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IDE Protocoles

Transféré par

Ahmed Marwan
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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IDE Protocoles

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Éditions Médicilline

21, rue Curial


75019 Paris
medicilline@[Link]

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0
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ISBN 2-915220-12-3
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0
u © 2006 Editions Médicilline, première édition
Toute représentation ou reproduction, intégrale ou
partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses
ayants-droit ou ayants-cause, est i 11 ici te (loi du 11 mars
1957, alinéa 1er de l'article 40). Cette représentation ou
reproduction par quelque procédé que ce soit, constituerait
une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivant
du Code Pénal.
INTRODUCTION

Apres l'extraordinaire succès d'IDE-MÉMO, notre équipe


médico-infirmière a voulu élargir sa gamme d'offre, avec l'é-
laboration d'un nouvel outil, cette fois-ci orienté "pratique".
Cet ouvrage va vite devenir aussi précieux pour l'IDE que le
Vidal® pour le médecin. Qu'on en juge, par quelques chiffres
: les 99 gestes que doit maîtriser tout(e) lnfirmier(ère) digne de
ce nom sont tous expliqués en une dizaine d'étapes-clés, de
façon à se remettre "le film dans la tête" en moins de 120
secondes. Au total, un résultat impressionnant de 1 200
photos (certains chapitres ayant été volontairement étendus
afin de donner la vision globale), qui vous sera utile à toutes
Q)
c les étapes de votre vie professionnelle. Notez également, que
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"O
•Q) tous les éléments de cet ouvrage ont été validés par 3
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Médecins-Formateurs dont le Dr Éric REVUE, Praticien
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UJ Hospitalier aux Urgences (Hôpital de Dreux).
l.O
0
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..... Nous avons également rajouté quelques petits clins d'œil, afin
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>-
0..
d'équilibrer le ton parfois professoral et sérieux de cet ouvrage.
0
u

Pour conclure, remercions également les Éditions Médicilline,


pour leur soutien permanent et l'effort consenti pour permet-
tre d'aboutir à un ouvrage couleur à un prix très abordable.

N'hésitez pas à nous faire parvenir vos remarques et sug-


gestions (contact@medi [Link]).

Les auteurs
REMERCIEMENTS
Cet ouvrage est une œuvre collective. Sans la gentillesse et le profession-
nalisme des équipes des Urgences de la clinique Saint-François de
Mainvilliers (28), des Urgences de l'hôpital de Dreux (28), du SAMU
d'Eure-et-Loir et du CESU 28, il n'aurait jamais pu voir le jour.
Aussi nous tenons parti culièrement à adresser un grand merci :
- Aux patients anonymes qui nous ont aidés en acceptant de se laisser
photographier.
-Aux Docteurs LETELLIER, chef de service du SAMU 28, JULIE, directrice du
CESU 28, REVUE, PH du SAU du CHR de Dreux, RACINE, PH du SAMU de
Dreux, PAULIN TSHISUMBULE, du SAMU de Dreux, PARIS, de la CUMP28.
-À Monsieur Daniel SUZANNE, du CSP de Dreux, pour nous avoir permis d'u-
tiliser ses photographies du plan rouge.
- À Jean-Michel, Pilote de l'hélicoptère du SAMU 28.
-Au personnel du service des Urgences de la clinique Saint-François, en pre-
Q)
c mier lieu à Xavier, pour sa disponibilité et sa bonne humeur, à Sophie, Élodie,
:g Nadia, Catherine, Nathalie, Béatrice, Stéphane, Françoise, David, Claire et
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Vl
Dominique, pour leur gentillesse et leurs remarques constructives.
c
0
~ -Aux infirmiers du SMUR de Dreux : Delphine, Sébastien, Cédric, Rodolphe,
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0
0
Antoine et Xavier.
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@
......
-Aux Pompiers d'Eure-et-Loir qui ont eu la bonne grâce de décomposer leur
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·;: mouvements sous différents angles.
>-
0..
0
u - Merci également à Pascale, Cécile et Pauline pour leur coopération précieuse.
-Au Docteur Guillaume ZAGURY pour nous avoir fait confiance sur ce projet.
- À Jean-Étienne FIETIE, responsable éditorial, Éditions Médicilline.
- À Michèle CHILLET, responsable administrative, Éditions Médicilline.
- De façon plus large à tous les infirmier(ère)s et personnels des services
d' Urgences et de SMUR de France qui se dévouent quotidiennement pour
leurs patients dans des services où l'exercice de leur profession est, par défini-
tion, difficile.
En espérant que le résultat final soit à la hauteur de leur attente.

Les auteurs
Avertissement
Malgré tout le soin que nous avons apporté à l'élaboration
de cet ouvrage, une erreur est toujours possible. Les
informations publiées dans cet ouvrage ne sauraient
engager la responsabilité des auteurs.

« VOTRE SATISFACTION
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NOUS TIENT A CŒUR »
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Œi Pour tout contact, suggestion(s), participation :
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contact@[Link]
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8 guillaume2008@[Link]

Pour toute commande groupée :

contact@[Link]
SOMMAIRE
1. MANUTENTION ....................................... 1
1. Passage brancard/! it . ... . . . . . ........................ . ... 2
2. Ablation de matelas coqu ille ... . ... . ................. . .... 4
3. Mise en position demi-assise et Trendelenburg ................ 6
4. Mise en position latérale de sécurité ..... . . . .............. . . 8

Il. PRISE DE CONSTANTES ............. . . .. ... . ... .. ...... 11


5. Prise de la température .. . ........ . ..... . ....... . ....... 12
6. Prise de pouls ........................................ 14
7. Mesure de la pression artériel le . . ... . ................. . ... 16
8. Mesure de la fréquence respiratoire ... . . . ..... .... ..... .... 19
9. Mesure de la SA02 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

Ill. EXAMENS COMPLÉMENTAIRES ......................... 23


10. EVA . . .. .. . .................................. . ..... 24
11. Hémoglucotest ........ . ... . ... ..... ..... .. . . ..... . .. 26
12. Hémocue ......................... . ...... . .......... 29
13. Bandelette urinaire . ... . . .... .. . . ... .. ... . . ....... . ... 32
Q)
c 14. Électrocard iogramme .................... . ... . ... . ..... 35
:g 1 5. Strepto-test® ........... . .... ... ... ... ........... . ... 39
"O
•Q)
~
Vl
c IV. PRÉPARATION AUX SOINS ............................. 43
0
~
"O
UJ
16. Lavage simple des mains . ... . . . . . . .. .. . ... . .. . .. ... .. . . 44
l.O
0 17. Solution hydro-alcoolique .............................. 48
0
N
@
18. Revêtir les gants de faço n stérile .. . . .. ... ... . . .. . ... .. ... 50
......
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O'l
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>-
V. INJECTIONS & PRÉLÈVEMENTS SANGUINS ................ 53
0..
0
u 19. 1nj ectio n sous-cutanée ................................. 54
20. Injectio n intra-musculaire . . . . .. ............... . ... . .... 57
21. Injection intra-veineuse ................................ 60
22. lntranasal .. . . ....................................... 64
23. Injection intra-recta le . .. .... . . . . . ... . . ................ 66
24. Prélèvements sanguins et hémocu ltures . .... ............... 69
25. Test d' A ll en ..... . ... ... .. . ................. . ... . .... 73
26. Ponction artérielle . ... .. . .. . .. ... .. .. . ... ... . ... . ..... 75
27. Pose de voie veineuse périphérique ...................... 78
28. Chambre implantable . . .. .. ... . . . ... . . .. . ... .......... 83
29. Contrôle pré-transfusionnel ultime . ... . . .... . ....... . . . . . . 87
VI. PANSEMENTS ....................................... 91
30. Pansement simple ................... .... ..... . ... ..... 92
31. Pansement aseptique . ... . ............................. 94
32. Pansement septique ..... .... . ......................... 99
33. Changement de mèche ................................ 102
34. Ablation de fils ..................................... 106
35. Ablation d'agrafes ....... . ........................... 109

VII. GESTES TECHNIQUES SPÉCIFIQUES . . . . .. . .. .. .. . .. . .. . 113


36. Pose de sonde vésicale chez la femme ................... 114
37. Pose de sonde vésicale chez l'homme . .... ... . .......... 119
38. Pose de sonde nasogastrique .... ........... ... ..... .... 124
39. Pose de bas de contention ............................. 129

VIII. AIDE AUX GESTES TECHNIQUES DE RÉANIMATION ...... 133


40. Participation au cathétérisme central ..................... 134
41. Drainage thoracique ................................. 140
42. Ponction pleurale . . . ... ... . . ... .. . ... . . .. . . . .... . ... 146
43. Manœuvre de Sellick et Baltimore ...... ... ... ... ........ 151
44. Intubation ventilation assistée séquence rapide ..... .. ...... 154
45. Épuration extra-rénale : hémodialyse ..................... 158
Q)
c
46. Ponction lombaire ............ . .. .. . ....... . . ... ... . . 1 62
:g 47. Ponction d'ascite ... . .......... .. ............ . ....... 167
"O
•Q)
~
48. Cathéter sus-pubien .................................. 1 72
Vl
c 49. Bloc crural ......................................... 175
0
~
"O
UJ
l.O IX. GESTES SPÉCIFIQUES DE L'URGENCE ................... 179
0
0
N
50. Massage cardiaque externe ......... . .................. 180
@
......
..c
51. Sonde à oxygène .................................... 1 83
O'l
·;:
>-
52. Masque à haute concentration ......................... 1 85
0..

u
0 53. Guedel ........ . . .............. . .................. 187
54. BAVU . ........ . ..... ..... ..... . ..... ... ...... ... . 189
55. Ventilation non invasive .............................. 191
56. Aérosol ........................................... 194
57. Aspiration bronchique ...... ... . ... . . . ... ..... .... . ... 197
58. Score de Glasgow ................................... 201
59. Entraînement électro-systolique externe ................... 207
60. Réflexes pu pi li aires .................................. 209
61. Maintenir un enfant .................................. 211
62. Sutures ................... . ........................ 213
X. MATÉRIEL SPÉCIFIQUE DE L'URGENCE HOSPITALIÈRE ...... 217
63. Chariot d'urgence . .................................. 218
64. Utilisation du défibrillateur ........... .... . ... . ........ 223
65. Cardioscope de transport . ........ . ..... . .............. 226
66. Respirateur de transport ............................... 228
67. Utilisation d'un PSE . ... . ... .. ........................ 231
68. Blood pump ............ . ....... . .................. 234
69. Entonox . ......... ........ . .. .. ....... . ... ... ...... 237
70. Attelle de Donway ................................... 239
71. Pantalon anti-choc . ... . ... . ......................... 243
72. Sacs SMUR .............. . ... ... . . . . ............... 249

XI. GYPSOTHÉRAPIE . ... . ... . . . .. . ..... . ..... . ... . .... . 255


73. Syndactilie . . ........... ....... .. . ......... . ..... . .. 256
74. Attelle de Stack ..................................... 258
75. Attelle de première commissure ........................ 260
76. Attelle de doigt ... .. .. ... .......... . . . ... . .. .... ... . 263
77. Immobilisation en gant de boxe ........................ 267
78. Gantelet plâtré ..... ...... .. .. ....................... 2 70
79. Manchette en résine ..... . . ... . ................. . . . .. 274
80. Attelle plâtrée postérieure .......... ... ... .. ........... 278
81. Plâtre brachio anti brachio palmaire ..... . ....... . ....... 281
Q)
c 82. Anneaux claviculaires .. . ... . ....... . ..... ... ......... 284
:g 83. Strapping d'épaule ........ . ... . ... . . . .... ..... ....... 286
"O
•Q)
~
Vl
84. Dujarrier ... . ... . ....... . .............. . ... . ... . ... 289
c
0 85. Mayo clinic ..... . ............... . ........ . . . ....... 294
~
"O
UJ 86. Collier cervical .................... . .. . ............. 298
l.O
0
0
87. Strapping de côtes ... . ... . .... . .. .. . . ... .. ...... . . . . . 301
N
@ 88. Syndactilie d'orteils .......... . ... . ... . ............... 303
......
..c
O'l
89. Strapping de chevil le .......... ... . ... ................ 305
·;:
>-
0..
90. Botte résine . . .......... . ........ . ............... . .. 308
0
u 91. Strapping de genou .... . ............................. 313
92. Cruro-pédieux : spécificités pédiatriques ..... . ... . ... . .... 316
93. Ablation de plâtre ................................ . .. 320

XII. CAS PLUS SPÉCIFIQUEMENT PRÉ-HOSPITALIERS ......... 323


94. Transport primaire . . ................................. 324
95. Transport secondaire .................. . .............. 329
96. Plan rouge . .. . . . . . ... . ... . ..... .. ........... . ... . .. 33 7
97. Accouchement à domicile ...... . ... . . . ....... . ........ 341
98. Soins au nouveau-né . . ........ . ... . . . . ... . .... ...... . 346
99. Quelques notions législatives . . . ... . . . ... ..... . .. . ..... 351

XIII. ANNEXES ........................................ 353

XIV. INDEX . . ........ . ... .. ........................... 379


_,_
MANUTENTION
1 . Passage brancard/I it .............................. 2

2. Ablation de matelas coquille ....................... 4


Q)
c
3. Mise en position demi-assise et Trendelenburg .......... 6
:g
"O
•Q)
~ 4. Mise en position latérale de sécurité ................. 8
Vl
c
0
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l.O
0
0
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.....
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>-
0..
0
u

Comment je me porte ? Eh bien, ... on me porte. "


11

(Sacha Guitry, aux journalistes l' inte rrogeant sur sa santé)


Extrait d e "M édi-Sage : Les 133 Citati ons m édicales à utili se r en pratique m édicale",
de G. Zagury. A paraître: contact@medici [Link]
1DE Protocoles'" - Manutention

1. PASSAGE BRANCARD/LIT
DÉFINITION W
Acte de suppléance pour transférer un patient du brancard à son
lit (et inversement).

INDICATIONS ~
Patient alité strict, n'ayant pas la force de se déplacer seul (chirur-
gie récente ou prise de traitement risquant d'altérer l' équi libre,
prémédication par exemp le). Patient inconscient.

CONTRE-INDICATIONS ~
Pas de brancardage sans l'aide d ' un collègue.

LÉc1sLAT10N r_
Article R. 43 7 7-3
Relèvent du rôle propre de l' infirmier(ère) ( ... ) les soins liés aux
fonctions d'entretien et de continuité de la vie et visant à compen-
ser partiellement ou totalement un manque ou une diminution
Q)
c d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes. (... )
:g
"O
•Q) Article R. 43 7 7-4
~
Vl
c Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés rel evant de son
0
~
"O
rôle propre sont dispensés dans un établissement ou un service à
UJ
l.O
domic il e à caractère sanitaire, soc ial ou médico-soc ial,
0
0
N
l'infirmier(ère) peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la col la-
@ boration d 'aides-soignants( ... ) qu'i l encadre et dans les 1imites de la
......
..c
O'l
·;:
qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation. (.. . )
>-
0..
0
u MATÉRIEL ):{:
- Brancard.
- Éventuellement planche de transfert.
- M atériel de suppléance (par exemple : en cas d 'oxygénothérapie
penser à prendre une boutei lle portable).

SURVEILLANCE IDE ~
Lorsqu' un patient polytraumatisé est déplacé i 1conviendra de respec-
ter l'axe tête-cou-tronc. En dehors de cette restriction, il faudra juste
s'assurer du confort du patient ainsi que du respect de son intimité.

----·----
Passage brancard/lit

TECHNIQUE

- Avert ir le patient de la
manœuvre et lui expliquer
son déroulement.
- Monter le lit à hauteur du
brancard.

4. On demande au patient de
croiser les bras sur le ventre
et de fléchir le cou afin qu' il
regarde ses pieds.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0 5. Le patient est ensuite translaté
N
@ sur le brancard. Le déplacement
......
..c
O'l
est initié sur ordre, afin d'être
·;:
>-
0..
réalisé d' un seul tenant.
0
u

2 & 3. Rouler le drap du


dessous de façon à border
complètement le patient.

----·----
1DE Protocoles'" - Manutention

ABLATION
2.
DE MATELAS COQU 1LLE
DÉFINITION w
Le matelas coquille est un système de maintien largement utilisé
par les équipes de secours. Il s'agit d ' un matelas en plastique sou-
ple rempli de billes de polystyrène. La dépressurisation du système
induit une rigidification de l'ensemble réalisant une véritable
coque dure autour du patient.

INDICATIONS ~
- Le matériel sera ôté après avis médical.
- Il est possible de repressuriser le matel as afin de réaliser un exa-
men clinique (ou autre), puis à nouveau de le dépressuriser pour
manipuler le patient sans risque (notamment en cas de suspicion
de lésion rachidienne).
- Le système est radio-transparent, permettant la réali sation de
radiographie et de scanner sans l'ôter.
Q)
c
:g CONTRE-INDICATIONS ~
"O
•Q)
~ Aucune.
Vl
c
0
~
"O
UJ LÉGISLATION
l.O
0
0
N Article R. 4311 -7.
@
......
..c
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en appli-
O'l
·;: cation d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualita-
>-
0..
0 tive et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole
u
écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un
médecin : 12° Ablation des dispositifs d' immobilisation et de conten-
tion.

MATÉRIEL ~
Aucun.

SURVEILLANCE IDE W"


L' infirmier(ère) devra vérifier la bonne préhension du patient par
l'équipe de secouristes. Il est notamment fondamental de bien res-
pecter l'axe tête-cou-tronc en cas de suspicion de lésion rachidienne.

----·----
Ablation de matelas coquille

TECHNIQUE

3. Pendant que l' infirmière


empaume le matelas fermement,
les autres intervenants saisissent
l'alèze afin de lever le patient.

1. Les secouri stes déposent le


matelas coquille dépressurisé
(c'est-à-dire dur) sur le bran-
card ou la table d' examen.

4. Pendant que les secouristes por-


tent le patient, l' infirmière retire
Q)
c rapidement le matelas coquille.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..

u
0 2. Ou verture de la valve de 5. Le pati ent est reposé délica-
pressuri sation. tement sur la table d'examen.

----·----
1DE Protocoles'" - Manutention

3. MISE EN POSITION DEMI-


ASSISE ET TREN DE LEN BURG
DÉFINITION lW
Position demi-assise : technique de positionnement du corps en
décubitus dorsal, buste relevé formant un angle de 45-80° avec les
membres inféri eurs (fig.1 ).
Position de Trendelenburg: le patient est en position allongée, pro -
clive (fig.2 )

INDICATIONS ti
Pour la position demi-assise: dyspnée, angoisse.
Pour le Trendelenburg: malaise, quelle qu'en soit l'origine, hypo-
tension, risque d'embolie gazeuse (notamment avec les systèmes
de circulation extra-corporel le).

CONTRE-INDICATIONS ~
Pour la position demi assise : col lapsus.
Q)
c
Pour le Trendelenburg : dyspnées, quelle qu' en soit l' origine.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c LÉGISLATION
0
~
"O
UJ
Article R. 4311 -5
l.O
0
0
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
N
@ actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques
......
..c
O'l
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi -
·;:
>- ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
0..

u
0
rage: 12° Install ation du pati ent dans une position en rapport avec
sa pathologie ou son handicap.

MATÉRIEL ~
Lit ou brancard permettant la variation de position, manuellement
ou vi a une commande électriqu e.

SURVEILLANCE IDE ~
Position demi-assise : surveillance de l' évolution de la dyspnée, de
l' anxiété du patient.

----·----
Mise en position demi-assise et Trendelenburg

Trendelenburg: surveillance de l'état de conscience, des paramè-


tres hémodynamiques.
Dans le cas d' un passage en Trendelenburg urgent pour cause
d' injection intra-vasculaire d ' un volume d'air important (par
exemple : au décours d'une CEC), la levée de la position se fera
sur prescription médicale.

TECHNIQUE

Mise en position manuelle ou via une commande électrique.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O Position demi-assise.
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

Trendelenburg.

----·----
1DE Protocoles'" - Manutention

4. MISE EN POSITION
LATÉRALE DE SÉCURITÉ
DÉFINITION w
L' hypotonie secondaire à un coma profond, induit une ptose de la base
de la langue ainsi qu' une hypoventilation qui vont gêner l' hématose.
Le coma provoque, également, un relâchement musculaire favori-
sant les régurgitations.
Chez un patient en décubitus dorsal, incapable de bouger, ces
phénomènes provoquent une inhalation dont les conséquences
immédiates (risque d'étouffement) et secondaires (syndrome de
Mendel son) sont potentiellement létales.
La Position Latérale de Sécurité permet de modifier les rapports
anatomiques relatifs du larynx, de la partie supérieure de l'œso-
phage et de la base de la langue, permettant ainsi d' éviter les ris-
ques sus-décrits.

INDICATIONS ~
Q)
c Personne inconsciente, quelle qu'en soit la cause.
:g
"O

CONTRE-INDICATIONS ~
•Q)
~
Vl
c
~
0 Aucune contre-indication absolue.
"O
UJ
l.O
Cependant, il convient d'être particulièrement vi gilant à l' axe tête-
0
0
N
cou-tronc, en cas de suspicion d 'atteinte rachidienne.
@
......
..c
.gi LÉGISLATION
>-
0..
8 Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage : § 12 Installation du patient dans une position en rapport
avec sa pathologie ou son handicap.

MATÉRIEL X:
Aucun.

--------·--------
Mise en position latérale de sécurité

SURVEILLANCE IDE ~
Comme dans tout état d ' altération de la consc ience, l' IDE s' en-
querra des paramètres hémodynamiques ainsi que du score de
Glasgow (cf. fiche 58) du patient, il en surveillera l'évolutivité.
li réalisera différents tests afin de déterminer l'étiologie du coma
(Glycémie capillaire, prise de toxiques ... ).
En cas de vomi ssement, il est important de dégager les voies
aériennes supérieures du pati ent.

TECHNIQUE

Q)
3. La main gauche de l'opéra-
c teur est placée dans le creux
:g poplité du pati ent.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
1. Premier temps : abducti on
"O
UJ du membre supérieur.
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
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>-
0..
0
u

4. Traction douce des deux


mains afin de fa ire tourner le
patient en bloc (respect de
l'axe tête-cou-tronc) . En cas
de suspic ion d'atteinte rachi-
dienne, o n placera un oreiller
sous la tête du patient afin de
2. Pl acer votre main dro ite ne pas infléchir le rachis cervi-
sous le coude du patient. cal lors de la manipulation.

----·----
1DE Protocoles'" - Manutention

5. La main droite de l'opéra-


teur pose le membre supérieur
droit du patient sur sa main 7. Le patient ainsi immobilisé,
gauche. L'opérateur posera sa l'opérateu r peut le lâcher. La
main libre sur le bassin afin de tête du patient est basculée,
fixer le malade et ainsi l'empê- précautionneusement, vers
cher de basculer. l'arrière.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

6. La main gauche de l'opéra-


teur est alors libérée et prend 8. La bouche est ensuite
la chevi ll e du patient puis ouverte) et dégagée de tous
coince son pied dans le creux corps étranger (dentier, ... ).
poplité opposé.

----11----
_,, _
PRISE
DE CONSTANTES
5. Prise de la température .......................... 12

6. Prise de pouls .................................. 1 4


Q)
c
7. Mesure de la pression artérielle ................. . .. 16
:g
"O
•Q)
~ 8. Mesure de la fréquence respiratoire ..... . ........ . .. 19
Vl
c
0
~
"O
UJ
9. Mesure de la SA0 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

"Vivons heureux, vivons couchés ! (Adage hospitalier)


11

Ext ra it de " M éd i-Sage: Les 133 Citatio ns m édicales à utili ser en p ratique médicale",
de G. Zagury. A paraître : contact@med [Link]
1DE Protocole s'" - Prise de constantes

5. PRISE DE LA TEMPÉRATURE
DÉFINITION w
Évaluation de la température centrale au moyen d ' un dispositi f de
mesure auriculaire à infrarouge.

INDICATIONS ~
- En cas de suspicion de fièvre, de fri ssons.
- Systématiqu e au moment de la réalisation d' hémocultures
- En pré, per, post-opérato ire, ou transfu sionnel.

CONTRE-INDICATIONS ~
Présence de corps étranger dans le conduit auditi f extern e.

LÉGISLATION ~ l -

Article R. 43 11-5
Dans le cadre de son rôle p ropre, l' infirmier(ère) accomplit les
Q)
actes ou dispense les soins suivants (. .. ) : §19 Recueil des obser-
c
vati ons de toute nature suscepti b les de concourir à la connais-
:g
"O
•Q)
sance de l'état de santé de la personne et appréciation des princi-
~
Vl
paux paramètres servant à sa survei llance : températu re, pulsa-
c
0 ti ons, pression artéri elle( .. . )
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
MATÉRIEL X
@
...... - Thermomètre tympanique .
..c
O'l
·;:
>- - Embout à usage unique.
0..
0
u
SURVEILLANCE 1DE ~
- La surveill ance de la température, au décours d' un syndro me
infecti eux, est primordi ale pour l'adaptatio n thérapeutique.
- En cas d' hyper ou d'hypotherm ie ne pas hés iter à réaliser des
hémocultures. Si celles-ci n' ont pas été p rescrites, se référer à
l' avis médical.

----11----
Prise de la température

TECHNIQUE

1. M ettre
le capuchon
de protection.

2. Le thermomètre est
enfoncé dans le condui t
auditif externe. Le sommet de
l' hélix est tiré en haut et en
arri ère. Le non-respect de
cette consigne provoque des
vari ati ons importantes des
Q)
c données recueillies.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
..... 3. Le
..c
O'l
·;: th ermomètre
>-
0..
0
est basculé
u
parai lèlement
à la branche
hori zontale du
maxillaire
inférieur. On
peut alors
appuyer sur le
bouton.

La lecture est quasi instantanée. Reporter le résultat dans


le dossier de soi n et transmettre l' information.

----11----
1DE Protocole s'" - Prise de constantes

6. PRISE DE POULS
DÉFINITION w
Évaluation manuelle de la fréquence cardiaque par numération
des pulsations perçues au niveau d' une artère rapportée à un laps
de temps donné.

INDICATIONS ~
Fait partie de l'évaluation de l' hémodynamique du patient, en ce
sens, son application doit être large, notamment en cas de :
- sensation de malaise,
- suspicion de bradycardie, tachycardie,
- recherche d' une dissociation pouls / température.
- sensation de palpitations.
- altération de la conscience.

CONTRE-INDICATIONS ~
Q)
c
Au cune.
:g
"O
•Q)
~ LÉGISLATION
Vl
c
0
~
Article R. 43 7 7-5
"O
UJ
l.O
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
0
0
N
actes ou dispense les soins suivants(. .. ): §19 Recueil des obser-
@ vations de toute nature susceptibles de concourir à la connais-
.....
..c
O'l
sance de l'état de santé de la personne et appréciation des princi-
·;:
>-
0..
pau x paramètres servant à sa surveillance : températu re, pulsa-
0
u tion s, pression artéri elle( . .. ).

MATÉRIEL X
M ontre avec trotteuse, ou chronomètre.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Surveillance de l'évolution de la fréquence cardiaque.
- Corrélation avec la fréquence respirato ire.
- Recherche d'anomalies pouvant évoquer un trouble du rythme.

----11----
Prise de pouls

L'absence de pouls radial peut être consécutive à :


- Un collapsus dont la pression artéri elle systolique serait infé-
rieure à 60 mmHg,
- Une mauvaise sensibilité de l'examinateur (froid, ... ),
- Une mauvaise vasculari sati on artérielle du membre (artéri o-sclé-
rose, compression artéri elle .. . )
- M ais éga lement, à un arrêt cardi a-respirato ire !

Le doute doit fa ire rechercher un pouls central (carotidi en ou


fémoral) et évaluer les autres paramètres hémodynamiques.

TECHNIQUE

1. L' examinateur prend


le pouls radi al du patient
à l' aide de l' index et du
majeur, juste en dedans
de la sty loïde radiale, un
centimètre sous
l'éminence Thenard.
Q)
c
:g
"O
•Q) 2. O n comptera le
~
Vl
c
nombre de pulsation sur
0
~ 15 secondes, puis on
"O
UJ
l.O
multipliera le chiffre
0
0 obtenu par 4 pour
N
@ connaître la fréquence
......
..c
O'l
cardiaque du patient.
·;:
>-
0..
0
u Attention, en cas de bradycardie, i 1 faut prendre la fréquence
cardiaque sur 30 secondes et multiplier le résultat par deux.

3. La fi gure 3 représente
une grossière erreur car
l'examinateur perçoit les
pulsati ons de ses artères
digitales

----11----
1DE Protocole s'" - Prise de constantes

7. MESURE DE LA PRESSION
ARTÉRIELLE
DÉFINITION w
M esure, à l'aide d' un sphygmomanomètre manuel, des pressions
artéri elles systoliqu e et diastoliqu e au niveau de l' artère humérale.

INDICATIONS i;i
- Suivi d ' une maladie hypertensive.
- Sensation de malaise.
- Surveillance hémodynamique après réalisati on d' actes (chirur-
gie, administrati on de drogues, etc.) .

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

LÉGISLATION
Q)
c Article R. 43 11-5
:g Dans le cadre de son rôle p rop re, l' infirmier(ère) accomplit les
"O
•Q)
~ actes ou dispense les soins su ivants( .. .) : §19 Recueil des obser-
Vl
c
0 vations (.. . ) pression artéri elle, (... ).
~
"O
UJ
l.O
0
0 MATÉRIEL ){
N
@ - Tensiomètre manuel (sphygmomanomètre) .
.....
..c
O'l
·;: - Stéthoscope.
>-
0..
0
u
SURVEILLANCE 1DE ~
La mesure de la pressio n artéri elle étant d' une parfa ite innocuité,
il fa ut savoir la renouveler régulièrement, notamment en cas
d' anomalie.

----·----
Mesure de la pression artérielle

TECHNIQUE

4. à NE JAMAIS FAIRE!! Le fait


de glisser le stéthoscope sous
le brassard majore la pression
1. Choisir un brassard adapté
artérielle de plusieurs points.
au diamètre du bras du
Pourtant cette erreur est extrê-
patient. Placer le brassard et le
mement fréquente chez les
fixer avec le velcros.
professionnels de santé.
Attention : ne jamais remonter
la manche du patient pour
placer le brassard ! L'étoffe
peut devenir compressive et
donc fausser la mesure.

Q)
c
:g 5. Gonfler le brassard à l'aide
"O
•Q)
~ de la pompe.
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
2. Recherche du pouls humé-
@
.....
ral que l' on trouve en dedans
..c
O'l
·;:
du tendon du biceps .
>-
0..
0
u

6. Dégonfler progressivement
le brassard en dévissant pré-
cautionneusement la mol lette.
Le premier ' POUM' perçu cor-
respond à la pression artéri elle
systolique. On entend ensuite
le pouls du patient jusqu'à un
3. Poser le stéthoscope en dernier ' POUM' qui corres-
regard de l'artère. pond au c hiffre diastolique.

----11----
1DE Protocoles'" - Prise de constantes

~ ATTENTION: il existe un certain nombre de pièges lors


l.&J de la prise de la pression artérielle

Le premier d'entre eux est le trou auscultatoire. Celui ci se


manifeste par la mesure d'une première pression systo-
diastolique. Lorsque le brassard poursuit sa déflation on perçoit
une deuxième pression systo-diastolique. Dans ce cas, seuls les
premiers chiffres comptent.

Deuxième piège: en cas d'arythmie complète par fibrillation


ventriculaire, les chiffres de pression artérielle sont labiles et
varient d'une systole à l'autre ! Dans ce cas, il faudra retenir le
premier et le dernier bruit du cœur perçu.

Troisième piège: certains professionnels ont pris pour habitude


de mesurer la pression artérielle par palpation du pouls radial.
Cette méthode ne peut donner qu'approximativement le chiffre
de la pression systolique et en aucun cas le chiffre diastolique.

Dernier piège : de loin le plus fréquent, la pression artérielle


ne peut être pertinente que si elle est mesurée chez un patient
au repos depuis plus de quinze minutes. Ce délai est rarement
observé, aussi en cas d'anomalie des chiffres, il est impératif de
laisser le patient au repos complet en pos1t1on assise, ou en
Q)
c décubitus, pendant 15 minutes avant de parler de poussée
:g hypertensive.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

--------11--------
Mesure de la fréquence respiratoire

8. MESURE DE LA FRÉQUENCE
RESPIRATOIRE
DÉFINITION w
Technique visant à mesurer le nombre de cycles respiratoires par
minute.

INDICATIONS ~
- Évaluation d ' une dyspnée.
- Bilan vital des secouristes.
- Surveillance d' un traitement par morphinomimétiques et autres
dépresseurs respiratoires.
- Survei !l ance post-opératoire.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

Q)
c LÉGISLATION
:g Article R. 43 11-5
"O
•Q)
~
Vl Dans le cadre de son rôl e propre, l' infirmier(ère) accompl it les
c
~
0 actes ou dispense les soins su ivants( .. . ) : §19 Recueil des obser-
"O
UJ vations de toute nature susceptib les de concourir à la connais-
l.O
0
0
sance de l'état de santé de la personne et appréc iation des p rin-
N
@ cipaux paramètres servant à sa surveillance (... ) : rythme resp ira-
......
..c toire ( . .. ).
O'l
·;:
>-
0..
0
u MATÉRIEL ~
Montre avec trotteuse ou chronomètre.

SURVEILLANCE 1DE G::/"'


On surveillera l'évolution dans le temps de cette constante.
En cas de dyspnée, on s'attachera, à rechercher les signes de gravité :
- tirage intercostal,
- sus-stern al,
- contracture des sterno-cl éido-mastoïdiens,
- balancement thoraco abdominal,

----11----
1DE Protocoles'" - Prise de constantes

- battement des ai les du nez,


- sueurs,
- cyanose.

Mais éga lement, des signes évocateurs de l'éti ologie de la dyspnée:


- sifflements exp irato ires,
- frein inspiratoire,
- graillonnements .. .

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
La mesure de la fréquence respi ratoi re se fait en plaçant la
0
u main à quelques centimètres du thorax du patient.
A chaque inspiration le thorax se sou lève venant touch er la
main de l' opérateur.
On compte le nombre de cycles respiratoires par trente secon-
des, puis on multiplie le chiffre obtenu par deux, pour ramener
la fréquence su r une minute.

----·----
Mesure de la SA02

9. MESURE DE LA SA02
DÉFINITION w
Mesure de la fraction d' hémoglobine saturée en oxygène dans le
sang capillaire.

INDICATIONS ©
- Toute dyspnée et douleur thorac ique.
- Suspicion de phlébite.
- Surveillance des patients en per et post-opératoire immédiat.
- Surveillance des patients traités par morphinomimétiques et
autres dépresseurs respiratoires centraux.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune contre-indication.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-5
Q)
c Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
:g actes ou dispense les soins:§ 19 Recueil des observations de toute
"O
•Q)
~
nature ; concourir à la connaissance de l'état de santé de la per-
Ill
c sonne et appréciation des principaux param ètres servant à sa sur-
0
~
"O
veillance.
UJ
l.O
0
0
N MATÉRIEL ~
@
.....
..c
- Saturomètre.
O'l
·;:
>-
0..
- Sonde adaptée (sonde digitale ou sonde plate autocollante
0
u pédiatrique).

SURVEILLANCE 1DE Ge/'


Attention, la saturation est très dépendante de la circulation capil-
laire distale : en effet on peut observer une Sa0 2 franchement
anormale avec une gazométri e parfaite. En cas de non-concor-
dance de la Sa0 2 avec la symptomatologie, il est impératif de
regarder la puissance du signal (courbe, ou, comme ici, le nombre
de blocs qui renseigne sur la qualité de la c irculation capillaire
distale (encadré vert de la fig.1 ). Si celle-ci est mauvaise, il ne faut
pas tenir compte du chiffre affiché.

----·----
1DE Protocole s'" - Prise de constantes

La saturation va renseigner sur le taux d 'oxygène dans le sang,


mais en aucun cas sur la qualité de l' hématose ! Par exempl e un
insuffisant respiratoire chronique décompensé, sous oxygène au
masque haute concentration aura une saturation à 100% mais sa
PaC0 2 sera franchement anormale, pouvant indiquer, à elle seule,
l' intubati on.

TECHNIQUE

La sonde se pose sur le doigt de manière générale (ci-dessus),


Q)
c
mais peut également être posée sur l' hélix, ou encore sur
:g l'orteil (ci-dessous).
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

U n certain nombre de situations peut fausser le résultat


- Le verni s à ongle.
- Le syndrome de Raynaud en cri se.
- Plus généralement : toutes compressions du membre.
- Les collapsus induisent une modification profonde de l' hé-
modynamique distale, indu isant des aberrati ons de résultat.

----·----
_,,, _
EXAMENS
_.
COMPLEMENTAIRES
10. EVA ......................................... 24

11. Hémoglucotest ................................ 26


Q)

c 12. Hémocue .................................... 29


:g
"O
•Q)
~ 13. Bandelette urinaire ................. ............ 32
Vl
c
0
~
"O
UJ
14. Électrocardiogramme ........................... 35
l.O
0
0
N 15. Strepto-tesf"' .................................. 39
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

"Agir en homme de pensée et ''panser" en homme d'action."


(d'après Bergson)
Extrait de "Médi-Sage: Les 133 Ci tations médicales à utiliser en pratique médicale",
de G. ?agury. A paraître: contact(a.'medicil [Link]
IDE Protoco le s" - Examens complém entaires

10. EVA
DÉFINITION
M éthode standardisée d 'évaluation de l' intensité d' une douleur
reposant sur une échelle visuelle analogique côté pati ent et numé-
rique côté soignant.

INDICATIONS
Évaluation de la douleur, quelle qu'elle soit.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune, mais diffic ilement réalisable chez une personne défi-
ciente v isuelle ou à la compréhension limitée.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-2
Les soins infirmiers (. .. ) sont réalisés en tenant compte de l'évolution
des sciences et des techniques. lis ont pour objet (.. .) : §5 De partici-
Q)
c per à la prévention, à l'évaluation et au soulagement de la douleur (. .. )
:g
"O
•Q)
Article R. 43 11-5
~
Vl
c Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les actes
0
~ ou dispense les soins suivants(. .. ) : §19 Recueil des observations de
"O
UJ
l.O
toute nature( . . .) évaluation de la douleur.
0
0
N
Article R. 43 11 -8
@
~ L' infirmier(ère) est habilité(e) à entreprendre et à adapter les t ra ite-
·~ ments antalgiques, dans le cadre des protocoles pré-établis, écrits,
8 datés et signés par un médecin. Le protocole est intégré dans le
doss ier de soins infi rmiers.

MATÉRIEL
Réglette EV A .

SURVEILLANCE IDE CJ'


Ce test permet d'éviter une trop grande interprétation du personnel soi-
gnant. Comme tout outil, il doit être régulièrement nettoyé et dési nfecté,
et non se promener de poche en patient durant toute la journée...

----11----
EVA

TECHNIQUE Lui demander de déplacer le


curseur mobile de gauche à
droite en précisant que :
- L'extrémité gauche correspond
à une absence de douleur.
- L'autre extrémité corres-
pond à la douleur la plus
intense imaginable.

regard du curseur.

- Attention i 1 faut corréler le


Q)
c faciès du patient à sa réponse,
:g gare aux défauts de compré-
"O
•Q)
~
hensions, dans u n sens
Vl
c
0
comme dans l'autre ...
~
"O
UJ
- Transmettre les informa-
l.O
0 tions, adapter les antalgi-
0
N
1 & 2. Montrer la réglette au ques selon protocole ou
@
......
..c patient, côté non gradué. prescription médicale.
O'l
·;:
>-
0..
0
u

''Soulager souvent guérir parfois, réconforter toujours.''


(Adage médical)

----·----
IDE Protoco le s" - Examens complémentaires

11. HÉMOGLUCOTEST
DÉFINITION
Mesure, au lit du malade, de la glycémie capillaire.

INDICATIONS
- Systématique, chez un patient consultant pour malaise.
- Chez tous patients p rése ntant des signes neurologiques, notam-
ment un coma ou des convulsions.
- Suivi d ' un diabète quel qu 'en soit le type et le stade.
- En cas de polypnée sans étiologie évidente.
- En cas de traitement par alimentation parentérale riche.
- En cas de jeûne prolongé.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

LÉGISLATION
Q)
c Article R. 4311-5
:g
"O
•Q)
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les actes
~
Vl
ou dispense les soins suivants visant à identifi er les risques et à assu-
c
0 rer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et
~
"O
UJ comprenant son information et celle de son entourage : §39 Recueil
l.O
0
0
des données biologiques obtenues par des techniques à lecture ins-
N
@
tantanée suivantes : (... ) b) Sang: glycémie, acétonémie.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
MATÉRIEL
0
u - Réniforme.
- Stylo-lancette à micro-ai guille (non indispensable).
- Micro-aiguille stérile à usage unique.
- À noter que les lancettes et micro-aiguilles tendent de plus en plus
à être remplacées par des systèmes tout-en-un à usage unique.
- Coton hydrophile.
- Dispositif de lecture instan tanée (glucomètre).
- Bandelettes réactives adaptées au lecteur.
- Container à aiguilles.

----·----
Hémoglucotest

SURVEILLANCE IDE /"


- Surveillance de l'évolution de la glycémie capillaire.
- Activation d'un protocole ou appel au médecin en cas de chif-
fres hors normes sans consignes.
- Une glycémie capillaire élevée (~ 3 g/I) doit fa ire réaliser une
bandelette urinaire à la recherche d'une cétonurie (acidose
cétose diabétique).
- Une glycémie capillaire basse doit se corri ger par un resucrage
soit oral soit parentéral en cas de trouble de conscience.

PIÉGES ET LIMITES DE L'HÉMOGLUCOTEST


- Le prélèvement sanguin doit toujours être réalisé sur du sang
capillai re. Si l'échantillon de sang est veineux (cathlon par exem-
ple), le résultat n'est pas fiable .
- Un hémoglucotest n'a pas la fiabilité d'une glycémie de laboratoire.
Ces appareils ont étés créés pour suivre l'évolution de la glycém ie
chez un même patient, ce n'est que par extension que l'on s'en sert
en médecine d'urgence. Il faut donc être très circonspect en cas
d'anomalie de résultat.
- Ainsi : un patient présentant des troubles de conscience et un 'dextro'
Q)
c
à moins d' 1gll (ou 5,5 mM/I) est victime d'une hypoglycémie jusqu'à
:g preuve du contraire et de ce fait, doit bénéficier d'un resucrage.
"O
•Q)
~
Vl
c
~
0 TECHNIQUE - La cal ibration et la corres-
"O
UJ
l.O PRÉPARATION DU LECTEUR
pondance des codes sont pri-
0
0
N
mordiales pour un résultat
@
- Vérifier la propreté de la len- fiable.
.....
..c tille de lecture. Ne jamais la
O'l
UTILISATION
·;:
>- nettoyer à l'alcool, car il fausse
0..

u
0 les résultats. - Les mains du patient doivent
- La calibration doit être cor- être propres et sèches, à
recte (se référer au manuel de défaut, réaliser un lavage
chaque modèle). simple.

- Le code des languettes doit


correspondre à celui indiqué
par l'appareil. On modifie ce
paramètre, soit par réglage
direct sur le lecteur, soit par
insertion d' une puce livrée
avec le pot de bandelettes
réactives.

----·----
IDE Protoco le s" - Examens complém entaires

1 & 2. M onter l'aiguille sur le


stylo.
5. Comprimer la zone de
poncti on à l'aide du coton
pour fac iliter l' hémostase.

3. Comprimer la pulpe du
doigt du patient, afin de majo-
rer la p ression sanguine capil-
Q)
c laire en regard de la zone de 6. Insérer la bandelette, attendre
:g poncti on. Piquer sur la face la mesure puis lire le résultat.
"O
•Q)
~
latérale du doigt.
Vl
c
0 - Jeter l'aiguille dans le contai- _En cas d e chiffres extrêmes,
~
"O
UJ ner prévu à cet effet. ne pas hésiter à fa ire laver les
l.O
0
0
mains et à effectu er une
N
@ seconde mesure.
.....
..c
O'l - En règle générale, on évite de
·;:
>-
0.. piquer au niveau de la pince
0
u palmaire (pouce index) afin
d' en préserver la sensi b ilité.
À noter que nos photos mon-
trent un p rélèvement sur l' in-
dex. Il s' agissait simp lement
4. Recueillir la goutte de sang
d' un cho ix de la patiente.
sur la bandelette réactive.

--------·--------
Hémocue

12. HÉMOCUE
DÉFINITION
Dispositif électron ique permettant une évaluation du taux d' hé-
moglobine au lit du patient.

INDICATIONS
Toutes situations où la surveil lance de l' hémoglobine est importante :
- Patient pâle, décoloré.
- Devant des signes de choc.
- Chez le pol ytraumatisé : survei llance de la déglobulisation.

LÉGISLATION
Article R. 4311-7
L' inf irmier ou l' infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants
soit en application d ' une prescription médicale qui, sauf urgence,
est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en appli-
Q)
c
cation d' un protocole écrit, quai itatif et quantitatif, préalablement
:g étab li, daté et signé par un médec in : §35 Prélèvements de sang
"O
•Q) par ponction veineuse ou capi ll aire ou par cathéter veineux.
~
Vl
c
0
~
"O MATÉRIEL (FIG.1)
UJ
l.O
0
0
- Gants.
N
@ - H emocue®.
......
..c
O'l
·;: - Lancette.
>-
0..

u
0 - Compresses.
- Lamell e de recueil.
- Container à aiguilles.

SURVEILLANCE IDE ~
- Pas de surveillance parti culière.
- La seule va leur réelle de l' hémoglobine est mesurée au labora-
toire sur un échantillon de sang veineux !
- Effectivement : l' H emocue est un refl et de l' hémoglobine, mais
n'est pas la réalité ! Ce matéri el est intéressant pour suivre un
malade grâce à des hemocues répétées et ainsi di agnostiquer

----·----
IDE Protocoles" - Examens complémentaires

une déglobulisation. Mais en aucun cas, il ne faut croire qu' un


chiffre isolé est la réalité !
Une erreur est assez fréquemment commise : Hemocue réalisé sur
un prélèvement veineux (cathlon) fausse le résultat! Il faut le réa-
liser impérativement sur du sang capillaire !

ÎECHNIQUE

4. Bien comprimer pour obte-


1. Matériel (cf. page précédente). nir une goutte de sang.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c 5. Positionner la lamelle en
0
~
"O
regard de la gouttelette, celle-ci
UJ
l.O
0
2. Recueillir la goutte de sang sera aspirée par micro capillarité.
0
N
sur la bandelette réactive.
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Comprimer la pulpe du
doigt et piquer sur les bords
latéraux de la troisième pha-
lange. 6 & 7. Essuyer la lamelle.

----·----
Hémocue

8. Poser la
réceptacle.
1 O. Essuyer et éventuellement,
comprimer le doigt du patient.

Q)
c
:g 11. Attendre l'affi c hage du
"O
•Q)
~ 9. Refermer le capot. résultat.
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O 1
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

"Le sang ne se lave pas avec du sang mais avec de l'eau."


(Sagesse orientale)

----·----
IDE Protoco le s" - Examens complémentaires

13. BANDELETTE URINAIRE


DÉFINITION
Analyse biochimique, de première approche, des urines à l'aide
de réactifs chimiques à lecture visuelle, disposés sur une bande-
lette. Généralement, la bandelette urinaire permet d'explorer:
- Bilirubine.
- Urobilinogène,
- Corps cétoniques.
- Glucose.
- Protéines,
- Sang.
- Nitrites.
-pH.
- Densité.
- Leucocytes urinaires.

INDICATIONS ~
Q) Larges:
c
:g - suspicion d' infection urinaire, ou tout autre point d'appel urologique,
"O
•Q)
~
- suivi d' un diabète,
Vl
c
0
- découverte d'une hyperglycémie,
~
"O
UJ
- recherche de la cause d ' une fi èvre, notamment chez l' enfant ou
l.O
0
la personne âgée,
0
N
@
- bilan de douleurs abdominales,
.....
..c - dépistage systématique : médecine du travail. ..
O'l
·;:
>-
0..
0
u CONTRE-INDICATIONS "S
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 4311 -5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants vi sant à identifier les ri sques
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage : §39 Recueil des données biologiques obtenues par des tech-

----·----
Bandelette urinaire

niques à lecture instantanée suivantes : a) Urines : glycosurie acé-


tonurie, protéinurie, recherche de sang, potentiels en ions hydro-
gène, pH .

MATÉRIEL
- Pot de recuei 1 des urines.
- Bandelette urinaire avec grille de lecture.
- Montre avec trotteuse.
- Gants.

SURVEILLANCE IDE ~;i.


Noter également toute notion d 'opac ité de l' urine, de corps en
suspension, ou d' anomalie de l' odeur.

Attention : comme toute technique de dépistage au lit du patient,


la bandelette urinaire ne doit rester qu' un élément d 'orientation,
seul l'examen cyto bactériologiqu e des urines au laborato ire per-
met de poser un diagnostic biologique formel. Les faux-positifs et
faux-négatifs sont fréquents.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~ ÎECHNIQUE
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u


Après le recueil, qui n'a pas besoin d'être stéril e, préparer la ban-
delette.

----·----
IDE Protoco le s" - Examens complém entaires

Plonger la bandelette dans le pot à urine.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
Attendre le délai nécessaire (indiqué sur la boîte) pour lire le
0
u résultat. Ceci est souvent négligé et source de faux-négatif.
Noter les résultats et transmettre les informati ons.
Il est important que la boîte de bandelettes soit conservée bien
fermée et à l'abri de l' humidité.
Penser à vérifi er sa date de péremption.
Il est possible de faire un ECBU si le prélèvement est réalisé de
façon stérile et si la bandelette n'est pas plongée dans le pot de
recueil. L' urine est, dans ce cas, déposée sur les plages réactives
grâce à une seringue stérile.

----11----
Électrocardiogramme

14. ÉLECTROCARDIOGRAMME
DÉFINITION
L'ECG est un examen consistant en l'enregistrement de l'activité
électrique cardiaque dans les plans horizontaux et frontaux sur
support papier.
Le standard veut que l'on en registre à une vitesse de 25 mm par
seconde et une amplitude de 1 mm pour 1 mV.

INDICATIONS
Examen d' urgence en cas :
- de malaise,
- d'acc ident vasculaire cérébral,
- d'embolie artéri elle périphérique,
- de douleur thoracique, même de premier abord atypique,
- de bilan de douleurs abdominales épigastriqu es.
Examen pré-opératoire chez le patient présentant des antécédents
card io-vasculaires (selon prescription de l'anesthésiste).
Q)
c
:g CONTRE-INDICATIONS ~
"O
•Q)
~ Il n'existe pas de contre-indication à la réalisation de cet examen.
Vl
c
~
0 Compte tenue de l' innocu ité de cet examen et les renseignements
"O
UJ qu'il apporte, son utilisation doit être large.
l.O
0
0
N
@
......
LÉGISLATION
..c
O'l
·;: Article R. 43 7 7-7
>-
0..

u
0
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants soit en
app lication d'une prescription ( ... ) soit en application d' un p roto-
cole écrit (.. . ). §28 Enregistrements simples d'électrocardiogram-
mes, d 'électro-encéphalogrammes et de potentiels évoqués sous
réserve des dispositions prévues à l'articl e R. 4311-1 O.

Article R. 43 7 7- 70
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médec in des
techniques suivantes : 3° Enregistrement d'électrocardi ogrammes
et d' électroencéphalogram mes avec épreuves d'effort ou emploi
de méd icaments modificateurs.

----·----
IDE Protocoles" - Examens complémentaires

MATÉRIEL
- Électrocardiographe en état de fonctionnement, avec du papier,
batterie chargée ou avec cordon secteur.
- Gel à ECG.
- Médicament modificateur prescrit (trinitrine par ex).
- Aimant pour pacemaker si patient porteur.
- Rasoir pour dépiler le patient si besoin.

RÉALISATION
- Lors de l'enregistrement, il faut demander au patient de ne plus
bouger et de ne plus parler afin de diminuer au maximum les
artéfacts qui pourraient venir perturber l'examen.
- Si le patient est porteur d' un stimulateur cardiaque, il faut, sur
prescription, réaliser deux enregistrements, avec et sans aimant.

SURVEILLANCE IDE L' ./'

- Pas de surveillance spécifique à l'examen sans modificateur.


- En cas d'utilisation de dérivé nitré il faudra surveiller la pression
artérielle.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl ~ Contrairement à certaines idées reçues, le test à
c
0
~
LaJ l'a imant n'est pas un moyen de lever la sti mulati on,
"O
UJ mais au contraire oblige le stimul ateur à envoyer des
l.O
0
0
stimul ations et permet ainsi de vérifi er le bon fo nction nement
N
@ de l'électrostimulati on. Ce test permet aussi de détecter la fin
.....
..c de v ie de la pile ca r le PM délivre dans ce cas, une fréquence
O'l
·;:
>-
0..
prédéfini e, imposa nt un changement de b oîti er.
0
u

----·----
Électrocardiogramme

TECHNIQUE

1. Afin d'éviter les parasites : il


convient de faire retirer au
pati ent ses objets métalliques
et de vérifi er qu' il ne tou che
auc une pi èce métallique
du brancard. 3 & 4. M ettre du gel afin
d'assurer un bon contact, ou
Il faut également savoir si le utiliser des électrodes auto-
Q)
pati ent est porteur d' un pace co ll antes pré-gélifiées. On
c
maker. peut éga lement uti 1iser de
:g
"O
•Q) l'alcool afin d 'assurer un bon
~
Vl
c
contact, ce qui est beaucoup
~
0
moins agressif pour les poires.
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Raser si besoin le pati ent


afin d ' assurer une bo nne
aVR, aVL & aVF sont des déri-
adhérence des électrodes p ré-
vati ons unipo laires que l' on
cordi ales.
fixe respectivement sur le bras

----·----
IDE Protocoles" - Examens complémentaires

droit, le bras gauche et la - V6 sur la ligne axillaire


jambe gauche. L'électrode moyenne au niveau du
noire sera placée sur la jambe 5e espace intercostal.
droite, faisant office de masse.
Le préfixe "a" signifie que ces Ci-dessous, dérivations moins
dérivations sont amplifiées usitées:
pour obtenir un tracé de même
amplitude que les tracés D.

