INCENDIE
Définition
L’incendie est une combustion qui se développe d’une manière incontrôlée, enraison de très nombreux paramètres, dans le temps et dans l’espace, alors
que lefeu est une combustion maîtrisée (exemples : fours, chaudières…). Elle engendre de grandes quantités de chaleur, des fumées et des gaz polluants, voire
toxiques.L’énergie émise par la réaction de combustion favorise le développement de l’incendie.
Le processus de combustion est une réaction chimique exothermiqued’oxydation d’un combustible par un comburant. Une source d’inflammation
(énergie) est nécessaire pour amorcer la réaction.
La présence simultanée de ces trois éléments forme le triangle du feu. L’absence d’un des trois éléments empêche le déclenchement de la
combustion. Cela constituera les premiers axes d’actions de prévention.
I-Prévention et protection
La prise en compte du risque incendie s’inscrit dans la démarche globale de la prévention des risques en cohérence avec les neuf principes généraux de
prévention. Pour organiser celle-ci, il faut en avoir la volonté, ce qui implique un engagement de la direction de l’entreprise, ainsi qu’un investissement en
temps eten moyens. Pour ce faire, il convient :
de définir et recenser les compétencesen interne ;
de désigner, pour les entreprises importantes, le responsable du projet qui va s’entourer des compétences internes(responsable de maintenance,
médecindu travail…) et externes (services prévention de la Carsat, SDIS, sapeurs-pompiers locaux…), organiser et faire fonctionnerle groupe de travail et de
réflexion ;
d’associer les instances représentativesdu personnel ;
de planifier les différentes étapes de ladémarche retenue ;
de communiquer sur l’action qui va êtreentreprise.
L’évaluation du risque incendie consiste à identifier les origines potentielles d’un incendie d’une part, et les sources d’inflammation possible d’autre
part. Il est nécessaire ensuite d’estimer les conséquences prévisibles d’un incendie. Cette évaluation, dont on veillera à limiter la part de subjectivité, sera
fondé sur des critères propres à l’entre- prise (probabilité d’occurrence, gravité redoutée, fréquence d’ex- position du personnel, nombre de personnes
potentiellement concernées…) permettant de débattre des priorités et d’aiderà la planification des mesures deprévention et de protection.
Ces mesures seront d’ordreconstructif, technique et organisationnel et auront pour objectifde :
supprimer les causes de déclenchement d’un sinistre (triangle du feu) ;
assurer la sécurité des per- sonnes en favorisant l’évacuation;
faciliter l’intervention des secours ;
limiter l’importance des conséquences humaines et matérielles.
Il est aussi essentiel de tenircompte de la mémoire de l’entre-prise et de sa branche d’activitéen matière de sinistre (du feu naissant à l’incendie).
I.1 Mesures liéesaux produits
Produits combustibles
En présence de produits combustibles, les mesures à adopterportent principalement sur :
l’utilisation, si possible, de pro-duits incombustibles ou moins combustibles ;
l’état de division de la matière(privilégier l’utilisation des granulés à la poudre) ;
le stockage des produits:
ils doivent être stockés de préférence dans un local situé à plus de 10 mètres des installations ou séparé par un mur coupe-feu etnon situé en sous-sol,
le lieu de stockage doit être ventilé en permanence, à une température compatible avec lesproduits stockés,
il doit disposer de rétention(s) en tenant compte de l’incompatibilité des produits,
il doit être construit, dans la mesure du possible, en matériauxnon combustibles et non fragiles,
les installations électriques doivent être limitées à l’indispensable, notamment par des lampesplacées soit à l’extérieur sous verredormant, soit adaptées aux
éventuelles zones à risque d’explosion,
toute source d’inflammation est interdite;
les quantités de produits combustibles au poste de travail limitées aux besoins d’une journée ;
la mise en œuvre des produits en évitant l’émission de combustible (capotage, utilisation de liquides à une température inférieure de 15°C par rapport
à leurpoint d’éclair…) ou en mettant enplace un captage au plus près dela source ;
la gestion des réactions exo- thermiques en maîtrisant ou en contrôlant la température (agitation, refroidissement…), l’humidité, la teneur en
monoxyde de carbone… ;
la mise en place d’un contrôlede l’atmosphère en installant des détecteurs ou des explosimètres… ;
la suppression de tout dépôt et accumulation de poussières en nettoyant très fréquemment par aspiration (l’usage de la soufflette ou du balai est à
proscrire) ;
la gestion stricte des déchets et de leur élimination dans deszones dédiées et à l’écart des activités.
