Exo Corrige
Exo Corrige
ZZ
Exo7
Z
Z
Z
Z
Tous les exercices
Z
2 100.02 Ensemble 16
4 100.04 Récurrence 20
6 100.99 Autre 28
7 101.01 Application 29
9 101.03 Bijection 33
10 101.99 Autre 34
12 102.02 Cardinal 39
13 102.99 Autre 42
15 103.02 Sous-groupes de Z 51
18 103.99 Autre 63
22 104.04 Géométrie 73
1
23 104.05 Trigonométrie 78
24 104.99 Autre 84
26 105.02 Pgcd 89
2
53 121.04 Suite récurrente linéaire 220
3
83 126.02 Fonctions hyperboliques et hyperboliques inverses 313
4
113 202.02 Endomorphisme auto-adjoint 459
5
143 220.02 Critères de Cauchy et d’Alembert 559
6
173 224.03 Intégrale de Riemann dépendant d’un paramètre 633
7
203 243.00 Conique 733
218 245.00 Analyse vectorielle : forme différentielle, champ de vecteurs, circulation 767
8
233 261.99 Autre 776
9
263 353.00 Espace tangent, application linéaire tangente 809
271 372.00 Difféomorphisme, théorème d’inversion locale et des fonctions implicites 815
10
293 424.00 Espace vectoriel normé 850
11
323 474.00 Autre 898
327 483.00 Lois des grands nombres, théorème central limite 898
12
1 100.01 Logique
Exercice 1
Soient R et S des relations. Donner la négation de R ⇒ S. [000104]
Exercice 2
Démontrer que (1 = 2) ⇒ (2 = 3).
Correction H [000105]
Exercice 3
Soient les quatre assertions suivantes :
Exercice 4
Soit f une application de R dans R. Nier, de la manière la plus précise possible, les énoncés qui suivent :
1. Pour tout x ∈ R f (x) ≤ 1.
2. L’application f est croissante.
3. L’application f est croissante et positive.
4. Il existe x ∈ R+ tel que f (x) ≤ 0.
5. Il existe x ∈ R tel que quel que soit y ∈ R, si x < y alors f (x) > f (y).
On ne demande pas de démontrer quoi que ce soit, juste d’écrire le contraire d’un énoncé.
Correction H Vidéo [000107]
Exercice 5
Compléter les pointillés par le connecteur logique qui s’impose : ⇔, ⇐, ⇒ .
1. x ∈ R x2 = 4 . . . . . . x = 2 ;
2. z ∈ C z = z . . . . . . z ∈ R ;
3. x ∈ R x = π . . . . . . e2ix = 1.
Correction H Vidéo [000108]
Exercice 6
Dans R2 , on définit les ensembles F1 = {(x, y) ∈ R2 , y ≤ 0} et F2 = {(x, y) ∈ R2 , xy ≥ 1, x ≥ 0}. On note M1 M2 la distance usuelle
entre deux points M1 et M2 de R2 . Évaluer les propositions suivantes :
1. ∀ε ∈]0, +∞[ ∃M1 ∈ F1 ∃M2 ∈ F2 M1 M2 < ε
2. ∃M1 ∈ F1 ∃M2 ∈ F2 ∀ε ∈]0, +∞[ M1 M2 < ε
3. ∃ε ∈]0, +∞[ ∀M1 ∈ F1 ∀M2 ∈ F2 M1 M2 < ε
4. ∀M1 ∈ F1 ∀M2 ∈ F2 ∃ε ∈]0, +∞[ M1 M2 < ε
Quand elles sont fausses, donner leur négation.
Indication H Correction H Vidéo [000109]
Exercice 7
Nier la proposition : “tous les habitants de la rue du Havre qui ont les yeux bleus gagneront au loto et prendront leur retraite avant 50
ans”.
Correction H Vidéo [000110]
Exercice 8
Écrire la négation des assertions suivantes où P, Q, R, S sont des propositions.
13
1. P ⇒ Q,
2. P et non Q,
3. P et (Q et R),
4. P ou (Q et R),
5. (P et Q) ⇒ (R ⇒ S).
Correction H [000111]
Exercice 9
Nier les assertions suivantes :
1. tout triangle rectangle possède un angle droit ;
2. dans toutes les écuries, tous les chevaux sont noirs ;
3. pour tout entier x, il existe un entier y tel que, pour tout entier z, la relation z < x implique le relation z < x + 1 ;
4. ∀ε > 0 ∃α > 0 (|x − 7/5| < α ⇒ |5x − 7| < ε).
Correction H Vidéo [000112]
Exercice 11
La proposition P ∧ Q ⇒ (¬P) ∨ Q est-elle vraie ? [000114]
Exercice 12
On suppose que la proposition P est vraie ainsi que les propositions suivantes :
1. (¬Q) ∧ P ⇒ ¬S.
2. S ⇒ (¬P) ∨ Q.
3. P ⇒ R ∨ S.
4. S ∧ Q ⇒ ¬P.
5. R ∧ ¬(S ∨ Q) ⇒ T .
6. R ⇒ (¬P) ∨ (¬Q).
La proposition T est-elle vraie ? [000115]
Exercice 13
Ecrire la négation des phrases suivantes :
1. (∀x)(∃n)/(x ≤ n).
2. (∃M)/(∀n)(|un | ≤ M).
3. (∀x)(∀y)(xy = yx).
4. (∀x)(∃y)/(yxy−1 = x).
5. (∀ε > 0)(∃N ∈ N)/(∀n ≥ N)(|un | < ε).
6. (∀x ∈ R)(∀ε > 0)(∃α > 0)/(∀ f ∈ F )(∀y ∈ R)(|x − y| < α ⇒ | f (x) − f (y)| < ε).
[000116]
Exercice 14
Comparer les différentes phrases (sont-elles équivalentes, contraires, quelles sont celles qui impliquent les autres...)
1. (∀x)(∃y)/(x ≤ y).
2. (∀x)(∀y)(x ≤ y).
3. (∃x)(∃y)/(x ≤ y).
4. (∃x)/(∀y)(x ≤ y).
5. (∃x)/(∀y)(y < x).
6. (∃x)(∃y)/(y < x).
14
7. (∀x)(∃y)/(x = y).
[000117]
Exercice 15
Si P(x) est une proposition dépendant de x ∈ X, on note P = {x ∈ X/P(x) est vraie}. Exprimer en fonction de P et Q les ensembles
¬P, P ∧ Q, P ∨ Q, P ⇒ Q, P ⇔ Q. [000118]
Exercice 16
Montrer que
2n + 1
∀ε > 0 ∃N ∈ N tel que (n ≥ N ⇒ 2 − ε < < 2 + ε).
n+2
Exercice 17
Soient f , g deux fonctions de R dans R. Traduire en termes de quantificateurs les expressions suivantes :
1. f est majorée ;
2. f est bornée ;
3. f est paire ;
4. f est impaire ;
5. f ne s’annule jamais ;
6. f est périodique ;
7. f est croissante ;
8. f est strictement décroissante ;
9. f n’est pas la fonction nulle ;
10. f n’a jamais les mêmes valeurs en deux points distincts ;
11. f atteint toutes les valeurs de N ;
12. f est inférieure à g ;
13. f n’est pas inférieure à g.
Correction H Vidéo [000120]
Exercice 18 **IT
Exprimer à l’aide de quantificateurs les phrases suivantes puis donner leur négation.
1. ( f étant une application du plan dans lui-même)
(a) f est l’identité du plan.
(b) f a au moins un point invariant (on dit aussi point fixe).
2. ( f étant une application de R dans R)
(a) f est l’application nulle.
(b) L’équation f (x) = 0 a une solution.
(c) L’équation f (x) = 0 a exactement une solution.
3. ((un )n∈N étant une suite réelle)
(a) La suite (un )n∈N est bornée.
(b) La suite (un )n∈N est croissante.
(c) La suite (un )n∈N est monotone.
Correction H [005103]
Exercice 19 *IT
Donner la négation des phrases suivantes
1. x ≥ 3
2. 0 < x ≤ 2.
Correction H [005104]
Exercice 20 **IT
Les phrases suivantes sont-elles équivalentes ?
15
1. « ∀x ∈ R, ( f (x) = 0 et g(x) = 0) » et « (∀x ∈ R, f (x) = 0) et (∀x ∈ R, g(x) = 0) ».
2. « ∀x ∈ R, ( f (x) = 0 ou g(x) = 0) » et « (∀x ∈ R, f (x) = 0) ou (∀x ∈ R, g(x) = 0) ».
Donner un exemple de fonctions f et g de R dans R, toutes deux non nulles et dont le produit est nul.
Correction H [005105]
2 100.02 Ensemble
Exercice 21
Montrer que 0/ ⊂ X, pour tout ensemble X. [000121]
Exercice 22
Montrer par contraposition les assertions suivantes, E étant un ensemble :
1. ∀A, B ∈ P(E) (A ∩ B = A ∪ B) ⇒ A = B,
2. ∀A, B,C ∈ P(E) (A ∩ B = A ∩C et A ∪ B = A ∪C) ⇒ B = C.
Correction H Vidéo [000122]
Exercice 23
Soit A, B deux ensembles, montrer {(A ∪ B) = {A ∩ {B et {(A ∩ B) = {A ∪ {B.
Indication H Correction H Vidéo [000123]
Exercice 24
Soient E et F deux ensembles, f : E → F. Démontrer que :
∀A, B ∈ P(E) (A ⊂ B) ⇒ ( f (A) ⊂ f (B)),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B),
∀A, B ∈ P(F) f −1 (A ∪ B) = f −1 (A) ∪ f −1 (B),
∀A ∈ P(F) f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).
Correction H Vidéo [000124]
Exercice 25
A et B étant des parties d’un ensemble E, démontrer les lois de Morgan :
[000125]
Exercice 26
Démontrer les relations suivantes :
[000126]
Exercice 27
Montrer que si F et G sont des sous-ensembles de E :
(F ⊂ G ⇐⇒ F ∪ G = G) et (F ⊂ G ⇐⇒ {F ∪ G = E).
En déduire que :
(F ⊂ G ⇐⇒ F ∩ G = F) et (F ⊂ G ⇐⇒ F ∩ {G = 0).
/
[000127]
Exercice 28
Soit E et F des ensembles. Si A ⊂ E et B ⊂ F montrer que A × B ⊂ E × F. [000128]
Exercice 29
Soit A = {a1 , a2 , a3 , a4 } et B = {b1 , b2 , b3 , b4 , b5 }. Écrire le produit cartésien A × B. Quel est le nombre de parties de A × B ? [000129]
16
Exercice 30
Soit E un ensemble à n éléments. Quel est le nombre d’éléments de E p ? Quel est le nombre de parties de E p ? [000130]
Exercice 31
x, y, z étant des nombres réels, résoudre le système :
(x − 1)(y − 2)z = 0
(x − 2)(y − 3) = 0
Représenter graphiquement l’ensemble des solutions. [000131]
Exercice 32
Soit A une partie de E, on appelle fonction caractéristique de A l’application f de E dans l’ensemble à deux éléments {0, 1}, telle que :
(
0 si x ∈ /A
f (x) =
1 si x ∈ A
Soit A et B deux parties de E, f et g leurs fonctions caractéristiques. Montrer que les fonctions suivantes sont les fonctions caractéris-
tiques d’ensembles que l’on déterminera :
1. 1 − f .
2. f g.
3. f + g − f g.
[000132]
Exercice 33
Soit un ensemble E et deux parties A et B de E. On désigne par A4B l’ensemble (A ∪ B) \ (A ∩ B). Dans les questions ci-après il pourra
être commode d’utiliser la notion de fonction caractéristique.
1. Démontrer que A4B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2. Démontrer que pour toutes les parties A, B, C de E on a (A 4 B) 4C = A4(B4C).
3. Démontrer qu’il existe une unique partie X de E telle que pour toute partie A de E, A4X = X4A = A.
4. Démontrer que pour toute partie A de E, il existe une partie A0 de E et une seule telle que A4A0 = A0 4A = X.
[000133]
Exercice 34
√ √
1. Écrire l’ensemble de définition de chacune des fonctions numériques suivantes : x 7→ x, x 7→ 1
x−1 , x 7→ 1
x + x−1 .
2. Simplifier [1, 3] ∩ [2, 4] et [1, 3] ∪ [2, 4].
3. Pour tout n ∈ N, on note nZ l’ensemble des entiers relatifs multiples de n : nZ = {np | p ∈ Z}. Simplifier 2Z ∩ 3Z.
[000134]
Exercice 35
On définit les cinq ensembles suivants :
n o
A1 = (x, y) ∈ R2 , x+y < 1
n o
A2 = (x, y) ∈ R2 , |x + y| < 1
n o
A3 = (x, y) ∈ R2 , |x| + |y| < 1
n o
A4 = (x, y) ∈ R2 , x + y > −1
n o
A5 = (x, y) ∈ R2 , |x − y| < 1
17
[000135]
Exercice 36
Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle, éventuellement vide ou réduit à un point
\
+∞
1 \
+∞
1
I1 = 3, 3 + 2 et I2 = −2 − , 4 + n .
2
n=1
n n=1
n
Correction H [000136]
Exercice 37
Montrez que chacun des ensembles suivants est un intervalle que vous calculerez.
\
+∞
1 1 [
+∞
1
I= − ,2+ et J= 1+ ,n
n=1
n n n=2
n
Exercice 38
Soient E un ensemble et A, B,C trois parties de E telles que A ∪ B = A ∪C et A ∩ B = A ∩C. Montrer que B = C. [000138]
Exercice 39
Soient E un ensemble et A, B,C trois parties de E.
Montrer que (A ∪ B) ∩ (B ∪C) ∩ (C ∪ A) = (A ∩ B) ∪ (B ∩C) ∪ (C ∩ A). [000139]
Exercice 40
Donner les positions relatives de A, B,C ⊂ E si A ∪ B = B ∩C. [000140]
Exercice 41
Est-il vrai que P(A ∩ B) = P(A) ∩ P(B) ? Et P(A ∪ B) = P(A) ∪ P(B) ? [000141]
Exercice 42
Montrer que A ∩ B = A ∩C ⇔ A ∩ {B = A ∩ {C. [000142]
Exercice 43
Donner la liste des éléments de P(P({1, 2})). [000143]
Exercice 44
Soient A, B ⊂ E. Résoudre les équations à l’inconnue X ⊂ E
1. A ∪ X = B.
2. A ∩ X = B.
Correction H [000144]
Exercice 45
Soient E, F, G trois ensembles. Montrer que (E × G) ∪ (F × G) = (E ∪ F) × G. [000145]
Exercice 46
Soient E, F, G, H quatre ensembles. Comparer les ensembles (E × F) ∩ (G × H) et (E ∩ G) × (F ∩ H). [000146]
Exercice 47
Soit E l’ensemble des fonctions de N dans {1, 2, 3}. Pour i = 1, 2, 3 on pose Ai = { f ∈ E/ f (0) = i}. Montrer que les Ai forment une
partition de E. [000147]
18
Exercice 48 **T
A et B sont des parties d’un ensemble E. Montrer que :
1. (A∆B = A ∩ B) ⇔ (A = B = ∅).
2. (A ∪ B) ∩ (B ∪C) ∩ (C ∪ A) = (A ∩ B) ∪ (B ∩C) ∪ (C ∩ A).
3. A∆B = B∆A.
4. (A∆B)∆C = A∆(B∆C).
5. A∆B = ∅ ⇔ A = B.
6. A∆C = B∆C ⇔ A = B.
Correction H [005112]
Exercice 49 ***IT
Soient (Ai )i∈I une famille de parties d’un ensemble E indéxée par un ensemble I et (Bi )i∈I une famille de parties d’un ensemble F
indéxée par un ensemble I. Soit f une application de E vers F. Comparer du point de vue de l’inclusion les parties suivantes :
S S
1. f ( i∈I Ai ) et i∈I f (Ai ) (recommencer par f (A ∪ B) si on n’a pas les idées claires).
T T
2. f ( i∈I Ai ) et i∈I f (Ai ).
3. f (E \ Ai ) et F \ f (Ai ).
T T
4. f −1 ( i∈I Bi ) et i∈I f −1 (Bi ).
S S
5. f −1 ( i∈I Bi ) et i∈I f −1 (Bi ).
6. f −1 (F \ Bi ) et E \ f −1 (Bi).
Correction H [005113]
Exercice 52
Soit X un ensemble et f une application de X dans l’ensemble P(X) des parties de X. On note A l’ensemble des x ∈ X vérifiant
x∈
/ f (x). Démontrer qu’il n’existe aucun x ∈ X tel que A = f (x). [000149]
Exercice 53
Soit ( fn )n∈N une suite d’applications de l’ensemble N dans lui-même. On définit une application f de N dans N en posant f (n) =
fn (n) + 1. Démontrer qu’il n’existe aucun p ∈ N tel que f = f p .
Indication H Correction H Vidéo [000150]
Exercice 54
1. Soit p1 , p2 , . . . , pr , r nombres premiers. Montrer que l’entier N = p1 p2 . . . pr + 1 n’est divisible par aucun des entiers pi .
2. Utiliser la question précédente pour montrer par l’absurde qu’il existe une infinité de nombres premiers.
Indication H Correction H Vidéo [000151]
19
4 100.04 Récurrence
Exercice 55
Démontrer, en raisonnant par récurrence, que 106n+2 + 103n+1 + 1 est divisible par 111 quel que soit n ∈ N. (Indication : 1000 =
9 × 111 + 1 ). [000152]
Exercice 56
Montrer :
n
n(n + 1)
1. ∑k= ∀n ∈ N∗ .
k=1 2
n
n(n + 1)(2n + 1)
2. ∑ k2 = ∀n ∈ N∗ .
k=1 6
Correction H Vidéo [000153]
Exercice 57
En quoi le raisonnement suivant est-il faux ?
Soit P(n) : n crayons de couleurs sont tous de la même couleur.
– P(1) est vraie car un crayon de couleur est de la même couleur que lui-même.
– Supposons P(n). Soit n + 1 crayons. On en retire 1. Les n crayons restants sont de la même couleur par hypothèse de récurrence.
Reposons ce crayon et retirons-en un autre ; les n nouveaux crayons sont à nouveau de la même couleur. Le premier crayon retiré
était donc bien de la même couleur que les n autres. La proposition est donc vraie au rang n + 1.
– On a donc démontré que tous les crayons en nombre infini dénombrable sont de la même couleur.
[000154]
Exercice 58
2xn2 − 3
Soit la suite (xn )n∈N définie par x0 = 4 et xn+1 = .
xn + 2
1. Montrer que : ∀n ∈ N xn > 3.
2. Montrer que : ∀n ∈ N xn+1 − 3 > 32 (xn − 3).
n
3. Montrer que : ∀n ∈ N xn > 32 + 3.
4. La suite (xn )n∈N est-elle convergente ?
Indication H Correction H Vidéo [000155]
Exercice 59
1. Dans le plan, on considère trois droites ∆1 , ∆2 , ∆3 formant un “vrai” triangle : elles ne sont pas concourantes, et il n’y en a pas
deux parallèles. Donner le nombre R3 de régions (zones blanches) découpées par ces trois droites.
2. On considère quatre droites ∆1 , . . . , ∆4 , telles qu’il n’en existe pas trois concourantes, ni deux parallèles. Donner le nombre R4
de régions découpées par ces quatre droites.
3. On considère n droites ∆1 , . . . , ∆n , telles qu’il n’en existe pas trois concourantes, ni deux parallèles. Soit Rn le nombre de régions
délimitées par ∆1 . . . ∆n , et Rn−1 le nombre de régions délimitées par ∆1 . . . ∆n−1 . Montrer que Rn = Rn−1 + n.
4. Calculer par récurrence le nombre de régions délimitées par n droites en position générale, c’est-à-dire telles qu’il n’en existe
pas trois concourantes ni deux parallèles.
Correction H [000156]
Exercice 60
Soit X un ensemble. Pour f ∈ F (X, X), on définit f 0 = id et par récurrence pour n ∈ N f n+1 = f n ◦ f .
1. Montrer que ∀n ∈ N f n+1 = f ◦ f n .
2. Montrer que si f est bijective alors ∀n ∈ N ( f −1 )n = ( f n )−1 .
Indication H Correction H Vidéo [000157]
Exercice 61
Montrer que n
n+1
∀n ≥ 2, n! ≤ .
2
[000158]
20
Exercice 62
Pour tout entier naturel n, on pose
Sn = 1 · 2 + 2 · 3 + · · · + (n − 1) · n
Démontrer que l’on a
1
Sn = n(n − 1)(n + 1)
3
[000159]
Exercice 63
Pour n ∈ N on considère la propriété suivante :
Pn : 2n > n2
1. Pour quelles valeurs de n l’implication Pn =⇒ Pn+1 est-elle vraie ?
2. Pour quelles valeurs de n la propriété Pn est-elle vraie ?
[000160]
Exercice 64
Que pensez-vous de la démonstration suivante ?
1. Pour tout n ≥ 2, on considère la propriété :
2. Initialisation : P(2) est vraie car deux points distincts sont toujours alignés.
3. Hérédité : On suppose que P(n) est vraie et on va démontrer P(n + 1).
Soit donc A1 , A2 , . . . , An , An+1 des points distincts. D’après l’hypothèse de récurrence, A1 , A2 , . . . , An sont alignés sur une
droite d, et A2 , . . . , An , An+1 sont alignés sur une droite d 0 . Les deux droites d et d 0 ayant n − 1 points communs A2 , . . . , An
sont confondues. Donc A1 , A2 , . . . , An , An+1 sont alignés, ce qui montre l’hérédité de la propriété.
4. Conclusion : la propriété P(n) est vraie pour tout n ≥ 2.
[000161]
Exercice 65
1. Démontrer que pour tout entier naturel n, 9 divise 10n − 1.
2. Soit k un entier strictement positif. Étudier la propriété suivante : pour tout entier naturel n, k divise (k + 1)n + 2.
[000162]
Exercice 66
Démontrer que pour n ≥ 1, le produit de n entiers impairs est un entier impair. [000163]
Exercice 67
On considère une suite (un )n∈N telle que :
u0 = 0 et u1 = 1 et ∀n ≥ 1, un+1 = un + 2un−1
Démontrer que :
1. ∀n ∈ N, un ∈ N,
2. ∀n ∈ N, un = 31 (2n − (−1)n ).
[000164]
Exercice 68
Soit b ≥ 2 un entier fixé. Démontrer que pour tout N ∈ N∗ , il existe un entier n ∈ N et des entiers a0 , a1 , . . . , an appartenant à { 0, 1, . . . , b−
1 } tels que ;
N = a0 + a1 b + · · · + an bn et an 6= 0
Démontrer que pour chaque N, le système (n, a0 , a1 , . . . , an ) est déterminé par la propriété ci-dessus.
On dit que a0 , a1 , . . . , an sont les chiffres de l’écriture du nombre N suivant la base b. [000165]
21
Exercice 69
Démontrer par récurrence que pour tout k ∈ N, k! divise le produit de k entiers consécutifs :
∀n ∈ N, k! | n(n + 1) · · · (n − k + 1)
[000166]
Exercice 70
Les propriétés
Pn : 3 | 4n − 1 , ∀n ∈ N,
et
Qn : 3 | 4n + 1 , ∀n ∈ N,
sont-elles vraies ou fausses ? [000167]
Exercice 71
Exercice 72
Démontrer, en raisonnant par récurrence, que 32n+2 − 2n+1 est divisible par 7 quel que soit n ∈ N. [000169]
Exercice 73
1. Démontrer par récurrence :
n
n(n + 1)
∑k= 2
k=0
2. Calculer de deux manières différentes :
n+1 n
∑ k3 − ∑ (k + 1)3 .
k=1 k=0
3. En déduire :
n
1
∑ k2 = 6 (2n3 + 3n2 + 3n).
k=0
[000170]
Exercice 74
Montrer que pour tout entier n ≥ 1 :
1 1 1 n
+ +...+ = .
1.2 2.3 n.(n + 1) n + 1
[000171]
Exercice 75
Démontrer, en le déterminant qu’il existe un entier n0 tel que
∀n ≥ n0 , 2n ≥ (n + 2)2 .
[000172]
Exercice 76
Démontrer par récurrence sur n que pour tout n ≥ 2 l’implication
Exercice 77
22
1. Soit n ∈ N ; montrer que pour tout entier k ≥ 1 on a
nk + knk−1 ≤ (n + 1)k .
2. Soit b un réel positif ou nul. Montrer par récurrence, que pour tout n ≥ 1 on a
nb (nb)2 (nb)n
(1 + b)n ≤ 1 + + + ... + .
1! 2! n!
[000174]
Exercice 78
Montrer par récurrence que pour tout entier n ∈ N,
n
(a + b)n = ∑ Cnk ak bn−k ,
k=0
Exercice 79
On définit une suite (Fn ) de la façon suivante :
Fn+1 = Fn + Fn−1 ; F0 = 1, F1 = 1 .
1. Calculer Fn pour 1 < n < 10.
2. Montrer que l’équation x2 = x + 1 admet une unique solution positive a que l’on calculera.
3. Montrer que, pour tout n ≥ 2, on a
an−2 < Fn < an−1 .
[000176]
Exercice 80
Montrer que : r q
π √
2 cos n = 2+ 2 + . . . 2.
2
[000177]
Exercice 81
Pour n ∈ N, n ≥ 2, trouver une loi simplifiant le produit :
1 1
(1 − )...(1 − ).
4 n
[000178]
Exercice 82
Pour n ∈ N, soient a0 , . . . , an des nombres réels de même signe tel que ai > −1, montrer que :
(1 + a0 )...(1 + an ) > 1 + a0 + . . . + an .
[000179]
Exercice 84
Dans R2 on définit la relation R par :
(x, y)R(x0 , y0 ) ⇔ y = y0 .
23
1. Montrer que R est une relation d’équivalence.
2. Déterminer la classe d’équivalence de (x, y) ∈ R2 .
[000208]
Exercice 85
Dans C on définit la relation R par :
zRz0 ⇔ |z| = |z0 |.
1. Montrer que R est une relation d’équivalence.
2. Déterminer la classe d’équivalence de chaque z ∈ C.
Indication H Correction H Vidéo [000209]
Exercice 86
Soit R une relation binaire sur un ensemble E, symétrique et transitive. Que penser du raisonnement suivant ?
Exercice 87
Étudier la relation Re définie sur RR (l’ensemble des applications de R dans R) par :
[000211]
Exercice 88
Montrer que la relation R définie sur R par :
xRy ⇐⇒ xey = yex
est une relation d’équivalence. Préciser, pour x fixé dans R, le nombre d’éléments de la classe de x modulo R.
Indication H Correction H Vidéo [000212]
Exercice 89
La relation “divise” est-elle une relation d’ordre sur N ? sur Z ? Si oui, est-ce une relation d’ordre total ? [000213]
Exercice 90
Étudier les propriétés des relations suivantes. Dans le cas d’une relation d’équivalence, préciser les classes ; dans le cas d’une relation
d’ordre, préciser si elle est totale, si l’ensemble admet un plus petit ou plus grand élément.
1. Dans P(E) : AR1 B ⇔ A ⊂ B ; AR2 B ⇔ A ∩ B = 0.
/
2. Dans Z : aR3 b ⇔ a et b ont la même parité ; aR4 b ⇔ ∃n ∈ N a − b = 3n ; aR5 b ⇔ a − b est divisible par 3.
[000214]
Exercice 91
Soient (X, ≤) et (Y, ≤) deux ensembles ordonnés (on note abusivement les deux ordres de la même façon). On définit sur X × Y la
relation (x, y) ≤ (x0 , y0 ) ssi (x < x0 ) ou (x = x0 et y ≤ y0 ). Montrer que c’est un ordre et qu’il est total ssi X et Y sont totalement ordonnés.
[000215]
Exercice 92
Un ensemble est dit bien ordonné si toute partie non vide admet un plus petit élément.
1. Donner un exemple d’ensemble bien ordonné et un exemple d’ensemble qui ne l’est pas.
2. Montrer que bien ordonné implique totalement ordonné.
3. La réciproque est-elle vraie ?
24
[000216]
Exercice 93
Soit (E, ≤) un ensemble ordonné. On définit sur P(E) \ {0}
/ la relation ≺ par
X ≺Y ssi (X = Y ou ∀x ∈ X ∀y ∈ Y x ≤ y).
Exercice 94
a+b
Montrer que a ∗ b = est une l.c.i sur ] − 1, 1[ et déterminer ses propriétés. [000218]
1 + ab
Exercice 97 X ∪ A = Y ∪ A
Soit E un ensemble et A ⊂ E. On définit la relation sur P(E) :
X ∼ Y ⇐⇒ X ∪ A = Y ∪ A.
f ∼ g ⇐⇒ ∃ n ∈ N∗ tq f n = gn ,
f ≈ g ⇐⇒ ∃ m, n ∈ N∗ tq f n = gm ,
f ≡ g ⇐⇒ f (E) = g(E).
25
Soient R et S deux relations d’équivalence sur un ensemble E, telles que :
∀ x, y ∈ E, xRy ⇒ xS y.
26
Soient A, B ⊂ R vérifiant : (
∀ a ∈ A, ∀ b ∈ B, a ≤ b
∀ ε > 0, ∃ a ∈ A, ∃ b ∈ B tq b − a ≤ ε
(on dit que A et B sont adjacentes). Montrer que sup(A) = inf(B). [003041]
[003044]
(c’est-à-dire que la fonction g, définie sur B, prolonge la fonction f , définie seulement sur A).
1. Montrer que est une relation d’ordre. L’ordre est-il total ?
2. Soient (A, f ) et (B, g) deux éléments de E . Trouver une CNS pour que la partie {(A, f ), (B, g)} soit majorée. Quelle est alors sa
borne supérieure ?
3. Même question avec minorée.
27
[003047]
6 100.99 Autre
Exercice 116
Quels sont les entiers n tels que 4n ≤ n! ? [000180]
Exercice 117
Montrer que :
n
1
∀n ≥ 2, un = ∑ k ∈/ N.
k=1
Indication : montrer que
2pn + 1
∀n ≥ 2, ∃(pn , qn ) ∈ (N∗ )2 , un = .
2qn
[000181]
Exercice 118
Soit f : N∗ → N∗ une application vérifiant :
∀n ∈ N∗ , f (n + 1) > f ( f (n)).
Montrer que f = IdN∗ . Indications : que dire de k ∈ N tel que f (k) = inf{ f (n)|n ∈ N} ? En déduire que ∀n > 0, f (n) > f (0). Montrer
ensuite que ∀n ∈ N, on a : ∀m > n, f (m) > f (n) et ∀m ≤ n, f (m) ≥ m (on pourra introduire k tel que f (k) soit le plus petit entier de
la forme f (m) avec m > n). En déduire que f est strictement croissante et qu’il n’existe qu’une seule solution au problème. Laquelle ?
[000182]
Exercice 119
n
Pour p ∈ {1, 2, 3} on note S p = ∑ k p .
k=0
28
1. A l’aide du changement d’indice i = n − k dans S1 , calculer S1 .
2. Faire de même avec S2 . Que se passe-t-il ?
3. Faire de même avec S3 pour l’exprimer en fonction de n et S2 .
4. En utilisant l’exercice 56, calculer S3 .
[000183]
Exercice 120
Pour calculer des sommes portant sur deux indices, on a intérêt à représenter la zone du plan couverte par ces indices et à sommer en
lignes, colonnes ou diagonales... Calculer :
1. ∑ i j.
1≤i≤ j≤n
2. ∑ i( j − 1).
1≤i< j≤n
3. ∑ (i − 1) j.
1≤i< j≤n
4. ∑ (n − i)(n − j).
1≤i≤ j≤n
7 101.01 Application
Exercice 121
Soient f : R → R et g : R → R telles que f (x) = 3x + 1 et g(x) = x2 − 1. A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?
Indication H Correction H Vidéo [000185]
Exercice 122
Soit l’application de R dans R, f : x 7→ x2 .
1. Déterminer les ensembles suivants : f ([−3, −1]), f ([−2, 1]), f ([−3, −1] ∪ [−2, 1]) et f ([−3, −1] ∩ [−2, 1]). Les comparer.
2. Mêmes questions avec les ensembles f −1 (]−∞, 2]), f −1 ([1, +∞[), f −1 (]−∞, 2] ∪ [1, +∞[) et f −1 (]−∞, 2] ∩ [1, +∞[).
[000186]
Exercice 124 (X ∩ A, X ∩ B)
Soit E un ensemble, et A, B deux parties fixées de E. Soit φ : P(E) → P(A) × P(B), X 7→ (X ∩ A, X ∩ B).
1. Qu’est-ce que φ (∅) ? φ (E \ (A ∪ B)) ?
2. A quelle condition sur A et B, φ est-elle injective ?
3. Est-ce que le couple (∅, B) possède un antécédent par φ ?
4. A quelle condition sur A et B, φ est-elle surjective ?
[002890]
29
1. Montrer que f (B) ⊂ B.
2. Montrer que B est la plus petite partie de E stable par f et contenant A.
[002891]
1. Soit f : F → E et g : G → E deux applications. Montrer qu’il existe une application h : G → F telle que g = f ◦ h si et seulement
si : g(G) ⊂ f (F).
A quelle condition h est-elle unique ?
2. Soit f : E → F et g : E → G deux applications.
Montrer qu’il existe une application h : F → G telle que g = h ◦ f si et seulement
si : ∀ x, y ∈ E, f (x) = f (y) ⇒ g(x) = g(y) .
A quelle condition h est-elle unique ?
[002892]
Montrer que :
1) f est injective ⇐⇒ Φ est injective ⇐⇒ Ψ est surjective. [002893]
2) f est surjective ⇐⇒ Φ est surjective ⇐⇒ Ψ est injective.
Exercice 128 ϕ 7→ f ◦ ϕ et ϕ 7→ ϕ ◦ f
Soit f : E → F une application, et G un troisième ensemble ayant au moins deux éléments. On construit deux nouvelles applications :
f∗ : E G → F G , ϕ 7→ f ◦ ϕ et f ∗ GF → GE , ϕ 7→ ϕ ◦ f
Montrer que :
1. f est injective ⇐⇒ f∗ est injective ⇐⇒ f ∗ est surjective.
2. f est surjective ⇐⇒ f∗ est surjective ⇐⇒ f ∗ est injective.
[002894]
Exercice 129
f g h
[h ◦ g ◦ f , g ◦ f ◦ h injectives et f ◦ h ◦ g surjective] Soient E −
→F →
− G→
− E trois applications telles que h ◦ g ◦ f et g ◦ f ◦ h sont injectives
et f ◦ h ◦ g est surjective. Montrer que f , g, h sont bijectives. [002895]
30
[002897]
Exercice 135
Soit f : R → R définie par f (x) = x3 − x.
f est-elle injective ? surjective ? Déterminer f −1 ([−1, 1]) et f (R+ ). [000188]
Exercice 136
Les fonctions suivantes sont-elles injectives ? surjectives ? bijectives ?
f : Z → Z, n 7→ 2n ; f : Z → Z, n 7→ −n
f : R → R, x 7→ x2 ; f : R → R+ , x 7→ x2
f : C → C, z 7→ z2 .
[000189]
Exercice 137
Les applications suivantes sont-elles injectives, surjectives, bijectives ?
1. f : N → N, n 7→ n + 1
2. g : Z → Z, n 7→ n + 1
3. h : R2 → R2 , (x, y) 7→ (x + y, x − y)
4. k : R \ {1} → R, x 7→ x+1
x−1
31
Indication H Correction H Vidéo [000190]
Exercice 138
Soit f : R → R définie par f (x) = 2x/(1 + x2 ).
1. f est-elle injective ? surjective ?
2. Montrer que f (R) = [−1, 1].
3. Montrer que la restriction g : [−1, 1] → [−1, 1] g(x) = f (x) est une bijection.
4. Retrouver ce résultat en étudiant les variations de f .
Indication H Correction H Vidéo [000191]
Exercice 139
L’application f : C \ {0} → C, z 7→ z + 1/z est-elle injective ? surjective ? bijective ?
Donner l’image par f du cercle de centre 0 et de rayon 1.
Donner l’image réciproque par f de la droite iR. [000192]
Exercice 140
On considère quatre ensembles A, B,C et D et des applications f : A → B, g : B → C, h : C → D. Montrer que :
g ◦ f injective ⇒ f injective,
g ◦ f surjective ⇒ g surjective.
Montrer que :
g ◦ f et h ◦ g sont bijectives ⇔ f , g et h sont bijectives .
Exercice 141
Soit f : X → Y . Montrer que
1. ∀B ⊂ Y f ( f −1 (B)) = B ∩ f (X).
2. f est surjective ssi ∀B ⊂ Y f ( f −1 (B)) = B.
3. f est injective ssi ∀A ⊂ X f −1 ( f (A)) = A.
4. f est bijective ssi ∀A ⊂ X f ({A) = { f (A).
[000194]
Exercice 142
Soit f : X → Y . Montrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes :
i. f est injective.
ii. ∀A, B ⊂ X f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).
iii. ∀A, B ⊂ X A ∩ B = 0/ V f (A) ∩ f (B) = 0.
/
[000195]
Exercice 143
Soit f : X → Y .On note fˆ : P(X) → P(Y ), Am apsto f (A) et f˜ : P(Y ) → P(X), B 7→ f −1 (B). Montrer que :
1. f est injective ssi fˆ est injective.
2. f est surjective ssi f˜ est injective.
[000196]
32
Correction H Vidéo [000197]
9 101.03 Bijection
Exercice 147
Soient a, b ∈ R avec a 6= 0, et fa,b : R → R telle que fa,b (x) = ax + b. Démontrer que fa,b est une permutation et déterminer sa
réciproque.
Correction H [000198]
Exercice 148
Soit f : [0, 1] → [0, 1] telle que (
x si x ∈ [0, 1] ∩ Q,
f (x) =
1−x sinon.
Démontrer que f ◦ f = id.
Indication H Correction H Vidéo [000199]
Exercice 149
Soit f : R → C, t 7→ eit . Changer les ensembles de départ et d’arrivée afin que (la restriction de) f devienne bijective.
Indication H Correction H Vidéo [000200]
Exercice 150
On appelle demi-plan de Poincaré l’ensemble P des nombres complexes z tels que Im z > 0, et disque unité l’ensemble D des nombres
complexes z tels que |z| < 1. Démontrer que z 7→ z+i
z−i
est une bijection de P sur D. [000201]
Exercice 151
Soit f : [1, +∞[→ [0, +∞[ telle que f (x) = x2 − 1. f est-elle bijective ?
Indication H Correction H Vidéo [000202]
Exercice 152
f g h
Soient A −
→B→
− C→
− D. Montrer que si g ◦ f et h ◦ g sont bijectives alors f , g et h le sont également. [000203]
Exercice 153
f g h
Soient A −
→B→
− C→
− A. Montrer que si h ◦ g ◦ f et g ◦ f ◦ h sont injectives et f ◦ h ◦ g surjective alors f , g et h sont bijectives. [000204]
Exercice 154
Soit X un ensemble. Si A ⊂ X on note χA la fonction caractéristique associée. Montrer que Φ : P(X) → F (X, {0, 1}), A 7→ χA est
bijective. [000205]
33
Exercice 155
Soit E un ensemble non vide. On se donne deux parties A et B de E et on définit l’application f :℘(E) →℘(E), X 7→ (A∩X)∪(B∩X c ).
Discuter et résoudre l’équation f (X) = 0. / En déduire une condition nécessaire pour que f soit bijective.
On suppose maintenant B = Ac . Exprimer f à l’aide de la différence symétrique ∆. Montrer que f est bijective, préciser f −1 . f est-elle
involutive (i.e. f 2 = id) ? Quelle propriété en déduit-on ? [000206]
10 101.99 Autre
11 102.01 Binôme de Newton et combinaison
Exercice 160
Démontrer que si p est un nombre premier, p divise Ckp pour 1 ≤ k ≤ p − 1. [000219]
Exercice 161
En utilisant la fonction x 7→ (1 + x)n , calculer :
n n n n
1
∑ Cnk ; ∑ (−1)kCnk ; ∑ kCnk ; ∑ k + 1 Cnk .
k=0 k=0 k=1 k=0
Exercice 162
p−k p
Démontrer que CnkCn−k = CkpCn (pour 0 ≤ k ≤ p ≤ n). En déduire que
n
p−k
∑ CnkCn−k = 2 pCnp .
k=0
[000221]
Exercice 163
En utilisant la formule du binôme, démontrer que :
34
1. 2n + 1 est divisible par 3 si et seulement si n est impair ;
2. 32n+1 + 24n+2 est divisible par 7.
Indication H Correction H Vidéo [000222]
Exercice 164
p p p−1
Démontrer que Cn = Cn−1 +Cn−1 pour 1 ≤ p ≤ n − 1. [000223]
Exercice 165
Montrer que, pour p et n entiers naturels non nuls tels que 1 ≤ p ≤ n, on a :
p−1
pCnp = nCn−1 .
[000224]
Exercice 166
1. Montrer que :
p
p−k
∑ CnkCn−k = 2 pCnp ,
k=0
où p et n sont des entiers naturels avec 0 ≤ p ≤ n.
2. Avec les mêmes notations, montrer que
p
p−k
∑ (−1)kCnkCn−k = 0.
k=0
[000225]
Exercice 167
1. Soient n, p et q des entiers naturels tels que 0 ≤ p, q ≤ n.
p q
2. Montrer que l’on a Cn = Cn si et seulement si p = q ou p + q = n.
3. Résoudre l’équation
3n−1 n −2n+3
2
C2n+4 = C2n+4 .
[000226]
Exercice 168
Soient m, n ∈ N∗ et p ∈ N. En utilisant la formule du binôme, démontrer que m2p+1 + n2p+1 est divisible par m + n. [000227]
Exercice 169
En utilisant la formule du binôme montrer :
n n
(a) ∑ (−1)kCnk = 0 (b) ∑ k2Cnk = n(n − 1)2n−2 + n2n−1 .
k=0 k=0
Correction H [000228]
Exercice 170
Calculer le module et l’argument de (1 + i)n . En déduire les valeurs de
Exercice 171
Démontrer les formules suivantes :
n−m (on pourra utiliser le fait que P(E) −→ P(E)A 7→ Ac est une bijection.)
1. Cnm = Cm
m +Cm−1 ,
2. Cnm = Cn−1 n−1
m + 2Cm−1 +Cm−2 .
3. Cnm = Cn−2 n−2 n−2
35
Correction H [000230]
Exercice 172
Soient E un ensemble non vide et X,Y une partition de E.
1. Montrer que l’application suivante est une bijection :
A 7→ (A ∩ X, A ∩Y )
2. Montrer que pour p, q, r ∈ N tel que r ≤ p + q on a :
j
∑ CipCq = Crp+q .
i+ j=r
3. En déduire que :
n
∑ (Cnk )2 = C2n
n
.
k=0
[000231]
Exercice 173
P(E) → P(E)
Soit E un ensemble, a ∈ E et f : X 7→ X ∪ {a} si a ∈
/X
X 7→ X − {a} si a ∈ X
1. Montrer que f est une bijection.
2. On suppose désormais que E est fini et Card(E) = n. On pose P0 (E) l’ensemble des parties de E de cardinal pair et P1 (E)
l’ensemble des parties de E de cardinal impair. Montrer que Card(P0 (E)) = Card(P1 (E)).
n
3. Calculer ces cardinaux et en déduire la valeur de ∑ (−1)kCnk .
k=0
[000232]
Exercice 174
n
En utilisant la formule du binôme de Newton, montrer que ∑ (−1)kCnk = 0. En déduire la valeur de ∑ Cn2k .
k=0 0≤2k≤n
[000233]
Exercice 175
Soient 0 ≤ p ≤ n.
n p p+1
1. Montrer par récurrence sur n que ∑ Ck = Cn+1 .
k=p
36
Correction H [002901]
Correction H [002902]
p
Exercice 183 Cn maximal
p p p+1
Soit n ∈ N fixé. Déterminer pour quelle valeur de p le nombre Cn est maximal (on étudiera le rapport Cn /Cn ).
Correction H [002907]
p
Exercice 184 Parité de Cn
Soit p ∈ N∗ , et n = 2 p .
1. Soit k ∈ {1, . . . , n − 1}. Vérifier que kCnk = nCn−1
k−1
.
2. En déduire que : ∀ k ∈ {1, . . . , n − 1}, Cnk est pair.
3. En déduire que : ∀ k ∈ {0, . . . , n − 1}, Cn−1
k est impair.
[002908]
37
n n n
1. Calculer 0 + 1 + ... + n .
2. Montrer que n0 + n2 + n4 + ... = n1 + n3 + n5 + ... et trouver la valeur commune des deux sommes.
3. Calculer les sommes n0 + n3 + n6 + ... et n0 + n4 + n8 + ....
4. Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∀k ∈ [[1, n]] , k nk = n n−1
k−1 .
2 2 2
5. Montrer que n0 + n1 + ... + nn = 2n 2n
n (utiliser le polynôme (1 + x) ).
(n) (n) (nn)
6. Calculer les sommes 0. n0 + 1. n1 + ... + n. nn et 10 + 21 + ... + n+1 (considérer dans chaque cas un certain polynôme astu-
cieusement choisi).
n n+1
7. Montrer que pp + p+1p ... + p = p+1 où 0 ≤ p ≤ n. Interprétation dans le triangle de PASCAL ?
R
8. (a) Soit In = 01 (1 − x2 )n dx. Trouver une relation de récurrence liant In et In+1 et en déduire In en fonction de n (faire une
intégration par parties dans In − In+1 ).
(n) (n) (nn) 2.4.....(2n)
(b) Démontrer l’identité valable pour n ≥ 1 : 1 − 31 + 52 + ... + (−1)n 2n+1 = 1.3...(2n+1) .
Correction H [005137]
Exercice 189 **
Quel est le coefficient de a4 b2 c3 dans le développement de (a − b + 2c)9 .
Correction H [005138]
Exercice 192 *
n n n
Résoudre dans N∗ l’équation 1 + 2 + 3 = 5n.
Correction H [005141]
Exercice 195 IT
1. (***) Trouver une démonstration combinatoire de l’identité ∑ Cn2k = ∑ Cn2k+1 ou encore démontrer directement qu’un ensemble
à n éléments contient autant de parties de cardinal pair que de parties de cardinal impair.
k−1
2. (****) Trouver une démonstration combinatoire de l’identité kCnk = nCn−1 .
n = n (Ck )2 .
3. (****) Trouver une démonstration combinatoire de l’identité C2n ∑k=0 n
Correction H [005278]
38
12 102.02 Cardinal
Exercice 197
Montrer que Z est dénombrable en utilisant l’application :
(
n 7→ 2n − 1 si n > 0 ;
φ :N→Z
n 7→ −2n sinon.
[000235]
Exercice 198
Pour A, B deux ensembles de E on note A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B). Pour E un ensemble fini, montrer :
Card A∆B = Card A + Card B − 2Card A ∩ B.
Exercice 199
Soit E un ensemble à n éléments, et A ⊂ E un sous-ensemble à p éléments. Quel est le nombre de parties de E qui contiennent un et un
seul élément de A ?
Indication H Correction H Vidéo [000237]
Exercice 200
Déterminer le nombre de mots distincts que l’on peut former avec 6 voyelles et 20 consonnes, chaque mot étant composé de 3 consonnes
et 2 voyelles, en excluant les mots qui renferment 3 consonnes consécutives. [000238]
Exercice 201
On considère les mains de 5 cartes que l’on peut extraire d’un jeu de 52 cartes.
1. Combien y a-t-il de mains différentes ?
2. Combien y a-t-il de mains comprenant exactement un as ?
3. Combien y a-t-il de mains comprenant au moins un valet ?
4. Combien y a-t-il de mains comprenant (à la fois) au moins un roi et au moins une dame ?
Indication H Correction H Vidéo [000239]
Exercice 202
Soient A, A0 , B, B0 quatre ensembles tels que :
Card(A) = Card(A0 ) = a et Card(B) = Card(B0 ) = b.
1. Déterminer le nombre de bijections de A × B sur A0 × B0 .
2. Supposons maintenant que {A, B}, {A0 , B0 } forment deux partitions de E, un ensemble. Déterminer le nombre de bijections
f : E −→ E telles que f (A) = A0 et f (B) = B0 .
[000240]
Exercice 203
Soient A et B deux sous ensembles finis d’un ensemble E.
1. Montrer que : Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) − Card(A ∩ B).
2. Montrer par récurrence que si (Fi )1≤i≤n est une famille de sous-ensembles finis de E alors :
[
n n
Card( Fi ) ≤ ∑ Card(Fi )
i=1 i=1
Exercice 204
Soient 1 ≤ k ≤ n. Déterminer le nombre de k-uplets (i1 , . . . , ik ) tels que 1 ≤ i1 < . . . < ik ≤ n. [000242]
39
1. la propriété : n est pair ⇒ f (n) est pair ?
2. la propriété : n est divisible par 3 ⇒ f (n) est divisible par 3 ?
3. ces deux propriétés à la fois ?
4. Reprendre les questions précédentes en remplaçant bijection par application.
Correction H Vidéo [002912]
2. Montrer que Card (E) ≥ ∑ni=1 Card (Ai ) − ∑1≤i< j≤n Card (Ai ∩ A j ). Cas d’égalité ?
Correction H [002916]
1. Quel est le nombre de parties à p éléments de {1, . . . , n} ne contenant pas d’éléments consécutifs ?
2. Soit tn le nombre de parties de {1, . . . , n} de cardinal quelconque sans éléments consécutifs.
2 , et t = t 2 − t 2 .
(a) Montrer que tn+2 = tn+1 + tn , t2n+1 = tn2 + tn−1 2n n n−2
(b) Calculer t50 .
40
Indication H Correction H [002918]
f ∼g ⇐⇒ ∃ φ : F → F bijective tq g = φ ◦ f ,
f ≡g ⇐⇒ ∀ x, y ∈ E, f (x) = f (y) ⇐⇒ g(x) = g(y) .
Exercice 218 *
Combien y a-t-il de nombres de 5 chiffres où 0 figure une fois et une seule ?
Correction H [005281]
41
On part du point de coordonnées (0, 0) pour rejoindre le point de coordonnées (p, q) (p et q entiers naturels donnés) en se déplaçant à
chaque étape d’une unité vers la droite ou vers le haut. Combien y a-t-il de chemins possibles ?
Indication H Correction H Vidéo [005284]
n
card(A1 ∪ ... ∪ An ) = ∑ card(Ai ) − ∑ card(Ai1 ∩ Ai2 )
i=1 1≤i1 <i2 ≤n
2. Combien y a-t-il de permutations σ de {1, ..., n} vérifiant ∀i ∈ {1, ..., n}, σ (i) 6= i ? (Ces permutations sont appelées dérange-
ments (permutations sans point fixe)). Indication : noter Ai l’ensemble des permutations qui fixent i et utiliser 1).
On peut alors résoudre un célèbre problème de probabilité, le problème des chapeaux. n personnes laissent leur chapeau à un
vestiaire. En repartant, chaque personne reprend un chapeau au hasard. Montrer que la probabilité qu’aucune de ces personnes
n’ait repris son propre chapeau est environ 1e quand n est grand.
Correction H [005286]
Exercice 222 **
Combien y a-t-il de surjections de {1, ..., n + 1} sur {1, ..., n} ?
Correction H [005287]
13 102.99 Autre
Exercice 226
1. (principe des bergers) Soient E, F deux ensembles avec F ensemble fini, et f une surjection de E sur F vérifiant :
∀y ∈ F, Card( f −1 (y)) = p
Montrer que E est alors un ensemble fini et Card(E) = pCard(F).
42
2. (principe des tiroirs) Soient α1 , α2 , . . . , α p , p élements distincts d’un ensemble E, répartis entre une famille de n sous-ensembles
de E. Si n < p montrer qu’il existe au moins un ensemble de la famille contenant au moins deux éléments parmi les αi .(on pourra
raisonner par l’absurde)
[000243]
Exercice 227
n
Montrer par récurrence sur n que si A1 , . . . , An ⊂ E alors Card(A1 ∪. . .∪An ) = ∑ (−1)k+1 ∑ Card(Ai1 ∩. . .∩Aik ). [000244]
k=1 1≤i1 <...<ik ≤n
Exercice 228
Soit pn (k) le nombre de permutations de {1, ..., n} ayant k points fixes, montrer alors que :
n
∑ kpn (k) = n!.
k=0
Interpréter. [000245]
Exercice 229
Soit E un ensemble de cardinal nm ∈ N∗ , où (n, m) ∈ (N∗ )2 , et Pn,m l’ensemble des partitions de E en n parties à m éléments chacune.
Montrer que :
(nm)!
Nn,m = card(Pn,m ) = .
n!(m!)n
(Indication : on peut procéder par récurrence.) [000246]
Exercice 230
L’histoire : n personnes apportent chacune un cadeau à une fête, et chacun tire au sort un cadeau dans le tas formé par tous les présents
apportés. Quelle est la probabilité qu’au moins une personne reparte avec son cadeau ? Que devient cette probabilité quand le nombre
de personnes devient très grand, i.e. : n → ∞ ? (On remarquera que l’intuition met en évidence deux effets contradictoires : plus de
personnes c’est plus de proba qu’une personne ait son cadeau car... il y a plus de personnes, mais c’est aussi plus de cadeaux, donc une
proportion plus élevée de cadeaux “acceptables”).
Soit Sn = σ ({1, . . . , n}). On dit que σ ∈ Sn est un dérangement si ∀i ∈ {1, . . . , n} σ (i) 6= i. On note Ai = {σ ∈ Sn /σ (i) = i} et Dn
l’ensemble des dérangements.
1. Calculer Card(Ai ).
2. Exprimer Sn − Dn en fonction des Ai .
3. En déduire Card(Dn ) (on pourra utiliser l’exercice 227).
CardDn n
4. Déterminer la limite de . (on rappelle que lim (1 + x + . . . + xn! ) = ex ).
CardSn n→+∞
[000247]
Exercice 231
Soit E un ensemble de cardinal n, Re une relation d’équivalence sur E, avec k classes d’équivalences et r couples (x, y) ∈ E 2 tels que
x Re y. Montrer que n2 ≤ kr. [000248]
f : N2 → N,
1
(p, q) 7→ (p + q)(p + q + 1) + p.
2
1. Montrer pour q > 0 : f (p + 1, q − 1) = f (p, q) + 1 et f (0, p + 1) = f (p, 0) + 1.
2. Montrer que : f (0, p + q) ≤ f (p, q) < f (0, p + q + 1).
3. Montrer que g : n 7→ f (0, n) est strictement croissante.
4. Montrer que f est injective (on supposera f (p, q) = f (p0 , q0 ) et on montrera dans un premier temps que p + q = p0 + q0 ).
5. Montrer que f est surjective.
43
[003051]
[003056]
Démontrer successivement :
44
1. f est injective,
2. f (F) ⊂ F,
3. f −1 (F) = F ∪ G,
4. f −1 (G) = H,
puis obtenir une contradiction. [003059]
Exercice 245
Trouver le reste de la division par 13 du nombre 1001000 .
Indication H Correction H Vidéo [000250]
Exercice 246
Sachant que l’on a 96842 = 256 × 375 + 842, déterminer, sans faire la division, le reste de la division du nombre 96842 par chacun des
nombres 256 et 375.
Indication H Correction H Vidéo [000251]
Exercice 247
Soient m ≥ 1 et n ≥ 2 des entiers ; montrer que :
1. n − 1|nm − 1 ;
2. (n − 1)2 |nm − 1 si et seulement si n − 1|m.
[000252]
Exercice 248
Soit a un entier relatif quelconque, démontrer que le nombre a(a2 − 1) et, plus généralement, a(a2n − 1) est divisible par 6. [000253]
Exercice 249
Démontrer que le nombre 7n + 1 est divisible par 8 si n est impair ; dans le cas n pair, donner le reste de sa division par 8.
Indication H Correction H Vidéo [000254]
Exercice 250
45
Quel est le plus petit entier naturel qui, divisé par 8, 15, 18 et 24, donne respectivement pour reste 7, 14, 17 et 23 ? [000255]
Exercice 251
√
Montrer que si x et y sont des entiers naturels tels que x2 divise y2 , alors x divise y. Application : démontrer, par l’absurde, que 2 n’est
pas rationnel. [000256]
Exercice 252
Montrer que ∀n ∈ N :
n(n + 1)(n + 2)(n + 3) est divisible par 24,
n(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4) est divisible par 120.
Exercice 253
Trouver tous les entiers relatifs n tels que n2 + n + 7 soit divisible par 13. [000258]
Exercice 254
On considère le nombre m = 2n p, dans lequel n désigne un entier naturel quelconque et p un nombre premier. Dresser la liste des
diviseurs de m, y compris 1 et m lui-même, et calculer, en fonction de m et p, la somme S de tous ces diviseurs. [000259]
Exercice 255
Le diviseur d’une division est égal à 45 ; le reste est le carré du quotient. Calculer le dividende entier naturel. [000260]
Exercice 256
Trouver le plus petit entier naturel n telle que le développement décimal de 1/n admette une plus petite période de longueur 5, c’est-à-
dire 1/n = 0, abcde abcde ab . . . avec a, b, . . . , e ∈ {0, 1, 2, . . . , 9}. [000261]
Exercice 257
Les nombres a, b, c, d étant des éléments non nuls de Z, dire si les propriétés suivantes sont vraies ou fausses, en justifiant la réponse.
1. Si a divise b et c, alors c2 − 2b est multiple de a.
2. S’il existe u et v entiers tels que au + bv = d alors pgcd(a, b) = |d|.
3. Si a est premier avec b, alors a est premier avec b3 .
4. Si a divise b + c et b − c, alors a divise b et a divise c.
5. Si 19 divise ab, alors 19 divise a ou 19 divise b.
6. Si a est multiple de b et si c est multiple de d, alors a + c est multiple de b + d.
7. Si 4 ne divise pas bc, alors b ou c est impair.
8. Si a divise b et b ne divise pas c, alors a ne divise pas c.
9. Si 5 divise b2 , alors 25 divise b2 .
10. Si 12 divise b2 , alors 4 divise b.
11. Si 12 divise b2 , alors 36 divise b2 .
12. Si 91 divise ab, alors 91 divise a ou 91 divise b.
[000262]
Exercice 258
On définit les trois ensembles suivants :
E1 = {7n , n ∈ N}
E2 = {n ∈ N tel que n est multiple de 4}
E3 = {28n , n ∈ N}
46
[000263]
Exercice 259
Montrer que si r et s sont deux nombres entiers naturels somme de deux carrés d’entiers alors il en est de même pour le produit rs.
[000264]
Exercice 260
Soit n un entier relatif. Montrer que soit 8 divise n2 , soit 8 divise n2 − 1, soit 8 divise n2 − 4. [000265]
Exercice 261
Étant donnés deux nombres relatifs n et p montrer que soit np est pair, soit n2 − p2 est divisible par 8. [000266]
Exercice 262
Montrer que si n est un entier naturel somme de deux carrés d’entiers alors le reste de la division euclidienne de n par 4 n’est jamais
égal à 3.
Correction H Vidéo [000267]
Exercice 263
1. Soit n un entier naturel dont le reste de la division euclidienne par 5 vaut 2 ou 3, montrer que n2 + 1 est divisible par 5.
2. Montrer que pour tout entier naturel n, l’entier n5 − n est divisible par 5.
[000268]
Exercice 264
Soit n ∈ N∗ . Montrer que parmi les trois entiers n.(n + 1), n.(n + 2) et (n + 1).(n + 2), il y en a exactement deux qui sont divisibles par
3. [000269]
Exercice 265
1. Pour tout couple de nombres réels (x, y) montrer, par récurrence, que pour tout n ∈ N∗ on a la relation
n−1
(∗) xn − yn = (x − y). ∑ xk yn−1−k .
k=0
est aussi divisible par p. En déduire, à l’aide de la question 2 et de la formule (∗), que si a − b est divisible par pn i.e. il existe
un entier l ∈ N tel que a − b = l.pn , alors a p − b p est divisible par pn+1 .
Correction H [000270]
Exercice 266
Calculer 20002000 modulo 7 et 2500 modulo 3. [000271]
Exercice 267
Soit a, b ∈ Z2 dont les restes modulo 11 sont 7 et 2 respectivement. Donner le reste modulo 11 de a2 − b2 . [000272]
Exercice 268
47
2. montrer que que 11 divise
510 105
510 105
510 + 105 ;
3. trouver un critère de divisibilité par 8 puis par 6.
[000273]
Exercice 269
Montrer que pour tout n > 0 :
1. 7 divise 32n+1 + 2n+2
2. 11 divise 26n+3 + 32n+1
3. 6 divise 5n3 + n
4. 8 divise 5n + 2.3n−1 + 1 .
[000274]
Exercice 270
1. Déterminer la somme des chiffres de la somme des chiffres de la somme des chiffres de 3500 .
2. On se donne 51 nombres compris entre 1 et 100. Montrer que parmi ces nombres il y en a nécessairement au moins deux tels
que l’un divise l’autre. Montrer que l’on peut toujours trouver un ensemble de 50 nombres compris entre entre 1 et 100 ne
vérifiant pas la propriété de divisibilité ci-dessus.
[000275]
Exercice 271
Trouver les entiers positifs n tels que n − 1 divise n2 + 1. [000276]
Exercice 272
Montrer que pour chaque n ∈ N, 4 ne divise pas n2 + 1. [000277]
Exercice 273
Montrer que pour chaque entier positif n, 49 divise 23n+3 − 7n − 8. [000278]
Exercice 274
Trouver tous les entiers positifs a tels que a10 + 1 est divisible par 10. [000279]
Exercice 275
Quel est le chiffre des unités de 1997199710 ? [000280]
Exercice 276
Montrer que :
1. Si un entier est de la forme 6k + 5, alors il est nécessairement de la forme 3k − 1, alors que la réciproque est fausse.
2. Le carré d’un entier de la forme 5k + 1 est aussi de cette forme.
3. Le carré d’un entier est de la forme 3k ou 3k + 1, mais jamais de la forme 3k + 2.
4. Le carré d’un entier est de la forme 4k ou 4k + 1, mais jamais de la forme 4k + 2 ni de la forme 4k + 3.
5. Le cube de tout entier est de la forme 9k, 9k + 1 ou 9k + 8.
6. Si un entier est à la fois un carré et un cube, alors c’est une puissance sixième, et il est de la forme 7k ou 7k + 1.
[000281]
Exercice 277
Déterminer les entiers n ∈ N tels que :
1. n|n + 8.
2. n − 1|n + 11.
3. n − 3|n3 − 3.
48
[000282]
Exercice 278
Soit k ∈ Z. Déterminer les entiers n ∈ N∗ tels que (n|2k + 1 et n|9k + 4). [000283]
Exercice 279
Montrer que ∀(a, b) ∈ N × N∗ il existe un unique r(a) ∈ {0, . . . , b − 1} tel qu’il existe q ∈ N avec a = bq + r(a).
1. En utilisant ceci pour b = 13, déterminer les entiers n ∈ N tels que 13|n2 + n + 7.
2. Si a ∈ N et b = 7, déterminer les valeurs possibles de r(a2 ) (on rappelle que r(a2 ) doit appartenir à {0, . . . , b − 1}).
Montrer alors que ∀(x, y) ∈ N2 (7|x2 + y2 ) ssi (7|x et 7|y).
3. Montrer qu’un entier positif de la forme 8k + 7 ne peut pas être la somme de trois carrés d’entiers.
[000284]
Exercice 280
1. Montrer que le reste de la division euclidienne par 8 du carré de tout nombre impair est 1.
2. Montrer de même que tout nombre pair vérifie x2 = 0 (mod 8) ou x2 = 4 (mod 8).
3. Soient a, b, c trois entiers impairs. Déterminer le reste modulo 8 de a2 + b2 + c2 et celui de 2(ab + bc + ca).
4. En déduire que ces deux nombres ne sont pas des carrés puis que ab + bc + ca non plus.
Indication H Correction H Vidéo [000285]
Exercice 287 3x = 2y + 1
49
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n+1 + 2n+2 est divisible par 7. [003097]
Exercice 299 q | 2 p − 1
Soient p, q premiers impairs tels que q | 2 p − 1. Montrer que q ≡ 1(mod 2p).
Correction H [003108]
50
Exercice 301 *****
n(n+1)
k est un entier impair. Montrer par récurrence que, pour n ≥ 1, la somme 1k + 2k + ... + nk est un entier divisible par 2 . [005115]
15 103.02 Sous-groupes de Z
Exercice 304
Montrer qu’il est équivalent dans Z de dire m divise n, ou nZ ⊂ mZ. [000286]
Exercice 305
1. Montrer que l’intersection de deux sous-groupes de Z est un sous-groupe de Z. Caractériser le sous-groupe aZ∩bZ. Caractériser
les sous-groupes suivants :
2Z ∩ 3Z ; 5Z ∩ 13Z ; 5Z ∩ 25Z.
2. Montrer que toute intersection de sous-groupes de Z est un sous-groupe de Z. Caractériser l’intersection d’une famille finie de
sous-groupes. Caractériser les sous-groupes suivants :
\
17
2n Z ; 4Z ∩ 6Z ∩ 8Z ∩ 19Z ∩ 35Z.
n=1
[000287]
Exercice 306
1. Déterminer 2Z ∪ 3Z. Est-ce un sous-groupe de Z ?
S28
2. Déterminer : 7Z ∪ 49Z ; 5Z ∪ 45Z ; n
n=1 2 Z. Ces ensembles sont-ils des sous-groupes de Z ?
3. Trouver une condition nécessaire et suffisante pour qu’une réunion de deux sous-groupes de Z soit un sous-groupe de Z.
[000288]
Exercice 307
1. Soit A une partie non vide de Z ; montrer que la famille des sous-groupes contenant A n’est pas vide. Soit H une partie conte-
nant A. Montrer l’équivalence des conditions suivantes :
i) H est l’intersection des sous-groupes de Z qui contiennent A,
ii) H est le plus petit sous-groupe de Z qui contient A,
iii) H est l’ensemble des sommes finies d’éléments de A ou d’éléments dont l’opposé est dans A.
Si ces conditions sont vérifiées on dit que H est le sous-groupe engendré par A.
2. Soient mZ et nZ deux sous-groupes de Z. Montrer que
mZ + nZ = {mu + nv | u, v ∈ Z}
a) est un sous-groupe de Z,
b) contient mZ et nZ,
c) est contenu dans tout sous-groupe de Z qui contient mZ et nZ.
d) Si mZ + nZ = dZ, que peut-on dire de d ?
3. Déterminer les sous-groupes engendrés par : 14Z ∪ 35Z ; 4Z ∪ 8Z ∪ 6Z ∪ 64Z ; 2Z ∪ 3Z ; 4Z ∪ 21Z ; 5Z ∪ 25Z ∪ 7Z ; {70, 4}.
[000289]
51
16 103.03 Pgcd, ppcm, algorithme d’Euclide
Exercice 308
Calculer le pgcd des nombres suivants :
1. 126, 230.
2. 390, 720, 450.
3. 180, 606, 750.
Correction H Vidéo [000290]
Exercice 309
1. Calculer le ppcm des nombres : 108 et 144 ; 128 et 230 ; 6, 16 et 50.
2. Montrer que si a ≥ 1 et b ≥ 1 sont des entiers de pgcd d et, si on pose a = da0 ; b = db0 , le ppcm de a et b est da0 b0 .
3. Montrer que si a, b, c sont des entiers supérieurs à 1, on a :
[000291]
Exercice 310
Déterminer les couples d’entiers naturels de pgcd 18 et de somme 360. De même avec pgcd 18 et produit 6480.
Correction H Vidéo [000292]
Exercice 311
Si a, b, c, d sont des entiers supérieurs à 1, montrer que l’on a :
Exercice 312
1. Soient a, b, c des entiers relatifs tels que (a, b) 6= (0, 0), montrer que pour que l’équation
ax + by = c
ait une solution (x, y) en entiers relatifs x et y, il faut et il suffit que le pgcd de a et b divise c.
2. Résoudre en entiers relatifs les équations suivantes :
7x − 9y = 1,
7x − 9y = 6,
11x + 17y = 5.
[000294]
Exercice 313
Soient a et b deux entiers tels que a ≥ b ≥ 1 et pgcd(a, b) = 1.
1. Montrer que pgcd(a + b, a − b) = 1 ou 2,
2. Si pgcd(a, b) = 1, montrer que pgcd(a + b, ab) = 1,
3. Si pgcd(a, b) = 1, montrer que pgcd(a + b, a2 + b2 ) = 1 ou 2.
[000295]
Exercice 314
Calculer par l’algorithme d’Euclide : pgcd(18480, 9828). En déduire une écriture de 84 comme combinaison linéaire de 18480 et 9828.
Correction H Vidéo [000296]
Exercice 315
Déterminer le pgcd de 99 099 et 43 928. Déterminer le pgcd de 153 527 et 245 479. [000297]
Exercice 316
52
Déterminer l’ensemble de tous les couples (m, n) tels que
955m + 183n = 1.
Correction H [000298]
Exercice 317
Calculer, en précisant la méthode suivie,
Exercice 318
Démontrer :
a ∧ (b1 b2 ) = 1 ⇔ (a ∧ b1 = 1 et a ∧ b2 = 1),
puis par récurence :
a ∧ (b1 . . . bn ) = 1 ⇔ ∀i = 1, . . . , n a ∧ bi = 1.
[000300]
Exercice 319
Démontrer pour m, n ∈ N∗ :
am ∧ bn = 1 ⇒ a ∧ b = 1.
[000301]
Exercice 320
Déteminer deux entiers naturels connaissant leur somme, 1008, et leur pgcd, 24. [000302]
Exercice 321
Notons a = 1 111 111 111 et b = 123 456 789.
1. Calculer le quotient et le reste de la division euclidienne de a par b.
2. Calculer p = pgcd(a, b).
3. Déterminer deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = p.
Correction H Vidéo [000303]
Exercice 322
Soient m et n deux entiers (m > n > 0) et a ≥ 2 un entier. Montrer que le reste de la division euclidienne de am − 1 par an − 1 est ar − 1
où r est le reste de la division euclidienne de m par n, et que le pgcd de am − 1 et an − 1 est ad − 1, où d est le pgcd de m et n. [000304]
Exercice 323
Résoudre dans Z : 1665x + 1035y = 45.
Indication H Correction H Vidéo [000305]
Exercice 324
Montrer qu’il n’existe pas d’entiers m et n tels que
m + n = 101 et pgcd(m, n) = 3
[000306]
Exercice 325
Soit m et n deux entiers positifs.
1. Si pgcd(m, 4) = 2 et pgcd(n, 4) = 2, montrer que pgcd(m + n, 4) = 4.
2. Montrer que pour chaque entier n, 6 divise n3 − n.
3. Montrer que pour chaque entier n, 30 divise n5 − n.
4. Montrer que si m et n sont des entiers impairs, m2 + n2 est pair mais non divisible par 4.
53
5. Montrer que le produit de quatre entiers consécutifs est divisible par 24.
6. Montrer que si pgcd(a, b) = 1, alors
– pgcd(a + b, a − b) ∈ {1, 2},
– pgcd(2a + b, a + 2b) ∈ {1, 3},
– pgcd(a2 + b2 , a + b) ∈ {1, 2},
– pgcd(a + b, a2 − 3ab + b2 ) ∈ {1, 5}.
[000307]
Exercice 326
Trouver une CNS pour que ax + b ≡ 0 mod n ait une solution. [000308]
Exercice 327
1. Calculer pgcd(18, 385) par l’algorithme d’Euclide, en déduire un couple (u0 , v0 ) ∈ Z2 solution de l’équation 18u + 385v = 1,
avec (u, v) ∈ Z2 .
2. Fournir enfin l’ensemble des solutions entières de
[000309]
Exercice 328
Trouver a et b entiers naturels tels que
1. a + b = 2070 et ppcm(a, b) = 9180 ;
2. a2 + b2 = 5409 et ppcm(a, b) = 360 (on pourra commencer par montrer que pgcd(a, b) divise pgcd(5409, 360) et considérer
ensuite différents cas).
[000310]
Exercice 329
Résoudre dans Z les équations : 35x ≡ 7 mod 4; 22x ≡ 33 mod 5 [000311]
Exercice 330
Résoudre dans Z le système suivant :
x ≡ 4 mod 6
S:
x ≡ 7 mod 9
On recherchera d’abord une solution particulière. [000312]
Exercice 331
Exercice 332
Résoudre dans Z2 les équations suivantes :
Exercice 333
Montrer que si a divise 42n + 37 et 7n + 4, pour une valeur de n donnée, alors a divise 13. Quelles sont les valeurs possibles pour n ?
[000315]
Exercice 334
54
Trouver pgcd(−357, 629) et trouver des entiers x et y tels que
pgcd(−357, 629) = −357x + 629y
[000316]
Exercice 335
Trouver pgcd(2183, 6313) = d et trouver des entiers x et y tels que
d = 2183x + 6313y
[000317]
Exercice 336
Supposons pgcd(a, b) = d et soit x0 et y0 des entiers tels que d = ax0 + by0 . Montrer que :
1. pgcd(x0 , y0 ) = 1,
2. x0 et y0 ne sont pas uniques.
[000318]
Exercice 337
Soit a, b, c des entiers.
1. Montrer que pgcd(ca, cb) = |c| pgcd(a, b).
2. Montrer que pgcd(a2 , b2 ) = (pgcd(a, b))2 .
3. Montrer que si pgcd(a, b) = 1 et si c divise a, alors pgcd(c, b) = 1.
4. Montrer que pgcd(a, bc) = 1 ⇐⇒ pgcd(a, b) = pgcd(a, c) = 1.
5. Montrer que si pgcd(b, c) = 1 alors pgcd(a, bc) = pgcd(a, b)pgcd(a, c).
6. Montrer que pgcd(a, b) = pgcd(a + b, ppcm(a, b)).
[000319]
Exercice 338
En divisant un nombre par 8, un élève a obtenu 4 pour reste ; en divisant ce même nombre par 12, il a obtenu 3 pour reste. Qu’en
pensez-vous ?
Le fort en calcul de la classe, qui ne fait jamais d’erreur, a divisé le millésime de l’année par 29, il a trouvé 25 pour reste ; il a divisé le
même millésime par 69, il a trouvé 7 pour reste. En quelle année cela se passait-il ? [000320]
Exercice 339
Trouver deux nombres sachant que leur somme est 581 et que le quotient de leur PPCM par leur pgcd est 240. [000321]
Exercice 340
Trouver les solutions entières de l’équation :
102x − 18018y = 18.
Combien y a-t-il de solutions telles que x et y soient compris entre entre 0 et 4000 ? [000322]
Exercice 341
Le pgcd de deux nombres est 12 ; les quotients successifs obtenus dans le calcul de ce pgcd par l’algorithme d’Euclide sont 8, 2 et 7.
Trouver ces deux nombres. [000323]
Exercice 342
Trouver les couples de nombres a et b, divisibles par 3, vérifiant les propriétés suivantes : leur ppcm est 7560, et si on augmente chacun
de ces nombres d’un tiers de sa valeur, le pgcd des deux nombres obtenus est 84. [000324]
Exercice 343
Un terrain rectangulaire dont les dimensions en mètres a et b sont des nombres entiers, a pour aire 3024 m2 . Calculer son périmètre
sachant que le pgcd de a et b est 6. Combien y a-t-il de solutions possibles ? [000325]
Exercice 344
55
1. Dans Z/nZ, écrire l’ensemble des multiples de x̄, classe de x, pour x variant de 0 à n − 1 dans chacun des cas suivants : Z/5Z,
Z/6Z, Z/8Z.
2. Dans Z/nZ, montrer l’équivalence des trois propositions :
i) x̄ est inversible ;
ii) x et n sont premiers entre eux ;
iii) x̄ engendre Z/nZ, c’est à dire que l’ensemble des multiples de x̄ est Z/nZ.
3. La classe de 18 est-elle inversible dans Z/49Z ? Si oui, quel est son inverse ? (On pourra utiliser le théorème de Bézout).
[000326]
Exercice 345
Résoudre dans Z les équations suivantes :
1. 91x − 65y = 156.
2. 135x − 54y = 63.
3. 72x + 35y = 13.
[000327]
Exercice 346
Résoudre dans N les équations suivantes :
1. 31x − 13y = 1.
2. 31x − 13y = −1.
Application : Au bord d’une piscine pleine d’eau, on dispose d’une cuve fixe de 31 litres munie à sa base d’un robinet de vidange, et
d’un seau de 13 litres. Expliquer comment opérer pour obtenir exactement 1 litre dans le seau. [000328]
Exercice 347
Résoudre dans N l’équation 77x + 105y = 2401. [000329]
Exercice 348
Dans un pays nommé ASU, dont l’unité monétaire est le rallod, la banque nationale émet seulement des billets de 95 rallods et des
pièces de 14 rallods.
1. Montrer qu’il est possible de payer n’importe quelle somme entière (à condition bien sûr que les deux parties disposent chacune
d’assez de pièces et de billets).
2. On suppose que vous devez payer une somme S, que vous avez une quantité illimitée de pièces et de billets, mais que votre
créancier ne puisse pas rendre la monnaie. Ainsi, il est possible de payer si S = 14, mais pas si S = 13 ou si S = 15. . . Montrer
qu’il est toujours possible de payer si S est assez grande. Quelle est la plus grande valeur de S telle qu’il soit impossible de
payer S ?
[000330]
Exercice 349
Trouver tous les points à coordonnées entières du plan d’équation 6x + 10y + 15z = 1997. Combien y a-t-il de solutions dans N3 ?
[000331]
Exercice 350
4x − 2y − z − 5 = 0
1. Trouver tous les points à coordonnées entières de la droite de l’espace d’équations .
x + 3y − 4z − 7 = 0
x + 3y − 5z − 5 = 0
2. Même question avec la droite .
4x − 2y + z + 13 = 0
[000332]
Exercice 351
Résoudre dans N et dans Z l’équation
1 1 1
+ =
x y 15
[000333]
56
Exercice 352
Un coq coûte 5 pièces d’argent, une poule 3 pièces, et un lot de quatre poussins 1 pièce. Quelqu’un a acheté 100 volailles pour 100
pièces ; combien en a-t-il acheté de chaque sorte ? [000334]
Exercice 353
Soient a et b deux nombres entiers relatifs. On note d leur pgcd. Construisons les suites an et bn n ∈ N, à valeurs dans Zde la manière
suivante :
a0 = a
b0 = b
et pour tout n ∈ N, on pose an+1 = bn et bn+1 = r où r est le reste de la division euclidienne de an par bn .
1. Montrer que si dn est le pgcd de an et bn alors dn est également le pgcd de an+1 et bn+1 .
2. Déduire de la questionh précédente que d est le pgcd des nombres an et bn pour tout n ∈ N.
3. Montrer que la suite bn est strictement décroissante. Que peut-on en déduire ?
4. Déduire de ce qui précède que pour tout couple d’entiers relatifs (a, b) il existe un couple d’entier relatifs (u, v) tel que :
d = au + bv.
[000335]
Exercice 354
Soient a, b, c ∈ Z tels que a ∧ b = 1. Montrer que a ∧ (bc) = a ∧ c. [003110]
57
Correction H [003117]
58
2. Généraliser.
[003126]
Exercice 375
Démontrer que, si a et b sont des entiers premiers entre eux, il en est de même des entiers a + b et ab.
Indication H Correction H Vidéo [000337]
Exercice 376
Résoudre l’équation 29x − 11y = 1 dans Z.
On considère maintenant l’équation 29x − 11y = 5. Déduire de ce qui précède une solution particulière de cette équation, puis en donner
la solution générale. [000338]
Exercice 377
Soit p un nombre premier.
1. Montrer que ∀i ∈ N, 0 < i < p on a :
Cip est divisible par p.
2. Montrer par récurence que :
∀p premier, ∀a ∈ N∗ , on a a p − a est divisible par p.
Indication H Correction H Vidéo [000339]
Exercice 378
59
1. Soit (x, y, z) ∈ N3 . Montrer que :
x2 + y2 = z2 ⇔ ∃(x0 , y0 , z0 ) ∈ N3 , ∃n ∈ N tq
pgcd(x0 , y0 , z0 ) = 1
x0 + y0 = z0
2 2 2
x = 2u, z − y = 2v, z + y = 2w
Exercice 379
1. Montrer par récurrence que ∀n ∈ N, ∀k > 1 on a :
n+k
n k−1 n+i
22 − 1 = 22 − 1 × ∏ (22 + 1).
i=0
n
2. On pose Fn = 22 + 1. Montrer que pour m 6= n, Fn et Fm sont premiers entre eux.
3. En déduire qu’il y a une infinité de nombres premiers.
Indication H Correction H Vidéo [000341]
Exercice 380
Les nombres a, b, c, d étant des éléments non nuls de Z, dire si les propriétés suivantes sont vraies ou fausses, en justifiant la réponse.
1. Si a divise b et b divise c, alors a divise c.
2. Si a divise b et c, alors a divise 2b + 3c.
3. S’il existe u et v entiers tels que au + bv = 4 alors pgcd(a, b) = 4.
4. Si 7a − 9b = 1 alors a et b sont premiers entre eux.
5. Si a divise b et b divise c et c divise a, alors |a| = |b|.
6. « a et b premiers entre eux » équivaut à « ppcm(a, b) = |ab| ».
7. Si a divise c et b divise d, alors ab divise cd.
8. Si 9 divise ab et si 9 ne divise pas a, alors 9 divise b.
9. Si a divise b ou a divise c, alors a divise bc.
10. « a divise b » équivaut à « ppcm(a, b) = |b| ».
11. Si a divise b, alors a n’est pas premier avec b.
12. Si a n’est pas premier avec b, alors a divise b ou b divise a.
[000342]
Exercice 381
1. Soit p ∈ Z un nombre premier. Montrer que si a ∈ Z n’est pas congru à 0 modulo p alors p ne divise pas a et donc pgcd(a, p) = 1.
2. Soit a ∈ Z non congru à 0 modulo p avec p premier. Montrer en utilisant le a) qu’il existe u ∈ Z non congru à 0 modulo p
vérifiant au ≡ 1[p]. (Remarquer que cela donne un inverse de a modulo p).
3. Montrer que si p n’est pas premier, il existe des éléments a, u ∈ Z non nuls modulo p tels que au ≡ 0[p].
60
[000343]
Exercice 382
1. Montrer que deux entiers non nuls consécutifs sont toujours premiers entre eux.
2. Montrer que pour tout entier naturel n, pgcd((n + 1)2 , n + 2) = 1.
[000344]
Exercice 383
√
Prouver que pour vérifier qu’un entier p est premier, il suffit de vérifier qu’il n’a pas de diviseurs inférieurs ou égaux à p. [000345]
Exercice 385
Montrer que les nombres suivants ne sont pas premiers :
1. n4 − 20n2 + 4 pour n ∈ N.
4 (n + (n + 2) ) pour n ≥ 2.
1 3 3
2.
3. a4 + 4b4 pour a, b ≥ 2.
[000347]
Exercice 386
Soit X l’ensemble des nombres premiers de la forme 4k + 3 avec k ∈ N.
1. Montrer que X est non vide.
2. Montrer que le produit de nombres de la forme 4k + 1 est encore de cette forme.
3. On suppose que X est fini et on l’écrit alors X = {p1 , . . . , pn }.
Soit a = 4p1 p2 . . . pn − 1. Montrer par l’absurde que a admet un diviseur premier de la forme 4k + 3.
4. Montrer que ceci est impossible et donc que X est infini.
Correction H Vidéo [000348]
Exercice 387
n
Soit a ∈ N tel que an + 1 soit premier, montrer que ∃k ∈ N, n = 2k . Que penser de la conjecture : ∀n ∈ N, 22 + 1 est premier ?
Indication H Correction H Vidéo [000349]
Exercice 388
p
Soit n un nombre premier et p ∈ {1, ..., n − 1}, montrer que ndivise Cn . [000350]
Exercice 389
Soient a et b deux entiers supérieurs à 2 premiers entre eux, montrer que :
n o
∃N0 ∈ N, ∀n ≥ N0 , n ∈ ax + by|(x, y) ∈ N2 .
[000351]
61
Exercice 392 ab est un carré parfait
Soient a, b ∈ N∗ premiers entre eux tels que ab est un carré parfait. Montrer que a et b sont des carrés parfaits. [003132]
Exercice 393 an = bm
Soient a, b ∈ N∗ et m, n premiers entre eux tels que an = bm . Montrer qu’il existe c ∈ N∗ tel que a = cm et b = cn . [003133]
n
Exercice 394 Valuation 2-adique de 52 − 1
n
Montrer que la plus grande puissance de 2 divisant 5(2 ) − 1 est 2n+2 .
Correction H [003134]
62
Correction H [003143]
18 103.99 Autre
Exercice 404
Résoudre en nombres entiers naturels l’équation :
(x + 1)(y + 2) = 2xy.
[000352]
Exercice 405
Montrer que (0, 0, 0) est le seul triplet (x, y, z) d’entiers naturels tels que l’on ait :
x2 + y2 = 3z2 .
[000353]
Exercice 406
Déterminer les solutions des équations :
[000354]
Exercice 407
Un groupe de N ≥ 2 personnes se réunit. Montrer qu’au moins deux personnes ont serré le meme nombre de mains. On pourra séparer
les deux cas suivants : soit tout le monde a serré au moins une main, soit il existe quelqu’un qui n’a serré aucune main. [000355]
Exercice 409
Écrire les nombres complexes suivants sous la forme a + ib (a, b ∈ R) :
√ !3
5 + 2i 1 3 (1 + i)9
; − +i ; .
1 − 2i 2 2 (1 − i)7
[000002]
Exercice 410
Écrire sous la forme a + ib les nombres complexes suivants :
1. Nombre de module 2 et d’argument π/3.
2. Nombre de module 3 et d’argument −π/8.
Indication H Correction H Vidéo [000003]
Exercice 411
z4 = e−i 3 .
π
Placer dans le plan cartésien, les points d’affixes suivantes : z1 = i, z2 = 1 + i, z3 = −2 + 2i, [000004]
Exercice 412
63
Mettre chacun des nombres complexes suivants sous la forme a + ib, a ∈ R et b ∈ R.
−2 1 1 + 2i 2 + 5i 2 − 5i
√ , , , + .
1 − i 3 (1 + 2i)(3 − i) 1 − 2i 1 − i 1+i
[000005]
Exercice 413
√ 4
1. Mettre sous forme trigonométrique les nombres complexes suivants : z1 = 3 + 3i, z2 = −1 − 3i, z3 = − i, z4 = −2, z5 =
3
eiθ + e2iθ .
√
2. Calculer ( 1+i2 3 2000
) .
[000006]
Exercice 414
Effectuer les calculs suivants :
1. (3 + 2i)(1 − 3i).
2. Produit du nombre complexe de module 2 et d’argument π/3 par le nombre complexe de module 3 et d’argument −5π/6.
3+2i
3. 1−3i .
4. Quotient du nombre complexe de module 2 et d’argument π/3 par le nombre complexe de module 3 et d’argument −5π/6.
Correction H [000007]
Exercice 415
Calculer le module et l’argument des nombres complexes suivants, ainsi que de leurs conjugués :
√
1. 1 + i(1 + 2).
p √ √
2. 10 + 2 5 + i(1 − 5).
tan ϕ−i
3. tan ϕ+i où ϕ est un angle donné.
Correction H [000008]
Exercice 416
Représenter sous forme trigonométrique les nombres :
√
√ √ 1+i 3
1+i ; 1+i 3 ; 3+i ; √ .
3−i
[000009]
Exercice 417
Établir les égalités suivantes :
√ √
1. (cos(π/7) + i sin(π/7))( 1−i2 3
)(1 + i) = 2(cos(5π/84) + i sin(5π/84)),
√ √
2. (1 − i)(cos(π/5) + i sin(π/5))( 3 − i) = 2 2(cos(13π/60) − i sin(13π/60)),
√ √
2(cos(π/12)+i sin(π/12)) 3−i
3. 1+i = 2 .
Correction H [000010]
Exercice 418
√ √
Calculer le module et l’argument de u = 6−i
2
2
et v = 1 − i. En déduire le module et l’argument de w = uv .
Indication H Correction H Vidéo [000011]
Exercice 419
Écrire sous la forme partie réelle-partie imaginaire, puis sous la forme module-argument le nombre complexe :
√ !2
1 + i − 3(1 − i)
.
1+i
[000012]
64
Exercice 420
Déterminer le module et l’argument des nombres complexes :
iα
ee et eiθ + e2iθ .
Exercice 421
1+i
Déterminer le module et l’argument de 1−i . Calculer ( 1+i 32
1−i ) .
Correction H [000014]
Exercice 422
√
Calculer Z = (1 + i 3)2000 . [000015]
Exercice 423
√ √ √ √
Calculer (1 + i 3)5 + (1 − i 3)5 et (1 + i 3)5 − (1 − i 3)5 . [000016]
Exercice 424
1
Calculer le module et l’argument de z = 1+i tan α . [000017]
Exercice 425
Calculer les puissances n-ièmes des nombres complexes :
√
1+i 3 1 + i tan θ
z1 = ; z2 = 1 + j ; z3 = .
1+i 1 − i tan θ
[000018]
Exercice 426
√
Comment choisir l’entier naturel n pour que ( 3 + i)n soit un réel ? un imaginaire ? [000019]
Exercice 427
Soit z un nombre complexe de module ρ, d’argument θ , et soit z son conjugué. Calculer (z + z)(z2 + z2 ) . . . (zn + zn ) en fonction de ρ
et θ .
Indication H Correction H Vidéo [000020]
Exercice 429
Écrire l’expression (1 + cos φ + i sin φ ) sous forme trigonométrique. En déduire l’expression de (1 + cos φ + i sin φ )n . [000022]
Exercice 430
Mettre sous forme trigonométrique 1 + eiθ où θ ∈] − π, π[. Donner une interprétation géométrique.
Correction H [000023]
Exercice 431
65
Montrer que si |z| ≤ k < 1 alors 1 − k ≤ |1 + z| ≤ 1 + k. Faire un dessin et montrer qu’il peut y avoir égalité. [000024]
Exercice 432
Montrer algébriquement et géométriquement que si |z| = 1 alors |1 + z| ≥ 1 ou 1 + z2 ≥ 1.
[000025]
Exercice 433
√
Résoudre l’équation exp(z) = 3 + 3i. [000026]
Exercice 434 ∑ zi + z j
Exercice 435
Soient a, b ∈ U distincts et z ∈ C. On note u = z+abz−a−b
a−b . Montrer que u2 ∈ R.
Correction H [002927]
1 + ix
∀z ∈ C, (z ∈ U \ {−1} ⇔ ∃x ∈ R/ z = ).
1 − ix
Correction H [005128]
Exercice 440 *T
√
Calculer (1 + i 3)9 .
Correction H [005130]
Exercice 442
Trouver les racines carrées de 3 − 4i et de 24 − 10i.
Correction H [000028]
Exercice 443
66
1+i
√ .
1. Calculer les racines carrées de En déduire les valeurs de cos(π/8) et sin(π/8).
2
2. Calculer les valeurs de cos(π/12) et sin(π/12).
Indication H Correction H Vidéo [000029]
Exercice 444
Montrer que les solutions de az2 + bz + c = 0 avec a, b, c réels, sont réelles ou conjuguées.
Correction H [000030]
Exercice 445
Résoudre dans C les équations suivantes :
√
z2 + z + 1 = 0 ; z2 − (1 + 2i)z + i − 1 = 0 ; z2 − 3z − i = 0 ;
Exercice 446
Trouver les racines complexes de l’équation suivante :
x4 − 30x2 + 289 = 0.
[000032]
Exercice 447
Pour z ∈ C \ {2i}, on pose
2z − i
f (z) = .
z − 2i
1. Résoudre l’équation z2 = i, z ∈ C.
2. Résoudre l’équation f (z) = z, z ∈ C \ {2i}.
[000033]
Exercice 448
2π
On note j = e 3 .
1. Mettre j et j2 sous forme algébrique.
2. Vérifier que 1 + j + j2 = 0.
3. Factoriser le polynôme z3 − 8i.
[000034]
Exercice 449
√
1+i
√ 3.
1. Calculer les racines carrées de 1 + i, 7 + 24i, i, 5 + 12i,
3+i
2. Résoudre les équations suivantes :
(a) z2 + z + 1 = 0
(b) z2 + z − 2 = 0
(c) z2 − (5 − 14i)z − 2(5i + 12) = 0
(d) z2 + 4z + 5 = 0
(e) z2 − (3 + 4i)z − 1 + 5i = 0
(f) z4 − (1 − i)z2 − i = 0
(g) z4 + 4z3 + 6z2 + 4z − 15 = 0
[000035]
Exercice 450
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z2 − (11 − 5i)z + 24 − 27i = 0.
67
2. z3 + 3z − 2i = 0.
Correction H [000036]
Exercice 451
On considère dans C l’équation (E) suivante :
z2 − (1 + a) (1 + i) z + 1 + a2 i = 0,
Exercice 452
1. Pour α ∈ R, résoudre dans C l’équation z2 −2 cos(α)z+1 = 0. En déduire la forme trigonométrique des solutions de l’équation :
(b) Prouver, à l’aide des nombres complexes par exemple, la formule suivante :
2 θ
1 − cos θ = 2 sin , θ ∈ R.
2
2. Pour tout α appartenant à ]0, π[, et pour tout entier naturel n ≥ 2, on pose :
α
π α 2π α (n − 1)π
Hn (α) = sin + sin + . . . sin + .
2n 2n 2n n 2n n
(a) Montrer que, pour tout α non nul, on a :
sin(α/2)
2n−1 Hn (α) = .
sin(α/2n)
(b) Quelle est la limite de Hn (α) lorsque α tend vers 0 ?
[000038]
68
Résoudre dans C : z4 + 6z3 + 9z2 + 100 = 0.
Correction H [002947]
Exercice 456
Comment faut-il choisir m ∈ C pour que l’équation : z2 − (2 + im)z − (1 + im) = 0 admette deux racines imaginaires conjuguées ?
Correction H [002948]
Exercice 457
1. Soient u, v ∈ C. Vérifier que
2 |u + v|2 + |u − v|2 2
|u|2 − |v|2 = − 4|uv|2 .
2
2. Soient α, β ∈ C. CNS pour que les racines de z2 + αz + β = 0 aient même module ?
Correction H [002949]
Exercice 462
Pour tout nombre complexe Z, on pose P(Z) = Z 4 − 1.
1. Factoriser P(Z) et en déduire les solutions dans C de l’équation P(Z) = 0.
2. Déduire de 1. les solutions de l’équation d’inconnue z :
[000040]
Exercice 463
69
√
Résoudre dans C l’équation suivante : z4 = (1 − i) / 1 + i 3 . [000041]
Exercice 464
Résoudre dans C l’équation z3 = 41 (−1 + i) et montrer qu’une seule de ses solutions a une puissance quatrième réelle.
Correction H [000042]
Exercice 465
Trouver les racines cubiques de 2 − 2i et de 11 + 2i.
Correction H Vidéo [000043]
Exercice 466
√
1+i 3
Calculer √ 2
2(1+i)
π
algébriquement, puis trigonométriquement. En déduire cos 12 π
, sin 12 π
, tan 12 , tan 5π 24
12 . Résoudre dans C l’équation z =
2
1.
Correction H [000044]
Exercice 467
Trouver les racines quatrièmes de 81 et de −81.
Correction H [000045]
Exercice 468
1. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ et tout nombre z ∈ C, on a :
(z − 1) 1 + z + z2 + ... + zn−1 = zn − 1,
et en déduire que, si z 6= 1, on a :
zn − 1
1 + z + z2 + ... + zn−1 = .
z−1
2. Vérifier que pour tout x ∈ R , on a exp(ix) − 1 = 2i exp ix
2 sin x
2 .
3. Soit n ∈ N∗ . Calculer pour tout x ∈ R la somme :
Correction H [000046]
Exercice 469
Calculer la somme Sn = 1 + z + z2 + · · · + zn .
Indication H Correction H Vidéo [000047]
Exercice 470
1. Résoudre z3 = 1 et montrer que les racines s’écrivent 1, j, j2 . Calculer 1 + j + j2 et en déduire les racines de 1 + z + z2 = 0.
2. Résoudre zn = 1 et montrer que les racines s’écrivent 1, ε, . . . , ε n−1 . En déduire les racines de 1 + z + z2 + · · · + zn−1 = 0.
Calculer, pour p ∈ N, 1 + ε p + ε 2p + · · · + ε (n−1)p .
Correction H Vidéo [000048]
Exercice 471
Résoudre dans C :
1. z5 = 1.
2. z5 = 1 − i.
3. z3 = −2 + 2i.
4. z5 = z̄.
70
[000049]
Exercice 472
1. Calculer les racines n-ièmes de −i et de 1 + i.
2. Résoudre z2 − z + 1 − i = 0.
3. En déduire les racines de z2n − zn + 1 − i = 0.
[000050]
Exercice 473
Soit ε une racine n-ième de l’unité ; calculer
S = 1 + 2ε + 3ε 2 + · · · + nε n−1 .
[000051]
Exercice 474
Résoudre, dans C, l’équation (z + 1)n = (z − 1)n . [000052]
Exercice 475
Résoudre, dans C, l’équation zn = z où n ≥ 1. [000053]
Exercice 476
Résoudre les équations suivantes : √
1+i 3 1−i
z6 = √ ; z4 = √ .
1−i 3 1+i 3
[000054]
Exercice 477
Résoudre z6 + 27 = 0. (z ∈ C) [000055]
Exercice 478
1. Soient z1 , z2 , z3 trois nombres complexes distincts ayant le même cube.
Exprimer z2 et z3 en fonction de z1 .
2. Donner, sous forme polaire, les solutions dans C de :
z6 + (7 − i)z3 − 8 − 8i = 0.
Exercice 479
Résoudre dans C l’équation 27(z − 1)6 + (z + 1)6 = 0. [000057]
Exercice 480
Déterminer les racines quatrièmes de −7 − 24i. [000058]
Exercice 481
Soit β ∈ C tel que β 7 = 1 et β 6= 1. Montrer
β β2 β3
2
+ 4
+ = −2
1+β 1+β 1+β6
[000059]
71
1. (z + 1)n = (z − 1)n .
2. (z + 1)n = zn = 1.
3. z4 − z3 + z2 − z + 1 = 0.
4. 1 + 2z + 2z2 + · · · + 2zn−1 + zn = 0.
1+ix n
5. 1−ix = 1+i tan a
1−i tan a .
6. x = xn−1 .
3
z−1 3
7. z+1
z−1 + z+1 = 0.
Correction H [002939]
2
Exercice 485 ∑ ω k
Soient n ∈ N∗ , ω = e2iπ/n et Z = ∑n−1
2
k=0 ω . On demande de calculer |Z| . Pour cela . . .
k 2
Exercice 489 **
Résoudre dans C l’équation (z2 + 1)n − (z − 1)2n = 0.
Correction H [005126]
72
Exercice 491 **I
On considère l’équation (E) : (z − 1)n − (z + 1)n = 0 où n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 donné.
1. Montrer que les solutions de (E) sont imaginaires pures.
2. Montrer que les solutions de (E) sont deux à deux opposées.
3. Résoudre (E).
Correction H [005135]
22 104.04 Géométrie
Exercice 493
Déterminer l’ensemble des nombres complexes z tels que :
z−3
1. = 1,
z−5
√
z−3
2. = 2.
z−5 2
Indication H Correction H Vidéo [000060]
Exercice 494
1. Résoudre dans C l’équation (1) (z − 2)/(z − 1) = i. On donnera la solution sous forme algébrique.
2. Soit M, A, et B les points d’affixes respectives z, 1, 2. On suppose que M 6= A et que M 6= B. Interpréter géométriquement le
module et un argument de (z − 2)/(z − 1) et retrouver la solution de l’équation (1).
[000061]
Exercice 495
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé et identifié à l’ensemble C des nombres complexes par
M(x, y) 7→ x + iy = z,
où z est appelé l’affixe de M. Soit f : PrgP qui à tout point M d’affixe z associe M 0 d’affixe z0 = z−i
z+i .
1. Sur quel sous ensemble de P, f est-elle définie ?
2. Calculer |z0 | pour z affixe d’un point M situé dans le demi plan ouvert
Exercice 496
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé et on identifie P à l’ensemble des nombres complexes C par
M(x, y) 7→ x + iy = z,
où z est appelé l’affixe de M. Soit g : PrgP qui à tout point M d’fixe z 6= −1 associe g(M) d’affixe z0 = 1−z
1+z .
1. Calculer z0 + z¯0 pour |z| = 1.
2. En déduire l’image du cercle de rayon 1 de centre 0 privé du point de coordonnées (−1, 0) par l’application g.
[000063]
Exercice 497
Soit C la courbe d’équation x2 − xy + y2 = 0 dans le plan P rapporté à un repère orthonormé.
73
1. La courbe C a-t-elle des points d’intersection avec le rectangle ouvert R dont les sommets sont :
A = (−3, 2)
B = (4, 2)
C = (4, −1)
D = (−3, −1).
A0 = (−1, 4)
B0 = (2, 4)
C0 = (2, 1)
0
D = (−1, 1).
[000064]
Exercice 498
z−3
Déterminer par le calcul et géométriquement les nombres complexes z tels que z−5 = 1. Généraliser pour z−a
z−b = 1.
Correction H [000065]
Exercice 499
z−3
Déterminer par le calcul et géométriquement les nombres complexes z tels que z−5 = k (k > 0, k 6= 1). Généraliser pour z−a
z−b = k.
Correction H [000066]
Exercice 500
1. Soit A, B, C trois points du plan complexe dont les affixes sont respectivement a, b, c. On suppose que a + jb + j2 c = √0;
montrer que ABC est un triangle équilatéral ( j et j2 sont les racines cubiques complexes de 1 — plus précisément j = −1+i
2
3
).
Réciproque ?
2. ABC étant un triangle équilatéral direct du plan complexe, on construit les triangles équilatéraux directs BOD et OCE, ce qui
détermine les points D et E (O est l’origine du plan complexe). Quelle est la nature du quadrilatère ADOE ? Comparer les
triangles OBC, DBA et EAC.
Correction H [000067]
Exercice 501
Soit H une hyperbole équilatère de centre O, et M un point de H. Montrer que le cercle de centre M qui passe par le symétrique de M
par rapport à O recoupe H en trois points qui sont les sommets d’un triangle équilatéral.
Indications : en choisissant un repère adéquat, H a une équation du type xy = 1, autrement dit en identifiant le plan de H au plan
complexe, z2 − z̄2 = 4i. En notant a l’affixe de M, le cercle a pour équation |z − a|2 = 4aā. On pose Z = z − a et on élimine Z̄ entre les
équations du cercle et de l’hyperbole. En divisant par Z + 2a pour éliminer la solution déjà connue du symétrique de M, on obtient une
équation du type Z 3 − A = 0. [000068]
Exercice 502
Montrer que pour u, v ∈ C, on a |u + v|2 + |u − v|2 = 2(|u|2 + |v|2 ). Donner une interprétation géométrique.
Indication H Correction H Vidéo [000069]
Exercice 503
Soient z, z0 ∈ C tels que Arg(z) − Arg(z0 ) = π2 .
1. Montrer que zz0 + zz0 = 0.
2. Montrer que |z + z0 |2 = |z − z0 |2 = |z|2 + |z0 |2 .
[000070]
Exercice 504
1. Déterminer l’ensemble des points M du plan complexe, d’affixe z tels que : z(z − 1) = z2 (z − 1).
74
2. Déterminer l’ensemble des points M du plan complexe, d’affixe z tels que les images de 1, z, 1 + z2 soient alignées.
[000071]
Exercice 505
Soit s = (1 − z)(1 − iz).
1. Déterminer l’ensemble des images des nombres complexes z tel que s soit réel.
2. Déterminer l’ensemble des images des nombres complexes z tel que s soit imaginaire pur.
[000072]
Exercice 506
1. Soit A un point du plan d’affixe α = a + ib. Déterminer l’ensemble des points M du plan dont l’affixe z vérifie |z|2 = α z̄ + ᾱz.
z1
2. Quelles conditions doivent vérifier les points M1 et M2 d’affixes z1 et z2 pour que z2 soit réel ?
3. Déterminer les nombres complexes z tels que les points du plan complexe d’affixes z, iz, i forment un triangle équilatéral.
z−1
4. Soit z = a + ib, mettre l’expression z+1 sous forme A + iB, . Déterminer l’ensemble des points du plan complexe d’affixe z telle
que l’argument de z−1 π
z+1 soit 2 .
[000073]
Exercice 507
Déterminer les nombres complexes z tels que le triangle ayant pour sommets les points d’affixes z, z2 , z3 soit rectangle au point d’affixe
z. [000074]
Exercice 508
Déterminer les nombres complexes z ∈ C∗ tels que les points d’affixes z, 1z et (1 − z) soient sur un même cercle de centre O. [000075]
Exercice 509
Résoudre dans C le système :
|z − 1| ≤ 1, |z + 1| ≤ 1.
[000076]
Exercice 510
−−→
Soit (A0 , A1 , A2 , A3 , A4 ) un pentagone régulier. On note O son centre et on choisit un repère orthonormé (O, →
−
u ,→
−
v ) avec →
−
u = OA0 , qui
nous permet d’identifier le plan avec l’ensemble des nombres complexes C.
i A1
A2
A0
O 1
A3
A4
1. Donner les affixes ω0 , . . . , ω4 des points A0 , . . . , A4 . Montrer que ωk = ω1 k pour k ∈ {0, 1, 2, 3, 4}. Montrer que 1 + ω1 + ω12 +
ω13 + ω14 = 0.
75
4. On considère le point I d’affixe 2i , le cercle C de centre I de rayon 1
2 et enfin le point J d’intersection de C avec la demi-droite
[BI). Calculer la longueur BI puis la longueur BJ.
5. Application : Dessiner un pentagone régulier à la règle et au compas. Expliquer.
Correction H Vidéo [000077]
1. Montrer que toute droite du plan admet pour équation complexe : az + az = b avec a ∈ C∗ , b ∈ R.
2. Soient a, b, c ∈ C, a, b non tous deux nuls. Discuter la nature de E = {z ∈ C tq az + bz = c}.
Correction H [002925]
Exercice 516 a + b + c = 1
(
a+b+c = 1
Trouver a, b, c ∈ U tels que
abc = 1.
Correction H [002931]
Exercice 517 u + v + w = 0
Soient u, v, w trois complexes unitaires tels que u + v + w = 0. Montrer que u = jv = j2 w ou u = jw = j2 v. [002932]
76
Exercice 519 Symétrique par rapport à une droite
Les points A, B, M ayant pour affixes a, b, z, calculer l’affixe du symétrique de M par rapport à la droite (AB).
Correction H [002934]
77
1. |Z| = 1.
2. |Z| = 2.
3. Z ∈ R.
4. Z ∈ iR.
Correction H [005133]
Exercice 528 *T
Nature et éléments caractéristiques de la transformation d’expression complexe :
1. z0 = z + 3 − i
2. z0 = 2z + 3
3. z0 = iz + 1
4. z0 = (1 − i)z + 2 + i
Correction H [005134]
23 104.05 Trigonométrie
Exercice 529
On rappelle la formule (θ ∈ R) :
eiθ = cos θ + i sin θ .
1. Etablir les formules d’Euler (θ ∈ R) :
3. A l’aide de la formule : eix eiy = ei(x+y) (x, y ∈ R), retrouver celles pour sin(x + y), cos(x + y) et tan(x + y) en fonction de sinus,
cosinus et tangente de x ou de y ; en déduire les formules de calcul pour sin(2x), cos(2x) et tan(2x) (x, y ∈ R).
x
4. Calculer cos x et sin x en fonction de tan (x 6= π + 2kπ , k ∈ Z).
2
5. Etablir la formule de Moivre (θ ∈ R) :
(cos θ + i sin θ )n = cos(nθ ) + i sin(nθ ).
6. En utilisant la formule de Moivre, calculer cos(3x) et sin(3x) en fonction de sin x et cos x.
[000078]
Exercice 530
1. Calculer cos 5θ , cos 8θ , sin 6θ , sin 9θ , en fonction des lignes trigonométriques de l’angle θ .
2. Calculer sin3 θ , sin4 θ , cos5 θ , cos6 θ , à l’aide des lignes trigonométriques des multiples entiers de θ .
[000079]
Exercice 531
En utilisant les nombres complexes, calculer cos 5θ et sin 5θ en fonction de cos θ et sin θ .
Indication H Correction H Vidéo [000080]
Exercice 532
1. Soit θ ∈ R. A l’aide de la formule de Moivre exprimer en fonction de cos θ et de sin θ :
(b) cos(3θ ) et sin(3θ ). En déduire une équation du troisième degré admettant pour solution cos( π3 ) et la résoudre.
2. Linéariser les polynomes trigonométriques suivants : 1 + cos2 x, cos3 x + 2 sin2 x.
78
[000081]
Exercice 533
Exprimer (cos 5x)(sin 3x) en fonction de sin x et cos x. [000082]
Exercice 534
Soit x un nombre réel. On note C = 1 + cos x + cos 2x + . . . + cos nx = ∑nk=0 cos kx, et S = sin x + sin 2x + . . . + sin nx = ∑nk=0 sin kx.
Calculer C et S. [000083]
Exercice 535
Résoudre dans R les équations :
1 1
sin x = , cos x = − , tan x = −1,
2 2
et placer sur le cercle trigonométrique les images des solutions ; résoudre dans R l’équation
2π
cos(5x) = cos −x .
3
[000084]
Exercice 536
Calculer sin(25π/3), cos(19π/4), tan(37π/6). [000085]
Exercice 537
Résoudre l’équation : 2 sin2 x − 3 sin x − 2 = 0, puis l’inéquation : 2 sin2 x − 3 sin x − 2 > 0. [000086]
Exercice 538
Etudier le signe de la fonction donnée par f (x) = cos 3x + cos 5x. [000087]
Exercice 539
√
Simplifier, suivant la valeur de x ∈ [−π, π], l’expression 1 + cos x + | sin x/2|. [000088]
Exercice 540
Résoudre dans R les équations suivantes : (donner les valeurs des solutions appartenant à ]−π, π] et les placer sur le cercle trigonomé-
trique).