- V3 R est le symétrique de V3 par


rapport au sternum
- Vl et V2 : à hauteur du qua- - V4R celui de V4.
trième espace intercostal, en
regard l' un de l'autre par rap-
port au sternum.
Q)
c - V4 se trouve sur la ligne
:g média claviculaire à hauteur
"O
•Q)
~
duse espace intercostal.
Vl
c
0
- V3 entre V4 et V2.
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
- V7 sur la ligne axillaire posté-
rieure.
- VS se trouve sur la ligne axil- - V9 en para-dorsale gauche sur
laire antérieure au niveau du la ligne scapulo-vertébrale.
5e espace intercostal. - V8 entre V7 et V9.

--------·--------
Strep to-tesf

15. STREPTO-TEST®
DÉFINITION
Procédé visant à mettre en évidence la présence d'u n streptoco-
que sur un prélèvement de gorge.

INDICATIONS
Di agnosti c différentiel entre affecti on v irale ou bactéri enne per-
mettant ainsi un bon usage de !'anti b iothérap ie.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-7
L' infirmier(ère) est habili té(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescri ption médicale q ui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, soit en applica-
Q)
c ti on d' un protocole écrit, quai itatif et quantitatif, préalablement
:g établi, daté et signé par un médecin : §37 Prélèvements non san-
"O
•Q)
~
glants effectués au niveau des téguments ou des muqueuses direc-
Vl
c tement accessibles.
0
~
"O
UJ
l.O
0 MATÉRIEL (FIG.1)
0
N
@ - Gants.
......
..c
O'l
·;:
- Kit Strepto-test®.
>-
0..
0 - Abaisse-langue.
u
- Source de lu mière.
- M ontre ou chronomètre.
- Compresses.

SURVEILLANCE IDE .Q. ...,

Respecter les durées ind iquées.

----·----
IDE Protoco le s" - Examens complém entaires

TECHNIQUE

- 5. Prélèvement à l'aide de
1 •
1 '

l'écouvillo n.
1. Matéri el.

6. Placer l'écouvillon dans le


tube, pui s bien agiter pendant
trente secondes.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
2 & 3. Mettre 3 gouttes de
>-
0..
0
chacun des deux réactifs dans
u le tube à essai.

7 & 8. Bien essorer l' écouvil-


lon dans le tube, pour plus de
fac ilité, ce dern ier est en plas-
4. Angine erythémato-pultacée. tique soup le.

----11----
Strepto-tesf

9. Placer la bandelette réac-


tive dans la solution, puis
patienter 3 minutes.

11. Résultat négatif : appari-


tion d'un seul trait rouge.

1 O. Résultat positif : présence


de streptocoque, matérialiser
par l'apparition d'un trait bleu
et d'un trait rouge.

Q)
c
:g S N SA 8
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----·----
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
16. Lavage simple des mains ......................... 44

17. Solution hydro-alcoolique ..... . ................. 48


Q)
c
18. Revêtir les gants de façon stérile .................. 50
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

11
// n'a pas eu de chance, pour une fois qu'il prenait un bain."
(Rivarol au sujet de Marat, assassiné dans son bain)
Extrait de "Médi-Sage: Les 133 Citations médicales à utiliser en pratique médicale",
de G. Zagury. A paraître : contact@[Link]
IDE Protocoles'" - Préparation aux soins

16. LAVAGE SIMPLE DES MAINS


DÉFINITION w
Technique de nettoyage simple des mains ayant pour but d'obte-
nir une peau propre et sèche et de diminuer légèrement la flore
microbienne.

INDICATIONS ~
Avant et après prise de poste, avant tous soins non invasifs, après
s'être mouché, allé aux toilettes, recoiffé, avant et après les repas...

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION T
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques
et à assu rer le confort et la sécurité de la personne et de son envi -
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage : §1 (... )procédés visant à assurer l' hygiène de la personne et
de son environnement.

MATÉRIEL ){'.
0 - Lavabo avec point d'eau.
0
N
@ - Savon hypoall ergénique à usage fréquent.
.....
..c
O'l
·;:
- Serviettes papiers essuie-main à usage unique.
>-
0..
0 - Poubelle.
u

SURVEILLANCE IDE ~
- Les mains doivent être visiblement propres et sèches.
- Le séchage par tamponnement évite que le frottement fréquent
avec le papier ne cause de microlésions à la peau.
- Ne pas prendre d'emblée trois ou quatre feuilles de papier. En
règle générale, deux suffisent.
- Bien rin cer : la présence de restes de savon à l' issue du lavage
des mains est aussi une cause fréquente de désagréments der-
matologiques.

--------·--------
Lavage simple des mains

TECHNIQUE
Ouvrir le robinet de façon
à obtenir une eau tiède.

Q)
c 1. Maintenir les mains en l'air,
:g au-dessus des coudes.
"O
•Q)
~
Vl
c
Mouiller généreusement les
0
~ mains de haut en bas.
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
ï::
>-
0..
0
u

mains, d'abord paume contre


paume.

2. Avec le coude, prendre la


dose de savon préconisée par
le fabricant (généralement un
à deux coups de piston).

----·----
IDE Protocoles'" - Préparation aux soins

8. Poignets par mouvements


circulaires descendants de la
paume de l'autre main,
jusqu'à mi-bras.

5. Cupule des ongles contre


paume de la main et espaces
interdigitaux.

9. Rin cer généreusement la


première main, doigts vers le
haut.
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

7. Paume de l'autre main


contre dos de la première. 10. Descendre jusqu' à mi-bras.

--------·--------
Lavage simple des m ains

Faire de même pour l'autre


main .

11. En gardant les mains vers


le haut pour éviter de laisser
l'eau remonter vers celles-ci,
saisir un papier absorbant.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

13 à 17. Sécher de la même


manière l'autre mai n.

12. Séc her les d o igts par


tamponnement, i nd iv iduel-
lement.

Sécher par tamponnements,


paume et dos de main, pui s 18. Fermer le robinet avec
descendre vers le b ras. l'essuie-main.

----·----
IDE Protocoles'" - Prép aration aux soins

17. SOLUTION HYDRO-ALCOOLIQUE


DÉFINITION w
Antisepsie des mains réalisée à l'aide d'une solution hydro-alcoolique.

INDICATIONS ~
Les mêmes que celles du lavage antisept ique des mains, à condi -
ti on que les mains soient visiblement propres.

CONTRE-INDICATIONS ~
Peau abîmée, souillée, poudrée par des gants.

LÉGISLATION t-
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle p ropre, l' infirmier(ère) accompl it les
actes ou dispense les soins suivants : (. .. ) : §1 Soins et procédés
visant à assurer l' hygiène de la personne et de son environnement.

MATÉRIEL ~
So lution hydro-alcoolique.

SURVEILLANCE IDE ~
- Les fri ctions doivent être poursuivies jusqu'à séchage complet du
produit, au minimum 30 secondes .
- En règle générale, il est recommandé de procéder à un lavage
0
0 simple des mains au bout de trois utilisati o ns de SHA.
N
@
.....
- En cas de projection ou de souillures, un lavage des mains est néces-
..c
O'l
·;:
saire.
>-
0..
0
u
TECHNIQUE Sur des mains vi siblement propres :

1. Prendre la dose de SHA


préconisée par le fabricant (un
à deux coups de pi ston selon 2. Réaliser une friction paume
la marque). contre paume.

----------·----------
Solution hydro-alcoofique

paume opposée.
Et inversement. 9. Friction des pouces.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
1 O. Fri cti on d es espaces
@
.....
interdigitaux.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

5 à 7. Fricti ons des phalanges 11. Enfin, term iner par les
distales et des ongles. poignets.

----·----
IDE Protocoles'" - Préparation aux soins

18. REVÊTIR LES GANTS


DE FAÇON STÉRILE
DÉFINITION w
M ettre des gants stériles afin de créer une barrière aseptique entre
le patient et l' opérateur, en vue de la réalisation de soins.

INDICATIONS ~
- Tous soins nécessi tant une asepsie ri goureuse.
- Tous soins auprès de personne atteinte de défi cience immunitaire.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

LÉGISLATION
Article R. 4311 -5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les ri sques
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage:
- §1 (... ) procédés visant à assurer l' hygiène de la personne et de
son environnement.
0 - §11 Soins et survei llance des patients p lacés en milieu stérile.
0
N
@
......
..c
O'l
MATÉRIEL X
·;:
>-
0.. - N écessaire au lavage simple des mains.
0
u
- Paire de gants stériles à usage unique.

SURVEILLANCE IDE ~
La matière des gants est variable : Latex, Vinyle ou encore Nitri le.
Il conviendra de choisir une paire de gants adaptée au patient et à
l'opérateur. En effet, les allergies au latex sont relativement cou-
rantes et peuvent s'exprimer sous la forme de réactions anaphylac-
tiques graves. Au b loc opératoire, o n porte couramment deux pai-
res de gants superposées. Il faut penser à ouvrir les deux sachets
avant d'enfiler la première paire .. .

----·----
Revêtir les gants de façon stérile

TECHNIQUE

Après un lavage simple des


mains:
- Ou vrir l'emballage extéri eur
des gants.
- Sortir l'emballage intéri eur et
le déposer sur un support
propre et décontaminé.

3. Avec la main gantée, saisir


le second gant par son repli
(faces extéri eures en contact)
avec le bo ut des doigts gantés.

1. Ouvrir délicatement l'em-


Q)
c
ball age intéri eur en le prenant
:g par ses extrémités.
"O
•Q)
~ Repérer gants droit et gauche.
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
4. Engager la main dans le
0
0 second gant.
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Saisir le premier gant par


son intéri eur et l' enfiler en
p renant garde de ne pas tou-
cher la surface externe.

----·----
IDE Protocoles'" - Préparation aux soins

- Prendre le gant stérile en réali-


sant une pince avec les doigts
au travers de la casaque.

Poser le gant pouce à pouce,


les doigts tournés vers l' inté-
rieur, sur la paume de la main
"encasaquée" , qui est tournée
vers le haut. Joindre les doigts,
enrouler le rebord avec l'autre
pince encasaquée puis tirer la
5 & 6. Finir la pose par le manche : celle-ci emporte le
déploiement du repli des poi- gant qui vient ganter la main en
gnets en le saisissant par la continuité avec la casaque,
face externe de façon à déplier empêchant ainsi toute faute
le gant complètement. d'asepsie. Recommencer I' opé-
En cas d' habillage total, il existe ration pour l' autre main.
une technique de mise des gants Cette technique est assez diffi-
dite "à l' américaine" , empê- cile à maîtriser mais apporte
chant toute faute d'asepsie : une sécurité indéniab le empê-
- Ne pas enfi Ier les bras jusqu'au chant tout contact de la face
bout de la casaque stérile. externe du gant avec la peau .

0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

Le malade est en sa lle, maintenant o n peut y aller... 11


11

----·----
-V-
INJECTIONS &
_. ~

PRELEVEMENTS
SANGUINS
1 9. 1njection sous-cutanée .......................... 5 4
20. Injection intra-musculaire ....................... 57
Q)
c
21. Injection intra-veineuse ......................... 60
:g
"O
•Q)
~ 22. lntranasal .................................... 64
Vl
c
0
~
23. Injection intra-rectale ....... . ?o/. .J. .............. 66
"O
UJ
l.O
-""",,,,
0
0
N 24. Prélèvements sanguins et hémocultures ............. 69
@
.....
..c
O'l
·;:
25. Test d' Allen .....•.•... . . .r. . / .. . . . . . . . . . . . . . . . 73
>-
0..
0
u 26. Ponction artérielle .. . •. . . • . . ................... 75
27. Pose de voie veineuse périphérique ,•. C.f:....·...... 78

28. Chambre implantable ........................... 83


29. Contrôle pré-transfusionnel ultime ................. 87

11
L1 Empereur Coagula a fa it couler beaucoup de sang."
(perl e d 'écolie r)
Extrait de "M édi-Sage: Les 133 Citations m édicales à utili se r en pratique méd icale",
de G. Zagu ry. A paraître: contact@med ici [Link]
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

19. INJECTION SOUS-CUTANÉE


DÉFINITION w
- Injection d'un liquide dans l'hypoderme à l'aide d'une seringue montée.
- Également appelée injection hypodermique.

INDICATIONS ~
Administration de certains médicaments. (principalement vaccins,
insuline et HBPM).

CONTRE-INDICATIONS ~
- Éviter les zones de peau fragilisée ou infectée.
- Vérifier que le traitement est bien adapté à cette voie.

LÉGISLATION
Article R 4311-7 « L' infirmier(ère) est habi lité(e) à accomplir sur
prescription médicale, qui, sauf urgence, doit être inscri te, quali-
tative, et quantitative, datée et signée, les actes o u soins infirmiers
Q)
c suivants : (... ) injections et perfusions autres que celles visées au
:g deuxième alinéa de l'articl e R 4311-9 ci-après( ... )
"O
•Q)
~
Vl
c
~
0
MATÉRIEL ~
"O
UJ
l.O
- Sortir le matériel adapté et les produits nécessaires, en tenant
0
0
N
compte des dates de péremption.
@
...... - Vérifier l' intégrité du pack et la limpidité du produit selon les
..c
O'l
·;: préconisations du fabricant.
>-
0..

u
0 - Un plateau non stérile décontaminé.
- Une seringue, un trocart à prélèvement et une aiguille à injection
spéc ifique. Sur les photos, nous avons pri s l'exemple d' un vac-
cin en seringue pré montée.
- Le médicament.
- L'antiseptique.
- Un réniforme.
- Compresses.
- Container à aiguilles (fig.1 & 2).

----11----
Injection sous-cutanée

SURVEILLANCE 1DE ~
- Surveillance du point de ponction, évaluation de la douleur, de
l'efficacité du traitement.
- Penser à varier les zones d ' injection de façon à éviter l' apparition
de lipodystroph ies .

TECHNIQUE

4. Purger l'a igu ille dans la


sa ll e de so ins. Cependant,
cette étape n'est pas indis-
pensable, certains auteurs
pensent que l'ai r injecté
pourra aider à la diffusion du
Q)
c produit. Se référer aux
:g préconisations du fabricant.
"O
•Q)
~
Vl 2. Imbiber une compresse
c
~
0 d'alcool. Disposer le matériel sur le pla-
"O
UJ teau.
l.O
0
0
N Vérifier le contenu du plateau.
@
......
..c
O'l
Se rendre au lit du patient.
·;:
>-
0..
0
u

3. Lavage hygiénique des mains.

S'il ne s'agit pas d' un système


d' injection pré-monté, se réfé-
rer à la fiche sur l' injection
intramusculaire pour le prélè-
vement du médicament et l' in-
5. Aseptiser la peau avec un
ter-changement des aigui lles. coton imbibé d'alcool.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

Choix du site d'injection : Le pli cutanée est relâché pro-


- À la face externe du bras. gressivement pendant l' injection.
- Au niveau de la cuisse.
- Dans la région sus et sous-
épi neuse au niveau de
l'omoplate.
- Au niveau de la zone péri-
ombilicale.

9. Retirer la seringue montée,


puis masser légèrement.

Q)
c
:g 10. Jeter l'a igu ille ou le
"O
•Q) système pré-monté dans le
~
Vl
c container.
0
~
"O
UJ - Décontamination et range-
l.O
0
0
ment du matériel.
N
@ - Lavage hygiénique des mains.
......
..c
O'l
·;: - Noter le soin sur la fiche de
>-
0..
0 survei !lance.
u

Il existe une variante à cette


technique, notamment pour
7 & 8. Introduire l'aiguil le les systèmes de stylo à insu-
dans la peau selon un angle de line : l'aiguille étant courte, on
45 °, en l' orientant vers la pique la peau à 90°, afi n d' in-
raci ne du membre. jecter dans l' hypoderme.

----·----
Injection intra-musculaire

20. INJECTION INTRA-MUSCULAIRE


DÉFINITION w
Injection d ' un liquide dans le tissu musculaire au moyen d' une
seringue montée.

INDICATIONS ti
Administration de traitements médicamenteux.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Traitement par A VK.
- Pathologies graves de l' hémostase.
- Indication de thrombolyse.
- À ne pas réaliser du côté d' une prothèse total e de hanche.
- Ne pas piquer en cas d ' altération de la peau (érupti o ns, aspect
infecté .. .).

Q)
LÉGISLATION
c
:g Article R 4311-7 du Décret 2004-802 du 29/07/04
"O
•Q)
~ "L'infirmier(ère) est habilité à accomplir sur prescription médicale,
Vl
c
0
qui, sauf urgence, doit être inscrite, qualitative, et quantitative,
~ datée et signée, les actes ou soins infirmiers suivants : (... ) injec-
"O
UJ
l.O
0
tions et perfusions autres que celles vi sées au deuxième alinéa de
0
N l'articl e R 4311-9 ci-après (. . .)
@
......
..c
·[ MATÉRIEL (FIG.1) ~
o..
8 - Sortir le matéri el adapté et les produits nécessaires à l' injection,
en tenant compte des dates de péremption.
- Vérifi er l' intégrité du pack et la limpidité du produit selon les
préconisations du laboratoire.
- 1 plateau non stéril e décontaminé.
- 1 seringue.
- 1 trocart à prélèvement et une aiguille à injection.
- Le médicament.
- Un antiseptiqu e.
- Un rénifo rme.

----·----
- Des compresses non stéril es.
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

- Certains traitements se conservent au réfrigérateur et nécessitent d'être


sortis un peu avant la préparation, afin de pouvoir se réchauffer.
- Container à aiguilles.

SURVEILLANCE 1DE ~
Surveillance du point de ponction (apparition d'un hématome, de
signes infectieux), évaluation de la douleur, de l'efficacité du traitement
- le muselé deltoïde est parfois utilisé pour certains vaccins (seringues
avec aiguilles montées), en prenant soin d'éviter le nerf radial ;
- en cas d' injecti ons itératives : vari er les points de ponction ;
- ne j amais injecter de p roduits hypertoniques;
- chez le nourisson les injecti ons se font sur la face antéri eu re de
la cuisse.

Remarques : Il est parfois nécessaire d' employer des seringues en


verre pour l' injecti on d' excipients huileux (ex : Haldo l Retard®).

[9] La technique dite d ' injection "a iguille démontée",


LAJ consistant à piquer avec l'aiguille nue et à y adapter la
Q)
c
seringue ensuite est à proscrire en raison d' un ri sque
:g infecti eux accru.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
TECHNIQUE
"O
UJ
l.O
0 - Lavage des mains hygiénique.
0
N
@
- Disposer le matériel dans le
.....
..c plateau et se munir de 2 com-
O'l
·;:
>- presses (ou 3 si ampoule).
0..
0
u - Si flacon à bouchon, mettre une
compresse imbibée de polyvi-
done iodée sur l'opercule.
- Ouvrir le sachet de la seringue.
- Peler l'emballage de l'aiguille
et l' emboutir sur la seringue
sans dessertir son capuchon.
- Déposer la seringue ainsi
montée sur son papier d' em-
ballage ouvert.
- Préparer le médicament : dés-
infecter et ouvrir l'ampoule. 1. M até ri el.

--------·--------
Injectio n in tra-musculaire

- Prélever le contenu du fl acon Tirer le piston, pour vérifier que


ou de l'ampoule. l'aiguille ne se trouve pas dans
- Chasser l'ai r de la serin gue, un vaisseau. Si l'aspiration
sans purger l'aiguille. ramène du sang, recommencer
- D isposer la seringue montée dans une autre localisation.
sur le papier d'emballage. Cependant, s'il s'agit d' un simple
fi let de sang, changer de plan en
- Peler l'emballage de l'aigu ille
tirant ou enfonçant l'aiguille.
à injection.
- lnterchanger les aiguilles.
- Jeter le trocart dans le container.
- Purger l'aiguille dans la salle
de soin s.
- Lavage de mains hygiénique.
- Vérifier le contenu du plateau.
- Se rendre au lit du pati ent.
4. Injecter le produit lentement.
S'enquérir de l'éventuelle
douleur provoquée.

- Déprimer la peau avec le


coton, puis enlever la serin-
Q)
gue montée.
c
:g - Ne pas recapuchonner et jeter
"O
•Q) l'aiguille dans le container. La
~
Vl seringue sera jetée à la poubelle.
c
0 2. Aseptiser largement, avec un
~
"O
UJ
coton imbibé d'antiseptique, le
l.O
0
site d' injection qui se trouve dans
0
N le quart supéro-externe de la
@
......
..c
fesse. Une injection réalisée dans
O'l
·;: les autres trois quarts risquerait de
>-
0..
0 léser le nerf sciatique.
u

5. Avec un coton sec, masser


légèrement pour fac iliter la
diffusion et brouiller les p lans
musculaires, puis contrôler le
point de poncti on.

- Décontamination du maté-
ri el, puis rangement.
3. Prévenir le patient. Piquer
d' un geste vif en tendant la - Lavage de mains hygi énique.
peau entre le pouce et l' index. - Noter le soin et vos observations.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

21. 1NJ ECTION 1NTRA-VEI NEUSE


DÉFINITION w
Injection d'un médicament en endoveineux.

INDICATIONS ~
Administration de traitements médicamenteux par voie veineuse.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Éviter les zones de peau fragi 1isée, infectée.
- Ne pas piquer dans une fistule artério-veineuse.
- À éviter chez l' insuffisant rénal, pour protéger le capital veineux.

LÉGISLATION
Article R 4311-7
" L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
cale, qui, sauf urgence, doit être inscrite, qualitative, et quantita-
tive, datée et signée, les actes ou soins inf irmiers suivants : (... )
injections et perfusions autres que celles visées au deuxième ali-
Q)
c néa de l'article R 4311-9 ci -après( ... )" .
:g
"O
•Q)
~ MATÉRIEL ~
Vl
c
0 - Protection.
~
"O
UJ - Plateau non stérile décontaminé.
l.O
0
0
N - Seringue adaptée au volume à injecter.
@
.....
..c
- Garrot décontaminé .
O'l
·;:
>-
0..
- Compresses.
0
u - Gants non stériles.
- Troca rt à prélèvement et aiguille à IV.
- Vérifier la limpidité du produit, sa date de péremption. Ne jamais
injecter de liquide huileux, ou si le médicament à précipité (pré-
sence de cristaux).
- Vérifier prescription, posologie, voie d'administration, horaires
d' injection.
- Un antiseptique.
- Un réniforme.
- Un container à aigu illes (fig.1 ).

----·----
Injection intra-veineuse

SURVEILLANCE 1DE Go/'


- Surveil lance du point de ponction.
- Évaluation de l'efficacité du traitement.

Le choix du site d ' injection est important : il faut toujours penser


à préserver le capital veineux du patient en piquant le plus en dis-
tal possible. Ceci est encore plus vrai chez l' insuffisant rénal, can-
didat potentiel à l' hémodialyse.

TECHNIQUE - Emboutir l'aiguille sur la


seringue sans dessertir son
capuchon.
- Déposer la seringue ainsi
montée sur son emballage.

1. Container à aigui lles.

Q)
c - Lavage hygiénique des mains.
:g - Mettre des gants non stériles
"O
•Q)
~ afin de se protéger d 'éven-
Vl
c
0
tuel les projections.
~
"O
UJ
- Disposer le matériel dans le
l.O
0
plateau.
0
N
- Si flacon à bouchon, disposer
@
......
..c une compresse imbibée d'al-
O'l
·;:
>-
cool sur l'opercule durant
0..

u
0 2 min, ou de polyvidone iodée
pendant 1 min.

2. Peler le sachet de la seringue, 4. Prélever le contenu du


puis celui de l'aiguille. fl acon ou de l'ampoule.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

- Chasser l'air de la seringue,


sans purger l'aiguille.
- Disposer la seringue montée
sur son emballage.
- Extraire l'aiguille à injection
de son emballage.
- lnterchanger les aiguilles.
- Jeter le trocart dans le container.
8. Repérer une veine du
membre supérieur : veine
céphalique, basilique (pli du
coude), cubitale ou radiale,
face dorsale de la main
(douloureux). Afin de dilater le
réseau veineux : demander au
patient de serrer le poing.
- Empaumer le bras.
5. Purger l'aiguille dans la
salle de soins.

- Lavage hygiénique des mains.


- Disposer la protection sous le
Q)
c membre qui va être prélevé.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ 9. Piquer la peau, l' aiguille
l.O
0
0 doit être orientée à 45° et son
N
@ biseau regarder vers le haut.
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
6. Positionner le garrot.

1 O. Dépressuriser le piston de
la seringue afin de vérifier la
présence d'un reflux sanguin
franc, puis retirer le garrot.
7. Aseptiser largement avec
une solution iodée. - Faire desserrer le poing.

----·----
Injection intra-veineuse

Dans le cas d'une IVD sur


rampe ou robinet :
- Vérifier le retour veineux.
- Utiliser une compresse sté-
rile pour manipuler le robi-
net et son bouchon.
- Oter le bouchon.
11. Injecter lentement en - Purger le robinet en l' ouvrant
s'assurant à plusieurs reprises de afi n de laisser perler une
la présence d' un reflux sanguin. goutte.
- En cas de malaise, d 'érup- - Fermer le robinet.
tion, de dyspnée ou tout - Adapter la seringue.
autre signe général il faut - Ouvrir le robinet.
arrêter l' injection. - Injecter lentement.
- Dépister d 'éventuel signes
généraux (malaise, dyspnée,
éruption ... ).
- Une fois l' injection termi-
née : fermer le robinet.
- Oter la seringue.
Q) - Remettre un bouchon stérile,
c
:g sans forcer.
"O
•Q)
12. Une fois l' injection - La rampe doit être fixée et
~
Ill
terminée, poser une compresse protégée (pansement stérile
c
0 imbibée de polyvidone iodée ou bloc spécifique enduit de
~
"O
UJ en regard du point de ponction. polyvidone iodée).
l.O
0 Puis extraire l'aiguille.
0
N
- Si l'on doit réa liser deux
@
......
injecti ons de suite, il faudra
..c
O'l
·;:
rincer la tubulure après la
>-
0.. première.
0
u
- Si un m éd ica ment est bran-
c hé en ' Y' (po usse-seringue
o u pochon), il faud ra le
c lamper le temps de l' in-
jection .

13 & 14. Comprimer le point


de ponction avec du coton
hydrophil e afin d'accélérer
l'hémostase.
- Noter le soin.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

22. 1NTRANASAL
DÉFINITION w
Administration de traitement par voie intra nasale.

INDICATIONS è
Thérapeutiques prescrites par cette voie, par exemple Midazolam
0,3 mg/ kg.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Chirurgie ORL récente.
- Épistaxis.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en applica-
Q)
c tion d' un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préa lablement
:g établi, daté et signé par un médec in: §6 Admini strati on des médi -
"O
•Q)
~ caments sans préjudice des dispositions p révues à l'articl e R.
Vl
c
0
4311-6.
~
"O
UJ

~
l.O
0
0
MATÉRIEL (FIG. 1)
N
@
.....
- M édicament prescrit.
..c
O'l
·;: - Seringue.
>-
0..
0
u - Trocart de prélèvement.
- Compresses non stéril es.
- Gants non stériles à usage unique.
- Container à aiguille.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Surveillance spécifique au traitement administré.
- Rechercher une épistaxis post-administration, surtout si celle-c i a
été traumatiqu e.

--------11--------
lntranasal

TECHNIQUE

1. Matériel.
Préparer le médicament dans
la seringue (cf. Injection intra-
musculaire).
Désadapter le trocart et le jeter
dans le réceptacle.

3 à 5. Pousser le piston douce-


Q)
ment, goutte à goutte.
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
6. Éternuement fréquent après
le geste !

En une vi e on aura marché 22 000 km,


cli gné 41 5 milli ons de fo is les paupières,
uriné 40 000 litres,
synthétisé 95 0 km de cheveux
et produit 5 000 milliards d' hématies .. .

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

23. INJECTION INTRA-RECTALE


DÉFINITION w
Injection d' un traitement médicamenteux en utilisant l' ampoule
rectale comme membrane de passage systémique.

INDICATIONS ~
Souvent utilisé comme voie d 'abord chez le jeune enfant.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Pas de contre-indication absolue.
- Contre-indications relatives : pathologies proctologiques (fistu-
les anal es, hémorroïdes, saignements inexpliqués... ).

LÉGISLATION
Article R. 43 11-7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
Q)
c écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, so it en applica-
:g tion d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement
"O
•Q)
~ établi, daté et signé par un médecin :
Vl
c
0 - §6 Administration des médicaments sans préjudice des disposi-
~
"O
UJ
tions prévues à l'article R. 431 1-6 ;
l.O
0
0
- §18 Pose de sondes rectales, lavements, extracti ons de fécalo-
N
@
mes, pose et surveillance de goutte-à-goutte rectal.
......
..c
O'l
Il est à noter que /'injection (ou instillation) intra-rectale n 'est pas
·;:
>-
0..
mentionnée en tant que telle dans le décret de compétence.
0
u Cependant, la combinaison des deux articles ci-dessus permet de
le définir.

MATÉRIEL X
- Seringue.
- Trocart à prélèvement.
- Canule intra rectale à usage unique.
- Vaseline.
- Compresse non stérile.
- Ampoul e du médicament prescrit.

----·----
Injecti on intra-recta le

- Gants non stéril es à usage unique.


- Container à aiguille.
- Protecti on (fi g.1 ).

SURVEILLANCE 1DE ~
- La surveillance se fera sur l'absence de relargage, sur l'efficacité de
la thérapeutique et la recherche d'apparitio n d'effets indésirables.
- Dépi ster une éventuelle ulcérati on thermométrique qui se mani-
festerait par une rectorragie.
- Il est à noter que l' utilisation de la voie rectale offre souvent une
biodisponibilité mo indre du princ ipe actif.
- Dans notre exemple, le midazolam n'offre qu' une biodispo ni bi-
lité de 50 % en intra-rectal versus 90 % par voie IM . Ceci expli-
que qu 'on prescrive des doses supéri eures à celles utili sées pour
d' autres voies.

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
1. M atéri el nécessaire. 2 & 3. Casser l' ampoule à
·;:
>- l' aide d ' une compresse.
0..
0 - Se laver les mains.
u
- Préparer le matériel nécessaire.
- M ettre les gants.

4. Prélever le contenu de
l' ampou le à l' aide de la
seri ngue montée.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

9. D e l'autre, introduire la
ca nul e d ans l'anus avec
délicatesse. Ne j amais fo rcer.

6. Jeter l'aiguille dans le container. - Injecter doucement le médi-


cament.
- Retirer la seri ngue et la
canule.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c 7. Extraire la canule du sachet
0
~
"O
et l'adapter sur la seringue.
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1 O. Serrer les fesses quelques


8. Lubrifier l'embout de la canule.
in stants afi n d' éviter un
- Installer le pati ent en posi- relargage immédiat.
tion genu-pectorale.
- À l' aide d' une main, écarter
délicatement les fesses.

----------·----------
Prélèvements sanguins et hémocultures

24. PRÉLÈVEMENTS SANGUINS


ET HÉMOCULTURES
DÉFINITION w
Les prélèvements sanguins sont réa lisés par l' infirmier(ère) à des
fins d 'analyse chimique, cytologique et bac tériologique.

INDICATIONS DES HÉMOCULTURES ~


- On prélève, préférentiellement, lors d' une poussée fébrile ou lors de
la survenue de fri ssons (correspondant à une décharge bactérienne).
- Attention, lors de pathologies infecti euses à bacille GRAM néga-
tif, la décharge peut engendrer une hypothermi e.
- Les hémocultures doivent être prélevées avant toute antibiothé-
rapie. Cependant, en cas de décharge bactérienne au décou rs du
traitement, on peut tout de même réaliser une hémoculture sur
support particulier dite ' résine échangeuse d' ion', qui va chéla-
ter l'antibiotique.

~ CONTRE-INDICATIONS ~
~ Le prélèvement est à effectuer en zone saine de toute lésion infec-
~ ti euse cutanée.
Vl
c
0
~
"Cl
UJ LÉGISLATION
l.O
0
0
N Article R. 4311-7
@ 11
......
..c
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants soit en
O'l
·;: application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
>-
0..
0 écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application
u
d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi,
daté et signé par un médecin : §35 Prélèvements de sang par ponc-
tion veineuse ou capillaire ou par cathéter veineux."

MATÉRIEL ){
- Plateau propre et nettoyé.
- Gants stériles.
- Compresses stériles.
- Garat nettoyé et décontaminé.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

- Antiseptique.
- Ruban adhésif ou petit pansement.
- Étiquettes du patient, ordonnance, sachet doublé.
- 2 flacons à hémoculture : un aérobie et l' autre anaérobie. Leur
volume est de 10 ml pour l'adulte et 1 ml chez le nourrisson.
- Corps de pompe spécifique.
- Aiguille épicrânienne à embout adaptable sur corps de pompe.
- Thermomètre.
- Autres tubes de prélèvement sanguin si besoin.
- Solution hydro-alcoolique (fig.1 ).

SURVEILLANCE 1DE ~
- La surveillance clinique se portera sur le point de ponction.
- Les hémocultures se développent généralement en 24 à 48 heu-
res, mais il est à noter que certains germes se développent beau-
coup plus lentement (15 jours à 3 semaines pour les mycoses et
les B.A.A.R.).

Q)
TECHNIQUE
c
:g Effectuer un lavage hygiénique
"O
•Q) des mains.
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
2 & 3. Désinfecter les bouchons
>-
0..
0
des flacons d' hémocultures.
u

4. Préparer le matériel nécessaire.

----·----
Prélèvements sanguins et hémocultures

5. Poser le garrot. 9. Effectuer une large désin-


fection du site de ponction et
respecter le temps d' action.

6. Effectuer une désinfedion des


mains avec un gel hydro
alcoolique, ou, à défaut, réaliser 1 O. Piquer biseau vers le haut,
un lavage des mains antiseptique. dans le sens de la veine et
suivant un angle d' environ 30°
~ par rapport au plan cutané.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

8. Monter l'épicrânienne stérile 11 & 12. Si plusieurs examens


sur le corp s de pompe en biologiques sont prescrits :
maintenant celui-ci à l'a ide commencer par prélever les
d' une compresse stéri le afin de tubes sangu ins c lassiques
ne pas déstériliser les gants. avant les hémocu ltures.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

contraire, pour le flacon


anaérobie : on désadaptera le
flacon du corps de pompe avant
de dépiquer le patient.

Desserrer le garrot, dépiquer.


Puis, éliminer l'aiguille et le corps
de pompe dans le container.

13. D ans ce cas prec1s, l'air


contenu dans la tubulure
aya nt été chassé par les
premiers prélèvements, com-
mencer l' hémoculture par le
fl acon anaérobie.

Si aucun autre bi lan n' est


prescrit, il faudra débuter par le
flacon aérobie, afin d' absorber 16. Comprimer le point de
l'air contenu dans la tubulure. ponction.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ 17. Puis, poser un pansement
l.O
0 14. Prélever ensuite l'autre flacon.
0
N
- O ter les gants, puis les j eter.
@
......
..c - Agiter doucement les flacons.
O'l
·;:
>-
0..
- Étiqueter les flacons et renseigner
u
0
le bon de laboratoire, avec :
. nom du pati ent,
. date et heure de prélèvement,
. température du patient,
. si traitem ent antibiotique en
cours : nom et posologie,
. n° de la série d' hémoculture,
. nom et signature de l' ID E
15. S' il s'agit du fl acon aérobie, préleveur.
i 1 faudra dépiquer en laissant la - Acheminer rapidement les
tubulure sur le flacon, de façon fl acons au laboratoire, ou les
à aspirer un peu d'air. Au conserver à l'étuve.

----·----
Test d'A/len

25. TEST D'ALLEN


DÉFINITION w
- La manœuvre d ' Allen recherche une contre-indication à la réa li-
sation d' une ponction de l'artère radiale, en testant la perm éabi-
lité de l'artère cubitale.
- En cas de dissecti on de l'artère radiale secondaire à la ponction,
la suppléance de l'arcade digitale ne pourra être assurée que par
une cubitale foncti onnelle.

INDICATIONS ~
Avant toute poncti on artéri elle radi ale : il s'agit d' une obligation
médico-légale.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

MATÉRIEL ~

cw Aucun .
:g
"O

~ SURVEILLANCE 1DE ~
Vl
c
~ En cas d'absence de recoloration, il convient d'en aviser le méde-
Œl cin le plus rapidement possib le, et de ne surtout pas réaliser la
l.O
g poncti on.
N

......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

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----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

TECHNIQUE

1. Tenir la main du patient à la


verticale légèrement au dessus
4. Relâcher alors subitement
de son visage.
la pression cubitale tout en
Avec les deux mains, repérer les maintenant la pression radiale.
artères radiales et cubitales :
exercer une pression forte du
bout des doigts sur le trajet des
artères afin de couper la
perfusion palmaire, sans exercer
de circulaire avec la main pour
ne pas gêner le retour veineux.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
5. Si la main se reco lore
0
0 rapidement, l'artère cubitale
N
@ assure donc bien son rôle de
......
..c
O'l
suppléance et la ponction est
·;:
>-
0.. 2. Fai re plier les doigts afin de donc possible.
0
u vider la main de son sang.
Si la main ne se recolore pas,
la suppléance de la perfusion
tissulaire n'est pas assurée. La
ponction n'est donc pas
possible de ce côté.

3. La main est ainsi décolorée


par hypoperfusi on tissulaire.

----·----
Ponction artérielle

26. PONCTION ARTÉRIELLE


DÉFINITION w
Ponction d ' une artère (radiale, fémora le ou brachiale) au moyen
d' un cathéter artériel afin d'analyser l' hématose.

INDICATIONS i':i
- En cas de dyspnée : pour en étab lir le diagnostic étiologique et
de gravité.
- Suiv i et adaptation de l' o xygénothérapie.
- Suspicion de pathologie pulmonaire hypoxémiante.
- Diagnostic et suivi des troubles ac ido-basiques.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Traitement anticoagulant.
- Troubl es de l' hémostase sévères.
- Test d ' All en positif.
Q)
c
:g LÉGISLATION
"O
•Q)
~ Article R. 43 11-7
Vl
c
0 L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants en
~
"O
UJ
application d'u ne prescripti on médicale (... ) 36° Prélèvements de
l.O
0 sang par ponction artérielle pour gazométrie.
0
N
@

~ MATÉRIEL ~
·;:
~ - Plateau propre et désinfecté.
u
- Gants stéri les à usage unique.
- Pommade anesthésique si prescrite.
- Antiseptique.
- Seringue à gazométrie à usage unique pré-héparinée à aiguille
pré-montée, ou sur aiguille Butterfly (notre exemple). On peut
également utiliser une serin gue de 5 cc héparinée d' une rin çure
de seringue.
- Compresses stériles .
- Ruban adhésif.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

- Conteneur à aiguilles.
- Étiquettes, bon de laboratoire du p rélèvement avec les renseigne-
ments cliniqu es et la température du patient.
- Sachet & glace pour le transport.
- Poubelle.

SURVEILLANCE 1DE ~
- M ême si le décret ne le précise pas, il est évident que l' IDE se
cantonnera à la réalisation de gazométries artéri elles en radial,
les poncti ons fé morales et brachi ales seront réal isées par un
médecin (artères centrales).
- Effectu er l' acte rapidement et franchement, la ponction étant par-
ti culièrement douloureuse.
- La température du pati ent doit être transmise au laborato ire du
fa it de son retenti ssement sur la courbe de Barcroft, aussi appe-
lée courbe de dissociation de l' oxyhémoglobine.
- De même, préciser si le prélèvement a été réalisé sous oxygène
(dans ce cas indiquer le débit) ou air ambiant.

Q)
TECHNIQUE
c
:g Effectuer un lavage hygiénique
"O
•Q)
~
Vl
des mains. Si le patient est
c
0 p lacé sous o xygénothérapie et
~
"O
UJ
l.O
0
que la prescripti on précise
"gazométri e en air ambiant", il
f
0
N
fa ut arrêter l'o xygénothérapie
@
.....
..c 15 à 20 minutes avant la
O'l
·;:
>-
réalisati on de l' acte.
0..
0
u

1. M atériel
Test d'Allen :
Préparation :
Il s'agit d' un test simple
permettant de vérifier la - Lavage des mains au savon anti-
perméabilité et la capacité de septique.
suppléance de la perfusion - Préparer le matéri el sur le
palmaire par l'artère cubitale en plateau.
cas de dissection de l'artère - Asepsie de la zone à ponc-
radiale, elle est détaillée dans la ti onner.
fiche précédente. - M ettre les gants.

----·----
Ponction artérielle

2. Repérer l'a rtère rad iale 4 & 5. Le sang doit être rouge et
(poignet du pati ent tendu & en monter rapidement dans la
hyperextension). 90% de la seringue sans devoir tirer le
réussite de l'acte sont basés piston. En prélever quelques ml.
sur un repérage effi cace du Retirer l'aiguille.
trajet artériel.

Q)
c
:g 3. Ponct ionner avec un angle 6. Comprimer l'artère pendant
"O
•Q)
~ de 45 °, la poi nte de l' aiguille 5 min à l'aide d' une compresse
Vl
c
0
face au courant artéri el, imbibée d'antiseptique.
~
"O biseau vers le haut, de façon
UJ
l.O
0
progressive jusqu 'à appariti on
0
N
du sang dans la serin gue. - Jeter l'aiguille dans le container.
@
......
- Poser un pansement com-
..c
O'l
·;: pressif sur l'artère.
>-
0..

u
0 - Préparer la seringue dans un
sachet avec de la glace et le
bon de laboratoire.
- Se laver les mains.
- Transmissions de la seringue
au laboratoire immédiatement.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

27. POSE DE VOIE VEINEUSE


PÉRIPHÉRIQUE
DÉFINITION w
Technique de pose d' un cathéter court dans une veine superfi -
ci elle des membres, destiné à la perfusion de thérapeutiques intra-
veineuses. La pose d' une perfu sion n'est pas un geste anodin. Elle
reste une source majeure d' infecti on nosocomiale.

INDICATIONS ~
Apports :
- hydro électro lytiqu e,
- de méd icaments,
- déri vés du sang,
- examens radiologiques avec injection de p roduit de contraste ou
isotopiques.

CONTRE-INDICATIONS ~
Q)
c Absolues:
:g - Bras hémi p légique.
"O
•Q)
~
Vl
- Présence d' une fi stul e artério-veineuse.
c
~
0
- M embre supérieur homo latéral à un cancer du sein ayant béné-
"O
UJ fi cier d ' une chirurgie avec curage ganglio nnaire.
l.O
0
0
N
- Réseaux veineux thrombosés, infl ammatoires ou septi ques.
@
......
..c
O'l
Relatives:
·;:
>-
0.. - Solutés hypertoniques.
0
u
- M édicaments veina-tox iques.
- Le réseau veineux des membres infé ri eurs (complicati ons septi-
ques et thrombo-emboliques plus fréquentes que sur le memb re
supéri eur).
- Le pli du coude, réservé aux prélèvements veineux.

LÉGISLATION
Article R43 71 -7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescription méd icale q ui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, soit en applica-

--------·--------
Pose de voie veineuse périphérique

tian d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement


établi, daté et signé par un médecin : §3 Mise en place et ablation
d'un cathéter court ou d'une aiguille pour perfusion dans une
veine superficielle des membres ou dans une veine épicrânienne;

Article R4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage:
- §31 Surveillance de scarifications, injections et perfusions men-
tionnées aux articles R. 4311-7 et R. 4311 -9 ;
- §36 Surveillance des cathéters, sondes et drains.
Il est à distinguer de l'abord veineux central qui est un acte médical.

MATÉRIEL ~
- Cathéter court stérile d'un diamètre compatible avec l'objectif de
la perfusion et le réseau veineux périphérique du patient.
- Compresses stériles et non stériles.
- Garrot propre, décontaminé.
Q)
c - Dispositif de maintien stérile transparent (Opsite®, Tégaderm®).
:g
"O
•Q) - Gants non stériles à usage unique.
~
Vl
c - Sparadrap hypoallergénique.
0
~
"O
UJ
- Antiseptiqu e type polyvidone iodée.
l.O
0
0
- Réniforme.
N
@ - Container à aiguilles.
......
..c
O'l
·;: - Éventuellement rasoir.
>-
0..

u
0 - Protection.
- Soluté de perfusion, tubulure montée et purgée.
- Pied à perfusion.
- Solution hydro-alcoolique pour lavage des mains.
- Plateau propre, décontaminé.
- Tubes de prélèvement sanguin, corps de pompe et adaptateur si
examens biologiques prescrits.

----·----
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

SURVEILLANCE 1DE Gb/1


- Toute rougeur, chaleur, douleur ou induration doit impérative-
ment faire changer le cathéter de place. Celui-ci doit, en l' ab-
sence de ces signes, être changé toutes les 72 h au maximum.
- En cas de capital veineux difficile, il est possible d' augmenter le
volume des veines en faisant mettre le bras en déclive quelques ins-
tants, ou encore en faisant laver les mains et bras à l'eau chaude.
- Si prélèvement, éviter de réaliser un ionogramme, le temps de
pose du garrot pouvant faire varier sensiblement les résultats de
la kaliémie (hémolyse).

TECHNIQUE

- Pratiquer un lavage simple


des mains.
- Préparer le nécessaire sur un
plateau et se rendre au lit du
patient.
- Al longer le patient de façon
à permettre aux membres
supérieurs de se tendre sans
Q) difficu lté. Raser si nécessaire
c
en regard de la zone de
:g
"O
•Q)
ponction.
~
Vl
c
- Poser la protection sous le
0
~ bras du patient.
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1 & 2. Poser le garrot sans


serrer excessivement.
3 & 4. Repérer une veine.

------------·------------
Pose de voie veineuse p ériph érique

- Procéder à une désinfection


large de bas en haut (permet
de faire gonfler un peu plus
la veine) .
- Respecter le délai d 'action
de l' antiseptique.
- Pendant ce temps, réaliser
une désinfection des mains à
l' aide de la solution hydro-
alcoolique, puis enfiler les
gants.

6. Un flot de sang remonte


dans le corps de l' aiguille,
signant la position endolumi-
nale du cathéter.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;: 5. Saisir fermement le bras du
>-
0..
0 pati ent avec la main secon-
u
daire. Tirer la zon e de
ponction vers le bas à l'aide
du pouce de façon à fixer la
vein e. 7. M aintenir le mandrin tout
Piquer le biseau orienté vers le en poussant le cathéter à l' aide
haut, l'aiguille doit faire, au de l' index (ou de l'autre main).
maximum, un angle de 30° Ce lui-c i doit coulisser sans
par rapport au plan de la peau. résistance importante jusqu'à
Le geste doit être rapide et la garde. Si ce n'est pas le cas,
précis. essayer de vari er légèrement
l'angle d'approche.

-------·-------
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

Desserrer le garrot (sauf s1


prélèvement).

11. A l'aide des compresses


stériles, adapter l'embout de la
tubulure, préalablement purgée,
au cathéter.

8. Disposer une compresse sous


le cathéter. Puis, retirer le mandrin
tout en comprimant l'aval de la
veine, de façon à empêcher le
sang de s'écouler par l'orifice du
cathéter. Jeter le mandrin dans le
container à aiguilles. 12. Tout en maintenant le cathé-
ter, mettre le pochon en position
Q)
c déclive, tubulure ouverte: un net
:g reflux sanguin (le "retour") signe
"O
•Q) une position correcte.
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
13. Fixer à l'a ide du dispositif
transparent de maintien, en
réalisant une boucle large afin
d'éviter les coudures de la
tubu lure.

- Régler le débit de perfusion


9 & 1 O. Si un prélèvement avait comme prescrit.
été prescrit : adapter le corps de - Jeter le matériel usagé.
pompe et remplir les tubes - Lavage des mains et trans-
nécessaires. Desserrer le garrot. missions.

--------·--------
Chambre implantable

28. CHAMBRE IMPLANTABLE


DÉFINITION w
Système d'accès vasculaire généralement placé en sous-clavière
droite directement sous la peau, permettant l'accès au flux san-
guin des gros troncs veineux.

INDICATIONS è
- Système indiqué dans le cadre de traitements répétés par chimio-
thérapie.
- Traitement au long court injectable, notamment certains types
d'alimentations parentérales.
- Capital veineux extrêmement faible.

CONTRE-INDICATIONS ~
Relative : radiothérapie au niveau du site.

LÉGISLATION
Q)
c Article UR.43 71-5
:g
"O
•Q)
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
~
Vl
actes ou dispense les soins suivants (... ) :
c
~
0
- §8 Soins et surveillance de patients en ass istance nutritive enté-
"O
UJ rai e ou parentérale.
l.O
0
0
N
- §36 Surveillance des cathéters, sondes et drains.
@
......
..c Article UR.4311-7
O'l
·;:
>-
0..
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
0
u application d' une prescription médicale ( ... ) soit en application
d' un protocole (. .. ) :
- §1 Scarifi cations, injections et perfusions autres que celles men-
tionnées au deuxième alinéa de l'article R. 4311 -9, instillations
et pulvérisations ;
- §4 Surveillance de cathéters veineux centraux et de montages
d 'accès vasculaires impl antables mis en place par un médecin.
- §5 Injections et perfusions, à l'exclusion de la première, dans ces
cathéters ainsi que dans les cathéters veineux centraux et ces
montages:
a) De produits autres que ceux mentionnés au deuxième alinéa
de l' article R. 4311 -9 .

--------·--------
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

b) De produits ne contribuant pas aux techniques d'anesthésie


générale ou locorégional e mentionnées à l'article R. 431 1-12.

Ces injections et perfusions font l'objet d'un compte rendu d'exé-


cution écrit, daté et signé par l' infirmier(ère) et transcrit dans le
dossier de soins infirmiers.

MATÉRIEL (FIG.1) ~
- Antiseptique selon protocole d 'établissement.
- Gants stériles.
- Plateau stérile et compresses stériles.
- Champ stérile troué (selon protocole de l'établissement).
- Charlotte, surblouse et deux masques en fon ction du protocole
de l'établissement.
- Aiguille de Huber droite ou coudée.
- Robinet 3 voies ou rampe de perfusion et son support.
- Soluté de perfusion avec perfuseur adapté et purgé.
- Pansement occlusif stérile transparent type Opsite® ou
Tégaderm®.
- Compresses stériles.
Q)
c
- Sachet d'évacuation des déchets.
:g
"O
•Q) - Container à aiguilles.
~
Vl
c
0
- Gant de vilain pour ablati on de l'ancien pansement.
~
"O
UJ
l.O
0
0
SURVEILLANCE 1DE Ge/'
N
@ - Une altération locale de l'état cutané au niveau du dispositif doit
.....
..c
O'l
·;:
être signalée au médecin avant tout branchement.
>-
0..
0 - Des difficultés de repérage peuvent se rencontrer en cas de sys-
u
tèmes implantés trop profondément.
- Bien qu'assez rare, la thrombose veineuse des gros tron cs est
redoutable. Il convient de ne pas réaliser d ' hyperpression en cas
de PAC visiblement bouché, mais d 'en info rmer le médec in pour
conduite à tenir.
- Une radiographie de contrô le doit être réa lisée après la pose puis
tous les trimestres afin de s'assurer de la bonne position du sys-
tème.

--------11--------
Chambre implantable

TECHNIQUE Déroulement :
- A l'aide du gant de vi lain,
retirer l'ancien pansement (si
besoin).
- M ettre charl otte et masque.
- Lavage des mains antiseptique.
- Passer la b louse et les gants
stéri les.
- Demander au patient de tourner
1. Matéri el. la tête du côté opposé au PAC.

Préparation du matériel :
- Se laver les mains.
- lnstal Ier la perfu sion purgée
et adaptée à sa rampe, sur un
p ied à perfusion.
- O uvrir le sachet contenant le
p lateau stéri le.
- Y déposer de manière asepti- 3. Procéder à l'asepsie de la zone
que le trocart de prélève- en trois temps. Penser à réserver
m ent, la serin gue stéril e, un tas de deux compresses
Q)
c
l'Opsite, les compresses sté- stéri les sèches pour la suite.
:g ril es, l' aigu i ll e de Huber
"O
•Q) reliée à la tubu lure et purgée.
~
Vl
c - Imb iber des compresses
0
~
"O
d'antiseptique (4 tas : com-
UJ
l.O presses avec solution mous-
0
0
N
sante, eau stéril e, sèche, et
@
......
antisepti que dermique).
..c
O'l
·;:
>-
0..
4. Sa isir fe rm ement la
u
0
chamb re entre deux doigts,
afin de b ien la délim iter.

2. Installer le patient.

- Lui mettre le masque et lui faire 5. Introdui re l' aiguille de


tourner la tête du côté opposé H uber au centre de la
à la chambre implantable. chambre, fermement.

--------·--------
IDE Protocoles®- Injections & prélèvements sanguins

9 & 1O. Avec deux compresses


stériles pliées en deux,
envelopper le site de part et
d'autre.

Q)
11. Terminer le pansement par
c la fermeture avec un dispositif
:g transparent stéril e autocollant.
"O
•Q)
~
Vl
c - Vérifier et régler l' écou le-
0
~
"O
ment des perfusions.
UJ
l.O
0
- Certains établissements p ré-
0
N con isent de noter sur le pan-
@
..... sement transparent date et
..c
O'l
·;: heure de réfecti on.
>-
0..
0 - Réinstaller patient et environ-
u
nement.
- Jeter les déchets.
- Écrire les transmi ssions.

----------·----------
Contrô le pré-transfusionnel ultime au lit du malade

29. CONTROLE
PRÉ-TRANSFUSIONNEL ULTIME
AU LIT DU MALADE
DÉFINITION w
- Le contrôle pré-transfusionnel ultime est le dernier point de
contrô le de compatibilité entre les groupes sanguins d ' un rece-
veur et du culot globulaire qui lui est destiné.
- Il utilise la technique de Beth-Vincent (réaction par anticorps
monoclonaux type lgM).
- Cette étape est médico-légale et ne peut être shuntée.

INDICATIONS ~
Avant toute réalisation de transfusion sanguine.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune!
Q)
c
LÉGISLATION
:g
"O
•Q)
~
Circulaire DGS du 17/05/85
Vl
c
0
La transfusion est un acte médi cal qui engage la respon sabilité du
~
"O médecin qui la prescrit, de celui qui l'effectu e et des personnes
UJ
l.O
0
agissant sous sa direction (NDLR : soit l' infirmier(ère) transfu seur).
0
N
@ Décret du 24/01/94
......
..c
O'l
·;: Tout médecin, pharm ac ien, chirurgien-denti ste, sage-fe mme,
>-
0..
0
infirmier(ère), qui a connaissance de l'admini stration d ' un produit
u
sanguin labile à un de ses patients et qui constate un effet inat-
tendu ou indésirable dû, ou susceptibl e d'être dû à ce produit, doit
le signaler sans délai au correspondant d' hémovi gilance de l' éta-
blissement dans lequel a été administré le produit.