Produits comburants
Air – oxygène
Le plus commun des comburants est l’oxygène (21 % environ de l’air). Dans certaines installations où des produits combustibles (sur- tout des liquides
inflammables) sont stockés, transférés ou manipulés, on introduit un gaz inerte pour diminuer la teneur en oxygène (valeur cible généralement voisine de
5 %) et rendre l’atmosphère ininflammable (principe de l’inertage). Mais cette méthode doit s’accompagner de mesures visant à vérifier le maintien de la
[Link],ilestnécessaire de prévenir le risque d’anoxielorsqu’un gaz inerte est utilisé surun lieu de travail.
L’emploi de gaz inertes pour rendre ininflammable une atmosphère ou un liquide trouve sonapplication dans les cas suivants :
stockage de liquides inflammables dans tous types de réservoirs ou de citernes ;
transferts, dépotages et soutirages de liquides inflammables par mise sous pression de gaz inerte des réservoirs, fûts…, aux- quels sont raccordées des
canalisations ;
traitements et opérations sur des liquides inflammables ou en présence de tels liquides, dans des réacteurs, des fours, des colonnes de distillation, des
citernes ou d’autres enceintes (par exemple,le lavage à chaud des citernes contenant des résidus d’hydro- carbures à bord des pétroliers) ;
essorage et séchage de produitspour l’élimination de liquides inflammables (solvants) ;
purge d’installations de traite-ment (réacteurs, fours…) après fonctionnement et en attente d’un prochain démarrage…
- Les différents gaz inertes utilisés sont, le plus fréquemment,l’azote, le dioxyde de carbone, l’hélium, l’argon…
- Dans certains locaux de stoc kage, la concentration en oxygène est volontairement abaissée aux alentours de 15 % afin de limiter les départs d’incendie et
leur propagation. Dans ce cas, des dispositions particulières doivent êtreprises.
Autres comburants
Rappelons que les comburants, contenant en eux-mêmes l’oxygène nécessaire à la combustion, accélèrent l’incendie en augmentant la violence de la
réaction eten favorisant ainsi une propagation très rapide du feu. Ils peuventréagir avec des produits combustibles, voire provoquer des incendies spontanés.
Aussi doivent-ils être stockésdans des locaux ou des armoiresspécifiques et tenus à l’écart desmatières combustibles.
Lors de leur mise en œuvre, les quantités de produits au poste de travail doivent être limitées aux besoins d’une journée et les préconisations du
fabricant (voirla fiche de données de sécurité)doivent être respectées.
I.2 Mesures liées aux sources d’inflammation
Pour éliminer ou réduire les effets dus aux sources d’inflammation, différentes mesures peuvent être mises en œuvre, telles que celles décrites ci-
après
Matériel électrique
Les mesures de prévention relatives aux risques d’incendie dus à ces installations peuvent être résumées ainsi:
choisir du matériel de bonne qualité industrielle, de sûreté et adapté (notamment, la température maximale de surface du matériel doit être
fonction de la température d’auto-inflammation des combustibles). Si, de plus, cet appareil doit être installé dans une zone à risque d’explosion, il est
obligatoire qu’il soit en adéquation avec le type de zone et leproduit pouvant générer l’explosion (appareil certifié Atex) ;
assurer la conformité des installations à la réglementation etaux normes (notamment pour les locaux à risque particulier d’incendie, installation
électrique répondant à la condition d’in- fluence externe BE2 [14]), proscrire les installations volantes et branchements provisoires, vérifier le bon
fonctionnement des dispositifs différentiels ;
ne pas modifier sans analyse préalable le calibre des fusibles ou disjoncteurs, ne pas surcharger les conducteurs, s’assurer de leur bon état ;
attacher une attention particulière à la qualité des installations électriques dans les locaux à atmosphère agressive (humide, corrosive, explosive…)
veiller à l’entretien et au bon état des appareils amovibles, des câbles, prises de courant, mises à la terre, appareillages divers ; en particulier, ne
tolérer aucune anomalie provoquant un échauffement : détérioration d’isolant entre conducteurs ou entre conducteurs et masses, résistances de
contact et de liaisons anormalement élevées, en effectuant, par exemple, un contrôle thermographique périodique ;
assurer la vérification périodique réglementaire (comprenant un contrôle thermographique à infrarouge, afin de déceler un éventuel
échauffement) des installations et procéder aux réparations nécessaires dans les plusbrefs délais ;
disposer sous les transformateurs un dispositif de rétention (dont le volume est égal à celui de l’huile contenue dans le matériel) pour la récupération de
l’huile desappareils en cas de détériorationde l’enveloppe ;
ventiler les locaux de charge des accumulateurs.