1. sin (5x) = sin 2π
3 +x ,
2. sin 2x − π3 = cos 3x ,
3. cos (3x) = sin (x).
Correction H [000089]
Exercice 541
√ √
A quelle condition sur le réel m l’équation 3 cos(x) + sin(x) = m a-t-elle une solution réelle ? Résoudre cette équation pour m = 2.
Correction H [000090]
Exercice 542
Résoudre dans R les inéquations suivantes :
Correction H [000091]
Exercice 543
Résoudre dans R les équations suivantes :
1. cos2 (x) − sin2 (x) = sin(3x).
79
2. cos4 (x) − sin4 (x) = 1.
Correction H [000092]
Correction H [002953]
Correction H [002957]
80
Exercice 552 z = (1 + ia)/(1 − ia)
Soit z ∈ U. Peut-on trouver a ∈ R tel que z = 1+ia
1−ia ?
Correction H [002959]
81
5. cos2 x ≤ 12 , I = [0, 2π],
6. cos 3x ≤ sin 3x , I = [0, 2π].
Correction H [005066]
Exercice 557 *I
Calculer cos π8 et sin π8 .
Correction H [005067]
Exercice 558 *I
π π
Calculer cos 12 et sin 12 .
Correction H [005068]
Exercice 561 **
Résoudre dans R l’équation 24 cos
2
x+1 + 16.24 sin2 x−3 = 20.
Correction H [005071]
3x − x3 3a − a3
= .
1 − 3x2 1 − 3a2
On trouvera deux méthodes, l’une algébrique et l’autre utilisant la formule de trigonométrie établie en 1).
Correction H [005072]
1. Vérifier que a = z + z4 et b = z2 + z3 .
2. Vérifier que 1 + z + z2 + z3 + z4 = 0.
82
3. En déduire un polynôme de degré 2 dont les racines sont a et b puis les valeurs exactes de cos 2π 2π
5 et sin 5 .
Correction H [005075]
Exercice 567 **
R π/3 R π/3
Calculer I = π/6 cos4 x sin6 x dx et J = π/6
cos4 x sin7 x dx.
Correction H [005077]
Exercice 568 **
Démontrer les identités suivantes, en précisant à chaque fois leur domaine de validité :
1−cos x
1. = tan 2x ,
sin x
2. sin x − 2π 2π
3 + sin x + sin x + 3 = 0,
3. tan π4 + x + tan π4 − x = cos(2x)
2
,
4. 1
tan x − tan x = 2
tan(2x)
.
Correction H [005078]
Exercice 572 **
3π 5π 7π
Montrer que cos4 π
8 + cos4 8 + cos4 8 + cos4 8 = 32 .
Correction H [005082]
83
1. Résoudre dans R l’équation cos(3x) = sin(2x).
π π 3π
2. En déduire les valeurs de sin x et cos x pour x élément de 10 , 5 , 10 .
Correction H [005083]
24 104.99 Autre
Exercice 575
Montrer que tout nombre complexe z non réel de module 1 peut se mettre sous la forme 1+ir
1−ir , où r ∈ R. [000093]
Exercice 576
Soit u, v des nombres complexes non réels tels que |u| = |v| = 1 et uv 6= −1. Montrer que u+v
1+uv est réel. [000094]
Exercice 577
Calculer les sommes suivantes :
n n
∑ cos(kx) ; ∑ Cnk cos(kx).
k=0 k=0
[000095]
Exercice 578
Soit Z[i] = {a + ib ; a, b ∈ Z}.
1. Montrer que si α et β sont dans Z[i] alors α + β et αβ le sont aussi.
2. Trouver les élements inversibles de Z[i], c’est-à-dire les éléments α ∈ Z[i] tels qu’il existe β ∈ Z[i] avec αβ = 1.
3. Vérifier que quel que soit ω ∈ C il existe α ∈ Z[i] tel que |ω − α| < 1.
4. Montrer qu’il existe sur Z[i] une division euclidienne, c’est-à-dire que, quels que soient α et β dans Z[i] il existe q et r dans Z[i]
vérifiant :
α = βq+r avec |r| < |β |.
α
(Indication : on pourra considérer le complexe β
)
Correction H Vidéo [000096]
Exercice 579
|Re(z)| + |Im(z)|
Montrer que ∀z ∈ C √ ≤ |z| ≤ |Re(z)| + |Im(z)|. Étudier les cas d’égalité.
2
[000097]
Exercice 580
d az + b Im(z)
Soit (a, b, c, d) ∈ R4 tel que ad − bc = 1 et c 6= 0. Montrer que si z 6= − alors Im( )= . [000098]
c cz + d |(cz + d)|2
Exercice 581
Que dire de trois complexes a, b, c non nuls tels que |a + b + c| = |a| + |b| + |c|. [000099]
Exercice 582
1. Étudier la suite (zn )n∈N définie par : z0 = 4, zn+1 = f (zn ) où f est l’application de C sur lui-même définie par :
1 √
∀z ∈ C, f (z) = i + (1 − i 3)z.
4
Indication : on commencera par rechercher les coordonnées cartésiennes de l’unique point α tel que f (α) = α, puis on s’inté-
ressera à la suite (xn )n∈N définie par :
∀n ∈ N, xn = zn − α.
84
2. On pose ∀n ∈ N, ln = |zn+1 − zn |. Calculer
n
lim lk
n→∞ ∑
k=0
et interpréter géométriquement.
[000100]
Exercice 585
Exercice 589
Soit P un polynôme. Sachant que le reste de la division euclidienne de P par X − a est 1 et celui de la division de P par X − b est −1,
(a 6= b), quel est le reste de la division euclidienne de P par (X − a)(X − b) ? [000357]
85
Exercice 590
Calculer le reste de la division euclidienne du polynôme X n + X + 1 par le polynôme (X − 1)2 . [000358]
Exercice 591
Pour quelles valeurs de m le polynôme P = (X + 1)m − X m − 1 est-il divisible par le polynôme Q = X 2 + X + 1 ? [000359]
Exercice 592
Montrer que le polynôme P(X) − X divise le polynôme P(P(X)) − X. [000360]
Exercice 593
Déterminer a, b ∈ Z de façon à ce que le polynôme aX n+1 − bX n + 1 soit divisible par le polynôme (X − 1)2 . Calculer alors le quotient
des deux polynômes. [000361]
Exercice 594
Existe-t-il un polynôme P de degré 7 tel que (X − 1)4 divise P(X) + 1 et (X + 1)4 divise P(X) − 1 ? [000362]
Exercice 595
Effectuer les divisions par puissances croissantes de :
1. P = 1 par Q = 1 − X, à l’ordre n,
2. P = 1 + X par Q = 1 + X 2 à l’ordre 5,
3 5
3. P = X − X6 + X12 par Q = 1 − 2X 2 + X 4 à l’ordre 5.
[000363]
Exercice 596
Effectuer les divisions euclidiennes de
3X 5 + 4X 2 + 1 par X 2 + 2X + 3,
3X 5 + 2X 4 − X 2 + 1 par X 3 + X + 2,
X 4 − X 3 + X − 2 par X 2 − 2X + 4.
Correction H [000364]
Exercice 597
Dans C[X], effectuer les divisions euclidiennes de
X 2 − 3iX − 5(1 + i) par X − 1 + i,
4X 3 + X 2 par X + 1 + i. [000365]
Exercice 598
Effectuer la division selon les puissances croissantes de :
X 4 + X 3 − 2X + 1 par X 2 + X + 1 à l’ordre 2.
Correction H [000366]
Exercice 599
Soit a et b deux nombres complexes distincts, m et n deux entiers naturels. Montrer que si les polynômes (X − a)m et (X − b)n divisent
un polynôme P, alors le polynôme (X − a)m (X − b)n divise P. [000367]
Exercice 600
Pour n ∈ N, quel est le reste de la division de X n + X + b par (X − a)2 ? [000368]
Exercice 601
86
Pour n ∈ N, montrer que le polynôme (X − 1)n+2 + X 2n+1 est divisible par X 2 − X + 1. Trouver le quotient si n = 2. [000369]
Exercice 602
Trouver les polynômes P tels que P + 1 soit divisible par (X − 1)4 et P − 1 par (X + 1)4 :
1. en utilisant la relation de Bézout,
2. en considérant le polynôme dérivé P0 .
Combien y a-t-il de solutions de degré ≤ 7 ?
Correction H [000370]
Exercice 603
Effectuer la division de A = X 6 − 2X 4 + X 3 + 1 par B = X 3 + X 2 + 1 :
1. Suivant les puissances décroissantes.
2. À l’ordre 4 (c’est-à-dire tel que le reste soit divisible par X 5 ) suivant les puissances croissantes.
Correction H [000371]
Exercice 604
Déterminer a et b dans R tels que X 2 + 2 divise X 4 + X 3 + aX 2 + bX + 2. [000372]
Exercice 605
Déterminer le reste de la division euclidienne de (sin aX + cos a)n par X 2 + 1. [000373]
Exercice 606
Soit P un polynôme dont le reste de la division euclidienne par X − 1 est 7 et par X + 5 est 3. Quel est le reste de la division euclidienne
de P par X 2 + 4X − 5 ? [000374]
Exercice 607
Effectuer la division euclidienne de X 5 − 7X 4 − X 2 − 9X + 9 par X 2 − 5X + 4.
Correction H [000375]
Exercice 608
Soit n ≥ 1. Déterminer le reste de la division euclidienne de nX n+1 − (n + 1)X n + 1 par (X − 1)2 . [000376]
Exercice 609
Soient P, Q ∈ K[X] tels que X 2 + X + 1 divise P(X 3 ) + XQ(X 3 ). Montrer que P(1) = Q(1) = 0. Réciproque ? [000377]
Exercice 610
Quels sont les polynômes P ∈ C[X] tels que P0 divise P ?
Correction H [000378]
87
1. Montrer que Φ et Ψ sont linéaires. Chercher leurs noyaux et leurs images.
2. Simplifier Φ(P1 P2 ).
[003197]
88
Correction H [003205]
26 105.02 Pgcd
Exercice 630
Calculer pgcd(P, Q) lorsque :
89
1. P = X 3 − X 2 − X − 2 et Q = X 5 − 2X 4 + X 2 − X − 2,
2. P = X 4 + X 3 − 2X + 1 et Q = X 3 + X + 1.
Correction H [000379]
Exercice 631
Déterminer le pgcd des polynômes suivants :
X 5 + 3X 4 + X 3 + X 2 + 3X + 1 et X 4 + 2X 3 + X + 2,
X 4 + X 3 − 3X 2 − 4X − 1 et X 3 + X 2 − X − 1,
X 5 + 5X 4 + 9X 3 + 7X 2 + 5X + 3 et X 4 + 2X 3 + 2X 2 + X + 1.
Correction H [000380]
Exercice 632
Déterminer A, B ∈ R[X] tels que (X 3 + 1)A + (X 2 + X + 1)B = 1. [000381]
Exercice 633
Montrer qu’il existe deux polynômes : U,V , vérifiant : (?) (X − 1)nU + X nV = 1. Déterminer U1 et V1 de degré strictement inférieur à
n, satisfaisant cette égalité. En déduire tous les polynômes U,V vérifiant (?). [000382]
Exercice 634
Soient P, Q deux polynômes premiers entre eux.
1. Montrer qu’alors Pn et Qm sont premiers entre eux où n, m sont deux entiers positifs.
2. Montrer de même que P + Q et PQ sont premiers entre eux.
[000383]
Exercice 635
Soit n un entier positif.
1. Déterminer le pgcd des polynômes (X n − 1) et (X − 1)n .
2. Pour n = 3 démontrer qu’il existe un couple de polynômes (U,V ) tel que (X 3 − 1)U + (X − 1)3V = X − 1. En donner un.
[000384]
Exercice 636
Montrer que les éléments X 2 + X, X 2 − X, X 2 − 1 de R[X] sont premiers entre eux, mais ne sont pas premiers entre eux deux à deux.
[000385]
Exercice 637
Trouver tous les polynômes U et V de R[X] tels que AU + BV soit un pgcd de A et B avec A = X 4 − 2X 3 − 2X 2 + 10X − 7 et B =
X 4 − 2X 3 − 3X 2 + 13X − 10. [000386]
Exercice 638
Calculer le pgcd D des polynômes A et B définis ci-dessous. Trouver des polynômes U et V tels que D = AU + BV .
1. A = X 5 + 3X 4 + 2X 3 − X 2 − 3X − 2 et B = X 4 + 2X 3 + 2X 2 + 7X + 6.
2. A = X 6 − 2X 5 + 2X 4 − 3X 3 + 3X 2 − 2X et B = X 4 − 2X 3 + X 2 − X + 1.
Correction H [000387]
Exercice 639
Trouver le pgcd des trois polynômes :
A = X 5 + 4X 4 + 6X 3 + 6X 2 + 5X + 2
B = X 2 + 3X + 2
C = X 3 + 2X 2 + X + 2.
[000388]
Exercice 640
90
Soit les polynômes de R[X] :
A = (X + 3)2 (X + 1)(X 2 + 1)3
B = (X + 3)2 (X + 2)2 (X 2 + 1)
C = (X + 3)(X + 2)(X 2 + 1)2 .
1. Combien A possède-t-il de diviseurs normalisés ? et B ? et C ?
2. Écrire le pgcd et le ppcm de A et B.
3. Écrire le pgcd et le ppcm des trois polynômes A, B et C.
[000389]
Exercice 641
1. Trouver le pgcd de X 24 − 1 et X 15 − 1 ; le pgcd de X 280 − 1 et X 60 − 1.
2. Montrer que quels que soient les entiers positifs b et q, X b − 1 divise X bq − 1. En déduire que le reste de la division de X a − 1
par X b − 1 est X r − 1 où r est le reste de la division dans N de a par b. Quel est alors le pgcd de X a − 1 et X b − 1 ? Application :
trouver le pgcd de X 5400 − 1 et X 1920 − 1.
3. P étant un polynôme quelconque de C[X], et a et b deux entiers naturels, quel est le pgcd de Pa − 1 et Pb − 1 ? Indication :
utiliser le théorème de Bézout dans Z et dans C[X].
[000390]
Exercice 642
Soit A ∈ C[X] et B ∈ C[X].
1. A-t-on pgcd(A, B) = 1 ⇐⇒ pgcd(A + B, AB) = 1 ?
2. A-t-on pgcd(A, B) = pgcd(A + B, AB) ?
[000391]
Exercice 643
Soit n un entier strictement positif.
1. Démontrer qu’il existe un unique couple de polynômes P et Q de degrés strictement inférieurs à n tels que (1 − X)n P(X) +
X n Q(X) = 1.
2. Démontrer que P(1 − X) = Q(X) et Q(1 − X) = P(X).
3. Démontrer qu’il existe une constante a telle que
(1 − X)P0 (X) − nP(X) = aX n−1 .
En déduire les coefficients de P et la valeur de a.
Réponse : a = −(2n − 1)C2n−2
n−1
. [000392]
Exercice 644
Déterminer les polynômes P ∈ R[X] et Q ∈ R[X], premiers entre eux, tels que P2 + Q2 = (X 2 + 1)2 . En déduire que l’équation x2 + y2 =
z2 a une infinité de solutions (non proportionnelles) dans Z. [000393]
Exercice 645
1. Montrer que les polynômes X − 1 et X − 2 sont premiers entre eux et en déduire d = pgcd((X − 1)2 , (X − 2)3 ) et des U et V
polynômes tels que
U(X − 1)2 +V (X − 2)3 = d.
2. Déterminer le polynôme P, de degré minimal, tel que le reste de la division euclidienne de P par (X − 1)2 est 2X et le reste de
la division euclidienne de P par (X − 2)3 est 3X.
[000394]
Exercice 646
Montrer que les polynômes complexes P = X 1998 + X + 1 et Q = X 5 + X + 1 sont premiers entre eux. [000395]
91
27 105.03 Racine, décomposition en facteurs irréductibles
Exercice 648
1. Montrer que le polynôme P(X) = X 5 − X 2 + 1 admet une unique racine réelle et que celle-ci est irationnelle.
2. Montrer que le polynôme Q(X) = 2X 3 − X 2 − X − 3 a une racine rationnelle (qu’on calculera). En déduire sa décomposition en
produit de facteurs irréductibles dans C[X].
[000396]
Exercice 649
Soit P(X) = an X n + · · · + a0 un polynôme à coefficients entiers premiers entre eux (c’est à dire tels que les seuls diviseurs communs à
p
tous les ai soient −1 et 1). Montrer que si r = avec p et q premiers entre eux est une racine rationnelle de P alors p divise a0 et q
q
divise an . [000397]
Exercice 650
Soit P ∈ Q[X] un polynôme de degré n.
1. Montrer que si P est irréductible dans Q alors il n’a que des racines simples dans C.
n
2. Soit λ ∈ C une racine de P, de multiplicité strictement plus grande que .Montrer que λ est rationnel.
2
[000398]
Exercice 651
Montrer que le polynôme nX n+2 − (n + 2)X n+1 + (n + 2)X − n admet une racine multiple. Application : déterminer les racines du
polynôme 3X 5 − 5X 4 + 5X − 3.
[000399]
Exercice 652
Soit P = (X 2 − X + 1)2 + 1.
1. Vérifier que i est racine de P.
2. En déduire alors la décomposition en produit de facteurs irréductibles de P sur R[X]
3. Factoriser sur C[X] et sur R[X] les polynômes suivants en produit de polynômes irréductibles : P = X 4 + X 2 + 1, Q = X 2n +
1, R = X 6 − X 5 + X 4 − X 3 + X 2 − X + 1, S = X 5 − 13X 4 + 67X 3 − 171X 2 + 216X − 108 (on cherchera les racines doubles de
S).
[000400]
Exercice 653
Décomposer dans R[X], sans déterminer ses racines, le polynôme P = X 4 + 1, en produit de facteurs irréductibles.
Correction H [000401]
Exercice 654
Pour tout a ∈ R et tout n ∈ N∗ , démontrer que X − a divise X n − an . [000402]
Exercice 655
Décomposer X 12 − 1 en produit de facteurs irréductibles dans R[X]. [000403]
Exercice 656
Prouver que B divise A, où :
A = X 3n+2 + X 3m+1 + X 3p et B = X 2 + X + 1,
A = (X + 1)2n − X 2n − 2X − 1 et B = X(X + 1)(2X + 1),
A = nX n+1 − (n + 1)X n + 1 et B = (X − 1)2 . [000404]
Exercice 657
Soit P ∈ Z[X] et n ∈ Z ; notons m = P(n) ; (deg(P) ≥ 1).
1. Montrer que : ∀k ∈ Z, m divise P(n + km).
2. Montrer qu’il n’existe pas de polynôme P dans Z[X], non constant, tel que pour tout n ∈ Z, P(n) soit premier.
92
[000405]
Exercice 658
Soit P un polynôme de R[X] tel que P(x) ≥ 0 pour tout x ∈ R.
Montrer qu’il existe S, T ∈ R[X] tels que P = S2 + T 2 (on utilisera la factorisation dans C[X]). Indications :
1. Soient a, b ∈ R, déterminer c, d ∈ R tels que : ab = c2 − d 2 , vérifier que (a2 + b2 )(c2 + d 2 ) = (ac + bd)2 + (bc − ad)2 .
2. Résoudre le problème pour P de degré 2.
3. Conclure.
[000406]
Exercice 659
Soit θ ∈ R ; on suppose sin nθ 6= 0. Déterminer les racines du polynôme P = ∑nk=1 Cnk sin kθ X k . Vérifier que ces racines sont toutes
réelles. [000407]
Exercice 660
Soit a ∈ C, P ∈ C[X] et Q ∈ C[X], premiers entre eux. On suppose que a est racine double de P2 + Q2 . Montrer que a est racine de
P0 2 + Q0 2 . [000408]
Exercice 661
Pour n ∈ N∗ , quel est l’ordre de multiplicité de 2 comme racine du polynôme
Correction H [000409]
Exercice 662
Pour quelles valeurs de a le polynôme (X + 1)7 − X 7 − a admet-il une racine multiple réelle ?
Correction H [000410]
Exercice 663
Montrer que le polynôme X 3 + 2 est irréductible dans Q[X]. Factoriser ce polynôme dans R[X] et dans C[X]. [000411]
Exercice 664
Dans R[X] et dans C[X], décomposer les polynômes suivants en facteurs irréductibles.
1. X 3 − 3.
2. X 12 − 1.
Correction H [000412]
Exercice 665
Quelle est la décomposition de X 6 + 1 en facteurs irréductibles dans C[X] ? Dans R[X] ? [000413]
Exercice 666
Soit P le polynôme X 4 + 2X 2 + 1. Déterminer les multiplicités des racines i et −i, de deux façons différentes : soit en décomposant P
dans C[X], soit en utilisant le polynôme dérivé de P. [000414]
Exercice 667
Soit le polynôme P = X 8 + 2X 6 + 3X 4 + 2X 2 + 1.
1. Montrer que j est racine de ce polynôme. Déterminer son ordre de multiplicité.
2. Quelle conséquence peut-on tirer de la parité de P ?
3. Décomposer P en facteurs irréductibles dans C[X] et dans R[X].
[000415]
93
Exercice 668
Soit E le polynôme du troisième degré : aX 3 + bX 2 + cX + d avec a, b, c, d ∈ R et a 6= 0, et soit x1 , x2 , x3 ses trois racines dans C.
Trouver un polynôme ayant pour racines x1 x2 , x2 x3 et x3 x1 . [000416]
Exercice 669
Soient x1 , x2 , x3 les racines de X 3 − 2X 2 + X + 3. Calculer x13 + x23 + x33 . [000417]
Exercice 670
Soit n ∈ N fixé. Montrer qu’il y a un nombre fini de polynômes unitaires de degré n à coefficients entiers ayant toutes leurs racines de
module inférieur ou égal à 1. [000418]
Exercice 671
n
Soit n ≥ 2 et Pn (X) = ∑ 1 k
k! X . Pn a-t-il une racine double ? [000419]
k=0
Exercice 672
Résoudre les équations :
1. P0 P00 = 18P où P ∈ R[X].
2. P(X 2 ) = (X 2 + 1)P(X) où P ∈ C[X].
[000420]
Exercice 673
Soit P ∈ R[X] scindé sur R à racines simples.
1. Montrer qu’il en est de même de P0 .
2. Montrer que le polynôme P2 + 1 n’a que des racines simples dans C.
[000421]
Exercice 674
Soit n ∈ N∗ et P(X) = (X + 1)n − (X − 1)n .
1. Quel est le degré de P ?
2. Factoriser P dans C[X].
p kπ 1
3. Montrer que ∀p ∈ N∗ ∏ cotan( )= √ .
k=1 2p + 1 2p + 1
[000422]
Exercice 675
Factoriser dans R[X] :
1. X 6 + 1.
2. X 9 + X 6 + X 3 + 1.
Correction H [000423]
94
Exercice 678 Racines de j et j2
p p−1 n n−1
Montrer que si p ≤ n, alors X 2 + X 2 + 1 divise X 2 + X 2 + 1. [003216]
Exercice 687 x1 + x2 = 1
Soient p, q ∈ C et P(X) = X 5 + pX + q. Donner une CNS sur p et q pour que deux des racines de P aient pour somme 1.
Correction H [003225]
Correction H [003226]
95
2. Montrer que si P(X 3 ) + XQ(X 3 ) est divisible par X 2 + X + 1, alors P et Q sont divisibles par X − 1.
[003227]
Exercice 691
Démontrer que 1 + X + X n n’a que des racines simples. [003229]
96
[003236]
√
Exercice 699 P( 2) = 0
√ √ √
Soit P ∈ Q[X] tel que P 2 = 0. Démontrer que − 2 est aussi racine de P avec la même multiplicité que 2. [003237]
Correction H [003238]
97
Démontrer que 1 + (X − 1)2 (X − 3)2 est irréductible dans Q[X].
Correction H [003247]
98
Soit P ∈ C[X] de degré supérieur ou égal à 1. Montrer que les racines de P0 sont barycentres à coefficients positifs des racines de P (on
0
dit que les racines de P0 sont dans l’enveloppe convexe des racines de P). Indication : calculer PP .
Correction H [005324]
Exercice 722
Décomposer en produit de facteurs irréductibles dans R[X] le polynôme X 6 − 2X 3 cos a + 1 où a est un réel donné dans [0, π].
Correction H [005342]
Exercice 723
7 où k ∈ {−3, −2, −1, 1, 2, 3} puis montrer que ces six nombres
Former une équation du sixième degré dont les racines sont les sin kπ
sont irrationnels.
Correction H [005345]
Exercice 724
Déterminer λ et µ complexes tels que les zéros de z4 − 4z3 − 36z2 + λ z + µ soient en progression arithmétique. Résoudre alors l’équa-
tion.
Correction H [005349]
Exercice 725
Soient x1 , x2 , x3 les zéros de X 3 + 2X − 1. Calculer x14 + x24 + x34 .
Correction H [005350]
Exercice 726
Soient x1 ,..., x8 les zéros de X 8 + X 7 − X + 3. Calculer ∑ x1
x2 x3 (168 termes).
Correction H [005351]
99
3X 5 + 2X 4 + X 2 + 3X + 2
sur R
X4 + 1
1
sur C puis sur R
X 2n + 1
X3 + X
sur R
(X 2 + X + 1)2
[000443]
Exercice 728
X 3 −3X 2 +X−4
1. Décomposer X−1 en éléments simples sur R.
2X 3 +X 2 −X+1
2. Décomposer X 2 −3X+2
en éléments simples sur R.
2X +X −X+1
3 2
3. Décomposer X 2 −2X+1
en éléments simples sur R.
X 4 +2X 2 +1
4. Décomposer X 2 −1
en éléments simples sur R.
X
5. Décomposer X 2 −4
en éléments simples sur R.
X 5 +X 4 +1
6. Décomposer X 3 −X
en éléments simples sur R.
X 5 +X 4 +1
7. Décomposer X(X−1)4
en éléments simples sur R.
X 5 +X 4 +1
8. Décomposer (X−1)3 (X+1)2
en éléments simples sur R.
7
X +3
9. Décomposer (X 2 +X+2)3
en éléments simples sur R.
(3−2i)X−5+3i
10. Décomposer X 2 +iX+2
en éléments simples sur C.
X+i
11. Décomposer X 2 +i
en éléments simples sur C.
X
12. Décomposer (X+i)2
en éléments simples sur C.
X 2 +1
13. Décomposer X 4 +1
en éléments simples sur R et sur C.
X
14. Décomposer X 4 +1
en éléments simples sur R et sur C.
X 2 +X+1
15. Décomposer X 4 +1
en éléments simples sur R et sur C.
5
X +X+1
16. Décomposer X 4 −1
en éléments simples sur R et sur C.
X 5 +X+1
17. Décomposer X 6 −1
en éléments simples sur R et sur C.
X −2 3
18. Décomposer X 4 (X 2 +X+1)2
en éléments simples sur R et sur C.
X
19. Décomposer (X 2 +1)(X 2 +4)
en éléments simples sur R et sur C.
X −3 2
20. Décomposer (X 2 +1)(X 2 +4)
en éléments simples sur R et sur C.
Correction H [000444]
Exercice 729
2x4 + x3 + 3x2 − 6x + 1
Décomposition en éléments simples Φ = .
2x3 − x2
Indication H Correction H [000445]
Exercice 730
2x5 − 8x3 + 8x2 − 4x + 1
Décomposition en éléments simples Φ = .
x3 (x − 1)2
Indication H Correction H [000446]
Exercice 731
4x6 − 2x5 + 11x4 − x3 + 11x2 + 2x + 3
Décomposition en éléments simples Φ = .
x(x2 + 1)3
Correction H [000447]
Exercice 732
100
1
Soient a et b deux réels distincts et F(X) = . En utilisant la formule de Taylor en a pour f (X) = (X − a)n F(X),
(X − a)n (X − b)n
décomposer F sur R. [000448]
Exercice 733
Donner une CNS sur f ∈ C(X) pour qu’il existe g ∈ C(X) tel que f = g0 . [000449]
Exercice 734
On appelle valuation une application v : C(X) → Z ∪ {∞} telle que : λ ∈ C∗ V v(λ ) = 0, v(0) = ∞, ∃a ∈ C(X) : v(a) = 1
∀( f , g) ∈ C(X)2 , v( f g) = v( f ) + v(g)
1. Soit F ∈ C(X) telle que F(e2iπ/n X) = F(X). Montrer qu’il existe une unique fraction G ∈ C(X) telle que F(X) = G(X n ).
X+e2ikπ/n
2. Application : Simplifier ∑n−1
k=0 X−e2ikπ/n
.
Correction H [003274]
101
Soit F ∈ K(X) définie en a ∈ K. Démontrer qu’il existe une fraction Gn définie en a telle que :
F (n−1) (a)
F(X) = F(a) + (X − a)F 0 (a) + · · · + (X − a)n−1 + (X − a)n Gn (X).
(n − 1)!
[003276]
1 1 5 15 35 35
= − + − +
(x2 − 1)5 32(x − 1)5 64(x − 1)4 128(x − 1)3 256(x − 1)2 256(x − 1)
35 35 15 15 1
− − − − −
256(x + 1) 256(x + 1)2 128(x + 1)3 64(x + 1)4 32(x + 1)5
(x2 + 1)2 4 8 8 4 1
= + + + +
(x − 1)6 (x − 1)6 (x − 1)5 (x − 1)4 (x − 1)3 (x − 1)2
x3 + x + 1 1 4 9 17 3 8 17
=− 4 − 3 − 2 − + − +
x4 (x − 1)3 x x x x (x − 1)3 (x − 1)2 x − 1
(x2 − x + 1)2 1 1
=1 + 2 +
x2 (x − 1)2 x (x − 1)2
x2 1 1 1 1
= + + +
(x2 − 1)2 4(x − 1)2 4(x − 1) 4(x + 1)2 4(x + 1)
Du type x2 + 1
x2 −1 1
= +
(x2 + 1)2 (x2 + 1)2 x2 + 1
x 1 1 1 1 x x
= − − − + +
(x4 − 1)2 16(x − 1)2 8(x − 1) 16(x + 1)2 8(x + 1) 4(x2 + 1)2 4(x2 + 1)
x 1 1−x x+1
= + −
(x − 1)(x + 1)
2 2 4(x − 1) 2
2(x + 1)2 4(x2 + 1)
x6 1 1 x x + 1/4
=1 + − + − 2
(x2 + 1)2 (x + 1)2 4(x + 1)2 x + 1 2(x2 + 1)2 x +1
x6 x−1 1 5 19
=x + 3 + + + +
(x2 + 1)(x − 1)3 4(x2 + 1) 2(x − 1)3 2(x − 1)2 4(x − 1)
Du type x2 + x + 1
102
x 1 1
= −
x4 + x2 + 1 2(x2 − x + 1) 2(x2 + x + 1)
x4 + 1 x x
=1 + −
x4 + x2 + 1 2(x2 + x + 1) 2(x2 − x + 1)
x4 + 1 1 2 1 2x + 2
= − − +
x2 (x2 + x + 1)2 x2 x (x2 + x + 1)2 x2 + x + 1
3x5 − 5x4 + 4x2 − 11x + 1 23x + 6 13x + 18 3x − 11
=− 2 + +
(x2 + x + 1)6 (x + x + 1)6 (x2 + x + 1)5 (x2 + x + 1)4
x8 1 1 1 2x + 1 2x − 1
=x 2
+ − + −
x6 − 1 6 x − 1 x + 1 x2 + x + 1 x2 − x + 1
√ √
1 1 x+ 2 x− 2
= √ √ − √
x4 + 1 2 2 x2 + x 2 + 1 x2 − x 2 + 1
x 1 1 1
= √ √ − √
x4 + 1 2 2 x2 − x 2 + 1 x2 + x 2 + 1
√ √
1 1 1 ωx − 2 ω 0x − 2 1+ 5 0 1− 5
= − + , ω= ,ω =
x5 + 1 5(x + 1) 5 x2 − ωx + 1 x2 − ω 0 x + 1 2 2
Racines de l’unité
n−1
xn + 1 ωk
=1 + 2 ∑ , ω = e2iπ/n
x −1
n
k=0 n(x − ω )
k
1 n−1
2x cos αk − 2 1 1 2kπ
= ∑ + − si n est pair , αk =
x − 1 k=1;2k6=n n(x2 − 2x cos αk + 1) n(x − 1)
n n(x + 1) n
n−1
1 nxn−1
∑ x − ω k = xn − 1 , ω = e2iπ/n
k=0
n−1
1 nx2n−2 + n(n − 1)xn−2
∑ (x − ω k )2 = , ω = e2iπ/n (dérivée)
k=0 (xn − 1)2
Polynômes de Tchebychev
Divers
103
n
x2n (−1)kCnk
= ∑
(x2 + 1)n k=0 (x2 + 1)k
n−1
1 Γkn (−1)k (−1)n
= +
∑ 2n+k (x − 1)n−k (x + 1)n−k
(x2 − 1)n k=0
n−1
1 (−1)n Γkn ik+n (−i)k+n
= +
∑ 2n+k (x − i)n−k (x + i)n−k
(x2 + 1)n k=0
n
n! (−1)k−1 kCnk
=∑
(x + 1)(x + 2) . . . (x + n) k=1 x+k
2
x 1 x x
= − , α 6≡ 0(mod π)
x4 − 2x2 cos α + 1 4 cos(α/2) x2 − 2x cos(α/2) + 1 x2 + 2x cos(α/2) + 1
[003279]
Exercice 749
Soient a1 , . . . , an ∈ K distincts et P = (X − a1 ) . . . (X − an ).
(1+X 2 )n
1. Décomposer en éléments simples la fraction P2
.
2. Montrer que les coefficients des 1
X−ai sont tous nuls si et seulement si : (1 + X 2 )P00 − 2nXP0 + n(n + 1)P = 0.
Correction H [003284]
104
0
1. Décomposer en éléments simples PP .
2. En déduire que les racines de P0 sont dans l’enveloppe convexe de x1 , . . . , xn .
Correction H [003286]
Soit P ∈ (x2 + 1)[ X] admettant deux racines distinctes et tel que P00 divise P. Montrer que P est à racines simples.
Soit P ∈ R[X] admettant deux racines réelles distinctes, et tel que P00 divise P. Montrer que P est scindé sur R et à racines simples.
Correction H [003292]
1. Effectuer la division suivant les puissances croissantes à un ordre n quelconque de 1 par (1 − X)2 .
2. En déduire 1 + 2 cos θ + 3 cos 2θ + · · · + n cos(n − 1)θ , n ∈ N∗ , θ ∈ R.
Correction H [003294]
1. Effectuer la division suivant les puissances croissantes à un ordre queclonque de 1 − X 2 par 1 − 2X cos θ + X 2 .
2. En déduire la valeur de 1 + 2 ∑nk=1 cos kθ , (θ 6≡ 0(mod 2π)).
Correction H [003295]
105
1. Vérifier que P et Q sont premiers entre eux.
2. Trouver U,V ∈ K[X] tels que UP +V Q = 1 (utiliser une division suivant les puissances croissantes).
Correction H [003296]
Exercice 762
Décomposer en éléments simples dans C(X) les fractions rationnelles suivantes
X 2 +3X+5 X 2 +1 1
1) X 2 −3X+2
2) (X−1)(X−2)(X−3)
3) X(X−1)2
X 2 +1 X6
4) (X−1) 2 (X+1)2 5) (X−2)31(X+2)3 6) (X 3 −1)2
X 2 +3
7/ X 61+1 8) X 5 −3X 4 +5X 3 −7X 2 +6X−2 9) (X 2 +1)X3 (X 2 −1)
X 6 +1 X 7 +1 X 2 +1
10) X 5 −X 4 +X 3 −X 2 +X−1 11) (X 2 +X+1)3 12) X(X−1) 4 (X 2 −2)2
13) (X+1)71−X 7 −1 .
Correction H [005335]
Exercice 763
Décomposer en éléments simples dans C(X) les fractions rationnelles suivantes
1 1 n!
1) X n −1 2) (X−1)(X n −1)
3) (X−1)(X−2)...(X−n)
2
X 1
4) X 4 −2X 2 cos(2a)+1
5) X 2n +1
.
Correction H [005336]
Exercice 764
Soit Un l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité dans C. Ecrire sous forme d’une fraction rationnelle (ou encore réduire au même
dénominateur) F = ∑ω∈Un ω 2 XωX+1
2 +ωX+1 .
Correction H [005337]
Exercice 765
P
Soit F = Q où P et Q sont des polynômes tous deux non nuls et premiers entre eux. Montrer que F est paire si et seulement si P et Q
sont pairs. Etablir un résultat analogue pour F impaire.
Correction H [005338]
Exercice 766
1
Montrer que ( X−a )a∈C est libre dans K(X).
Correction H [005339]
Exercice 767
1
Calculer la dérivée n-ième de X 2 +1
.
Correction H [005340]
Exercice 768
On pose P = a(X − x1 )...(X − xn ) où les xi sont des complexes non nécessairement deux à deux distincts et a est un complexe non nul.
0 0
Calculer PP . De manière générale, déterminer la décomposition en éléments simples de PP quand P est un polynôme scindé. Une
application : déterminer tous les polynômes divisibles par leur dérivées.
Correction H [005341]
29 105.99 Autre
Exercice 769
Montrer que pour tout n ∈ N∗ il existe un polynôme Pn et un seul tel que
∀θ ∈ R, Pn (2 cos θ ) = 2 cos nθ .
Montrer que Pn est unitaire et que ses coefficients sont entiers. En déduire les r rationnels tels que cos rπ soit rationnel. [000424]
106
Exercice 770
Déterminer, s’il en existe, tous les idéaux J de R[X] tels que : I(P) ⊂ J ⊂ R[X], avec I(P) idéal engendré par P dans les cas suivants :
P = X 2 + X + 1, P = X 2 + 2X + 1, P = X 3 + 3X − 4.
[000425]
Exercice 771
Trouver un polynôme P de degré ≤ 2 tel que
P(1) = −2 et P(−2) = 3 et P(0) = −1
Correction H [000426]
Exercice 772
Trouver un polynôme P de degré minimum tel que
P(0) = 1 et P(1) = 0 et P(−1) = −2 et P(2) = 4
Correction H [000427]
Exercice 773
R k+1 Rx
Trouver les polynômes P de R[X] tels que ∀k ∈ Z k P(t)dt = k + 1 (on pourra utiliser le polynôme Q(x) = 0 P(t)dt). [000428]
Exercice 774
Soit (P0 , P1 , . . . , Pn ) une famille de polynômes de K[X] telle que ∀k ∈ {0, . . . , n} degPk = k. Montrer à l’aide d’une récurrence soigneuse
que cette famille est libre. [000429]
Exercice 775
Soit n ∈ N∗ fixé et ∆ : Rn [X] 7→ Rn [X], P(X) 7→ P(X + 1) − P(X).
1. Montrer que ∆ est linéaire, i.e. que ∀(a, b) ∈ R2 et (P, Q) ∈ Rn [X] ∆(aP + bQ) = a∆(P) + b∆(Q).
2. Déterminer ker(∆) = {P ∈ Rn [X]/∆(P) = 0}.
1
3. Soient H0 = 1 et pour k ∈ {1, . . . , n} Hk = X(X − 1) . . . (X − k + 1). Calculer ∆(Hk ).
k!
4. Soit Q ∈ Rn−1 [X]. Comment trouver P ∈ Rn [X] tel que ∆(P) = Q.
5. Déterminer P pour Q = X 2 tel que P(1) = 0.
6. En déduire la somme 12 + 22 + . . . + n2 .
[000430]
Exercice 776
Résoudre l’équation d’inconnue P ∈ C[X] : P(X + 1)P(X) = −P(X 2 ). [000431]
Exercice 777
Soit (P, Q) ∈ Rn [X]2 tels que ∃(a, A) ∈ (R+∗ )2 , ∀x ∈] − a, a[, |P(x) − Q(x)| ≤ A xn+1 . Que dire de P et Q ? [000432]
Exercice 778
(n)
Soient Wn = (X 2 − 1)n , Ln = 1
2n n! Wn .
1. Donner le degré de Ln , son coefficient dominant, sa parité, calculer Ln (1). Donner L0 , L1 , L2 .
0
2. Démontrer : ∀n ≥ 1, (X 2 − 1)Wn = 2nXWn , en déduire :
00 0
∀n ∈ N, (X 2 − 1)Ln + 2XLn − n(n + 1)Ln = 0.
0 0 0
3. Montrer ensuite : ∀n ≥ 1, Ln0 = XLn−1 + nLn−1 , puis nLn = XLn − Ln−1 .
4. Montrer enfin que les polynômes Ln peuvent être définis par la récurrence :
(n + 1)Ln+1 = (2n + 1)XLn − nLn−1 .
107
[000433]
Exercice 779
Montrer que si n ≥ 3, l’équation xn + yn = zn n’a pas de solution non triviale (i.e. xyz 6= 0) dans C[X].
Indication : on peut supposer x, y, z, sans facteurs communs. Dériver la relation, la multiplier par z, étudier le degré. [000434]
Exercice 780
Soit n ∈ N∗ , P ∈ C[X] de degré n, avec P(0) = 1, P(1) = 0, montrer :
1
sup |P(z)| ≥ 1 + .
|z|=1 n
2ikπ n
Indication : wk = e n+1 , montrer ∑ P(wk ) = (n + 1)a0. [000435]
k=0
Exercice 781
1. Lemme : Soit P ∈ C[X] non constant, z0 ∈ C, montrer que
Exercice 782
Soit n ∈ N∗ , et P(X) = (X + 1)n − (X − 1)n . Quel est le degré de P ? Le factoriser dans C[X]. [000437]
Exercice 783
Soit P ∈ R[X] un polynôme dont tous les zéros sont réels et distincts, montrer que φ = (P0 )2 − PP00 n’a pas de zéro réel. [000438]
Exercice 784
Soit K ⊆ C un corps pour les lois usuelles sur C et P ∈ K[X] non constant.
1. Montrer que si α est racine de P de multiplicité m ∈ [1, +∞[ alors α est racine du polynôme P0 avec la multiplicité m − 1.
2. On suppose K = R et P scindé sur R. Montrer que P0 est scindé sur R (on utilisera le théorème de Rolle).
[000439]
Exercice 785
Soient m, n ∈ [1, +∞[, d = pgcd(m, n) et P = X m − 1, Q = X n − 1, D = X d − 1 ∈ C[X].
1. (a) Montrer que si x ∈ C est racine commune de P et Q alors x est racine de D (on pourra utiliser l’égalité de Bézout dans
Z).
(b) Montrer que si y ∈ C est racine de D alors y est racine commune de P et Q (utiliser la définition de d).
2. (a) Soient A, B ∈ C[X] tels que toute racine de A est racine de B. Peut-on en déduire que A divise B ? Même question si les
racines de A sont simples.
(b) Montrer que les racines de D et P sont simples et en déduire que pgcd(P, Q) = D.
[000440]
Exercice 786
Soient les polynômes complexes P1 = X 3 − 2, P2 = X 4 + 4 et P3 = X 4 + 4X 3 + 8.
1. Étudier leur irréductibilité sur C et sur R.
108
√
2. Montrer que P1 est irréductible sur Q (on utilisera que 3
2∈
/ Q).
3. Montrer que P2 est réductible sur Z.
4. Montrer que P3 est irréductible sur Z.
[000441]
Exercice 787
Soit P = X 4 − 5X 3 + 9X 2 − 15X + 18 ∈ C[X]. Déterminer toutes les racines complexes de P sachant que deux d’entre elles ont 6 pour
produit. [000442]
Exercice 795 P − X | P ◦ P − X
109
Correction H [003171]
Exercice 798 A3 + B = C3 + D
deg A = degC = m
Soient A, B,C, D ∈ R[X] tels que : deg B < 2m, deg D < 2m
3
A + B = C3 + D.
Montrer que A = C et B = D.
Trouver un contre-exemple avec des polynômes à coefficients complexes. [003174]
110
1. Montrer qu’il existe un unique polynôme Pn ∈ K[X] tel que Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n .
2. Chercher une relation de récurrence entre Pn0 et Pn−1 .
3. Décomposer Pn (X + 1) sur la base (Pk )k∈N .
4. Démontrer que Pn (1 − X) = (−1)n Pn (X).
Correction H [003181]
1
Exercice 809 P(tan α) = Q cos α
Soit P ∈ R[X]. Existe-t-il Q ∈ R[X] tel que ∀ α ∈ − π2 , π2 , P(tan α) = Q cos1 α ?
Correction H [003185]
1. Montrer que pour tout entier n ∈ N il existe un unique polynôme Pn ∈ Z[X] vérifiant :
+z−n =Pn (z+z−1 ).
∀ z ∈ (x2 + 1) ∗, z
n
111
Correction H [003187]
∗
k=1 x−k ≥ 1 (Ens Ulm-Lyon-Cachan MP 2003)
k
Exercice 815 ∑100
Exercice 817 Diviseurs premiers de la suite (P(n)) (Ens ULM-Lyon-Cachan MP∗ 2003)
Soit P ∈ Z[X] non constant et E l’ensemble des diviseurs premiers d’au moins un P(n), n ∈ Z. Montrer que E est infini.
Correction H [003193]
112
Exercice 823 xi7
Soient a, b, c les racines de X 3 − X + 1. Calculer a7 + b7 + c7 .
Correction H [003257]
R1
Exercice 826 t=−1 P(t) dt = d P(a) + P(b) + P(c)
R1
Trouver a, b, c, d ∈ R tels que : ∀ P ∈ R3 [X], t=−1 P(t) dt = d P(a) + P(b) + P(c) .
Correction H [003260]
113
Exercice 833 2X 3 + 5X 2 − X + λ a une racine de module 1
Trouver λ ∈ R tel que 2X 3 + 5X 2 − X + λ ait une racine de module 1.
Correction H [003267]
Exercice 837 **
Soit P un polynôme différent de X. Montrer que P(X) − X divise P(P(X)) − X.
Correction H [005320]
Exercice 842 **
Résoudre dans C3 (resp. C4 ) le système :
114
x+y+z+t = 0
x+y+z = 1
2
1 x + y2 + z2 + t 2 = 10
1) +1+1 =1 2) .
x y z
x 3 + y3 + z3 + t 3 = 0
xyz = −4 4 4 4 4
x + y + z + t = 26
Correction H [005330]
Exercice 844 **
Factoriser dans C[X] le polynôme 12X 4 + X 3 + 15X 2 − 20X + 4.
Correction H [005332]
Exercice 847
Soit P = où n est un entier naturel non nul, les ai sont des entiers relatifs et a0 et an sont non nuls. Soient p un entier relatif non nul et
q un entier naturel non nul tels que p ∧ q = 1.
Montrer que, si r = qp est une racine (rationnelle) de P alors p divise a0 et q divise an .
Application. Résoudre dans C l’équation 9z4 − 3z3 + 16z2 − 6z − 4 = 0.
Correction H [005343]
Exercice 849
Soit P un polynôme à coefficients complexes de degré 4.
Montrer que les images dans le plan complexe des racines de P forment un parallélogramme si et seulement si P0 et P(3) ont une racine
commune
Correction H [005346]
Exercice 850
2
y + yz + z2 = 7
3
Résoudre dans C le système z2 + zx + x2 = 13 .
2
x + xy + y2 = 3
Correction H [005347]
Exercice 851
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Pour k ∈ Z, on pose ωk = e2ikπ/n .
n−1 2
1. Calculer ∏k=0 1 + 2−ω k
.
115
Correction H [005348]
Exercice 852
Résoudre dans C l’équation z4 − 21z + 8 = 0 sachant qu’il existe deux des solutions sont inverses l’une de l’autre.
Correction H [005352]
Exercice 854
Soit R∗+ muni de la loi interne ⊕ définie par a ⊕ b = ab, ∀a, b ∈ R∗+ et de la loi externe ⊗ telle que λ ⊗ a = aλ , ∀a ∈ R∗+ , ∀λ ∈ R.
Montrer que E = (R∗+ , ⊕, ⊗) est un R-espace vectoriel. [000887]
Exercice 855
Parmi les ensembles suivants reconnaître ceux qui sont des sous-espaces vectoriels.
n o
E1 = (x, y, z) ∈ R3 ; x + y + a = 0, et x + 3az = 0
E2 = { f ∈ F (R, R); f (1) = 0} , E3 = { f ∈ F (R, R); f (0) = 1}
n o
0
E4 = P ∈ Rn [X]; P = 3 , E5 = (x, y) ∈ R2 ; x + αy + 1 > 0 .
Exercice 856
Parmi les ensembles suivants, reconnaître ceux qui sont des sous-espaces vectoriels :
E1 = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y = 0}; E10 = {(x, y, z) ∈ R3 /xy = 0}.
E2 = {(x, y, z,t) ∈ R /x = 0, y = z}; E20 = {(x, y, z) ∈ R3 /x = 1}.
4
Exercice 857
Déterminer si R2 , muni des lois internes et externes suivantes, est ou n’est pas un R-espace vectoriel :
1. (a, b) + (c, d) = (a + c, b + d); λ (a, b) = (a, λ b), λ ∈ R.
2. (a, b) + (c, d) = (a + c, b + d); λ (a, b) = (λ 2 a, λ 2 b), λ ∈ R.
3. (a, b) + (c, d) = (c, d); λ (a, b) = (λ a, λ b), λ ∈ R.
[000890]
Exercice 858
Dire si les objets suivants sont des espaces vectoriels :
1. L’ensemble des fonctions réelles sur [0, 1], continues, positives ou nulles, pour l’addition et le produit par un réel.
2. L’ensemble des fonctions réelles sur R vérifiant limx→+∞ f (x) = 0 pour les mêmes opérations.
2x1 − x2 + x3 = 0
3. L’ensemble des solutions (x1 , x2 , x3 ) du système : x − 4x2 + 7x3 = 0
1
x1 + 3x2 − 6x3 = 0.
4. L’ensemble des fonctions continues sur [0, 1] vérifiant f (1/2) = 0.
5. L’ensemble R∗+ pour les opérations x ⊕ y = xy et λ · x = xλ , (λ ∈ R).
116
6. L’ensemble des fonctions impaires sur R.
Rb 3
7. L’ensemble des fonctions sur [a, b] continues, vérifiant f (a) = 7 f (b) + a t f (t) dt.
8. L’ensemble des fonctions sur R qui sont nulle en 1 ou nulle en 4.
9. L’ensemble des fonctions sur R qui peuvent s’écrire comme somme d’une fonction nulle en 1 et d’une fonction nulle en 4.
Identifier cet ensemble.
10. L’ensemble des polynômes de degré exactement n.
11. L’ensemble des fonctions de classe C2 vérifiant f 00 + ω 2 f = 0.
12. L’ensemble des fonctions sur R telles que f (3) = 7.
13. L’ensemble des primitives de la fonction xex sur R.
14. L’ensemble des nombres complexes d’argument π/4 + kπ, (k ∈ Z).
15. L’ensemble des points (x, y) de R2 , vérifiant sin(x + y) = 0.
16. L’ensemble des vecteurs (x, y, z) de R3 orthogonaux au vecteur (−1, 3, −2).
R1
17. L’ensemble des fonctions continues sur [0, 1] vérifiant 0 sin x f (x) dx = 0.
18. L’ensemble des polynômes ne comportant pas de terme de degré 7.
19. L’ensemble des fonctions paires sur R.
[000891]
Exercice 859
Montrer que l’ensemble E = { f ∈ RR /(∃(a, ϕ) ∈ R2 )(∀x ∈ R) f (x) = a cos(x − ϕ)} est un R-espace vectoriel. [000892]
Exercice 860
Soit E un espace vectoriel (sur R ou C).
1. Soient F et G deux sous-espaces de E. Montrer que
G ⊂ F =⇒ F ∩ (G + H) = G + (F ∩ H).
Exercice 861
On munit R2 de l’addition usuelle et de la loi externe λ (x, y) = (λ x, y). Est-ce un R-espace vectoriel ? [000894]
Exercice 862
Montrer que (x, y, z) ∈ R3 /x + y + z = 0 et 2x − y + 3z = 0 est un sous-espace vectoriel de R3 . [000895]
Exercice 863
Montrer que
F = { f ∈ C(R, R)|∃(A, φ ) ∈ R2 , ∀x ∈ R, f (x) = A cos(x + φ )}
est un espace vectoriel. [000896]
Exercice 864
VRAI OU FAUX
117
[002425]
Exercice 865
On note Rn l’ensemble des n-uplets (x1 , . . . , xn ) de nombres réels ; R[X] l’ensemble des polynômes à coefficients réels en la variable
X ; R[X] p le sous-ensemble des polynômes de degré ≤ p ; R(X) l’ensemble des fractions rationnelles à coefficients réels en la variable
X ; R(X) p le sous-ensemble des fractions rationnelles de degré ≤ p ; Ck (R) l’ensemble des fonctions réelles définies sur R et k fois
continûment dérivables (k ≥ 0 entier) ; C∞ (R) l’ensemble des fonctions indéfiniment dérivables sur R.
1. Dotés des opérations d’addition et de multiplication usuelles, lesquels de ces ensembles sont des espaces vectoriels ?
2. Montrer que R[X] p ⊂ R[X] ⊂ R(X) et que C∞ (R) ⊂ Ck (R) ⊂ C0 (R), et que ce sont des sous-espaces vectoriels.
3. Si l’on identifie les polynômes et les fractions rationnelles aux fonctions correspondantes, a-t-on R[X] ⊂ C∞ (R) et R(X) ⊂
C∞ (R) ?
[002427]
Exercice 866
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, F, G deux sous-espaces de E. Montrer que dim(F + G) = dim F + dim G − dim(F ∩ G).
[002428]
Exercice 867
Soit E = R[X]n (polynômes de degré ≤ n), et P ∈ E.
1. Montrer que l’ensemble FP des polynômes de E multiples de P est un sous-espace vectoriel de E. Quelle en est la dimension en
fonction du degré de P ?
2. Soit Q ∈ E un polynôme sans racine commune avec P, et tel que deg P + deg Q = n. Montrer que E = FP ⊕ FQ .
3. En déduire qu’il existe deux polynômes U et V tels que UP +V Q = 1.
[002429]
Exercice 868
Soit E l’espace vectoriel des fonctions réelles indéfiniment dérivables à valeurs dans R.
1. Montrer que les quatre fonctions définies par
Exercice 869
1. En utilisant les opérations d’addition + et de multiplication · de deux nombres, définir, pour chaque ensemble E de la liste
ci-dessous :
– une addition ⊕ : E × E → E ;
– une multiplication par un nombre réel : R × E → E.
(a) E = Rn ;
(b) E = l’ensemble des trajectoires d’une particule ponctuelle dans l’espace R3 ;
(c) E = l’ensemble des solutions (x, y, z) ∈ R3 de l’équation S1 : x − 2y + 3z = 0;
(d) E = l’ensemble des solutions (x, y, z) ∈ R3 du système d’équations.
2x + 4y − 6z = 0
S2 : ;
y+z = 0
118
(g) E = l’ensemble des fonctions Ψ(t, x), à valeurs complexes, solutions de l’équation de Schrödinger :
∂ h̄ ∂ 2
ih̄ Ψ(t, x) = − Ψ(x,t) + x2 Ψ(t, x)
∂t 2m ∂ x2
où h̄ et m sont des constantes ;
(h) E = l’ensemble des suites (xn )n∈N de nombres réels ;
(i) E = l’ensemble des polynômes P(x) à coefficients réels ;
(j) E = l’ensemble des polynômes P(x) à coefficients réels de degré inférieur ou égal à 3 ;
(k) E = l’ensemble des polynômes P(x) à coefficients réels divisibles par (x − 1) ;
(l) E = l’ensemble des fonctions continues sur l’intervalle [0, 1] à valeurs réelles ;
(m) E = l’ensemble des fonctions continues sur l’intervalle [0, 1] à valeurs réelles et d’intégrale nulle ;
(n) E = l’ensemble des fonctions dérivables sur l’intervalle ]0, 1[ à valeurs réelles ;
(o) E = l’ensemble des fonctions réelles qui s’annulent en 0 ∈ R.
(p) E = l’ensemble des fonctions réelles qui tendent vers 0 lorsque x tend vers +∞ ;
2. Pour les opérations d’addition ⊕ construites, montrer que E possède un élément neutre (terme à définir), et que chaque élément
de E possède un inverse.
[002778]
Exercice 870
Qu’est -ce qui empêche de définir les mêmes opérations que dans l’exercice précédent sur les ensembles suivants ?
(a) E = l’ensemble des solutions (x, y, z) ∈ R3 de l’équation S3 : x − 2y + 3z = 3 ;
(b) E = l’ensemble des fonctions y(x) telles que y00 (x) sin x + x3 y2 (x) + y(x) log x = 0, ∀x > 0 ;
(c) E = N ;
(d) E = Z ;
(e) E = R+ ;
(f) E = Qn ;
(g) E = l’ensemble des suites (xn )n∈N de nombres positifs ;
(h) E = l’ensemble des fonctions réelles qui prennent la valeur 1 en 0 ;
(i) E = l’ensemble des fonctions réelles qui tendent vers +∞ lorsque x tend vers +∞ ;
[002779]
Exercice 872 F ∩ G = F 0 ∩ G0
Soient F, G, F 0 , G0 des sev d’un ev E.
Montrer que si F ∩ G = F 0 ∩ G0 alors F + (G ∩ F 0 ) ∩ F + (G ∩ G0 ) = F.
Correction H [003299]
119
Exercice 875 *T
Soit E le R-espace vectoriel des applications de [0, 1] dans R (muni de f + g et λ . f usuels) (ne pas hésiter à redémontrer que E est un
R espace vectoriel). Soit F l’ensemble des applications de [0, 1] dans R vérifiant l’une des conditions suivantes :
Correction H [005165]
Exercice 877 **
Soit E un K-espace vectoriel. Soient A, B et C trois sous-espaces vectoriels de E vérifiant A ∩ B = A ∩ C, A + B = A + C et B ⊂ C.
Montrer que B = C.
Correction H [005166]
Exercice 880 **
Soient E un K-espace vectoriel et A, B et C trois sous-espaces de E.
1. Montrer que : (A ∩ B) + (A ∩C) ⊂ A ∩ (B +C).
2. A-t-on toujours l’égalité ?
3. Montrer que : (A ∩ B) + (A ∩C) = A ∩ (B + (A ∩C)).
Correction H [005172]
120
5. Montrer que (cos x, sin x, cos(2x), sin(2x)) est une famille libre de F.
Correction H [005174]
Exercice 883 **
Soit C l’ensemble des applications de R dans R, croissantes sur R.
1. C est-il un espace vectoriel (pour les opérations usuelles) ?
2. Montrer que V = { f ∈ RR / ∃(g, h) ∈ C2 tel que f = g − h} est un R-espace vectoriel.
Correction H [005175]
Exercice 884 **
Montrer que la commutativité de la loi + est une conséquence des autres axiomes de la structure d’espace vectoriel.
Correction H [005176]
Correction H [005177]
Exercice 886 ** I
Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel E.
Montrer que : [(F ∪ G sous-espace de E) ⇔ (F ⊂ G ou G ⊂ F)].
Correction H [005563]
Exercice 889
Les familles suivantes sont-elles libres ?
1. v~1 (1, 0, 1), v~2 (0, 2, 2) et v~3 (3, 7, 1) dans R3 .
2. v~1 (1, 0, 0), v~2 (0, 1, 1) et v~3 (1, 1, 1) dans R3 .
3. v~1 (1, 2, 1, 2, 1), v~2 (2, 1, 2, 1, 2), v~3 (1, 0, 1, 1, 0) et v~4 (0, 1, 0, 0, 1) dans R5 .
4. v~1 (2, 4, 3, −1, −2, 1), v~2 (1, 1, 2, 1, 3, 1) et v~3 (0, −1, 0, 3, 6, 2) dans R6 .
5. v~1 (2, 1, 3, −1, 4, −1), v~2 (−1, 1, −2, 2, −3, 3) et v~3 (1, 5, 0, 4, −1, 7) dans R6 .
[000898]
Exercice 890
On considère dans Rn une famille de 4 vecteurs linéairement indépendants : (~
e1 , e~2 , e~3 , e~4 ). Les familles suivantes sont-elles libres ?
1. (~
e1 , 2~
e2 , e~3 ).
2. (~
e1 , e~3 ).
121
3. (~
e1 , 2~
e1 + e~4 , e~4 ).
4. (3~
e1 + e~3 , e~3 , e~2 + e~3 ).
e1 + e~2 , e~1 − 3~
5. (2~ e2 , e~4 , e~2 − e~1 ).
[000899]
Exercice 891
Soient dans R4 les vecteurs e~1 (1, 2, 3, 4) et e~2 (1, −2, 3, −4). Peut-on déterminer x et y pour que (x, 1, y, 1) ∈ Vect{~
e1 , e~2 } ? Et pour que
(x, 1, 1, y) ∈ Vect{~
e1 , e~2 } ?
Indication H Correction H [000900]
Exercice 892
Dans R4 on considère l’ensemble E des vecteurs (x1 , x2 , x3 , x4 ) vérifiant x1 + x2 + x3 + x4 = 0. L’ensemble E est-il un sous espace
vectoriel de R4 ? Si oui, en donner une base.
Indication H Correction H [000901]
Exercice 893
Dans l’espace R4 , on se donne cinq vecteurs : V1 = (1, 1, 1, 1), V2 = (1, 2, 3, 4), V3 = (3, 1, 4, 2), V4 = (10, 4, 13, 7), V5 = (1, 7, 8, 14).
Chercher les relations de dépendance linéaires entre ces vecteurs. Si ces vecteurs sont dépendants, en extraire au moins une famille
libre engendrant le même sous-espace. [000902]
Exercice 894
Dans l’espace R4 , on se donne cinq vecteurs : V1 = (1, 1, 1, 1), V2 = (1, 2, 3, 4), V3 = (3, 1, 4, 2), V4 = (10, 4, 13, 7), V5 = (1, 7, 8, 14). À
quelle(s) condition(s) un vecteur B = (b1 , b2 , b3 , b4 ) appartient-il au sous-espace engendré par les vecteurs V1 , V2 , V3 , V4 , V5 ? Définir
ce sous-espace par une ou des équations. [000903]
Exercice 895
Soient les vecteurs e1 = (1, 2, 3, 4), e2 = (1, −2, 3, −4) de R4 . Peut-on déterminer x et y pour que (x, 1, y, 1) ∈ Vect{e1 , e2 } ? pour que
(x, 1, 1, y) ∈ Vect{e1 , e2 } ? [000904]
Exercice 896
Soit E un espace vectoriel sur R et x, y, z,t une famille libre d’éléments de E, les familles suivantes sont-elles libres ?
1. x, 2y, z.
2. x, z.
3. x, 2x + t,t.
4. 3x + z, z, y + z.
5. 2x + y, x − 3y,t, y − x.
[000905]
Exercice 897
Dans R4 , comparer les sous-espaces F et G suivants :
[000906]
Exercice 898
On suppose que v1 , v2 , v3 , . . . , vn sont des vecteurs indépendants de Rn .
1. Les vecteurs v1 − v2 , v2 − v3 , v3 − v4 , . . . , vn − v1 sont-ils linéairement indépendants ?
2. Les vecteurs v1 + v2 , v2 + v3 , v3 + v4 , . . . , vn + v1 sont-ils linéairement indépendants ?
3. Les vecteurs v1 , v1 + v2 , v1 + v2 + v3 , v1 + v2 + v3 + v4 , . . . , v1 + v2 + · · · + vn sont-ils linéairement indépendants ?
[000907]
Exercice 899
122
2 1 3 5
Soient E et F les sous-espaces vectoriels de R3 engendrés respectivement par les vecteurs { 3 , −1} et {7 , 0 }.
−1 −2 0 −7
Montrer que E et F sont égaux.
Indication H Correction H [000908]
Exercice 900
Prouver que dans R3 , les vecteurs u1 = (2, 3, −1) et u2 = (1, −1, −2) engendrent le même s.e.v. que les vecteurs v1 = (3, 7, 0) et
v2 = (5, 0, −7).
[000909]
Exercice 901
√ √ √
1. Montrer que les systèmes : S1 = (1; 2) et S2 = (1; 2; 3) sont libres dans R considéré comme Q-espace vectoriel.
√ √ √
2. Soient, dans R2 , les vecteurs u1 = (3 + 5, 2 + 3 5) et u2 = (4, 7 5 − 9). Montrer que le système (u1 , u2 ) est Q-libre et R-lié.
3. Soient les vecteurs v1 = (1 − i, i) et v2 = (2, −1 + i) dans C2 .
(a) Montrer que le système (v1 , v2 ) est R-libre et C-lié.
(b) Vérifier que le système S = {(1, 0), (i, 0), (0, 1), (0, i)} est une base de l’e.v. C2 sur R, et donner les composantes des
vecteurs v1 , v2 par rapport à cette base.
[000910]
Exercice 902
1. On définit les fonctions suivantes : f1 : t 7→ cost.cht, f2 : t 7→ cost.sht, f3 : t 7→ sint.cht, f4 : t 7→ sint.sht. Montrer que le système
( f1 , f2 , f3 , f4 ) est libre dans RR .
2. Même question pour la famille F = { fλ : t 7→ eλt , λ ∈ R}.
[000911]
Exercice 903
Dans F (R, R), les trois fonctions x 7→ sin x, x 7→ sin 2x, x 7→ sin 3x, sont-elles linéairement indépendantes ? Généraliser. [000912]
Exercice 904
Soit E un C-espace vectoriel et S1 = (e1 , e2 , ..., en ) un système libre dans E, n ≥ 2.
1. On considère le système S2 = (e01 , e02 , ..., e0n ) défini par : e0j = ∑k=1 ek , 1 ≤ j ≤ n. S2 est-il libre ?
j
2. On considère le système S3 = (ε1 , ε2 , ..., εn ) défini par : ε j = e j + e j+1 , 1 ≤ j ≤ n − 1 et εn = en + e1 . Montrer les résultats
suivants :
(a) S3 libre ⇒ S1 libre.
(b) n impair : S3 libre ⇔ S1 libre.
(c) n pair : S3 lié.
[000913]
Exercice 905
Peut-on déterminer des réels x, y pour que le vecteur v = (−2, x, y, 3) appartienne au s.e.v. engendré dans R4 par le système (e1 , e2 ) où
e1 = (1, −1, 1, 2) et e2 = (−1, 2, 3, 1) ?
Correction H [000914]
Exercice 906
Soient f (x) = cos(x), g(x) = cos(x) cos(2x) et h(x) = sin(x) sin(2x). Déterminer vect( f , g, h). [000915]
Exercice 907
(
R→R
Soit α ∈ R et fα : . Montrer que la famille ( fα )α∈R est libre.
x 7→ 1 si x = α , 0 sinon
Indication H Correction H [000916]
Exercice 908
123
Soit α ∈ R et gα : R → R, x 7→ eαx . Montrer que la famille (gα )α∈R est libre. [000917]
Exercice 909
Montrer que les familles suivantes sont libres dans RR , et ce quelque soit N ∈ N∗ :
[000918]
Exercice 910
Soit E l’ensemble des suites réelles (un )n≥0 . Pour tout k ∈ N, on note δk l’élément de E dont les coordonnées sont toutes nulles, sauf
δk,k = 1. Montrer que la famille infinie B = {δk }k∈N est libre (en ce sens que toute sous-famille finie est libre). Soit E0 le sous-ensemble
des suites qui convergent vers zéro. Montrer que c’est un sous-espace vectoriel de E. Montrer que B est aussi une famille libre de E0 .
[002430]
Exercice 911
Soit E un espace vectoriel réel et u un endomorphisme de E tel que u2 = −I.
1. Montrer que u est bijectif.
2. On suppose que les 2p − 1 vecteurs x1 , . . . , x p , u(x1 ), . . . , u(x p−1 ) sont linéairement indépendants. Montrer que les 2p vecteurs
x1 , . . . , x p , u(x1 ), . . . , u(x p ) sont linéairement indépendants.
3. On suppose que E est de dimension finie. Montrer que E possède une base de la forme x1 , . . . , x p , u(x1 ), . . . , u(x p ) et est de
dimension paire. Donner la matrice de u dans cette base.
[002435]
Exercice 912
Dans R4 , on note v1 = t (1, 2, 0, −1), v2 = t (3, 2, −1, −1), v3 = t (−1, 2, 1, −3) et v4 = t (1, −1, 1, −1). Sont-ils linéairement indépen-
dants ? Trouver une relation de dépendance linéaire entre eux. [002450]
Exercice 913
Exercice 914
Soient dans R3 les vecteurs v~1 = (1, 1, 0), v~2 = (4, 1, 4) et v~3 = (2, −1, 4).
1. Montrer que v~1 et v~2 ne sont pas colinéaires. Faire de même avec v~1 et v~3 , puis avec v~2 et v~3 .
2. La famille (~
v1 , v~2 , v~3 ) est-elle libre ?
[002780]
Exercice 915
Les familles suivantes sont-elles libres ?
1. v~1 = (1, 0, 1), v~2 = (0, 2, 2) et v~3 = (3, 7, 1) dans R3 .
2. v~1 = (1, 0, 0), v~2 = (0, 1, 1) et v~3 = (1, 1, 1) dans R3 .
124
3. v~1 = (1, 2, 1, 2, 1), v~2 = (2, 1, 2, 1, 2), v~3 = (1, 0, 1, 1, 0) et v~4 = (0, 1, 0, 0, 1) dans R5 .
4. v~1 = (2, 4, 3, −1, −2, 1), v~2 = (1, 1, 2, 1, 3, 1) et v~3 = (0, −1, 0, 3, 6, 2) dans R6 .
5. v~1 = (2, 1, 3, −1, 4, −1), v~2 = (−1, 1, −2, 2, −3, 3) et v~3 = (1, 5, 0, 4, −1, 7) dans R6 .
[002781]
Exercice 916
On suppose que v1 , v2 , v3 , . . . , vn sont des vecteurs indépendants de Rn .
1. Les vecteurs v1 − v2 , v2 − v3 , v3 − v4 , . . . , vn − v1 sont-ils linéairement indépendants ?
2. Les vecteurs v1 + v2 , v2 + v3 , v3 + v4 , . . . , vn + v1 sont-ils linéairement indépendants ?
3. Les vecteurs v1 , v1 + v2 , v1 + v2 + v3 , v1 + v2 + v3 + v4 , . . . , v1 + v2 + · · · + vn sont-ils linéairement indépendants ?
[002782]
125
4. A = (x 7→ |x − a|)a∈R .
Correction H [005180]
Exercice 924 **
Les familles suivantes de R4 sont-elles libres ou liées ? Fournir des relations de dépendance linéaire quand ces relations existent.
1. (e1 , e2 , e3 ) où e1 = (3, 0, 1, −2), e2 = (1, 5, 0, −1) et e3 = (7, 5, 2, 1).
2. (e1 , e2 , e3 , e4 ) où e1 = (1, 1, 1, 1), e2 = (1, 1, 1, −1), e3 = (1, 1, −1, 1) et e4 = (1, −1, 1, 1).
3. (e1 , e2 , e3 , e4 ) où e1 = (0, 0, 1, 0), e2 = (0, 0, 0, 1), e3 = (1, 0, 0, 0) et e4 = (0, 1, 0, 0).
4. (e1 , e2 , e3 , e4 ) où e1 = (2, −1, 3, 1), e2 = (1, 1, 1, 1), e3 = (4, 1, 5, 3) et e4 = (1, −2, 2, 0).
Correction H [005566]
Exercice 926 **
Soit f (x) = ln(1 + x) pour x réel positif. Soient f1 = f , f2 = f ◦ f et f3 = f ◦ f ◦ f . Etudier la liberté de ( f1 , f2 , f3 ) dans [0, +∞[[0,+∞[ .
Correction H [005568]
Exercice 927 **
Soit fa (x) = |x − a| pour a et x réels. Etudier la liberté de la famille ( fa )a∈R .
Correction H [005569]
Exercice 929 **
Montrer que toute suite de polynômes non nuls de degrés deux à deux distincts est libre.
Montrer que toute suite de polynômes non nuls de valuations deux à deux distinctes est libre.
Correction H [005571]
Exercice 930 **
1. Calculer pour p et q entiers naturels donnés les intégrales suivantes :
R 2π R 2π R 2π
J(p, q) = 0 cos(px) cos(qx) dx, K(p, q) = 0 cos(px) sin(qx) dx et L(p, q) = 0 sin(px) sin(qx) dx.
2. Montrer que la famille de fonctions (cos(px)) p∈N ∪ (sin(qx))q∈N∗ est libre.
Correction H [005574]
Exercice 932
On considère les vecteurs v1 = (1, 0, 0, 1), v2 = (0, 0, 1, 0), v3 = (0, 1, 0, 0), v4 = (0, 0, 0, 1), v5 = (0, 1, 0, 1) dans R4 .
126
1. Vect{v1 , v2 } et Vect{v3 } sont-ils supplémentaires dans R4 ?
2. Même question pour Vect{v1 , v3 , v4 } et Vect{v2 , v5 }.
Indication H Correction H [000920]
Exercice 933
Si L, M, N sont trois sous-espaces vectoriels de E, a-t-on :
L ∩ (M + N) = L ∩ M + L ∩ N ?
[000921]
Exercice 934
Soit E = Rn [X] l’espace vectoriel des polynômes de degré ≤ n. On définit
Ea = {P ∈ E; (X − a)/P}
pour a ∈ R. Montrer que si a 6= b il existe un couple de réels (c, d) tels que 1 = c(X − a) + d(X − b). En déduire que E = Ea + Eb , la
somme est-elle directe ? [000922]
Exercice 935
Soit E = ∆1 (R, R) et F = { f ∈ E/ f (0) = f 0 (0) = 0}. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E et déterminer un supplémentaire
de F dans E.
Indication H Correction H [000923]
Exercice 936
Soient E un espace vectoriel, F et G deux sous-espaces vectoriels de E. On dit que F et G sont supplémentaires dans E lorsque
F ∩ G = {0} et E = F + G. On note E = F ⊕ G.
1 0 1 1 1
1 1 1 0 1
1. Soient e1 = , e2 = , e3 = , e4 = et e5 = des vecteurs de R4 . Posons F = Vect {e1 , e2 }, G = Vect {e3 , e4 }, G0 =
0 1 0 0 1
0 0 1 0 1
Vect {e3 , e4 , e5 }. Montrer que E = F ⊕ G et E 6= F ⊕ G0 .
2. Supposons que E est de dimension finie n, que dim (F) = p et E = F ⊕ G.
(a) Calculer dim (G).
(b) Montrer que tout élément x de E se décompose d’une manière unique en une somme x = y + z avec y ∈ F et z ∈ G.
(c) Soient F = { f1 , · · · , fk } une famille libre de F et G = {g1 , · · · , gl } une famille libre de G. Montrer que la famille F ∪ G
est libre.
(d) Soit ϕ une application linéaire de E dans Rq , q ∈ N. Construire deux applications linéaires ψ et ψ 0 de E dans Rq telles
que : ∀y ∈ F : ψ 0 (y) = 0, ∀z ∈ G : ψ(z) = 0 et ∀x ∈ E : ϕ(x) = ψ(x) + ψ 0 (x).
[000924]
[000925]
Exercice 938
Soit
E = {(un )n∈N ∈ RN | (un )n converge }.
Montrer que l’ensemble des suites constantes et l’ensemble des suites convergeant vers 0 sont des sous-espaces supplémentaires de E.
Indication H Correction H [000926]
Exercice 939
127
Soit u l’endomorphisme de R3 dont la matrice par rapport à la base canonique (e1 , e2 , e3 ) est
15 −11 5
M = 20 −15 8 .
8 −7 6
Exercice 941
Soit E = K3 [X], F = {P ∈ E tq P(0) = P(1) = P(2) = 0}, G = {P ∈ E tq P(1) = P(2) = P(3) = 0}, et H = {P ∈ E tq P(X) = P(−X)}.
1. Montrer que F ⊕ G = {P ∈ E tq P(1) = P(2) = 0}.
2. Montrer que F ⊕ G ⊕ H = E.
[003652]
Exercice 944 Toute somme peut être rendue directe en réduisant les sev
Soit E un K-ev de dimension finie, F1 , F2 , . . ., Fn des sev de E tels que F1 + · · · + Fn = E. Montrer qu’il existe des sev G1 ⊂ F1 , . . .,
Gn ⊂ Fn tels que G1 ⊕ G2 ⊕ · · · ⊕ Gn = E. [003655]
128
[003657]
Exercice 950 **
Soit K un sous-corps de C et E un K-espace vectoriel de dimension finie. Soient f et g deux endomorphismes de E vérifiant E =
Ker f + Kerg = Im f + Img. Montrer que ces sommes sont directes.
Correction H [005185]
Exercice 951 ** I
E = Kn où K est un sous-corps de C.
Soient F = {(x1 , ..., xn ) ∈ E/ x1 + ... + xn = 0} et G = Vect ((1, ..., 1)). Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E. Montrer que
F et G sont supplémentaires dans E. Préciser le projeté d’un vecteur x de E sur F parallèlement à G et sur G parallèlement à F.
Correction H [005565]
33 106.04 Base
Exercice 952
1 −1 1 1 1 0
Montrer que les vecteurs {1 , 1 , 0 } forment une base de R . Calculer les coordonnées respectives des vecteurs 0 , 0 , 0
3
1 0 −1 0 1 1
dans cette base.
Correction H [000979]
Exercice 953
Soient v~1 (1, 2, 3, 4), v~2 (2, 2, 2, 6), v~3 (0, 2, 4, 4), v~4 (1, 0, −1, 2), v~5 (2, 3, 0, 1) dans R4 . Soient F = Vect{~
v1 , v~2 , v~3 } et G = Vect{~
v4 , v~5 }.
Déterminer une base des sous-espaces F ∩ G, F, G et F + G. [000980]
Exercice 954
1. Montrer que les vecteurs x1 = (0, 1, 1), x2 = (1, 0, 1) et x3 = (1, 1, 0) forment une base de R3 . Trouver dans cette base les
composantes du vecteur x = (1, 1, 1).
2. Donner, dans R3 , un exemple de famille libre, qui n’est pas génératrice.
3. Donner, dans R3 , un exemple de famille génératrice, mais qui n’est pas libre.
Correction H [000981]
Exercice 955
On considère dans R4 , F = lin{a, b, c} et G = lin{d, e}, avec a = (1, 2, 3, 4), b = (2, 2, 2, 6), c = (0, 2, 4, 4), d = (1, 0, −1, 2) et e =
(2, 3, 0, 1). Déterminer des bases des sous-espaces F ∩ G, F, G, F + G. [000982]
129
Exercice 956
Dans l’espace P5 des polynômes de degré ≤ 5, on définit les sous-ensembles :
E1 = {P ∈ P5 | P(0) = 0}
E2 = {P ∈ P5 | P0 (1) = 0}
E3 = {P ∈ P5 | x2 + 1 divise P}
E4 = {P ∈ P5 | x 7→ P(x) est une fonction paire}
E5 = {P ∈ P5 | ∀x, P(x) = xP0 (x)}.
1. Déterminer des bases des sous-espaces vectoriels E1 , E2 , E3 , E4 , E5 , E1 ∩ E2 , E1 ∩ E3 , E1 ∩ E2 ∩ E3 , E1 ∩ E2 ∩ E3 ∩ E4 .
2. Déterminer dans P5 des sous-espaces supplémentaires de E4 et de E1 ∩ E3 .
[000983]
Exercice 957
Dans R4 on considère l’ensemble E des vecteurs (x1 , x2 , x3 , x4 ) vérifiant l’équation x1 + x2 + x3 + x4 = 0. L’ensemble E est-il un
sous-espace vectoriel de R4 ? Si oui, en donner une base. [000984]
Exercice 958
Vrai ou faux ? On désigne par E un R-espace vectoriel de dimension finie.
1. Si les vecteurs x, y, z sont deux à deux non colinéaires, alors la famille x, y, z est libre.
2. Soit x1 , x2 , . . . , x p une famille de vecteurs. Si aucun n’est une combinaison linéaire des autres, la famille est libre.
Indication H Correction H [000985]
Exercice 959
Étudier l’indépendance linéaire des listes de vecteurs suivantes, et trouver à chaque fois une base du sous-espace engendré.
1. (1, 0, 1), (0, 2, 2), (3, 7, 1) dans R3 .
2. (1, 0, 0), (0, 1, 1), (1, 1, 1) dans R3 .
3. (1, 2, 1, 2, 1), (2, 1, 2, 1, 2), (1, 0, 1, 1, 0), (0, 1, 0, 0, 1) dans R5 .
4. (2, 4, 3, −1, −2, 1), (1, 1, 2, 1, 3, 1), (0, −1, 0, 3, 6, 2) dans R6 .
5. (2, 1, 3, −1, 4, −1), (−1, 1, −2, 2, −3, 3), (1, 5, 0, 4, −1, 7) dans R6 .
[000986]
Exercice 960
Dans R3 , les vecteurs suivants forment-ils une base ? Sinon décrire le sous-espace qu’ils engendrent.
1. v1 = (1, 1, 1), v2 = (3, 0, −1), v3 = (−1, 1, −1).
2. v1 = (1, 2, 3), v2 = (3, 0, −1), v3 = (1, 8, 13).
3. v1 = (1, 2, −3), v2 = (1, 0, −1), v3 = (1, 10, −11).
Correction H [000987]
Exercice 961
Dans R3 , comparer les sous-espaces F et G suivants :
F = lin{(2, 3, −1), (1, −1, −2)} et G = lin{(3, 7, 0), (5, 0, −7)}. [000988]
Exercice 962
Dans R4 , on considère les familles de vecteurs suivantes
v1 = (1, 1, 1, 1), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (1, 0, −2, 3), v4 = (2, 1, 0, −1), v5 = (4, 3, 2, 1).
v1 = (1, 2, 3, 4), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (3, 4, 5, 16).
v1 = (1, 2, 3, 4), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (2, 1, 0, 11), v4 = (3, 4, 5, 14).
Ces vecteurs forment-ils :
1. Une famille libre ? Si oui, la compléter pour obtenir une base de R4 . Si non donner des relations de dépendance entre eux et
extraire de cette famille au moins une famille libre.
2. Une famille génératrice ? Si oui, en extraire au moins une base de l’espace. Si non, donner la dimension du sous-espace qu’ils
engendrent.
130
[000989]
Exercice 963
Si E est un espace vectoriel de dimension finie, F et G deux sous-espaces de E, montrer que F ∪ G est un sous-espace vectoriel si et
seulement si F ⊂ G ou G ⊂ F. [000990]
Exercice 964
On désigne par E un R-espace vectoriel de dimension finie. Les propriétés suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
1. Soient D1 , D2 , D3 des droites vectorielles de R3 distinctes deux à deux. Alors R3 est somme de D1 , D2 , D3 .
2. Soient F et G des hyperplans vectoriels de E. Alors E 6= F ∪ G.
3. Soient P1 et P2 des plans vectoriels de E tels que P1 ∩ P2 = {0}. Alors dim E ≥ 4.
4. Soient F et G des sous-espaces de dimension 3 de R5 . Alors F ∩ G 6= {0}.
5. Soit (e1 , e2 , e3 , e4 ) la base canonique de R4 et F = lin{e1 , e3 }. Tout sous-espace vectoriel supplémentaire de F contient e2 .
[000991]
Exercice 965
1. Montrer qu’on peut écrire le polynôme F = 3X − X 2 + 8X 3 sous la forme F = a + b(1 − X) + c(X − X 2 ) + d(X 2 − X 3 ) (calculer
a, b, c, d réels), et aussi sous la forme F = α + β (1 + X) + γ(1 + X + X 2 ) + δ (1 + X + X 2 + X 3 ) (calculer α, β , γ, δ réels).
2. Soit P3 l’espace vectoriel des polynômes de degré ≤ 3. Vérifier que les ensembles suivants sont des bases de P3 : B1 =
{1, X, X 2 , X 3 }, B2 = {1, 1 − X, X − X 2 , X 2 − X 3 }, B3 = {1, 1 + X, 1 + X + X 2 , 1 + X + X 2 + X 3 }.
Correction H [000992]
Exercice 966
Dans l’espace vectoriel P2 des polynômes de degré ≤ 2, on considère les polynômes P1 = X 2 + X(1 − X) + (1 − X)2 , P2 = X 2 + (1 −
X)2 , P3 = X 2 + 1 + (1 − X)2 , P4 = X(1 − X). Peut-on extraire de {P1 , P2 , P3 , P4 } des bases de P2 ? Si oui, les trouver toutes. [000993]
Exercice 967
Soit E l’ensemble des fractions rationnelles F qui peuvent s’écrire
P
F= , P polynôme de degré ≤ 6.
(X − 1)3 (X 2 + 1)2
1 1 1 1 X 1 X
Les fractions (X−1) , (X−1)2 , (X−1)3 , X 2 +1 , X 2 +1 , (X 2 +1)2 , (X 2 +1)2 forment-elles une base de E ?
Que se passe-t-il si on suppose que P décrit l’ensemble des polynômes de degré ≤ 9 ? [000994]
Exercice 968
Problème de l’interpolation : soit les cinq points (x1 , y1 ) = (−2, 3), (x2 , y2 ) = (0, −2), (x3 , y3 ) = (1, 5), (x4 , y4 ) = (5, 1), (x5 , y5 ) = (6, 7)
de R2 , et P4 l’espace vectoriel des polynômes de degré ≤ 4. On veut trouver un polynôme F dans P4 tel que pour i = 1, . . . , 5 on ait
F(xi ) = yi .
1. Sans effectuer les calculs, indiquer comment on pourrait calculer a, b, c, d, e exprimant F = a + bX + cX 2 + dX 3 + eX 4 selon la
base {1, X, X 2 , X 3 , X 4 } de P4 .
2. Montrer que {1, X + 2, (X + 2)X, (X + 2)X(X − 1), (X + 2)X(X − 1)(X − 5)} est une base de P4 . Calculer directement (indé-
pendamment de la question précédente) les coordonnées de F dans cette base.
3. Montrer que l’ensemble des polynômes X(X − 1)(X − 5)(X − 6), (X + 2)(X − 1)(X − 5)(X − 6), (X + 2)X(X − 5)(X − 6), (X +
2)X(X − 1)(X − 6), (X + 2)X(X − 1)(X − 5) forment une base de P4 . Calculer directement (indépendamment des questions
précédentes) les coordonnées de F dans cette base.
4. Dans laquelle des diverses bases ci-dessus le calcul de F vous paraît-il le plus simple ?
[000995]
Exercice 969
1 1 t
Déterminer pour quelles valeurs de t ∈ R les vecteurs 0 , 1 , 0 forment une base de R3 .
t t 1
Correction H [000996]
131
Exercice 970
Soit (Σ) le système d’équations linéaires :
x + 3y + 2z = 0
x+y+z+t = 0
x−t = 0
Montrer que l’ensemble des solutions de (Σ) forme un sous-espace vectoriel F de R4 . Déterminer la dimension et une base de F.
[000997]
Exercice 971
Soit a ∈ R. On pose, pour tout p ∈ N : A p (X) = (X − a) p et B p (X) = X p .
1. Montrer que ε = {A0 , . . . , An } est une base de Rn [X].
n
1
2. Soit P ∈ Rn [X]. Montrer que P(X) = ∑ k! P(k) (a)Ak (X). (On pourra montrer que l’ensemble E des élément de Rn [X] qui
k=0
satisfont à cette égalité est un sous-espace vectoriel de Rn [X] et contient une base.)
[000998]
Exercice 972
On munit E = R∗+ × R de la loi interne “addition” + : (a, b) + (a0 , b0 ) = (aa0 , b + b0 ), et de la loi externe . à coefficients réels :
(∀λ ∈ R)∀(a, b) ∈ Eλ .(a, b) = (aλ , λ b).
1. Vérifier que (E, +, .) est un R-e.v.
2. Les systèmes suivants sont-ils libres ou liés : ((1,0),(1,1)) ? ((2,1),(8,3)) ? ((2,1),(6,3)) ?
3. Vérifier que le système b = ((2, 0), (2, 1)) est une base de E et déterminer les composantes du vecteur v = (x, y) ∈ E par rapport
à la base b.
[000999]
Exercice 973
Pour k = 2, 3, 4 montrer que Vk est un s.e.v. de Ck , et en donner une base :
V4 = {(a, b, c, d) ∈ C4 /a + ib = b + ic = c + id}.
[001000]
Exercice 974
Soit n ∈ N et E = Rn [X], l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels, de degré ≤ n.
1. Soit β = (P0 , P1 , ..., Pn ) un système de (n + 1) polynômes tels que, ∀k, 0 ≤ k ≤ n, deg Pk = k. Montrer que β est une base de E.
2. Soit P un polynôme de degré n. Montrer que : γ = (P, P0 , . . . , P(n) ) est une base de E et déterminer les composantes du polynôme
Q défini par : Q(X) = P(X + a), (a réel fixé), dans la base γ.
3. Démontrer que le système S = (X k (1 − X)n−k )0≤k≤n est une base de E, et déterminer, pour tout p ∈ {0, 1, . . . , n}, les compo-
santes du polynôme X p dans la base S.
[001001]
Exercice 975
Soient v1 = (1, 0, 0, −1), v2 = (2, 1, 0, 1), v3 = (1, −1, 1, −1), v4 = (7, 2, 0, −1) et v5 = (−2, −3, 1, 0). Donner une base du sous-espace
vectoriel F =< v1 , v2 , v3 , v4 , v5 >. Déterminer un supplémentaire de G dans F dans R4 . [001002]
Exercice 976
Soient le triplet v1 = (1, 2, 3, 0), v2 = (−1, 1, 2, 1), v3 = (1, 5, 8, 1) et le triplet w1 = (0, 3, 5, 1), w2 = (1, −1, 1, 0), w3 = (0, 0, 3, 1). On
considère les sous-espaces vectoriels F =< v1 , v2 , v3 > et G =< w1 , w2 , w3 >. Donner une base des sous-espaces suivants F, G, F ∩ G
et F + G. [001003]
Exercice 977
Soit n o
E= fα,A ∈ F (R, R); (α, A) ∈ R2 , fα,A (x) = A cos(x + α) .
Montrer que E est un sous-espace vectoriel de F (R, R) et en donner une base. [001004]
132
Exercice 978
Soit E = R3 . On définit le système
S = {e1 = (1, 1, 1), e2 = (1, 1, 2), e3 = (1, 2, 3)}
1. Montrer que S est une base de E.
2. Calculer les coordonnées de v = (5, 7, 12) dans cette base.
[001005]
Exercice 979
1. Montrer que les vecteurs w1 = (1, −1, i), w2 = (−1, i, 1), w3 = (i, 1, −1) forment une base de (x2 + 1) 3 .
2. Calculer les composantes de w = (1 + i, 1 − i, i) dans cette base.
Correction H [001006]
Exercice 980
√ √ √
1. Montrer que le système s1 = (1, 2) et s2 = (1, 2, 3) sont libres dans R considéré comme un espace vectoriel sur Q.
√ √ √
2. Soient dans R2 , les vecteurs u1 = (3 + 5, 2 + 3 5) et u2 = (4, 7 5 − 9). Montrer que le système (u1 , u2 ) est Q–libre et R–lié.
3. Soient dans (x2 + 1) 2 , les vecteurs r1 = (1 + i, 1 − 2i) et r2 = (3i − 1, 5). Montrer que le système (r1 , r2 ) est R–libre et (x2 + 1)–
lié.
[001007]
Exercice 981
Déterminer pour quelles valeurs de t ∈ R les polynômes X 2 + t/2 , X − t , (X + t + 1)2 forment une base de R2 [X]. [001008]
Exercice 982
Etudier la liberté des familles
1. (1, 1), (1, 2).
2. (2, 3), (−6, 9).
3. (1, 3, 1), (1, 3, 0), (0, 3, 1).
4. (1, 3), (−1, −2), (0, 1).
[001009]
Exercice 983
Les familles suivantes sont-elles génératrices ?
1. (1, 1), (3, 1) dans R2 .
2. (1, 0, 2), (1, 2, 1) dans R3 .
[001010]
Exercice 984
On considère dans R3 , Π = vect {(1, 1, 1), (1, 1, −1)} et D = vect {(0, 1, −1)}. Montrer que R3 = Π ⊕ D. [001011]
Exercice 985
Déterminer une base de (x, y, z) ∈ R3 /x + y + z = 0 . [001012]
Exercice 986
Déterminer une base de D = (x, y, z) ∈ R3 /x + y = 0, x − y + z = 0 . [001013]
133
Correction H [003317]
~a = (3, 2, 1, 0), ~b = (2, 3, 4, 5), ~c = (0, 1, 2, 3), d~ = (1, 2, 1, 2), ~e = (0, −1, 2, 1).
Correction H [003318]
34 106.05 Dimension
Exercice 995
Calculer la dimension du sous-espace vectoriel de R4 engendré par les vecteurs V1 = (0, 1, 2, 3), V2 = (1, 2, 3, 4) et V3 = (2, 3, 4, 5).
[001014]
134
Exercice 996
Si E est un espace vectoriel de dimension finie, F et G deux sous-espaces de E, montrer que : dim(F + G) = dim(F) + dim(G) −
dim(F ∩ G).
Indication H Correction H [001015]
Exercice 997
Montrer que tout sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel de dimension finie est de dimension finie.
Indication H Correction H [001016]
Exercice 998
Soient P0 , P1 , P2 et P3 ∈ R2 [X] définis par
(X − 1)(X − 2) X(X − 1)
P0 (X) = , P1 (X) = ,
2 2
(X − 1)(X − 3)
P2 (X) = 2X(X − 2), P3 (X) = .
3
Exprimer 1, X, X 2 en fonction de P0 , P1 et P2 . On note F = Vect{P0 , P1 } et G = Vect{P2 , P3 }. Calculer dim F, dim G, dim(F + G) et
dim(F ∩ G). Vérifier que
dim(F + G) = dim(F) + dim(G) − dim(F ∩ G).
[001017]
Exercice 999
Donner la dimension du sous-espace F de F (R, R) engendré par f1 (x) = sin2 x, f2 (x) = cos2 x, f3 (x) = sin 2x et f4 (x) = cos 2x.
[001018]
Exercice 1000
1 1 2 −1 2
2 1 1 0
On considère, dans R4 , les vecteurs : e1 = 3
3 , e2 = 1 , e3 = 1 , e4 = −1 , e5 = 0.
4 3 1 2 1
Soient E l’espace vectoriel engendré par e1 , e2 , e3 et F celui engendré par e4 , e5 . Calculer les dimensions respectives de E , F , E ∩
F , E + F.
Correction H [001019]
Exercice 1001
Soient E = (x, y, z,t) ∈ R4 /x + y + z + t = 0 et F = (x, y, z,t) ∈ R4 /x + y = z + t . Déterminer dim E, dim F, dim(E + F), dim(E ∩
F). [001020]
Exercice 1002
Montrer que f : R3 → R3 , (x, y, z) 7→ (z, x − y, y + z) est un automorphisme. [001021]
Exercice 1003
Soit E un Q-espace vectoriel de dimension n. Montrer que
[001022]
Exercice 1004
Montrer qu’il existe une unique forme linéaire f sur R2 telle que f (1, 2) = 2 et f (−2, 1) = 5. Déterminer le noyau et l’image de f .
[001023]
Exercice 1005
Déterminer suivant la valeur de x ∈ R le rang de la famille de vecteurs e1 = (1, x, −1), e2 = (x, 1, x), e3 = (−1, x, 1). [001024]
135
Exercice 1006
Soit E un espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L (E) telle que f 2 6= 0 et f 3 = 0. Soit x0 ∈ E/ f 2 (x0 ) 6= 0.
1. Montrer que (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 )) est une base.
2. Montrer que l’ensemble des endomorphismes qui commutent avec f est un sous-espace vectoriel de L (E) de base (id, f , f 2 ).
[001025]
Exercice 1007
Soit E de dimension finie et f ∈ L (E). Montrer l’équivalence des trois propriétés :
(i) ker f = ker f 2 .
(ii) Im f = Im f 2 .
(iii) E = ker f ⊕ Im f .
[001026]
Exercice 1008
Soient E et F de dimensions finies et u, v ∈ L (E, F).
1. Montrer que rg(u + v) ≤ rg(u) + rg(v).
2. En déduire que |rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v).
Correction H [001027]
Exercice 1009
Soit ( f , g) ∈ (L(E))2 où E est un K-espace vectoriel de dimension finie n, montrer les inégalités :
Exercice 1010
Soit ( f , g) ∈ (L(E))2 où E est un K-espace vectoriel de dimension finie n, tel que : ( f + g) est inversible et f g = 0. Montrer que :
rg( f ) + rg(g) = n.
[001029]
Exercice 1011
Soit U un sous-espace vectoriel de E espace vectoriel, et
Montrer que A est un sous-espace vectoriel de L(E). Si E est de dimension finie, quelle est la dimension de A ? [001030]
Exercice 1012
Soient E0 , E1 , ..., En n + 1 espaces vectoriels sur un même corps commutatif K, de dimensions respectives α0 , α1 , ..., αn . On suppose
qu’il existe n applications linéaires f0 , f1 , ..., fn−1 telles que :
et de plus :
– f0 est injective ;
– ∀ j ∈ {1, ..., n − 1}, Im f j−1 = Ker( f j );
– fn−1 est surjective.
Montrer que
n
∑ (−1) j α j = 0.
j=0
[001031]
Exercice 1013
136
Soient H1 et H2 deux hyperplans de E, espace vectoriel de dimension n. Montrer que :
dim(H1 ∩ H2 ) ≥ n − 2.
Généraliser. [001032]
Exercice 1014
Donner un exemple d’endomorphisme d’un espace vectoriel injectif et non surjectif, puis d’un endomorphisme surjectif et non injectif.
[001033]
Exercice 1015
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L(E), montrer l’équivalence :
E = Ker( f ) ⊕ Im( f ) ⇔ Im f = Im f 2 .
Exercice 1016
Soit ( f , g) ∈ L(E, F)2 avec E, F de dimension finie. On suppose
Montrer que :
E = Ker( f ) + Im f ;
Im f ∩ Img = {0}.
[001035]
Exercice 1017
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et ( f , g) ∈ L(E)2 avec E = Im f + Img = Ker( f ) + Ker(g). Montrer que ces sommes sont
directes. [001036]
Exercice 1018
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et ( f1 , ..., fk ) des projecteurs de E. Montrer l’équivalence :
h i k
∀(i, j) ∈ {1, ..., k}2 , i 6= j ⇒ fi f j = 0 ⇔ ∑ fi est un projecteur.
i=1
[001037]
Exercice 1019
Soit f ∈ L(E) où E est un K-espace vectoriel de dimension n, tel que :
f 2 = −Id.
1. Montrer que f est inversible et que la dimension de E est paire, donc n = 2p.
2. Soit x 6= 0, monter que x et f (x) sont linéairement indépendants, et qu’ils engendrent un sous-espace stable de E.
L
p
3. Montrer qu’il existe p sous-espaces de dimension deux stables par f , E1 ...E p tels que : E = Ei . En déduire une “bonne”
i=1
formule de calcul de f .
[001038]
Exercice 1020
Soit E un K espace vectoriel de dimension finie n ≥ 1. Soit f ∈ L(E) nilpotente. On note q ∈ N∗ l’indice de nilpotence de f , i.e. :
q = inf{ j ∈ N∗ | f j = 0}.
1. Montrer que : ∃x0 ∈ E tel que {x0 , f (x0 ), ..., f q−1 (xo )} soit libre. En déduire q ≤ n.
2. Soit r = dim Ker( f ). Montrer que r > 0 et que
n
≤ q ≤ n + 1 − r.
r
137
[001039]
Exercice 1025 **
Soient F, G et H trois sous-espaces d’un espace vectoriel E de dimension finie sur K.
Montrer que : dim(F + G + H) 6 dimF + dimG + dimH − dim(F ∩ G) − dim(G ∩ H) − dim(H ∩ F) + dim(F ∩ G ∩ H).
Trouver un exemple où l’inégalité est stricte.
Correction H [005576]
Exercice 1028 **
Soient (x1 , .., xn ) une famille de n vecteurs de rang r et (x1 , ..., xm ) une sous famille de rang s (m 6 n et s 6 r). Montrer que s > r + m − n.
Cas d’égalité ?
Correction H [005579]
Exercice 1029 **
Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie et soient f et g deux applications linéaires de E dans F. Montrer que
|rg f − rgg| 6 rg( f + g) 6 rg f + rgg.
Correction H [005580]
Exercice 1030 **
Soient E, F et G, trois K-espaces vectoriels puis f ∈ L (E, F) et g ∈ L (F, G).
Montrer que rg f + rgg − dimF 6 rg(g ◦ f ) 6 Min{rg f , rgg}.
Correction H [005581]
138
35 106.99 Autre
36 107.01 Définition
Exercice 1031
Notations :
C : ensemble des fonctions numériques continues sur [0, 1].
Cd : ensemble des fonctions numériques ayant une dérivée continue sur [0, 1].
C (R) et C 1 (R) : définis de façon analogue pour les fonctions définies sur R.
P : ensemble des polynômes sur R.
Pn : ensemble des polynômes sur R, de degré ≤ n.
Dire si les applications suivantes sont des applications linéaires :
1. R → R : x 7→ 2x2 .
2. R → R : x 7→ 4x − 3.
√
3. R → R : x 7→ x2 .
4. R2 → R2 : (x, y) 7→ (y, x).
f (t)
5. C → C : f 7→ {t 7→ 1+t 2
}.
6. C → R : f 7→ f (3/4).
R1
7. C → R : f 7→ f (1/4) − 1/2 f (t) dt.
8. R2 → R : (x, y) 7→ 3x + 5y.
p
9. R2 → R : (x, y) 7→ 3x2 + 5y2 .
10. R2 → R : (x, y) 7→ sin(3x + 5y).
11. R2 → R2 : (x, y) 7→ (−x, y).
12. R2 → R : (x, y) 7→ xy.
x2 y
13. R2 → R : (x, y) 7→ x2 +y2
si x2 + y2 6= 0 et0 sinon.
R1
14. C → Cd : f 7→ {x 7→ e−x 0 f (t) dt}.
15. P → Pn : A 7→ quotient de A par B à l’ordre n selon les puissances croissantes (B et n fixés, avec B(0) 6= 0).
−−→ −−→ −−→ → −
16. R2 → R2 : M 7→ M 0 défini par : OM 0 =
OM
−−→ si OM 6= 0 et 0 sinon.
OM
−−→ → − →
−
17. R3 → R : M 7→ OM · V où V = (4, −1, 1/2).
√
18. R → R3 : x 7→ (2x, x/π, x 2).
19. C → R : f 7→ maxt∈[0,1] f (t).
20. C → R : f 7→ maxt∈[0,1] f (t) − mint∈[0,1] f (t).
21. R2 → R2 : (x, y) 7→ la solution du système d’équations en (u, v) :
3u − v = x
6u + 2v = y.
22. R2 → R2 : (x, y) 7→ le symétrique de (x, y) par rapport à la droite d’équation x + y − a = 0 (discuter selon les valeurs de a).
23. R3 → R3 : (x, y, z) 7→ la projection de (x, y, z) sur le plan x + y + z − a = 0 parallèlement à Oz (discuter selon les valeurs de a).
24. Cd → C : f 7→ f 0 .
25. R3 → R2 : (x, y, z) 7→ (2x − 3y + z, x − y + z/3).
26. R → C d : λ 7→ la solution de l’équation différentielle y0 − x2 y+1 = 0 valant λ en x0 = 1.
R1
27. C → R : f 7→ 0 ln(1 + | f (t)|) dt.
28. R → R : x 7→ la 17-ième décimale de x (en écriture décimale).
R1
29. Cd → R : f 7→ f 0 (1/2) + 0 f (t) dt.
√
30. R → R : x 7→ ln(3x 2 ).
31. R × C (R) → C (R) : (λ , f ) 7→ la primitive de f qui vaut λ en x0 = π.
32. C 1 (R) → C (R) : f 7→ {x 7→ f 0 (x) + f (x) · sin x}.
[000927]
Exercice 1032
Soient f et g, applications de C dans C, définies par f (z) = z̄ et g(z) = Re(z). Montrer que f et g sont linéaires sur C en tant que R-e.v.,
et non linéaires sur C en tant que C-e.v. [000928]
139
Exercice 1033
Déterminer si les applications fi suivantes (de Ei dans Fi ) sont linéaires :
f3 : (x, y, z) ∈ R3 7→ (2x + y + z, y − z, x + y) ∈ R3
f4 : P ∈ R[X] 7→ P0 ∈ R[X], f5 : P ∈ R3 [X] 7→ P0 ∈ R3 [X]
f6 : P ∈ R3 [X] 7→ (P(−1), P(0), P(1)) ∈ R3 , f7 : P ∈ R[X] 7→ P − (X − 2)P0 ∈ R[X].
Indication H Correction H [000929]
Exercice 1034
Soit E un espace vectoriel de dimension n et ϕ une application linéaire de E dans lui-même telle que ϕ n = 0 et ϕ n−1 6= 0. Soit x ∈ E
tel que ϕ n−1 (x) 6= 0. Montrer que la famille {x, . . . , ϕ n−1 (x)} est une base de E.
Indication H Correction H [000930]
Exercice 1035
Parmi les applications suivantes, lesquelles sont des formes linéaires sur C∞ (R) :
Z 1
f 7→ f (0), f 7→ f (1) − 1, f 7→ f 00 (3), f 7→ ( f 0 (2))2 , f 7→ f (t)dt.
0
[002431]
Exercice 1036
1. On munit R2 d’un repère orthonormé (O,~i, ~j). Montrer qu’une application linéaire de R2 dans R2 est uniquement déterminée
par ses valeurs sur les vecteurs ~i et ~j.
2. Quelle est la matrice de la symétrie axiale par rapport à l’axe des abscisses dans la base {~i, ~j} ?
3. Quelle est la matrice de la projection orthogonale sur l’axe des abscisses dans la base {~i, ~j} ?
4. Quelle est la matrice de la rotation d’angle θ et de centre O dans la base {~i, ~j} ?
5. Quelle est la matrice de l’homothétie de centre O et de rapport k dans la base {~i, ~j} ?
6. Quelle est la matrice de la symétrie centrale de centre O dans la base {~i, ~j} ?
7. Est-ce qu’une translation est une application linéaire ?
[002740]
Exercice 1037
Soit f la fonction de R4 dans R4 définie par :
Exercice 1038
Soit l’application f : R3 → R3 donnée par :
140
[002742]
Exercice 1039 Endomorphisme tel que tout vecteur non nul est propre
Soit E un espace vectoriel et f ∈ L (E) tel que pour tout ~x ∈ E, la famille ~x, f (~x) est liée.
1. Montrer que si ~x 6= ~0, il existe un unique scalaire λ~x tel que f (~x) = λ~x~x.
2. Comparer λ~x et λ~y lorsque (~x,~y) est libre.
3. Montrer que f est une homothétie.
[003309]
1. Vérifier qu’il existe une unique application linéaire de R3 dans R2 vérifiant f ((1, 0, 0)) = (1, 1) puis f ((0, 1, 0)) = (0, 1) et
f ((0, 0, 1)) = (−1, 1). Calculer f ((3, −1, 4)) et f ((x, y, z)) en général.
2. Déterminer Ker f . En fournir une base. Donner un supplémentaire de Ker f dans R3 et vérifier qu’il est isomorphe à Im f .
Correction H [005170]
Exercice 1043 **
Soit f : C → C où a est un nombre complexe donné non nul. Montrer que f est un endomorphisme du R-espace vectoriel
z 7→ z + az̄
C. f est-il un endomorphisme du C-espace vectoriel C ? Déterminer le noyau et l’image de f .
Correction H [005188]
Exercice 1044 **
Soit f ∈ L (R2 ). Pour (x, y) ∈ R2 , on pose f ((x, y)) = (x0 , y0 ).
1. Rappeler l’écriture générale de (x0 , y0 ) en fonction de (x, y).
2. Si on pose z = x + iy et z0 = x0 + iy0 (où i2 = −1), montrer que : ∃(a, b) ∈ C2 / ∀z ∈ C, z0 = az + bz̄.
3. Réciproquement, montrer que l’expression ci-dessus définit un unique endomorphisme de R2 (en clair, l’expression complexe
d’un endomorphisme de R2 est z0 = az + bz̄).
Correction H [005189]
141
[000931]
Exercice 1046
Soit f une application linéaire de Rn dans Rn . Montrer que les propriétés (1) à (3) sont équivalentes.
M
(1) Rn = Im( f ) Ker( f )
[000932]
Exercice 1047
Soient : E, F et G trois sous espaces vectoriels de RN , f une application linéaire de E dans F et g une application linéaire de F dans G.
On rappelle que g ◦ f est l’application de E dans G définie par g ◦ f (v) = g( f (v)), pour tout vecteur v de E.
1. Montrer que g ◦ f est une application linéaire.
2. Montrer que f Ker(g ◦ f ) = Kerg ∩ Im f .
[000933]
Exercice 1048
E1 et E2 étant deux sous-espaces vectoriels de dimensions finies d’un espace vectoriel E, on définit l’application f : E1 × E2 → E par
f (x1 , x2 ) = x1 + x2 .
1. Montrer que f est linéaire.
2. Déterminer le noyau et l’image de f .
3. Appliquer le théorème du rang.
Indication H Correction H [000934]
Exercice 1049
Soit E l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à n. Pour p ≤ n on note e p le polynôme x 7→ x p . Soit f l’application
définie sur E par f (P) = Q avec Q(x) = P(x + 1) + P(x − 1) − 2P(x).