Décret 2004-802 du 29/07/04


Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescri ptio n médi -
cale (. .. ) à condit ion qu' un médecin puisse intervenir à tout
moment : §1 Injecti ons et perfu sions de produits d' ori gine
humaine nécessitant, préalablement à leur réali sation, lorsque le

--------·--------
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

produit l' ex ige, un contrôle d ' identité et de compatibilité obl iga-


toire effectué par l' infirmier(ère).

MATÉRIEL (FIG.1) ~
1. Culot globulaire à passer.
2. Un " Safety Test ABO" (N aCI iso, Carte de test, 4 spatules, un
sécuritube, un auto piqueur).
3. Bon de livraison EFS.
4. Carte de groupe du pati ent valide et RAI datant de moins de
72 h.
5. Gants non stéril es.
6. Lunettes de protecti on.
7. Container à aiguilles.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Ri gueur et professionnali sme sont indispensables pou r réa li ser un
contrô le pré-transfusionnel ultime en toute sécurité.
- Le Kit "Safety Test ABO" se conserve entre 2 et 25°C.
- Ne j amais accepter le partage des tâches (l' un contrôle, l' autre
Q)
c transfuse), ni les transfusions croisées (deux pati ents tra nsfusés en
:g même temps par le même infirmier(e).
"O
•Q)
~
Vl
- N e jamais transfuser en cas d 'erreur même mi nime su r l' identité
c
0 du destinataire (ex carte de grou pe au nom de Dupond Jean, et
~
"O
UJ
bon de livraison au nom de D upont Jean).
l.O
0
0 - Toujours connaître les coordonnées du correspondant d' hémovi-
N
@ gil ance.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0 TECHNIQUE
u
- Se rendre au chevet du pati ent
avec le matériel. Le contrôle
pré transfusionnel ultime ne
se fait pas en salle de soin.
- Il est assuré et réalisé obliga-
toirement par l'infirmier(e)
transfuseur.
- Contrô ler la concordance
entre les groupes des poches,
M atéri el. la carte de groupe, et le bon
de livraison de l' EFS.

----·----
Con trô le pré-tran sfusio nnel ultime au lit du m alade

- Jeter l'aigu ille dans le contai-


ner prévu à cet effet.

- Déposer une grosse goutte


de sang dans la case carrée
11
pati ent11 •

- Vérifier que le réactif Anti-A du


test est bien bleu turquoise et
que I' anti-B est bien jaune. En
cas contraire : changer de kit.
- V érifier la concordance entre
le n° de livraison EFS et les
n° de poches. - Insérer un des petits boudins
- Contrôler l'identité du de la tubulure du culot dans le
patient et compléter la carte sécuritube et le pousser à fond
PTU avec les informations: afin de le percer.
nom, prénoms, nom de JF,
date de naissance, n° de
culot globulai re à transfuser.
Q)
c
- En fil er gants et lunettes pro-
:g
"O
•Q)
tectri ces.
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0 - D époser une grosse goutte
0
N
de ce sang dans la zone
@
.....
..c
"culot" réservée à cet effet.
O'l
·;:
>- - Réhydrater les 4 alvéoles de
0..
0
u réactif à l'aide du berl ingot de
- À l' aide de la lancette auto NaCI iso, en prenant bien soin
p iqueuse, p iquer le patient de ne pas faire de contact entre
sur le rebord latéral d' une ces réactifs et le berlingot.
troisième phalange.

-------·-------
IDE Protocoles®- Injections & prélèvem ents sanguins

- Saisir une spatule, prélever du


sang patient avec sa partie plate
et homogénéiser l'ensemble sur
Anti A. Jeter la spatule.

- Constater une éventuel le


agglutination.
- Recommencer l'opération avec - En cas d e négativité, atten-
les trois autres spatules (patient dre obligato irement trois
sur Anti B, puis culot sur Anti-A minutes pour relecture.
Q)
c et culot sur Anti-B). Changer - Pour un même réactif, toute
:g systématiquement de spatule à réaction d'incompatibilité
"O
•Q)
~
chaque fois. interdit la transfusion.
Vl
c
0 - Au moindre doute, ne pas
~
"O
UJ
hésiter à demander relecture
l.O
0 du test p ar le médecin pres-
0
N
cripteur.
@
......
..c - N oter ' X' une réaction d' ag-
O'l
·;:
>- glutinati on, ' O ' une absence
0..

u
0 d' agglutinati on. Le test do it
- Réaliser un lent mouvement bien évidemment correspon-
circulaire pendant quelques dre aux résultats attendus.
dizaines de secondes. - Compléter les concl usions,
d ate et heure, ainsi que
l' identité du testeur.

- Si l'ensemble de ces étapes


s' est b ien déroul é, la transfu-
sion peut débuter sous sur-
veillance stricte.

----·----
- V/-
PANSEMENTS
30. Pansement simple .............................. 92

31 . Pansement aseptique ............................ 9 5

...........
Q)
c
32. Pansement septique .......... • , .!. • • • • • • • • • • • • • • • • • 99
:g
33. Changement de mèche .... · rr~\~·
"O
•Q)
~
Vl
102
34. Ablation de fils . • ••.•••.• •S.~,,:{;1,l.'. ............ 106
c
0
~
"O

r:.~ ............ 109


UJ
l.O
0
0
N 35. Ablation d'agrafes ..........
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

11
Les ASH, IDE, Internes et Chefs font tout. .. et le PH fait le reste."
(Classique hospitalier)
Extrait de "Médi-Sage: Les 133 Citations médicales à utiliser en pratique médicale",
de G. Zagury. A paraître : contact@[Link]
IDE Protocoles"' - Pansem ents

30. PANSEMENT SIMPLE


DÉFINITION iWJ
- Pansement adhésif permettant la protection d' une plaie superficielle.

INDICATIONS ti
Indication : plaie chirurgicale ou traumatiqu e non infectée.

CONTRE-INDICATIONS ~
Au cune.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants (... ).
- §20 Réalisation, surveillance et renouvellement des pansements
non médicamenteux.
- §2 1 Réa lisation et surveillance des pansements et des bandages
Q)
c autres que ceux mentionnés à l'articl e R.4 3 11-7.
:g
"O
•Q) Article R. 43 7 7-7
~
Vl
c
0
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants en
~ application d' une prescription médicale (... ).
"O
UJ
l.O
0
- Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux.
0
N
- Réalisation et surveillance de pansements spécifiques.
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
MATÉRIEL ~
0
u
- Solution désinfectante et lingette pour nettoyage du plan de travail.
- Sac pou bel le et sparadrap.
- Carré de protection.
- Solution hydro-alcoolique.
- Compresses stériles.
- Pansement stéril e adapté à la plaie.
- Anti septiqu e dermique.
- Un gant de vilain.
- Gants non stéril es à usage unique.

----·----
Pansem ent simple

SURVEILLANCE IDE ~
- Température.
- Douleur, odeur.
- Aspect de la plaie : écoulement, adhérence, évolution .. .
Le pansement simple se réalise après les pansements aseptiques et
avant les pansements septiques.

ÎECHNIQUE

- Lavage simple des mains.


- Allumer la présence et tirer le
rideau.
- Installer le patient pour le
soin. Mettre une protection si
besoin .
- Enlever l'ancien pansement à
2 & 3. Tenir la compresse par
l'aide du gant de vilain.
ses quatre coins de façon à
- Ouvrir le sachet de com- réaliser un petit baluchon.
presses et les imbiber d 'anti-
septique.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
4. Procéder à la désinfection du
.....
..c pourtour de la plaie en réalisant
O'l
·;:
>-
0..
1. Se laver les mains avec la des cercles concentriques.
0
u solution hydro-alcoolique.

Mettre les gants non stériles.

----·----
IDE Protocol es"' - Pansements

7 & 8. Après avoir respecté le


temps de contact de
l'antiseptique, appliquer sur la
5 & 6. La partie centrale de la plaie un petit pansement de
plaie est la dernière à être tai lle adaptée.
désinfectée à l'aide d ' une
nouvel le compresse stérile
imbibée d'antiseptique. - Retirer les gants.
- Ré-instal Ier le patient et son
environnement.
- Évacuer le matériel et les
déchets.
- Se laver les mains.
Q)
c - Renseigner le dossier de
:g soins du patient.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----------·----------
Pansement aseptique

31. PANSEMENT ASEPTIQUE


DÉFINITION W
Protection adhésive permettant de maintenir l'asepsie d'une plaie,
et ainsi, éviter la contamination bactérienne.

INDICATIONS ~
Indication : plaie chirurgicale ou traumatique non infectée.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants (... )
- 20 Réalisation, su rveillance et renouvellement des pansements
non méd icamenteux ;
Q)
c - 21 Réalisation et su rvei llance des pansements et des bandages
:g autres que ceux mention nés à l'article R.4311-7
"O
•Q)
~
Vl
c
0
Article R. 431 7-7
~
"O
UJ
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants en
l.O
0 application d'une prescri ption médicale( ... ).
0
N
@ - §8 Renouvellement du matériel de pansements méd icamenteux.
......
..c
O'l
·;:
- §9 Réalisation et survei llance de pansements spéc ifiques .
>-
0..
0
u
MATÉRIEL X
- Détergent pour décontaminer l' adaptab le.
- Poubelle et sparadrap.
- Carré de protection.
- Set à pansement (plateau de pansement stérile avec deux pinces
type Kocher (fig. 1).
- Paquet de compresses stériles.
- Pansement stérile adapté à la p laie.
- Antiseptique.

----·----
IDE Protocoles"' - Pansem ents

- Gant de vil ain.


- Paire de gants stéril es à usage unique.
- Paire de c iseaux.
- Bande velpeau.
- M atéri el spécifique selon prescription (tull e gras.. . );

SURVEILLANCE IDE Cc/'


- Température.
- Douleur, odeur.
- Évolution, c icatri sati on.
As pect de la plaie : écoulement, adhérence, évolution . ..
Le pansement aseptique se réa lise avant tous les autres panse-
ments sales ou potentiellement infectés.

ÎECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
'· J___J. --~. '. 2. Disposer le set à pansement,
l.O
0 , 1 1 1
0
N les compresses, l'antiseptique.
@
1. Set à pansements.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u Préparation
- Se laver les mains : lavage
simp le.
- Allumer la présence et tirer le
rideau.
- lnstal Ier le patient.
- Décontaminer l' adaptable et
fi xer la poubelle. Certains
serv ices d isposent de chari ot
dédié.

----·----
Pansement aseptique

3 & 4. Faire trois tas de 7. Procéder à son application


compresses. Le premier sera depuis l' intérieur de la plaie
imbibé d' une solution lavante vers l'extérieur. Distinguer
antiseptique, le second de sérum pince patient et pince plateau
physiologique, le troisième de de façon à ce que la pince
solution désinfectante. allant à la plaie se fasse servir
par la pince restant au plateau,
Déroulement sans jamais la toucher. Cette
- Mettre la protection en place. pince ne doit pas retourner au
- Enlever le pansement sale plateau.
avec le gant de vilain, jeter le - Rinçage au sérum physiolo-
tout à la poubelle. gique puis séchage de la
plaie à l'aide d ' une com-
Q)
presse sèche.
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
..... 5. Lavage antiseptique des
..c
O'l
·;: mains, ou solution hydro
>-
0..
0
alcoolique, puis mettre les
u
gants stériles.

8 & 9. Procéder à l'application


6. Saisir une compresse de l'antiseptique.
imbibée de la solution lavante
antiseptiqu e.

-------·-------
IDE Protocoles"' - Pansements

10 & 11. Appliquer les


pansements médicamenteux
prescrits (tulle gras).

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0 14 à 17. Refermer le pansement
u
à l'aide de bande Velpeau ou du
moyen de contention prescrit.
- Retirer les gants.
- Réinstaller le patient et son
environnement.
- Évacuer le matériel et les
déchets.
12 & 13. Les recouvrir - Se laver les mains.
soigneusement avec des Signer le soin et noter son
compresses stériles, toujours évaluation dans le dossier de
manipulées à l'aide des pinces. soins du patient.
Pansement septique

32. PANSEMENT SEPTIQUE


DÉFINITION iW
Protection adhésive permettant de maintenir l'asepsie et/ou d' asep-
tiser une plaie contaminée afin d'éviter la diffusion des germes.

INDICATIONS è
Plaie chirurgicale ou traumatique infectée.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins su ivants( . .. )
- §20 Réalisation, survei llance et renouvellement des pansements
non méd icamenteux.
Q)
c - §21 Réalisation et su rveillance des pansements et des bandages
:g autres que ceux mention nés à l'article R. 4311-7.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
Article R. 431 7-7
~
"O
UJ
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants en
l.O
0 application d'une prescri ption médicale( ... ).
0
N
@
- §8 Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux.
......
..c
O'l
- §9 Réalisation et su rveillance de pansements spéc ifiques .
·;:
>-
0..
0
u
MATÉRIEL ~
- Détergent pour la desserte.
- Poubelle et sparadrap.
- Un champ stéril e et/ou un ABSORBEX.
- Set à pansement (plateau stéri le avec deux pinces type Kocher,
(fig.1).
- Paquet de compresses stériles.
- MEFIX ou pansement stérile adapté à la plaie.
- Antiseptique : POL YVI DONE IODEE ou CHLOREXID IN E.

----·----
IDE Protocoles"' - Pansements

- 1 gant de vilain.
- 1 paire de gants non stériles à usage unique.
- Paire de c iseaux.
- Divers selon prescription (tull e gras ... ).

SURVEILLANCE IDE ~
- Température.
- Douleur, odeu r.
- Évolution.
- Aspect de la plaie : écou lemen t, adhérence.
Le pansement septique se réalise après les pansements "propres".

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~ 2. Faire trois tas de compresses.
"O
UJ
l.O 1. Set à pansements. Le premier sera imbibé d' une
0
0
N
solution lavante antiseptique, le
@ Préparation second de sérum physiologi-
......
..c - Lavage antiseptique des que, le troisième de solution
O'l
·;:
>-
0.. mains. désinfectante ..
0
u - Allumer la présence et tirer le
rideau. Déroulement
- Installer le patient. - Enlever le pansement sale
avec le gant de vilain, jeter le
- Décontaminer l'adaptable et
tout à la pou bel le.
fixer la poubelle.
- Mettre la protection : champ
- Installer le set à pansement, les
stérile ou ABSORBEX.
compresses, l'antiseptique.
- Effectuer une antisepsie des
- Préparer 2 morceaux de spara-
mains, p uis ouvrir le set et
drap.
mettre les gants.

-------·-------
Pansement septique

gras fig. 6), les recouvrir


soigneusement avec des
compresses stériles (fig. 7).

Q)
c
:g 3, 4, & 5. Procéder au nettoyage
"O
•Q)
~ large de la plaie de l' intérieur
Vl
c
0
vers l'extérieur. (selon protocole
~
"O de service : lavage (fig. 3), rin-
UJ
l.O
0
çage (fig.4), désinfection (fig.5).
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
- Refermer le pansement à
l'aide de bande Velpeau o u
autre moyen de contention .
- Retirer les gants.
- Ré-installer le patient.
- Évacuer le matériel et les déchets.
- Se laver les mains de manière anti-
septique (car pansement septique).
- Signer le soin et noter son
6 & 7. Appliquer les pansements éva luatio n dans le dossier de
médicamenteux prescrits (tulle soins du patient.

----111----
IDE Protocoles"' - Pansements

33. CHANGEMENT DE MÈCHE


DÉFINITION iWJ
Renouvellement d'un procédé de drainage d' une collection incisée.

INDICATIONS ~
Drainage des sérosités par un système stérile iodoformé.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Pas de contre-indication absolue en dehors de l'allergie à l' iode.
- Dès que la plaie est propre, que la mèche ne donne plus, il n'y
a plus d'indication au renouvellement du dispositif.

LÉGISLATION
Article R. 4311-7 L' infirmier(ère) est habi lité(e) à pratiquer les
actes suivants en application d' une prescription médicale (... )
- §8 Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux ;
- §9 Réalisation et survei !lance de pansements spécifiques ;
Q)
- §13 Renouvellement et ab lation des pansements médicamen-
c
teux, des systèmes de tamponnement et de drainage, à l'excep-
:g tion des drains pleuraux et médiastinaux.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
MATÉRIEL (FIG.1) X
"O
UJ
l.O
- Détergent pour l'adaptable.
0
0
N - Poubelle et sparadrap.
@
.....
..c - Champ stérile et ABSORBEX .
O'l
·;:
>-
0..
- Set à pansement (plateau stéri le avec deux pinces type Kocher).
0
u
- Paquet de compresses stériles.
- MEFIX ou pansement stérile adapté à la plaie.
- Antiseptique : POL YVI DONE IODEE ou CHLOREXIDINE.
- Champ stérile troué.
- Gant de vil ain.
- Paire de gants stériles à usage unique.
- Paire de c iseaux stéril es.
- Mèche iodoformée stérile.
- Autres selon prescription.

----11----
Changem ent de mèche

SURVEILLANCE IDE ~
- Température.
- Douleur, odeur.
- Évolution .
- Aspect de la plaie : écoulement, adhérenc e, étanchéité.
On peut demander au patient de prendre ses antalgiques 30 minu-
tes avant le soin. Cette précaution permet d'améliorer sensible-
ment la qualité du soin .

TECHNIQUE

Q)
c 1. M atéri el.
:g
"O
•Q) Préparation
~
Vl
c
- Lavage des mains.
0
~
"O
- Allumer la présence et instal-
UJ
l.O
ler le pati ent.
0
0
N - D écontaminer l'adaptable et
@
......
fixer la poubelle.
..c
O'l
·;: - In st all er le set à panse- 2 à 4. Faire trois tas de com-
>-
0..
0 ment, les compresses, l'an- presses. Le premier sera imbibé
u d' une solution lavante antisep-
tiseptiqu e.
tique, le second de sérum phy-
sio logique, le tro isième de
solution désinfectante.

Déroulement
En lever le pansement sa le
avec le gant de vil ain, j eter le
tout dans la pou bel le.

----111----
IDE Protocol es"' - Pansements

patient. Ne jamais passer au


dessus des dispositifs stériles
avec la pince patient.
À l' aide de la pince patient,
procéder au retrait de l' an-
cienne mèche iodoformée.

5, 6. Effectuer une antisepsie


des mains, puis mettre les gants.

9, 10. L'ablation de la mèche


peut être impressionnante pour le
patient mais n'est en général pas
Q)
c douloureuse. Si la mèche semble
:g sèche et accroche, l' humidifier
"O
•Q)
~ au sérum physiologique stérile.
Vl
c 7. Installer le champ stérile
0
~
"O
afin de centrer l' emplacement
UJ
l.O de méchage.
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

8. Procéder au lavage, rinçage,


puis désinfection de la zone
selon le procédé détaillé en
fi che de pansement. Distinguer
pince "patient" qui ne retour-
11. À l' aide de la pince pla-
nera plus au plateau, et pince
teau, saisir une longueur de
plateau qui restera au plateau
mèche suffisante. Couper avec
de façon à "servir" la pince
des ciseaux stéril es.

----11----
Changem ent de mèche

16. On p lace des compresses


sur la mèche. Prendre soin de
mettre plusieurs compresses
l' u ne sur l'autre, voir un pan-
sement am éri cai n stéri le, car
ce genre de pansement peut
être très productif.
Retirer les gants.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c 12, 13, 14. Insérer délicatement
0
~
"O
la nouvelle mèche dans l'orifice
UJ
l.O à l' aide d'une pince, progressi-
0
0
N
vement, de façon à bien remplir
@
.....
l' abcès. L' insertion peut être
..c
O'l
·;:
dou loureuse .
>-
0..
0 17 & 18. Le pansement est
u
recouvert à l'aide d' un dispo-
siti f autocollant type Hypafi x®.

- Ré-insta l Ier le patient et son


environnement.
- Évacuer le matériel et les
déchets.
- Se laver les mains.

Signer le soin et noter son éva-


15. Une fo is la mèche en luat ion d ans le dossi er de
p lace, retirer le champ stéril e. soins du patient.

----111----
IDE Protocoles"' - Pansements

34. ABLATION DE FILS


DÉFINITION W
Procédé de retrait des fils chirurgicaux servant au maintien des
berges d' une plaie ou d'un dispositif méd ical (voie centrale ... ).

INDICATIONS ~
- Stade de cicatrisation suffisant des berges.
- Retrait d'un dispositif médical.
- Infection d'un point de fil.

CONTRE-INDICATIONS ~
Berges non cicatrisées.

LÉGISLATION
Article R. 4311-7
L' infirmier(ère) est hab ilité à pratiquer les actes su ivants en appli-
Q)
cation d'une prescription médica le( ... ) : §9 Réalisation et surveil-
c
lance de pansements spécifiques.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c MATÉRIEL ~
0
~
"O
UJ
- Détergent pour l'adaptable.
l.O
0
0
- Poubelle et sparadrap.
N
@ - Champ stérile et un ABSORBEX.
......
..c
O'l
·;: - Set à pansement (plateau stérile avec deux pinces type Kocher, fig.1 )
>-
0..

u
0 - Paquet de compresses stériles.
- MEFIX ou pansement stéril e adapté à la plaie.
- Antiseptique : POL YVI DONE IODEE ou CHLOREXIDINE.
- Gant de vilain
- Paire de gants non stériles à usage unique .
- Paire de c iseaux.
- Une lame de bistouri à usage unique.
- Un container à déchets coupant/piquant.
- Divers selon prescri ption (tu ll e gras ... ).

----11----
Ablation de fils

SURVEILLANCE IDE GV'


- Température.
- Douleur, odeur.
- Évolut ion.
As pect de la plaie : écoulement, adhérence, étanchéité.
En cas d' infection, on peut réaliser une mise en culture du fil incriminé.

ÎECHNIQUE

Q)
1. Set à pansements.
c
:g Préparation
"O
•Q)
~
- Lavage antiseptique des mains.
Vl
c
0
- Allumer la p résence et tirer le rideau.
~
"O
UJ
- lnstal Ier le patient.
l.O
0
0
- Décontaminer l'adaptable et fi xer la poubelle.
N
@ - Installer le set à pansement, les compresses, l'antiseptique.
.....
..c
O'l
- Fai re trois tas de compresses. Le premier sera imb ibé d' une
·;:
>-
0..
solut ion lavante ant iseptique, le second de sérum physiologi-
0
u que, le troisième de solution désinfectante.

Déroulement
- Enlever le pansement sale avec le gant d e v ilain, jeter le tout
dans la poubel le.
- M ettre la protecti on : champ stérile ou ABSORB EX.
- Effectuer une ant isepsie des mains, p ui s o uvrir le set et mettre
les gants.
- Procéder au nettoyage large de la plaie de l' intérieur vers l'exté-
rieur (selon protocole de service : lavage, rinçage, désinfection).

----111----
IDE Protocoles"' - Pansem ents

2. D égager les brins à l'aide de 5. Tirer d oucement afin de


la pince en prenant garde à ne dégager le fil.
pas exercer trop de tracti on
sur la plaie. - Jeter immédiatement la lame
de bistouri dans le container
spécifique.
- Repasse r une compresse
imbibée d 'a ntiseptique du
centre vers l'extéri eur.
- Refermer le pansement à
l'a ide d e b ande V elpeau,
Q) système Cicaplaie® ou autre
c
moyen d e contention pres-
:g
"O crit.
•Q)
~
3. Tirer déli catem ent afin
Vl
c d 'écarter la bo uc le et - Retirer les gants.
0
~
"O introduire la lame de bistouri à - Ré-instal Ier le pati ent.
UJ
l.O
0
l' intéri eur de celle-ci, lame _ Évacuer le matéri el et les
0
N tournée vers l'extérieur.
@
déchets.
.....
..c
O'l - Se laver les mains.
·;:
>-
0..
0
u
Signer le soin et noter son
évaluati on dans le dossier de
soins du patient.

4. Couper l' un des b rin s en


all ant toujours du pat ient vers
l'extérieur, afin d 'éviter tout
risque de b lessure.

------------11------------
Ablation d 'agrafes

35. ABLATION D'AGRAFES


DÉFINITION W
Procédé de retrait des agrafes chirurgi cales servant au maintien
des berges d' une plaie.

INDICATIONS ~
Stade de cicatrisation suffisant des berges, infection d' un point
d' insertion de l'agrafe.

CONTRE-INDICATIONS ~
Berges non cicatrisées.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-7
L' infirmie(ère) est habilité à pratiquer les actes suivants en appli-
cati on d'une prescripti on médicale( ... ) : §9 Réalisati on et surveil-
lance de pansements spécifiqu es.

MATÉRIEL X
Q)
c
:g - Détergent pour l'adaptable.
"O
•Q)
~
Vl
c
- Poubelle et sparadrap.
0
~
"O
- Une protection type ABSORBEX.
UJ
l.O
0 - Set à pansement (plateau stérile avec deux pinces type Kocher, fig.1 ).
0
N
@ - Paquet de compresses stériles.
......
..c
O'l
·;:
- MEFIX® ou pansement stéril e adapté à la pl aie.
>-
0..
0 - Anti septique : POLYVIDO NE IO DEE ou CHLOREX IDINE.
u
- Gant de vil ain.
- Paire de gants non stéril es à usage unique.
- Di spositif " pince ôte-agrafes" stéril e.
- Container à déchets coupant/piquant

SURVEILLANCE IDE ~
- Température.
- Douleur, odeur.
- Évolution.
- Aspect de la plaie : écoulement, adhérence, étanchéité.

----111----
IDE Protocoles"' - Pansem ents

En cas d' infecti on locali sée, il peut être demandé une analyse bac-
téri o logique. Dans ce cas, se munir d' un pot d 'analyse stéril e pour
y introduire l'agrafe incriminée.

Ce geste est plus douloureux qu' une ablatio n de fil s et le bénéfi ce


dégagé par la rapidité de la pose est souvent effacé par la douleur
induite par l'ablation, notamment chez l' enfa nt.

TECHNIQUE - Fai re trois tas de compresses.


Le p rem ier sera imbibé d' une
soluti o n lava nte ant isepti-
que, le second de sérum
physiologique, le troi sième
de solution désinfectante.

Déroulement
- Enlever le pansement sale
avec le gant de vil ain, j eter le
1. Set à pansements. tout dans la poubel le.

Préparation - M ettre la protection en place.


Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0 2. Lavage antiseptique des 3. Effectuer une antisepsie des
u
mains, ou lavage simp le en mains, puis mettre les gants.
salle et utilisation de solution
hydro-alcool ique en chamb re.
- A llumer la p résence et tirer
le ri deau.
- Installer le pati ent.
- D écontaminer l' adaptable et
fixe r la poubelle.
- lnstal Ier le set à pansement,
les compresses, l' antiseptique.

----·----
Ablation d 'agrafes

8. & 9. L'ablation des agrafes se


réalise com me suit : les deux
4, 5 & 6. Procéder au parties latérales de la pince
nettoyage large de la pl aie de passent sous l'agrafe, la partie
l' intéri eur vers l'extéri eur. médiane au-dessus. Le fa it de
(selon protocole de servi ce : fermer la pince réalisera un
lavage, rinçage, désin fection). enfoncem ent de la parti e
Q)
c
médiane de l'agrafe, ayant
:g pour conséquence une rotation
"O
•Q) des bords latéraux, et donc une
~
Vl
c
extraction de l'agrafe.
0
~
"O
UJ
Si les berges semblent se dés-
l.O
0 unir, arrêter la manipulati on à
0
N
ce stade, recouvrir stéril ement,
@
.....
..c et informer le médecin pour
O'l
·;:
>- 7. Saisir la pince ôte-agrafe adapter la pri se en charge.
0..
0
u avec la main dominante et, de
l'autre, une compresse imbi-
bée d'antiseptique qui servira
à récupérer les agrafes.
Procéder à l'ablati on des agra-
fes selon cette méth ode : com-
mencer par la deuxième
agrafe, puis une sur deux, tirer
légèrement sur les berges pour 1 O. D époser les agrafes
véri fie r qu'elles soient bien retirées sur la com p resse
adhérente. imbibée d 'antiseptique.

----1111----
IDE Protocoles"' - Pansem ents

Si les berges sont solidement


unifiées, continuer l'ablati on
du reste des agrafes.

13. Refermer le pansement à


l' aide d ' un système Cicaplaie®
o u d ' un autre moyen de
contention prescrit.
- Retirer les gants.
- Ré-instal Ier le pati ent et son
environnement, évacuer le
matéri el et les déchets.
- Se laver les mains.

11 & 12. Repasser une compresse - Signer le soin et noter son


imbibée d'antiseptique du centre évaluatio n dans le dossier de
Q)
c de la plaie vers l'extérieur. soins du pati ent.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----·----
- VI/-
GESTES TECHNIQUES
SPtCIFIQUES
36. Pose de sonde vésicale chez la femme ..... ........ 114

37. Pose de sonde vésicale chez l'homme ............. 119


Q)
c
38. Pose de sonde nasogaSuotlfft-Mil..._
:g
"O
•Q)
~
Vl
39. Pose de bas de co
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

Sachez évaluer les risques (et les anticiper, à l'image du futuriste


Gore Vidal. Question du Sunday Times : Que serait-il arrivé en 1963
/1

si c'était Krouchtchev qui avait été assassiné - et non pas Kennedy?''


Réponse : "Avec /'Histoire, rien n'est jamais sûr, mais je crois pouvoir
dire qu'Onassis n'aurait pas épousé Madame Krouchtchev''.
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

36. POSE DE SON DE VÉSICALE


CHEZ LA FEMME
DÉFINITION
Mise en place d' une sonde de Foley à ballonnet par l'u rètre
jusqu'en vésical afin de drainer l' urine. Ce sondage doit être clos:
sonde et sac sont posés et enlevés ensemble. Ils ne doivent jamais
être désadaptés afin de ne pas rompre la chaîne aseptique. Ce son-
dage peut être unique, répété ou à demeure.

INDICATIONS
- Drainage pour rétention d' urine et/ou incontinence.
- Prélèvement d ' urine pour examen bactériologique.
- Thérapeutique afin de réaliser des lavages, des instillations.
- Intervention chirurgi cale sur le petit bassin.
- Chirurgie orthopédique, notamment fracture du fémur.
- Quantifier un rés idu post-mictionnel.
Q)
c
:g CONTRE-INDICATIONS
"O
•Q)
~ - Pré matu rés.
Vl
c
0 - Sténose de l' urètre.
~
"O
UJ
l.O
- Patients porteurs d'urétérostomie.
0
0
N - Relative : enfa nts.
@
......
..c
·[ LÉGISLATION
o..
8 Article R. 43 11 -5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants (... ) :
- §9 Surveillance de l'élimination intestinale et urinaire et change-
ment de sondes vésicales.
- §36 Surveillance des cathéters, sondes et drains.

Article R. 4311 -7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescript ion médica le ( .. .) soit en application
d' un protocole (... ) :

----111----
Pose de sonde vésicale chez la femme

- §15 Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d'u rines, de


lavage, d' instillation, d'irrigation ou de drainage de la vessie, sous
réserve des dispositions du troisième alinéa de l'article R. 4311-1 O.
- §39 Recuei 1 aseptique des urines.

Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
techniques suivantes : §2 Premier sondage vésical chez l' homme
en cas de rétention (NB : Le sondage vésical chez l' homme est étu-
dié dans une autre partie).

MATÉRIEL
Pour la toilette génitale externe
- Savon de Marseille.
- Gant de toilette et serviette propre.
- Gants non stériles.
- Nécessaire pour lavage antiseptique des mains.

Pour la toilette dite stérile


- Gants stériles.
Q)
c - Un sachet de compresses stériles.
:g - Antiseptique: DAKIN ou POLYVI DONE IODEE GYNECOLOGIQUE.
"O
•Q)
~
Vl
c
0 Pour le sondage
~
"O
UJ - Sonde stérile système clos (fi g.4) .
l.O
0
0
N
- Set stérile ou ensemble de matériel stérile comprenant compres-
@ ses, champ troué, seringue, eau pour préparation injectable, tro-
......
..c
O'l cart de prélèvement, pot à ECBU si besoin (fig.1 ).
·;:
>-
0..
0
- Paire de gants stériles.
u
- Lubrifiant si nécessaire (certaines sondes sont pré-lubrifiées) ou
gel lubrifiant anesthésiant (sur prescription méd icale).
- Container à aigui lle.
- Sac pou bel le.

SURVEILLANCE IDE a/'


- Surveillance de la diurèse, de la qualité et de la quantité des urines.
- Surveillance des signes généraux pouvant orienter vers une
infection iatrogène. Dans cette optique, de plus en plus d'établi s-
sements intègrent à leur protocole la réali sation d' un ECBU.

----·----
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

COMPLICATIONS
- Fausse route par introduction de la sonde dans le vagin : chan-
ger impérativement de matériel.
- Obstacle à la progression de la sonde : ne pas forcer, aider le
patient à se détendre et renouve ler l'opération à l' aide d' une
sonde de diamètre p lus petit. Si l' incident persiste, ne pas insis-
ter et prévenir le médecin.
- Hémorragie due à un sondage traumatique.
- Si l' hématurie est secondaire à la vidange trop rapide d' une
rétention d' urine, il faut appeler rapidement le médecin. Ce
genre d'hémorragie peut être cataclysmique. Afin de prévenir
cette complication, il faut procéder à une vidange par étapes :
clamper quelques minutes la sonde après avoir recueill i quel-
ques centimètres cubes.
- Absence d'urine liée à l'obstruction de la sonde ou à une vessie vide.
- Fuites d ' urine autour de la sonde au niveau du méat due à une
obstruction de la sonde, un ballonnet insuffisamment gonflé, une
sonde de diamètre trop petit, ou encore, en cas de béance
sphinctérienne.
- Infection liée à une faute d'asepsie lors de la mise en place de la
Q)
sonde ou à un non-respect des princ ipes du système fermé.
c
:g
"O
•Q)
CRITÈRES DE RÉUSSITE
~
Vl
c - Rigueur de l'asepsie.
0
~ - Présence d' urine dans le sac collecteur.
"O
UJ
l.O
0 - Absence de douleur et de traumatisme.
0
N
@ - Absen ce d ' hémorragie.
......
..c
O'l
·;:
- Absence de fuites d' urine .
>-
0..
0 - Respect des principes du système clos.
u

TECHNIQUE
- Installer la patiente en posi-
tion gynécologique.
- Faire un lavage simple des mains.
- Rassembler le matériel pour
la toilette simple.
- Faire une toilette simple qui
peut être réalisée par l' aide-
soignant.
1. Set stérile.

----·----
Pose de sonde vésicale chez la femme

- Réaliser un lavage antisepti-


que des mains.
- Passer les gants stériles.

2. L'aide opératoire ouvre le


set stérile en prenant garde à
respecter l'asepsie.

5 & 6. Adapter la sonde sur le


sachet col lecteur, si le système
n'est pas clos d'origine.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~ 3. Prélever le contenu de l'am-
"O
UJ
l.O
poule d'eau ppi dans une
0
0
N
seringue, dont le contenu cor-
@ respond au volume du ballon-
......
..c net. (information notée sur la
O'l
·;:
>-
0.. bague d'injection).
0
u

7 & 8. Faire déposer par l' aide,


une goutte de lubrifiant sur
une compresse stéril e et en
4. Sonde stéri le système clos. enduire la sonde.

----·----
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

9. Poser le champ stérile et


réaliser une toilette désinfec-
tante des grandes lèvres, peti-
tes lèvres, en partant toujours
du haut vers le bas. 12, 13 & 14. Lorsqu' on
observe un reflux d'urine :
pousser un peu la sonde, puis
gonfler le ballonnet avec la
seringue d'eau ppi .
Stopper à la mo indre douleur
ou résistance qui pourrait lais-
ser penser que le bal Ion net se
situe dans l' urètre.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
15. Réaliser une traction légère
.....
..c de façon à poser le ballonnet au
O'l
·;:
>-
10 & 11. Écarter les grandes contact de la paroi vésicale.
0..
0 lèvres d'une main et introduire
u
la sonde délicatement de l'au- - Retirer le champ.
tre après avoir repéré le méat - Fixer la sonde et le sac collecteur
urinaire. de façon à éviter les tradions.
- Enlever les gants.
- Réinstaller la patiente et son
environnement.
- Nettoyer et ranger le matériel.
- Lavage des mains.
- Noter le soin et les observations
dans le dossier de la patiente.

--------·--------
Pose de sonde vésicale chez l'homme

37. POSE DE SONDE VÉSICALE


CHEZ L'HOMME
DÉFINITION
Mise en place d' une sonde de Foley à ballonnet par l' urètre
jusqu'en vésical afin de drainer l' urine. Ce sondage doit être clos:
sonde et sac sont posés et enlevés ensemble. Ils ne doivent jamais
être désadaptés afin de ne pas rompre la chaîne aseptique. Ce son-
dage peut être unique, répété ou à demeure.

INDICATIONS
- Drainage pour rétention d' urine et/ou incontinence.
- Prélèvement d' urine pour examen bactériologique.
- Thérapeutique pour réaliser des lavages, des instillations.
- Intervention chirurgicale sur le petit bassin.
- Chirurgie orthopédique, notamment fracture du fémur.
- Quantifier un résidu post-mictionn el.
Q)
c
:g CONTRE-INDICATIONS ~
"O
•Q)
~ - Prématurés.
Vl
c
0 - Sténose de l' urètre.
~
"O
UJ
l.O
- Pati ents porteurs d' urétérostomie.
0
0
N - Relative : enfants, hypertrophi e de la prostate.
@
......
..c
·[ LÉGISLATION
o..
8 Article R. 4311 -5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants (... ):
- §9 Surveillance de l'élimination intestin ale et urinaire et change-
ment de sondes vésicales ;
- §36 Surveillance des cathéters, sondes et drains.

Article R. 4311 -7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescript ion médica le ( .. .) soit en application
d' un protocole (... ) :

----·----
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

- §15 Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d'urines, de


lavage, d' instillation, d' irrigation ou de drainage de la vessie, sous
réserve des dispositions du troisième alinéa de l'articl e R. 4311-10.
- §39 Recueil aseptique des urines.

Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médec in des
techniques suivantes : §2 Premier sondage vésical chez l' homme
en cas de rétention.

MATÉRIEL
- Savon type Marseille.
- Gant de toil ette et serviette propres.
- Gants non stériles.
- Nécessaire pour le lavage des mains antiseptique.
- Gants stériles.
- Sachet de compresses stériles.
- Antiseptique: DAKIN ou POLYVIDONE IODEE GYNECOLOGIQUE.

Pour le sondage
Q)
c - Sonde stérile système clos (Fig.4)
:g
"O
•Q) - Set stéril e ou ensemble de matéri el stéril e comprenant compres-
~
Vl ses, champ troué seringue, eau ppi, trocart de prélèvement, pot
c
0
~
à ECBU si besoin (fig.1 ).
"O
UJ
l.O
- Paire de gants stéril es.
0
0
N - Lubrifiant si nécessaire (certaines sondes sont pré-lubrifiées) ou
@
..... gel lubrifiant anesthésiant (sur prescription médicale) .
..c
O'l
·;:
>- - Container à aiguille.
0..
0
u - Sac poubel le.

SURVEILLANCE 1DE 4
- Surveillance de la diurèse, de la qualité et de la quantité des urines.
- Surveillance des signes généraux pouvant orienter vers une
infection iatrogène. Dans cette optique, de plus en plus d'établis-
sements intègrent à leur protocole la réali sation d' un ECBU.

----111----
Pose de sonde vésicale chez l'homme

COMPLICATIONS
- Obstacle à la progression de la sonde : ne pas forcer, aider le
patient à se détendre et renouveler l'opération à l' aide d' une
sonde de diamètre plus petit. Si l'incident persiste, ne pas insis-
ter et prévenir le médecin.
- Hémorragie au cours d' un sondage traumatique.
- Si l'hématurie est secondaire à une vidange trop rapide d' une
rétention d'urine, il faut appeler rapidement le médecin . Ce
genre d' hémorragie peut être cataclysmique. Afin de prévenir
cette complication, il faut procéder à une vidange par étapes :
clamper quelques minutes la sonde après avoir recueilli quel-
ques centimètres cubes.
- Absence d' urine liée à l'obstruction de la sonde ou à une vessie vide.
- Fuites d ' urine autour de la sonde au niveau du méat due à une
obstruction de la sonde, un ballonnet insuffisamment gonflé, une
sonde de diamètre trop petit, en cas de béance sphinctérienne.
- Infection liée à une faute d'asepsie lors de la mise en place de la
sonde ou à un non-respect des principes du système fermé.

CRITÈRES DE RÉUSSITE
Q)
c
- Rigueur de l'asepsie.
:g - Présence d' urine dans le sac collecteur.
"O
•Q)
~
Vl
- Absen ce de douleur et de traumatisme.
c
0
~ - Absence d' hémorragie.
"O
UJ
l.O - Absence de fuites d' urine.
0
0
N - Respect des principes du système clos.
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u TECHNIQUE
- Installer le patient en décubitus
dorsal.
- Faire un lavage simple des
ma ms.
- Rassembler le matéri el pour la
toilette simple.
- Faire une toilette simple qui peut
être réalisé par l'aide-soignant.
- Faire un lavage antiseptique
1. Set stérile. des mains.

----111----
IDE Protocoles" - Gestes techniques sp écifiques

Passer les gants stéril es.

5. Poser le champ stéril e et réa-


1iser une toilette désinfectante
du gland, en prenant soin de
2. L'aide opératoire ouvre le bien déca lotter. Partir du méat
set stéril e en p renant garde à vers la zone périphéri que.
respecter l'asepsie.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~ 3. Prélever le contenu de l'am-
"O
UJ
l.O
poule d 'eau p pi d ans une
0
0
N
serin gue, dont le contenu cor-
@ respond au volume du ballon-
......
..c net (information notée sur la
O'l
·;:
>-
0.. bague d' injecti on).
0
u 6 & 7. Ad apter la sonde sur le
sachet col lecteur, si le système
n'est pas clos d'ori gine.

4. Sonde stéril e système clos.


Pose de sonde vésicale chez l'homme

- Lorsqu'on ressent une butée,


ne pas forcer, mais hori zonta-
1iser le pénis pour permettre le
passage de la sonde au niveau
du carrefour prostatique.

8 & 9. Faire déposer par l' aide,


une goutte de lubrifiant sur
une compresse stéril e et en
enduire la sonde.

12. Lors du reflux d' urine: pousser


légèrement la sonde, puis gonfler
le ballonnet avec l'eau ppi.
- Stopper à la mo indre douleur
ou rési stance qui pourrait
1O. Selon prescription ou proto- laisser penser que le ba llon-
cole médical, il est possible net se situe dans l' urètre.
d' utiliser des seringues urétrales - Réaliser une tracti on légère de
Q)
c de gel lubrifiant anesthésiant. façon à poser le ballonnet au
:g - Saisir d' une main la sonde uri- contact de la paroi vésicale.
"O
•Q)
~ naire et réaliser une boucle, - Retirer le champ.
Vl
c comme sur fig. 9 afin de la tenir
0
~
- Fixer la sonde et le sac collecteur
"O
UJ
fermement et éviter tout contact de façon à éviter les tractions, en
l.O
0
avec une zone septique. déclive et sans coudure.
0
N
- Saisir le péni s d e l'autre
@
.....
- La tubulure doit passer au-des-
..c main, fermement et le main- sus de la jambe et non au-des-
O'l
·;:
>- tenir verti calement. sous, notamment chez les per-
0..
0
u sonnes à mobilité réduite afin
d'éviter les risques d'escarres.
- Enlever les gants.
- Réinstal Ier le patient et son
environnement.
- Nettoyer et ranger le matériel.
- Lavage des mains.
11. Introduire délicatement la _ N oter le soin et les observa-
sonde dans le méat (si sonde tions dans le dossier de soins.
béquillée, coudure vers le haut).

----111----
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

38. POSE DE SONDE


NASOGASTRIQUE
DÉFINITION
Technique consistant à introduire par les voies digestives supé-
rieures une sonde jusque dans l'estomac afin d'en assurer la
vacuité ou au contraire une nutrition entéra le.

INDICATIONS
- Mise au repos du système digestif en post-opératoire.
- Soulagement du patient lors de pathologies fortement émétisan-
tes (occlusion intestinale par exemple).
- Nutrition entérale par gravité ou sur pompe en cas d' altération
de la conscience ou d' impossibilité de nutrition normale.
- Réalisation d' un tubage gastrique.
- Évaluer et surveiller une hémorragie digestive haute, pouvant se
manifester par un méla=na.

Q)
- Systématique chez le patient intubé.
c
:g
"O
•Q) CONTRE-INDICATIONS
~
Vl
c
0
Absolue
~
"O
UJ - Intubation d ' un patient présentant un traum atisme facial. Risque
l.O
0
0
de passage de la sonde en intracérébral si fracas du sphénoïde.
N
@
Dans ce cas, préférer la voie orale à l' aide du laryngoscope et de
......
..c la pince de M agyle .
O'l
·;:
>-
0..

u
0 Relative
- Vari ces œsophagiennes risquant d 'être traumatisées par la
sonde. Cependant, la surveill ance de l' hémorragie digestive
haute est p lus importante pour la majorité des auteurs.
- M éfiance en cas de déviation des cloisons nasales.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins suivants (... ) :
- §7 Administration de l'alimentation par sonde gastrique, sous

----111----
Pose de sonde nasogastrique

réserve des dispositions prévues à l'article R. 4311-7 et change-


ment de sonde d 'alimentation gastrique;
- §8 Soins et surveillance de patients en assistance nutritive enté-
raie ou parentérale.

Article R. 4311-7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d ' une prescription médica le( ... ) : §14 Pose de sondes
gastriques en vue de tubage, d'aspiration, de lavage ou d' alimen-
tation gastrique.

MATÉRIEL
- Sonde gastrique (dite de Salem) dont le diamètre sera adapté à
l'indication et à l'anatomie du patient.
- Matériel pour fixer la sonde : ruban adhésif.
- Gants non stériles.
- Compresses non stériles.
- Protection imperméable.
- Un réniforme.
- Mouchoir en papier.
Q)
c
- Lubrifiant pour faciliter le passage de la sonde (xylocaïne vis-
:g queuse® sur prescription).
"O
•Q)
~
Vl
c
- Seringue de 50 ml à gros embout (dite seringue de gavage).
0
~ - Stéthoscope.
"O
UJ
l.O
0 - Sachet de recueil si drainage libre ou matéri el d' aspiration
0
N
murale si aspiration (sur prescription).
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
SURVEILLANCE 1DE ~
0
u
Il fa ut surveiller pluri quotidiennement:
- Le bon positionnement de la sonde.
- L'état des ai les du nez.
- Changer régulièrement l'emplacement de fixation du sparadrap
afin d'éviter la formation d'escarre.
- La qualité et quantité du liquide recu eilli . Penser à compenser les
pertes selon la prescription médicale.

----111----
IDE Protocoles" - Gestes techniques sp écifiques

L' ablati on de la sonde, sauf s' il s'agit d' un sondage à v isée nutri -
tive, do it suivre le retour du transit. De plus, il faudra réaliser une
épreuve de cl ampage avant retrait : obturer la sonde plusieurs foi s
par j our avec un fosset pendant quelques heures . S' il n'y a pas de
nausées après avoir bu de l' eau, le retrait est poss ible. N' oubliez
pas de cl amper la sonde pendant son retrait pour éviter des p ro-
j ections de liquide gastrique.

TECHNIQUE

1. M atéri el.
- Poser à distance du dernier repas.
- Demander au patient de se
moucher pour éviter l'obs-
Q)
c tru ction de la sonde à son
:g introducti on.
"O
•Q)
~
Vl
- Enlever les proth èses den tai-
c
0
~
res si besoi n.
"O
UJ
l.O
- Installation 1/2 assis ou assis,
0
0
N
menton sur la poitrine afin de
@ dégager le carrefour aérocligestif.
.....
..c
O'l
·;: - Lavage simple des mains.
>-
0..
0
u - M ettre les gants.
2 & 3. Estimer la longueur
- Demander au patient de res- d ' introdu c ti on d e la sonde
p irer calmement en bou- (placer la sonde de l'extrémité
chant une narin e pui s l'autre du nez jusqu' au bout du lobe
afi n de déterminer la narine de l' oreille, puis ensuite du
la pl us perméab le. lobe de l'oreill e jusq u' à la
- Observer et palper l'abdo- hauteur : mi-chemin de l' ap-
men du pati ent afin de com- pendice x ip hoïde et de l' om-
parer le degré de distension bili c. M arquer la lo ngueur
abdominale avant et après la avec un morceau de ru ban
pose de la sonde. Lu i don ner adhésif ou à l' aide d' un feutre
le réniforme. indéléb ile.

----111----
Pose de sonde nasogastrique

- Demander au pati ent de


déglutir en penchant la tête
sur l'avant tout en poussant
la sonde jusqu'à la longueur
prévue. Une résistance est
possible, il faut alors pousser
la sonde en se synchronisant
avec une déglutition du
patient. li est possible de
donner un peu d 'eau pour
4. L'extrémité de la sonde de faciliter la déglutition et le
Salem est enduite de XYLO- passage de la sonde.
CAINE VISQUEUSE®ou équiva-
- Si le patient commence à
lent afin d'anesthésier et de fac i-
tousser, à avoir des hauts-le-
liter la progression de la sonde.
cœur ou à étouffer, stopper
la progression de la sonde
car el le est peut-être située
dans la bronche ou enroulée
dans l'arri ère-gorge.
- Vérifier le bon empl acement
de la sonde par un test à la
Q)
seringue : inj ecter 50 cc
c
d'air dans la sonde tout en
:g
"O
•Q)
écoutant le creu x gastrique
~
Vl
au stéthoscope. L' apparition
c
0 de borborygmes en épigas-
~
"O
UJ trique signe le bon position-
l.O
0
0
nement.
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u 5. La sonde est enfoncée dans
le nez perpendiculairement au
plan du visage. On tombe sou-
vent sur une résistance : il
s'agit des cornets. li faut pous-
ser doucement, mais ferme-
ment, en cas de non-franchi s-
sement, ne pas hésiter à passer
sur l'autre narine, sinon pren- 6. Demander au patient de
dre une sonde de calibre plus parler, il en sera incapable si
petit. la sonde a traversé le larynx.

----111----
IDE Protocoles" - Gestes techniques sp écifiques

U n contrôle radiologique doit


être réa lisé avant le branche-
ment d'une alimentation.
9. Raccorder la sonde au sac
collecteur ou à l' asp irati on
murale.
- Une marque indélébile sera
appliquée sur la sonde à ~
7 & 8. Fixer la sonde à l'aide
cm de l'ai le du nez. Il s1 agit
d'un ruban adhésif, partiellement
Q)
c d' un des moyens de vérifi ca-
coupé en Y : Le pied du Y sera tion du bon positionnement
:g fixé sur le nez du patient. Les
"O
•Q) de la sonde.
~
deux bras seront enroulés autour
Vl
c - Éliminer les déchets, retirer les
0 de la sonde. Un deuxième mor-
~ gants, se laver les mains et ren-
"O
UJ ceau de sparadrap renforcera la
l.O seigner le dossier de soins.
0
0
fixation nasale.
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
Pose de bas de contention

39. POSE DE BAS DE CONTENTION


DÉFINITION
Traitement mécanique de l' insuffisance veineuse des membres
inférieurs destiné à améliorer le retour veineux, éviter la stase, et
par conséquent à lutter contre les troubles thrombo-emboliques.

INDICATIONS
- Traitement de l' insuffisance veineuse.
- Prévention de la maladie thrombo embol ique, notamment en cas
de traum atisme des membres inférieurs.
- Traitement post-opératoire en chirurgie.

CONTRE-INDICATIONS
Artérite avancée que la compression pourrait aggraver.

LÉGISLATION
Article R.43 7 7-5
Q)
c
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les actes
:g
"O
•Q)
ou dispense les soins suivants visant à identifi er les risques et à assu-
~
Vl
rer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et
c
0 comprenant son information et celle de son entourage : §27
~
"O
UJ Recherche des signes de complications pouvant survenir chez un
l.O
0
0
patient porteur d' un dispositif d' immobilisation ou de contention.
N
@
......
..c Article R. 43 7 7-7
O'l
·;:
>-
0..
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
0
u application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quan titati ve, datée et signée, soit en applica-
tion d' un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement
établi, daté et signé par un médecin :
- §11 Pose de bandages de contention .
- §12 Ablation des dispositifs d ' immobilisation et de contention.

MATÉRIEL
- Bandes de contention.
- Agrafes de maintien.

----111----
IDE Protocoles" - Gestes techniques spécifiques

SURVEILLANCE 1DE Gd\


- La surveillance principale se fera sur la pose correcte de la
bande : ni trop serrée, ni trop peu, grâce aux dispositifs visuels et
au recouvrement des spires aux 2/3.
- Une bande correctement placée doit partir du pied et remonter
jusqu 'en limite inférieure du genou. Elle doit toujours être posée
de bas en haut.
- Les bandes doivent être posées avant le lever, ce qui sous-entend
de réaliser la toilette, ou tout au moins, celle des membres infé-
rieurs, au lit.
- La recherche de signes de thrombose veineuse doit être faite
pluri-quotidiennement : diminution du ballottement du mol-
let, rougeur, chaleur, douleur à la dorsiflexion du pied, disso-
ciation pouls température et bien sûr douleur thoracique et/ou
dyspnée. La présence d ' un seul de ces signes doit imposer le
décubitus strict en attendant que le patient soit vu par un
médecin.

TECHNIQUE

Q)
c La pose d' une bande de contention est nettement simplifiée par
:g l' utilisation des nouveaux matériaux :
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1. Sur des membres propres, commencer par poser la bande, côté


imprimé vers l'extérieur, sur la face dorsale du pied.

----·----
Pose de bas de contention

5. Continuer en remontant le
membre, toujours en étirant
de façon à obtenir des carrés
et de façon à ce que la bande
recouvre les deux tiers supé-
rieurs de la spire sous-jacente.

Q)
c
2 & 3. Continuer en commen-
:g
"O
•Q)
çant à prendre le bas de la
~
Vl
jambe, sans englober le talon.
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

4. Réaliser un tour en serrant 6 & 7. Effectuer la fixation


de façon à ce que les rectan- proximale à l'aide des deux
gles représentent des carrés, petites attaches fournies, tout
(ce qui signe une traction en prenant garde à ce qu'elles
convenable). ne blessent pas le patient.