Sources d’inflammationd’origine mécanique
La formation d’étincelles d’origine mécanique peut être réduite par la mise en œuvre de certains matériaux et matériels. Parmi ceux-ci figurent
les outils
« anti-étincelants ». Ces outils sont le plus souvent réalisés en alliage à base de cuivre, en tout cas en alliages inoxydables et plus doux que l’acier
à outils.
Dans la pratique, après une certaine durée d’utilisation de l’outil, des fragments de matériau plus dur s’incrustent dans l’alliage ; le frottement entre
l’outil et la pièce travaillée s’apparente alors au frottement entre métaux durs et devient davantage susceptible de donner lieu à la formation
d’étincelles. L’utilisation d’outils anti-étincelants peut doncréduire le risque d’inflammationpar étincelles de frottement, maisnon l’éliminer.
Une analyse des points de friction potentiels aboutissant àun échauffement permettra de déclencher la mise en place de mesures techniques
(sonde de température, détecteur de déport de bande…) et d’un programme de maintenance préventive adapté (définition du niveau de
graissage…).
Étincelles d’origineélectrostatique
Pour prévenir la formation ou l’accumulation de charges électrostatiques, certaines mesures de prévention seront adoptées partout où des
charges électrostatiques sont susceptibles de se libérer sous formed’étincelle:
humidification de l’atmosphère ;
pour les liquides, remplissage,de préférence, par le bas (en source) plutôt que par le haut (en pluie) ;
utilisation de matériaux conducteurs ou dissipateurs (résistivitéinférieure à 106 Ω.m-1) ;
interconnexion des masses métalliques (équipotentialité) ;
mise à la terre des équipements ;
neutralisation des charges accumulées sur les corps non conducteurs;
réduction des frottements (conception des installations,modes opératoires…);
dissipation des charges véhiculées par l’opérateur via des EPI antistatiques (vêtements et chaussures) et un sol
conducteur/dissipateur.
Appareils de chauffage
Afin d’éliminer les sources d’inflammation dues aux appareils de chauffage, il convient :
d’interdire le chauffage directde type brasero ou appareils à feunu ;
d’arrêter l’alimentation en combustible en cas de dysfonctionne- ment et, notamment, de disposer d’une vanne de fermeture à l’extérieur facilement
accessible parles services de secours ;
d’avoir des installations de chauffage et de combustion conformes et vérifiées régulière- ment. L’attention sera particulièrement portée sur :
la ventilation de la chaufferieou des ateliers où sont situés desfours,
les dispositifs de sécurité sur lesbrûleurs à fioul ou à gaz,
l’évacuation des cendres et desmâchefers en cas de combustibles solides,
l’emplacement des conduits defumée ; l’emploi d’appareils de chauffage indépendants peutprésenter des risques d’incendieet même d’explosion,
l’entretien des conduits d’évacuation des gaz chauds et suies.
Travaux par pointschauds
Ces travaux, s’ils ne sont pas effectués à un poste de travail habituel, doivent être stricte- ment encadrés par la démarche du permis de feu, que
l’opération soit réalisée en interne ousous-traitée.
Foudre
Un des éléments fondamentaux d’une bonne protection contre les effets de la foudre est le réseau de terre. Son rôle est d’écouler les
courants dans le sol, sans créer de différences de potentiel dangereuses. Ce réseau doit être conçu pour offrir au courant de foudre le trajet le plus
direct jusqu’à la prise de terre.
Des dispositifs spécifiques supplémentaires peuvent être misen place : maillage métallique, paratonnerre…
Cigarette
Il est impératif de faire respecter l’interdiction de fumer, en privilégiant la mise en place de zones « fumeurs » aménagées à l’écart des zones à
risque.
I.2 Dispositions constructives
En complément des mesures prises pour empêcher l’apparition d’un incendie, il est nécessaire d’en limiter les effets pour pré- server la santé et la
sécurité destravailleurs et pour sauvegarderles biens.