1. Montrer que f est une application linéaire de E dans E.
2. Calculer f (e p ) ; quel est son degré ? En déduire ker f , Im f et le rang de f .
3. Soit Q un polynôme de Im f ; montrer qu’il existe un polynôme unique P tel que : f (P) = Q et P(0) = P0 (0) = 0.
[000935]
Exercice 1050
f g
Soit E, F, G trois espaces vectoriels, f et g deux applications linéaires E → F → G ; montrer que :
[000936]
Exercice 1051
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, F et N deux sous-espaces vectoriels de E ; donner une condition nécessaire et suffisante
pour qu’il existe une application linéaire f de E dans E vérifiant : f (E) = F et ker f = N. [000937]
Exercice 1052
f g
Soit E, F, G trois espaces vectoriels de dimensions respectives n, p, q, f et g deux applications linéaires E → F → G telles que g ◦ f = 0.
Quelle relation existe-t-il entre le rang de f et celui de g ? [000938]
Exercice 1053
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, f une application linéaire de E dans E ; montrer que les propriétés (1) à (3) sont
équivalentes :
(1) E = Im f ⊕ ker f ,
142
(2) Im f = Im f 2 ,
(3) ker f = ker f 2 .
[000939]
Exercice 1054
Soit E un espace vectoriel, et u une application linéaire de E dans E. Dire si les propriétés suivantes sont vraies ou fausses :
1. Si e1 , e2 , . . . , e p est libre, il en est de même de u(e1 ), u(e2 ), . . . , u(e p ).
2. Si u(e1 ), u(e2 ), . . . , u(e p ) est libre, il en est de même de e1 , e2 , . . . , e p .
3. Si e1 , e2 , . . . , e p est génératrice, il en est de même de u(e1 ), u(e2 ), . . . , u(e p ).
4. Si u(e1 ), u(e2 ), . . . , u(e p ) est génératrice, il en est de même de e1 , e2 , . . . , e p .
5. Si u(e1 ), u(e2 ), . . . , u(e p ) est une base de Im u, alors e1 , e2 , . . . , e p est une base d’un sous-espace vectoriel supplémentaire de
Keru.
[000940]
Exercice 1055
Soient E un espace vectoriel et ϕ une application linéaire de E dans E. On suppose que Ker (ϕ) ∩ Im (ϕ) = {0}. Montrer que, si
x 6∈ Ker (ϕ) alors, pour tout n ∈ N : ϕ n (x) 6= 0.
Correction H [000941]
Exercice 1056
Pour des applications linéaires f : E → F, g : F → G, établir l’équivalence
g ◦ f = 0 ⇐⇒ Im f ⊂ Kerg.
Soit f un endomorphisme d’un e.v. E, vérifiant l’identité f 2 + f − 2iE = 0. Etablir Im( f − iE ) ⊂ Ker( f + 2iE ) ; Im( f + 2iE ) ⊂
Ker( f − iE ) ; E = Ker( f − iE ) ⊕ Ker( f + 2iE ). [000942]
Exercice 1057
Soient E un espace vectoriel de dimension n et f une application linéaire de E dans lui-même. Montrer que les deux assertions qui
suivent sont équivalentes :
1. Ker( f ) = im( f ).
2. f 2 = 0 et n = 2 rg( f ).
Correction H [000943]
Exercice 1058
Soient E un espace vectoriel et F un sous-espace vectoriel de E de dimension finie. Soit f une application linéaire de E dans lui-même.
1. Montrer que, si F ⊂ f (F) alors f (F) = F.
2. Montrer que, si f est injective et f (F) ⊂ F alors f (F) = F.
[000944]
Exercice 1059
Soient f : E → F et g : F → G deux applications linéaires. Montrer que ker( f ) ⊂ ker(g ◦ f ) et Im(g ◦ f ) ⊂ Im( f ). [000945]
Exercice 1060
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et ϕ une application linéaire de E dans lui-même. Posons Kn = Ker (ϕ n ) et In = Im (ϕ n ).
Montrer qu’il existe n0 ∈ N tel que pour tout n ≥ n0 on ait Kn = Kn0 . Déduiser en que pour tout n ≥ n0 on a également In = In0 .
[000946]
Exercice 1061
Soient f et g deux endomorphismes de E tels que f ◦ g = g ◦ f . Montrer que ker( f ) et Im( f ) sont stables par g.
Indication H Correction H [000947]
Exercice 1062
Soit f ∈ L (E) telle que f 3 = f 2 + f . Montrer que E = ker( f ) ⊕ Im( f ) (on remarquera que f ◦ ( f 2 − f − id) = 0). [000948]
143
Exercice 1063
Soit f ∈ L (E). Montrer que ker( f ) ∩ Im( f ) = f (ker( f ◦ f )).
Indication H Correction H [000949]
Exercice 1064
Soit U un sous-espace vectoriel de E espace vectoriel, et
Exercice 1065
Donner des exemples d’applications linéaires de R2 dans R2 vérifiant :
1. Ker( f ) = Im( f ).
2. Ker( f ) inclus strictement dans Im( f ).
3. Im( f ) inclus strictement dans Ker( f ).
Correction H [000951]
Exercice 1066
Soit (u, v) ∈ (L(E))2 , tels que u2 = u et vu = 0. Montrer que
[000952]
Exercice 1067
e1 , e~2 , e~3 ) une base de R3 , et λ un nombre réel. Démontrer que la donnée de
Soit (~
φ (~
e1 ) = e~1 + e~2
e2 ) = e~1 − e~2
φ (~
φ (~
e3 ) = e~1 + λ e~3
définit une application linéaire de R3 dans R3 . Ecrire l’image du vecteur ~v = a1 e~1 + a2 e~2 + a3 e~3 . Comment choisir λ pour que φ soit
injective ? surjective ? [000953]
Exercice 1068
Soit E un espace vectoriel de dimension 3, {e1 , e2 , e3 } une base de E, et λ un paramètre réel.
ϕ(e1 ) = e1 + e2
Démontrer que la donnée de ϕ(e2 ) = e1 − e2 définit une application linéaire ϕ de E dans E. Écrire le transformé du vecteur
ϕ(e3 ) = e1 + λ e3
x = α1 e1 + α2 e2 + α3 e3 . Comment choisir λ pour que ϕ soit injective ? surjective ?
Correction H [000954]
Exercice 1069
E étant un espace vectoriel de dimension n sur R, f une application linéaire de E dans E, construire dans les trois cas suivants deux
applications linéaires bijectives u et v de E dans E telles que f = u − v.
– f est bijective.
– Ker f + Im f = E.
– f est quelconque.
[000955]
Exercice 1070
144
1. Dire si les applications fi , 1 6 i 6 6, sont linéaires
f1 : (x, y) ∈ R2 7→ (2x + y, ax − y) ∈ R2 ,
f2 : (x, y, z) ∈ R3 7→ (xy, ax, y) ∈ R3 ,
f3 : P ∈ R[X] 7→ aP0 + P ∈ R[X],
f4 : P ∈ R3 [X] 7→ P0 ∈ R2 [X],
f5 : P ∈ R3 [X] 7→ (P(−1), P(0), P(1)) ∈ R3 ,
f6 : P ∈ R[X] 7→ P − (X − 2)P0 ∈ R[X].
2. Pour les applications linéaires trouvées ci-dessus, déterminer ker( fi ) et Im ( fi ), en déduire si fi est injective, surjective, bijective.
Correction H [000956]
Exercice 1071
Soit f ∈ L(E) non nul ; montrer que f est injective si et seulement si pour tout couple (E1 , E2 ) de sous-espaces supplémentaires de E,
la somme f (E1 ) + f (E2 ) est directe (i.e. f (E1 ) et f (E2 ) sont supplémentaires). [000957]
Exercice 1072
Soit f ∈ L(E) où E est un K−espace vectoriel. On suppose :
∀x ∈ E, ∃λ ∈ K, f (x) = λ x.
Montrer :
∃µ ∈ K, f = µid.
[000958]
Exercice 1073
Soient E = (x2 + 1) n[X] et A et B deux polynômes à coefficients complexes de degré (n + 1). On considère l’application f qui à tout
polynôme P de E, associe le reste de la division euclidienne de AP par B.
1. Montrer que f est un endomorphisme de E.
2. Montrer l’équivalence
f est bijective ⇐⇒ A et B sont premiers entre eux.
Correction H [000959]
Exercice 1074
Soit f ∈ L (E) telle que f 3 = f 2 + f + id. Montrer que f est un automorphisme. [000960]
Exercice 1075
Soit E un (x2 + 1)–espace vectoriel et f ∈ L (E) tel que f 2 − 3 f + 2Id = 0L (E) .
1. Montrer que f est un automorphisme.
2. Montrer que E = ker( f − Id) ⊕ ker( f − 2Id).
3. Déduire de 2. que si E est de dimension finie n, il existe une base β = (εi )1≤i≤n , telle que ∀i, f (εi ) = λi εi avec λi = 1 ou λi = 2.
[000961]
Exercice 1076
Montrer que si p < q il n’existe pas d’application linéaire surjective de R p dans Rq . Montrer que si q < p il n’existe pas non plus
d’application linéaire injective de R p dans Rq . [000962]
Exercice 1077
Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie et ϕ une application linéaire de E dans F. Montrer que ϕ est un isomorphisme
si et seulement si l’image par ϕ de toute base de E est une base de F.
Correction H [000963]
Exercice 1078
145
1. Soient E et F deux espaces vectoriels et ϕ une application linéaire bijective de E dans F. Montrer que la bijection réciproque
ϕ −1 est linéaire. Une telle application est dite un isomorphisme d’espaces vectoriels.
2. Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie. Montrer qu’il existe un isomorphisme d’espaces vectoriels de E à
valeurs dans F si et seulement si dim(E) = dim(F).
[000964]
Exercice 1079
Soit E un espace vectoriel de dimension finie ϕ et ψ deux applications linéaires de E dans lui-même telles que ϕ ◦ ψ = idE . Montrer
que ψ ◦ ϕ = idE . [000965]
Exercice 1080
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n, et u, v deux endomorphismes de E.
1. Montrer que u ◦ v = 0 si et seulement si l’image de v est contenue dans le noyau de u.
2. Soit (e1 , . . . , en ) une base de E. On suppose dans cette question que u et v s’expriment dans cette base par
u(e1 ) = e1 , u(ei ) = 0 si i 6= 1,
v(e2 ) = e2 , v(ei ) = 0 si i 6= 2.
Trouver les matrices de u, v et u ◦ v dans cette base.
3. Si u est un endomorphisme quelconque non nul de E, quelle condition doit vérifier le noyau de u pour qu’il existe un endomor-
phisme non nul v tel que u ◦ v = 0 ? Dans ce cas, u est-il bijectif ?
[002441]
Exercice 1081
1. Soit f une application linéaire surjective de R4 dans R2 . Quelle est la dimension du noyau de f ?
2. Soit g une application injective de R26 dans R100 . Quelle est la dimension de l’image de g ?
3. Existe-t-il une application linéaire bijective entre R50 et R72 ?
[002743]
Exercice 1082
Soit la matrice
2 7 1
A = −1 2 0 .
3 5 1
1. Déterminer une base du noyau de A.
2. Déterminer une base de l’image de A.
[002744]
Exercice 1083
Soit la matrice
1 2 3 1
B = −1 2 −1 −3 .
−3 5 2 −3
1. Déterminer une base du noyau de B.
2. Déterminer une base de l’image de B.
[002745]
Exercice 1084
Soit la matrice
−1 3 1
1 2 0
C=
2 −1 −1 .
2 4 0
1 7 1
1. Déterminer une base du noyau de C.
2. Déterminer une base de l’image de C.
146
[002746]
Exercice 1085
Pour chaque couple de matrices (Ai , bi ), 1 ≤ i ≤ 5, ci-dessous
1. donner la nature de l’ensemble des solutions du système Ai X = bi ;
2. donner une représentation paramétrique de l’ensemble des solutions de Ai X = bi ;
3. donner une base de l’image et une base du noyau de Ai .
1 2 3 4 1 1 2 0 1 3 1
0 1 2 3 1 0 1 1 1 2 1
a) A1 =
0 0 1 2
b1 =
1 ;
b) A2 =
b2 =
1 ;
0 0 1 2 3
0 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1
1 2 3 4 1 1 2 0 1 1 1
0 1 2 3 1 0 1 1 2 2 1
c) A3 =
0 0 1 2
b3 =
1 ;
d) A4 =
0 0 1 2 1
b4 =
1 ;
[002770]
0 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1
0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1
1 2 0 1 1 1
0 1 1 2 2 1
e) A5 =
0 0 1 2 1
b5 =
1 ;
0 0 0 1 1 1
0 0 0 0 0 0
Exercice 1086
Calculer une base de l’image et une base du noyau de l’application linéaire
f : R3 −→ R5
(x, y, z) 7−→ (x + y, x + y + z, 2x + y + z, 2x + 2y + z, y + z)
Exercice 1087 f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g
Soient f , g ∈ L (E) tels que f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g.
1. Montrer que E = Ker f ⊕ Im g.
2. Montrer que f (Im g) = Im f .
Correction H [003310]
Exercice 1088 f 3 = id
Soit f ∈ L (E) tel que f 3 = idE .
1. Montrer que Ker( f − id) ⊕ Im( f − id) = E.
2. Montrer que Ker( f − id) = Im( f 2 + f + id) et Im( f − id) = Ker( f 2 + f + id).
[003311]
147
Correction H [003316]
Exercice 1095 f og = 0
Soit E un ev de dimension finie et f , g ∈ L (E) tels que f ◦ g = 0. Trouver une inégalité liant les rangs de f et de g. Peut-on avoir
égalité ? [003331]
Exercice 1098 f 3 = 0
Soit f ∈ L (E) tel que f 3 = 0.
1. Montrer que rg f + rg f 2 ≤ dim E.
2. Montrer que 2rg f 2 ≤ rg f (appliquer le théorème du rang à f| Im f ).
148
[003334]
149
[003353]
150
(b) Montrer que : ∃p ∈ N/ ∀k ∈ N, (k < p ⇒ Nk 6= Nk+1 et k ≥ p ⇒ Nk = Nk+1 ).
(c) Montrer que p ≤ n.
3. Montrer que si k < p, Ik = Ik+1 et si k ≥ p, Ik = Ik+1 .
4. Montrer que E = I p ⊕ N p et que f induit un automorphisme de I p .
5. Soit dk = dimIk . Montrer que la suite (dk − dk+1 )k∈N est décroissante (en d’autres termes la suite des images itérées Ik décroît
de moins en moins vite).
Correction H [005192]
151
1. Déterminer Keru et Imu.
0 1 0 ... 0
. .. .. .. ..
.. . . . .
2. Déterminer explicitement une base dans laquelle la matrice de u est
..
.
0 .
.. ..
. . 1
0 ... ... 0
Correction H [005602]
Exercice 1121
Soient P = {(x, y, z) ∈ R3 ; 2x + y − z = 0} et D = {(x, y, z) ∈ R3 ; 2x − 2y + z = 0, x − y − z = 0}. On désigne par ε la base canonique de
R3 .
1. Donner une base {e1 , e2 } de P et {e3 } une base de D. Montrer que R3 = P ⊕ D puis que ε 0 = {e1 , e2 , e3 } est une base de R3 .
2. Soit p la projection de R3 sur P parallélement à D. Déterminer Mat(p, ε 0 , ε 0 ) puis A = Mat(p, ε, ε). Vérifier A2 = A.
3. Soit s la symétrie de R3 par rapport à P parallélement à D. Déterminer Mat(s, ε 0 , ε 0 ) puis B = Mat(s, ε, ε). Vérifier B2 = I,
AB = A et BA = A.
[000968]
Exercice 1122
1. Soit E un espace vectoriel de dimension n. Un hyperplan de E est un sous-espace vectoriel de dimension n − 1. Montrer que
l’intersection de deux hyperplans de E a une dimension supérieure ou égale à n − 2. Montrer que, pour tout p ≤ n, l’intersection
de p hyperplans a une dimension supérieure ou égale à n − p.
2. Montrer que, pour tout n ∈ N et pour tout y ∈ R, l’application ey de Rn [X] à valeurs dans R définie en posant ey (P(X)) = P(y)
( i.e. l’application ey est l’évaluation en y) est linéaire. Calculer la dimension de son noyau.
3. Même question avec l’application e0y de Rn [X] à valeurs dans R définie en posant e0y (P(X)) = P0 (y) (en désignant par P0 le
polynôme dérivé de P).
152
4. Démontrer, à l’aide de ces deux résultats, qu’il existe dans R6 [X] un polynôme P non nul et ayant les propriétés suivantes :
P(0) = P(1) = P(2) = 0 et P0 (4) = P0 (5) = P0 (6) = 0.
[000969]
Exercice 1123
Soit f : R2 → R2 , (x, y) 7→ 13 (−x + 2y, −2x + 4y). Montrer que f est la bîîîîp par rapport à bîîîîp parallèlement à bîîîîp. [000970]
Exercice 1124
L
E est un R−espace vectoriel, F et G deux sous-espaces supplémentaires de E : E = F G. On pose s(u) = uF − uG où u = uF + uG
L
est la décomposition (unique) obtenue grâce à E = F G. s est la symétrie par-rapport à F de direction G.
1. Montrer que s ∈ L(E), que u ∈ F ⇔ s(u) = u, u ∈ G ⇔ s(u) = −u, donner Ker(s) et calculer s2 .
2. Réciproquement si f ∈ L(E) vérifie f 2 = idE . On pose p = f +id E
2 . Calculer f (u) en fonction de p(u) et u. Vérifier que p est
un projecteur, calculer son noyau et son image. Montrer que f est la symétrie par rapport à F = {u ∈ E| f (u) = u} de direction
G = {u ∈ E| f (u) = −u}.
[000971]
Exercice 1125
Soient p et q deux projecteurs de E, espace vectoriel, tels que pq = qp (p et q commutent). Montrer que pq et (p + q − pq) sont deux
projecteurs de E, et que :
Im(pq) = Imp ∩ Imq,
Im(p + q − pq) = Imp + Imq.
[000972]
Exercice 1126
Soient p et q deux projecteurs de E, espace vectoriel ; donner une condition nécessaire et suffisante pour que p + q soit un projecteur
de E ; donner alors Im(p + q) et Ker(p + q).
L
Indication : on montrera que Im(p + q) = Imp Imq et que Ker(p + q) = Ker(p) ∩ Ker(q). [000973]
Exercice 1127
Soit E l’espace vectoriel des applications de R dans R, P le sous-espace des fonctions paires et I le sous-espace des fonctions impaires.
L
Monter que E = P I. Donner l’expression du projecteur sur P de direction I.
Indication H Correction H [000974]
Exercice 1128
Soit E = R[X] l’espace vectoriel des polynômes, et f : E → E définie par :
P(−X) − P(X)
∀P ∈ E, f (P)(X) = .
2
L
Montrer que f ∈ L(E), que E = Im f Ker( f ) mais que f 2 = − f . Quel théorème cet exemple illustre t-il ? [000975]
Exercice 1129
Soit E = Rn [X] l’espace vectoriel des polynômes de degré ≤ n, et f : E → E définie par :
0
f (P) = P + (1 − X)P .
Exercice 1130
Soit E = C(R+ , R) et U : E → E définie par f 7→ U( f ) telle que :
Z x
1
∀x ∈ R+∗ ,U( f )(x) = f (t)dt.
x 0
Exercice 1131
153
On désigne par Pq l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à q, et Oq l’espace vectoriel des
polynômes d’ordre supérieur ou égal à q, c’est-à-dire divisibles par xq . P étant un polynôme, on note T (P) le polynôme défini par :
Z x
1 5 (4)
T (P)(x) = xP(0) − x P (0) + t 2 [P(t + 1) − P(t) − P0 (t)] dt.
20 0
Exercice 1132
Parmi les applications suivantes, lesquelles sont des endomorphismes de C∞ (R) (φ ∈ C∞ (R) est fixé) :
Z
f 7→ f + φ , f 7→ φ f , f 7→ f ◦ φ , f 7→ φ ◦ f , f 7→ f, f 7→ f 0 .
154
1. Montrer qu’il existe un projecteur p ∈ L (E) et un isomorphisme g ∈ GL(E) tels que f = g ◦ p.
2. Montrer qu’il existe un projecteur p ∈ L (E) et un isomorphisme g ∈ GL(E) tels que f = p ◦ g.
[003338]
Exercice 1141 f ◦ f = 0 et f ◦ g + g ◦ f = id
(
f2 = 0
1. Soit E un K-ev et f , g ∈ L (E) tels que :
f ◦ g + g ◦ f = idE .
Montrer que Ker f = Im f .
2. Réciproquement, soit f ∈ L (E) tel que Ker f = Im f , et F un supplémentaire de Ker f . Montrer que
(a) f 2 = 0.
(b) ∀ ~x ∈ E, il existe ~y,~z ∈ F uniques tels que ~x =~y + f (~z).
(c) Il existe g ∈ L (E) tel que f ◦ g + g ◦ f = idE .
Correction H [003342]
155
p
1. Montrer que φ p (g) = ∑k=0 (−1)kCkp f p−k ◦ g ◦ f k . En déduire que φ est nilpotente.
2. Soit a ∈ L (E). Montrer qu’il existe b ∈ L (E) tel que a ◦ b ◦ a = a. En déduire l’indice de nilpotence de φ .
[003345]
156
(
Base(p) ⊂ Dir(q)
p + q est une projection ⇔ p ◦ q + q ◦ p = 0 ⇔
Base(q) ⊂ Dir(p).
Chercher alors la base et la direction de p + q. [003488]
Exercice 1154 f ◦ g = f et g ◦ f = g
(
f ◦g = f
Soit E un K-ev. Trouver tous les couples ( f , g) d’endomorphismes de E tels que :
g ◦ f = g.
Correction H [003489]
Exercice 1155 f ◦ g = id
Soit E un espace vectoriel et f , g ∈ L (E) tels que f ◦ g = idE . Montrer que g ◦ f est une projection et déterminer ses éléments.
Correction H [003490]
157
Correction H [005584]
f g − g f = a f + bg.
1. Montrer que si a 6= 0 et a 6= 1 on a : Im( f ) ⊂ Im(g). En déduire que g f = f puis que a + b = 0 puis que a = −1.
2. Montrer que si a 6= 0 et a 6= −1, on a Ker(g) ⊂ Ker( f ). Que peut-on en déduire ?
158
3. Montrer que si f et g sont deux projecteurs qui ne commutent pas et vérifient de plus f g − g f = a f + bg alors
(a, b) est élément de {(−1, 1), (1, −1)}. Caractériser alors chacun de ces cas.
Correction H [005600]
39 107.99 Autre
Exercice 1173 L (E × F), Chimie P 1996
Est-il vrai que L (E × F) et L (E) × L (F) sont isomorphes ? (E et F espaces vectoriels de dimensions finies).
Correction H [003315]
Exercice 1177
On considère la matrice suivante :
0 a b c
0 0 d e
M=
0
0 0 f
0 0 0 0
Calculer M 2 , M 3 , M 4 , M 5 . [001041]
Exercice 1178
On considère les trois matrices suivantes :
7 2
2 −3 1 0
−5 2 −1 2 6
A= 5 4 1 3 B=
3
et C =
1 3 5 7
6 −2 −1 7
6 0
1. Calculer AB puis (AB)C.
3. Que remarque-t-on ?
[001042]
Exercice 1179
On considère les deux matrices suivantes :
2 3 −4 1 3 −1 −3 7
5 2 1 0 4 0 2 1
A= ,
B=
3 1 −6 7 2 3 0 −5
2 4 0 1 1 6 6 1
159
1. Calculer AB.
2. Calculer BA.
3. Que remarque-t-on ?
[001043]
Exercice 1180
1 0 0
a b
Trouver les matrices qui commutent avec A = 0 1 1 . De même avec A = . [001044]
0 a
3 1 2
Exercice 1181
0 1 1
Soit A = 1 0 1 . Calculer A2 et vérifier que A2 = A + 2I3 , où I3 est la matrice identité 3 × 3. En déduire que A est inversible
1 1 0
et calculer son inverse. [001045]
Exercice 1182
1 1 0
1. Soit A = 0 1 1 et soit B = A − I3 .
0 0 1
(a) Calculer B2 , B3 en déduire une formule de récurrence que l’on démontrera pour Bn , pour tout entier n.
(b) Développer (B + I3 )n par la formule du binome et simplifier.
(c) En déduire An Pour tout entier n.
1 1 1 1
0 1 1 1
2. Soit A =
0 0 1 1 . Pour tout entier n, calculer A en utilisant A − I4 .
n
0 0 0 1
[001046]
Exercice 1183
1 0 0
1. On considère la matrice A = 0 1 1 .
3 1 1
1 1 1 1 1 1
(a) Soient B = 0 1 0 et C = 1 2 1
1 0 0 0 −1 −1
Montrer que AB = AC, a-t-on A = C ? A peut-elle être inversible ?
(b) Déterminer toutes les matrices F telles que A × F = O (O étant la matrice dont tous les coefficients sont nuls).
1 2
2. Soit A = 3 4 . Déterminer toutes les matrices B telles que BA = I2 .
−1 4
3. Soient A et B deux matrices carrées n × n telles que AB = A + In .
Montrer que A est inversible et déterminer son inverse (en fonction de B).
[001047]
Exercice 1184
suivantes.
1 1 2 1 1 1 0 0 0 1 1 1 1 1 3 1 1 1 1 2
2 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 2 1 1 2 0 2 1 1 2
1 1 1 2 1 , 1 0 1 0 0 , 1 1 1 2 2 , 1 1 1 2 2
2 1 1 1 1 1 0 0 1 0 2 1 1 1 3 2 1 1 1 3
1 1 1 1 2 1 0 0 0 1 1 −1 1 1 0 1 −1 1 1 0
[001048]
160
Exercice 1185
Soit A une matrice carrée d’ordre n ; on suppose que A2 est une combinaison linéaire de A et In : A2 = αA + β In .
1. Montrer que An est également une combinaison linéaire de A et In pour tout n ∈ N∗ .
2. Montrer que si β est non nul, alors A est inversible et que A−1 est encore combinaison linéaire de A et In .
3. Application 1 : soit A = Jn − In , où Jn est la matrice Attila (envahie par les uns...), avec n ≥ 1. Montrer que A2 = (n − 2) A +
(n − 1) In ; en déduire que A est inversible, et déterminer son inverse.
4. Application 2 : montrer que si n = 2, A2 est toujours une combinaison linéaire de A et I2 , et retrouver la formule donnant A−1
en utilisant 2.
[001049]
Exercice 1186
−1 1 1
Soit A = 1 −1 1
1 1 −1
Calculer A2 et montrer que A2 = 2I − A, en déduire que A est inversible et calculer A−1 . [001050]
Exercice 1187
Rappeler la structure d’espace vectoriel de Mn (R). Déterminer une base de Mn (R). Donner sa dimension. [001051]
Exercice 1188
1 0 2
Soit A = 0 −1 1 . Calculer A3 − A. En déduire que A est inversible puis déterminer A−1 .
1 −2 0
Correction H [001052]
Exercice 1189
Déterminer deux éléments A et B de M2 (R) tels que : AB = 0 et BA 6= 0.
Correction H [001053]
Exercice 1190
n a 0 c o
Soit E le sous ensemble de M3 (R) défini par E = M(a, b, c) = 0 b 0 a, b, c ∈ R .
c 0 a
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M3 (R) stable pour la multiplication des matrices. Calculer dim (E).
2. Soit M(a, b, c) un élément de E. Déterminer, suivant les valeurs des paramètres a, b et c ∈ R son rang. Calculer (lorsque cela est
possible) l’inverse M(a, b, c)−1 de M(a, b, c).
3. Donner une base de E formée de matrices inversibles et une autre formée de matrices de rang 1.
[001054]
Exercice 1191
Soit A ∈ M2 (R). On nomme commutant de A et on note C(A) l’ensemble des B ∈ M2 (R) telles que AB = BA.
1. Montrer que C(A) et un sous espace vectoriel de M2 (R).
2. Montrer que pour tout k ∈ N, Ak ∈ C(A).
[001055]
Exercice 1192
Soit F et G les sous-ensembles de M3 (R) définis par :
a+b 0 c a+b+d a c
F = { 0 b+c 0 a, b, c ∈ R} G = { 0 b+d 0 a, b, c, d ∈ R}.
c+a 0 a+b a+c+d 0 a+c
161
Montrer que ce sont des sous espaces vectoriels de M3 (R) dont on déterminera des bases.
Correction H [001056]
Exercice 1193
Montrer que F = {M ∈ M2 (R);tr(M) = 0} est un sous-espace vectoriel de M2 (R). Déterminer une base de F et la compléter en une
base de M2 (R).
Correction H [001057]
Exercice 1194
Soient A et B ∈ Mn (K) deux matrices triangulaires supérieures.
1. Montrer (en calculant les coefficients) que AB est triangulaire supérieure.
2. Soit ϕ un endomorphisme bijectif de Kn et F un sous-espace vectoriel de Kn tel que ϕ(F) ⊂ F. Montrer que que ϕ −1 (F) ⊂ F.
3. En déduire une nouvelle démonstration de 1. Montrer que si A est inversible, A−1 est triangulaire supérieure.
[001058]
Exercice 1195
Soit N ∈ Mn ((x2 + 1)) une matrice nilpotente. Calculer det(I + N). Si A ∈ Mn ((x2 + 1)) commute avec N, montrer que det(A + N) =
det(A). (on pourra commencer par étudier le cas où A est inversible.) [001059]
Exercice 1196
x
2 0 0
Soit G = 0 1 x , x ∈ R . Montrer que G est un groupe multiplicatif. [001060]
0 0 1
Exercice 1197
cos θ − sin θ
Soit A(θ ) = pour θ ∈ R. Calculer An (θ ) pour n ∈ Z. [001061]
sin θ cos θ
Exercice 1198
0 0 0
Soit A = −2 1 −1.
2 0 2
1. Calculer A3 − 3A2 + 2A.
2. Quel est le reste de la division euclidienne de X n par X 3 − 3X 2 + 2X ?
3. Calculer An pour n ∈ N.
4. A est-elle inversible ?
[001062]
Exercice 1199
Soient A et B ∈ Mn (Q) telles que ∀X ∈ Mn (Q) tr(AX) = tr(BX). Montrer que A = B. [001063]
Exercice 1200
Que peut-on dire d’une matrice A ∈ Mn (R) qui vérifie tr(AtA) = 0 ? [001064]
Exercice 1201
1 1
1 2 3
Discuter suivant les valeurs de λ ∈ R le rang de la matrice 12 1
3
1 .
4 [001065]
1 1
3 4 λ
Exercice 1202
1 2 1
Calculer l’inverse de 1 2 −1. [001066]
−2 −2 −1
162
Exercice 1203
Déterminer l’ensemble des matrices M ∈ Mn (R) telles que :
∀H ∈ Mn (R), MH = HM.
[001067]
Exercice 1204
Soit M ∈ Mn (R) telle que M − In soit nilpotente (ie ∃k ∈ N, (M − In )k = 0). Montrer que M est inversible. [001068]
Exercice 1205
M = ai, j (i, j)∈{1,...,n}2 ∈ Mn (R) telle que :
∀i ∈ {1, ..., n}, ai,i > ∑ ai, j .
j6=i
Montrer que M est inversible. [001069]
Exercice 1206
Montrer que si (A, B) ∈ Mn (R) et AB = A + B alors AB = BA. [001070]
Exercice 1207
Soit M = ai, j (i, j)∈{1,...,n}2 ∈ Mn (R), montrer :
min max ai, j ≥ max min ai, j .
j i i j
[001071]
Exercice 1208
Soit J ∈ Mn (R) une matrice telle que : J 2 = I et
E = {A ∈ Mn (R)|∃(a, b) ∈ R2 ; A = aI + bJ}.
1. Montrer que E est un espace vectoriel stable par multiplication (Est-ce une algèbre ?). En déduire que :
∀A ∈ E, ∀n ∈ N, ∃(an , bn ) ∈ R2 ; An = an I + bn J
Exercice 1209
Soit (A, B) ∈ (Mn (C))2 tel que ∀X ∈ Mn (C), AXB = 0. Montrer que A = 0 ou B = 0. [001073]
Exercice 1210
Soit (A, B) ∈ (Mn (C))2 tel que AB = I + A + A2 . Montrer que AB = BA (Indication : voir d’abord que A est inversible). [001074]
Exercice 1211
Soit A ∈ Mn (R)une matrice triangulaire à éléments diagonaux nuls, montrer que :
An = 0.
[001075]
163
Exercice 1212
Calculer les puissances de :
1 1 1
a b a b
, , 0 1 1 .
0 a b a
0 0 1
[001076]
Exercice 1213
Soit A ∈ Mn (R) nilpotente, on définit :
Ai
exp A = ∑ ,
i≥0 i!
la somme étant finie et s’arrêtant par exemple au premier indice i tel que Ai = 0. Montrer que si A et B sont nilpotentes et commutent,
alors exp(A + B) = exp(A) exp(B). En déduire que exp(A) est toujours inversible et calculer son inverse. [001077]
Exercice 1214
Calculer l’inverse de :
1 ... ... 1 1 2 ... n
0 1 ... ... 0 1 2 ...
, .
... 0 1 ... ... 0 1 2
0 ... 0 1 0 ... 0 1
[001078]
Exercice 1215
Calculer l’inverse de :
1 a ... a
0 1 a ...
, a ∈ R.
... 0 1 a
0 ... 0 1
[001079]
avec x0 = −137 et y0 = 18. On se propose dans ce problème de trouver les termes généraux de ces deux suites.
1. Montrer qu’il existe une
matrice
A ∈ M2 (R) telle que la relation de récurrence linéaire ci-dessus soit équivalente à la relation
xn
Un+1 = AUn , où Un = .
yn
2. Trouver une expression de Un en fonction de A et de U0 .
3. Trouver le noyau de A, et en donner une base B1 . Calculer le rang de A.
4. Montrer que l’ensemble des vecteurs X ∈ R2 tels que AX = 3X est un sous-espace vectoriel de R2 . Quelle est sa dimension ?
En donner une base, qu’on notera B2 .
5. Montrer que la réunion B1 ∪B2 forme une base B de R2 . Soit P la matrice formée des composantes des vecteurs de B relativement
à la base canonique de R2 . Montrer que P est inversible, et que le produit P−1 AP est une matrice diagonale D qu’on calculera.
6. Montrer que An = PDn P−1 . Calculer Dn , et en déduire An , pour tout n ∈ N.
7. Donner les termes généraux xn et yn .
Correction H [001080]
Exercice 1217
Pour toute matrice carrée A de dimension n, on appelle trace de A, et l’on note trA, la somme des éléments diagonaux de A :
n
trA = ∑ ai,i
i=1
1. Montrer que si A, B sont deux matrices carrées d’ordre n, alors tr(AB) = tr(BA).
164
2. Montrer que si u est un endomorphisme d’un espace vectoriel E de dimension n, M sa matrice par rapport à une base e, M 0 sa
matrice par rapport à une base e0 , alors trM = trM 0 . On note tru la valeur commune de ces quantités.
3. Montrer que si v est un autre endomorphisme de E, tr(u ◦ v − v ◦ u) = 0.
[002442]
Exercice 1218
On rappelle qu’une matrice carrée A d’ordre n est dite symétrique si ai, j = a j,i , ∀ i, j, et antisymétrique si ai, j = −a j,i .
1. Combien y a-t-il de matrices antisymétriques diagonales ?
2. Montrer que A t A est symétrique pour toute matrice carrée A.
3. Montrer que si A, B sont symétriques, leur produit C = AB est symétrique si et seulement si AB = BA. Que dire si elles sont
antisymétriques ? Si l’une est symétrique et l’autre antisymétrique ?
4. Soit P un polynôme. Montrer que si A est symétrique, P(A) l’est aussi. Que dire si A est antisymétrique ?
[002443]
Exercice 1219
Soit A, B deux matrices semblables (i.e. il existe P inversible telle que A = PBP−1 ). Montrer que si l’une est inversible, l’autre aussi ;
que si l’une est idempotente, l’autre aussi ; que si l’une est nilpotente, l’autre aussi ; que si B = λ I, alors A = B. [002444]
Exercice 1220
Soit A une matrice carrée d’ordre n vérifiant pour tout i ∈ {1, . . . , n}
Exercice 1221
n
Une matrice carrée réelle A est dite stochastique si 0 ≤ ai, j ≤ 1, ∀ i, j et ∑ ai, j = 1, ∀ j.
i=1
1. Montrer que le produit de deux matrices stochastique est aussi une matrice stochastique.
2. Soit B = A2 , Ai = sup j ai, j , ai = inf j ai, j . Montrer que ai ≤ bi, j ≤ Ai , ∀ j.
[002446]
Exercice 1222
On considère les matrices suivantes :
1 2 −1 1 0 −1 2 −2
A= 2 3 −2 ; B= 2 0 4 ; C= 1 1 ;
0 0 0 1 0 −2 3 1
2
D = 1 ; E= 0 1 2 .
3
Calculer lorsque cela est bien défini les produits de matrices suivants : AB, BA, AC, CA, AD, AE, BC, BD, BE, CD, DE. [002747]
Exercice 1223
Soient les matrices suivantes :
2 5 −1 1 7 −1 1 2
A= 0 1 3 ; B= 2 3 4 ; C= 0 4 .
0 −2 4 0 0 0 −1 0
Exercice 1224
Calculer An pour tout n ∈ Z, avec successivement
cos(a) − sin(a) cosh(a) sinh(a)
A= , .
sin(a) cos(a) sinh(a) cosh(a)
165
[002749]
Exercice 1225
Les matrices suivantes sont-elles inversibles ? Si oui, calculer leurs inverses.
1 2 3 1 0 −1 2 1 −1
2 3 1 , 2 0 1 , 0 3 0 .
3 1 2 1 1 3 0 2 1
[002750]
Exercice 1226
Inverser les matrices suivantes :
1 1 1 1 1 a a2 a3 1 2 3 4
1 1 −1 −1 0 1 a a2 0 1 2 3
, , .
1 −1 1 −1 0 0 1 a 0 0 1 2
1 −1 −1 −1 0 0 0 1 0 0 0 1
[002751]
Exercice 1227
L’exponentielle d’une matrice carrée M est, par définition, la limite de la série
n
M2 Mk
eM = 1 + M + + · · · = lim ∑ .
2! n→+∞
k=0 k!
Exercice 1228
1 0 0
On considère la matrice A = 0 1 1 .
3 1 1
1 1 1 1 1 1
1. Soient B = 0 1 0 et C = 1 2 1 . Montrer que AB = AC. La matrice A peut-elle être inversible ?
1 0 0 0 −1 −1
2. Déterminer toutes les matrices F de taille (3, 3) telles que AF = 0, (où 0 est la matrice dont tous les coefficients sont nuls).
[002772]
Exercice 1229
Pour quelles valeurs de a la matrice
1 1 1
A= 1 2 4
1 3 a
est-elle inversible ? Calculer dans ce cas son inverse. [002773]
Exercice 1230
Soient a et b deux réels, et A la matrice
a 2 −1 b
A= 3 0 1 −4
5 4 −1 2
Montrer que rg(A) ≥ 2. Pour quelles valeurs de a et b a-t-on rg(A) = 2 ? [002774]
166
Exercice 1231
Calculer l’inverse de la matrice suivante :
4 8 7 4
1 3 2 1
A=
1
2 3 2
0 0 1 1
[002775]
167
2. Soit n ∈ N et Pn le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 tel que
√ √ n √ √ n
P(6) = 6n , P 3 = 3 , et P − 3 = − 3 .
0 0 0 1
2
x xy xz
3. A = xy y 2 yz.
xz yz z2
Correction H [003397]
Exercice 1240 **
Pour x réel, on pose :
ch x sh x
A(x) = .
sh x ch x
Déterminer (A(x))n pour x réel et n entier relatif.
Correction H [005258]
Exercice 1241 **
0 0 ... 0 1
0 1 0
Soit A = ... ..
∈ M p (R). Calculer An pour n entier relatif.
.
0 1 0 0
1 0 ... ... 0
Correction H [005262]
Exercice 1242 **
1 x
Montrer que {√ 1 2 , x ∈] − 1, 1[} est un groupe pour la multiplication des matrices.
1−x x 1
Correction H [005263]
Exercice 1243 **
Soient A = (ai, j )16i, j6n et B = (bi, j )16i, j6n deux matrices carrées de format n telles que ai, j = 0 si j 6 i +r −1 et bi, j = 0 si j 6 i +s −1
où r et s sont deux entiers donnés entre 1 et n. Montrer que si AB = (ci, j )16i, j6n alors ci, j = 0 si j 6 i + r + s − 1.
Correction H [005611]
168
Chercher le noyau et l’image de u. Calculer son rang de deux manières. Calculer la matrice de u2 dans la base e. Montrer que u2 −3u = 0.
[002436]
Exercice 1245
Calculer le rang de la matrice
−1 1 2
A = −2 2 4 .
−1 1 2
[002449]
Exercice 1247 **
Soit f : Rn [X] → Rn+1 [X] .
Q = eX (Pe−X )0
2 2
P 7→
1. Vérifier que f ∈ (L (Rn [X], Rn+1 [X]).
2. Déterminer la matrice de f relativement aux bases canoniques de Rn [X] et Rn+1 [X].
3. Déterminer Ker f et rg f .
Correction H [005260]
Correction H [005269]
Exercice 1250 **
Rang de la matrice (i + j + i j)16i, j6n .
Correction H [005607]
169
Exercice 1251 ***
A 0 ... 0
.. .. ..
0 . . .
Soient A ∈ Mn (C) et B l’élément de Mnp (C) défini par blocs par B =
. Déterminer le rang de B en fonction du
.. .. ..
. . . 0
0 ... 0 A
rang de A.
Correction H [005622]
Correction H [005624]
Exercice 1255
Soit h une application linéaire de rang r, de E, espace vectoriel de dimension n, dans F, espace vectoriel de dimension m.
1. Préciser comment obtenir une base (ei )ni=1 de E, et une base ( f j )mj=1 de F, telles que h(ek ) = fk pour k = 1, . . . , r et h(ek ) = 0
pour k > r. Quelle est la matrice de h dans un tel couple de bases ?
2. Déterminer un tel couple de bases pour l’homomorphisme de R4 dans R3 défini dans les bases canoniques par :
y1 = 2x1 − x2 + x3 − x4
h(x1 , x2 , x3 , x4 ) = (y1 , y2 , y3 ) avec y = x2 + x3 − 2x4
2
y3 = x1 + 2x2 + x3 + x4
[001082]
Exercice 1256
On désigne par P2 l’espace des polynômes sur R de degré inférieur ou égal à 2. On désigne par (e0 , e1 , e2 ) la base canonique de P2
et on pose
1 1
p0 = e0 , p1 = e1 − e0 , p2 = e2 − e1 + e0 .
2 2
170
1. Montrer que tout polynôme de P2 peut s’écrire de façon unique sous la forme p = b0 p0 + b1 p1 + b2 p2 .
2. Écrire sous cette forme les polynômes : p00 , p01 , p02 , p0 , X p0 , p00 .
3. Montrer que l’application ϕ : P2 → P2 définie par ϕ(p) = X p0 − 21 p0 + 14 p00 est une application linéaire. Préciser le noyau et
l’image de cette application. Écrire les matrices de cette application par rapport à la base canonique (ei ) et par rapport à la base
(pi ). Écrire la matrice de passage de la base (ei ) à la base (pi ) ; quelle relation lie cette matrice aux deux précédentes ?
[001083]
Exercice 1257
Soit f : (x2 + 1)→ (x2 + 1) l’application z 7→ eiθ z̄. On considère (x2 + 1) comme un R-espace vectoriel et on fixe la base ε = {1, i}.
1. Montrer que f est R-linéaire.
2. Calculer A = Mat( f , ε, ε).
3. Existent-ils x et y ∈ (x2 + 1)− {0} tels que f (x) = x et f (y) = −y? Si c’est le cas déterminer un tel x et un tel y.
4. Décrire géométriquement f .
5. Soit g : (x2 + 1)→ (x2 + 1) l’application z 7→ eiρ z̄. Calculer A = Mat(g ◦ f , ε, ε) et décrire géométriquement g ◦ f .
[001084]
Exercice 1258
Soit f ∈ L (R3 ) telle que f 3 = − f et f 6= 0.
1. Montrer que Ker( f ) ∩ Ker( f 2 + I) = {0}, Ker( f ) 6= {0} et Ker( f 2 + I) 6= {0}.
2. Soit x un élément distinct de 0 de Ker( f 2 + I). Montrer qu’il n’existe pas α ∈ R tel que f (x) = αx. En déduire que {x, f (x)}
est libre.
3. Calculer dim(Ker( f )) et dim(Ker( f 2 + I)).
0 0 0
4. Déterminer une base ε de R3 telle que : Mat( f , ε) = 0 0 −1 .
0 1 0
[001085]
Exercice 1259
Soient E un espace vectoriel de dimension n, f une application linéaire de E dans lui-même et x un élément de E tel que la famille
f (x), ..., f n (x) soit libre.
1. Montrer que la famille x, f (x), . . . , f n−1 (x) est une base de E. Déduiser-en que f est bijective.
2. On suppose maintenant que f n (x) = x. Déterminer la matrice de f dans la base x, f (x), . . . , f n−1 (x).
[001086]
Exercice 1260
Déterminer la matrice de la projection de R2 sur R~i parallèlement à R(~i + ~j) dans la base (~i + ~j, ~j) puis (~i, ~j). [001087]
Exercice 1261
Soit R[X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels.
1. Soit n ∈ N. Montrer que Rn [X], ensemble des polynômes à coefficients réels et de degré inférieur ou égal à n, est un sous-espace
vectoriel de R[X]. Montrer que la famille 1, X, . . . , X n est une base de Rn [X].
2. Soient f , g et h les applications de R[X] dans lui-même définies par :
f (P(X)) = XP(X),
g(P(X)) = P0 (X),
h(P(X)) = (P(X))2 .
Montrer que les applications f et g sont linéaires, mais que h ne l’est pas. f et g sont-elles injectives ? Surjectives ? Déterminer
la dimension de leurs noyaux respectifs. Déterminer l’image de f .
3. On désigne par fn et gn les restrictions de f et de g à Rn [X]. Montrer que l’image de gn est incluse dans Rn [X] et celle de fn
est incluse dans Rn+1 [X]. Déterminer la matrice de gn dans la base 1, X, ..., X n de Rn [X]. Déterminer la matrice de fn de la base
1, X, ..., X n dans la base 1, X, ..., X n+1 . Calculer les dimensions respectives des images de fn et de gn .
[001088]
Exercice 1262
171
−1 2
Soient A = et f l’application de M2 (R) dans lui-même M 7→ AM. Montrer que f est linéaire. Déterminer sa matrice dans la
1 0
base canonique de M2 (R). [001089]
Exercice 1263
Soit ϕ une application linéaire de R2 dans lui-même telle que ϕ 6= 0 et ϕ 2 = 0.
1. Construire des exemples de telles applications.
2. Soit x ∈ R2 tel que ϕ(x) 6= 0. Montrer que {x, ϕ(x)} est une base de R2 . Déterminer la matrice de ϕ dans cette base.
[001090]
Exercice 1264
Soit E un espace vectoriel et ϕ ∈ L (E).
1. On suppose que Ker(ϕ) = Ker(ϕ 2 ). Soit p ≥ 1 et x ∈ Ker(ϕ p ). Montrer que x ∈ Ker(ϕ p−1 ). En déduire que Ker(ϕ p ) = Ker(ϕ)
pour tout p ≥ 1.
2. Montrer de même que si Ker(ϕ 2 ) = Ker(ϕ 3 ) alors Ker(ϕ p ) = Ker(ϕ 2 ) pour tout p ≥ 2.
3. On suppose désormais que ϕ est une application linéaire de R3 dans lui-même telle que ϕ 2 6= 0. Soit x ∈ R3 tel que ϕ 2 (x) 6= 0.
Montrer que {x, ϕ(x), ϕ 2 (x)} est une base de R3 . Déterminer la matrice de ϕ dans cette base.
[001091]
Exercice 1265
Soient E un espace vectoriel de dimension 3 et ϕ une application linéaire de E dans E telle que ϕ 2 = 0 et ϕ 6= 0. Posons r = rg(ϕ).
1. Montrer que Im (ϕ) ⊂ Ker (ϕ). Déduiser-en que r ≤ 3 − r. Calculer r.
2. Soit e1 ∈ E tel que ϕ(e1 ) 6= 0. Posons e2 = ϕ(e1 ). Montrer qu’il existe e3 ∈ Ker (ϕ) tel que la famille {e2 , e3 } soit libre. Montrer
que {e1 , e2 , e3 } est une base de E.
3. Déterminer la matrice de ϕ dans la base {e1 , e2 , e3 }.
[001092]
Exercice 1266
Soient E un espace vectoriel et ϕ une application linéaire de E dans lui-même telle que ϕ 2 = ϕ.
1. Montrer que E = Ker (ϕ) ⊕ Im (ϕ).
2. Supposons que E est de dimension finie n. Posons q = dim (Ker (ϕ)). Montrer qu’il existe une base B = {e1 , . . . , en } de E telle
que : ϕ(e1 ) = . . . = ϕ(eq ) = 0 et, pour tout r > q, ϕ(er ) = er . Déterminer la matrice de ϕ dans la base B.
[001093]
Exercice 1267
Soit f l’application de Rn [X] dans R[X], définie en posant, pour tout P(X) ∈ Rn [X] : f (P(X)) = P(X + 1) + P(X − 1) − 2P(X).
1. Montrer que f est linéaire et que son image est incluse dans Rn [X].
2. Dans le cas où n = 3, donner la matrice de f dans la base 1, X, X 2 , X 3 . Déterminer ensuite, pour une valeur de n quelconque, la
matrice de f dans la base 1, X, . . . , X n .
3. Déterminer le noyau et l’image de f . Calculer leurs dimensions respectives.
4. Soit Q un élément de l’image de f . Montrer (en utilisant en particulier les résultats de la deuxième question) qu’il existe un
unique P ∈ Rn [X] tel que : f (P) = Q et P(0) = P0 (0) = 0.
[001094]
Exercice 1268
Soit (e1 , e2 , e3 ) une base de l’espace E à trois dimensions sur un corps K. IE désigne l’application identique de E. On considère
l’application linéaire f de E dans E telle que :
f (e1 ) = 2e2 + 3e3 , f (e2 ) = 2e1 − 5e2 − 8e3 , f (e3 ) = −e1 + 4e2 + 6e3 .
172
[001095]
Exercice 1269
Soit E un espace à n dimensions et f un endomorphisme de E.
1. Montrer que la condition f 2 = 0 est équivalente à Im f ⊂ ker f . Quelle condition vérifie alors le rang de f ? On suppose dans le
reste de l’exercice que f 2 = 0.
2. Soit E1 un supplémentaire de ker f dans E et soit (e1 , e2 , . . . , er ) une base de E1 . Montrer que la famille des vecteurs (e1 , e2 , . . . , er , f (e1 ), f (e2 ), . .
est libre. Montrer comment on peut la compléter, si nécessaire, par des vecteurs de ker f de façon à obtenir une base de E. Quelle
est la matrice de f dans cette base ?
3. Sous quelle condition nécessaire et suffisante a-t-on Im f = ker f ?
1 0 1
4. Exemple : Soit f l’endomorphisme de dont la matrice dans la base canonique est M( f ) = 2 0 2 . Montrer que
R3
−1 0 −1
f 2 = 0. Déterminer une nouvelle base dans laquelle la matrice de f a la forme indiquée dans la question 2).
[001096]
Exercice 1270
Soit trois vecteurs e1 , e2 , e3 formant une base de R3 . On note T la transformation linéaire définie par T (e1 ) = T (e3 ) = e3 , T (e2 ) =
−e1 + e2 + e3 .
1. Déterminer le noyau de cette application. Écrire la matrice A de T dans la base (e1 , e2 , e3 ).
2. On pose f1 = e1 − e3 , f2 = e1 − e2 , f3 = −e1 + e2 + e3 . Calculer e1 , e2 , e3 en fonction de f1 , f2 , f3 . Les vecteurs f1 , f2 , f3
forment-ils une base de R3 ?
3. Calculer T ( f1 ), T ( f2 ), T ( f3 ) en fonction de f1 , f2 , f3 . Écrire la matrice B de T dans la base ( f1 , f2 , f3 ) et trouver la nature de
l’application T .
1 1 −1
4. On pose P = 0 −1 1 . Vérifier que P est inversible et calculer P−1 . Quelle relation lie A, B, P et P−1 ?
−1 0 1
[001097]
Exercice 1271
1 3 α β
Soit Mα,β la matrice : Mα,β = 2 −1 2 1 ∈ M3,4 (R). Déterminer pour quelles valeurs de α et de β l’application linéaire
−1 1 2 0
qui lui est associée est surjective.
Correction H [001098]
Exercice 1272
1. Soit E un espace vectoriel et {e1 , . . . e p } une famille génératrice de E. Montrer l’égalité Im (ϕ) = Vect {ϕ(e1 ), . . . , ϕ(e p )}.
1 2 1 2 2 −1
3 4 1 4 3 −1
2. Soient A =
5 6 1 , B = 0 −1
. Calculer rg(A) et rg(B). Déterminer une base des noyaux et une base des
2
7 8 1 3 3 −2
images respectifs de fA et de fB .
[001099]
Exercice 1273
Soit E un espace vectoriel de dimension n et ϕ une application linéaire de E dans E. Montrer qu’il existe un polynôme P ∈ R[X] tel
que P( f ) = 0. (On pourra utiliser le fait que L (E) est isomorphe à Mn (R).)
Correction H [001100]
Exercice 1274
0 ... 0 1
..
. 0
Soit A =
. En utilisant l’application linéaire associée de L (Qn , Qn ), calculer A p pour p ∈ Z. [001101]
0 ..
.
1 0 ... 0
173
Exercice 1275
0 1 ... 0
.. .. .. ..
. . . .
Même chose avec A =
.
.
[001102]
.. ..
. 1
0 ... ... 0
Exercice 1276
3 −1 1
Soit f ∈ L (R3 ) de matrice 0 2 0 dans la base canonique. Déterminer la matrice de f dans la base (1, 0, −1), (0, 1, 1), (1, 0, 1).
1 −1 3
[001103]
Exercice 1277
2
2
Soit f l’endomorphisme de R2 de matrice 3 dans la base canonique. Soient e1 = (−2, 3) et e2 = (−2, 5).
− 52 − 32
1. Montrer que (e1 , e2 ) est une base de R2 et déterminer mat( f , e).
2. Calculer An pour n ∈ N.
xn+1 = 2xn + 2 yn
3. Déterminer l’ensemble des suites réelles qui vérifient ∀n ∈ N 3 .
5
yn+1 = − xn − yn
2
2 3
[001104]
Exercice 1278
Soit E = vect(AB − BA, (A, B) ∈ Mn (Q)2 ).
1. Montrer que E = ker tr (pour l’inclusion non triviale, on trouvera une base de ker tr formée de matrices de la forme AB − BA).
2. Soit f ∈ Mn (Q)∗ telle que ∀(A, B) ∈ Mn (Q)2 f (AB) = f (BA). Montrer qu’il existe α ∈ R tel que f = αtr.
[001105]
Exercice 1279
1 1
Soient A = et Φ : M2 (R) → M2 (R), M 7→ AM − MA. Montrer que Φ est linéaire, déterminer sa matrice dans la base canonique
0 1
et calculer ker Φ et ImΦ. [001106]
Exercice 1280
Soit A = (ai j )1≤i, j≤n une matrice carrée n × n. On veut démontrer le résultat suivant dû à Hadamard : Supposons que pour tout
i ∈ {1, · · · , n}, on ait
n
|aii | > ∑ |ai j |
j=1, j6=i
alors A est inversible.
1. Montrer le résultat pour n = 2.
2. Soit B, la matrice obtenue en remplaçant, pour j ≥ 2, chaque colonne c j de A par la colonne
a1 j
cj − c1 ,
a11
Calculer les bi j en fonction des ai j . Montrer que si les coefficients de A satisfont les inégalités ci-dessus, alors pour i ≥ 2, on a
n
|bii | > ∑ |bi j |.
j=2, j6=i
Exercice 1281
Soient A et B des matrices non nulles de Mn (R). On suppose que A.B = 0.
174
1. Démontrer que Im B ⊂ ker A.
2. On suppose que le rang de A est égal à n − 1, déterminer le rang de B.
Correction H [002585]
Exercice 1282
On désigne par {e1 , e2 , . . . , en } la base canonique de Rn . À une permutation σ ∈ Sn , on associe l’endomorphisme uσ de Rn suivant :
uσ : Rn −→ Rn
x1 xσ (1)
. .
.. 7−→ ..
xn xσ (n)
1. Soit τ = (i j) une transposition. Écrire la matrice de uτ dans la base canonique. Montrer que det(uτ ) = −1.
2. Montrer que ∀σ , σ 0 ∈ Sn , uσ ◦ uσ 0 = uσ 0 ◦σ .
3. En déduire que ∀σ ∈ Sn , det uσ = ε(σ ) où ε désigne la signature.
[002776]
175
1. Montrer que A est une sous algèbre commutative de Mn (R).
2. Soit M = aU + bI ∈ A . Montrer que M possède un inverse dans A si et seulement si b(b + na) 6= 0, et le cas échéant, donner
M −1 .
3. Montrer que si b(b + na) = 0, alors M n’est pas inversible dans Mn (R).
4. Trouver les matrices M ∈ A vérifiant : M n = I.
Correction H [003362]
176
0 (1)
..
1. . .
(1) 0
a (b)
..
2. . .
(b) a
1 1 (0)
.. ..
. .
3.
.
..
. 1
(0) 1
1 ᾱ ᾱ 2
4. α 1 ᾱ , α ∈ (x2 + 1).
α 2 α 1
(0) an
5. ··· .
a1 (0)
1 + λ1 (1)
1
6.
..
.
.
1
(1) 1+ λ
n
Correction H [003398]
177
Exercice 1302 ***
Soit A = (ai, j )16i, j6n définie par ai, j = 1 si i = j, j si i = j − 1 et 0 sinon. Montrer que A est inversible et calculer A−1 .
Correction H [005604]
1. Soit P ∈ GLn (K). Montrer que l’application φP : Mn (K) → Mn (K), M 7→ P−1 MP est un isomorphisme d’algèbre.
2. Soit φ : A = (ai j ) 7−→ A0 = (an+1−i,n+1− j ).
(a) Montrer que φ est un isomorphisme d’algèbre de Mn (K).
(b) Trouver une matrice P ∈ GLn (K) telle que φ = φP .
[003367]
178
Exercice 1309 Changement de base
4 5 −7 7
Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 dont la matrice relativement aux bases canoniques, (~I, J, ~ ~L ) et (~i, ~j,~k ) est 2
~ K, 1 −1 3 .
1 −1 2 1
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ 0
On définit deux nouvelles bases : B = (I, J, 4I + J − 3L, −7I + K + 5L ) et B = (4i + 2 j + k, 5i + j − k, k ).
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
Quelle est la matrice de f relativement à B et B 0 ?
Correction H [003400]
179
[003577]
Exercice 1318 **
4−a 1 −1 1−a 1 0
Soient M(a) = −6 −1 − a 2 et N(a) = 0 1−a 0 . M(a) et N(a) sont-elles semblables ?
2 1 1−a 0 0 2−a
Correction H [005626]
46 108.99 Autre
Exercice 1320
Soit A une matrice carrée qui commute avec toutes les matrices carrées. Montrer que c’est une matrice scalaire. [002434]
Exercice 1321
Soit A une matrice carrée.
1. Montrer que A2 = I si et seulement si (I − A)(I + A) = 0. Montrer que dans ce cas A est inversible.
2. Montrer que si A est idempotente (A2 = A), alors B = I − A l’est aussi et que AB = BA = 0.
3. Montrer que I est la seule matrice idempotente inversible.
[002437]
Exercice 1322
Trouver toutes les matrices de M3 (R) qui vérifient
1. M 2 = 0 ;
2. M 2 = M ;
3. M 2 = I.
[002475]
Exercice 1323
Un train qui ralentit avec une décélération constante met 20s pour parcourir le premier km et 30s pour parcourir le deuxième km. On
veut calculer la distance qu’il devra parcourir pour parvenir à l’arrêt.
– En prenant pour origine la position initiale du train, écrire l’équation générale d’un mouvement uniformément décéléré.
– En déduire un système de deux équations dont les inconnues sont la décélération et la vitesse initiale du train, et résoudre ce système.
– Conclure.
[002693]
180
a b
Montrer que C = M = ∈ M2 (R) est un corps isomorphe à (x2 + 1).
−b a
a b
Montrer que H = M = ∈ M2 ((x2 + 1)) est un corps non commutatif.
−b a
[003363]
181
3. Soit φ : Mn (K) → K une forme linéaire vérifiant : ∀ X,Y ∈ Mn (K), φ (XY ) = φ (Y X).
Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que φ = λ tr.
[003375]
1. Soit A une matrice triangulaire à diagonale nulle. Montrer que A est nilpotente.
2. Soit A ∈ Mn (K) une matrice nilpotente d’indice n et φ l’endomorphisme de K n associé.
On note Ei = Kerφ i , et ~ei un vecteur quelconque choisi dans Ei \ Ei−1 (~e1 ∈ E1 \ {~0}).
(a) Justifier l’existence de ~ei .
(b) Montrer que la famille (~ei ) est une base de K n .
(c) En déduire que A est semblable à une matrice triangulaire à diagonale nulle.
[003378]
182
2. On suppose ici λ 6= µ, λ 6= 0 et µ 6= 0. Soit X un vecteur propre de A. Montrer que X est vecteur propre de U et de V avec les
valeurs propres 0, 0 ou 1, 0, ou 0, 1.
Correction H [003386]
∀ A ∈ I , ∀ B ∈ Mn (K), AB ∈ I .
Pour A ∈ Mn (K), on note HA le sev de Mn,1 (K) engendré par les colonnes de A, et IA l’idéal à droite engendré par A : IA =
{AM tq M ∈ Mn (K)}.
1. Soient A, M ∈ Mn (K). Montrer que : M ∈ IA ⇐⇒ HM ⊂ HA .
2. Soient A, B ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe C ∈ Mn (K) telle que HA + HB = HC . Simplifier IA + IB .
3. Soit I un idéal à droite de Mn (K). Montrer que I est un sev de Mn (K), puis qu’il existe A ∈ Mn (K) telle que I = IA .
4. Que peut-on dire des idéaux à gauche de Mn (K) ?
[003387]
(X ≥ Y ) ⇐⇒ (∀ i, xi ≥ yi ),
183
Montrer que pour M, N ∈ C (A) on a : M = N ⇔ M et N ont la même dernière colonne.
En déduire que C (A) = Kn−1 [A]. [003391]
a) X 2 = I b) X 2 = 0 c) X 2 = X.
5. Calculer (M(x, y))n pour n entier naturel non nul.
Correction H [005265]
184
Correction H [005273]
Exercice 1357 **
Soient a un réel non nul et A et B deux éléments de Mn (R).
Résoudre dans Mn (R) l’équation d’inconnue M : aM + Tr(M)A = B.
Correction H [005606]
Exercice 1358 **
1 0 1 1
Soient I = et J = . Soit E = {M(x, y) = xI + yJ, (x, y) ∈ R2 }.
0 1 0 1
1. Montrer que (E, +, .) est un R-espace vectoriel et préciser sa dimension.
2. Montrer que (E, +, ×) est un anneau commutatif.
3. Quels sont les éléments inversibles de l’anneau (E, +, ×) ?
4. Résoudre dans E les équations :
(a) X 2 = I
(b) X 2 = 0
(c) X 2 = X.
5. Calculer (M(x, y))n pour n entier naturel et x et y réels.
185
Correction H [005608]
Exercice 1360 *I
Existe-t-il deux matrices carrées A et B telles que AB − BA = In .
Correction H [005618]
Exercice 1363 **
Soient A une matrice carrée de format n et f l’application de Mn (C) dans lui-même qui à une matrice M associe MA. Trouver la matrice
de f dans la base canonique de Mn (C) (ordonnée par l’ordre lexicographique).
Correction H [005621]
186
Indication H Correction H [000451]
Exercice 1367
Les nombres suivants sont-ils des rationnels ? des décimaux ? √
a = 1/3, b = 1/15, c = 1/25, d = 1/125, e, f = 0, 333 · · · 3 · · · , g = 2,
h = 0,123 456 789 123 456 789 123 · · · , i = 0,123 456 789 101 112 131 4 · · · , j = π, k = 13/7, l = 27/17. [000452]
√
Exercice 1368 Un procédé géométrique d’approximation de 2
Dans le plan xOy, on porte sur Ox une suite de points a1 , a2 , . . . , an , . . . et sur Oy une suite de points b1 , b2 , . . . , bn , . . . , construites de la
manière suivante :
(i) a1 = 2 et b1 = 1,
an−1 +bn−1
(ii) an = 2 ,
(iii) an bn = 2 (le rectangle de côtés an et bn a pour aire 2).
1. Représentez cette suite de rectangles de côtés an et bn .
2. Démontrez successivement que : ∀n, bn < an ; (an )n∈N décroissante ; (bn )n∈N croissante.
3. Calculez an − bn en fonction de an−1 − bn−1 et an . Montrez que l’on a l’inégalité :
(an−1 − bn−1 )2
an − bn < .
4
√
4. Calculez les premiers termes de la suite a1 , a2 , . . . , a6 . Combien de décimales exactes de 2 obtenez-vous à chaque pas ? Utilisez
l’inégalité précédente pour montrer que le nombre de décimales exactes obtenues double grosso modo à chaque pas.
[000453]
Exercice 1369
Calculer avec une calculette : 1
3 + 31 + 13 et 1 − 13 − 13 − 13 . Expliquer le résultat. [000454]
Exercice 1370
√ √
On considère les nombres
√ rationnels inférieurs à 2. Y a-t-il un nombre rationnel juste avant 2, plus grand que tous les nombres
rationnels inférieurs à 2 ?
Une suite de nombres rationnels a-t-elle pour limite un nombre rationnel ?
Une suite de nombres décimaux a-t-elle pour limite un nombre décimal ? [000455]
Exercice 1371
√ √ √ √
Soient a et b deux rationnels positifs tels que a et b soient irrationnels. Montrer que a + b est irrationnel. [000456]
Exercice 1372
Soit p(x) = ∑ni=0 ai · xi . On suppose que tous les ai sont des entiers.
1. Montrer que si p a une racine rationnelle αβ alors α divise a0 et β divise an .
√ √
2. On considère le nombre 2 + 3. En calculant son carré, montrer que ce carré est racine d’un polynôme de degré 2. En déduire,
à l’aide du résultat précédent qu’il n’est pas rationnel.
Indication H Correction H [000457]
Exercice 1373
p
Trouver sous la forme q des rationnels x dont les dévelopements décimaux périodiques sont donnés par :
_ _ _
3, 14 14 ... ; 0, 99 9 ... ; 3, 149 9 ... [000458]
Exercice 1374
187
Indication H Correction H [000459]
Exercice 1375
Montrer que l’ensemble {r3 ; r ∈ Q} est dense dans R. [000460]
Exercice 1376
Montrer que ln 3
ln 2 est irrationnel.
Indication H Correction H [000461]
Exercice 1377
Soit a ∈ R, montrer :
p 1
∃(p, q) ∈ Z × N∗ ; a − ≤ .
q q2
Indication : considérer les parties fractionnaires de 0, a, 2a, ..., qa et la partition [0, q1 [, [ 1q , 2q [, ...[ q−1
q , 1[ de [0, 1[. [000462]
Exercice 1378
Montrer que l’ensemble des nombres dyadiques : na o
k
, (a, k) ∈ Z × N
2
est dense dans R. [000463]
Exercice 1379
Montrer que toute suite convergente est bornée.
Indication H Correction H [000506]
Exercice 1380
Montrer que la suite (un )n∈N définie par
1
un = (−1)n +
n
n’est pas convergente.
Indication H Correction H [000507]
Exercice 1381
an −bn
Étudier la suite un = an +bn , a et b étant donnés dans R∗+ .
[000508]
Exercice 1382
Les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux ?
1. Si une suite positive est non majorée, elle tend vers +∞.
2. Si une suite d’entiers converge, elle est stationnaire.
3. Si une suite a un nombre fini de valeurs, elle converge si et seulement si elle est stationnaire.
4. Une suite est convergente si et seulement si elle est bornée.
5. Si une suite n’est pas majorée, elle est minorée.
[000509]
Exercice 1383
Soit l un nombre réel. Peut-on dire qu’une suite qui vérifie
Exercice 1384
Construire une suite un = vn wn (resp. vn + wn ) convergente et telle que l’une au moins des suites (vn ) et (wn ) diverge. [000511]
188
Exercice 1385 Nombres irrationnels
√
Soit a ∈ Q+ tel que a ∈ / Q. √
Montrer qu’il existe C > 0 tel que pour tout rationnel r = qp , on a : r − a ≥ C
q2
.
Correction H [003066]
Correction H [003144]
Correction H [003145]
Exercice 1393 xy = yx
2
On cherche les couples (x, y) ∈ Q+∗ tels que x < y et xy = yx (xy , yx ∈ R).
p0
On pose x = p
q, y= q0 (formes irréductibles), d = pq0 ∧ p0 q, pq0 = ad et p0 q = bd.
189
1. Montrer qu’il existe m, n ∈ N∗ tels que : p = ma , p0 = mb , q = na et q0 = nb .
2. En déduire : b − a = mb−a − nb−a .
3. Montrer que b − a ≤ 1 et conclure.
Correction H [003150]
Exercice 1394 I
Montrer que les nombres suivants sont irrationnels.
√ √
1. (**) 2 et plus généralement n m où n est un entier supérieur ou égal à 2 et m est un entier naturel supérieur ou égal à 2, qui
n’est pas une puissance n-ième parfaite.
2. (**) log 2.
3. (****) π (L AMBERT a montré en 1761 que π est irrationnel, L EGENDRE a démontré en 1794 que π 2 est irrationnel, L INDE -
MANN a démontré en 1882 que π est transcendant).
Pour cela, supposer par l’absurde que π = qp avec p et q entiers naturels non nuls et premiers entre eux. Considérer alors
R p/q xn (p−qx)n
In = 0 n! sin x dx, n ∈ N∗ et montrer que In vérifie
(a) In est un entier relatif ;
(b) In > 0 ;
(c) limn→+∞ In = 0 (voir devoir).
4. (***) e (H ERMITE a démontré en 1873 que e est transcendant. C’est historiquement le premier « vrai » nombre dont on a réussi
à démontrer la transcendance).
1 R 1 (1−t)n t
Pour cela, établir que pour tout entier naturel n, e = ∑nk=0 k! + 0 n! e dt, puis que pour tout entier naturel non nul n,
0 < e − ∑nk=0 k!
1 3
< (n+1)! . Raisonner alors par l’absurde.
5. (***) cos( 2π 2π 4π
7 ). Pour cela trouver une équation du troisième degré à coefficients entiers dont les solutions sont cos( 7 ), cos( 7 )
6π
et cos( 7 ), puis vérifier que cette équation n’a pas de racine rationnelle (supposer par l’absurde qu’il y a une racine rationnelle
p ∗ ∗
q avec p ∈ Z , q ∈ N et PGCD(p, q) = 1 et montrer que p divise 1 et q divise 8). (On rappelle le théorème de G AUSS : soient
a, b et c trois entiers relatifs tous non nuls. Si a divise bc et a et b sont premiers entre eux, alors a divise c).
√ √ √
6. (***) 2 + 3 + 5.
Correction H [005209]
Exercice 1398
Déterminer la borne supérieure et inférieure (si elles existent) de : A = {un | n ∈ N} en posant un = 2n si n est pair et un = 2−n sinon.
Indication H Correction H [000465]
190
Exercice 1399
Déterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne supérieure, la borne inférieure, le plus grand élément, le plus petit
élément des ensembles suivants :
1
[0, 1] ∩ Q , ]0, 1[∩Q , N , (−1)n + 2 | n ∈ N∗ .
n
Correction H [000466]
Exercice 1400
Soit
1
I = x ∈ R |−2 < x+ ≤2 .
2x
1. Montrer que I est la réunion de deux intervalles.
2. Déterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne supérieure, la borne inférieure, le plus grand élément, le plus
petit élément de I.
[000467]
Exercice 1401
Les ensembles suivants ont-ils une borne supérieure, un plus grand élément, une borne inférieure, un plus petit élément, dans D, dans
Q, dans R, (si la question se pose) ?
1. [0, 3[,
2. {0} ∪ ]1, 2],
3. D ∩ [0, 1/3],
4. {x | ∃n ∈ N, x = 1/n},
5. {x ∈ Q | x2 < 2}.
[000468]
Exercice 1402
On considère l’ensemble des nombres de la forme 1 + 1n , où n décrit l’ensemble des entiers strictement positifs. Cet ensemble est-il
majoré ? Minoré ? A-t-il un plus petit élément ? Un plus grand élément ? Justifier vos réponses. [000469]
Exercice 1403
Étant donné un ensemble A ⊂ R, écrire avec des quantificateurs les propriétés suivantes :
1. 10 est un majorant de A,
2. m est un minorant de A,
3. P n’est pas un majorant de A,
4. A est majoré,
5. A n’est pas minoré,
6. A est borné,
7. A n’est pas borné.
[000470]
Exercice 1404
avec n ∈ N∗ . L’ensemble E admet-il une borne inférieure, une borne supérieure, un plus
n−1/n
Soit E l’ensemble des réels de la forme n+1/n
grand élément, un plus petit élément ? [000471]
Exercice 1405
Soit E = { n1 cos n | n ∈ N∗ } ; calculer inf E et sup E. [000472]
Exercice 1406
Soient A et B deux parties non vides de R telles que pour tout x de A et tout y de B on ait x ≤ y. Démontrer que sup A et inf B existent et
que sup A ≤ inf B. [000473]
Exercice 1407
191
Soit ai j (i, j)∈I×J
une famille non vide et bornée de réels ; comparer :
[000474]
Exercice 1408
Soit A une partie majorée de R d’au moins deux éléments et x un élément de A.
1. Montrer que si x < sup A, alors sup(A \ {x}) = sup A.
2. Montrer que si sup(A \ {x}) < sup A, alors x = sup A.
[000475]
Exercice 1409
Soient A et B deux parties bornées de R. On note A + B = {a + b | (a, b) ∈ A × B}.
1. Montrer que sup A + sup B est un majorant de A + B.
2. Montrer que sup(A + B) = sup A + sup B.
Indication H Correction H [000476]
Exercice 1410
Soit A et B deux parties bornées de R. Vrai ou faux ?
1. A ⊂ B ⇒ sup A 6 sup B,
2. A ⊂ B ⇒ inf A 6 inf B,
3. sup(A ∪ B) = max(sup A, sup B),
4. sup(A + B) < sup A + sup B,
5. sup(−A) = − inf A,
6. sup A + inf B 6 sup(A + B).
Indication H Correction H [000477]
Exercice 1411
Donner la borne supérieure et la borne inférieure (si elles existent) de l’ensemble :
( )
n − 1n ∗
D= |n ∈ N .
n + 1n
Exercice 1412
Soient n ∈ N∗ et a1 ≤ a2 ≤ ... ≤ an , n nombres réels. Calculer :
n
inf
x∈R
∑ |x − ai | .
k=1
[000479]
Exercice 1413
Soit f : R → R, f (x) = x3 − 3x. Tracer les graphes des fonctions f , | f |, f+ , f− où : f+ = max( f , 0), f− = min( f , 0). [000480]
Exercice 1414
Si a = sup A, montrer qu’il existe une suite d’éléments de A qui converge vers a. Réciproque. [000481]
Exercice 1415
Soit A = Q ∩ ]0, 1[ et a, b ∈ R+ . On considère les applications suivantes de A dans R+ :
p q− p p aq + bp
f: 7→ ; g: 7→
q q+ p q p+q
192
Déterminer la borne supérieure et la borne inférieure de f (A) et de g(A). [000482]
Exercice 1416
2p2 −3q
Soit A l’ensemble des nombres réels qui peuvent s’écrire x = p2 +q
pour p et q entiers vérifiant 0 < p < q.
1. Montrer que A est minorée par −3 et majorée par 2.
2. Déterminer inf A et sup A (pour la borne supérieure on pourra prendre q = p + 1).
[000483]
Exercice 1417
Soit (un )n∈N une suite bornée. On pose A p = supn>p un et B p = infn>p un . Montrer que (A p ) p∈N est une suite décroissante bornée et
que (B p ) p∈N est une suite croissante bornée. Soit L = lim p→∞ A p et l = lim p→∞ B p .
n+2
1. Dans le cas particulier où un = n+1 cos nπ
3 , calculer L et l.
2. Montrer que :
∀ε > 0, ∃p ∈ N, ∀n ≥ p, un > l − ε
∀ε > 0, ∀p ∈ N, ∃n ≥ p, un < l + ε
Exercice 1418
Soient x et y deux réels strictement positifs. On pose
r
x+y √ 2xy 1 2
a= g = xy h= q= (x + y2 )
2 x+y 2
Montrer que a, g, h, q sont rangés dans un ordre indépendant de x et y. [000485]
Exercice 1419
Soient A et B deux parties non vides bornées de R.
1. Montrer que A ∪ B est bornée et que sup(A ∪ B) = max(sup(A), sup(B)).
2. Enoncer un résultat analogue pour inf(A ∪ B).
3. Qu’en est-il pour A ∩ B ?
[000486]
Exercice 1421 **
Soit A = 1n + (−1)n , n ∈ N∗ . Déterminer sup A et inf A.
Correction H [005211]
193
49 120.99 Autre
Exercice 1424
Démontrer par récurrence sur n que pour tout n ≥ 2 l’implication
Exercice 1425
Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ∈ R, les ai n’étant pas tous nuls. Soit p(x) = ∑ni=1 (ai + xbi )2 . Montrer que le discriminant de cette équation
du second degré est ≤ 0. En déduire que :
!1/2 !1/2
n n n
∑ ai bi ≤ ∑ ai 2
∑ bi 2
,
i=1 i=1 i=1
et que
!1/2 !1/2 !1/2
n n n
∑ (ai + bi ) 2
≤ ∑ a2i + ∑ b2i .
i=1 i=1 i=1
[000488]
Exercice 1426
Deux entiers naturels distincts peuvent-ils vérifier la relation ab = ba ? [000489]
Exercice 1427
√ √
Résoudre l’équation 4
41 + x + 4 41 − x = 4, x étant un réel positif. [000490]
Exercice 1428
Si a et b sont des réels positifs ou nuls, montrer que :
√ √ √
a + b 6 2 a + b.
Exercice 1429
Soient x = (x1 , . . . , xn ) et y = (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn . On note kxk1 = ∑ni=1 |xi | et kxk∞ = max1≤i≤n |xi |.
Montrer que dans les deux cas on a :
kx + yk ≤ kxk + kyk.
[000492]
Exercice 1430
Pout tout x ∈ R on note E(x) sa partie entière et {x} sa partie décimale.
1. Tracer les graphes des fonctions x 7→ E(x) et x 7→ {x}.
E(nx)
2. Montrer les relations suivantes : E(x) + E(y) ≤ E(x + y), E(x + n) = E(x) + n pour tout n ∈ Z, E n = E(x) pour tout
n ∈ N∗ .
3. Déterminer lim E(x) et lim{x} lorsque x → −1+ et x → −1− . Ces fonctions ont-elles une limites lorsque x → −1 ?
[000493]
Exercice 1431
Pour tout x, y ∈ R et λ > 0 montrer que :
x2
2xy ≤ + λ y2 .
λ
[000494]
Exercice 1432
Soit deux nombres réels a et b vérifiant : −1 < a < 4 et − 3 < b < −1. Donner un encadrement de a − b et de a/b. [000495]
194
Exercice 1433
On note E(x) la partie entière d’un réel x.
1. Montrer que ∀(x, y) ∈ R2 E(x) + E(y) ≤ E(x + y) ≤ E(x) + E(y) + 1.
2. Calculer E(x) + E(−x) pour x ∈ R.
E(nx)
3. Montrer que ∀n ∈ N∗ et ∀x ∈ R E(x) = E( ).
n
[000496]
Exercice 1434
Soit f : R → R telle que
∀(x, y) ∈ R2 f (x + y) = f (x) + f (y).
Montrer que
1. ∀n ∈ N f (n) = n · f (1).
2. ∀n ∈ Z f (n) = n · f (1).
3. ∀q ∈ Q f (q) = q · f (1).
4. ∀x ∈ R f (x) = x · f (1) si f est croissante.
Indication H Correction H [000497]
Exercice 1435
n n
Soient n ∈ N∗ , et (x1 , x2 , ..., xn ) ∈ Rn tels que ∑ xi = ∑ xi2 = n. Montrer que
i=1 i=1
[000498]
Exercice 1436
Soient n ∈ N∗ , et (x1 , x2 , ..., xn ) ∈ [0, 1]n , montrer que :
n n
∏(1 − xi ) ≥ 1 − ∑ xi .
i=1 i=1
[000499]
Exercice 1437
Soit A une partie de R vérifiant :
A 6= 0,
/
∀x ∈ A, ∃εx > 0, ]x − εx , x + εx [⊂ A,
∀x ∈ R : (∀ε > 0, ]x − ε, x + ε[∩A 6= 0)
/ ⇒ x ∈ A.
Montrer que A = R. [000500]
Exercice 1438
Montrer :
n−1
k
∀n ≥ 1, ∀x ∈ R, ∑ E(x + ) = E(nx).
k=0 n
[000501]
Exercice 1439
Soient A et B deux parties denses de R, AB et A + B sont-elles denses ? Étude de la réciproque. [000502]
Exercice 1440
Démontrer que : √ √ √
∀n ∈ N∗ , E( n + n + 1) = E( 4n + 2).
[000503]
195
Exercice 1441 Morphismes de R
Soit f : R → R un morphisme de corps.
1. Montrer que : ∀ x ∈ Q, f (x) = x.
2. Montrer que f est une application croissante.
3. En déduire que f = idR .
[003061]
n = a0 + 10a1 + ... + 10 p a p ,
où p est un entier naturel et les ai sont des entiers éléments de {0, ..., 9}, a p étant non nul. Déterminer p en fonction de n.
Correction H [005153]
196
Exercice 1450 **I
Soient n un entier naturel et x un réel positif.
1. Combien y a-t-il d’entiers naturels entre 1 et n ? entre 1 et x ?
2. Combien y a-t-il d’entiers naturels entre 0 et n ? entre 0 et x ?
3. Combien y a-t-il d’entiers naturels pairs entre 0 et x ? Combien y a-t-il d’entiers naturels impairs entre 0 et x ?
4. Combien y a-t-il de multiples de 3 entre 0 et x ?
5. Combien l’équation x + 2y = n, n entier naturel donné et x et y entiers naturels inconnus, a-t-elle de couples solutions ?
6. De combien de façons peut-on payer 10 euros avec des pièces de 10 et 20 centimes d’euros ?
7. (***) Combien l’équation 2x + 3y = n, n entier naturel donné et x et y entiers naturels inconnus, a-t-elle de couples solutions ?
Correction H [005155]
Exercice 1452 **
Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ R, E(
E(nx)
n ) = E(x).
Correction H [005159]
Exercice 1456 **
p √ p √
Résoudre dans R l’équation x + 2 x − 1 + x − 2 x − 1 = 1.
Correction H [005217]
1. Montrer que les sous groupes du groupe (R, +) sont soit de la forme aZ, a réel donné, soit denses dans R.
Indication : pour G sous-groupe donné de (R, +), non réduit à {0}, considérer a = Inf (G∩]0; +∞[) puis envisager les deux cas
a = 0 et a > 0.
(Definition : G est dense dans R si et seulement si : (∀x ∈ R, ∀ε > 0, ∃y ∈ G/ |y − x| < ε).
√
2. Application 1. Montrer que {a + b 2, (a, b) ∈ Z2 } est dense dans R.
3. Application 2 (groupe des périodes d’une fonction).
(a) Soit f une fonction définie sur R à valeurs dans R. Montrer que l’ensemble des périodes de f est un sous groupe de
(R, +) (ce sous-groupe est réduit à {0} si f n’est pas périodique).
197
√
(b) Montrer qu’une fonction continue sur R qui admet 1 et 2 pour périodes, est constante sur R.
Correction H [005218]
Exercice 1458 **
Montrer que {r3 , r ∈ Q} est dense dans R.
Correction H [005219]
Exercice 1459
Soit x un réel.
1. Donner l’encadrement qui définit la partie entière E(x).
E(x) + E(2x) + . . . + E(nx)
2. Soit (un )n∈N∗ la suite définie par un = .
n2
Donner un encadrement simple de n2 × un , qui utilise ∑nk=1 k.
3. En déduire que (un ) converge et calculer sa limite.
4. En déduire que Q est dense dans R.
Indication H Correction H [005982]
50 121.01 Convergence
Exercice 1460
1. Dessiner les suites suivantes :
n2 − 25
(a) un = 2 (prendre 2 cm comme unité sur Oy)
2n + 1
(b) un = (−1) n
1 1
(c) un = cos n vn = | cos n| (n en radians)
n n
(d) un = cos n
(e) u1 = 1 ; u2 = 2 ; u3 = 3 ; u4 = −1 ; un = 2 pour n ≥ 5.
(−1)n
(f) un = 2 (prendre 10 cm comme unité sur Oy)
n +1
nπ
(g) un = cos
6
1
(h) un = sin √ (prendre 1 cm comme unité sur Oy)
n
(i) un = n2 + 1
1
(j) un = √ (pour n ≥ 2)
n + (−1)n n
2. Classer les dessins par paquets en précisant vos critères.
3. Pour chaque suite, pouvez-vous trouver l et n tels que |un − l| < 1
10 ou 1
100 ? Mettre en relation avec le classement précédent.
4. Les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux ?
(a) Une suite à termes positifs qui tend vers 0 est décroissante à partir d’un certain rang.
(b) Si une suite a une limite strictement positive, tous ses termes sont strictement positifs à partir d’un certain rang. Réci-
proque ?
[000504]
Exercice 1461
Soit (un )n∈N une suite de R. Que pensez-vous des propositions suivantes :
• Si (un )n converge vers un réel ` alors (u2n )n et (u2n+1 )n convergent vers `.
• Si (u2n )n et (u2n+1 )n sont convergentes, il en est de même de (un )n .
• Si (u2n )n et (u2n+1 )n sont convergentes, de même limite `, il en est de même de (un )n .
Indication H Correction H [000505]
Exercice 1462
Vrai ou faux : il existe une suite (un ) telle que (un+1 − un ) tend vers 0 et qui diverge. [000512]
198
Exercice 1463
1
Encadrer la suite (un ) définie par un = ∑nk=1 n2 +k2
. Que peut-on en déduire ? [000513]
Exercice 1464
1. Que peut-on dire d’une suite qui vérifie limn→∞ nun = 0 ?
2. Que peut-on dire d’une suite qui vérifie limn→∞ nun = 1 ?
3. Que peut-on dire d’une suite qui vérifie limn→∞ nun = +∞ ?
[000514]
Exercice 1465
un+1
Étant donné k ∈ R+ , que peut-on dire d’une suite (un ) qui vérifie limn→∞ un = k ? Application : Étudier un = 1·2···n
1·4···(3n−2)
. [000515]
Exercice 1466
Montrer qu’une partie D est dense dans R ssi tout réel est limite d’une suite de points de D. [000516]
Exercice 1467
Soit A une partie bornée de R et x un réel.
1. Montrer que x = sup(A) ssi (x majore A et il existe une suite (xn )n∈N de A qui converge vers x).
2. Énoncer un résultat analogue pour inf(A).
[000517]
Exercice 1468
Étudier la convergence des suites :
√ √ n sin(n) 1 2n+1 1 1 n−1 1
n2 + n + 1 − n + (−1)n n ∑ ∑ cos( √ )
n2 + 1 n k=1 n2 + k n k=0 n+k
Correction H [000518]
Exercice 1469
Montrer qu’une suite d’entiers qui converge est stationnaire à partir d’un certain rang.
Indication H Correction H [000519]
Exercice 1470
1 1
Soit Hn = 1 + +···+ .
2 n
1 1
1. En utilisant une intégrale, montrer que pour tout n > 0 : ≤ ln(n + 1) − ln(n) ≤ .
n+1 n
2. En déduire que ln(n + 1) ≤ Hn ≤ ln(n) + 1.
3. Déterminer la limite de Hn .
4. Montrer que un = Hn − ln(n) est décroissante et positive.
5. Conclusion ?
Indication H Correction H [000520]
Exercice 1471
Montrer qu’une suite monotone dont une suite extraite converge est convergente. [000521]
Exercice 1472
Montrer que (un ) converge ssi (u2n ), (u2n+1 ), (u3n ) convergent (leurs limites n’étant pas nécessairement égales). [000522]
Exercice 1473
199
n+1
Etudier la convergence de la suite un = (−1)n . [000523]
n
Exercice 1474
2nπ
Soit q un entier au moins égal à 2. Pour tout n ∈ N, on pose un = cos .
q
1. montrer que un+q = un pour tout n ∈ N.
2. Calculer unq et unq+1 . En déduire que la suite (un ) n’a pas de limite.
Indication H Correction H [000524]
Exercice 1475
Soit (un )n∈N une suite réelle prenant toute les valeurs rationnelles. Montrer que (un )n∈N n’admet pas de limite. [000525]
Exercice 1476
Soit (un )n∈N une suite réelle telle que lim u2n = λ . Que dire de (un )n∈N ? [000526]
n→∞
Exercice 1477
1. Donner un exemple de suite bornée divergente, puis de suite divergente telle que
∀k ∈ N, lim xn+k − xn = 0.
n→∞
2. Donner un exemple de suite divergente qui a une seule valeur d’adhérence (i.e. telle qu’il existe une seule extraction φ telle que
xφ (n) converge).
3. Donner un exemple de suite (xn )n∈N divergente telle que ∀k ≥ 2, (xnk )n∈N converge.
[000527]
Exercice 1478
Que peut-on dire des nombres réels a et b si
1 1
∀n ∈ N∗ , a − ≤ b ≤ a+ ?
n n
[000528]
Exercice 1479
Étudier la suite (un ) définie par : (
0 si n est premier
un =
67 + 1/n sinon .
Si cette suite converge, montrer que sa limite est inférieure à 72. Étudier la convergence de cette suite. [000529]
Exercice 1480
On donne la suite (un ) définie par : √ p
u1 = 2 et un = 2 − un−1 .
En étudiant les suites (u2n ) et (u2n+1 ), montrer que la suite (un ) est convergente. [000530]
Exercice 1481
1. Soit (un ), (vn ), (wn ) trois suites telles que pour n assez grand on ait vn ≤ un ≤ wn . On suppose que (vn ) et (wn ) sont convergentes,
et on note v = lim vn et w = lim wn . Montrer que pour tout ε positif, on a v − ε ≤ un ≤ w + ε pour n assez grand (théorème
d’encadrement). Que peut-on en déduire si v = w ?
2. Soit (un ) une suite convergente de limite l. Montrer que la suite
u1 + u2 + · · · + un
vn =
n
est convergente et a pour limite l. Pour cela, encadrer un à ε près pour n assez grand, et en déduire un encadrement de vn .
200
[000531]
Exercice 1482
Soit α un nombre irrationnel positif et (pn ) et (qn ) deux suites d’éléments de N∗ telles que α = limn→∞ pn
qn . Montrer que
lim qn = lim pn = +∞.
n→∞ n→∞
[000532]
Exercice 1483
Étudier la suite un = ln(1 + ln(2 + ln(3 + · · · + ln(n − 1 + ln n) · · · ))). [000533]
Exercice 1484
Montrer que pour n ≥ 1, l’équation xn + xn−1 + x2 + x − n+1
n = 0 admet une unique racine positive ; on la note un . Étudier la suite (un ).
[000534]
Exercice 1485
Un ivrogne part à un instant donné d’un point donné. À chaque seconde, il fait un pas dans une direction inconnue (et qui peut changer
de façon arbitraire à chaque pas). Comme il se fatigue, ses pas sont de plus en plus courts. Peut-on prévoir qu’au bout d’un certain
temps il restera à moins d’un mètre d’une certaine position si on admet que la longueur de son n-ième pas est :
1. 1/n mètre ?
2. 1/n2 mètre ?
[000535]
Exercice 1486
n π π
Soient (un )n≥2 définie par un = ∏ cos( 2k ) et vn = un sin( 2n ).
k=2
1. Montrer que (un )n≥2 est convergente.
2. Montrer que (vn )n≥2 est une suite géométrique. En déduire la limite de (un )n≥2 .
[001193]
Exercice 1487
Soit (un )n∈N une suite bornée de nombres réels telle que lim (un+1 − un ) = 0. Montrer que les valeurs d’adhèrence de la suite (un )n∈N
n→∞
forment un intervalle de R. [001194]
Exercice 1488
On définit par récurrence les suites (un )n∈N et (vn )n∈N par :
(un )2 (vn )2
u0 = 1, v0 = 2, un+1 = , vn+1 = .
un + vn un + vn
1. Montrer par récurrence que l’on a un > 0 et vn > 0.
2. Montrer que les suites (un )n∈N et (vn )n∈N décroissent. En déduire qu’elles convergent vers ` et `0 respectivement. Montrer que
l’on a ``0 = 0.
3. Montrer que la suite (vn − un )n∈N est constante. En déduire ` et `0 .
[001195]
Exercice 1489
√ un + vn
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites de nombres réels telles que 0 < u1 < v1 et un+1 = un vn et vn+1 = . Montrer qu’elles
2
convergent vers la même limite. [001196]
Exercice 1490
1
1. Soit (un )n∈N une suite de nombres réels non nuls convergeant vers une limite ` différente de zéro. Montrer que la suite ( )
un n∈N
1
converge vers .
`
201
√
2. Soit (un )n∈N une suite de nombres réels positifs convergeant vers une limite ` différente de zéro. Montrer que la suite ( un )n∈N
√
converge vers `.
[001197]
Exercice 1491
1. Soit (un )n∈N une suite de nombres réels telle que les suites extraites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N convergent vers une même limite
`. Montrer que (un )n∈N converge également vers `.
n
(−1)k
2. En déduire que la suite (un )n∈N de terme général un = ∑ converge.
k=0 (2k)!
[001198]
Exercice 1492
u1 + u2 + · · · + un
Soit (un )n∈N une suite de nombres réels et vn = où n ∈ N∗ .
n
1. Montrer que si (un )n≥1 converge vers `, alors (vn )n≥1 converge vers `. La réciproque est elle vraie ?
n
k+1
2. Calculer lim
n→+∞
∑ 2nk + k .
k=1
an
3. Soit (an )n≥0 une suite telle que lim (an+1 − an ) = `. Prouver que lim = `.
n→+∞ n→+∞ n
un+1
4. Soit (un )n≥1 une suite strictement positive telle que lim = `. Démontrer que lim (un )1/n = `.
n→+∞ un n→+∞
[001199]
Exercice 1493
n
1 1
Pour tout n ∈ N∗ on note un = ∑ k! et vn = un + n!n . On rapelle que e = n→∞
lim un .
k=1
1
1. Montrer que les suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 sont adjacentes. En déduire une valeur approchée de e à .
1000
2. Démontrer que e est irrationnel.
[001200]
Exercice 1494
Une suite (un )n∈N est dite de Cauchy lorsque, pour tout ε > 0 il existe N ∈ N tel que, si m, n ≥ N alors |un − um | < ε.
1. Montrer que toute suite convergente est de Cauchy. Montrer que toute suite de Cauchy est bornée.
1 1 p+2
2. Soit un = 1 + + . . . + . Montrer que, pour tout p ∈ N, u2 p ≥ . En déduire que (un )n∈N tend vers l’infini.
2 n 2
3. Une suite (un )n∈N satisfait au critère C 0 lorsque, pour tout ε > 0 il existe N ∈ N tel que, si n ≥ N alors |un − un+1 | < ε. Une
suite satisfaisant au critère C 0 est-elle de Cauchy ?
4. Montrer que les trois assertions qui suivent sont équivalentes :
(a) Toute partie majorée de R admet une borne supérieure et toute partie minorée de R admet une borne inférieure.
(b) Toute suite de Cauchy est convergente.
(c) Deux suites adjacentes sont convergentes.
[001201]
202
( un
−−−→ 0
1+u2n n→∞
2. Même question avec
(un ) est bornée.
[004670]
Exercice 1498 un vn → 1
0 ≤ un ≤ 1
Soient (un ) et (vn ) deux suites vérifiant : 0 ≤ vn ≤ 1 Que pouvez-vous dire de ces suites ?
un vn −−−→ 1.
n→∞
[004671]
1. Étudier les suites (v2n ) et (v2n+1 ) et montrer que la suite (vn ) est convergente.
2. Calculer ` = limn→∞ vn à 10−5 près.
Correction H [004672]
1. On pose un = 1
0!
1
+ 1! + · · · + n!
1
.
(a) Montrer que la suite (un ) est convergente.
(b) Calculer le nombre e = limn→∞ un à 10−7 près.
1/n
2. On note vn = 1 + n1 .
203
(a) Développer vn et montrer que vn ≤ e.
p
(b) On fixe p ∈ N et ε > 0. Montrer que pour n suffisament grand, vn ≥ ∑k=0 1
k! − ε.
(c) Que pouvez-vous en déduire ?
[004679]
n /4n
Exercice 1507 Étude de C2n
1×3×5×···×(2n−1)
On pose un = 2×4×6×···×(2n)
.
1. Exprimer un à l’aide de factorielles.
2. Montrer que la suite (un ) est convergente.
3. Soit vn = (n + 1)u2n . Montrer que la suite (vn ) converge. Que pouvez-vous en déduire pour limn→∞ un ?
4. On note α = limn→∞ vn . En étudiant la suite (nu2n ), montrer que α > 0.
Correction H [004680]
204
Exercice 1515 Approximation d’un irrationnel
Soit x ∈ R∗ et (rn ) une suite de rationnels convergeant vers x. On écrit rn = pn
qn avec pn ∈ Z, qn ∈ N∗ .
1. Montrer que si l’une des suites (pn ), (qn ) est bornée, alors l’autre l’est aussi, et x ∈ Q.
2. En déduire que si x ∈ R \ Q, alors |pn | −−−→ +∞ et qn −−−→ +∞.
n→∞ n→∞
[004688]
S(n+1)
3. La suite S(n) est-elle convergente ?
Correction H [004689]
205
Soit f : N → N injective. Montrer que f (n) −−−→ +∞. [004695]
n→∞
206
un +vn √
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b. On pose u0 = a et v0 = b puis, pour n entier naturel donné, un+1 = 2 et vn+1 = un+1 vn .
b sin(Arccos( ab ))
Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes et que leur limite commune est égale à Arccos( ab )
.
Correction H [005225]
Exercice 1533 **
Limite quand n tend vers +∞ de
sin n
1. n ,
n
2. 1 + 1n ,
n!
3. nn ,
E ((n+ 12 )2 )
4. ,
E ((n− 12 )2 ))
√n 2
5. n ,
√ √
6. n + 1 − n,
∑nk=1 k2
7. n3
,
2k
8. ∏nk=1 2k/2 .
Correction H [005226]
Exercice 1534 **
√ √
Etudier la suite (un ) définie par n+1− n = √1
2 n+un
.
Correction H [005227]
Exercice 1537 *
Soient u et v deux suites de réels de [0, 1] telles que limn→+∞ un vn = 1. Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers 1.
Correction H [005234]
Exercice 1538 **
Montrer que si les suites (u2n ) et (u3n ) convergent alors (un ) converge.
Correction H [005235]
207
Exercice 1541
√ √
Etudier les deux suites un = ∑nk=1 √1 − 2 n + 1 et vn = ∑nk=1 √1 − 2 n.
k k
Correction H [005238]
Exercice 1544 **
Donner un exemple de suite (un ) divergente, telle que ∀k ∈ N∗ \ {1}, la suite (ukn ) converge.
Correction H [005244]
208
1. Soient p un entier naturel et a un réel. Donner le développement de (cos a + i sin a)2p+1 puis en choisissant astucieusement a,
p p
kπ
déterminer ∑k=1 cotan2 2p+1 . En déduire alors ∑k=1 sin2 1 kπ .
2p+1
1
2. Pour n entier naturel non nul, on pose un = ∑nk=1 k2
. Montrer que la suite (un )n∈N∗ converge (pour majorer un , on remarquera
que k12 ≤ k(k−1)
1
).
1 1
3. Montrer que pour tout réel x de ]0, π2 [, on a cotan x < x < sin x .
4. En déduire un encadrement de un puis la limite de (un ).
Correction H [005316]
Exercice 1550 **
Déterminer les limites quand n tend vers +∞ de
Z 1 Z 1 n Z π
1 x n sin x
1) un = Arcsinn x dx 2) dx 3) dx.
n! 0 0 1+x 0 x+n
Correction H [005459]
Exercice 1552
Etudier la suite (un ) définie par
1
un+1 = un (u2n − 3un + 4) ∀n ≥ 0.
2
[000537]
Exercice 1553
Étudier les suites :
√
1. u0 = 0 et un+1 = un + 2.
2. u0 ∈ R et un+1 = un − u2n .
[000538]
Exercice 1554
On considère la fonction f : R −→ R définie par
x3 2x 1
f (x) =+ +
9 3 9
et on définit la suite (xn )n≥0 en posant x0 = 0 et xn+1 = f (xn ) pour n ∈ N.
1. Montrer que l’équation x3 − 3x + 1 = 0 possède une solution unique α ∈]0, 1/2[.
2. Montrer que l’équation f (x) = x est équivalente à l’équation x3 − 3x + 1 = 0 et en déduire que α est l’unique solution de
l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0, 1/2].
3. Montrer que la fonction f est croissante sur R+ et que f (R+ ) ⊂ R+ . En déduire que la suite (xn ) est croissante.
4. Montrer que f (1/2) < 1/2 et en déduire que 0 ≤ xn < 1/2 pour tout n ≥ 0.
5. Montrer que la suite (xn )n≥0 converge vers α.
Indication H Correction H [000539]
Exercice 1555
Soit a ∈ R. On considère la suite (un ) définie par u0 = a et un+1 = eun − 2 pour n ≥ 0.
1. Étudier cette suite si a = 0.
2. Étudier cette suite si a = −10.
3. Étudier cette suite si a = 3.
209
4. Généraliser en discutant selon la valeur de a.
[000540]
Exercice 1556
u3
Étudier la suite définie par un+1 = 1 + 10n dans les cas suivants :
1. u0 = −4.
2. u0 = −2.
3. u0 = 2.
4. u0 = 3.
[000541]
Exercice 1557
(un −3)2
Étudier la suite (un ) définie par u0 = 0 et un+1 = 4 . [000542]
Exercice 1558
Étudier la suite définie par un+1 = e−un et u0 = 0. [000543]
Exercice 1559
Étudier la suite définie par un+1 = cos un et u0 = −8. [000544]
Exercice 1560
2u3n +7
Étudier la suite définie par un+1 = 3(u2n +1)
et u0 = 2. En déduire une valeur approchée à 10−8 près de la racine réelle du polynôme
X 3 + 3X − 7. [000545]
Exercice 1561
−u2n −un +24
Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = 6 pour n ≥ 0. [000546]
Exercice 1562
Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = − 13 un − 19 un + 3 pour n ≥ 0.
3 2
[000547]
Exercice 1563
Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = − 51 u2n − 16 un + 33
10 pour n ≥ 0. [000548]
Exercice 1564
Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = ln(e − 1 + un ). [000549]
Exercice 1565
Discuter suivant les valeurs de u0 la nature de la suite un+1 = eun − 2. [000550]
Exercice 1566
Soient a et b deux réels strictement positifs ; on définit une suite (un ) par :
p
u0 ≥ 0 et un+1 = aun + b
1. Montrer qu’il existe une valeur de u0 pour laquelle cette suite est stationnaire.
2. Montrer que si u0 est distinct de cette valeur, (un ) est monotone et bornée. Trouver limn→∞ un .
[000551]
Exercice 1567
210
Étudier suivant les valeurs données à u0 appartenant à C les suites :
un − 2
un+1 =
un + 4
un + 2
un+1 =
un + 1
−1
un+1 =
un + 1
[000552]
Exercice 1568
Soit f : [0, 1] → [0, 1]. On considère a ∈ [0, 1] et la suite (un )n∈N vérifiant u0 = a et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ). Les propriétés suivantes
sont-elles vraies ou fausses :
1. Si f est croissante, alors (un ) est croissante.
2. Si (un ) est croissante, alors f est croissante.
3. Si (un ) est croissante et f monotone, alors f est croissante.
4. Si (un ) converge vers une limite l, alors l est point fixe de f .
5. Si f est dérivable, alors (un ) est bornée.
6. Si le graphe de f est au dessus de la droite d’équation y = x, alors (un ) est croissante.
7. Si (un ) converge vers un point fixe l de f , alors f est continue en l.
[000553]
Exercice 1569
Étudier la suite définie par un+1 = (1 − un )2 (discuter suivant les valeurs de u0 ). [000554]
Exercice 1570
Soit f (x) = −x3 + x2 − x + 1 et a ∈ [0, 1]. Étudier la suite définie par u0 = a et un+1 = f (un ). [000555]
Exercice 1571
Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = 21 (1 + un + E(un )) où E désigne la fonction « partie entière ». [000556]
Exercice 1572
1. Étudier la suite définie par récurrence par u0 = a et un+1 = cos un , où a est un nombre réel donné.
2. Étudier la suite définie pour n ≥ 1 par un = cos(cos(cos(· · · (cos n) · · · ))).
| {z }
n fois cos
[000557]
Exercice 1573
1. Étudier dans C une suite (un ) telle que ∀n ∈ N∗ , un+1 = u2n . Discuter suivant u0 .
2. On considère dans C une suite (vn ) telle que ∀n, vn+1 = 21 vn + vAn où A est un nombre complexe non nul donné. Étudier
l’existence et la convergence de cette suite suivant les valeurs de v0 . On pourra noter a une des racines carrées de A et poser
−a
wn = vvnn +a .
[000558]
Exercice 1574
A
1. On donne A ≥ 0, B ≥ 0, u0 ≥ 0 ; étudier la suite définie par la relation de récurrence un+1 = + Bun .
n+1
4n
n+1 − un
2. Étudier la suite définie par u0 = 0 et un+1 = (on pourra utiliser la question précédente pour terminer).
2 + un
[000559]
Exercice 1575
On considère la suite réelle définie par : p
x0 = 1 et xn+1 = 2xn + 1.
211
1. Montrer que xn est supérieur ou égal à 1 pour tout n.
2. Montrer que si (xn ) converge, sa limite l vérifie √
l= 2l + 1.
3. l étant définie par l’égalité de 2), est-il possible de trouver k ∈ ]0, 1[ tel que
Exercice 1576
En utilisant les méthodes de l’exercice précédent, étudier les suites définies par :
4 + 3yn
y0 = 3 ; yn+1 = ,
3 + 2yn
1
z0 = 1 ; zn+1 = 1 + .
zn
[000561]
Exercice 1577
Soit une suite qui vérifie une relation de récurrence
aun−1 + b
un = (1)
cun−1 + d
1. Montrer que si la transformation homographique : x 7→ y = ax+b cx+d a deux points fixes distincts, α et β , on peut écrire la relation
un−1 −α
(1) sous la forme : uun −α
−β
= k u −β
. Calculer un −α
u −β
en fonction de uu1 −α
−β
.
n n−1 n 1
1
2. Montrer que si la transformation homographique a un seul point fixe γ, on peut mettre la relation (1) sous la forme : un −γ =
1 1
un−1 −γ + k. Calculer un −γ en fonction de u1 .
3. Utiliser la méthode précédente pour étudier les suites (un ) définies par :
4un + 2 −3un − 1
a) un+1 =
, b) un+1 = ,
12 2 em un + 3 un − 3
5un − 3 2un − 1
c) un+1 = , d) un+1 = .
un + 1 un + 4
Discuter suivant les valeurs de u1 ; préciser pour quelles valeurs de u1 chaque suite est définie.
[000562]
212
Correction H [004703]
[004709]
213
Exercice 1588 Système d’ordre 1
( (
x0 = a xn+1 = xn +y
2
n
Soient 0 < a < b et (xn ), (yn ) les suites définies par : et √
y0 = b yn+1 = xn+1 yn .
1. Montrer que ces suites convergent vers la même limite.
2. On pose a = b cos ϕ. Exprimer cette limite en fonction de b et ϕ.
Correction H [004713]
Correction H [004714]
Exercice 1593 **
Soient (un ) et (vn ) les suites définies par la donnée de u0 et v0 et les relations de récurrence
2un + vn un + 2vn
un+1 = et vn+1 = .
3 3
Etudier les suites u et v puis déterminer un et vn en fonction de n en recherchant des combinaisons linéaires intéressantes de u et v. En
déduire limn→+∞ un et limn→+∞ vn .
Correction H [005229]
Exercice 1594 **
Soient (un ), (vn ) et (wn ) les suites définies par la donnée de u0 , v0 et w0 et les relations de récurrence
vn + wn un + wn un + vn
un+1 = , vn+1 = et wn+1 = .
2 2 2
Etudier les suites u, v et w puis déterminer un , vn et wn en fonction de n en recherchant des combinaisons linéaires intéressantes de u, v
et w. En déduire limn→+∞ un , limn→+∞ vn et limn→+∞ wn .
Correction H [005230]
214
3 1 1 1 √ un + vn + wn
= + + et vn+1 = 3 un vn wn et wn+1 = ,
un+1 un vn wn 3
ont une limite commune que l’on ne cherchera pas à déterminer.