----111----
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
- VIII -
AIDE AUX GESTES
TECHNIQUES
--
DE REANIMATION
40. Participation au cathétérisme central .............. 134
41 . Drainage thoracique ........................... 140
Q)
c ................. 146
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
...... 154
l.O
0
0
N 45. Épuration extra-rénale: hém .............. 158
@
.....
..c
O'l
·;:
46. Ponction lombaire
>-
0..
0
u 47. Ponction d'ascite .............. 167

48. Cathéter sus-pubien . . . . . . . ................ 1 72


49. Bloc crural . . . . . . . . . . . . . . .................. 175

Concern ant certains " miracl es" réalisés aux urgences ou en réa,
méditons ce constat :
"Je suis parti à Lourdes avec ma femme. li n'y a pas eu de
miracle, j e suis revenu avec." (Seymour Bru sse l)
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

40. PARTI Cl PATI ON


AU CATHÉTÉRISME CENTRAL
DÉFINITION w
Cathétérisme d'une voie veineuse profonde. Ce geste est réalisé
par un médecin.

INDICATIONS ti
Toute situation nécessitant une voie d ' accès des gros vaisseaux.
Nous prenons ici l' exemple d'un cathétérisme fémoral.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Troubles graves de l' hémostase.
- Surinfection cutanée en regard de la zone de ponction .

LÉGISLATION
Article R. 4311-10
L'i nfirmier(ère) partic ipe à la mi se en œuvre par le médecin des
techniques suivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
face à des situations d' urgence vitale.

MATÉRIEL (FIC.1) ~
""
0
0
N
- Plan de travai 1désinfecté.
@
.....
- Champ stérile sur la table.
..c
O'l
·;: - Champ stéri le troué.
>-
0..
0
u - Compresses stériles.
- Cupule avec désinfectant.
- Cupule avec sérum physiologique ou eau PPI.
- Bistouri lame de 11.
- Fil serti 0 aigu ille droite.
- Seringue 10 cc ou 20 cc avec aiguille à IM.
- Desilet ic i sous forme Seldinger.
- Opsite.
- Anesthésiant local.

----· ----
Participation au cathétérisme central

- Gants stéril es adaptés à l' opérateur.


- M asque, casaque et surblouse stéril e.
- Savon antiseptique pour l' opérateur.
- Sèche-main stéril e à usage unique.
- Container à aiguille.

SURVEILLANCE IDE Go/'


- L' ide coll aborera avec l'opérateur dans ses gestes en restant le
lien sepsie/asepsie.
- Il convient de surveiller l'état généra l du pati ent, de le rassu rer.
- Un dépi stage et une prévention de la th rombose vei neuse p ro-
fonde sont ind ispensables.
- Le ri sque d ' hématome est important et donc à surveiller de près.

TECHNIQUE

- Installer le patient correcte-


ment.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0 2 & 3. Pendant ce temps, l'opé-
~
"O
UJ rateur procède à un lavage chi-
l.O
0
0
rurgical des mai ns après avoir
N
@ 1. 1nstal Ier le champ stéril e sur mis charl otte et masque.
......
..c
O'l
le pl an de travai l désinfecté.
·;:
>-
0..
0
- Y déposer le matériel néces-
u
saire par la technique du
" pelé j eté" .

----· ----
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

8. On monte une aiguille à IM


sur une seringue de 10 cc.
4 & 5. Proposer le sèche-main,
L'aide verse le contenu du fla-
la surblouse, puis les gants sté-
con d'anesthésiant dans une
riles, toujours par pelage sans
cupule ou directement dans le
toucher au contenu.
corps de la seringue sans la tou-
- Positionner la j ambe du cher (en général, lidocaïne).
patient en rotation externe.

9. On repère les battements de


l'artère fémorale, puis on pique
un centimètre en dedans et un
centimètre en dessous de l' ar-
""
0 cade crurale. L'anesthésie locale
0
N
est réalisée en éventai 1. 11 faut
@
......
..c aspirer puis, devant l'absence de
O'l
·;:
>-
reflux, injecter l'anesthésiant.
0..
0
u

6 & 7. L'opérateur pose le


champ stérile trou é et réalise
une large antisepsie de la zone
à ponctionner. Nota : par la
suite, et pour simplification, il
ne sera plus précisé systémati-
quement l'opérateur. Il va de
soit que le geste est réalisé par 1O. Lorsqu'on obtient un
le médecin ass isté de l'infi r- reflux franc, la veine fémorale
mier(ère). est repérée.

----· ----
Participation au cathétérisme central

11. Le trocart est monté sur 14 & 15. Lorsqu 'un reflux
une seringue de 10 cc. franc est observé, on maintient
le trocart en place et le guide
est poussé dedans.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O 12 & 13. Le piston est main-
0
0
N
tenu dépressurisé, dans l'axe
@ de la veine fémorale.
.....
..c
16 & 17. On déroule le guide
O'l
·;:
>-
dans l'aiguille.
0..
0
u

18. On retire l'aiguill e tout en


maintenant le guide en place.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

22 & 23. Le dilatateur est alors


poussé jusque dans la lumière
de la veine fémorale puis

""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

--------· --------
Participation au cathétérisme central

24 & 28. Le désilet est ensuite


enfilé progressivement jusqu' à 29 à 32. On confirme ensuite la
la garde. Une fois en place, on bonne perméabilité des voies.
retire le guide.

33. Le désilet est enfin fixé à la


peau à l ' aide de l' aiguille
Q)
c montée et relié au système de
:g perfusion.
"O
•Q)
~
Vl
c
~
0
Un pansement viendra proté-
"O
UJ ger le point de ponction .
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

41. DRAINAGE THORACIQUE


DÉFINITION w
- Ponction d e l' espace pl eural afin d' évacuer l' épanc hem ent
liquide et/ou gazeux gênant l' hématose.
- L'évacuation de l' épanchement permet d e recoller les plèvres
v iscéra le et pari étale.

INDICATIONS ~
- H émothorax o u pneumotho rax de vo lume important gênant
l' hématose.
- Les p leurés ies infecti euses ou néopl asiques peuvent également
être drainées.
- Le drainage perm et aussi une ori entati on diagnosti que sur la
nature de l' épanchement (liquidien, air, ty pe de liquide).

CONTRE-INDICATIONS ~
- Il n' ex iste pas de contre-indication absolue.
- Il faudra être p rudent en cas d ' hémothorax mass if, le drainage
pouvant relancer l' hémorragie par baisse de l' effet compressif.
D ans ce cas, o n peut être amené à envisager une autotransfu-
sion.
- En cas de po ncti o n d' un volumineux épanchement, les vari a-
""
0 ti o ns de press ion intratho racique résultan tes vont entraî ner une
0
N modificati on de l' hémodynam ique (collapsus de reventil ati on).
@
.....
..c - L'évacuati on d'épanchements dont la cinétique de consti tution a
O'l
·;:
>-
0..
été fa ib le do it être prudente : si elle est trop rapide et/ou trop
0
u importante, elle peut engendrer un œdème aigu du poumon.
- Les troub les graves de l' hémostase sont à corri ger avant ponc-
tion.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-1 0
L' infirmier(ère) partic ipe à la mi se en œuvre par le médecin des
techniques suivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
face à des situations d' urgence v itale.

----· ----
Drainage thoracique

MATÉRIEL (FIC.1) ~
- Pleurocath® ou Pleurevac® (fig.2 )
- Cupules avec désinfectant et lidocaïne.
- Compresses stériles.
- Aiguilles sous cutanée et IM.
- Seringue 10 cc, cathéter de 14 ou 16 G .
- Fil serti aiguille droite O.
- Champs stériles troué et non troué.
- Bistouri lame de 11.
- Gants et matériel d' habillage stérile pour l'opérateur.
- La 'valise' ainsi que les tuyau x nécessaires sont généralement
fournis sous forme de kit à brancher sur le vide et sur le drain.

SuRvE1LLANcE IDE wn
- Elle se fera sur l'état général, hémodynamique et respiratoire du
patient.
- En cas d'apparition d' une toux il est impératif de clamper l' aspi-
ration. li peut s'agir du premier signe d' un OAP.
Q)
- Surveillance des quantités recueillies (+++) ainsi que de leur
c
qualité.
:g
"O
•Q) - Surveillance de la présence ou non d'un bullage dans la colonne
~
Vl
c d 'eau et de la dépression en cas d'évacuati on de pneumothorax .
0
~ - Évaluation de la douleur, de l'anxiété.
"O
UJ
l.O
0 - Normalisation symétrique à l'auscultation.
0
N
@ - La présence de caillots sanguins dans le système d' asp iration
.....
..c
O'l
doit faire penser à une plaie pulmonaire : en avi ser le médec in
·;:
>-
0..
au plus vite.
0
u - La technique de pose d ' un drain pleural est identique, seule
vari ation notable : le diamètre du cathéter.

----· ----
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

TECHNIQUE

4 & 5. L'opérateur se lave les


mains, puis s'habille de façon
stérile avec masque, calot et
paire de gants stériles.

2. Pleurocath® ou Pleurevac®.
- Le patient doit être perfusé.
On surveille la saturation en
oxygène du sang capillaire.

6. Une aiguille à IM est mon-


tée sur une seringue de 10 cc
remplie de Lidocaïne.
- L'opérateur pose le champ
stérile troué, après avoi r réa-
""
0
0
N
lisé une large désinfection.
@
......
..c
3. Le patient est en pos 1t1on
O'l
·;:
>-
ass ise ou décubitus latéral
0..

u
0 côté sain.

peut piquer au niveau


du cinquième espace intercos-
tal de la li gne média-axillaire,
ou dans le deuxième espace
intercosta l au niveau de la
ligne médio claviculaire.

----· ----
Drainage thoracique

11. La seringue est alors mon-


8. L'anesthésie locale est réali- tée sur le trocart.
sée en éventai 1 selon les repè-
res choisis. L'a igui lie est
enfoncée selon un axe passant
par le bord supérieur de la
côte inférieure de l'espace
intercostal choisi.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O 9. Avant d'injecter la lido- 12 & 13. On repère de nou-
caïn e, on aspire afin de véri- veau le point de ponction,
0
0
N
@
......
fier que l'on ne soit pas dans puis on réa lise une incision
..c
O'l un vaisseau. large de 4 mm en regard du
·;:
>-
0..
point de ponction.
0
u

14. Le trocart est alors enfoncé


en réalisant une dépressurisa-
1 O. La 1idocaïne® restante est
tion du piston, jusqu'à reflux
remise dans la cupu le.
franc dans la seringue.

-------· -------
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

15. La seringue est alors dés-


adaptée et l'on bouche I'ori-
fice du trocart avec le pouce
afin d 'éviter une majoration
de l'épanchement pleural.

18 & 19. Une fois le cathéter


en place, on retire le trocart
doucement.

16. Le cathéter est empaumé


""
0
0
N
afin d 'être pl acé d ans le tro-
@
......
cart.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

17. On enfile progressivement 20 & 21. On reti re le bouchon


le cathéter dans le trocart. du cathéter afi n d'y adapter le
robinet trois voies.

--------· --------
Drainage thoracique

24. Le cathéter est alors fixé à


l'aide de l'aiguille sertie. On
finit le geste en réalisant une
bourse autour de l'orifice, que
l' on laissera en place pour
22 & 23. On prépare la tubu- l'ablation du drain .
1ure de la 'valise' afin de l'adap-
ter sur le robinet trois voies.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
~
0

"O
UJ
l.O
0
0
/
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

J.
Concernant les " Ingénieurs du Soin", appliquons cette
célèbre formule de Deng Xiao Ping (1977) :
Qu'importe que le chat soit blanc ou noi~ ce qui
11

importe ... c'est qu'il mange la souris."

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

42. PONCTION PLEURALE


DÉFINITION w
Ponction de l'espace pleural afin d'évacuer un épanchement liqui-
dien. 11 peut être réalisé à visée diagnostique et/ou évacuatrice.

INDICATIONS ~
Épanchement pleural liquidien abondant, confirmé par radiogra-
phie pulmonaire.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Troubles de l' hémostase grave.
- Relative : épanchement pleural cloisonné, ce qui est fréquent
dans les ponctions itératives. D ans ce cas réaliser la ponction
sous échographie.

LÉGISLATION . -
Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mi se en œuvre par le médecin des
techniques suivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
face à des situations d' urgence vitale.

MATÉRIEL ~
""~ - Pots de recueil stéril es pour analyse cyto-bactéri o logique et bio-
@ chimique du liquide de ponction .
......
F>-
- Deux champs stériles : un non troué et l' autre troué.
8 - Gants stéril es adaptés à l'opérateur.
- Pl ateau avec cupule stérile.
- D ésinfectant à large spectre.
- Compresses stéril es.
- A iguill e sous-cutanée et cath éter de 14 G. En cas de biopsie
pleurale: aiguille de Castel Iain et liquide de Bouin.
- Seringues de 20 ml.
- Nécessaire pour pansement occlusif légèrement comp ressif.
- Éventuel robinet 3 voies, tubulure et bocal de recueil.
- M asque, surblouse et charl otte.

--------· --------
Ponction pleurale

- Gants non stérile pour la manipulation des tubes d'analyse.


- Container à aiguilles.
- Saturomètre.
- Anesthésiant local sur prescription.
- Il peut être utile de prévoir une seringue d'atropine en cas de
malaise vagal durant la ponction.

SURVEILLANCE IDE ~
- Risque majeur d'œdème pulmonaire (par inversion du régime de
pressions intra-thoracique) si le débit d 'évacuation est trop
rapide : guetter la survenue de toux, de dyspnée, d'une modifi-
cation de la saturation, d'une sensation de picotement de fond
de gorge qui sont les signes annonciateurs de cette complication.
- Risque d' hématome lié à la ponction. La réalisation d' un panse-
ment légèrement compressif permet de limiter le risque.
- Risque de pneumo et/ou hémothorax lié à un traumatisme pul-
monaire lors du geste.
- Risque de malaise vagal durant la ponction : ne jamais laisser le
patient seu 1.
- Après le geste, il faut réaliser une rad io de thorax de face en ins-
Q)
c piration/expiration pour évaluer l'efficacité de la ponction et
:g dépister d'éventuelles complications.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
TECHNIQUE
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Faire retirer les vêtements et


évaluer les différents paramè-
1. Installer le patient en bord tres hémodynamiqu es pré-
de lit. ponction.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

6. Préparer le matérie l sur un


adaptabl e propre et déconta-
miné, protégé par un c hamp
stéril e (ou laisser matéri el dans
sachets stéril es respectifs).
- Y déposer le matériel stéril e-
ment.

""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3 à 5. Le médecin ausculte le
patient, la percussion sert à repé-
rer la limite supérieure de l'épan-
chement (matité). S' assurer
d'avoir récupéré une radio pul- 7 & 8. Après lavage des mains,
monaire récente ainsi qu' un l'opérateur enfi le les gants sté
bilan d'hémostase. ril es à usage unique.

----------· ----------
Ponction pleurale

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

11 & 12. Réaliser une large


antisepsie de la zone de ponc-
tion, qui est comprise entre un
travers de main sous la pointe 13 à 16. Réali sation de l' anes-
de l'omoplate, en-dehors de thésie locale en éventail : fou r-
cet os et en-dedans de la ligne nir à l'opérateur le matériel et
axillaire postérieure. les injectables nécessaires.

----------· ----------
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

18 & 19. L' irruption de liquide


signe la bonne position de l'ai-
guille dans l'espace pleural. On
enlève l'aiguille. Le cathéter est
alors monté sur la seringue, puis
""
0
0
N
positionné en regard de la zone
@
anesthésiée et poussé selon la
.....
..c même direction que l'aiguille.
O'l
·;:
>- L'irruption de 1iqu ide dans 1a
0..
0
u seringue dépressurisée signe la
bonne position du cathéter.

21 à 24. Fixer une tubulure


équipée d' un robin et troi s
voi es sur le cath éter.

20. L'opérateur laisse alors le - Régler le débit d'évacuation de


cath éter en pl ace et retire le manière modérée (cf. risques
mandrin. paragraphe surveillance).

----· ----
Manœ uvres de Sellick et Baltimore

43. MANŒUVRES DE SELLICI<


ET BALTIMORE
DÉFINITION w
Lors d' une intubation chez un pati ent à estomac plein. La manœu-
vre de Sellic k perm et de limiter les risqu es de régurgitatio n et
d ' inhalation, secondaires à l' induction de l'anesth ésie générale.

INDICATIONS ~
- Intubation lorsque le pati ent est suspect d ' avoir un estom ac
plein.
- Donc, systématique en situation d ' urgence.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Ne pas appliquer si le pati ent est en train de vomir.
- Dans ce cas, il faut le tourner sur le côté.

Q) LÉGISLATION . .
c
:g Article R. 43 11-10
"O
•Q)
~ L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médecin des
Vl
c
0 techniques suivantes : §5 Acti ons mises en œ uvre en vue de faire
~
"O
UJ
face à des situatio ns d' urgence vitale.
l.O
0
0
N
@ MATÉRIEL X
.....
..c
O'l
·;:
Aucun matéri el n' est nécessaire.
>-
0..
0
u
SURVEILLANCE IDE bb/'
La pression ne sera relâchée qu' après avoir fina lisé l' intubation :
c'est-à-dire gonflé le ballonnet et vérif ié la bonne ventil ation des
deux champs pulmonaires.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

TECHNIQUE

1. Dès que la première seringue d'anesthésiant est montée sur la


ligne, l'aide applique une forte pression (aux alentours de 3-4 kg)
au niveau du cartilage cricoïde (immédiatement sous le larynx).
Cette pression coince l'œsophage entre deux plans durs: la trachée
(cartilagineuse) en avant et le rachis cervical (osseux) en arrière.

""
0
0
N
@
~ 2. L' intubation est menée normalement par l'opérateur.
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Une fois la sonde en place, l'opérateur gonfl e le ballonnet.


L'aide continue sa pression.

----· ----
Manœuvres de Sellick et Baltimore

4. Après avoir vérifié la bonne position de la sonde, l' opérateur


autorise l'aide à relacher sa pression.
Q)
c
:g 11 convient d'être extrêmement prudent en cas de suspicion de
"O
•Q)
~
Vl
lésion du rachis cervical.
c
0
~
"O
UJ
l.O Dans ce cas préférer la technique dite de "Baltimore" :
0
0
N - Pose d'un collier cervi cal restant ouvert sur sa face antérieu re.
@
.....
..c
- Un tiers maintient l'axe tête-cou-tronc sans exercer de traction .
O'l
·;:
>- - Un deuxième aide réalise la manœuvre de Sellick.
0..
0
u

----· ----
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

44. INTUBATION VENTILATION


ASSISTÉE SÉQUENCE RAPIDE
DÉFINITION w
Induction d'un coma anesthésique rapide pour intubation puis
ventilation assistée.

INDICATION ti
Toute indication de l' intubation en urgence.

CONTRE-INDICATIONS ~
Intubation impossible ou non indiquée (pat ient en fin de vie).

LÉGISLATION
Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin (... ) :
§5 Actions mises en œuvre en vue de fa ire face à des situations
d'urgence vitale.

Article R. 4311-12
- L' infirmier(ère), anesthésiste diplômé(e) d 'État, est seul (e) habi-
lité(e) (... )à appliquer les techniques suivantes : §1 Anesth ésie
générale.
""
0
0
N - li accomp lit les soins et peut, à l' initiative exclusive du médecin
@
..... anesthésiste-réan im ateur, réaliser les gestes techniques qui
..c
O'l
·;: concourent à l'application du protocole.
>-
0..
0
u
MATÉRIEL ){
- Laryngoscope, lames, sondes d ' intubation.
- Nécessaire pour voi e d'abord.
- Seringue pour ballonnet.
- Pince de Magyl (fig. 1).
- Gants non stériles.
- Seringue d 'atropine 1 mg prête en cas de réaction vagale impor-
tante.
- Cardioscope, tensiomètre, saturomètre, capnomètre.

- - - -111- - - -
Intubation ventilation assistée séquence rapide

- Matériel d'aspiration (gros calibre).


- Matériel pour oxygénation préalable : BAVU éq uipé d'un filtre et
d'un masque (intérêt++).

SURVEILLANCE IDE ~
- La surveillance IDE se basera sur le dépistage d'une hypo-séda-
tion dont le premier signe est une lutte contre le respirateur.
- Mais également, sur l'étanchéité du c ircuit, sur les paramètres
généraux hémodynamiques, sur la bonne tenue du système et
surtout prévenir tout risque d'extubation accidentelle.

TECHNIQUE

Q)
c
:g ·--·
"O
•Q) 3. Médicaments nécessaires
~
Vl pour l'entretien d' une anes-
c 1. Matériel.
0
~
thésie générale. En généra l :
"O
UJ MIDAZOLAM associé à un
l.O
0
0 MORPHINOMIMÉTIQUE.
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Exemples de médicaments
pour une induction séquence
rapide : benzodiazépine type
MIDAZOLAM, hypnotique :
ETHOMIDATE, typiquement 4. Préparation du malade par
associé à un cu rare dépolari- une bonne oxygénation, au
sant type CELOCURINE. BAVU en Fi0 2 à 100%.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

5. Manœuvre de Sellick :
l' ai d e appui e sur la glotte
assez fortement, afin de c om-
primer la partie supéri eure de
l' œsoph age entre le rachi s et
la trachée (voir fiche n° 43) .
- Cette ma nœu vre permet
d ' éviter les régurgitatio ns qui
pourra ient enge ndr er une
pneu mopathi e d' inhalatio n
(Syndrome de M endelson).
- Tout patient à intuber en
urgence est à considérer
comme ayant un "estomac
plein" et doit donc bénéfi-
cier de cette technique.
""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

8 à 1 O. Intubat io n o ro-t ra-


6. Inj ecti o n des drogu es c héale sous cou vert de la
nécessaires à l' inducti o n. manœ uvre de Sell ic k.

----· ----
Intubation ventilation assistée séquence rapide

Q)
c
11 & 12. Gonflage du ballon-
:g
"O
•Q)
net et vérification de la bonne
~
Vl
position de la sonde par symé-
c
0 trie de l'auscu ltation pulmo-
~
"O
UJ naire lors de la ventilation au
l.O
0
0
BAVU.
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

14 à 16. Fixer+++ pour éviter


toute possibilité de mobilisa-
tion du système. Puis aspirer,
en endotrachéa le, les sécré-
tions pouvant gêner l' héma-
tose. Cette phase permet de
13. Fixation du bras du respi- vérifier l'absence d'inhalation
rateur sur filtre et réglage du ainsi qu'une éventuell e infec-
respirateur. tian broncho-pulmonaire.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

45. ÉPURATION EXTRA RÉNALE :


HÉMODIALYSE
DÉFINITION w
Mi se en place d' un système de circul ati on extra-corporelle destiné
à suppléer le rein pour une épuration sanguine.

INDICATIONS ~
- Insuffi sance rénale termin ale.
- Insuffi sance rénale aiguë grave.
- H yperkaliémie gravissime.

LÉGISLATION
Article UR.43 7 7-5
D ans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accom p lit les
actes ou di spense les soins sui vants (.. .) so n information et celle
de son entourage : §10 So ins et surveillance des patients sous dia-
lyse rénale ou péritonéale.

Article UR.43 7 7-7


L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
app lication d' une prescripti on médicale (. .. ) :
- §3 Mise en place et ablati on d' un cath éter court ou d' une aiguille
""
0
0
N
po ur pe rfu sion dans une veine superfi cie lle des memb res ou
@ dans une veine ép icrânienne.
.....
..c
O'l
·;:
- §4 Surveill ance de cathéters veineux centraux et de montages
>-
0.. d 'accès vasculaires implantables mi s en pl ace par un médec in .
0
u
- §33 Branchement, surveill ance et débranc hement d ' une d ialyse
rénale, péritonéale ou d' un circuit d'éc hanges p lasmatique.

Article UR.43 7 7-9


L' infirmier(ère) est habilité(e) à accompli r sur prescri ption médi-
cale ( ... ) à conditi o n qu' un médecin puisse intervenir à to ut
moment : §3 Préparati on, uti 1isati on et surveillance des appareil s
de circulati on extracorporel le.

--------· --------
Épuration extra-rénale : hémodialyse

MATÉRIEL ~
- Générateur d' hémodialyse.
- Hémodialyseur.
- Circuit de circulation extra-corporelle comportant une voie de
prélèvement et une voie de restitution.
- Un flex de SERUM PHYSIOLOGIQUE de 2L pour rinçage du cir-
cuit extra-corporel.
- Un pochon de 500 ml SÉRUM PHYSIOLOGIQUE dit de restitu-
tion .
- Une ligne de restitution, si non adaptée d 'origine sur le circuit.
- Un sachet de recueil.
- Une bandelette réactive de test de produits désinfectants.
- Aiguilles adaptées selon prescription.
- Garrot.
- Container à aiguilles.
- Gants stériles à usage unique.
- Compresses stériles.
- Antiseptique prescrit.
Q) - M asque.
c
:g - Charlotte.
"O
•Q)
~ - Surblouse.
Vl
c
0
~
- Une cartouche bicarbonate.
"O
UJ
l.O
0
0
N SURVEILLANCE IDE W"
@
.....
..c
- Elle se fera tout au long de la séance sur l'appréciation de l'état
O'l
·;:
>-
hémodynamique du patient.
0..
0
u - Surveillance de la présence de cai llots sanguins dans le c ircu it.
- Surveillance de l'absence de fuite.
- Appréciation des c rampes et de leur fréquence.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

TECHNIQUE relier au capteur de pressio n


veineuse.
- Ce cl amp do it absolument
être posé, il en va de la sécu-
rité du patient.

Préparation du générateur :
- A llumer le générateur (pour
l'exempl e, no us utili sons le
modèle Frésénius 40085®)
- Branc her la cartouche de - Serrer fe rm ement les diffé-
bicarbonate et le concen tré rentes parti es.
acide prescrit. - Enfin, re lier la poche de res-
- Lancer la séri e de tests auto- titution, après avoir pu rgé sa
matiques de la machine. 1igne, sur la 1igne artéri el le et
la c lamper.
- Pose r l' hémo di alyseur sur
son support. - Lancer la purge et le rinçage
du circuit à un débit d'envi -
- M onter les lignes en prenant
""
0
0
N
soin de ne pas réa liser de
ron 150 ml/ min .
@
......
coudures dans le circuit.
..c
O'l
·;: - La ligne dite "artéri elle" est
>-
0..
0
fi xée sur la poche de sérum
u
physiologique, puis passe dans
la pompe à sang. À ce niveau,
brancher le capteur de pres-
sion artérielle. La ligne rejoint
ensuite l'hémodialyseur via un
piège à bulle.
- La ligne dite veineuse part de
l' hémodialyseur, arrive dans
un piège à bulles fi xé sur un
détecteur calo rimétriqu e,
puis dans un clamp veineux.
D e ce piège pa rt un Y, à

----· ----
Épuration extra-rénale : hémodialyse

- Réaliser la mise à niveau des rielle est souvent due à une


pièges à bulles : monter le ponction proche de la paroi.
niveau à quelques centimètres. - Une fois le circuit prêt (signal
- Le générateur signalera quand le sang détecté), relier l'embout
volume de rinçage sera atteint. veineux à la ligne veineuse du
Branchement du patient : CEC, déclamper et relancer la
pompe à sang. Survei l Ier de
- Les pré-requis sont : évalua-
très près la pression veineuse
tion du poids et de l'U ltrat
et demander si le patient a
Filtrat à perdre, bilan hémo-
mal. Si la pression monte
dynamique pré-séance, lava-
beaucoup (300-400 mmHg)
ge des bras et hygiène de la
ou le patient est douloureux,
fis tu le (ne sont pas dévelop-
arrêter la pompe, mettre en
pés dans cette fiche) .
circuit fermé et repiquer.
- La pose des cathéters se fait
avec la plus grande asepsie :
gants stériles, charlotte,
lunettes, surblouse, masque.
- La ponction se réalise de la
même manière qu' une ponc-
tion classique pour pose de
cathéter périphérique (cf.
Q) fiche) à quelques exceptions
c
:g près :
"O
•Q) . ne pas piquer dans l'anas-
~
Vl
c
tomose artério-veineuse ;
0
~
. écarter au maximum les
"O
UJ deux aiguilles pour éviter le
l.O
0
0 phénomène de recaptage ;
N
@ . utiliser une pince stérile pour
.....
..c
O'l
clamper le cathéter lors du
·;:
>-
0..
retrait de l'aiguille, la pres-
0
u sion y régnant ne pouvant
être contrecarrée par une - Lancer l' ultrafiltration.
simple pression du doigt. - Fixer correctement les cathéters.
- Monter le débit de la pompe
- Reli er le cathéter dit artériel
(le plus bas) à la ligne arté- à sang à la valeur prescrite.
riel le du CEC. - Réaliser l' héparinothé rapi e
- Déclamper et lancer la pompe selon prescription.
à sang à une vitesse inférieure
- Vérifi er une dernière fois l' en-
ou égale à 150 ml/min semble du circuit, le ressenti
- Toujours garder un œi 1 sur du patient, la concordance
les niveaux de pression. Une entre les valeurs de prescrip-
chute de la pression arté- tion et les paramètres en cou rs.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

46. PONCTION LOMBAIRE


DÉFINITION w
Poncti on de l'espace sub-arachnoïdi en au niveau lombaire (géné-
ralement L3-L4, j amais au-dessus de L3) dans l'optique de recueil-
lir du liquide céphalo-rachidien.

1N DICATIONS ~
- Toute suspicion de patho logie infecti euse méni ngée.
- En cas de suspic ion d ' hémorragie méningée le scanner est, au
mieux, réalisé avant la PL. Cependant, s' il n'est pas réa lisable, ne
pas retarder la ponction.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Tro ubles graves de l' hémostase.
- HTIC suspectée, ou signes neuro logiques foca lisés . Dans ce cas,
fa ire impérati vement un scanner cérébral avant la PL.

LÉGISLATION . ~
Article R. 43 1 7- 70
L' infirmi er(ère) parti c ipe à la m ise en œuvre par le médeci n des
techniques suivantes : §5 Actions mises en œ uvre en vue de faire
face à des situatio ns d'urgence v itale.
""
0
0
N
@ MATÉRIEL (FIG.1) ~
.....
..c
O'l
·;: - Troi s ou qu atre pots sté ril es d'analyse d u LC R (Cyto logie,
>-
0..
0
Bactéri o logie, Ch im ie et autres si besoin), numérotés (fig.2) .
u
- Deux champs stéril es non trou és.
- Gants stéril es adaptés à l'opérateur.
- Plateau avec cupule stéril e.
- D ésinfectant.
- Compresses stéril es.
- A iguill e à PL.
- Nécessaire pour pansement occlusif légèrement compressif.
- Masque, surb louse et charl otte.

----· ----
Ponction lombaire

SURVEILLANCE IDE ~
- Respect du décubitus stri ct important pour éviter de t rès violen-
tes céphalées rebelles (syndrome post PL).
- On peut donner du café ou du thé au patient afin de les l imiter.
- Malgré tout, si elles persistent, o n peut réali ser un Blood patch.
- Les troi s premiers tubes devront être acheminés au p lus vite au
laboratoire à 37° (le laisser dans le creux de la main). Les autres
tubes devront être mis au réfrigérateur.
- Le LCR est norm alement d' aspect eau de roc he.
- Toujours p rélever une glycémie en même temps que la PL pour
pouvo ir interp réter la glycorrachie (normalement égale à 50 %
du taux sanguin).

TECHNIQUE - Préparer le matéri el sur un


adaptable p ropre et déconta-
miné, protégé par un champ
stéril e.
- Y déposer le matériel stérilement.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Le patient s' installe sur le


rebord du 1it o u du brancard,
enro ulé autour d ' un ore il ler,
les épaules tombantes, dos
rond, les fesses doivent être
sur un plan horizontal afin
2. Pots stéri les d' analyse du d'évite r les attitudes scolioti-
LCR (Cytologie, Bactério logie, ques. Se p lacer devant lui et
Chim ie et autres si besoin), appuyer légèrement su r ses
numérotés. épaules.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

4. Le médecin repère la zone 8. Lavage des mains chirurgi-


de ponction, elle doit être cal (asepsie importante+++) .
vierge de toute lésion cutanée.

""
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

11. Seconde large antisepsie,


5 à 7. Réali sation d' une pre- avec respect du temps de
mière désinfection large. contact préconisé.
Ponction lombaire

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

13 à 15. L'opérateur repère à


nouveau la zone de ponction, 16 à 18. Mettre success ive-
pu is pique et progresse ment les pots de recuei 1 sous
jusqu'à l'obtention d' une perle l'aiguille, sans la toucher.
de LCR au niveau du cath éter.

-------· -------
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

19 à 23. À l' issue de la ponc -


tion, réalisation d' un panse-
ment occlus if légèrement
compressif, puis décubitus
""
0
0
N
dorsal strict pendant une
@ heure minimum.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----· ----
Ponction d'ascite

47. PONCTION D'ASCITE


DÉFINITION w
- Geste destiné à évacuer le liquide anormalement présent dans la
cavité péritonéale du patient.
- li peut être à visée diagnostique ou évacuatrice.

1N DICATIONS ~
Présence de liquide d'ascite dans la cavité péritonéale.

CONTRE-INDICATIONS ~
Hémodynamique instable++, troubles importants de l' hémostase.

LÉGISLATION . ~
Article R. 43 7 1-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les actes ou
dispense les soins su ivants visant à identifier les risques et à assurer le
confort et la sécurité de la personne et de son environnement et com-
prenant son information et celle de son entourage :
Q)
c
- §32 Surveillance de patients ayant fa it l'objet de ponction à visée
:g d iagnostique ou thérapeutique ;
"O
•Q)
~
Vl
- Aide à la réali sation du soin par le médecin (Art. R437 7 - 70).
c
0
~
"O
UJ MATÉRIEL ~
l.O
0
0
N
- Deux seringues de 20 ml.
@
.....
..c
- Tubes de prélèvement.
O'l
·;:
>- - Adhésif.
0..
0
u - Compresses stériles.
- Antiseptique.
- Champ troué.
- Gants stériles à la taille de l'opérateur.
- Lunettes de protection.
- Aigui ll e à ponction, SIC et IM.
- Tubulure stérile.
- Bocal de recuei 1.
- M atériel pour anesthésie locale.
- LIDOCAINE 2 %

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

- Rasoir.
- Pot stérile pour ECB.

SURVEILLANCE IDE ~
- Avant la ponction: l'étude de la coagulation est importante permet-
tant de dépister une contre-indication à la ponction (TP < 40 %) .
- Surveillance hémodynamique rapprochée.
- Surveillance de la quantité de liquide recueillie, de son aspect.
- Absence de coudure du système.
- Surveillance de la température.
- Le patient doit rester allongé au moins une demi-heure après la
fin de la ponction.
- Administrer les compensations prescrites (type MACROMOLLECULES).
- Pansement compressif post-ponction.
- Surveillance de la diurèse.

TECHNIQUE

""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
1. M atériel. 3. Première antisepsie de la
·;:
>-
0.. - Dans un premiertemps: installer zone de ponction : en fosse
0
u le patient en décubitus dorsal. iliaque gauche.

- Évaluation et surveillance des


paramètres hémodynamiques.

2. Préparation de la zone de
ponction avec rasage.

-----------· -----------
Ponction d'ascite

4 & 5. Préparer un support


comme sur les figures 8 et 9, réa-
lisé par la découpe d'un crachoir 9. Réa lisation d' une anesthé-
en carton. sie locale : commencer par un
bouto n épidermique.

6. L'opérateur se lave les mains,


lui présenter les gants stériles à
usage unique, puis pose du
champ troué. Repérage de la
zone de ponction : à la jonction 1 o. Présenter ensuite une
Q)
tiers externe - deux ti ers inter- aiguille type IM de m anière
c nes de la ligne ombilic-ép ine stéril e à l'opérateur.
:g illiaque antéro supérieure.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
7. Seconde antisepsie de 1a
zone de poncti on.

11 & 12. Ce lui -c i continue


l' anesth és ie locale des p lans
8. Préparatio n de l'anesthésie profonds et recherche en aspi-
locale. rant, la cavité péri tonéale.
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

13. Une fois cette cavité


atteinte, présenter l'aiguille de
ponction ainsi qu'une nou-
velle seringue.

18. Le médecin adapte la


tubulure au cathéter.

""
0
0
N
19. Déposer la tubulure dans
@ le pot de recueil après avoir
.....
..c
O'l réalisé les prélèvements
·;: 15. Aspirction du liquide
>-
0.. nécessaires.
0
u
signant la bonne position.

16. Retrait de la seringue et du 20. Maintenir le cathéter pen-


mandrin en bouchant l'orifi ce dant que l'a ide ôte le champ
du cathéter. trou é.

----· ----
Ponction d'ascite

23. Installation du patient en


décubitus latéral gauche.

21 & 22. Retirer le champs, puis Éliminer les déchets et fai re


fixer le cathéter à l'aide du dis- parvenir les prélèvements au
positif réalisé précédemment. laboratoire le plus tôt possible.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1
}'ai tellement lu, sur le tabac, /'alcool et le sexe, qu'au-
jourd'hui c'est décidé ... j'arrête ... de lire." (Anonyme)

----· ----
IDE Protoco les" - Aide aux gestes techniques de réanimation

48. CATHÉTER SUS-PUBIEN


DÉFINITION w
Système de drainage des urines par voie sus-pubienne.

INDICATIONS iJ
- Contre-indication ou impossibilité de sondage.
- Bon nombre d' urologues préfèrent la voie sus-pubienne en cas de réten-
tion d'urine sur adénome prostatique car les examens complémentaires
et surtout le suivi est grandement facilité (épreuve de clampage).

CONTRE-INDICATIONS ~
- Troubles graves de la coagulation (TP < 40 %).
- Hématurie (risque de perforation-dissémination d'une néoplasie vésicale).

LÉGISLATION . .
Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
techniques suivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
face à des situations d' urgence vitale.

MATÉRIEL (FIG.1) ~
- Désinfectant pour plan de travail.
""
0
0
N
@
- Champ troué stéri le.
.....
..c
O'l
- Champ non troué stérile .
·;:
>-
0..
0
- Plateau et cupules stériles.
u
- Gants stériles adaptés à l'opérateur.
- Seringue de LIDOCAINE, aiguille à sous-cutanée et à intra-musculaire.
- Compresses stériles imbibées d' antiseptique.
- A iguille sertie droite 2/0.
- Cathéter.
- Poche à urine.
- Bistouri lame de 11.
- Matéri el à pansement.
- Casaque, masque calotte pour l' opérateur.

----· ----
Cathéter sus-pubien

SURVEILLANCE IDE ~
- Attention, il faut clamper la sonde quelques minutes après élimi-
nation des premiers millilitres d'urines. Afin d'éviter une rupture
des veines vésicales liée à la brusque variation de pression.
- Surveillance rapprochée de l'état du point de ponction.
- Surveillance rapprochée de la diurèse initiale ainsi que de l' hémo-
dynamique du patient, afin de diagnostiquer rapidement un syn-
drome de levée d'obstacle (polyurie pouvant induire un collapsus).

TECHNIQUE

1. Matériel.

- Installer le patient en décubitus dorsal, relever légèrement la tête.


- Effectuer une dépilation large au rasoir électrique et une large
Q)
c désinfection de la zone.
:g - Pendant que l' opérateur se lave les mains, installer le matériel
"O
•Q)
~ sur un adaptable décontaminé, protégé d ' un champ stéril e.
Vl
c
0 - L'opérateur pose le champ stéril e.
~
"O
UJ
- Pendant ce temps, déposer l'an tiseptique ainsi que l' anesthé-
l.O
0 siant dans les cupules stériles.
0
N
@ - Second passage antiseptique.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Réalisation de l' anesthés ie locale à la lidocaïne. D ans un


premier temps, réaliser un bouton intradermique large, pui s
adapter l' aiguille à IM afin de réa liser une anesthésie en éven-
tail des plans profonds.
Pousser l' aiguille jusqu 'à la ga rde et dépressuri ser le piston
jusqu'à un retou r franc d' urine. Ne jamais effectuer de cathété-
ri sme si le refl ux d' urine n'est pas observé.

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

""
0
0
N
3 à 5. On réalise une incision des plans cutanés au bistouri en
@ regard du bouton intradermique. Le mand rin est placé dans
.....
..c l'ouverture ainsi pratiquée, selon un angle de 90° (fig.3). Puis
O'l
·;:
>- on l'enfonce jusqu'à obtention d' urine. Le cath éter est alors
0..
0
u poussé et le mandrin extrait.

6. Fixation de la sonde à la peau, à l'aide du fil de 2/0. Puis


protection par pansement.

----· ----
Blo c crural

49. BLOC CRURAL


DÉFINITION w
Tec hnique d 'anesth ésie loco-régionale perm ettant une bonne
analgés ie lo rs des fractures de la diaphyse fémorale.

INDICATIONS ti
- Fracture de la diaph yse fémorale, notamment en pré-hospitalier.
- Les fractures du col fémo ral, nettement plus fréquentes, ne
répondent pas à cette technique. Il faut utiliser le bloc ilio-fasc ial
qui nécessite un matéri el spécifique.

CONTRE-INDICATIONS
Infecti on de la peau en regard de la zone de poncti on, PTH homo-
latérale, allergie à la LIDOCAINE.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-1 2
Q)
c L' infirmi er(ère), anesthésiste diplômé(e) d ' Etat, est seul (e) habi-
:g lité(e) (. .. ) : §2 A nesth ésie loco-régionale (.. . ).
"O
•Q)
~
Vl
c
0
Article R. 43 1 7- 70
~
"O
UJ
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médecin des
l.O
0 techniques suivantes : § 0 Acti ons mises en œ uvre en vue de fa ire
0
N face à des situati ons d' urgence v itale.
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
MATÉRIEL (FIC.1) ~
0
u
- Gants stéril es.
- LIDOCAIN E 2% .
- Compresses stéril es.
- Champ troué.
- Raccord de seringue électri que.
- Seringue de 20 ou 50 cc, aiguille à IM.
- PO LYV IDON E IO DÉE .

----· ----
IDE Protocoles" - Aide aux gestes techniques de réanimation

SURVEILLANCE IDE ~
- Surveillance de l'efficacité de l' anesthésie.
- Aspiration ++durant l' injection en éventail car risque important
d ' injecter dans un vaisseau.
- Chez les adultes, ne pas dépasser 7mglkg de LIDOCAINE. Au-
delà de ces doses on risque de déclencher une crise convulsive.
- Note : la LIDOCAINE est utilisée en cardiologie comme anti-
arythmique. Elle possède un effet stabilisateur de membrane.
Dans ce cas elle est utilisée en IVD et en IVL au pousse-seringue
électrique.
- À la fracture du fémur s'associent souvent d 'autres traumatismes
nécessitant une antalgie spécifique. Ne pas hésiter à associer le
bloc crural aux morphinomimétiques.

TECHNIQUE

""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Désinfection large. 6. D éplier le champ stérile.

----· ----
Blo c crural

10 à 12. Pomper la LIDOCAINE


ou autre anesthésiant prescrit.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----· ----
IDE Protocoles" - Aide au x gestes techniques de réanimation

17. Repérer le point de ponc- 18 à 20. Injecter progressive-


tion : 3 cm sous l' arcade cru- ment en éventail en vérifiant
raie et 1 cm en dehors de l' ar- par aspiration l'absence de
tère fémorale. retour sanguin dans la tubulure.

""
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
-IX-
GESTES SPÉCIFIQUES
DE L'URGENCE
50. Massage cardiaque externe ••••••••••••••••••••• 180
51. Sonde à oxygène .............................. 183

~ 52. Masque à haute concentration ... •. .•.•.•.•...•. 185


:g
"O
•Q) 53. Guedel .................. . .................. 187
~
Vl
c
0 54. BAVU ...... . ~, .•.• ~ •. ~ .....•..•.....•..... 189
~
"O
~ . ' ~
• : ·~ .......•.....•....... 191
UJ
l.O 55. Ventilation non ntvà'siye
0
0 \_~ _, f rJ'
N
@ 56. Aérosol .....• ! ... f . ................. f). .... 194
bronch~~~---q.
.....
..c
O'l
·;:
>- 57. Aspiration . ./.\ .V. ..... 197
0..
~~ ~· , f' ,, /

58. Score de G~asgo)N:rJf?L., .~'· ~ . · .. .... .' ...... 201


0
u

5 9. EntraÎnem~ é,fectro... ~ystoli~ue'-m!~:n


\z ~
:~(• •ttl//~
60. Re'fi exes pup1
w:
~11-es . . . . . . . . . . . . . . ........... 209
61. Maintenir un enfant. ... .._. ---;-;' .' .... ~ ............•. 211
6 2. Sutures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 3

''C'est dans l'arène que le gladiateur prend sa décision."


(Sagesse ori ental e)
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

50. MASSAGE CARDIAQUE EXTERNE


DÉFINITION w
Méthode de suppléance circulatoire en cas d'absence ou d' ineffi -
cacité de l'activité mécanique myocardiqu e.

INDICATIONS ~
Arrêt cardi a-respiratoire quelle qu'en soit la cause.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Patient ayant un pouls normal bien frappé. Un massage cardia-
que effectué chez un patient présentant une activité cardiaque
normale peut déclencher un trouble du rythme ventri cu laire.
- ATTENTION un MCE peut tout de même être indiqué chez un
patient inconscient présentant une bradycardie extrême, en
attendant une réanimation plus spéc iali sée.

LÉGISLATION
Q)
c Article R. 4311-5
:g Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
"O
•Q)
~ actes ou dispense les soins su ivants ( ... ) : § 35 Su rveill ance des
Vl
c
0 fonct ions vitales et maintien de ces fonct ions par des moyens non
~
"O invasifs et n' imp liquant pas le recours à des médicaments.
UJ
l.O
0
0
N Article R. 43 11-14
@
......
..c - (... ) l' infirmier(ère) accomplit les actes conservatoires nécessai-
O'l
·;:
>-
res jusqu'à l' intervention d'un médecin ( .. . ).
0..
0
u - En cas d' urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole,
l' inf irmier(ère) décide des gestes à pratiquer en attendant que
puisse interven ir un médecin (.. ).

MATÉRIEL ~
1. Planche de massage si pati ent sur p lan mou (l it par exemp le).
2. Scope avec électrodes.
3. Capnomètre si possible.
4. Chariot d ' urgence avec matériel et drogues.

------------·------------
Massage cardiaque externe

SURVEILLANCE 1DE ~
Le massage est fatigant et l'on perd rapidement en efficacité. li
faut savoir changer de masseur fréquemment (idéalement toutes
les 3 minutes).
Une réanimation cardio-pulmonaire efficace se fait à plusieurs :
une personne réalise le M CE, une autre ventile, une troisième met
en place l'abord veineux (SÉRUM PHYSIOLOGIQUE, pas de
GLUCOSE).
Le scope permet un diagnosti c étiologique de l'arrêt cardiaque :
- fibrill ation ventricul aire,
- dissociation électromécanique,
- asystolie.
On adapte ensuite le traitement en conséquence.
La RCP doit être entreprise dès le diagnostic d'arrêt cardiaque
établi. De la rapidité d'intervention dépend la survie "neurologi-
que" du patient.
La perception d'un pouls central synchrone au MCE affirme son
efficacité.
En cas d'arrêt cardiaque non documenté, le "coup de poing tho-
racique" n'est pas indiqué car il peut déclencher une fibrillation
~ ventri culaire sur une bradycardie extrême.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c TECHNIQUE (ADULTE)
0
~
"O
UJ
l.O Installation des électrodes (à distances des sites de défibrillation).
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1. Prise de repères : les pouces sont à égale distance des cin-


quièmes doigts, main gauche en haut du man ubrium sternal,
main droite sur l'appendice xiphoïde.

--------111--------
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

2. La zone de massage se trouve dans la partie supérieure de la


moitié inférieure du sternum.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c 3. Le talon de la main est posé sur la zone sus-décrite.
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

4. Pour bénéficier d ' un maximum de force les épaules du


secouriste doivent se situer à l'aplomb des mains, les coudes
doivent être tendus. La durée de la pression doit être la même
que cel le de la dépression.
La fréquence de massage doit se situer aux alentours de 1 OO
par minute pour une dépression du sternum de 4 -5 cm.

--------·--------
Sonde à oxygène

51. SONDE À OXYGÈNE


DÉFINITION w
Mise en place par les voi es naturelles d' une sonde d' o xygénation .

INDICATIONS ~
Toutes indicati ons d' oxygénati on.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Prudence chez l' insuffisant respiratoire chronique.
- Traumati sme cranio-fac ial important.
- Absence de vacuité des voies aéri ennes supéri eurs.

LÉGISLATION r:
Article R. 43 7 7-7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiqu er les actes suivants ( ... )
application d' une prescriptio n (. .. ) :
- §31 Pose d' une sonde à oxygène.
- §32 Installati on et surveill ance des personnes p lacées sous oxy-
Q)
c génothérapie normobare et à l' intéri eur d' un caisson hyperbare.
:g
"O
•Q) MATÉRIEL ~
~
Vl
c
0
- Sonde à 0 2 •
~
"O
UJ - Adhésif hypoallergénique.
l.O
0
0 - Tubulure à oxygène.
N
@ - Détenteur gradué.
......
..c
O'l
·;:
>-
- Hydrobag stérile.
0..

u
0
- Gants non stéril es.

SURVEILLANCE 1DE bi::/'


- Surveillance de l' hémodynamique, et des paramètres respiratoi -
res : fréquence, Sa0 2 ••• .
- La sonde doit être renouvelée régulièrement et sa position changée afin
d'éviter la survenue de troubles trophiques voire d'escarres des narines.
- L' hydrobag sert à humidifier l'oxygène afin d'éviter un assèchement
trop important des voies aéri ennes supérieures. li faut penser à le
changer régulièrement afin d'éviter la multiplication bactérienne.

--------·--------
IDE Protocol es" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

Préparation du matériel :
- Installer le détenteur mural.
- In staller l'hydrobag (noter
dessus la date d'ouverture).
- Installer le patient en posi-
tion demi-assise.

1 . Disposer la sonde entre la


narine et le tragus. Noter la
longueur obtenue.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
2. Introduire la sonde perpen-
diculairement au plan de la 3 à 5. Fixer la sonde au nez à
face, jusqu'au repère défin i ci- l'aide d' un morceau d'adhésif
dessus. coupé en X.

----------111----------
Masque à haute concentration

52. MASQUE
À HAUTE CONCENTRATION
DÉFINITION lW
Pose d' un masque à oxygène disposant d' une réserve et d' un sys-
tème de valves unidirectionnelles, permettant une o xygénation
avec une Fi02 proche de 1OO %.

INDICATION ~
Toute indication d'oxygénation massive.

CONTRE-INDICATION ~
Décompensation d' insuffisance respiratoire chronique, du moins
en première intention, sans monitorage.

LÉc1sLAT10N r
Article R. 43 11-7
Q) L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants ( ... )
c
:g application d' une prescription (.. .) : §32 Install ation et su rveil-
"O
•Q) lance des personn es placées sous oxygénothérapi e normobare et
~
Vl
c
à l' intéri eur d ' un caisson hyperbare.
0
~
"O
UJ
l.O
0
MATÉRIEL (FIG.1) ){'.
0
N
@
- M asque à haute concentration.
......
..c
O'l
- Tubulure à oxygène .
·;:
>-
0..
0
- Détenteur gradué.
u
- Hydrobag stérile.

SURVEILLANCE 1DE wr'


Surveillance de l' hémodynamique, et des paramètres respiratoires,
fréquence, Sa0 2 et au mieux, l'EtC0 2, notamment chez l' insuffi -
sant respiratoire chronique.
Le gonflage du sac est indispensable, il constitue la réserve inspira-
toire d'oxygène permettant la " Haute concentration en oxygène" .
Chez l' insuffisant respiratoire chronique la Sa0 2 est " normalement"

--------·--------
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

basse, la capnie est élevée. L'acidose respiratoire signe la décom-


pensation, elle-même étant due à une majoration de la capnie. Si on
augmente la Sa0 2 par une oxygénation " trop violente", on va
induire une hypoventilation puis un coma. Il faut donc être vigilant
quant à l' utilisation de ce type de masque chez ces patients.

TECHNIQUE

1. Matériel. 3. Bloquer la valve afin de gon-


fler la réserve.
Q)
c Installer le détenteur mural
:g (sauf oxygénation sur bou- Installer le patient en position
"O
•Q)
~
teille). Installer l'hydrobag, non demi-assise.
Vl
c
0
indispensable, (noter dessus la
~ date d'ouverture).
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Régler le débit à un mini-


mum de 9 l/min. 4. Adapter le masque au
patient en moulant la languette
nasale.
Guedel

53. GUEDEL
DÉFINITION w
Mise en place d'une canule pharyngienne rigide.

INDICATIONS ti
- En cas d'intubation, afin d'éviter la morsure de la sonde.
- Chez un patient inconscient non intubé, afin d'éviter la chute de
la base de la langue.

CONTRE-INDICATIONS ~
Patient suffisamment conscient pour rej eter la canu le.

LÉGISLATION
Article R. 4311-10
- L'infi rmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
techniques su ivantes: §5 Actions mises en œuvre en vue de fa ire
face à des situations d'urgence vitale.
Q)
c
- Il n'est pas donné de précision quand à l' utilisati on de ce type de
:g
"O
•Q)
matériel de suppléance dans le décret. Toutefois, en règle géné-
~
Vl
rale, les moyens de suppléance non invasifs sont applicables par
c
0 l' IDE.
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
MATÉRIEL X
@
......
..c
Canu le de taille adaptée à la morphologie du patient :
O'l
·;:
>-
- Jeune enfant, TO.
0..

u
0 - Enfant, T1 .
- Adolescent T2.
- Adulte T3 ou 4.

SURVEILLANCE 1DE 6t/'


- Surveillance des paramètres hémodynamiques et respirato ires.
- En cas de ventilation assistée, l' apparition d' un "mâchonne-
ment" de la Guedel révèle une sédation/ analgésie insuffisante.
- Surveillance de la position de la canu le.

--------·--------
IDE Protocol es" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

- La canule se place de la
manière suivante :
- Se pl acer à la tête du pat ient.
- Tête en extension, maintenir
la mâchoire légèrement
ouverte avec l' index de l'au-
tre main.

1. Introduire la canule, conca-


vité vers le maxillaire supérieur. 2 à 5. A mi-course, tout en
Q)
c
continuant à enfoncer douce-
:g ment la c anule, la faire pivo-
"O
•Q) ter de 180° (fi g.2 & 3) jusqu 'à
~
Vl
c
venir fa ire pl aquer sa butée
0
~ contre les dents (fig.4 & 5).
"O
UJ
l.O
0
0
N
@ La rotati on de la canule permet
.....
..c
O'l
de maintenir la base de langue
·;:
>-
0..
en la ramenant vers l'avant.
0
u

----111----
BAVU

[Link]
DÉFINITION w
Ballon autogonflant à valve unidirectionnelle, utilisé pour la ven-
tilation artificielle manuelle.