Les mesures de prévention les plus efficaces sont celles qui sont prévues dès la conception et la construction des locaux. Elles per- mettent de garantir
de bonnes conditions d’évacuation, de mieux prendre en compte l’isolement, la séparation et les distances de sécurité pour empêcher ou limi- ter la
propagation de l’incendie, ainsi que le choix des matériaux pour assurer la stabilité de la structure et réduire l’émission de gaz et de fumées
dangereux en cas de sinistre.
Étant donné les causes d’extension d’un foyer précédemment décrites, l’incendie se propagerafacilement si :
• les matériaux constituant lesparois (planchers, murs, plafonds)sont combustibles ;
• les gaz et fumées s’évacuent difficilement et envahissent le local ;
• les moyens de détection sont inexistants ou ne fonctionnent pas ;
• le local où le feu a pris naissance contient des canalisationsde fluides combustibles ou des conduits de ventilation.
I.2 .1Implantationdes bâtiments
L’implantation des bâtimentset aires diverses est liée au plande circulation. Les points suivantsdoivent être examinés avec une attention particulière:
Les surfaces des bâtiments etaires annexes prévues pour les zones de stockage (matières premières, déchets…) et les parkings.
La distance entre un bâtiment de stockage (à risque d’incendie ou d’explosion) et les autres bâtiments : elle doit être égale à la hauteur du
bâtiment le plus hautavec un minimum de 10 mètres,ou, à défaut, être séparé par un ouvrage coupe-feu adapté.
La déclivité du terrain doit être prise en compte, notamment l’écoulement des fuites deliquides et des eaux d’extinction.
L’accessibilité : tous les espaces de travail doivent être accessibles aux travailleurs en situation de handicap et ainsi permettre leur évacuation rapide ou
leur mise ensécurité.
Extensions prévisibles à moyenet long terme : elles doivent être prises en compte le plus en amontpossible du projet.
Pour faciliter l’interventiondes sapeurs-pompiers, les voies destinées aux véhicules doiventêtre larges d’au moins 4 mètres
et libres sur une hauteur d’au moins 3,50 mètres. De plus, lorsque le risque d’incendie est élevé, les quatre façades du bâtiment concerné
doivent être accessibles.
Des aménagements et dispositions spécifiques doivent être prises pour assurer la maintenance des installations, notamment celles concourant à
la sécurité incendie (postes de surveillance, éclairage de sécurité, galeries techniques, systèmes d’extinction automatiques…).
Les postes de travail sont établis et aménagés de telle façon que les opérateurs puissent les quitter en cas de danger et être rapidement
secourus, sinécessaire.
De plus, pour implanter judicieusement les locaux, on prendra en compte des paramètres comme les vents dominants et la pente du terrain – et on
évaluera les trajets probables des gaz et fumées que générerait un incendie –, de façon à ne pas favoriser la propagation d’un incendie éventuel à
d’autres installations.
I.2 .2Matériaux et élémentsde construction
Le comportement au feu estapprécié d’après deux para- mètres : la réaction et la résistance au feu.
Les essais associés, définis normativement, sont réalisés par un laboratoire agréé délivrant un procès-verbal spécifiant les classements. Ces PV sont
fournis à l’achat ou disponibles sur demande.
La réaction au feu
Elle concerne essentiellement le niveau de combustibilité d’un matériau et sa plus ou moins grande inflammabilité. L’arrêté du 21 novembre 2002
modifié, relatif à la réaction au feu des produits de construction et d’aménage- ment, fixe les méthodes d’essais pour son évaluation et les catégories
de classification européennes, dites euroclasses, des produits de construction. Quant aux produits d’aménagement, leur classement s’effectue
selonl’ancien système français, le classement M.
Pour les produits de construction
Les euroclasses sont au nombrede sept : A1, A2, B, C, D, E et F.
Il existe deux classements spécifiques :
• un dédié aux sols, l’euroclasseporte l’indice « fl » (ex : Bfl) ;
• un dédié aux produits linéaires d’isolation de tuyauterie, l’euro-classe porte l’indice « L » (ex : CL).
En plus de la caractérisation dela combustibilité et de l’inflammabilité, les produits de construction peuvent être classés selon deux autres critères :
• la production de fumées (s1, s2 ou s3) ;
• la formation de gouttelettes ouparticules enflammées (d0, d1 oud2).
Pour les produitsd’aménagement
Ceux-ci ne relèvent pas de la réglementation européenne sur les produits de construction. Leur classement du point de vue de la réaction au feu
s’effectue suivant les prescriptions de l’arrêtédu 21 novembre 2002 modifié quiconserve le classement M français.