Correction H [005231]
Correction H [005425]
Exercice 1602
Calculer, lorsqu’elles convergent, les limites des suites définies par :
√ p n nπ sin n2 − cos n3
un = n − n2 − n un = n(n + a) − n un = sin un = . [000564]
2 2 n
Exercice 1603
215
Montrer que les suites définies pour n ≥ 1 par :
n+1 n 1 n
un = un = un = 2 un = n2 +1
n n+1 n +1
admettent toutes des limites que l’on calculera. [000565]
Exercice 1604
√
Soit (un )n∈N la suite de nombres réels définie en posant u0 = 0 et ∀n ≥ 1, un+1 = 6 + un . Montrer que la suite (un )n∈N est convergente
et déterminer sa limite. [000566]
Exercice 1605
2n √ n3 + 2n n2 + (−1)n (−1)n
) ; bn = 3 − sin n2 ; cn = ; dn = 2 √ ; en = (cos n) sin √ .
n
Etudier la limite des suites suivantes : an = cos ( n
n! 3 n + n n
[000567]
Exercice 1606
Déterminer les limites lorsque n tend vers l’infini des suites ci-dessous ; pour chacune, essayer de préciser en quelques mots la méthode
employée.
1 1 (−1)n−1
1. 1 ; − ; ; . . . ; ; ...
2 3 n
2. 2/1 ; 4/3 ; 6/5 ; . . . ; 2n/(2n − 1) ; . . .
3. 0,23 ; 0,233 ; . . . ; 0,233 · · · 3 ; . . .
1 2 n−1
4. 2 + 2 + · · · + 2
n n n
(n + 1)(n + 2)(n + 3)
5.
n3
1 + 3 + 5 + · · · + (2n − 1) 2n + 1
6. −
n+1 2
n + (−1) n
7.
n − (−1)n
2n+1 + 3n+1
8.
2n + 3n
q r q
√
√ √
9. 1/2 + 1/4 + 1/8 + · · · + 1/2 n
puis 2; 2 2 ; 2 2 2 ; ...
n
1 1 1 (−1)
10. 1 − + − +···+
3 9 27 3n
√ √
11. n+1− n
n sin(n!)
12.
n2 + 1
2
+32 +···+n2
13. Démontrer la formule 1 + 22 + 32 + · · · + n2 = 16 n(n + 1)(2n + 1) ; en déduire limn→∞ 1+2 n3
.
Correction H [000568]
Exercice 1607
Soit a > 0. On définit la suite (un )n≥0 par u0 un réel vérifiant u0 > 0 et par la relation
1 a
un+1 = un + .
2 un
√
On se propose de montrer que (un ) tend vers a.
1. Montrer que
(un 2 − a)2
un+1 2 − a = .
4un 2
√
2. Montrer que si n ≥ 1 alors un ≥ a puis que la suite (un )n≥1 est décroissante.
√
3. En déduire que la suite (un ) converge vers a.
√ √ √ √
4. En utilisant la relation un+1 2 − a = (un+1 − a)(un+1 + a) donner une majoration de un+1 − a en fonction de un − a.
√
5. Si u1 − a ≤ k et pour n ≥ 1 montrer que
2n−1
√ √ k
un − a ≤ 2 a √ .
2 a
216
√
6. Application : Calculer 10 avec une précision de 8 chiffres après la virgule, en prenant u0 = 3.
Indication H Correction H [000569]
Exercice 1608
On considère les deux suites :
1 1 1
un = 1 + + + · · · + ; n ∈ N,
2! 3! n!
1
vn = un + ; n ∈ N.
n!
Montrer que (un )n et (vn )n convergent vers une même limite. Et montrer que cette limite est un élément de R\Q.
Indication H Correction H [000570]
Exercice 1609
Soient a et b deux réels, a < b. On considère la fonction f : [a, b] −→ [a, b] supposée continue et une suite récurrente (un )n définie par :
1. On suppose ici que f est croissante. Montrer que (un )n est monotone et en déduire sa convergence vers une solution de l’équation
f (x) = x.
2. Application. Calculer la limite de la suite définie par :
4un + 5
u0 = 4 et pour tout n ∈ N, un+1 = .
un + 3
3. On suppose maintenant que f est décroissante. Montrer que les suites (u2n )n et (u2n+1 )n sont monotones et convergentes.
4. Application. Soit
1
u0 = et pour tout n ∈ N, un+1 = (1 − un )2 .
2
Calculer les limites des suites (u2n )n et (u2n+1 )n .
Indication H Correction H [000571]
Exercice 1610
√ a+b
1. Soient a, b > 0. Montrer que ab 6 2 .
2. Montrer les inégalités suivantes (b > a > 0) :
a+b √
a6 6b et a6 ab 6 b.
2
3. Soient u0 et v0 des réels strictement positifs avec u0 < v0 . On définit deux suites (un ) et (vn ) de la façon suivante :
√ un + vn
un+1 = un vn et vn+1 = .
2
(a) Montrer que un 6 vn quel que soit n ∈ N.
(b) Montrer que (vn ) est une suite décroissante.
(c) Montrer que (un ) est croissante En déduire que les suites (un ) et (vn ) sont convergentes et quelles ont même limite.
Indication H Correction H [000572]
Exercice 1611
Soit x un réel.
E(x) + E(2x) + . . . + E(nx)
1. Déterminer la limite de un = .
n2
2. En déduire que Q est dense dans R.
[000573]
Exercice 1612
Soit n ≥ 1.
n
1. Montrer que l’équation ∑ xk = 1 admet une unique solution, notée an , dans [0, 1].
k=1
2. Montrer que (an )n∈N est décroissante minorée par 21 .
3. Montrer que (an ) converge vers 12 .
217
Indication H Correction H [000574]
Exercice 1613
Calculer suivant les valeurs de x : h i
lim lim [cos(n!πx)]2m .
n→∞ m→∞
[000575]
Exercice 1614
2an + bn an + 2bn
Soient a0 et b0 deux réels fixés. On définit par récurrence les suites (an ) et (bn ) par an+1 = et bn+1 = .
3 3
1. Montrer que ces deux suites sont adjacentes.
a0 + b0
2. En calculant an + bn , montrer qu’elles convergent vers .
2
[000576]
Exercice 1615
1 n−1
Soit (un ) une suite qui tend vers 0. On pose xn = ∑ u . Montrer que (xn ) converge vers 0 ( on pourra fixer ε puis séparer la somme
n k=0 k
en deux et enfin choisir N... ). [000577]
Exercice 1616
nln(n) √
n
Déterminer les limites de et n2 . [000578]
lnn (n)
Exercice 1617
Soit (un )n∈N une suite réelle dont tous les termes sont non nuls et telle que :
un+1
lim = 0.
n→∞ un
Exercice 1618
Étudier la suite définie par récurrence : p
u0 = a > 0, un+1 = 1 + un .
[000580]
Exercice 1619
Étudier la convergence et calculer la limite éventuelle de la suite (un )n∈N∗ définie par :
n k
∀n ∈ N∗ , un = ∏ (1 + n2 ).
k=1
[000581]
Exercice 1620
Étudier la convergence et calculer la limite éventuelle de la suite (un )n∈N définie par :
n
1
∀n ∈ N, un = ∑ Ck .
k=0 n
[000582]
Exercice 1621
φ (n)
Soit φ : N → N bijective, telle que lim n = `. Calculer `. [000583]
n→∞
218
Exercice 1622
Soit φ : N → N injective ; montrer que lim φ (n) = +∞. [000584]
n→∞
Exercice 1623
Soit (un )n∈N une suite bornée. On pose vn = un+1 −un et wn = vn+1 −vn , et on suppose que (wn )n∈N converge. Montrer que lim wn = 0,
n→∞
puis que lim vn = 0. [000585]
n→∞
Exercice 1624
Soit (un )n∈N une suite réelle convergeant vers ` et φ une bijection de N sur N. (pas nécessairement strictement croissante !). Montrer
que lim uφ (n) = `. [000586]
n→∞
Exercice 1625
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles telles que :
lim un + vn = lim un vn = 0.
n→∞ n→∞
Montrer que
lim vn = lim un = 0.
n→∞ n→∞
[000587]
Exercice 1626
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles telles que :
lim un = lim vn = +∞, lim un+1 − un = 0.
n→∞ n→∞ n→∞
Montrer que
E = {un − vm |(n, m) ∈ N2 }
est dense dans R. [000588]
Exercice 1627
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites à valeurs dans [0, 1] telles que :
lim un vn = 1.
n→∞
Montrer que :
lim un = lim vn = 1.
n→∞ n→∞
[000589]
Exercice 1628
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites convergeant respectivement vers ` et L. Étudier la suite (wn )n∈N définie par :
1 n
∀n ∈ N, wn = ∑ uk vn−k .
n k=0
[000590]
Exercice 1629
Soit (un )n∈N une suite bornée telle que :
u2n
lim (un + ) = 1.
n→∞ 2
Que dire de (un )n∈N ? [000591]
Exercice 1630
Soit f : C → C définie par :
z + |z|
∀z ∈ C, f (z) = .
2
Étudier la suite définie par :
z0 ∈ C, ∀n ∈ N, zn+1 = f (zn ).
219
Indication : on écrira zn = ρn eiφn ,où (ρn , φn ) ∈ R+∗ ×] − π, π[ et on utilisera :
φ n φ
sin φ = 2n sin ∏ cos 2i .
2n i=1
[000592]
Correction H [005252]
Exercice 1637
1. Montrer que si ∀n ∈ N un 6= 0 et si (un ) → 0 alors ln(1 + un ) ∼ un .
a
2. Soit a un réel. Déterminer la limite de (1 + )n .
n
[000594]
Exercice 1638
Comparer les suites suivantes :
2
an = nn , bn = nln(n) , cn = en , dn = (ln n)n ln n
[000595]
220
Exercice 1639
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles de limite +∞ telles que un = o(vn ). Montrer qu’il existe une suite (wn )n∈N de limite +∞
telle que un = o(wn ) et wn = o(vn ). [000596]
Exercice 1640
Donner un exemple de suites (un )n∈N et (vn )n∈N telles que un = O(vn ) mais qu’on n’ait ni un = o(vn ), ni vn = O(un ). [000597]
Exercice 1641
Étude de (un )n∈N définie par :
u0 ∈ [0, 1], un+1 = u2n .
Donner un équivalent de un quand n → ∞. [000598]
Exercice 1642
Montrer la réciproque du théorème de Césaro (i.e. lim un = l) :
n→∞
1. dans le cas où lim vn = l et
n→∞
1
un+1 − un = O( ),
n
2. dans le cas où (un )n∈N est croissante.
[000599]
Exercice 1643
u2n
Étudier la suite (un )n∈N définie par u0 = 1 et ∀n ∈ N un+1 = un + u2n . En utilisant vn = 4, donner un équivalent de un . Indication : on
montrera que lim vn+1 − vn = 1, on en déduira un équivalent de vn puis de un . [000600]
n→∞
Exercice 1644
Soit (un )n∈N la suite définie par un+1 = un + u2n . L’étudier et, en utilisant vn = 1
un , en donner un équivalent dans le cas u0 ∈] − 1; 0].
ln(un )
Que dire dans le cas u0 ∈]0; ∞[ ? (On étudiera vn = 2n .) [000601]
Exercice 1645
Soient f et g deux formes linéaires sur un espace vectoriel E telles que f g = 0. Montrer que f = 0 ou g = 0. Étudier la suite (xn )n∈N
xn
définie par x0 = 1, xn+1 = 1+nx 2 . En étudiant yn = x
1
n+1
− x1n , en donner un équivalent. [000602]
n
Exercice 1646
Étudier la suite (un )n∈N définie par :
π
u0 ∈]0, [, un+1 = sin un .
2
Donner limx→0 1
sin2 x
− x12 ,(réponse : 3 ) en déduire un équivalent de u−2
1
n donc de un . [000603]
Exercice 1647
Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∃!xn ∈ [n, n + 1[ solution de x − E(x) = 1
x2
. Donner un équivalent de xn puis faire un développement asymptotique
de xn − n à l’ordre 5 en fonction de 1n . [000604]
Exercice 1648
Étudier la convergence et calculer la limite éventuelle de la suite (un )n∈N∗ définie par :
1 1 1 1
∀n ∈ N∗ , un = 1 + + ... + − − ... − 2 .
2 n n+1 n
On montrera préalablement que :
1 1
1+ + ... + = ln n + γ + o(1)
2 n
quand n → ∞. [000605]
221
Exercice 1649
Soit (un ) définie par u0 et u1 strictement positifs et un+1 = un + un−1 pour n ≥ 1.
un+1
1. Montrer que lim( ) existe et la déterminer. Que remarquez-vous ?
un
un+1
2. Soit an = . Exprimer an+1 en fonction de an .
un
3. Montrer que a2n et a2n+1 sont adjacentes.
√
4. Déterminer un rationnel r tel que r − 1+2 5 < 10−3 .
Correction H [001202]
Exercice 1650
Déterminer (un ) telle que
1. u0 = 1, u1 = 3, un+2 = 4un+1 − 4un .
2. u0 = 1, u1 = i, un+2 = 4un+1 − 5un .
[001203]
Exercice 1651
Déterminer les suites bornées qui vérifient un+2 = 3un+1 − 2un .
Correction H [001204]
Exercice 1652
Déterminer les suites convergentes qui vérifient 2un+2 = 7un+1 − 3un . [001205]
Exercice 1653
√
Montrer que la suite u0 = 1, u1 = 2 et un+2 = un+1 un est bien définie et la déterminer. [001206]
Exercice 1654
( (
u0 = 2 un+1 = un + vn
Déterminer les suites (un ) et (vn ) qui vérifient et [001207]
v0 = −2 vn+1 = 3un − vn
1. Résoudre : (
un+2 − un = n − 1
u0 = u1 = 0.
2. Résoudre : un+2 + un+1 + un = n.
Correction H [003069]
222
Soit (un ) une suite de réels. On définit les suites dérivées de (un ) :
(u0n ) = (un+1 − un )
(u00 ) = (u0 − u0 )
n n+1 n
. . .
u(k+1) = u(k) − u(k) .
n n+1 n
(k)
1. Exprimer un en fonction de un , un+1 , . . . , un+k .
(k)
2. Montrer que la suite (un ) est polynomiale si et seulement s’il existe k ∈ N tel que un = (0).
Correction H [003071]
√ √
Exercice 1660 ( 3 + 1)2n+1 − ( 3 − 1)2n+1
√ √
On note xn = ( 3 + 1)2n+1 , yn = ( 3 − 1)2n+1 , et zn = [xn ].
1. Montrer que zn = xn − yn .
2. En déduire que 2n+1 divise zn .
[003073]
Exercice 1663
Montrer que la suite définie par
cos 1 cos 2 cos n
un = 1 + + +···+
1! 2! n!
est une suite de Cauchy. En déduire sa convergence. [001209]
Exercice 1664
Montrer que toute sous-suite extraite d’une suite de Cauchy est aussi une suite de Cauchy.
Montrer que si (un ) est une suite de Cauchy, on peut trouver une sous-suite (unk ) de (un ) telle que :
1
∀p ∈ N, ∀q ≥ p, |un p − unq | ≤ .
2p
[001210]
223
Exercice 1665
Une suite (xn ) est définie par une relation de récurrence xn+1 = a sin xn + b où a est un nombre réel de ]0, 1[ et b un nombre réel
quelconque. Montrer que pour tout p ∈ N, |x p+1 − x p | ≤ a p |x1 − x0 |. En déduire que la suite (xn ) est une suite de Cauchy.
Combien de termes faut-il calculer pour obtenir une valeur approchée de lim xn à 10−10 près si on suppose a = 1/2, b = 5, x0 = 1 ?
[001211]
Exercice 1667
Soit xn une suite bornée de Rd . Montrer que xn converge si et seulement si A est un singleton. Indication : pour prouver la convergence,
utiliser qu’une suite bornée de Rd a au moins une valeur d’adhérence. [001902]
Exercice 1668
Soit f : Rd → Rd continue. Soit x0 ∈ Rd . Soit xn la suite définie par
xn+1 = f (xn ).
Exercice 1669
Soit xn une suite bornée de Rd . Supposons que ||xn − xn+1 || → 0. Montrer que l’ensemble A est non-vide, compact, connexe.
Indication : pour la connexité, supposer que A = A1 ∪ A2 avec A1 et A2 non-vides, disjoints, fermés.
Si d = 1 conclure que A = [a, b] avec a ≤ b.
[001904]
Exercice 1670
Soit f : R → R continue. Soit x0 ∈ R. Soit xn la suite définie par
xn+1 = f (xn ).
||xn − xn+1 || → 0.
Indication. Montrer qu’il suffit de prouver que a = b dans [a, b] = A. Si a < b montrer que la suite est stationnaire. [001905]
Exercice 1671
Soit sn = Σnk=1 1/k et xn = cos(sn ). Montrer qu’il n’existe pas d’application f : R → R continue telle que
xn+1 = f (xn ).
Indication : montrer que ||xn − xn+1 || → 0 mais que xn ne converge pas. [001906]
56 121.99 Autre
Exercice 1672 I
224
Correction H [005145]
Exercice 1680
Etudier la série de terme général √
an 2 n
un = √ où a > 0, b > 0.
2 n + bn
Indication : Chercher un équivalent suivant les valeurs de b. [001932]
225
1.
πn2
un = cos( ) avec a > 0
2n2 + an + 1
2. √
vn = e− n
3.
1 n
wn = (1 − )
n2
[001934]
Exercice 1682
un+1
Soit (un ) une suite de réels strictement positifs, on suppose que lim( ) = 1 et que
un
un+1 α 1
= 1 − + O( β ) , où α > 0 β > 1.
un n n
vn+1
On pose vn = nα un . Etudier et montrer que (vn ) a une limite finie. Application : Etudier la série de terme général
vn
√ 1 1
un = n! sin 1 sin √ · · · sin √ .
2 n
[001935]
Exercice 1683
Déterminer la nature de la série de terme général :
n! √
1. n , (ch ln n)−2 , n−(1+(1/n))
n
1 1 ln n √
2. √ ln(1 + √ ) , , nlnn e− n
n n ln(en − 1)
[001936]
Exercice 1684
Etudier, suivant les valeurs de p ∈ N, la nature de la série de terme général :
1! + 2! + · · · + n!
un = .
(n + p)!
[001937]
Exercice 1685
Calculer les sommes des séries suivantes, en montrant leur convergence :
1. ∑n≥0 (n + 1)3−n
n
2. ∑ 4 2 +1
n≥0 n + n
2n − 1
3. ∑ n3 − 4n
n≥3
[001938]
Exercice 1686
n
un
Soit (un ) une suite réelle positive et Sn = ∑ u p . Comparer la nature des séries (∑ un ) et (∑ Sn ). [001939]
p=0
226
Z π
dx
un =
0 1 + (nπ + x)4 sin2 x
Encadrer ensuite un par les termes de la suite vn où
Z π
dx
vn =
0 1 + (nπ)4 sin2 x
Calculer explicitement l’intégrale vn et en déduire un équivalent de un . Conclure. [001941]
Exercice 1688
Soit un une suite décroissante à termes positifs. On suppose (∑ un ) converge. Montrer que
lim (nun ) = 0.
n→∞
Indication : Encadrer ∑np+1 uk pour n > p. Puis revenir aux définitions des limites avec les epsilons. [001942]
Exercice 1689
Soient ∑n≥0 un , ∑n≥0 vn deux séries à termes réels strictement positifs. On suppose que ∑n≥0 vn converge, et que
un+2 vn+2
∀n ∈ N, ≤ .
un vn
Montrer que ∑n≥2 un converge. [001943]
Exercice 1691
Soit 0ab et (un )n≥0 défini par u0 = 1 et uun+1
n
n+a
= n+b pour n ≥ 0. Montrer que la limite de la suite Sn = log(nb−a un ) existe et est finie.
En déduire les valeurs de a et b telles que la série ∑∞j=0 u j converge. Calculer alors sa somme : pour cela expliciter sa somme partielle
sn , en montrant d’abord que pour tout n on a
n n
∑ [( j + 1) + b − 1]u j+1 = ∑ [ j + a]u j .
j=0 j=0
[001949]
Exercice 1692
Par un calcul direct, montrer que les sommes partielles de la série harmonique
n
Sn = ∑ k−1 , n≥1
k=1
ne forment pas une suite de Cauchy. En déduire que cette série diverge. [002718]
Exercice 1693
En discutant éventuellement selon la valeur des paramètres réels α et β , étudier les séries de termes généraux positifs (n ≥ 2) :
227
n+α 1
, 2 − 1)
,
n+β n(n √
p p 1 n
n4 + 2n + 1 − n4 + αn, α ≤ 2, tan + ln n2 + 2 ,
n n −n
n
2n + 1 2 1
, √ √ ,
3n + 1 (1 + 1/ n)n n
nn α n √
, n
n − 1,
n! Z n+1/2
1
nα (ln n)β , √ dt,
n h t4 + 1 i
1! + 2! + · · · + n!
, k ∈ Z, n α
(n + 1)(n+1)/n − (n − 1)(n−1)/n ,
Z ∞ (n + k)!
exp(−xn ) dx (ind. : changer de variable t = xn ).
1
[002719]
Exercice 1694
Soit (an ) une suite de réels strictement positifs tels que, au voisinage de +∞, on ait
an+1 α 1
= 1+ +o .
an n n
1. Montrer que la série de terme général nα est de ce type ; rappeler pour quelles valeurs de α elle converge.
2. Montrer que si α > −1, la série de terme général an diverge, et que si α < −1 elle converge.
3. Application : étudier la série
1.3.5 . . . (2n − 1)
∑ 2.4.6 . . . (2n + 2) .
n≥1
Exercice 1695
Soit (un ) la suite définie par u0 ∈]0, 1[ donné et un+1 = un − un 2 . Montrer que cette suite converge et en donner la limite. Montrer que
la série de terme général un 2 converge et en donner la limite. Montrer que les séries de terme généraux un et ln(un+1 /un ) divergent.
[002721]
Exercice 1696
Montrer qu’il existe deux réels α, β , tels que pour tout n ∈ N∗ ,
Z π
1
(αt + βt 2 ) cos(nt) dt = .
0 n2
En déduire la valeur de
+∞
1
S= ∑ n2 .
n=1
[002722]
Exercice 1697
Soit (an ) un suite de réels strictement positifs telle que ∑ an converge. Étudier les séries
√
an an
∑ an 2 , ∑ 1 + an , ∑ an a2n , ∑ .
n≥1 n
[002723]
Exercice 1698
228
Justifier la convergence et calculer les sommes des séries suivantes
1 9
∑ n(n + k) (k ∈ N∗ ), ∑ (3n + 1)(3n + 4) ,
n≥1
n2 + n − 3 n2
∑ , ∑ ln n2 − 1 .
n! n≥2
[002725]
Exercice 1702 I
Calculer les sommes suivantes :
1. (**) ∑1≤i< j≤n 1.
2. (**) ∑1≤i, j≤n j et ∑1≤i< j≤n j.
3. (*) ∑1≤i, j≤n i j.
4. (***) Pour n ∈ N∗ , on pose un = 1
n5 ∑nk=1 ∑nh=1 (5h4 − 18h2 k2 + 5k4 ). Déterminerlimn→+∞ un (utiliser les résultats de l’exercice
1701, 2)).
Correction H [005144]
Exercice 1704 **
Soit (un )n∈N une suite arithmétique ne s’annulant pas. Montrer que pour tout entier naturel n, on a ∑nk=0 uk u1k+1 = n+1
u0 un+1 .
Correction H [005223]
Exercice 1705 **
1
Calculer limn→+∞ ∑nk=1 12 +22 +...+k2
.
Correction H [005224]
Exercice 1706 **
√
un
Soit (un )n∈N une suite positive telle que la série de terme général un converge. Etudier la nature de la série de terme général n .
229
Correction H [005697]
Exercice 1709 *
Nature de la série de terme général un = ∑nk=1 1
(n+k) p
, p ∈]0, +∞[.
Correction H [005704]
Exercice 1710 **
n!
Déterminer un équivalent simple de (a+1)(a+2)...(a+n)
quand n tend vers l’infini (a réel positif donné).
Correction H [005705]
230
∞ ∞ ∞
1 1 n! 1
∑ − log(1 + ) ; ∑ nn ; ∑ 1 − (1 − )n ;
n=1 n n n=1 n=1 n
!
n
∞
2n + 1000 ∞
π ∞
π ∞
1 1
∑ 3n + 1 ; ∑ (1 − cos n ); ∑ sin(πn) sin( n ); ∑ ∑ 2k 3n−k .
n=1 n=1 n=1 n=0 k=0
[001944]
Exercice 1714
Déterminer, en fonction des paramètres réels α, β , la nature des séries de termes généraux (n ≥ 2)
(−1)n nα , nβ (1 − (−1)n nα ) ,
(−1)n −1
, exp √ − 1 ,
n−
ln n n
(−1)n (−1)n
ln 1 − , √ ,
n
n + (−1)n
+∞
n! (−1)k
sin 2π (on pourra utiliser que : 1/e = ∑ ).
e k=0 k!
[002724]
∞ ∞ ∞
1 1 n! 1
∑ − log(1 + ) ; ∑ nn ; ∑ 1 − (1 − )n ;
n=1 n n n=1 n=1 n
!
n
∞
2n + 1000 ∞
π ∞
π ∞
1 1
∑ ; ∑ (1 − cos ); ∑ sin(πn) sin( n ); ∑ ∑ 2k 3n−k .
n=1 3n + 1 n=1 n n=1 n=0 k=0
[001944]
231
R∞ dx
4. L’intégrale impropre 1 4x3 −x converge t-elle ? Si oui, la calculer.
[001945]
pour tout entier p > 0, calculer explicitement τ, et vérifier que σ satisfait (1) et (2), en calculant p(n) pour tout n ainsi que α.
2. On note f (n) = ∑nk=1 1/k − log n, et on rappelle le fait, vu en cours, que limn∞ f (n) = γ existe (Constante d’Euler). On revient
au cas général pour σ , on considère la série de terme général vn = u(σ (n)) et on note sn = v1 + · · · + vn .
p(n) 1 n−p(n)
3. Montrer par récurrence que sn = ∑k=1 2k − ∑k=1 1
2k−1 et que
1 1 1 p(n)
sn = f (p(n)) + f (n − p(n)) − f (2n − 2p(n)) + log − log 2.
2 2 2 n − p(n)
En déduire que ∑∞
n=1 vn converge et calculer sa somme en fonction de α.
[001948]
Exercice 1719 **
(−1)n
Calculer ∑+∞
n=0 3n+1 .
Correction H [005710]
232
1
2. ∑(i, j)∈(N∗ )2 .
iα + jα
3. ∑x∈Q∩[1,+∞[ x12 .
1
4. ∑(p,q)∈N2 a p +bq , a > 1, b > 1.
Correction H [004490]
1. Expliquer simplement pourquoi la suite double (an,p )(n,p)∈N2 n’est pas sommable.
2. Calculer ∑∞ ∞ ∞ ∞
n=0 ∑ p=0 an,p et ∑ p=0 ∑n=0 an,p .
Correction H [004493]
233
On réordonne les termes de la série harmonique alternée en prenant tour à tour p termes positifs puis q termes négatifs, p, q ≥ 1.
Calculer la somme de la série correspondante.
Correction H [004499]
3. Soient (ak )k∈N et (b` )`∈N deux suites complexes de carrés sommables.
Montrer que la suite double ak b` est sommable.
k+`
(k,`)∈N2
[004500]
Exercice 1741 ez = z
Montrer qu’il existe une infinité de complexes z tels que ez = z (on calculera x en fonction de y, et on étudiera l’équation obtenue).
234
Correction H [004408]
63 122.99 Autre
Exercice 1746 Examen 2000
Soit a > 0 fixé. Pour n entier positif ou nul on dfinit Pn (a) par P0 (a) = 1, P1 (a) = a, P2 (a) = a(a + 1) et, plus généralement Pn+1 (a) =
(n + a)Pn (a). Montrer que
Pn (a)
L(a) = lim
n∞ n!na−1
existe et est un nombre strictement positif. Méthode : considérer la série de terme général pour n > 0 : un = log(n + a) − a log(n +
P (a)
1) + (a − 1) log n, comparer sa somme partielle d’ordre n − 1 avec log n!nn a−1 , et, ... l’aide d’un développement limité en 1/n d’ordre
convenable, montrer que, ∑∞ u
n=1 n converge. [001946]
Exercice 1747
Soit α et β deux nombres réels ou complexes tels que αβ = −1 et |α| > 1 > |β |. Pour n dans l’ensemble Z des entiers positifs ou
1
négatifs on pose Fn = α−β (α n − β n ) et Ln = α n + β n (si α + β = 1 ces nombres sont appelés entiers de Fibonacci (1225) et de Lucas
(1891)).
n=1 F2n+1 +1 converge et calculer la limite de Qn = Ln /Fn si n → +∞. .
1
1. Montrer par le critère de D’Alembert que la série ∑∞
2. On admet (identité de Backstrom (1981)) que pour tous n et k de Z on a
1 1 1
+ = (Q − Q2n−2k−1 ) .
F4n−2k−1 + F2k+1 F4n+2k+1 + F2k+1 2L2k+1 2n+2k+1
1
En faisant k = 0 dans cette identité, calculer la somme partielle d’ordre 2n de la série initiale, c’est à dire s2n = ∑2n
j=1 F2 j+1 +1 en
montrant par récurrence sur n que s2n = 2L1 1 (Q2n+1 − Q1 ). En déduire la somme de la série en termes de α et β . Donner une
expression simple du terme général de la série et de sa somme si α = expt et β = − exp(−t) si t est réel.
1
3. Montrer que la série ∑∞
n=1 F2n+1 +F3 converge et calculer sa somme.
235
[001947]
Exercice 1748
Indiquer pour quelles valeurs de α ∈ R la série
∑ αn
n≥0
converge, et calculer sa somme.
En déduire l’écriture en base 10 des nombres 1/9 et 1/11 et plus généralement en base k, du nombre 1/(k − 1) et du nombre 1/(k + 1).
[002656]
Exercice 1749
En comparant avec les intégrales de Wallis
Z π/2
In = cosn t dt,
0
déterminer la nature et calculer la somme de la série
∑ (−1)n 2−2nC2n
n
.
n≥1
[002726]
236
Exercice 1753 Mines MP 2000
(−1)n
Soit α > 0. Étudier la série ∑ un , avec un = √ ·
nα +(−1)n
Correction H [004416]
n /n4n
Exercice 1760 C2n
Cn n
L’une au moins des deux séries : ∑ n42nn et ∑ Cn4n diverge. Dire pourquoi et dire laquelle.
2n
[004423]
237
Soient (un ), (vn ) deux suites réelles telles que ∑ u2n et ∑ v2n convergent.
1. Montrer que ∑ un vn converge.
p p p
2. Montrer que ∑(un + vn )2 converge et : ∑(un + vn )2 ≤ ∑ u2n + ∑ v2n .
[004427]
8. ∑∞ −k −k
k=0 2 tan(2 α).
2k3 −3k2 +1
9. ∑∞
k=0 (k+3)!
.
p n
10. ∑∞
n=p Cn x .
xk
11. ∑∞
k=1 (1−xk )(1−xk+1 )
.
k−n[k/n]
12. ∑∞
k=1 k(k+1) .
Correction H [004430]
Exercice 1768
√ √
b n+1c−b nc
Convergence et somme de la série de terme général un = n .
Correction H [004431]
1. Résoudre les équations différentielles : y00 + 2y0 + 2y = 0, y00 + 4y0 + 4y = 2e−x cos x.
R (n+1)π
2. Soit f la solution commune. On définit la série de terme général un = x=nπ f (x) dx. Montrer que ∑ un converge et calculer sa
somme.
Correction H [004432]
238
(−1)k+1 1
On admet que ∑∞
k=1 k = ln 2. Montrer que la série ∑∞
k=1 12 +22 +···+k2
est convergente et calculer sa somme.
Correction H [004434]
√
Exercice 1779 (−1)k k
√
k k. Donner un équivalent de u quand n → ∞. (Regrouper les termes deux par deux puis comparer à une
On pose un = ∑2n
k=1 (−1) n
intégrale)
Correction H [004442]
239
Exercice 1782 Constante d’Euler, Mines-Ponts MP 2005
1 un,k
Soit un,k le reste de la division du n par k. Quelle est la limite de n ∑nk=1 k ?
Correction H [004445]
240
Exercice 1791 (un ) décroit
Soit (un )n≥1 une suite réelle positive décroissante telle que ∑ un converge.
1. Montrer que nun → 0 lorsque n → ∞. considérer ∑2n k=n+1 uk
2. Montrer que ∑∞ n=1 n(un − un+1 ) converge et a même somme que ∑n=1 un .
∞
diverge.
Correction H [004456]
241
1. Montrer que la suite (un ) converge. Quelle est sa limite ?
2. Montrer que la série de terme général u2n converge.
3. Montrer que les séries de termes généraux ln uun+1
n
et un divergent.
1
4. Montrer que un < n+1 et que la suite (nun ) est croissante. On note ` sa limite.
`−vn
5. On pose un = n . Montrer que la série de terme général vn+1 − vn converge.
6. En déduire que un est équivalent à 1n .
[004463]
Exercice 1802
On se donne u1 et a deux réels strictement positifs et l’on définit par récurrence la suite (un ) par un+1 = un + na1un · Étudiez la limite de
la suite (un ), et, quand a ≤ 1, en donner un équivalent.
Correction H [004465]
[004469]
Exercice 1808 ∑ an /n p = 0
Soit (an ) une suite bornée telle que pour tout entier p ≥ 2 : ∑∞
n=1
an
np = 0. Montrer que : ∀ n ∈ N∗ , an = 0.
Correction H [004471]
242
Exercice 1809 ∑ xkn = 0
Soit ∑n≥1 xn une série absolument convergente telle que pour tout entier k ≥ 1 on a ∑∞
n=1 xkn = 0.
Montrer que : ∀ n ∈ N∗ , xn = 0.
Correction H [004472]
1 n p
2. Soit (un ) une série convergente. On pose vn = 2n ∑ p=0 Cn u p . Montrer que la série (vn ) est convergente.
Correction H [004473]
p
Exercice 1812 un /Rn
k=0 ak , Rn = ∑k=n ak et p ∈ ]0, 1[.
Soit (an ) une série positive convergente, A = ∑∞ ∞
an
1. Montrer qu’il existe C p ∈ R tel que ∑∞
n=0 Rnp
≤ C p A1−p .
2. Trouver la meilleure constante C p .
Correction H [004475]
243
[004480]
Exercice 1818
u1 +···+un un
Soit (un ) une suite de complexes telle que n → ` ∈ (x2 + 1) lorsque n → ∞. Montrer que 1
ln(n)
u1
1 + ··· + n → ` lorsque
n → ∞.
Correction H [004481]
Exercice 1819
Soit (un ) une suite de complexes qui converge au sens de Césaro vers zéro.
uk
Étudiez la suite de terme général vn = ∑nk=0 n+k+1 ·
Correction H [004482]
Exercice 1824 IT
Cet exercice est consacré aux sommes de termes consécutifs d’une suite arithmétique ou d’une suite géométrique.
1. (*) Calculer ∑ni=3 i, n ∈ N \ {0, 1, 2}, ∑ni=1 (2i − 1), n ∈ N∗ , et ∑n+1
k=4 (3k + 7), n ∈ N \ {0, 1, 2}.
2. (*) Calculer le nombre 1, 1111... = limn→+∞ 1, 11...1
| {z } et le nombre 0, 9999... = limn→+∞ 0, 99...9
| {z }.
n n
3. (*) Calculer 1 − 1 + 1 − ... + (−1) , n−1
n ∈ N∗ .
| {z }
n
1
4. (*) Calculer 2 + 14 + 18 + ... = limn→+∞ ∑nk=1 1
2k
.
2 , n ∈ N.
5. (**) Calculer ∑nk=0 cos kπ
244
6. (**) Soient n ∈ N et θ ∈ R. Calculer ∑nk=0 cos(kθ ) et ∑nk=0 sin(kθ ).
7. (***) Pour x ∈ [0, 1] et n ∈ N∗ , on pose Sn = ∑nk=1 (−1)k−1 xk . Déterminerlimn→+∞ Sn .
k
Exercice 1826 **
Montrer que ∑nk=1 sin nk = 12 + 2n
1
+ o( n1 ).
Correction H [005458]
Exercice 1827
Nature de la série de terme général
n2 +n+1 1 √ n+3 ln n 1
1) (*) ln 2) (*) 3) (**) 2n+1 4) (**)
q
n2 +n−1 n+(−1)n n n ln(ch n) 2
ln(n)
n2
5) (**) Arccos 3
1 − n12 6) (*) (n−1)! 7) cos √1n − √1e 8) (**) ln π2 Arctan n n+1
R π/2 √
1 n
10) (**) n− 2 sin( 4 + n )
1
cos2 x π
9) (*) 0 n2 +cos2 x
dx 11) (**) e − 1 + n
Correction H [005688]
Exercice 1828
Nature de√la série de terme
p général
1) (***) n4 + 2n2 − 3 P(n) où P est un polynôme. 1
S(n) où S(n) = ∑+∞ 1
4
2) (**) nα p=2 pn .
3) (**) un où ∀n ∈ N∗ , un = n1 e−un−1 .
4) (****) un = p1n où pn est le n-ème nombre premier
1
(indication : considérer ∑N
n=1 ln 1− 1
= ∑N 2
n=1 ln(1 + pn + pn + . . .)).
pn
1
5) (***) un = où c(n) est le nombre de chiffres de n en base 10.
n
n(c(n))α
a a a
(∏k=2 ln k)
6) (*) (n!)b a > 0 et b > 0. 7) (**) Arctan 1 + n1 − Arctan 1 − n1 .
8) (**) n1α ∑nk=1 k3/2 . 9) (***) ∏nk=1 1 + nkα − 1.
Correction H [005689]
Exercice 1829
Nature de lasériede terme général
πn2 (−1)n (−1)n einα cos(nα) sin(nα)
1) (***) sin n+1 2) (**) n+(−1)n−1 3) (**) ln 1 + √n 4) (***) n , n et n
5) (**) (−1)n lnnn
P(n)
(−1)n Q(n) où P et Q sont deux polynômes non nuls
7) (****) (sin(n!πe)) p p entier naturel non nul.
Correction H [005690]
Exercice 1830
Calculer les sommes des séries suivantes après avoir vérifié leur convergence.
245
1) (**) ∑+∞ n+1
n=0 3n 2) (**) ∑+∞ 2n−1
n=3 n3 −4n 3) (***) ∑+∞ 1
n=0 (3n)!
π
√ 1 + √ 1 − √2 (−1)n
4) (*) ∑+∞ 5) (**) ∑+∞ n=0 ln cos 2n a ∈ 0, 2
6) (***) ∑+∞ a
n=2 n−1 n+1 n n=2 ln 1 + n
th 2an
textbf7) ∑+∞
n=0 2n
Correction H [005691]
Exercice 1833 **
un R un dx
Soit (un )n∈N une suite de réels strictement positifs. Montrer que les séries de termes généraux un , 1+un , ln(1 + un ) et 0 1+xe sont de
mêmes natures.
Correction H [005694]
Exercice 1836 **
1+(−1)n nα
Soit α ∈ R. Nature de la série de terme général un = n2α
, n > 1.
Correction H [005700]
Exercice 1839
Convergence et somme éventuelle de la série de terme général
2n3 −3n2 +1
1) (**) un = (n+3)!
2) (***) un = n!
(a+1)(a+2)...(a+n)
, n > 1, a ∈ R+∗ donné.
Correction H [005703]
Exercice 1840 *
Nature de la série de terme général un = ∑nk=1 1
(n+k) p
, p ∈]0, +∞[.
Correction H [005706]
246
Exercice 1841 *** I
Développement limité à l’ordre 4 de ∑+∞
k=n+1
1
k2
quand n tend vers l’infini.
Correction H [005707]
Exercice 1842
Partie principale quand n tend vers +∞ de
Correction H [005708]
Exercice 1844 **
(−1)n
Calculer ∑+∞
n=0 3n+1 .
Correction H [005710]
Correction H [005711]
2. On suppose que f et g sont continues sur I. En utilisant l’implication démontrée ci-dessus, la relation sup( f , g) = 12 ( f + g +
| f − g|), et les propriétés des fonctions continues, montrer que la fonction sup( f , g) est continue sur I.
Indication H Correction H [000639]
Exercice 1848
Soit f une fonction de [a, b] dans [a, b] telle que pour tout x et x0 (x 6= x0 ) de [a, b] on ait : | f (x) − f (x0 )| < |x − x0 |.
1. Montrer que f est continue sur [a, b].
2. Montrer que l’équation f (x) = x admet une et une seule solution dans [a, b]. (On pourra introduire la fonction : x 7→ g(x) =
f (x) − x).
[000640]
Exercice 1849
1. Soit f une fonction continue sur ]a, b[ telle que f (]a, b[) ⊂ [a, b]. Montrer, par considération de φ (x) = f (x) − x, qu’il existe c
dans [a, b] tel que f (c) = c.
2. Soit f une fonction continue sur [0, 1] telle que f (0) = f (1). Montrer qu’il existe c dans [0, 12 ] tel que f (c) = f (c + 21 ).
3. Un mobile parcours, à vitesse continue, une distance d en une unité de temps. Montrer qu’il existe un intervalle d’une demi-unité
de temps pendant lequel il parcourt une distance d2 .
247
[000641]
Exercice 1850
2 ) − f (t) s’annule en au moins
Soit f : [a, b] −→ R une fonction continue telle que f (a) = f (b). Montrer que la fonction g(t) = f (t + b−a
un point de [a, a+b
2 ].
Application : une personne parcourt 4 km en 1 heure. Montrer qu’il existe un intervalle de 30 mn pendant lequel elle parcourt exactement
2 km.
Correction H [000642]
Exercice 1851
Soit f : R → R continue telle que lim f = −∞ et lim f = +∞. Montrer que f s’annule. Appliquer ceci aux polynômes de degré impair.
−∞ +∞
Correction H [000643]
Exercice 1852
Soit f : R → R+ continue telle que f (0) = 1, lim f = 0 et lim f = 0.
−∞ +∞
1. Montrer qu’il existe a > 0 tel que si |x| > a alors f (x) ≤ 12 .
2. Montrer que f est bornée et possède un maximum.
[000644]
Exercice 1853
Soient I un intervalle de R et f : I → R continue, telle que pour chaque x ∈ I, f (x)2 = 1. Montrer que f = 1 ou f = −1.
Indication H Correction H [000645]
Exercice 1854
Soit f : R+ → R continue admettant une limite finie en +∞. Montrer que f est bornée. Atteint-elle ses bornes ?
Indication H Correction H [000646]
Exercice 1855
Soient f et g continues sur [0, 1] telles que ∀x ∈ [0, 1] f (x) < g(x). Montrer qu’il existe m > 0 tel que ∀x ∈ [0, 1] f (x) + m < g(x).
[000647]
Exercice 1856
Soit f croissante sur [a, b] et prenant toute valeur entre f (a) et f (b). Montrer que f est continue. [000648]
Exercice 1857
Soit f : R → R continue en 0 telle que ∀x ∈ R, f (x) = f (2x). Montrer que f est constante. [000649]
Exercice 1858
Soit f périodique croissante. Que dire de f ? [000650]
Exercice 1859
Donner un exemple de fonction continue sur [0, 1] non lipschitzienne, puis de fonction continue en un seul point, puis de fonction
discontinue sur les rationnels et continue sur les irrationnels, enfin de fonction continue telle que f (x) ∈ R \ Q si x ∈ R \ Q ou si x = 0,
et f (x) ∈ Q si x ∈ Q \ {0}. Une fonction telle que ∀x ∈ R, lim f (x + h) − f (x − h) = 0 est-elle continue sur R ? Donner un exemple de
h→0
bijection de [0, 1] sur [0, 1] discontinue en tout point. [000651]
Exercice 1860
√
Soit f continue sur R admettant 1 et 2 pour périodes. Que dire de f ? [000652]
Exercice 1861
Soit f : [0, 1] → [0, 1] croissante, montrer qu’elle a un point fixe.
248
Indication : étudier
E = x ∈ [0, 1] | ∀t ∈ [0, x], f (t) > t .
Exercice 1862
f (x)
Soit f : R+∗ → R croissante telle que x → x soit décroissante ; montrer que f est continue sur R+∗ . [000654]
Exercice 1863
Soit f : R+∗ → R une fonction vérifiant :
∀x ∈ R+∗ , f (x)e f (x) = x.
Donner les variations de f puis comparer f et ln au voisinage de +∞. [000655]
Exercice 1864
Soit f : R+ → R croissante. Construire g : R+ → R continue telle que f ≤ g. [000656]
Exercice 1865
Donner un exemple d’application f : R → R non constante telle que :
∀x ∈ R, f (x) = f (x2 ).
Exercice 1866
Soit f : [0, 1] → [0, 1] continue. Montrer que :
On suppose f strictement décroissante. Montrer que an est unique et étudier la suite (an )n∈N∗ . [000658]
Exercice 1867
Existe-t-il une bijection continue de [0, 1[ sur R ? [000659]
Exercice 1868
Soit f : [0, 1] → [0, 1] continue telle que f ◦ f = f . On note E f = {x ∈ [0, 1]| f (x) = x}. Montrer que E f 6= ∅ puis que c’est un intervalle
de R.
Trouver toutes les fonctions f : [0, 1] → [0, 1] continues telles que f ◦ = f .
Correction H [000660]
Exercice 1869
Soit f : [0, 1] → R continue, évaluer :
n
k
lim
n→∞ ∑ (−1)k f n
.
k=1
[000661]
Exercice 1870
Une fonction qui vérifie la propriété des valeurs intermédiaires est-elle nécessairement continue ?
Indication H Correction H [000662]
Exercice 1871
Soit f uniformément continue sur R+ telle que ∀x ≥ 0, la suite ( f (xn))n∈N tend vers 0 quand n → ∞. Montrer lim f (x) = 0. [000663]
x→∞
Exercice 1872
Soit f ∈ C(R+ , R) admettant une limite finie en +∞, montrer qu’alors f est uniformément continue sur R+ . [000664]
249
Exercice 1873
Soit f continue sur [a, b], montrer :
[000665]
Exercice 1874
Soit ( f , g) ∈ C([0, 1], [0, 1])2 , tel que : f g = g f . On veut montrer que f − g s’annulle par deux méthodes :
– par l’absurde, utiliser le fait que ( f − g)([0, 1]) est un segment ne contenant pas 0.
– par l’absurde, en examinant, si f − g > 0 par exemple, min{x ∈ [0, 1]| f (x) = x}.
Le résultat subsiste-t-il si l’on remplace [0, 1] par R ? [000666]
Exercice 1875
Soit f : [0, 1] → R continue, telle que f (0) = f (1). Montrer que :
1 1
∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ 0, 1 − , f xn + = f (xn ) .
n n
[000667]
Exercice 1876
Soit f continue de R dans R, montrer que : lim | f (x)| = +∞ ⇔ l’image réciproque de toute partie bornée est bornée. [000668]
|x|→∞
Exercice 1877
Soit f : [a, b] → R une fonction continue. On veut démontrer que
1. Montrer que
sup f (x) ≤ sup f (x).
a<x<b a≤x≤b
2. Soit x0 ∈ [a, b] tel que f (x0 ) = supa≤x≤b f (x). Montrer que f (x0 ) = supa<x<b f (x) en distinguant les trois cas : x0 = a, x0 =
b, x0 ∈]a, b[.
3. Soit g : [0, 1] → R la fonction définie par g(x) = 0 si x ∈ [0, 1[ et g(x) = 1 si x = 1. Montrer que
250
[003846]
1. Soit f : [0, 1] → [0, 1] continue. Montrer qu’il existe x ∈ [0, 1] tel que f (x) = x.
2. Soient f , g : [0, 1] → [0, 1] continues telles que f ◦ g = g ◦ f . Montrer qu’il existe x ∈ [0, 1] tel que f (x) = g(x) (on pourra
s’intéresser aux points fixes de f ).
Correction H [003856]
251
Soit f : R → R continue telle qu’existe a vérifiant f ◦ f (a) = a. f a-t-elle des points fixes ? Généraliser.
Correction H [003858]
Exercice 1892
Soient f , g : [a, b] → R continues. On suppose que : ∀ x ∈ [a, b], ∃ y ∈ [a, b] tq f (x) = g(y).
Montrer qu’il existe x ∈ [a, b] tel que f (x) = g(x).
[003860]
1. Montrer que si f vérifie la propriété des valeurs intermédiaires et est injective, alors elle est continue.
2. Trouver une fonction discontinue ayant la propriété des valeurs intermédiaires.
Correction H [003861]
252
Trouver toutes les fonctions f : [0, 1] → R continues telles que : ∀ x ∈ [0, 1], f (x2 ) = f (x).
[003868]
Exercice 1904 Plus grande fonction lipschitzienne minorant f (Ens Lyon MP∗ 2003)
1. Existe-t-il toujours ϕ lipschitzienne telle que ϕ ≤ f où f : Rn → R est une application continue donnée ?
2. Soit k > 0. Trouver une CNS sur f pour qu’il existe ϕ : Rn → R k-lipschitzienne minorant f .
3. On suppose cette CNS vérifiée pour k0 > 0. Montrer que si k ≥ k0 alors il existe ϕk , k-lipschitzienne minorant f et maximale
pour l’ordre usuel des fonctions.
Correction H [003872]
253
Montrer que la fonction caractéristique de Q est discontinue en chacun de ses points.
Correction H [005387]
Exercice 1914 **
Trouver f bijective de [0, 1] sur lui-même et discontinue en chacun de ses points.
Correction H [005390]
Exercice 1922
254
Soit f la fonction réelle à valeurs réelles définie par
x si x < 1
f (x) = x2 si 1 ≤ x ≤ 4
√
8 x si x > 4
1. Tracer le graphe de f .
2. f est elle continue ?
3. Donner la formule définissant f −1 .
Indication H Correction H [000671]
Exercice 1923
Etudier la continuité de f la fonction réelle à valeurs réelles définie par f (x) = sin x
x si x 6= 0 et f (0) = 1.
Indication H Correction H [000672]
Exercice 1924
1. Soit la fonction réelle définie par f (x) = 1 si x ∈ Q et f (x) = 0 sinon. Montrer que f n’admet pas de limite en tout point de R.
2. Soit la fonction réelle définie par f (x) = x si x ∈ Q et f (x) = 1 − x sinon. En quels points de R f est elle continue ?
[000673]
Exercice 1925
On admet que pour tout x ∈ R, | sin x| ≤ |x|.
1. Montrer que x 7→ sin x est continue en 0 puis sur R tout entier.
2. En déduire que x 7→ cos x est continue sur R.
[000674]
Exercice 1926
Etudier la continuité sur R des fonctions suivantes :
1. f1 (x) = x2 cos 1x si x 6= 0, et f1 (0) = 0 ;
2. f2 (x) = sin x sin 1x si x 6= 0, et f2 (0) = 0 ;
3. f3 (x) = xE(x) ;
4. f4 (x) = E(x) sin(πx).
[000675]
Exercice 1927
x
Montrer que l’application f : R → R définie par f (x) = est strictement croissante puis que pour tout y ∈ ] − 1, 1[ il existe un
1 + |x|
unique x ∈ R tel que f (x) = y.
[000676]
Exercice 1928
Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par continuité sur R ?
1 1 ex + e−x
a) f (x) = sin x · sin ; b) g(x) = ln ;
x x 2
1 2
c) h(x) = − .
1 − x 1 − x2
Exercice 1929
Étudier la continuité sur R des fonctions suivantes :
1. f (x) = E(x) sin(x),
2. g(x) = E(x) sin(πx).
255
[000678]
Exercice 1930
Etudier la continuité de
p
1. f (x) = x + x − E(x).
p
2. g(x) = E(x) + x − E(x).
[000679]
Exercice 1931
Soit f : R → R continue en 0 telle que pour chaque x ∈ R, f (x) = f (2x). Montrer que f est constante.
Indication H Correction H [000680]
Exercice 1932
1
La fonction est-elle lipschitzienne sur ]0, +∞[ ? sur [1, +∞[ ? [000681]
x
Exercice 1933
Soit f : [0, 1] −→ R définie par f (0) = 0, f (x) = 1/2 − x si x ∈]0, 1/2[, f (1/2) = 1/2, f (x) = 3/2 − x si x ∈]1/2, 1[ et f (1) = 1.
1. Tracer le graphe de f . Étudier sa continuité.
Exercice 1934
Étudier la continuité des fonctions suivantes :
1. f1 (x) = x2 cos 1x si x 6= 0 f1 (0) = 0 ;
2. f2 (x) = sin x sin 1
x si x 6= 0 f2 (0) = 0 ;
3. f3 (x) = xE(x) sur R ;
4. f4 (x) = [x − E(x)]2 et f5 (x) = E(x) + f4 (x).
[000683]
Exercice 1935
En étudiant la suite u0 ∈ R et un+1 = cos(un ), déterminer une valeur approchée à 10−5 près de l’unique réel solution de cos(x) = x.
[000684]
Exercice 1936
p
Soit f définie par f (x) = E(x) + x − E(x), où E désigne la partie entière. Donner le domaine de définition de f , puis une relation
entre f (x + 1) et f (x). f est-elle monotone ? f est-elle k−lipschitzienne sur [a, 1](a > 0) ? Et sur [0, 1] ? Étudier la continuité de f sur
[0, 1] en utilisant la définition. Déduisez en la continuité sur R. [000685]
Exercice 1937
Soit f une fonction continue de [0, 1] dans lui-même telle que f (0) = 0 et pour tout couple (x, y) de [0, 1] × [0, 1] on ait | f (x) − f (y)| ≥
|x − y|.
1. Soit x un élément de [0, 1]. On pose x0 = x et xn+1 = f (xn ). Montrer que la suite (xn )n∈N est convergente.
2. En déduire que f (x) = x pour tout x ∈ [0, 1].
3. Le résultat reste-t-il vrai sans l’hypothèse f (0) = 0?
[001212]
256
66 123.03 Limite de fonctions
Exercice 1938
Écrire les définitions des limites suivantes : limx→−∞ f (x) = l, l ∈ R ; limx→−∞ f (x) = +∞ ; limx→x0 f (x) = −∞, x0 ∈ R.
(On précisera sur quel type d’intervalle la fonction f doit être définie.) [000606]
Exercice 1939
Soit f une fonction définie sur un intervalle I contenant x0 dans son intérieur. On suppose que limx→x0 f (x) = u > 0. Démontrer qu’il
existe t > 0 tel que si 0 < |x − x0 | < t alors | f (x)| ≥ u2 . [000607]
Exercice 1940
Montrer que si une fonction f définie sur E ⊂ R est continue en x0 alors la fonction | f | est, elle aussi, continue en x0 . Montrer que la
réciproque est fausse. [000608]
Exercice 1941
√ √
1+x− 1−x
1. Démontrer que lim = 1.
x→0 x
√ √
1 + xm − 1 − xm
2. Soient m, n des entiers positifs. Étudier lim .
x→0 xn
1 p 1
3. Démontrer que lim ( 1 + x + x2 − 1) = .
x→0 x 2
Indication H Correction H [000609]
Exercice 1942
f (x)
Soit f une fonction de variable réelle telle que |x| → ∞ quand x → ∞. Montrer que pour tout réel α il existe Xα tel que f (x) −|αx| ≥ |x|
si |x| ≥ Xα . En déduire que pour tout α réel f (x) − αx → ∞ quand x → ∞. [000610]
Exercice 1943
Soient f et g deux fonctions définies sur R+ telles que
f (x)
∀x ∈ R+ g(x) > 0 et lim = L 6= 0.
x→∞ g(x)
1. Montrer que
lim f (x) = 0 ⇔ lim g(x) = 0.
x→∞ x→∞
2. Montrer que si L > 0,
lim f (x) = ∞ ⇔ lim g(x) = ∞.
x→∞ x→∞
[000611]
Exercice 1944
1. Montrer que toute fonction périodique et non constante n’admet pas de limite en +∞.
2. Montrer que toute fonction croissante et majorée admet une limite finie en +∞.
Indication H Correction H [000612]
Exercice 1945
Soit I un intervalle de R et x0 ∈ I. Soient f et g deux fonctions de la variable réelle à valeurs réelles définies sur I˙ := I − {x0 }. Montrer
que si f admet une limite à droite et une limite à gauche en x0 et que de plus ces deux limites coïncident, alors f admet une limite en
x0 dont la valeur est la valeur commune des limites à droite et à gauche. [000613]
Exercice 1946
Soient P et Q deux polynômes à coefficients réels de degré respectif d et d 0 . Etudier suivant les valeurs de d et d 0 , et éventuellement de
certains des coefficients de P et Q,
lim P(x)/Q(x).
x→+∞
[000614]
257
Exercice 1947
f (x)
Soit f : R+ → R+ croissante telle que lim f (x + 1) − f (x) = 0. Montrer que lim = 0. (on pourra utiliser des ε, sommer des
x→+∞ x
x→+∞
inégalités et utiliser la monotonie de f pour montrer qu’elle est bornée sur un segment).
Comment généraliser ce résultat ? [000615]
Exercice 1948
Calculer lorsqu’elles existent les limites suivantes
x2 +2 |x| x2 +2 |x| x −4
2
a) limx→0 x b) limx→−∞ x c) limx→2 x2 −3 x+2
√ √ √ √
sin2 x 1+x− 1+x2
d) limx→π 1+cos x e) limx→0 x f ) limx→+∞ x + 5 − x − 3
√
3
1+x2 −1
g) limx→0 x2
h) limx→1 xx−1
n −1
Exercice 1949
1. Montrer que pour tout 0 < ε < 1 et pour x ∈ R, on a :
ε
|x − 1| < ⇒ |x2 + x − 2| < ε.
4
2. En déduire :
lim x2 + x − 1 et lim (x2 + x − 2) cos x.
x→1 x→1
[000617]
Exercice 1950
1. Montrer que pour tout a ∈ R+∗ , et pour tout couple de nombres réels (x, y) appartenant à ] − ∞, −a] ou à [a, ∞[, on a :
1 1 1
| − | ≤ 2 |x − y|.
x y a
2. En déduire que pour tout x0 ∈ R∗ et pour tout ε > 0 il existe α > 0 tel que :
1 1
|x − x0 | < α ⇒ | − | < ε.
x x0
Exercice 1951
1. Pour tout n entier naturel et tout couple de réels (x, y), établir la formule :
n−1
xn − yn = (x − y). ∑ xk yn−1−k .
k=0
2. Déduire de la question précédente que pour tout entier n tout réel strictement positif a et tout couple de réels (x, y) tel que |x| ≤ a
et |y| ≤ a,
|xn − yn | ≤ nan−1 |x − y|.
3. Déduire de ce qui précède que pour tout x0 ∈ R, et pour tout ε > 0, il existe α > 0 tel que :
Conclure.
4. Sur quel sous ensemble D de R, la fonction de la variable réelle f donnée par
1 − xn
f (x) :=
1−x
est-elle définie ? Calculer les limites de f aux bornes de D.
258
[000619]
Exercice 1952
1. Rappeler que pour tout nombre réels ε > 0 il existe un entier n tel que :
1
< ε
2nπ
1
< ε.
(2n + 1)π
2. Montrer que pour tout nombre réel l, et pour tout ε > 0, il existe x ∈] − ε, ε[ tel que :
1 1
| sin − l| > .
x 2
3. En déduire que la fonction x 7→ sin 1x n’a pas de limite lorsque x tend vers 0.
4. Montrer que la fonction définie par f (x) = x sin( 1x ) pour x 6= 0 et f (0) = 0 est continue sur R.
[000620]
Exercice 1953
Déterminer les limites suivantes : p 1 2
a) lim x2 + 1 − x b) lim − 2
x→+∞ x→1 x − 1 x −1
r r √
1 1 2x + 1 − 3
c) lim+ 1 + − d) lim √ √
x→0 x x x→4 x − 2 − 2
p p p
e) lim x2 + 1 − x2 − 1 f) lim x( 1 + x2 − x)
x→+∞ x→−∞
[000621]
Exercice 1954
sin x 1−cos x
On rappelle les limites : limx→0 x = 1 et limx→0 x2
= 12 .
Calculer les limites suivantes :
√ 1 sin 2x
a) lim x. sin √ b) lim
x→0+ x x→0 sin 3x
x sin x sin x − sin 2x
c) lim d) lim
x→0 1 − cos x x→0 x2
tan x tan x − sin x
e) lim x 2 f) lim
x→0 cos x − 1 x→0 sin3 ( x )
2
[000622]
Exercice 1955
Déterminer les limites suivantes, en justifiant vos calculs.
x+2
1. lim+ 2
x→0 x ln x
√
2. lim+ 2x ln(x + x)
x→0
x3 − 2x2 + 3
3. lim
x→+∞ x ln x
√
e x+1
4. lim
x→+∞ x + 2
ln(3x + 1)
5. lim
x→0+ 2x
xx − 1
6. lim
x→0+ ln(x + 1)
2 x3 + 4
7. lim ln
x→−∞ x + 1 1 − x2
8. lim + (x − 1) ln(7x3 + 4x2 + 3)
2
x→(−1)
259
x(xx − 1)
10. lim+
x→0 ln(x + 1)
11. lim (x ln x − x ln(x + 2))
x→+∞
2
ex − ex
12. lim
x→+∞ x2 − x
Exercice 1956
Soient a, b des réels positifs. E(x) désigne la partie entière de x. Montrer que :
x b b b x
lim E( ) = ; lim E( ) = 0.
x→0+ a x a x→0+ x a
[000624]
Exercice 1957
Calculer les limites suivantes :
x−1 x m − am ∗ (x + h)n − xn
lim ; lim (a > 0, m, p ∈ N ); lim (x ∈ R, n ∈ N∗ )
x→1 xn − 1 x→a x p − a p h→0 h
r r √
1 1 cos x + sin x x−x
lim ( +1− − 1); limπ ; lim+ √ .
x→0+ x x x→− 4 4x + π x→0 x+x
[000625]
Exercice 1958
En utilisant la définition d’une limite, montrer que :
1 2
a) lim (3x + 2) sin = 0 ; b) lim+ = 2.
1 + e− x
1
x→− 23 3x + 2 x→0
[000626]
Exercice 1959
Calculer les limites suivantes :
1 1 √ 1
a) lim+ xE( ) ; b) lim xE( ) ; c) lim+ xE( ) ;
x→0 x x→+∞ x x→0 x
p √ √
x+ x+ x √ √
d) lim √ ; e) lim ( x + 5 − x − 3).
x→+∞ x+1 x→+∞
[000627]
Exercice 1960
Calculer, lorsqu’elles existent, les limites suivantes :
xn+1 − α n+1
lim ,
x→α xn − α n
260
tan x − sin x
lim ,
x→0sin x(cos 2x − cos x)
r q
√ √
lim x + x + x − x,
x→+∞
√ √ √
x− α − x−α
lim+ √ ,
x→α x2 − α 2
1
lim xE ,
x→0 x
ex − e2
lim ,
x→2 x2 + x − 6
x4
lim , en fonction de α ∈ R.
x→+∞ 1 + xα sin2 x
Exercice 1961
Déterminer les limites suivantes :
x
en 0
2 + sin( 1x )
x3 − 3x2 + 5x − 3
en 1
4x4 + x2 + x − 6
√ √
1 + sin x − 1 − sin x
en 0
x
tan x
√ en 0
x2 + 4 + x − 2
1 − cos x
en 0
x2
1 − sin x + cos x π
en
sin x + cos x − 1 2
tan(x + π4 ) − 1
√ en 0
3 − 2 cos(x + π6 )
[000629]
Exercice 1962
1 p
Étudier les asymptotes de f (x) = e x x(x + 2). [000630]
Exercice 1963
Montrer que
ln(x) 2
< où α > 0.
xα αxα/2
En déduire que
ln(x)
lim = 0, α > 0.
x→+∞ xα
[000631]
Exercice 1964
Calculer les limites suivantes :
x2 + 2|x| x7 − 1 xn − 1
a) lim b) lim c) lim n, m ∈ N∗
x→0 x x→1 x6 − 1 x→1 xm − 1
261
Exercice 1965
Calculer :
x 1
lim ln(1 + e−x ) x , lim
1
, lim x ln(ex −1) .
1 x→0+
x→∞ x→0 2 + sin x
[000633]
Exercice 1966
Calculer :
1 1
lim+ 2
− .
x→0 (sin x) (sinh x)2
Correction H [000634]
Exercice 1967
Calculer :
x 1
lim (ln(1 + e−x )) x , lim+ x ln(ex −1) .
1
lim ,
x→0 2 + sin 1 x→+∞ x→0
x
Exercice 1968
Trouver : x
xx ln x
lim+
x→0 xx − 1
Correction H [000636]
Exercice 1969
Trouver pour (a, b) ∈ (R+∗ )2 :
1
ax + bx x
lim .
x→+∞ 2
Exercice 1970
Trouver pour (a, b) ∈ (R+∗ )2 :
1
ax + bx x
lim .
x→0+ 2
Exercice 1972 **
(xx )x
Trouver limx→+∞ x(xx )
.
Correction H [005101]
262
67 123.04 Etude de fonctions
Exercice 1973
Déterminer les domaines de définition des fonctions suivantes
r
2+3x p
f (x) = ; g(x) = x2 − 2 x − 5 ; h(x) = ln (4 x + 3) .
5−2x
Correction H [000686]
Exercice 1974
Montrer que l’équation x7 − 3 x2 + 4 x − 1 = 0 admet au moins une solution dans l’intervalle ] − 1, 1[. Même question pour l’équation
x29 + 14 x17 − 7 x5 + 2 = 0. [000687]
Exercice 1975
Soient n ∈ N∗ et d ∈ R+ . Démontrer en utilisant le théorème des valeurs intermédiaires que le polynôme P(X) = X n − d a au moins
une racine dans R. [000688]
Exercice 1976
de l’ensemble f (N∗ ).
1
En étudiant les variations de la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = x x , trouver le plus grand élément
√
∗ √ √
n m
En déduire que quels soient m et n appartenant à N , l’un des nombres m, n est inférieur ou égal à 3. 3
[000689]
Exercice 1977
Soit f : R → R définie par f (x) = cos x
1+x2
. Montrer que f est majorée sur R, minorée sur R. Déterminer supx∈R f (x).
Correction H [000690]
Exercice 1978
1. Soit la fonction f : [−1, +∞[→ R, définie par f (x) = √ 1 . Montrer que f admet une réciproque que l’on explicitera.
x2 +2x+2
2. Trouver un intervalle de R sur lequel la fonction 3
g(x) = tan(x ) admette une fonction réciproque (on précisera alors le domaine
de définition de cette réciproque et son image).
[000691]
Exercice 1979
Montrer que les fonctions suivantes ne sont pas des polynômes :
p
x → ex , x → ln x, x → x2 + 1, x → cos x.
[000692]
263
1. Montrer que f˜ ∈ E .
2. On suppose f continue. Montrer que f˜ est aussi continue.
(S’il existe un point x0 ∈ R tel que limx→x− f˜(x) < limx→x+ f˜(x), construire une fonction de E supérieure à f˜ )
0 0
[003877]
264
Exercice 1993 Dérivées de exp(−1/x)
(
exp − 1x si x > 0
On pose f (x) =
0 si x = 0.
Pn (x)
1. Montrer que f est de classe C ∞ sur R+∗ , et que f (n) (x) est de la forme x2n
exp − 1x où Pn est une fonction polynomiale de
degré inférieur ou égal à n − 1 (n ≥ 1).
2. Montrer que f est de classe C ∞ en 0+ .
3. Montrer que le polynôme Pn possède n − 1 racines dans R+∗ .
[003887]
265
Exercice 2003 ch(nx) et sh(nx)
sh(n√Argch(x))
Montrer que les fonctions : x 7→ ch(n Argch(x)) et x 7→ (n ∈ N) sont polynomiales. [003897]
x2 −1
Exercice 2004 ch x + ch y = a, sh x + sh y = b
(
ch x + ch y = a
Soient a, b ∈ R. Étudier l’existence de solutions pour le système :
sh x + sh y = b.
Correction H [003898]
266
7. sin 7θ − sin θ = sin 3θ .
8. cos3 θ sin 3θ + cos 3θ sin3 θ = 43 .
9. sin θ sin 3θ = sin 5θ sin 7θ .
10. 3 tan θ = 2 cos θ .
11. tan 4θ = 4 tan θ .
12. cotanθ − tan θ = cos θ + sin θ .
(
tan x + tan y = 1
13.
tan(x + y) = 4/3.
Correction H [003905]
2 cos2 θ = 1 + cos 2θ .
2 sin2 θ = 1 − cos 2θ .
4 cos3 θ = 3 cos θ + cos 3θ .
4 sin3 θ = 3 sin θ − sin 3θ .
Exercice 2014 α + β + γ = π
Soient α, β , γ ∈ R tels que α + β + γ = π.
1. Démontrer que : 1 − cos α + cos β + cos γ = 4 sin α2 cos β2 cos 2γ .
2. Simplifier tan α2 tan β2 + tan β2 tan 2γ + tan 2γ tan α2 .
Correction H [003908]
267
Calculer cotanx − 2cotan2x. Simplifier ∑nk=0 21k tan 2αk .
Correction H [003912]
1. Soit f une fonction dérivable sur R à valeurs dans R. Montrer que si f est paire, f 0 est impaire et si f est impaire, f 0 est paire.
2. Soient n ∈ N∗ et f une fonction n fois dérivable sur R à valeurs dans R. f (n) désignant la dérivée n-ième de f , montrer que si f
est paire, f (n) est paire si n est pair et impaire si n est impair.
3. Soit f une fonction continue sur R à valeurs dans R. A-t-on des résultats analogues concernant les primitives de f ?
4. Reprendre les questions précédentes en remplaçant la condition « f est paire (ou impaire) » par la condition « f est T -
périodique ».
Correction H [005097]
Exercice 2021 **
√
Trouver la plus grande valeur de n n, n ∈ N∗ .
Correction H [005098]
Exercice 2023
Résoudre dans R les équations ou inéquations suivantes :
1. (∗∗) ln |x + 1| − ln |2x + 1| ≤ ln 2,
√ √
2. (∗) x x = xx ,
3. (∗∗) 2 Argsh x = Argch 3 − Argth 97 ,
4. (∗∗) lnx (10) + 2ln10x (10) + 3ln100x (10) = 0,
1 1
5. (∗∗) 22x − 3x− 2 = 3x+ 2 − 22x−1 .
Correction H [005100]
Exercice 2024
Construire le graphe des fonctions suivantes :
1. (*) f1 (x) = 2|2x − 1| − |x + 2| + 3x.
2. (**) f2 (x) = ln(ch x).
p
3. (***) f3 (x) = x + |x2 − 1|.
4. (**) f4 (x) = | tan x| + cos x.
x
5. (***) f5 (x) = 1 + 1x (à étudier sur ]0, +∞[).
6. (**) f6 (x) = log2 (1 − log 1 (x2 − 5x + 6)).
2
Correction H [005102]
Exercice 2025 **
Soit f de [0, 1] dans lui-même telle que ∀(x, y) ∈ ([0, 1])2 , | f (y) − f (x)| ≥ |x − y|. Montrer que f = Id ou f = 1 − Id.
Correction H [005404]
Exercice 2026
Etude complète des fonctions suivantes
268
1+x2
1. f1 (x) = x3
(Arctan x − 1+x
x
2 ).
2x
4. 4( x) = xe x2 −1 .
x
5. f5 (x) = 1x ln e x−1 .
p
6. f6 (x) = x + |x2 − 1|.
7. f7 (x) = e/ ln x .
x
8. f8 (x) = 1 + 1x .
9. f9 (x) = log2 (1 − log 1 (x2 − 5x + 6)).
2
q
20. f20 (x) = Arcsin(2x − 1) + 2 Arctan 1−x
x .
21. f21 (x) = ln(ch x).
22. f22 (x) = 32x−1 − 5.3x−1 − x ln 3.
23. f23 (x) = ln x 1 .
e −1
Correction H [005443]
Exercice 2028
Donner un exemple de fonction qu’on ne puisse approcher à ε près par des fonctions en escaliers. [000694]
Exercice 2029
On dit qu’un ensemble A de fonctions définies sur un intervalle I = [a, b] de R est dense dans un ensemble B si :
Le cours dit par exemple que l’ensemble des fonctions en escaliers est dense dans l’ensemble des fonctions continues par morceaux si
I = [a, b]. Montrer que l’ensemble des fonctions continues affines par morceaux est dense dans l’ensemble des fonctions continues sur
un intervalle I = [a, b]. [000695]
Exercice 2030
269
On dit qu’une suite ( fn )n∈N de fonctions définies sur I = [a, b] converge uniformément vers f si :
On suppose que ( fn )n∈N converge uniformément vers f sur l’intervalle [a, b], et que toutes les fn sont continues. Montrer que ∀x ∈ [a, b],
la suite ( fn (x))n∈N est convergente, et donner sa limite. Montrer que f est bornée et continue.
On ne suppose plus que ( fn )n converge uniformément mais seulement point par point (ie, ∀x ∈ [a, b], la suite ( fn (x))n∈N est convergente
vers f (x)) ; de plus toutes les fn sont lipschitziennes de rapport k ; montrer que f est lipschitzienne de rapport k et qu’il y a converge
uniforme. [000696]
Exercice 2031
f : [a, b] → R est à variation bornée si et seulement si :
n
∃µ ∈ R+ , ∀d = {a = x0 , x1 , ..., xn = b} subdivision de [a, b], ∑ | f (xi ) − f (xi−1 )| = σ (d) ≤ µ.
i=1
On appelle alors V (a, b) = sup σ (d) et on définit une fonction de [a, b] dans R+ : x → V (a, x).
d subdivision
Montrer que toute fonction monotone est à variation bornée puis que x → V (a, x) est croissante ainsi que x → V (a, x) − f (x). En déduire
que toute fonction à variation bornée est la différence de deux fonctions croissantes (d’où la nature de ses discontinuités). Une fonction
continue, une fonction lipschitzienne sont-elles à variation bornée ? [000697]
Exercice 2033
Soient f et g équivalentes au voisinage de a et strictement positives. Montrer que si f admet en a une limite dans R̄ différente de 1 alors
ln f ∼ ln g. [001214]
a
Exercice 2034
Montrer que si f tend vers 0 en a alors ln(1 + f ) ∼ f et e f − 1 ∼ f . [001215]
a a
Exercice 2035
√ √
Étudier en +∞ et −∞ la fonction f (x) =
3 3
x + 1 + x2 + x + 1.
Correction H [001216]
Exercice 2036
Calculer les limites de
sin x ln(1 + x2 )
1. en 0.
x tan x
ln(1 + sin x)
2. en 0.
tan(6x)
1
3. (ln(e + x)) x en 0.
4. (ln(1 + e−x )) x en + ∞.
1
Correction H [001217]
Exercice 2037
ln(1 + x) x
Trouver un équivalent simple en +∞ de ( ) − 1. [001218]
ln x
Exercice 2038
p p
x3 + x2 − x3 − x2
3 3
Limite en + ∞ de
270
q p √
Équivalent en + ∞ de x2 + x4 + 1 − x 2
tan(ax) − sin(ax)
Limite en 0 de
tan(bx) − sin(bx)
π π π
Limite en de x − tan(x + )
4 4 4
π cos(x) − sin(x)
Limite en de
4 (4 x − π) tan(x)
tan(x − x cos(x))
Équivalent en 0 de
sin(x) + cos(x) − 1
π π π 2
Équivalent en de tan(2 x) + tan(x + ) cos(x + )
4 4 4
1
Limite en 0 de x 1+2 ln(x)
1
Limite en de 2 x2 − 3 x + 1 tan(π x)
2
(sin(x))sin(x) − 1
Limite en 0 de
(tan(x))tan(x) − 1
√
1 + x2 x
Équivalent en + ∞ de ln( )
sin( 1x ) x+1
Correction H [001219]
Exercice 2039
Soit ( fn )n∈N une suite de fonctions réelles. Montrer qu’il existe f : R → R telle que ∀n ∈ N, fn (t) = o( f (t)) si t → ∞. [001220]
70 123.99 Autre
Exercice 2040 ***I
√ √
Montrer que ∀n ∈ N, (n ≥ 3 ⇒ n < n n!).
(commencer par vérifier que pour k = 2, 3, ..., n, on a : (n − k + 1)k > n).
Correction H [005161]
271
Trouver tous les morphismes continus de (R, +).
Correction H [005399]
71 124.01 Calculs
Exercice 2051
Étudier la dérivabilité des fonctions suivantes :
1
f1 (x) = x2 cos , si x 6= 0 ; f1 (0) = 0;
x
1
f2 (x) = sin x sin , si x 6= 0 ; f2 (0) = 0;
x
√
|x| x2 − 2x + 1
f3 (x) = , si x 6= 1 ; f3 (1) = 1.
x−1
Exercice 2052
Déterminer a, b ∈ R de manière à ce que la fonction f définie sur R+ par :
√
f (x) = x si 0 6 x 6 1 et f (x) = ax2 + bx + 1 si x > 1
Exercice 2053
272
1
Soit f : R∗ −→ R définie par f (x) = x2 sin . Montrer que f est prolongeable par continuité en 0 ; on note encore f la fonction
x
prolongée. Montrer que f est dérivable sur R mais que f 0 n’est pas continue en 0.
Indication H Correction H [000700]
Exercice 2054
Calculer la fonction dérivée d’ordre n des fonctions f , g, h définies par :
Exercice 2055
Calculer les dérivées d’ordre n des fonctions :
2x − 5
f (x) = g(x) = ln(1 + x).
(x − 2)2 (x + 1)(x − 3)
[000702]
Exercice 2057
Etudier la dérivabilité sur R des applications suivantes :
x 1
f : x 7→ x|x|, g : x 7→ , h :7→ .
1 + |x| 1 + |x|
[000704]
Exercice 2058
Calculer les dérivées des fonctions :
p
exp(1/x)+1
1. x 7→ 1 + x2 sin2 x, x 7→ exp(1/x)−1
.
1+sin(x)
2. x 7→ log( 1−sin(x) ), x 7→ (x(x − 2))1/3 .
[000705]
Exercice 2059
Soit f une fonction dérivable sur R.
1. Calculer la dérivée de x 7→ sin( f (x)2 ) et de x 7→ sin( f (x2 )).
2. On suppose f (x) 6= 0 pour tout x ∈ R. Calculer la dérivée de x 7→ log(| f (x)|).
[000706]
Exercice 2060
Prolonger par continuité en 0 et étudier la dérivabilté de
√
1. f (x) = x ln x.
ex − 1
2. g(x) = √ .
x
273
[000707]
Exercice 2061
R → R
Soit f : x 7→ ex si x < 0
x 7→ ax2 + bx + c sinon
Déterminer a, b, c pour que f soit C2 (et C3 ?). [000708]
Exercice 2062
Soit f (x) = exp(− x12 ) si x 6= 0 et f (0) = 0. Montrer que f est C∞ et que ∀n ∈ N f (n) (0) = 0.
Correction H [000709]
Exercice 2063
n
Soient a et b deux réels et f (x) = (x − a)n (x − b)n . Calculer f (n) et en déduire ∑ (Cnk )2 . [000710]
k=0
Exercice 2064
Soit f : R → R définie par :
∀x 6= 0, f (x) = e− x2 , f (0) = 0.
1
Exercice 2065
Calculer la dérivée de x → ln cos(π + xx2 −1
2
+1
). [000712]
Exercice 2066
√
La fonction x → cos x est-elle dérivable en 0 ? [000713]
Exercice 2067
En quels points la fonction f : R → R définie par :
∀x ∈ Q, f (x) = x2 , ∀x ∈ R − Q, f (x) = 0,
est-elle dérivable ? [000714]
Exercice 2068
Montrer que pour tout x ∈ R+ , sin(x) ≤ x. [001221]
Exercice 2069
Pour tout x ∈]1, +∞[ on pose f (x) = x ln(x) − x. Montrer que f est une bijection de ]1, +∞[ sur ] − 1, +∞[. On pose g = f −1 l’application
réciproque de f . Calculer g(0) et g0 (0). [001222]
Exercice 2070
Étudier la continuité, la dérivabilité, la continuité de la dérivée pour les applications suivantes :
1
1. f : x 7→ sin ( ) si x 6= 0 et f (0) = 0.
x
1
2. g : x 7→ xsin ( ) si x 6= 0 et f (0) = 0.
x
1
3. h : x 7→ x sin ( ) si x 6= 0 et f (0) = 0.
2
x
[001223]
Exercice 2071
Soit g une fonction 2 fois dérivable sur [a, b] telle que g(a) = g(b) = 0 et g00 (x) ≤ 0 pour tout x ∈]a, b[. Montrer que pour tout x ∈
]a, b[, g(x) ≥ 0. [001224]
274
Exercice 2072
f (x)
Soit f : R → R une fonction deux fois dérivable telle que ∀x ∈ R on ait f (x) ≥ 0, f 0 (x) ≥ 0 et f 00 (x) ≥ 0. Étudier lim f (x) et lim .
x→∞ x→∞ x
[001225]
Exercice 2073
Soit f une application continue de [a, b] à valeurs dans R dérivable sur ]a, b]. Montrer que si lim f 0 (x) existe, f est dérivable en a.
x→a
[001226]
Exercice 2074
Soit f : R+ → R∗+ une fonction bornée deux fois dérivable et telle qu’il existe α > 0 tel que, pour tout x ∈ R+ , on ait α f (x) ≤ f 00 (x).
1. (a) Montrer que f 0 a une limite en +∞. Quelle est la valeur de cette limite ?
(b) Montrer que f est décroissante et que lim f (x) = 0.
+∞
2. (a) Soit g : x 7→ α f 2 (x) − ( f 0 (x))2 . Montrer que g est croissante et a pour limite 0 en ∞.
√ √
(b) En posant f (x) = h(x) exp(− αx), montrer que, pour tout x ∈ R+ : f (x) ≤ f (0) exp(− αx).
[001227]
Exercice 2075
Montrer que
∀x ∈ R, | sin x| ≤ |x|,
π
∀x ∈ [0, ], 1 − cos x ≤ x sin x,
2
x
∀x ∈ [−1, 1], | arcsin x| ≤ √ .
1−x 2
[002689]
Exercice 2076 **
Déterminer dans chacun des cas suivants la dérivée n-ème de la fonction proposée :
x2 + 1
1) x 7→ xn−1 ln(1 + x) 2) x 7→ cos3 x sin(2x) 3) x 7→ 4) x 7→ (x3 + 2x − 7)ex .
(x − 1)3
Correction H [005413]
Exercice 2078
Etudier la fonction f : x 7→ x5 − 5x + 1 sur R et en déduire que l’équation x5 − 5x + 1 = 0 a trois solutions réelles. [000716]
Exercice 2079
Montrer que le polynôme X n + aX + b, (a et b réels) admet au plus trois racines réelles.
Indication H Correction H [000717]
Exercice 2080
Soit f une fonction n fois dérivable sur ]a, b[ s’annulant en n + 1 points de ]a, b[. Montrer que si f (n) est continue, il existe un point x0
de ]a, b[ tel que f (n) (x0 ) = 0.
275
Indication H Correction H [000718]
Exercice 2081
Étant donné y un réel positif et n un entier naturel pair, montrer que (x + y)n = xn + yn si et seulement si x = 0. Cas n impair ? [000719]
Exercice 2082
Soit f une fonction continue et dérivable sur [a, +∞[ et telle que limx→∞ f (x) = f (a). Montrer qu’il existe un élément c dans ]a, +∞[
tel que f 0 (c) = 0. [000720]
Exercice 2083
Dans l’application du théorème des accroissements finis à la fonction
f (x) = αx2 + β x + γ
sur l’intervalle [a, b] préciser le nombre “c” de ]a, b[. Donner une interprétation géométrique.
Correction H [000721]
Exercice 2084
Appliquer la formule des accroissements finis à la fonction
f (x) = a + bx + ceαx
(où a, b, c, α sont réels, et c et α sont non nuls) sur l’intervalle [0, X].
1. Calculer “θ ” en fonction de X.
2. En déduire que
1 e2x − 1
x 7→ ln
αx αx
est bornée sur R.
[000722]
Exercice 2085
Soit f une fonction deux fois dérivable sur [a, a + 2h]. Par introduction de la fonction
g(t) = f (a + t + h) − f (a + t)
[000723]
Exercice 2086
Soient x et y réels avec 0 < x < y.
1. Montrer que
y−x
x< < y.
ln y − ln x
2. On considère la fonction f définie sur [0, 1] par
Interprétation géométrique ?
Indication H Correction H [000724]
Exercice 2087
Par application du théorème des accroissements finis à f (x) = ln x sur [n, n + 1] montrer que
n
1
Sn = ∑k
k=1
276
tend vers l’infini quand n tend vers l’infini.
Indication H Correction H [000725]
Exercice 2088
Étant donné α dans ]0, 1[, montrer que pour tout entier naturel n
α α
≥ (n + 1)α − nα ≥ 1−α .
(n + 1)1−α n
En déduire la limite
n
1
lim .
n→∞ ∑ pα
p=1
[000726]
Exercice 2089
x2 |x|
Montrer que pour tout x ∈ R, |ex − 1 − x| ≤ 2e .
Indication H Correction H [000727]
Exercice 2090
Soit f : [a, +∞[→ R une fonction de classe C1 , telle que
b−a 0
f (b) = f (a) +( f (a) + f 0 (b)) − f (3) (c).
2
Indication. Appliquer le théorème de ROLLE à g0 puis g où g(x) = f (x) − f (a) − x−a 0 0
2 ( f (x) + f (a)) − A(x − a) où A est intelligemment
3
choisi.
Que devient cette formule si on remplace f par F une primitive d’une fonction f de classe C1 sur [a, b] et deux fois dérivable sur
]a, b[ ? Interprétez géométriquement.
Correction H [005409]
Exercice 2094 **
x x+1
Montrer que pour tout réel strictement positif x, on a : 1 + 1x < e < 1 + 1x .
Correction H [005415]
Exercice 2095 **
277
Soit f une fonction dérivable sur R à valeurs dans R vérifiant f (0) = f (a) = f 0 (0) = 0 pour un certain a non nul. Montrer qu’il existe
un point distinct de O de la courbe représentative de f en lequel la tangente passe par l’origine.
Correction H [005416]
73 124.03 Applications
Exercice 2097
1
Soit f une fonction continue de [0, 1] à valeurs dans R. Pour chaque n ∈ N, on note gn la fonction x 7→ f (x + ) − f (x).
n
1
1. On suppose gn (x) > 0 pour tout x ∈ [0, 1 − [. Montrer que f (1) > f (0).
n
2. On suppose désormais que f (0) = f (1). Montrer que, pour chaque n ∈ N, la fonction gn s’annule en au moins un point de
1
l’intervalle [0, 1 − ].
n
[001228]
Exercice 2098
Pour tout n entier supérieur où égal à 2, on considère le polynôme de degré n à coefficients réels :
Pn (X) = X n + X n−1 + X 2 + X − 1
1. Soit n ≥ 2. Montrer que Pn a une unique racine réelle positive que l’on nommera λn . (On pourra étudier l’application X 7→
Pn (X).)
2. Montrer que la suite (λn )n≥2 est croissante puis qu’elle converge vers une limite que l’on notera `.
3. Montrer que ` est racine du polynôme X 2 + X − 1. En déduire sa valeur.
Correction H [001229]
Exercice 2099
Soit f une fonction d’un intervalle I à valeurs dans R dérivable sur I. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
1. f est strictement croissante sur I.
2. f 0 est positive ou nulle sur I et {x ∈ I; f 0 (x) > 0} est dense dans I.
[001230]
Exercice 2100
1. Soit f une application de R dans R dérivable en 0. Montrer qu’il existe une application ε de R dans lui-même telle que
∀x ∈ R : f (x) = f (0) + x f 0 (0) + xε(x) et lim ε(x) = 0. Donner une interprtation géométrique de ce résultat.
x→0
α 1
2. En déduire les limites des suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 définies en posant, pour tout n ∈ N∗ : un = (n3 + 1) 3 − n et vn = (1 +
1
)n .
n
3. Construire un exemple de suite (wn )n≥1 avec, un < 1 pour tout n ≥ 1 et telle que lim wn = 1. (On pourra s’inpirer de l’exemple
n→∞
de (vn )n≥1 ci-dessus.)
[001231]
Exercice 2101
1 1
1. Montrer que pour tout x > 0 on a : < log(x + 1) − log(x) < .
x+1 x
278
1 1
2. En déduire que pour tout entier n ≥ 1 : log(n + 1) < 1 + + · · · + < 1 + log(n).
2 n
1 1
3. Posons un = 1 + + · · · + − log(n) Montrer que la suite (un )n∈N est décroisante et convergente.
2 n
[001232]
Exercice 2102
1. Soit f une application continue d’un intervalle ]a, b[ à valeurs dans R, dérivable en c ∈]a, b[. Montrer qu’il existe une (unique)
application continue ε de ]a, b[ dans R telle que f (c) = 0 et, pour tout x ∈]a, b[ distinct de c, on ait :
f (x) = f (c) + (x − c) f 0 (c) + (x − c)ε(x)
Correction H [001233]
Exercice 2103
Soit f une fonction dérivable et a un réel. Soit h > 0 un nombre réel strictement positif fixé.
1. Montrer qu’il existe θ ∈]0, 1[ tel que
f (a + h) − 2 f (a) + f (a − h)
= f 0 (a + θ h) − f 0 (a − θ h).
h
f (a + h) − 2 f (a) + f (a − h)
2. Pour tout h 6= 0 on note : ϕ(h) = . Montrer que si f 00 (a) existe, alors lim ϕ(h) = f 00 (a).
h2 h→0
[001234]
Exercice 2104
Soit I un intervalle ouvert contenant 0 et 1 et f : I → R une fonction dérivable. On pose p = f (1) − f (0).
f (x) − f (0)
1. Soit g : [0, 1] → R la fonction définie par g(0) = f 0 (0) et g(x) = sinon. Montrer que si u est un réel compris entre
x
f 0 (0) et p alors il existe a ∈ [0, 1] tel que u = f 0 (a).
f (x) − f (1)
2. Soit h : [0, 1] → R la fonction définie par h(1) = f 0 (1) et h(x) = sinon. Montrer que si v est un réel compris entre
x−1
f 0 (1) et p alors il existe b ∈ [0, 1] tel que v = f 0 (b).
3. Soit w un réel compris entre f 0 (0) et f 0 (1). Montrer qu’il existe c ∈ [0, 1] tel que w = f 0 (c).
[001235]
Exercice 2105
Soit P(X) un polynôme à coefficients complexes de degré 3 ayant trois racines distinctes. Montrer que les racines de P0 sont dans le
triangle ayant pour sommet les racines de P [001236]
279
74 124.04 Fonctions convexes
Exercice 2106 Déterminant
1 x f (x)
Soit f : R → R convexe et x < y < z. Montrer que 1 y f (y) > 0. [003981]
1 z f (z)
280
Exercice 2116 Suites adjacentes
Soit f : [a, b] → [c, d] convexe, bijective, croissante. On définit les suites (un ) et (vn ) par :
un + vn f (un ) + f (vn )
a ≤ u0 ≤ v0 ≤ b, un+1 = , vn+1 = f −1 .
2 2
Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers une même limite.
[003991]
281
2. Soit f quelconque et a < b < c tels que f (a) = f (b) = f (c).
Montrer qu’il existe x ∈ ]a, c[ tq D2 f (x) ≤ 0.
On suppose à présent que : ∀ x ∈ R, D2 f (x) ≥ 0.
3. Soient a < b < c et P le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 coïncidant avec f aux points a, b, c. Montrer que P00 ≥ 0.
4. Calculer P00 en fonction de a, b, c et f (a), f (b), f (c). En déduire que f est convexe.
Correction H [003999]
Exercice 2125 Fonction convexe non dérivable sur un sous ensemble dénombrable
|x−a |
Soit (an ) une suite bornée de réels. On pose f (x) = ∑∞ n
n=0 3n .
Montrer que f est convexe, et n’est pas dérivable aux points an .
Correction H [004000]
Exercice 2126 Convergence simple + convexité => convergence uniforme sur un compact
Soit ( fn ) une suite de fonctions convexes sur [a, b] convergeant simplement vers une fonction f supposée continue.
Soit ε > 0.
1. Montrer qu’il existe p ∈ N∗ tel que : ∀ x, y ∈ [a, b], |x − y| ≤ b−a
p ⇒ | f (x) − f (y)| ≤ ε.
On choisit un tel p, et on fixe une subdivision (ak ) de [a, b] telle que ak = a + k b−a
p .
2. Soit t ∈ [0, 1]. Encadrer fn tak + (1 − t)ak+1 par deux fonctions affines de t en utilisant la convexité de fn .
3. Montrer que la suite ( fn ) converge uniformément vers f .
[004001]
75 124.99 Autre
Exercice 2129
Soit f : R −→ R définie par f (x) = (1 − k)3 x2 + (1 + k)x3 où k est un nombre réel. Déterminer les valeurs de k pour lesquelles l’origine
est un extremum local de f .
Correction H [000728]
Exercice 2130
Appliquer la règle de l’Hôpital aux calculs des limites suivantes :
1 1
lim − ,
x→0 sin2 x x2
lim (1 − cos x)cotan x.
x→0
[000729]
Exercice 2131
Calculer
cos(x4 ) − 1
lim ;
x→0 x4 ex
ln cos ax
lim ;
x→0 ln cos bx
1 1
lim x2 exp − exp .
x→0 x x+1
282
[000730]
Exercice 2132
Soit f ∈ C2 (R) telle que ∀(x, y) ∈ R2 f (x + y) f (x − y) ≤ f (x)2 . Montrer que ∀x ∈ R f (x) f 00 (x) ≤ f 0 (x)2 . [000731]
Exercice 2133
f (x)
Soit f : R+ → R dérivable telle que lim f 0 = l. Montrer qu’alors lim = l. [000732]
+∞ +∞ x
Exercice 2134
Déterminer les extremums de f (x) = x4 − x3 + 1 sur R.
Correction H [000733]
Exercice 2135
Quel est le lieu des points d’inflexion (puis des extrémums locaux) de fλ quand λ décrit R, où :
fλ : x 7→ λ ex + x2 .
Exercice 2136
Trouver les fonctions f : R → R dérivables en 0 telles que :
∃λ ∈ R+ − {1}, ∀x ∈ R, f (λ x) = λ f (x).
[000735]
Exercice 2137
Soit f dérivable sur R telle que f (ω) = ω. On définit une suite (xn )n∈N par la donnée de x0 et la récurrence xn+1 = f (xn ). Montrer
que si | f 0 (ω)| < 1, ∃ε > 0, ∀x0 ∈]ω − ε, ω + ε[, (xn )n∈N converge vers w, et que si | f 0 (ω)| > 1 la suite (xn )n∈N converge vers w si et
seulement si elle est stationnaire (i.e. xn = ω à partir d’un certain rang). Que dire dans le cas | f 0 (ω)| = 1 ? [000736]
Exercice 2138
Soit f ∈ C1 ([0; 1], R),telle que f (0) = 0. Calculer :
n
k
lim
n→∞ ∑ f ( n2 ).
k=1
[000737]
Exercice 2139
Soient f , g : [a, b] −→ R deux fonctions continues sur [a, b] (a < b) et dérivables sur ]a, b[. On suppose que g0 (x) 6= 0 pour tout x ∈]a, b[.
1. Montrer que g(x) 6= g(a) pour tout x ∈]a, b[.
f (b)− f (a)
2. Posons p = g(b)−g(a) et considérons la fonction h(x) = f (x) − pg(x) pour x ∈ [a, b]. Montrer que h vérifie les hypothèses du
théorème de Rolle et en déduire qu’il existe un nombre réel c ∈]a, b[ tel que
f 0 (x)
3. On suppose que limx→b− g0 (x)
= `, où ` est un nombre réel. Montrer que
f (x) − f (b)
lim = `.
x→b− g(x) − g(b)
283
Indication H Correction H [000738]
Exercice 2140
Soit n ≥ 2 un entier fixé et f : R+ = [0, +∞[−→ R la fonction définie par la formule suivante :
1 + xn
f (x) = , x ≥ 0.
(1 + x)n
Correction H [000739]
Exercice 2141
On considère la fonction f : R → R définie par (
e1/t si t < 0
f (t) =
0 si t ≥ 0
1. Démontrer que f est dérivable sur R, en particulier en t = 0.
2. Etudier l’existence de f 00 (0).
3. On veut montrer que pour t < 0, la dérivée n-ième de f s’écrit
Pn (t) 1/t
f (n) (t) = e
t 2n
où Pn est un polynôme.
(a) Trouver P1 et P2 .
(b) Trouver une relation de récurrence entre Pn+1 , Pn et Pn0 pour n ∈ N∗ .
4. Montrer que f est de classe C∞ .
Correction H [000740]
284
2. Si f 0 est continue au point a, montrer qu’il existe un voisinage V de a tel que f|V soit injective.
[003935]
Exercice 2154 f (a) = f (b) = 0, f 0 (a) f 0 (b) > 0 ⇒ il existe un autre zéro
Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f (a) = f (b) = 0, et f 0 (a) > 0, f 0 (b) > 0.
Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (c) = 0, et f 0 (c) ≤ 0. [003944]
285
Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f 0 (a) = f 0 (b).
Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = c−a .
f (c)− f (a)
[003945]
(c − a)(b − c) 00
f (c) = − f (d).
2
(Considérer g(t) = f (t) + λ (t − a)(b − t) où λ est choisi de sorte que g(c) = 0)
2. Cas général : Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :
286
2. Calculer f (n) (1) et f (n) (−1).
3. Montrer que f (n) s’annule au moins n fois dans l’intervalle ] − 1, 1[.
Correction H [003953]
Exercice 2170 f ◦ f = f
Soit f : [0, 1] → [0, 1] dérivable telle que f ◦ f = f . Montrer que f est constante ou bien f = id[0,1] . [003960]
287
1. Montrer que : ∀ x ≥ −1, ln(1 + x) ≤ x.
2. Soit k ∈ ] − 1, 1[. On pose un = (1 + k)(1 + k2 ) . . . (1 + kn ). Montrer que la suite (un ) est convergente (traiter séparément les cas
k ≥ 0, k < 0).
Correction H [003963]
3
Exercice 2175 Dérivée n-ème de arctan x et ex
Établir une formule de récurrence pour les dérivées successives des fonctions :
3
f : x 7→ arctan x et g : x 7→ ex .
Correction H [003965]
Soit f : R → R (
x 6= 0 f (x) = exp − x12
f (0) = 0.
Montrer que f est de classe C ∞ en 0 et : ∀ k ∈ N, f (k) (0) = 0.
[003972]
288
[003973]
[003974]
Exercice 2192 **
Soit f une fonction convexe sur un intervalle ouvert I de R. Montrer que f est continue sur I et même dérivable à droite et à gauche en
tout point de I.
Correction H [005410]
1. Soient x1 , x2 ,..., xn , n réels positifs ou nuls et α1 ,..., αn , n réels strictement positifs tels que α1 + ... + αn = 1. Montrer que
√
x1α1 ..xnαn ≤ α1 x1 + ... + αn xn . En déduire que n x1 ...xn ≤ x1 +...+x
n
n
.
1
2. Soient p et q deux réels strictement positifs tels que p + q1 = 1.
289
ap q
(a) Montrer que, pour tous réels a et b positifs ou nuls, ab ≤ p + bq avec égalité si et seulement si a p = bq .
(b) Soient a1 ,..., an et b1 ,..., bn , 2n nombres complexes. Montrer que :
!1/p !1/q
n n n n
∑ ak bk ≤ ∑ |ak bk | ≤ ∑ |ak | p
∑ |bk | q
(Inégalité de H ÖLDER).
k=1 k=1 k=1 k=1
(c) Montrer que la fonction x 7→ x p est convexe et retrouver ainsi l’inégalité de H ÖLDER.
(d) Trouver une démonstration directe et simple dans le cas p = q = 2 (inégalité de C AUCHY-S CHWARZ).
Correction H [005411]
Correction H [005414]
Exercice 2195 **** Toute fonction dérivée vérifie le théorème des valeurs intermédiaires
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I à valeurs dans R. Soient a et b deux points distincts de I vérifiant f 0 (a) < f 0 (b)
et soit enfin un réel m tel que f 0 (a) < m < f 0 (b).
f (a+h)− f (a) f (b+h)− f (b)
1. Montrer qu’il existe h > 0 tel que h <m< h .
exsite x tel que f 0 (x) = m.
f (y+h)− f (y)
2. Montrer qu’il existe y dans [a, b] tel que m = h puis qu’il
Correction H [005417]
Exercice 2197 **
Soit P un polynôme réel de degré supèrieur ou égal à 2.
1. Montrer que si P n’a que des racines simples et réelles, il en est de même de P0 .
2. Montrer que si P est scindé sur R, il en est de même de P0 .
Correction H [005420]
Exercice 2198 **
Soit f de classe C1 sur R∗+ telle que limx→+∞ x f 0 (x) = 1. Montrer que limx→+∞ f (x) = +∞.
Correction H [005422]
Exercice 2202
290
Soit a un nombre réel et f une application de classe C2 de ]a, +∞[ à valeurs dans R. On suppose f 0 et f 00 bornées ; on pose M0 = sup | f (x)|
x≥a
et M2 = sup | f 00 (x)|.
x≥a
1
1. En appliquant la formule de Taylor en x et x + 2h, montrer que, pour tout x > a et tout h > 0, on a : | f 0 (x + h)| ≤ hM2 + M0 .
h
2. En déduire que f 0 est bornée sur ]a, +∞[.
3. Établir le résultat suivant : soit g :]0, +∞[→ R une application de classe C2 à dérivée seconde bornée et telle que lim g(x) = 0.
x→∞
Alors lim g0 (x) = 0.
x→∞
[001268]
Exercice 2203
Soient a, b, c ∈ Z tels que : ae2 + be + c = 0.
1. En appliquant la formule de Taylor sur [0, 1] à l’application ϕ : x 7→ aex + ce−x démontrer que, pour tout n ∈ N il existe θn ∈]0, 1[
tel que :
aeθn + (−1)n ce−θn n
a + (−1)k c
−b = +∑ .
(n + 1)! k=0 k!
∞
1
2. En déduire que pour n assez grand aeθn + (−1)n ce−θn = 0 puis que a = b = c = 0. (On rappelle que e = ∑ n! .)
n=1
[001269]
Exercice 2204
Soit f ∈ C∞ (R, R) telle que ∀n ∈ N, f (n) (0) = 0 et f (n) est bornée sur R avec sup f (n) (x) = o( an!n ), a constante fixée. Montrer que
x∈R
∀x ∈ [−a, a], f (x) = 0, puis que f = 0. [001270]
Exercice 2205
Soit P ∈ Rn [X] tel que P ≥ 0. On pose Q = P + P0 + ... + P(n) . Montrer que Q ≥ 0. [001271]
Exercice 2206
a+b
Soient a et b deux réels tels que a < b et f ∈ C3 ([a, b], R). Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que f (b) = f (a) + (b − a) f 0 ( )+
2
(b − a)3 000 a+b
f (c) (on pourra utiliser Taylor-Lagrange entre a, , b). [001272]
24 2
Exercice 2207
Soit f : [−a, a] → R une fonction de classe C2 . Montrer que
1 a2 + x 2
∀x ∈ [−a, a], | f 0 (x)| ≤ | f (a) − f (−a)| + sup | f 00 (t)|.
2a 2a t∈[−a,a]
∀ n ∈ N, f (n) (0) = 0,
∃ λ > 0 tq ∀ n ∈ N, sup f (n) ≤ λ n n!.
R
291
Montrer que f est nulle sur l’intervalle ] − λ1 , λ1 [, puis sur R.
[004005]
1 a2 + x2
∀ x ∈ [−a, a], | f 0 (x)| ≤
| f (a) − f (−a)| + sup | f 00 |.
2a 2a
Application. Montrer que si 0 ≤ x ≤ π/2 on a sin x ≥ x cos x − x2 .
Correction H [004010]
Exercice 2216
Différences finies Soit f : R → R de classe C ∞ et h > 0. On pose :
f (x + h/2) − f (x − h/2) p
∆h f (x) = et ∆h = ∆h ◦ ∆h ◦ · · · ◦ ∆h .
h | {z }
p fois
292
1. (a) Montrer que : ∀ x ∈ R, ∃ θ ∈ ] − 1, 1[ tq ∆h f (x) = f 0 x + θ2h .
0
(b) Montrer que : ∀ x ∈ R, ∃ θ 0 ∈ ] − 1, 1[ tq ∆h f (x) = f 0 (x) + 24
h2 (3)
f x + θ2h .
2. Montrer par récurrence sur p que :
p ph2 (p+2) θph
∀ x ∈ R, ∃ θ p ∈ ] − p, p[ tq ∆h f (x) = f (p) (x) + f x+ .
24 2
[004012]
Soit f : ]0, +∞[ → R de classe C 2 telle que f (x) → ` ∈ R lorsque x → 0+ , et : ∀ x > 0, f 00 (x) ≥ − xk2 .
Montrer que x f 0 (x) → 0 lorsque x → 0+ (écrire la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 2 entre x et x + εx).
Correction H [004016]
p = q, ∀ i, P(xi ) = Q(yi ), ∀ i, mi = ni .
Correction H [004017]
293
77 125.02 Calculs
Exercice 2224
Donner le développement limité en 0 des fonctions :
1. x 7→ ln(cos(x)) (à l’ordre 6).
2. x 7→ tan(x) (à l’ordre 7).
3. x 7→ sin(tan(x)) (à l’ordre 7).
4. x 7→ (ln(1 + x))2 (à l’ordre 4).
5. x 7→ exp(sin(x)) (à l’ordre 3).
6. x 7→ sin6 (x) (à l’ordre 9.)
Correction H [001237]
Exercice 2225
−1
1. Soit f : R → R la fonction définie par f (x) = 0 si x ≤ 0 et f (x) = exp ( ) sinon. Calculer, pour tout n ∈ N, le développement
x
limité de f en 0. Quelles conclusions en tirer ?
1
2. Soit g : R → R la fonction définie par g(0) = 0 et, si x 6= 0 : g(x) = x3 sin( ). Montrer que g a un développement limité d’ordre
x
2 en 0 mais n’a pas de dérivée seconde (en 0).
[001238]
Exercice 2226
arctan x − sin x
Déterminer la limite en 0 de .
tan x − arcsin x
Correction H [001239]
Exercice 2227
Faire un développement limité ou asymptotique en a à l’ordre n de :
1. ln cos x n = 6 a = 0.
arctan x − x
2. n = 2 a = 0.
sin x − x
3. ln tan( 2x + π4 ) n = 3 a = 0.
4. ln sin x n = 3 a = π4 .
√ √
5. x3 + x − x3 − x n = 4 a = +∞.
3 3
1
6. (1 + x) x n = 3 a = 0.
p √ √
7. x( x2 + x4 + 1 − x 2) n = 2 a = +∞.
Correction H [001240]
Exercice 2228
Développements limités en 0 de :
1. cos x. ln(1 + x) à l’ordre 4.
1
2. à l’ordre 4.
cos x
3. arcsin ln(1 + x2 ) à l’ordre 6.
sinh x − x
4. à l’ordre 4.
x3
1
5. (1 + x) 1+x à l’ordre 3.
[001241]
Exercice 2229
Pour chacune des fonctions suivantes, donner les conditions sur ε(x) pour que ces fonctions soient des développements limités au
voisinage d’un point et à un ordre que vous préciserez.
x3
1. f1 (x) = x − + x2 ε(x)
3
2 1 1
2. f2 (x) = 1 − 2 + 3 + 3 ε(x)
x x x
294
(x − 2)2
3. f3 (x) = (x − 2) + + (x − 2)3 ε(x)
5
1 1
4. f4 (x) = x2 − x + 1 + + ε(x)
x x
5. f5 (x) = x3 + 3x2 − x + 1 + (x − 1)2 ε(x)
6. f6 (x) = (x − 2)2 + (x − 2) − 2 + (x − 2)ε(x)
7. f7 (x) = {2x + x2 + 1 + x2 ε(x)}{−x + 3 + x2 − x3 ε(x)}
[001242]
Exercice 2230
√ √
1. Développements limités en 1 à l’ordre 3 de f (x) = x et de g(x) = e x
π
2. Développement limité à l’ordre 3 en x0 ∈]0; π[ de h(x) = ln(sin x). En déduire un développement limité en .
2
[001243]
Exercice 2231
√
1 + x2
Donner un développement limité à l’ordre 2 de f (x) = √ en 0, +∞ et −∞. [001244]
x + 1 + 1 + x2
Exercice 2232
Donner un développements limité en 0 à l’ordre 10 de :
Z x
1. x 7−→ cost 2 dt.
0
Z x2
1 1
2. x 7−→ √ dt = F(x2 ) − F(x) où F est une primitive de t 7−→ √ .
x 1+t 4 1 + t4
[001245]
Exercice 2233
Donner le DL2 en +∞ de : r
x−2 x
x→ e x−1 .
x+1
[001246]
Exercice 2234
ln(x + 1) x
Calculer lim − 1 ln x.
x→+∞ ln x
Correction H [002657]
Exercice 2235
A 1. Soient a et z deux réels. Soit f une fonction de classe Cn+1 sur le segment d’extrémités a et z et φ un polynôme de degré n.
Prouver que pour tout t compris dans l’intervalle [0, 1],
n
d
dt ∑ (−1)m (z − a)m φ (n−m) (t) f (m) (a + t(z − a))
m=1
= −(z − a)φ (n) (t) f 0 (a + t(z − a)) + (−1)n (z − a)n+1 φ (t) f (n+1) (a + t(z − a))
b1 t 2 b2 t 4 bn t 2n
1 − t/2 + + +···+ + o(t 2n+1 ),
2! 4! (2n)!
où les bi sont des réels qu’on ne cherchera pas à déterminer.
zt
−1
Montrer que la dérivée nième en zéro, notée φn (z), de la fonction t 7→ t eet −1 est un polynôme en z de degré n et que
1
φn (z) = zn − nzn−1 +Cn2 b1 zn−2 +Cn4 b2 zn−4 + · · · +Cn2N bN zn−2N
2
où N = E( n−1
2 ), E désignant la fonction partie entière.