INDICATIONS ~
- Arrêt cardio-respiratoire en attendant l' intubation.
- Toute indication de suppléance des voies respiratoires.

CONTRE-INDICATIONS ~
Arrêt respiratoire par obstruction complète des voies aenennes
supérieures, si elle n'est pas précédée d'une désobstruction (au
doigt ou Heimlich).

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
Q)
c actes ou dispense les soins suivants (... ) : § 16 Ventilation
:g manuelle instrumentale par masque.
"O
•Q)
~
Vl
c
~
0
MATÉRIEL ~
"O
UJ
l.O
- BAVU & Filtre.
0
0
N - Masque adapté à la morphologie du patient.
@
...... - Éventuellement source d 'oxygène avec tuyau .
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u SURVEILLANCE 1DE ~
- Absence de fuites.
- Soulèvement du thorax attestant l'efficacité de la ventilation.
- La technique est diffic ile et engendre rapidement des crampes
dans l'avant-bras gauche !!! Une ventilation trop fac ile est sou-
vent synonyme de fuites ! ! !
- En cas d'arrêt cardi aque: penser à alterner régu lièrement avec le
masseur.
IDE Protocol es" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

Après s'être assuré de la liberté


des voies aériennes supérieures :

4. Placer le masque en com-


mençant par la racine du nez.
1. Monter le filtre entre la
valve et le masque. La taille du
masque doit être adaptée à la
morphologie du patient.

5. Agripper fermement le
Q)
c masque à l'aide de l'index et
:g du pouce, les autres doigts
"O
•Q)
sont placés sous la mâchoire
~ 2. Mettre la tête du patient en
Vl
c inférieure.
0 hyperextension, afin d' horizonta-
~
"O
UJ
liser les voies aériennes supérieu-
l.O
0 res. Attention : en cas de suspi-
0
N
cion de lésion du rachis cervical,
@
.....
..c
le geste devra être réalisé après la
O'l
·;:
>-
pose d'un collier cervical.
0..
0
u

6. La ventilation se fa it au
rythme de 15 à 20 cycles par
minute. Le ballon do it être
pressé fermement mais sans
3. Maintenir la position de la tête excès, afin de ne pas induire
à l'aide des quatrième et cin- d' hyperpressions délétères pour
quième doigts, placés en crochet les alvéoles pulmonaires du
sous l'angle de la mâchoire. patient.

----·----
Ventilation non invasive

55. VENTILATION NON 1NVASIVE


DÉFINITION w
La ventilation non invasive est un système d 'assistance respi ratoire
ne nécessitant pas d' intubation.

INDICATIONS ~
- Son indi cati on la plus courante est le mode VS PEP (ventilation
spontanée avec pression expiratoire positive), indiquée, entre
autre, dans le traitement des syndromes d'apnée du sommeil.
- Pathologie nécessitant de garder les alvéoles expansées pour évi-
ter qu'elles ne se coll abent, optimisant ainsi l' hématose, notam-
ment dans les pathologies de type œdème aigu du poumon,
décompensation de BPCO ...

CONTRE-INDICATIONS ~
- Troubles de la conscience.
- Certains patients ne supportent pas la VNI. Il faut en tenir compte.
Q)
c
:g LÉGISLATION
"O
•Q)
~ Article R. 43 11-5
Vl
c
0 Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
~
"O
UJ actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les ri sques
l.O
0
0
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
N
@
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
...... rage : §35 Su rveillance des foncti ons vitales et maintien de ces
..c
O'l
·;:
>- fonct ions par des moyens non invasifs et n' impliquant pas le
0..

u
0 recours à des méd icaments.

Article R. 43 11-7
L' inf irmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants soit en
application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, so it en applica-
tion d' un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement
établi, daté et signé par un médecin : §30 Vérifi cation du fonction-
nement des appareil s de ventilati on assistée ou du monitorage,
contrôle des différents paramètres et surveillance des patients p la-
cés sous ces appareil s.

----11----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

MATÉRIEL ~
- Cordon d' alimentation .
- Apparei 1 ventilatoire.
- Tubulures annelées.
- Raccords filtre.
- Piège à condensation si non monté d' ori gine sur la tubulure.
- Valve PEP.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Avant le branchement, toujours s'assurer que l'apparei l fo nc -
tionne et que ses paramètres (débit, Fi0 2 , pression positive)
soient conformes aux prescriptions.
- Une survei llance régulière de la Sa02 corrélée à l' état clinique
du patient est indispensable.

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
3. Adapter la valve de PEEP au
.....
..c
O'l
1. Adapter le masque sur la masque.
·;:
>-
0..
tubulure.
0
u

2. Adapter la tubulure sur la 4. M ettre l'araignée sur la tête


machine. du patient.

----·----
Ven tilation non invasive

7. Vue latérale.
5. Poser le masque sur le visage
du patient.

Q) 6. Fixer le masque à l'aide de


c
:g l' araignée. 8. Avec le matériel.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
~ .
Etudiant 1FSI ? 1DE ?
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
UN [Link] RÉFLEXE.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

[Link]
partenaire de cet ouvrage

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

56. AÉROSOL
DÉFINITION w
Nébulisation d' un soluté en fines gouttelettes pour traitement local
des voies aériennes (supérieures ou inférieures) .

INDICATIONS ti
- Pathologies bronchiques (notamment crise d'asthme).
- Pathologies ORL : aérosol de Bompar pour les laryngites, œdè-
mes de Quincke ...

CONTRE-INDICATIONS ~
Chez l' insuffisant respiratoire chronique il vaut mieux réaliser les
nébulisations sous air. En effet, l'hypoxie chronique étant le seul
stimulus de la respiration, en cas de nébulisation sous oxygène, le
risque d'arrêt respiratoire est important.

LÉGISLATION
Q)
c Article R. 4311-5
:g Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
"O
•Q)
~ actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques
Vl
c
0 et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
~
"O ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
UJ
l.O
0
rage : § 18 Administration en aérosols de produits non médica-
0
N menteux.
@
......
"&i
·;: Article R. 4311-7
>-
8 L'infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d' une prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, quai itative et quantitative, datée et signée, soit en applica-
tion d' un protocole écrit, qua i itatif et quantitatif, préalablement
établi, daté et signé par un médecin : §24 Administration en aéro-
sols et pulvérisations de produits médicamenteux.

MATÉRIEL ~
- M anodétendeur à oxygène.
- Tubulure adaptée.
- Masque nébuliseur.

--------· --------
Aérosol

- Seringue de prélèvement.
- Aiguille.
- Sérum physiologique pour dilution.
- Médicaments prescrits.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Surveillance de l'état général, hémodynamique et respiratoire du
patient.
- Possibilité d' expectorations, de toux post-thérapeutiques.
- Certaines nébulisations sont à réaliser à distance des repas car émé-
tisantes .. . (N-actétylcystéine par exemple, odeur désagréable+++).

TECHNIQUE

Lavage des mains.

Q)
c
2 & 3. Y déposer le médica-
:g
"O
•Q)
ment prescrit.
~
Vl
c Diluer au sérum physiologique
0
~ selon le type de traitement
"O
UJ
l.O
(Exemple: ventoline).
0
0
N
@
1. Dévisser le nébuliseur du
~ masque.
O'l
·;:
>-
0..
0
u

4. Emboîter les deux parties du


masque.

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

Le masque doit être maintenu


fermement sur le visage à
l'aide des cordelettes élasti-
ques réglables.

5. Relier la tubulure.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
7 & 8. Mou Ier la patte de nez
@
.....
de façon à parfaire le main-
..c
O'l
·;:
tien .
>-
0..
6. Ouvrir le manodétendeur
0
u jusqu'à obtention d' une nébuli- L'aérosol doit être laissé en
sation franche (léger panache de place jusqu'à arrêt de la nébu-
fumée, qui est généralement lisation, soit une dizaine de
obtenu avec un débit de 6 l/mn). minutes.

--------· --------
Aspiration bronchique

57. ASPIRATION BRONCHIQUE


DÉFINITION w
Acte destiné à aspirer les sécrétions des voies aériennes.

INDICATIONS ti
Réflexes naturels inefficaces ou abolis toux et expectoration
insuffisante.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Traumatisme cranio-facial important chez un patient non intubé.
- Déviation des cloisons nasales.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l' infirmière
accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant à identi-
fier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne
Q)
c et de son environnement et comprenant son information et celle
:g de son entourage : §15 Aspirations des sécrétions d' un patient
"O
•Q)
~ qu'il soit ou non intubé ou trachéotomisé.
Vl
c
0
~
"O
UJ MATÉRIEL (FIG.1) ~
l.O
0
0
N
- Aspiration murale.
@
...... - Détendeur gradué .
..c
O'l
·;:
>- - Tubulures et bocal d'aspiration.
0..
0
u - Saturomètre.
- Flacon de NaCI iso.
- Anesthésique si prescrit (xylocaïne spray).
- Sonde d'aspiration bronchique.
- Gants non stériles à usage unique.
- Compresses non stériles.
- Raccords.

----· ----
IDE Protocol es" - Gestes spécifiques de l'urgence

SURVEILLANCE 1DE wn
- Durant le soin, s'enquérir de l'état d' an xiété du pati ent.
- Surveillance de la fréquence respiratoire, de la saturation en 0 2,
de la présence de grésillements ou râles pulmo naires.
- Absence de nausées, de douleur.
- Aspect de l'aspiration : couleur, texture, quantité, odeur.
- Noter tous ces éléments dans le dossier d e soins et tran smettre
les informations au médecin.

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. M onitorage de la Sa0 2 .
- App réciati on des différents
paramètres hémo dy nami- 3 à 5. Réaliser l'anesthésie
ques et respiratoires avant le locale par pulvéri sation intra-
soin. nasale de Xylocaïne spray (sur
prescription). Vérifi er la per-
- Lavage simple des mains.
méabilité des narines.

--------· --------
Aspiration bronchique

- Expliquer le déroul ement au


patient pendant la prépara-
tion du matéri el.
- Brancher le détendeur sur la
prise de vide.
- Installer le bocal collecteur.
- Brancher les tubulures.
- Ouvrir le flacon de Sérum
Physiologique, y noter la
date et heure d'ouverture.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~ 8 & 9. Adapter la sonde à la
Vl
c
0 tubulure avec le raccord, ou le
~
"O
UJ
stop vide.
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

7. Ouvrir le sachet de la sonde


et la plonger dans le fl acon de
NaC I afin de la lub rifier inté-
ri eur/extéri eur (l' humidité per- 1 O. Couder la tubulure afin de
mettra aux sécrétions de pas- clamper la sonde (si absence
ser p lus fac ilement). de stop vide).

-------· -------
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

sonde dans la narine, perpen-


diculairement au plan de la
face en retroussant le nez.
12 & 13. Réaliser l'aspiration
- Demander au pati ent d'ins- en levant le stop v ide ou la
pirer et pousser la sonde. coudure, lors du retrait de la
- Ne jamais pousser la sonde sonde.
au décours d'une inspiration.

- Rincer la sonde à l' aide du


salé iso.
- Recommencer l' opérati o n
Q)
c jusqu' à diminution ou aboli-
:g t ion des grésill ements dus
"O
•Q)
~
aux sécréti ons.
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

-------· -------
Score de Glasgow

58. SCORE DE GLASGOW


DÉFINITION w
- Le score de Glasgow est une méthode globale d'éva luation de
l'état de conscience. li se cote sur 15 points, en fonction de la
réponse verbale (V), l'ouverture des yeux (Y) et la réponse
motrice (M) .
- Le score de Glasgow se calcule en additionnant Y Met V.
- Un score de glasgow à 15 signe une conscience normale, un état
de mort apparente est coté à 3, un coma nécessitant une intuba-
tion est évalué à 7.

INDICATIONS ~
Toute nécessité d'évaluation de l'état de conscience d'un patient.

CONTRE-INDICATIONS ~
Absolues
Au cune.
Q)
c
:g Relatives
"O
•Q)
~
le score de Glasgow est difficilement cotable chez le petit enfant
Vl
c ainsi que chez le patient aux antécédents neurologiques lourds.
0
~
"O
Dans ce cas, utiliser plutôt le score de Ramsay.
UJ
l.O
0
0
N
@
LÉGISLATION f-_
......
..c
O'l
Article R. 43 11-5
·;:
>-
0..
0
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
u actes ou dispense les soins su ivants(. .. ): §19 Recueil des obser-
vations de toute nature susceptibles de concourir à la connais-
sance de l'état de santé de la personne et appréciation des princi-
paux paramètres servant à sa su rveillance( ... ) réflexes de défense
cutanée, observations des manifestations de l'état de consc ience
( .. .).

MATÉRIEL X
Aucun.

- - - -11- - - -
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

SURVEILLANCE 1DE Gb/'


- Surveillance régulière de l'évolution.
- Communication immédiate avec le médecin.
- Le score de Glasgow a été inventé pour quantifier la profondeur
des comas traumatiques. Il faut savoir l' adapter aux autres origi-
nes de troubles de la conscience :
. Une hypoglycémie majeure peut donner un Glasgow à 5-6,
mais l' intubation n'est pas indiquée pour autant.
. Une intoxication aux Tricycliques avec un Glasgow à 9 est, en
général, à intuber rapidement.

TECHNIQUE

Toutes les cotations se font au meilleur des réponses et après


bonne stimulation.

1) L'ouverture des yeux :

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0 Elle est spontanée: Y=4 pts.
u

Ouverture des yeux à la demande: Y=3 points.

----· ----
Score de Glasgow

Ouverture des yeux après une stimul ation nocicepti ve: Y=2 pts.

Aucune ouverture des yeux malgré la stimul ati on nociceptive :


Y=l pt.
2) Réponse verbale après stimulation :
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u Fluence spontanée orientée ou après stimulation simple : V=5 pts.

Réponse confuse : V= 4 pts.

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

Réponse incohérente, non sens : V= 3 pts.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O Inintelligible : V=2 pts.
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

Pas de réponse : V=l pt.

----· ----
Score de Glasgow

3) Réponse motrice :

Réponse motrice sur ordre simple M = 6.

Réponse orientée à la douleur M = 5.


Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u Réponse non orientée à la douleur M = 4.

Réponse en décorti cation M = 3.

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

Q)
c
Ré ponse e n dé cé ré bration M = 2.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

Ré ponse nulle M = 1 .

----· ----
EntraÎnement é/ectro-systolique externe

59. ENTRAÎNEMENT ELECTRO-


SYSTOLIQUE EXTERNE
DÉFINITION w
Mise en place d'une machine électrique délivrant de petits chocs
électriques rythmés, par voie transcutanée, induisant une systole.

INDICATIONS ~
Troubles de la conduction, généralement après échec des tentati-
ves d'accélération médicamenteuses et devant l' impossibilité de
pose d'un système endocavitaire.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Parfois irréalisable chez le sujet obèse.
- Attention, les chocs sont parfois ressentis de façon très désagréa-
ble par le patient, rendant une sédation nécessaire et de temps à
autre l'anesthésie générale obligatoire.

Q)
LÉGISLATION
c
:g Article R. 4317 -10
"O
•Q)
~ L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
Vl
c
0
techniques suivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
~ face à des situations d' urgence vitale.
"O
UJ
l.O
0
0
N MATÉRIEL X
@
.....
..c - Entraîneur ESE .
O'l
·;:
>-
0.. - Patches adaptés.
0
u
- Scope et électrodes.
- Défibrillateur et matériel de réanimation à proximité.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Les électrodes du scope doivent être placées à distance des pat-
ches afin d'éviter les perturbations dues aux contractions des
muscles pectoraux.
- L'efficacité du système doit être évaluée par la présence d' un spike
suivi d'un QRS, d'une onde T ample et d'un retour iso électrique.

----· ----
IDE Protocol es" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

1 & 2. Les patc hes d' entraîne -


me nt e lectro systoliques se
pose nt sur un patient scopé.

Q)
c 6, 7 & 8. Da ns notre exemple,
:g l'entraînement é lectro systolique
"O 3. Raser afin d'assure r un bo n
•Q)
est inclus a u scope défibrill ateur
~
contact et a insi réduire l' impé -
Vl
c (LI FE PACK 12®). Les patches
0 da nce tho racique .
~
"O
sont branchés sur le scope.
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

4. Le patch 1 (négatif) est posé


en regard du mamelon gauche, 9. 11 reste à choisir l'intensité
à l'apex, e n regard de V3 V4. du coura nt dé livré.

5. Le patch 2 (positif) est posé


sous l'omoplate. 1 O. Et la fréquence voulue.

------------· ------------
Réflexes pupillaires

60. RÉFLEXES PUPILLAIRES


DÉFINITION w
Technique permettant d'explorer la troisi ème paire de nerfs crân iens.

INDICATIONS ~
- Examens neurologiques.
- Surveillance clinique d'une pathologie neurologique évolutive
(traumatisme crân ien, hémorragie méningée, AVC hémorragi -
que, syndrome d'hypertension intracranienne ... )
- Intoxications médicamenteuses (par exemple : les tricycliques
donnent une mydriase, les morphiniques un myosis ... )
- Coma, perte de connaissance.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

Q)
c
LÉGISLATION
:g
"O
•Q) Article R. 43 7 7-5
~
Vl
c
0
- Dans le cadre de son rôl e propre( ... ). §19 Recueil des observa-
~ tions de toute nature susceptibles de concourir à la connaissance
"O
UJ
l.O
0
de l'état de santé de la personne et appréciation des principaux
0
N paramètres servant à sa su rveillance:( .. . ) réflexes pupillaires (... ).
@
......
..c
·[ MATÉRIEL ~
o..
8 Source de lumière puissante et foca lisée.

SURVEILLANCE 1DE ~
Les réflexes photomoteurs ne doivent pas fai re oublier de recher-
cher d'autres signes, comme une perte totale ou partielle de
motric ité, troub les de l'équilibre, de l'élocution, désorientation,
confusion ...

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

Dans une pièce normo-éclairée, observez le diamètre des


pupilles, puis soumettez une des deux pupilles à la source
lumineuse. Normalement, la lumière intense provoque un
myosis bilatéral symétrique. Testez ensuite l'autre pupille.
Toute asymétrie, myosis ou mydriase à l'éclairage ambiant,
perte de l'accommodation doit faire appeler un médecin
immédiatement.

Notre exemple :

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0.. 1 & 2. Myosis bilatéral induit par une source de lumière chez
0
u un patient sain.

3. Anisocorie chez une patiente présentant un hématome extra-durai.

----· ----
Maintenir un enfant

61. MAINTENIR UN ENFANT


DÉFINITION w
Contention d'un enfant afin d'éviter tous mouvements brusques
pouvant être à l'origine d ' un accident au décours d' un soin .

INDICATIONS i:;i
Jeune enfant non compliant aux soins.

CONTRE-INDICATIONS ~
Suspicions de fractures .

LÉGISLATION r-
- Accord des parents indispensable.
- La contention se fait exclusivement sur prescription médicale. Il
est conseillé de réaliser ce geste à deux pour éviter les mésinter-
prétations qui pourraient en découler.

Article R. 4311 - 13
Q)
c Les actes concernant les enfants de la naissance à l'adolescence,
:g et en particulier ceux ci-dessous énumérés, sont dispensés en prio-
"O
•Q)
~ rité par un(e) infirmier(ère) titulaire du diplôme d'État de puéricul-
Vl
c
0
trice et l'infirmier(ère) ou l' infirmier(ère) en cours de formation
~
"O préparant à ce diplôme (. .. ).
UJ
l.O
0
0
N
MATÉRIEL X
@
......
..c
O'l
- Alèze .
·;:
>-
0.. - Brancard.
0
u

SURVEILLANCE 1DE ~
- L'alèze ne doit évidemment pas être trop serrée.
- Le temps de contention sera réduit au strict minimum néces-
saire à la réa lisation du soin.
- Une attention particulière doit être portée à la communication
avec l'enfant. Instaurer une relation de confiance est en effet pri-
mordial pour la suite des soins.
L'utilisation de Benzodiazépine intra-nasale, à défaut d'éviter la
contention, perm et de l'améliorer grandement.

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

TECHNIQUE

- lnstal Ier une alèze sur le


brancard.
- Informer l'enfant du geste :
même si celui-ci est oppo-
sant, i 1est essentiel de garder
une communicati on avec le
petit pati ent.

1. Installer l'enfant sur l'alèze.


- Placer les bras le long du
corps.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
4 à 6. Réaliser un second
0
0 enroulement avec l'autre côté
N
@ de l' alèze.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

7. Ainsi maintenu, un soignant


2 & 3. Enrouler un côté de peut immobiliser délicatement
l'alèze sous le flanc opposé du la tête afin que l' opérateur réa-
patient. lise les soins nécessaires.

----· ----
Sutures

62. SUTURES
DÉF1N1T10N m
Méthode de fermeture d'une plaie bord à bord afin d' optimiser sa
cicatrisation.

INDICATIONS ti
- Plaie non infectée, sans corps étranger.
- Les plaies complexes, avec lésions internes (tendons, etc.) ou
douteuses sont à explorer au bloc opératoire.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Présence de corps étranger sans évacuation.
- Infection locale non traitée.
- Plaie datant de plus de 6 h, c'est-à-dire déjà colonisée par les
bactéries.

LÉGISLATION
Q)
c
Le décret 2004 -802 du 29/07/04 ne précise rien quand aux sutu-
:g
"O
•Q)
res. L'infirmier(ère) apportera donc son aide et sa collaboration à
~
Vl
la réalisation de l'acte par le médecin.
c
0
~
"O
UJ
l.O
MATÉRIEL (FIG.1) ~
0
0
N 1. Gants stériles adaptés à l' opérateur.
@
...... 2. Seringue de 10 cc pour l'anesthésie .
..c
O'l
·;:
>-
0.. 3. Anesthésiant (lidocaïne 1% ou 2% suivant prescription)
0
u
4. Aiguille SC.
5. Set à suture (plateau stérile avec pinces, ciseaux et cupules).
6. Champs stériles (1 pour adaptable, non troué, 1 troué pour la
plaie.)
7. Antiseptique selon protocole.
8. Éclairage adapté.
9. Compresses stériles.
1O. Tabouret pour l'opérateur.
11. Poubelle et container à aiguilles.

----· ----
IDE Protocoles" - Gestes spécifiques de l'urgence

12. Pansement stérile adapté à la plaie.


13. Aiguille sertie droite ou courbe, Vicryl ou Ethylon taille varia-
ble, résorbable ou non, précisé par le médecin.

SURVEILLANCE 1DE 6b/'


- Évaluation de la douleur.
- État du pansement.
- Conseils au patient pour la surveillance de la plaie, avant retour
au domicile (rougeur, chaleur, écoulement, hyperthermie ... ).

TECHNIQUE

Q)
c
1. M atéri el.
:g
"O
•Q)
~ - Insta ll ation du pati ent. 2, 3 & 4. Pendant que I' opé-
Vl
c
0
rateur se lave les mains, met-
~
"O
tre le branca rd à hauteu r,
UJ
l.O l'éclairage.
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

5. L'opérateur ouvre son set


en le laissant d ans son sachet
stéril e ou en le posant sur un
c hamp stéril e sur l' adaptabl e.

----· ----
Sutures

- L'opéra te ur dési nfec te a'


nouveau son champ.

6. V erser le désinfectant et
l'anesthésiant dans les cupu-
les stéril es .

7. D és infecti o n de la zone à
Q)
c suture r.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
8. Anesth és ie loca le.

10 à 12. Réalisati on de la
suture point par point.

9 . Passer les gants puis le - Referme r ensuite avec un


champ stérile troué. pansement selon prescription.

-------· -------
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
-X-
MATÉRIEL SPÉCIFIQUE
DE L,URGENCE
63. Chariot d'urgence .... . ... . ... . ................ 218
64. Utilisation du défibrillateur .... . . . .. . . . ......... 223
Q)
c
65. Cardioscope de transport .... . . . Q . . . . . ...... . . . 226
:g •
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

71. Pantalon anti-choc

11
Madame votre mari a besoin de repos. j'ai porté sur /'ordonnance
1

un tranquillisant. Vous en prendrez quatre comprimés par jour.''


(Bernard Shaw)
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

63. CHARIOT D'URGENCE


DÉFINITION w
Chariot mobile d'urgence et de réanimation contenant dans un
espace prédéfini et standardisé l'ensemble du matériel, des dro-
gues et dispositifs médicaux nécessaires à la prise en charge
immédiate d'une urgence vitale.

INDICATIONS ti
Doit être présent dans tous les services.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
- Recommandations de la SFAR.
- Articles L665-6, R665-62 et R665-64 du code de la santé publi-
que : Obligation de matériovigilance et de pharmacovigil ance.
Q)
c
:g MATÉRIEL X
"O
•Q)
~
Vl
c
Nota : les listes sont indicatives et non exhaustives.
0
~
"O
Tout chariot d'urgence digne de ce nom doit:
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

--------·--------
Chariot d'urgence

- Être mobile et disposer d'un système de frein (fig.1 & 2).

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N - Disposer d'une fermeture standardisée protégée par un système
@
.....
..c
de mouchard d'ouverture (plombage numéroté) (fig. 3) .
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel spécifique de l'urgence

- Disposer d'un plan dur mobile pour MCE (fig. 4).


- Disposer d' un emplacement destiné à recevoi r scope et défibril-
lateur manuel (et son gel) (fig.5).

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c - Disposer d' un sac contenant BAVU et masques de différentes tailles .
O'l
·;:
>-
0..
0
u
- Disposer d ' un porte-boutei lle d'0 2 et de la bouteille (fig.6).
- Disposer d ' un aspirateur autonome.
- Disposer d ' un tensiomètre adulte et pédiatrique.
- Di sposer d ' un PSE double si possible.
- Disposer de cordons d'alimentation avec rallonge sur multiprise
équipée du pass pour réseau groupe électrogène (adaptateur rouge).
- Disposer de tiroirs clairement identifiables :

Tiroir Airway (fig. 7)


- M atériel d' intubation ventilatio n.

----·----
Chariot d'urgence

- Laryngoscope.
- Lames de différentes tailles.
- Piles de rechanges.
- Canules de Guedel.
- Lunettes de protection.
- Masque à haute concentration.
- Filtres.
- Stéthoscope.

Tiroir drogues (fig. 8)


- Adrénaline.
- Antagonistes courants
(anexate, naloxone, acétylcys-
téine, sulfate de protamine ... )
- G30.
- EPPI.
- Corticoïdes.
- Sédatifs.
Q)
c - Morphinomimétiques et autres antalgiques.
:g
"O
•Q) - Antihypertenseurs.
~
Vl
c - Dérivés nitrés.
0
~
"O
UJ
- Anesthésiants locaux.
l.O
0
0
- Diurétiques.
N
@ - Anxiolytiques.
......
..c
O'l
·;: - Amines sympathomimétiques.
>-
0..

u
0 - Hypnotiques.

Tiroir de perfusion (fig. 9)


- Cathéter de toutes tailles.
- Épicrâniennes.
- Corps de pompe, adaptateur
et tubes d' analyses.
- Cathéter pour voie centrale.
- Gants stériles et non stériles.
- Antiseptiques.

----111----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

- Tubulures.
- Blood Pump.
- Poche de contre-pression.
- Rampes, robinets.
- Seringues à PSE.
- Prolongateurs.

Tiroir des solutés (fig.10)


- Cristalloïdes (Ri nger, Na Cl
iso, NaCI hyper) .
- Colloïdes : gélatines (plas-
mion ... ), HEA (Voluven .. .)
voire dextrans (rare, devient
désuet).
- Bicarbonates iso et hypertoni-
que.
- Lactate.

Q)
c Tiroir de drainage
:g
"O
•Q) - Matériel pour sondages gastriques, urinaires.
~
Vl
c - Matériel pour drainage ou exsufflation thoracique.
0
~
"O
UJ
- Fils à sutures.
l.O
0
0
- Pinces stériles.
N
@ - Bistouris.
.....
..c
O'l
·;: - Champs stériles.
>-
0..
0
u - Seringues de gavage.
- Poche à urine de toute contenance.
- Sonde de Blackmoore.
- Gels lubrifiants et/ou anesthésiants.

SURVEILLANCE 1DE ~
Le rôl e de l' infirmier(ère) est primordial: ll (elle) a le devoir de s' as-
surer que chaque personne connaisse l'emplacement du chariot
et son organisation ... Ce n'est pas lors d'une RCP que l'on recher-
che désespérément adré, aiguille et seringue.

----·----
Utilisation du défibrillateur

64. UTI LI SATI ON


DU DÉFI BRI LLATEU R
DÉFINITION w
- Appareil électrique destiné à la délivrance d ' un choc électrique
externe dont la puissance est réglable.
- Le but de ce choc est de sidérer les cellules myocardiques per-
mettant un redémarrage synchrone de leur activité électrique.

INDICATIONS ~
- Fibrillation ventri cu laire au décours d'un arrêt cardi aque.
- Tous troubles du rythme mal supportés, dans ce cas après une
brève anesthésie générale.

CONTRE-INDICATIONS ~
Relatives : pacemaker, intoxication digitalique et hypoka liém ie,
hypothermi e profonde avec fibrillation ventricu lai re (dans ce cas
le réchauffement est la première urgence).
Q)
c
:g
"O
•Q) LÉGISLATION
~
Vl
c Article R. 4311-9
0
~
"O
UJ
- L'infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur p rescri ption médi-
l.O
0 cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes
0
N et soins suivants, à condition qu' un médecin puisse interven ir à
@
......
..c
tout moment: §7 Utilisation d ' un défibrillateur manuel.
O'l
·;:
>-
0..
- À noter que nous ne parlons pas ici du défibrillateur semi-auto-
u
0
matique qui lui, est inclus dans les actes li stés en R.4311-5,
1 r alinéa.

MATÉRIEL ){
- Gel conducteur, cardioscope.
- Sédation si patient conscient (généralement hypnomidate car
peu d'effets hémodynamiques).
- Réaliser une bonne oxygénatio n préalable. Prévoir le matériel en
conséquence.

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel spécifique de l'urgence

SURVEILLANCE 1DE ~
- Retirer les patches nitrés (risque explosif).
- S' assurer que le patient ne touche pas de métal (risque de brû-
lure au point de contact) .
- De même, faire attention lors des réanimations en milieu aquati-
que: bien essuyer le torse des noyés à défibriller. Le réanimateur
évitera de se mettre à genoux dans une flaque d'eau pour déli-
vrer son choc. ..

TECHNIQUE

- Patient torse nu (découper les


vêtements si besoin), scopé.
(installer les pastilles à au moins
10 cm des zones de choc).

4. La pâte doit être harmo-


nieusement répartie pour évi-
ter les brûlures.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
5. Régler l'intensité du choc
>-
0..
0
grâce à la mollette (en général,
u
1 & 2. Mettre de la pâte de 1 à 6 Joules/kg).
conductrice.

6. Charger en appuyant sur le


3. Frotter les deux palettes l'une bouton jaune. Un son aigu
contre l'autre pour étaler la pâte. signe la mise en charge.

----·----
Utilisation du déf ibrillateur

Toujours signaler à haute voix


l'imminence du choc.
- Le c hoc do it être déliv ré en
exerçant une pression sur
le thorax, bras tendus, et
no n en posant si mp lement
les pa lettes, afin de dim i-
nuer l' impédance t rans-
th o raciq ue.

7. U ne fois chargé, le défibril- - De même, délivrer le choc


en fin d'expiration (en
lateur indique qu' il est prêt à
dehors de l' arrêt cardiaque).
délivrer le choc.

Q)
c
:g 8. Placer les deux palettes aux
"O
•Q) endro its indiqués : la prem ière
~
Vl
en sous-claviculaire droit, 1 O. Exemp le de tracé de fib ril -
c
0 lation ventriculaire à grosses
~
"O
l'autre sur l' apex (Se espace mailles.
UJ
l.O
intercostal gauche).
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

9. Autre vue. Une fo is prêt,


après avoir vérifié que per-
sonne ne touche le patient, le
choc est délivré en appuyant
simultanément sur les boutons
"choc" des deux palettes.

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

65. CARDIOSCOPE DE TRANSPORT


DÉF1N1T10N m
Appareil électroniqu e transportab le, fonctionnant sur batteries,
destiné à visu aliser l'activité électriqu e cardiaque.

INDICATIONS ~
Tous transports sanitaires médicalisés.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins su ivants visant à identifier les risques
et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
Q)
c rage.
:g - §19 Recueil des observations de toute nature susceptibl es de
"O
•Q)
~
concourir à la con naissance de l'état de santé de la personne et
Vl
c
0
appréciation des principaux paramètres servant à sa su rveill ance
~
"O - §35 Surveillance des fonctions v itales et maintien de ces fonc-
UJ
l.O
0
tions par des moyens non invasifs et n' imp liquant pas le recours
0
N à des médicaments.
@
.....
..c Articles L665-6, R665-62 et R665-64 du code de la santé publi-
O'l
·;:
>- que: devoir de matériovigilance de l' infirmier comme de tout p ro-
0..
0
u fessio nnel de santé.

MATÉRIEL )(
- Cardi oscope (batteries chargées !) (fig.1 ).
- Cordon d 'alimentation (afi n d'économiser les batteries s1 une
prise est accessible pendant le transfert).
- Cordon scope.
- Électrodes autocoll antes.
- Éventuel rasoir pou r dépil ation.

----·----
Cardioscope de transport

SURVEILLANCE 1DE ~
Surveillance du tracé devant faire appeler le médecin au moindre
doute (attention, ceci ne signifie pas que l' infirmier(ère) est habi-
lité(e) à interpréter un tracé ECG) .
Surveillance du bon positionnement et de la bonne tenue des
électrodes.

TECHNIQUE

1. Cardioscope.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
2. Consommables : électrodes, patc hes d'entraînement, kit
@
.....
pression artéri elle, fils de scopes, rasoir .. .
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Un pati ent est scopé de la même façon qu'on place les élec-
trodes pour un ECG : voir la fi c he 14 dédiée.

En cas de scope "3 brin s" : mettre une é lectrode sur c haque
épaule, la dernière en sous-mamellonaire gauc he.

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

66. RESPIRATEUR DE TRANSPORT


EXEMPLE DE L'OXYLOG 2000®
DÉFINITION w
- Appareil électromécanique destin é à réaliser une ventilati on
assistée ou contrôl ée.
- li fonctionne à l'aide de batteri es ou, pour les plus simples, de
manière pneumatique.

INDICATIONS ~
Pour tout transport de patient intubé ventilé.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Pneumothorax non drainé ou non surveillé.
- L' intubati on d' un patient instable peut être contre-indiquée chez
certains malades. En effet, si ce dernier est porteur d' une patho-
logie en phase termin ale, l' appo rt d' une int ubati on et d ' un séjour
en réanimati on est discutable.
Q)
c - À contrari o, un pati ent victime d' une patho logie traumatique
:g que l'on sait être fatale (suic ide par arme à feu avec délabrement
"O
•Q)
~
cérébral. . .), peut bénéfi c ier d' une intubati on ventil ation qu i
Vl
c repoussera l' issue fatale et permettra un éventuel don d' organe.
0
~
"O
UJ
l.O
0
LÉGISLATION " -
0
N
Article R. 43 11 -5
@
~ Dans le cadre de son rôle p ropre, l' infirmier(ère) accomplit les
·~ actes ou dispense les soins sui vants vi sant à identifier les risques
8 et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son envi-
ronnement et comprenant son information et celle de son entou-
rage:
- §19 Recueil des observati ons de toute nature susceptib les de
concourir à la connaissance de l' état de santé de la personne et
app réc iati on des p rin cipaux paramètres servant à sa surveill ance.
- §35 Surveill ance des fo nctions v itales et maint ien de ces fonc-
ti ons par des moyens non invasifs et n' imp liquant pas le recours
à des médicaments.
Articles L665-6, R665-62 et R665-64 du code de la santé publi-
que: devoir de matériovigilance de l' infirmi er comme de tout pro-
fessio nnel de santé.

--------·--------
Respirateur de transport

MATÉRIEL (FIG.1) X
- Bonbonne d'oxygène (Vérifier l'autonomie !).
- Cordon d 'alimentation (afin de ne pas décharger la batterie en
l'attente du transport).
- Tuyaux annelés de raccord.
- Filtre.
- Raccord 0 2 •
- Saturomètre pour vérifier l'efficacité de la ventilati on.
- Capnomètre si possible.
- Stéthoscope.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Surveillance de la fixation de la sonde d 'intubation, de l 'absence
de fuites sur le c ircuit.
- Surveillance de l 'état de sédation du patient, d 'absence de signes
de lutte contre le système.
- Surveillance des paramètres hémodynamiques à corréler à l'état clinique.
- Vérification, après chaque mobilisation du patient, de l' absence
de déplacement de la sonde d ' intubation.
- À chaque mobilisation, une personne est dédiée au maintien de
Q)
la sonde d'intubation.
c
:g - Cette machine, un peu ancienne, permet également de réal iser une
"O
•Q) VS PEP, qui est la forme la plus basique de ventilation non invasive.
~
Vl
c
0
~
"O
UJ TECHNIQUE
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Raccorder le tuyau à oxy-


gène au respirateur.

1. M atéri el.

4. Raccorder l'autre extrémité


2. Ouvrir la bouteille d'02 . du tuyau sur la bouteille.

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

1 O. Régler le volume courant


(sur prescripti on). Au x alen-
tours de 8 à 10 ml/ kg.

11. Sélectionner la Fi0 2 : 60 %


ou 1OO %. Sur prescription.
6. Premier tuyau : sera relié au
filtre qui, lui-même, sera bran-
ché sur la sonde d'intubation.

12. Mettre l'appareil sous tension.


Q)
c
:g
"O
•Q)
~ 7. Second tuyau : permettant
Vl
c
0 de mesurer les pressions.
~
"O
UJ 13. Toujo urs tester la bonne
l.O
0
0 poussée du respirateur avant
N
@ de le brancher.
......
..c
O'l
·;:
Il existe 3 autres boutons sur la
>-
0..
0
façade avant. De gauche à
u
droite: ils permettent de régler:
- Le rapport Inspirati o n sur
Expiratio n (de base 1/2).
- Limite de l'alarme de pres-
sion haute.
- La Pression Expiratoire Positive.
Il existe un quatrième bouton en
regard de l'écran LCD permettant
9. Régler la fréquence respiratoire de faire défiler les informations de
(sur prescription). Chez l'adulte, ventilation du patient (volume
aux alentours de 15 cycles/min. courant réel, fréquence respira-
toire, pressions basse et haute).

----·----
Utilisation d'un PSE

67. UTILISATION D'UN PSE


DÉFINITION w
Système électromécanique destiné à perfuser avec un débit très
préc is, un médicament préparé dans une seringue de 10 à 50 ml.

INDICATIONS ~
Administration thérapeutique devant être faite de manière précise
tant en volume qu'en durée d' administration.

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION
Il n'existe pas de précision quand au PSE (pousse seringue électri-
que) au sein du décret 2004-802 du 29/07/04. Toutefois, l' infirmière
se doit de savoir utiliser les techniques et matériels nécessaires à
l'exercice de sa fonction, et de mettre à jour ses connaissances :

Article R. 43 72- 70
Q)
c Pour garantir la qualité des soins qu' il dispense et la sécurité du
:g patient, l' infirmier(ère) a le devoir d'actualiser et de perfectionner
"O
•Q)
~
ses con naissances profess ionnelles. (... )
Vl
c
MATÉRIEL ~
0
~
"O
UJ
l.O
0
1. Seringue (50 ml généralement).
0
N
@
2. Tubulure spécifique pour pousse-seringue.
......
..c
O'l
3. Robin et trois voies sur la voie d 'abord .
·;:
>-
0..
0
4. Le pousse-seringue (notre exemple : le PSE " Program 2" de
u
Becton Dickin son).

SURVEILLANCE 1DE ~
- À noter sur ce modèle, et sur de nombreux autres également, la
présence d' une option de durée de perfusion. Laissée par défaut
à zéro, indique une perfusion à durée illimitée.
- Ne jamais fa ire confi ance à un appareil : l' infirmier(ère) a un devoir
de matériovigilance et doit contrôler l'avancée effective du piston
au bout de la première heure d' utilisation et régulièrement ensuite.
- Le PSE peut aussi s'appeler SAP (Seringue Auto-Pousseuse).

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

TECHNIQUE

- Nous considérons la serin-


gue pré-remplie et les calculs
de débit effectués.
- Toujours en pré-requis, les
manipulations doivent se
faire après lavage des mains,
sans montre ou bijoux,
contrairement à nos photos
qui n'ont été prises que pour
l'i llustration. Le câble électri-
que doit être branché ou les
4. Tourner la mollette de
batteries pleines.
débrayage à l'a rrière du
pousse-seringue.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
5. Adapter le piston à la taille
@
.....
de la seringue.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

3. Ouvrir le loquet. 6. Ouvrir le verrou postéri eur.

----·----
Utilisation d'un PSE

11. A dapter la tubulure du


po usse-seringue sur la perfusion.
7. Adapter la seringue. Tourner
la mo lette de débrayage de
façon à venir en butée contre le
p isto n de la seringue.

12. M ettre en marche I' apparei 1.

8. Fermer le verrou postérieur. 13. Sélectionner le type de serin-


Q)
c gue. D ans notre exem p le, la
:g sélection du bon type de seringue
"O
•Q)
~
se fait par un code dont la corres-
Vl
c pondance se trouve sur le plateau
0
~
"O
supérieur. Par exemp le, code 3 =
UJ
l.O Braun 60 ml, puis va lider.
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1 O. Fermer le verrou de 15. Valider pou r déb uter la


débrayage. perfusion.

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

68. BLOOD PUMP


DÉFINITION w
Système de tubulures stéril es à usage unique muni d ' un dispositif
d'accélérati on manuel du soluté pour perfusion rapide.

INDICATIONS ~
Toutes indicati ons nécessitant un rempli ssage vasculaire rapide.

CONTRE-INDICATIONS ~
Insuffisance cardi aque.

LÉGISLATION - -
Il n'ex iste pas de précision quand au Blood Pump au sein du
décret 2004-802 du 29/07/04. Toutefois, l' infirmière se do it de
savo ir utiliser les techniques et matéri els nécessa ires à l' exercice
de sa foncti on, et de mettre à j our ses connaissances :

Q)
Article R. 43 12- 10
c
:g Pour garantir la qualité des soins qu' il dispense et la sécu ri té du
"O
•Q) pati ent, l' infirmier(ère) a le devoir d'actu aliser et de perfectionner
~
Vl
c
ses connaissances professionnelles. (... )
0
~
"O
UJ
l.O
0
MATÉRIEL ){
0
N
@
- Poche de so luté à perfu ser.
.....
..c
O'l - Ligne Blood Pu mp .
·;:
>-
0..
0
- Vo ie veineuse posée sur le pati ent munie d ' un rob inet 3 vo ies.
u
- Gants non stériles à usage unique.

SURVEILLANCE 1DE 6b/'


- Surveill ance +++ de la qualité de l'abord veineux.
- Idéalement, di sposer toujours d' une seconde voie d' abord, avec
un cathéter d' un calib re suffisant (min 18 G).
- Une Blood Pump mal préparée ou survei llée expose au risque
d'embolie gazeuse.

----·----
Bfood pump

TECHNIQUE

NB : la poche a été colorée


pour plus de lisibilité.

1. M atériel.
- Après lavage des mains et
port de gants.

5 & 6. Faire le niveau dans le


Q)
c 2. Retirer l'embout protecteur de piège.
:g
"O
la zone de ponction de la poche. ~---------
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
8 3. Insérer le mandrin de la 7. M onter la ligne de faço n à
ligne sur le site prévu à cet tenir la poire d'hyperpression
effet. Ouvrir ou non la pri se à l'envers légèrement au-des-
d'air sui vant le type de flacon. sus du niveau du pi ège.

4. Clamper la 1igne. 8. Déclamper.

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

13. Relier au patient à l' aide


d' un robinet 3 voies disponible.

1O. Prendre bien garde à en chas-


ser entièrement l'air. La pompe
est alors remplie de bas en haut
(seul point difficile et indispensa-
ble à respecter du geste).

Q) 14. Avant la mise en surpres-


c
:g sion, penser à orienter le robi-
"O
•Q) net de façon à éviter un reflux
~
Vl
c
dans les autres solutés en cours.
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

. .
m ise en surpression
s'effectue en pressant la poire.

12. Clamper.

----·----
Entonox

69. ENTONOX
DÉF1N1T10N m
Gaz volatil constitué d' un mélange équimolaire de protoxyde
d'azote et d'oxygène dont la particularité est d'avoir des effets
analgésiants morphinomimétiques et d' un fort pouvoir potentiali-
sant des anesthésiques et antalgiques.

INDICATIONS ~
- Traumatisme périph érique douloureux en première intention,
notamment chez le patient non perfusé.
- Particu 1ièrement utile chez l'enfant.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Traumatisme crânien grave.
- Traumatisme des organes creux (pneumopéritoine, pneumothorax).
- H émoglobinopath ies : drépanocytose, thal assémie.

LÉGISLATION -1-
Article R. 43 11-7
Q)
c
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes su ivants soit en
:g
"O
•Q)
application d' une prescription médica le (... ) daté et signé par un
~
Vl
médecin : §6 Administration des médicaments sans préjudice des
c
~
0 dispositions prévues à l'article R. 4311 -6 .
"O
UJ
l.O
0 MATÉRIEL (FIG. 1) X
0
N
@
1. Bal lon, tubulure.
......
..c 2. Détenteur sur bouteille.
O'l
·;:
>-
0..
0
3. Bouteille du mélange protoxyde d'azote-oxygène (logo bleu-blanc).
u
4. Filtre et embout, masque adapté.

SURVEILLANCE 1DE ~
- Coloration des téguments, conscience.
- Survei llance de symptômes d'exc itation, ou au contraire d'en-
dormi ssement, vom issements possibles à la fin de l' ad ministra-
tion, surtout si celle-ci a été longue.
- li est touj ours préférab le d'oxygéner le patient en 0 2 pure quel-
ques minutes à la fin d' une inhalatio n longue d' ENTONOX pour
éviter l'effet Finck (hypoxémie de d iffusion).

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel spécifique de l'urgence

TECHNIQUE

1. Matériel.
- Contrôle de la validité de la
bonbonne et de son autonomie.
- Relier le ballon à la bonbonne.

5 & 6. Gonfler le ballon.

Q)
c
:g 2. Monter le filtre.
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

7 & 8. Administration au patient :


a. Bien positionner le masque
sur le visage du pati ent afin
d 'être bien étanche.
3 & 4. Monter le masque sur la b. Le ballon doit se gonfler et
valve (attention à bien respec- se dégonfler, régler le débit
ter le schéma de montage). pour obtenir le bon résultat.

--------·--------
Attelle de Donway

70. ATTELLE DE DONWAY®


DÉFINITION w
Pose d'un dispositif d' immobilisation et de traction du membre
inférieur de marque Donway®.

INDICATIONS ~
Fracture du fémur.

CONTRE-INDICATIONS ~
Une bonne sédation est nécessaire pour la mise en place de l'attelle.

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
L' infirmier(ère) est hab ilité(e) à accomplir sur prescription médi -
cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suivants, à condition qu'un médecin p uisse intervenir à tout
moment: §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
Q)
c
:g Article R. 4311-10
"O
•Q)
~ L'infirmier(ère) partic ipe à la mise en œuvre par le médecin des
Vl
c
0
techniques suivantes : §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
~ réduction.
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
MATÉRIEL (FIG.1) ~
......
..c
O'l
- Attelle de Donway®.
·;:
>-
0..
0
- Photo 1 : modèle adulte à gauche, enfant à droite.
u

SURVEILLANCE 1DE ~
- Vérifier la bonne position des sangles, l' absence de compression,
la bonne vascularisation du membre.
- Contrôler régu lièrement la pression prescrite.

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

TECHNIQUE

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

9. Ouvrir la fixation de pied.


3 & 4. Fixer l'arceau su r le

membre inférieur sur l'attelle.

----·----
Attelle de Donway

11. Bien positionner l'arceau 14 & 15. Fixer les sangles de


de c ui sse en b utée su r jambe et de genou.
l' ischion.

Q)
16. Positionner le pied sur la
c
partie prévue.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

1 7 & 18. Fixer les sangles de


pied.

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

19 & 20. Pomper jusqu'à obte-


nir une pression suffisante.

24. Surélever le pied grâce à


Q)
c la c ale.
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

22. Vérifier que le pied est


bien maintenu.

----·----
Pantalon anti-choc

71. PANTALON ANTl-CHOC


DÉFINITION w
Aussi appelé MAST (Medical Anti-Shock Trouser), le pantalon
anti-choc sert à comprimer l'espace sous-diaphragmatique. Il est
composé de deux compartiments pour les membres inférieurs et
d'un compartiment abdominal.

INDICATIONS ti
Optimisation de la volémie "utile", afin d'améliorer la vascularisa-
tion des organes nobles, notamment dans le cadre :
- d'hémorragie sous-diaphragmatique.
- de ruptures de GEU, fractures hépatosplén iques, rupture d'ané-
vrisme de l'aorte abdominale.
- de fractures du bassin,
- de délabrement des membres inféri eurs avec hémorragies en
nappe non contrô lables .
- de multi fractures des membres inférieurs. Dans ce cas le PAC sert d'attelle.

Q)
c
CONTRE-INDICATIONS ~
:g - Hémorragie sus-diaphragmatique.
"O
•Q)
~
Vl
- Suspicion de hernie diaphragmatique chez le polytraumatisé.
c
~
0
- Le fa it de gonfler les différents compartim ents est douloureux. Il
"O
UJ convien t de réaliser une bonne sédation des malades, qui abou-
l.O
0
0 tit quasi inévitablement à une intubation-ventilation.
N
@
......
- Insuffisance cardi aque gauche.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
LÉGISLATION . -
u
Article R. 4317 - 70
L' infi rmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
techniques su ivantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de fa ire
face à des situations d' urgence vitale.

MATÉRIEL ~
1. Pantalon Anti-Choc (PAC) (fig. 1).
2. Nécessaire à perfusion: en effet, l' utilisation du PAC est impen-
sable sans remplissage vascu laire. Idéalement, il faut disposer
de deux voi es péri phéri ques de bon ca libre.

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

SURVEILLANCE 1DE W
- Le contrôle hémodynamique est essentiel.
- Le remplissage vasculaire parallèle est indispensable.
- Le compartiment abdominal se gonfl e toujours après les compar-
timents inféri eurs.
- Toujours envisager avec le médecin l'éventualité d' une intuba-
tion qui devra précéder le gonflage du PAC du fa it des risques
accrus de régurgitation.
- Ne jamais dégonfler un PAC posé, en dehors d'un bloc opératoire.
- Surveillance de l'apparition d' une dyspnée (limitation de la
mobilité diaphragmatique donc baisse du volume courant).
- Contrôle régulier des pressions de gonflage et réajustement si besoin.
- Le compartiment abdomi nal peut ne pas être gonflé : il s' agit
d' une appréciation stri ctement méd icale.
- Chez un patient potentiellement instable (ex. syndrome fissuraire
d' un anévri sme de l'aorte abdom inale), il est fondamental de
poser le PAC dés le début de la p ri se en charge, sans nécessaire-
ment le gonfler. L' instabilité qui résulte d ' une hémorragie mas-
sive intra-péri tonéale contre-indiquera les manipulations néces-
saires à la pose du pantalon !
Q)
c
:g
"O
•Q) TECHNIQUE
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
2. Déposer le pantalon ouvert
directement sur le brancard (ou
matelas coquille) avant d'y dépo-
ser le patient. Ouvrir les velcros
des différents compartiments.
Il est extrêmement difficile de
poser un PAC chez un patient
déjà insta llé sur la coquille. Il
faut donc prévoir l'éventual ité
de son utilisation avant le
1. Pantalon anti-choc. ramassage du patient.

--------·--------
Pantalon anti-choc

3. Transférer le patient sur le


brancard.
7. So ulever le manomètre
pour fixer le derni er velcro.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

4, 5 & 6. Les j ambes do ivent


être légèrement écartées.
Refermer les deux comparti-
ments distaux en rabattant les
pans. Refermer les velcros de 8 à 1 O. Réali ser de même pour
di sta l en proximal. l'autre membre inféri eur.

-------·-------
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
11 à 13. Refermer le comparti-
N
@ ment abdominal sans le serrer
.....
..c
O'l
excessivement. 11 faut bien
·;:
>-
0..
tirer le premier pan pour le
0
u positionner correctement.

14 à 18. Fermer les velcros de


li aison des compartiments
inféri eurs au compartiment
abdominal). Vue antéri eure
une fo is ces opérations effec-
tuées : fig.1 6.

--------·--------
Pantalon anti-choc

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@ sur la pompe. Prendre soin de
.....
..c
O'l
refermer le robinet du compar-
·;:
>-
0..
timent abdominal.
0
u

----·----
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

25 à 29. Réaliser le gonflage


par paliers :
a. Un prem ier gonfl age de
contact à la pompe à pied.
b. Puis, effectuer un palier de
gonflage de 50-60 mmHg
pour les Ml et de 2 0-
30 mmHg pour le comparti-
ment abdominal (si besoin).
c. Contrôler la pression artérielle.
d . Terminer le gonflage pour
arriver aux pressions effica-
Q)
c ces : 70 à 80 mmHg pour
:g les Ml, 40 à 60 pou r la cein-
"O
•Q)
~
ture abdominale.
Vl
c
0 e. Toujours gonfler le comparti-
~
"O
UJ
ment des membres inférieurs
l.O
0 à une pression inférieure à la
0
N
pressi on artériel le.
@
.....
..c f. En règle générale, le com-
O'l
·;:
>-
0..
parti ment abdominal est
0
u gonflé 20 mmHg en-dessous
de la pression des comparti -
ments inféri eurs.
En cas de choc diffic ile à maî-
tri ser ne pas hés iter à shunter
les étapes b. et c.

----------·----------
Sacs SMUR

72. SACS SMUR


DÉF1N1T10N m
Sacs transportables contenant la grande majorité des dispositifs
médicaux nécessa ires aux soins d' urgence et de réanimation.

INDICATIONS ~
M atéri el nécessaire pour transports médicalisés, primaires ou
secondaires

CONTRE-INDICATIONS ~
Aucune.