Une attention particulière doit être portée aux matériaux multi- composants en couches. En effet, leur réaction au feu ne doit pas être dégradée par le
percement du matériau dans le but de faire traverser un câble ou une canalisation. Par exemple, un feu se déclarant entre les deux plaques
métalliques d’un panneau sandwich avec une âme polyuréthane se propagera très rapidement tout en étant hors d’atteinte des moyens
d’extinction. Il en est de même pour les feux de joints dedilatation dans les parois.
La résistance au feu
La résistance au feu est définie par le temps pendant lequel les éléments de construction jouent le rôle qui leur est dévolu malgré l’action d’un
incendie.
- Un arrêté du 22 mars 2004 modifié fixe les méthodes et les conditions d’évaluation des per- formances de la résistance au feu des produits,
éléments de construction et d’ouvrages aux- quels se réfèrent les réglementations incendie. Les performances renvoient aux durées pendant
lesquelles les produits, élémentsde construction et ouvrages satis-font aux critères de performanceretenus.
- Désormais, les eurocodes, normes européennes de conception et de calcul, sont devenus lesdocuments de référence.
La nouvelle sémantique introduit, entreautres, les symboles de classification R pour « capacité portante»,
Epour «étanchéité au feu» et I pour « isolation thermique ». Aussi, lesdésignations R, RE et E, REI et EIremplacent
respectivement lestermes «stable au feu», « pare-flammes» et «coupe-feu».
- Quatre critères sont utiliséspour évaluer la résistance au feud’un élément de construction :
• la résistance mécanique sous charge (cas des éléments porteurs), qui définit le code « R » ;
• l’étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables, qui définit en partie le code « E » ;
• l’absence d’émission de gaz inflammables sur la face non exposée, qui définit en partie lecode « E » ;
• l’isolation thermique (l’échauffement de la face non exposéeau feu ne dépasse pas 140 °C
en moyenne ou 180 °C en un point), qui définit le code « I ».
- Soulignons que pour chacun de ces critères, le classement est toujours associé à une duréeexprimée en minutes.
- La tenue au feu des structuresdoit permettre à celles-ci de rester stables au moins pendantl’évacuation des personnes.
- Une construction métallique, quoiqu’incombustible, subit des déformations à haute température. L’acier perd sa résistance à des températures
élevées : à 550 °C, sa résistance se trouve réduite de moitié ; à 800 °C, l’acier
se déforme et plie sous son propre poids, ce qui a pour conséquence potentielle un risque imminent de ruine d’ouvrage. Les peintures utilisées afin
d’augmenter la résistance au feu de ces structures (dites « intumescentes ») sont peu recommandées en raison des difficultés de mise en œuvre
(uniformisation de la couche de peinture au niveau de jonctions peu accessibles), d’entretien et demaintien dans le temps de leursperformances.
- Le béton armé est un matériau ayant un bon comportement au feu et est actuellement le plus employé. Il peut être détérioré, plus ou moins
détruit, et s’affaisser si l’enrobage des fers n’est passuffisant sur la face exposée au feu.
- Contrairement aux idées reçues, les structures en bois offrent, en cas d’incendie, une bonne résistance ; la vitesse de décomposition au feu
du bois étant faible (environ 0,7 mm parminute). La distillation de gaz inflammables du bois commenceà 180 °C.
- Les bois lamellés-collés font également partie des matériaux en bois utilisés.
- Le plâtre est un excellent matériau de construction et de revête- ment ; sous une épaisseur de 5 cm, le produit plâtré résiste 3 heures à une température
de 1 000 °C, laface protégée ne dépassant pas 100 °C.
- On choisira les matériaux en fonction de leur comportement au feu. Rappelons les deux critères à prendre en considération : la réaction au feu
qui définit la combustibilité du matériau, et la résistance au feu qui définit le temps pendant lequel le matériau assemblé en élément de
construction résiste aux flammes et aux températures élevées sans se déformer.
- Ceci permettra de s’assurerque la stabilité des structures aufeu permet l’évacuation et l’accès des secours.
I.2 .3 Distribution intérieure
I.2 .4 Issues, dégagementset mise en sécurité
I.2 .5 Désenfumage
© Yves
I.2 .6 Détection et système de sécurité incendie
- Le SSI (système de sécurité incendie)
- Le SDI (système de détection incendie)
- Détecteur de chaleur thermo vélocimétrique
- Détecteur linéaire optique de fumée