295
2.b. Prouver que nzn−1 = φn (z + 1) − φn (z)
3. Prouver que
(n−k) (n−k) (n−2k−1)
(i) φn (1) = φn (0) (2 ≤ k ≤ n) (ii) φn (0) = 0 (1 ≤ k ≤ N)
(n−2k) n!bk (n−1)
(iii) φn (0) = (2k)!
(1 ≤ k ≤ N) (iv) φn (0) = − 12 n!
(n−1) (n)
(v) φn (1) = + 12 n! (vi) φn = n!
où
Z 1 r−1
ω 2n+1
Rn =
(2n)! 0
φ2n (t) ∑ F (2n) (a + mω + ωt)dt
m=0
B 1. Soit uk : x > 0 7→ ln(x + k) − ln(k) + x ln k
k+1 I ∗)
(k ∈ N
Montrer que pour tout x strictement positif, la série ∑k≥1 uk (x) est convergente. On pose pour la suite G(x) = ln(x) + ∑∞
k=1 uk (x)
2. Prouver que G vérifie l’équation fonctionnelle
3. En déduire que ∀m ∈ N
I exp(−G(m + 1)) = m!
4. Soit x et y deux réels strictement positifs. Montrer que la série
∑k≥1 ln(y + k) − ln(x + k) + (y − x) ln k+1
k
où f : t 7→ ln(y + t) − ln(x + t) et Tp,n (x, y) est une expression que l’on précisera.
6. Prouver que R p (x, y) = limn→+∞ Tp,n (x, y) existe.
p−1 bh
7. On pose g(z) = z ln z − z − 21 ln z + ∑h=1 1
(2h)(2h−1) z2h−1
. Montrer que G(y) + g(y) = G(x) + g(x) + R p (x, y)
!
8. Montrer que R p (x, y) = O 1
2p−1 quand inf(x, y) → +∞.
inf(x,y)
11. Donner un développement asymptotique de ln(m!) quand m tend vers +∞ à un O( m17 ) près.
Correction H [002683]
296
Fonctions trigonométriques
Exponentielle et logarithme
Formes exponentielles
297
(1 − x + x2 )1/x = e−1 (1 + x/2 + 19x2 /24) + o(x2 )
((1 + x)/(1 − x))α = 1 + 2αx + 2α 2 x2 + 2α(2α 2 + 1)x3 /3 + o(x3 )
(sin x/x)2/x = e−1/3 (1 − x2 /90) + o(x3 )
2
Radicaux
p √
x(x − 1)/(x + 1) = 1/ 3(2 + 5h/3 + h3 /54) + o(h3 ), h = x − 2
q √
√
1 + 1 − x = 2(1 − x/8 − 5x2 /128 − 21x3 /1024) + o(x3 )
q p √
1 − 1 − x2 = |x|/ 2(1 + x2 /8 + 7x4 /128) + o(x5 )
√
ex − 1 + 2x = x2 − x3 /3 + 2x4 /3 − 13x5 /15 + o(x5 )
p p
( x3 + x2 + x3 − x2 )/x = 2 − 2x−2 /9 + o(1/x3 )
3 3
[004018]
Exercice 2238 IT
Etudier l’existence et la valeur éventuelle des limites suivantes
1. limx→π/2 (sin x)1/(2x−π)
2. limx→π/2 | tan x|cos x
nπ nπ
n
3. limn→+∞ cos( 3n+1 ) + sin( 6n+1 )
4. limx→0 (cos x)ln |x|
5. limx→π/2 cos x.e1/(1−sin x)
2 cos2 x+cos x−1
6. limx→π/3 2 cos2 x−3 cos x+1
x 1/ sin x
7. limx→0 1+tan
1+th x
8. limx→e, x<e (ln x)ln(e−x)
−1
xx√
9. limx→1, x>1
ln(1− x2 −1)
x ln(ch x−1)
10. limx→+∞ x2 +1
(sin x)x −xsin x
11. limx→0, x>0 ln(x−x2 )+x−ln x
ln(x+1) x
12. limx→+∞ ln x
2
(Arcsin x)2 − π
13. limx→1/√2 2x2 −1
16
x
cos(a+ 1x )
14. limx→+∞ cos a (où cos a 6= 0)
Correction H [005426]
Exercice 2239 IT
Déterminer les développements limités à l’ordre demandé au voisinage des points indiqués :
298
1
1. 1−x2 −x3
(ordre 7 en 0)
1
2. cos x (ordre 7 en 0)
p
3. Arccos tanx x (ordre 3 en 0)
4. tan x (ordre 3 en π4 )
2
5. (ch x)1/x (ordre 2 en 0)
6. tan3 x(cos(x2 ) − 1) (ordre 8 en 0)
ln(1+x)
7. x2
(ordre 3 en 1)
8. Arctan(cos x) (ordre 5 en 0)
q
9. Arctan x+1
x+2 (ordre 2 en 0)
10. 1
x2
− Arcsin
1
2
x
(ordre 5 en 0)
R x2
11. √1dt (ordre 10 en 0)
x 1+t 4
xk
12. ln ∑99k=0 k! (ordre 100 en 0)
p
13. tan 3 4(π 3 + x3 ) (ordre 3 en π)
Correction H [005427]
Exercice 2241 **
√ √
x2 − 3 − 8x3 + 7x2 + 1.
3
Etude au voisinage de +∞ de
Correction H [005429]
Exercice 2242 **
x
Soit f (x) = 1−x (n) (0) en moins de 10 secondes puis f (n) (x) pour |x| 6= 1 en à peine plus de temps).
2 . Calculer f
Correction H [005430]
Exercice 2243 IT
√
1. Equivalent simple en +∞ et −∞ de x2 + 3x + 5 − x + 1.
2. Equivalent simple en 0, 1, 2 et +∞ de 3x2 − 6x
2
3. Equivalent simple en 0 de (sin x)x−x − (x − x2 )sin x .
4. Equivalent simple en +∞ de xth x .
5. Equivalent simple en 0 de tan(sin x) − sin(tan x).
Correction H [005431]
Exercice 2246 **
n
Soient a > 0 et b > 0. Pour n ∈ N∗ et x ∈ R, on pose fn (x) = 1 + nx .
1. Equivalent simple quand n tend vers +∞ de fn (a + b) − fn (a) fn (b).
2. Même question pour e−a fn (a) − 1 + 2n
2
a
.
299
Correction H [005434]
Exercice 2248
1. Montrer que l’équation x + ln x = k admet, pour k réel donné, une unique solution dans ]0, +∞[, notée xk .
2. Montrer que, quand k tend vers +∞, on a : xk = ak + b ln k + c lnkk + o lnkk où a, b et c sont des constantes à déterminer.
Correction H [005438]
Exercice 2249 **
Soit f (x) = 1 + x + x2 + x3 sin x12 si x 6= 0 et 1 si x = 0.
1. Montrer que f admet en 0 un développement limité d’ordre 2.
2. Montrer que f est dérivable sur R.
3. Montrer que f 0 n’admet en 0 aucun développement limité d’aucun ordre que ce soit.
Correction H [005439]
78 125.03 Applications
Exercice 2253
Calculer les limites suivantes
2 √
ex − cos x ln(1 + x) − sin x cos x − 1 − x2
lim lim lim
x→0 x2 x→0 x x→0 x4
[001247]
Exercice 2254
ex − (cos(x) + x) x3 arctan(x) − x4
Calculer les limites suivantes : lim , lim .
x→0 x 2 x→0 cos(x2 ) − 1
Correction H [001248]
Exercice 2255
Étudier la position du graphe de l’application x 7→ ln(1 + x + x2 ) par rapport à sa tangente en 0 et 1. [001249]
300
Exercice 2256
ex
Montrer que pour tout n ∈ N, lim = +∞. [001250]
x→+∞ xn
Exercice 2257
Établir pour tout x ∈ R∗+ l’inégalité :
3√ 3 3√ 3
x+ √ < (x + 1)3/2 − x3/2 < x+ √ .
2 8 x+1 2 8 x
[001251]
Exercice 2258
x2 x2
Montrer que pour tout x ∈ R+ , ≤ ex − x − 1 ≤ ex . [001252]
2 2
Exercice 2259
1
Soit f (x) = (cos x) x pour x ∈] − π2 , π2 [− {0}.
1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0.
2. Déterminer un DL de f en 0 à l’ordre 2.
3. Etudier la dérivabilité du prolongement de f .
[001253]
Exercice 2260
Étudier les branches infinies des fonctions :
1
1. f (x) = x2 arctan( 1+x 2 ).
q
x−1
2. g(x) = x 3x+1 .
[001254]
Exercice 2261
Soit (1) l’équation x − E(x) = 1
x2
.
1. Montrer que pour tout n ∈ N∗ il existe un unique xn ∈ [n, n + 1[ solution de (1).
2. Déterminer un équivalent de xn .
3. Faire un DAS de xn − n en +∞ en fonction de 1
n à l’ordre 5.
[001255]
Exercice 2262
Calculer pour a ∈ R+∗ :
x a − ax 1 1
lim , lim (3(2) n − 2(3) n )n
x→a xx − aa n→∞
[001256]
Exercice 2263
Calculer : x ln x
ln x + 1
` = lim
x→∞ ln x
x ln x
et donner un équivalent de ` − ln x+1
ln x quand x → ∞. [001257]
Exercice 2264
Soit x ∈ R+ , on définit (un (x))n et (vn (x))n par :
un (x) + vn (x) p
∀n ∈ N, un+1 (x) = , vn+1 (x) = un (x)vn (x), u0 (x) = 1, v0 (x) = x.
2
301
1. Montrer que ces deux suites convergent vers une même limite `x .
2. Soit f : R+ → R définie par : f (x) = `x . Calculer f (1), f (0), donner f ( 1x ) en fonction de f (x) si x > 0. Montrer que f est
f (x)
croissante, en déduire le sens de variations de x → x .
√
3. Montrer que f est dérivable en 1 (on utilisera x ≤ f (x) ≤ 1+x
2 ) puis que limx→∞ f (x) = +∞.
4. Montrer que f est continue sur R+∗ , puis que f est continue en 0.
5. Donner l’allure du graphe de f , préciser la tangente en 0 ainsi que le comportement asymptotique en +∞.
[001258]
Exercice 2265
Soit n ∈ N∗ , x 6= 0, on définit :
1
1x + 2x + ... + nx x
un (x) = .
n
Déterminer `n = lim un (x). [001259]
x→0
Exercice 2266
Déterminer :
2 tan x − sh 2x
lim .
x→0 (1 − cos 3x) arctan x
[001260]
Exercice 2267
Soient u, v, f définies par : p
1
u(x) = (x3 − 2x2 + 1) 3 , v(x) = x2 + x + 1, f (x) = u(x) − v(x).
1. Donner un équivalent de f au voisinage de −∞, en déduire lim f .
−∞
2. Déteminer lim u(x) − x, lim v(x) + x. En déduire l’équation d’une droite asymptote au graphe de f en −∞ et positionner f
x→−∞ x→−∞
par-rapport à cette asymptote.
3. Même étude en +∞.
[001261]
Exercice 2268
arctan x 1
Soit g la fonction x 7→ − .
(sin x)3 x2
1. Donner le domaine de définition de g.
2. Montrer qu’elle se prolonge par continuité en 0 en une fonction dérivable.
3. Déterminer la tangente en 0 au graphe de cette fonction et la position de ce graphe par rapport à celle-ci.
Correction H [001262]
Exercice 2269
x3 + 2 1
Soient f : x 7→ et g : x 7→ (x + 1) exp( ) deux fonctions. Déterminer si leurs graphes respectifs ont des asymptotes puis la
x2 − 1 x−1
position de ces graphes par rapport à celles-ci. [001263]
Exercice 2270
Montrer que, pour tout x réel vérifiant |x| ≤ 1 :
x + sin 2x
x9 + x2 − 3 ≤ 2.
[001264]
Exercice 2271
Déterminer :
p
1. (a) limx2 + 3x + 2 + x.
x→+∞
p
(b) lim x2 + 3x + 2 + x.
x→−∞
302
1
2. lim+ (Arctan x) x2 .
x→0
1
(1 + 3x) 3 − 1 − sin x
3. lim .
x→0 1 − cos x
[001265]
Exercice 2272
1. Soit g la fonction définie par :
x+1
g(x) = + Arctan x.
1 + x2
(a) Quel est le domaine de définition de g ?
(b) Etudier ses variations.
(c) Montrer que g s’annule une et une seule fois sur R en un point α compris entre −1 et 0 (on ne demande pas de préciser
la valeur de α).
(d) Dessiner le graphe de g.
2. Soit f la fonction définie sur R par :
f (x) = (x + 1) Arctan x.
(a) Calculer la dérivée de f et établir son tableau de variation.
(b) Le graphe de f a-t-il des points d’inflexion ? Si oui, donner les coordonnées de ce (ou ces) point(s).
3. Donner l’équation de la tangente au point d’abcisse x = 0 au graphe de f et la position de ce graphe par rapport à cette tangente
(au voisinage de ce point).
4. En utilisant les résultats de l’exercice ? ? ?, montrer que :
f (x) 1 π 1
(a) = (1 + )( − Arctan ) si x > 0.
x x 2 x
f (x) 1 π 1
(b) = (1 + )(− − Arctan ) si x < 0.
x x 2 x
1
5. En déduire l’existence d’une fonction ε telle que lim ε( ) = 0 et, pour tout x > 0, on ait :
x→+∞ x
π π 1 1 1
f (x) = x + ( − 1) − + ε( ).
2 2 x x x
Etablir un résultat analogue pour x < 0.
6. Quelles sont les asymptotes au graphe de f ? Préciser la position de ce graphe par rapport à ces asymptotes.
7. Dessiner le graphe de f .
[001266]
1. 1
sin2 x
− sh12 x → 23 lorsque x → 0.
2. sin x sh x−tan x th x
sh4 x−th4 x
→ − > − 12
1
lorsque x → 0.
+∞ si α > 2,
3. (ch x) − (sh x) → 1
α α
si α = 2, lorsque x → +∞
0 si α < 2.
√
exp(x2 )−ch(x 2 )
4. (ch x−cos x)(ch 2x−cos 2x)
→ 1
12 lorsque x → 0.
5. (2x2 − 3x + 1) tan πx → π1 lorsque x → 1/2.
6. cos πx
4x2 −9
→ − > 12
π
lorsque x → 3/2.
√
1−2 cos x → − 3 lorsque x → π/3.
sin 3x
7.
esin x −ex
8. sin x−x → 1 lorsque x → 0.
x ln ch x → 1 lorsque x → +∞.
1
9.
[004020]
303
xx −1
2. ln x−x+1 → ±∞ lorsque x → 1.
x −a
a x aa+1 ln a(1−ln a)
3. loga (x)−logx (a)
→ 2 lorsque x → a.
x 1/x
ax +b
4. 1+cx → exp a+b−c
2 lorsque x → 0.
xx
5. x
xx −1 → 0 lorsque x → 0+ .
[004021]
1. xarcsin x → 1 lorsque x → 0+ .
(sin x)sin x −1
2. xx −1 → 1 lorsque x → 0+ .
3. (2 − x)tan(πx/2) → e2/π lorsque x → 1.
4. (2 − x)tan(πx/2) → − > 1 lorsque x → 2− .
5. (sin x + cos x)1/x → e lorsque x → 0.
6. (cos 2x − 2 sin x)1/x → e−2 . lorsque x → 0
7. (sin x)tan x → 1. lorsque x → π/2
√
8. (tan x)cos x/ cos 2x → e−1/ 2 lorsque x → π/4.
9. (tan x)cos x/ cos 2x → 1 lorsque x → (π/2)− .
10. (sin x)1/ ln x → e lorsque x → 0+ .
11. (ln x)x−1 → 1 lorsque x → 1+ .
12. (ln x)ln(e−x) → − > 1 lorsque x → e− .
[004022]
1/p p
Exercice 2278 1
n ∑n−1
k=0 1 + k
n
1/p p
On pose un,p = 1
n ∑n−1
k=0 1 + k
n . Trouver : v p = limn→∞ un,p , v = lim p→∞ v p , wn = lim p→∞ un,p et w = limn→∞ wn .
Correction H [004025]
x − x.
1 1
3. y = arcsin
4. x −x
y = (2e − e )1/x .
5. y = 2
e2x −1
− 1x .
304
p √
6. y = 1 + 1 + x.
Correction H [004027]
305
Exercice 2287
Soit un une suite réelle telle que pour tout n on ait u5n + nun − 1 = 0. Trouver un développement asymptotique à deux termes de un .
Correction H [004041]
80 125.05 Equivalents
Exercice 2290 Recherche d’équivalents
Donner des équivalents simples pour les fonctions suivantes :
√ √
1. 2ex − 1 + 4x − 1 + 6x2 . en 0
2. (cos x)sin x − (cos x)tan x . en 0
√
3. arctan x + arctan 3x − 2π3 . en 3
√ √ √
4. x2 + 1 − 2 x3 + x + x4 + x2 . en +∞
3 4
5. Argch cos1 x . en 0
Correction H [004044]
306
Exercice 2296 Développement asymptotique d’une réciproque
Soit f : [−1, +∞[ → [−e−1 , +∞[, x 7→ xex . Montrer que f est bijective et f −1 (x) ∼ ln(x).
+∞
[004050]
.x
..
Exercice 2297 Équivalent de xx
.x
..
Chercher un équivalent simple en 0+ de fk (x) = xx (k fois x).
Correction H [004051]
1
Exercice 2298 ∑nk=1 k1−α
Soit α ∈ ]0, 1[.
1. Montrer que : ∀n ∈ N∗ , α
(n+1)1−α
≤ (n + 1)α − nα ≤ α
n1−α
.
α
2. En déduire que ∑nk=1 1
k1−α
∼ n
α pour n → ∞.
[004052]
81 125.99 Autre
Exercice 2300 DL de (ch x)( 1/x)
1
1. Montrer que x ln(ch x) admet en +∞ un développement limité généralisé à tout ordre.
2. En déduire le développement limité de (ch x)1/x en +∞ à un ordre n quelconque.
Correction H [004030]
Exercice 2302 DL de f −1
Soit P ∈ R[X] de valuation 1. Démontrer que pour tout entier n ∈ N, il existe deux polynômes Qn et Rn uniques tels que :
307
(
X = Qn ◦ P + Rn
deg Qn ≤ n < v(Rn ).
Application : Soit f : R → R bijective telle que f (x) = a1 x + a2 x2 + · · · + an xn + o(xn ), avec a1 6= 0. Démontrer que f −1 admet un
développement limité en 0 à l’ordre n, et donner les deux premiers termes.
Correction H [004032]
Exercice 2303 DL de (1 − ex )n
Développer de deux manières (1 − ex )n en 0 à l’ordre n + 2.
En déduire ∑nk=0 (−1)kCnk k p pour p = 0, 1, . . . , n + 2.
Correction H [004033]
[004035]
Exercice 2308
Résoudre les équations suivantes :
1. arctan(2x) + arctan x = π4 .
√
2. arcsin(2x) − arcsin(x 3) = arcsin(x).
[000742]
Exercice 2309
Résoudre dans R l’équation :
√ 7π
arctan(x) + arctan( 3x) = .
12
[000743]
Exercice 2310
q
Soient les fonctions f : x 7→ arcsin(sin x) et g : x 7→ arctan 1−cos x
1+cos x .
1. Simplifier les expressions de f (x) et g(x).
2. Construire les graphes de f et g.
[000744]
308
Exercice 2311
Une statue de hauteur s est placée sur un piédestal de hauteur p. À quelle distance doit se placer un observateur (dont la taille est
supposée négligeable) pour voir la statue sous un angle maximal ?
Indication H Correction H [000745]
Exercice 2312
Démontrer les inégalités suivantes :
a
Arcsin a < √ si 0 < a < 1;
1 − a2
a
Arctan a > si a > 0.
1 + a2
Exercice 2313
Écrire sous forme d’expression algébrique
Exercice 2314
Tracer les courbes représentatives des fonctions
[000748]
Exercice 2315
Résoudre les équation suivantes :
2 3 3
Arcsin x = Arcsin + Arcsin , Arccos x = 2 Arccos ,
5 5 4
1
Arctan x = 2 Arctan .
2
Exercice 2316
Calculer
1 1 1
Arctan + Arctan + Arctan .
2 5 8
[000750]
Exercice 2317
Simplifier les expressions suivantes :
r
π 3π 1 − cos x
Arctan(tan x) (− < x < ), Arctan (0 < x < 2π),
2 2 1 + cos x
√
1 − x2
Arctan .
x
[000751]
Exercice 2318
Vérifier
π 1 π
Arcsin x + Arccos x = , Arctan x + Arctan = sgn(x) .
2 x 2
Indication H Correction H [000752]
Exercice 2319
309
π 1 1 1 π 1 π
Montrer que = 4 arctan( ) − arctan( ) (on montrera que 0 ≤ arctan( ) ≤ et 0 ≤ arctan( ) ≤ ). [000753]
4 5 239 5 8 239 2
Exercice 2320
Étudier la suite (un )n∈N définie par :
n
1
∀n ∈ N, un = ∑ arctan k2 − k + 1 .
k=1
On montrera qu’elle converge (vers `) et on évaluera limn→∞ n(un − `).
Indication : que vaut arctan a − arctan b ? [000754]
Exercice 2321
Étudier la fonction :
1 − x2 2x
φ : x → arcsin + arccos .
1 + x2 1 + x2
[000755]
Exercice 2322
Résoudre dans R l’équation d’inconnue x :
π
arctan(x − 1) + arctan(x) + arctan(x + 1) = .
2
[000756]
√
Exercice 2326 arcsin 1+4 5
√
Soit x = arcsin 1+4 5 . Calculer cos 4x et en déduire x.
Correction H [003917]
π
Exercice 2328 2 arcsin x + arcsin f (x) = 6
Existe-t-il une fonction f : D → R telle que : ∀ x ∈ D, 2 arcsin x + arcsin f (x) = π
6 ?
Correction H [003919]
310
1
Exercice 2329 cos(3 arctan x) et cos2 2arctan x .
1
Simplifier cos(3 arctan x) et cos2 2 arctan x .
Correction H [003920]
q
Exercice 2332 x
2 − arcsin 1+sin
2
x
q
Simplifier 2x − arcsin 1+sin
2
x
pour x ∈ [−π, π].
Correction H [003923]
[003927]
311
Exercice 2339 Équivalent de arccos(1 − x)
arccos(1−x)
A l’aide d’un changement de variable judicieux, trouver limx→0+ √
x
. [003930]
Exercice 2344 **
Simplifier les expressions suivantes :
1. f1 (x) = Arcsin √ x 2 .
1+x
2
2. f2 (x) = Arccos 1−x 1+x2
.
√ q
3. f3 (x) = Arcsin 1 − x2 − Arctan 1−x
1+x .
1
f (x) = (x2 − 1) Arctan ,
2x − 1
et on appelle (C ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
312
1. Quel est l’ensemble de définition D de f ?
2. Exprimer, sur D \ {0}, la dérivée de f sous la forme : f 0 (x) = 2xg(x).
3. Montrer que : ∀x ∈ R, 2x4 − 4x3 + 9x2 − 4x + 1 > 0 et en déduire le tableau de variation de g.
4. Dresser le tableau de variation de f .
Correction H [005092]
Exercice 2348 **
Simplifier les expressions suivantes
1. sin(2 Arcsin x),
2. cos(2 Arccos x),
3. sin2 Arccos
2
x
,
√ √
4. ln( x2 + 1 + x) + ln( x2 + 1 − x),
2
−1
5. Argsh x 2x ,
6. Argch(2x2 − 1),
q
ch x−1
7. Argth ch x+1 ,
ch(ln x)+sh(ln x)
8. x .
Correction H [005095]
Exercice 2349 **
Résoudre dans R les équations suivantes :
1. ch x = 2,
√
2. Arcsin(2x) = Arcsin x + Arcsin(x 2),
√
3. 2 Arcsin x = Arcsin(2x 1 − x2 ).
Correction H [005096]
racines.)
Correction H [005315]
Exercice 2354
1. Montrer qu’il n’existe pas de fonction f : [1; +∞[→ R vérifiant :
∀x ∈ R, f (ch x) = ex .
313
2. Déterminer toutes les fonctions f : R+∗ → R telles que :
∀x ∈ R, f (ex ) = ch x.
∀x ∈ R, f (ex ) = ch x.
Exercice 2355
Calculer :
lim e−x (ch3 x − sh3 x) et lim (x − ln(ch x)).
x→+∞ x→+∞
Exercice 2356
Donner un expression plus simple de :
r
1 + ch x p x2 − 1
y = argch ; y = argsh(2x 1 + x2 ); y = argth 2 .
2 x +1
[000760]
Exercice 2357
Calculer pour (n, a, b) ∈ N∗ × R2 :
n−1 n−1
∑ ch(a + bk), ∑ sh(a + bk).
k=0 k=0
[000761]
Exercice 2358
chx + shy = a
Soit (a, b) ∈ R2 , résoudre le système . [000762]
shx + chy = b
Exercice 2359
Montrer que : argthx + argthy + argthz = argthu et déterminer u. [000763]
Exercice 2360
Les réels x et y étant liés par y π
x = ln tan + ,
2 4
calculer ch x, sh x et th x en fonction de y.
Indication H Correction H [000764]
Exercice 2361
Montrer que ch nx et sh nx peuvent s’exprimer comme polynômes en ch x et sh x. Calculer ch 3x et sh 3x en fonctions de ch x et sh x. En
déduire th 3x en fonction de th x. [000765]
Exercice 2362
Exprimer chn x et shn x au moyen de {sh px, ch px ; 1 ≤ p ≤ n}. Expliciter ch5 x et sh5 x. [000766]
Exercice 2363
Calculer les sommes
1 + ch x + ch 2x + · · · + ch nx et 1 + sh x + sh 2x + · · · + sh nx.
[000767]
314
Exercice 2364
Simplifier
x2 − 1
Argth .
x2 + 1
[000768]
Exercice 2365
Vérifier les égalités
2 Argth tan x = Argth sin 2x, Argsh(3x + 4x3 ) = 3 Argsh x.
[000769]
Exercice 2366
Expliciter au moyen de la fonction logarithme Argch 1x et Argsh 1x . [000770]
Exercice 2367
Résoudre √ √ x
x
x = x ;
5 2
xy = a2 et ln2 x + ln2 y = ln a.
2
[000771]
Exercice 2368
Préciser les comportements
x2 − ex
de x 7→ quand x → e,
px − e √
de x 7→ ln(1 + x) − ln x quand x → +∞,
ax − bx
de x 7→ quand x → 0. [000772]
x
Exercice 2369
Démontrer les inégalités :
x2
x− < ln(1 + x) pour x > 0 et 1 + x ≤ ex pour tout x réel.
2
Correction H [000773]
Exercice 2370
Déterminer lim(x − ln(chx)). [000774]
+∞
Exercice 2371
Montrer que ∀x ∈ R ch(2x) = 1 + 2sh2 x. En déduire un équivalent de chx − 1 en 0. [000775]
Exercice 2372
Résoudre l’équation xy = yx où x et y sont des entiers positifs non nuls.
Indication H Correction H [000776]
Exercice 2373
Résoudre l’équation tan(3 arcsin x) = 1. On exprimera les trois solutions au moyen de radicaux. [000777]
315
Exercice 2375 *
Etudier f : x 7→ ln(ch x) − x.
Correction H [005091]
Exercice 2376 **
Résoudre dans R l’équation sh(2 + x) + sh(2 + 2x) + ... + sh(2 + 100x) = 0.
Correction H [005093]
84 126.99 Autre
85 127.01 Théorie
Exercice 2378
Rb
Déterminer les fonctions f de [a, b] dans R telles que a f (t)dt = (b − a) sup | f |. [000778]
[a,b]
Exercice 2379
Rb
Soient f ∈ C1 ([a, b], R) et In = a f (t) sin(nt)dt.
1. A l’aide d’une intégration par parties, montrer que In → 0.
2. Montrer que ceci est encore vrai si f est en escalier.
3. En déduire que le résultat subsiste pour f continue par morceaux.
[000779]
Exercice 2380
R b dx
Soient 0 < a ≤ b. Montrer que a x ≤
b−a
√ . [000780]
ab
Exercice 2381
R1
Soit f ∈ C0 ([0, 1], R) telle que 0 f (t)dt = 21 . Montrer qu’il existe a ∈]0, 1[ telle que f (a) = a. [000781]
Exercice 2382
1 Rx
Soit f ∈ C0 (R). On définit g : R∗ → R, x 7→ x 0 f (t)dt.
1. Montrer que g se prolonge par continuité en 0.
2. Montrer que si f est périodique, g admet une limite en +∞.
[000782]
Exercice 2383
Soit f continue de [0, 1] dans R, n ∈ N tels que :
Z 1
∀k ∈ {0, ..., n}, f (u)uk du = 0.
0
Montrer que f admet au moins n + 1 zéros distincts dans ]0, 1[. [000783]
Exercice 2384
316
Soit f : [0, 1] → R une application continue strictement croissante telle que :
f (0) = 0, f (1) = 1.
Calculer : Z 1
lim f n (t)dt.
n→∞ 0
[000784]
Exercice 2385
Soit f : [0, 1] → R une application continue, n’admettant qu’un nombre fini de zéros sur [0, 1], et telle que f (0) = 0, f (1) = 1. Montrer
que : Z
1
lim ent f (t)dt = +∞.
n→∞ 0
[000785]
Exercice 2387
Rπ Rπ
Soit f continue sur [0, π] telle que 0 f (u) cos(u)du = 0 f (u) sin(u)du = 0, montrer que f s’annulle au moins deux fois sur ]0, π[.
[000787]
Exercice 2388
Soit f ∈ C([0, 1], R) telle que :
Z 1
∀g ∈ E ([0, 1], R) , f g = 0.
0
Montrer que f = 0. [000788]
Exercice 2389
Soit f une fonction C1 sur [a, b] à valeurs dans R. On suppose f (a) = 0. Montrer que :
Z b Z b
(b − a)2
f 2 (u)du ≤ f 02 (u)du.
a 2 a
[000789]
Exercice 2390
R1
Soit f continue sur [0, 1] à valeurs dans [a, b]. On suppose a < 0 < b et 0 f (t)dt = 0. Montrer que :
Z 1
f 2 (t)dt ≤ −ab.
0
[000790]
Exercice 2391
Soit (a, b) ∈ R2 (a < b), et f continue positive de [a, b] dans R. Montrer que
Z b
n1
lim n
f (t)dt = sup | f (t)| .
n→∞ a t∈[a,b]
[000791]
317
Exercice 2392
Calculer sans utiliser de primitive, pour a < b :
Z b
et dt.
a
[000792]
Exercice 2393
R1 n
Soit f continue de [0, 1] dans R telle que 0 f (u)du ne prenne qu’un nombre fini de valeurs quand n décrit N. Montrer que f = −1 ou
f = 0 ou f = 1. [000793]
Exercice 2394
Calculer : Z 1
et
lim dt.
n→∞ 0 1 + tn
Éventuellemment, en donner un DL en 1n . [000795]
Exercice 2395
Calculer : Z 1 −nx
e
lim dx.
n→∞ 0 1+x
Soit f : [0, 1] → R une application continue ; calculer :
Z 1
lim nxn f (x)dx.
n→∞ 0
[000796]
Exercice 2396
Soit f : [0, 1] → R une application continue par morceaux, continue en 0, trouver une suite (gn )n∈N de fonctions en escaliers telle que :
Z 1
lim f (t)gn (t)dt = f (0).
n→∞ 0
[000797]
Exercice 2397
Dire (avec justification) si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.
1. Toute fonction intégrable sur [a, b] est continue.
d Rx
2. Si f est intégrable sur [a, b], dx a f (t) dt = f (x) pour tout x de [a, b].
3. Soit f une fonction sur [a, b] vérifiant la propriété : pour tout ε > 0, il existe gε intégrable sur [a, b] telle que ∀x ∈ [a, b], | f (x) −
gε (x)| ≤ ε ; alors f est intégrable.
4. Si f est intégrable sur [a, b], alors | f | est intégrable sur [a, b].
5. Si | f | est intégrable sur [a, b], alors f est intégrable sur [a, b].
6. Si f et g sont des fonctions intégrables sur [a, b], alors la fonction f g est intégrable sur [a, b].
Rb Rb
7. Si f et g sont des fonctions continues sur [a, b], alors la fonction f g est continue sur [a, b], et a f (t)g(t) dt = a f (t) dt ·
Rb
a g(t) dt.
8. Soit f la fonction définie sur [0, 1] par
(
f ≡ λn sur ] 21n , 2n−1
1
] pour tout entier n ≥ 1
f (0) = µ
où (λn ) est une suite bornée de nombres réels, et µ un nombre réel. Alors f est intégrable.
9. Soit f bornée sur [0, 1], continue sauf au point 1/3 ; alors f est intégrable sur [0, 1].
R1
10. Il existe f ≥ 0 continue sur [0, 1], avec f (1/2) > 0, et telle que 0 f (t) dt = 0.
Rb
11. Soit f intégrable sur [a, b]. Si a f (t) dt > 0 alors f ≥ 0 sur [a, b].
Rx
12. Si f est croissante sur [a, b], elle est intégrable sur [a, b] et de plus F(x) = a f (t) dt est croissante.
Rb
13. Si f ≤ 0 est continue sur [a, b], alors G(x) = x f (t) dt est croissante sur [a, b].
R x2
14. Si f est continue sur [0, 1], H(x) = 0 f (t) dt est dérivable sur [0, 1], et ∀x ∈ [0, 1], H 0 (x) = f (x2 ).
318
[000798]
Exercice 2398
Soit ϕ une fonction bornée sur [a, b] ; comparer les assertions suivantes1 :
1. ϕ a une primitive sur [a, b].
2. ϕ est intégrable sur [a, b].
3. ϕ est continue sur [a, b].
4. ϕ est dérivable sur [a, b].
[000799]
Exercice 2399
Soit f une fonction continue et strictement croissante de [a, b] sur [α, β ]. On note g la fonction réciproque de f . Montrer que
Z b Z β
f (x) dx + g(x) dx = bβ − aα
a α
[000800]
Exercice 2400
Soit f et g deux fonctions intégrables sur [a, b]. On suppose que f est monotone sur [a, b] et que g est positive sur [a, b]. Montrer qu’il
existe c ∈ [a, b] tel que
Z b Z c Z b
f (t)g(t) dt = f (a) g(t) dt + f (b) g(t) dt
a a c
Rx Rb
(considérer ϕ(x) = f (a) a g(t) dt + f (b) x g(t) dt). [000801]
Exercice 2401
Soit f une fonction dérivable sur [0, 1], vérifiant :
i) 0 ≤ f 0 ≤ 2 ;
ii) f 0 est décroissante ;
iii) f (0) = 0 et f (1) = 1.
R1
Trouver le plus grand nombre m et le plus petit nombre M tels qu’on soit sûr d’avoir m ≤ 0 f (t) dt ≤ M. Peut-il y avoir égalité ?
[000802]
Exercice 2402
R
Soit f définie et continue sur [0, +∞[, vérifiant limx→+∞ f (x) = l. Montrer que limx→+∞ 1x 0x f (t) dt = l (étant donné ε > 0, choisir
R
A assez grand pour que sur [A, +∞[ on ait l − ε ≤ f (t) ≤ l + ε ; puis encadrer 1x Ax f (t) dt, pour x > A ; estimer l’erreur. . . et faire un
dessin !). qRx 2
Pour x ≥ 0, on pose F(x) = 0 1 + sin t
1+t 2
dt. Étudier la branche infinie du graphe de F quand x → +∞. [000803]
1. Soit f deux fois dérivable sur [a, b], vérifiant | f 00 | ≤ M sur [a, b]. Soit
f (b) − f (a)
ϕ(t) = f (t) − f (a) − (t − a) − A(b − t)(t − a)
b−a
Soit x ∈ ]a, b[ ; on choisit A = A(x) pour que ϕ(x) = 0 (dessiner !). Montrer qu’il existe c1 , c2 ∈ [a, b] tels que c1 < c2 et
ϕ 0 (c1 ) = ϕ 0 (c2 ) = 0, puis qu’il existe c ∈ [a, b] tel que ϕ 00 (c) = 0. En déduire une majoration de |A| pour x ∈ [a, b]. On convient
de poser A(a) = A(b) = 0.
R
2. On note E l’erreur commise en remplaçant ab f (x) dx par l’aire du trapèze défini par l’axe des x, les droites x = a et x = b et la
R
corde du graphe joignant les points (a, f (a)) et (b, f (b)) (dessiner !). Montrer que E = ab A(x)(b − x)(x − a) dx, et vérifier que
M(b−a)3
l’intégrale a un sens. En déduire que |E| ≤ 12 (utiliser 1)).
1 L’une des implications à étudier est très difficile ; on pourra admettre après avoir traité toutes les autres que celle qui reste est
fausse.
319
h i
f (a) f (b)
3. Pour n ≥ 1 on pose In = b−an 2 + f (x1 ) + f (x2 ) + · · · + f (xn−1 ) + 2 où x p = a + p b−a n pour p = 1, 2, . . . , n − 1. Montrer
que In est la somme des aires des trapèzes construits sur les points d’abscisses a, x1 , x2 , . . . , xn−1 , b et les cordes correspondantes
du graphe de f (dessiner !). Montrer que Z
b M(b − a)3
a f (x) dx − In ≤ 12n2
4. On prend [a, b] = [0, 1] et f (x) = e−x . Calculer M = sup[0,1] | f 00 |. Déterminer n pour que la méthode des trapèzes avec n
2
R 1 −x2
intervalles donne un nombre qui approche 0 e dx à moins de 10−2 près. En déduire un encadrement de cette intégrale.
[000804]
Exercice 2404
Soit f la fonction définie sur [0, 3] par
−1 si x = 0
si 0 < x < 1
1
f (x) = 3 si x = 1
−2 si 1 < x ≤ 2
4 si 2 < x ≤ 3.
R3
1. Calculer 0 f (t)dt.
Rx
2. Soit x ∈ [0, 3], calculer F(x) = 0 f (t)dt.
3. Montrer que F est une fonction continue sur [0, 3]. La fonction F est-elle dérivable sur [0, 3] ?
Correction H [002081]
Exercice 2405
Montrer que les fonctions définies sur R,
f (x) = x , g(x) = x2 et h(x) = ex ,
R1 R2
sont
R
intégrables sur tout intervalle fermé borné de R. En utilisant les sommes de Riemann, calculer les intégrales 0 f (x)dx, 1 g(x)dx
et 0x h(t)dt.
Indication H Correction H [002082]
Exercice 2406
Calculer l’intégrale de f : [a, b] → R comme limite de sommes de Riemann-Darboux dans les cas suivants :
kπ
1. f (x) = sin x et f (x) = cos x sur [0, π2 ] et xk = 2n , k = 0, 1, ..., n,
2. g(x) = 1
x sur [a, b] ⊂ R∗+ et xk = aqk , k = 0, 1, ..., n (q étant à déterminer),
3. h(x) = α x sur [a, b] , α > 0, et xk = a + (b − a). nk , k = 0, 1, ..., n.
Indication H Correction H [002083]
Exercice 2407
Les fonctions suivantes sont-elles intégrables au sens de Riemann ?
1. f (x) = [x] sur [0, 2]
(
1
si 0 < x ≤ 1,
2. g : [0, 1] → R, g(x) = x
1 si x = 0
(
1
sin 1x si 0 < x ≤ 1,
3. h : [0, 1] → R, h(x) = x
1 si x = 0
(
1 si x ∈ [0, 1] ∩ Q,
4. k : [0, 1] → R, k1 (x) =
0 si x ∈ [0, 1]\Q
Correction H [002084]
Exercice 2408
Soit f : [a, b] → R une fonction intégrable sur [a, b] (a < b).
R
1. On suppose que f (x) ≥ 0 pour tout x ∈ [a, b], que f est continue en un point x0 ∈ [a, b] et que f (x0 ) > 0. Montrer que ab f (x)dx >
R
0. En déduire que si f est une fonction continue positive sur [a, b] telle que ab f (x)dx = 0 alors f est identiquement nulle.
Rb
2. On suppose que f est continue sur [a, b], et que a f (x)dx = 0. Montrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que f (c) = 0.
320
R1
3. Application : on suppose que f est une fonction continue sur [0, 1] telle que 0 f (t)dt = 21 . Montrer qu’il existe d ∈ [0, 1] tel
que f (d) = d.
Indication H Correction H [002085]
Exercice 2409
Soit f : [a, b] → R continue, positive ; on pose m = sup{ f (x), x ∈ [a, b]}. Montrer que
Z b n1
n
lim ( f (x)) dx = m.
n→∞ a
Exercice 2410
Soit f : [0, 1] → R une application strictement croissante telle que f (0) = 0, f (1) = 1. Calculer :
Z 1
lim f n (t)dt.
n→∞ 0
Exercice 2411
R
Soit f : R → R une fonction continue sur R et F(x) = 0x f (t)dt. Répondre par vrai ou faux aux affirmations suivantes :
1. F est continue sur R.
2. F est dérivable sur R de dérivée f .
3. Si f est croissante sur R alors F est croissante sur R.
4. Si f est positive sur R alors F est positive sur R.
5. Si f est positive sur R alors F est croissante sur R.
6. Si f est T -périodique sur R alors F est T -périodique sur R.
7. Si f est paire alors F est impaire.
Correction H [002091]
Exercice 2412
Soient u et v deux fonctions dérivables sur R et f une fonction continue sur R.
Z v(x)
1. On pose F(x) = f (t)dt. Montrer que F est dérivable sur R et calculer sa dérivée.
u(x)
Z 2x
dt
2. Calculer la dérivée de G(x) = .
x 1 + t2 + t4
Indication H Correction H [002092]
Exercice 2413
Z x2
1
Soit F(x) = dt
xlnt
1. Quel est l’ensemble de définition de F. F est-elle continue, dérivable sur son ensemble de définition ?
Z x2
1
2. Déterminer limx→1+ F(x) en comparant F à H(x) = dt.
x t lnt
Indication H Correction H [002093]
Exercice 2414
1. Soit f une fonction continue définie sur un intervalle borné [a, b] ⊂ R, telle que
Z b
f (t) dt = (b − a) min f (x).
a x∈[a,b]
Indication : poser, pour λ ∈ C arbitraire, fλ (t) = |λ u(t) + v(t)|2 et appliquer la question précédente.
321
3. Dans quels cas cette inégalité est-elle une égalité ?
4. Soit C([a, b]) l’espace des fonctions continues sur [a, b], à valeurs réelles. Montrer que
Z b
1/2
u ∈ C([a, b]) 7→ 2
u(t) dt
a
Exercice 2415
Soit f une fonction continue sur l’intervalle [a, b] ⊂ R, à valeurs dans ]0, +∞[. Montrer que
Z b Z b
1
f (t) dt × dt ≥ (b − a)2 .
a a f (t)
Dans quels cas y a-t-il égalité ? (On pourra utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz.)
[002316]
Exercice 2416
Soit f : [0, 1] → R une fonction continue.
1. En utilisant la formule de la moyenne, montrer que
Z a
∀a ∈ [0, 1[, lim f (t n ) dt = a f (0).
n→∞ 0
En déduire que
Z 1
lim f (t n ) dt = f (0).
n→∞ 0
[002317]
Exercice 2417
Soient f et g deux fonctions réelles périodiques de période T continues sur R. On appelle produit de convolution de f et g la fonction
h notée f ? g et définie par
Z
1 T
h(x) = f (t)g(x − t) dt.
T 0
1. Montrer que h est une fonction périodique de période T .
2. Montrer Z a+T
1
h(x) = f (t)g(x − t) dt, ∀a ∈ R.
T a
3. En déduire que f ? g = g ? f .
[002324]
322
1 Rx
3. Application : Soit f continue au voisinage de 0. Déterminer limx→0 x2 t=0
t f (t) dt.
Correction H [004222]
p
Exercice 2422 1+ f2
1 R
Soit f : [0, 1] → R continue positive. On pose A = t=0 f (t) dt.
√ R1 p
Montrer que 1 + A ≤ t=0 1 + f (t) dt ≤ 1 + A.
2 2
[004224]
R R
Exercice 2425 f + f −1
Soit f : [a, b] → [c, d] continue, bijective, strictement croissante.
Rb Rd
Calculer t=a f (t) dt + u=c f −1 (u) du (faire un dessin, et commencer par le cas où f est de classe C 1 ).
[004227]
Correction H [004232]
323
Montrer que la suite (un ) converge et déterminer sa limite (commencer par le cas g = 1).
Correction H [005444]
Exercice 2433
En utilisant la définition d’une fonction intégrable au sens de Riemann, montrer les propriétés suivantes :
1. Si f et g sont Riemann-intégrables sur [a, b], alors f + g est Riemann-intégrable sur [a, b].
2. Si f est Riemann-intégrable sur [a, b] et λ ∈ R, alors λ f est Riemann-intégrable sur [a, b].
Rb
3. Si f et g sont deux fonctions Riemann-intégrables sur [a, b] telles que, pour tout t ∈ [a, b], f (t) ≤ g(t), alors a f (t) dt ≤
Rb
a g(t) dt.
4. Une limite uniforme de fonctions Riemann-intégrables sur [a, b] est Riemann-intégrable sur [a, b].
Correction H [005917]
Exercice 2434
Montrer qu’une fonction monotone sur [a, b] est Riemann-intégrable sur [a, b].
Correction H [005918]
Exercice 2435
Montrer qu’une fonction continue sur [a, b] est Riemann-intégrable sur [a, b].
Correction H [005919]
Exercice 2436
1. Montrer que la fonction f : [0, 1] → R définie par :
1 si x ∈ Q
f (x) =
0 si x ∈ R \ Q
Exercice 2437
On dit qu’une partie A de R est négligeable si, pour tout nombre réel ε > 0, il existe une suite (In )n∈N d’intervalles In =]an , bn [ telle
que : [
A⊂ In et ∑ (bn − an ) ≤ ε.
n∈N n∈N
1. Montrer qu’une réunion dénombrable d’ensembles négligeables est un ensemble négligeable.
2. Montrer qu’une fonction bornée f : [a, b] → R est intégrable au sens de Riemann sur [a, b] si et seulement si l’ensemble des
points où f n’est pas continue est négligeable.
Correction H [005921]
Exercice 2438
324
Pour tout n ∈ N, on définit fn :]0, 1] → R par : fn (x) = ne−nx . Montrer que la suite ( fn )n∈R converge simplement vers une fonction f
sur ]0, 1] mais que
Z 1 Z 1
lim fn (x) dx 6= lim fn (x) dx.
0 n→+∞ n→+∞ 0
Vérifier que la convergence de ( fn )n∈N vers f n’est pas uniforme sur ]0, 1].
Correction H [005922]
Exercice 2439
Montrer que, si f : [a, b] → R est une fonction intégrable au sens de Riemann, on a :
Z b
1 1 n b−a
f (t) dt = lim ∑ f a + k .
b−a a n→+∞ n
k=1 n
Correction H [005923]
Exercice 2440
1. Montrer que si f : [a, b] → R est Riemann-intégrable, alors
Z b Z b
f (x) dx = f (a + b − x) dx.
a a
tan(α) − tan(β )
Rappel : tan(α − β ) =
1 + tan(α) tan(β )
Correction H [005924]
Remarquer que :
∑ (ai− a j )(bi− b j ) ≥ 0.
1≤i≤ j≤n
[000794]
Exercice 2442
Calculer :
n n
(−1)k (−1)k
lim , lim .
n→∞ ∑ 2k + 1 n→∞ ∑ k
k=1 k=1
[000840]
Exercice 2443
Calculer :
1
e− k
n
n n n n−1
k2 n n+k 1
lim ∏ 1 + 2 ; lim n ∑ 2 ; lim ∑ 2 ; lim ∑ √ .
n→∞ n n→∞ k n→∞ n + k n→∞ n2 − k2
k=1 k=1 k=1 k=1
325
Soit (un )n∈N∗ la suite réelle définie par :
n
n
∀n ∈ N∗ , un = ∑ n2 + k 2 .
k=1
Calculer :
` = lim un
n→∞
et donner un équivalent de un − `. [000841]
Exercice 2444
Soient f et g continues de [0, 1] dans R. Calculer :
1 n−1 k k+1
lim f g .
n→∞ n ∑ n n
k=0
[000842]
Exercice 2445
Calculer :
n2
n
lim .
n→∞ ∑ n2 + k2
k=0
[000843]
Exercice 2446
Calculer les limites suivantes :
√ √ √
1+ 2+ 3+···+ n
1. lim √ .
n→∞ n n
n
n
2. lim ∑ 2 + p2
.
n→∞
p=1 n
1 n
(3n + 6p − 4)(n + 2p)2
3. lim ∑ ln .
n→∞ n
p=1 3n3
[000844]
Exercice 2447
Calculer la limite des suites suivantes :
n−1
1
1. un = n ∑ 2 ;
k=0 k + n2
n 1
k2 n
2. vn = ∏ 1 + 2 .
k=1 n
Indication H Correction H [002100]
326
Exercice 2450 Moyenne géométrique
R1
Soit f : [0, 1] → R continue. Montrer que 1 + n1 f 1
n 1 + 1n f 2
n . . . 1 + 1n f n
n → exp t=0 f (t) dt lorsque n → ∞.
(On pourra utiliser : ∀ x ≥ − 21 , x − x2 ≤ ln x ≤ x) [004230]
Exercice 2451
2
1. Montrer que : ∀ x ≥ 0, x − x2 ≤ ln(1 + x) ≤ x.
n
1
2. Trouver limn→∞ ∏nk=1 1 + k2 +n 2 .
Correction H [004231]
Correction H [005446]
Exercice 2456
Représenter la courbe définie par son équation polaire ρ = a sin3 θ3 . Calculer sa longueur L et les aires A1 et A2 limitées par les deux
boucles qu’elle forme.
Correction H [000806]
Exercice 2457
On appelle tore la figure obtenue par révolution d’un cercle de rayon r autour d’une droite de son plan passant à distance R de son
centre (on suppose r < R). Calculer l’aire A du tore, et son volume V .
Correction H [000807]
Exercice 2458
On appelle cycloïde la courbe décrite par un point d’un cercle de rayon R, lié à ce cercle, quand celui-ci roule sans glisser sur
une droite en restant dans plan fixe. Montrer que dans un repère bien choisi, la cycloïde admet la représentation paramétrique :
327
x = R(t − sint)
Représenter la cycloïde et calculer : la longueur L d’une arche, l’aire A de la surface S comprise entre cette
y = R(1 − cost)
arche et la droite fixe (Ox), les volumes V1 et V2 obtenus par révolution de S autour de Ox et Oy respectivement, les aires A1 et A2
obtenues par révolution d’une arche de la cycloïde autour de Ox et Oy respectivement.
Correction H [000808]
Exercice 2459
On appelle épicycloïde la courbe décrite par un point d’un cercle de rayon r, lié à ce cercle, quand celui-ci roule sans glisser sur un
cercle de rayon R en restant tangent extérieurement à ce dernier, et dans son plan. On pose n = R/r. Montrer que dans un repère que
l’on précisera, l’épicycloïde admet la représentation paramétrique :
x = r (n + 1) cost − cos(n + 1)t
y = r (n + 1) sint − sin(n + 1)t
Représenter la courbe pour n = 1, 2, 3. En supposant n entier, calculer la longueur L de la courbe et l’aire A limitée par celle-ci. Dans
le cas n = 1 (cardioïde), calculer de plus l’aire S de la surface de révolution obtenue en faisant tourner la courbe autour de son axe de
symétrie, ainsi que le volume V limitée par cette surface.
Correction H [000809]
Exercice 2460
Soit C un cercle fixe de rayon R. Un cercle C0 de même rayon roule sans glisser sur C en restant dans un plan (variable) perpendiculaire
à celui de C. Un point M liéau cercle C0 décrit une courbe Γ. Montrer que suivant un repère convenablement choisi, Γ admet la
x = R(cost + sin2 t)
représentation paramétrique : y = R sint(1 − cost) . En déduire la longueur L de Γ. Représenter les projections de Γ sur chacun
z = R(1 − cost)
des trois plans de coordonnées.
Correction H [000810]
Exercice 2461
RR √
Calculer −R R2 − x2 dx (on posera θ = arcsin Rx ) et en déduire l’aire d’un disque de rayon R.
Correction H [002098]
Exercice 2462
x2 1
Calculer l’aire de la région délimitée par les courbes d’équation y = et y = .
2 1 + x2
Correction H [002099]
[004242]
328
[004243]
Exercice 2469
Rb
Soit f : [a, b] → R une fonction strictement croissante et continûment dérivable. On considère les deux intégrales I1 = a f (t) dt et
R f (b)
I2 = f (a) f −1 (t) dt.
1. Rappeler pourquoi f admet une fonction réciproque f −1 .
2. Faire le changement de variable t = f (u) dans l’intégrale I2 .
3. Calculer I2 en fonction de I1 .
4. Faire un dessin faisant apparaître f et f −1 , et interpréter ce résultat géométriquement.
[000813]
Exercice 2470
Calculer les primitives suivantes : Z
1 √
√ √ dx, (t = 6
2 + x) ;
2+x+ 3 2+x
Z
1 x−1
dx, ( = th u ou coth u) ;
((x − 1)2 − 4)2 2
Z Z p
(arcsin x)2 dx ; x2 1 + x3 dx.
[000814]
Exercice 2471
Sans calculer les intégrales, montrer que
Z π/2 Z π/2
sinn xdx = cosn xdx.
0 0
329
[002318]
Exercice 2472
Calculer les intégrales suivantes :
Z 1
t
√ dt,
0 1 − t2
Z ap
a2 − t 2 dt,
0
Z π
t 2 sint dt,
0
Z 1 √
2
cos 1 − t dt.
1− π4
[002321]
Exercice 2473
Calculer les intégrales suivantes :
Z π
dt
,
0 (2 + cos2 t)2
Z π/4 √
cos2 t cos 3t cos 2t dt,
0
Z 1
dt
√ √ .
0 1 + t2 + 1 − t2
[002322]
Exercice 2474
Soit f une fonction continue dans [0, π]. Montrer, en utilisant un changement de variables, que l’on a
Z π Z π
π
x f (sin x) dx = f (sin x) dx.
0 2 0
En déduire la valeur de Z π
x sin x
dx.
0 1 + cos2 x
[002323]
Exercice 2475
Calculer les intégrales suivantes :
Z e
t n ln4 t dt, n 6= 1,
1
Z 1
dt
√ √ ,
0 x(1 + 3 x)2
Z bp
(t − a)(t − b) dt,
a
Z 1
2t · 32t · 53t dt,
0
Z 1
dt
√ ,
0 2
x + 2x + 5
Z π √
1 + cost dt,
−π
Z 1
t 7 arctant dt.
0
[002326]
Exercice 2476
Soit x > 0 un réel. Calculer les valeurs de
Z x Z x
arctant arctant
I(x) = dt et J(x) = dt.
0 1 + t2 0 (1 + t)2
330
Quelles sont leurs limites quand x → +∞ ? [002329]
Exercice 2477
Trouver les primitives des fonctions suivantes :
1 sin4 x arctan x 1
√ , (4x2 + 4x + 5)−1/2 , , , .
x x2 − 1 cos2 x 1 + x2 x (1 + ln2 x)
[002335]
Exercice 2478
Calculer les intégrales suivantes (a, b réels donnés, p et q entiers naturels donnés)
Ra ln x R R Rπ
1) 1/a (0 < a) 2) 0π 2 cos(px) cos(qx) dx et 0π 2 cos(px) sin(qx) dx et 2 sin(px) sin(qx) dx
R b px +1 0
2
R2
3) a (x − a)(b − x) dx 4) −2 (|x − 1| + |x| + |x + 1| + |x + 2|) dx
R2 R1 p
5) 1/2 1 + 12 Arctan x dx 6) −1 1 + |x(1 − x)| dx
R π x sin x x R
7) 0 1+cos2 x 8) 1x (lnt)n dt (n ∈ N∗ )
Correction H [005470]
Exercice 2480
R1
Soit In = 0 (1 − t 2 )n dt.
1. Établir une relation de récurrence entre In et In+1 .
2. Calculer In .
n (−1)k
3. En déduire ∑ k
2k+1 Cn .
k=0
[000816]
Exercice 2481
Soit f ∈ C2 ([a, b], R).
Rb 1 R b 00
2 ( f (a) + f (b)) + 2 a f (x)(a − x)(b − x)dx.
b−a
1. Montrer que a f (t)dt =
R
2. En déduire un encadrement de ab f (t)dt si ∀x ∈ [a, b] m ≤ f 00 (x) ≤ M.
[000817]
Exercice 2483
R 1 xn
Soit In = 0 1+x dx.
331
1. En majorant la fonction intégrée, montrer que (In )n∈N → 0.
2. Calculer In + In+1 .
n (−1)k+1
3. Déterminer lim ( ∑ k ).
n→+∞ k=1
[000819]
Exercice 2484
Calculer par récurrence :
Z π
4 du
In = .
0 cosn u
[000820]
Exercice 2485
Calculer par récurrence : Z e
Jn = log(u)n du.
1
[000821]
Exercice 2486
Pour tous n, p dans N, on définit
Z π/2
Jn,p = sinn t cos p t dt.
0
Trouver des relations de récurrence liant Jn,p et Jn,p−2 , ainsi que Jn,p et Jn−2,p . En déduire la valeur de Jn,p . [002336]
Z Z Z
sin3 x cos xdx ; sin4 xdx ; sin3 x cos2 xdx ;
Z Z Z
ch2 x sh2 xdx ; sh x ch3 xdx ; ch x sh3 xdx.
[000822]
Exercice 2488
Déterminer les intervalles d’étude et calculer les primitives des fonctions :
x cos2 x
cos(2x) cos2 x
[000823]
Exercice 2489
Calculer les primitives suivantes, en précisant si nécessaire les intervalles de validité des calculs :
Z Z Z Z
1
a) sin8 x cos3 xdx b) cos4 xdx c) cos2003 x sin xdx d) dx
Z Z Z Z 2 + sin x + cos x
1 1 3 − sin x 1
e) dx f) dx g) dx h) dx
sin x cos x 2 cos x + 3 tan x 7 + tan x
Correction H [002090]
Exercice 2490
Intégrales de Wallis
Z π
2
Soit In = sinn (x) dx si n ∈ N.
0
332
1. Montrer que (In )n est positive décroissante.
R1 n
2. Montrer que In+2 = n+1
n+2 In et expliciter In , en déduire −1 x2 − 1 dx.
3. Montrer que In ∼ In+1
q
4. A l’aide de (n + 1) In In+1 montrer que In ∼ π
2n .
1.3...(2n+1) p
5. En déduire 2.4...(2n) ∼ 2 πn .
Indication H Correction H [002096]
Exercice 2492
R π/4
Pour n entier naturel, on pose In = 0 tann x dx.
1. Calculer I0 et I1 . Trouver une relation entre In et In+2 . En déduire In en fonction de n.
(−1)k−1
2. Montrer que In tend vers 0 quand n tend vers +∞, et en déduire les limites des suites (un ) et (vn ) définies par : un = ∑nk=1 k
k−1
(n ∈ N∗ ) et vn = ∑nk=1
(−1)
2k−1 .
Correction H [005475]
3t + 1
7. 2
.
(t 2 − 2t + 10)
3t + 1
8. 2 .
t − 2t + 10
1
9. 3 .
t +1
x3 + 2
10. .
(x + 1)2
x+1
11. .
x(x − 2)2
(x2 − 1)(x3 + 3)
12. .
2x + 2x2
x2
13. 3
.
(x2 + 3) (x + 1)
333
x7 + x3 − 4x − 1
14. 2
.
x(x2 + 1)
3x4 − 9x3 + 12x2 − 11x + 7
15. .
(x − 1)3 (x2 + 1)
Correction H [000824]
Exercice 2494
Calculer les intégrales de fractions rationnelles suivantes.
Z 1
dx
1. .
0 x2 + 2
Z 1/2
dx
2. .
−1/2 1 − x2
Z 3
2x + 1
3. dx.
2 x2 + x − 3
Z 2
x dx
4. .
0 x4 + 16
Z 3
x4 + 6x3 − 5x2 + 3x − 7
5. dx.
0 (x − 4)3
Z 0
dx
6. .
−2 x3 − 7x + 6
Z 1
2x4 + 3x3 + 5x2 + 17x + 30
7. dx.
−1 x3 + 8
Z 3
4x2
8. dx.
x4 − 1
2
Z 0 3
x + 2x + 1
9. dx.
−1 x3 − 3x + 2
Z 2 8
2x + 5x6 − 12x5 + 30x4 + 36x2 + 24
10. dx.
1 x4 (x2 + 2)3
Z a
−2x2 + 6x + 7
11. dx pour a ∈ R. Y a-t-il une limite quand a → +∞ ?
x4 + 5x2 + 4
0
Z 2
dx
12. .
0 x4 + 1
Correction H [000825]
Exercice 2495
Calculer les primitives suivantes :
Z Z Z Z
x4 + 1 dx xdx dx
dx ; ; ; .
x(x − 1)3 (x4 + 1)2 x4 + x2 + 1 (x − 1)(x2 − 2x − 2)2
[000826]
Exercice 2496
Déterminer les intervalles d’étude et calculer les primitives des fonctions :
1
(x + 2)(x2 + 2x + 5)
2x
(1 − x + x2 )2
x2
(x − 1)2 (x2 + 4)
1
(1 + x3 )3
[000827]
Exercice 2497
Z 1 n
x
Soit In = dx.
0 1+x
334
1. En majorant la fonction intégrée, montrer que limn→+∞ In = 0.
2. Calculer In + In+1 .
!
n
(−1)k+1
3. Déterminer lim ∑ k .
n→+∞
k=1
Indication H Correction H [002097]
Exercice 2500
Déterminer les intervalles d’étude et calculer les primitives des fonctions :
cos3 x
sin x
1
1 + tan x
1
th2 x
[000829]
Exercice 2501
Calculer les primitives suivantes : Z Z
sin x cos x
dx et dx.
sin x + cos x sin x + cos x
Exercice 2502
Calculer les intégrales suivantes :
Z π Z π
2 1 2 sin x
dx et dx.
0 1 + sin x 0 1 + sin x
335
Correction H [002095]
Exercice 2505
Déterminer les intervalles d’étude et calculer les primitives des fonctions :
8x − 3
√
12x − 4x2 − 5
p
x2 − 1
√
x x
x2 − 5x + 4
[000831]
336
Z Z Z Z
2. cos5 t dt ; cosh3 t dt ; cos4 t dt ; sinh4 t dt.
Z
3. x3 ex dx.
Z Z Z
4. ln x dx ; x ln x dx ; arcsin x dx.
Z
5. cosht sint dt.
Z
dx
6. .
sin
Z p
x
7. a2 − x2 dx.
Z
e2x
8. √ dx.
ex + 1
Z Z
9. eax cos bx dx ; eax sin bx dx.
Z r
x
10. dx pour 0 < x < 1.
(1 − x)3
Z
x2
11. √ dx.
1 − x2
Z
dx
12. .
cos x + 2 sin x + 3
Z √
x dx
13. √ avec 0 < x < a.
a − x3
3
Z
cosh x
14. dx.
cosh x + sinh x
Correction H [000832]
Exercice 2508
Calculer les primitives suivantes : Z Z Z
dx x 1 + cos 2x
√ ; dx ; dx ;
ch x ch 2x cos2 x 1 − tan2 x
Z Z
sin ax + cos bx x(2 + cos x)
dx ; dx.
ex sin2 x
[000833]
Exercice 2509
Déterminer les intervalles d’étude et calculer les primitives des fonctions :
chx sin(2x)
1
√
2 + tan2 x
(x2 + 2x + 2) cos(2x)
x cos x et x2 sin x en utilisant les complexes
2
1 1
et 2
(x − 1)
2 3 (x − 1)2
√
1+x
√
x 1−x
[000834]
Exercice 2510
R1
Calculer 0 ln(1 + x2 ). [000835]
Exercice 2511
n
n
Déterminer lim ( ∑ 2 2 ).
n→+∞ k=0 n +k
[000836]
337
Exercice 2512
(2n)! 1
Calculer lim ( n!nn ) n .
n→+∞
[000837]
Exercice 2513
Rπ Rπ
Soient I = 0 x cos2 xdx et J = 0 x sin2 xdx.
1. Calculer I et I + J.
2. En déduire J.
[000838]
Exercice 2514
R1 n t
Soit an = 0 t e dt.
1. Calculer a0 , . . . , a4 .
2. Etudier la suite (an )n∈N .
[000839]
Exercice 2515
Calculer les primitives suivantes, en précisant si nécessaire les intervalles de validité des calculs :
Z Z Z Z
1 x
a) arctan xdx b) tan2 xdx c) dx d) √ dx
Z Z Z x ln x Z x +1
1 −1 1
e) arcsin xdx f) dx g) √ dx h) p dx
Z Z
3 + exp (−x)
Z 4x − x2 Z x 1 − ln x
2
1 x−1 x+2
i) √ dx j) dx k) dx l) cos x exp xdx
1 + exp x x2 + x + 1 x2 − 3x − 4
Correction H [002088]
Exercice 2516
Calculer les intégales suivantes :
Z 1 Z 2 Z π
arctan x 1 2
a) dx b) 1+ arctan xdx c) x sin xdx
0 1 + x2 1 x2 0
Z 1 Z 21 Z √3
1 x2
d) (arccos x)2 dx e) 2 dx f) √ dx
−1 0 1 + x2 0 4 − x2
Z 2 Z 1 Z 1
2 1 3x + 1
g) x ln xdx h) dx i) dx
1 −1 x2 + 4x + 7 0 (x + 1)2
Correction H [002094]
Exercice 2517
Calculer les primitives des fonctions suivantes :
t 7→ t 2 exp(t 3 ),
sin3 t
t 7→ ,
1 + cos2 t
1
t 7→ √ ,
1 − t2 + 2 1 − t2
sinh2 t
t 7→ ,
cosht
cost
t 7→ ,
cos 2t
1
t 7→ .
1 + th2 t
[002319]
Exercice 2518
338
Calculer les primitives des fonctions suivantes :
sint
t 7→ ,
sin2 t − cost
t2
t 7→ ,
(cost + t sint)2
p √
1 + 1 − t2
t 7→ √ ,
1 − t2
1
t 7→ .
t8 + t4 + 1
[002320]
Exercice 2519
Calculer les primitives des fonctions suivantes :
t 7→ tant,
t 7→ arg sinht,
tan3 t
t 7→ ,
cos6 t
1
t 7→ √ √ ,
t+ 3t
1
t 7→ √ √ ,
2 t + t +2
√
t 7→ t n 1 + t,
t 7→ cosh3 t,
t3
t 7→ ,
(a2 − t 2 )3/2
p3
√
1+ 4 t
t 7→ √ ,
t
rq
√
t 7→ t t t,
r
1 4 t +1
t 7→ .
t2 t − 1
[002325]
Exercice 2520
Fonction Gamma - Pour tout x > 0, on pose Z +∞
Γ(x) = t x−1 e−t dt
0
(on admettra que l’intégrale converge). Montrer que Γ(x + 1) = xΓ(x). Calculer la valeur de Γ(1). En déduire celle de Γ(n), pour tout
entier n > 0.
Soit a > 0 un réel, et n > 0 un entier. Montrer que
Z Z
dt 1 x
= 2n−1 cos2n−2 θ dθ où θ = arctan .
(x2 + a2 )n a a
x+4
En déduire la primitive de .
(x2 + 2x + 2)3
Soient x et y deux réels vérifiant 1 > y > x > 0. Calculer
Z y
lnt
lim √ dt.
x→0
y→1
x (1 + t) 1 − t 2
Soit f une fonction continue et positive sur [0, +∞[. On pose pour tout x > 0 et tout entier n > 0
Z x
1/n
un (x) = f (t)n dt
0
et
M(x) = sup | f (t)| .
t∈[0,x]
339
1. Montrer que un (x) ≤ M(x)x1/n .
2. En utilisant la continuité de f , montrer que, quel que soit ε > 0, il existe δ > 0 tel que un (x) ≥ δ 1/n [M(x) − ε].
3. En déduire que
lim un (x) = M(x).
n→+∞
[002330]
340
3. Montrer que limx→+∞ 2x f (x) = 1.
x2
4. Soit g(x) = e2x f 0 (x). Montrer que g est strictement décroissante sur ]0, +∞[ et que g admet sur ]0, +∞[ un unique zéro noté x0
vérifiant de plus 0 < x0 < 1.
5. Dresser le tableau de variations de f .
Correction H [005451]
Exercice 2526
Calculer les primitives des fonctions suivantes en précisant le ou les intervalles considérés :
1 x2 x5 1−x 1
1) x3 +1
2) x3 +1
3) x3 −x2 −x+1
4) (x2 +x+1)5
5) x(x2 +1)2
x2 +x 1 1 1 x
6) x6 +1
7) x4 +1
8) (x4 +1)2
9) x8 +x4 +1
10) (x4 +1) 3
1
11) (x+1)7 −x7 −1
Correction H [005466]
Exercice 2527
Calculer les primitives des fonctions suivantes en précisant le ou les intervalles considérés :
1 1 1 1 1 1 sin2 (x/2) 1
1) cos x et ch x 2) sin x et sh x 3) tan x et th x 4) x−sin x 5) 2+sin2 x
cos(3x) sin x sin(2x)
6) coscos x
x+sin x 7) sin x+sin(3x) 8) 1
cos4 x+sin4 x
9) sin4 x+cos4 x+1 tan x
10) 1+sin(3x)
ch3 x
√
11) cos x+2 sin x
sin x−cos x
sin x
12) cos(3x) 1
13) α cos2 x+β sin2 x
14) 1+sh x 15) ch x − 1
th x
16) 1+ch x 17) 15 1
18) 1−ch x
sh x
Correction H [005467]
Exercice 2528
Calculer les primitives des fonctions suivantes en précisant le ou les intervalles considérés :
√ √ q
1 √ 1 1+x6 1√ x+1
1) √ et x2 + 2x + 5 2) 3) 4) √ 5)
x2 +2x+5 r2x−x√2 x
√
1+x+ 1−x x−1
2 3 3
6) √ x +1 7) 1−√x x 8) √1 9) x +1
et √3 13
x x4 −x2 +1 1+ 1+x2 x2 x +1
10) √ 1 √3
x+1+ x+1
Correction H [005468]
Exercice 2529
Calculer les primitives des fonctions suivantes en précisant le ou les intervalles considérés :
Correction H [005469]
Exercice 2530
(x−a)(x−b)
Condition nécessaire et suffisante sur a, b, c et d pour que les primitives de x−c)2 (x−d)2
soient rationnelles (a, b, c et d réels donnés).
Correction H [005471]
341
96 127.12 Intégrale impropre
Exercice 2531
Donner la nature des intégrales suivantes :
Z ∞ −x
e
√ dx.
0 x
Z ∞
xx dx.
1
Z ∞√
x sin( 1 ) x
dx.
0 ln(1 + x)
Nature et calcul des intégrales suivantes :
Z 2
1
√ dx.
1 x2 − 1
Z ∞
x5
dx.
0 x12 + 1
Z ∞ √
− x
e dx.
0
Z ∞
1
d(bile).
1 sh(bile)
Correction H [001280]
Exercice 2532
1. Montrer que ∀x > −1 ln(1 + x) ≤ x.
3. En√déduire que
Z n n Z √n Z √n
t2 1
e−t dt ≤
2
1− dt ≤ dt.
2 n
0 n 0 0 1+ t n
Z π r
2 n π
Rappel (intégrales de Wallis) : In = (cos(θ )) dθ ∼ .
0 2n
Z ∞
1
4. Montrer que du existe et vaut I2n−2 .
0 (1 + u2 )n
Z ∞ √
e−x dx existe et vaut
2 π
5. Montrer que 2 .
0
[001281]
Exercice 2533
Étude de :
f :R→R
Z x t
e
x 7→ dt.
1 t
Donner un équivalent de f en 0 et en +∞. [001282]
Exercice 2534
00
Soit f une application C2 de R dans R telle que f + f ≥ 0. Montrer que :
∀x ∈ R, f (x) + f (x + π) ≥ 0.
[001283]
Exercice 2535
Soit f une application continue de R+ dans R et F de R+∗ dans R définie par :
Z x
1
∀x ∈ R+∗ , F(x) = f (t)dt.
x 0
1. Montrer que si f admet une limite ` en +∞, alors F a aussi la limite ` en +∞.
342
2. Donner un exemple où f n’a pas de limite en +∞ mais où F tend vers 0.
3. Montrer que si f → ∞ quand x → ∞, alors F → ∞ quand x → ∞.
[001284]
Exercice 2536
Étudier la fonction : Z x2
dt
h:x→ .
x logt
h(x) h(x)
Domaine de définition, continuité et dérivabilité, variations, limites aux bornes de ce domaine, et lim , lim , éventuellement
x→∞ x x→0 x
convexité. [001285]
Exercice 2537
Donner un exemple d’une fonction continue positive telle que :
Z ∞
f (u)du
0
Exercice 2538
R∞
Soit f une fonction positive décroissante de R+ dans R, telle que 0 f existe. Montrer que :
1
f (x) = o( )
x
quand x → ∞. [001287]
Exercice 2539
R∞
Soit f une application continue par morceaux de R+ dans R possédantRune limite ` en +∞, telle que 0 f existe ; montrer que ` = 0.
Soit f une application uniformément continue de R+ dans R telle que 0∞ f existe. Montrer que :
lim f (x) = 0.
x→∞
[001288]
Exercice 2540
R∞ 2
Soit f une application continue de R+ dans R telle que 0 f existe. Montrer que quand x → ∞ :
Z x
√
f (t)dt = o( x).
0
[001289]
Exercice 2541
Étudier la nature de Z ∞
sint
dt
0 tα
selon α ∈ R. [001290]
Exercice 2542
343
Convergence et calcul de :
Z 1
ln(1 + t 2 )dt
,
0 t2
Z ∞
1
ln 1 + 2 dt,
0 t
Z ∞
lnt
n
dt.
1 t
Correction H [001291]
Exercice 2543
Soit f : [1, ∞[→ R+ continue telle que Z ∞
f (t)dt
1
converge. Montrer que Z x
1
lim t f (t)dt = 0.
x→∞ x 1
[001292]
Exercice 2544
Soit f ∈ C([1, ∞[, R+ ) décroissante, on pose :
n Z n
xn = ∑ f (k) − 1
f (t)dt.
k=1
1. Montrer que la suite (xn )n∈N converge.
R∞
2. Montrer que la suite Sn = ∑nk=1 f (k) a une limite quand n → ∞ si et seulement si 1 f converge, et que dans ce cas :
Z ∞ m Z ∞
f ≤ lim ∑ f (k) ≤ f.
n+1 m→∞ n
k=n+1
R∞ Rn
3. Montrer que si 1 f diverge on a : Sn v 1 f quand n → ∞.
[001293]
Exercice 2545
R1
Soit f :]0; 1] → R continue et monotone, telle que 0 f existe. Calculer
1 n k
lim ∑ f .
n→∞ n n
k=1
[001294]
Exercice 2546
Montrer que si f : R+ → R est uniformément continue, alors
Z ∞
exp(i f (t))dt
0
Exercice 2547
Nature de : Z ∞ Z ∞ sint Z ∞ Z 1 Z ∞
1 e sint
sint sin dt, dt, √ dt, cos lntdt, cos exptdt.
0 t 0 t 2 t + sint 0 0
[001296]
Exercice 2548
Nature et calcul de : Z ∞ Z ∞ Z 1
a2 1 1 1
lnt ln 1 + 2 dt, a > 0 ; exp −t n dt, n ∈ N∗ ; − E( ) dt.
0 t 0 0 t t
[001297]
344
Exercice 2549
Convergence et calcul de : Z ∞ Z ∞ Z ∞
dx dx dt
, , .
0 1 + cosh2 x 1 sinh x −∞ cosht
[001298]
Exercice 2550
R∞
Soient f et g deux fonctions de R+ dans R telles que f ≥ 0, g ≥ 0, g = o( f ) en +∞, et 0 f n’existe pas. Montrer alors :
Z x Z x
g(u)du = o f (u)du
0 0
quand x → ∞. [001299]
Exercice 2551
Soit f : R+ → R continue, tendant vers ` en +∞, montrer alors :
Z ∞
f (t)n π
lim dt = `.
n→∞ 0 n2 + t 2 2
[001300]
Exercice 2552
Calculer : Z 3a Z 1 n
tant x − x2n
lim+ dt , lim dx.
a→0 a t2 n→∞ 0 1−x
[001301]
Exercice 2553
R∞ R∞
Soit f ∈ C(R, R) telle que −∞ f existe, montrer que F(x) = −∞ f (t) costxdt est uniformément continue sur R. [001302]
Exercice 2554
Sans les calculer, dire si les intégrales suivantes sont convergentes ou divergentes :
Z 1
dt
p √ ,
t 1−t
3
0
Z π/2
tant dt,
0
Z 1
dt
√ .
0 arcsint ln(1 − t)
[002331]
Exercice 2555
Sans les calculer, dire si les intégrales suivantes sont convergentes ou divergentes :
Z ∞
t 3 − 5t 2 + 1
dt,
0 2t 5 − 2t 3 + t 2 + 1
Z ∞
1 t −1
ln dt,
1 t2 t +1
Z ∞
dt
,
0 t arg cosht
Z 1
1
sin dt,
0 t
[002332]
Exercice 2556
Soit n ≥ 0 un entier. Montrer que l’intégrale Z ∞
t n exp(−t 2 )dt
In =
0
√
est convergente. La calculer en fonction de n, sachant que I0 = π/2.
345
[002333]
Exercice 2557
On définit Z x
sint
F(x) = dt
0 t
et pour tout n ∈ N, on note
Z (n+1)π
sint
un = F((n + 1)π) − F(nπ) = dt.
nπ t
1. Montrer que F(x) est bien définie pour tout x ∈ R.
2. Montrer que si k ≥ 1, alors
2 1
< u2k < .
(2k + 1)π kπ
Trouver une inégalité similaire pour u2k+1 , puis pour u2k + u2k+1 .
n
1
3. Montrer que la suite de terme général vn = ∑ i2 admet une limite finie. En déduire que
i=1
Z ∞
sint
I= dt
0 t
est convergente.
[002334]
Exercice 2558
Soit ϕ la fonction définie sur [0, 1[ par
Z x2
dt
ϕ(x) = .
x lnt
Z x2
Montrer que ϕ(x) a une limite quand x tend vers 1 et la calculer. (Indication : comparer à 1/(t lnt) dt). [002337]
x
Exercice 2559
Dire si les intégrales suivantes sont convergentes (en discutant éventuellement suivant la valeur des paramètres) :
Z 1 Z π/2 Z 1 Z 1 Z 1
dt dt 1
√√ , tant dt, , cos(lnt) dt, sin dt,
0 t 3 1−t 0 0 t α | lnt|β 0 0 t
Z ∞ Z ∞ Z ∞
t2 + t − 1 √ lnt − ln(1 − e−t ) −αt
√ 3 dt, t α [1 − e−1/ t ] dt, e dt.
0 t (t − 2t 2 + 3t − 6) 0 0 t
[002338]
Exercice 2560
Montrer la convergence des intégrales suivantes puis les calculer :
Z π/2 Z 1 Z b
dt dt dt
, √ √ , p ,
0 cos α cost + 1 0 t+ 3t a (t − a)(b − t)
Z 0 Z ∞ Z +∞ 3
dt dt t − t2 − 1
, √ , (a > 0), dt.
−∞ e2t + et − 6 a t 2 t 2 + a2 1 t 6 + 2t 4 + t 2
[002339]
0 ln 1+t 3 dt (dv)
R +∞ t+2
0 2 + (t + 3) ln t+4 dt (cv)
R +∞ t lnt
0 (1+t 2 )α
dt (cv ssi α > 1)
346
R1 dt√
0 1− t (dv)
R +∞ (t+1)α −t α
dt (cv ssi 0 < β − α < 1 ou α = 0)
R0+∞ tβ
2
sin(t ) dt (cv)
R01 dt
0 arccost (cv)
R +∞ ln(Arctant)
0 tα dt (dv)
R +∞ ln(1+1/t) dt
1 (t 2 −1)α
(cv ssi 0 < α < 1)
R 1 | lnt|β
0 (1−t)α dt (cv ssi α < β + 1)
R +∞ α √
t 1 − e−1 t dt (cv ssi −1 < α < − 21 )
R01
1 −1 −k
0 sin t e tt dt (cv)
[004268]
347
R +∞
√ e −2
2
et dt
2 (e2t −5et +6)(et −1)
= ln
e4 −4e2 +3
√
R +∞ dt ln( √2+1)
0 ch t+sh4 t
4 =
2
[004272]
R∞
Exercice 2574 Calcul de 0 sint/t dt
R +∞ sint R +∞ sin2 t
1. A l’aide d’une intégration par parties, montrer que t=0 t dt = t=0 t 2 dt.
R π/2 sin2 nt R π/2 sin2 nt R π/2
2. Montrer que In = t=0 t2
dt est comprise entre An = t=0 sin2 t dt et Bn = t=0 cotan2 t sin2 nt dt.
348
3. Calculer An + An+2 − 2An+1 et An − Bn . En déduire les valeurs de An et Bn en fonction de n.
In R +∞ sin2 t
4. Lorsque n → ∞ montrer que n →J= t=0 t 2 dt et donner la valeur de cette dernière intégrale.
Correction H [004281]
R∞
Exercice 2575 0 périodique/t dt
1 RT R +∞ f (t)
Soit f : R → R continue, périodique de période T > 0. On note m = T t=0 f (t) dt. Montrer que t=T t dt converge si et seulement si
m = 0. [004282]
R∞
Exercice 2576 0 f (t)/t dt
R +∞
Soit f une application continue de [1, +∞[ dans R. Montrer que si l’intégrale t=1 f (t) dt converge, il en est de même de l’intégrale
R +∞ f (t) Rx
t=1 t dt. On pourra introduire la fonction F(x) = t=1 f (t) dt. [004283]
349
R +∞
1. Si f est monotone et intégrable, montrer que g(t) existe pour tout t > 0 et que l’on a tg(t) → u=0 f (u) du lorsque t → 0+ .
2. Même question en supposant f de classe C1 et f,f0 intégrables.
3. On suppose maintenant f de classe C 2 et f , f 0 , f 00 intégrables.
1 R +∞ f (0)
Montrer que g(t) = t u=0 f (u) du + 2 + Ot→0+ (t).
Correction H [004290]
R∞
Exercice 2585 0 f (t)/t 2 dt
R +∞ f (t)
Soit f : R+ → R+ une fonction de classe C 1 vérifiant : ∃ α > 0 tel que ∀ x ≥ 0, f 0 (x) ≥ α. Montrer que t=1 t dt diverge.
[004292]
R
Exercice 2591 ( t f (t) dt)/x
R +∞ 1 Rx
Soit f : [0, +∞[ → R continue telle que t=0 f (t) dt converge. Montrer que x t=0 t f (t) dt → 0 lorsque x → +∞.
Correction H [004298]
350
Exercice 2592 f uniformément continue
R +∞
Soit f : [0, +∞[ → R uniformément continue telle que t=0 f (t) dt converge.
1. Montrer que f (t) → 0 lorsque t → +∞(raisonner par l’absurde).
R +∞ 2
2. Si f est positive, montrer que t=0 f (t) dt converge.
3. Donner un contre-exemple si f n’est pas de signe constant.
[004299]
R −t
Exercice 2594 e /t, dt
R +∞ e−t
On pose f (x) = t=x t dt.
1. Chercher limx→+∞ f (x).
2. A l’aide d’une intégration par parties, donner un équivalent de f (x) pour x → +∞.
3. Donner un équivalent de f (x) pour x → 0+ .
Correction H [004301]
√
2 n
2 −n
≤ e−x et pour x quelconque : e−x ≤ 1 + xn
2 2
1. Montrer que pour 0 ≤ x ≤ n on a : 1 − xn .
√
R n 2
n R +∞ 2
−n R π/2
2. Calculer les intégrales In = t=0 1 − tn dt et Jn = t=0 1 + tn dt en fonction des intégrales : K p = t=0 cos p t dt.
q R +∞ −t 2
3. On admet que K p ∼ 2p π
quand p → ∞. Calculer t=0 e dt.
Correction H [004302]
Exercice 2598
R
+∞
Existence de x=0 sin(x4 + x2 + x) dx.
Correction H [004305]
351
Exercice 2601 f et f 00 de carrés sommables
R +∞ 2 R +∞ 002 R +∞ 02
Soit f : R → R de classe C 2 telle que t=0 f (t) dt et t=0 f (t) dt convergent. Montrer que t=0 f (t) dt converge. [004308]
Exercice 2606
Etudier l’existence des intégrales suivantes
R +∞ √ R +∞ x R +∞ ln x
1) (**) 0 x + 2 − x2 + 4x + 1 dx 2) (**) 1 e − 1 + 1x dx 3) (**) 0 x+ex dx
R +∞ √ √ √x R +∞ −√x2 −x R +∞ − ln x
4) (***) 0
3
x+1− 3 x dx 5) (**) 1 e dx 6) (**) 0 x dx
R +∞ sin(5x)−sin(3x) R +∞ ln x R +∞ e−x2
7) (**) dx 8) (**) dx 9) (**) −∞
√ dx
0 x5/3 0 x2 −1 |x|
R1 1√ R1 1 R1 1
10) (**) −1 (1+x2 ) 1−x2 dx 11) (**) 0 √
3 2
x −x3
dx 12) (***) 0 Arccos(1−x) dx.
Correction H [005713]
Exercice 2607
Etudier l’existence des intégrales suivantes.
R +∞ 1 R π/2
1) (***) I 2 dx (Intégrales de B ERTRAND) 2) (**) 0 (tan x)a dx
xa lnb x
R +∞ 1+ 1x R +∞
3) (**) 1 1 + 1x − a − bx dx 4) (***) 0
1
xa (1+xb )
dx
Correction H [005714]
Exercice 2608
(Hors programme) Etudier la convergence des intégrales impropres suivantes
R +∞ sin x R +∞ sin x R +∞ ix2
1) (** I) 0 x dx 2) (**) 0 xa dx 3) (**) 0 e dx
R +∞ 3 8 R +∞ R +∞ 1
4) (**) 0 x sin(x ) dx 5) (**) 0 cos(ex ) dx 6) (****) 0 1+x3 sin2 x
dx.
352
Correction H [005715]
Exercice 2609
Existence et calcul de :
R +∞ 1 R +∞ 1
1) (** I) In = 0 (x2 +1)n
dx 2) (très long) 2 (x−1)3 (x4 +1)
dx
R +∞ 1 R +∞ 1
3) (** I) 0 x3 +1
dx 4) (***) 0 (x+1)(x+2)...(x+n)
dx
R1 R +∞
5)(***) √ 1
dx 6) (**) 1
dx
0 (1−x)(1+ax) 0 (ex +1)(e−x +1)
R +∞ 1 R +∞ t+2
7) (**) 0 5 ch x+3 sh x+4 dx 8) (***) 0 2 + (t + 3) ln t+4 dt
R +∞ x Arctan x R +∞ x ln x 3
9) (** I) 0 (1+x2 )2
dx 10) (I très long) 0 (x2 +1)a
dx (calcul pour a ∈ 2 , 2, 3)
Correction H [005716]
Exercice 2610
R π/2
Deux calculs de I = 0 ln(sin x) dx.
R π/2
1) (** I) En utilisant J = 0 ln(cos x) dx, calculer I (et J).
2) (*** I) Calculer Pn = ∏n−1 kπ 2
k=1 sin 2n (commencer par Pn ) et en déduire I.
Correction H [005717]
Exercice 2611 ** I
1 R 1 lnt
En utilisant un développement de 1−t , calculer 0 t−1 dt.
Correction H [005718]
Exercice 2613
2 R +∞ −t 2
1) (** I) Trouver un équivalent
R
simple quand x tend vers +∞ de ex x e dt.
2) (***) Montrer que a+∞ cosx x dx ∼ − ln a.
a→0
R1
3) (*) Montrer que 1
0 x3 +a2 dx ∼ 1
2.
a→+∞ a
Correction H [005720]
353
Correction H [005723]
Exercice 2619
R +∞ sint
1. Le but de cette question est de montrer que 0 t dt n’est pas absolument convergente. Pour n ∈ N, on pose :
Z (n+1)π
| sint|
un = dt.
nπ t
R +∞ | sint|
Montrer que pour n ≥ 0, 2
(n+1)π
≤ un . En déduire que 0 t dt est divergente.
2. Deuxième formule de la moyenne. Soient f et g deux fonctions Riemann-intégrables sur [a, b], admettant des primitives notées
F et G respectivement. Supposons que F est positive et décroissante. Montrer qu’il existe y ∈ [a, b] tel que :
Z b Z y
F(x)g(x) dx = F(a) g(x) dx.
a a
R +∞ sint
3. En déduire que 0 t dt est convergente.
4. Le but de cette question est de calculer la valeur de cette intégrale. Pour tout nombre réel λ ≥ 0, on pose :
f (t, λ ) = e−λt sint t pour t > 0
f (0, λ ) = 1.
(d) Calculer cette dernière intégrale généralisée, par exemple en intégrant par parties sur [0, x] et en calculant la limite quand
x → +∞.
(e) En déduire la valeur de F(λ ) pour λ ≥ 0 à une constante additive près. R
Démontrer que F(λ ) → 0 quand λ → +∞. En
déduire la valeur de la constante additive, puis la valeur de l’intégrale 0+∞ sint
t dt.
Correction H [005925]
354
97 127.99 Autre
Exercice 2620
Z 1
Soit f : [0, 1] → R une fonction de classe C1 . Montrer que lim cos(nt) f (t)dt = 0. [001273]
n→∞ 0
Exercice 2621
Soit f : [0, 1] → R une fonction continue telle que f (0) = 0. Montrer que
Z 1
lim f (t n )dt = 0.
n→∞ 0
Exercice 2622
Soit f : [a, b] → R une fonction intégrable.
1. Montrer que f est bornée. On pose M = sup | f (x)|.
x∈[a,b]
Z y Z x
2. Soient x et y ∈ [a, b] Montrer que | f (t)dt| ≤ M|x − y|. En déduire que l’application F : x 7→ f (t)dt est continue sur [a, b].
x a
3. Soit x0 ∈ [a, b]. Montrer que si f est continue en x0 alors F est dérivable en x0 .
[001275]
Exercice 2623
Soit f : [0, 1] → R une fonction continue. Montrer que
Z 1 Z 1
lim nt n f (t n )dt = f (t)dt.
n→∞ 0 0
(On pourra faire le changement de variable u = t n ). [001276]
Exercice 2624
Z b
(b − a)2
Soit f : [a, b] → R une fonction de classe C1 telle que f (a) = f (b) = 0. Posons M = supx∈[a,b] | f 0 (x)|. Montrer que | f (t)dt| ≤ M .
Z x Z b a 4
(Indication : faire des développements limités de x 7→ f (t)dt et x 7→ f (t)dt). [001277]
a x
Exercice 2625
Soit f continue sur [0, 1] avec f (1) 6= 0, montrer :
Z 1
f (1)
xn f (t)dt ∼ .
0 n
En déduire : Z n t n
lim e−2t 1 − dt
n→∞ 0 n
On posera u = 1 − 1n puis v = ue2(u−1) . [001278]
Exercice 2626
Donner un développement :
Z 1
et b 1
dt = a + + o( ).
0 1 + tn n n
[001279]
Exercice 2627
Calculer les intégrales Z x Z x
I= exp 2t cos 3t dt et J= exp 2t sin 3t dt.
0 0
[002327]
Exercice 2628
Soient a 6= 0 un réel, et y > x > 0.
355
1. Calculer la valeur de Z y
a2
I(x, y) = ln 1 + 2 dt.
x x
2. Montrer que I(x, y) a une limite I0 (y) quand x tend vers zéro et la calculer.
3. Montrer que I0 (y) a une limite quand y tend vers +∞ et la calculer.
[002328]
Correction H [004238]
R
Exercice 2634 f (t) cos(t) dt
R 2π
Soit f : [0, 2π] → R convexe de classe C 2 . Quel est le signe de I = t=0 f (t) cost dt ?
Correction H [004247]
356
Correction H [004251]
[004255]
357
R1 1 R1
3. Soit f : [0, 1] → R+ croissante. Montrer que t=0 f˜(t)dt ≥ 2 t=0 f (t)dt (commencer par le cas où f est en escalier).
[004258]
Exercice 2654 **
R1
Soit f continue sur [0, 1] telle que 0 f (t) dt = 12 . Montrer que f admet un point fixe.
Correction H [005455]
358
Exercice 2655 **
Soient f et g deux fonctions continues par
R
morceauxR et positives sur [0, 1] telles que
∀x ∈ [0, 1], f (x)g(x) ≥ 1. Montrer que ( 01 f (t) dt)( 01 g(t) dt) ≥ 1.
Correction H [005456]
Exercice 2658 **
R R
Déterminer les fonctions f continues sur [0, 1] vérifiant 01 f (t) dt = 01 | f (t)| dt.
Correction H [005463]
[001107]
Exercice 2660
On note Rn [X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à n.
Pour chaque i ∈ {0, . . . , n}, on note αi l’application
Rn [X] → R
αi :
P 7→ P(xi )
359
4. Montrer qu’il existe des réels λ0 , . . . , λn tels que
Z 1 n
∀P ∈ Rn [X] P(t)dt = ∑ λi P(xi )
0 i=0
(
1 si j = i
5. Montrer qu’il existe une unique famille de polynômes (P0 , . . . , Pn ) de Rn [X] telle que ∀(i, j) ∈ {0, . . . , n}2 Pi (x j ) =
0 sinon
6. En déduire que pour toute fonction continue f de R dans R, il existe un polynôme P de degré n, qui interpole f en chaque point
xi , c’est à dire qui satisfait :
∀i ∈ {!, ..., n} P(xi ) = f (xi ).
[001108]
Exercice 2661
Dans chacun des cas ci-dessous, dire si l’application φ de R3 × R3 × R3 dans R, est multilinéaire.
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = x1 + y2 + z3
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = x1 y3 + y2 z1 + z3 x2
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = x1 y2 z3 + x2 y3 z1 + x3 y1 z2
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = x1 x2 x3 + y1 y2 y3 + z1 z2 z3
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = x1 y1 z1 + x2 y2 z2 + x3 y3 z3
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = (x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 )(z1 + z3 )
x3 y3 z3
x1 y1 z1
φ x2 , y2 , z2 = (x1 + 2x2 )(z1 + z3 )
x 3 y 3z 3
[001109]
Exercice 2662
Montrer que l’espace des formes bi-linéaires sur R2 est un espace vectoriel. En donner une base. [001110]
Exercice 2663
Donner toutes les formes tri-linéaires alternées sur R2 . Plus généralement, que dire des formes m-linéaires alternées sur un espace de
dimension n lorsque m > n ? [001111]
Exercice 2664
Soit A ∈ Mn,n (R). On considère l’application ΦA suivante :
(Rn )n → R
ΦA :
M = (C1 , ...,Cn ) 7 → det(AM)
Exercice 2665
Dans R3 muni de sa base canonique, on considère les applications ω et α suivantes :
R× → →
3 R3 3
R R R
x1 y x1
ω : 1 et α :
x2 , y2 7→ x1 y2 − x2 y1 x2 7→ x3
x3 y3 x3
360
1. Montrer que ω est antisymétrique et bilinéaire.
A l’aide de ω et α, on définit une nouvelle application, notée ω ∧ α, de la façon suivante :
R3 × R3 × R3 → R
ω ∧α :
(X,Y, Z) 7 → ω(X,Y )α(Z) + ω(Y, Z)α(X) + ω(Z, X)α(Y )
Exercice 2669 **
Soient A = (ai, j )16i, j6n une matrice carrée et B = (bi, j )16i, j6n où bi, j = (−1)i+ j ai, j . Calculer det(B) en fonction de det(A).
Correction H [005635]
Exercice 2672
1 t 1 1 1 t
Calculer, pour tout t ∈ R le rang des matrices Mt = t 1 1 et Nt = 1 t 1 . [001115]
1 t 1 t 1 1
Exercice 2673
361
A 0
1. Soient A ∈ M p (R) et B ∈ Mq (R). Calculer (en fonction de det(A) et det(B)) le déterminant de la matrice M = ∈
0 B
M p+q (R). (On pourra pour cela décomposer M comme produit de deux matrices de déterminant évident et utiliser la multipli-
cativité du déterminant.)
A C
2. Soient A ∈ M p (R), B ∈ Mq (R) et C ∈ M p,q (R). Calculer le déterminant de la matrice M = ∈ M p+q (R). (On pourra
0 B
généraliser la méthode de 1.)
[001116]
Exercice 2674
2 0 4
Sans calcul, montrer que 5 2 7 est divisible par 17. [001117]
2 5 5
Exercice 2675
Soit ∆(x) = det(ai, j (x)) de taille n = 2 ou 3 avec ai, j des fonctions dérivables.
1. Montrer que ∆0 (x) est la somme des n déterminants obtenus en remplaçant successivement dans ∆(x) chaque colonne par sa
dérivée.
x + a1 x x 1 + x 1 1
2. Calculer x x + a2 x et 1 1+x 1 .
x x x + a3 1 1 1 + x
[001118]
Exercice 2676
1 1 1
Calculer x y z et déterminer la condition d’inversibilité de la matrice. [001119]
x2 y2 z2
Exercice 2677
La famille (2, 1, 0), (1, 3, 1), (5, 2, 1) est-elle libre ? [001120]
Exercice 2678
a b c
Calculer c a b. [001121]
b c a
Exercice 2679
1 sin x cos x
Calculer 1 sin y cos y [001122]
1 sin z cos z
Exercice 2680
Soit n un entier supérieur ou égal à 3. On se place dans Rn . On note ei le vecteur de Rn dont la i-ième composante est égale à 1 et
toutes les autres sont nulles. Écrire la matrice n × n dont les vecteurs colonnes Ci sont donnés par Ci = ei + en pour 1 ≤ i ≤ n − 1 et
Cn = e1 + e2 + en . Calculer alors son déterminant. [001123]
Exercice 2681
On note a, b, c des réels. Calculer les déterminants suivants.
1 0 3 0 0
1 0 0 1 a+b+c b b b
0 1 0 3 0
0 1 0 0 c a+b+c b b
D1 = , D2 =
, D3 =
a 0 a 0 3
1 0 1 1 c c a+b+c b
b a 0 a 0
2 3 1 1 c c c a+b+c
0 b 0 0 a
Généraliser le calcul de D2 à un déterminant n × n du même type. [001124]
362
Exercice 2682
On note a1 , · · · , an des réels. Calculer les déterminants n × n suivants.
1 1 ··· 1 a1 a2 a3 ··· an
a1 a2 ··· an a2 a2 a3 ··· an
2 a22 ··· a2n , D = ···
D1 = a1 2
a3 a3 a3 an
.. .. .. ..
. .
. .
an−1 an−1 · · · an−1 an an an ··· an
1 2 n
[001125]
Exercice 2683
Montrer que
cos a cos b cos c
sin a sin b sin c = sin (c − b) + sin (b − a) + sin (a − c) = 4 sin c − b sin b − a sin a − c
1 1 1 2 2 2
[001126]
Exercice 2684
Soient a, b deux réels distincts. Calculer le déterminant suivant.
a b ··· b b
b a ··· b b
D1 = ... ..
.
b ···
b a b
b b ··· b a
[001127]
Exercice 2685
Calculer le déterminant de la matrice suivante :
m 0 1 2m
1 m 0 0
.
0 2m + 2 m 1
m 0 0 m
Exercice 2686
Calculer le déterminant
3 1 0 0
..
0 .
3 1
∆n = −4 0 3
..
. 0
.. .. ..
. . . 1
0 4 0 3
en fonction de n. (vérifier que −1 est racine de X 3 − 3X 2 + 4) [001129]
Exercice 2687
Calculer les déterminants suivants :
a1 a2 ··· an
1 2 3 4 a a b 0
.. ..
2 3 4 1 a a 0 b a a1 . .
∆1 = ∆2 = ∆3 = 1
3 4 1 2 c 0 a a ... .. ..
4 1 2 3 0 c a a . . a2
a ··· a1 a
1 1
[001130]
Exercice 2688
363
Soit (a, x, y) ∈ R3 . Pour n ∈ N, n ≥ 2, on note An le déterminant suivant :
a x · · · x
y a 0
An = .
.. 0 . . .
y a
Exercice 2689
Soit (a, b) ∈ R2 avec a 6= b. Pour n ∈ N, n ≥ 2, on note Bn le déterminant suivant :
a + b a 0
.. ..
b . .
Bn =
.. ..
. . a
0 b a + b
an+1 − bn+1
∀n ∈ N, n ≥ 2, Bn = .
a−b
[001132]
Exercice 2690
On s’intéresse aux suites réelles (un )n∈N satisfaisant la relation de récurrence
√
∀n ∈ N un+2 = 2un+1 − un (?)
Exercice 2691
Calculer les déterminants suivants :
1 0 2 1 0 6 1 0 0
2 3
3 4 5 3 4 15 2 3 5
−1 4
5 6 7 5 6 21 4 1 3
[001134]
Exercice 2692
Calculer les déterminants suivants :
−4 1 1 1 1 1 a21 an−1
1 a1 a21 a31
a1 ... 1
1 −4 1 1 1 1 a b + c 1 a22 n−1
1 a2 a22 a32 a2 ... a2
1 1 −4 1 1 1 b c + a . ..
1 a3 a23 a33 .. .. ..
1 1 1 −4 1 1 c a + b . . .
1 a24 a3 1
1 1 1 1 −4
a4 4 an a2n ... an−1
n
[001135]
Exercice 2693
364
1 1 9
Les nombres 119, 153 et 289 sont tous divisibles par 17. Montrer, sans le développer que le déterminant 1 5 3 est divisible par
2 8 9
17. [001136]
Exercice 2694
Calculer les déterminants suivants :
a c c b c a b c a 0 b 0
c a b c a c c b 0 a 0 b
∆1 = − ∆2 = ∆3 =
c b a c b c c a c 0 d 0
b c c a c b a c 0 c 0 d
[001137]
Exercice 2695
Pour (a0 , . . . , an−1) ∈ Rn , on note A(a0 ...an ) la matrice
0 0 ··· 0 a0
.. .. ..
1 .
0 . .
A(a0 ...an−1 ) = 0 1
..
. 0
..
.
.. .. ..
. . . 0 an−2
0 ··· 0 1 an−1 − λ
et à λ ∈ R, on associe ∆(a0 ...an−1 ) (λ ) = det(A(a0 ,...,an−1 ) − λ id). Calculer ∆(a0 ...an−1 ) (λ ) en fonction de ∆(a1 ...an−1 ) (λ ) et a0 . En déduire
∆(a0 ...an−1 ) (λ ). [001138]
Exercice 2696
Calculer les déterminants suivant :
a11 a12 · · · a1n p q 1 0 1 a + b a ··· a
0
.. .. .. .. .. ..
0 a22 . . 1 p . 1 1 . a a+b . .
. . . .. .. .. .. . .. ..
.. .. .. a q 0 .. a
n−1,n . . . . . .
0 ··· 0 ann 0 1 p 0 1 1 a ··· a a + b
[001139]
Exercice 2697
Soit B ∈ Mn,m (R) et C ∈ Mm,m (R). On considère l’application φ suivante :
Mn,n (R) → R
φ : A B
A 7→ det
0 C
Etudier la multi-linéarité de φ par rapport aux colonnes de A. Calculer φ (id). En déduire que
A B
det = det(A) det(C)
0 C
A1 ···
.. .. une matrice triangulaire par blocs. Montrer que det(M) = det(A ) · · · det(A )
Soit M = . . 1 k [001140]
0 Ak
Exercice 2698
Calculer le déterminant suivant :
0 a12 a13 a14 a15
−a21 0 a23 a24 a25
∆ = −a31 −a32 0 a34 a35
−a41 −a42 −a43 0 a45
−a51 −a52 −a53 −a54 0
Comment généraliser ce résultat en dimension plus grande ? [001141]
365
Exercice 2699
Calculer les déterminants suivants :
0 1 2 ··· n − 1
1 ··· n
2 3
..
1 1 1 1 −1 n 1 . · · ·
0 3 0 1
cos x cos y cos z cost −1 −2 n
0 .. ..
cos 2x cos 2y cos 2z cos 2t . .. 2 1 . . 2
..
.. ..
cos 3x cos 3y cos 3z cos 3t . . . .. .. ..
−1 . 1
0 . . 0
−2 −3 ···
n − 1 ··· 2 1 0
[001142]
Exercice 2700
Soit (a0 , ..., an−1 ) ∈ (x2 + 1) n , x ∈ (x2 + 1). Calculer
−x 0 a0
.. ..
..
1 . .
.
∆n (a0 , ..., an , x) =
..
. −x an−2
0 1 a − x
n−1
[001143]
Exercice 2701
2iπ
Soit (a1 , a2 , a3 ) ∈ (K)3 . On note j = e 3 , et on considère les deux matrices suivantes :
a1 a2 a3 1 1 1
A = a3 a1 a2 et V = 1 j j2
a2 a3 a1 1 j 2 j
Exercice 2702
Soit a un réel. On note ∆n le déterminant suivant :
a 0 ··· 0 n − 1
.. .. ..
0 a . . .
∆n = .. .. ..
. . . 0 2
0 ··· 1
0 a
n − 1 ··· 2 1 a
Calculer ∆n en fonction de ∆n−1 . Démontrer que : ∀n ∈ N, n ≥ 2 ∆n = an−2 a2 − ∑n−1
i=1 i
2 [001145]
Exercice 2703
Soit a un réel différent de 1. Pour n ∈ N, n ≥ 2, on note
1 + a2 a 0 ··· 0
.. ..
a 1 + a2 .
a .
Dn = 0 a
..
.
..
. 0
.. .. ..
. . . 1 + a2 a
0 ··· 0 a 1 + a2
1−a2n+2
Calculer Dn en foncion de Dn−1 et Dn−2 . Monter que Dn = 1−a2
. Combien vaut Dn si a = 1 ? [001146]
Exercice 2704
366
Soient a, b, c trois réels et ∆n le déterminant de taille n suivant :
a b 0
.. ..
.
∆n = c . . .
.. .. b
0 c a
Exercice 2705
Calculer le déterminant suivant :
1 2 4 8
1 3 9 27
∆ =
1 4 16 64
1 5 25 125
[001148]
Exercice 2706
Soit ∆n le déterminant de taille n suivant :
3 1 0 ··· 0
.. ..
2 .
3 1 .
∆n = 0 2 3
..
. 0
.. .. .. ..
. . . . 1
0 ··· 0 2 3
1. Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∆n+2 = 3∆n+1 − 2∆n (avec la convention ∆0 = 1, ∆1 = 3).
2. Montrer par récurrence que ∀n ∈ N∗ , ∆n = 2n+1 − 1
[001149]
Exercice 2707
Soit u l’application de Rn [X] dans Rn [X] définie par u(P) = P + P0 . Calculer det u. Même question lorsque u(P) = XP0 + P(1).
[001150]
Exercice 2708
Calculer les déterminants suivants
1 0 3 2
1 3 2
4 5 −1 1 8 −5
, −1 −2 3 , .
−7 8 2 0 6 3
4 0 1
−1 0 −3 −7
[002448]
Exercice 2709
Calculer par récurrence le déterminant
a1 + b1 b1 b1 ... b1
b2 a2 + b2 b2 ... b2
∆n = .
. .. ... ... ... ...
bn bn ... ... an + bn
[002452]
Exercice 2710
367
Montrer que
1 t1 t12 ... t1n−1
1 t2 t22 ... t2n−1
= ∏ (ti − t j )
... ... ... ... ...
1≤ j<i≤n
1 tn tn2 ... tnn−1
[002453]
Exercice 2711
Soit M une matrice carrée d’ordre n, et M 0 la matrice déduite de M en remplaçant, pour tout j, la j-ième colonne par la somme des
colonnes de M d’indices différents de j. Montrer que det M 0 = (−1)n−1 (n − 1) det M. [002454]
Exercice 2712
Calculer le déterminant d’ordre n
−1 1 1 0 0 ... 0
0 −1 1 1 0 ... 0
.
... ... ... ... ... ... ...
0 0 0 0 ... −1 1
[002455]
Exercice 2713
Calculer le déterminant
3 1 1 ... 1
1 4 1 ... 1
Dn = .
... ... ... ... ...
1 1 1 ... n+2
[002456]
Exercice 2714
Soit E l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre n réelles, et A ∈ E fixée. On définit une application uA de E sur lui-même par
uA (B) = AB. Montrer que c’est un endomorphisme de E et que det uA = (det A)n . [002458]
Exercice 2715
Soit la matrice
m−2 2 −1
A= 2 m 2 .
2m 2m + 2 m+1
1. Calculer det A.
2. Soit u l’endomorphisme de R3 dont la matrice par rapport à la base canonique est A. Pour quelles valeurs de m est-ce un
isomorphisme de R3 ?
