rn ayant n éléments est une base de Rn .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 16 / 40


Exemple
les vecteurs v1 = (0, 1, 1), v2 = (1, 0, 1) et v3 = (1, 1, 0) forment une base de
R3 . Montrons que le système {v1 , v2 , v3 } est libre. Soit une combinaison
linéaire nulle av1 + bv2 + cv3 = 0, nous devons montrer qu’alors les coefficients
a, b, c sont nuls. Ici le vecteur nul est 03 = (0, 0, 0)

av1 + bv2 + cv3 = (0, 0, 0)


⇐⇒ a(0, 1, 1) + b(1, 0, 1) + c (1, 1, 0) = (0, 0, 0)
⇐⇒ (b + c , a + c , a + b) = (0, 0, 0)
 
b + c = 0
 a = 0

⇐⇒ a + c = 0 ⇐⇒ b = 0
 
a+b = 0 c=0
 

Ainsi les coefficients vérifient a = b = c = 0, cela prouve que la famille est


libre, et on a card {v1 , v2 , v3 } = 3. Donc {v1 , v2 , v3 } est une base.
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 17 / 40
Théoréme de la base incomplète
Soit E un s.e.v. de Rn . Si S et T sont deux parties finies de E qui vérifient les
deux propriétés suivantes :
1) S est une partie libre de E.
2) T est une partie génératrice de E.
Alors il existe une base B de E telle que S ⊂ B ⊂ S ∪ T .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 18 / 40


Sommaire

1 La structure de Rn

2 Systèmes de vecteurs Libres

3 La structure de l’espace euclidien Rn

4 Projecteurs et symétries orthogonaux

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 19 / 40


Produit scalaire

Définition
Soient a = (a1 , a2 , ..., an ) et b = (b1 , b2 , ..., bn ) deux vecteurs de Rn .
1 Le produit scalaire de a et b est la quantité notée < a, b > et défini par
n
< a, b >= ∑ ai bi
i =1

2 La norme de a est la quantité notée kak et défini par :



ka k = < a, a >

3 La distance entre a et b est la quantité notée d (a, b) et défini par

d (a, b) = ka − bk

Rn muni du produit scalaire canonique est un espace vectoriel euclidien. On dit


alors que Rn est muni de sa structure vectorielle euclidienne canonique.
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 20 / 40
Exemple : Dans R2 , < (1, 2), (2,√2) >= 6, k(0, 5)k = 5,
d ((1, 2), (−1, 3)) = k(2, −1)k = 5

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 21 / 40


Propriétés
Soient a, b et c ∈ Rn , α ∈ R, alors on a :
1 < a, b >=< b, a >
2 < a + b, c >=< a, c > + < b, c >
3 < a, b + c >=< a, b > + < a, c >
4 < αa, b >=< a, αb >= α < a, b >
5 kak2 =< a, a >> 0, on dit que le produit scalaire est positif.
6 kak2 =< a, a >= 0 =⇒ a = 0.
7 ka + bk2 = kak2 + 2 < a, b > +kbk2
8 ka − bk2 = kak2 − 2 < a, b > +kbk2
9 < a + b, a − b >= kak2 − kbk2
10 < a, b >= 14 (ka + bk2 − ka − bk2 ) (identité de polarisation)
11 | < a, b > | 6 kakkbk (Inégalité de Cauchy Schwartz). L’égalité est vérifié
si et seulement si a et b sont colinéaires.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 22 / 40


Orthogonalité

Définition
On dit que deux vecteurs a et b de Rn sont orthogonaux si leur produit scalaire
est nul, et on écrit a⊥b.

Exemple :
1) Pour tout a ∈ Rn on a a⊥0.
2) Soient a = (1, −1) et b = (1, 1), a, b ∈ R2 . On a < a, b >= 0, donc a et b
sont orthogonaux.

Proposition : [Théorème de Pythagore]


Deux vecteurs a et b sont orthogonaux si, et seulement si,
ka + bk2 = kak2 + kbk2

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 23 / 40


Définition
Un système de vecteurs (a1 , a2 , ..., an ) est dite orthogonale si et seulement si
< ai , aj >= 0 pour tout i 6= j.

Exemple :
Le système de vecteurs (a1 , a2 , a3 ) de R4 avec a1 = (1, 0, 0, 2),
a2 = (−1, 0, 0, 21 ), a3 = (0, 1, 1, 0) est un système orthogonal de R4 .