LÉGISLATION r:..
Article R. 43 11-10
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médeci n des
techniques suivantes : §9 Transports sanitaires : a) Transports sani-
taires urgents entre établissements de soins effectu és dans le cadre
Q)
c d'un service mobile d' urgence et de réanimation.
:g
"O
•Q) Article R. 4311-12
~
Vl
c
0
- Les transports sanitaires mentionnés à l'art icle R. 43 11 -10 sont
~ réalisés en priorité par l' infirmier(ère) anesthésiste diplômé(e)
"O
UJ
l.O
0
d'État.
0
N
- L' infirmier(ère), en cours de formation préparant à ce diplôme,
@
......
..c peut participer à ces activités en présence d ' un (e) infi rmier(ère)
O'l
·;:
>-
anesthésiste diplômé(e) d' État.
0..
0
u - Notions de pharmacovigilance et matériovigilance s' appliquant
à tous professionnel de santé.

MATÉRIEL ~
1. Le coffre d' un véhicule de SMUR type VL est organisé afi n de
contenir l' ensemb le du matéri el nécessaire à la réan imation pré-
hospitalière.

--------·--------
IDE Protocol es'" - Matériel sp écifique de l'urgence

Dans notre cas, la partie supérieure du meuble fi xe les pousse-


seringues, le respirateur, l'aspirateur de mucosités.
O n trouve ensu ite tro is tiro irs qui renferment les réserves en maté-
ri el à usage unique, en solutés et en médi caments.
La parti e inféri eure du meuble stabilise les sacs d ' intervention
Q) adulte et pédiatrique, scope, défibrill ateur.
c
:g
"O
•Q)
~ Latéralement on trouvera les réserves d 'oxygène et les D onway® .
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

2. Le sac à proprement parl er partie antéri eure renfermant la


réserve de médicaments) .

----·----
Sacs SMUR

3. Les médicaments d'urgence sont classés différemment d'un ser-


vice à l'autre. Dans notre cas on dispose de deux compartiments:
un pour les médicaments à visée card iologique et le second pour
les médicaments hypnotiques.

Q)
4. Partie intérieure du sac, répartition du matériel par lots.
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
8 5. Lot intubation avec laryngoscope, sondes d' intubation, sondes
d'aspiration, sondes gastriques, magyl 1...

6. Lot perfusion.

----·----
IDE Protocoles'" - Matériel spécifique de l'urgence

7. Ambu.

8. Matériel que l'on peut trouver dans le sac : oxymètre de pouls,


marteau réflexe, dextro, ciseaux, tensiomètre, boîte à aigu illes,
thermomètre ...
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0..

8 9. Kit de perfusion.

1 O. Kit pousse-seringue.

----·----
Sacs SMUR

11. Deuxième kit soluté.

12. Sur le sac, détecteur de CO, souvent bien utile en hiver.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
~ 13. La partie supéri eure du sac contient des masques pour venti-
·~ lation, des sondes à 0 2 , des nébulisateurs.. .
0
u

SURVEILLANCE 1DE ~
- ATTENTION le matériel décrit est celui que l'on trouve dans tous les
SMUR, mais l'organisation dépend de chaque structure. Cependant
le classement par lot est très répandu car très opérationnel.
- Il est fondamental de parfaitement connaître son sac d' interven-
tion pour bien réagir et ne pas perdre de temps lors de la prise
en charge d ' un patient instable.
- De même, il est fondamental de remettre à niveau le sac lors du
retour d' intervention ; et donc de mémoriser, ou noter, tous mou-
vements de matériel pendant l' intervention .

----·----
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u
73. Syndactilie .................................. 25 6
7 4. Attelle de Stack ............................... 258
75. Attelle de première commissure .................. 260
76. Attelle de doigt ............................... 263
77. Immobilisation en gant de boxe .................. 267
78. Gantelet plâtré ............................... 270
79. Manchette en résine ........................... 274
80. Attelle plâtrée postérieure ...................... 278
~ 81. Plâtre brachio anti brachio palmairel . ............. 281
:g 82. Anneaux claviculaires ...., . . : : •. . ..., ........ 284
"O
•Q)
~
Vl
c
83. Strapping d'épaule .... . . ......... 286
0
~
"O 84. Du jarrier ........... ••• . . . ......... 289
~.f.": ... :'\:~ .. «
UJ

85. Mayo clinic . : .t


l.O
0
0 ........... 294
~
N
@
..... 86. Collier cervic~l .............. ..__,,_
..c

.... '~ ..... .~.~~~D


O'l
·;:
>-
0..
87. Strapping de côtes
0
u
88. Syndactilie d'orteils ........... t .. ~
89. Strapping de cheville ..................... ~' ... 305
90. Botte résine ................................. 308
91. Strapping de genou ............................ 313
92. Cruro-pédieux : spécificités pédiatriques ........... 316
93. Ablation de plâtre .................. ........... 320

"Je panse, donc je scie."


(Variante orthopédique)
IDE Protocoles" - Gypsothérapie

73. SYN DACTI LIE


DÉFINITION
Pose d'une d'immobilisation souple de doigt.

INDICATIONS ~
- Fracture ou suspicion de fracture.
- Entorse des inter-phalangiennes proximales ou distales.

CONTRE-INDICATIONS
- Fracture déplacée non réduite.
- Fractures ouvertes non protégées.

LÉGISLATION
Article R. 4311 -9
L'infirmier(ère) est habi lité(e) à accomplir sur prescription médi-
cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
Q)
soi ns su ivants, à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout
c
moment: §6 Pose de dispositifs d' immobilisation.
:g
"O
•Q)
~
Vl
Article R. 4311-10
c
~
0
L'infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
"O
UJ techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
l.O
0
0 réduction.
N
@
......
"§i
·;: MATÉRIEL
>-
u
g- - Paire de ciseaux.
- Compresse non stéri le.
- Bande d'élastoplaste de 3cm.

SURVEILLANCE IDE ~ /"'


Comme pour tout dispositif d ' immobi lisation, l' infirmier(ère) pren-
dra soin de vérifier l'absence de compression excessive (extrémi-
tés blanches ou cyanosées), et évaluera la douleur.

----·----
Syndactilie

TECHNIQUE

1. Découpe d' une petite bande


de compresse.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@ toplaste de part et d'autre de
......
..c
O'l
·;:
l' lnter Phalangienne Proximale.
>-
0..
0
u

8. Résultat.
NB ce sont des bandes ci rcu-
lai res. Donc à ne jamais étirer
avant la pose.

----·----
IDE Protocol es" - Gypsothérapie

74. ATTELLE DE STACI<


DÉFINITION
Pose d' un dispositif d ' immobilisation monobloc de l' interphalan-
gienne distale.

INDICATIONS
- Fracture ou suspicion de fracture.
- Entorse de !' Inter-ph alangienne distale.
- Mallet finger.

CONTRE-INDICATIONS
Plaies complexes non recouvertes du doigt.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescriptio n médi-
Q)
cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
c
soins suivants, à condition qu' un médecin p uisse intervenir à tout
:g
"O
•Q)
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobilisation.
~
Vl
c
0 Article R. 43 11-10
~
"O
UJ L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médec in des
l.O
0
0 techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisati o n après
N
@ réduction.
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
MATÉRIEL
u
- Attelle de Stack.
- Bande de strappe de 3cm.

SURVEILLANCE 1DE 0-/'


- Comme à chaque fi che, nous insisto ns sur la qualité de la fi xa-
ti on qui ne doit pas être trop serrée et ne pas gêner la vasculari-
sation du segment de membre.
- À noter que l'attelle de Stack est fenêtrée, ce qui permet une sur-
veill ance de la coloratio n des téguments.

----------·----------
Attelle de Stack

TECHNIQUE

quée dans les ma llet fi ngers,


a ins i que dans les fractures et
e nto rses dista les des do igts. Il
est primo rdia l de bien mettre 3 & 4. La fixer avec du strappe
l' IPD en extension. de 3 cm .

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
2. Poser l'attelle. 5. Résu ltat fina l.
N
@
.....
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

----·----
IDE Protocoles" - Gypsothérapie

75. ATTELLE
DE PREMIÈRE COMMISSURE
DÉFINITION
Immobilisation souple de la métacarpo-phal angienne du pouce.

INDICATIONS &-i
- Entorse bénigne de la Métacarpo phalangienne du pouce.
- Tendinite du long extenseur du pouce.
- Tendinite de De Quervain peu douloureuse.

CONTRE-INDICATIONS
- Plaie non traitée en regard de l'articulation .
- Entorse grave de la métacarpo-phalangienne (laxité de l'articulation).

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
Q)
c
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescri ption médi-
:g
"O
•Q)
cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
~
Vl
soins suivants, à condition qu' un médecin puisse intervenir à tout
c
0
~
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobilisation.
"O
UJ
l.O
0
0
Article R. 43 11-10
N
@ L' infirmier(ère) parti c ipe à la mise en œuvre par le médec in des
.....
..c
O'l
techniques suivantes : §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
·;:
>-
0..
réduction .
0
u

MATÉRIEL (FIG.1)
- Bandes d' élastoplaste.
- Paire de ciseaux.

SURVEILLANCE 1DE 4 /'


Les bandes ne doivent pas être serrées excess ivement, sous peine
de réaliser un garrot.

----·----
Attelle de première commissure

TECHNIQUE

Q)
c
:g 2. Étirer les bandes de strappe 4 & 5. Rabattre en cravate les
"O
•Q)
~
Vl
avant la pose. Sauf pour les deux pans de l'élastoplaste en
c
0 bandes circulaires. regard de la face dorsale de la
~
"O métacarpo-phalangienne.
UJ
l.O
0
0
N
@
.....
..c
O'l
ï::
>-
0..
0
u

première bande en regard de 6. Positionner la deuxième


la face antérieu re de l' inter- bande un peu au-dessus de la
phalangienne du pouce. première.

----·----
IDE Protocoles" - Gyp sothérapie

9 & 1 O. Préparer une bande


c irculaire (qui ne doit pas être
étirée avant la pose). Son but
est de fi xer les embouts dis-
taux des c ravates.
7 & 8. Fi xer les extrémités en
cravate de la même façon que
ci-dessus, mais en inversant le
cro isement des bandes.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
11. Résultat fin al.
>-
0..
0
u

----111----
Attelle de doigt

76. ATTELLE DE DOIGT

DÉFINITION
Pose d' une d' immobilisation rigide de doigt.

INDICATIONS ~
Fracture, entorse.

CONTRE-INDICATIONS
Plaie non recouverte d'un pansement, sous peine de macération -
surinfection .

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
L' infirmier(ère) est hab ilité(e) à accomplir sur prescription médi -
cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suivants, à condition qu'un médecin p uisse interveni r à tout
moment: §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
Q)
c
:g Article R. 4311-10
"O
•Q)
~ L'infirmier(ère) partic ipe à la mise en œuvre par le médecin des
Vl
c
0
techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
~ réduction.
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
MATÉRIEL (FIC.1)
......
..c
O'l - Attelle aluminium .
·;:
>-
0..
0
- Paire de c iseaux.
u
- Compresses.
- Élastoplaste.

SURVEILLANCE 1DE ~ /'


- Surveillance de l'absence de compression, de bavures d 'alum i-
nium coupant.
- Surveillance de la bonne vascu lari sation des doigts: cou leur,
cha leur, sensibilité, mobilité.

----·----
IDE Protocol es" - Gypsothérapie

TECHNIQUE

1. Matériel.

2. M ettre un morceau de corn- 5 & 6. Arrondir les angles afin


presse entre deux doigts afin de bien mouler l'attelle.
d'éviter la macération. Prendre
Q)
la mesure des doigts.
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
7. Résultat final.
>-
0..
0
u

4. Adapter ensuite l'attelle en 8. Recouper la partie proxi-


la moulant sur la base de male de l'attelle en la pliant
l'éminence hypothénar. plusieurs fois.

--------·--------
Attelle de doigt

13. Adapter
pati ente.

9 & 1 O. U ne fo is l'a luminium


cassé, recouper les angles de
l'attelle afin d'éviter de blesser
le pati ent. La mousse do it res-
ter entière.
Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
......
..c
O'l
·;:
>-
0.. 11. Décol Ier une parti e de la
0
u mousse du deuxième fragment.

15 & 1 6. Coller le strapping


pour fi xer l'attelle, commen-
12. Recoller cette mousse sur cer par l'extrémité proximale
la face antéri eure de l'attelle. pour finir en di stal.

----·----
IDE Protocol es" - Gypsothérapie

19 à 21. Fixer les deux doigts


17 & 18. Bien fixer l'attelle sur comme pour une syndactylie
l'avant bras et la main. qui engloberait l'attelle.

Q)
c
:g
"O
•Q)
~
Vl
c
0
~
"O
UJ
l.O
0
0
N
@
..... 22. Résultat fin al.
..c
O'l
·;:
>-
0..
0
u

-------·-------
Immobilisation en gant de boxe

77. IMMOBILISATION
EN GANT DE BOXE
DÉFINITION
Pose d'une immobilisation sur boule à l'aide de compresses et de
bandes de strappe.

INDICATIONS ~
- Fractures des têtes de 4e et surtout s e métacarpien.
- Fracture de base de P1 des 4c et s e rayons.
- Entorse de la métacarpo-phal angienne des s e et 4e doigts.

CONTRE-1 N DICATIONS
Plaie non traitée.

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
Q)
c L'infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
:g cale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
"O
•Q)
~ soins suivants, à condition qu'un médecin puisse interveni r à tout
Vl
c
0 moment: §6° Pose de dispositifs d'immobilisation.
~
"O
UJ
l.O
0
Article R. 4311-10
0
N
@
L' inf irmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
......
..c techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d'immobilisation après
O'l
·;:
>- réduction.
0..
0
u
MATÉRIEL
- Paquet de compresses.
- Bandes de strappe.
- Ciseaux.

SURVEILLANCE IDE /~./'


- Surveillance de la bonne tenue du dispositif.
- Surveillance de la chaleur, couleur, vasculari sation des doigts.

----·----
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

TECHNIQUE

5 & 6. Fixer les doigts sur la


1 & 2. À l'aide d' un paquet de boule à l'aide du stra pping.
compresse, réaliser une boule.
QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

3 & 4. Positio nne r la boul e


sous les 4e et 5e do igts. Mettre
un fragme nt de compresse 7 & 8. Bien fixer les MP des 4e
e ntre ces deux doigts. et 5e doigts.
Immobilisation en gant de boxe

9 à 12. Bien fixer le strappe e n


regard des métacarpiens et des
4-Se doigts. Les 3 premiers
doigts sont 1ibres.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

- ---·----
IDE Protoco lese - Gypsothérapie

78. GANTELET PLÂTRÉ


DÉFINITION
Pose d' un dispositif d' immobilisation du pouce.

INDICATIONS
- Fracture de Pl du pouce.
- Entorse de grav ité intermédiaire de la MP.

CONTRE-INDICATIONS
- Pl aie ouverte.
- Fracture no n réduite.
- Les entorses graves de la MP du pou ce doi vent, le plus souvent,
bénéficier d' une fixation chirurgicale. Ne pas hésiter à demander
une échographie de la MP et/ou un avis o rthopédique au moin-
dre doute.

LÉGISLATION
QJ
c
Article R. 43 7 7-9
-~
"Cl
•Q) L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
::E:
Vl
c ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
0
E soins suivants, à co ndition qu' un médecin pui sse intervenir à tout
"Cl
w moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisation.
l.O
0
0
N
@ Article R. 43 7 7- 70
..._,
.c
Cil
ï::::
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mi se en œuv re par le médecin des
>-
c. techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisati on après
0
u réductio n.

MATÉRIEL
- Jersey tubul aire hydrofuge pour les résines.
- Jersey tubu laire normal pour le plâtre.
- Paire de c iseau.
- Bande de résine ou de pl âtre de 5 c m.
- Paire de gants no n stéril es.

- ---·----
Gantelet plâtré

SURVEILLANCE IDE ~/
Surveillance de l' absence de compression :
- Vasculaire ou nerveuse : sensation de fourmillements, froideur
du membre, insensibilité, diminution de la perception des pouls
périphériques, œdème, cyanose des extrémités.
- Surveillance de l'absence de zone de frottement.
- Syndrome de Volkmann.
- Plâtre trop lâche par diminution de l'œdème réactionnel, visible
à 48 heures.

TECHNIQUE 3 fois celle du pouce, réaliser


l'encoche pour le fixer au poi-
gnet (cf. fiche 79).

1. Prendre une longueur de Jersey


du double et demi de la taille de
la main, passer la main dedans
QJ
c puis rabattre le jersey pour appli-
-~
"Cl
quer la deuxième couche+++.
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

6. Couper la base de la seconde


3. Prendre un jersey de petit couche dans le sens longitudi-
diamètre pour le pouce, la Ion- nal, pour rabattre les deux par-
gueur de ce dernier doit être de ties de part et d'autre de la main .

- ---·----
IDE Protocolese - Gypsothérapie

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._, 10 à 13. Faire plusieurs décou-
.c
Cil
ï:::: pes pour bien envelopper le
>-
c.
0
pouce sans JAMAIS créer de
u
point de compression.

- ---·----
Gantelet plâtré

14 & 15. Enrouler la bande sur


la main en moulant bien le
premier espace interdigital.

QJ
c

-~
"Cl
16. Faire les découpes afin de 18 & 19. Bien mouler +++
•Q)
::E: rabattre la partie distale du cette partie est encore plus
Vl
c
0
jersey comme pour la man- importante que pour la man-
E chette plâtrée. chette et le BABP.
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
~ NB : Dans le cas spécifique du gantelet résine, on ne
Cil
ï::::
>-
u
c.
0 [Link]
protège pas la peau avec du coton, afin d'assurer une
meilleure contention.
Concernant les autres types d'immobilisation par rés i ne,
certains auteurs pensent qu' il ne faut pas mettre de coton .
Cependant, la douleur éprouvée par les patients lors de
l'ablation de te lles immobi lisations incite à protéger la peau
avec du coton systématiquement.

- ---·----
IDE Proto colese - Gypsothérapie

79. MANCHETTE EN RÉSINE


DÉFINITION
Pose d'un dispositif d' immobilisation de poignet et/ou d'avant bras.

INDICATIONS
Fracture, entorse doc umentées.

CONTRE-INDICATIONS
- Pl aie sans réalisati on de fenêtre.
- Fracture non réduite.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitati ve, datée et si gnée, les actes et
soins sui vants, à co ndition qu' un médecin pui sse intervenir à to ut
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisati on.
QJ
c
Article R. 43 7 7- 70
-~
"Cl
•Q)
::E:
L' infirmier(ère) partic ipe à la mi se en œuv re par le médecin des
Vl
c techniques suivantes : §7 Pose de systèmes d' immobili sation après
0
E
"Cl
réduction.
w
l.O
0
0
N MATÉRIEL (FIG.1)
@
..._,
.c - Jersey tubul aire hydrofuge .
Cil
ï::::
>-
c. - Jersey tubul aire normal pour le pl âtre.
0
u
- Bande de coton ca rdé.
- Paire de c iseau.
- Bande de résine ou de pl âtre.
- Paire de gants non stéril es.

SURVEILLANCE IDE 4
Surveillance de l'absence de compression :
Vasculaire ou nerveuse : sensation de fourmill ements, fro ideur du
membre, insensibilité, diminution de la percepti on des poul s péri-

- ---·----
Manchette en résine

phériques, œdème, cyanose des extrémités, mais surtout l'absence


de douleur loca lisée.
Surveillance de l'absence de zone de frottement
D ' autres syndromes sont à dépister 24 h à 48 h plus tard, d'où une
reconvocation systématique pour surveillance :
- Syndrome de Volkmann,
- Plâtre trop lâche par diminution de l' œdème réactionnel.

ÎECHNIQUE

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
E
0 5. Demander au patient de
"Cl
w plier les doigts et couper le
l.O
0
0
jersey au niveau des inter-pha-
N
@
langiennes distales.
..._,
.c
Cil
ï::::
2. Toujours retirer les bagues et
>-
c.
0
bracelets quitte à les couper!!
u

6. Couper une petite longueur


de jersey de petit diamètre, faire
une découpe oblique incom-
plète, la partie la plu s lointaine
de l'opérateur sera enfilée sur le
3. Enfiler le 1ersey jusqu'au poignet, la partie proximale
coude. sera enfilée sur le pouce.

- ---·----
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

12. Mouiller la bande de


résine une demi douza ine de

8. Reco uper le j ersey en


regard du bord radial de l' in-
dex jusqu'en ava l de sa
M étacarpo - phalangienne.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

10 & 11. Bien passer sur la 14 à 16. Dérouler de proximal


prem ière commissure. vers distal.

- ---·----
Man chette en résine

21 & 22 . Bi en passer la bande


de résine sur les revers, quitte
à fa ire quelques découpes de
bande comme en fig. 22 .

17 & 18. faire la découpe permet-


tant de passer une bande de résine
dans la première commissure.

23 & 24. Idem po ur le jersey


proximal à retrousser et à
fixer à l'aide de la résine.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N 19 & 20. Replier le Jersey sur
@
..._,
.c
la résine ta nt au ni veau des
Cil
ï:::: do igts que pour le pouce.
>-
c.
0
u

- ---·----
IDE Protoco lese - Gypsothérapie

80. ATTELLE PLÂTRÉE


POSTÉRIEURE
DÉFINITION
Pose d' un dispositif d' immobili sation amovible, réalisé avec des
bandes de plâtre.

INDICATIONS
- Fracture avec œdème important ou risque de majoration .
- Entorse documentée.
- Contusion avec doute sur une fracture.

CONTRE-1 NDICATIONS
Plaie sans pansement.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
QJ
c L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
-~
"Cl ca le écrite, qualitati ve et quantitative, datée et signée, les actes et
•Q)
::E: soins suivants, à co ndition qu' un médecin puisse interven ir à tout
Vl
c
0 moment : §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
E
"Cl
w
l.O
0
Article R. 43 7 7- 70
0
N
@
L' infirmier(ère) participe à la mi se en œuv re par le médecin des
..._,
.c techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
Cil
ï::::
>- réduction.
c.
0
u
MATÉRIEL (FIG.1)
- Jersey tubulaire normal. Un de diamètre adapté à la morpho-
logie du patient et un plus large qui entourera les bandes le
plâtre.
- Bande de coton ca rdé.
- Paire de ciseaux.
- Bande de plâtre généralement de 15 ou 20 cm de large.
- Paire de gants non stériles.

- ---·----
Attelle plâtrée postérieure

SURVEILLANCE IDE ~
Surve illance de l' absence de compression :
- Vasculaire ou nerveuse : sensatio n de fourmillements, fro ideur
du membre, insensibilité, d iminution de la percepti on des pouls
péri phériques, œdème, cya nose des extrémités.
Surve illance de l' absence de zone de frottement :
- Syndrome de Vo lkm ann.
- Pl âtre trop lâche par diminut io n de l' œdème.
Par défini tion, le ri sque de compressio n par œdème est nettement
m o ins importa nt que dans les immo bili satio ns c irc ul aires.
Cependant no us ne sommes pas à l'abri d' un syndrome des loges
(Vo lkmann).

TECHNIQUE

QJ
c 4 . Prise des mesures,
-~ 1. Placer le Jersey tubulaire utilisée est une bande de 20 cm.
"Cl
•Q)
::E: comme s' il s'agissait d' une
Vl
c
0 manchette.
E
"O
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

6. Préparer un Jersey tubu-


3. Bien insister sur la base du laire large afin d'y glisser la
pouce pour le protéger +++ . couc he de plâtre.

- ---·----
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

12. Une fois la bonne position


7. Y glisser la couche de plâtre. obtenue rabattre les extrémités
du jersey de peau sur l'attelle.

8. Rabattre les extrémités du 13. Fixer l'attelle avec une


jersey vers l' intérieur. bande Velpeau de 10 cm .
_.....
QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c 9. Tremper l'ensemble quel-
0
E
"Cl
ques secondes, ju squ'à ramo l-
w
l.O
lissement.
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>- 15. Fixer l'extrémité de la bande
c.
u
0 Velpeau avec du sparadrap.

16. O n peut améliorer la tenue de


l'attelle grâce à un filet tubulaire.
L'attelle est lourde, surtout au début
lorsqu'elle est gorgée d'eau. Ne pas
11 . Déplier et positionner l'attelle. hésiter à mettre une écharpe.

- ---·----
Plâtre brachio anti brachio palm aire

81. PLÂTRE BRACH 10


ANTI BRACHIO PALMAIRE
DÉFINITION
Pose d'un dispositif d' immobilisation du membre supérieur blo-
quant le coude.

INDICATIONS
Fracture, entorse documentées.

CONTRE~INDICATIONS
- Pl aie sans fenêtre.
- Fracture non réduite.

L~GISLATION
A rticle R. 43 11-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
QJ
c ca le écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, les actes et
-~ soins suivants, à cond ition qu'un médecin puisse intervenir à tout
"Cl
•Q)
::E: moment : §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
Vl
c
0
E
"Cl
A rticle R. 4311-10
w
l.O
0
L'infirmier(ère) participe à la mise en œuv re par le médecin des
0
N techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d'immobilisation après
@
..._, réduction .
.c
Cil
ï::::
>-
c.
u
0
MATÉRIEL (FIG.1)
- Jersey tubulaire hydrofuge pour les résines.
- Jersey tubulaire normal pour le plâtre.
- Bande de coton ca rdé.
- Paire de c iseaux.
- Bande de résine ou de pl âtre.
- Paire de gants non stéril es.

- ---·----
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

SURVEILLANCE 1DE a_,,,


Surve illance de l'absence de compression :
- Vasculaire ou nerveuse : sensatio n de fourmill ements, fro ideur
du membre, insensibilité, diminution de la perception des pouls
périphériques, œdèm e, cya nose des extrémités.
Surve illance de l'absence de zone de frottement :
- Syndrome de Vo lkm ann.
- Pl âtre trop lâche par diminut io n de l'œdème réaction nel.

TECHNIQUE

2 à 4. Les découpes sont iden-


tiques à la manchette.
QJ 1. Faire monter le j ersey
c
j usqu'au c reux ax ill aire, BIEN
-~
"Cl
•Q) REPLIER LE JERSEY en avant
::E:
Vl
c
d u coude afin d'évite r les
E
0
points de compress ion.
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï:::: 5. Idem pour le coton cardé
>-
c.
0 mais en insistant bien sur le
u
coude en en mettant p lusieurs
couc hes.

- ---·----
Plâtre brachio anti brachio palmaire

QJ
c
9. Commencer l'application de
-~
"Cl
•Q)
la résine en proximal, IL EST
::E:
Vl
IMPÉRATIF DÈS CE STADE QUE
c
E
0 LE COUDE SOIT FIXÉ à 90°.
"Cl
w
l.O
0 12 à 15. Comme pour la man-
0
N chette, on redescendra vers la
@
..._,
.c
main, en prenant bien soin de
Cil
ï:::: ne pas faire de plis, et en assu-
>-
c.
0 rant une bonn e libération du
u
pouce grâce aux découpes
adéquates.
1O. Rabattre le jersey proximal.

11. Le fixer à l'aide de la résine,


comme pour la manchette. 16. Bien mouler.

- ---·----
IDE Protoco lese - Gypsothérapie

82. ANNEAUX CLAVICULAIRES


DÉFINITION
Pose d' un dispositif d' immobilisation souple claviculaire.

INDICATIONS
Fracture de clavicule.

CONTRE-INDICATIONS
Pl aies importantes de l'épaul e.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, les actes et
soins suiva nts, à co ndition qu' un médecin puisse interven ir à tout
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisati on.

QJ
c
Article R. 4311-10
-~
"Cl
L' infirmier(ère) participe à la mi se en œuvre par le médecin des
•Q)
::E: techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d'immobilisation après
Vl
c
0
réductio n.
E
"Cl
w
l.O
0
0
MATÉRIEL
N
@
..._,
- Anneaux cl aviculaires.
.c
Cil
ï::::
>-
u
c.
0 SURVEILLANCE 1DE /'
- Comme dans la maj o rité des actes de gybsothérapie, il ne faut
pas serrer excessivem ent, mais rechercher le maintien.
- Les sangles do ivent être resserrées tous les 3 j ours.
- Les indications chirurgica les de fractures de cl avic ule sont rares.
La radio initiale est souvent inquiétante avec un chevauchement
des deux extrémités. Le fa it de serrer les anneaux permet la rétro-
pulsion de l'épaule et donc le réalignement des fragments.
- Certaines fractures sont douloureuses, ne pas hésiter à mettre le
membre supéri eur atteint en écharpe.

- ---·----
Anneaux claviculaires

TECHNIQUE

1. Les anneaux claviculaires


sont posés sur les épaul es du
patient, délicatement.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"O
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

5 & 6. Bonne position : on doit


3. On demande au patient de pouvoir passer une main entre
se redresser, les épaules tirées la face antérieure du coude et
vers l'arrière (bomber le torse). le dos du patient.

--------·--------
IDE Protoco lese - Gypsothérapie

83. STRAPPI NG D'ÉPAULE


DÉFINITION
Immobilisation souple de l 'articulation de l'épaule.

INDICATIONS
- Entorse acromio claviculaire.
- Hémiplégie fl asque afin de imiter les risques de lu xation omo
humérale inférieur.

CONTRE-INDICATIONS
Plaie sur le trajet des bandes.

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitati ve et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suiva nts, à co ndition qu' un médecin puisse interven ir à tout
QJ
c moment : §6 Pose de dispositifs d; immobîlisation.
-~
"Cl
•Q)
::E: Article R. 43 11 - 10
Vl
c
0 L' infirmier(ère) participe à la mi se en œuv re par le médeci n des
E
"Cl
w techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
l.O
0 réduction.
0
N
@
..._,
.c MATÉRIEL
Cil
ï::::
>-
c.
0
- Deux bandes d'élastoplaste de même longueur (70 cm env iron)
u
- 4 autres plus petites. (2 x25 cm, une de 10/ 15 cm et une de 30 cm)

SURVEILLANCE IDE
- Penser à réaliser une dépilation si besoin.
- Ne pas fa ire de plis.
- Les circulaires ne seront jamais étirées, afin d'éviter de faire garrot.

--------·--------
Strapping d'épaule

TECHNIQUE

1. Matériel.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"O
w
l.O
0
0
N 5. La seconde bande est fi xée
@
..._, de la même façon, mais sur la
.c
Cil
ï:::: face dorsale.
>-
c.
0
u

3. Fixer la partie proximale en


débutant sur l'épaule opposée,
bien étirer en passant en avant 6. La partie distale de la
du cou, passer sur l'arti cula- bande est fixée sur la face
tion acromio-cl avicu laire. antérieure du bras.

--------·--------
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

dans l'axe du faisceau supé-


rieur du trapèze, sa partie dis-
tale est fixée sur la face laté-
rale externe du bras.

1 O. Les extrémités proximales


des deu x lo ngues bandes
QJ
c seront fixées par une bande
-~
posée perpendiculairement.
"Cl
•Q) 8. Poser la quatrième bande per-
::E:
Vl
c
pendiculairement aux autres, en
0
E regard de l'acromio-claviculaire.
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

9. Une circulaire est posée sur


la parti e distale du bras, comme
tous les ci rculaires elle ne doit
pas être éti rée avant la pose. 11. Résultat fi nal.

- ---·----
Dujarrier

84. DUJARRI ER
DÉFINITION
Méthode de contention de l'épaule ou du bras.

INDICATIONS
N écessité de contention d' un membre supérieur et/ou de l'épaule.

CONTRE-INDICATIONS
Plaie non traitée.

LÉGISLATION
Article R. 43 11-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suivants, à condition qu' un médecin puisse interven ir à tout
moment : §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.

QJ
c MATÉRIEL (FIG.1)
-~
"Cl
•Q)
- Bande Jersey large (30 c m).
::E:
Vl
c - Une bande de j ersey de 10 c m, et de 60 cm de large.
0
E
"Cl
w
- Bandes Velpeau de 10 cm .
l.O
0
0
- Sparadrap.
N
@
..._,
- Bande de plâtre ou de strappe selon l' indication. Le strappe doit
.c être de 6-8 o u 12 c m. Les bandes de plâtre seront de 10 et 15 c m
Cil
ï::::
>-
c. de large.
0
u

SURVEILLANCE IDE /
- Il faudra veiller à ne pas serrer excessivement les bandes de
façon à ne pas gêner l'expansion thoracique.
- À noter qu'il existe des systèmes prêts à l 'emploi.

--------·--------
IDE Protocolese - Gypsothérapie

TECHNIQUE

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E: 2. Préparation de la bande de 4 & 5. Placer le jersey sur le
Vl
c
0 torse : plier le jersey en deux patient de façon à réaliser un
E
"Cl
w dans le sens de la longueur. boléro.
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

3. Couper deux trous, en une 6. M ettre un américain dans le


seule coupe, sur les bords laté- creux axillaire du côté atteint
raux pour les bras. afin d'éviter la macération.

- ---·----
Dujarrier

bande en face postérieure de


bras et passer sous le coude.
Pui s, revenir vers l'épaule de
façon à réaliser un circulaire et
ainsi bloquer la bande Velpeau.
Repartir vers le coude.

7. Découpe de la bande de
jersey du membre supérieur,
en lo ngitudinal sur une
d iza ine de cent imètres. La
zone découpée sera pl acée
dans le creux axi llaire.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0 et repasser sous le coude, ainsi
u
de suite pour bloquer le coude.

1O. La première bande Velpeau 13. Ap rès q uelques bandes,


sera posée sur l'épaule, tirer la voici le rés ultat.

- ---·----
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

14. Couper alors le jersey du torse


au-dessus de l'épaule saine.

18. Placer le strappe en par-


tant de l'épaule à immobiliser
vers l 'arrière et sous le coude.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

17. Strappe ou plâtre au choix.

- ---·----
Dujarrier

de strappe en suivant ce qui a


été fa it pour le bâti en Velpeau.

23. Vu e arri ère.

22. U ne fois fini, vue avant.

QJ
c

-~
-0
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
-0
w
l.O
0
0
N
@
.._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

Le Dujarrier est compatible avec l'alimentation.


Préférer les spaghettis ...

- ---·----
IDE Protocolese - Gypsothérapie

85. MAYO CLINIC


DÉFINITION
Dispositif d'immobilisation souple du membre supérieur en jersey.

INDICATIONS
Fracture, entorses documentées.

CONTRE-INDICATIONS
Plaie sans pansement.

LÉGISLATION
Article R. 4311-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suivants, à condition qu'un médecin puisse interven ir à tout
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisation.

QJ
c
Article R. 4311-10
-~
"Cl
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
•Q)
::E: techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
Vl
c
0
réduction.
E
"Cl
w
l.O
0
0
MATÉRIEL (FIG.1)
N
@
..._,
- Jersey 7 ou 10 cm de diamètre 2 m de long.
.c
Cil
ï:::: - Ciseaux.
>-
c.
u
0 - Deux pansements américa ins.

SURVEILLANCE
- On vérifiera l 'absence de points de comp ression.
- Faire attention aux risques de macération en regard du c reux
axillaire et du cou.

- ---·----
Mayo Cfinic

TECHNIQUE

4. Enfiler le membre supérieur


du patient par l'orifice sus-décrit.

QJ
c

-~
"Cl
•Q) 2. Placer le jersey sur les épaules
::E:
Vl
c
du patient, l'extrémité non au
E
0
contact du membre à immobili-
ser doit mesurer environ 70 cm. 5. Pl acer un pansement améri-
"Cl
w
l.O
0
0
cain au niveau du pli pour
N
@
protéger le creux axillaire.
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

3. Couper le jersey à demi


selon un angle dirigé vers le 6. Couper un trou au niveau du
haut et l' extérieur. poignet pour passer la main.

- - - - - - - - - - - - ·------------
IDE Protoco lese - Gyp sothérapie

8. La partie distale du jersey


est tirée, passe dans le dos du
QJ
c patient, puis retour encerclant
-~
la partie distale du bras.
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
E
0 10 à 13. On perfore le jersey en
"Cl
w arrière du coude afin d'y faire
l.O
0
0
passer l'autre extrémité qui sera
N
@
ensuite coupée en deux dans le
..._,
.c sens de la longueur, les deux
Cil
ï:::: parties seront passées derrière
>-
c.
u
0
le jersey, pui s nouées.

14. O n placera un amencain


dans l'extrémité libre du jersey
tubulaire afin de protéger le cou.

- ---·----
Mayo Cfinic

15. La partie distale sera abais-


sée, enroulée autour du poi-
gnet, on perforera le jersey en
amont du poignet pour y fai re
passer le fragment distal.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

postérieure de l'immobilisation .

- ---·----
IDE Protocolese - Gypsothérapie

86. COLLIER CERVICAL


DÉFINITION
Pose d'un dispositif d'immobilisation du rachis cervical.

INDICATIONS
- Fracture ou suspicion de fracture.
- Entorse cervicale.
- Tous polytraumatisés, d'autant plus s'ils présentent des troubles
de conscience.

CONTRE-INDICATIONS
Aucune.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
QJ
ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
c
soins suivants, à cond ition qu'un médecin puisse intervenir à tout
-~
"Cl
•Q)
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisation.
::E:
Vl
c
0 Article R. 43 7 7- 70
E
"Cl
w L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
l.O
0
0 techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d'immobilisation après
N
@ réduction.
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
MATÉRIEL
u
Collier cerv ica l.

SURVEILLANCE IDE
- Il est impératif de poser le co llier cerv ical à plusieurs : il est en
effet impossible de respecter l'axe tête-cou-tronc sans aide.
- Contrô ler régulièrement la bonne position du collier cervical.
- Recherche des signes de lésions cutanées, de frottement (parti c u-
1ièrement au niveau mentonnier et occipital).

--------·--------
Collier cervical

TECHNIQUE

3 & 4 . Adapter le collier cervical


à la taille du cou du patient.

1. Faire maintenir la tête par


un aide : le respect de l'axe
tête cou tronc est primordial.

5. Fixer la taille du colli er.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E 2 . Prendre les dimensions du 6. Idem de l'autre côté.
"Cl
w
l.O
cou du patient, base du cou
0
0
N
jusque sous l'oreille : utiliser
@
..._,
la main comme repère, avec
.c l'angle index-pouce marquant
Cil
ï::::
>-
c. la distance parti e haute de
0
u cou, base d' oreille.

du cou du pati ent, l' infirmier


le fa isant glisser, l' aide main-
tenant to ujo urs l'axe tête-cou-
tronc, il peut, éventuellement,
favoriser l' engagement du col-
lier en surélevant la tête d'un
o u deux centimètres.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

ri eure et latérale.
QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N 1O. Fixer avec le ve lcro.
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

"Cum Caesar in Ga lliam venit.. .". La sécu "à la Française"


n'en était encore qu' à ses balbutiements.

-------· -------
Strapping de côtes

87. STRAPPING DE CÔTES


DÉFINITION
Dispositif de contention des côtes permettant de limiter leurs
déplacements.

INDICATIONS \\
- Fracture de côte(s).
- Douleurs pariétales thoraciques localisées.

CONTRE-1 NDICATIONS
Allergie à la co l le de I' élastopl aste.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
soins suiva nts, à co ndition qu'un médecin puisse interven ir à tout
QJ
c moment : §6 Pose de dispositifs d;immobîlisation.
-~
"Cl
•Q)
::E: Article R. 43 7 7- 70
Vl
c
0 L' infirmier(ère) participe à la mi se en œuv re par le médecin des
E
"Cl
w techniques suiva ntes: §7 Pose de systèmes d' immobilisation après
l.O
0 réduction.
0
N
@
..._,
.c MATÉRIEL
Cil
ï::::
>-
c.
0
- 4 bandes d' élastoplaste de lo ngueur quasi identiques (fig.1).
u

SURVEILLANCE 1DE a/'


- Ce traitement n'excl ut pas un traitement antalgique, bien au
contraire.
- Il faut prévenir les patients que, quelquefois, le strappe de côte
ne soulage pas la douleur, voire l'exacerbe. Dans ce cas, il ne
faut pas hésiter à en lever la contention.
- On peut poser un strappe pour une douleur pariétale sans frac-
ture à condition qu'elle soit loca lisée.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

TECHNIQUE

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
3. Commencer la pose en para
@
..._, rac hidien, puis tirer en bas et
.c
Cil
ï::::
en avant le long de l'arc costal
>-
c. incriminé.
0
u

4. Poser la seconde bande en X. Le 7 & 8. La quatrième bande


point de rencontre des bandes se croise les autres en regard de
fera en regard du foyer de fracture. la fracture.

- ---· ----
Syndactilie d'orteils

88. SYNDACTYLIE D'O RTE 1LS


DÉFINITION
Pose d' une immobilisation souple d' un ort eil.

INDICATION ~
- Fracture ou suspi cion de fracture.
- Entorse des métatarso-ph alangiennes ou inter-ph alangiennes.

CONTRE-INDICATION ~
Pl aies importantes en regard de la zone d'immobili satio n.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habili té(e) à accomplir sur prescriptio n médi-
ca le écrite, qualitati ve et quantitati ve, datée et signée, les actes et
soins sui va nts, à co ndition qu' un médecin pui sse intervenir à to ut
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisati on.
QJ
c

-~
"Cl
Article R. 43 7 7-10
•Q)
::E:
Vl
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mi se en œuv re par le médecin des
c
0 techniq ues suiva ntes: §7 Pose de systèmes d' immobili sati on après
E
"Cl
w réductio n.
l.O
0
0
N
@
..._,
MATÉRIEL
.c
Cil
ï:::: - Paire de c iseaux.
>-
c.
u
0 - Compresse non stéril e.
- Bande d'élastopl aste de 3 cm de large.
- Gants non stériles à usage unique.

SURVEILLANCE 1DE /:: /\


Comme pour tout dispositi f d' immobili sation, l' IDE prendra soin
de vérifi er l'absence de compression excessive (extrémités b lan-
c hes ou cyanosées), et éva luera la do uleur.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

TECHNIQUE

4. Fi xer la c irculaire en regard


1. Pl acer un morceau de com-
des MP des orteils, afin de
presse entre les deu x orteils.
m aintenir l'extrémité de la
syndacty lie.

QJ
c 2. Placer le strappe autour des
-~
orteils, sans l'étirer.
"Cl
•Q)
::E: 5. Résultat final.
Vl
c
0
E
"Cl
w NB : les bandes circulaires ne
l.O
0
0 do ivent j amai s être étirées
N
@ avant la pose.
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

3. La parti e t ermin ale du


strappe est dirigée vers la
racine du p ied .

- - - - - - - - - - - - · ------------
Strapping de cheville

89. STRAPPING DE CHEVILLE


DÉFINITION
Méthode de contention souple de la cheville.

INDICATIONS ~
Entorse et autres nécessités de contention de chevi lie.

CONTRE-INDICATIONS ~
Pl aie.
Fracture.
Allergies à la co lle.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
QJ
soins sui vants, à cond ition qu'un médecin puisse intervenir à tout
c
moment: §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c MATÉRIEL
0
E
"Cl
w
1. Rouleaux de strappe de 6 cm de large.
l.O
0
0
2. Éventuelle bande d' élastomousse.
N
@
..._,
3 . Éventuellement, rasoir électrique pour dépilation.
.c
Cil
ï:::: 4 . Paire de c iseaux.
>-
c.
0
u
SURVEILLANCE IDE 4-/
1

Ne pas serrer trop fortement les bandes circulaires . .. la vasc ul ari-


satio n du pied en dépend.

Note : les entorses de la base des métatarsiens (entorse de


Lisfranc), peuve nt également être immobilisées par ce b iais. Pour
ce faire, il faut couper des bandes plus longues pour le pied et les
étirer jusqu'à la base des o rteil s.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

TECHNIQUE

1. Préparer 9 bandes de strappe


de 6 cm de large, 3 de 15 cm,
3 de 30 cm, 1 de 45 cm et 2 de
20 cm. Les 6 premi ères bandes
do ivent être étirées avant d'être
posées afin d'augmenter leur
pouvo ir de contention.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c 2. Poser la première en tirant
0
E
"Cl
bien et en remontant sur les
w
l.O
faces latérales de j ambes.
0
0
N
5 & 6. Deuxième bande verti-
@
..._, cale à poser sur la même base
.c
Cil que la p remière. La tirer en
ï::::
>-
c. haut en avant.
0
u

3. La seconde sera posée à


90°. Le pied du pati ent po urra
prendre appui sur l'abdo men
du pratic ien. Ceci permet à
l'opérateur de co nt rô ler la
bo nne position de la cheville
lors de l'applicati on des ban- 7. Idem pour la deuxième
des. Elle do it être fi xée à 90°. bande horizontale.

- ---· ----
Strapping de cheville

12 à 14. Circulaire sur le pied


QJ
c
puis orienter la bande sur la
-~
"Cl parti e antéri eure de la mal-
•Q)
::E: léole externe pour finir en
Vl
c
0 rotation autour du mollet.
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

quième métatarsien : auc une


bande ne do it passer en regard
sous peine de provoquer des
dou leurs insupportables +++. 16. Résultat.

- ---· ----
IDE P rotoco l es~ - Gypsothé rapie

90. BOTTE RÉSINE


DÉFINITION
Pose d'un dispositi f d' immobili sation de c hev ille et/ou du pi ed.

INDICATIONS ~
Fracture, entorse documentées.

CONTRE-1 NDICATIONS
- Pl aie sans réalisati o n de fenêtre.
- Fracture non réduite.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habili té(e) à accomplir sur prescriptio n médi-
ca le écrite, qualitative et quantitati ve, datée et signée, les actes et
soins sui va nts, à co ndition qu' un médecin pui sse intervenir à to ut
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisati on.
QJ
c

-~
"Cl
A rticle R. 43 7 7-10
•Q)
::E:
Vl
L' infirmier(ère) parti c ipe à la mi se en œuv re par le médecin des
c
0 techniq ues suiva ntes: §7 Pose de systèmes d' immobili sati on après
E
"Cl
w réductio n.
l.O
0
0
N
@
..._,
MATÉRIEL (FIG.1)
.c
Cil
ï:::: - Jersey tubulaire hyd rofuge do nt le diamètre est adapté au seg-
>-
c.
0
ment de membre du patient.
u
- Jersey tubul aire norm al pour le pl âtre.
- Bande de coto n cardé.
- Paire de c iseaux.
- Bande de résine o u de pl âtre.
- Paire de gants non stéril es.

SURVEILLANCE IDE /'> ,,

Surve illance de l'absence de compressio n vasculaire o u nerveuse :


sensatio n de fourmillements, fro ideur du membre, insensibilité,

- ---· ----
Botte résine

diminution de la percepti on des pouls périphériques, œdèm e,


cyanose des extrémités.
En cas de douleur loca lisée à type de compression ne pas hésiter
à fendre la botte.
D ' autres syndromes so nt à dépister 24 h plus tard, d'où une recon-
v ocatio n systématiqu e po ur surveillance :
- Syndrome des loges (équiva lent du Volkmann des membres
supérieurs),
- Plâtre trop lâche par diminution de l'œdème réactionnel.
Une attention parti culière est à porte r sur la bo nne angulation de
l a cheville lo rs de la réa lisation de la botte. Il est fondamental de
réa liser une bonne traction sur le pi ed mais il faut l'associer à une
flexion du genou au ri sque de vo ir partir le pied en équin .
La seule indicatio n à l' immobilisati on pied équin est représentée
par la rupture du tendo n d' Achille.

TECHNIQUE

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N Penser à retirer les bagues
@
..._,
.c
d'orteils (certaines ethn ies) et 3. Enfilerle jersey jusqu'au genou .
Cil
ï:::: bracelets de chevilles.
>-
c.
0
u

4 . U ne fois en place, étirer le


2. Poser le creux popl ité sur jersey afi n d'éliminer tous les
un support. faux-pli s.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

5. Demander au patient de flé-


chir la cheville à 90° et de main-
tenir la position. li pourra s'aider
par la traction d'une bande pas-
sée en regard de la face plantaire
des métatarso phalangiennes.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E: 6. 11 est fondamenta l de bien
Vl
c
0 replier le j ersey en regard de la
E
"Cl
w face antéri eure de la c heville
l.O
0 afin d'éviter tous poin ts de
0
N
compressio n.
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

7. Une autre techniq ue est uti-


lisée po ur maintenir la flexio n 8 à 11. Enrouler la j ambe de
de la c heville à 90° : le décu- coto n card é, en all ant du
bitu s ventral avec flex io n du proximal vers le distal et en
genou permet de m aintenir le insistant bi en sur la face anté-
p ied en bonne posit io n. rieure de la c heville.

- ---· ----
Botte résine

15 à 17. Une fois que la partie


supéri eure de la j ambe est
recouverte de résine, replier le
jersey (fig. 15), vérifi er la dis-
QJ
c
tance entre la tête de péroné et
le bord supérieur de la botte
-~
"Cl
•Q) (fi g. 16). Pui s recouvrir le rabat
::E:
Vl
c
de résine (fi g. 17).
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
13 & 14. Commencer à dérouler
@
..._, la bande de résine sur la jambe
.c
Cil en débutant un travers de main
ï::::
>-
c.
0
sous la tête du péroné (si non-res-
u pect de cette consigne : risque de
paralysie du nerf sciatique poplité
externe par compression).

- - - - 1111- - - -
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

23 & 24. Ensuite, remonter vers


18 à 20. Puis redescendre vers la cheville. À ce stade, la face
le pied. Au niveau de la c he- postérieure de la cheville est mal
vill e, bien maintenir les ban- maintenue. Il faudra s'appliquer
des avec la main gauche po ur à bien dérou ler la bande de
éviter les fau x-plis. résine pour renforcer l'immobili-
sation. Attention aux faux-plis.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
25 & 26. Bien mouler la résine sur
ï:::: 21 & 22. Replier le jersey distal les reliefs osseux, tout en mainte-
>-
c.
0 sur la bande de résine en regard
u nant la flexion de cheville à 90°.
de la base des métatarso-pha-
langiennes. Puis recouvrir de
résine.

27. Résultat final. Laisser sécher


10 minutes en maintenant la
traction sur le pied.

- ---· ----
Strapping de genou

91. STRAPPING DE GENOU


DÉFINITION
M éthode de contention souple du genou.

INDICATIONS ,,')
Entorse bénigne du genou et autres nécessités de contentio n
modérée.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Pl aie.
- Fracture.
- Ento rse de genou avec instabilité.

LÉGISLATION
A rticle R. 43 7 7-9
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescriptio n médi-
QJ
ca le écrite, qualitati ve et quantitati ve, datée et signée, les actes et
c
soins suivants, à co nd ition qu' un médecin pui sse intervenir à to ut
-~
"Cl
•Q)
moment : §6 Pose de dispositifs d' immobi lisati on.
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
MATÉRIEL
w
l.O
0
- Rouleaux de strappe.
0
N
@
- Éve ntuellement, rasoir électri que pour dépilatio n ou élasto-
..._,
.c mo usse pour protéger les poils.
Cil
ï::::
>-
c. - Paire de c iseaux.
0
u
- Gants non stériles.

SURVEILLANCE IDE ?V"'


Vérifier l'absence de compression excessive du membre, de pli
(+++ ) lors de la pose des bandes.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

TECHNIQUE

1. Prendre 4 bandes de placée selon le même prin cipe


strappe identiques. Etirer cha- mais, à l' inve rse, est orientée
que bande avant la pose. en haut et en dehors.

2. Poser la bande en distal.


6. La troi sième bande est fi xée
QJ
Fi xer avec la main. Tirer le long
c sur la c ui sse, puis étirée ve rs le
de l'axe du membre inférieur.
-~ bas jusqu'au genou.
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

- ---· ----
Strapping de genou

11 à 13. Les circul aires ne do i-


10. Pose d' un renfort latéral en
vent JAMAIS être étirées avant
regard du ligament latéral
d'être posées. O n en pose un
interne (si entorse du LLI),
en prox imal et un second en
QJ
c mais qui se trouverait en regard distal afin de fi xer les autres.
-~
du ligament latéral externe en
"Cl
•Q)
::E:
cas d'atteinte du LLE.
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u
14. Résultat fin al.

+ +
À !'Hôpital, toute réussite est collective. ..

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

92. CRURO-PÉDIEUX:
SPÉCIFICITÉS PÉDIATRIQUES
DÉFINITION r

Pose d'un dispositif d'immobilisation de la jambe ou du pied/che-


ville chez le nourrisson.

INDICATIONS ~
- Fracture documentée.
- Boiterie chez l'enfant.
- Compte tenue de la morphologie potelée des nourrissons, la
pose d' une botte plâtrée se solde systématiquement par un
échec. En effet, lors des mouvement la botte glisse et finit, géné-
ralement, au fond du lit !
- De la même manière o n ne pose j amais une manchette à un
nourrisson. On lui préfère le BABP.

CONTRE-INDICATIONS
QJ
c
Plaie sans réali sation de fenêtre.
-~
"Cl
•Q)
::E:
Fracture non réduite.
Vl
c
0
E
"Cl
w LÉGISLATION
l.O
0
0
Article R. 4311-9
N
@
..._,
L' infirmier(ère) est habilité(e) à accomplir sur prescription médi-
.c
Cil ca le écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes et
ï::::
>-
c. soins suivants, à co ndition qu'un médeci n puisse intervenir à tout
0
u moment: §6 Pose de dispositifs d'immobilisation.
Article R. 43 7 7- 70
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
techniques suivantes: §7 Pose de systèmes d'immobilisation après
réduction.

MATÉRIEL (FIG.1)
- Jersey tubulaire normal dont le diamètre est adapté au segment
de membre du petit patient.
- Bande de coton cardé.

- ---· ----
Cruro-pédieux: spécificités pédiatriques

- Paire de c iseaux.
- Bande de résin e et de pl âtre.
- Paire de gants non stéril es.

SURVEILLANCE 1DE ~
Surve illance de l'absence de compression v asculaire o u nerveuse :
sen sation de fourmillements, froideur du membre, insensibilité,
diminution de la perception des pouls périphériques, œdèm e,
cyanose des extrémités.
D ' autres syndromes sont à dépi ster 24 h plus tard, d'où une recon-
v ocatio n systématiqu e pour surveillance :
- Syndrome des loges (équivalent du Volkmann des membres
supéri eurs),
- Pl âtre trop lâche par diminution de l'œdème réactionn el.
La flex ion du geno u chez l'adulte ne serra que de quelques degrés.

ÎECHNIQUE

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N 1. M atériel. 3. Une foi s en place, étirer le
@
..._,
.c Penser à retirer les bagues jersey afin d'éliminer tous les
d'orteils (certaines ethnies) et fau x-plis, puis recouper aux
Cil
ï::::
>-
c.
0 bracelets de chevi lies. bonnes d imensions.
u

2. Enfiler le jersey jusqu'à la


racine de la cuisse.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

4 & 5. Entourer le membre infé-


rieur de coton cardé. Aller de
proximal en distal. Bien insister
sur le genou.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c 6. Après avoir bien mouillé la
0
E
"Cl
bande de plâtre, l'essorer. Puis
w
l.O
débuter l'application par la
0
0
N
cuisse. Un aide garde l'angu-
@
..._, lation adéquate du genou (90
.c
Cil
ï::::
à 110°) .
>-
c.
0
u

8 à 11. Retourner alors les deux


7. Dérouler la bande de plâtre extrémités du jersey pour les
jusqu'au pied. entourer de plâtre.

- ---· ----
Cruro-pédieux: sp écificités p édiatriques

12 & 13. Bien mouler le pl âtre,


en insistant sur les zones de
flexion (genou et cheville).