3. On pose m = 1. Trouver une base du noyau de u.
[002466]
Exercice 2716
Soient a, b, c des réels vérifiant a2 + b2 + c2 = 1 et P la matrice réelle 3 × 3 suivante :
2
a ab ac
P = ab b 2 bc
ac bc c2
1. Calculer le déterminant de P.
2. Déterminer les sous-espaces vectoriels de R3 , ker P et Im P.
3. Soit Q = I − P, calculer P2 , PQ, QP et Q2 .
4. Caractériser géométriquement P et Q.
Correction H [002578]
Exercice 2717
368
Soit a ∈ R et A la matrice suivante
1 0 a
A = 0 a 1
a 1 0
1. Calculer le déterminant de A et déterminer pour quelles valeurs de a la matrice est inversible.
2. Calculer A−1 lorsque A est inversible.
Correction H [002582]
Exercice 2718
2 1
1. Calculer l’aire du parallélogramme construit sur les vecteurs ~a = et ~b = .
3 0
2. Calculer
levolumedu parallélépipède
construit
sur les vecteurs
1 0 1
~u = 1 , ~v = 1 et ~w = 1 .
0 0 1
3. Montrer que le volume d’un parallélépipède dont les sommets sont des points de R3 à coefficients entiers est un nombre entier.
[002753]
Exercice 2719
Calculer les déterminants des matrices suivantes :
1 2 3 1 1 0 2 7 1
2 3 0 , 0 0 1 , −1 2 0 ,
3 0 1 1 0 1 3 5 1
2 1 2 1 2 3 1 0 −1
3 1 3 , 2 3 1 , 2 0 1 .
1 0 6 3 1 2 1 1 3
[002754]
Exercice 2720
Calculer les déterminants des matrices suivantes :
0 1 2 3 0 1 1 0 1 2 1 2
1 2 3 0 1 3
, 1 0 0 , 1 3 1 .
2 3 0 1 1 1 0 1 2 1 0 6
3 0 1 2 1 1 1 0 1 1 1 7
[002755]
Exercice 2721
Calculer les déterminants des matrices suivantes :
0 1 2 3 a b c d −1 1 1 1
1 3 6 10 −a β −1 1
b α , 1 1 .
1 4 10 20 , −a −b c γ 1 1 −1 1
1 5 15 35 −a −b −c d 1 1 1 −1
[002756]
Exercice 2722
Calculer les déterminants des matrices suivantes :
a b c d a 0 0 0 a b c d
e f g 0 b c 0 0 0 e f g
, , .
h k 0 0 d e f 0 0 0 h k
l 0 0 0 g h k l 0 0 0 l
[002757]
Exercice 2723
369
Soit M = (mi j ) une matrice carrée de taille n. On construit à partir de M la matrice N = (ni j ) de la manière suivante : pour tout
couple d’indices i, j, on appelle Mi j la matrice obtenue à partir de M en rayant la ligne i et la colonne j ; alors ni j = (−1)i+ j det(M ji ).
Démontrer que MN = NM = det(M)I, où I désigne la matrice identité. En déduire une méthode d’inversion de matrices passant par le
calcul de déterminants, et l’appliquer à la matrice
3 −2 0 −1
0 2 2 1
M= 1 −2 −3 −2 .
0 1 2 1
[002758]
Exercice 2724
Calculer les inverses des matrices suivantes de deux manières différentes :
1 2 3 1 1 −1
A= 2 5 4 ; B= 1 2 3 ;
−1 0 2 1 3 6
0 1 0 0 1 1 1 1
3 0 2 0 0 −1 −2 −3
C= ; D= .
0 2 0 3 0 0 1 3
0 0 1 0 0 0 0 −1
[002759]
Exercice 2725
En utilisant le déterminant montrer que chacun des systèmes suivants admet une solution unique. Résoudre chacun de ces système en
inversant la matrice de ses coefficients :
x + y + z = 1
2x + 3y + 4z = 2
y + 4z = 3
x + y + z + t =1
x + y − z − t =0
x − y − z + t =2
x − y + z − t =3
3x + 2y − z = −1
x + y − 3z =1
3x + 2y =0
[002760]
370
a b . . . b
.. ..
b . (0) .
7. .
. .
.. (0) . . b
b . . . b a
0 p
Cn Cn1 . . . Cn
0 p
Cn+1 Cn+1 . . . Cn+1
1
8. . .. .. .
. .
. .
C0 C 1 . . . C
p
n+p n+p n+p
a1 + b1 b1 ... ... b1
b2 a2 + b2 b2 . . . b2
.. .. ..
9. . . . .
. .
.. .. bn−1
b ... . . . bn an + bn
n
a1 − b1 . . . a1 − bn
. .. , (n ≥ 3).
10. .. .
...
a − b . . . a −
n 1 n bn
1 2 . . . n
2 3 . . . 1
11. . . .. .
.. .. .
n 1 . . . n − 1
0 1 2 . . . n − 1
..
1
0 1 .
12. ..
2 1 0 . 2 .
.. .. ..
. . . 1
n − 1 . . . 2 1 0
Pour 6 : Chercher une relation de récurrence linéaire d’ordre 2. On notera α et β les racines dans (x2 + 1) de l’équation
caractéristique, et on exprimera le déterminant en fonction de α et β .
Correction H [003451]
371
a(x) b(x)
1. Soient a, b, c, d : R → R des fonctions dérivables et f (x) = .
c(x) d(x)
0
a (x) b(x) a(x) b0 (x)
Montrer que f est dérivable et que : f 0 (x) = 0 + .
c (x) d(x) c(x) d 0 (x)
2. Généraliser à un déterminant n × n.
1 cos x sin x
3. Application : Calculer 1 cos(x + α) sin(x + α).
1 cos(x + β ) sin(x + β )
Correction H [003453]
1. Calculer D2 .
2. Montrer que D = ∏k<` (ω ` − ω k ) = ∏k<` α k+` · 2i sin `−k
n π .
3. Exprimer D sous forme trigonométrique.
Correction H [003457]
372
Correction H [003458]
Exercice 2736 **
−2a a+b a+c
Montrer que b + a −2b b+c = 4(b + c)(c + a)(a + b).
c+a c+b −2c
Correction H [005362]
Exercice 2737 **
X a b c
a X c b
Pour a, b et c deux à deux distincts donnés, factoriser .
b c X a
c b a X
Correction H [005363]
373
1
Soit A = ai +b j où a1 ,..., an , b1 ,...,bn sont 2n réels tels que toutes les sommes ai + b j soient non nulles. Calculer detA (en
1≤i, j≤n
généralisant l’idée du calcul d’un déterminant de VANDERMONDE par l’utilisation d’une fraction rationnelle) et en donner une écriture
condensée dans le cas ai = bi = i.
Correction H [005365]
374
a b ... b
.. ..
.
b a .
3. ..
.
..
.
..
.
..
.
..
.
.. ..
. . a b
b ... ... b a
a1 + x c+x ... ... c+x
.. ..
.
b+x a2 + x .
4. ..
.
..
.
..
.
..
.
..
.
b, c complexes distincts
.. ..
. . an−1 + x c + x
b+x ... ... b+x an + x
2 1 0 ... 0
.. .. ..
. .
2 1 .
5.
0
..
.
..
.
..
. 0
.
.. . . ..
. . . 2 1
1 ... 0 1 2
Correction H [005374]
Exercice 2746
Donner une base du sous-espace vectoriel de R5 défini par :
x1 + 2x2 − x3 + 3x4 + x5 = 0
x + x3 − 2x4 + 2x5 = 0 .
2
2x1 + x2 − 5x3 − 4x5 = 0
Correction H [005376]
Exercice 2749 **
Calculer det(sin(ai + a j ))16i, j6n où a1 ,..., an sont n réels donnés (n > 2).
Correction H [005640]
Exercice 2750 **
Calculer det(ai + b j )16i, j6n où a1 ,..., an , b1 ,. . . , bn sont 2n complexes donnés.
Correction H [005641]
Exercice 2751 **
Calculer det((a + i + j)2 )16i, j6n où a est un complexe donné.
Correction H [005642]
375
Exercice 2753 **** Déterminants circulants
a0 a1 ... an−2 an−1
..
a . an−2
n−1 a0
.. = detA. Pour cela, on calculera d’abord AΩ où
Soient a0 ,...,an−1 n nombres complexes. Calculer ... ..
.
..
.
..
. .
.. ..
a2 . . a1
a1 a2 ... an−1 a0
Ω = (ω ( j−1)(k−1) )16 j,k6n avec ω = e2iπ/n .
Correction H [005644]
1. Soient ai, j , 1 6 i, j 6 n, n2 fonctions dérivables sur R à valeurs dans C. Soit d = det(ai, j )16i, j6n .
Montrer que d est dérivable sur R et calculer d 0 .
x+1 1 ... 1
.. .. ..
1 . . .
2. Application : calculer dn (x) = .
.. . . .
.. .. 1
1 ... 1 x+1
Correction H [005645]
Exercice 2758 **
Calculer les déterminants suivants :
1. detA où A ∈ M2n (K) est telle que ai,i = a et ai,2n+1−i = b et ai, j = 0 sinon.
1 0 ... ... 0 1
0 0 0 0
.. ..
. .
2.
.
.. .
..
0 0 0 0
1 0 ... ... 0 1
376
1 ... ... 1 0 1 ... ... 1
.. .. .. ..
1 1 . .
. 0 1 ... .
.. et ..
3. 1
..
.
..
. . .
..
.
..
.
..
.
(n > 2)
.. .. .. .. . .. ..
. . . . 1 .. . . 1
1 1 ... 1 0 1 ... ... 1 0
a b ... b
.. .. ..
b . . .
4. (I) (n > 2).
.. .. ..
. . . b
b ... b a
Correction H [005650]
Exercice 2760
Sans chercher à résoudre les systêmes suivants, discuter la nature de leurs ensembles de solution :
x +y −z = 0 x +3y +2z = 1 x +3y +2z = 1
x −y = 0 2x −2y = 2 2x −2y = 2
x +y +z = 0 x + y + z = 2 x + y + z = 3
[001164]
Exercice 2761
Soient x0 ,x1 ,...,xn , n + 1 réels distincts, et y0 ,y1 ,...,yn , n + 1 réels (distincts ou non).
Montrer qu’il existe un unique polynôme P tel que :
[001165]
Exercice 2762
Résoudre, suivant les valeurs de m :
x + (m + 1)y = m+2 mx + (m − 1)y = m+2
(S1 ) (S2 )
mx + (m + 4)y = 3 (m + 1)x − my = 5m + 3
Correction H [001166]
Exercice 2763
Écrire les conditions, portant sur les réels a, b, c, pour que les systèmes suivants admettent des solutions non nulles ; expliciter ces
solutions.
x+y+z = 0 x − a(y + z) = 0
(S1 ) (b + c)x + (c + a)y + (a + b)z = 0 (S2 ) y − b(x + z) = 0
bcx + acy + abz = 0 z − c(x + y) = 0
Correction H [001167]
Exercice 2764
377
Résoudre et discuter suivant les valeurs de b1 , b2 , b3 et b4 :
x + 3y + 4z + 7t = b1
x + 3y + 5z + 3t = b1
x + 3y + 4z + 5t = b2 x + 4y + 7z + 3t = b2
(S1 ) (S2 )
x + 3y + 3z + 2t = b3
y + 2z = b3
x+y+z+t = b4 x + 2y + 3z + 2t = b4
x + y + 2z − t = b1
x + 2y + z + 2t = b1
−x + 3y + t = b2 −2x − 4y − 2z − 4t = b2
(S3 ) (S4 )
2x − 2y + 2z − 2t = b3
−x − 2y − z − 2t = b3
2y + z = b4 3x + 6y + 3z + 6t = b4
Correction H [001168]
Exercice 2765
Discuter et résoudre suivant les valeurs des réels λ , a, b, c, d :
(1 + λ )x + y + z + t = a
x + (1 + λ )y + z + t = b
(S)
x + y + (1 + λ )z + t = c
x + y + z + (1 + λ )t = d
Correction H [001169]
Exercice 2766
Discuter et résoudre suivant les valeurs des réels λ et a :
3x + 2y − z + t = λ
2x + y − z = λ −1
(S) 5x + 4y − 2z = 2λ
(λ + 2)x + (λ + 2)y − z = 3λ + a
3x − z + 3t = −λ 2
Correction H [001170]
Exercice 2767
Mettre sous forme matricielle et résoudre les systèmes suivants.
2x + y + z = 3
3x − y − 2z = 0
1.
x + y − z = −2
x + 2y + z = 1
x+y+z+t = 1
x − y + 2z − 3t = 2
2. 2x + 4z + 4t = 3
2x + 2y + 3z + 8t = 2
5x + 3y + 9z + 19t = 6
2x + y + z + t = 1
x + 2y + 3z + 4t = 2
3.
3x − y − 3z + 2t = 5
5y + 9z − t = −6
x−y+z+t = 5
4. 2x + 3y + 4z + 5t = 8
3x + y − z + t = 7
x + 2y + 3z = 0
5. 2x + 3y − z = 0
3x + y + 2z = 0
[001171]
Exercice 2768
Calculer les déterminants suivants.
1 3 2 1 5 1 0
1 1 −3 13 0
√
0 0 1
D1 = 1 3 3 , D2 = 3 3 2 , D3 = 0 −1 −16 D4 = 0 3
− 1
D5 = 1 0 0
2 √2
1 2 1 2 3 1 0 0 2 0 1 3 0 1 0
2 2
378
[001172]
Exercice 2769
Résoudre et discuter le système linéaire suivant :
x1 + x2 + 3x3 + 10x4 + x5 = b1
x1 + 2x2 + x3 + 4x4 + 7x5 = b2
(S)
x1 + 3x2 + 4x3 + 13x4 + 8x5 = b3
x1 + 4x2 + 2x3 + 7x4 + 14x5 = b4
[001173]
Exercice 2770
On considère l’application f de R5 dans R4 qui à un élément X = (x1 , x2 , x3 , x4 , x5 ) associe l’élément Y = (y1 , y2 , y3 , y4 ), défini par :
x1 + x2 + 3x3 + 10x4 + x5 = y1
x1 + 2x2 + x3 + 4x4 + 7x5 = y2
(S)
x + 3x2 + 4x3 + 13x4 + 8x5 = y3
1
x1 + 4x2 + 2x3 + 7x4 + 14x5 = y4
Quelle est la nature de A ? Que représente A pour l’application f ? Donner une base de A ; quelle est la dimension de A ? Donner
un système minimal d’équations qui définissent A.
3. Dans l’espace R4 , on considère les cinq vecteurs : V1 = (1, 1, 1, 1), V2 = (1, 2, 3, 4), V3 = (3, 1, 4, 2), V4 = (10, 4, 13, 7), V5 =
(1, 7, 8, 14). Que représentent ces vecteurs pour l’application f ? Trouver une base de Im f .
4. On considère le système (S) où les inconnues sont les xi , et où les y j sont des paramètres. Comment interpréter les conditions
de possibilité de ce système du point de vue de f ?
5. Donner une interprétation du théorème du rang relativement à ce système. Quel est le lien entre le rang de f et le rang du
système ?
[001174]
Exercice 2771
Pour tout a réel, on considère la matrice A et le système linéaire (S) définis par :
a 1 1 1
ax + y + z + t = 1
1 a 1 1
x + ay + z + t = 1
A= (S)
1 1 a 1
x + y + az + t = 1
1 1 1 a x + y + z + at = 1
Exercice 2772
1 −1 1
Déterminer le noyau de la matrice 0 1 1 [001176]
2 3 7
Exercice 2773
379
2 2 0
Soit A = 1 2 1. Déterminer les λ ∈ R tels que ∃X ∈ R3 − {(0, 0, 0)} tel que AX = λ X. Pour chaque λ déterminer Eλ =
0 2 2
X ∈ R3 /AX = λ X . [001177]
Exercice 2774
3x + 2z = 0
3y + z + 3t = 0
Donner une base de l’ensemble des solutions de . [001178]
x+y+z+t = 0
2x − y + z − t = 0
Exercice 2775
2
x + ay + a z = 0
Résoudre suivant les valeurs de a ∈ R a2 x + y + az = 0 . [001179]
ax + a2 y + z = 0
Exercice 2776
ax + y + z + t = 1
x + ay + z + t = µ
Résoudre suivant les valeurs de a et µ ∈ R . [001180]
x + y + az + t = µ 2
x + y + z + at = µ 3
Exercice 2777
1 1 1
Inverser en utilisant un système linéaire la matrice 2 1 1 . [001181]
1 2 1
Exercice 2778
x + y + z = 1
Résoudre ax + by + cz = d . [001182]
2
a x + b2 y + c2 z = d 2
Exercice 2779
−cy + bz = α
Résoudre cx − az = β . [001183]
−bx + ay = γ
Exercice 2780
Soit F le sous-espace vectoriel de R4 des éléments (x, y, z,t) qui satisfont :
x + y + z + 3t = 0
2x + 3y + 4t = 0
2x + 5y − 4z = 0
Exercice 2781
On considère le système
x+y+z+t =0
(S) : x − y − 2z + 2t =0
2x + y + z =0
1. Résoudre le système (S) puis indiquer son rang.
2. Montrer que l’ensemble des solutions de (S) est un sous-espace vectoriel de R4 , indiquer sa dimension et en donner une base.
380
[001185]
Exercice 2782
L’objectif de ce problème est de résoudre l’énigme du berger :
Un berger possède un troupeau de 101 moutons et remarque par hasard la propriété suivante : pour chaque mouton, il peut trouver une
façon de scinder le troupeau des 100 autres moutons en deux troupeaux de 50 moutons et de même poids total. Il en déduit que tous les
moutons ont le même poids. Comment a-t-il fait ? On montre, dans un premier temps, un résultat utile pour la démonstration finale.
1. (a) Montrer par récurrence que le déterminant de toute matrice carrée, dont les éléments diagonaux sont des nombres im-
pairs, et dont tous les autres sont des nombres pairs, est un nombre impair.
2. L’objectif de cette question est de résoudre l’énigme du berger. On note B la matrice carrée de taille 101 construite de la manière
suivante :
On numérote les moutons de 1 à 101. Quand le berger retire le ième mouton du troupeau, il sépare alors le reste du troupeau
en deux troupeaux égaux ( troupeau A, troupeau B) et de même poids. On note alors Bi, j les coefficients de la ième ligne de la
matrice B obtenu de la façon suivante
1 si j = i
Bi, j = 0 si le j-ième mouton se trouve dans le troupeau A
2 si le j-ième mouton se trouve dans le troupeau B .
(a) Calculer
1
1
..
B× .
.
1
1
(b) Calculer
BX.
(c) Montrer que B est inversible.
Exercice 2783
Pour quelles valeurs de a la matrice
1 1 1
A = 1 2 4
1 3 a
est-elle inversible ? Calculer dans ce cas son inverse. [001187]
Exercice 2784
Soient a et b deux réels, et A la matrice
a 2 −1 b
A = 3 0 1 −4
5 4 −1 2
Montrer que rg(A) ≥ 2. Pour quelles valeurs de a et b a-t-on rg(A) = 2 ? [001188]
381
Exercice 2785
0
a a
Soient v1 = b et v2 = b0 deux vecteurs indépendants de R3 . Donner, sous forme d’équation, une condition nécessaire et
c c0
x
suffisante pour qu’un vecteur w = y appartienne à l’espace vectoriel engendré par v1 et v2 .
z
Même question pour un plan engendré par deux vecteurs de R4 . [001189]
Exercice 2786
Soit u un endomorphisme de E, et B une base de E. Discuter dans chacun des cas ci-dessous la dimension du noyau de u.
2 1 a 1
−1 1 1 b −1 − λ 2 1 12 − λ −6 3
MB (u) =
0
MB (u) = 4 1−λ −2 MB (u) = −9 −5 − λ 3
0 a 1
0 0 3−λ −12 −8 9−λ
0 0 1 b
[001190]
Exercice 2787
Discuter le rang de la matrice suivante en fonction des paramètres réels x et y :
1 2 y
0 x 1
A= 1 0 2
1 2 1
[001191]
Exercice 2788
Sans chercher à le résoudre, discuter la nature des solutions du système suivant, en fonction de α, a, b et c :
x − y − αz = a
x + 2y + z = b
x+ y − z =c
[001192]
Exercice 2789
Systèmes linéaires.
1. Résoudre le système d’équations linéaires sur R
2x + y + z = 3
x − y + 3z = 8
x + 2y − z = −3
3. On considère le système précédent, mais dont coefficients et inconnues sont dans le corps Z/5Z. Résoudre ce système.
[002462]
Exercice 2790
Déterminer les valeurs de m pour lesquelles le système suivant admet des solutions différentes de x = y = z = t = 0 :
mx + y + z + t = 0
x + (1 + m)y + z + t = 0
x +
y + (2 + m)z + t = 0
x + y + z + t = 0
382
[002463]
Exercice 2791
Soit a, b deux réels différents. Montrer que le système linéaire
x1 + x2 + x3 + ... + xn = 1
bx1 + ax2 + ax3 + ... + axn = c1
bx1 + bx2 + ax3 + ... + axn = c2
... ... ... ... ... ...
bx1 + bx2 + bx3 + ... + axn = cn
admet une solution unique que l’on calculera.
[002464]
Exercice 2792
Soit A une matrice carrée d’ordre n tridiagonale, c’est-à-dire telle que ai, j = 0 si |i − j| > 1. Montrer qu’il existe une matrice triangulaire
inférieure L vérifiant li, j = 0 si j > i + 1 et une triangulaire supérieure U vérifiant ui,i = 1 et ui, j = 0 si i > j + 1 telles que A = LU, et
que ces matrices sont uniques. En déduire la solution du système linéaire Ax = b, où b est un vecteur donné dans Rn . [002465]
Exercice 2793
Résoudre
x + cosh a y + cosh 2a z = cosh 3a
S1 cosh a x + cosh 2a y + cosh 3a z = cosh 4a
cosh 2a x + cosh 3a y + cosh 4a z = cosh 5a
et
x1 + x2 + . . . + xn = 1
x1 + 2x2 + . . . + nxn = 0
S2 x1 + 22 x2 + . . . + n2 xn = 0
..
.
x1 + 2n−1 x2 + . . . + nn−1 xn = 0
Correction H [002478]
Exercice 2794
Décider, pour chacun des systèmes d’équations aux inconnues x1 , x2 , . . . , xn et aux paramètres s, t, s’il est linéaire :
1
x1 sin(t) + x2 = 3 x1 + x22 + . . . + xnn = n!
a) t 2 b)
x1 e + 3x2 = t x1 + x22 + . . . + xnn = n! 1
p
(x1 + sx2 + t)2 − 4sx2 (x1 + t) = 0
c)
x1 ln s − πx2 + et xn = 0
(1 + sx1 )(3 + tx2 ) − (2 + tx1 )(5 + sx2 ) = 8
d)
(x3 + s)2 − (x3 − s)2 + x2 = 0
[002731]
Exercice 2795
En appliquant l’algorithme de Gauss, résoudre le système linéaire suivant :
2x1 + 4x2 − 6x3 − 2x4 = 2
S : 3x + 6x2 − 7x3 + 4x4 = 2 .
1
5x1 + 10x2 − 11x3 + 6x4 = 3
[002732]
Exercice 2796
Résoudre le système :
1 0 1 2 1
x 2
−1 2 0 1 y
.
3 2 1 2 z = −1
4 3 2 3 3
t
1 −1 1 −2 1
383
[002733]
Exercice 2797
Résoudre le système :
x
1 0 2 1 1 y 2
2 1 3 −1
2 0
=
−2 −1 1 −3 2
z 1 .
t
3 2 0 1 −1 1
u
[002734]
Exercice 2798
Soit a un nombre réel. On étudie le système linéaire suivant :
x − 2y + 3z = 2
Sa : x + 3y − 2z = 5
2x − y + az = 1
1. En fonction des valeurs du paramètre a, déterminer si le système Sa peut :
(i) n’admettre aucune solution ;
(ii) admettre exactement une solution ;
(iii) admettre une infinité de solutions.
2. Résoudre le système Sa lorsque celui-ci admet une (des) solution(s).
[002735]
Exercice 2799
Les vecteurs complexes (z, w) et (z0 , w0 ) sont liés par la formule (z0 , w0 ) = (z + iw, (1 + i)z + (1 − 2i)w). Un étudiant qui n’aime pas les
nombres complexes pose z = x + iy, w = u + iv, z0 = x0 + iy0 et w0 = u0 + iv0 .
1. Exprimer (x0 , y0 , u0 , v0 ) en fonction de (x, y, u, v).
2. Résoudre le système (x0 , y0 , u0 , v0 ) = (1, 2, 3, 4).
[002736]
Exercice 2800
Un cycliste s’entraîne chaque dimanche en faisant l’aller-retour d’Issy à Labat. Le trajet Issy-Labat n’est pas horizontal : il y a des
montées, des descentes et du plat. En montée, notre cycliste fait du quinze kilomètres à l’heure, en plat du vingt, en descente du trente.
L’aller lui prend deux heures et le retour trois. Sur la portion du trajet qui n’est pas plate, la pente moyenne est de cinq pour cent.
1. Quelle est la distance d’Issy à Labat, quelle est la plus haute de ces deux villes, et quelle est leur différence d’altitude ?
2. Un autre cycliste, plus sportif, fait du vingt kilomètres à l’heure en montée, trente en plat et quarante en descente. Sachant que
l’aller-retour Issy-Labat lui prend seulement trois heures quarante, déterminer les trois longueurs : de la partie du trajet qui
monte, de celle qui descend, de celle qui est à plat.
[002737]
Exercice 2801
Soient a, b, et c trois nombres réels.
1. Quelle relation doivent satisfaire les paramètres a, b et c pour que le système suivant ait au moins une solution ?
x + 2y − 3z = a
Sabc : 2x + 6y − 11z = b
x − 2y + 7z = c
Exercice 2802
Résoudre, suivant les valeurs de m :
x + (m + 1)y = m+2
S1 :
mx + (m + 4)y = 3
mx + (m − 1)y = m+2
S2 :
(m + 1)x − my = 5m + 3
384
[002739]
Exercice 2803
1. Résoudre de 4 manières différentes le système suivant (par substitution, par la méthode du pivot de Gauss, en inversant la
matrice des coefficients, par la formule de Cramer) :
2x + y = 1
3x + 7y = 0
2. Choisir la méthode qui vous paraît la plus rapide pour résoudre, selon les valeurs de a, les systèmes suivants :
ax + y = 2
(a2 + 1)x + 2ay = 1
(a + 1)x + (a − 1)y = 1
(a − 1)x + (a + 1)y = 1
[002768]
Exercice 2804
Résoudre le système suivant de 5 équations à 6 inconnues :
2x + y + z − 2u + 3v − w =1
3x + 2y + 2z − 3u + 5v − 3w =4
2x + 2y + 2z − 2u + 4v − 4w =6
x + y + z − u + 2v − 2w =3
3x − 3u + 3v + 3w = −6
[002769]
Correction H [003408]
Correction H [003409]
Correction H [003410]
385
Correction H [003411]
Correction H [003412]
Correction H [003413]
Correction H [003414]
Correction H [003415]
Correction H [003416]
Correction H [003417]
386
Étudier l’existence de solutions du système :
x y z
1+a + 1+2a + 1+3a = 1
x y z
+ + = 1
2+a
x
2+2a
y
2+3a
z
3+a + 3+2a + 3+3a = 1.
Correction H [003418]
Correction H [003424]
387
Exercice 2824 Comatrice
Soit n ≥ 2 et A ∈ Mn (K).
1. Calculer com (com A) dans le cas où A est inversible.
2. Si rgA ≤ n − 2, démontrer que com A = 0.
3. Si rgA = n − 1, démontrer que rg(com A) = 1.
4. Dans le cas général, démontrer que com (com A) = (det A)n−2 A.
[003432]
1 4 1 2
1 4 −1 2 4
4. 2 0 −3 −1 7.
−2 3 2 1 4
Correction H [003461]
388
Exercice 2831 Échange de lignes
Soit A ∈ Mn (K) inversible et B la matrice obtenue en échangeant dans A les colonnes i et j. Montrer que B est aussi inversible. Comment
passe-t-on de A−1 à B−1 ?
Correction H [003467]
389
[003477]
1. Soient deux matrices B ∈ Mn,r (R) et C ∈ Mr,n (R) de même rang r. Montrer que A = BC est de rang r.
2. Réciproquement, soit A ∈ Mn (R) de rang r ≥ 1. Montrer qu’il existe des matrices B et C comme précédemment telles que
A = BC.
1 2 3 4
2 3 4 5
3. Déterminer explicitement une telle décomposition pour A =
3
, a ∈ R.
4 5 6
4 5 6 a
4. Supposons de plus A symétrique. Montrer que CB est aussi de rang r.
Correction H [003483]
390
1 1 ... ... 1
1 2 ... ... n
1 22 ... ... n2
Résoudre le système MX = U où M = .
.. .. ..
. . .
1 2n−1 ... ... nn−1
Correction H [005367]
Exercice 2850
Résoudre (en discutant en fonction des différents paramètres) les systèmes suivants :
2x + 3y + z = 4 2x + my + z = 3m x+y+z+t = 3
1) −x + my + 2z = 5 2) x − (2m + 1)y + 2z = 4 3) x + my + z − mt = m + 2
7x + 3y + (m − 5)z = 7 5x − y + 4z = 3m − 2 mx − y − mz − t = −1
x + 2y + 3z + mt = m − 1 mx + y + z = m + 2
x+y+z = 1
2x + y + mz + 3t = 1 −x − y + mz = m − 2
4) 5) 6) ax + by + cz = m
3x + my + z + 2t = 0
−mx + y + mz = −m x y z
a+b+c = m
1
mx + 3y + 2z + t = 0 x − y − mz = m − 4
(b + c)2 x + b2 y + c2 z = 1 ax + by + cz = p
7) a2 x + (c + a)2 y + c2 z = 1 8) cx + ay + bz = q
2 2 y + (a + b)2 z = 1
a x + b bx + cy + az = r
x+y+z = 0
9) ax + by + cz = 2 (où a, b, et c sont les racines de l’équation t 3 − t + 1 = 0).
2
a x + b2 y + c2 z = 3
Correction H [005375]
Exercice 2851
Résoudre le système : x1 + x2 = 0, xk−1 + xk + xk+1 = 0 pour k = 2, ..., n − 1, xn−1 + xn = 0.
Correction H [005378]
Exercice 2852
Soient a1 ,..., an , b1 ,..., bn 2n nombres complexes deux à deux distincts tels que les sommes ai + b j soient toutes non nulles. Résoudre
xj xj
le système ∑nj=1 ai +b j
= 1, pour tout i = 1, ..., n (en utilisant la décomposition en éléments simples de R = ∑nj=1 X+b j
).
Correction H [005381]
Exercice 2853 **
Résoudre le système MX = U où M = ( ji−1 )16i, j6n ∈ Mn (R), U = (δi,1 )16i6n ∈ Mn,1 (R) et X est un vecteur colonne inconnu.
Correction H [005639]
Exercice 2855
1 −1 0 0 1 0 1 0
2 1 0 0 1
Inverser les matrices et 0 1 0 ainsi que leurs produits. [001152]
0 0 1 2 1 0 −1 0
0 0 2 1 0 1 0 −1
391
a0 b0
.. .. . .
a1 . .
.
.. . . . . .. . .
. . . b0
. .
. . .. ..
a p . . . . a0 les positions non remplies
Le résultant de P et Q est : Res(P, Q) = bq−1 .
.
correspondent à des zéros.
.. .. .. .
. . a1 bq . .
.
. . .. ..
bq−1
. . .
bq
ap
←−−−−−−−−−→ ←−−−−−→
q p
En considérant l’application Φ : Kq−1 [X] × K p−1 [X] → K p+q−1 [X], (U,V ) 7→ UP +V Q,
montrer que : Res(P, Q) 6= 0 ⇐⇒ P ∧ Q = 1.
Application : CNS pour que le polynôme P = X 4 + aX + b ait une racine multiple ?
Correction H [003443]
[003446]
392
2. Donner une formule pour det(MN) quand n > p.
3. Soient M ∈ Mnp (K), N ∈ M pq (K) et r ∈ [[1, min(n, q)]]. Montrer, pour X ⊂ [[1, n]] et Y ⊂ [[1, q]] avec Card (X) = Card (Y ) = r :
∆X,Y (MN) = ∑Z⊂[[1,p]];Card (Z)=r ∆X,Z (M)∆Z,Y (N).
[003450]
Exercice 2864
Dans le plan, on donne n points A1 , ... , An . Existe-t-il n points M1 ,..., Mn tels que A1 soit le milieu de [M1 , M2 ], A2 soit le milieu de
[M2 , M3 ],..., An−1 soit le milieu de [Mn−1 , Mn ] et An soit le milieu de [Mn , M1 ].
Correction H [005377]
Exercice 2866
Une matrice carrée A = (ai j )i, j∈{1,...,n} ∈ Mn (R) est dite triangulaire supérieure lorsque pour tout i > j : ai j = 0.
1. Montrer que le produit de deux matrices triangulaires supérieures est une matrice triangulaire supérieure.
2. Démontrer que det(A) = a11 · · · ann .
3. Soit E un espace vectoriel, ε = {e1 , . . . , en } une base de E et ϕ ∈ L (E). On note Ei l’espace vectoriel engendré par {e1 , . . . , ei },
pour tout 1 ≤ i ≤ n. Montrer que Mat(ϕ, ε) est triangulaire supérieure si et seulement si ϕ(Ei ) ⊂ Ei pour tout 1 ≤ i ≤ n.
4. Démontrer que l’inverse d’une matrice triangulaire supérieure est une matrice triangulaire supérieure.
[001154]
Exercice 2867
On considère les matrices :
1 0 0 0 0 3 1 3
0 1 0 0 0 0 0 1
I=
0
N= A = I + N.
0 1 0 0 0 0 −1
0 0 0 1 0 0 0 0
1. Pour tout n ∈ N∗ calculer det(An ).
2. Calculer N 2 et N 3 .
3. Pour tout n ∈ N∗ donner le rang de N n et celui de An .
4. En utilisant 1., donner, en fonction de n ∈ N∗ , l’expression de la matrice M(n) = An .
5. Pour n ∈ N∗ , justifier la formule (An )−1 = M(−n). Expliquer et justifier l’écriture : An = M(n) pour tout n ∈ Z.
[001155]
Exercice 2868
0 0 1 0 0
1 0 0 0 0
Soit S la matrice 5 × 5 à coefficients réels : S =
0 1 0 0 0.
0 0 0 0 1
0 0 0 1 0
1. Calculer det (S). Déterminer (de préférence sans calcul) S−1 .
2. Montrer qu’il existe deux sous espaces vectoriels E1 et E2 de R5 de dimension respective 2 et 3 tels que : R5 = E1 ⊕ E2 ⊕ E3 et
S(E1 ) ⊂ E1 S(E2 ) ⊂ E2 .
3. Montrer qu’il existe x ∈ E2 tels que Sx = x. En déduire que la décomposition qui précéde n’est pas unique.
[001156]
Exercice 2869
Soit A ∈ M3 (R) anti-symétrique. Calculer det(A). Ce résultat vaut-il encore pour A ∈ M2 (R) ?
393
Correction H [001157]
Exercice 2870
Soient n = 2 ou 3 et A ∈ Mn (Q).
1. Montrer que si ∀X ∈ Mn (Q) det(A + X) = det(X) alors A = 0.
2. Soit B ∈ Mn (Q) telle que ∀X ∈ Mn (Q) det(A + X) = det(B + X). Montrer que A = B.
[001158]
Exercice 2871
Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 tel que A2 + B2 = AB et AB − BA inversible. Montrer que 3 divise n. [001159]
Exercice 2872
Montrer que si n ∈ N − {0, 1}, A ∈ Mn (R), on a :
det(Com(A)) = det(A)n−1 .
[001160]
Exercice 2873
Montrer que si n ∈ N∗ , A ∈ Mn (R) :
rg(A) = n ⇒ rg(Com(A)) = n;
rg(A) = n − 1 ⇒ rg(Com(A)) = 1;
rg(A) ≤ n − 2 ⇒ rg(Com(A)) = 0.
[001161]
Exercice 2874
Soit A = ai, j (i, j)∈{1,...,n}2 ∈ Mn (R) telle que :
n
∀i ∈ {1, ..., n}, ∑ ai, j ≤ 1,
j=1
Exercice 2875
Soit A = (ai, j ) une matrice complexe dont les coefficients vérifient |ai, j | ≤ 1. Montrer que | det A| ≤ 1. [002451]
Exercice 2876
Soit A, B deux matrices carrées d’ordre n, A inversible.
1. Montrer que det(A + λ B) est un polynôme en λ de degré n. Quels sont ses termes de plus haut et de plus bas degré ?
2. En déduire que si A est une matrice inversible, pour toute matrice B, il existe ε0 > 0 tel que A + εB soit aussi inversible,
∀ε ∈ [−ε0 , ε0 ].
[002457]
394
Correction H [003429]
Correction H [003434]
395
(b) Démontrer que SLn (K) est engendré par les matrices : I + λ Ei j , ( j 6= i) où (Ei j ) est la base canonique de Mn (K), et
λ ∈ K (transformer une matrice M ∈ SLn (K) en I par opérations élémentaires).
2. (a) Soit M ∈ Mn (Z). Démontrer que M a une inverse dans Mn (Z) si et seulement si det M = ±1.
(b) Démontrer que le groupe SLn (Z) est engendré par les matrices I + Ei j , ( j 6= i).
Correction H [003441]
Exercice 2890
Soit E un ensemble contenant au moins n éléments et ( f1 , f2 ..., fn ) un n-uplet de fonctions de E dans C. Montrer que les propositions
suivantes sont équivalentes :
1. la famille ( f1 , ..., fn ) est libre ;
2. il existe n éléments a1 , a2 ,..., an dans E tels que det( fi (a j ))1≤i, j≤n 6= 0.
Correction H [005379]
Exercice 2891
Déteminer l’inverse de A = (ai, j ) telle que ai,i+1 = ai,i−1 = 1 et ai, j = 0 sinon.
Correction H [005380]
396
2. Déterminer suivant les valeurs de m le rang de Am . Déterminer lorsque cela est possible A−1
m .
3. Lorsque Am n’est pas inversible déterminer le noyau et l’image de Am .
[001597]
Exercice 2897
Soit A ∈ On (R). Montrer que si −1 n’est pas valeur propre de A, alors il existe une matrice Q antisymétrique (i.e. t Q = −Q) telle que
A = (I + Q)−1 (I − Q) = (I − Q)(I + Q)−1 et qu’on a A ∈ S O n (R). Réciproque ? [001598]
Exercice 2898
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et f , g ∈ L (E). Montrer que si λ est valeur propre de g ◦ f alors λ est valeur propre
de f ◦ g (on distinguera les cas λ = 0 et λ 6= 0). [001599]
Exercice 2899
1. Soient f et g deux endomorphisme s d’un espace vectoriel E de dimension n sur
K = R ou C, ayant chacun n valeurs propres distinctes dans K. Montrer que
2. Supposons maintenant que K = C et que f ◦ g = g ◦ f . Si u est un endomorphisme on dit qu’un espace vectoriel F est u−stable
si u(F) ⊂ F. Montrer que tout sous-espace propre de f est g−stable.
Remarque : On peut montrer par récurrence sur n qu’il existe un vecteur propre commun à f et g. On admettra
ce résultat.
3. Considérons f et g deux endomorphismes de R3 dont les matrices dans la base canonique sont respectivement
1 0 0 0 1 1
M = 0 0 −1 et N = −1 1 −1
0 1 2 1 1 3
Exercice 2900
Soient A ∈ M4 (R) et B ∈ M3 (R). Soit f l’endomorphisme associé à la matrice A.
5 3 −1 3
0 −1 5 3 −1
1 2
A= 0
B = 0 −1 1
2 1 2
0 2 1
0 0 0 1
1. Uniquement en examinant la matrice A, trouver deux valeurs propres et un vecteur propre de A, puis deux sous-espaces
f −stables.
2. Que représente la matrice B ?
[001601]
Exercice 2901
Soit u ∈ End(E). On note χu = (−1)n X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 . Montrer que
[001602]
Exercice 2902
Soient u et v deux endomorphismes de E. Montrer que u ◦ v et v ◦ u ont les mêmes valeurs propres. [001603]
Exercice 2903
Soient u et v deux endomorphismes de E qui commutent, c’est à dire tels que u ◦ v = v ◦ u. On suppose que v admet n valeurs propres
distinctes. Montrer qu’il existe une base de E, formée de vecteurs propres communs à u et à v.
En déduire qu’il existe (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Kn tel que u = a0 id + a1 v + · · · + an−1 vn−1 [001604]
397
Exercice 2904
On considère les matrices suivantes :
1 0 0 −1 1 0 0 −1 0 −1 0 0
−1 −1 0 1 −1 −1 0 1 0 0 0 0
A=
B=
C=
−2 0 0 2 −1 −1 1 3 1 1 1 1
0 −1 0 0 −1 0 −1 −1 −1 0 −1 −1
En effectuant le moins de calculs possible,
1. montrer que {0} ⊂ KerA ⊂ KerA2 ⊂ KerA3 = R4
et déterminer les dimensions respectives de KerA et KerA2 ,
2. déterminer un vecteur e1 tel que R4 = KerA2 ⊕ Vect(e1 ),
3. montrer que (e1 , Ae1 , A2 e1 ) est une famille libre,
4. montrer que Ae1 ∈ KerA2 , et que KerA2 = KerA ⊕ Vect(Ae1 ),
5. montrer que A2 e1 ∈ KerA et déterminer un vecteur e2 tel que KerA = Vect(A2 e1 ) ⊕ Vect(e2 ),
6. montrer que (e1 , Ae1 , A2 e1 , e2 ) est une base de R4 .
7. Soit P la matrice de passage de la base canonique à la base (A2 e1 , Ae1 , e1 , e2 ). Caluler P−1 AP.
Adapter ce travail à l’étude de B et C [001605]
Exercice 2905
Soit J la matrice
1 ··· 1
..
J = ... .
1 ··· 1
.
1. Trouver une relation entre J et J 2 .
2. En déduire les valeurs propres de J et calculer leurs multiplicités.
3. Donner le polynôme caractéristique de J.
[001606]
Exercice 2906
Soient A et B deux matrices de Mn (R) telles que
AB − BA = A
Le but de cet exercice est de montrer que A est nilpotente, c’est à dire
∃k ∈ N, Ak = 0.
On note E l’espace vectoriel Mn (R) et on considère l’application :
E → E
ψ
M 7 → MB − BM
1. Montrer que ψ est linéaire de E dans E.
2. Montrer par récurrence que : ∀k ∈ N ψ(Ak ) = kAk .
3. On suppose que ∀k ∈ N, Ak 6= 0. Montrer que ψ a une infinité de valeurs propres.
4. Conclure.
[001607]
Exercice 2907
1 1 0
Soit M la matrice suivante : M = −1 0 0 . Calculer le polynôme caractéristique de M. En déduire M −1 . [001608]
2 0 −1
Exercice 2908
Soit f un endomorphisme de E = (x2 + 1) n . Soit π1 , ..., πN des endomorphismes tous non nuls de E et λ1 , ..., λN N nombres complexes
distincts. On suppose que :
N
∀m ∈ N fm = ∑ λkm πk .
k=1
398
1. Montrer que ∀P ∈ (x2 + 1)[ X], P( f ) = ∑N
k=1 P(λk )πk
On considère le polynôme Q = ∏1≤k≤N (X − λk ) et pour chaque p ∈ {1, ..., N} les polynômes suivants :
1
Qp = ∏ (X − λk ) et Q̃ p = Qp
1≤k≤N Q p (λ p )
k6= p
Exercice 2909
On considère l’application suivante :
Rn [X] → Rn [X]
f:
P 7→ (X 2 − 1)P0 − 2(nX + a)P
Vérifier que cette application est bien définie.
Déterminer ses valeurs propres, et les espaces propres associés. [001610]
Exercice 2910
Soit E un espace vectoriel de dimension n et u un endomorphisme de E ayant n valeurs propres distinctes {λ1 , ..., λn }.
1. Montrer que l’ensemble Com = {v ∈ L (E, E)/uv = vu} des endomorphismes de E qui commutent avec u est un espace
vectoriel.
2. (a) Soit v un élément de Com. Montrer que v préserve les espaces propres de u (c’est à dire que si Eλ est un espace propre
de u associé à la valeur propre λ , on a ∀x ∈ Eλ , v(x) ∈ Eλ ).
(b) Donner la dimension des espaces propres de u et montrer que si x est un vecteur propre de u alors c’est aussi un vecteur
propre de v.
(c) A l’aide d’une base convenablement choisie, décrire tous les éléments de Com, et montrer que Com est de dimension n.
3. Montrer que Vect(id, u, u2 , ..., un−1 ) ⊂ Com.
4. On veut maintenant étudier l’indépendance linéaire de la famille {id, u, u2 , ..., un−1 }. Pour cela, on considère n réels α0 , ..., αn−1
tels que ∑ni=0 αi ui = 0.
(a) Montrer que les (αi ) sont solution du système :
α0 + α1 λ1 + α2 λ12 + ... + αn−1 λ1n−1 = 0
α0 + α1 λ2 + α2 λ22 + ... + αn−1 λ2n−1 = 0
(∗) .. .. .. .. ..
. . . . .
α0 + α1 λn + α2 λn2 + ... + αn−1 λnn−1 = 0
1 λ1 λ12 ... λ1n−1
1 λ22 ... λ2n−1
λ2
(b) On rappel que : .
.. .. .. .. = ∏ (λ j − λi ). En déduire l’ensemble des solutions du système (∗) et
. . . 1≤i< j≤n
1 λn λn2 ... λnn−1
conclure.
5. Montrer que Com = Vect(id, u, u2 , ..., un−1 ).
Correction H [001611]
Exercice 2911
Donner les valeurs propres, vecteurs propres et matrice de diagonalisation éventuelle des matrices suivantes dans (x2 + 1) 2 :
4 4 2 5 5 3
, , .
1 4 4 3 −8 6
399
[002467]
Exercice 2912
Soit K le corps des réels ou des complexes, et u l’endomorphisme de K3 ayant pour matrice
0 −2 0
A= 1 0 −1 .
0 2 0
Étudier, dans les deux cas K = R et K = (x2 + 1), si u est diagonalisable. En donner une forme diagonalisée dans une base dont on
donnera la matrice de passage par rapport à la base canonique.
[002468]
Exercice 2913
Soit M une matrice de Mn ((x2 + 1)) ; on suppose qu’il existe un entier p tel que M p = I. Montrer que si ω est une racine p-ième de
l’unité, c’est une valeur propre de M ou alors M vérifie
[002470]
Exercice 2914
Soit E un espace vectoriel de dimension n sur un corps K, u un endomorphisme de E et P ∈ K[X]. On suppose que u vérifie l’équation
P(u) = 0.
1. Montrer que si λ est une valeur propre de u, alors P(λ ) = 0.
2. On suppose que P est de la forme
n
P(X) = ∏(X − ai ), avec ai 6= a j si i 6= j.
i=1
Montrer que les seules matrices vérifiant P(M) = 0 sont de la forme Q−1 DQ, avec Q matrice inversible quelconque et D matrice
diagonale que l’on précisera. Combien y a-t-il de matrices diagonales de ce type ?
[002471]
Exercice 2915
Soient u, v deux endomorphismes d’un espace vectoriel complexe E. On suppose qu’il existe a, b complexes tels que u ◦ v = au + bv.
Montrer que u et v ont un vecteur propre commun. [002472]
Exercice 2916
Soit E l’ensemble des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à n. Soit u l’application qui à tout polynôme P de E fait
correspondre u(P) = P(X − 1).
1. Vérifier que u est un endomorphisme de E. Est-il injectif ou surjectif ?
2. Trouver les valeurs propres et vecteurs propres de u ainsi qu’une base dans laquelle u est diagonalisable.
[002473]
Exercice 2917
Soit A, B deux matrices carrées d’ordre n à coefficients complexes qui commutent (AB = BA). On suppose en outre que toutes les valeurs
propres de B sont distinctes.
1. Montrer que tout vecteur propre de B est vecteur propre de A.
2. Montrer que A est de la forme A = P(B), où P est un polynôme de (x2 + 1)[ X] de degré inférieur ou égal à n − 1.
[002474]
Exercice 2918
Soit E l’ensemble des polynômes à coefficients réels de degré inférieur ou égal à n. Étant donné deux réels a, b, on note u l’application
qui à tout polynôme P de E fait correspondre
u(P) = (X − a)(X − b)P0 − nXP
1. Vérifier que u est un endomorphisme de E.
2. Trouver les valeurs propres et vecteurs propres de u.
400
3. Trouver le noyau de u, ainsi que l’ensemble des polynômes qui vérifient u(P) = 1.
[002476]
Exercice 2919
On considère la matrice N × N
b c 0 .. 0 0
a b c .. 0 0
0 a b .. 0 0
M=
..
.. .. .. .. ..
0 0 0 .. b c
0 0 0 .. a b
où a, b et c sont trois nombres complexes, avec c 6= 0. On note V un vecteur propre associé à la valeur propre λ de M.
Ecrire les relations reliant les composantes de V .
Déterminer toutes les valeurs propres de M.
Correction H [002479]
Exercice 2920
Soit A une matrice carrée d’ordre n. On suppose que A est inversible et que λ ∈ R est une valeur propre de A.
1. Démontrer que λ 6= 0.
2. Démontrer que si ~x est un vecteur propre de A pour la valeur propre λ alors il est vecteur propre de A−1 de valeur propre λ −1 .
Correction H [002570]
Exercice 2921
Soit f un endomorphisme de E vérifiant f 2 = mathrmIdE .
1. Démontrer que les seules valeurs propres possibles de f sont 1 et −1.
2. Vérifier que pour tout ~x ∈ E, on a
f (~x − f (~x)) = −(~x − f (~x)) et f (~x + f (~x)) = (~x + f (~x))
et en déduire que f admet toujours une valeur propre.
3. Démontrer que si 1 et −1 sont valeurs propres, alors E est somme directe des sous-espaces propres correspondants.
4. Traduire géométriquement sur un dessin dans le cas n = 2.
Correction H [002571]
Exercice 2922
Soit E un espace vectoriel sur un corps K (K = R ou (x2 + 1)), et u un endomorphisme de E. On suppose u nilpotent, c’est-à-dire qu’il
existe un entier strictement positif n tel que un = 0.
1. Montrer que u n’est pas inversible.
2. Déterminer les valeurs propres de u et les sous-espaces propres associés.
Correction H [002579]
Exercice 2923
Soit M la matrice de R4 suivante
0 1 0 0
2 0 −1 0
M=
0 7 0 6
0 0 3 0
1. Déterminer les valeurs propres de M et ses sous-espaces propres.
2. Montrer que M est diagonalisable.
3. Déterminer une base de vecteurs propres et P la matrice de passage.
4. On a D = P−1 MP, pour k ∈ N exprimer M k en fonction de Dk , puis calculer M k .
Correction H [002580]
Exercice 2924
Soit A la matrice suivante
3 0 −1
A= 2 4 2
−1 0 3
401
1. Déterminer et factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Démontrer que A est diagonalisable et déterminer une matrice D diagonale et une matrice P inversible telles A = PDP−1 .
3. Donner en le justifiant, mais sans calcul, le polynôme minimal de A.
4. Calculer An pour n ∈ N.
Correction H [002594]
Exercice 2925
Soit A la matrice suivante
1 1
A=
2 1
1. Calculer le polynôme caractéristique et déterminer les valeurs propres de A.
2. On note λ1 > λ2 les valeurs propres de A, E1 et E2 les sous-espaces propres associés. Déterminer une base (ε~1 , ε~2 ) de R2 telle
que ε~1 ∈ E1 , ε~2 ∈ E2 , les deux vecteurs ayant des coordonnées de la forme (1, y).
3. Soit ~x un vecteur de R2 , on note (α, β ) ses coordonnées dans la base (ε~1 , ε~2 ). Démontrer que, pour n ∈ N, on a
Exercice 2926
Soit P(X) un polynôme de (x2 + 1)[ X], soit A une matrice de Mn ((x2 + 1)) . On note B la matrice : B = P(A) ∈ Mn ((x2 + 1)) .
1. Démontrer que si ~x est un vecteur propre de A de valeur propre λ , alors ~x est un vecteur propre de B de valeur propre P(λ ).
2. Le but de cette question est de démontrer que les valeurs propres de B sont toutes de la forme P(λ ), avec λ valeur propre de A.
Soit µ ∈ (x2 + 1), on décompose le polynôme P(X) − µ en produit de facteurs de degré 1 :
P(X) − µ = a(X − α1 ) · · · (X − αr ).
SB = {P(λ )/ λ ∈ SA }.
Q(X) = (X − λ1 ) · · · (X − λr ),
Exercice 2927
402
1
(e) Calculer graphiquement l’image du vecteur ~v3 = . Retrouver ce résultat par le calcul.
3
(f) Montrer que la famille {~v1 ,~v2 } forme une base de R2 .
(g) Quelle est la matrice de f dans la base {~v1 ,~v2 } ? On la notera D.
(h) Soit P la matrice dont la première colonne est le vecteur ~v1 et dont la deuxième colonne est le vecteur ~v2 . Calculer P−1 .
(i) Quelle relation y-a-t-il entre A, P, P−1 et D ?
(j) Calculer An , pour n ∈ N.
2 −3 3 1 0
2. Même exercice avec la matrice A = et les vecteurs ~v1 = , ~v2 = et ~v3 = .
−1 0 −1 1 4
[002761]
Exercice 2928
Déterminer le polynôme caractéristique des matrices suivantes
0 1 1 1
0 1 1
0 1 1 0 1 1
, 1 0 1 , .
1 0 1 1 0 1
1 1 0
1 1 1 0
[002762]
Exercice 2929
Rechercher les valeurs propres et vecteurs propres des matrices suivantes :
1 0 0 1 0 4 1 −1 −1
0 1 1 , 0 7 −2 , −1 a2 0 (a 6= 0).
0 1 −1 4 −2 0 −1 0 a2
[002763]
Exercice 2930
Trouver une matrice carrée inversible P telle que B = PAP−1 soit diagonale, et écrire la matrice B obtenue, pour les matrices A suivantes :
2 0 0 1 0 1 1 0 4
0 1 −4 , 0 1 0 , 0 7 −2 .
0 −4 1 1 0 1 4 −2 0
[002764]
(b) Préciser la matrice de passage P de la base B à la base B 0 ; quelle relation lie les matrices A, P, P−1 et D ?
3. Montrer que pour tout entier n ∈ N, on a An = PDn P−1 .
4. Après avoir donné Dn , calculer An pour tout n ∈ N.
[002765]
403
1. Calculer les valeurs propres de A.
2. (a) Donner une base et la dimension de chaque sous-espace propre de A.
(b) A est diagonalisable ; justifier cette affirmation et diagonaliser A.
[002766]
Exercice 2933
On considère la matrice
1 0 0 0
a 1 0 0
A= 0 .
a b 2 0
a00 b0 c 2
À quelles conditions les inconnue doivent-elles satisfaire pour que cette matrice soit diagonalisable ? Ces conditions étant remplies,
fournir une base de vecteurs propres pour A. [002767]
Exercice 2934
1. Calculer les valeurs propres et les vecteurs propres de la matrice
0 2 −2
A = 1 −1 2 .
1 −3 4
404
0 1 (0)
.. ..
1 . .
Soit A =
∈ Mn (R).
.. ..
. . 1
(0) 1 0
1. Calculer Dn (θ ) = det(A + (2 cos θ )I) par récurrence.
2. En déduire les valeurs propres de A.
Correction H [003501]
405
Exercice 2947 P(X + 1) − P0
Déterminer les éléments propres de l’endomorphisme θ : K[X] → K[X], P 7→ P(X + 1) − P0 .
Correction H [003515]
1 Rx
∀x ∈ R∗ , (ϕ( f ))(x) = x 0 f (t) dt si x 6= 0 et (ϕ( f ))(0) = f (0).
Exercice 2953
Soit E un espace vectoriel de dimension 3 et de base (e1 , e2 , e3 ). On désigne par IE l’application identité de E. Soit f une application
linéaire de E dans E telle que f (e1 ) = 2e2 + 3e3 , f (e2 ) = 2e1 − 5e2 − 8e3 , f (e3 ) = −e1 + 4e2 + 6e3 .
1. Donner la matrice de f dans la base (e1 , e2 , e3 ).
2. Donner la dimension et une base de Ker( f − IE ).
3. Donner la dimension et une base de Ker( f 2 + IE ).
406
4. Montrer que la reunion des bases précédentes constitue une base de E. Quelle est la matrice de f dans cette nouvelle base ? Et
celle de f 2 ?
[001613]
Exercice 2954
Soit E un espace vectoriel de dimension n et f une application linéaire de E dans E.
1. Montrer que la condition f 2 = 0 est équivalente à Im f ⊂ Ker f . Quelle condition vérifie alors le rang de f ? On suppose dans la
suite que f 2 = 0.
2. Soit F un supplémentaire de Ker f dans E et soit (e1 , . . . , er ) une base de F. Montrer que la famille des vecteurs (e1 , . . . , er , f (e1 ), . . . , f (er ))
est libre. Montrer comment la compléter si nécessaire par des vecteurs de Ker f pour obtenir une base de E. Quelle est la matrice
de f dans cette base ?
3. Sous quelle condition nécessaire et suffisante a-t-on Im f = Ker f ?
1 0 1
4. Exemple. Soit f une application linéaire de R3 dans R3 de matrice dans la base canonique M( f ) = 2 0 2 . Montrer
−1 0 −1
que f 2 = 0. Déterminer une nouvelle base dans laquelle la matrice de f a la forme indiquée dans la question 2).
[001614]
Exercice 2955
1 4
Soit A = . Trouver les valeurs propres de A et les sous-espaces propres correspondant. En déduire une matrice inversible P
2 3
−1
telle que P AP soit diagonale. [001615]
Exercice 2956
4 1 −1
Soit A = 2 5 −2 . Diagonaliser A. [001616]
1 1 2
Exercice 2957
1 1 1
Soit A = 1 1 1 . Trouver, sans calculer le polynôme caractéristique, les valeurs propres de A. Cette matrice est-elle diagona-
1 1 1
lisable ? [001617]
Exercice 2958
On considère les matrices suivantes
3 1 1 1 2 2 1 1 0
A= 2 4 2 B= 1 2 −1 C = 0 1 0
1 1 3 −1 1 4 0 0 1
Ces matrices sont-elles diagonalisables ? Si oui, les réduire. [001618]
Exercice 2959
Soit n un entier strictement supérieur à 1. Soit A une matrice n × n telle que An = 0 et An−1 6= 0. Soit x0 un vecteur de Rn tel que
An−1 x0 6= 0. Montrer que (x
0 , Ax0 , A x0 , · · · , A x0 ) est une base de R . Comment s’écrit la matrice A dans cette base ?
2 n−1 n
2 1 2
Application : on pose A = −1 −1 −1 . Calculer A3 et donner une base de R3 dans laquelle A a une forme simple. [001619]
−1 0 −1
Exercice 2960
On considère la matrice
3 2 1
M = −1 0 −1
−1 −1 1
Est-elle diagonalisable ? Justifier. Écrire alors M sous une forme plus simple. [001620]
407
Exercice 2961
Soit T l’application linéaire de R3 dans R3 définie par sa matrice A dans la base canonique (e1 , e2 , e3 ) de R3 :
1 2 0
A = 1 3 −1.
1 −1 3
1. Donner un base de Ker T et ImT .
2. (a) Calculer le polynôme caractéristique de T , puis ses valeurs propres.
(b) Justifier, sans calcul, que T soit diagonalisable et écrire une matrice diagonale semblable à A .
(c) Calculer une base de R3 formée de vecteurs propres de T .
3. Soient f1 = −2e1 + e2 + e3 , f2 = e1 + e2 + e3 et f3 = 2e1 + 3e2 − e3 trois vecteurs de R3 .
(a) Justifier que ( f1 , f2 , f3 ) est une base de R3 et écrire la matrice P de passage de la base (e1 , e2 , e3 ) à la base ( f1 , f2 , f3 ).
(b) Calculer P−1 .
(c) Ecrire la matrice D de T dans la base ( f1 , f2 , f3 ) .
4. Quelle relation relie A3 , D3 , P et P−1 ? En déduire A3 .
[001621]
Exercice 2962
Lorsque c’est possible, diagonaliser les matrices suivantes :
3 −3 −4 −1 1 0 0 0 3 −1 7 −14
2 −1 1 0
1 2 0 −1
1
1 −1 1
4
−1 7 −15
0 −1 2 −4 −3 0 2 −1 1 1 0 0 3 −4
2 −2 1
0 2 0 −1 3 −1 −1 3 0 0 2 −3
[001622]
Exercice 2963
1 a 1 0
0 1 b 2
Pour quelles valeurs de (a, b, c) ∈ (x + 1) la matrice A =
2 2
0
est-elle diagonalisable ? On ne cherchera pas à réduire
0 2 c
0 0 0 2
explicitement A. [001623]
Exercice 2964
Soit u l’application suivante :
R2 [X] → R2 [X]
u:
P 7→ (2X + 1)P − (X 2 − 1)P0
Montrer que u est bien définie et linéaire. Déterminer les valeurs propres de u, et, si c’est possible, diagonaliser u. [001624]
Exercice 2965
Soit A ∈ Mn (R). Montrer que si λ est une valeur propre complexe de A, alors λ̄ est aussi une valeur propre de A. De même, montrer
que si x est un vecteur propre complexe de A, alors x̄ (où x̄ désigne le vecteur dont les composantes sont les conjuguées des composantes
de x) est aussi un vecteur
propre complexe
de A.
−1 1 0
Diagonaliser A = 0 −1 1 . [001625]
1 0 −1
Exercice 2966
t 1 ··· 1
.. .
1 t . ..
Soit At la matrice At =
.
. Sans calculer le polynôme caractéristique de At , montrer que (t − 1) est valeur propre.
.. .. ..
. . 1
1 ··· 1 t
Déterminer l’espace propre associé. Que dire de la multiplicité de la valeur propre (t − 1) ? En déduire le spectre de At . At est-elle
diagonalisable ? [001626]
408
Exercice 2967
Pour quelles valeurs de a, b et c les matrices suivantes sont-elles diagonalisables ?
1 a 1 0 0 a
0 1 b 0 0 b
0 0 c a b c
[001627]
Exercice 2968
Soient u et v deux endomorphismes diagonalisables de E, qui commutent (c’est à dire tels que u ◦ v = v ◦ u). On note λ1 , . . . , λ p (resp.
µ1 , . . . , µq ) les valeurs propres de u (resp. de v), et F1 , . . . , Fp les espaces propres associés (resp. G1 , . . . , Gq ).
1. Montrer que chaque G j (resp. Fi ) est stable par u (resp. v) (c’est à dire que u(G j ) ⊂ G j ).
2. On pose Hi j = Fi ∩ G j . Soit i ∈ {1, . . . , p}. Montrer que Fi est la somme directe des espaces (Hi j )1≤ j≤q .
3. En déduire l’énoncé suivant : Lorsque deux endomorphismes diagonalisables u et v commutent, il existe une base formée de
vecteurs propres communs à u et à v (en d’autres termes, u et v sont diagonalisables simultanément dans la même base).
[001628]
Exercice 2969
Les matrices suivantes sont-elles diagonalisables, triangularisables ? Si oui, les réduire.
3 −1 1 3 2 −2 13 −5 −2
A 1 = 2 0 1 A2 = −1 0 1 A3 = −2 7 −8
1 −1 2 1 1 0 −5 4 7
[001629]
Exercice 2970
Soit f un endomorphisme diagonalisable d’un espace vectoriel E et P un polynôme. Montrer que P( f ) est diagonalisable. [001630]
Exercice 2971
Soit P0 un polynôme de Rn [X], et f l’application suivante :
Rn [X] → Rn [X]
f:
P 7→ R = reste de la division euclidienne de P par P0
A l’aide d’un polynôme annulateur de f , montrer que f est diagonalisable. [001631]
Exercice 2972
Soit α et β deux réels, et A la matrice suivante :
1 −α −α 1
1 − β α −1 −β
A=
α
β −α 1−α 1+β
0 α α 0
A quelle condition sur α et β , A est-elle diagonalisable ?
On suppose α = 0 et β = 0. Vérifier que A(A − I) = 0. En déduire An et (A + I)−1 .
[001632]
Exercice 2973
Les matrices suivantes sont-elles diagonalisables, triangularisables, sur R et sur (x2 + 1) ?
Lorsqu’elles sont diagonalisables, donner une matrice diagonale semblable.
3 2 −1 −2 1 2 −1 1
1 3 −1 −1 1 1 −1 0 1
1 −1
A= 2 2
B=
C= 1 −1 0
0 −2 3 −4 5 −3
−4 2 2
1 2 −1 0 0 0 0 2
Réduire explicitement A et C.
[001633]
409
Exercice 2974
On considère un endomorphisme f d’un (x2 + 1) espace vectoriel E de dimension finie n, tel que f 2 est diagonalisable. Le but de cet
exercice est de démontrer que :
f est diagonalisable ⇔ Ker f = Ker f 2
1. On suppose que f est diagonalisable. On note α1 , ..., αr les valeurs propres (distinctes) de A, et E1 , ..., Er les espaces propres
associés.
(a) Montrer que si Ker f = {0} alors Ker f 2 = {0}.
(b) On suppose maintenant que Ker f 6= {0}. On note αα1 , ..., ααr les autres valeurs propres de f , et E0 , ..., Er ses espaces
propres. En utilisant que E = E0 ⊕ E1 ⊕ ... ⊕ Er , montrer que si f 2 (x) = 0 alors f (x) = 0. En déduire que Ker f = Ker f 2 .
2. On suppose que Ker f = Ker f 2 .
(a) Montrer que si µ est une valeur propre de f , alors µ 2 est une valeur propre de f 2 .
i. Soit λ une valeur propre non nulle de f 2 , et µ et −µ ses deux racines complexes. Montrer que
Exercice 2975
La matrice suivante est-elle diagonalisable, triangularisable ? Effectuer explicitement la réduction.
3 2 4
A = −1 3 −1
−2 −1 −3
Correction H [001635]
Exercice 2976
1 1
0 J
Soit J = 21 21 et A = . Calculer A2 , puis A3 . A l’aide d’un polynôme annulateur de A, montrer que A est diagonalisable.
2 2 J 0
Sans chercher à calculer le polynôme caractéristique de A, donner un ensemble fini contenant toutes les valeurs propres de A, puis
donner les valeurs valeurs propres elles mêmes ainsi que leurs multiplicités. En déduire le polynôme caractéristique de A.
Correction H [001636]
Exercice 2977
On considère une matrice A ∈ Mnn ((x2 + 1)) et l’application φA définie par :
Exercice 2978
a1 a2 ··· an
a2
A n nombres complexes (a1 , ..., an ) ∈ (x2 + 1) n avec a2 6= 0, on associe la matrice An = . .
.. 0
an
1. Quel est le rang de An . Qu’en déduit-on pour le polynôme caractéristique χn de An ?
2. Calculer χ2 , χ3 .
3. On pose bn = a22 + · · · + a2n . Par récurrence, montrer que χn = (−X)n−2 (X 2 − a1 X − bn ).
410
4. Si bn = 0, An est-elle diagonalisable ?
5. Si bn 6= 0, à quelle condition An est-elle diagonalisable ?
[001638]
Exercice 2979
1 −1 −1
Soit A la matrice A = −1 1 −1. Calculer tA. La matrice A est-elle diagonalisable ?
−1 −1 1
Trouver une matrice P orthogonale telle que P−1 AP soit diagonale. [001639]
Exercice 2980
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et u un endomorphisme de E tel que u p = 0 pour un certain entier p. Quelles sont les
valeurs propres de u. A quelle condition u est-il diagonalisable ? Montrer que un = 0. [001640]
Exercice 2981
Déterminer les valeurs propres des matrices suivantes. Sont-elles diagonalisables, triangularisables ?
3 0 0 2 −2 1
A = 2 2 0 B = 3 −3 1
1 1 1 −1 2 0
A l’aide du polynôme caractéristique de B, calculer B−1 .
Correction H [001641]
Exercice 2982
1 −1 −1
Soit A la matrice A = −1 1 −1.
−1 −1 1
1. Calculer tA. La matrice A est-elle diagonalisable ?
2. Diagonaliser A.
3. Diagonaliser A dans une base orthonormée (pour le produit scalaire usuel de R3 ).
Correction H [001642]
Exercice 2983
Dans l’espace vectoriel R3 [X], on considère l’application linéaire suivante :
R3 [X] → R3 [X]
u :
P 7→ P(0)X 3 + P0 (0)X 2 + 21 P00 (0)X + 61 P000 (0)
Exercice 2984
On considère un réel α et l’application Tα suivante :
R[X] → R[X]
Tα :
P 7 → X(X − 1)P00 + (1 + αX)P0
1. Montrer que pour tout entier n > 0, la restriction de Tα à Rn [X] défini un endomorphisme de Rn [X].
2. On suppose pour cette question que n = 3.
(a) Ecrire la matrice de Tα dans la base (1, X, X 2 , x3 ).
(b) Déterminer les valeurs propores de Tα . On les note λ0 , λ1 , λ2 , λ3 .
(c) Déterminer les valeurs de α pour lesquelles Tα a des valeurs propres multiples.
(d) Donner un vecteur propre de Tα pour chaque valeur propre, lorsque α = −1, puis α = −4. L’endomorphisme T−4 est-il
diagonalisable ?
3. On suppose maintenant n > 3.
411
(a) Ecrire la matrice de Tα dans la base (1, X, X 2 , ..., X n ).
(b) Déterminer les valeurs propores de Tα . On les note λ0 , λ1 , ..., λn .
(c) Déterminer les valeurs de α pour lesquelles Tα a des valeurs propres multiples. Dans chaque cas, donner la liste des
valeurs propres avec leurs multiplicités
(d) Déterminer la dimension de KerTα et de ImTα lorsque α ∈
/ {1 − n, ..., −1, 0}.
(e) Déterminer KerTα pour α = −1, puis α = 0. L’endomorphisme T0 est-il diagonalisable ?
(f) Lorsque α = p − 1 avec p ∈ {1, ..., n}, donner un polynôme P de degré inférieur ou égal à n tel que Tα (P) = 0. En déduire
KerTα . Préciser sa dimension.
(g) Soit λk une valeur propre simple de Tα . Donner un vecteur propre de Tα associé à λk .
[001644]
Exercice 2985
Soient Rn euclidien, f ∈ On (R). Montrer que f est diagonalisable si et seulement si f est une symétrie orthogonale. [001645]
Exercice 2986
Diagonaliser en base orthonormale les matrices suivantes :
0 ... 0 a1 a b
.. ..
.. .. .. ..
b . .
A= . . . . , ai ∈ R; B =
, a, b ∈ R.
.. ..
0 ... 0 an−1 . . b
a1 ... an−1 an b a
Peut-on déterminer a, b tels que B soit la matrice d’un produit scalaire ? [001646]
Exercice 2987
Montrer que si A est une matrice symétrique réelle, alors A + iI est inversible. [001647]
Exercice 2988
Soit f un endomorphisme de (x2 + 1) 3 dont la matrice par rapport à la base canonique est :
2 −1 1
M = −1 k 1 , où k ∈ (x2 + 1).
1 1 2
Exercice 2989
Soit A ∈ Mn (R) telle que A2 = −I.
1. Montrer que n est pair, n = 2p.
2. Calculer SpR (A) et montrer Sp(x2 +1)
(A)= { i,-i} .Pourquelleraison A estellediagonalisablesur (x2 + 1) ?
3. Montrer que si {y1 , . . . yk } est une base de Ei , alors {y1 , . . . yk } est une base de E−i . Quelle est donc la valeur de k ?
0 −1
4. Démontrer que A est semblable (dans Mn (R)) à une matrice diagonale par blocs dont chacun des blocs diagonaux est . (on
1 0
pourra utiliser la question 3.)
[001649]
Exercice 2990
Soient M et N ∈ Mn (K). On note ϕM ∈ L (Mn (K)) l’application N 7→ MN − NM.
3 −4 1 2
1. Soient A = et B = . Diagonaliser A et montrer que B n’est pas diagonalisable.
2 −3 0 1
2. Montrer que si N est un vecteur propre associé à une valeur propre non nulle λ de ϕM alors N est nilpotente. (on pourra établir
que pour tout k ∈ N : MN k − N k M = kλ N k .)
412
3. Montrer que l’identité n’appartient pas à l’image de ϕM . (utiliser la trace.)
1 0
4. Soit D = . Diagonaliser ϕD puis ϕA . Montrer que ϕB n’est pas diagonalisable.
0 −1
5. Montrer que si M est diagonalisable, ϕM est diagonalisable.
6. Etablir la réciproque lorsque M a au moins une valeur propre.
[001650]
Exercice 2991
Soit E un K-espace vectoriel. Une application p ∈ L (E) est nommée projecteur lorsque p2 = p.
1. Montrer que si p est un projecteur 1 − p est un projecteur. Montrer que Im(p) ⊕ Ker(p) = E.
2. On suppose que K = R. Soient p et q deux projecteurs tels que p + q soit aussi un projecteur. Montrer que :
(a) pq = qp = 0.
(b) Im(p + q) = Im(p) + Im(q).
(c) Ker(p + q) = Ker(p) ∩ Ker(q).
On suppose désormais E de dimension finie et K = R.
3. Montrer que tout projecteur est diagonalisable et que deux projecteurs sont semblables si et seulement si ils ont même trace.
4. Montrer que toute matrice diagonalisable est combinaison linéaire de projecteurs.
[001651]
Exercice 2992
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, P ∈ K[X] et u ∈ L (E). On note P(Sp(u)) = {P(λ ); λ ∈ Sp(u)}.
1. On suppose que u est diagonalisable. Montrer que P(Sp(u)) = Sp(P(u)).
2. Montrer, dans le cas général, P(Sp(u)) ⊂ Sp(P(u)).
3. Lorsque K = (x2 + 1) montrer que Sp(P(u)) ⊂ P(Sp(u)). Ce résultat est-il vrai lorsque K = R ?
[001652]
Exercice 2993
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E) telle que f 2 soit diagonalisable. Montrer que f est diagonalisable si et
seulement si Ker( f ) = Ker( f 2 ). [001653]
Exercice 2994
1 1 1
Soit f ∈ L (R3 ) déterminée par sa matrice M = 1 1 1 dans une base {e1 , e2 , e3 } de R3 .
−1 1 1
1. Montrer que M est diagonalisable.
2. Montrer que la restriction de f a tout sous-espace stable est diagonalisable.
3. En déduire tous les sous-espaces de R3 stables par f .
[001654]
Exercice 2995
Soit M ∈ Mn (K) et ϕM ∈ L (Mn (K)) l’application N 7→ MN. Montrer que ϕM est diagonalisable si et seulement si M est diagonalisable.
(utiliser le polynôme minimal.) [001655]
Exercice 2996
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E) diagonalisable. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
(i) La famille {id, f , f 2 , . . . , f n−1 } est libre.
(ii) Il existe x ∈ E : {x, f (x), f 2 (x), . . . , f n−1 (x)} engendre E.
(iii) Les valeurs propres de f sont simples. [001656]
Exercice 2997
Soit ρ l’application de R4 [X] dans lui-même qui à un polynôme P associe le reste de la division euclidienne de P par (X 2 − 1).
1. Montrer que ρ est linéaire.
413
2. Montrer que ρ 2 = ρ. En déduire que ρ est diagonalisable.
3. Déterminer (de préférence sans calcul) une base de vecteurs propres pour ρ.
[001657]
Exercice 2998
Soit f l’endomorphisme de R3 , dont la matrice dans la base canonique {e1 , e2 , e3 } est
3 2 −2
A = −1 0 1
1 1 0
Exercice 2999
Soit f un automorphisme d’un C-espace vectoriel E de dimension finie. Montrer que f est diagonalisable si et seulement si f 2 est
diagonalisable. [001659]
Exercice 3000
Les questions sont indépendantes. K désigne R ou C, E est un K-espace vectoriel de dimension finie n, B = (e1 , ..., en ) est une base
fixée de E et f un endomorphisme de E.
1. Quels sont les valeurs propres de l’endomorphisme nul de E ?
3 2 4
2. On suppose que la matrice de f dans B est M = −1 3 −1 .
−2 −1 −3
(a) 2 est-il valeur propre de f ?
(b) Le vecteur 2e1 + e2 + e3 est-il un vecteur propre de f ?
3. Pourquoi un vecteur de E ne peut-il être vecteur propre relativement à deux valeurs propres distinctes ?
4. (a) Est-il vrai que si λ est une valeur propre de f et si P est un polynôme annulateur de f alors λ est racine de P ?
(b) Est-il vrai que si λ est une racine d’un polynôme annulateur de f alors λ est une valeur propre de f ?
5. Montrer que si f 2 − 2 f + IdE = 0 alors 1 est valeur propre de f .
6. Montrer qu’il existe toujours au moins un scalaire α tel que f − αIdE est bijectif.
7. Donner un exemple d’endomorphisme f de E avec n = 2 tel que la somme de deux vecteurs propres de f n’est pas un vecteur
propre de f .
8. On suppose que E = E1 ⊕ E2 et que si x ∈ E s’écrit x1 + x2 avec x1 ∈ E1 et x2 ∈ E2 alors f (x) = 2x1 − 3x2 .
(a) Quel résultat assure l’existence d’un tel endomorphisme ?
(b) Montrer que f est diagonalisable.
1 0 1
9. La matrice M = 0 1 0 est-elle diagonalisable ?
001
10. Si l’ endomorphisme f admet 0 pour valeur propre et est diagonalisable, que peut-on dire de la dimension du noyau de f ?
[001660]
Exercice 3001
Étudier le caractère diagonalisable des matrices suivantes et le cas échéant, les diagonaliser :
−2 1 1
1. A = 8 1 −5 ∈ M3 (R),
4 3 −3
1 −1 1 0 1
0 0 11 0
2. B = 0 −1 2 0 1 ∈ M5 (R),
0 0 0 1 −2
0 0 0 2 −3
414
0 1 0 0
3. C = 1k11
0100 ∈ M4 (C), k ∈ C.
0100
[001661]
Exercice 3002
Soient A ∈ Mn (K) telle que tr(A) 6= 0 et
Exercice 3003
Montrer que si le polynôme minimal d’un endomorphisme f d’un K-espace vectoriel de dimension finie admet une racine λ ∈ K alors
λ est valeur propre de f . [001663]
Exercice 3004
Étudier le caractère diagonalisable des matrices suivantes
3 2 4
1. A = −1 3 −1 ∈ M3 (R),
−2 −1 −3
0 ... 0 1
.. .. ..
. .
2. B = . ∈ Mn (R), n ≥ 2,
0 ... 0 1
1 ... 1 0
[001664]
Exercice 3005
Soient E un K-espace vectoriel de dimension n et f un endomorphisme de E de rang 1.
1. Montrer que si f est diagonalisable alors tr( f ) 6= 0.
2. Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que le polynôme cararactéristique de f s’écrive
χ f = (−1)n X n−1 (X − λ ).
Exercice 3006
4 00
4 0 0
Soient les matrices A = 2 30 ∈ M3 (R), D = 030 ∈ M3 (R).
−1 0 1 001
1. Soit Y ∈ M3 (R) telle que Y 2 = D.
(a) Montrer que Y et D commutent.
(b) En déduire que Y est diagonale puis déterminer Y .
2. (a) Montrer que A est diagonalisable.
(b) En déduire les solutions X ∈ M3 (R) de l’équation X 2 = A.
[001666]
Exercice 3007
Soient E un C-espace vectoriel de dimension n et f un endomorphisme de E.
1. Montrer que si f est diagonalisable alors f 2 est diagonalisable et rg( f ) = rg( f 2 ).
2. Soit µ ∈ C \ {0}. Montrer que ker( f 2 − µ 2 IdE ) = ker( f − µIdE ) ⊕ ker( f + µIdE ).
3. On suppose rg( f ) = rg( f 2 ).
415
(a) Montrer que ker( f ) = ker( f 2 ).
(b) On suppose en outre que f 2 est diagonalisable. Montrer que f est diagonalisable.
[001667]
Exercice 3008
O −In
On considère la matrice par blocs A = ∈ M2n (C).
In 0
1. Calculer A2 .
2. Rechercher les éléments propres de A. La matrice A est-elle diagonalisable ?
[001668]
Exercice 3009
On désigne par E l’espace vectoriel des polynôme s à coefficients réels, et par En , le sous-espace des polynôme s de degré au plus n.
1. Montrer que pour tout x dans R, ∆P(x) = (x + 1)P0 (x) + 2P(x) définit une application linéaire de E dans E. Quel est le degré
de ∆P lorsque P appartient à En ?
2. On considère ∆2 , la restriction de ∆ au sous-espace E2 . Déterminer les valeurs propres de ∆2 . L’endomorphisme ∆2 est-il
diagonalisable ? Est-ce que ∆2 est un isomorphisme ?
3. En utilisant la définition des valeurs propres, calculer les valeurs propres et les polynôme s propres de ∆.
[001669]
Exercice 3010
Pour tout élément non nul a = (a1 , a2 , . . . , an ) de Rn , on considère l’endomorphisme u de Rn dont la matrice dans la base canonique
{ei j , i, j = 1, 2, . . . , n} est la matrice A = αi, j où αi, j = ai a j .
1. Déterminer le noyau et l’image de u.
2. En déduire les sous-espaces propres de u. Déterminer les valeurs propres de u. L’endomorphisme u est-il diagonalisable ?
3. Quel est le polynôme caractéristique de u ?
[001670]
Exercice 3011
Soit B une matrice diagonalisable de Mn (R). On définit son rayon spectral par
416
Exercice 3014
Soit θ ∈]0, π[. On considère les deux matrices d’ordre n :
0 1 0 ··· 0 0 2 cos θ 1 0 ··· 0 0
1 0 1 ··· 0 0 1 2 cos θ 1 ··· 0 0
0 1 0 ··· 0 0 0 1 2 cos θ ··· 0 0
A= ··· ··· ··· ··· ··· ··· , B =
··· ··· ··· ··· ··· ···
0 0 0 ··· 0 1 0 0 0 ··· 2 cos θ 1
0 0 0 ··· 1 0 0 0 0 ··· 1 2 cos θ
sin(n+1)θ
Montrer par récurrence que det B = sin θ (Méthode : développer par rapport à la dernière ligne). Montrer que det B s’annule pour
n valeurs distinctes de θ de ]0, π[, et les déterminer. Si PA est le polynôme caractéristique de A, calculer PA (−2 cos θ ) et déduire de ce
qui précède les valeurs propres de A. Montrer que les valeurs propres des matrices 2In + A et 2In − A sont strictement positives.
Correction H [001674]
Exercice 3015
Soit a, b, c trois réels et u l’endomorphisme de R3 ayant pour matrice
1 a b
M= 0 1 c .
0 0 −1
Exercice 3016
Soit A une matrice carrée réelle d’ordre n non nulle et nilpotente.
1. Montrer que I − A n’est pas diagonalisable.
2. Généraliser en montrant que si B est une matrice diagonalisable dont toutes les valeurs propres sont égales, alors B + A n’est
pas diagonalisable.
3. Montrer qu’il existe A, B dans M2 (R), A 6= 0 nilpotente et B diagonalisable, telles que A + B soit diagonalisable.
[002477]
Exercice 3017
Soit M la matrice réelle 3 × 3 suivante :
0 2 −1
M= 3 −2 0
−2 2 1
1. Déterminer les valeurs propres de M.
2. Montrer que M est diagonalisable.
3. Déterminer une base de vecteurs propres et P la matrice de passage.
4. On a D = P−1 MP, pour k ∈ N exprimer M k en fonction de Dk , puis calculer M k .
Correction H [002563]
Exercice 3018
Soit
1 0 0
A = 0 1 0
1 −1 2
Démontrer que A est diagonalisable et trouver une matrice P telle que P−1 AP soit diagonale.
Correction H [002566]
Exercice 3019
Soit
1 1 −1
A = 0 1 0
1 0 1
Factoriser le polynôme caractéristique de A. La matrice A est-elle diagonalisable dans R ? dans (x2 + 1) ?
417
Correction H [002567]
Exercice 3020
Soit
a c
A= ∈ M2 (R)
c d
Démontrer que A est diagonalisable dans R.
Correction H [002568]
Exercice 3021
(9 points) Soit A la matrice de M3 (R) suivante :
1 0 1
A = −1 2 1
1 −1 1
1. Démontrer que les valeurs propres de A sont 1 et 2.
2. Déterminer les sous-espaces propres de A. La matrice A est-elle diagonalisable ?
3. Déterminer les sous-espaces caractéristiques de A.
4. Déterminer une base de R3 dans laquelle la matrice de l’endomorphisme associé à A est
2 0 0
B = 0 1 1
0 0 1
Exercice 3022
(7 points) On considère la suite (un )n∈N définie par u0 = 0, u1 = 1 et par la relation de récurrence
1
un+1 = (un + un−1 ).
2
1. Déterminer une matrice A ∈ M2 (R) telle que pour tout n ≥ 1 on ait
un+1 u
= An 1 .
un u0
Justifier.
2. Déterminer le polynôme caractéristique PA (X) de A et calculer ses racines λ1 et λ2 .
3. Soit Rn (X) = an X + bn le reste de la division euclidienne de X n par PA (X). Calculer an et bn (on pourra utiliser les racines λ1
et λ2 ).
4. Montrer que An = an A + bn I2 , en déduire que la matrice An converge lorsque n tend vers +∞ vers une limite A∞ que l’on
déterminera. Calculer lim un .
n→+∞
[002573]
Exercice 3023
(5 points) Soit A une matrice carrée, A ∈ Mn (K) (K = R ou (x2 + 1)). On rappelle que la trace d’une matrice est la somme de ses
coefficients diagonaux et que tr(BAB−1 ) = trA.
Démontrer que det(exp A) = etrA dans les cas suivants :
1. A diagonalisable.
2. A triangulaire supérieure ayant une diagonale de zéros.
3. A trigonalisable.
4. A quelconque.
418
[002574]
Exercice 3024
(4 points) On suppose qu’une population x de lapins et une population y de loups sont gouvernées par le système suivant d’équations
différentielles : (
x0 = 4x − 2y
(S)
y0 = x + y
1. Diagonaliser la matrice
4 −2
A= .
1 1
2. Exprimer le système (S) et ses solutions dans une base de vecteurs propres de A.
3. Représenter graphiquement les trajectoires de (S) dans le repère (Oxy).
4. Discuter graphiquement l’évolution de la population des lapins en fonction des conditions initiales.
Correction H [002575]
Exercice 3025
(9 points) Soit u l’endomorphisme de R3 , dont la matrice dans la base canonique est
3 2 −2
A = −1 0 1
1 1 0
Exercice 3026
(7 points) Soient M et A deux matrices de Mn (R) telles que MA = AM. On suppose que M admet n valeurs propres distinctes.
1. Soit x un vecteur propre de M de valeur propre λ , montrer que MAx = λ Ax, en déduire que les vecteurs x et Ax sont colinéaires,
puis que tout vecteur propre de M est un vecteur propre de A.
2. On note maintenant λ1 , · · · , λn les valeurs propres de M et µ1 , · · · , µn celles de A.
(a) Montrer par récurrence sur n l’égalité suivante :
1 λ1 · · · λ1n−1
. .. =
..
. ∏ (λi − λ j ).
1 λ ··· λnn−1 1≤i< j≤n
n
419
Montrer qu’il existe des réels α0 , · · · , αn−1 tels que
n−1
A0 = ∑ αk M0k
k=0
Correction H [002577]
Exercice 3027
Soit u l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est
−3 −2 −2
A= 2 1 2
3 3 2
Exercice 3028
1 2 0 0
0 1 2 0
Soit A =
0 0
. Expliquer sans calcul pourquoi la matrice A n’est pas diagonalisable.
1 2
0 0 0 1
Correction H [002583]
Exercice 3029
Soit A une matrice 2 × 2 à coefficients réels. On suppose que dans chaque colonne de A la somme des coefficients est égale à 1.
1. Soient (x1 , x2 ), (y1 , y2 ) deux vecteurs de R2 , on suppose que
x y
A 1 = 1
x2 y2
montrer qu’alors
y1 + y2 = x1 + x2 .
2. Soit le vecteur ε = (1, −1), montrer que c’est un vecteur propre de A. On notera λ sa valeur propre.
3. Montrer que si v est un vecteur propre de A non colinéaire à ε, alors la valeur propre associée à v est égale à 1.
4. Soit e1 = (1, 0). Montrer que la matrice, dans la base (e1 , ε), de l’endomorphisme associé à A est de la forme
1 0
,
α λ
où α ∈ R.
En déduire que si λ 6= 1, alors A est diagonalisable sur R.
Correction H [002584]
Exercice 3030
I
Soit α ∈ R et Aα ∈ M3 (R) la matrice suivante
−1 0 α +1
Aα = 1 −2 0
−1 1 α
Première partie :
1. Factoriser le polynôme caractéristique PAα (X) en produit de facteurs du premier degré.
2. Déterminer selon la valeur du paramètre α les valeurs propres distinctes de Aα et leur multiplicité.
420
3. Déterminer les valeurs de α pour lesquelles la matrice Aα est diagonalisable.
4. Déterminer selon la valeur de α le polynôme minimal de Aα .
Seconde partie :
On suppose désormais que α = 0, on note A = A0 et f l’endomorphisme de R3 associé à la matrice A.
1. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
2. Démontrer que f admet un plan stable (c’est-à-dire f -invariant).
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
−1 1 0
B = 0 −1 1
0 0 −1
det(A + N) = det A.
det(A + N) = 0.
Correction H [002586]
Exercice 3031
a c
Soit A = ∈ M2 (R), montrer que A est diagonalisable sur R.
c d
Correction H [002587]
Exercice 3032
Soit a ∈ R, notons A la matrice suivante
0 1
A= .
−a 1+a
On définit une suite (un )n∈N , par la donnée de u0 et u1 et la relation de récurrence suivante, pour n ∈ N
Exercice 3033
Soit A la matrice de M3 (R) suivante :
0 1 0
A = −4 4 0 .
−2 1 2
1. La matrice A est-elle diagonalisable ?
2. Calculer (A − 2I3 )2 , puis (A − 2I3 )n pour tout n ∈ N. En déduire An .
421
Correction H [002592]
Exercice 3034
Soit f l’endomorphisme de R4 dont la matrice dans la base canonique est
−8 −3 −3 1
6 3 2 −1
A= .
26 7 10 −2
0 0 0 2
1. Démontrer que 1 et 2 sont des valeurs propres de f .
2. Déterminer les vecteurs propres de f .
3. Soit ~u un vecteur propre de f pour la valeur propre 2. Trouver des vecteurs ~v et ~w tels que
f (~v) = 2~v +~u et f (~w) = 2~w +~v.
4. Soit~e un vecteur propre de f pour la valeur propre 1. Démontrer que (~e,~u,~v,~w) est une base de R4 . Donner la matrice de f dans
cette base.
5. La matrice A est-elle diagonalisable ?
Correction H [002593]
Exercice 3035
Soit m ∈ R, et A la matrice
1+m 1+m 1
A = −m −m −1
m m−1 0
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A et montrer que les valeurs propres de A sont −1 et 1.
2. Pour quelles valeurs de m la matrice est-elle diagonalisable ? (justifier). Déterminer suivant les valeurs de m le polynôme
minimal de A (justifier).
Correction H [002599]
Exercice 3036
1. Donner un exemple de matrice dans M2 (R), diagonalisable sur (x2 + 1) mais non diagonalisable sur R (justifier).
2. Donner un exemple de matrice dans M2 (R) non diagonalisable, ni sur (x2 + 1), ni sur R (justifier).
Correction H [002600]
Exercice 3037
Soit A la matrice suivante :
0 1
A=
1 0
1. Diagonaliser la matrice A.
2. Exprimer les solutions du système différentiel X 0 = AX dans une base de vecteurs propres et tracer ses trajectoires.
Correction H [002601]
Exercice 3038
Soit a ∈ R et A la matrice suivante
1 a 0
A = a 0 1 .
0 1 a
1. Calculer le déterminant de A et déterminer pour quelles valeurs de a la matrice est inversible.
2. Calculer A−1 lorsque A est inversible.
Correction H [002603]
Exercice 3039
Soit θ ∈ R, on considère l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la base canonique est la suivante
cos θ − sin θ 0
A = sin θ cos θ 0 .
0 0 1
422
1. Quelle est la nature géométrique de cet endomorphisme ?
2. Démontrer que, pour tout θ ∈ R \ πZ, la matrice A admet une unique valeur propre réelle. Quel est le sous-espace propre
associé ? Que se passe-t-il si θ ∈ πZ ?
Correction H [002604]
Exercice 3040
Soit u l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est
−4 −2 −2
A= 2 0 2 .
3 3 1
1. Déterminer et factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Démontrer que les valeurs propres de A sont 1 et −2. Déterminer les sous-espaces propres associés.
3. Démontrer que A est diagonalisable et donner une base de R3 dans laquelle la matrice de u est diagonale.
4. Trouver une matrice P telle que P−1 AP soit diagonale.
Correction H [002605]
Exercice 3041
Soit u l’endomorphisme de R3 , dont la matrice dans la base canonique est
3 2 −2
A = −1 0 1 .
1 1 0
1. Calculer les valeurs propres de A. L’endomorphisme u est-il diagonalisable ? (Justifier).
2. Calculer (A − I)2 . Démontrer que An = nA + (1 − n)I.
Correction H [002606]
Exercice 3042
Soit A la matrice
1 0 0
A = −1 2 1
0 0 2
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Déterminer les valeurs propres de A.
2. Déterminer, sans calculs, des vecteurs ~u et ~v tels que f (~u) = 2~u et f (~v) = 2~v +~u.
3. Soit ~e tel que f (~e) =~e. Démontrer que (~e,~u,~v) est une base de R3 et écrire la matrice de f dans cette base.
4. La matrice A est-elle diagonalisable ? (Justifier.)
Correction H [002607]
Exercice 3043
Soit A la matrice
1 0 0
A= 1 −1 0
−1 2 −1
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
1 0 0
B = 0 −1 2
0 0 −1
423
Correction H [002608]
Exercice 3044
Soit a ∈ R et A la matrice
0 1 0
A = 0 a 0 .
0 a−2 2
1. Pour quelles valeurs de a la matrice A est-elle diagonalisable ?
Lorsque A est diagonalisable, déterminer une base de vecteurs propres de A.
2. Soit E l’espace vectoriel des solutions du système x0 = Ax, où x est une fonction de la variable réelle t à valeur dans R3 .
(a) Lorsque A est diagonalisable, donner une base de E en fonction des vecteurs propres et des valeurs propres de A. Ecrire
la solution générale du système.
(b) Lorsque A n’est pas diagonalisable, intégrer directement le système x0 = Ax.
3. Soit E0 l’ensemble des éléments s de E tels que limt→+∞ s(t) = ~0. Démontrer que E0 est un sous-espace vectoriel de E. (hors
barème) Déterminer sa dimension en fonction de a.
4. Soit F l’ensemble des éléments s de E bornés sur [0, +∞[. Démontrer que F est un sous-espace vectoriel de E. (hors barème)
Déterminer sa dimension en fonction de a.
Correction H [002609]
Exercice 3045
Soit α ∈ R et Aα ∈ M3 (R) la matrice suivante
−1 0 α +1
Aα = 1 −2 0
−1 1 α
I
1. Factoriser le polynôme caractéristique PAα (X) en produit de facteurs du premier degré.
2. Déterminer selon la valeur du paramètre α les valeurs propres distinctes de Aα et leur multiplicité.
3. Déterminer les valeurs de α pour lesquelles la matrice Aα est diagonalisable.
4. Déterminer selon la valeur de α le polynôme minimal de Aα .
II
On suppose, dans cette partie, que α = 0, on note A = A0 et f l’endomorphisme de R3 associé à la matrice A.
1. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
2. Démontrer que le sous-espace vectoriel ker(A + I)2 est un plan stable par f .
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
−1 1 0
B = 0 −1 1
0 0 −1
et trouver une matrice P inversible telle que A = PBP−1 (AP = PB).
4. Ecrire la décomposition de Dunford de B (justifier).
5. Pour t ∈ R, calculer exptB et exprimer exptA à l’aide de P et exptB.
6. Donner les solutions des systèmes différentiels Y 0 = BY et X 0 = AX.
III
On suppose, dans cette partie, que α = −1, on note A = A−1 .
1. Vérifier que la matrice A est diagonalisable.
2. Diagonaliser la matrice A.
3. Donner les solutions du système différentiel X 0 = A.X.
IV
On suppose, dans cette partie, que α = 1, on note A = A1 .
1. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
2. Trigonaliser la matrice A.
Correction H [002610]
Exercice 3046
Soit A une matrice 2 × 2 à coefficients réels.
a b
A=
c d
On suppose a + c = b + d = 1 et a − b 6= 1.
424
1. Soient (x1 , x2 ), (y1 , y2 ) deux vecteurs de R2 , tels que
x1 y
A = 1
x2 y2
montrer qu’alors
y1 + y2 = x1 + x2 .
2. Soit le vecteur ~x = (1, −1), vérifier que ~x est un vecteur propre de A, et déterminer sa valeur propre.
3. Déterminer le polynôme caractéristique de A et calculer ses racines.
4. Déterminer un vecteur propre, ~y, de A non colinéaire à ~x et exprimer la matrice de l’endomorphisme défini par A dans la base
(~x,~y).
Correction H [002611]
Exercice 3047
Soit E un espace vectoriel de dimension 3. On note B = (~e1 ,~e2 ,~e3 ) une base de E, si ~u est un vecteur de E on note (x, y, z) ses
coordonnées dans la base B. Soit f une application linéaire de E dans lui-même, définie par
f : E −→ E
0
x x −x + y − z
y 7−→ y0 = 2x + 2z
z z0 4x − 2y + 4z
Exercice 3048
Soit E un espace vectoriel de dimension n. On cherche à déterminer une matrice A ∈ Mn (R) telle que A2 = −In , où In désigne la
matrice identité d’ordre n. On notera f l’endomorphisme de E de matrice A dans la base canonique.
1. Démontrer que l’existence d’une telle matrice implique la parité de n.
2. On suppose maintenant que n = 4.
(a) Démontrer que pour tout ~x ∈ E, ~x 6= 0, les vecteurs ~x et f (~x) sont linéairement indépendants.
(b) Soit ~x1 6= 0, on note F le sous-espace vectoriel de E engendré par les vecteurs ~x1 et f (~x1 ).
i. Démontrer que F est stable par f .
ii. Soit ~x2 ∈ E, on suppose que ~x2 ∈
6 / F, démontrer que B = (~x1 , f (~x1 ),~x2 , f (~x2 )) est une base de E.
(c) Ecrire la matrice A de f dans la base B.
(d) Calculer det f et det(λ idE − f ) pour λ ∈ R.
(e) L’endomorphisme f admet-il des valeurs propres réelles ?
Correction H [002613]
Exercice 3049
Soient a ∈ R, b ∈ R et A la matrice
1 a 0
0 1 b
0 0 2
1. Donner les valeurs de a et de b pour lesquelles la décomposition de Dunford de A est
1 0 0 0 a 0
A = 0 1 0 + 0 0 b
0 0 2 0 0 0
A = D + N.
425
3. Soit le système différentiel suivant :
0
x1 (t) = x1 (t) + 2x2 (t)
E : x20 (t) = x2 (t) + x3 (t)
0
x3 (t) = 2x3 (t)
Déterminer les solutions de E .
Correction H [002614]
Exercice 3050
Questions préliminaires :
(a) Soient E un espace vectoriel réel de dimension n et u un endomorphisme de E. Soit P ∈ R[X] un polynôme. Soit λ une valeur
propre de u et ~x un vecteur propre associé à λ . Démontrer que ~x est vecteur propre de l’endomorphisme P(u) pour la valeur
propre P(λ ).
(b) Enoncer le théorème de Hamilton-Cayley.
Soit
1 0 0
A = −9 1 9 .
9 0 −8
1. Déterminer les valeurs propres de A. Donner une base de vecteurs propres de A et diagonaliser A.
2. On cherche à déterminer une matrice B telle que B3 = A.
(a) Démontrer que si λ est une valeur propre de B alors λ 3 est une valeur propre de A.
(b) Déterminer les valeurs propres de B et leur multiplicité.
(c) Ecrire le polynôme caractéristique de B.
(d) Déterminer B telle que B3 = A.
Correction H [002615]
426
1 1 0
6. A = −1 1 2
0 0 2
2 −1 −1
7. A = −1 2 −1
−1 −1 2
1 −1 2
8. A = 3 −3 6
2 −2 4
7 −12 −2
9. A = 3 −4 0
−2 0 −2
−2 8 6
10. A = −4 10 6
4 −8 −4
Correction H [003497]
0 0 1 0
1 1 1 1
1 1 −1 −1
2.
1 −1
1 −1
1 −1 −1 1
0 2 −2 2
−2 0 2 2
3.
−2 2
0 2
2 2 −2 0
−5 2 0 0
0 −11 5 0
4.
0
7 −9 0
0 3 1 2
2 0 3 4
3 1 2 1
5.
0 0 3
0
0 0 4 −1
1 −3 0 3
−2 −6 0 13
6.
0 −3
1 3
−1 −4 0 8
3 −1 1 −7
9 −3 −7 −1
7.
0
0 4 −8
0 0 2 −4
0 0 2 3
0 0 −2 −3
8.
2 −2
0 −1
3 −3 −1 −3
Correction H [003498]
427
Exercice 3055 Diagonalisation
0 1
..
1 . (0)
Diagonaliser M =
∈ Mn ((x2 + 1)) .
.. ..
. .
(0) 1 0
Correction H [003504]
Exercice 3062 **
0 ... 0 1
.. . .
. .. .. 0
Soit A =
0 . . ..
.. .. .
1 0 ... 0
Montrer que A est diagonalisable.
Correction H [005667]
428
Exercice 3064 ***I
Sur E un R-espace vectoriel. On donne trois endomorphismes f , u et v tels qu’il existe deux réels λ et µ tels que pour k ∈ {1, 2, 3},
f k = λ k u + µ k v. Montrer que f est diagonalisable.
Correction H [005675]
Exercice 3065 **
0 ... 0 a1
.. .. ..
.
Soit A = . . où a1 ,..., an sont n nombres complexes (n > 2). A est-elle diagonalisable ?
0 ... 0 an−1
a1 . . . an−1 an
Correction H [005682]
Exercice 3067 Recherche de vecteurs propres pour une valeur propre simple
Soit A ∈ Mn (K) et λ ∈ K une valeur propre de A telle que rg(A − λ I) = n − 1.
1. Quelle est la dimension du sous espace propre Eλ ?
2. Montrer que les colonnes de t com(A − λ I) engendrent Eλ .
0 1 2
3. Exemple : diagonaliser A = 1 1 1 .
1 0 −1
Correction H [003525]
429
1 1 0 ... 0
.. ..
2 . .
0 1
.
2. Soit A =
..
..
.
..
.
..
.
0. Montrer que A admet une unique valeur propre réelle strictement positive.
.. .. ..
. . . 1
n 0 ... ... 0
Correction H [003528]
430
Application : Soient A, B, P trois matrices carrées complexes avec P 6= 0 telles que AP = PB. Montrer que A et B ont une valeur popre
commune. [003534]
Exercice 3085 **
Soit A une matrice antisymétrique réelle. Etudier la parité de son polynôme caractéristique.
Correction H [005666]
431
Exercice 3086 **
Soient A et B deux matrices carrées complexes de format n. Montrer que A et B n’ont pas de valeurs propres communes si et seulement
si la matrice χA (B) est inversible.
Correction H [005678]
Exercice 3087 **
Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension finie et P un polynôme. Montrer que P( f ) est inversible si et seulement
si P et χ f sont premiers entre eux.
Correction H [005679]
Exercice 3089
que f 3 + f 2 + f = 0 où E est un R-espace vectoriel de dimension finie et soit F = Im f .
1. (a) Montrer que F est un sous-espace vectoriel stable par f .
(b) Montrer que ker f ∩ Im f = {0}.
(c) En déduire que la restriction g de f à F est un automorphisme de F.
2. (a) Montrer que si λ ∈ SpR ( f ) alors λ = 0.
(b) En déduire que le rang de f est pair (raisonner par l’absurde et étudier les racines réelles du polynôme caractéristique de
g).
[001676]
Exercice 3090
Soient f ∈ L (E) et a ∈ E.
1. Montrer que le plus petit sous-espace vectoriel de E contenant a et stable par f est Fa = vect f k (a) : k ∈ N .
2. Montrer que si dim(E) = n alors Fa = vect f k (a) : k = 0, ..., n − 1 .
1 1 −1
3. Soit l’endomorphisme f de R3 canoniquement associé à la matrice A = −2 −2 2 ∈ M3 (R). Montrer qu’il n’existe pas
1 1 −1
a ∈ R3 tel que Fa = R3 . Généraliser à un endomorphisme diagonalisable.
[001677]
Exercice 3091
Soient f ∈ L (E), F un sous-espace vectoriel de E stable par f et g l’endomorphisme de G induit par f .
1. Montrer que si P ∈ K[X] vérifie P( f ) = 0 alors P(g) = 0.
2. En déduire que si f est diagonalisable alors g est diagonalisable.
3. Application
: trouver
tous les sous-espaces vectoriels stables par l’endomorphisme f de R3 canoniquement associé à la matrice
1 1 −1
A = −2 −2 2 ∈ M3 (R).
1 1 −1
[001678]
Exercice 3092
3 2 4
1. Montrer que A = −1 3 −1 ∈ M3 (R) est trigonalisable. A est-elle diagonalisable ? Réduire A et déterminer son polynôme
−2 −1 −3
minimal.
2 −1 2
2. Même question pour A = 5 −3 3 ∈ M3 (R).
−1 0 −2
432
[001679]
Exercice 3093
Quel est le polynôme caractéristique d’un endomorphisme nilpotent d’un C-espace vectoriel de dimension finie ? [001680]
Exercice 3094
Soit A ∈ Mn (R) et soient λ1 , ..., λn ses valeurs propres complexes. Exprimer tr(A p ) où p ∈ N en fonction des λ j , j = 1, ..., n. [001681]
Exercice 3095
Soient f et g deux endomorphismes de E tels que f g = g f .
1. Soit x ∈ E. Montrer que si n ∈ N et f (x) = g(x) alors f n (x) = gn (x).
Dans toute la suite, on suppose g nilpotent.
2. (a) Déduire de 1. que si f est inversible alors f + g est inversible.
(b) Déduire de (a) que si f + g est inversible alors f est inversible.
3. (a) Soit h ∈ L (E) nilpotent. Montrer que det(h + IdE ) = 1.
(b) Montrer que det( f +g) = det( f ) (on distinguera selon que f est inversible ou non et on utilisera les questions précédentes.
[001682]
Exercice 3096
Soient E un K-espace vectoriel, f et g des endomorphismes de E tels que f ◦ g = g ◦ f et P un polynôme de K[X].
1. Montrer que P(g) et f commutent.
2. Montrer que le noyau et l’image de l’endomorphisme P(g) sont stables par f . Donner des cas particuliers de cette situation.
[001683]
Exercice 3097
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, f un endomorphisme de E et F un sous-espace vectoriel de E stable par f . On
désigne par g l’endomorphisme de F induit par f sur F.
1. Montrer que Sp(g) ⊆ Sp( f ).
2. Montrer que si P( f ) = 0 alors P(g) = 0. En déduire que le polynôme minimal de g divise celui de f .
[001684]
Exercice 3098
Soient E un R-espace vectoriel de dimension finie, f un endomorphisme de E. Montrer que si f admet un sous-espace vectoriel propre
de dimension p ≥ 2 alors il admet une infinité de sous-espaces vectoriels stables par f . [001685]
Exercice 3100 Plan stable pour une valeur propre non réelle
Soit M ∈ Mn (R) et λ = a + ib une valeur propre non réelle de M (a ∈ R, b ∈ R∗ ). On note X un vecteur propre complexe de M.
1. Montrer que X est aussi vecteur propre de M.
2. Montrer que (X, X) est libre dans (x2 + 1) n .
3. Soient U = 12 (X + X), V = 2i (X − X).
1
Montrer que (U,V ) est libre dans Rn .
[003610]
433
1. Soit F un plan vectoriel. Montrer que si F est stable par f alors il existe P ∈ K2 [x] non nul tel que F ⊂ KerP( f ).
2. Réciproquement, si P ∈ K2 [x] est irréductible, montrer que KerP( f ) contient un plan stable par f .
3. Si K = R montrer que f admet toujours une droite ou un plan stable.
[003611]
434
6 −6 5
3. A = −4 −1 10 .
7 −6 4
Correction H [005683]
Exercice 3111 **
Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel E de dimension finie non nulle et F un sous-espace non nul de E stable par f . On
suppose que f est diagonalisable. Montrer que la restriction de f à F est un endomorphisme diagonalisable de F.
Correction H [005686]
Exercice 3113
Mettre sous forme triangulaire les matrices suivantes :
4 2 −2 0 2 2
1 5 −1 ; 1 1 3 −1 .
2
1 3 1 −1 3 3
[001687]
Exercice 3114
Soient les matrices à coefficients réels suivantes
!
1 −1 1 0 1
0 1 0 2
−2 −3 2 0 0 1 1 0
A= 1 2 −2 , B = 0 −1 2 0 1 C= −3
0
0
1
4
0
0
3 .
2 4 −3 0 0 0 1 −2 −1 0 1 0
0 0 0 2 −3
Exercice 3115
Soit f l’endomorphisme de l’espace vectoriel canonique R3 dont la matrice dans la base canonique B est
1 1 −1
A = −1 3 −3 .
−2 2 −2
3. Soit g ∈ L (R3 ) tel que g2 = f . Montrer que ker f 2 est stable par g. En déduire qu’un tel endomorphisme g ne peut exister.
[001689]
Exercice 3116
1 1 0
Soit A = 1/2 3/2 −1/2 ∈ M3 (R) et f l’endomorphisme linéaire de R3 ayant pour matrice A dans la base canonique ε de R3 .