Proposition
Soit n ∈ N∗ . Tout système orthogonal formée de vecteurs non nuls de Rn est
libre.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 24 / 40


Définition
Soit F un s.e.v de Rn . On note F ⊥ = {x ∈ Rn , ∀y ∈ F , x ⊥y } (ensemble des
éléments de E orthogonaux à tout les éléments de F ) F ⊥ est un sous espace
de Rn , appelé l’orthogonal de F .

Théorème/Définition
Soient F et G deux s.e.v de Rn .
F et G sont orthogonaux ⇐⇒ ∀x ∈ F ∀y ∈ G, x ⊥ y ⇐⇒ F ⊂ G⊥ et G ⊂ F ⊥
On note alors F ⊥ G

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 25 / 40


Exemple

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 26 / 40


Définition
Soit B = (a1 , a2 , ..., an ) une base de Rn .
1) B est appelée base orthogonale si (a1 , a2 , ..., an ) est un système orthogonal.
2) B est appelée base orthonormale si B est orthogonale et kai k = 1 pour tout
i = 1, ..., n.

Exemple : La base canonique de Rn est une famille orthonormée.



Normer un vecteur non nul x, c’est considérer le vecteur unitaire u = kxx k .
Etant donné un système orthogonal formée de vecteurs non nuls (a1 , a2 , ..., an )
de Rn , on peut facilement construire un système orthonormal en normalisant
les vecteurs ai : ai0 = kaai k Ainsi, le système (a10 , a20 , ..., an0 ) est orthonormal.
i

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 27 / 40


Exemple
le système S = (a1 , a2 , a3 ) avec

1
a1 = (1, 0, 2), a2 = (−1, 0, ), a3 = (0, 1, 0)
2

est une base orthogonale de R3 . En effet, elle est orthogonale puisque

< a1 , a2 >=< a1 , a3 >=< a3 , a2 >= 0

et cardS = 3. Mais S √
n’est pas orthonormale puisque
ka1 k = k(1, 0, 2)k = 5 6= 1.
On peut déduire de B une base orthonormale, il suffit de diviser chacun des
vecteurs par sa norme. Donc, la famille de vecteurs (a10 , a20 , a30 ) où
r
1 4 1
a10 = √ (1, 0, 2), a20 = (−1, 0, ), a30 = a3
5 5 2

est une base orthonormale de R3 .


Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 28 / 40
Orthogonalisation de Gram-Schmidt

Théorème
Soient n, r ∈ N∗ . Soit (v1 , v2 , ..., vr ) un système libre de Rn . Alors il existe un
unique système (u1 , u2 , ..., ur ) vérifant :
1) Vect (u1 , u2 , ..., ui ) = Vect (v1 , v2 , ..., vi ) pour tout i = 1, ..., r
2) (u1 , u2 , ..., ur ) est un système orthonormal.
3) < vi , ui >> 0 pour tout i = 1, ..., r .
Le système (u1 , u2 , ..., ur ) est appelé orthonormalisé de Gram-Schmidt de
(v1 , v2 , ..., vr ).
v1
On part de u1 = et on construit les autres vecteurs par la formule de
kv1 k
récurrence de Gram-Schmidt
j
wj + 1
uj +1 = avec wj +1 = vj +1 − ∑ < vj +1 , uq > uq .
kwj +1 k q =1

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 29 / 40


Exemple

1) Dans R2 , orthonormalisons la base B = {(1, 1), (2, 0)}. Posons


r
(1, 1) 1
u1 = = (1, 1)
k(1, 1)k 2

Posons

w2 = (2, 0)− < (2, 0), u1 > u1 = (2, 0) − (1, 1) = (1, −1)
r
w2 1
Soit u2 = = (1, −1)
kw2 k 2
En fin (u1 , u2 ) est l’orthonormalisé de Gram-Schmidt de la base B.

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 30 / 40


2) Dans R3 , orthonormalisons la base B = {(1, 0, 1), (0, 1, −1), (0, 1, 1)}.
Posons r
(1, 0, 1) 1
u1 = = (1, 0, 1)
k(1, 0, 1)k 2
q q
1 1
Posons w2 = (0, 1, −1)− < (0, 1, −1), 2
(1, 0, 1) > 2
(1, 0, 1) =
(0, 1, −1) + ( 21 , 0, 12 ) = ( 12 , 1, − 12 )
r
w2 2 1 1
u2 = = ( , 1, − )
kw2 k 3 2 2
q q
Posons w3 = (0, 1, 1)− < (0, 1, 1), 23 ( 12 , 1, − 12 ) > 23 ( 12 , 1, − 12 )− <
q q
(0, 1, 1), 12 (1, 0, 1) > 12 (1, 0, 1). Alors w3 = 23 (−1, 1, 1) et

w3 3
u3 = = (−1, 1, 1)
kw3 k 3
Donc l’orthonormalisée de Gram-Schmidt de la base B est le système
(u1 , u2 , u3 ).