16 & 17. Comme pour les


autres immobili sati ons rigides,
QJ
c bien mouler la contention sur
-~
"Cl
les reliefs osseux.
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

14 & 15. Poser ensuite une


bande de résine autour du plâtre
afin d'augmenter sa résistance.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

93. ABLATION DE PLÂTRE


DÉFINITION
Ablation de matériel de contention rigide.

INDICATIONS ~
- Retrait du matériel après consolidation osseuse.
- Syndrome compressif.
- Flottement du plâtre suite à diminution de l' hématome.

CONTRE-INDICATIONS ~
Lésion insuffisamment consolidée.

LÉGISLATION
Article R. 43 7 7-7
L' infirmier(ère) est habilité(e) à pratiquer les actes suivants soit en
application d'une prescription médicale qui, sauf urgence, est
QJ
écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en appli ca-
c
tion d' un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement
-~
"Cl
•Q)
établi, daté et signé par un médecin : §12 Ablation des dispositifs
::E:
Vl
d'immobilisation et de contention.
c
0
E
"Cl
w
l.O
MATÉRIEL
0
0
N - Sci e à plâtre.
@
..._,
.c - Ciseaux .
Cil
ï::::
>-
c. - Gants non stériles.
0
u
- Écarteurs.
- Réglette de protection (contre les brûlures).

SURVEILLANCE IDE ~
- La scie, n'ayant pas de mouvement c irculaire, ne peut pas cou-
per la peau . Cependant, ses oscillations étant très rapides le frot-
tement sur la résine dégage énormément de chaleur. On ri sque
donc des brûlures si la peau n'est pas protégée.
- État cutané.
- Absen ce de douleur.

- ---· ----
Ablation de plâtre

- Mobilité sensibilité.
- Douleur à la mobilisati on du membre.
- Radio de contrôle.
- Contrôle médica l.

ÎECHNIQUE

QJ
c

-~
4. Commencer la découpe du
"Cl
•Q) pl âtre sur un premier côté,
::E:
Vl
c jusqu'à découpe complète.
0
E 2. Rassurer le patient en fai-
"O
w
l.O
0
sant la démonstration de l' in-
0
N nocuité de la scie sur soi -
@
..._, même (pas de coupure possi -
.c
Cil
ï:::: ble). Passer les gants.
>-
c.
0
u

3. Si possible, passer la réglette


de protection sous le plâtre 5. Écarter les deux berges du
selon l'axe de découpe prévu. plâtre.

- ---· ----
IDE Protocoles~ - Gypsothérapie

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._, 8. Écarter.
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

"Au sourd, l'œi/ sert d'oreille." (Sagesse orientale)

- ---· ----
-XII-
CAS PLUS
SPÉCIFIQUEMENT
--
PRE-HOSPITALlERS
94. Transport primaire ............................ 324

95. Transport secondaire .......... .Il,~ . ........... 329


QJ
c
96. Plan rouge c
............ , ..-r:;- '71·~
-.<. . . . ...... 337
-~
"Cl
•Q)
::E: 97. Accouchement à domicile .... ) ..... , . . . . . ..... 341
~( '
Vl
c
E
0 . ,
"Cl
w
98 . Soms au nouveau-ne ....... ~ . . .
l.O

99. Quelques notions législatives .. ~ . .


0
0
N . ..... 351
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

Réponse d'Alphonse All ais à un père jésuite


qui lui demandait son chemin :
''Vous ne trouverez jamais, mon Père, c'est tout droit. "
1DE Protocolese - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

94. TRANSPORT PRIMAI RE


DÉFINITION w
Prise en charge initiale, puis transport médicalisé d'un patient, depuis
le lieu de la détresse jusqu'à un établissement sanitaire choisi en régu-
lation pour son plateau technique adapté à la pathologie.

INDICATIONS ~
Toute détresse nécessitant un transport médicalisé.

CONTRE-INDICATIONS C:,
- Patient dont l'état physiologique ne pourrait accepter une prise
en charge méd icale agressive. (néoplasies en stade terminale, ... ).
- li est impératif de stabiliser le malade avant toute mobilisation.

LÉGISLATION
Article R. 4311-10
L' infirmier(ère) participe à la mise en œuvre par le médecin des
t echniques suivantes : §9 Transports sanitaires : b) Transports sani-
taires médicalisés du lieu de la détresse vers un établissement de
santé effectués dans le cad re d' un service mobile d' urgence et de
réanimatio n.

l.O Article R. 4311-12


0
0
N - Les transports sanitaires mentionnés à l'article R. 4311-10 sont
@
.._,
.c
réalisés en priorité par l' infirmier(ère) anesthésiste diplômé(e)
Cil
ï:::: d'État.
>-
c.
0
u - L' infirmier(ère), en cou rs de formation préparant à ce diplôme,
peut parti c iper à ces activités en présence d'un(e) infirmier(ère)
anesthésiste diplômé(e) d' État.

MATÉRIEL X
L'ensemble du matériel d' un service mobile d'urgence et de réa-
nimation.

----111----
Transport primaire

SURVEILLANCE 1DE G:/'


- Surveillance rapproc hée de l' hémodynamique et de l'état venti-
latoire du patient.
- Vérifier+++ la bonne place de la sonde d'intubation après cha-
que mobili sati o n.
- Vérifier les vo ies veineuses et la vitesse de perfusion des drogues.
- Contrô ler la dépressurisation du matelas coquille.

Au total : le "primaire" consiste en une pri se en charge de type


réanimatoire en milieu hostile. Il faut faire abstraction de l'entou-
rage pour se concentrer sur la technique .

ÎECHNIQUE

QJ
c 3. Comme pour tous patients
-~
instab les, le monitorage est
"Cl 1. Dans notre exemple la
•Q)
co mpl et avec cardioscope,
::E: patiente est tombée dans un
Vl
c monitorage non invasif de la
0 escalier en béton très étroit
E pression artéri el le, oxymètre
"Cl
w menant à son sous-sol.
l.O
de pouls.
0
0 Les interventions SMUR "pri-
N
@ maires" sont toujours difficiles
..._,
.c
Cil
car très souvent en milieu hos-
ï::::
>-
c.
tile.
0
u

4. Les perfusions sont posées


2. La patiente a été rapidement sur de grosses voies vei neuses
intubée ventilée, minervée. périphériques.

----·----
IDE Protocolese - Cas plus spécifiquem ent pré-hospitaliers

ÎECHNIQUE

5 & 6. Le matériel est le même


qu'en sa lle de déchocage.
Seul le milieu, dans lequel
nous évoluo ns, c hange.

11. La prise en charge de la


patiente nécessite du matériel
qui se distribue en milieu hos-
l.O
0
tile, et qu'il faut impérative-
0 7. Comme chez tout intubé
N ment savoir gérer. Ne jamais
@ ventilé : l'aspi ration endo-
.._,
.c
'exploser' les sacs en interven-
bronchique est nécessaire .
Cil
ï:::: tion. Le gain de temps initial
>-
c.
0 est très rapidement perdu.
u

8. L'entretien de l'anesthésie 12. Dans un contexte traumati-


générale est réali sé selon les que, comme celui-ci, on pose
mêmes protocoles qu'au ser- deux vo ies veineuses périphéri-
vice des urgences. ques de bons calibres.

----·----
Transport primaire

patiente
stabilisée, on commence à opti-
miser la disposition du matériel.

QJ
c
13 & 14. Un ECG est réalisé à
la recherche d' une contusion
-~
"Cl
•Q) myocardiqu e, ou afin de diag-
::E:
Vl
c
nostiquer l' étiologie d' un
0
E éventuel malaise ayant engen-
"Cl
w dré la chute.
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
ï:::: 18. Il faut savoir tirer partie des
>-
c.
u
0 éléments de l'environnement
pour fixer les perfusions .. .

15. La température est égale-


ment notée (ri sques d'hypo-
thermie lorsque le patient est
resté longtemps sur un sol
froid).

----·----
1DE Protocolese - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

19 & 20. La patiente est condi- •


tionnée dans un matelas
coquille en respectant bi en 23 . Le matériel est condi-
l'axe tête-cou-tronc. L'opérateur tionné pour prendre le moins
doit rester à la tête et maintenir
de place possible.
la sonde d'intubation.

21. Les tubulures doivent res-


ter accessibles.
24. La place disponible dans
la cabine arrière du VSAB
n'est pas large, mais on peut
facilement s'organiser pour
l.O optimiser le contrô le des diffé-
0
0
N rents paramètres vita ux du
@
.._, patient. On revi ent ic i à la pro-
.c
Cil
ï:::: blématique du transport
>- 22. Le matelas est alors
c. secondaire (cf. fiche 95) .
0
u dépressurisé.

----·----
Transport secondaire

95. TRANSPORT SECONDAIRE


DÉFINITION w
Transport médica li sé entre deux stru ctures hospi ta lières.

INDICATIONS ~
Toute nécessité de transfert d' un patient potentiellement instab le.

CONTRE-INDICATIONS ~
Pati ent trop instabl e o u dont le bénéfice/ri sque est trop fa ible.
Notamment : en cas de transfert d' une Menace d' Accouc hement
Prématuré vers une maternité de ni veau 3 . Il est fondamenta l que
la patiente n'accouche pas pendant le transfert ! Si le ri sque d'ac-
couchement est trop important il fa ut fa ire accouc her la mère
dans une unité adaptée, prendre en charge le nouveau-né de
façon optim ale, pui s une fois stabilisé, le transférer vers une réani-
m atio n néo-natale via un SM U R pédiatriq ue. Si ces règles ne sont
pas respectées, on prend le ri sque de perd re deux patients !

QJ
c

-~
LÉGISLATION t
"Cl
•Q) A rticle R. 43 11-10
::E:
Vl
c
0
L' infirmier(ère) partic ipe à la mi se en œuvre par le médecin des
E techniques suivantes : §9 Transports sanitaires : a) Transports sani-
"Cl
w
l.O
0
t aires urgents entre établissements de soins effectués dans le cadre
0
N d'un service mobile d'urgence et de réanimation .
@
..._,
.c
Cil
ï::::
Article R. 43 11-1 2
>-
c.
0 - Les transports sanita ires mentionnés à l'art icl e R. 43 11-1 0 sont
u
réalisés en pri o rité par l' infirmier(ère) anesthésiste diplômé(e)
d'État.
- L' infirmier(ère), en co urs de formation p réparant à ce diplôme,
peut partic iper à ces activités en présence d'un(e) infirmier(ère)
anesthésiste d iplômé(e) d'État.

MATÉRIEL X
L'ensemble du matéri el d'un serv ice mobile d' urgence et de réa-
nimati on.

----·----
1DE Protocole se - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

SURVEILLANCE 1DE ~
- Survei !lance rapprochée du patient sans se fier aux alarmes
sonores : le bruit est tel qu' on ne les entend généralement pas .
- Dans le cas d' un transport par avion, gonfler les ballonnets avec
de l'eau afin d' éviter leur gonflement par l' hypobarie d' altitude,
voire leur éclatement. De même, contrôler la dépressurisation du
matelas coquille. Il faut se pli er à utiliser l' oxygène aéronautique.

TECHNIQUE un hélicoptère et conditionne


Dans notre exemple, le malade l ' ensemble de la prise en
est intubé-ventilé dans un service c harge du malade.
d' Urgence et nous le transportons
vers un service de Réanimation.

d' une tabl ette et doit contenir


1, Les transferts inter-hospita- l'ensemble du matériel dont
liers peuvent se faire soit par on peut avoir besoin pour sur-
voi e routi ère (Unité Mobile veiller le patient.
Hospitalière ou ambul ance
médica lisée), soit par voie
aéri enne : avion ou hélicoptère.
l.O
0
0
N
@
.._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

service
2 & 3. L'espace de travail est Urgences où le malade se
particulièrement réduit dans trouve, la place n'est pas un pro-

----·----
Transport secondaire

blème: on peut aisément tourner


autour des ci nq pousse-seringues
électriques, du scope, du respira-
teur, de l'aspiration gastrique,
des quatre pochons de perfusion
sur deux voies et de la sonde uri-
naire. Il faut tout réorganiser en
fonction de la place dont on dis-
posera dans l'hélicoptère. 9 & 1O. 11 est fondamental de
bien démêler toutes les tubu-
lures, afin de savo ir exacte-
ment sur quel les voies passent
les différentes drogues.

7. Première chose à faire : se


débarrasser des lignes superflues.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
Vl
c
0
E
"Cl
w
l.O
0
8. Chez un patient instable il
0
N est impératif de noter les 11 & 12. Ne pas hésiter à
@
..._,
.c
entrées (solutés) et les sorti es rajouter une rampe afin de cla-
Cil
ï:::: (d iurèse). N e pas hésiter à rifler les schémas de perfusion.
>-
c.
0 noter les diffé rents pochons.
u

13. Il fa ut toujo urs avoir un


robinet de libre afin de pou-
voir injecter un médica ment.

----·----
1DE Protocolese - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

14. Préparer le malade au trans-


fert en le branchant sur notre
matériel : card ioscope, saturo-
mètre, dynamap, EtC02 •••

l.O
0
0
N
@ 15 & 16. Les manipulations, 19 & 20. Brancher le malade et
.._,
.c dans l'hélicoptè re, étant très placer le filtre et les tuyaux au-
Cil
ï:::: difficiles il faut optimiser la dessus des draps, puis les fixer.
>-
c.
0
u préparation du patient,
comme : l'aspiration .. .

21. On peut enrouler les tubu-


17. Réglage du respirateur de lures afin d'optimiser leurs
transport. longueurs.

----·----
Transport secondaire

22. Les deux rampes doivent


être accessibles.
26. Un des opérateurs tient la
sonde d'intubation pendant le
transfert sur le bran card .

23. Vider la poche à urine, afin


de gagner de la place, et la met-
tre entre les jambes du patient.
QJ
c
27. La tablette est remise en
-~
"Cl
•Q)
pl ace sur le branca rd. On y
::E:
Vl
insta lle les pousse-seringues,
c
0 le scope, le respirateur.
E
"Cl
w
l.O
0
0
N
@
..._,
.c
Cil
24. La sonde gastrique peut
ï::::
>-
c.
être mise à la poche, ou être
u
0
fixée sur el le-même.

28. Juste après le passage sur


le brancard i 1 faut systémati-
quement vérifier que la sonde
d'intubation n'ait pas bougé :
25. Régler la hauteur du brancard c'est-à-dire que les deux
afin de l'amener à la hauteur du champs pulmonaires soient
lit pour faciliter le transfert. bien ventilés.

----·----
1DE Prot ocole se - Cas plus sp écifiquem ent pré-hospitaliers

29. Mettre les sangles du 33. Toujours avoir à portée de


matelas-coquille, ainsi que les main un ballon auto remplis-
sangles du po rte-brancard. On seur avec un masque, afin d'as-
peut en profiter po ur réduire surer la ventil ation manuelle en
la longueur de quelques cas d'extubation du patient.
tuyaux (ic i Tuyau d' 0 2 ).

l.O
0
0
N
@
...,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

32. Exemple d'organisation de


la tabl ette avec pochons de
perfusion posés au-dessus du
respirateur et du scope.

----·----
Transport secondaire

34 à 38. Comme vous pouvez


le remarquer, la pl ace dans
l' hélicoptère est comptée, il
41 & 42. Extraction du malade
faut optimiser chaque centi-
de l' hélicoptère. Cette opération
mètre carré afin de fa ire ren-
n'est pas compliquée lorsque le
trer tout le matéri el !
malade a été bien préparé.

QJ
c 39. Les t urbi nes étant très
-~
bruyantes i 1 faut protéger les
"Cl
•Q)
::E:
oreilles du patient.
Vl
c
0
43. Paradoxalement, dans une
E U nité Mobile Hospitalière la
"Cl
w
l.O
0
p lace est plus importante, il
0
N est p lus fac ile de to urner
@
..._, autour du patient.
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

44. Arrivé en Réanimation, l' infir-


mier(ère) fait ses transmissions à
sa collègue du service receveur.

-------·-------
IDE Protocol es~ - Cas plus sp écifiquem ent pré-hospitaliers

désinfectées, puis rangées sur


le matelas-coquille.

48. Le nettoyage des mains est


le rituel qui clôt le secondaire.

l.O
0
0
N
@
.._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

Dans un contexte de plan rouge,


tout do it être anticipé et " hui lé" .. .

----·----
Plan rouge

96. PLAN ROUGE


DÉFINITION w
Plan d'organisation des secours déclenché par le préfet de région
sur proposition du commandant des opérations de secours, mobi-
1isant des moyen s humains et matériels lors d'accident ou d'évé-
nement catastrophique de grande enve rgure (dans les faits un AVP
comptant 10 victimes peut suffire à le déclencher).

La pl anificati on du Plan Rouge repose sur troi s grands principes


opérationnels :
1) le ramassage,
2) le tri et les soins (Poste Médical Avancé),
3) l'évacuation.

1NDICATIONS ~
Tout évènement impliquant un grand nombre de victimes poten-
tiellement graves.
QJ
c

-~ CONTRE-INDICATIONS ~
"Cl
•Q)
::E: Sans intérêt su r cette question.
Vl
c
0
E
"Cl
w LÉGISLATION
l.O
0
0
N Article R. 4311-10
@
..._,
.c
L' infirmier(ère) participe à la mi se en œuvre par le médeci n des
Cil
ï:::: techniques sui vantes : §5 Actions mises en œuvre en vue de faire
>-
c.
0 face à des situations d ' urgence vitale.
u
Loi de sécurité civile du 22 juillet 1987.
Décret 88-622 du 6 mai 1988 relatif aux différents plans
d'urgence.

----·----
IDE P rotocol es~ - Cas plus sp écifiquem ent pré-hospitaliers

ORGANISATION (EXEMPLE)

5. Les tentes de Poste M édical


1. Lors d' un accident de la voie Avancé sont montées sur une
publique impliquant un grand zone sûre peu loin de l'accident.
nombre de vi ctimes, le premier
médecin sur pl ace fait office de
Directeur Médical des Secours.

6. O n vo it ici ento urée de


rouge la zo ne de I' AV P et fl é-
2. Les pompiers recensent les ché de bleu le PMA.
blessés et véri fient leur distri bu-
tion sur le terrain.

l.O
0
0
N
@
...,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u
trois : une tente di te PM A
3. Les impliqués val ides seront iso- chaud pour les patients les p lus
lés et regroupés pour surveillance. graves, un PMA tiède pour les
pati ents bl essés stables, Une
tente pour la Cellule d' Urgence
M édico Psycho logique.
La deuxième équipe examine
les patients, sur le terrain, rem-
plit une f iche médical e de
4. Arrivée des véhicules spécialisés l'avant et identi fi e, à l 'a ide
de commandement et de liaison. d'un bracelet, chaque v ictime.

----·----
Plan rouge

8. Tous les blessés, même les


supposés indemnes (i mpl i- 11 . La zone de tri est montée
qués) doivent être examinés. en amont du PMA. Les mala-
des y seront divisés en plu-
Les impliqués (zone bleue) sont
sieurs groupes selon leur gra-
surveillés par les pompiers.
vité, ce qui déterminera leur
priorité de prise en charge et
d'évacuation.

QJ
c

-~
"Cl
•Q)
::E:
9. La zone rouge renferme les
Vl
c victimes les plus graves en
0
E
"Cl
cours de pré-bilan, identifica-
w
l.O tion et conditionnement pour 12. Les malades instables iront
0
0
N le rapatriement vers le PMA. dans le PMA chaud.
@
..._,
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

1 O. Une fois mis en co ndition,


les victimes sont rassemblées
dans un Point de Rassemble- 13. Le PMA est équipé de
ment des Victimes en atten- réserves d'oxygène, il est armé
dant d'être amenées à la zone en matériel selon des normes
de tri. précises.
1DE Protocolese - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

14. En aval des PMA se trouve


la zone de dispatching des
17. La gestion des médias se
véhicules de secours d'où part
fera par les officiels à distance
la grande noria qui ventilera
de l'AVP.
les blessés vers les hôpitaux.

15 . Les patients les plus insta-


bles seront 11 techniqués 11 sur
place dès que possible afin de
les stabiliser pour transport.
Cependant le rôle essentiel de
l.O
0
0
l' équipe de la zone de l'AVP,
N
@
est de dresser une liste de prio-
..., rité d'évacuation .
.c
Cil
ï::::
>-
c.
0
u

16. Les impliqués bénéficie-


ront d'une prise en cha rge
psychologique par les mem-
bres de la CUMP.

----·----
Accouchement à domicile

97. ACCOUCHEMENT À DOMICILE


DÉFINITION w
Mise au monde d'un enfant en-dehors d'une structure hospitalière.

INDICATIONS ~
Accouchement en cours ne permettant pas un transport médi ca-
lisé vers une structure adaptée.

CONTRE-INDICATIONS ~
- Il n'existe qu'une seule contre-indication absolue à la réalisation d'un
accouchement par voie basse (le pré-hospitalier n'en est qu'une forme):
la procidence du cordon. Dans ce cas, l'examinateur sent le cordon bar-
rer la présentation. Il faut alors qu'il refoule la tête le plus haut possible
et cou re vers un bloc opératoire afin de procéder à une césarienne.
- En effet, le cordon comprimé par la présentation, n'assure plus
l'oxygénation du foetus, ce qui engendre une grave hypox ie pou-
vant aboutir au décès de l'enfant.
- Il est bien évident que la surv ie de l'enfant ne dépend que de la dis-
QJ
tance qui le sépare d' un bloc opératoire. Dans ce cas, la survenue
c
d' un tel incident en pré-hospitalier est quasiment toujours létale.
-~
"Cl
•Q) - En dehors de ce cas, certaines situations sont prédictives de complications
::E:
Vl
c : la macrosomie fœtale, le siège, la prématurité... Il convient donc de réa-
0
E liser l'accouchement en pré-hospitalier uniquement "main forcée".
"Cl
w
l.O
0
0
N
LÉGISLATION :r_
@
..._, Article R. 4317 - 70
.c
Cil
ï::::
>-
- L' infirmier ou l' infirmière participe à la mi se en oeuvre par le
c.
u
0 médecin des tec hniques sui va ntes : §5 Actions mises en oeuvre
en vue de fai re face à des situations d' urgence vitale.
- L' IDE apportera son sout ien technique et logistique à l'opérateur.

MATÉRIEL (FIC. 1) X
- Kit accouchement prêt à l'emplo i.
- Masque.
- Calot.
- Surbl ouse.
- Gants stériles à la taille de l'opérateur.
- N écessaire à la pose d' une voie ve ineuse de bon ca libre.

----11----
1DE Protocolese - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

Tubulure trois vo ies.


- Solution hydro-a lcoolique.

SURVEILLANCE 1DE Ge/'


- Soins et surveillance du nouveau-né, ca lcu l du score d' APGAR
(cf. fiche sui vante).
- Surveillance de la mère : saignement, tonus utérin, hémodyna-
mique, douleur, ...
- Transport médicalisé vers une structure adaptée. Toujours
emporter le placenta.

ÎECHNIQUE

l.O
0
0
N
@
.._,
.c
Cil
ï:::: 2. Premier examen: détermine 4 & 5. Déposer un champ sté-
>-
0
c. si la présentation est engagée rile sur la table pour y disposer
u
dans le détroit supérieur. le matériel.

3. L'opérateur met des gants


stériles. L' aide prépare le 6. Sortir et installer le maté-
matériel et installe la patiente. riel sur la table.

----·----
Accouchem ent à domicile

11 & 12. Préparation du pla-


teau d'accouchement remplir
la cupule de désinfectant.
8. Préparation de l'opérateur:
masque, ca lot et gants stériles.
aic

-~
"O
•QJ
L
lll
c
0
E
"O
w
l.O
0
0
N
@

9. Placer le champ stéril e sur


le périnée.

13 & 14. Sortir une sonde uri-


10. Exemple d' installation de la naire courte pour "aller retour"
patiente: les pieds sur deux chai- et l'enduire de gel anesthésiant
ses et les fesses sur le bord du lit. (sur prescri ption médicale).
1DE Protocol ess - Cas plus sp écifiquem ent pré-hospitaliers

21. Éventuelle épisiotomie: partir


de la partie inférieure de la vulve
s'orienter en bas et en dehors en
protégeant la présentation.

17. Sondage évacuateur de la


vessie afin d'amélio rer la pro-
gressi on de la présentati on.
l.O
0
0
N
@

22 & 23. Une fois la tête déga-


gée, passer les doigts en cro-
chet sous la tête (fig. 22) puis
tirer vers le bas (fig. 23), afin de
18 & 19. Désinfection de périnée. dégager l'épaule supérieure.

----111----
Accouchem ent à domicile

À ce stade il ne faut jamais


tirer sur le cordon, mais dépis-
ter le début de la délivrance.

24. Remonter la tête tout en effec-


tuant une rotation dans le sens
inverse des aiguilles d'une montre.
28. Un bo n moyen de savoir si
elle débute est d'appuyer sur
l'hypogastre, en sus-pubien. Lors
du relâchement de cette pres-
sion le cordon doit remonter à la
vulve ; si ce n'est pas le cas, c'est
que la délivrance débute.

25. Décrire un arc-de-cercle en


remontant l'enfant pour finir en le
aic
posant sur le ventre de sa mère.
-~
"O
•QJ
L
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c
0
E
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l.O
0
0
N
@

26. Clamper le cordon à l' aide


des deux pinces Kocher.
29 & 30. Le placenta est alors
expulsé. li est FONDAMENTAL
de l'examiner pour vérifier qu' il
n'y ait pas de rétention de frag-
ments qui seront pourvoyeurs
d'hémorragie de la délivrance.
Comme l'accouchement, l'exa-
men du placenta est un acte
27. Couper le cordon entre les médical ne pouvant être fait par
l' infirmier(ère) D E ou l'IAD E.
deux clamps.

----·----
1DE Protocol ess - Cas plus spécifiquem ent pré-hospitaliers

98. SOINS AU NOUVEAU-NÉ


DÉFINITION w
Prise en charge initiale d' un nouveau-né ayant été mis au monde
en milieu extra hospitalier.

PRÉ-REQUIS
Score d' APGAR

Fréquence cardiaque < 80 bpm 80-1 OO bpm > 100 bpm


Lente,
Respiration A ucun Cri s vigoureux
irrégu li ère

Flex ion des


Tonus Hypotonie Normal
membres

Réactivité Nulle Grimace V ive

Coloration Pâle ou bleue Impa rfa ite Rose

11 est à côté à une minute, pui s à 5 minutes.

INDICATIONS ~

l.O
Nouveau né avec score d' APGAR supérieur o u égal à 7 à une minute.
0
0
N
@
CONTRE-INDICATIONS ~
Soins de conservation et de réanimation prioritaires en cas
d'APGAR inféri eu r à 7.

LÉc1sLAT10N -r
Article R. 43 7 7-5
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier(ère) accomplit les
actes ou dispense les soins sui vants visant à identifier les risques
et à assurer le confort et la sécurité de la personn e et de son envi-
ronnement et co mprenant son inform ation et celle de son entou-
rage:
- §1 Soins et procédés visant à assurer l' hygiène de la person ne et
de son enviro nnement. 19° Recueil des observations de toute

----·----
Soins au n o uveau-né

nature susceptib les de concourir à la connaissance de l'état de


santé de la personne et appréciatio n des princ ipaux paramètres
servant à sa surve illance (.. .)
- §2 1 Réalisatio n et surveillance des pansements et des bandages
autres que ceux menti onnés à l'arti cle R. 43 11-7.
- §39 Recueil des données bio logiques obtenues par des tec hni-
ques à lecture instantanée ( ... )

A rticle R. 43 11 - 13
Les actes concern ant les enfants de la nai ssance à l'adolescence
( .. .) sont dispensés en priorité par un(e) infirmier(ère) titulaire d u
diplôme d'État de puéri cultrice et l' infirmier(ère) en cours de for-
m ati o n préparant à ce diplôme.

MATÉRIEL (FIC.1) ~
- Matéri el pour aspirati on.
- Sonde gastrique.
- Bonnet en jersey.
- Compresses stériles.
aic - Bande de gaze.
-~
"O
- Clamp de Barr.
•QJ
L - Couche.
lll
c
0
E - Bracelet d' identifica tio n.
"O
w
l.O
0
- Matéri el de réanimation péd iatri que.
0
N
- Serv iettes propres et sèches.
@
- M atéri el pour glycémie ca pill aire.

SURVEILLANCE 1DE Ge/'


Surveillance de l'état général, attenti on part ic ulière à la tempéra-
t ure, la coloratio n, la fréquence respiratoire et cardi aque.

----·----
1DE Protocol ess - Cas plus spécifiquem ent pré-hospitaliers

ÎECHNIQUE

Après pose du clamp de Bar et


sectio n du cordon par le
médecin ou la sage-femme :
Évaluation du score d'APGAR :
celui-ci doit être~ 7 à 1 minute
et atteindre 10 à 5 minutes. Un
score de 3 ou moins est consi-
déré comme état de mort appa- 4. Lui mettre un bonnet en jer-
rente et doit fai re débuter une sey: en effet, la surface du crâne
réanimation. du nouveau-né est relativement
importante et est à l'origine
d'une déperdition de chaleur
importante.

l.O
0
0
N
@

2 & 3. Sécher délicatement le


nouveau-né à l'aide de serviet-
tes propres.

----·----
Soins au n o uveau-né

12. Vérifier la perméabilité


œsophagienne.

5 à 9. Réali ser les soins de cor-


don : sécher et emballer dans 13. Vérifier la perméabilité anale.
des compresses stériles, puis Les trois étapes précédentes se font
fixer le tout à l'aide d' une bande à l'aide d'une sonde gastrique,
aic
de gaze autour de l'abdomen. l'ordre doit donc être respecté.
-~
"O
•QJ
L
lll
c
0
E
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w
l.O
0
0
N
@

14 & 15. Réa li ser une glycémie


capillaire au ta lon. Si possible,
fa ire une seconde mesure à
10 & 11. Vérifi er la perméabi- 30 m in, la première étant le
lité des narines. reflet de la glycémie maternelle.

----·----
1DE Protocol ess - Cas plus spécifiquement pré-hospitaliers

16. Identifier l'enfant: nom, pré-


noms, date de naissance et lui
poser le bracelet d' identification. 19. Envelopper l'enfant dans
une serviette chaude et sèche.

20. "Tétée de bienvenue".

Transport vers un service


adapté de la mère et de l'enfant.
l.O
0
17 & 18. Mettre la couche.
0
N
@

----·----
Quelques notions législatives

99. QUELQUES NOTIONS


LÉGISLATIVES
- Dommage collatéral de l'affaire dite " Perruc he", une très connue
soci été d'assurance des professionnels de santé a récemment
déc idé de ne plus couvrir le risque de l'activité des obstétriciens
à compter du 1er janvier 2007, décision qui avait fait grand bruit.
Bien au-delà de ce débat qui n'est pas le sujet de ce laïus, il est
incontestable pour nous, professionnels et étudi ants de santé
paramédicaux, que l 'évolution des mentalités (à la limite de l'at-
tentisme fautif), des pratiques professionnelles et de la législatio n
doit nous amener à une connaissance accrue de nos droits et
devoirs envers les patients.

- Notre feu décret de compétence 2002-194 du 11 février 2002 a


été codifié au sein du code de la santé publiqu e par le décret
2004-802 du 29/07/04, que vous trou verez en annexe de cet
ouvrage, ainsi que notre décret des règles professionnelles.

- D ans cet ouvrage volontairement orienté soins d' urgence, il est


aic
indispensable de connaître ses limites législatives.
-~
"O
•QJ
L - En effet, dans ses dispositions réglementaires, on notera avec
lll
c
0 attention l'article R4311-14 "( ... ) En cas d'urgence et en dehors
E
"O
w de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier(ère) décide des
l.O
0
0
gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un m édecin.
N
@
Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la per-
sonne vers la structure de soins la plus appropriée à son état.",
article qui est souvent sujet à mésinterprétatio n des intéressés, de
leur hiérarchie o u de leurs co llaborateurs.

- Or, il n'en est rien : en effet, bien que complexe, la législati o n


française est claire et stipule par la loi n° 86-33 du 9 janvier
1986, article 99 que : "La notion d'urgence ne peut faire échec
aux règles des professions réglementaires". Concrètement, cec i
précise sans co ntestation possible que m ême en situation d'ur-
gence, le professionnel de santé ne peut réaliser que les actes qui
lui sont reconnus de sa co mpétence, et dans notre cas, distingue
rô le propre, rôle sur prescription méd ica le, sur prescripti o n
méd ica le à condition qu' un médecin puisse intervenir à tout
moment, et participation à la réalisation par un médecin d'actes.

----111----
1DE Protocol ess - Cas plus sp écifiquem ent pré-hospitaliers

- Q ui plus est, notre décret préci se que 11 L1infirmier(ère) n'accom-


plit que les actes professionnels qui relèvent de sa compétence
[ ... ]" (Article R. 4312-3)

- Enfin, et pui squ' il fa ut également parler des d ispositi ons pénales,


citons I' article 121-.3 du code pénal : " [... ] il y a également délit,
lorsque la loi le prévoit, en cas d'imprude nce, de négligence ou
de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité pré-
vue par la loi ou les règlements sauf si l'a uteur des faits a accom -
pli les diligences normales compte tenu/ le cas échéant, de la
nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences
ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait'/.

- À noter, mais vo us le savez tous évidemment, qu' une prescrip-


tion téléphonique n'est pas une prescripti on légale. Seule excep-
ti on, les co nsignes passées par le médec in régulateur du SAMU
qui o nt valeur presc ript ive car (légalement) enregistrées.

- D ans le cadre d' un ouvrage tel que celui-c i, il va de soi que les
actes qui vous sont présentés sont des trames de travail, et qu' il
vous fa udra sans nu 1doute vo us adapter aux protocoles des éta-
bli ssements, le matéri el, le personnel, sans oublier la spécificité
du pati ent, qui rappelons-le, reste au cœur de tout cela, et doit
rester notre pri orité.

- N'oubliez pas no n p lus que la pri se en c harge d' une urgence est
to ujo urs une affaire d'équipe, et qu e l 'apport de l'a ide-
l.O soignant(e) est un complément indispensable à votre acti vité.
0
0
N
@
- Aussi nous espérons que cet ouvrage sera compagnon de votre
exercice quotidien, que vous soyez professionnel soucieux de la
qualité des soins dispensés, ou étudi ant préparant le d iplôme d'état.

----·----
aic

-~
"O
•QJ
L
lll
c
0
E
"O
w
l.O
0
0
N
@

À la minute où vous lisez quelque chose que vous ne compre-


11

nez pas vous pouvez être sûr que c'est un avocat qui l'a rédigé.
1
11

(Will Roge rs)


IDE Protocoles~

Extrait concernant la profession d 'infirmier, tiré du décret 2004-802


du 29/07/04 paru au J.O. du 09/08/04

LIVRE Ill
AUXILIAIRES MÉDICAUX

TITRE 1er
PROFESSION D'INFIRMIER OU D'INFIRMIÈRE

CHAPITRE IER
EXERCICE DE LA PROFESSION

SECTION 1
Actes professionnels

Article R. 43 11- 1
L'exercice de la profession d' infirmier ou d' infirmière comporte l' analyse,
l'orga nisation, la réa lisation de soins infirmiers et leur éva luation, la contri-
bution au rec ueil de données cliniques et ép idém iologiques et la parti cipa-
tion à des actions de prévention, de dépistage, de formation et d'éducation
à la sa nté.
Dans l'ensemble de ces activités, les infirmiers et infirmi ères sont soumi s au
aic
respect des règles professionnelles et notamment du secret professionnel.
-~
"O
•QJ
Ils exercent leur activité en relation avec les autres professionnels du sec-
L teur de la santé, du secteur social et médico-social et du secteur éducatif.
lll
c
0
E Article R. 43 11 -2
"O
w
l.O
0
Les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palli ati fs, intègrent qualité tech-
0
N nique et qualité des relations avec le malade. li s sont réa li sés en tenant
@ compte de l'évolution des sciences et des techn iques. Ils ont pour objet,
dans le respect des droits de la personne, dans le souci de son éducation à
la sa nté et en tenant compte de la personnalité de celle-c i dans ses compo-
sa ntes physiologique, psycho logique, économ ique, sociale et culturelle :
1° De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et men-
tale des personnes ou l'autonomie de leurs fon ctions vitales physiques et psy-
c hiques en vue de favori ser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion
dans leur cadre de vie fami lial ou social ;
2 ° De concourir à la mise en place de méthodes et au recu eil des informa-
tions utiles aux autres professionne ls, et notamment aux médecins pour
poser leur diagnostic et éva luer l'effet de leurs prescriptions ;
3° De participer à l' évaluation du degré de dépendance des personnes ;
4 ° De contribuer à la mi se en œuvre des traitements en partic ipant à la sur-
veillance clinique et à l'application des prescriptions médica les contenues,
le cas échéant, dans des protocoles établis à l'initiati ve du ou des méded ns
prescripteurs ;

- - -- 111----
Annexes

5° De participer à la prévention, à l'éva luati on et au soulagement de la dou-


leur et de la détresse physique et psychique des personn es, partic ulièrement
en fin de v ie au moyen des soins palliatifs, et d'accompagner, en tant que
de besoin, leur entourage.

Article R. 4 3 11 -3
Relèvent du rô le propre de l' infirmier ou de l' infirmière les soins li és aux
fonctions d'entreti en et de cont inuité de la v ie et v isa nt à compenser partie l-
lement ou totalement un manque ou une diminution d'a utonomie d' une
personn e ou d' un groupe de person nes.
Dans ce cadre, l' infirmier ou l' infirmière a compétence pour prendre les ini -
tiati ves et accompli r les soins qu' il juge nécessa ires conformément aux dis-
positi ons des art icles R. 4311-5 et R. 4311-6. 11 identifie les besoins de la
personne, pose un diagnostic infirmier, formule des objectifs de soins, met
en oeuvre les actions appropriées et les éva lue. Il peut élaborer, avec la par-
ticipation des membres de l'équipe soignante, des protocoles de so ins infir-
miers relevant de son ini tiative. Il est chargé de la conception, de l'utilisa-
tion et de la gestion du doss ier de soins infirmiers.

Article R. 43 11 -4
Lorsque les actes accompli s et les soins dispensés relevant de son rôle pro-
pre sont dispensés dans un étab lissement ou un servi ce à dom ic ile à ca rac-
tère sa nitaire, social ou médico-soc ial, l' infirmier ou l' infirmière peut, sous
sa responsab ilité, les assurer avec la collaboration d'aides-soignants, d'a ux i-
liaires de puériculture ou d'a ides méd ico-psychologiques qu' il encadre et
dans les limites de la qua lification reconnue à ces derniers du fait de leur
aic formation. Cette coll aboration peut s' inscrire dans le cadre des protocoles
-~
de soins infirmi ers menti onnés à l'article R. 43 11-3.
"O
•QJ
L
lll Article R. 4 3 11-5
c
0
E D ans le cadre de son rô le propre, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les
"O
w actes ou dispense les so ins suivants v isa nt à identifier les risq ues et à assu-
l.O
0
0
rer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et com-
N
prenant son information et celle de son entourage :
@
1° Soins et procédés v isa nt à assurer l' hygiène de la personne et de son
env ironnement;
2° Surveillance de l' hygiène et de l'éq uilibre alimenta ire;
3° Dépistage et éva luatio n des risques de maltraitance;
4° Aide à la prise des médicaments présentés sous forme non injectab le ;
5° Vérification de leur prise ;
6° Surveillance de leurs effets et éducatio n du patient;
7° Adm ini stration de l'a limentation par sonde gastrique, sous réserve des
d ispositions prévues à l'articl e R. 4311-7 et changement de sonde d'a limen-
tation gastrique ;
8° Soins et surveillance de patients en assistance nutritive entérale ou parentérale;
9° Survei llance de l'élimination intestinale et urinaire et changement de
sondes vésicales ;
10° So ins et surveill ance des patients sous dia lyse rénale ou péritonéa le;

- ---·----
IDE Protocoles~

11 ° Soins et surveill ance des patients placés en mi 1ieu stéril e ;


12° In sta llation du patient dans une position en rapport avec sa pathologie
ou son handi cap ;
13° Préparation et survei llance du repos et du sommeil ;
14° Lever du patient et aide à la marche ne faisant pas appel aux techniques
de rééducation ;
15° Aspirations des sécrétions d' un patient qu ' il so it ou non intubé ou tra-
c héotomisé;
16° Ventilation manuelle instrumentale par masque ;
17° Utilisation d ' un défibrillateur semi -a utomatique et surveill ance de la
personne placée sous cet appareil ;
18° Administration en aérosols de produits non médicamenteux ;
19° Recueil des observations de toute nature susceptibles de concourir à la
connaissance de l'état de santé de la personne et appréciation des princ i-
paux paramètres serva nt à sa surveillance : température, pulsations, pres-
sion artérielle, rythme respiratoire, volume de la diurèse, poids, mensura-
t ions, réfl exes pupillaires, réfl exes de défense c utanée, observations des
manifestation s de l'état de conscience, évaluation de la douleur;
20° Réalisation, surveillance et renouvellement d es pansements non médi -
camenteux;
2 1° Réa li sation et surveillance des pansements et des bandages autres que
ceux ment ionnés à l' article R. 4 311-7 ;
22 ° Préventio n et soins d ' escarres;
aic
23 ° Prévention non médicamenteuse des thromboses veineuses;
-~
"O
2 4° Soins et su rveill ance d' ul cères cutanés c hron iques;
•QJ
L 25 ° Toilette périnéale;
lll
c
0
E
26° Préparation du patient en vue d'une intervention, notamment so[ns
"O
w c utanés préopératoires ;
l.O
0
0
27° Recherche des signes de complica tions pouvant survenir chez un
N
patient porteur d' un dispositif d ' immob ilisation o u de contention ;
@
28° So ins de bouche avec application de produits non méd icamenteux;
29° Irrigation de l' oeil et instillation de co llyres;
30° Participation à la réalisation des tests à la sueur et recueil des sécrétio ns
lacrymales;
3 1° Surveillance de sca rifi cations, injections et perfusions mentionnées aux
arti c les R. 4311-7 et R. 4311-9 ;
32° Surveill ance de patients ayant fait l'objet de ponction à v isée diagnos-
t ique ou thérapeutique ;
33° Pose de timbres tuberculiniques et lecture;
3 4° Détection de parasitoses externes et so ins aux personnes atteintes de
ce lles-c i ;
35° Surveillance des fonctions v itales et maintien de ces fonctions par des
moyens non invasifs et n' impliquant pas le recours à des médicaments ;
3 6° Surve illance des cathéters, sondes et drains ;

- ---·----
Annexes

7° Parti cipation à la réalisation d'explorations fonctionnelles, à l'exception de


celles mentionnées à l'article R. 43 11 -10, et pratique d'examens non vulné-
rants de dép istage de troubles sensoriels ;
38° Participation à la procédure de désinfection et de stéri 1isation des dis-
positifs médicaux réutili sables;
39° Recueil des données biologiques obtenues par des techniques à lecture
instantanée suiva ntes :
a) Urines: glycosurie acétonurie, protéinurie, recherche de sang, poten-
tiels en ions hydrogène, pH ;
b) Sang: glycémie, acétonémie;
40° Entretien d'accueil privilégiant l'écoute de la personne avec orientation
si nécessaire ;
41 ° Aide et sout ien psychologique ;
42 ° Observation et surve illance des troubles du comportement.

Atticle R. 43 11-6
Dans le domaine de la santé mentale, outre les actes et soins mentionnés à l'ar-
ticle R. 4311-5, l'infirmier ou l' infirmière accomplit les actes et soins su ivants :
1° Entretien d'accueil du pati ent et de son entourage;
2 ° Activ ités à visée sociothérapeutique individuelle ou de groupe ;
3° Surveillance des personnes en c hambre d' isolement ;
4 ° Surveillance et éva luation des engagements thérapeutiques qui assoc ient
le médecin, l' infirmier ou l' infirmière et le patient.
aic
Atticle R. 43 11 -7
-~
"O
•QJ
L' infirmier ou l'infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en appli-
L
lll
c
cation d' une prescription méd ica le qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et
0
E quantitative, datée et signée, soit en application d' un protocole écrit, qualitatif
"O
w et quantitatif, préa lablement établi, daté et signé par un médeci n :
l.O
0
0
1° Scarifi cations, injectio ns et perfusions autres q ue celles mentionnées au
N
deuxième alinéa de l' arti cle R. 43 11 -9, instill ations et pulvéri sations;
@
2 ° Scarificatio ns et injections destinées aux vaccinations ou aux tests tuber-
c uliniques;
3° Mise en place et ablation d'un cathéter court ou d'une aiguille pour perfusion
dans une veine superficielle des membres ou dans une veine épicrânienne;
4 ° Surveillance de cathéters veineux centraux et de montages d'accès vas-
c ul aires implantables mis en place par un médec in ;
5° Injections et perfusions, à l'exclusion de la première, dans ces cathéters ainsi
que dans les cathéters veineux centraux et ces montages :
a) De produits autres que ceux mentio nnés au deuxième alinéa de l'ar-
ticle R. 43 11 -9 ;
b) De produits ne contribuant pas aux techniques d'anesthésie générale
ou locorégiona le mentionnées à l'articl e R. 4 3 11 -12.
Ces injections et perfusions font l' objet d' un compte rendu d'exécution
écrit, daté et signé par l' infirmier ou l' infirmière et transcrit dans le dossier
de soins infi rmi ers;

- ---·----
IDE Protoco les~

6° Admini stratio n des médicaments sans préjudice des di spos itions prévues
à l'arti cle R. 4311-6 ;
7° Pose de dispositifs transcutanés et surveillance de leurs effets;
8° Renouvell ement du m atéri el de pansements médica menteux ;
9° Réa lisation et surveillance de pansements spéc ifiques;
1 0° Ablation du matéri el de réparation cutanée ;
11° Pose de bandages de contention ;
12° Ablation des di spos it ifs d' immobilisation et de contention ;
13° Renouvellement et ablation des pansements médicamenteux, des systè-
mes de tamponnement et de drainage, à l'except io n des drains p leuraux et
médiastinaux;
14° Pose de sondes gastriques en vue de tubage, d'aspi ration, de lavage ou
d'a limentation gastrique ;
15° Pose de sondes vés ica les en vue de prélèvement d'urines, de lavage,
d'instillation, d' irrigation ou de drainage de la vessie, sous réserve des dispo-
sitions du tro isième alinéa de l' article R. 43 11 -10 ;
16° Instillation intra-urétrale;
1 7° Inj ection vaginale;
18° Pose de sondes recta les, lavements, extracti ons de féca lomes, pose et
surveillance de goutte-à-goutte recta l ;
19° Appareillage, irrigation et survei ll ance d' une p laie, d' une fistu le o u
d' une stom ie;
aic 20° So ins et surveill ance d' une pl astie;
-~ 2 1° Partic ipation aux techni ques de dilatation de cicatri ces o u de stom ies ;
"O
•QJ
L 22 ° Soins et surveill ance d'un patient intubé ou trachéotomisé, le premier
lll
c c hangement de ca nule de trachéotom ie étant effectué par un médec in ;
0
E
"O 23 ° Parti c ipation à l'hyperthermi e et à l'hypothermie;
w
l.O
0 24° Admi nistration en aérosols et pul vérisations de produits médicamenteux;
0
N
25 ° Soins de bouche avec applicati on de produits médicamenteux et, en
@
tant que de besoin, aide instrumentale;
26° Lavage de sinus par l'interméd iaire de cathéters fi xés par le médeci n ;
27° Ba ins d' oreilles et in stillations médi camenteu ses;
28° Enregistrements simp les d'électrocardiogram mes, d'é lectro-encéphalo-
grammes et de potentiels évoq ués sous réserve des d ispositions prévues à
l'art icle R. 43 11 -10;
29° Mesure de la pressio n veineuse centra le ;
30° Vérification du fonctionnement des appareils de ventilation ass istée o u
d u monitorage, contrô le des d ifférents pa ramètres et surveillance des
patients p lacés sous ces appareils ;
3 1° Pose d'u ne sonde à oxygène ;
32 ° Install ation et surveillance des person nes placées sous oxygénothérap ie
normobare et à l' intérieur d'un ca isson hyperbare;
33° Branchement, surveillance et débranchement d' une dialyse rénale,
péritonéale ou d'un circuit d'échanges plasmatiq ue;

- ---·----
Annexes

3 4° Saignées ;
35° Prélèvements de sa ng par ponction veineuse ou capillaire ou par cathé-
ter veineux ;
36° Prélèvements de sang par ponction artéri elle pour gazométrie ;
37° Prélèvements non sanglants effectués au nivea u des téguments ou des
muqueuses directement accessib les ;
38° Pré lèvements et collecte de sécrétions et d'excrétio ns;
39° Recueil aseptique des urines;
40° Transmission des indi cations techniques se rapportant aux prélève-
ments en vue d'a nalyses de biologie médica le;
41 ° Soins et surveill ance des personnes lors des transports sa nitaires pro-
grammés entre établi ssements de soins;
42 ° Entretien individuel et utilisation au sein d' une équipe pluridisciplinaire
de techniques de médiat ion à v isée thérapeutique ou psychothérap ique ;
43° M ise en oeuvre des engagements thérapeutiques qui associent le méde-
c in, l' infirmier ou l' infirmière et le patient, et des protocoles d' isolement.

Article R. 4311-8
L' infirmier ou l'infirmière est habilité à entreprendre et à adapter les traitements
antalgiques, dans le cadre des protocoles préétablis, écrits, datés et signés par
un médecin. Le protocole est intégré dans le dossier de soins infirmiers.

Article R. 43 11-9
aic L' infirmier ou l' infirmière est habilité à accomplir sur prescription médica le
écrite, qua litative et quantitative, datée et signée, les actes et so ins sui vants,
-~
"O
•QJ
à condition qu' un médecin puisse intervenir à to ut moment :
L
lll
c
1° Injections et perfusions de produits d'origine humaine nécess itant, préa-
0
E
lab lement à leur réa lisation, lorsque le produit l'ex ige, un contrô le d' iden-
"O
w tité et de compatibi lité ob ligatoire effectué par l' infirmier ou l' infirmière;
l.O
0
0
2° Injections de méd ica ments à des fins analgésiques dans des cathéters
N
périduraux et intrathécaux ou placés à proxim ité d' un tronc ou d'un p lexus
@
nerveux, mis en place par un médec in et après que celui-ci a effectué la
prem ière injection ;
3° Préparation, utilisation et surveillance des appareil s de circu lation extra-
corpore lle ;
4° Ablation de cathéters centraux et intrathécaux;
5° Appli cat ion d'un ga rrot pneumatique d'usage chirurgica l ;
6° Pose de dispositifs d' immobilisation ;
7° Uti lisation d'un défibrillateur manuel ;
8° Soins et surve illance des personnes, en postopératoire, sous réserve des
dispositions prévues à l' arti cle R. 4311-12 ;
9° Techn iques de régu lation thermique, y compris en mi lieu psychiatrique ;
1 0° Cures de sevrage et de sommei 1.

- ---·----
IDE Protocoles~

Article R. 43 11-10
L'infirmier ou l' infirmière participe à la mise en oeuvre par le médecin des
techniques sui vantes :
1° Première injection d'une série d'allergènes;
2° Premier sondage vés ica l chez l' homme en cas de rétent ion ;
3 ° Enregistrement d'électrocardiogrammes et d'électroencéphalogrammes
avec épreuves d'effort ou emploi de médicaments modificateurs ;
4 ° Prise et recueil de pression hémodynamique faisant appel à des techniques
à caractère vulnérant autres que celles mentionnées à l'article R. 4311-7 ;
5° Actions mises en oeuvre en vue de fa ire face à des situations d'urgence vitale ;
6° Explorations fonctionnelles comportant des épreuves pharmacodynami-
ques, d'effort, de stimulation ou des tests de provocation ;
7° Pose de systèmes d'immobili sation après réduction ;
8° Activités, en équipe pluridisciplinaire, de transplantati on d'organes et de
greffe de t issus ;
9° Transports sanitaires :
a) Transports sa nitaires urgents entre établi ssements de soins effectués
dans le cadre d'un service mobil e d'urgence et de réa nimation ;
b) Transports sanitaires méd ica lisés du li eu de la détresse vers un éta-
blissement de santé effectués dans le cadre d'un serv ice mobil e d'ur-
gence et de réanimati on ;
10° Si smothérapie et insulinothérap ie à v isée psychiatrique.
aic
Article R. 43 11 - 11
-~
"O
•QJ
L'infirmier ou l'infirmière titulaire du diplôme d'Etat de bloc opératoire ou en cours
L de formation préparant à ce diplôme, exerce en priorité les activités suivantes :
lll
c
0 1° Gestion des ri sques liés à l'activité et à l'env ironnement opératoire;
E
"O
w 2° Elaboration et mise en oeuvre d'une démarche de soins indiv iduali sée en
l.O
0 bloc opératoire et secteurs associés;
0
N
@ 3° Organisation et coordination des soins infirmiers en salle d' intervention ;
4 ° Traçabilité des activ ités au bloc opératoire et en secteurs assoc iés;
5° Participation à l'élaboration, à l'application et au contrô le des procéd u-
res de désinfection et de stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables
v isant à la prévention des infectio ns nosocomiales au bloc opérato ire et en
secteurs associés.
En per-opératoire, l'infirmier ou l' infirmière titulaire du diplôme d' Etat de
bloc opérato ire ou l' inf irmier ou l' infirmière en cours de formation prépa-
rant à ce dipl ôme exerce les activ ités de circu lant, d' instrumentiste et d'a ide
opérato ire en présence de l'opérateur.
Il est habilité à exercer dans tous les secteurs où sont pratiqués des actes
invas ifs à v isée diagnostique, thérapeutique, ou diagnostique et thérapeuti-
que dans les secteurs de stérili sation du matériel méd ico-chirurgica l et dans
les serv ices d' hygiène hospitalière.