−1/2 1/2 3/2
1. Calculer le polynôme caractéristique de A.
435
2 0 0
2. Trouver une base ε 0 = {e1 , e2 , e3 } de R3 telle que Mat( f , ε 0 ) = 0 1 1 .
0 0 1
3. Soit g ∈ L (R3 ) un endomorphisme tel que f ◦ g = g ◦ f . Montrer que Ker( f −2Id) et Ker( f − Id)2 sont laissés stables par g.
λ 0 0
a b 1 1 1 1 a b
En déduire que la matrice de g dans ε 0 est de la forme Mat(g, ε 0 ) = 0 a b avec = .
c d 0 1 0 1 c d
0 c d
Préciser les valeurs possibles de a, b, c et d.
4. Soit F = {B ∈ M3 (R); AB = BA}. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de M3 (R). Calculer sa dimension (on pourra
utiliser la question 3.).
[001690]
Exercice 3117
Les questions sont indépendantes. K désigne R ou C, E est un K-espace vectoriel de dimension finie n, B = (e1 , ..., en ) est une base
fixée de E et f . un endomorphisme de E.
1. Donner un exemple de matrice de M2 (K) non trigonalisable.
2. Donner un exemple de matrice de Mn (K) à la fois non diagonalisable et trigonalisable.
1 0 1
3. Déterminer sans calculs les valeurs propres complexes de f s i sa matrice dans B est M = 0 1 0 .
101
3 2 4
4. On suppose que n = 3 et que la matrice de f dans la base B est M = −1 3 −1 . Montrer que le plan d’équation x + 2z = 0
−2 −1 −3
est stable par f .
5. Que peut-on dire d’un vecteur générateur d’une droite stable par f ?
6. Montrer que si l’endomorphisme f est trigonalisable alors il admet au moins un sous-espace vectoriel stable par f et de dimen-
sion k ∈ [0, n] fixée.
[001691]
Exercice 3119 AB = 0
Soient A, B ∈ Mn ((x2 + 1)) telles que AB = 0. Montrer que A et B sont simultanément trigonalisables. [003620]
436
On donne une matrice carrée réelle M d’ordre n. Soient α, β les multiplicités de zéro dans χM et µM . Montrer que dim(KerM) = α si
et seulement si β = 1.
Correction H [003624]
Exercice 3126
Quel est le polynôme caractéristique d’un endomorphisme nilpotent d’un C-espace vectoriel de dimension finie ? [001693]
Exercice 3127
Donner toutes les réduites de Jordan de Mn (C) des endomorphismes nilpotents pour 1 ≤ n ≤ 4. [001694]
Exercice 3128
Soit ρ l’application de R4 [X] dans lui-même qui à un polynôme P associe le reste de la division euclidienne de P par (X 2 − 1).
1. Montrer que ρ est linéaire.
2. Montrer que ρ 2 = ρ. En déduire que ρ est diagonalisable.
3. Déterminer (de préférence sans calcul) une base de vecteurs propres pour ρ.
[001695]
Exercice 3129
0 0 1 0 0 1 0 0
0 0 0 1 0 0 1 0
Les matrices
0
et ∈ M4 ((x2 + 1)) ont-elles une racine carrée ? [001696]
0 0 0 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0
Exercice 3130
Réduire sous la forme de Jordan les matrices suivantes :
4 0 0 0 3 −1 1 −7
−1 1 0 0
1 0 1 0,
9
−3 −7 −1
.
1 2 , 0 1 2 2 0 0 4 −8
1 −1 0
0 1 −1 1 0 0 2 −4
437
[001697]
Exercice 3131
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie n. Soit f ∈ L (E) un endomorphisme nilpotent d’indice N (le plus petit entier p tel
que f p = 0). Montrer que
N = n ⇔ rang f = n − 1.
[001698]
Exercice 3132
On considère la matrice suivante
1 −1 0
A= 1 0 −1
−1 0 2
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f s’écrit
1 1 0
B = 0 1 1 .
0 0 1
Exercice 3133
Soit A la matrice
3 2 4
A = −1 3 −1
−2 −1 −3
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
−1 0 0
B = 0 2 1
0 0 2
438
Exercice 3137 *** Décomposition de D UNFORD
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie non nulle et f un endomorphisme de E dont le polynôme caractéristique est scindé sur
K.
Montrer qu’il existe un couple d’endomorphismes (d, n) et un seul tel que d est diagonalisable, n est nilpotent n et f = d + n.
Correction H [005670]
Exercice 3139
Résoudre les systèmes différentiels suivants
dx dx
= 4x + 6y
= 2x + y + z
dt dt
dy dy
= −3x − 5y = 3x + 3y + 4z
dt
dt
dz
dt = −3x − 6y − 5z dz
dt = −3x − y − 2z
[001704]
Exercice 3140
Déterminer toutes les suites (un ) telles que :
(
∀n ∈ N un+3 + un+2 + un+1 + un = 0
u0 = 1, u1 = 2, u2 = 0
Exercice 3141
Résoudre le système différentiel suivant :
dx
dt = 2x(t) + 2y(t) + 2z(t)
dy
= x(t) + 3y(t) + 2z(t)
dt
dz
dt = −x(t) − y(t) − z(t)
Donner toutes les solutions qui satisfont x(0) = 1, y(0) = 2, z(0) = −1. [001706]
Exercice 3142
Réduire la matrice
0 1 1
A = 1 1 0
1 −3 4
(c’est à dire étudier la diagonalisabilité ou la triangularisabilité de A, et donner une matrice P telle que P−1 AP soit aussi simple que
possible)
Application : Déterminer toutes les fonctions dérivables x, y, z de R dans R satisfaisant les conditions :
0
x = y+z
x(0) = 1
0
y = x+y et y(0) = 0
0
z = x − 3y + 4z z(0) = 0
439
(on rappelle qu’il n’est pas utile de calculer P−1 ... ) [001707]
Exercice 3143
Déterminer toutes les suites (un )n∈N à valeur complexes telles que :
∀n ∈ N, un+3 + 2un+2 + 2un+1 + un = 0.
Montrer que les suites réelles satisfaisant cette relation sont les suites de la forme :
2nπ
un = A(−1)n + B cos( +φ)
3
où A, B et φ sont des réels. [001708]
Exercice 3144
Etant donnés quatre nombres réels (u0 , v0 , w0 , x0 ), on définit quatre nouveaux nombres (u1 , v1 , w1 , x1 ) en calculant les moyennes sui-
vantes : u1 = 2u0 +v0 5+w0 +x0 , v1 = u0 +2v0 5+w0 +x0 , w1 = u0 +v0 +2w
5
0 +x0
, et x1 = u0 +v0 +w
5
0 +2x0
. En itérant ce procédé, on définit quatre
suites (un ), (vn ), (wn ), et (xn ) telles que pour tout n ∈ N on ait :
u = 1 (2un + vn + wn + xn )
n+1 5
vn+1 = 1 (un + 2vn + wn + xn )
5
wn+1 = 15 (un + vn + 2wn + xn )
xn+1 = 15 (un + vn + wn + 2xn )
1. Ecrire la matrice A associée à cette relation de récurrence, et la matrice B = 5A. Que dire de la diagonalisabilité de B ?
2. Sans calculer le polynôme caractéristique de B, montrer que 1 est valeur propre de B. Quelle est la dimension de l’espace propre
associé ? Que dire de la multiplicité de 1 comme valeur propre de B ?
3. En utilisant la trace de B, déterminer toutes les valeurs propres de B.
4. Donner un polynôme annulateur de B de degré 2.
5. En déduire l’existence de deux réels an et bn , que l’on calculera, tels que Bn = an B + bn I.
an bn
6. Calculer lim n et lim n . En déduire que la suite de matrices (An )n∈N est convergente et donner sa limite.
n→∞ 5 n→∞ 5
(On rappelle qu’une suite de matrices Mn est dite convergente si chaque suite de coefficient est convergente. On pourra utiliser
sans démonstration la continuité des opérations élémentaires sur les matrices pour cette notion de limite, c’est à dire que :
- si (λn ) est une suite convergente alors pour toute matrice M, la suite (λn M) est convergente et lim (λn M) = ( lim λn )M
n→∞ n→∞
- si (Mn ) est une suite de matrices convergente alors pour tout vecteur X, la suite de vecteurs (Mn X) est convergente et
lim (Mn X) = ( lim Mn )X.)
n→∞ n→∞
7. En déduire que les suites (un )n∈N , (vn )n∈N , (wn )n∈N , et (xn )n∈N sont convergentes, et donner leur limite.
[001709]
Exercice 3145
iπ
Donner toutes les suites (xn ), (yn ) et (zn ) telles que : (on notera ω = e 3 )
xn+1 = xn + yn
∀n ∈ N, y = yn + zn
n+1
zn+1 = zn + xn
Parmi les solutions de ce système, donner celle qui satisfait x0 = 2 et y0 = z0 = 1.
Correction H [001710]
Exercice 3146
Soit a un réel. On considère le système à n équations et n inconnues suivant :
a x1 − x2 = 0
−x p−1 + a x p − x p+1 = 0 (2 ≤ p ≤ n − 1)
−xn−1 + a xn = 0
Écrire la matrice An associée à ce système. On note Dn = det An . Calculer Dn en fonction de Dn−1 et Dn−2 [001711]
Exercice 3147
a −b −c −d
b a d −c
On considère la matrice A =
c
, avec (b, c, d) 6= (0, 0, 0).
−d a b
d c −b a
440
1. Calculer At A. Que vaut det A au signe près ?
2. En étudiant le signe du terme en a4 dans le déterminant de A, montrer que det A = (a2 + b2 + c2 + d 2 )2 . Sans calcul supplémen-
taire, en déduire que le polynôme caractéristique de A est χA = ((a − X)2 + b2 + c2 + d 2 )2 .
3. A est-elle diagonalisable sur R ? (justifier)
√ √
4. On se place maintenant dans le cas où a = 1, b = c = d = −1. Vérifier que (i 3, 1, 1, 1) et (−1, i 3, −1, 1) sont des vecteurs
propres de A, puis diagonaliser A sur (x2 + 1).
5. Application : résoudre le système récurent suivant
√ (il n’est pas nécessaire de calculer l’inverse de la matrice de passage de la
question précédente). On notera ω = 1/2 + i 3/2 = eiπ/3 .
un+1 = un + vn + wn + hn
u0 = 1
vn+1 = −un + vn − wn + hn v0 = 0
w n+1 = −u n + vn + w n − h n
0 = 0
w
hn+1 = −un − vn + wn + hn h0 = 0
Correction H [001712]
Exercice 3148
Résoudre le système différentiel X 0 = AX où A est la matrice :
3 2 4
A = −1 3 −1 ∈ M3 (R).
−2 −1 −3
[001713]
Exercice 3149
3 2 4
Soit la matrice A = −1 3 −1 ∈ M3 (R).
−2 −1 −3
Par différentes méthodes, calculer An , pour n ∈ N. Montrer que la formule obtenue a un sens pour n ∈ Z et donner plusieurs méthodes
pour établir sa validité dans ce cas. [001714]
Exercice 3150
Soit l’endomorphisme f ∈ L (R3 ) dont la matrice dans la base canonique de R3 est :
−2 1 1
M = 8 1 −5 .
4 3 −3
Exercice 3151
k
Calculer les puissances et l’exponentielle (eM = ∑+∞ M
k=0 k! ) des matrices suivantes :
4 1 0 3 2 4
B = 0 4 1 , A = −1 3 −1 .
0 0 4 −2 −1 −3
[001716]
Exercice 3152
Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie n. Soit f ∈ L (E) diagonalisable. Donner une condition nécessaire et suffisante pour
qu’il existe g ∈ L (E) tel que g2 = f . Dans le cas d’existence de g, donner le nombre exact de g tel que g2 = f .
Application Soit :
5 1 −1
M= 2 4 −2 .
1 −1 3
Montrer qu’il existe N ∈ M3 (R) telle que N 2 = M. Déterminer une N. [001717]
441
Exercice 3153
Soit M ∈ Mn (C). Montrer que M et t M sont semblables.
Indication : le montrer d’abord pour des blocs de Jordan n’ayant que des 1 au-dessus de la diagonale. [001718]
Exercice 3154
Soit M ∈ Mn (C). Donner une condition nécessaire et suffisante sur M pour que M et 2M soient semblables. [001719]
Exercice 3155
Soit a ∈ L (E) un endomorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension n ayant n valeurs propres distinctes. On pose
C = {u ∈ L (E) : au = ua} .
1. Soit u ∈ C .
(a) Montrer que tout sous-espace vectoriel propre de a est stable par u.
(b) En déduire que u est diagonalisable.
2. (a) Montrer que C est un sous-espace vectoriel de L (E) et que dim C = n.
(b) Montrer que la famille (IdE , a, ..., an−1 ) est une famille libre de L (E) (raisonner par l’absurde et utiliser le polynôme
minimal de a.)
(c) En déduire que C = {P(u) : P ∈ K[X]}.
[001720]
Exercice 3156
Soient f ∈ L (E) un endomorphisme et a ∈ E tels que la famille (a, f (a), ..., f n−1 (a)) est une base de E.
1. Soit P ∈ K[X] \ {0} un polynôme annulateur de f . Montrer que deg(P) ≥ n (raisonner par l’absurde).
2. En déduire que le polynôme minimal de f est (au signe près) le polynôme caractéristique de f .
[001721]
Exercice 3157
Donner un exemple de deux matrices de M4 (R) ayant même polynôme caractéristique et même polynôme minimal et pourtant non
semblables. Qu’en est-il pour deux matrices de M2 (R) ? [001722]
Exercice 3158
Soit le R-espace vectoriel n o
S = (un )n∈N ∈ RN : ∀n ≥ 3, un = 3un−1 − 3un−2 + un−3 .
1. Montrer que l’application
f : S → R3 , u = (un )n∈N 7→ (u0 , u1 , u2 )
est un isomorphisme de R-espace vectoriels.
0 1 0
2. Soient la matrice A = 0 0 1 ∈ M3 (R), σ ∈ L (R3 ) l’endomorphisme canoniquement associé à A et, pour n ≥ 2, Un =
1 −3 3
(un−2 , un−1 , un ) ∈ R3 . Montrer que σ (Un−1 ) = Un et en déduire une base de S .
[001723]
Exercice 3159
Soient (xn )n∈N , (yn )n∈N et (zn )n∈N trois suites de nombres réels satisfaisant aux relations de récurrence :
xn+1 = yn − xn + zn
y = xn − yn + zn
n+1
zn+1 = xn + yn − zn
Exercice 3160
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E) telle que f 2 = f . Pour quelles valeurs de t ∈ R l’endomorphisme
ft = id + t f est inversible ? Calculer ft−1 . [001725]
442
Exercice 3161
Etudier les solutions (suivant A) dans M2 ((x2 + 1)) de l’équation X 2 = A. [001726]
Exercice 3162
Soit A ∈ Mn (K). On note C(A) = {B ∈ Mn (K); AB = BA}.
1. On suppose que A a des valeurs propres simples. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
i) B ∈ C(A).
ii) B a une base de vecteurs propres en commun avec A.
iii) Il existe P ∈ Kn−1 [X] tel que B = P(A).
iv) Il existe P ∈ K[X] tel que B = P(A).
2. On suppose que n = 3 (pour simplifier) et que A est diagonalisable avec une valeur propre double. Déterminer C(A).
[001727]
Exercice 3163
Les parties I,
II, III et IV peuvent être
traitées indépendamment les unes des autres.
a+1 1−a a−1
Soient Ma = −1 3 2a − 3 ∈ M3 (R) une matrice dépendant d’un paramètre réel a et fa l’endomorphisme linéaire de R3
a − 2 2 − a 3a − 2
ayant pour matrice Ma dans la base canonique de R3 .
On nomme racine carrée d’une matrice M ∈ Mn (R) toute matrice N ∈ Mn (R) telle que N 2 = M.
On désigne par I la matrice identité et, pour toute base ε de R3 , on note Mat( fa , ε) la matrice représentant l’endomorphisme fa dans la
base ε.
I
1. Calculer les valeurs propres de Ma en fonction de a. Pour quelle raison la matrice Ma est-elle triangularisable ?
2. Pour quelles valeurs du paramètre a la matrice Ma est-elle diagonalisable ?
II
On pose maintenant (questions 3 et 4) a = 2.
3. Diagonaliser M2 . Déterminer une racine carrée A de M2 .
4. (a) Soit g ∈ L (R3 ) telle que g2 = f2 . Montrer que g est diagonalisable (on pourra déterminer le polynôme minimal de f2 ).
Montrer que les sous-espaces propres de f2 sont laissés stables par g.
4 0
(b) Démontrer que la matrice a une infinité de racines carrées. En déduire l’existence d’une infinité de racines
0 4
carrées de M2 .
III
5. On pose a = 1. Montrer que M1 = 2I + N avec N nilpotente (telle que N 2 = 0). En déduire la valeur de (M1 )n , pour tout n ∈ N.
Déterminer deux réels α et β tels que αI + β N soit une racine carrée de M1 .
IV
On pose désormais (questions 6 et 7) a = 0.
0 1 0
6. Montrer que R3 = Ker( f02 ) ⊕ Ker( f0 − 2I). Déterminer une base ε de R3 telle que l’on ait : Mat( f0 , ε) = 0 0 0 .
0 0 2
7. Soit g ∈ L (R3 ) un endomorphisme tel que g2 = f0 . Montrer que Ker( f02 ) est laissé stable par g. En déduire que f0 n’a pas de
racine carrée.
[001728]
Exercice 3164
La suite de Fibonacci 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, ... est la suite (Fn )n≥0 définie par la relation de récurrence Fn+1 = Fn + Fn−1 pour n ≥ 1, avec
F0 = 0 et F1 = 1.
1. Déterminer une matrice A ∈ M2 (R) telle que, pour tout n ≥ 1,
Fn+1 F
= An 1 .
Fn F0
443
2. Montrer que A admet deux valeurs propres réelles distinctes que l’on note λ1 et λ2 avec λ1 < λ2 .
α
3. Trouver des vecteurs propres ε1 et ε2 associés aux valeurs propres λ1 et λ2 , sous la forme , avec α ∈ R.
1
F
4. Déterminer les coordonnées du vecteur 1 dans la base (ε1 , ε2 ), on les note x1 et x2 .
F0
F
5. Montrer que n+1 = λ1n x1 ε1 + λ2n x2 ε2 . En déduire que
Fn
λ1n λ2n
Fn = − .
λ1 − λ2 λ1 − λ2
6. Donner un équivalent de Fn lorsque n tend vers +∞.
Correction H [002590]
Exercice 3165
Soit A la matrice
1 −1 0
A= 1 0 −1
−1 0 2
et f l’endomorphisme de R3 associé.
1. Factoriser le polynôme caractéristique de A.
2. Déterminer les sous-espaces propres et caractéristiques de A.
3. Démontrer qu’il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est
1 1 0
B = 0 1 1
0 0 1
Exercice 3166
Donner sans calcul les valeurs propres de A et une base de vecteurs propres.
2. On cherche à déterminer, s’il en existe, les matrices B telles que exp B = A.
(a) Montrer que si A = exp B, alors AB = BA.
(b) En déduire que la base (~e1 ,~e2 ,~e3 ) est une base de vecteurs propres de B.
(c) Déterminer toutes les matrices B ∈ M3 (R) telles que exp B = A. Justifier.
3. Soit la matrice C,
0 1 0
C = 0 0 1 .
0 0 0
Montrer qu’il n’existe pas de matrice D ∈ M3 (R) telle que C = exp D.
4. Calculer le polynôme caractéristique et le polynôme minimal de C.
5. Supposons qu’il existe une matrice E ∈ M3 (R) telle que E 2 = C. Notons QE (X) son polynôme minimal et QC (X) le polynôme
minimal de C.
(a) Montrer que QE (X) divise QC (X 2 ).
(b) En déduire que E 3 = 0 et que C2 = 0.
(c) Déduire de ce qui précède qu’il n’existe pas de matrice E telle que E 2 = C.
6. Soient F et G des matrices de M3 (R) telles que F = exp G. Démontrer que pour tout n ∈ N∗ , il existe une matrice H telle que
H n = F.
444
Correction H [002598]
445
[003590]
Exercice 3173 XY = Y X = A
1 1
Soit A = .
1 1
1. A est-elle diagonalisable ?
2. Trouver toutes les matrices X,Y ∈ M2 (K) telles que XY = Y X = A.
Correction H [003591]
Exercice 3179 **
1 2 2
Soit A = 2 1 2 . Pour n entier relatif donné, calculer An par trois méthodes différentes.
2 2 1
Correction H [005651]
Exercice 3180 **
3 0 0
Résoudre dans M3 (R) l’équation X 2 = A où A = 8 4 0 .
5 0 1
Correction H [005652]
Exercice 3181 **
3 1 0
Soit A = −4 −1 0 .
4 8 −2
1. Vérifier que A n’est pas diagonalisable.
446
2. Déterminer Ker(A − I)2 .
a 0 0
3. Montrer que A est semblable à une matrice de la forme 0 b c
0 0 b
4. Calculer An pour n entier naturel donné.
Correction H [005653]
447
Correction H [005669]
Exercice 3186 **
Trouver une matrice carrée A vérifiant A4 − 3A3 + A2 − I = 0.
Correction H [005671]
Exercice 3191
1 0 −1
Commutant de 1 2 1 .
2 2 3
Correction H [005685]
Exercice 3193
Soit P ∈ (x2 + 1)[ X] tel que P(0) = 0 et P0 (0) 6= 0. Soit E un (x2 + 1)-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E) telle que
P( f ) = 0.
Montrer que Ker( f ) = Ker( f 2 ); en déduire E = Ker( f ) ⊕ Im( f ). [001575]
Exercice 3194
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et f ∈ L (E) tel que rg( f − id) = 1. On note H = Ker( f − id).
448
1. Soit {e1 , · · · , en−1 } une base de H et en ∈
/ H. Montrer que {e1 , . . . , en } est une base de E et donner l’allure de la matrice de f
dans cette base.
2. Montrer que le polynôme (X − 1)(X − det( f )) annule f . Donner une condition nécéssaire et suffisante pour que f soit diagona-
lisable.
[001576]
Exercice 3195
Soit E un espace vectoriel de dimension n, et u un endomorphisme de E nilpotent, c’est à dire tel que ∃m ∈ N, um = 0. Montrer que
un = 0 [001577]
Exercice 3196
Déterminer toutes les matrices A de M2,2 (R) telles que
A2 − 3A + 2id = 0
Exercice 3197
Énoncer le théorème de Cayley-Hamilton. Le démontrer dans le cas particulier où le polynôme caractéristique est scindé à racines
simples.
Correction H [001579]
Exercice 3198
1. Réduire la matrice
2 0 0
A = 3 −4 3
3 −6 5
2. Donner un polynôme annulateur de A de degré 2.
3. En déduire qu’il existe des coefficients an et bn tels que An = an A + bn et les calculer en fonction de n.
[001580]
Exercice 3199
Soit A ∈ M2 ((x2 + 1)) de trace non nulle. Montrer que toute matrice M ∈ M2 ((x2 + 1)) qui commute avec A2 commute aussi avec A.
(Indication : utiliser Cayley-Hamilton.) [001581]
Exercice 3200
Que peut-on dire d’un endomorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension finie annulé par les polynômes P = 1 − X 3 et Q =
X 2 − 2X + 1 ? [001582]
Exercice 3201
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E). On suppose que le polynôme minimal de f est P = (X − 2)(X − 1)2 .
Quel est le polynôme minimal de f + IdE ? [001583]
Exercice 3202
Soit M ∈ Mn (K) une matrice diagonale. Si P ∈ K[X], calculer P(M) et en déduire le polynôme minimal de M. [001584]
Exercice 3203
En appliquant la méthode utilisée en cours pour démontrer l’existence d’un polynôme annulateur d’un endomorphisme d’un espace
2 1 .
vectoriel de dimension finie, déterminer le polynôme minimal de la matrice B = −1 1 [001585]
Exercice 3204
Quel est le polynôme minimal d’un endomorphisme d’une droite vectorielle ? [001586]
449
Exercice 3205
Soient E un espace vectoriel de dimension n ≥ 2 et f un endomorphisme de E de rang 1. Montrer que le polynôme minimal de f est
de la forme X(X − λ ). [001587]
Exercice 3206
Déterminer les endomorphismes d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n dont le polynôme minimal est de degré 1. [001588]
Exercice 3207
1 0 0
1. Montrer que P = (X − 1)2 (X − 2) est un polynôme annulateur de la matrice A = 010 et en déduire le polynôme minimal de
002
la matrice A.
2. Soit B ∈ M2 (C). Calculer explicitement B2 − tr(B) B + det(B)I2 . En déduire le polynôme minimal de la matrice B = 3 1
−1 1 .
[001589]
Exercice 3208
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, f ∈ L (E) et P son polynôme minimal. Montrer que f est bijective si et seulement
si P(0) 6= 0. [001590]
Exercice 3209
Soit f un endomorphisme d’un R-espace vectoriel E de dimension 3. Montrer que f admet un plan stable (on discutera en fonction du
caractère trigonalisable de f ). [001591]
Exercice 3210
Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie tel que
f4 = f2 + f.
1. Montrer que ker( f 3 − f − Id) ⊕ ker f = E.
2. (a) Montrer que Im f ⊆ ker( f 3 − f − Id).
(b) En déduire que Im f = ker( f 3 − f − Id).
[001592]
Exercice 3211
7 3 −4
Déterminer le polynôme minimal de la matrice A = −6 −2 5 . [001593]
4 2 −1
Exercice 3212
11
Soient J = 11 et la matrice par blocs à coefficients réels suivante
1
O 2J
M= 1 .
2J O
Exercice 3213
On considére la matrice
3 −2 −1
A= 2 −1 1 .
6 3 −2
Calculer son polynôme caractéristique, calculer A2 et déduire de ces calculs et du théorème de Cayley-Hamilton l’inverse de A.
[001595]
450
Exercice 3214
On se place dans E = (x2 + 1) 4 muni de sa base canonique b = (e1 , e2 , e3 , e4 ). On désigne par j l’endomorphisme de E dont la matrice
dans b est la matrice suivante
0 1 0 0
0 0 1 0
J=
0 0 0 1 ∈ M4 ((x + 1) .
2 )
1 0 0 0
1. Déterminer l’image de b par j, j2 , j3 , et j4 .
2. En déduire J 2 , J 3 et J 4 .
3. Déterminer un polynôme annulateur non nul de J.
4. Montrer que si P ∈ (x2 + 1)[ X] avec deg(P) ≤ 3 vérifie P(J) = 0 alors P = 0.
5. En déduire le polynôme minimal de J.
6. Montrer que J est diagonalisable.
7. Déterminer les valeurs propres de J.
[001596]
Exercice 3215
Soit A la matrice suivante
0 1 1
A = 1 0 1
1 1 0
Calculer A2 et vérifier que A2 = A + 2I3 . En déduire que A est inversible et donner son inverse en fonction de A.
Correction H [002569]
Exercice 3216
Soit N une matrice nilpotente, il existe q ∈ N tel que N q = 0. Montrer que la matrice I − N est inversible et exprimer son inverse en
fonction de N.
Correction H [002588]
451
2. Montrer que 1 et 0 sont effectivement valeurs propres de u.
3. Montrer que u n’est pas diagonalisable.
4. Montrer que E = Im(u2 ) ⊕ Ker(u2 ).
5. Monter que u|F avec F = Im(u2 ) est l’identité.
[003543]
Correction H [003547]
Exercice 3228 A3 = A + I
Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A + I. Montrer que det(A) > 0.
Correction H [003551]
452
Exercice 3230 Esem 91
Soit A ∈ Mn ((x2 + 1)) telle que An = I et (I, A, . . . , An−1 ) est libre. Montrer qu’alors on a tr(A) = 0.
Correction H [003553]
453
[003559]
u ◦ v = v ◦ u, u ◦ h − h ◦ u = −2u, v ◦ h − h ◦ v = −2v.
0 1 0
1. Cas particulier, n = 3, Mat(u) = 0 0 1. Déterminer si v et h existent et si oui, les donner.
0 0 0
2. Cas général.
(a) Que peut-on dire de tr(u) et tr(v) ?
(b) Montrer que u et v sont non inversibles. Montrer que Keru et Kerv sont stables par h.
(c) Déterminer uk ◦ h − h ◦ uk pour k ∈ N. Déterminer P(u) ◦ h − h ◦ P(u) pour P ∈ R[X].
(d) Quel est le polynôme minimal de u ?
Correction H [003560]
454
111 201.99 Autre
Exercice 3246
Soit u ∈ L (R4 ) de matrice dans la base canonique :
1 −1 2 −2
0 0 1 −1
A= .
1 −1 1 0
1 −1 1 0
1. Déterminer le polynôme caractéristique Pu de u. Trouver les valeurs propres et les sous-espaces caractéristiques Fi .
2. Donner une base suivant laquelle la matrice de u se décompose en deux blocs diagonaux.
3. Donner les projections pi de R4 sur Fi .
[001699]
Exercice 3247
0 0 0
Soit A ∈ M3 (R) telle que A3 = −A et A 6= 0. Montrer que A est semblable à 0 0 −1 . [001700]
0 1 0
Exercice 3248
Soient n ∈ N\ {0} et f l’endomorphisme de l’espace vectoriel R2n dont la matrice dans la base canonique est la matrice par blocs
M = OInn OInn ∈ M2n (R) .
1. Déterminer le polynôme caractéristique de M.
2. (a) Déterminer le noyau de f .
(b) Montrer que f est diagonalisable.
[001701]
Exercice 3249
Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie n, et u un endomorphisme de E.
Soit x0 ∈ E \ {0}. On note xk = uk (x0 ) et F le sous espace vectoriel engendré par la famille {xk , k ∈ N}, c’est à dire l’ensemble des
combinaisons linéaires finies de vecteurs de xk , k ∈ N :
( )
N
F= x ∈ E / ∃N ∈ N, ∃(α0 . . . αN ) ∈ RN+1 , x = ∑ αi xi
i=0
455
Soit E = { f : R → R continues tq f (x) → 0 lorsque x → ±∞}, ϕ : R → R, x 7→ 2x et u : E → E, f 7→ f ◦ ϕ.
Montrer que u n’a pas de valeurs propres (si u( f ) = λ f , étudier les limites de f en 0 ou ±∞). [003519]
456
Correction H [003597]
457
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E) tel que dim(Ker f 2 ) = 2 dim(Ker f ) = 2d. Montrer que s’il existe g ∈ L (E)
et k ∈ N∗ tels que gk = f alors k divise d.
Correction H [003608]
[001517]
Exercice 3275
458
Retrouver la matrice (dans la base indiquée sur le premier dessin) de la transformation subie par chacun des Shadocks ci-dessous.
[001518]
Exercice 3276
Soit E un espace vectoriel sur un corps K (K = R ou (x2 + 1)), on appelle projecteur un endomorphisme p de E vérifiant p ◦ p = p.
Soit p un projecteur.
1. Montrer que IdE − p est un projecteur, calculer p ◦ (IdE − p) et (IdE − p) ◦ p.
2. Montrer que pour tout ~x ∈ Im p, on a p(~x) =~x.
3. En déduire que Im p et ker p sont supplémentaires.
4. Montrer que le rang de p est égal à la trace de p. (On rappelle que la trace de la matrice d’un endomorphisme ne dépend pas de
la base dans laquelle on exprime cette matrice.)
Correction H [002564]
Exercice 3278
Soit (E, h, i) un espace euclidien et ϕ ∈ L (E). Soit F un sous-espace vectoriel de E.
1. Soit F un sous-espace vectoriel de E. Montrer que si ϕ = ϕ ∗ et ϕ(F) ⊂ F alors ϕ(F ⊥ ) ⊂ F ⊥ .
2. Soit F un espace propre de ϕ. Montrer que si ϕ ◦ ϕ ∗ = ϕ ∗ ◦ ϕ alors ϕ(F ⊥ ) ⊂ F ⊥ .
[001526]
Exercice 3279
Soient A et B deux matrices symétriques positives. Soit k ∈ N∗ .
1. Montrer que tout vecteur propre de Ak est vecteur propre de A.
2. Si Ak = Bk alors A = B.
3. Que se passe-t-il sans l’hypothèse A et B symétriques positives ?
[001527]
Exercice 3280
Soit (E, h, i) un espace euclidien et ϕ ∈ L (E).
1. Montrer que ϕ ∗ ◦ ϕ est symétrique et que Sp(ϕ ∗ ◦ ϕ) ⊂ R+ .
459
2. On note respectivement λ et µ la plus grande et la plus petite valeur propre de ϕ ∗ ◦ ϕ. Montrer, pour tout x ∈ E, l’inégalité :
[001528]
Exercice 3281
Soit (E, h, i) un espace euclidien et ϕ ∈ L (E).
1. Montrer que si ϕ = ϕ ∗ et ∀x ∈ E : hx, ϕ(x)i = 0 alors ϕ = 0.
2. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
i) ϕ ◦ ϕ ∗ = ϕ ∗ ◦ ϕ.
ii) ∀x, y ∈ E : hϕ(x), ϕ(x)i = hϕ ∗ (x), ϕ ∗ (x)i.
iii) ∀x ∈ E : kϕ(x)k = kϕ ∗ (x)k.
∗ ∗
3. Si = 2 et si ϕ ◦ ϕ = ϕ ◦ ϕ alors la matrice de ϕ dans une base orthonormée est soit symétrique, soit de la forme
dim(E)
a −b
avec b 6= 0.
b a
4. On suppose désormais que dim(E) = 3 et que ϕ ◦ ϕ ∗ = ϕ ∗ ◦ ϕ.
(a) Montrer que ϕ a au moins une valeur propre réelle qu’on notera λ . Montrer que Eλ et Eλ⊥ sont laissés stables par ϕ et
ϕ ∗.
(b) Montrer que symétrique, il existe une base orthonormée ε de E et deux réels a et b (avec b 6= 0) tels que
si ϕ n’est pas
a −b 0
Mat(ϕ, ε) = b a 0.
0 0 λ
[001529]
Exercice 3282
Soit E un espace euclidien de dimension 3.
1. Soit {e1 , e2 , e3 } une base orthonormée de E. Soient x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 et y = y1 e1 + y2 e2 + y3 e3 deux vecteurs de E.
Calculer hx, yi en fonction des coefficients xi et yi (pour i ∈ {1, 2, 3}).
2. On considère u ∈ L (E) un endomorphisme auto-adjoint. On note λ sa plus petite valeur propre et λ 0 sa plus grande valeur
propre. Montrer que l’on a, pour tout x appartenant à E, les inégalités :
Exercice 3283
1. Soit A = (ai j ) ∈ Mn (R). Montrer que S = tA·A est une matrice symétrique dont tous les valeurs propres λ1 , . . . , λn sont positives.
Démontrer l’égalité : ∑ni=1 λi = ∑1≤i, j≤n a2i j .
2. Soit S ∈ Mn (R) une matrice symétrique. Existe-t-il une matrice A∈ Mn (R)telle que S = tA·A ? Donner une condition nécessaire
2 1
et suffisante sur S pour que A soit inversible. Application à S = .
1 2
[001531]
Exercice 3284
Soit (E, <, >) un espace euclidien de dimension p. A chaque n-uple (x1 , . . . , xn ) d’éléments de E on associe le nombre (déterminant de
Gram)
G(x1 , . . . , xn ) = dét(< xi , x j >)i, j=1,...,n .
1. Montrer que x1 , . . . , xn sont liés si et seulement si G(x1 , . . . , xn ) = 0 ; montrer que si x1 , . . . , xn sont indépendants, on a G(x1 , . . . , xn ) >
0.
2. Montrer que, pour toute permutation σ de {1, . . . , n}, on a G(xσ (1) , . . . , xσ (n) ) = G(x1 , . . . , xn ), et que la valeur de G(x1 , . . . , xn )
n’est pas modifiée si l’on rajoute à un des vecteurs, soit xi , une combinaison linéaire des autres vecteurs x j ( j 6= i). Calculer
G(αx1 , . . . , xn ) (α ∈ R).
460
3. On suppose x1 , . . . , xn indépendants. Soit x ∈ E, et soit d(x, H) la distance de x à l’hyperplan H = Vect(x1 , . . . , xn ). Montrer que
G(x, x1 , . . . , xn )
d(x, H)2 = .
G(x1 , . . . , xn )
[001532]
Exercice 3285
Diagonaliser très rapidement la matrice 0 1 1
M= 101 ∈ M3 (R).
110
[001533]
Exercice 3286
Montrer que l’endomorphisme de l’espace vectoriel euclidien canonique R3 de matrice dans la base canonique de R3
1 4 1 −8
C=− 7 4 4
9 4 −8 1
est un automorphisme orthogonal. [001534]
Exercice 3287
Soient E un espace vectoriel euclidien et f un endomorphisme de E tel que
∀x ∈ E, k f (x)k ≤ kxk.
1. (a) Soit x ∈ E tel que f ∗ (x) = x. Montrer que k f (x) − xk2 = k f (x)k2 − kxk2 .
(b) En déduire que ker( f ∗ − Id) ⊆ ker( f − Id).
2. Soit h un endomorphisme de E. Montrer que (Im h)⊥ ⊆ ker h∗ .
3. En déduire que les sous-espace vectoriels ker( f − Id) et Im ( f − Id) sont supplémentaires et orthogonaux.
[001535]
Exercice 3288
Soit E un espace euclidien de dimension 3 .
1. Soit (e1 , e2 , e3 ) une base orthonormée de E . Soient x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3 et y = y1 e1 + y2 e2 + y3 e3 deux vecteurs de E .
Calculer hx, yi en fonction des coefficients xi et yi (pour i ∈ {1, 2, 3} ).
2. On considère u ∈ L (E) un endomorphisme auto-adjoint. On note λ1 sa plus petite valeur propre et λ2 sa plus grande valeur
propre. Montrer que l’on a, pour tout x appartenant à E les inégalités :
Exercice 3289
1. Soient E un espace vectoriel euclidien, f ∈ L (E) un endomorphisme symétrique positif. Montrer que si x ∈ E alors ( f (x)|x) ≥
0.
2. Soit M = mi, j i, j ∈ Mn (R) symétrique positive. Montrer que pour tout i = 1, .., n, mii ≥ 0 et tr(M) ≥ 0
3. Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques positives.
(a) Montrer qu’il existe D ∈ Mn (R) diagonale et M ∈ Mn (R) symétrique positive telle que tr(AB) =tr(DM).
(b) En déduire que tr(AB) ≤tr(A)tr(B).
[001537]
Exercice 3290
Soit (E, h, i) un espace euclidien et f ∈ L (E) un endomorphisme autoadjoint. Montrer que les trois propriétés suivantes sont équiva-
lentes :
1. ∀x ∈ E, h f (x), xi ≥ 0.
461
2. Il existe g ∈ L (E) tel que f = g∗ g.
3. Il existe h ∈ L (E) tel que h = h∗ et f = h2 .
[001538]
Exercice 3291
Soit (E, h, i) un espace euclidien et f ∈ L (E) un endomorphisme. Montrer que k f k = k f ∗ k.
[001539]
Exercice 3292
Soit (E, h, i) un espace euclidien (de dimension finie) et f ∈ L (E) un endomorphisme autoadjoint. On note X = {x ∈ E; h f (x), xi ≤ 1}.
Montrer que X est compacte si et seulement si toutes les valeurs propres de f sont strictement positives.
[001540]
Exercice 3294
Soit (E, h, i) un espace euclidien. Soit ϕ ∈ L (E) un endomorphisme antisymétrique c’est-à-dire tel que ϕ ∗ = −ϕ.
1. Montrer que si λ ∈ Sp(ϕ) alors λ = 0. Montrer que (Ker(ϕ))⊥ est stable par ϕ.
2. (a) Montrer que ϕ 2 est symétrique.
(b) Montrer que si x est un vecteur propre associé à une valeur propre µ de ϕ 2 alors Ex = vect{x, ϕ(x)} et Ex⊥ sont laissés
stables par ϕ.
(c) Montrer
que µ> 0. Déterminer une base {e1 , e2 } de Ex telle que la matrice de la restriction de ϕ Ex dans {e1 , e2 } soit
√
0 − µ
√ .
µ 0
3. Montrer que E est somme directe orthogonale de Ker(ϕ) et de plans stables.
[001542]
Exercice 3296
Déterminer la nature des transformations de R3 dont les matrices dans la base canonique sont les suivantes :
1 −2 −2 2 2 −1 0 1 0
1 1
A= −2 1 −2 B = −1 2 2 C= 0 0 −1
3 3
2 2 −1 2 −1 2 −1 0 0
[001544]
Exercice 3297
Diagonaliser dans une base orthonormale (pour le produit scalaire canonique de R3 ) la matrice suivante :
5 −1 2
A = −1 5 2
2 2 2
462
Interpréter géométriquement la transformation de R3 représentée par cette matrice. [001545]
Exercice 3298
Diagonaliser les matrices suivantes dans des bases orthonormées :
√ −1 0 −3i 0
4 i −i 1√ i 2 0√ 0
1 0 3i
A = −i 4 1 B = −i 2 1 −i 2 C=
√ 3i 0 −1 0
i 1 4 0 i 2 1
0 −3i 0 1
[001546]
Exercice 3299
Soit A = (ai j ) 1≤i≤n une matrice symétrique réelle. Montrer que ses valeurs propres λ1 , . . . , λn vérifient
1≤ j≤n
n n
∑ λi = ∑ a2i, j
i=1 i=1
[001547]
Exercice 3300
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base orthogonal d’un espace euclidien E. On dit qu’un endomorphisme f de E conserve l’orthogonalité de
B si et seulement si ( f (e1 ), . . . , f (en )) est une famille orthogonale.
Montrer que f conserve l’orthogonalité de B si et seulement si B est une base de vecteurs propres de t f f .
Montrer que pour tout endomorphisme f de E, il existe une base orthogonale dont f conserve l’orthogonalité. [001548]
1. Soit r un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien E. On dit que r est positif, si toutes ses valeurs propres sont positives.
Montrer que si r est défini positif, il existe un et un seul endomorphisme symétrique s positif tel que s2 = r. On appelle s racine
carrée positive de r.
On dit que r est défini positif si et seulement si toutes ses racines sont strictement positives. Montrer que si r est défini positif,
alors sa racine positive aussi.
2. Soit f un endomorphisme de E. Montrer que t f f est symétrique et positif. Montrer que si en plus f est bijective, t f f est défini
positif.
3. On suppose maintenant que f est une bijection. Soit s la racine carrée positive de t f f . Montrer que u = f ◦ s−1 est une transfor-
mation orthogonale. En déduire que tout endomorphisme bijectif de E peut s mettre sous la forme :
f = u◦s
Exercice 3302
Dans l’espace vectoriel R4 muni de son produit scalaire canonique, on considère l’endomorphisme f dont la matrice dans la base
canonique est :
−1 −4 4 −4
1 −4 5 2 −2
A= (attention au 17 ...)
7 4 2 5 2
−4 −2 2 5
1. Sans calculs, dire pourquoi f est diagonalisable dans une base orthonormée.
2. Montrer que f est orthogonal. En déduire les seules valeurs propres possibles pour f .
3. Sans calculer le polynôme caractéristique de f , déterminer à l’aide de la trace l’ordre de multiplicité des valeurs propres de f .
En déduire le polynôme caractéristique de f .
4. Déterminer l’espace propre E1 associé à la valeur propre 1. En donner une base, puis lui appliquer le procédé de Schmidt pour
obtenir une base orthonormée de E1 .
5. Montrer que l’espace propre E−1 associé à la valeur propre -1 satisfait E−1 = (E1 )⊥ . En utilisant l’équation caractérisant E1 ,
en déduire un vecteur générateur de E−1 .
463
6. Donner une base orthonormée dans laquelle la matrice de f est diagonale. Donner une interprétation géométrique de f .
[001550]
Exercice 3303
A — Soit E un espace vectoriel et u et v deux endomorphismes de E diagonalisables qui commutent (c’est à dire qui satisfont
u ◦ v = v ◦ u). On note λ1 ...λk les valeurs propres de u et E1 ...Ek les espaces propres associés.
1. Montrer que v(Ei ) ⊂ Ei .
2. On note vi = v|E la restriction de v à Ei . Soit P ∈ (x2 + 1)[ X], montrer que P(vi ) = P(v)|E .
i i
3. En déduire que vi est diagonalisable. Soit Bi une base de Ei formée de vecteurs propres de vi .
S
k
Montrer que B = Bi est une base de E formée de vecteurs propres à la fois pour u et pour v.
i=1
4. En déduire que u et v sont diagonalisables dans une même base. Montrer que u − v est diagonalisable.
B — Application : On considère maintenant une matrice A ∈ Mn,n (R), et on lui associe l’endomorphisme wA ∈ End(Mn,n (R)) suivant :
A diagonalisable ⇒ vA diagonalisable
3. Montrer que uA ◦ vA = vA ◦ uA .
4. En déduire que
A diagonalisable ⇒ wA diagonalisable
[001551]
Exercice 3304
Dans un espace euclidien (E, < ·, · >), on considère un vecteur v non nul, un scalaire λ et l’endomorphisme :
E → E
u:
x 7 → x + λ < x, v > v
Exercice 3305
On considère un espace euclidien (E, <>). On dit qu’un endomorphisme u de E est une similitude de E si et seulement si il existe un
réel λ > 0 tel que
u∗ u = λ id
Montrer que les trois assertions suivantes sont équivalentes :
(i) u est une similitude
(ii) u est colinéaire à une transformation orthogonale, c’est à dire
∃α ∈ R \ {0}, ∃v ∈ O(E) / u = αv
464
(iii) u conserve l’orthogonalité, c’est à dire :
Exercice 3306
Dans un espace euclidien E, on considère un vecteur unitaire a, et à un réel k 6= −1 on associe l’endomorphisme uk de E défini par :
Exercice 3307
1. Soient E un espace vectoriel euclidien, f un endomorphisme de E et A = ai j 1≤i, j≤n ∈ Mn (R) la matrice de f dans une base
orthonormale donnée B = (e1 , ..., en ) de E. Pour i, j ∈ {1, ..., n}, exprimer ai j en fonction de f et des vecteurs ei et e j .
2. Soient A = ai j 1≤i, j≤n ∈ On (R) et S = ∑1≤i, j≤n ai j .
(a) Montrer qu’il existe u ∈ E tel que S = (u| f (u)).
(b) En déduire que |S| ≤ n.
[001555]
Exercice 3308
Soient A = ai j 1≤i, j≤n ∈ On (R) et Ai j le cofacteur (i, j) de A. Montrer que det A > 0 si et seulement si ai j et Ai j sont de même signe.
[001556]
Exercice 3309
Que peut-on dire d’une matrice carrée réelle à la fois symétrique et orthogonale ? Déterminer
la nature et les éléments caractéristiques de
1 −2 6 −3
l’endomorphisme de l’espace vectoriel euclidien canonique R3 de matrice A = 7 6 3 2 dans la base canonique de R3 . [001557]
−3 2 6
Exercice 3310
Quelles sont les isométries vectorielles d’un espace vectoriel euclidien qui sont diagonalisables. [001558]
Exercice 3311
Soient E un espace vectoriel euclidien et f un endomorphisme de E tel que
∀x ∈ E, k f (x)k ≤ kxk.
1. (a) Soit x ∈ E tel que f ∗ (x) = x. Montrer que k f (x) − xk2 = k f (x)k2 − kxk2 .
(b) En déduire que ker( f ∗ − Id) ⊆ ker( f − Id).
2. Soit h un endomorphisme de E. Montrer que (Im h)⊥ ⊆ ker h∗ .
3. En déduire que les sous-espace vectoriels ker( f − Id) et Im ( f − Id) sont supplémentaires et orthogonaux.
[001559]
Exercice 3312
1
1
Déterminer une matrice diagonale D ∈ M2 (R) et une matrice orthogonale U ∈ O2 (R) telles que UDU −1 = 1
2
. [001560]
2 1
465
Exercice 3313
Soit (E, h, i) un espace euclidien et u ∈ L (E). Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
i) u∗ = u−1 .
ii) ∀x ∈ E, ku(x)k = kxk.
iii) ∀x, y ∈ E, hu(x), u(y)i = hx, yi.
iv) L’image par u d’une base orthonormée de E est une base orthonormée de E.
v) L’image par u de toute base orthonormée de E est une base orthonormée de E. [001561]
Exercice 3314
Soit (E, h, i) un espace euclidien et ϕ ∈ O(E). Soit F un sous-espace vectoriel de E. Montrer que si ϕ(F) ⊂ F alors ϕ(F ⊥ ) ⊂ F ⊥ .
A-t-on égalité ? [001562]
Exercice 3315
Soit (E, h, i) un espace euclidien de dimension 3 et u ∈ O − (E). On pose F = Ker(u + id).
1. Montrer que F 6= {0}. Montrer que F et f ⊥ sont stables par u. Pour quelle raison dim(F) 6= 2?
2. On suppose E 6= F. Montrer que la restriction de u à F ⊥ est une rotation.
3. En déduire qu’il existe θ ∈ R et une base ε de E tels que :
cos(θ ) sin(θ ) 0
Mat(u, ε) = − sin(θ ) cos(θ ) 0 .
0 0 −1
[001563]
Exercice 3316
√ √
√0 −2 2 2 2 0
√
1 2 −√
Soit (E, h, i) un espace euclidien de dimension 4 et ε = {e1 , · · · , e4 } une base orthonormée de E. Soit A la matrice A = √2 1 1
4 −2 2 √1 √1 6
0 6 6 2
et u ∈ L (E) l’endomorphisme déterminé par Mat(u, ε) = A.
1. Montrer que u ∈ O + (E).
2. Montrer que l’espace vectoriel F engendré par e1 et u(e1 ) est stable par u. Montrer que la restriction de u à F est une rotation.
3. Montrer que F ⊥ est stable par u et est engendré par e4 et u(e4 ). La restriction de u à F ⊥ est-elle une rotation ?
[001564]
Exercice 3317
n
Soit A = (ai, j ) ∈ O(n, R). Montrer pour tout j ∈ {1, · · · , n} l’égalité : ∑ a2i, j = 1. En déduire que si A est triangulaire supérieure elle
i=1
est diagonale. [001565]
Exercice 3318
Soit (E, h, i) un espace euclidien et u ∈ O(E). On pose v = id − u.
1. Montrer que Ker(v) = Im(v)⊥ .
1 n−1 p
2. Montrer que lim u (x) est la projeté orthogonal de x sur Ker(v).
n→∞ n ∑
p=0
[001566]
Exercice 3319
Soit (E, h, i) un espace euclidien et s ∈ L (E) telle que s2 = id.
1. Montrer que E = Ker(s − Id) ⊕ Ker(s + Id).
466
2. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
i) s ∈ O(E).
ii) Ker(s − Id) ⊥ Ker(s + Id).
iii) s = s∗ .
3. On note désormais sF l’unique symétrie s ∈ O(E) telle que F = Ker(s + Id). Montrer que pour tout u ∈ O(E) on a : usF u−1 =
su(F) .
4. Montrer que si f est une application de E dans lui-même laissant stables toutes les droites vectorielles (c’est à dire que pour
tout x ∈ E il existe λx ∈ R tel que f (x) = λx x) alors f est linéaire.
5. En déduire que Z(O(E)) = {id, −id} et que si n ≥ 3 alors Z(O + (E)) = {id, −id} ∩ O + (E). (on pourra appliquer 3.) dans le
cas où F est une droite ou un plan.)
6. Que se passe-t-il lorsque n = 1 et n = 2?
[001567]
Exercice 3320
Soit E un espace euclidien et u ∈ O(E) telle que ker(u − id) 6= E. Soit x ∈ E tel que u(x) 6= x. On pose y = u(x). Alors on sait qu’il
existe une unique réflexion r telle que r(y) = x.
1. Montrer que ker(u − id) ⊂ ker(r − id).
2. Montrer que dim ker(r ◦ u − id) > dim ker(u − id).
3. Montrer par récurrence que toute isométrie vectorielle est la composée de réflexions.
[001568]
Exercice 3321
Soit A = (ai, j ) ∈ On (R). Montrer que ∀(i, j) ai, j ≤ 1 et que ∑i, j ai, j ≤ n. [001569]
Exercice 3322
Soit E euclidien, n ∈ N∗ , (x1 , ..., xn , y1 , ..., yn ) ∈ E 2n tels que :
∀(i, j) ∈ {1, ..., n}2 , xi |x j = yi |y j .
[001570]
Exercice 3324
On considère l’application u suivante :
Rn [X] → Rn [X]
u :
P 7 → P0
467
Calculer t u(α) lorsque :
Z 1
α : P 7→ P(0) α : P 7→ P(t)dt
0
[001520]
Exercice 3325
On appelle trace d’une matrice A, et on note tr(A), la somme de ses coefficients diagonaux.
Mn (K) → K
1. Montrer que l’application A 7→ tr(A)
est une forme linéaire sur Mn (K).
2. Montrer que : ∀(A, B) ∈ (Mn (K))2 , tr(AB) = tr(BA). En déduire que deux matrices semblables ont même trace.
3. Existe-t-il deux matrices A et B de Mn (K) telles que AB − BA = I ?
[001521]
Exercice 3326
Soient E et F deux espaces vectoriels et soit f ∈ L (E, F). Montrer que (Im f )⊥ = Kert f .
En déduire que f est surjective si et seulement si t f est injective.
Lorsque E et F sont de dimension finies, montrer que rg( f ) = rg(t f ). En déduire que pour toute matrice A ∈ Mm,n (K) on a rg(A) =
rg(t (A)). [001522]
Exercice 3327
∗
Soit f ∈ End(R3 ) tel que f 2 = 0. Montrer qu’il existe α ∈ (R3 ) et v ∈ R3 tels que
∀x ∈ R3 f (x) = α(x) v.
Exercice 3328
On considère un espace euclidien (E, <>). On rappelle que l’adjoint u∗ d’un endomorphisme u est l’endomorphisme caractérisé par :
On dit qu’un endomorphisme u de E est une similitude de E si et seulement si u est la composée d’une homotétie et d’une isométrie,
c’est à dire si et seulement si :
∃α ∈ R \ {0}, ∃v ∈ O(E) / u = αv.
1. Redémontrer l’équivalence entre les trois caractérisations suivantes des isométries :
468
(e) En déduire que l’application x 7→ λx est constante. Conclure.
[001524]
Exercice 3332 f 7→ p ◦ f ◦ p
Soit p ∈ L (E) une projection et Φ : L (E) → L (E), f 7→ p ◦ f ◦ p.
Déterminer les éléments propres de Φ.
Correction H [003570]
Exercice 3333 f 7→ u ◦ f et f 7→ f ◦ u
Soit E un K-ev de dimension finie et u ∈ L (E) diagonalisable.
On considère les applicationsL (E) → L (E) ϕ : f 7→ u ◦ f ψ : f 7→ f ◦ u
1. Montrer que ϕ et ψ sont diagonalisables.
2. Montrer que ϕ − ψ est diagonalisable.
[003571]
Exercice 3334 u ◦ v − v ◦ u = id
Soient u, v deux endomorphisme d’un espace vectoriel E non nul tels que u ◦ v − v ◦ u = idE .
1. Simplifier uk ◦ v − v ◦ uk pour k ∈ N puis P(u) ◦ v − v ◦ P(u) pour P ∈ K[X].
2. Montrer que u et v n’ont pas de polynômes minimaux.
Correction H [003572]
2 (p ◦ u + u ◦ p)
1
Exercice 3337 (Mines MP 2003)
Soit E un espace vectoriel de dimension n finie, p un projecteur de rang r et ϕ : L (E) → L (E), u 7→ 21 (p ◦ u + u ◦ p).
1. Est-ce que ϕ est diagonalisable ?
469
2. Déterminer les valeurs propres de ϕ et les dimensions des sous-espaces propres.
Correction H [003575]
Correction H [003629]
470
Étudier la liberté de ( fa , fb , fc , ϕ).
Correction H [003631]
Exercice 3349 (P(X), . . . , P(X + n)) est une base des polynômes
Soit E = Kn [X], Q ∈ E de degré n et Qi = Q(X + i) (0 ≤ i ≤ n).
1. Montrer que (Q, Q0 , Q00 , . . . , Q(n) ) est libre.
2. Montrer que toute forme linéaire sur E peut se mettre sous la forme :
f : P 7→ α0 P(0) + α1 P0 (0) + · · · + αn P(n) (0).
3. Soit f ∈ E ∗ telle que f (Q0 ) = · · · = f (Qn ) = 0. Montrer que f = 0.
(considérer le polynôme P = α0 Q + · · · + αn Q(n) )
4. Montrer que (Q0 , . . . , Qn ) est une base de E.
[003635]
471
2. Soient A = (0, 0), B = (1, 0), C = (0, 1). Montrer que les formes linéaires f 7→ f (A), f 7→ f (B), f 7→ f (C) constituent une base
de E1∗ .
3. Chercher de même une base de E2∗ .
RR f (A)+ f (B)+ f (C)
4. Soit T le triangle plein ABC et f ∈ E1 . Montrer que T f (x, y) dxdy = 6 .
5. Chercher une formule analogue pour f ∈ E2 .
Correction H [003639]
472
Exercice 3361 p formes linéaires
Soit E un K-ev. On suppose qu’il existe p formes linéaires f1 , . . . , f p telles que :
Exercice 3368
1. Montrer que les transformations géométriques qui conservent globalement un rectangle forment un groupe. Faire l’étude de ce
groupe.
473
2. Étudier le groupe Z/4Z.
3. Montrer qu’il n’existe que deux sortes de groupes à quatre éléments.
[001305]
Exercice 3369
Exercice 3371
Soient les quatre fonctions de R∗ dans R∗
1 1
f1 (x) = x f2 (x) = f3 (x) = −x f4 (x) = −
x x
Montre que G = { f1 , f2 , f3 , f4 } est un groupe pour la loi ◦. [001308]
Exercice 3372
Montrer qu’il existe une seule table possible pour un groupe d’ordre 3. Est-ce vrai pour 4 ? [001309]
Exercice 3373
Montrer que si X contient au moins trois éléments alors σ (X) n’est pas abélien. [001310]
Exercice 3374
Les ensembles suivants, pour les lois considérées, sont-ils des groupes ?
x+y
1. ] − 1, 1[ muni de la loi définie par x ? y = 1+xy ;
2. {z ∈ C : |z| = 2} pour la multiplication usuelle ;
3. R+ pour la multiplication usuelle ;
4. {x ∈ R 7→ ax + b : a ∈ R \ {0} , b ∈ R} pour la loi de composition des applications.
Correction H [001311]
Exercice 3375
Soit K = {Id, f1 , f2 , f3 } où f1 , f2 , et f3 sont les permutations de E = {1, 2, 3, 4} définies par
f1 = 12 21 34 43 , f2 = 13 24 31 42 , f3 = 14 23 32 41 .
Exercice 3376
474
Soit l’ensemble
x x
J = ∈ M2 (R) : x ∈ R \ {0} .
x x
Montrer que, muni de la multiplication usuelle des matrices, J est un groupe abélien. [001313]
Exercice 3377
Pour la multiplication usuelles des matrices carrées, les ensembles suivants sont-ils des groupes :
GL(2, R) ∩ M2 (Z), {M ∈ M2 (Z) : det M = 1} ?
Correction H [001314]
Exercice 3378
Soit G un ensemble muni d’une loi de composition interne associative, admettant un élément neutre à droite et tel que chaque élément
de G admette un symétrique à droite. Montrer que G est un groupe. [001315]
Exercice 3379
Soient (G, .) un groupe et a, b ∈ G. On suppose que
(1) : ab2 = b3 a et (2) : ba2 = a3 b.
1. Montrer, en utilisant seulement (1), que a2 b8 a−2 = b18 puis que a3 b8 a−3 = b27 .
2. En déduire, en utilisant (2), que a3 b8 a−3 = b18 et enfin que a = b = 1.
[001316]
Exercice 3380
1. L’ensemble R \ {−1} muni de la loi ? définie par ∀a, b ∈ R, a ? b = a + b + ab est-il un groupe ?
2. L’ensemble E = {−1, 1, i, −i} ⊆ C muni de la loi usuelle de multiplication dans C est-il un groupe ?
3. L’ensemble E = a0 00 : a ∈ R \ {0} muni de la loi de multiplication usuelle des matrices de M2 (R) est-il un groupe ?
4. L’ensemble S2 (R) des matrices symétriques réelles d’ordre 2 muni de la loi de multiplication usuelle des matrices de M2 (R)
est-il un groupe ?
[001317]
Exercice 3381
Soient (G, ?) et (H, 4) deux groupes. On définit sur G × H la loi ♥ par (x, y)♥(x0 , y0 ) = (x ? x0 , y4y0 ).
1. Montrer que (G × H, ♥) est un groupe.
2. Si G est de cardinal 2, dresser la table de G × G et la reconnaître parmi les exemples des exercices précédents.
[001318]
Exercice 3382
Montrer que si H et K sont des sous-groupes de G alors H ∩ K est un sous-groupe de G. Est-ce vrai pour H ∪ K ? [001319]
Exercice 3383
Si G est un groupe, on appelle centre de G et on note Z(G) l’ensemble {x ∈ G/∀y ∈ G, xy = yx}.
1. Montrer que Z(G) est un sous-groupe de G.
2. Montrer que G est commutatif ssi Z(G) = G.
3. Calculer Z(σ3 ).
[001320]
Exercice 3384
On nomme Mn (Z) l’ensemble des matrices de taille n × n à coefficients entiers relatifs.
- Soit M ∈ Mn (Z). Montrer que pour que M admette un inverse élément de Mn (Z) il faut et il suffit que det(M) ∈ {−1, 1}.
- Démontrer que Gln (Z) = {M ∈ Mn (Z) ; det(M) ∈ {−1, 1}} est un sous-groupe de Gln (R). [001321]
Exercice 3385
475
a c
1. L’ensemble des matrices avec a, b, c, d ∈ R tels que ad − bc 6= 0 et a2 − b2 − c2 − d 2 ≤ 1 est il un sous-groupe de
b d
Gl2 (R) ?
a b
2. L’ensemble des matrices avec a ∈ R∗ et b ∈ R est-il un sous groupe de Gl2 (R) ?
0 a−1
a c
3. Existe-t-il une valeur M ∈ R telle que l’ensemble des matrices avec a, b, c, d ∈ R tels que ad − bc 6= 0 et a ≤ M forme
b d
un sous-groupe de Gl2 (R) ?
Correction H [001322]
Exercice 3386
Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. Montrer que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊂ K ou K ⊂ H.
Correction H [001323]
Exercice 3387
Déterminer le sous-groupe de Z engendré par les entiers 24, 36 et −54. [001324]
Exercice 3388
2iπ
Les questions sont indépendantes. Soit j le nombre complexe e 3 .
1. Déterminer le sous-goupe du groupe additif C engendré par i et j.
2. Déterminer le sous-goupe du groupe multiplicatif C∗ engendré par i et j.
[001325]
Exercice 3389
Soit G un groupe engendré par a et b. Montrer que < a > ∩ < b >⊆ Z(G) où Z(G) désigne le centre de G.
Correction H [001326]
Exercice 3390
Soit G un sous-groupe de (R, +) avec G 6= {0}.
1. Montrer l’existence de α = inf(G ∩ R+∗ ).
2. Si α > 0 montrer que G = αZ.
3. Si α = 0 montrer que G est dense dans R.
[001327]
Exercice 3391
Soit G un groupe. Montrer que l’ensemble Aut(G) des automorphismes de G est un groupe pour la loi de composition. Soit H un
sous-groupe de Aut(G), et π : G → ℘(G) définie par : π(x) = { f (x)| f ∈ H}. Montrer que π(G) est une partition de G. [001328]
Exercice 3392
Soit E un ensemble muni d’une loi interne ?. On appelle translation à droite (resp. à gauche) par a ∈ E, l’application da (resp. ga ) de E
dans E définie par da (x) = a ? x (resp. ga (x) = x ? a).
1. Montrer que dans un groupe les translations à droite et à gauche sont des bijections.
2. Réciproquement, si la loi ? de E est associative, et que les translations à droite et à gauche sont des bijections, on va montrer
que (E, ?) est un groupe.
(a) Montrer que pour tout x ∈ E, il existe un unique élément ex ∈ E (resp. fx ∈ E) tel que ex ? x = x (resp. x ? fx = x).
(b) Si x, y ∈ E, montrer que ex = ey (noté e dorénavant) et fx = fy (noté f dorénavant).
(c) Montrer que e = f (noté e dorénavant).
(d) Montrer que pour tout x ∈ E, il existe un unique élément x̄ ∈ E (resp. x̄¯ ∈ E) tel que x̄ ? x = e (resp. x ? x̄¯ = e).
(e) Montrer que x̄ = x̄¯.
(f) Conclure.
[001329]
Exercice 3393
476
Si K est un sous-groupe de H et H un sous-groupe de G, montrer que K est un sous-groupe de G. [001330]
Exercice 3394
1. Soit (G, .) un groupe. Montrer l’équivalence de :
i) G est abélien.
ii) Pour tout a, b ∈ G, on a : (ab)2 = a2 b2 .
iii) Pour tout a, b ∈ G, on a : (ab)−1 = a−1 b−1 .
iv) L’application f de G dans G définie par f (x) = x−1 est un automorphisme.
2. En déduire que si pour tout x ∈ G, x2 = e, alors G est abélien.
[001331]
Exercice 3395
1. Les ensembles N, Z, R, R+ , R∗+ , C, C∗ munis des lois + ou × sont-ils des groupes ? Quand c’est le cas, chercher des sous-
groupes non triviaux.
2. {x ∈ R 7→ ax + b : a ∈ R \ {0} , b ∈ R} muni de la loi de composition des applications est-il un groupe ?
[001332]
Exercice 3396
Quel est le plus petit sous-groupe de (R, +) (resp. de (R∗ , ×)) contenant 1 ? Contenant 2 ? [001333]
Exercice 3397
Soit λ ∈ C fixé. Montrer que Sλ = {exp(iλt) : t ∈ R} est un sous-groupe de (C, ×). Pour quelles valeurs de λ retrouve-t-on des sous-
groupes bien connus ? A quoi ressemblent les courbes Sλ ? Que peut-on dire, en terme de morphisme, de l’application t 7→ exp(iλt) ?
[001334]
Exercice 3398
Décrire tous les homomorphismes de groupes de Z dans Z. Déterminer ceux qui sont injectifs et ceux qui sont surjectifs.
Correction H [001343]
Exercice 3399
a −b
Pour tout couple (a, b) de R2 , on pose la matrice Ma,b = b a
. Soit S = Ma,b : (a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)} . Soit l’application f : S →
R, Ma,b 7→ a2 + b2 .
1. Montrer que S est un groupe pour la loi usuelle de multiplication des matrices carrées.
2. Montrer que f est un morphisme du groupe (S , ×) dans le groupe multiplicatif R \ {(0, 0)}.
[001344]
Exercice 3400
Soit f : R → C∗ l’application qui à tout x ∈ R associe eix ∈ C∗ . Montrer que f est un homomorphisme de groupes. Calculer son noyau
et son image. f est-elle injective ?
Correction H [001345]
Exercice 3401
Traduire en termes d’homomorphisme de groupes les propriétés traditionnelles suivantes :
1. ln(xy) = ln x + ln y ;
2. det(MM 0 ) = det(M) det(M 0 ) ;
3. |zz0 | = |z||z0 | ;
1 1 1
4. (xy) 2 = x 2 y 2 ;
0 0
5. ez+z = ez ez ;
6. z + z0 = z + z0 .
477
[001346]
Exercice 3402
Pour tout couple (a, b) de R2 , on pose Ma,b = ab −b
a
, S = Ma,b : (a, b) ∈ R2 et S ∗ = S \ M0,0 . Soit l’application f : S →
C, Ma,b 7→ a + ib.
1. (a) Montrer que S est un sous-groupe du groupe additif usuel M2 (R).
(b) Montrer que S ∗ est un sous-groupe multiplicatif de GL2 (R).
2. Montrer que f est un isomorphisme du groupe (S , +) sur le groupe additif C.
3. (a) Montrer que f définit un homomorphisme du groupe (S ∗ , ×) sur le groupe multiplicatif C∗ .
(b) Déterminer le noyau et l’image de cet homomorphisme.
4. Montrer que Ω = Ma,b : (a, b) ∈ R2 , a2 + b2 = 1 est un sous-groupe distingué du groupe multiplicatif S ∗ .
[001347]
Exercice 3403
Soit G un groupe. Montrer que l’application x → x−1 est un morphisme si et seulement si G est commutatif. On suppose G fini ; soit φ
un morphisme involutif de G dont le seul point fixe est e, montrer que :
∀z ∈ G, ∃t ∈ G, z = t(φ (t))−1 .
En déduire φ puis que G est commutatif. [001348]
Exercice 3404
Montrer que les groupes (R, +) et (R∗+ , ×) sont isomorphes. [001349]
Exercice 3405
Montrer que U2 × U3 est isomorphe à U6 . Est-ce que U2 × U2 est isomorphe est U4 ? Pouvez-vous conjecturer à quelle condition
Un × Um est isomorphe à Unm ? [001350]
Exercice 3406
Soit G un groupe.
1. Montrer que l’ensemble des automorphismes de G muni de la loi de composition des applications est un groupe. Ce groupe est
noté Aut (G).
2. Vérifier que l’application φ : G → Aut (G) qui associe à g ∈ G l’application φg : G → G, x 7→ gxg−1 est un morphisme de
groupes. Déterminer son noyau Z(G), dit centre de G.
3. Déterminer Aut (Q) et Aut (Z).
[001351]
Exercice 3407
Soit (G, .) un groupe. On appelle conjugaison par a ∈ G, l’application fa de G dans G définie par fa (x) = a.x.a−1 .
1. Montrer que fa est un automorphisme de G.
2. Soit Γ = { fa : a ∈ G}. Montrer que (Γ, ◦) est un groupe.
3. Soit Φ : G → Γ, a 7→ fa . Vérifier que Φ est un morphisme. Est-il injectif ? (indication : préciser ce morphisme lorsque G est
abélien).
[001352]
Exercice 3408
1. Les sous-groupes (Q, +) et (Z, +) sont-ils isomorphes ?
2. Les sous-groupes (Q, +) et (Q \ {0} , ×) sont-ils isomorphes ?
[001353]
Exercice 3409
Montrer que les groupes multiplicatifs R \ {0} et C \ {0} ne sont pas isomorphes.
Correction H [001354]
Exercice 3410
478
1. On suppose que ϕ est un isomorphisme de (G, ∗) sur (G0 , ). Si e est l’élément neutre de G, que peut-on dire de ϕ(e) ? Si x0 est
l’inverse de x dans G, que peut-on dire de ϕ(x0 ) ? Si G est d’ordre n, que peut-on dire de l’ordre de G0 ?
2. Pouvez-vous citer des exemples de groupes ? de groupes isomorphes ?
3. Si (G, ∗) est un groupe fini et si on établit la table de la loi ∗, peut-on rencontrer deux fois le même élément dans la même ligne,
dans la même colonne ? Établir les tables de composition possibles pour des groupes à 2, 3, 4 éléments. Pouvez-vous donner
des exemples de groupes correspondant à ces tables. Retrouver éventuellement des groupes isomorphes.
[001385]
Exercice 3411
Soient p un nombre premier et G un groupe d’ordre p. Montrer que G est cyclique et donner la liste des générateurs de G.
Correction H [001386]
Exercice 3412
Soit G un groupe d’ordre pn avec p premier.
1. On considère deux sous-groupes H et H 0 de G d’ordre p avec H 6= H 0 . Montrer que H ∩ H 0 = {e}.
2. En déduire que le nombre d’éléments d’ordre p dans G est un multiple de p − 1.
Correction H [001387]
Exercice 3413
Déterminer (à isomorphisme près) tous les groupes d’ordre 4. [001388]
Exercice 3414
1. Soit G un groupe dans lequel tout élément (distinct de l’élément neutre) est d’ordre 2. Montrer que G est commutatif.
2. Soit G un groupe d’ordre pair. Montrer que G contient au moins un élément d’ordre 2.
Correction H [001389]
Exercice 3415
Montrer que tout morphisme de groupes de Q dans un groupe fini G est trivial. [001390]
Exercice 3416
Soit G un groupe et H une partie finie non vide de G. On suppose que H est stable pour la loi de G. Montrer H est un sous-groupe de
G. [001391]
Exercice 3417
Soit G un groupe fini de cardinal 2n (n ≥ 2), possédant 2 sous-groupe H et H 0 tels que :
Card(H) = Card(H 0 ) = n
et
H ∩ H 0 = {e}.
1. Montrer que G − (H ∪ H 0 ) est un singleton, noté {a}.
2. Soit h ∈ H − {e}, montrer que hH 0 ⊂ {h, a}, en déduire que hH 0 = {h, a} puis que n = 2.
3. On écrit G = {a, e, h, h0 }, donner la table de G (puis un exemple d’un tel groupe).
[001392]
Exercice 3418
Soit G l’ensemble des matrices d’ordre 2 inversibles.
1. Montrer que G est un groupe pour le produit matriciel. Est-il commutatif ?
2. Montrer que si A ∈ G, B ∈ G vérifient A2 = B2 = ABAB = I, alors A = A−1 , B = B−1 et AB = BA.
3. Trouver deux éléments de G vérifiant A2 = B2 = I et AB 6= BA.
[002438]
Exercice 3419
479
Soit G l’ensemble des matrices de la forme
1 x
, x ∈ R.
0 1
Montrer que c’est un groupe multiplicatif isomorphe au groupe additif réel. [002439]
Exercice 3420
Soit G le groupe multiplicatif des matrices complexes d’ordre n. Parmi les sous-ensembles suivants de G, lesquels sont des sous-
groupes ?
— les matrices à coefficients réels ;
— les matrices inversibles ;
— les matrices réelles inversibles à coefficients positifs ;
— les matrices diagonales inversibles ;
— les matrices vérifiant ai,i 6= 0, ∀i, et triangulaires supérieures (ai, j = 0 si i > j).
— les matrices vérifiant ai, j = a j,i , ∀i, j.
[002440]
Exercice 3421
On munit l’ensemble G = {a, b, c, d} d’une loi de composition interne dont la table de Pythagore est
? a b c d
a c a c a
b a d c b
c c c c c
d a b c d
Exercice 3422
On définit une permutation σ de l’ensemble {1, 2, . . . , 15} par la suite finie des entiers σ (1), σ (2), . . . , σ (15). Par exemple
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
σ1 =
2 7 1 14 3 12 8 9 6 15 13 4 10 5 11
Exercice 3423
480
1. Montrer que les ensembles G suivants, munis des lois ? données, sont des groupes. Préciser quel est l’élément neutre de G et
quel est l’inverse d’un élément quelconque x ∈ G.
(a) G = Z, ? = l’addition des nombres ;
(b) G = Q∗ (ensemble des rationnels non nuls), ? =la multiplication des nombres ;
(c) G = Q+∗ (ensemble des rationnels strictement positifs), ? = la multiplication des nombres ;
(d) G = R, ? = l’addition des nombres ;
(e) G = R+∗ , ? = la multiplication des nombres ;
(f) G = C, ? = l’addition des nombres ;
(g) G = C∗ , ? = la multiplication des nombres ;
(h) G = {z ∈ C, |z| = 1}, ? = la multiplication des nombres ;
2πk
(i) G = {ei n , k = 0, 1, . . . , n − 1}, ? = la multiplication des nombres (n est un entier fixé) ;
(j) G = l’ensemble des bijections d’un ensemble non vide E, ? = la composition des applications ;
(k) G = l’ensemble des isométries de l’espace euclidien R3 (muni du produit scalaire standard), ? = la composition des
applications ;
(l) G = l’ensemble des isométries du plan euclidien R2 (muni du produit scalaire standard) qui préservent une figure donnée,
? = la composition des applications.
2. Donner un morphisme de groupes entre (R, +) et (R+∗ , ·) ;
3. Donner un morphisme de groupes entre (R+∗ , ·) et (R, +) ;
4. Donner un morphisme de groupes surjectif entre (C, +) et (C∗ , ·) ;
[002729]
Exercice 3424
Dire pour quelle(s) raison(s) les opérations ? suivantes ne munissent pas les ensembles G donnés d’une structure de groupe ?
(a) G = N, ? = l’addition des nombres ;
(b) G = N∗ , ? = la multiplication des nombres ;
(c) G = R, ? = la multiplication des nombres ;
[002730]
481
Correction H [002966]
∀ a, b ∈ G, ∃ x, y ∈ G tq a = x · b = b · y.
482
Soit G un groupe additif, et H, K, L trois sous-groupes de G vérifiant : H ⊂ K, H ∩ L = K ∩ L, H + L = K + L. Démontrer que H = K.
[002975]
Exercice 3439
Soit H un groupe abélien. Un élément x ∈ H est dit d’ordre fini lorsque il existe n ∈ N tel que la somme x + ... + x (n-fois) soit égale à
0. Montrer que l’ensemble des éléments d’ordre fini de H est un sous-groupe abélien de H.
Correction H [001336]
Exercice 3440
Soit G un groupe, e son élément neutre. Un élément g de G est dit d’ordre n ∈ N si gn = e et gk 6= e pour tout entier k < n. g est dit
d’ordre fini si il est d’ordre n pour un n quelconque.
1. Montrer que Gl2 (R) contient des éléments d’ordre 2 et des éléments qui ne sont pas d’ordre fini.
2. Soit ϕ un homomorphisme de G à valeurs dans H et g un élément de G d’ordre n. Montrer que :
- ϕ(g) est d’ordre fini inférieur ou égal à n.
- Si ϕ est injectif, l’ordre de ϕ(g) est égal à n.
3. Montrer que si G n’a qu’un nombre fini d’éléments, tous ses éléments ont un ordre fini.
Correction H [001337]
Exercice 3441
Soit le groupe G = Z/12Z.
483
1. Déterminer le sous-groupe H de G engendré par 6 et 8 et déterminer son ordre.
2. Caractériser les générateurs de G.
3. Quel est l’ordre de l’élément 9 ?
[001338]
Exercice 3442
Soient E un espace vectoriel réel de dimension 2 et (e1 , e2 ) une base de E. On considère les endomorphismes de E définis par
s(e1 ) = e1 , s(e2 ) = −e2 ,
r(e1 ) = e2 , r(e2 ) = −e1 .
1. Montrer que r et s sont des automorphismes du R-espace vectoriel E.
2. Déterminer l’ordre de s et l’ordre de r.
3. (a) Montrer que sr = −rs.
(b) En déduire que G := {IdE , s, r, sr, −IdE , −s, −r, −s} est un sous-groupe du groupe linéaire de E.
(c) Montrer que G est le sous-groupe du groupe linéaire GL(E) engendré par s et t.
[001339]
Exercice 3443
Soient G un groupe et x ∈ G un élément d’ordre n. Quel est l’ordre de x2 ?
Correction H [001340]
Exercice 3444
1. Soient G un groupe et x, y ∈ G des éléments qui commutent et d’ordres respectifs m et n premiers entre eux. Montrer que xy est
d’ordre mn. Montrer que l’hypothèse m et n premiers entre eux est indispensable.
2. Montrer que A := 01 −1 0 1
0 et B := −1 −1 sont des éléments de GL(2, R) d’ordres finis et que AB n’est pas d’ordre fini.
Correction H [001341]
Exercice 3445
Le groupe (Q, +) est-il monogène ?
Correction H [001342]
484
119 203.03 Morphisme, isomorphisme
Exercice 3450 Groupe des automorphismes
Soit G un groupe multiplicatif. On note Aut(G) l’ensemble des isomorphismes φ : G → G.
1. Montrer que Aut(G) est un groupe pour la loi ◦.
2. Déterminer Aut(Z).
3. Pour a ∈ G on note φa : G → G, x 7→ axa−1
Montrer que φa ∈ Aut(G), et que l’application a 7→ φa est un morphisme de groupes.
[002977]
Exercice 3455
Soient les ensembles
x 0 x x
L= ∈ M2 (R) : x ∈ R et M = ∈ M2 (R) : x ∈ R
0 0 −x −x
Étudier si, munis des lois usuelles, L et M sont des anneaux, des corps. [001356]
Exercice 3456
1. Soit D = { f ∈ R[X] : f 0 (0) = 0} . Montrer que D n’est pas un idéal de l’anneau R[X] et que c’est un sous-anneau de l’anneau
R[X].
2. Soit E = { f ∈ R[X] : f (0) = f 0 (0) = 0}. Montrer que D n’est pas un sous-anneau de l’anneau R[X] et que c’est un idéal de
l’anneau R[X] dont on donnera un générateur.
485
[001357]
Exercice 3457
On définit sur R les deux lois ⊕ et ⊗ par x ⊕ y = x + y − 1 et x ⊗ y = x + y − xy. Montrer que (R, ⊕, ⊗) est un corps. [001358]
Exercice 3458
Soit (G, +) un groupe commutatif. On note End(G) l’ensemble des endomorphismes de G sur lequel on définit la loi + par f + g : G →
G, x 7→ f (x) + g(x).
Montrer que (End(G), +, ◦) est un anneau. [001359]
Exercice 3459
Soit (A, +, ×) un anneau. On dit que x ∈ A est nilpotent ssi il existe n ∈ N tel que xn = 0.
1. Montrer que si x est nilpotent alors 1 − x est inversible.
2. Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors xy et x + y sont nilpotents.
3. Un corps admet-il des éléments nilpotents ?
[001360]
Exercice 3460
Soit (A, +, ×) un anneau.
On appelle centre de A l’ensemble C = {x ∈ A/∀y ∈ A, xy = yx}.
Montrer que C est un sous-anneau de A. [001361]
Exercice 3461
Soient A et B deux anneaux. On définit sur A × B les lois
(x, y) + (x0 , y0 ) = (x + x0 , y + y0 )
Exercice 3462
Montrer que si A1 , . . . , An sont des sous-anneaux de A alors A1 ∩ . . . ∩ An est un sous-anneau de A. [001363]
Exercice 3463
Soit Z[i] = a + ib, (a, b) ∈ Z2 .
1. Montrer que Z[i] est un anneau commutatif pour les lois usuelles de C.
2. Déterminer les inversibles de Z[i].
[001364]
Exercice 3464
Soit A un anneau commutatif. On dit que a ∈ A est nilpotent s’il existe n ∈ N∗ tel que an = 0. On pose N (A) = {a ∈ A : a est nilpotent} .
1. Dans cette question, A = Z/72Z. Montrer que 6 ∈ N (A) puis que N (A) = λ 6 : λ ∈ Z .
2. Que peut-on dire de N (A) si A est intègre ?
3. Montrer que N (A) est un idéal de A
[001365]
486
2. On considère l’application
f : R[X] → A, P 7→ (P(0), P0 (0)).
(a) Montrer que f est un homomorphisme d’anneaux.
(b) f est-il surjectif ?
(c) Déterminer le noyau de f .
[001366]
1. Montrer que k est inversible dans l’anneau Z/nZ si et seulement si les entiers k et n sont premiers entre eux.
2. On pose n = 10 et soit G le groupe des éléments inversibles de Z/nZ.
(a) Donner la liste des éléments de G.
(b) Quel est l’ordre de 3 ? G est-il cyclique ?
[001369]
Exercice 3469
Montrer que Z/nZ est un anneau principal. [001372]
Exercice 3470
Soit A un anneau fini commutatif intègre (i.e. xy = 0 ⇒ x = 0 ou y = 0). Montrer que c’est un corps, i.e. que tout élément non nul est
inversible. [001373]
Exercice 3471
Soit A un anneau, on dit que x ∈ A est nilpotent si ∃n ∈ N tel que xn = 0.
1. Montrer que si x est nilpotent alors (1 − x) est inversible.
2. Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent alors xy et x + y sont nilpotents.
3. Un corps admet-il des éléments nilpotents ?
[001374]
487
(
∀ X ∈ I, ∀ Y ⊂ X, on a Y ∈ I
2. Soit I un idéal de A. Montrer que :
∀ X,Y ∈ I, on a X ∪Y ∈ I.
3. En déduire que I = P(E 0 ) avec E 0 ⊂ E.
4. Étudier la réciproque.
5. Si E est infini, montrer que I = {parties finies de E} est un idéal qui n’est pas de la forme P(E 0 ).
[003005]
Exercice 3479 1 − ab et 1 − ba
Soit A un anneau et a, b ∈ A. Montrer que 1 − ab ∈ A∗ ⇔ 1 − ba ∈ A∗ .
Correction H [003012]
488
√
1. Montrer que I est un idéal de A.
p√ √
2. Montrer que I = I.
√ √ √ √ √ √
3. Montrer que I ∩ J = I ∩ J et I + J ⊃ I + J.
√
4. Exemple : A = Z, I = 3648Z. Trouver I.
Correction H [003013]
489
[003018]
Exercice 3493
Soit J = {P ∈ Z [X] : P (0) ∈ 2Z} .
490
1. (a) Montrer que J est un idéal de Z [X] .
(b) Montrer que J est engendré par les polynômes 2 et X.
2. En remarquant que 2 ∈ J , montrer que l’hypothèse “J est un idéal principal de Z[X]” est absurde.
[001371]
Exercice 3494
Soit (A, +, ×) un anneau commutatif, on dit que I ⊂ A est un idéal de A si et seulement si : I est un sous-groupe de (A, +) et de plus :
∀a ∈ A, ∀x ∈ I, ax ∈ I.
1. Quels sont les idéaux de Z ?
2. On appelle radical de I, l’ensemble : √
I = {x ∈ A|∃n ∈ N, xn ∈ I}.
√
Montrer que I est un idéal de Acontenant I. Étudier le cas A = Z.
√ √ p√ √
3. Montrer que si I et J sont deux idéaux de A tels que I ⊂ J, alors I ⊂ J.En déduire I = I.
√ √ √
4. Montrer que si I et Jsont deux idéaux de A, I ∩ J = I ∩ J.
[001375]
Exercice 3495
A est nommé idéal de A lorsque pour tout x ∈ J et tout a ∈ A le produit ax appartient à J.
1. Trouver tous les idéaux d’un corps K.
2. Montrer que tout idéal de Z est de la forme aZ, où a ∈ Z.
3. On note D l’ensemble des rationnels x tels que il existe k ∈ N tel que x10k ∈ Z. Montrer que tout idéal de D est de la forme aD
où a ∈ D.
[001376]
Exercice 3496
Montrer qu’un idéal de K[X] est distinct de K[X] si et seulement s’il ne contient aucun polynôme constant non nul. [001571]
Exercice 3497
Soient les polynômes P = X 4 + X 3 − 2X + 1 et Q = X 2 + X + 1 de R[X]. Déterminer pgcd(P, Q) puis la somme et l’intersection des
idéaux principaux (P) et (Q) de R[X]. [001572]
Exercice 3498
Les parties I = {P ∈ R[X] : P0 (0) = 0} et J = {P ∈ R[X] : P(0) = P0 (0) = 0} sont-elles des idéaux de R[X] ? Dans l’affirmative, en
donner un générateur. [001573]
Exercice 3500
Soit σ un automorphisme de R.
1. Montrer que si x ≥ 0 alors σ (x) ≥ 0.
2. Montrer que σ est croissante.
3. Déterminer σ .
[001378]
Exercice 3501
Soient A = 11
01 et C = {M ∈ M2 (R) : MA = AM} .
1. Montrer que C est un sous-espace vectoriel de M2 (R) et en déterminer une base.
2. Montrer que, pour les lois usuelles, C est une R-algèbre.
491
[001379]
Exercice 3502
Soient E un R-espace vectoriel et u ∈ L (E) tel que u2 = u. On définit
1. Montrer que, muni des lois usuelles sur L (E), c’est une R-algèbre.
2. Montrer que cette algèbre est de dimension finie et discuter de sa dimension en fonction de u.
3. L’anneau R[u] est-il un corps ?
[001380]
Exercice 3503
1 0 0 2
Soit M = {aI2 + bJ ∈ M2 (R) : a, b ∈ R} où I2 = ,J = .
0 1 1 0
1. Calculer J 2 et montrer que si a, b ∈ R et aI2 + bJ = O alors a = b = 0.
2. Montrer que, muni des lois usuelles sur M2 (R), M est un anneau. Cet anneau est-il commutatif, intègre ?
3. M est-il un corps, une R-algèbre ?
[001381]
Exercice 3504
Montrer que l’ensemble S des suites réelles convergentes est une R-algèbre. L’application S → R, u 7→ lim u est-elle un morphisme de
R-algèbres ? L’anneau S est-il intègre ? [001382]
Exercice 3505
Soient E un R-ev et u ∈ L (E) tel que u2 = u. On définit
R[u] = {aIdE + bu : a, b ∈ R} .
Montrer que, muni des lois usuelles sur L (E), c’est une R-algèbre. L’anneau R[u] est-il un corps ? [001383]
Exercice 3506
Un automorphisme d’un corps K est une application bijective ϕ de K dans lui-même telle que ϕ(1) = 1, ϕ(0) = 0 et, pour tout a, b ∈ K,
on ait ϕ(a + b) = ϕ(a) + ϕ(b) et ϕ(ab) = ϕ(a)ϕ(b).
1. Soit ϕ un automorphisme de R. Montrer que l’application x 7→ ϕ(x) est croissante. En déduire que l’identité est le seul auto-
morphisme de R.
2. Soit ψ un automorphisme continu de C. Montrer ψ(x) = x, pour tout x ∈ R. En déduire tous les automorphismes continus de
C.
[001384]
492
3. Montrer que n = Card (K ∗ ) (ceci prouve que K ∗ est cyclique).
[003027]
493
1. Montrer que A est un corps.
2. Si dim A > 1 montrer que tout élément de A est algébrique de degré 1 ou 2 sur R. En déduire qu’alors A est isomorphe à (x2 +1).
[003326]
Exercice 3517
On considère le groupe symétrique Sn .
1. Déterminer card(Sn ).
2. Calculer (34)(45)(23)(12)(56)(23)(45)(34)(23).
a a2 . . . ak
3. Rappel : la permutation σ = 1 est un cycle de longueur k, que l’on note (a1 a2 . . . ak ).
a2 a3 . . . a1
Si τ ∈ Sn , montrer que τσ τ −1 = (τ(a1 ) τ(a2 ) . . . τ(ak )).
4. Rappel : toute permutation se décompose en produit de cycles à supports disjoints, et cette décomposition est unique à l’ordre
près.
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 6 7
Décomposer les permutations suivantes en produits de cycles à supports disjoints : , ,
3 4 5 1 2 7 6 1 2 3 4 5
1 2 3 4 5 6 7 8
6 2 5 7 8 1 3 4
5. Rappel : il existe un unique morphisme de Sn dans ({−1, 1}, ×) non trivial, appelé signature, et noté ε. Une manière de calculer
ε(τ) (où τ ∈ Sn ) consiste à décomposer τ en produit de p transpositions (ie cycles de longueur 2) : alors ε(τ) = (−1) p .
Montrer que la signature d’un cycle de longueur k vaut (−1)k−1 . En déduire comment se calcule la signature d’une permutation
à partir de sa décomposition en produit de cycles disjoints.
[001403]
Exercice 3518
Comment passer de 1234 à 2314 en échangeant seulement deux chiffres à chaque étape ? Y a-t-il plusieurs façons d’y parvenir ? Même
question pour 1234 et 4312.
Peut-on obtenir n’importe quelle permutation des chiffres 1234 par ce procédé ? [001404]
Exercice 3519
Représenter graphiquement les permutations suivantes. Les décomposer en produit de cycles à supports disjoints, puis en produits de
transpositions.
1234567 1234567 1234567 1234567
σ1 = σ2 = σ3 = σ4 =
1425376 2471635 3261547 7146253
Calculer la signature des permutations ci-dessus. Calculer le produit σ1 σ2 σ3 et sa signature. Comparer ce résultat aux précédents.
[001405]
Exercice 3520
Soient a, b, c trois éléments distincts de {1, ..., n}. Calculer le produit (ab)(bc)(ab).
494
En déduire que Sn est engendré par les permutations {(1, i)}2≤,i≤n , c’est à dire que toute permutation s’écrit comme produit de
transpositions de cette forme.
Montrer que Sn est engendré par (12) et (123...n). [001406]
Exercice 3521
Décrire tous les morphismes de groupe de (Sn , ◦) → ({+1, −1}, ·), c’est les applications φ : Sn → {+1, −1} satisfaisant :
∀(σ , σ 0 ) ∈ Sn2 , φ (σ σ 0 ) = φ (σ )φ (σ 0 )
Indication : Commencer par montrer que toutes les transpositions ont même image. [001407]
Exercice 3522
Dans Rn , on désigne par (e1 , ..., en ) la base canonique. A une permutation σ ∈ Sn , on associe l’endomorphisme uσ de Rn suivant :
Rn → x
R n
x1 ! σ (1)
uσ : .. ..
7→
. .
xn xσ (n)
1. Soit τ = (i j) une transposition. Écrire la matrice de uτ dans la base canonique. Montrer que det(uτ ) = −1.
2. Montrer que ∀σ , σ 0 ∈ Sn , uσ ◦ uσ 0 = uσ ◦σ 0 .
3. En déduire que ∀σ ∈ Sn , det uσ = ε(σ ) où ε désigne la signature.
[001408]
Exercice 3523
On note Sn le groupe symétrique des permutations sur n éléments.
Soit ρ un morphisme de groupes de (Sn , ◦) dans ({−1, 1}, ·), c’est à dire une application de Sn dans {−1, 1} satisfaisant
1. Calculer ρ(id). Pour tout cycle γ de longueur p, calculer γ p . En déduire que lorsque p est impair, ρ(γ) = 1.
2. On suppose que pour toute transposition τ, ρ(τ) = 1. Montrer que ∀σ ∈ Sn , ρ(σ ) = 1
3. On suppose maintenant qu’il existe une transposition τ0 = (a, b) pour laquelle ρ(τ0 ) = −1.
(a) Pour un élément c ∈ {1, . . . , n} \ {a, b}, calculer (a, b)(a, c). En déduire que ρ(a, c) = −1.
(b) Pour deux éléments distincts c et d de {1, . . . , n}, calculer (a, c)(a, d)(a, c). En déduire que ρ(c, d) = −1.
(c) En déduire que pour toute transposition τ, ρ(τ) = −1 puis montrer que pour toute permutation σ ∈ Sn , ρ(σ ) est la
signature de σ .
4. Quels sont tous les morphismes de groupes de (Sn , ◦) dans ({−1, 1}, ·) ?
5. On considère l’application ϕ suivante :
Sn → {−1, 1}
ϕ:
σ (i)−σ ( j)
σ 7→ ∏ni=1 i− j
Montrer que ∀(σ , τ) ∈ Sn , ϕ(σ τ) = ϕ(σ )ϕ(τ).
En déduire que
n σ (i) − σ ( j)
∀σ ∈ Sn , ε(σ ) = ∏ ,
i=1 i− j
où ε(σ ) désigne la signature de σ .
[001409]
Exercice 3524
Soit G un groupe d’ordre 2n et H un sous-groupe de G d’ordre n (H est donc d’indice deux dans G).
1. Montrer que si g ∈ G et g 6∈ H, on a H ∩ gH = 0/ puis que G = H ∪ gH.
2. En déduire que pour tout g ∈ G, g2 ∈ H.
3. On suppose désormais G = A4 le groupe des permutations paires de l’ensemble {1, 2, 3, 4}. Soit σ = (a, b, c) un 3-cycle.
Montrer que σ peut s’écrire comme le carré d’une permutation paire c’est à dire qu’il existe ϕ ∈ A4 telle que ϕ 2 = σ . En
déduire que A4 ne possède pas de sous-groupe d’ordre 6.
495
[001410]
Exercice 3525
Déterminer tous les éléments σ ∈ Sn tels que σ 2 = σ . [001411]
Exercice 3526
1. Rappeler |S3 |. Montrer que S3 ne contient pas d’élément d’ordre 6.
2. Montrer que S3 contient un unique sous-groupe d’ordre 3. Déterminer tous les sous-groupes d’ordre 2 de S3 .
3. Déduire de ce qui précède tous les sous-groupes de S3 .
Correction H [001412]
II
On désigne par An le groupe alterné d’ordre n (rappel : c’est le sous-groupe de (Sn , ◦) formé des permutations de En = {1, 2, . . . , n}
de signature +1.)
On se propose de déterminer le centre de An pour n ≥ 3.
1. Donner la liste des éléments de A3 et de Z (A3 ).
2. On suppose désormais n ≥ 4. Dans cette question on fixe i, j, k trois éléments distincts de En .
(a) Vérifier que le 3-cycle (i, j, k) est dans An .
(b) Soit s ∈ Sn , montrer que s ◦ (i, j, k) = (s(i), s( j), s(k)) ◦ s.
(c) En déduire que si s ∈ Z (An ) alors l’image de {i, j, k} par s est {i, j, k}.
3. Pour n = 4, on note E4 = {i, j, k, `}. Si s ∈ Z (A4 ) montrer que s(`) = `. En déduire Z (A4 ) = {id}.
4. Pour n ≥ 5, soit s ∈ Z (An ), soit i, j, k, `, m cinq éléments distincts de En . En considérant les ensembles {i, j, k} et {i, `, m}
montrer que s = id et déterminer Z (An )
496
[001414]
Exercice 3529
Quel est l’ordre maximal d’un élément de S4 ? De S5 ? De A5 ? [001415]
Exercice 3530
On désigne par K le sous-ensemble {id, (1, 2)(3, 4), (1, 3)(2, 4), (1, 4)(2, 3)} de S4 .
1. Montrer que K est un sous-groupe distingué de S4 et de A4 .
2. Pour quelle raison K est-il isomorphe à Z/2Z × Z/2Z? Calculer le quotient A4 /K.
3. Montrer que le quotient S4 /K est isomorphe à S3 .
4. Donner un exemple de sous groupe distingué de K et non de S4 . Quelle conclusion peut-on en tirer ?
[001416]
Exercice 3531
Calculer Z(Sn ) suivant les valeurs de n ∈ N. [001417]
Exercice 3532
Trouver la décomposition en produit de cycles à supports disjoints, la signature, l’ordre et une décomposition en produit de transposi-
tions des permutations suivantes de S10 :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
σ= ,
3 7 1 4 2 6 9 8 5 10
Exercice 3533
A4 désigne le groupe des permutations paires sur l’ensemble E = {1, 2, 3, 4} .
1. Quels sont les ordres des éléments de A4 ? En déduire la liste de ces éléments sous forme décomposée en produit de cycles à
supports disjoints.
2. Montrer que les permutations s = (1 2)(3 4) et r = (1 2 3) engendrent A4 .
3. Montrer que A4 admet un unique sous-groupe H d’ordre 4 (on examinera d’abord les ordres des éléments d’un tel sous-groupe)
et que ce sous-groupe est un sous-groupe distingué de A4 .
[001419]
Exercice 3534
Le groupe G = S3 × S3 est-il abélien ? Déterminer tous les sous-groupes de G d’ordre 4. [001420]
Exercice 3535
Quel est le nombre de k-cycles dans Sk puis dans Sn où k ≤ n ? [001421]
Exercice 3536
Soit G un sous-groupe de Sn .
1. Montrer que si G est d’ordre impair alors G ne contient aucune permutation impaire.
2. Montrer que si G contient au moins une permutation impaire, alors G contient autant de permutations paires que de permutations
impaires.
[001422]
Exercice 3537
Soient
a = (1, 2)(3, 4), b = (1, 3)(2, 4), c = (1, 4)(2, 3) ∈ A4 , X = {a, b, c} , V = {a, b, c, Id} et Φ : S4 → S (X), g ∈ G 7→ Φg =
x 7→ gxg−1 .
1. (a) Montrer que V est un sous-groupe distingué de A4 (on pourra étudier l’ordre des élements de A4 ).
(b) Montrer que < a > est un sous-groupe distingué de V et n’est pas un sous-groupe distingué de A4 .
497
2. Montrer que Φ est un homomorphisme de groupes.
3. (a) Calculer Φ(g) pour g = (1, 2) puis g = (1, 2, 3).
(b) En déduire que Φ est surjectif.
4. Montrer que S4 /V est isomorphe à S3 .
5. Ecrire la décomposition de A4 suivant les classes modulo V.
[001423]
Exercice 3538
1. Déterminer le centre du groupe Sn .
2. (a) Montrer qu’un groupe G1 × G2 contient un sous-groupe distingué isomorphe à G1 .
(b) Montrer que les groupes Sn et Z/2Z × An ne sont pas isomorphes si n ≥ 3.
[001424]
Exercice 3539
Exercice 3540
1. Montrer que Sn est isomorphe à un sous-groupe de An+2 .
2. Montrer que S4 n’est pas isomorphe à un sous-groupe de A5 .
3. Montrer que S5 n’est pas isomorphe à un sous-groupe de A6 .
Correction H [001426]
Exercice 3541
Montrer que tout groupe fini est isomorphe à un sous-groupe de Sn (groupe symétrique) pour un certain n. [001427]
1. Calculer (a b c) ◦ (b c d).
2. Montrer que le sous-groupe alterné An est engendré par les 3-cycles (n ≥ 3).
Correction H [003076]
498
(c) Montrer que : ∀ i 6= j, ∀ k 6= l, (i j) ◦ (k l) ∈ H .
(d) Montrer que H = An .
Correction H [003077]
499
Exercice 3554 Puissances d’un k-cycle
Soit σ un k-cycle de Sn et p ∈ Z.
1. Si p | k, montrer que σ p est le produit de p cycles à supports disjoints de longueur kp .
2. Montrer que pour p ∧ k = 1, σ p est un k-cycle (utiliser l’égalité de Bézout).
3. Dans le cas général, étudier la décomposition en cycles de σ p .
[003086]
500
Correction H [005358]
1. Sur E = [0, 1], on définit l’opération : x ∗ y = x + y − xy. Vérifier que ∗ est interne, et étudier ses propriétés (commutativité,
associativité, élément neutre, éléments symétrisables, éléments réguliers).
2. Mêmes questions avec E =] − ∞, 1[.
Correction H [002960]
501
Soit E un ensemble, et F l’ensemble des relations binaires sur E. Pour R, S ∈ F , on définit la relation R ∗ S par :
, z 7→ ω k z (0 ≤ k < n)
Montrer que G = { f0 , . . . , fn−1 , g0 , . . . , gn−1 } est un groupe pour la composition des applications.
Soit a > 0 et Ak le point du plan d’affixe aω k . Montrer que G représente le groupe des isométries du polygone A0 . . . An−1 .
G est-il cyclique ?
Montrer que G est engendré par les applications f1 et g0 et que l’on a : f1 ◦ g0 = g0 ◦ f1−1 .
ρ est d’ordre n
Soit H un groupe quelconque engendré par deux éléments ρ et σ tels que σ est d’ordre 2
ρσ = σ ρ −1 .
Montrer que G et H sont isomorphes.
[002987]
Soit G un groupe fini de cardinal pair. Montrer qu’il existe un élément d’ordre 2.
Indication H [002988]
Déterminer tous les groupes finis de cardinal 6 (on admettra que dans un tel groupe, il existe un élément a d’ordre 2, et un
élément b d’ordre 3). [002991]
502
Exercice 3578 Groupe d’homographies
x ∼ y ⇐⇒ ∃ h ∈ H, ∃ k ∈ K tq y = hxk.
Correction H [002996]
1. Soit H un sous-groupe additif de Q engendré par un nombre fini d’éléments. Montrer que H est monogène.
2. Trouver un sous-groupe non trivial de Q qui n’est pas engendré par une famille finie.
503
[002997]
On considère le groupe G = Z2 . Une base de G est une famille (α = (a, a0 ), β = (b, b0 )) engendrant G.
1. (a) Montrer que (α, β ) est une base de G si et seulement si det(α, β ) = ±1.
(b) Montrer que α = (a, a0 ) appartient à une base de G si et seulement si a ∧ a0 = 1.
2. Soit H un sous-groupe non trivial de G. On note H 0 = {ux + vy tq u ∈ Z, v ∈ Z, (x, y) ∈ H}, n le plus petit élément de H 0
strictement positif et u ∈ Z, v ∈ Z, (x, y) ∈ H tels que ux + vy = n.
(a) Montrer que u ∧ v = 1 et que x et y sont divisibles par n.
(b) On pose α = (x/n, y/n) et β = (−v, u). Montrer que (α, β ) est une base de G et qu’il existe p ∈ N tel que
(nα, npβ ) engendre H.
[003002]
Soit G un groupe fini de cardinal n. Montrer qu’il existe une partie génératrice de G de cardinal inférieur ou égal à log2 (n).
Correction H [003003]
Soit G un groupe ayant un nombre fini de sous-groupes. Montrer que G est fini.
Correction H [003004]
504
125 204.01 Produit scalaire, norme
Exercice 3591
Exercice 3592
Pour quelles valeurs de λ les formes bilinéaires ci-dessous définissent-elles un produit scalaire sur R3 ?
1. f (x, y) = x1 y1 + 6x2 y2 + 3x3 y3 + 2x1 y2 + 2x2 y1 + 3λ x1 y3 + 3λ x3 y1
2. g(x, y) = x1 y1 + 10x2 y2 + 6x1 y2 + λ x3 y3 − x2 y3 − x3 y2
3. h(x, y) = 2x1 y1 + 7x1 y2 + 7x2 y1 + 8x2 y2 − 3x3 y3 + λ x2 y3 + λ x3 y2
4. i(x, y) = (x1 + x2 )(y1 + y2 ) + (x1 + x3 )(y1 + y3 ) + (x2 + x3 )(y2 + y3 ) − λ (x1 + x2 + x3 )(y1 + y2 + y3 )
[001451]
Exercice 3593
Vérifier que l’application φ : R3 × R3 → R définie ci-dessous est une forme bilinéaire symétrique et déterminer la forme quadratique
qui lui est associée :
φ (x, y, z), (x0 , y0 , z0 ) = xx0 + 2yy0 + 2yz0 + 2y0 z + zz0 .
S’agit-il d’un produit scalaire ?
Vérifier que l’application q : R3 → R définie ci-dessous est une forme quadratique et déterminer la forme bilinéaire symétrique qui lui
est associée :
q (x, y, z) = x2 + 3(x + y − z)2 + (z − y)2 .
S’agit-il d’une norme euclidienne ?
[001452]
Exercice 3594
Sur R3 [X] on considère les formes bilinéaires suivantes. Dire lesquelles sont des produits scalaire.
Z 1
φ (P, Q) = P(t)Q(t)dt
−1
Z 1
φ (P, Q) = P0 (t)Q(t) + P0 (t)Q(t)dt
−1
Z 1
φ (P, Q) = P0 (t)Q0 (t)dt + P(0)Q(0)
−1
[001453]
Exercice 3595
Pour quelles valeurs de λ les formes bilinéaires ci-dessous définissent-elles un produit scalaire sur R3 ?
1. f (x, y) = x1 y1 + 6x2 y2 + 3x3 y3 + 2x1 y2 + 2x2 y1 + 3λ x1 y3 + 3λ x3 y1
2. g(x, y) = x1 y1 + 10x2 y2 + 6x1 y2 + λ x3 y3 − x2 y3 − x3 y2
3. h(x, y) = 2x1 y1 + 7x1 y2 + 7x2 y1 + 8x2 y2 − 3x3 y3 + λ x2 y3 + λ x3 y2
4. i(x, y) = (x1 + x2 )(y1 + y2 ) + (x1 + x3 )(y1 + y3 ) + (x2 + x3 )(y2 + y3 ) − λ (x1 + x2 + x3 )(y1 + y2 + y3 )
[001454]
Exercice 3596
Soient x = (x1 , x2 ) et y = (y1 , y2 ) appartenant à R2 . Pour quelles valeurs de a, b, c, d ∈ R l’application f (x, y) = ax1 y1 + bx1 y2 + cx2 y1 +
dx2 y2 est-elle un produit scalaire sur R2 ? [001455]
505
Exercice 3597
Soient x, y et z trois réels tels que x2 +2y2 +3z2 ≤ 1. Montrer l’inégalité : (x + y + z)2 ≤ 11
6 . (On pourra par exemple appliquer l’inégalité
de Cauchy-Schwarz à certains vecteurs de R3 pour un produit scalaire bien choisi.) [001456]
Exercice 3598
Soient x, y et z trois réels tels que x2 + y2 + z2 ≤ 1. Montrer que (x + 2y + 3z)2 ≤ 14. [001457]
Exercice 3599
Soient E un R-espace vectoriel non nul, ϕ un produit scalaire sur E, (a, b, c) ∈ R3 . ψ : E × E → R l’application définie par ψ(x, y) =
aϕ(x, x) + bϕ(x, y) + cϕ(y, y). Trouver une condition nécessaire et suffisante sur (a, b, c) pour que ψ soit un produit scalaire sur E.
[001458]
Exercice 3600
n
1. Soient (E, h, i) un espace euclidien et k.k la norme associée ; n ∈ N∗ , et v1 , . . . , vn ∈ E. Montrer l’inégalité : k ∑ vi k2 ≤
i=1
n
n ∑ kvi k . 2
i=1
n n
1
2. Soient n ∈ N∗ , x1 , . . . , xn ∈ R∗+ tels que ∑ xi = 1. Montrer que ∑ xi ≥ n2 . Etudier le cas d’égalité.
i=1 i=1
[001459]
Exercice 3601
Montrer que
!1
√ n n 2
∀(x1 , ..., xn ) ∈ R , ∑ xi ≤ n
n
∑ xi2 .
i=1 i=1
Etudier le cas d’égalité.
Soit f et g deux applications continues de [0, 1] dans R. Montrer que :
Z 1
2 Z 1 Z 1
∀( f , g) ∈ C0 ([0, 1], R) f (t)g(t)dt ≤ f 2 (t)dt g2 (t)dt.