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 31 / 40


Sommaire

1 La structure de Rn

2 Systèmes de vecteurs Libres

3 La structure de l’espace euclidien Rn

4 Projecteurs et symétries orthogonaux

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 32 / 40


Soient E et F deux s.e.v de Rn . On appelle somme de E et F , l’ensemble
E + F défini par
E + F = {a + b , a ∈ E , b ∈ F }

Définition
Soient E et F deux s.e.v de Rn .
On dit que la somme de E et F est directe si ∀a ∈ E + F , il existe d’une façon
unique aE ∈ E et aF ∈ F tel que a = aE + aF , dans ce cas :
1 E + F est noté aussi E ⊕ F
2 E ⊕ F est appelé somme directe de E et F
3 ∀a ∈ E + F

aE est appelé la projection de a sur E parallélement à F ;
aF est appelé la projection de a sur F parallélement à E.

4 Si G est un s.e.v de Rn et E ⊕ F = G, on dit que E et F sont


supplémentaires dans G ou E est un supplémentaire de F dans G
5 Si E et F sont supplémentaires dans Rn , on dit aussi que E et F son
supplémentaires.
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 33 / 40
Proposition
E + F = Rn ;

n
E ⊕ F = R ⇐⇒
E ∩ F = {0n }.

Propriétés
Soient E et F deux s.e.v. de Rn . Si B est une base de E est B 0 est une base de
F alors :
B ∩ B 0 = 0/ ;

La somme de E et F est directe ⇐⇒
B ∪ B 0 est libre .
0
Dans ce cas B ∪ B est une base de E ⊕ F .

Soit E un sous espace vectoriel de Rn . Alors E admet au moins un


suplementaire dans Rn .

Proposition
Soit F un s.e.v de Rn , alors Rn = F ⊕ F ⊥

F = (F ⊥ )⊥
Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 34 / 40
Proposition
Soient E et F deux sous espaces vectoriels de Rn . Alors

dim(E + F ) = dimE + dimF − dim(E ∩ F ) 6 dimE + dimF .

Si en plus la somme de E et F est directe alors

dim(E ⊕ F ) = dimE + dimF .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 35 / 40


Définition
Soit F un sous-espace vectoriel de Rn . Alors on appelle projection orthogonale
sur F la projection sur F parallèlement à son supplémentaire orthogonal.

Pour x ∈ Rn , p le projecteur orthogonal sur F , alors p(x ) est appelé la


projection orthogonale de x sur F .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 36 / 40


Ainsi, p(x ) est l’unique élément de F tel que x s’écrive : x = p(x ) + u, avec
u ∈ F ⊥ . (car Rn = F ⊕ F ⊥ , et x ∈ Rn , p(x ) ∈ F ).
Autrement dit, p(x ) est l’unique élément de F tel que x − p(x ) ∈ F ⊥ . Ainsi,
pour 
n y ∈F;
y ∈ R , y = p(x ) ⇐⇒
x − y ∈ F ⊥.

Remarque
Soit F un sous-espace de Rn . Si BF = {b1 , ..., bd } est une base orthonormée
de F, et si pF est la projection orthogonale sur F , alors

d
∀x ∈ Rn , pF (x ) = ∑ < bj , x > bj .
j =1

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 37 / 40


Théorème
Soit F un s.e.v de Rn , soit p le projecteur orthogonal sur F , soit x0 ∈ E. Alors
p(x0 ) est l’unique élément de F tel que

d (x0 , F ) = kx0 − p(x0 )k

Soient F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de E. Pour tout


x ∈ E, il existe un unique couple (a, b) ∈ F × G vérifiant x = a + b. Posons
s(x ) = a − b, on définit ainsi une application s(x ) : E −→ E. s est appelée
symétrie (vectorielle) par rapport à F

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 38 / 40


Définition
Soit F un sous-espace vectoriel de Rn . Alors on appelle symétrie orthogonale
par rapport à F l’application

s : E = F ⊕ F ⊥ −→ E

x = x 0 + x 00 −→ x 0 − x 00

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 39 / 40


Proposition
Soit f une symétrie sur Rn . On a l’équivalence suivante :

f est une symétrie orthogonale ⇐⇒ ∀x ∈ Rn k f (x ) k=k x k

De plus :

f (x ) = 2p(x ) − x, où p(x ) est la projection orthogonale sur F .

Pr. Karmouni Mohammed (UCA) FPS 40 / 40

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