- ---·----
Annexes

Article R. 43 11-1 2
L'infirmier ou l' infirmière, anesthés iste diplômé d' Etat, est seu l habilité, à
condit ion qu 'un médecin anesthésiste-réanimateur puisse interven ir à tout
moment, et après qu'un médecin anesthésiste-réa nimateur a examiné le
patient et établi le protocole, à appliquer les tech niques suivantes :
1° Anesthésie générale ;
2° Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été
mis en place par un médecin anesthésiste-réanimateur ;
3° Réanimation peropératoire.
Il accomplit les soins et peut, à l' initiative exc lusive du médec in anesthé-
siste-réanimateur, réa liser les gestes techniques qui concourent à l' app lica-
tion du protocole.
En sall e de su rveillance postinterventionnelle, il assure les actes relevant des
techniques d'a nesthés ie c itées aux 1°, 2° et 3° et est habilité à la pri se en
c harge de la douleur postopératoire relevant des mêmes techniques.
Les transports sanitaires mentionnés à l'articl e R. 43 11 -10 sont réa li sés en
priorité par l' infirmier ou l'infirmière anesthés iste diplômé d' Etat.
L'infirmier ou l' infirmière, en cours de formation préparant à ce diplôme,
peut partic iper à ces acti v ités en présence d'un infirm ier anesthésiste
diplômé d' Etat.

Article R. 43 11-1 3
Les actes concernant les enfa nts de la naissance à l'adolescence, et en par-
t icu lier ceux ci-dessous énumérés, sont dispensés en priorité par une inf ir-
aic mière titu laire du diplôme d' Etat de puéri cultrice et l' inf irmi er ou l'inf ir-
-~
mière en cours de formation préparant à ce dip lô me :
"O
•QJ
L
1° Suivi de l'enfant dans son développement et son mi lieu de vie;
lll
c
0
2° Surveillance du régime alimenta ire du nourri sson ;
E
"O
w
3° Prévention et dépistage précoce des inadaptations et des handicaps;
l.O
0 4° Soins du nouveau-né en réanimation ;
0
N
@
5° Install ation, surve illance et sortie du nouveau-né p lacé en incubateur ou
sous photothérapie.

Article R. 43 11-14
En l'absence d'un médecin, l'infirmier ou l' infirmière est habilité, après
avoir reconnu une situation comme relevant de l 'urgence ou de la détresse
psychologique, à mettre en oeuvre des protoco les de soins d'urgence, préa-
lablement écrits, datés et signés par le médecin responsab le. Dans ce cas,
l' infirmier ou l' infirmière accomplit les actes conservatoires nécessa ires
jusqu'à l'intervention d'un médecin. Ces actes doivent ob ligatoirement fa ire
l'obj et de sa part d'un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et
annexé au doss ier du patient.
En cas d'urgence et en dehors de la mi se en oeuvre du protocole, l' infirmier
o u l' infirmière déc ide des gestes à pratiquer en attendant que pu isse inter-
venir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir af in de diriger la
personne vers la stru cture de so ins la p lus appropri ée à son état.

- - -- 1 1 - - - -
IDE Protocol es~

Article R. 43 11-1 5
Se lon le secteur d'activité où il exerce, y compris dans le cadre des réseaux
de soins, et en fonction des besoins de sa nté identifiés, l' infirmier ou l' infir-
mière propose des actions, les organise ou y participe dans les domaines
suivants :
1° Formation init iale et formation continue du personnel infirmier, des per-
sonnels qui l'assistent et éventuellement d'a utres personnels de santé;
2 ° Encadrement des stagiaires en formation ;
3° Formation, éducation, prévention et dépistage, notamment dans le domaine
des soins de santé primaires et communautaires;
4 ° Dépistage, prévention et éducation en mati ère d'hygiène, de sa nté indi -
viduelle et collective et de sécurité ;
5° Dépistage des mal adies sexuellement transmi ssibles, des mal adies pro-
fessionnelles, des mal adies endémiques, des pratiques addicti ves ;
6° Education à la sexualité;
7° Participation à des actions de sa nté publique;
8° Recherche dans le domaine des soins infirmiers et partic ipation à des
actions de recherche pl uridi sc iplinaire.
Il participe éga lement à des actions de secours, de médecine de catastrophe
et d'a ide humanitaire, ai nsi qu' à toute action coordonnée des professions
de sa nté et des professio ns soc iales conduisant à une pri se en charge glo-
bale des personnes.

~ SECTION 2
-~ PERSONNES AUTORISÉES À EXERCER LA PROFESSION
-0
•QJ
L
lll

6 Sous-section 1
E
Jl Titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'infirmière
l.O
0
0
N

©
.....,
Article O. 4 3 11 - 16
-§,
·c
Le diplôme d'Etat d'infirmier ou d' infirmière est délivré par le préfet de
Ei: région aux candidats aya nt suiv i, sa uf di spense, l'enseignement prépa ratoire
8 au diplôme d'Etat d' infirmier ou d' infirmière et subi avec succès les épreu-
ves d'un examen à l' issue de cet enseignement.

A1ticle O. 43 11 - 17
La durée des études préparatoires au diplôme est fi xée à trois ans.
Les conditio ns dans lesquelles peuvent être accordées des dispenses partiel-
les ou totales d'enseignement sont f ixées, après avis de la com mission des
infirmiers et infirmières du Conseil supéri eur des professions paramédicales,
par arrêté du ministre chargé de la santé.

- ---·----
Annexes

Article O. 4311-18
L'enseignement comprend :
1° Un enseignement théorique;
2 ° U n enseignement pratique;
3 ° Des stages.
Les cond itions d'indemni sation des stages et de remboursement des frais de
déplacement liés aux stages sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article O. 43 11 - 19
Les in stituts de formation en soins infirmiers autorisés à déli vrer l'ense igne-
ment préparant au diplôme d' Etat sont chargés de la mise en oeuvre des
modalités d'admission sous le contrô le des préfets de région et de départe-
ment ou du préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ils ont la charge de l' organi-
sation des épreuves et de l'affi chage des résultats.
La compos ition des jurys et la nomination de leurs membres sont arrêtées
par le préfet de région.

Article O. 43 11 -20
Les conditions d' autori sation et de fonctionnement des instituts sont fixées,
après avis de la commission des infirmiers et infirmières du Consei l supérieur
des professions pa ramédicales, par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article O. 43 11 -2 1
Le contrôle des instituts est exercé par les fon ctio nnaires désignés à cet effet
aic par le mini stre chargé de la sa nté.
-~
"O
•QJ Article O. 43 11-22
L
lll
c Les directeurs des instituts ne relevant pas du titre IV du statut général des
0
E fonctionna ires sont agréés, après avis de la comm ission des infirmiers et
"O
w infirmières du Consei l supérieur des professions paramédica les, par le
l.O
0
0
ministre chargé de la sa nté.
N
@
Article O. 43 11 -23
Les conditions d'agrément des établissements, serv ices et institutions où les
étudiants effectuent leurs stages sont fixées par arrêté du ministre chargé de
la sa nté.

Article O. 43 11 -24
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes d'agrément
et d'autori sation mentionnées aux articl es D. 4311-20 et D . 4311-22 va ut
déc ision de rejet.

- ---·----
1DE Protocoles~

Sous-section 2
Titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier de secteur psychiatrique

Article O. 43 11 -25
La comm ission prévue à l'article L. 43 11 -5, présidée par le directeur régional
des affaires sanitaires et sociales ou son représentant, est composée de :
1° Deux praticiens hospitaliers, dont un exerçant dans un service de psychiatrie;
2° Deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d' Etat d' infirmier ou
d' infirmière et du diplôme de cad re de sa nté;
3° Deux infirmiers ou inf irmières titulaires du diplôme d' Etat d' infirmier de
secteur psychiatrique et du diplôme de cadre de santé.
Les membres de la commiss ion sont dés ignés par le d irecteur régiona l des
affaires sanita ires et sociales parmi les profess ionnels de la région. Les mem -
bres prévus aux 2° et 3° ci-dessus sont désignés sur proposition des organi -
sations synd ica les représentatives des infirmi ers.

Article O. 43 11 -26
Les infirmiers et infirmières, titulaires du diplôme d' Etat d' infirmier de secteur
psychiatrique, ca ndidats à l'obtenti on du diplôme d' Etat d' infirmier ou d'in-
firmière adressent au président de la commission, par lettre recommandée
avec accusé de réception, un dossier comportant les éléments suiva nts :
1° Copie du diplôme d' infirmier de secteur psych iatrique;
2° Curric ulum vitae comportant en annexe la li ste des services dans lesq uels
aic le candidat a exercé son activité, ainsi que la nature des fonctions exercées;
cette 1iste est certifi ée exacte par le ou les chefs des étab lissements dans les-
-~
"O
•QJ
quels le candidat a exercé ses fonctions ;
L
lll 3° Li ste des actions de formation continue sui vies par le candidat avec, pour
c
0 c hacune d'entre elles, une attestation du responsable de cell e-c i ou du chef
E
"O
w
de l'établi ssement dans leq uel l' intéressé exerça it ses fonctions au moment
l.O où elle a été suiv ie;
0
0
N 4° Eventuellement, cop ie des dip lômes autres que le diplôme d' inf irmi er de
@
secteur psych iatrique, obtenus par le ca ndidat.
La commiss ion peut, si ell e le juge opportu n, solli citer du ca ndidat toutes
inform ations complémentaires de nature à l'écla irer sur le contenu des for-
mations sui vies.

Article O. 43 17 -27
Les dossiers mentionnés à l'article D. 43 11-26 sont adressés c haque ann ée
entre le 1er et le 3 1 j anvier au président de la commission située dans la
région où le candidat exerce ses fonctions ou, s' il n'exerce aucune activité,
dans la région où est situé son dom icile.

A rticle O. 43 11 -28
A u vu des éléments du doss ier, la commi ssion fi xe, pour chaque ca ndid at,
le contenu de la formation compl émentaire préa lab le à l'obtention du
d iplôme d' Etat d' infirm ier ou d'infirmière, au regard notamment du contenu

- - -- 111----
Annexes

du programme des études condui sa nt au dip lôme d' Etat. La durée globa le
de cette formation ne peut être inféri eure à six moi s.

Article O. 43 11-29
L'organisation de la formation complémentaire est confiée aux directio ns
des instituts de formation en soins infirmi ers, en coll aboration avec le direc-
teur du service de soins infirmiers dans les établi ssements publics de sa nté,
la personne remplissant les fonctions équivalentes dans les établissements
de sa nté privés, et en leur absence avec le responsable infirmier du serv ice
d'accueil. La comm iss ion désigne, pour chaque candidat, l'institut de for-
mation auquel il devra s'adresser.

Article O. 43 11-30
Les objectifs de la formation complémentaire sont définis contractuellement
par la personne responsable de l'encadrement du candidat sur le ou les lieux
de stage, désignée par le directeur de l' institut de formation en soins infirmiers
et le candidat lui-même. Le candidat peut informer la comm ission régiona le de
toute difficulté rencontrée lors du déroulement du ou des stages.

Article O. 43 11 -3 1
A l' issue de chacun des stages, la personne responsable de l'encadrement
du stage procède avec l'équ ipe ayant effectivement assuré la formation du
candidat et le candidat lui-même au bilan de cette formation au regard des
objectifs déterm inés. Ce b ilan comportant une appréciatio n écrite précise et
motivée est transmi s à la commiss ion et communiqué au candidat.

aic
Article O. 43 11-32
-~ A u vu du bil an précité et du dossier initi al, la com mi ssion décide de l'attri -
"O
•QJ
L bution au candidat du d ip lôme d' Etat d' infirmi er ou d' infirmière. Elle peut
lll
c lui demander d'effectuer à nouvea u tout ou partie de la formatio n comp lé-
0
E mentaire. Ell e se prononce alors de façon définitive sur l'attribution du
"O
w dipl ôme d' Etat d' infirmier ou d' infirmière.
l.O
0
0
N
A rticle O. 43 11 -33
@
Les déc isions de la commiss ion sont prises à la m ajorité des suffrages expri -
més. En cas de partage éga l des voix, le président a voix prépondérante.

Sous-section 3
Ressortissants d'un Etat membre de la Communauté européenne
ou partie à l'accord sur !'Espace économique européen

Paragraphe 1 : Autorisation spéciale d'exercice


Article R. 4 3 11 -34
L' autori sation d'exercer la profession d' infirmier ou d' inf irm ière prévue à
l'articl e L. 4311-4 est délivrée par le préfet de région, après avis d'une com -
miss ion régionale dont il désigne les membres sur propositi on du di recteur
régiona l des affaires sanitaires et socia les.

- ---·----
IDE Protoco les~

La commission, prés idée par le di recteur régio nal des affaires sa nitaires et
sociales ou son représentant, comprend :
1 ° Deux médecins ;
2 ° Deux cadres infirmiers, dont l' un exerce ses fonctions dans un établisse-
ment à ca ractère sa nitaire ou méd ico-soc ial, et l'a utre dans un institut de
form atio n en soins infirmiers;
3° U n infirmi er ou une infirmière exerça nt dans le secteur li béra l.
Lorsque le demandeur est titulaire d' un dip lôme permettant l'exerc ice des
fonctions soit d' infirmier anesthés iste, soit d' inf irmier de b loc opératoire,
so it de puéricul tri ce, la commiss ion est comp létée par deu x infirmiers o u
infirmières ti tul aires du di p lôme d'Etat corresponda nt, dont un au mo[ ns
parti cipe à la form ation p réparato ire à ce di p lôme.

Article R. 43 11-35
Les personnes qui souhaitent bénéfi c ier de l'autori sation prévue à l'art icle
L. 43 11 -4 en formulent la demande auprès du préfet de régio n, par lettre
recommandée avec demande d' avis de réception.
La demande est accompagnée d' un dossier permettant de connaître la
nationa lité du demandeur, la formation qu'il a sui vie, le d ip lôme qu' il a
obtenu et, le cas échéant, son expéri ence profess ionnelle. La liste des p iè-
ces et des informations à produire pour l' in stru ction de la demande est fixée
pa r arrêté du mini stre chargé de la sa nté.
D ans le cas où le préfet de région réclame, par lettre recommandée avec
demande d'avis de réception, les pièces et les informations manquantes
aic nécessa ires à l'examen de la demande1 le délai d' i nstructio n est suspendu
jusqu' à ce que le doss ier soit comp let.
-~
"O
•QJ
L Article R. 43 11-36
lll
c Le préfet de région statue sur la demande d' autorisation, après av is de la
0
E commission régionale, par une décision moti vée, dans un délai de quat re
"O
w
l.O
mois à compter de la date du récépissé mentio nné à l' artic le R. 43 11-35 .
0
0 L'absence de réponse dans ce délai vaut rejet de la demande.
N
@ L'autorisation préc ise, le cas échéant, qu'elle est accordée pour l'exerc ice
de la spécialité d' infirmier anesthésiste, d' infirmier de b loc opératoire o u
d' infirm ière puéri cul tri ce.

Article R. 43 11 -37
Dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L. 43 11 -4, la déli vran ce
de l'autori sation est subordonnée à la véri fication de la capacité du deman-
deur à l'exercice de la profess ion en France. Cette vérification est effectuée
au choix du demandeur soit par une épreuve d'aptitude, so it à l'issue d'un
stage d'adaptation.

Article R. 43 11-38
L'épreuve d'aptitude cons iste en un contrôle des conna issances portant sur
les mati ères pour lesquelles la formation du ca ndidat a été jugée insuffi-
sante. Ell e peut prend re la forme d'une épreuve écrite, ora le ou pratique.

- ---·----
Annexes

Le stage d'adaptation, d' une durée maximale d' un an, a pour objet de per-
mettre aux intéressés d'acquéri r les connaissances portant sur les matières
pour lesquelles leur formation a été jugée insuffisa nte.
Le préfet de région détermine, en fonction de ces matières, la nature et la
durée de l'épreuve d' aptitude et du stage d'adaptation qui sont proposés au
c hoix du candidat.

Article R. 43 11 -39
Sont fixées, après avis de la commiss ion des infirmiers et infirmières du
Conseil supérieur des professions paramédicales, par arrêté du mini stre
c hargé de la santé :
1° Les conditions d'organisation, les modalités de notation de l'épreu ve
d'aptitude, la composition du jury chargé de l'éva luer;
2° Les conditions d'organisation et de va lidation du stage d'adaptation.

Paragraphe 2 : Déclaration préalable


Article R. 43 11 -40
L'inf irmier ou l' infirmière, ressortissant d'un des Etats membres de la
Communauté européenne ou d'un Etat partie à l'accord sur l' Espace écono-
mique européen, qui, étant étab li et exerçant léga lement dans un de ces
Etats autres que la France des acti v ités d' infirmier responsab le des so[ ns
générau x, veut exécuter en France des actes professionnels prévus à la sec-
t ion 1 du présent chapitre sans avoir procédé à son in scriptio n sur la li ste
départementa le prévue à l'article L. 4311-15 effectue, sa uf cas d' urgence,
aic préalablement une déclaration auprès de la direction départementale des
affa ires sanitaires et soc iales du département dans lequel il va exécuter ces
-~
"O
•QJ
actes professionnels.
L
lll Cette décla ration comporte, outre l'attestation et la déclaration sur l' ho n-
c
0 neur prévues au troisième alinéa de l'articl e L. 4311 -22, une photocopie de
E
"O
w la ca rte nationa le d'identité ou du passeport fa isa nt appa raître la nationa lité
l.O
0
du demandeur.
0
N
La déclaration fait l'objet d'une inscription sur un registre tenu par chaq ue
@
directio n départementale des affaires sa nitaires et soc iales.

Article R. 43 11-4 1
L'infirmier ou l'infirmi ère mentionné à l' articl e R. 43 11-40 peut, en cas
d' urgence, effectuer sa ns délai les actes professionnels prévus à la section 1
du présent chapitre. Toutefois, il effectue la déclaration prescrite par l'arti-
cle R. 4311-40 dans un délai de quinze jours à compter du début de l'ac-
compli ssement des actes en ca use.

- ---·----
IDE Protocoles~

Section 3
Diplômes de spécialité

Paragraphe 1 : Diplôme d'Etat d'infirmier de bloc opératoire


Article O. 43 11 -42
Le diplôme d'Etat d' infirmier de bloc opératoire est déli vré par le préfet de
région aux personnes titulaires du diplôme d' Etat d' infirmier ou d' infirmière
qui ont suivi un enseignement agréé par la même autorité et subi avec suc-
cès les épreuves d' un examen à l' issue de cet ense ignement.
Ce diplôme peut être délivré dans les mêmes cond itions aux personnes titu-
laires du diplôme d'Etat de sage-femme.

Article O. 43 11 -43
La durée totale de l'ense ignement est fi xée à dix-huit mo is.
L'ense ignement comporte une partie théorique et des stages.
Sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé:
1° Les conditions d'agrément de l' en seignement ;
2° Les conditions d'admission des étud iants;
3° Le programme et l' organisation des études;
4 ° Les cond itions dans lesquell es des di spenses d'enseignement peuvent
être attribuées à des infirmiers ou infirmières diplômés d'Etat justifiant d' une
expéri ence professionnelle en bloc opératoire ;
aic 5° Les modalités des épreuves qui sa nctionnent cet enseignement.
-~
"O
•QJ
Article O. 43 11-44
L
lll La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des in st ituts de for-
c
0 mation dispensant cet enseignement est subordonnée à leur agrément par le
E
"O
w préfet de région.
l.O
0
0
Celui-ci consulte au préalable la commission des infi rm iers et infirmières du
N
Conseil supéri eur des professions paramédicales pour les directeurs.
@

Paragraphe 2 : Diplôme d'Etat d' infirmier anesthésist e


Article O. 43 11-45
Le diplôme d' Etat d' infirmier anesthésiste est délivré par le préfet de région
aux personnes titulaires du diplôme d' Etat d' infirmier ou d' infirmi ère o u
d' un autre titre permettant l'exerc ice de cette profession ou aux personnes
titulaires du diplôme d'Etat de sage-femme ou d' un autre titre permettant
l' exercice de cette profess ion qui, après réussite à des épreuves d'admis-
sion, ont sui vi un enseignement agréé par la même autorité et satisfait avec
succès aux épreuves contrôlant cet enseignement.

Article O. 431 1-46


Les infirmiers et infirmières, titulaires du certifi cat d'aptitude aux fonctio ns
d'aide-anesthés iste créé par le décret du 9 avril 1960 ou titulaires du
diplôme d'Etat d' infirmier anesthésiste peuvent fa ire usage du titre d'infir-
mier anesthés iste diplômé d' Etat, à l'exclusion de toute autre appellati on.

--------·--------
Annexes

Article O. 43 11-47
La durée des études préparatoires à la délivrance du diplôme d' Etat d'inf ir-
mier anesthésiste est de deux an nées.
Sont fi xés par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d'autorisation et de fonctionnement des instituts de forma -
tion ;
2° Les conditions d' admission des étudi ants;
3° Le programme et l'organisation des études;
4 ° Les modalités d' attribution des dispenses d' études ;
5° Les conditions de délivrance du diplôme.

Article O. 43 11 -48
La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des instituts de for-
mation di spensant cet enseignement est subordonné à leur agrément par le
préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et infirmières du
Conse il supérieur des professions paramédica les pour les directeurs.

Paragraphe 3 : Diplôme d'Etat de puéricultrice


A rticle O. 43 11-49
Le diplôme d' Etat de puéricultri ce est déli vré par le préfet de région aux titu-
laires d' un diplôme d' infirm ier ou de sage-femme va lidés pour l'exercice de
la profess ion en France qui ont réussi aux épreuves du concours d'admi s-
aic
sion, sui vi une formation agréée par la même autorité et satisfa it avec suc-
-~
"O
cès aux épreuves d'éva luation de l'enseignement.
•QJ
L
lll
c Article O. 43 11 -50
0
E Sont fi xées par arrêté du mini stre chargé de la santé :
"O
w
l.O
0
1° Les conditions d'autorisation et de fonctionnement des instituts de formation ;
0
N
2° Les cond itions d'admission des étudiants;
@
3° La durée des études, le programme de la form ation, l'orga ni sation de
l'enseignement ;
4 ° Les modalités de délivrance des dispenses de d'enseignement;
5° Les conditions de délivra nce du diplôme.

Article O. 43 11 -5 1
Les conditions dans lesquelles est déli vrée une attestation d'études à la
p lace du diplôme d'Etat de puéricu ltri ce aux titu laires d'un diplôme étra n-
ger d' infirmier ou de sage-femme n'a utorisant pas l'exercice en France sont
fi xées par arrêté du ministre chargé de la santé.

A rticle O. 431 1-52


La nomination des directeurs des instituts est subordonnée à leur agrément
par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préa lable la commi ssion des infirm iers et des infirmiè-

- ---·----
res du Conse il supéri eur des professio ns paramédica les.
IDE Protocol es~

Paragraphe 4 : Décisions implicites de rejet


A tticle R. 4311 -53
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes d'agrément
ou d' autorisation mentionnées aux articles D. 43 11 -42 , D . 43 11 -44, D.
4311-45, D . 43 11-48, D. 43 11-49 et D . 4311 -52 vaut déc ision de rejet.

CHAPITRE Il
RÈGLES PROFESSIONNELLES

SECTION 1
Dispositions communes à tous les modes d'exercice

Sous-section 1
Devoirs généraux
Article R. 43 12-1
Les dispositions du présent chapitre s' imposent à toute personne exerça nt la
profess ion d' infirmier ou d' infirmière telle qu'elle est défini e à l'articl e L.
43 11 -1, et quel que soit le mode d'exerc ice de cette profession.

Article R. 43 12-2
L' infirmier ou l' infirmière exerce sa profession dans le respect de la vie et de la
aic personne humaine. Il respecte la dignité et !;intimité du patient et de la famille.
-~
"O
•QJ Article R. 43 12-3
L
lll
c L' infirmier ou l' infirmière n'accomplit que les actes professionnels qui relèvent
0
E de sa compétence en vertu des dispositions de la section 1 du chapitre Ier du pré-
"O
w sent titre, prises en application des articles L. 4161-1, L. 43 11 -1 et L. 62 11 -8.
l.O
0
0
N
Article R. 43 12-4
@
Le secret professionnel s' impose à tout infirmier ou infirmière et à tout étu-
diant inf irmier dans les conditions établi es par la loi.
Le secret couvre non seul ement ce qui lui a été confi é, mais auss i ce qu' il
a vu, lu, entendu, constaté ou compri s.
L'infirmier ou l' infirmi ère instrui t ses collaborate urs de leurs obligations en
matière de secret profess ionnel et veille à ce qu ' il s s'y conforment.

Article R. 43 12-5
L'infirmier ou l' infirmière doit, sur le li eu de son exercice, veiller à préser-
ver auta nt qu' il lui est possib le la confidentialité des soins di spensés .

Article R. 43 12-6
L'infi rmier ou l'infirmière est tenu de porter assistance aux malades ou b les-
sés en péri 1.

- ---·----
Annexes

Article R. 43 12-7
Lorsqu' un infirmi er ou une infirmière discern e dans l'exercice de sa profes-
sion qu' un mineur est victime de sévices ou de privations, il doit mettre en
oeuvre les moyens les plus adéquats pour le protéger, en n' hés itant pas, si
ce la est nécessaire, à alerter les autorités médi ca les ou administratives com-
pétentes lorsqu' il s'agit d'u n mineur de quinze ans.

Atticle R. 4312-8
L'infirmier ou l' infirmière doit respecter le droit du patient de s'adresser au
professionnel de sa nté de son choix.

Article R. 43 12-9
L'infirmier ou l'infirmière ne peut aliéner son indépendance profession nelle
sous quelque forme que ce soit. Il ne peut notamment accepter une rétribu-
tion fondée sur des obl igations de rendement qui auraient pour consé-
quence une restriction ou un abandon de cette indépendance.

Article R. 43 12- 10
Pour ga rantir la qualité des soins qu' il dispense et la sécu rité du patient, l' in-
f irmi er ou l' infirmi ère a le devo ir d'actualiser et de perfectionner ses
connaissa nces profess ion nelles.
Il a éga lement le devoir de ne pas utiliser des techniques nouvelles de soë ns
infirmiers qui feraient courir au patient un ri sque injustifié.

Article R. 43 12-11
aic L' infirmier ou l' infirmière respecte et fait respecter les règles d' hygiène dans
-~
l' adm inistration des so ins, dans l' utilisation des matériels et dans la tenue
"O
•QJ d es locaux. Il s'assure de la bonne élimination des déchets so lides et liqui -
L
lll des qui résultent de ses actes profess ionnels.
c
0
E
"O
w Article R. 43 12- 12
l.O
0
0
Les infirmiers ou infirmi ères doivent entretenir entre eux des rapports de
N
bonne confraternité. Il leur est interdit de calomn ier un autre professionnel
@
de la santé, de médire de lui ou de se fa ire écho de propos susceptibles de
lui nuire dans l'exerc ice de sa profession. Un infirmier ou une infirmière en
conflit avec un confrère doit rechercher la conc iliation.

Article R. 43 12- 13
Le mode d'exercice de l' infi rmier ou de l'infirm ière est sa larié ou libéral. Il
peut éga lement être mi xte.

Article R. 43 12- 14
L'infirmier ou l'infirmière est personn ellement responsable des actes profes-
sionnels qu ' il est habilité à effectuer.
Dans le cadre de son rôle propre, l' infirmier ou l'infirmière est éga lement
responsable des actes qu' il assure avec la co llaboration des aides-soignants
et des aux iliaires de puéricul ture qu ' il encadre.

- - -- 111----
IDE Protocoles~

Article R. 43 12-1 5
L'infirmier ou l' infirmière doit prendre toutes préca utions en son pouvoir
pour éviter que des personnes non autori sées puissent avoir accès aux
médicaments et produits qu' il est appelé à utiliser dans le cadre de son exer-
c ice.

Article R. 43 12- 16
L' infirmier ou l' infirmière a le devoir d'établir correctement les documents qui
sont nécessaires aux patients. Il lui est interdit d'en faire ou d'en favoriser une
utilisation frauduleu se, ainsi que d'établir des documents de complaisance.

Article R. 43 12-1 7
L'infirmier ou l' infirmière ne doit pas user de sa situation professionnelle
pour tenter d' obtenir pour lui-même ou pour autrui un ava ntage ou un pro-
fit injustifié ou pour commettre un acte contraire à la probité.
Sont interdits tout acte de nature à procurer à un patient un avantage matériel
injustifié ou illicite, toute ri stourne en argent ou en nature fa ite à un patient.
Il est également interdi t à un infirmier ou une infirmière d'accepter une
commi ssion pour un acte infirmier quelconque ou pour l' utilisation de
matéri els ou de technol ogies nouvel les.

Article R. 43 12- 18
Il est interd it à un inf irmier ou une inf irmi ère de se livrer ou de parti ciper à
des fin s lu crati ves à toute distribution de médicaments et d' appareil s ou de
produits aya nt un rapport avec son activité profess ionnelle.
aic

-~
"O
Article R. 43 12-1 9
•QJ
L L' infirmier ou l' infi rm ière ne doit pas proposer au patient ou à son ento u-
lll
c
0
rage, comme salutaire ou sa ns danger, un remède ou un procédé illuso ire
E
"O
o u insuffisamment éprouvé.
w
l.O Il ne doit pas diffuser dans les milieux professionnels ou médicaux une tec h-
0
0
N
nique ou un procédé no uvea u de soins infirmi ers insuffisamment éprouvés
@ sans accompagner cette diffusion des réserves qui s' imposent.

Article R. 43 12-20
L'infirmier ou l' infirmi ère ne peut exercer en dehors d' acti vités de soins, de
prévention, d' éducation de la santé, de formation ou de recherche une autre
activité lui permettant de tirer profit des com péten ces qui lui sont reconn ues
par la réglementation.
Il ne peut exercer une autre acti v ité professionnelle que si un tel cumul est
compatible avec la dignité et la qualité qu'ex ige son exerc ice professionnel
et n'est pas exclu par la réglementation en vigueur.

A1ticle R. 43 12-2 1
Est interdite à l' infirmier ou à l' inf irmière toute forme de compérage, notam -
ment avec des personnes exerçant une professio n médi ca le ou paramédi-
ca le, des pharmac iens o u des directeurs de laboratoires d' analyses de bio-
logie médica le, des établissements de fabri catio n et de vente de remèdes,

- ---·----
Annexes

d'appareil s, de matériels ou de produits nécessa ires à l'exercice de sa pro-


fession ainsi qu'avec tout établi ssement de soins, médi co-social ou social.

Atticle R. 4 3 12-22
L'infirmier ou l'infirmière auquel une autorité qualifi ée fait appel soit pour
collaborer à un disposit if de secours mis en place pour répondre à une
situation d' urgence, soit en cas de sinistre ou de ca lamité, doit répondre à
cet appel et apporter son concours.

Atticle R. 4 3 12-2 3
L' infirmier ou l'infirmière peut exercer sa profession dans un loca l aménagé par
une entrepri se ou un établissement pour les soins di spensés à son personnel.

Atticle R. 43 12-24
Dans le cas où il est interrogé à l'occasion d' une procédure disciplinaire,
l' infirmier ou l' infirmière est tenu, dans la mesure compatible avec le res-
pect du secret professionnel, de révéler les faits utiles à l' instruction parve-
nus à sa connaissa nce.

Sous-section 2
Devoirs envers les patients

Atticle R. 43 12-25
L' infirmier ou l'infirmière doit dispenser ses soins à toute personne avec la même
aic conscience quels que soient les sentiments qu'il peut éprouver à son égard et
-~
quels que soient l'origine de cette personne, son sexe, son âge, son appartenance
"O
•QJ ou non-appartenance à une ethnie, à une nation ou à une religion déterminée,
L
lll
ses moeurs, sa situation de famille, sa malad ie ou son handicap et sa réputation.
c
0
E
"O
w
Att icle R. 43 12-26
l.O
0 L' infirmier ou l' infirmière agit en toute circonstance dans l' intérêt du patient.
0
N
@ Atticle R. 43 12-27
Lorsqu' il participe à des recherches biomédica les, l' infirmi er ou l' infirmière
doit le faire dans le respect des dispositions du titre Il du livre Ier de la par-
tie 1 du présent code.

A rticle R. 43 12-28
L'infirmier ou l' infirmière peut étab lir pour chaque patient un dossier de
so ins infirmiers contenant tous les éléments relatifs à son propre rô le et per-
mettant le suiv i du patient.
L' infirmier ou l'infirmière, quel que soit son mode d'exerc ice, doit veiller à la
protection contre toute indiscrétion de ses fiches de soins et des documents
qu' il peut détenir concernant les patients qu 'il prend en charge. Lorsqu' il a
recours à des procédés informatiques, quel que soit le moyen de stockage des
données, il doit prendre toutes les mesures qui sont de son ressort pour en
assurer la protection, notamment au regard des règles du secret professionnel.

- ---·----
IDE Protocol es~

Article R. 43 12-29
L'infirmier ou l' infirmière applique et respecte la prescription médica le
écrite, datée et signée par le médec in prescripteur, ainsi que les protocoles
thérapeutiques et de soins d' urgence que celui-c i a déterminés.
Il vérifi e et respecte la date de péremption et le mode d'emploi des produits
o u matériels qu ' il utili se.
Il doit demander au médec in prescripteur un complément d'information cha-
que fois qu'il le juge utile, notamment s'il estime être insuffisamment éclairé.
L'infirmier ou l' infirmière communique au médecin prescripteur toute infor-
mation en sa possession susceptible de concourir à l' établissement du diag-
nostic ou de permettre une meilleure adaptation du traitement en fonction
de l'état de santé du pati ent et de son évolution.
Chaque fois qu'il l'estime indispensable, l' infirmier ou l' infirmière demande
au médecin prescripteur d'établir un protocole thérapeutique et de soî ns
d' urgence écrit, daté et signé.
En cas de mise en oeuvre d' un protocole écrit de soins d'urgence ou d'ac-
tes conservato ires accomplis jusqu'à l' intervention d'un médecin, l' infirmier
ou l' infirmière remet à ce dernier un compte rendu écrit, daté et signé.

Article R. 43 12-30
Dès qu'il a accepté d'effectuer des soins, l' infirmier ou l'infirmière est tenu d'en
assurer la continuité, sous réserve des dispositions de l'a rticle R. 4312-41.

Article R. 43 12-3 1
aic L'infirmier ou l' infirmière chargé d' un rôle de coordination et d'encadre-
ment veill e à la bonne exécution des actes accomplis par les infirmiers ou
-~
"O
•QJ
infirmières, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et par les étudiants
L infirmiers placés sous sa responsabi 1ité.
lll
c
0
E
"O
Article R. 43 12-32
w
l.O L' infirmier ou l' infirmière informe le patient ou son représentant léga l, à leur
0
0
N demande, et de façon adaptée, intelligible et loya le, des moyens ou des
@ techniques mis en oeuvre. li en est de même des soins à propos desquels il
donne tous les conseils utiles à leur bon déroulement.

SECTION 2
Infirmiers ou infirmières d'exercice libéral

Sous-section 1
Devoirs généraux

Article R. 43 12-33
L'infirmier ou l' infirmière doit disposer, au lieu de son exercice professio n-
nel, d' une insta llation adaptée et de moyens techniques suffisants pour
assurer l'accueil , la bon ne exécution des so ins et la sécurité des patients.

- - -- 111----
Annexes

Article R. 43 12-34
L'infirmier ou l'infirmière ne doit avoir qu'un seul lieu d'exercice professionnel.
Toutefois, par dérogation à cette règle, il peut avoir un lieu d'exercice secondaire
dès lors que les besoins de la population, attestés par le préfet, le justifient.
L'autorisation d'exercer dans un lieu secondaire est donnée par le préfet, à titre per-
sonnel et non cessible. Elle est retirée par le préfet lorsque les besoins de la popu-
lation ne le justifient plus, notamment en raison de l'installation d'un autre infirmier.
Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l'application par les
sociétés civ iles profession nelles d'infirmiers et leurs membres de l'article 51 du
décret n° 79-949 du 9 novembre 1979 portant règlement d'administration
publique pour l'application à la profession d' infirmier ou d' infirmière de la loi
n° 66-879 du 29 novembre 1966 relative aux sociétés civ iles profess ionnelles.

Article R. 43 12-35
Toute association ou société entre des infirmiers ou infirmières doit faire l'objet
d'un contrat écrit qui respecte l'indépendance professionnelle de chacun d'eux.

Article R. 43 12-36
L'exercice fora in de la profession d'infirmier ou d' infirmière est interdi t.

Article R. 43 12-37
La profession d'infirmier ou d' infirmière ne doit pas être pratiquée comme
un commerce. Tous les procédés directs ou indirects de récl ame ou publi -
c ité sont interdits aux infirmiers ou infirmières .
L' infirmier ou l' infirmière ne peut faire fi gurer sur sa p laque professionnelle, sur
aic
ses imprimés professionnels, des annuaires téléphoniques ou professionnels ou
-~
"O
sur des annonces que ses nom, prénoms, titres, diplômes et, le cas échéant,
•QJ
L lieu de déli vrance, certifi cats ou attestations reconnus par le ministre chargé de
lll
c la sa nté, adresse et téléphone professionnels et hora ires d'activité.
0
E
"O
La plaque professionnell e ne do it pas avoir de dimensions supéri eures à 25
w c m x 30 cm. L' infirmier ou l' infirmi ère qui s' install e, qui change d'adresse,
l.O
0
0 qui se fait remplacer ou qui souhaite faire connaître des horaires de perma-
N
@
nence peut procéder à deux insertions consécuti ves dans la presse.

A rticle R. 43 12-38
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière d'exercer sa profession dans un
local commercial et dans tout local où sont mis en vente des médicaments, ou
des appareils ou produ its ayant un rapport avec son activité professionnel le.

Article R. 43 12-39
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière qui remplit un mandat élec-
t if ou une fonction administrative d'en user pour accroître sa clientè le.

- ---·----
1DE Protocoles~

Sous-section 2
Devoirs envers les patients

Article R. 43 12-40
L'infirmier ou l'infirmière informe le patient du tarif des actes d'infirmier effectués au
cours du traitement ainsi que de sa situation au regard de la convention nationale
des infirmiers prévue à l'article L. 162-12-2 du code de la sécurité sociale. Il affiche
également ces informations dans son lieu d'exercice et de façon aisément visible.
Il est tenu de fourn ir les explications qui lui sont demandées par le patient
ou par ses proches sur sa note d' honoraires ou sur le coû t des actes inf ir-
miers dispensés au cours du traitement.
Les honoraires de l' inf irmier ou de l' infirmière non conventionné doivent
être fi xés avec tact et mesure.
Sont interdits toute fixation de forfa it d'honora ires ainsi que toute fraude,
abus de cotation ou indication inexacte portant sur les actes effectués.
L' infirmier ou l' infirmière est toutefoi s libre de dispenser ses soins gratuitement.

Article R. 43 12-41
Si l' infirmier ou l' infirmi ère décide, sous réserve de ne pas nuire à un
patient, de ne pas effectuer des so ins, ou se trouve dans l'obligation de les
interrompre, il doit en exp liquer les raisons à ce patient et, à la demande de
ce dernier ou de ses proches, lui remettre la liste départementa le des inf ir-
miers et infirmières mentionnée à l'article L. 4312 -1.
Dans ce cas, ou si le patient cho isit spontanément de s'adresser à un aut re
aic infirmier ou. à une autre infirmière, l' infirmier ou. l'infirmière remet au. méde-
c in prescripteur les indications nécessa ires à la continuité des soins.
-~
"O
•QJ
Le cas échéant, il transmet au médecin désigné par le patient ou par ses proches
L et avec leur accord explic ite la fi che de synthèse du dossier de soins infirmiers.
lll
c
0
E
"O
w Sous-section 3
l.O
0
0
N
Devoirs envers les confrères
@
Article R. 43 12-42
Tous procédés de concurrence déloyale et notamment tout détournement
de cl ientè le sont interd its à l'infi rmier ou à l' infirmi ère.
L' infirmier ou l' infirmière ne peut aba isser ses honora ires dans un intérêt de
concurrence.

Sous-section 4
Conditions de remplacement

A rticle R. 43 12-43
Le remplacement d' un infirmier ou d'une infirmière est possible pour une
durée correspondant à l'indisponibilité de l' infirmier ou de l' infirmière rem -
placé. Toutefois, un infirmier ou une infi rmière interd it d'exercice par décision
disciplinaire ne peut se faire rempl acer pendant la durée de la sanction.

- ---·----
Annexes

A u-delà d' une durée de v ingt-quatre heures, ou en cas de remplacement


d' une durée inférieure à v ingt-q uatre heures mais répété, un contrat de rem -
p lacement doit être étab li entre les deux parties.

Article R. 43 12-44
Un infirmier ou une infirmière d'exercice libéral peut se faire remplacer soit par un
confrère d'exercice libéral, soit par un infirmier ou une infirmière n'ayant pas de
lieu de résidence professionnelle. Dans ce dernier cas, le remplaçant doit être titu-
laire d'une autorisation de remplacement délivrée par le préfet du département de
son dom ici le et dont la durée maximale est d'un an, renouvelable.
L'infirmier ou l'infirmière remplaça nt ne peut remplacer plus de deux infir-
miers ou infirmières à la fois, y compris dans une association d' infirmier o u
un cabinet de groupe.

Article R. 43 12-45
Lorsque l'infirmier ou l'infirmière remplacé exerce dans le cadre d'une société civile
professionnelle ou d'une société d'exercice libéral, il doit en informer celle-ci.
Durant la période de remp lacement, l' infirmier ou l'infirmière remplacé
doit s'abstenir de toute activité profession nelle infirmière, sous réserve des
dispositions des articles R. 4312-6 et R. 4312-22.
L'infirmier ou l' infirmière remplacé doit informer les organismes d'assurance mala-
die en leur indiquant le nom du remplaçant ainsi que la durée et les dates de son
remplacement. Dans le cas où le remplaçant n'a pas de lieu de résidence profes-
sionnelle, l' infirmier ou l'infirmière remplacé indique également le numéro et la
date de délivrance de l'autorisation préfectorale mentionnée à l'article R. 4312-44.
aic
Article R. 43 12-46
-~
"O
•QJ L' infirmier ou l' infirmière remplaça nt qui n'a pas de li eu de résidence pro-
L
lll fessionnelle exerce au lieu d'exercice profession nel de l' infirmi er ou de l' in-
c
0 firm ière remplacé et sous sa propre responsab ilité.
E
"O
w L' infirmier ou l'infirmière d'exercice libéra l remplaçant peut, si l' infirmier ou l' in-
l.O
0
0
firm ière remplacé en est d'accord, recevoir les patients dans son propre cabinet.
N
@
Article R. 43 12-47
Lorsqu' il a terminé sa mission et assuré la continuité des soins, l' infirmier o u
l' infirmière remplaçant aba ndonne l'ensemble de ses acti v ités de remplace-
ment auprès de la clientèle de l' infirmier ou de l' infirmière remplacé.

Un infirmier ou une infirmière qui a remplacé un autre infirmier ou une autre


infirmière pendant une période totale supérieure à trois mois ne doit pas, pen-
dant une période de deux ans, s'installer dans un cabinet où il pourrait entrer
en concurrence directe avec l' infirmier ou l'infirmière remplacé, et éventuelle-
ment avec les infirmiers ou les infirmières exerçant en association avec celui-ci,
à moins que le contrat de remplacement n'en dispose autrement.

- ---·----
IDE Protocoles~

Article R. 43 12-48
L'infirmier ou l' infirmière ne peut, dans l'exercice de sa profession,
employer comme sa larié un autre infirmier, un aide-so ignant, une auxiliaire
de puériculture ou un étudiant infirmier.

Section 3
Infirmiers et infirmières salariés

Article R. 43 12-49
Le fait pour un infirmier ou une infirmière d'être lié dans son exercice professionnel
par un contrat ou un statut à un employeur privé, une administration, une collectivité
ou tout autre organisme public ou privé n'enlève rien à ses devoirs professionnels.
L'exercice hab ituel de la profess ion d' infirmi er sous quelque forme que ce
so it au sein d'une entreprise, d' une coll ectivité ou d' une insti tution ressor-
tissa nt du droit privé doit, dans tous les cas, faire l' objet d'un contrat écrit.

CHAPITRE IV
DISPOSITIONS PÉNALES

Le présent chapitre ne comporte pas de dispositions rég lementaires.

aic

-~
-0
•QJ
L
lll
c
0
E
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0
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N
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L
lll
c
0
E
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w
l.O
0
0
N
@
IDE Protoco les~

A Brad yca rdie, 14, 180


Brancard, 1
Ablatio n de plâtre, 320
Accoucheme nt, 341
Acidose, 27, 186 c
Agrafes, 109, 11 0, 111 , 11 2 Capno mètre, 155, 180, 229
Allergie, 50, 175, 301, 305 Card ioscope, 155, 180, 207, 219, 227
Anesthésie généra le, 84, 151, 154, Ca rtil age cricoïde, 153
155, 207, 223, 326, 358, 361 Cathéter centra l, 134
Anévrisme aorte abdominale, 243, 244 Cathéte r sus-pu bien, 1 72
Angine, 40 CEC, 7, 159
An isocorie, 21O Cellule d'U rgence Méd ico-
Anneaux clavicul aires, 284 Psycho logique, 338
Anticoagul ant, 75 CE LOCURINE, 155
APGAR, 342, 346, 348 Champ stérile, 106, 107, 11 8, 134, 146,
Arrêt cardia-respirato ire, 15, 180, 189 148, 162, 167, 172, 175, 213, 342
Artère, 14, 15, 16, 17, 73 , 74, 75, Chariot d' urgence, 2 18
76, 77, 136, 178 Choc, 29, 207, 223, 22 4,243
Asepsie, 50, 52, 76, 85, 94, 99, Clamp de Barr, 347
11 6, 1 1 7 1 2 2, 13 5 1 6 1 1 64
1 1 1
Collapsus, 6, 15, 16, 22, 140
Aspirateur, 220, 249 Collie r cervica l, 298
Aspiration bronchique, 197, 251, 326 Coma, altératio n de la consc ience,
Asysto li e, 181 8, 14, 26, 154, 186, 201, 209
Atte lle Stack, 258 Compensatio n des pertes, 125
Atropine, 147, 154 Contentio n, 2 11
Attelle, 239, 240, 243, 258, 263, Coton ca rdé, 274, 278, 308, 316
aic
260, 2 78 Cruro-péd ieux, 316
-~
"O Attelle aluminium, 263 Culture bactério logique, 107, 11 0,
•QJ
L Atte lle de doigt, 263 162, 168
lll
c Attelle de première commissure, 260 Cyanose, 20
0
E Atte lle pl âtrée postérie ure, 278
"O
w
l.O
0
Auscu ltation, 148, 157 D
0 AVC,35,2 10
N
Axe tête-cou-tro nc, 2, 4, 8, 153, Décret de compétence, 35 1, 354
@
298, 328 Défi brillateur, 207, 219, 223, 250
Désunion des berges, 111 , 106
Diabète, 26, 32
B Dissociation électro-mécanique, 181
Ba ll o nnet, 11 8,123, 151, 154 Diurèse, 173, 33 1
Bande de contentio n, 129 Don d'organe, 228
Ba nde de plâtre, 270, 274, 278, Donway, 239, 250
281, 292, 308, 3 17 Douleur, 24, 55, 59, 80, 93 , 96,
Bande de rés ine, 270, 274, 28 1, 100, 103, 107, 109, 11 8, 123,
3 08, 317 130, 141 , 198, 205, 256, 273,
BAV U, 155, 157, 219, 252, 334 275, 301, 307, 309, 32 1, 342
Bisto uri, 106, 108, 134, 138, 14 1, Douleur a bdominale, 32, 35
172, 22 1 Douleur thorac iq ue, 2 1, 35
Blood Patch, 163 Dra inage tho rac iq ue, 140
Blood Pump, 22 1, 234 Duj arrie r, 289
Botte rés ine, 308 Dyspnée, 6, 19, 21, 63, 75 , 130,
147, 244

------------·------------
Index

E Hémoculture, 12
Hémod ialyse, 158
ECBU, 33, 11 5, 120 Hémodynamique, 9, 16, 141 , 147,
ECG, 35, 227, 327 155, 159, 168, 244
Échelle V isuelle Analogique, 24
Hémoglobine, 21, 29, 76
Elastoplaste, 256, 258, 260, 263,
Hémoglu cotest, 26
267, 286, 292, 301, 303, 3 12 Hémorragies, 11 6, 140, 243
Emboli e gazeuse, 7, 234
Hémostase, 148
ENTONOX, 23 7
Hémothorax, 140, 147
Entorse, 256, 258, 260, 263, 267,
Hygiène, 1 61, 341
270, 274, 27~ 281, 294, 298, Hypercapnie, 22
303, 305, 308 Hyperkal iémie, 158
Entraînement électro-systolique, 207
Hyperthermi e, 214
Epistaxis, 64 Hypoderme, 54
ETHOMIDATE, 155
Hypothermi e, 12, 63, 223 , 327
Hypoventilation, 8
F
Fibrillation ventriculaire, 161 , 223
Fistule artério-veineuse, 60, 78, 161
Infection, 106, 109, 162
Foley, 114 Infection urinaire, 32, 11 5, 119
Fracture, 239, 256, 25 8, 263, 267, Injection IM, 57
270, 274, 278, 281,284, 286, Injection sous-cutanée, 54
294, 298, 301, 303, 305, 308, 316 Insuffisance rénale, 60, 158
Frein expiratoire, 20
Insuffisa nt respiratoire, 22, 183,
Frein inspiratoire, 20
186, 191, 194
aic Fréquence respiratoire, 19, 183, 198 lntranasa l, 64
<:::; Frisson, 69
'5
lntrarectal, 66
•QJ
L Intrave ineuse, 60, 78
lll
c G Intubation, 124, 151, 154, 201,
0
E 220, 325, 33 0
Gant de boxe, 267
"
w
l.O Gant de vilain, 106, 107, 11 0
0
0
N Gantelet plâtré, 2 70 J
@ Gants stéril es, 50, 69, 11 7, 122,
Jersey tubu laire, 270, 274, 278,
135, 140, 146, 148, 162, 167, 281, 289, 294, 308, 316
172, 175, 213, 341
Gazométrie, 7 5
GE U, 243 K
G lycém ie capill aire, 9, 3 49 Kaliémi e, 80, 223
G rande nori a, 340
G uedel, 187, 22 0
L
Laryngoscope, 124, 154, 220, 25 1
H Lavage simple des mains, 27, 44,
48, 50, 51, 80, 93, 96, 11 0, 11 6,
H eimlich, 189 121, 126, 198
H élicoptère, 330 LCR, 163
H ématome, 135 147, 2 10, 320 Lipodystrophie, 55
H ématurie, 58, 11 6, 120, 1 72 Lit, 1
H émip légie, 78, 286

------------ 111------------
1DE Protocoles~

M Poste Médical Ava ncé, 338


Pouls, 14
Macromolécules, 168 Pouls centra l, 15
Magyl, 124, 154, 254
Pousse-seringue électrique, 220,
Malaise, 2,6, 14, 16, 26, 35, 63, 231, 252
147, 327 Prélèvement de gorge, 39
Mallet finger, 258 Pression artérielle, 12, 14, 16, 1 60,
Manchette, 274, 316
227, 248, 325
Manœuvre d ' A llen, 73, 76
Procidence du cordon, 341
Manœuvre de Baltimore, 151 PTH, 57
Manœuvre de Sellick, 151
Manutention, 1,4
Masque haute concentration, 185, 220 R
Massage card iaque externe, 180 Rampe, 63, 85, 22 1, 33 1, 333, 334
Matelas coquille, 4, 325 Rectorragies, 67
Mayo clinic, 294 Réflexe pupillaire, 209
Médicolégale, 73, 67 Résine échangeuse d' ions, 69
Mendelson, 8, 156 Respirateur, 155, 157, 192, 228,
MIDAZOLAM, 64, 67, 155 250, 332
Morphynomimétiques, 19, 21, Rétention d'urine, 114, 120
155, 176, 220, 237 Roller Board, 3
Nébullisation, 194
Nutrition entéra le, 124
s
0 Sacs de SMUR, 249
Sa lem, 125
aic OAP, 141 , 147 Sa02 , 21, 142, 183, 192,198
Oxygénothérapie, 1, 75, 76, 183, 185 Saturomètre, 21, 22, 147, 155,
-~
"O
•QJ
L
229, 252
lll
c
p Sciatique Poplité externe, 31 1
0
E Scie à plâtre, 320
"O
w
Pacemaker, 35, 223 Score de G lasgow, 9, 201
l.O
0
Palpitations, 14 Score de Ramsay, 201
0
N Pansement stérile, 2 14
Signes de lutte, 230
@ Pantalon anti choc, 243
SMUR pédiatrique, 329
Percussio n, 148
Soins au nouveau- né, 346
Phlébite, 21
Solution hydre-alcoolique, 70, 79,
Placenta, 246 81 , 92 , 96, 110, 342
Plan rouge, 337
Sonde à Oxygène, 1 83
Planche de transfert, 2
Sonde naso-gastrique, 124,
Plâtre brachio anti brachio pal- 22 1,25 1, 326, 346
maire, 281, 316 Sonde urinaire béquillé, 123
Pneumopérito ine, 237
Sphygmomanomètre, 1 6
Pneumothorax, 140, 147, 228, 237
Sthétoscope, 16, 125, 220, 229
Point de Rassemblement des
Strappi ng de chevi lie 3 05
Victimes, 339
Strapping de côtes, 3 01
Polytraumatisé, 2, 29, 243, 298
Strapping de genou, 313
Ponction d'ascite, 167
Sueurs, 20
Ponctio n lombaire, 162
Suture, 2 13
Ponction pleurale, 146
Syndactil ie, 256, 303
Position demi-ass ise, 6
Index

~vndrnme df> ttw nauci. 12 Truu a ~eu ha taire, 18


' '
ynrirnme des log~·, lCYJ, Hï lmuhlesclu rythme. 14, 180, 113
Syndrome infec;ticu\, 12
~ème cklS. 114. Il 5, Il ï , 120 122 u
Ukeration 1hermomé1ri'Jl1e, 6i
T UMH. HO
Tachrcardie. 14
lenrlinite, 2&0 V
fe$1 à la 'ieringoo, l .?ï
Test cfe l '~imant, 36 Valve de 1' 1:1', 192
rhcrmomètre [Link]. 12, 252 Varice œsophagicnne. 124
11uo~, 84, 130, ne;, 15(J Veine fémorale, 135, lln
Transport primaire, "324 Ventilation .:irtific iellc. 18()
Tran<-por1 S4•conra ire. 12<) Vvnl ilation no n invasive. l<J 1
Trenrielenhurg. f1 Volkmann. 1ï 1. 274, 17CJ. 181
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