0 0 0
Exercice 3602
Rappeler l’énoncé de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Montrer que pour toute fonction continue d’un segment [a, b] dans R, on a
Z b
2 Z b 2
f (t)dt ≤ (b − a) f (t) dt
a a
Exercice 3603
R 2π
Soit E = { f : R → R continue 2π-périodique}. Montrer que h f |gi = 0 f (t)g(t)dt est un produit scalaire sur E. [001462]
506
Exercice 3604
n
Soit E = Rn [X]. Montrer que hP|Qi = ∑ P(k)Q(k) est un produit scalaire sur E. [001463]
k=0
Exercice 3605
Soit E un espace euclidien et f et g deux fonctions de E dans E qui vérifient : ∀(x, y) ∈ E 2 h f (x)|yi = hx|g(y)i. Montrer que f et g sont
linéaires. [001464]
Exercice 3606
Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn , c1 , . . . , cn des réels positifs.
n n n
Montrer que ∑ ak bk ck ≤ ∑ a2k ck ∑ b2k ck . [001465]
k=1 k=1 k=1
Exercice 3607
Soit E un espace euclidien de dimension n et x1 , . . . , x p des vecteurs de E tels que si i 6= j alors hxi |x j i < 0. Montrer par récurrence sur
n que p ≤ n + 1. [001466]
Exercice 3608
Soit E un espace euclidien, et (e1 , ..., en ) des vecteurs unitaires vérifiant :
n
∀x ∈ E, kxk2 = ∑ hx, ei i2 .
i=1
Montrer que (e1 , ..., en ) est une base orthonormale (i.e. une base qui est aussi une famille orthonormale). (NB : on ne suppose pas que
la dimension de l’espace est n.) [001467]
Exercice 3609
3. Montrer que : √
∀A ∈ Mn (R), |tr(A)| ≤ nN(A).
[001468]
Exercice 3610
Soit E un espace euclidien et f et g deux fonctions de E dans E telles que :
Exercice 3611
Soit E un espace euclidien, montrer que :
∀(x, y) ∈ E 2 , kx + yk2 + 1 ≤ 2 1 + kxk2 1 + kyk2 .
507
[001470]
Exercice 3612
Soit E un espace euclidien et f : E → E tel que f (0) = 0 et :
Exercice 3613
On munit R[X] du produit scalaire :
Z 1
(P, Q) → P(t)Q(t)dt.
0
Existe t-il A ∈ R[X] tel que :
∀P ∈ R[X], (P|A) = P(0) ?
[001472]
Exercice 3614
Soit E un espace euclidien et f un endomorphisme de E, tel que :
Montrer :
∃α ∈ R+ , ∀(x, y) ∈ E 2 , ( f (x)| f (y)) = α(x|y).
[001473]
Exercice 3615
Soit (E, h, i) un espace euclidien et f ∈ L (E) un endomorphisme tel que ∀x, y ∈ E tels que hx, yi = 0, on ait h f (x), f (y)i = 0. Montrer
qu’il existe k ∈ R+ tel que, pour tout x ∈ E : k f (x)k = kkxk.
[001474]
Exercice 3616
On considère l’espace vectoriel Rn (n ≥ 2), et p ≥ 1 un nombre réel. On définit l’application
!1
n p
N p : R → R, x = (x1 , . . . , xn ) 7→ N p (x) =
n
∑ |xi | p
.
i=1
1. Montrer que N p est une norme sur Rn ; on la note aussi k · k p . Dans les cas où p 6= 1, p 6= 2, on pourra s’aider de la
relation suivante (admise) :
!1 ! p−1
n n p n p
p
∑ |ai bi | ≤ ∑ |ai | p
∑ |bi | p−1 ∀a, b ∈ Rn .
i=1 i=1 i=1
2. On définit, pour tout x ∈ Rn , N∞ (x) = lim p→∞ kxk p . Montrer que cette limite existe pour tout x, et que N∞ (x) =
max1≤i≤n |xi |. Démontrer qu’il s’agit aussi d’une norme sur Rn ; on la note aussi k · k∞ .
3. Dessiner les “boules” {x ∈ R2 , N p (x) ≤ 1} dans les cas où p = 1, p = 2, p = ∞. À quoi ressemblent les cas des valeurs
intermédiaires ?
[002426]
Exercice 3617
I DENTITÉ DU PARALLÉLOGRAMME
508
1. On suppose que la norme de E vérifie la relation
∀x, y ∈ E, 2 kxk2 + kyk2 = kx + yk2 + kx − yk2 . (2)
On définit p : E × E → R par
1
p(x, y) = kx + yk2 − kxk2 − kyk2 .
2
Montrer que p est un produit scalaire sur E.
2. Réciproquement, sipE est un espace euclidien dont le produit scalaire est noté hx, yi, montrer que la norme euclidienne
(définie par kxk = hx, xi) vérifie (5), et que hx, yi = p(x, y).
3. Dans le cas où E = Rn , pour quelles valeurs de q ≥ 1 les normes k · kq vérifient-elles (5) ?
[002460]
Exercice 3618
Soit E = R[X] l’espace des polynômes à coefficients réels. On définit p : E × E → R par
Z 1
p(u, v) = u(t)v(t) dt.
−1
p
1. Montrer que p est un produit scalaire sur E, et que u 7→ p(u, u) est une norme sur E.
2. Soit E2 ⊂ E le sous-espace des polynômes de degré ≤ 2, et u ∈ E défini par u(t) = t 4 . Déterminer la projection ortho-
gonale u0 de u sur E2 . En déduire la valeur de
Z 1
inf (t 4 − at 2 − bt − c)2 dt.
(a,b,c)∈R3 −1
[002461]
Exercice 3619
p , définir une distance d, telle que ∀x, y ∈ R , on a d(x, y) ≤ 1. Est-il possible de choisir d de sorte que,
1. Sur l’espace R n n
[002671]
1. E = R2 , (x, x0 ) | (y, y0 ) = axy + bxy0 + cx0 y + dx0 y0 (étudier (1,t) | (1,t), t ∈ R).
2. E = Rn , (x1 , . . . , xn ) | (y1 , . . . , yn ) = a ∑ xi yi + b ∑ xi y j On montrera que (∑ xi )2 ≤ n ∑ xi2 .
i i6= j
3. E = Rn [X], (P | Q) = ∑ni=0 P(i)Q(i).
Correction H [003660]
Soit E = R2 [X] muni du produit scalaire : (P | Q) = ∑4i=0 P(i)Q(i). Chercher une base orthonormée de E.
Correction H [003662]
509
Exercice 3623 Inversion
Correction H [003663]
2. Soient ~a,~b,~c, d~ ∈ E. Montrer que k~a −~c k k~b − d~ k ≤ k~a −~b k k~c − d~ k + k~b −~c k k~a − d~ k.
Indication : se ramener au cas ~a = ~0 et utiliser l’application f .
Correction H [003664]
Correction H [003665]
Soit E un espace euclidien de dimension 4, B = (~e1 , . . . ,~e4 ) une base orthonormée de E, et F le sous-espace vectoriel d’équations dans
B: (
x+y+z+t = 0
x + 2y + 3z + 4t = 0
Correction H [003666]
On munit Rn du produit scalaire usuel. Soit H = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Rn tq a1 x1 + · · · + an xn = 0} où a1 , . . . , an sont des réels donnés non
tous nuls. Chercher la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur H.
Correction H [003667]
510
⇔ ∀ ~x ∈ E, kp(~x)k ≤ k~x k.
(Pour la deuxième caractérisation, considérer ~x ∈ (Kerp)⊥ et faire un dessin) [003668]
Soit E un espace vectoriel muni d’un produit scalaire (de dimension éventuellement infinie) et (~u1 , . . . ,~un ) une famille orthonormée de
E. On note F = vect(~u1 , . . . ,~un ).
[003669]
Soient F, G deux sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel euclidien E tels que F ⊥ ⊥ G⊥ . On note pF et pG les projections
orthogonales sur F et sur G. Montrer que pF + pG − pF∩G = idE et pF ◦ pG = pG ◦ pF = pF∩G . [003670]
Soit E un espace vectoriel euclidien et p, q deux projections orthogonales. Montrer que p et q commutent si et seulement si (Im p ∩
Im q)⊥ ∩ Im p et (Im p ∩ Im q)⊥ ∩ Im q sont orthogonaux.
Correction H [003671]
Soit E un espace vectoriel euclidien, et ~e1 , . . . ,~en des vecteurs unitaires tels que : ∀ ~x ∈ E, k~x k2 = ∑ni=1 (~x |~ei )2 .
Correction H [003672]
[003673]
Soit E un espace vectoriel euclidien, u ∈ L (E) et (~e1 , . . . ,~en ) une base quelconque de E. On note G le déterminant de Gram. Montrer
que G(u(~e1 ), . . . , u(~en )) = (det u)2 G(~e1 , . . . ,~en ). [003674]
511
Exercice 3635 Équation du second degré
Soient E espace vectoriel euclidien, ~a ∈ E et α, β , γ ∈ R. Résoudre l’équation α(~x |~x) + β (~x | ~a) + γ = 0.
Correction H [003675]
1. Soit M ∈ Mn (R) inversible. Montrer qu’il existe une matrice orthogonale, P, et une matrice triangulaire supérieure à
coefficients diagonaux positifs, T , uniques telles que M = PT .
2. Application : inégalité de Hadamard. Soit E un espace vectoriel euclidien, (~e1 , . . . ,~en ) une base orthonormée, et~u1 , . . . ,~un
des vecteurs quelconques.
Démontrer que | det(~ei ) (~u j )| ≤ ∏ j k~u j k. Étudier les cas d’égalité.
[003677]
Soit E un espace euclidien, B = (~u1 , . . . ,~un ) une base de E et B 0 = (~e1 , . . . ,~en ) la base orthonormée déduite de B par la méthode de
Schmidt. On note P la matrice de passage de B à B 0 .
Montrer que Pii × d(~ui , vect(~u1 , . . . ,~ui−1 )) = 1. [003678]
Soit E un espace euclidien de dimension supérieure ou égale à 3. Existe-t-il trois vecteurs ~u1 ,~u2 ,~u3 unitaires faisant entre eux deux à
deux des angles strictement supérieurs à 2π
3 ?
Correction H [003681]
512
[003682]
Correction H [003683]
p n
∀ ~x ∈ Rn , ∑ fi (~x)2 = ∑ gi (~x)2 .
i=1 i=1
Soit E un espace vectoriel euclidien, et (~x1 , . . . ,~xn ) une famille libre. Démontrer qu’il existe une famille (~u1 , . . . ,~un ) vérifiant :
~ui est unitaire
k~ui −~u j k = 1
vect(~u1 , . . . ,~ui ) = vect(~x1 , . . . ,~xi ).
Démontrer que toute famille (~u1 , . . . ,~un ) vérifiant les deux premières propriétés est libre. [003685]
Soit E un espace vectoriel euclidien et ~u1 , . . . ,~un une famille de vecteurs vérifiant : ∀ i 6= j, (~ui | ~u j ) < 0.
1. On suppose (~u1 , . . . ,~un ) libre. Soit (~e1 , . . . ,~en ) la famille de Schmidt associée et M la matrice de passage de (~u1 , . . . ,~un )
à (~e1 , . . . ,~en ). Montrer que M est à coefficients positifs.
2. Dans le cas général, démontrer par récurrence sur n que rg(~u1 , . . . ,~un ) ≥ n − 1.
3. Si rg(~u1 , . . . ,~un ) = n − 1, démontrer que toute famille de n − 1 vecteurs extraite de (~u1 , . . . ,~un ) est libre, et que les
composantes dans cette famille du vecteur retiré sont strictement négatives.
[003686]
Exercice 3647 F + F ⊥ 6= E
R1
Soit E = C ([0, 1]) muni du produit scalaire : ( f | g) = t=0 f g(t) dt, et F = { f ∈ E tq f (0) = 0}.
Montrer que F⊥ = {0}.
Correction H [003687]
513
1. Vérifier que c’est effectivement un produit scalaire.
2. Soit ϕ : R2 [X] → R, P 7→ P(0). Trouver le polynôme A tel que : ∀ P ∈ R2 [X], ϕ(P) = (A | P).
Correction H [003688]
Correction H [003690]
Soit H un espace euclidien, (y j ) j∈I une famille de vecteurs de H telle qu’il existe A et B strictement positifs vérifiant :
∀ x ∈ H, Akxk2 ≤ ∑ (x | y j )2 ≤ Bkxk2 .
j∈I
Correction H [003691]
⊥
Soit E un espace euclidien et u ∈ L (E) tel que ∀ x ∈ E, ku(x)k ≤ kxk. Montrer que E = Ker(u − id) ⊕ Im(u − id).
Correction H [003692]
514
Exercice 3655 ***
Soit E un R espace vectoriel de dimension finie. Soit || || une norme sur E vérifiant l’identité du parallèlogramme, c’est-à-dire : ∀(x, y) ∈
E 2 , ||x + y||2 + ||x − y||2 = 2(||x||2 + ||y||2 ). On se propose de démontrer que || || est associée à un produit scalaire. On définit sur E 2
une application f par : ∀(x, y) ∈ E 2 , f (x, y) = 41 (||x + y||2 − ||x − y||2 ).
1. Montrer que pour tout (x, y, z) de E 3 , on a : f (x + z, y) + f (x − z, y) = 2 f (x, y).
2. Montrer que pour tout (x, y) de E 2 , on a : f (2x, y) = 2 f (x, y).
3. Montrer que pour tout (x, y) de E 2 et tout rationnel r, on a : f (rx, y) = r f (x, y).
On admettra que pour tout réel λ et tout (x, y) de E 2 on a : f (λ x, y) = λ f (x, y) ( ce résultat provient de la continuité de
f ).
4. Montrer que pour tout (u, v, w) de E 3 , f (u, w) + f (v, w) = f (u + v, w).
5. Montrer que f est bilinéaire.
6. Montrer que || || est une norme euclidienne.
Correction H [005483]
Exercice 3656 **
R1
Sur R[X], on pose P|Q = 0 P(t)Q(t) dt. Existe-t-il A élément de R[X] tel que ∀P ∈ R[X], P|A = P(0) ?
Correction H [005485]
1. Soient n ∈ N∗ et E = Cn [X]. Pour a ∈ C, on définit l’application ϕa par : ∀P ∈ E, ϕa (P) = P(a). Montrer que pour tout
a ∈ E, ϕa ∈ E ∗ .
2. Soient a0 , a1 ,. . . , an n + 1 nombres complexes deux à deux distincts. Montrer que la famille (ϕa0 , . . . , ϕan ) est une base
de E ∗ et déterminer sa préduale.
R1
3. Montrer qu’il existe (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 tel que ∀P ∈ Cn [X], 0 P(t) dt = λ0 P(a0 ) + . . . + λn P(an ) puis donner la valeur
des λi sous la forme d’une intégrale.
Correction H [005629]
Exercice 3660 **
Sur E = R3 [X], on pose pour tout P ∈ E, ϕ1 (P) = P(0) et ϕ2 (P) = P(1) puis ψ1 (P) = P0 (0) et ψ2 (P) = P0 (1). Montrer que (ϕ1 , ϕ2 , ψ1 , ψ2 )
est une base de E ∗ et trouver la base dont elle est la duale.
Correction H [005630]
Exercice 3661 **
Soit E un K-espace vectoriel et ϕ et ψ deux formes linéaires sur E. On suppose que pour tout x de E, on a ϕ(x)ψ(x) = 0. Montrer que
ϕ = 0 ou ψ = 0.
Correction H [005631]
515
1. Soient n ∈ N∗ puis ϕ1 ,..., ϕn et ϕ n + 1 formes linéaires sur un K-espace vectoriel E de dimension finie.
!
\
n
Montrer que : ∃(λ1 , ..., λn ) ∈ Kn / ϕ = λ1 ϕ1 + ... + λn ϕn ⇔ Kerϕi ⊂ Kerϕ .
i=1
x+y+z = 0
2. Signification du résultat précédent : dans R3 , équation d’un plan P contenant D : et le vecteur
2x + 3z = 0
u = (1, 1, 1) ?
Correction H [005632]
Exercice 3664 **
f1 = x1 + 2x2 − x3 − 2x4
f2 = x1 + x2 + mx3 + x4
?
f3 = x1 + x3 + (m + 4)x4
f4 = x2 − 3x3 − mx4
Correction H [005634]
Correction H [005773]
1 √ R P(t)Q(t)
Soit E = R[X]. Pour (P, Q) ∈ E 2 , on pose ϕ(P, Q) = −1 dt. Pour n ∈ N, on note Tn le n-ème polynôme de T CHEBYCHEV de
1−t 2
première espèce c’est-à-dire l’unique polynôme tel que ∀θ ∈ R, Tn (cos θ ) = cos(nθ ).
Correction H [005774]
Exercice 3667 ** I
On note E l’ensemble des suites réelles de carrés sommables c’est-dire les suites réelles (un )n∈N telles que
∑+∞ 2
n=0 un < +∞.
516
Correction H [005775]
Exercice 3668 * I
Soit Φ l’application qui à deux matrices carrées réelles A et B de format n associe Tr(t A × B). Montrer que Φ est un produit scalaire sur
Mn (R). Est ce que Φ est un produit scalaire sur Mn (C) ?
Correction H [005776]
Exercice 3670 **
Soit E un espace préhilbertien réel et (e1 , ..., en ) une famille de n vecteurs unitaires de E (n ∈ N∗ ) telle que pour tout vecteur x de E, on
ait kxk2 = ∑nk=1 (x|ek )2 . Montrer que la famille (e1 , ..., en ) est une base orthonormée de E.
Correction H [005778]
Exercice 3674
2 1 1
Soit q la forme quadratique de R3 de matrice A = 111 dans la base canonique B = (e1 , e2 , e3 ) de R3 .
112
1. Donner l’expression analytique de q dans B et expliciter sa forme polaire f .
0
2. Vérifier que B = (e1 , − 21 e1 + e2 , −e2 + e3 ) est une base R3 et donner la matrice de q dans cette base. Expliciter q dans
cette base.
3. Trouver le rang et la signature de q.
517
[001511]
Exercice 3675
Soient E = R2 [X] et q l’application de E dans R définie par q(P) = P(0)P(1).
1. (a) Montrer que q est une forme quadratique sur E.
(b) Déterminer la matrice de q dans la base canonique de E.
(c) La forme q est-elle positive, négative ?
2. Soit P := X 2 + X + 1 et V =vect(P). Déterminer V ⊥ et V ⊥⊥ .
3. Déterminer le rang de q puis son noyau.
4. Déterminer le cône isotrope C(q) de q et constuire une base de E formée de vecteurs isotropes. C(q) est-il un sous-espace
vectoriel de E ?
5. Déterminer une base (P0 , P1 , P2 ) de E telle que q(a0 P0 + a1 P1 + a2 P2 ) = a20 − a21 et donner la signature de q.
[001512]
Exercice 3676
Soit q une forme quadratique sur un R-espace vectoriel E, que l’on suppose définie (i.e. son cône isotrope est {0}). Montrer que q garde
un signe constant sur E (on pourra raisonner par l’absurde et considérer q(a + tb) où a et b sont des vecteurs bien choisis et t ∈ R).
[001513]
Exercice 3677
11 −5 5
1. Diagonaliser A = −5 3 −3 .
5 −3 3
2. Soit q la forme quadratique de R3 de matrice A dans la base canonique de R3 . Utiliser la question précédente pour
trouver une base q-orthogonale, déterminer la signature de q et une décomposition de q en combinaison linéaire de
carrés de formes linéaires indépendantes.
[001514]
Exercice 3678
Déterminer la signature de la forme quadratique
[001515]
Exercice 3679
Soit la forme quadratique q définie par
518
Correction H [003713]
Soit A ∈ Mn (R) à coefficients strictement positifs. Déterminer la signature de la forme quadratique sur Rn définie par : q(x1 , . . . , xn ) =
∑i, j ai, j (xi − x j )2 .
Correction H [003715]
1. Montrer que tAA est la matrice d’une forme quadratique positive sur R p .
2. Déterminer sa signature en fonction de rgA.
[003716]
Soit q une forme quadratique sur un espace vectoriel E de dimension finie et f1 , . . . , f p ∈ E ∗ , α1 , . . . , α p ∈ R tels que q = α1 f12 + · · · + α p f p2 .
Montrer que rg( f1 , . . . , f p ) ≥ rg(q). [003718]
Correction H [003720]
Soit pour A ∈ Mn (R) : q(A) = tr(A2 ). Montrer que q est une forme quadratique sur Mn (R) et déterminer sa signature (indication :
étudier les restrictions de q aux sous-espaces vectoriels des matrices symétriques et antisymétriques). [003721]
519
Exercice 3689 Adjoint
Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie et f une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur E.
On note v = u∗ .
2. Montrer que l’application u 7→ u∗ est un anti-isomorphisme involutif de l’algèbre L (E) (c’est-à-dire un isomorphisme
linéaire tel que (u ◦ v)∗ = v∗ ◦ u∗ et u∗∗ = u).
[003722]
Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie n ≥ 1 et q une forme quadratique sur E de signature (n − 1, 1). Soit H un sous-espace
vectoriel de E de dimension d ≥ 1.
1. On suppose qu’il existe x ∈ H tel que q(x) < 0. Montrer que la signature de q|H est (d − 1, 1).
2. On suppose que q|H est positive, quelle est sa signature ?
Correction H [003723]
Soit n ≥ 2 et A une matrice réelle symétrique n × n représentant une forme quadratique q. On appelle mineurs principaux de A les
déterminants :
∆k (A) = det (ai, j )i, j≤k .
On suppose que tous les mineurs principaux de A sont non nuls, montrer que la signature de q est (r, s) où s est le nombre de changements
de signe dans la suite (1, ∆1 , . . . , ∆n ) et r = n − s.
Correction H [003724]
Soit A = (ai j ) ∈ Mn (R) symétrique. On dit que A est à diagonale faiblement dominante si pour tout i on a aii ≥ ∑ j6=i |ai j | et que A est
à diagonale fortement dominante si pour tout i on a aii > ∑ j6=i |ai j |.
Montrer que si A est à diagonale fortement dominante alors A est définie positive et si A est à diagonale faiblement dominante alors A
est positive. Indication : utiliser l’exercice 3691.
Correction H [003725]
Correction H [003726]
R
1. Soit f1 , . . . , fn : I → R des fonctions continues de carrés intégrables sur l’intervalle I. On pose ai, j = I fi f j . Montrer
que la matrice (ai, j ) est définie positive ssi la famille ( f1 , . . . , fn ) est libre.
520
2. En déduire que si λ1 ,. . .,λn sont des réels strictement positifs distincts alors la matrice de terme général 1/(λi + λ j ) est
définie positive.
[003727]
1. Trouver les matrices A telles que A et A0 sont symétriques définies positives (examiner les cas n = 1, n = 2, n = n).
2. Trouver les matrices A telles que A et A0 sont symétriques positives (examiner les cas n = 2, n = 3, n = n).
Correction H [003728]
On considère sur Rn la forme quadratique : q(x) = αkxk2 + β (x|a)2 où α > 0, β réel et a ∈ Rn . Discuter de la signature et du rang de
q.
Correction H [003730]
Soit q une forme quadratique non nulle sur M2 ((x2 + 1)) telle que q(AB) = q(A)q(B). Déterminer q.
Correction H [003731]
Soit E un espace vectoriel réel de dimension quelconque, (x1 , . . . , xn ) et (y1 , . . . , yn ) deux familles de vecteurs de E et φ une forme
bilinéaire symétrique positive.
Montrer que (det[φ (xi , y j )])2 ≤ det[φ (xi , x j )] × det[φ (yi , y j )].
Correction H [003732]
Exercice 3700 **
Correction H [005807]
Exercice 3701 **
Soit Q une forme quadratique sur un R-espace vectoriel E. On note ϕ sa forme polaire.
On suppose que ϕ est non dégénérée mais non définie. Montrer que Q n’est pas de signe constant.
521
Correction H [005808]
Correction H [005809]
0 x1 ... xn
x1
Q((x1 , ..., xn )) = −det .. .
. S
xn
Exercice 3705
Soit (E, h, i) un espace euclidien, F et G deux sous-espaces vectoriels de E. Montrer que :
1. Si F ⊂ G alors G⊥ ⊂ F ⊥ .
2. (F + G)⊥ = F ⊥ ∩ G⊥ .
3. (F ∩ G)⊥ = F ⊥ + G⊥ .
4. Si dim(E) est finie, alors (F ⊥ )⊥ = F.
[001476]
Exercice 3706 **
On munit E = M3 (R) muni du produit scalaire usuel.
Correction H [005792]
522
128 204.04 Projection, symétrie
Exercice 3707
Déterminer la matrice dans la base canonique de R3 de la projection orthogonale sur le plan d’équation x + 2y − 3z = 0.
En déduire la matrice de la symétrie orthogonale par rapport à ce plan.
Dans un espace euclidien de dimension n, on considére un sous-espace F de dimension r et ( f1 , ..., fr ) une base de orthonormée de cet
espace. On not pF la projection orthogonale sur F, c’est à dire la projection sur F associée à la décomposition E = F ⊕ F ⊥ . Montrer
que :
∀v ∈ F, pF (v) =< v, f1 > f1 + < v, f2 > f2 + · · · + < v, fr > fr
[001477]
Exercice 3708
Dans R3 muni de son produit scalaire canonique, déterminer la projection orthogonale sur le plan d’équation x + y + z = 0 de (1, 0, 0),
et plus généralement d’un vecteur (x, y, z) quelconque.
Donner la matrice de cette projection ainsi que celle de la symétrie orthogonale par rapport à ce plan.
Dans un espace euclidien de dimension n, on considère un sous-espace F de dimension r et ( f1 , ..., fr ) une base de orthonormée de cet
espace. On not pF la projection orthogonale sur F, c’est à dire la projection sur F associée à la décomposition E = F ⊕ F ⊥ . Montrer
que :
∀v ∈ F, pF (v) =< v, f1 > f1 + < v, f2 > f2 + · · · + < v, fr > fr
[001478]
Exercice 3709
Soit (E, h, i) un espace euclidien et p ∈ L (E) un projecteur. Montrer que p est orthogonal (c’est-à-dire Ker(p) ⊥ Im(p)) si et seulement
si : ∀x ∈ E : kp(x)k ≤ kxk. [001479]
Exercice 3710
Soit (E, h, i) un espace euclidien et F un sous-espace vectoriel de E. On note p la projection orthogonale sur F et on pose, pour tout
x ∈ E : d(x, F) = inf kx − yk. Soit z ∈ F.
y∈F
1. Montrer que pour tout x ∈ F, les trois conditions sont équivalentes :
(i) d(x, F) = kx − zk.
(ii) z = p(x).
(iii) ∀y ∈ F, y ⊥ (x − z).
Z 1
2. En déduire inf (x2 − ax − b)2 dx.
a,b∈R 0
[001480]
Exercice 3711
Soit (E, h, i) un espace euclidien de dimension supérieure ou égale à 2. Soient x et y ∈ E. Montrer que :
1. Si kxk = kyk, alors il existe un hyperplan H de E tel que y = s(x) où s est la symétrie orthogonale par rapport à H.
2. Si hx, yi = kyk2 , alors il existe un hyperplan H de E tel que y = p(x) où p est la projection orthogonale sur H.
[001481]
Exercice 3712
Dans R3 muni du produit scalaire euclidien canonique, donner la matrice de la projection orthogonale sur le plan d’équation x + 2y −
3z = 0. Donner la matrice de la symétrie orthogonale par rapport à ce même plan. [001482]
Exercice 3713
Soit (E, h, i) un espace euclidien et F un sous-espace vectoriel muni d’une base orthonormale (e1 , . . . , em ). Soit p la projection ortho-
gonale sur F.
523
m
1. Montrer que ∀x ∈ E, p(x) = ∑ hx, ei iei .
i=1
2. Donner de même l’expression de la symétrie orthogonale par rapport à F et la projection orthogonale sur F ⊥ .
[001483]
Exercice 3714
−2 6 −3
Quelle est la transformation de R3 dont la matrice dans la base canonique est 1 6 3 2 ? [001484]
7
−3 2 6
Exercice 3715
Déterminer la matrice dans la base canonique de R4 de la projection orthogonale sur Vect(v1 , v2 ) où v1 = (1, −1, 0, 0) et v2 = (0, 1, 0, 1).
[001485]
Exercice 3716
Soient E un espace euclidien, u un vecteur non nul et H = u⊥ . Soient p la projection orthogonale sur H et s la symétrie orthogonale par
rapport à H.
hx|ui
1. Montrer que ∀x ∈ E p(x) = x − u.
kuk2
hx|ui
2. Montrer que ∀x ∈ E s(x) = x − 2 u.
kuk2
3. On considère dans R3 le plan (Π : x−y+z = 0). Déterminer la matrice dans la base canonique de la symétrie orthogonale
par rapport à Π.
[001486]
Exercice 3717
Soit (E, | ) un espace vectoriel de dimension n.
1. Soient F et G des sous-espace vectoriels de E. Montrer que (F ∩ G)⊥ = F ⊥ + G⊥ .
2. Soient B = (e1 , ..., en ) une base orthonormale de E et (a1 , ..., an ) ∈ Rn \ {(0, ..., 0)} et H le sous-espace vectoriel de E
d’équation cartésienne ∑nk=1 ak xk = 0 dans B.
(a) Déterminer l’orthogonale de H.
(b) Déterminer la distance du vecteur x = ∑nk=1 xk ek de E au sous-espace vectoriel H.
3. Soit P le sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel R4 défini par
Exercice 3718
Soient E un espace vectoriel euclidien, F et G deux sous-espace vectoriels supplémentaires de E et p le projecteur de E d’axe F et de
direction G.
1. On suppose que F ⊥ G. Montrer que ∀x ∈ E, kp(x)k ≤ kxk.
2. On suppose que ∀x ∈ E, kp(x)k ≤ kxk.
(a) Soient a ∈ F et b ∈ G. Montrer que ka + bk ≥ kak.
(b) En déduire que F ⊥ G.
[001488]
Exercice 3719
nR 2 o
1
Soit α = inf −1 ax2 + bx + c − |x| dx : a, b, c ∈ R .
524
1. Déterminer un espace vectoriel euclidien (E, | ), un sous-espace vectoriel F de E et v ∈ E tel que α = d(v, F)2 .
2. Déterminer p ∈ F tel que α = d(v, p)2 et α.
[001489]
Exercice 3720
Soit E un espace euclidien (de dimension finie), F et G deux sous-espaces vectoriels de E. Déterminer (F + G)⊥ et (F ∩ G)⊥ en
fonction de F ⊥ et G⊥ . [001490]
Exercice 3721
R1
Déterminer inf 0 (ex − (ax + b))2 dx. [001491]
(a,b)∈R2
Exercice 3722
Calculer : Z 1
inf x2 |ln x − ax − b|2 dx.
(a,b)∈R2 0
[001492]
[003733]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soit ~u un vecteur unitaire de matrice U dans une base orthonormée B.
[003734]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soient F, G deux sous-espaces de E tels que F ⊥ G. On note sF et sG les symétries
orthogonales de bases F et G. Montrer que sF ◦ sG = sG ◦ sF = s(F⊕G)⊥ . [003736]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soient F, G deux sous-espaces de E tels que F ⊂ G. On note sF et sG les symétries
orthogonales de bases F et G. Montrer que sF ◦ sG = sG ◦ sF = sF⊕G⊥ . [003737]
525
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soient H, K deux hyperplans de E, et sH , sK les symétries associées.
Démontrer que sH et sK commutent si et seulement si H = K ou H ⊥ ⊂ K. [003738]
1. Montrer que f est une similitude de rapport λ si et seulement si : ∀ ~x,~y ∈ E, ( f (~x) | f (~y)) = λ 2 (~x |~y).
2. Caractériser les similtudes par leurs matrices dans une base orthonormée.
3. Montrer que f est une similitude si et seulement si f est non nulle et conserve l’orthogonalité, c’est à dire : ∀ ~x,~y ∈
E, ~x ⊥~y ⇒ f (~x) ⊥ f (~y).
[003739]
On définit l’application ϕ : A ∈ Mn (R) 7→ ∑i, j a2i, j . Trouvez les matrices P ∈ GLn (R) telles que pour tout A on ait ϕ(P−1 AP) = ϕ(A).
Correction H [003740]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soit u ∈ O(E) et F un sous-espace vectoriel stable par u. Montrer que F ⊥ est aussi stable
par u. [003741]
[003742]
1. On suppose n impair et f ∈ O + (E). Montrer que 1 est valeur propre de f . (comparer det( f − id) et det( f −1 − id))
2. Que peut-on dire quand n est pair ?
3. Soit n quelconque, f ∈ O − (E). Montrer que −1 est valeur propre de f .
[003744]
Soit M ∈ O(n).
1. Montrer que M est la matrice d’une symétrie orthogonale si et seulement si M est symétrique.
2. Dans ce cas, déterminer la base et la direction de cette symétrie en fonction des matrices I + M et I − M.
526
[003745]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soit f ∈ O(E). Montrer que les énoncés suivants sont équivalents :
[003746]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soit f ∈ O(E), et s une réflexion par rapport à un hyperplan H. Soit ~u ∈ H ⊥ ,~u 6= ~0.
[003747]
Exercice 3738 Nombre de réflexions nécéssaires pour engendrer une application donnée
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soit f ∈ O(E). On note F = Ker( f − idE ) et p = codim(F).
[003748]
Soit E un espace euclidien de dimension n. Soient F, G deux sous-espaces vectoriels de E de même dimension.
Correction H [003750]
527
Correction H [003751]
Correction H [003753]
Soit E un espace vectoriel hermitien et G le sous-groupe de U(E) engendré par les réflexions.
1. On suppose ici dim E ≥ 2. Soient u, v ∈ E. Montrer qu’il existe une réflexion σ échangeant u et v si et seulement si
kuk = kvk et (u | v) ∈ R.
2. Montrer que G = { f ∈ U(E) tq det( f ) ∈ {−1, 1}}.
Correction H [003755]
Montrer que tout endomorphisme d’un espace vectoriel hermitien est trigonalisable en base orthonormale. [003756]
1. Soit G un sous groupe compact de GLn ((x2 + 1)) . Si M ∈ G montrer que Sp(M) ⊂ U. En déduire que tout élément de G
est diagonalisable.
2. Soit M ∈ Un ((x2 + 1)) . Montrer que M est diagonalisable et qu’il existe une base orthonormée de (x2 + 1) n propre
pour M.
3. Soit M ∈ On (R). Montrer qu’il existe P ∈ On (R) telle que P−1 MP est diagonale par blocs :
cos θi − sin θi
P−1 MP = diag(±1, . . . , ±1, R1 , . . . , Rk ) où chaque Ri est une matrice de la forme : Ri = .
sin θi cos θi
[003757]
Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie et k k1 , k k2 deux normes euclidiennes telles que les groupes orthogonaux associés
sont égaux. Que peut-on dire de ces normes ? [003758]
528
Exercice 3750 Densité (Ens Ulm MP∗ 2003)
Matrice de la projection orthogonale sur la droite d’équations 3x = 6y = 2z dans la base canonique orthonormée de R3 ainsi que de la
symétrie orthogonale par rapport à cette même droite. De manière générale, matrice de la projection orthogonale sur le vecteur unitaire
u = (a, b, c) et de la projection orthogonale sur le plan d’équation ax + by + cz = 0 dans la base canonique orthonormée de R3 .
Correction H [005488]
Dans R3 , espace vectoriel euclidien orienté rapporté à la base orthonormée directe (i, j, k), déterminer l’image du plan d’équation
x + y = 0 par
1. la symétrie orthogonale par rapport au plan d’équation x − y + z = 0,
2. la symétrie orthogonale par rapport au vecteur (1, 1, 1),
π
3. par la rotation d’angle 4 autour du vecteur (1, 1, 1).
Correction H [005504]
Exercice 3757 **
529
x+y+z = 1
Soient (D) la droite dont un système d’équations cartésiennes est et (P) le plan d’équation cartésienne x + 3y + 2z =
x − 2y − z = 0
6. Déterminer la projetée (orthogonale) de (D) sur (P).
Correction H [005520]
Exercice 3759
1. Soit F le sous-espace de R5 engendré par u = (1, 2, 3, −1, 2) et v = (2, 4, 7, 2, −1). Trouver une base de l’orthogonal F ⊥
de F.
2. Trouver une base orthonormale du sous-espace E de (x2 + 1) 3 engendré par v1 = (1, i, 0) et v2 = (1, 2, 1 − i).
[001494]
Exercice 3760
Soit F un sous-espace d’un espace euclidien E. Montrer qu’il existe une base orthonormale de F qui est inclue dans une base orthonor-
male de E. [001495]
Exercice 3761
2 1 1
1. Soit A = 1 1 1 . Montrer que A définit un produit scalaire ϕ sur R3 . Construire une base orthonormale pour
1 1 2
ϕ.
2. Considérons une base {v1 = (1, 1, 1), v2 = (0, 1, 1), v3 = (0, 0, 1)} de l’espace euclidien R3 . Utiliser le procédé d’ortho-
gonalisation de Schmidt pour transformer {vi } en une base orthonormale.
[001496]
Exercice 3762
R +∞ n −t 2
Soient E = Rn [X], In = √1 t e 2 dt.
2π −∞
1. Montrer que l’intégrale In est convergente. Que vaut I2p+1 ?
R +∞ −t 2
Soit ϕ : E × E → R définie par ϕ(P, Q) = √1 P(t)Q(t)e 2 dt.
2π −∞
2. Montrer que ϕ est un produit scalaire.
3. On suppose n = 2. Ecrire la matrice associée à ϕ dans la base (1, X, X 2 ). Construire une base orthonormale (P0 , P1 , P2 )
par le procédé d’orthogonalisation de Schmidt appliqué à (1, X, X 2 ).
[001497]
Exercice 3763
Réduire en somme de carrés indépendants les formes suivantes :
1. 9x2 − 6y2 − 8z2 + 6xy − 14xz + 18xw + 8yz + 12yw − 4zw
2. x12 + x22 + x32 − 2x42 − 2x1 x2 + 2x1 x3 − 2x1 x4 + 2x2 x3 − 4x2 x4
[001498]
Exercice 3764
530
R3 est muni de sa structure canonique d’espace vectoriel euclidien. Vérifier que les vecteurs e1 = (1, 0, 1), e2 = (1, 0, 2) et e3 = (1, 1, 1)
forment une base de R3 et en déterminer l’orthonormalisée de Gram-Schmidt. [001499]
Exercice 3765
R4 est muni de sa structure canonique d’espace vectoriel euclidien. Soient e1 = (1, 0, 1, 0) et e1 = (1, −1, 1, −1) et F = vect(e1 , e2 ).
1. Déterminer une base orthonormale de F.
2. Déterminer la matrice dans la base canonique de R4 du projecteur orthogonal sur F.
3. Déterminer la distance du vecteur (1, 1, 1, 1) au sous-espace vectoriel F.
[001500]
Exercice 3766
On munit le R-espace vectoriel R2 [X] du produit scalaire défini par
Z 1
φ : R2 [X] → R2 [X], (P, Q) 7→ P(t)Q(t)dt.
−1
Exercice 3767
f (u, u0 ) = 2xx0 + yy0 + 2zz0 + xy0 + yx0 + xz0 + zx0 + yz0 + zy0 .
Exercice 3768
Orthonormaliser dans R3 la famille x1 = (1, −2, 2), x2 = (−1, 0, −1), x3 = (5, −3, 7). [001503]
Exercice 3769
R1
Déterminer une base orthonormée de R2 [X] muni du produit scalaire hP|Qi = 0 P(t)Q(t)dt. [001504]
Exercice 3770
Exercice 3771
On considère un espace euclidien (E, <>).
531
1. Théorème de Pythagore :
Soient u et v deux vecteurs orthogonaux de E. Calculer ||u + v||2 . Illustrer le résultat obtenu à l’aide d’un dessin.
2. Projection orthogonale et distance à un sous-espace :
Soit F un sous-espace de E. On rappelle que E = F ⊕ F ⊥ , et donc que tout vecteur x de E se décompose de manière
unique en une somme x = x1 +2 avec x1 ∈ F et x2 ∈ F ⊥ . Le vecteur x1 s’appelle alors la projection orthogonale de x sur
F.
(a) Montrer que l’application p qui à un vecteur asocie sa projection orthogonale sur E est une application linéaire.
Vérifier que : ∀y ∈ F, < x − p(x), y >= 0.
(b) On considère maintenant un vecteur x de E. On appelle distance de x à F le nombre dist(x, F) = infy∈F kx − yk.
Pour y ∈ F, vérifier que x − p(x) et y − p(x) sont orthogonaux. Utiliser alors la question 1 pour montrer que
||x − y||2 ≥ ||x − p(x)||2 . Illustrer sur un dessin.
En déduire que dist(x, F) = ||x − p(x)||.
(c) Soit (e1 , . . . , er ) une base orthonormée de F. Montrer que p(x) = ∑ri=1 < x, ei > ei .
3. Espace de polynômes :
Sur l’espace E = R3 [X], on considère la forme bilinéaire définie par :
Z 1
1
< P, Q >= P(t)Q(t)dt.
2 −1
(a) Montrer qu’il s’agit d’un produit scalaire (on admet que l’intégrale sur [−1, 1] d’une fonction f continue et
positive est nulle si et seulement si f est nulle sur [−1, 1])
(b) A l’aide du procédé de Schmidt appliqué à la base (1, X, X 2 ), construire une base orthonormée de R2 [X] pour ce
produit scalaire.
(c) On considère le polynôme P0 = X 3 . Calculer la projection orthogonale de X 3 sur R2 [X]. En déduire que pour ce
produit scalaire, on a :
2
dist(X 3 , R2 [X]) = √ .
5 7
[001506]
Exercice 3772
Soit (E, <, >) un espace euclidien, x0 un point de E et F un sous espace vectoriel de E. On note π la projection orthogonale de E sur
F. On rappelle que pour x ∈ E, π(x) est caractérisé par les relations :
π(x) ∈ F et x − π(x) ∈ F ⊥
Le but de cette partie est de montrer que la projection orthogonale de x0 sur F est le point de F le plus proche de x0 .
2. En déduire que inf kx0 − yk2 = kx0 − π(x0 )k2 , c’est à dire que :
y∈F
On considère à cet effet l’espace F = R1 [X], comme sousR espace de E = F ⊕ R f0 où f0 est la fonction définie par
1
f0 (t) = et . On admettra sans démonstration que < f , g >= −1 f (t)g(t)dt est un produit scalaire sur E.
5. Donner une base orthonormée (P1 , P2 ) de R1 [X] pour ce produit scalaire.
532
6. Calculer < f0 , P1 >, < f0 , P2 >, et k f0 k2 . En déduire que
e2 − e−2 e − e−1 2
α= − (2e−1 )2 − .
2 2
R1
7. Même question avec le calcul de α 0 = inf −1 (e − at − bt − c) dt. : commencer par chercher une base orthonormée
t 2 2
a,b∈R2
de R2 [X] pour le même produit scalaire, et en déduire α 0 .
[001507]
Exercice 3773
A deux polynômes P et Q de Rn [X], on associe le nombre
Z 1
φ (P, Q) = P0 (t)Q0 (t)dt + P(0)Q(0)
0
Dans R4 muni du produit scalaire usuel, on pose : V1 = (1, 2, −1, 1) et V2 = (0, 3, 1, −1). On pose F = Vect(V1 ,V2 ). Déterminer une
base orthonormale de F et un système d’équations de F ⊥ .
Correction H [005484]
(n)
1. Pour n ∈ N, on pose Ln = (X 2 − 1)n .
(a) Montrer que la famille (Ln )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (E, | ).
(b) Déterminer kLn k pour n ∈ N.
2. Déterminer l’orthonormalisée de S CHMIDT de la base canonique de E.
Correction H [005772]
533
Correction H [005779]
Exercice 3779 **
r
Montrer que pour toute matrice carrée A réelle de format n, on a |detA| 6 ∏nj=1 ∑ni=1 a2i, j .
Correction H [005790]
Exercice 3780 **
Rang et signature des formes quadratiques suivantes :
Correction H [005806]
Exercice 3781 **
Sur E = R2 ou R3 muni de sa structure euclidienne usuelle, réduire en base orthonormée les formes quadratiques suivantes :
Correction H [005811]
Correction H [005812]
Soient ~u,~v,~w,~t quatre vecteurs d’un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3. Démontrer :
534
(~u ∧~v) | (~w ∧~t) = (~u | ~w)(~v |~t) − (~u |~t)(~v | ~w)
(~u ∧~v) ∧ (~w ∧~t) = −[~u,~v,~w]~t + [~u,~v,~t]~w
[~t,~v,~w]~u + [~u,~t,~w]~v + [~u,~v,~t]~w = [~u,~v,~w]~t.
[003694]
Soit E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3 et ~a,~b deux vecteurs donnés, ~a 6= ~0. Étudier l’équation : ~a ∧~x = ~b. On
cherchera une solution particulière de la forme ~x = ~a ∧~y.
Correction H [003695]
Correction H [003697]
Soit E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3 et φ : E × E → R une application bilinéaire antisymétrique.
Montrer qu’il existe f ∈ E ∗ unique telle que : ∀ ~x,~y, φ (~x,~y) = f (~x ∧~y).
[003698]
Soient ~u,~v,~w trois vecteurs d’un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3.
On donne k~uk = a, k~vk = b, k~wk = c, (~u,~v) ≡ α, (~v,~w) ≡ β , (~w,~u) ≡ γ.
Quel est le volume du parallélépipède construit sur ~u,~v,~w ?
Correction H [003699]
Soit E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3. Trouver les applications f ∈ L (E) vérifiant :
[003700]
Soit E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3, ~u ∈ E unitaire, α ∈ R et f la rotation autour de ~u d’angle de mesure α.
1. Exprimer f (~x) en fonction de ~u, ~x et α.
535
2. On donne les coordonnées de ~u dans une base orthonormée : a, b, c. Calculer la matrice de f dans cette base.
Correction H [003701]
Soit ρ une rotation d’un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3, et f ∈ O(E). Reconnaître f ◦ ρ ◦ f −1 .
Application : Déterminer le centre de O + (E). [003702]
Soit (~i, ~j,~k) une bond d’un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3 E, et f ∈ O + (E).
1. On suppose f (~j) ⊥~i. Montrer qu’il existe r, r0 rotations autour de ~j et ~i telles que r0 ◦ r = f .
2. En déduire que tout f ∈ O + (E) se décompose de deux manières sous la forme : f = r00 ◦ r0 ◦ r où r, r00 sont des rotations
autour de ~j et r0 est une rotation autour de ~i.
3. Décomposer (x, y, z) 7→ (y, x, z) et (x, y, z) 7→ (x cos α − y sin α, x sin α + y cos α, z).
Correction H [003704]
Correction H [003706]
euclidien orienté de dimension 3, B une base orthonormée directe de E et f ∈ L (E) de matrice dans B :
Soit Eun espace vectoriel
0 −γ β
M= γ 0 −α .
−β α 0
1. Reconaître f .
2. Montrer que idE + f est une bijection et calculer la bijection réciproque.
3. Montrer que g = (id − f ) ◦ (id + f )−1 est une rotation et préciser son axe et son angle.
Correction H [003707]
Soit E un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3 et ~a ∈ E \ {~0}. On note α = k~a k. Soit f l’endomorphisme de E défini par :
f (~x) = ~a ∧~x.
536
1. Vérifier que f 3 = −α 2 f .
f k (~x)
2. On pose g(~x) = ∑∞
k=0 k! . Simplifier g(~x) et en déduire que g est une rotation.
Correction H [003708]
Correction H [003709]
Reconnaître les endomorphismes de R3 définis par les expressions analytiques dans la base canonique :
0
3x = 2x + 2y + z
1. 3y0 = −2x + y + 2z
0
3z = x − 2y + 2z
0
9x = 8x + y − 4z
2. 9y0 = −4x + 4y − 7z
0
9z = x + 8y + 4z
0
3x = −2x + 2y − z
0
3. 3y = 2x + y − 2z
0
3z = −x − 2y − 2z
√ √
0
4x = −2x√
−y 6+z 6
4. 4y0 = x 6 + y + 3z
0
√
4z = −x 6 + 3y + z
x0 = √x + √y − √z
3 2 6
5. y0 = √x3 + √2z6
z0 = √x − √y − √z
3 2 6
0
3x = x + 2y + 2z
6. 0
3y = 2x + y − 2z
0
3z = 2x − 2y + z
0
7x = −2x + 6y − 3z
7. 0
7y = 6x + 3y + 2z
0
7z = −3x + 2y + 6z
0
3x = 2x − 2y + z
8. 0
3y = −2x − y + 2z
0
3z = x + 2y + 2z
0
3x = 2x + y + 2z
9. 0
3y = 2x − 2y − z
0
3z = −x − 2y + 2z
537
√
0
4x = −x + 3y −√z 6
10. 4y0 = 3x − y − z 6
0 √ √
4z = x 6 + y 6 + 2z
0
15x = 5x − 10z
0
11. 15y = −8x + 5y + 6z
0
15z = 6x − 10y + 8z
Correction H [003711]
Exercice 3802 **
B est une base orthonormée directe de R3 donnée. Montrer que detB (u ∧ v, v ∧ w, w ∧ u) = (detB (u, v, w))2 pour tous vecteurs u, v et
w.
Correction H [005491]
Exercice 3803 **
Montrer que u ∧ v|w ∧ s = (u|w)(v|s) − (u|s)(v|w) et (u ∧ v) ∧ (w ∧ s) = [u, v, s]w − [u, v, w]s.
Correction H [005493]
Exercice 3804 **
π
Soit (e1 , e2 , e3 ) une base orthonormée directe d’un espace euclidien orienté E de dimension 3. Matrice de la rotation d’angle 3 autour
de e1 + e2 .
Correction H [005793]
Exercice 3806 **
Correction H [005801]
Exercice 3807 ** I
x+y+z+t = 0
Soit P le plan de R4 d’équations dans une base orthonormée B de R4 muni de sa structure euclidienne cano-
x + y − 2z − t = 0
nique.
1. Déterminer les matrices dans B de la projection orthogonale sur P et de la symétrie orthogonale par rapport à P.
2. Calculer la distance d’un vecteur quelconque de R4 à P.
Correction H [005803]
538
131 204.07 Endomorphismes auto-adjoints
Exercice 3808 Esem 91
Soit M ∈ Mn (R) symétrique. Montrer que com M est aussi symétrique. La réciproque est-elle vraie ? [003763]
[003764]
Soit u : E → E telle que : ∀ ~x,~y ∈ E, (u(~x) |~y) = (~x | u(~y)). Montrer que u est linéaire.
[003765]
Correction H [003766]
Soient a1 , . . . , an ∈ R et M = (ai a j ) ∈ Mn (R). Montrer que M est diagonalisable et déterminer ses éléments propres.
Correction H [003767]
ϕ = λ p + µq, p ◦ q = 0, p + q = idE .
Correction H [003768]
539
1. Montrer que l’on définit un produit scalaire et que u est un endomorphisme.
2. Montrer que u est diagonalisable et que si Pk , P` sont des vecteurs propres de valeurs propres distinctes, alors <Pk , P` >=0.
3. Éléments propres de u pour n = 3 ?
Correction H [003769]
1. Vérifier que (P | Q) existe et qu’on définit ainsi un produit scalaire sur Rn [X].
R1
2. Montrer que pour ce produit scalaire, Φ est auto-adjoint calculer t=−1 (1 − t)3/2 (1 + t)1/2 P00 (t)Q(t) dt par parties .
3. Déterminer les valeurs propres de Φ et montrer qu’il existe une base propre de degrés étagés.
Correction H [003770]
Correction H [003773]
[003775]
540
Exercice 3823 A = t BB
Soit A ∈ Mn (R). Montrer que A est symétrique définie positive si et seulement s’il existe B ∈ GLn (R) telle que A = t BB. [003777]
Soit A ∈ Mn (R) symétrique. Pour 1 ≤ p ≤ n, on note ∆ p le déterminant de la sous-matrice (ai j )1≤i≤p;1≤ j≤p .
1. Montrer que si A est définie positive, alors tous les déterminants ∆ p sont strictement positifs.
2. Réciproque : on suppose ∆1 > 0, . . . , ∆n > 0. Montrer qu’il existe une matrice B triangulaire supérieure inversible telle
A = t BB. En déduire que A est définie positive.
Correction H [003778]
Soit E un espace euclidien et q une forme quadratique positive. Montrer qu’il existe un endomorphisme u auto-adjoint tel que : ∀~x ∈ E,
q(~x) = ku(~x)k2 . [003779]
Soit A ∈ Mn (R) symétrique telle qu’il existe k ∈ N∗ tel que Ak = I. Montrer que A2 = I. [003780]
Soit A = (ai j ) ∈ Mn (R) symétrique de valeurs propres λ1 , . . . , λn . Montrer que ∑i, j a2i j = ∑i λi2 . [003781]
1. Montrer qu’il existe un vecteur ~x non nul tel que u(~x) ⊥~x.
2. En déduire qu’il existe une base orthonormée (~ei ) telle que : ∀ i, (u(~ei ) |~ei ) = 0.
Correction H [003782]
Soit (Ai ) une famille de matrices n × n réelles symétriques commutant deux à deux.
Montrer qu’il existe une matrice symétrique A et des polynômes Pi tels que : ∀ i, Ai = Pi (A). [003783]
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques, B définie positive. Montrer que les valeurs propres de AB sont réelles.
Correction H [003784]
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques définies positives. Montrer que det(A + B) ≥ det(A) + det(B).
Correction H [003786]
541
Exercice 3833 f quelconque, il existe une BON dont l’image est orthogonale
Soit f ∈ L (E). Montrer qu’il existe une base orthonormée (~e1 , . . . ,~en ) dont l’image par f est une famille orthogonale.
Correction H [003787]
[003788]
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques, λ , λ 0 leurs plus petites valeurs propres et µ, µ 0 leurs plus grandes valeurs propres. Montrer que toute
valeur propre de A + B est comprise entre λ + λ 0 et µ + µ 0 . [003789]
Correction H [003791]
Soit f ∈ L (E).
1. En considérant l’endomorphisme f ∗ ◦ f , montrer que si f est inversible alors f se décompose de manière unique sous
la forme f = u ◦ h avec u unitaire et h hermitien positif.
2. Si f est non inversible, montrer qu’une telle décomposition existe mais n’est pas unique (on rappelle que U(E) est
compact).
3. Montrer que l’application f 7→ (u, h) est continue sur GL(E).
[003793]
Soit E un espace vectoriel hermitien. Un endomorphisme u ∈ L (E) est dit normal si u et u∗ commutent.
542
1. Soit u normal, montrer que si F est un sous-espace propre de u alors F ⊥ est stable par u. En déduire que u est diagona-
lisable en base orthonormale. La réciproque est-elle vraie ?
2. Soit u ∈ L (E). Montrer l’équivalence entre les propriétés suivantes :
(1) u est normal.
(2) ∀ x ∈ E, ku(x)k = ku∗ (x)k.
(3) Tout sous-espace vectoriel stable par u est stable par u∗ .
(4) Si un sous-espace vectoriel F est stable par u alors F ⊥ est stable par u.
(5) Il existe P ∈ (x2 + 1)[ X] tel que u∗ = P(u).
[003794]
[003795]
Correction H [003796]
Soit H un espace de Hilbert et (un ) une suite d’endomorphismes de H autoadjoints positifs continus telle que la suite (u0 + · · · + un )
est bornée dans Lc (H). Montrer que pour tout x ∈ H la série ∑∞
n=0 un (x) est convergente.
Correction H [003797]
Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = tAA. A est-elle diagonalisable dans Mn (R), dans Mn ((x2 + 1)) ?
Correction H [003798]
1. Montrer qu’il existe un unique endomorphisme w tel que u ◦ w + w ◦ u = v. Que peut-on dire de w ?
2. On suppose
E de dimension
3, rapporté à unebase orthonormale dans laquelle u et v ont pour matrices respectives
4 1 1 0 0 −1
A = 1 4 −1 et B = 0 0 1 . Déterminer w.
1 −1 4 −1 1 3
3. On revient au cas général. Si v est défini positif, que dire de w ? Si w est défini positif, que dire de v ?
Correction H [003799]
1. Que dire de s∗ ◦ s ?
2. Un polynôme P est dit réciproque si P(X) = X n P X1 , pour P de degré n.
Montrer que : P(X) = det(Xid + s∗ ◦ s) est un polynôme réciproque.
543
3. Montrer que P(1) ≥ 2n . A quelle condition y a-til égalité ? Y a-t-il des conditions sur s ?
A1 A2
4. Soit la matrice A = , carrée, d’ordre n, symétrique définie positive, où A1 et A4 sont carrées d’ordres respectifs
A3 A4
p et q. Montrer que det(A) ≤ det(A1 ) det(A4 ).
Correction H [003800]
Correction H [003801]
1. Que peut-on dire de l’adjoint d’un projecteur orthogonal d’un espace euclidien ? Réciproque ?
2. Soit p un projecteur d’un espace euclidien tel que p ◦ p∗ = p∗ ◦ p. Montrer que p est un projecteur orthogonal.
Correction H [003802]
Correction H [003803]
Correction H [003804]
Soit A matrice réelle ; montrer que A est diagonalisable ssi il existe S symétrique réelle définie positive telle que t A = SAS−1 .
Correction H [003805]
Soient A, B des matrices de Mn (R) symétriques et f : R → R,t 7→ max(Sp(A + tB)). Montrer que f est convexe.
Correction H [003806]
544
132 204.08 Espaces vectoriels hermitiens
Exercice 3853 Somme directe orthogonale
Soit E un espace préhilbertien et F1 , . . . , Fn des sous-espaces vectoriels tels que pour i 6= j, Fi ⊥ Fj . Montrer que la somme F1 + · · · + Fn
est directe. [003823]
Soit E l’ensemble des suites (un )n∈N à termes réels telles que la série ∑ u2n converge.
Pour u, v ∈ E, on pose : (u | v) = ∑∞
n=0 un vn .
[003824]
Soit E un espace vectoriel préhilbertien complexe et f ∈ L (E) tel que pour tout vecteur ~x ∈ E, on a f (~x) ⊥~x.
Correction H [003825]
Soit E un espace préhilbertien réel et B une boule ouverte de E ne contenant pas ~0. Montrer qu’il existe une forme linéaire f ∈ E ∗ telle
que : ∀ ~x ∈ B, f (~x) > 0. [003826]
Correction H [003827]
Correction H [003828]
Soit (Pn )n∈N une suite de polynômes de degrés étagés (deg Pn = n). Montrer qu’il existe un unique produit scalaire sur R[X] pour lequel
la famille Pn est orthonormée.
[003829]
545
1. Montrer qu’il existe une matrice T triangulaire supérieure telle que A = t T T . Montrer que T est unique si on impose la
condition : ∀ i, Tii > 0.
2. Application : Montrer que det A ≤ ∏ni=1 aii .
[003830]
Soit E un espace vectoriel hermitien et B, B 0 deux bases orthonormées de E. On note P la matrice de passage de B à B 0 .
Montrer que t PP = I. Que peut-on dire de det P ? [003831]
1. On suppose E de dimension finie, rapporté à une base orthonormée B = (~e1 , . . . ,~e p ). Exprimer G en fonction de M =
MatB (~u1 , . . . ,~un ).
2. En déduire que det(G) est un réel positif ou nul, et nul si et seulement si les vecteurs ~ui sont liés.
3. Montrer le même résultat sans supposer que E est de dimension finie.
4. Examiner le cas particulier n = 2.
5. Application : Le tétraèdre ABCD est tel que AB = AC = AD = 1 et (AB, AC) ≡ π4 , (AB, AD) ≡ π3 , (AC, AD) ≡ π2 . Calculer
son volume.
Correction H [003832]
Soit E un espace vectoriel hermitien et B, B 0 deux bases quelconques. On note P la matrice de passage de B à B 0 , et G, G0 les matrices
de Gram de B et B 0 . Quelle relation y a-t-il entre P, G et G0 ?
[003833]
Correction H [003834]
R +∞ −t i
1. Montrer qu’il existe des polynômes P0 , . . . , Pn ∈ Rn [X] tels que : ∀ i, j ≤ n, t=0 e t Pj (t) dt = δi j .
R +∞ −t i
2. Montrer qu’il n’existe pas de suite de polynômes (P0 , . . . , Pn , . . . ) telle que : ∀ i, j ∈ N, t=0 e t Pj (t) dt = δi j .
Correction H [003835]
546
Exercice 3867 Intégrale double
Soit D le disque unité fermé de R2 . On considère l’espace E des fonctions f : D → R de classe C 1 nulles sur le bord, C, de D.
RR
Pour f , g ∈ E, on pose ( f | g) = D ∂∂ xf ∂∂ gx + ∂∂ yf ∂∂ gy dxdy. Montrer que c’est un produit scalaire.
[003837]
Soit E un espace euclidien, (~e1 , . . . ,~en ) une base de E, G sa matrice de Gram et G−1 = (ai j ).
Montrer que : ∀ ~x ∈ E, ∑i, j ai j (~ei |~x)(~e j |~x) = k~x k2 .
Correction H [003838]
Soit E = C ([0, 1], R) muni du produit scalaire usuel, F le sous-espace vectoriel des fonctions polynomiales et g la fonction exponentielle
sur [0, 1].
1. Montrer que g ∈
/ F.
2. Montrer qu’il existe une suite ( fn ) de fonctions polynomiales convergeant vers g pour la norme euclidienne.
3. En déduire que F n’a pas de supplémentaire orthogonal.
[003839]
Correction H [003840]
Correction H [003841]
Correction H [003842]
547
V est un espace hermitien et u, v, w trois vecteurs unitaires. Montrer que :
q q q
1 − |(u | v)|2 ≤ 1 − |(u | w)|2 + 1 − |(v | w)|2 .
Correction H [003843]
Soit A ∈ Mn ((x2 +1)) . Montrer qu’elle admet une décomposition A = UT t U avec U unitaire et T triangulaire supérieure si et seulement
si le spectre de AA est inclus dans R+ .
Correction H [003844]
Soit A ∈ Mn ((x2 + 1)) de valeurs propres λ1 , . . . , λn . Montrer que AA∗ = A∗ A ⇐⇒ tr(AA∗ ) = |λ1 |2 + · · · + |λn |2 .
Correction H [003810]
548
1 a
−2 a
c b
Déterminer a, b, c, réels non nuls pour que la matrice M = − 2 c
3 a − 12 c
a soit la matrice d’une isométrie.
b
a
a
c − 12
Correction H [003813]
Soit A ∈ Mn (R) telle que pour tout X ∈ Mn,1 (R) on a tr(t XAX) ≥ 0. Comparer les noyaux de A et t A.
Correction H [003814]
1. Peut-on 2
définir sur
R une structure euclidienne telle que l’endomorphisme f dont la matrice dans la base canonique est
1 1
M= soit une rotation ?
−3 −2
2. Généraliser à une matrice M ∈ M2 (R) quelconque.
3. Généraliser à une matrice M ∈ Mn (R) quelconque.
Correction H [003815]
Soit M ∈ Mn ((x2 +1)) et λ ∈ spec(M). Montrer que Re(λ ) est compris entre la plus grande et la plus petite valeur propre de 12 (M +M ∗ ).
[003816]
1. Montrer que toute matrice symétrique réelle positive a ses coefficients diagonaux positifs. Montrer que si l’un des
coefficients diagonaux uii est nul, alors pour tout j on a ui j = 0.
A C
2. U est une matrice symétrique réelle positive de la forme U = t avec A et B carrées. Montrer que la matrice
C B
A C
U0 = est diagonalisable.
0 0
Correction H [003817]
1. Pour M ∈ GLn (R) montrer l’existence de deux matrices orthogonales U et V telles que t UMV soit diagonale.
2. Même question pour M ∈ Mn (R).
0 1 1
3. Déterminer U et V pour M = −1 0 1 .
−1 −1 0
Correction H [003818]
549
Correction H [003819]
Soient n ∈ N∗ , Sn (R) l’espace des matrices n × n symétriques à coefficients réels, Sn+ (R) le sous-ensemble des matrices positives,
Sn++ (R) le sous-ensemble des matrices définies positives et φ ∈ L (Sn (R)). On suppose que φ (Sn++ (R)) = Sn++ (R).
1. Montrer que : ∀ M ∈ Sn (R), ∃ A ∈ R+ tq ∀ λ > A, M + λ In ∈ Sn++ (R).
2. Montrer que φ ∈ GL(Sn (R)) et que φ (Sn+ (R)) = Sn+ (R).
3. On suppose n = 2 et φ (I2 ) = I2 . Montrer que : ∀ M ∈ S2 (R), χφ (M) = χM . Montrer que det(ϕ(M)) = det(M) (i.e. φ
conserve le déterminant).
Correction H [003821]
Exercice 3891 **
E = R3 euclidien orienté rapporté à une base orthonormée directe B. Etudier les endomorphismes de matrice A dans B suivants :
√
−2 1 2 3 1 √6 8 1 4
1) A = − 31 2 2 1 2/ A = 14 √
1 √3 − 6 3/ A = 91 −4 4 7 .
1 −2 2 − 6 6 2 1 8 −4
Correction H [005489]
550
Correction H [005780]
Correction H [005786]
1. Soit A une matrice carrée réelle de format n et S = t AA. Montrer que S ∈ Sn+ (R).
2. Réciproquement, montrer que pour toute matrice S symétrique positive, il existe une matrice A carrée réelle de format n
telle que S = t AA. A-t-on l’unicité de A ?
3. Montrer que S est définie positive si et seulement si A est inversible.
4. Montrer que rg(A) = rg(S).
5. (Racine carrée d’une matrice symétrique positive) Soit S une matrice symétrique positive.
Montrer qu’il existe une et une seule matrice R symétrique positive telle que R2 = S.
Correction H [005787]
Exercice 3898 **
Déterminer card(On (R) ∩ Mn (Z)).
Correction H [005795]
Exercice 3899 **
Soit A une matrice carrée réelle. Montrer que les matrices t AA et At A sont orthogonalement semblables.
Correction H [005798]
Exercice 3902 **
551
n−1 −1 ... −1
.. .. ..
−1 . . .
La matrice
.
est-elle positive ? définie ?
.. .. ..
. . −1
−1 ... −1 n−1
Correction H [005804]
Exercice 3904 ** I
Soit A une matrice carrée réelle symétrique définie positive. Montrer qu’il existe une matrice triangulaire inversible T telle que A = t T T .
Correction H [005813]
Soit a un vecteur non nul de l’espce euclidien R3 . On définit f de R3 dans lui même par : ∀x ∈ R3 , f (x) = a ∧ (a ∧ x). Montrer que f
est linéaire puis déterminer les vecteurs non nuls colinéaires à leur image par f .
Correction H [005487]
Soit B une base orthonormée de E, espace euclidien de dimension n. Montrer que : ∀(x1 , ..., xn ) ∈ E n , |detB (x1 , ..., xn )| ≤ ||x1 ||...||xn ||
en précisant les cas d’égalité.
Correction H [005492]
Soit r la rotation de R3 , euclidien orienté, dont l’axe est orienté par k unitaire et dont une mesure de l’angle est θ . Montrer que pour
tout x de R3 , r(x) = (cos θ )x + (sin θ )(k ∧ x) + 2(x.k) sin2 ( θ2 )k. Application : écrire la matrice dans la base canonique (orthonormée
directe de R3 ) de la rotation autour de k = √1 (e1 + e2 ) et d’angle θ = π3 .
2
Correction H [005498]
Exercice 3910 **
R1 n In+1
Soit f continue strictement positive sur [0, 1]. Pour n ∈ N, on pose In = 0 f (t) dt. Montrer que la suite un = In est définie et
croissante.
Correction H [005499]
552
Exercice 3911
Soit f une application de C dans C, R-linéaire.
1. Montrer qu’il existe deux complexes a et b tels que pour tout z ∈ C, f (z) = az + bz.
2. Calculer Tr( f ) et det( f ) en fonction de a et b.
3. C.N.S. pour que f soit autoadjoint dans C muni de sa structure euclidienne canonique.
Correction H [005796]
(2n+1)!
b) Soit Dn le ppmc de n + 1, n + 2, . . . , 2n + 1. A l’aide de In,n , établir l’inégalité Dn ≥ (n!)2
c) Montrer que Dn ≤ (2n + 1)π(2n+1) et en déduire la minoration de π(2n + 1) annoncée au début de l’exercice.
Correction H [002658]
Exercice 3914 **
Montrer que le produit de quatre entiers consécutifs, augmenté de 1, est un carré parfait.
Correction H [005291]
Correction H [005292]
553
√
Montrer que, pour tout entier naturel n, 2n+1 divise E((1 + 3)2n+1 ).
Correction H [005295]
Soient A la somme des chiffres de 44444444 et B la somme des chiffres de A. Trouver la somme des chiffres de B. (Commencer par
majorer la somme des chiffres de n = a0 + 10a1 ... + 10 p a p .)
Correction H [005296]
Exercice 3920 **
Montrer que si p est premier et 8p2 + 1 est premier alors 8p2 − 1 est premier.
Correction H [005297]
Correction H [005298]
Correction H [005299]
On veut résoudre dans Z3 l’équation x2 + y2 = z2 (de tels triplets d’entiers relatifs sont appelés triplets pythagoriciens, comme par
exemple (3, 4, 5)).
1. Montrer que l’on peut se ramener au cas où x ∧ y ∧ z = 1. Montrer alors que dans ce cas, x, y et z sont de plus deux à
deux premiers entre eux.
2. On suppose que x, y et z sont deux à deux premiers entre eux. Montrer que deux des trois nombres x, y et z sont impairs
le troisième étant pair puis que z est impair.
On suppose dorénavant que x et z sont impairs et y est pair. On pose y = 2y0 , X = z+x z−x
2 et Z = 2 .
554
3. Montrer que X ∧ Z = 1 et que X et Z sont des carrés parfaits.
4. En déduire que l’ensemble des triplets pythagoriciens est l’ensemble des triplets de la forme
Exercice 3927 **
Correction H [005309]
1. (Formule de L EGENDRE) Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 et p un nombre premier. Etablir que l’exposant
de p dans la décomposition de n! en facteurs premiers est
n n n
E( ) + E( 2 ) + E( 3 ) + ...
p p p
2. Par combien de 0 se termine l’écriture en base 10 de 1000! ?
555
Correction H [005310]
Exercice 3937
Soit le groupe G (additif) Z/40Z.
1. Soit H le sous-groupe de G engendré par 12 et 20. Montrer que H est le sous-groupe de G engendré par 4 et trouver son
ordre.
2. Caractériser les générateurs de G. Combien en compte-t-on ?
3. Déterminer l’ordre de 15.
[001394]
Exercice 3938
1. Montrer qu’il n’existe aucun élément d’ordre 3 dans le groupe Z/2Z × Z/4Z.
2. En déduire les morphismes de groupes de Z/3Z dans Z/2Z × Z/4Z.
[001395]
Exercice 3939
Soit f un morphisme de groupes de Z/15Z dans Z/18Z.
1. Montrer que f est caractérisé par f (1).
2. Déterminer les ordres possibles de f (1).
3. En déduire la liste des morphismes de groupes de Z/15Z dans Z/18Z.
[001396]
Exercice 3940
Soit G le groupe-produit (Z/2Z) × (Z/4Z) .
1. Donner la liste des éléments de G et déterminer l’ordre de chacun d’entre eux. G est-il cyclique ?
2. Donner la liste des sous-groupes de G et en constuire le treillis.
[001397]
Exercice 3941
556
1. Soit f : Z → Z/3Z × Z/5Z définie par f (n) = (n, ne).
(a) Montrer que f est un morphisme de groupes.
(b) Déterminer le noyau de f .
2. En déduire que les groupes (Z/3Z) × (Z/5Z) et Z/15Z sont isomorphes.
[001398]
Exercice 3942
Exercice 3943
On note Rn la rotation du plan de centre O, d’angle 2π/n, S la symétrie par rapport à l’axe (Ox).
1. Montrer que S2 = id, (Rn )n = id et Rn S = SR−1
n .
2. Montrer que le sous-groupe des isométries du plan engendré par Rn et S (ie le plus petit sous-groupe des isométries du
plan qui contient Rn et S) est de cardinal 2n. On le note Dn : c’est le groupe dihédral d’ordre 2n.
3. Montrer que Dn préserve un polygone régulier à n côtés, centré en O.
4. En vous aidant de ce qui précède, construire un isomorphisme entre D3 et S3 .
[001400]
Exercice 3944
z w 1 0
Soit H = : (z, w) ∈ C2 l’ensemble des quaternions. H∗ désigne H privé de la matrice nulle. On note 1 = ,
−w̄ z̄ 0 1
i 0 0 1 0 i
i= ,j= ,k= .
0 i −1 0 −i 0
1. Montrer que H∗ est un sous-groupe de GLn (C).
2. Montrer que i2 = j2 = k2 = 1, ij = k, jk = i, ki = j, ji = −k, kj == i, ik = −j.
3. En déduire que le sous-groupe de H∗ engendré par i, j et k est d’ordre 8. On le note H8 .
4. Ecrire la table de H8 .
5. Vérifier que les groupes (tous de cardinal 8) H8 , Z/2Z × Z/2Z × Z/2Z, Z/2Z × Z/4Z, Z/8Z et D4 sont 2 à 2 non
isomorphes.
[001401]
Correction H [003152]
557
1. Soient n, p ≥ 2. Montrer que : n ∧ p = 1 ⇐⇒ ∃ k > 0 tel que nk ≡ 1(mod p).
2. Soit n un entier impair non divisible par 5. Montrer qu’il existe un multiple de n qui s’écrit 1...1 en base 10.
[003153]
n−2
1. Montrer que pour tout entier a impair et tout n ≥ 3 : a2 ≡ 1(mod 2n ).
∗
2. Le groupe Z/2n Z est-il cyclique ?
[003156]
Correction H [003157]
Soit p un nombre premier impair. Montrer que k̇ est un carré dans l’anneau Z/pZ si et seulement si k(p+1)/2 ≡ k(mod p). [003158]
Soit n un entier premier impair supérieur ou égal à 3 : n = q2 p + 1 avec p impair et soit a ∈ Z premier à n. On considère la suite
(b0 , b1 , . . . , b p ) d’entiers compris entre 0 et n − 1 définie par :
1. Montrer que b p = 1.
2. Si b0 6= 1 montrer qu’il existe un indice i tel que bi = n − 1.
[003159]
558
Exercice 3955 Suite récurrente (Mines MP 2003)
On considère la suite (xn ) à valeurs dans Z/11Z telle que pour tout n on ait xn+3 = 4(xn+2 + xn+1 + xn ). Déterminer les différents
comportements possibles de (xn ).
Correction H [003161]
559
[004564]
1.4.7...(3n−2)
9. an = n! .
1√
10. an = √ n.
n
ln n
11. an = 1 + 21 + · · · + 1n .
12. an+2 = 2an+1 + an ,
a0 = a1 = 1.
n .
13. an = Ckn
2 2
14. an = e(n+1) − e(n−1) .
R1 2 n
15. an = t=0 (1 + t ) dt.
√ √
16. an = n n − n+1 n + 1.
17. an = √ cos nθ n .
n+(−1)
Correction H [004565]
Soit ∑ an zn une série entière de rayon de convergence R > 0. Déterminer les rayons de convergence des séries :
560
1. ∑ a2n zn .
2. ∑ an!n zn .
3. ∑ n!nan n zn .
Correction H [004570]
On suppose que les séries ∑ a2n zn et ∑ a2n+1 zn ont pour rayons de convergence R et R0 . Déterminer le rayon de convergence de ∑ an zn .
Correction H [004571]
Soit a(z) = ∑∞ n
n=0 an z une série entière de rayon de convergence infini et ρ > 0.
Correction H [004572]
Correction H [004573]
Exercice 3968 **
Déterminer le rayon de convergence de la série entière proposée dans chacun des cas suivants :
1. ∑+∞ n n
n=1 (ln n) z
√ n n
2. ∑+∞
n=1 ( n) z
2 n
3. ∑+∞
n=0 (ln(n!)) z
4
1 n n
4. ∑+∞
n=1
1 1
2 ch n + cos n z
n
C2n
5. ∑+∞
n=1 nn z
n
(ln(n!))a n
6. ∑+∞
n=1 n!b
z
an n ∗ 2
7. ∑+∞
n=0 1+bn z , (a, b) ∈ (R+ )
Correction H [005745]
561
3. ∑∞ 3 n
n=0 n x .
xn
4. ∑∞
n=0 (n+1)(n+3)
.
(−1)n x2n+1
5. ∑∞
n=0 4n2 −1
.
xn
6. ∑∞
n=0 4n−1 , x ≥ 0.
n+3 n
7. ∑∞
n=0 2n+1 x .
xn
8. ∑∞
n=1 n ch(na).
n sin2 (nθ )
9. ∑∞
n=0 2n .
n2 +1 n
10. ∑∞
n=0 n+1 x .
xn
11. ∑∞
n=0 (2n)!
.
sin2 (nθ ) 2n
12. ∑∞
n=0 n! x .
5 n
n x
13. ∑∞
n=0 n! .
x3n
14. ∑∞
n=0 (3n)! .
n+1 n
15. ∑∞
n=1 C2n x .
1 Rx n
16. ∑∞
n=0 n! t=1 ln t dt.
n=1 1 + 2 + · · · + n x .
1 1 n
17. ∑∞
Correction H [004581]
Correction H [004583]
(−1)n
Calculer ∑∞
n=1 3n+1 ·
Correction H [004585]
562
Correction H [004586]
Correction H [004588]
Exercice 3977
Calculer les sommes suivantes dans leur intervalle ouvert de convergence après avoir déterminé le rayon de convergence de la série
proposée.
xn
1) (**) ∑+∞
n=2
1
n(n−1)
xn 2) (**) ∑+∞ 3n n
n=0 n+2 x 3) (** I) ∑+∞
n=0 2n+1 4) (**) ∑+∞ n
n=0 (2n+1)! x
n
4n 2
5) (*) ∑+∞ x
n=0 (4n)! 6) (**) ∑+∞
n=0 (ch n)x
n 7) (** I) ∑+∞ n
n=1 ∑k=1 k x
1 n
7) ∑+∞ n +4n−1 n
n=0 n!(n+2) x
+∞ (−1)n n +∞ 4n−1
9) (** I) ∑n=1 n x x
10) (*) ∑n=1 (−1)n 4n 11) (**) ∑n=0 (n2 + 1)2n+1 xn 12) (**) ∑+∞
+∞
n=0 (−1)
n+1 nx2n+1
+∞
14) (**) ∑n=0 an xn où an est le nombre de couples (x, y) d’entiers naturels tels que x + 5y = n.
Correction H [005746]
Exercice 3981 **
an+1 = −an − 2bn an n bn n
On pose a0 = 1 et b0 = 0 puis pour tout entier naturel n, . Rayons et sommes de ∑+∞
n=0 n! x et ∑+∞
n=0 n! x .
bn+1 = 3an + 4bn
Correction H [005757]
563
In
Soit In le nombre d’involutions de [[1, n]]. Rayon de convergence et somme de la série entière associée à la suite n! n∈N∗ .
Correction H [005763]
2
Exercice 3986 ex /(1 − x)
2
ex ex
Développer en série entière 1−x puis 1−x .
Correction H [004576]
Développer f (x) = x
1−x−x2
en série entière en utilisant la relation : (1 − x − x2 ) f (x) = x.
Correction H [004578]
564
Correction H [004579]
1. Vérifier que pour x ∈ ]0, +∞[ on a : ζ (1 + x) − 1x = ∑∞ n=1 n1+x − x nx − (n+1)x
1 1 1 1
.
p
ln (1) ln p (k) ln p+1 (k+1)
2. Pour p ∈ N on pose γ p = limk→∞ 1 + ··· + k − p+1 . Justifier l’existence de γ p et montrer que |γ p | ≤
(p/e) p .
(−1) p γ p p
3. Montrer alors que pour x ∈ ]0, 1[ on a : ζ (1 + x) − 1x = ∑∞p=0 p! x .
[004580]
n=1 (1 − q x)
Exercice 3991 ∏∞ n
Soit q ∈ ] − 1, 1[ et f (x) = ∏∞
n=1 (1 − q x).
n
1. Montrer que f (x) existe pour tout x ∈ R et que f est développable en série entière au voisinage de 0. On admettra que
si une fonction g est DSE alors eg l’est.
2. A l’aide de la relation : f (x) = (1−qx) f (qx), calculer les coefficients du développement de f et le rayon de convergence.
Correction H [004589]
Soit f (x) = ∑∞ −n+n ix . Montrer que f est de classe C ∞ sur R mais n’est pas développable en série entière autour de 0.
2
n=0 e
Correction H [004590]
Soit α > 0. On considère la fonction fα : x 7→ ∑∞ −n einx . Montrer que f est C ∞ . Donner une CNS sur α pour que f soit développable
α
n=1 e
en série entière en tout point de R.
Correction H [004591]
1. Montrer que f est bien définie, est de classe C ∞ sur R et vérifie f (n) (0) = n! an .
2. Construction de ϕ : à l’aide de fonctions du type x 7→ exp(−1/x) construire une fonction ψ de classe C ∞ sur [0, +∞[
nulle sur [0, 1] ∪ [2, +∞[ et strictement positive sur ]1, 2[.
R +∞ .R
+∞
Vérifier alors que ϕ(x) = t=|x| ψ(t) dt t=0 ψ(t) dt convient.
Correction H [004592]
Exercice 3995
Développer en série entière les fonctions suivantes :
1) (*) 1
2) (*** I) 1
x2 −2tx+1
,t ∈R 3) (*) ln(x2 − 5x + 6)
(x−1)(x−2)
cos a , a ∈]0, π[
x sin a 1
4) (**) Arctan 1−x 5) (**) (x−1)(x−2)...(x−p) 6) (*** I) (Arcsin x)2
Rx Rx dt
7) (*) 0 cos(t 2 ) dt 8) (*** I) −∞ t 4 +t 2 +1
9) (**) cos x ch x.
565
Correction H [005747]
Exercice 3996 * I
(
sin x
x si x 6= 0
Pour x réel, on pose f (x) = . Montrer que f est ce classe C∞ sur R.
1 si x = 0
Correction H [005748]
2n
1 2 n!
∑nk=0 (−1)n−k (2k+1)k!(n−k)! = (−1)n (2n+1)! .
Correction H [005756]
1. Montrer qu’il existe une suite de polynômes (Pn )n∈N telle que pour tout entier naturel n, f (n) = Pn ◦ f et que les Pn sont
à coefficients entiers naturels. (Utiliser tan0 = 1 + tan2 ).
2. En utilisant la formule de TAYLOR-L APLACE, montrer que la série de TAYLOR à l’origine de f a un rayon de conver-
gence R supérieur ou égal à π2 .
3. On note an les coefficients du développement précédent et g la somme de la série entière associée à la suite (an )n∈N.
Montrer que pour tout entier naturel non nul n, (n + 1)an+1 = ∑nk=0 ak an−k . En déduire que pour tout x de − π2 , π2 ,
f (x) = g(x) et que R = π2 .
4. Calculer a0 , a1 , a2 ,..., a7 .
5. Vérifier que la fonction x 7→ th x est développable en série entière. Préciser le rayon et la valeur des coefficients en
fonction des an .
Correction H [005761]
Correction H [004593]
Soit (an ) une suite de réels strictement positifs. On suppose que le rayon de convergence de la série entière A(x) = ∑∞ n
n=0 an x est 1 et
que la série diverge pour x = 1.
566
1. Montrer que A(x) → +∞ lorsque x → 1− .
2. Soit (bn ) une suite telle que bn ∼ an et B(x) = ∑∞ −
n=0 bn x . Montrer que B(x) ∼ A(x) pour x → 1 .
n
Correction H [004594]
Soit (cn ) le produit de Cauchy de la suite (an ) par la suite (bn ). Montrer que si les trois séries ∑ an , ∑ bn et ∑ cn convergent vers A,B,C,
alors C = AB (considérer les séries entières ∑ an zn , ∑ bn zn et ∑ cn zn ).
Correction H [004595]
Soit (cn ) le produit de Cauchy de la suite (an ) par la suite (bn ). On suppose que la série A(z) = ∑∞ n
n=0 an z a un rayon R > 0 et que
bn /bn+1 → λ lorsque n → ∞ avec |λ | < R. Montrer que cn /bn → A(λ ) lorsque n → ∞.
Correction H [004596]
Montrer que l’équation 3xy0 + (2 − 5x)y = x admet une solution développable en série entière autour de 0. Calculer y(1) à 5.10−5 près.
Correction H [004597]
1. En utilisant la relation : tan0 = 1+tan2 , exprimer tan(n) en fonction de tan, . . . , tan (n − 1). En déduire que : ∀ x ∈ [0, π/2[,
tan(n) (x) ≥ 0.
2. Montrer que la série de Taylor de tan en 0 converge sur ] − π/2, π/2[.
3. Soit f la somme de la série précédente. Montrer que f 0 = 1 + f 2 et en déduire que f = tan.
4. Prouver que le rayon de convergence est exactement π/2.
Correction H [004598]
1. Montrer que f admet un développement en série entière au voisinage de 0 et préciser le rayon de convergence.
2. Chercher une équation différentielle d’ordre 1 vérifiée par f . En déduire les coefficients du développement en série
entière de f .
3. Donner le développement en série entière de Arcsin2 x.
Correction H [004599]
1
Exercice 4007 ∑∞
n=0 n
C2n
xn
On pose f (x) = ∑∞
n=0 n
.
C2n
1. Déterminer le rayon de convergence et montrer que f vérifie l’équation : x(4 − x)y0 − (x + 2)y = −2.
2. Résoudre l’équation précédente pour x > 0 (utiliser le DL de f en 0 à l’ordre 1 pour fixer la constante) et en déduire la
1
somme de la série ∑∞
n=0 n . C2n
567
Correction H [004600]
Correction H [004601]
Correction H [004602]
Correction H [004603]
Déterminer alors deux réels α et β tels que T (x) = Zi (x2 )/x soit égal à α tan β x sur ] − 1, 1[.
Correction H [004605]
(1+ia)−eib (1−ia)
1. Pour a, b ∈ R avec b 6≡ 0(mod π), vérifier l’identité suivante : 1−eib
= 1 − tan(b/2)
a
.
5. En déduire : ∀ x ∈ ] − π2 , π2 [, tan x = ∑∞ 8x
k=0 (2k+1)2 π 2 −4x2 .
568
2n −1
6. Pour n ∈ N avec n ≥ 2, vérifier l’identité suivante : ∑∞
k=0
1
(2k+1)n
= ζ (n).
2n
2(4n −1)
7. Démontrer enfin : ∀ x ∈ ] − π2 , π2 [, tan x = ∑∞
n=1 π 2n
ζ (2n)x2n−1 .
[004606]
R1 t dt (−1)n−1
1. A l’aide d’un développement en série entière, montrer que t=0 t = ∑∞
n=1 nn .
2. Calculer la valeur commune des deux membres à 10−5 près.
Correction H [004607]
R1
Exercice 4015 t=0 ln(t) ln(1 − t) dt
π2 R1
t=0 ln(t) ln(1 − t) dt.
1
On admet que ∑∞
n=1 n2
= 6 . Calculer
Correction H [004608]
Rx ln(1−t)
Exercice 4017 t=0 t dt
xn Rx ln(1−t) R1 ln(1−t)
Montrer que pour x ∈ ] − 1, 1[ : ∑∞
n=1 n2
=− t=0 t dt. En déduire la valeur de t=0 t dt. [004610]
Soit f (z) = ∑ an zn une série de rayon R > 0 telle que pour tout z ∈ D̊(0, R) on a f (z) ∈ R. Montrer que f est constante. [004613]
569
Soit U un ouvert de (x2 + 1) contenant 0 et f : U → (x2 + 1) analytique. On note ∑∞ n
n=0 an z le développement en série entière de f
2
en 0, R son rayon et d la distance de 0 à fr(U) (d = +∞ si U = (x + 1)).
1 R 2π f (re )
iθ
1. Montrer, pour 0 < r < min(R, d) et n ∈ N : an = 2π θ =0 rn einθ dθ .
R 2π f (reiθ )
2. Montrer que l’application r 7→ dθ est analytique sur [0, d[ (minorer le rayon de convergence du DSE de f en
θ =0 einθ
iθ
r0 e et majorer en module les coefficients lorsque θ décrit [0, 2π] et r0 est fixé dans [0, d[ à l’aide d’un recouvrement
ouvert de [0, 2π]). En déduire que l’égalité de la question 1. a lieu pour tout r ∈ [0, d[.
1 R 2π f (re ) iθ
iθ
3. Pour 0 < r < d et |z| < r on pose g(z) = 2π θ =0 reiθ −z re dθ . Montrer que g est la somme d’une série entière de rayon
supérieur ou égal à r et que g coïncide avec f sur D̊(0, r).
Applications :
4. R ≥ d.
5. Si U = (x2 + 1) et f est bornée alors f est constante (théorème de Liouville).
6. Si P ∈ (x2 + 1)[ X] ne s’annule pas alors P est constant (théorème de d’Alembert-Gauss).
7. Si ( fn ) est une suite de fonctions analytiques convergeant uniformément sur U vers une fonction f alors f est analytique
sur U (théorème de Weierstrass, comparer avec le cas réel).
8. La composée de deux fonctions analytiques est analytique.
Correction H [004614]
Soit P ∈ (x2 + 1)[ X] ayant pour racines z1 , . . . , zk de multiplicités m1 , . . . , mk et r ∈ R+∗ \ {|z1 |, . . . , |zk |}.
1 R 2π P (re ) iθ
0 iθ
Montrer : 2π θ =0 P(reiθ ) re dθ = ∑|z j |<r m j . [004615]
Soit f (z) = ∑∞ n
n=0 an z une série entière de rayon de convergence infini. Montrer l’équivalence entre les propriétés :
1 : Pour tout a > 0, la fonction z 7→ f (z)e−a|z| est bornée sur (x2 + 1).
p
2 : n n! |an | → 0 lorsque n → ∞.
On utilisera les formules de Cauchy (cf. exercice 4022).
Correction H [004616]
Correction H [004617]
1. Vérifier que A est un anneau intègre. Quels sont les éléments de A inversibles ?
570
2. Soit Ik = {a = (an ) ∈ A tel que a0 = · · · = ak = 0}. Montrer que les idéaux de A sont {0}, A et les Ik , k ∈ N.
r
3. Soit f (x) = 2 − 1−2x . Montrer que f est développable en série entière sur ] − 12 , 12 [ et que si f (x) = ∑∞ n
n=0 un x alors
1−x
la suite (un ) vérifie la relation de récurrence : 2un+1 = 1 + ∑nk=1 uk un+1−k .
4. Soit a = (an ) ∈ A avec a0 = 1 et |an | ≤ 1 pour tout n. Montrer qu’il existe une unique suite b = (bn ) ∈ A telle que b0 = 1
et b ∗ b = a. Pour prouver que le rayon de convergence de b est non nul on établira par récurrence que |bn | ≤ un .
5. Pour a ∈ A quelconque, étudier l’équation b ∗ b = a d’inconnue b ∈ A.
[004618]
1. Soit ϕ(z) = ∑n∈N an zn une série entière de rayon R ≥ 1 et r ∈ ]0, 1[. Montrer que
Z 2π
1
an = ϕ(reiθ )e−inθ dθ .
2πrn θ =0
2. Soit E l’ensemble des fonctions de D dans (x2 + 1) continues et dont la restriction à D est somme d’une série entière.
Montrer que f 7→ k f k = sup{| f (z)|, z ∈ D} définit une norme sur E et que pour cette norme E est complet.
3. Montrer que l’ensemble des polynômes à coefficients complexes est dense dans E.
Correction H [004620]
1. Développer en série entière f : z 7→ z(1 − z)−2 . Montrer que f est injective sur D̊(0, 1).
2. Soit f (z) = z + ∑+∞ n
n=2 an z la somme d’une série entière de rayon de convergence au moins 1 à coefficients réels. On
suppose f injective sur D̊(0, 1) et on veut prouver : ∀ n ≥ 1, |an | ≤ n.
(a) Montrer pour |z| < 1 que f (z) ∈ R ⇔ z ∈ R et en déduire : Im(z) ≥ 0 ⇒ Im( f (z)) ≥ 0.
Rπ
(b) Pour 0 < r < 1 calculer it
t=0 Im( f (re )) sin nt dt. En déduire |an |rn ≤ n|a1 |r et conclure.
Correction H [004621]
n=0 an z une série entière de rayon R > 0 et telle que a0 = 1 (ou plus généralement a0 6= 0).
Soit ∑+∞ n
1. Montrer qu’il existe une et une seule suite (bn )n∈N telle que ∀n ∈ N, ∑nk=0 ak bn−k = δ0,n .
2. Montrer que la série entière ∑+∞ n
n=0 bn z a un rayon strictement positif.
Correction H [005750]
571
Soit A une matrice carrée complexe de format p ∈ N∗ . Rayon de convergence et somme en fonction de χA de la série entière
∑+∞ n n
n=0 Tr(A )z .
Correction H [005755]
∑+∞
n=0 an x
n
1. Montrer que limx→1 = k.
∑+∞
n=0 bn x
n
2. Applications.
(a) Equivalent simple quand x tend vers 1 de ∑+∞ n
n=1 ln nx .
(b) Déterminer limx→1 (1 − x) p ∑+∞
n=0 n
p−1 xn où p est un entier naturel non nul donné.
Correction H [005759]
Exercice 4034
an n
Soit (an )n∈N une suite à valeurs dans {−1, 1}. Pour x réel on pose f (x) = ∑+∞
n=0 n! x .
On suppose que pour tout entier naturel p et tout réel positif x, | f (p) (x)| 6 1. Déterminer f .
Correction H [005760]
1. Soit E un ensemble non vide muni d’une loi interne et an le nombre de parenthésages possibles d’un produit de n
éléménts de E ((a1 = 1 conventionnellement), a2 = 1, a3 = 2, a4 = 5, ...). Montrer que pour tout n > 2, an = ∑n−1
k=1 ak an−k .
2. Soit f la série entière associée à la suite (an ). On suppose momentanément le rayon R de cette série strictement positif.
Montrer que pour tout x de ] − R, R[, ( f (x))2 − f (x) + x = 0.
3. Calculer R et f .
4. En déduire an .
Correction H [005764]
[001951]
Exercice 4037
572
Z π ∞
1
2. Calculer x4 dx. En déduire la valeur de ∑ 4
.
−π p=1 n
π2 ∞
(−1)n cos nx ∞
1
3. Montrer que x2 = +4 ∑ . En déduire ∑ .
3 n=1 n2 p=1 n2
[001952]
Exercice 4038
Z +∞
costx
Soit f : R → R l’application x 7→ dt.
0 1 + t2
Z +∞
t sintx
1. Montrer que ∀x ∈ R : x f (x) = 2 dt.
0 (1 + t 2 )2
2. Montrer que f est de classe C2 puis, en dérivant l’expression ci-dessus, que ∀x ∈ R∗+ : f 00 (x) = f (x).
3. Donner une expression de f sur R∗+ puis sur R.
[001955]
Correction H [004622]
Développer en série de Fourier f : t 7→ 1−cos1α cost avec 0 < α < π. Indication : on pourra utiliser une relation de récurrence entre les
coefficients à partir de (1 − cos α cost) f (t) = 1.
Correction H [004624]
1. Prouver : ∀ x ∈ R, g(x) = ∑∞ n
n=0 a cos nx.
2. Quel est le mode de convergence de la série ?
R 2π
3. Soit f : R → (x2 + 1) continue par morceaux et 2π-périodique. Montrer que h : x 7→ t=0 g(x −t) f (t) dt est somme d’une
série trigonométrique uniformément convergente. Que peut-on déduire pour h ?
4. Soit λ ∈ R. Trouver
R 2π
toutes les fonctions f : R → (x2 + 1) continues par morceaux et 2π-périodiques telles que : ∀ x ∈
R, f (x) = λ t=0 g(x − t) f (t) dt + ∑∞ cos nx
n=1 n2 .
Correction H [004625]
573
1. Existe-t-il une fonction f : R → R continue telle que les coefficients de Fourier soient : an = 1
2n et bn = 0 ?
Rπ dt
2. Application : calculer t=0 5−4 cost .
Correction H [004626]
Soit a > 0.
1
1. Développer en série entière : f (x) = x+ea .
1
2. En déduire le développement en série de Fourier de g(x) = cos x+ch a .
Correction H [004627]
sin2 nx
Montrer que : ∀ x ∈ R, | sin x| = 8
π ∑∞
n=1 4n2 −1
. [004628]
1. Montrer que h est 2π-périodique, continue, et calculer les coefficients de Fourier exponentiels de h en fonction de ceux
de f et de g.
2. Pour g fixée, déterminer les valeurs et vecteurs propres de f 7→ h.
Correction H [004629]
On pose f (x) = ∑+∞ −(x−2nπ) . Montrer que f est définie sur R, 2π-périodique et de classe C 1 . Déterminer sa série de Fourier.
2
n=−∞ e
Correction H [004630]
Correction H [004631]
a
Exercice 4049 ∑∞
n=1 n2 +a2
(Centrale MP 2003)
1. Soit a ∈ R. Développer en série de Fourier la fonction 2π-périodique valant eax sur ]0, 2π].
R +∞ e−u
Soit a ∈ R. On pose I(a) = u=0 1−e−u sin(au) du.
2. Exprimer I(a) sous forme d’une série sans intégrale.
R +∞ −u
3. Calculer u=0e sin(au) du.
4. Conclure.
Correction H [004632]
a
Exercice 4050 ∑∞
n=1 n2 +a2
(Centrale MP 2000)
1. Donner le développement en série de Fourier de la fonction 2π-périodique définie sur ]0, 2π[ par f (x) = eax avec a 6= 0.
a 1
2. Calculer ∑n≥1 a2 +n2
. En déduire ∑n≥1 n2
.
574
a
3. Que vaut lima→+∞ ∑n≥1 a2 +n2
?
Correction H [004633]
On considère la fonction 2π-périodique sur R définie par f (x) = x sin 2x si 0 ≤ x < 2π.
Correction H [004634]
Soit a ∈ R \ Z.
1. Développer en série de Fourier la fonction définie sur [−π, π] par : f (x) = cos(ax).
t2
n=1 ln 1 − n2 . Justifier l’existence et la dérivabilité de g et la calculer.
2. Soit g(t) = ∑∞
Correction H [004635]
2
sin n sin n
Exercice 4053 ∑∞
n=1 n = ∑∞
n=1 n2
Correction H [004636]
Exercice 4054 f (x + π)
Soit f : R → R 2π-périodique continue par morceaux. Que peut-on dire des coefficients de Fourier de f si l’on a :
1. ∀ x ∈ R, f (x + π) = f (x) ?
2. ∀ x ∈ R, f (x + π) = − f (x) ?
Correction H [004637]
Soit f ∈ D. On note ck les coefficients de Fourier exponentiels de f . Montrer que f est π-périodique si et seulement si ck est nul pour
tout k impair (noter que la série de Fourier de f peut ne pas converger vers f ). [004638]
Soit f : R → R continue, 2π-périodique de classe C 1 par morceaux. On note ak , bk les coefficients de Fourier de f . Calculer les
coefficients de Fourier de f 0 en fonction de ceux de f . En déduire que kak → 0 et kbk → 0 lorsque k → ∞.
Correction H [004639]
Soit f : [0, 2π] → R de classe C 1 . On considère la fonction g, 2π-périodique coïncidant avec f sur [0, 2π[. Soient an , bn les coefficients
de Fourier de g.
1
f (0)− f (2π) 1
1. Montrer que an = o n et bn = πn +o n .
575
2. Donner le développement en série de Fourier de g0 .
Correction H [004640]
Soit f : R → R continue 2π-périodique paire dont la restriction à [0, 2π] est concave. Montrer que les coefficients de Fourier trigono-
métriques de f vérifient : ak ≤ 0 pour k ≥ 1.
Correction H [004642]
Exercice 4060
Développer en série de F OURIER les fonctions suivantes puis déterminer la valeur des sommes indiquées :
1) (**) f : R → R 2π-périodique paire telle que ∀x ∈ [0, π], f (x) = 1 − 2x +∞
π . En déduire ∑n=0
1
(2n+1)2
, ∑+∞
n=1
1
n2
et ∑+∞
n=1
1
n4
.
(−1)n
2) (**) f : R → R 2π-périodique impaire telle que ∀x ∈ [0, π], f (x) = x(π − x). En déduire ∑+∞ +∞
n=0 (2n+1)3 , ∑n=0
1
(2n+1)6
et ∑+∞
n=1
1
n6
.
3) (**) f : R → R 2π-périodique telle que ∀x ∈] − π, π], f (x) = sin 2x . En déduire ∑+∞ n 2n+1
n=0 (−1) 16n2 +16n+3 .
(−1)n
4) (***) f : R → R 2π-périodique telle que ∀x ∈ [−π, π], f (x) = ch(λ x) (λ réel strictement positif donné). En déduire ∑+∞
n=1 λ 2 +n2
,
∑+∞ 1 +∞ 1
n=1 λ 2 +n2 et ∑n=1 (λ 2 +n2 )2 .
Correction H [005783]
Correction H [005784]
Exercice 4063 **
576
154 221.02 Convergence, théorème de Dirichlet
Exercice 4064 Phénomène de Gibbs pour sin kx/k
sin kx
Soit fn (x) = ∑nk=1 k .
Correction H [004650]
Soit ∑∞ n=1 (an cos nx + bn sin nx) une série trigonométrique convergeant uniformément sur un intervalle [α, β ]. Montrer que les suites
(an ) et (bn ) tendent vers 0.
Correction H [004651]
Soit (an ) une suite décroissante de limite nulle. Montrer que la série ∑∞
n=1 an sin nx converge uniformément sur R si et seulement si
nan → 0 lorsque n → ∞.
Pour le sens direct : utiliser le critère de convergence uniforme de Cauchy et l’inégalité : sin x ≥ 2x
π sur [0, π/2].
Correction H [004652]
[004653]
Soit R une fraction rationnelle à coefficients complexes, de degré strictement négatif, n’ayant pas de pôle dans Z. On pose f (x) =
inx
∑∞
n=−∞ R(n)e .
Correction H [004654]
cos nx
Exercice 4069 ∑∞
n=1 P(n)
, P = polynôme
1. Donner le développement en série de Fourier de la fonction f 2π-périodique telle que f (x) = (π − x)2 sur ]0, 2π[.
2. Soit P un polynôme de degré 2 sans racines dans N∗ . On pose g(x) = ∑∞
n=1
cos nx
P(n)
. Montrer que g est de classe C 1 par
morceaux.
577
Correction H [004655]
Correction H [004656]
Exercice 4072
Z 2π
Soit f : R → C une fonction 2π-périodique, C1 et telle que f (t)dt = 0. On note respectivement (cn )n∈Z et (c0n )n∈Z les coefficients
0
de Fourier (complexes) de f et f 0 .
1. Calculer c0 puis donner une relation entre cn et c0n .
Z 2π Z 2π
2. En déduire que que | f (t)|2 dt ≤ | f 0 (t)|2 dt.
0 0
3. Dans quel cas l’égalité a-t-elle lieu ?
[001954]
Correction H [004643]
R 2π R 2π 02 R 2π 02
1. Soient f , g deux applications 2π-périodiques réelles de classe C 1 . Montrer que : 2 0 f g0 ≤ 0 f + 0 g .
2. Soit Γ un arc C 1 , fermé, simple, de longueur 2π. Montrer que l’aire du domaine limité par Γ est inférieure ou égale à π.
578
Correction H [004645]
Exercice 4076 | f 00 | ≤ | f |
R 2π
Trouver les fonctions f : R → R 2π-périodiques de classe C 2 telles que t=0 f (t) dt = 0 et | f 00 | ≤ | f |. [004646]
Soient f , g : R → (x2 + 1) 2π-périodiques, continues par morceaux. On note cn ( f ) et cn (g) les coefficients de Fourier exponentiels de
1 R 2π
f et g. Montrer que : ∑+∞
n=−∞ cn ( f )cn (g) = 2π t=0 f (t)g(t) dt.
[004647]
Exercice 4078 Une série trigonométrique qui n’est pas une série de Fourier
sin
√nx .
On pose f (x) = ∑∞
n=1 n
1. Montrer que f est bien définie sur R, 2π-périodique et continue sur R \ 2πZ.
R
π−a
2. Calculer lima→0+ t=a f (t) sin(pt) dt et en déduire que f n’a pas de développement en série de Fourier (et donc n’est
pas continue en 0).
[004648]
1 n sin(n + 12 )θ
1. Soit θ ∈ R − 2πZ. Montrer + ∑ cos(kθ ) = .
2 k=1 2 sin θ2
Z π
1 sin(n + 21 )(x − t)
2. Etablir que Sn (x) = (x−t)
f (t)dt.
π −π 2 sin 2
Z π
1 sin(n + 12 )θ
3. En déduire Sn (x) = f (x + θ ) dθ .
2π −π sin θ2
Z π
sin(n + 21 )θ
4. Calculer dθ .
0 sin θ2
[001950]
Soit f : R → (x2 + 1) de classe C 1 . On suppose qu’il existe a > 1 tel que f (x) = O(1/|x|a ) et f 0 (x) = O(1/|x|a ) lorsque |x| → ∞, et on
pose F(x) = ∑n∈Z f (x + 2nπ).
Montrer que F est bien définie, C 1 et 2π-périodique. En déduire la formule sommatoire de Poisson :
1
∑ f (2nπ) = √ ∑ fˆ(n).
n∈Z 2π n∈Z
579
[004657]
[004658]
Rb
Exercice 4083 t=a f (t)| sin nt| dt
Correction H [004659]
Montrer que l’équation : y(4) + y00 + y = | sin x| admet une et une seule solution π-périodique.
Correction H [004660]
Correction H [004662]
Soit E l’ensemble des fonctions de R dans (x2 + 1) de la forme : f (x) = ∑+∞ 2iπnx où |c | converge. On pose pour f ∈ E :
n=−∞ cn e ∑ n
k f k = ∑n=−∞ |cn |.
+∞
580
Correction H [004664]
Correction H [004666]
Soit f à valeurs réelles, de classe C 2 , 2π-périodique, de moyenne nulle. Montrer que g = f + f 00 s’annule au moins quatre fois sur
[0, 2π[.
Correction H [004667]
Exercice 4092 **
1. Soit f la fonction définie sur R, 2π-périodique et impaire telle que ∀x ∈ 0, π2 , f (x) = sin 2x . Déterminer f (x) pour
tout réel x.
2. Soit f la fonction définie sur R, 2π-périodique et paire telle que ∀x ∈ 0, π2 , f (x) = sin 2x . Déterminer f (x) pour tout
réel x.
Correction H [005781]
A 1. Soient a et z deux réels. Soit f une fonction de classe Cn+1 sur le segment d’extrémités a et z et φ un polynôme de degré n.
Prouver que pour tout t compris dans l’intervalle [0, 1],
n
d
dt ∑ (−1)m (z − a)m φ (n−m) (t) f (m) (a + t(z − a))
m=1
= −(z − a)φ (n) (t) f 0 (a + t(z − a)) + (−1)n (z − a)n+1 φ (t) f (n+1) (a + t(z − a))
b1 t 2 b2 t 4 bn t 2n
1 − t/2 + + +···+ + o(t 2n+1 ),
2! 4! (2n)!
où les bi sont des réels qu’on ne cherchera pas à déterminer.
581
−1 zt
Montrer que la dérivée nième en zéro, notée φn (z), de la fonction t 7→ t eet −1 est un polynôme en z de degré n et que
1
φn (z) = zn − nzn−1 +Cn2 b1 zn−2 +Cn4 b2 zn−4 + · · · +Cn2N bN zn−2N
2
où N = E( n−1
2 ), E désignant la fonction partie entière.
3. Prouver que
(n−k) (n−k) (n−2k−1)
(i) φn (1) = φn (0) (2 ≤ k ≤ n) (ii) φn (0) = 0 (1 ≤ k ≤ N)
(n−2k) n!bk (n−1)
(iii) φn (0) = (2k)!
(1 ≤ k ≤ N) (iv) φn (0) = − 12 n!
(n−1) (n)
(v) φn (1) = + 12 n! (vi) φn = n!
où
Z 1 r−1
ω 2n+1
Rn =
(2n)! 0
φ2n (t) ∑ F (2n) (a + mω + ωt)dt
m=0
B 1. Soit uk : x > 0 7→ ln(x + k) − ln(k) + x ln k
k+1 I ∗)
(k ∈ N
Montrer que pour tout x strictement positif, la série ∑k≥1 uk (x) est convergente. On pose pour la suite G(x) = ln(x) + ∑∞
k=1 uk (x)
3. En déduire que ∀m ∈ N
I exp(−G(m + 1)) = m!
où f : t 7→ ln(y + t) − ln(x + t) et Tp,n (x, y) est une expression que l’on précisera.
p−1 bh
7. On pose g(z) = z ln z − z − 21 ln z + ∑h=1 1
(2h)(2h−1) z2h−1
. Montrer que G(y) + g(y) = G(x) + g(x) + R p (x, y)
!
8. Montrer que R p (x, y) = O 1
2p−1 quand inf(x, y) → +∞.
inf(x,y)
582
9. Prouver à l’aide de la formule de Stirling que G(m) + g(m) → 12 ln 2π quand m → +∞.
11. Donner un développement asymptotique de ln(m!) quand m tend vers +∞ à un O( m17 ) près.
Correction H [002683]
Correction H [004503]
1. Montrer que la suite ( fn ) converge uniformément vers la fonction nulle sur [0, 1].
2. En déduire qu’il en est de même pour la suite (gn ). (On utilisera la concavité de sin sur [0, π])
[004504]
[004505]
xn e−x
1. Déterminer la limite simple des fonctions fn : x 7→ sur R+ et montrer qu’il y a convergence uniforme. (On admettra
√ n!
la formule de Stirling : n! ∼ nn e−n 2πn)
R +∞
2. Calculer limn→∞ t=0 f n (t) dt.
Correction H [004506]
583